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  • il y a 4 mois
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00On va retrouver tout de suite Mathias Tesson en direct de la cour d'assises du Tarn.
00:04Il est à Albi avec William Guay pour BFM TV parce qu'on va revenir sur cette nouvelle journée d'audience au procès de Cédric Jubilard.
00:10Mathias, et là c'est la famille de Delphine, donc de la disparue, qui est venue témoigner.
00:17Oui, toute la journée les partis civils se sont avancés à la barre pour dresser le portrait de Cédric Jubilard.
00:24Un portrait très loin d'être flatteur, le portrait d'un mari et d'un père, loin d'être exemplaire.
00:29C'est un menteur, je n'ai jamais trop pu lui faire confiance, a dit Stéphanie, la sœur aînée de Delphine Jubilard.
00:35Il la rabaissait clairement, Delphine restait taiseuse et ne parlait pas beaucoup.
00:40Ça c'est ce qu'a dit l'un de ses frères.
00:43Un père loin d'être exemplaire aussi, puisqu'il a été question des punitions qu'il était capable d'infliger à son propre fils,
00:50Louis, le contraignant parfois à se mettre à genoux, les mains derrière sa tête.
00:55Il a aussi été évoqué des gifles sur Louis, toujours, alors que ce dernier n'avait que deux ans.
01:02Cédric Jubilard a bien sûr été interrogé là-dessus, sur les humiliations.
01:07Il a reconnu ne pas avoir un langage très correct et admis que cela avait pu arriver.
01:13Les humiliations à Delphine, bien sûr.
01:15En ce qui concerne les punitions violentes, là aussi, il a pu les assumer.
01:20Les enfants, il faut qu'ils aient peur, sinon on se fait bouffer, dit-il.
01:24En revanche, et c'est important de le rappeler, aucune violence physique envers Delphine n'a pu être mise en évidence aujourd'hui.
01:32Le portrait qui a été dressé, donc celui d'un père pouvant être violent, d'un mari pouvant être violent psychologiquement,
01:40mais pas d'un mari violent physiquement.
01:43De son côté, l'accusé a continué de clamer son innocence et à aucun moment il n'a semblé déstabilisé aujourd'hui.
01:51Mathias Tesson, en direct de la cour d'assises du Tarn.
01:54Donc on a eu la parole des proches de la famille de Delphine Jubilard et puis Cédric Jubilard lui-même a parlé.
02:01Il a une nouvelle fois clamé son innocence.
02:02Exactement, en fait, Mathias Tesson nous disait que toute la matinée, il a vu Cédric Jubilard trépigner dans son box,
02:07mais c'était la parole au Parti civil et dès que la présidente a commencé à l'interroger à 14h,
02:12effectivement, il a été assez complet dans ses descriptions.
02:15En tout cas, il est revenu sur sa relation avec sa femme Delphine.
02:18Il dit « Je pensais qu'on la retrouverait rapidement.
02:20Ce qui est sûr, dit-il, c'est qu'elle gardera toujours une place dans mon cœur.
02:23C'est la mère de mes enfants, je l'aimais, j'étais amoureux d'elle.
02:26Mais les années ont passé, dit-il, il y a eu la distance entre nous et c'est pour cette raison-là qu'elle a demandé le divorce.
02:32Mais la présidente lui demande « Mais vous aimiez, Delphine ? »
02:35Oui, tout à fait, répond tout de suite Cédric Jubilard.
02:38Il est aussi interrogé sur l'amant, vous savez, Delphine Jubilard entretenait une relation extra-conjugale
02:43avec un homme depuis six mois au moment de sa disparition.
02:46Et Cédric Jubilard dit « J'avais des suppositions au début sur le fait qu'elle avait un amant,
02:50mais c'est par la presse que j'en ai eu la certitude. »
02:52Et il a redit, en effet, « Ce qui est sûr, c'est que moi, je ne lui ai rien fait. »
02:55À Delphine, c'est la troisième fois depuis le début du procès, la semaine dernière,
02:58qu'il clame de nouveau son innocence.
03:00Deux fois la semaine dernière dans son box, une troisième fois cet après-midi.
03:04C'est vraiment la phrase qu'il martèle face aux jurés, les six jurés du Tarn,
03:08qui ont les yeux rivés vers lui.
03:10Il a dit un mot, effectivement, sur l'éducation sévère dont parlait Mathias,
03:13dont il a fait preuve sur, en tout cas, son fils.
03:15Même violente, on peut dire.
03:164, 5, 6 ans à l'époque, violente, bien sûr.
03:19Il reconnaît, Cédric Jubilard, qu'il fallait faire peur aux enfants, en fait.
