Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Bonsoir à tous, bonsoir Olivier Truchot. Bonsoir Alain, bonsoir à tous.
00:03Édition spéciale avec l'actualité brûlante qui nous emmène directement au palais de justice de Paris.
00:08Nous allons y retrouver Pauline Revena en direct pour BFM TV parce que c'est le procès du financement libyen
00:14de la campagne de Nicolas Sarkozy.
00:15Et il vient d'y avoir le réquisitoire 7 ans de prison réclamé contre l'ancien président de la République,
00:20Pauline.
00:22Oui, 7 ans de prison et 300 000 euros d'amende, c'est conforme au premier réquisitoire du premier procès.
00:27Et voilà ce qu'a dit l'avocat général dans cette salle d'audience.
00:30Il faut sanctionner Nicolas Sarkozy à hauteur de la gravité des faits car il y a un principe d'égalité
00:34devant la loi.
00:35Il faut placer le curseur entre 0 et 10 ans et c'est l'unique bénéficiaire à ses yeux Nicolas
00:39Sarkozy,
00:40l'unique bénéficiaire de ce pacte de corruption pour lui permettre d'être élu.
00:44Et ce n'est pas n'importe quelle élection, rajoute-t-il, c'est l'élection de la présidence de
00:47la République.
00:48Il faut prendre en considération que ce n'est pas n'importe quel scénario, que le niveau opérationnel était inégalé,
00:53que ce pacte corruptif était passé au plus haut niveau avec un dictateur.
00:58Et puis, il rappelle la ligne rouge qui avait été édictée par Jacques Chirac,
01:01qu'il ne faut jamais autoriser Muammar Kadhafi à mettre les pieds en France.
01:05C'est ce qu'on n'a pas fait Nicolas Sarkozy.
01:07Nicolas Sarkozy, il a avalisé les rencontres entre Sénoussi, Claude Guéant et Brice Orteveau.
01:12Il a distribué les rôles, selon lui, il a tiré les ficelles, c'est un instigateur.
01:16Mais pour quelle contrepartie, en s'engageant à examiner la situation judiciaire de Sénoussi,
01:21il a pris le risque, dit l'avocat général, de s'immiscer dans le fonctionnement de la justice,
01:25rappelant la condamnation de Nicolas Sarkozy dans le dossier Bismuth.
01:28C'est l'instigateur, conclut-il, peu importe que ses efforts aient porté ou non,
01:33il demande une peine de 7 ans de prison et de 300 000 euros d'amende à l'encontre de
01:38Nicolas Sarkozy.
01:38Lui, Nicolas Sarkozy, a l'énoncé de cette peine requise, il n'a pas bougé.
01:42Et il avait ce regard fixe qu'il tient depuis 3 jours, sans un regard pour l'accusation.
01:47Il a fermé son classeur, il a fermé les dossiers, il a rangé ses stylos,
01:51il s'est entouré de ses avocats et il est parti en attendant les plaidoiries de la défense la semaine
01:56prochaine
01:56et la décision rendue le 30 novembre prochain.
01:59Pauline Revenin avec Arnaud Pelletier au Palais de justice de Paris pour BFM TV.
02:04On va écouter la réaction de l'un des avocats de Nicolas Sarkozy, Maitre Ingrin.
02:09Il n'y a pas d'argent dans sa campagne.
02:11Il n'y a pas d'argent dans son patrimoine, pas d'argent libyen.
02:15Et pour cause, il n'y a pas eu de financement de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy par la
02:20Libye.
02:20Il n'y a pas eu d'enrichissement de Nicolas Sarkozy à cause de la Libye.
02:27Nicolas Sarkozy est innocent.
02:29Son élection n'a pas été biaisée.
02:31Et je le redis, Nicolas Sarkozy est innocent et nous le démontrerons dans 15 jours.
02:36Alain Duhamel, bonsoir.
02:37Si la Cour suit le réquisitoire, Nicolas Sarkozy retournera en prison.
02:42C'est donc un moment très important pour lui.
02:44C'est un réquisitoire.
