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  • il y a 2 jours
Ce jeudi 19 mars, Alexandre Baradez, chef analyste chez IG, et Patrick Barbe, responsable de la gestion obligataire européenne chez Neuberger Berman, se sont penchés sur le pourcentage d'actions du SP500 qui évoluent au-dessus de leur moyenne de prix sur 200 jours et la part des importations pétrolières de l'Union européenne transitant par le détroit d'Ormuz dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00On est à quelques instants de la clôture avant de la vivre avec Antoine, on entre dans la data row.
00:13Ils délivrent, ils délivrent les chiffres et les datas, ils les sortent de leur cage.
00:16Les datas, grâce à vous messieurs, vont réapprendre à voler.
00:20Est-ce que vous êtes prêts à les libérer ?
00:21Oui.
00:22Alexandre et Patrick, vous avez chacun une minute, on va démarrer avec vous Alexandre.
00:25Votre chiffre ce soir, 47%.
00:28Oui, 47%, alors on va rentrer un peu plus dans le moteur du SP500, dans sa construction.
00:3347% c'est le pourcentage d'actions du plus gros indice américain qui se trouve en dessous de la
00:38moyenne de prix à 200 jours.
00:39Donc pour faire simple, quand une action est au-dessus de sa moyenne de 200 jours, tout va plutôt bien.
00:44Quand une action passe sous sa moyenne de 200 jours, c'est que ça commence à aller un peu moins
00:47bien.
00:48Et plus on s'en éloigne, à la hausse mieux c'est, plus on s'en éloigne à la baisse,
00:50moins bien c'est.
00:51Donc pourquoi je dis ça ? Parce qu'il y a quelques semaines simplement, avant l'intervention militaire,
00:55on était à 63% d'actions du SP500 au-delà de cette moyenne.
00:59Et donc on passe sur un seuil un peu psychologique.
01:01Il y a plus de la moitié des actions du SP500 qui sont sous cette moyenne de prix.
01:06Et c'est là que je parle en début de l'émission, de l'hypothèse qu'on attend de voir,
01:12mais moi qui ai mon scénario, qui est que le SP500, après un énorme rallye l'année dernière,
01:16a commencé à stagner un long range depuis maintenant 3 mois, 4 mois.
01:20L'Iran fait un peu pression, et dans ce genre de pattern graphique, de configuration graphique,
01:24ça peut se terminer généralement par ce qu'on appelle une capitulation.
01:26C'est un mot qui fait un peu peur, mais c'est pas bien méchant.
01:28Pendant quelques jours, une semaine, ça accélère plus fortement à la baisse avant de rebondir.
01:33Donc ça c'est ce que j'attends.
01:33Pour ceux qui découvrent les marchés, capitulation peut se dire, c'est la fin de tout.
01:36Au contraire, c'est le moment où justement les fleurs peuvent recommencer à pousser.
01:40Souvent dans les phases difficiles de marché, tout le monde attend une capitulation.
01:43Tout le monde espère presque la capitulation pour enfin trouver ce fond de la piscine sur lequel on trouve un
01:47point d'appui.
01:49Belle data ce soir Alexandre.
01:51A vous Patrick, pareil, vous avez une minute.
01:53Votre chiffre, 6%.
01:54Oui, alors 6%, c'est pour venir sur le sujet du jour, pour comparer avec 2022,
01:59puisque sur les marchés obligataires, on compare toujours avec le passé.
02:036%, c'est la part des importations de la zone euro, de pétrolière qui passe par le détroit d'Hormuz.
02:09Ce qui amène aujourd'hui, ce qu'on voit sur les marchés financiers,
02:12pour les particuliers, une hausse du prix de l'essence de 18% et du gazoal de 30%.
02:16Donc pour moi, c'est une façon de relativiser par rapport à votre sujet du jour.
02:21C'est important, c'est le prix marginal qui fait le prix, mais peut-être qu'on pourrait considérer que
02:27ça soit plus gérable
02:28si on intègre le fait que dans nos prévisions, ce qu'on ne peut pas voir,
02:31c'est l'économie qu'on est censé faire chaque année en consommation de gaz fossiles,
02:35avec la transition énergétique.
02:36On est censé de moins en moins consommer de gaz et de pétrole.
02:39Les 6%, on pourrait peut-être les prendre sur cette partie-là.
02:41Pourquoi pas ?
02:43En attendant, les Allemands envisagent de rouvrir des centrales à charbon,
02:47parce que les cours du gaz, c'est alors plus cher.
02:49Et d'en sortir un pays d'Asie aussi.
02:50Et oui, effectivement, les Philippines l'ont annoncé, et l'Inde également.
02:53Merci messieurs de nous avoir accompagnés ce soir.
02:55Ce ne sera pas une bonne année pour la planète.
02:56Je pense que le charbon, sur lequel un certain nombre de pays vont à nouveau se précipiter,
03:02c'est moins cher que le gaz ou le pétrole désormais.
03:03Patrick Barbe était avec nous pour Neberger-Berman.
03:05Merci beaucoup Patrick.
03:06Merci.
03:07Alexandre Baradès pour IG.
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