03:22Il faut faire peur aux enfants pour les élever, c'est ce qu'il fait comprendre aujourd'hui face à la cour.
03:26Il reconnaît que quand son fils faisait une bêtise, il était souvent au coin pendant 20, 30 minutes,
03:30ce qui est évidemment très long pour un enfant, les mains derrière la tête.
03:33Donc, il reconnaît ce volet-là de violence sur un enfant, mais jamais il dit qu'il n'a été violent sur Delphine Jubilard.
03:39C'est Malika Schmani, maître Schmani, avocate des enfants, justement, du couple Jubilard,
03:44qui est en direct avec nous de cette cour d'assises du Tarn.
03:47Bonsoir, maître Schmani.
03:48Donc, c'est terrible ce que l'on a appris aujourd'hui.
03:50On a donc affaire à un père violent avec ses enfants.
03:54C'est ce qu'on a découvert aujourd'hui devant la cour.
03:58C'est la réalité.
03:59Cédric Jubilard a été violent de multiples reprises à l'égard de Louis.
04:04Une première fois à l'âge de 2 ans, en tout cas, c'est l'épisode qui a été évoqué aujourd'hui par une cousine.
04:10Louis va finir son repas.
04:12Il lui donne une gifle forte.
04:14Donc, c'est quand même impressionnant.
04:17Et puis, par la suite, de manière réitérée, Cédric Jubilard nous concède des gifles.
04:22Parce qu'on le questionne au départ, c'est une gifle.
04:24Il ne se rappelle même pas d'événements qui ont marqué l'entourage et les proches.
04:28On a un épisode qui se passe dans la rue, en fait.
04:31On est lors d'une fête sur Gaillac, donc dans le coin.
04:35Louis se comporte mal.
04:37Il a un geste qu'il n'aurait pas dû avoir.
04:38Et le père veut le corriger.
04:40Et il le frappe, en fait.
04:42Il lui donne le gifle à ce moment-là.
04:44Un passant qui est âgé et gêné.
04:48Alors là, on est sur plus tard.
04:50Plus tard, il doit avoir 5-6 ans, en fait.
04:53C'est un épisode qui est raconté.
04:56C'est quelque temps avant la disparition de Delphine.
05:00Et il y a un passant qui assiste à cette scène-là, qui est âgé.
05:03Une personne âgée.
05:03Qu'il veut s'interposer.
05:05Et Cédric va en découdre à un moment donné avec lui.
05:07Et vous savez la réaction de Delphine à ce moment-là.
05:10Elle l'avance avec sa poussette.
05:12Et elle a honte parce qu'elle est extrêmement gênée par cet épisode-là.
05:17Et vous parlez effectivement d'un épisode à 2 ans.
05:19À 2 ans, il ne veut pas finir son repas.
05:22Et il lui donne le gifle.
05:23Mais les enfants...
05:25Ça, c'est observé par des membres de la famille.
05:27Bien sûr.
05:27Louis avait 6 ans au moment des faits.
05:29Elia, la petite sœur, n'avait que 18 mois.
05:32Pourquoi ils ne viennent pas témoigner directement à la barre ?
05:375 ans après.
05:39Je pense que ce n'est pas nécessaire.
05:40Que ce n'est pas une demande de leur part.
05:43Alors je rappelle que Louis, elle avait 18 mois.
05:45Aujourd'hui, elle n'a que 6 ans.
05:46Elia.
05:46Que le grand n'a pas manifeste.
05:50Oui, Elia n'a que 6 ans.
05:52Et le grand, il a 11 ans.
05:53Et ce n'est pas son souhait.
05:55On a des éléments.
05:56On va sûrement entendre l'audition de Louis.
05:58En tout cas, on va en débattre.
05:59Ça va être un moment important.
06:01Je crois que ce n'est pas sa place.
06:04Qu'il y a trop de pression.
06:05Et que tout le procès ne repose pas sur les paroles de Louis à ce moment-là.
06:09Est-ce que les enfants...
06:10Que je voulais vous préciser aussi sur les violences psych...
06:13Allez-y.
06:14Sur les violences psychologiques sur Elia.
06:15Sa petite dernière, il a traité d'handicapé, en fait.
06:19Il a donné à sa mère.
06:21Il lui dit « Prends ton handicapé ».
06:22On a des violences verbales qui sont quand même importantes.
06:25Les enfants...
06:26Y a-t-il un contact entre le père et leurs enfants, aujourd'hui ?
06:29Il n'y a pas de contact physique depuis juin 2021.
06:35Les enfants n'ont jamais revu leur père.