02:45Comment vous le qualifiez ? Sévère ? Conforme ?
02:48Disons que c'est salé.
02:51Vire 7 ans, c'est quelque chose de lourd.
02:55A fortiori pour quelqu'un qui est lui-même septuagénaire.
02:59C'est le contraire d'une peine symbolique.
03:01C'est vraiment une peine qui se veut exemplaire.
03:04Ce n'est pas du tout pareil.
03:06Il ne s'agit pas de dire, il a fauté, on le publie, on le punit et puis on passe
03:12à autre chose.
03:13Là, pas du tout.
03:13C'est, on veut un précédent lourd qui s'applique à d'autres.
03:19Ça veut être, je dirais que c'est presque une décision de doctrine.
03:23C'est un chemin qu'ils sont en train d'ouvrir pour ceux qui risqueraient d'avoir quelques tentations dans
03:30la suite.
03:31Et ça veut dire, Alexandra González, que Nicolas Sarkozy, en tout cas ses avocats,
03:35n'ont pas réussi à convaincre l'accusation puisque le réquisitoire est le même qu'en première instance.
03:41Oui, c'est vrai, mais c'est important ce que vous dites parce que ça a été souligné dans le
03:45réquisitoire
03:45que, je cite les mots du parquet général, le pacte social avait été égratiné,
03:50que la confiance des Français en les institutions était fragilisée
03:53lorsque la probité, l'exemplarité n'était pas absolue,
03:57notamment sur une élection aussi importante, la plus importante, celle de l'élection présidentielle.
04:04Ils ne se sont comportés ni en ministre d'État, ni en chef de l'État, ni en haut fonctionnaire.
04:09Ils ont usurpé les qualités attachées à ces fonctions.
04:11Voilà ce qui a été dit notamment dans le réquisitoire.
04:13Exactement, ils ont dévoyé ces fonctions qu'ils ont usurpées.
04:18C'est ce qui a été dit effectivement par les avocats généraux
04:22qui ont vraiment insisté sur le fait que Nicolas Sarkozy ne s'est jamais enrichi personnellement.
04:29Il n'a jamais été question de ça dans ce dossier.
04:34Mais qu'en revanche, de l'argent libyen a été versé pour, je cite,
04:38ses aspirations personnelles et politiques.
04:41Et là où il y a une différence avec le premier procès de Nicolas Sarkozy,
04:46c'est que la première fois, il a été condamné sur l'association de malfaiteurs
04:50parce qu'il avait, d'après le tribunal judiciaire,
04:54laissé ses proches collaborateurs agir pour obtenir cet argent, pour financer sa campagne.
05:00Là, aujourd'hui, le parquet général a dit quelque chose de différent.
05:04Ils ont dit que non seulement il a laissé faire, mais qu'il a été l'instigateur,
05:10qu'il a été la tête pensante de cette structure d'association de malfaiteurs
05:14et que c'est lui, pour ses aspirations personnelles, pour ses aspirations politiques,
05:18qui a demandé cela.
05:19Et pourquoi il dit ça ? Il se base sur Claude Guéant.
05:22Ça a été la bascule dans ce procès, ça a été l'absent,
05:26mais en même temps celui qui a fait tout changer.
05:28Il est malade.
05:29Souvent, les déquisitoires, ils sont liés d'ailleurs, tous les deux,
05:31à part les mots de l'avocat général, c'est-à-dire Nicolas Sarkozy et Claude Guéant.
05:34Il les met bien en binôme.
05:35Claude Guéant, qui n'a pas assisté à une seule journée de ce procès
05:38parce qu'il est extrêmement malade, mais qui, tous les soirs,
05:40lisait un compte rendu de l'audience qui était rédigé par son avocat et ses collaborateurs,
05:45qui donc a suivi, si je puis dire, presque mot pour mot,
05:49tout ce qui se disait dans cette grande salle de la cour d'appel,
05:52et qui a décidé à deux reprises d'intervenir par la voix de son avocat
05:56avec des attestations qui ont été comme un détonateur dans ce procès en appel.
06:01Donc pour l'accusation, le parquet général, Bruno Jeudy,
06:06il y a l'association de malfaiteurs, il y a corruption et financement illégal de campagne.
06:11Donc Nicolas Sarkozy n'arrive pas à convaincre de son innocence
06:14puisque l'avocat dit encore, il est innocent, on arrivera à le démontrer.
06:17Enfin là, c'était l'appel, on verra ce que décide finalement le tribunal.
06:23Ce n'est pas le seul procès encore en cours pour Nicolas Sarkozy,
06:28c'est un engrenage infernal, une histoire sans fin pour lui ?
06:31Les réquisitoires se suivent et se ressemblent pour Nicolas Sarkozy
06:35depuis l'affaire Bismuth en passant par l'affaire dite Big Malion
06:39et aujourd'hui l'affaire du dossier libyen et les réquisitoires sont à chaque fois qualifiés de sévères,
06:46de très sévères, d'implacables, de salés.
06:49Et si on suit Alexandra, même plus sévère peut-être sur le fond,
06:54à savoir que ce serait lui l'instigateur que le réquisitoire précédent dans la même affaire.
07:02Donc c'est vrai que Nicolas Sarkozy a embarqué dans un tunnel d'affaires qui se succèdent
07:07et qui se soldent à chaque fois par des condamnations,
07:12des condamnations qui cette fois-ci, si la cour suit le réquisitoire prononcé aujourd'hui,
07:20les réquisitions prononcées aujourd'hui, évidemment...
07:24Mais ce qui est intéressant, un réquisitoire, c'est un retour en prison.
07:27C'est un retour en prison, après on verra combien d'années, le quantum et tout ça.
07:34En premier instant, c'était 7 ans requis, et finalement une peine de 5 ans.
07:38Oui, mais il est septuagénaire, donc on verra s'il utilise les ressorts de la procédure.
07:44Dans cette hypothèse-là, il ferait forcément de la prison au départ.
07:48Est-ce qu'il ferait de la prison durablement ? Ce n'est pas du tout acquis.
07:53Vous avez raison.
07:54La loi permet à toutes les personnes en France qui ont plus de 70 ans et qui sont condamnées
08:00de demander une libération conditionnelle au titre de l'âge s'il présente des critères
08:05comme le fait d'avoir un hébergement et comme le fait que la libération ne crée pas un trouble à
08:09l'ordre du public, etc.
08:10Ce n'est pas automatique, mais il peut le demander et il remplit tous les critères.
08:14C'est quand le jugement ?
08:1530 novembre prochain.
08:16Est-ce que s'il fait un pourvoi en cassation, est-ce que ça suspend le jugement et ça lui
08:23évite la prison ?
08:24Non, le pourvoi en cassation qui est donc le recours lorsqu'on est condamné une deuxième fois en appel,
08:29on peut former un pourvoi en cassation, ce n'est pas suspensif.
08:33Ça veut dire que la peine doit s'exécuter en attendant que la cour de cassation décide sur la forme
08:38si le jugement a bien été rendu et pas sur le fond.
08:41C'est juste une chose, parce que dans les réquisitoires, ce qui est intéressant,
08:43c'est qu'il y a l'effet délictueux en eux-mêmes.
08:45Mais plusieurs fois dans le réquisitoire, on entend parler de fonction, état, fonctionnaire, perdition républicaine.
08:54Donc on y mêle aussi le mal qui est fait à la République.
08:58C'est ce qui est aussi au cœur du réquisitoire.
09:00L'exemplarité, en fait, de la fonction suprême.
09:04Encore une fois, pour les faits dans lesquels il est mis en cause, Nicolas Sarkozy était en campagne.
09:09Il n'était pas encore élu président de la République.
09:11Et c'est en cela que ces mots aussi vont sans doute résonner.
09:14On parlait de la date du jugement, on appelle le 30 novembre prochain.
09:18Compliqué de se, finalement, projeter dans cette date.
09:22Mais nous serons dans une séquence politique très particulière.