06:38Il y a eu un contact ponctuel par le biais de lettres.
06:41Et ça s'est arrêté pendant un an, depuis juin 2024.
06:44Parce que les enfants ne veulent plus le voir ?
06:46Alors aujourd'hui, on a clairement, pour l'aîné, un souhait de ne plus revoir son père, alors qu'il avait exprimé ce souhait-là il y a un an.
06:58Aujourd'hui, il y a de la colère pour l'aîné.
07:00Il estime que son père ne dit pas les choses, ne lui rend pas des comptes.
07:04Et surtout, il est dépouillé d'une possibilité de faire son deuil, puisqu'il ne peut pas se recueillir sur le temps.
07:09Mais ça, c'est une demande pressante de l'aîné.
07:11Est-ce que Louis, qui a 11 ans aujourd'hui, il avait 6 ans au moment des faits,
07:15est-ce qu'il pense que son père est responsable de la disparition de sa mère ?
07:21Oui, ça vous a été indiqué par l'administrateur ad hoc des enfants.
07:24Louis exprime clairement le fait qu'il pense que ça peut être que son père et que c'est son père.
07:29Et qu'il aimerait qu'il puisse s'exprimer jusqu'au bout.
07:32qui disent les choses, qui l'expliquent, qui leur donnent des explications.
07:37Et surtout, je le répète, mais c'est important, je crois qu'on ne le mesure pas.
07:42Louis a exprimé à de multiples reprises, ces derniers temps, le souhait de se recueillir sur une tombe.
07:46Et ça, on ne peut pas lui donner.
07:48Mais pour autant, le caractère manipulateur et violent de Cédric Jubilard, ça n'en fait pas pour autant un meurtrier.
07:57Ah non, pas du tout. C'est pas ce que je vous ai dit.
07:59Mais dans ce dossier, il n'y a pas que ça.
08:01Et là, on rentre enfin dans le vif du sujet.
08:03Aujourd'hui, on est sur le contexte.
08:05Le contexte, c'est que Cédric Jubilard était violent psychologiquement à l'égard de Delphine,
08:09violent physiquement et psychologiquement à l'égard de Louis,
08:12et violent psychologiquement à l'égard de la petite dernière.
08:15Donc maintenant, on va aborder au fur et à mesure.
08:17Et je rappelle que ça ne repose pas sur la parole d'un enfant.
08:22Il y a d'autres choses, et ça, ça va être abordé.
08:24Bien sûr que ça ne fait pas un meurtrier.
08:25C'est juste une collaboration, un contexte qui va amener et qui peuvent permettre de comprendre ce qui s'est passé auprès de Delphine.
08:34Ce qui ressort de cette journée, c'est que quand même, Delphine a été isolée progressivement,
08:39qu'elle a été isolée alors pas à l'égard de sa famille proche,
08:42parce que ses frères et soeurs, c'est un bloc.
08:44Je pense que c'est important de le préciser.
08:45Pour autant, ses amis, il les a coupés progressivement.
08:49On a aussi quelqu'un qui s'est éteint, qui à un moment donné ne disait plus rien,
08:53parce qu'elle ne voulait pas d'histoire devant tout le monde, et qui va se rebeller.
08:57Et ça, ça donne un contexte qui est important.
08:59Elle se rebelle à un moment donné.
09:00C'est la sœur qui raconte le matin, qui fait un croche-pattes quand même.
09:05Louis est en train de courir.
09:06Il lui fait un croche-pattes parce qu'il n'est pas d'accord.
09:08Du coup, forcément, Louis, il pleure, il a mal.
09:10Et là, pour l'une des premières fois, Delphine va se rebeller, va lui dire que ce n'est pas normal.
09:16Il aura le dernier mot, bien sûr, Cédric.
09:18Mais là, on assiste à un renversement.
09:21Et je crois que ce contexte-là est très important.
09:26Et c'est au moment où elle se rebelle qu'elle disparaît ?
09:30C'est au moment où elle se rebelle qu'elle a une porte de sortie, très clairement.
09:35Elle prépare sa sortie.
09:37Et bien, c'est difficile pour quelqu'un qui est violent.
09:39Alors moi, je ne parle pas de violence physique.
09:41Je vous parle de violence psychologique.
09:43Et je vais vous parler d'emprise.
09:44Quelqu'un qui vous échappe, on ne le supporte pas.
09:47Voilà, c'est la phase définitive.
09:51Maintenant, on va rentrer dans le débat.
09:53Moi, je ne vais pas inventer l'histoire.
09:54Ce que je sais, je l'ai lu dans un dossier.
09:56Il y a des éléments.