09:27On sera en pleine campagne pour la présidentielle de 2027,
09:30si nous ne sommes pas déjà en pleine campagne.
09:33En tout cas, c'est dans la tête de beaucoup.
09:35Et en novembre prochain...
09:37Il y aura une autre décision judiciaire qui ne fera beaucoup parler aussi.
09:39C'est ce dont je voulais parler.
09:40Exactement.
09:41Le 7 juillet.
09:42Là, juste, je guette sur les réseaux sociaux d'éventuelles réactions de la famille politique de Nicolas Sarkozy.
09:50Pour l'heure, je cherche et je recherche.
09:53Je n'ai pas...
09:54Il n'y en a très peu eu en première instance, en effet.
09:57Alors que ce n'était pas le cas lors de ses premières affaires.
10:01Non, les premières affaires, il y avait même...
10:03Toute la famille politique se serrait les coudes avec Nicolas Sarkozy.
10:07Et au fond, on voit bien, au fur et à mesure de la succession d'affaires
10:11qui renvoient Nicolas Sarkozy à ses procès, son passé,
10:16eh bien, il y a de moins en moins de réactions politiques
10:18et surtout de soutien politique dès les réquisitions, comme aujourd'hui.
10:23Comment l'expliquer ça ?
10:24En tout cas, ça a une conséquence directe et à relativement court terme.
10:29C'est que ça pèsera aussi sur le jugement concernant Marine Le Pen.
10:33Par principe, il y aura des comparaisons qui se font.
10:36Donc, par principe, une peine dure pour Nicolas Sarkozy,
10:40c'est un risque supplémentaire pour Marine Le Pen.
10:44Et s'il y a une évidence, c'est que la question des procès politiques,
10:50du rôle, du statut des hommes politiques,
10:52de la nécessité de l'exemplarité,
10:54de tout ce qu'on peut ou non reprocher à celui-ci,
10:58mais justement pas à celui ou à celle-là, etc.
11:01Ça va être, je dirais, à partir du...
11:03C'est-à-dire, dans un réquisitoire, on mêle la morale aussi aux faits et aux délits ?
11:07S'en est truffé.
11:09Et alors ?
11:10Mais la morale pèse ensuite dans la décision ?
11:12Oui, la morale pèse.
11:14Elle pèse beaucoup dans la tête des magistrats.
11:16Elle pèse beaucoup dans la tête de ce que les magistrats ont envie d'incarner.
11:21C'est-à-dire non seulement...
11:23Je termine.
11:24C'est-à-dire non seulement l'idée qu'ils se font d'eux-mêmes,
11:29mais aussi l'idée qu'ils veulent que les Français se fassent d'eux.
11:33Et de ce point de vue, le syndrome de la comparaison perpétuelle,
11:37bon, pour Nicolas Sarkozy, c'est évident que ça a joué,
11:41notamment par rapport à Jacques Chirac, etc.
11:44Les différences de responsabilité, de période, bon.
11:47Mais ça ricoche, si j'ose dire, inévitablement sur Marine Le Pen
11:53et sur des procès du même type.
11:56Le temps de la clémence qui a peut-être existé à une époque,
11:59des magistrats vis-à-vis des politiques qui étaient renvoyés devant les tribunaux,
12:03je pense plutôt aux années 80-90, est quand même loin derrière nous.
12:06Aujourd'hui, les politiques, quand ils sont dans un prétoire,
12:10toutes les dernières affaires, elles se sont soldées par des condamnations sévères, élevées.
12:17Alors, ce n'est pas toujours de la prison, mais il y a aussi des peines qui ont été sévères.
12:22On a l'impression que c'est crescendo, quand même.
12:23Je reviens d'un ancien président.
12:25Le premier ancien président condamné, c'était Jacques Chirac.
12:28Il n'a pas été en prison.
12:29Nicolas Sarkozy a fait de la prison.
12:31Donc, il y a des messages qui sont envoyés, quand même.