09:57Et il n'y a pas rien, comme on vous le martèle, depuis 4 ans et demi.
10:00Merci, Maître Schmani.
10:02Merci d'avoir été avec nous, avocate des enfants de notre psy.
10:05C'est avec nous.
10:06On a besoin d'elle, Johanna Rosenblum.
10:08Bonsoir.
10:08Bonsoir.
10:09On brosse le portrait d'un homme violent vis-à-vis de ses enfants,
10:12capable de donner une gifle à un bébé,
10:15parce qu'il avait 2 ans, lui, lorsqu'il l'a giflé.
10:18Une maman qui est un peu obligée de s'effacer,
10:21de supporter tout ça.
10:22C'est ça qui ressort, notamment, cette journée.
10:24Il y a quelque chose de très intéressant dans ce que dit Maître Schmani.
10:27C'est que, clairement, c'est des enfants qui subissent des maltraitances physiques.
10:31Quand on demande à un enfant de 2 ans de se mettre à genoux sur des légos,
10:34les mains sur la tête,
10:35c'est non seulement de la violence physique, mais des humiliations.
10:37Donc, il n'y a aucun doute.
10:38Alors, il dit parce qu'il y avait des légos partout, c'est pour ça.
10:40Non, non, c'est absolument pas un principe éducatif.
10:42On ne fait pas ça à un enfant, ni à un adulte, ni à personne.
10:44C'est de la violence physique pure et dure.
10:47C'est de l'humiliation.
10:48C'est de la violence psychologique.
10:49Ça ne fait aucun doute.
10:50Mais ce qu'elle dit d'intéressant aussi,
10:51c'est qu'à un moment, il était violent,
10:52même devant des témoins,
10:54quand ils étaient en balade en poussette,
10:56et que Delphine avait tellement honte
10:58qu'elle partait, en fait,
11:00et qu'elle s'extirpait de cette situation
11:02qui la mettait très mal à l'aise.
11:04Delphine, c'est une infirmière,
11:06c'est un personnel soignant.
11:07On sait qu'un enfant maltraité doit être signalé.
11:10Il faut demander de l'aide quand il y a de la maltraitance
11:12sur des enfants dans une sphère intrafamiliale.
11:16Et elle ne le fait pas, malgré tout.
11:17Et ça montre certainement un mécanisme d'emprise
11:20à l'œuvre très, très fort.
11:21Parce qu'à ce moment-là, il y a des témoins,
11:23il y a la famille, il y a la mère des enfants
11:24qui est témoin de toute cette violence
11:26ou pendant d'être mal à l'aise,
11:27mais qui fuit plutôt que de signaler ces violences
11:30et de demander de l'aide,
11:31alors que les faits sont là.
11:33Donc ça dit quand même quelque chose de l'emprise,
11:35en tout cas de sa posture par rapport à son mari
11:37à ce moment-là,
11:37et de la bascule qui a dû s'amorcer
11:39lorsqu'elle décide de ne plus supporter
11:41la violence de son mari
11:42et tout ce qu'elle subit au quotidien.
11:44Oui, c'est totalement ce qu'ont raconté ses proches
11:46d'une Delphine très éteinte,
11:47alors que c'était à la base quelqu'un
11:48assez discrète, mais en tout cas qui participait
11:51à la vie amicale, familiale, très éteinte.
11:54Et en fait, on a lu les déclarations de son amant
11:56qui sera entendue lundi,
11:57qui a dit, en fait, avec Delphine,
11:59elle était très éteinte,
12:00j'ai trouvé l'interrupteur.
12:01C'est ce qu'il va sans doute redire
12:02face à la cour lundi.
12:04Lui, lui a permis de renaître,
12:06en tout cas c'est ce qu'on a compris,
12:07en tant que femme,
12:08et elle a retrouvé sa position de femme séduisante
12:11qui était amoureuse,
12:12alors qu'avec Cédric Jubilard,
12:14ses proches décrivent une compagne vraiment éteinte
12:16qui ne bronchait pas,
12:17ce sont les mots de ses proches,
12:18alors que même elle est décrite
12:19comme une mère très aimante
12:20et très protectrice,
12:21mais lui, en quelque sorte,
12:23était vraiment le dominant.
12:23Il se défend parce qu'il a dit
12:25aujourd'hui à la cour
12:26qu'il ne portait pas la culotte,
12:28qu'il essaie de contrecarrer
12:30ce porter en bros de lune.
12:32Il dit, Delphine Jubilard,
12:32enfin ma femme,
12:33continue de travailler,
12:33je n'empêchais pas de travailler, etc.
12:35C'est vrai qu'elle a continué à travailler,
12:36en plus on était en cas de Covid,
12:38elle était infirmière,
12:39mais c'est clairement elle
12:40qui ramenait l'argent à la maison.
12:41Il dit d'ailleurs qu'il prenait
12:42sur le compte de Delphine
12:47que c'était elle qui était plus effacée
12:49et que lui ne faisait pas grand-chose
12:50de ses journées.
12:51De toute façon,
12:52l'argument numéro un
12:53de ces hommes
12:54qui ont une ascendance
12:55sur leur femme,
12:56de ces personnalités narcissiques,
12:57c'est l'inversion de la culpabilité.
12:59Mais elle était très exigeante,
13:01mais j'étais complètement débordée
13:02à m'occuper de la maison
13:02parce qu'elle ne supportait pas
13:03cette maison en chantier,
13:04donc j'y passais tout mon temps
13:05et puis j'étais tellement stressée
13:06que je devais fumer tous les jours,
13:08mais ça ne le comprenait pas
13:09parce qu'elle voulait deux enfants.
13:10Toujours une inversion de la culpabilité,
13:12c'est toujours des hommes
13:13qui se font passer
13:14pour des personnages acculés
13:15alors qu'en fait,
13:16ils mènent très très bien la danse.
13:17Il y a quand même
13:18ce que disent les enfants
13:19qui demandent à leur père,
13:20enfin, surtout Louis le Grand,
13:21surtout Louis,
13:22dis-nous la vérité,
13:24où est maman ?
13:24Lui dit,
13:26je ne sais pas,
13:27ce n'est pas moi.
13:28Oui, et probablement
13:29que ces enfants,
13:30tant qu'ils n'auront pas la vérité,
13:31ça a beau être des enfants,
13:32ne peuvent peut-être pas
13:33totalement percevoir
13:35que leur maman,
13:36ils ne la reverront jamais.
13:37Ça dit quelque chose
13:38quand même du processus de deuil.
13:39Il est imperméable
13:40à ces demandes de ses enfants.
13:42Ah oui.
13:43Il dit, moi,
13:43je ne sais pas quoi leur dire
13:44puisque je suis innocent,
13:46puisque ce n'est pas moi
13:46qui ai tué d'aide.
13:47Mais de toute façon,
13:48vous voyez bien
13:48qu'il fait preuve
13:50à minima
13:50d'un défaut d'empathie majeure.
13:52Ça se voit
13:53parce qu'il a un masque.
13:54On a demandé à Cédric Jubilard
13:56la semaine dernière
13:56comment on peut aider vos enfants ?
13:57Et il a répondu,
13:58je ne sais pas.
13:58Oui, mais on voit
13:59qu'aujourd'hui,
14:00la journée était beaucoup
14:01plus difficile pour lui.
14:03C'était la sixième journée
14:03d'audience.
14:04Les premières journées,
14:05ses avocats ont été
14:06assez offensifs
14:07et ont réussi quand même
14:08à peut-être semer le doute.
14:09Cette journée-là,
14:10elle est quand même compliquée
14:11pour Cédric Jubilard.
14:12La semaine dernière,
14:12on était sur des enquêteurs,
14:12des gendarmes,
14:13donc c'est entre guillemets
14:14facile de rentrer dans l'art
14:15d'un témoin,
14:16d'un enquêteur
14:17qui vient exposer son enquête.
14:18Les avocats ont essayé
14:20de retourner chaque point.
14:21Là, on est dans l'humain.
14:22Quand vous avez un frère,
14:23une sœur
14:23qui vient raconter
14:24à quel point
14:24ils ont trouvé
14:26ce Cédric Jubilard
14:27violent, en tout cas
14:28jaloux, possessif,
14:29mauvais père,
14:30c'est difficile
14:30de rentrer,
14:32de titiller un témoin
14:33qui vient vraiment
14:33exprimer sa douleur
14:39de très bons avocats pénalistes.
14:40On verra comment
14:41ils réagissent.
14:42Et en quelques secondes,
14:43ce qui pourra fêler
14:43un petit peu
14:44Cédric Jubilard
14:45dans son côté comme ça,
14:46un petit peu masqué,
14:48qui ne flanche pas,
14:50c'est la fatigue,
14:50c'est l'épuisement
14:51parce que sembler
14:52n'être atteint
14:53par aucune émotion,
14:53ne montrer aucune émotion,
14:54ça demande énormément d'énergie.
14:56On est qu'au début
14:57du procès.
14:57Exactement.
14:58Merci Johanna Rosenblum.
15:00Merci Mélanie Bertrand.
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