12:33Moi, Paul, je vais faire le vieux monsieur une fois de plus,
12:35mais moi, ce qui me frappe, si on regarde ce qu'étaient les premières
12:39mises en cause juridiques, judiciaires, d'hommes politiques,
12:45encore à la fin de Pompidou, etc.,
12:48à l'époque, les magistrats étaient dépendants des politiques.
12:52Et aujourd'hui, les politiques sont dépendants des magistrats.
12:55Et c'est une inversion massive.
12:57À l'époque, les magistrats étaient même débarqués quand ils s'intéressaient trop près aux affaires.
13:01Les magistrats, pour bon nombre d'entre eux,
13:04et d'ailleurs, ceux qui ne s'y pliaient pas, étaient remarqués comme ça,
13:08étaient au garde-à-vous.
13:09Moi, je me rappelle, à l'imperfite garde des Sceaux,
13:11les magistrats étaient au garde-à-vous.
13:13Et aujourd'hui, c'est eux qui fixent l'agenda politique.
13:15Et aujourd'hui, les hommes politiques,
13:18ils fixent l'agenda politique pour ceux qui commettent des infractions.
13:22Pour ceux qui ne sont pas jugés, ils peuvent...
13:25Moi, ce que je m'étonne toujours, c'est que ça arrive tellement tard aussi,
13:29parce qu'on parle quand même de la présidentielle de 2007,
13:31de la campagne de 2007.
13:33On est en 2026.
13:3519 ans après, on va avoir la fin de l'histoire.
13:38La justice n'est pas l'institution la plus rapide de France.
13:42Oui, mais enfin, ça pose aussi un problème,
13:43parce que c'est une histoire qui traîne et qui empoisonne la vie politique.
13:46Vous avez raison, il y a un anachronisme.
13:48Il y a aussi la nécessité, quand il s'agit de procès tellement importants,
13:52tellement symboliques et par rapport à l'histoire,
13:54tellement neufs et donc considérables,
13:57qu'on comprend aussi que les choses ne se fassent pas au galop.
14:01Mais selon vous, Bruno Jeudy, les Français, comment ?
14:03Ils accueillent tout cela.
14:05Est-ce qu'ils ont tourné la page, Sarkozy ?
14:06Est-ce qu'ils s'y intéressent encore ?
14:08Alors, deux choses.
14:09Un, d'abord, sur la condamnation, à la fois précédente,
14:13il y a eu un sondage qui avait été fait par Elab,
14:15et 6 Français sur 10 étaient d'accord avec les décisions de justice.
14:18Ils soutenaient, en fait, la sévérité des juges,
14:21tout en étant choqués par l'exécution provisoire
14:23et la mise en détention quelques semaines plus tard.
14:27Donc, les Français, pas choqués, au fond...
14:30Les Français demandent la sévérité.
14:32Et plutôt à l'unisson des juges sur les affaires politiques,
14:35parce que, de toute façon, les Français réclament de la sévérité,
14:38en règle générale, et en particulier pour les politiques.
14:41Il arrive quand même à surfer sur une nostalgie d'anciens fans
14:45qui étaient au rendez-vous, notamment lorsqu'il a été mis en détention.
14:48C'était en octobre dernier.
14:51Et au final, quand même, un peu plus de 150 000 exemplaires vendus
14:54de son journal d'un prisonnier.
14:56On s'en souvient, paru juste avant Noël.
14:59Sans doute, il y a eu-t-il pas mal d'exemplaires sous le sapin.
15:02Mais en tout cas, c'est vrai que ça a été un succès de librairie.
15:05D'un mot, juste ce qu'a dit aujourd'hui l'avocat général,
15:08sans exemplarité, la confiance s'étiole dans les institutions
15:12et dans la chose publique.
15:13Sans exemplarité.
15:14D'un mot, les Français adorent quand les hommes politiques sont punis.
15:18Et plus ils sont connus, plus ils sont contents.
15:20Merci à tous pour nous avoir bien aidés à comprendre
15:24le réquisitoire contre Nicolas Sarkozy.
15:26Je lui disais, 7 ans de prison et 300 000 euros d'amende.
Commentaires

Recommandations