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NewsTranscription
00:00De Jérôme Bayle, évidemment, qu'on connaît bien, et de Édouard Bréjean pour le film Rural.
00:05Il est justement, Jérôme Bayle est à l'affiche d'un film Rural qui sort justement ce mercredi en salle.
00:11Un documentaire qui dévoile l'intimité de l'agriculteur qui s'était fait connaître,
00:14notamment lors des mobilisations massives des agriculteurs en janvier 2024.
00:18Et vous pouvez réagir, parce que vous êtes des auditeurs fidèles, vous avez suivi ce qui s'est passé.
00:22Mais si justement l'agriculture est-elle encore une fierté nationale pour vous,
00:26et bien dites-le nous, 0826 300 300, est-ce que les agriculteurs sont suffisamment soutenus en France ?
00:32Et bien écoutez, vaste programme, vous êtes agriculteur ou alors vous êtes un citadin,
00:36vous habitez en plein centre-ville et vous pensez que les agriculteurs, on en fait trop,
00:41ou au contraire on n'en fait pas assez, il y a un seul numéro.
00:440826 300 300, est-ce que vous comprenez leur colère ?
00:46Témoignez, c'est le numéro qu'il faudra composer 0826 300 300.
00:50Je vous propose un petit plaisir.
00:52Allez-y.
00:53Réécoutez la bande-annonce de Rural, le film d'Édouard Bréjean.
00:56On l'écoute.
00:56Jérôme Baye est le héros.
00:57On l'écoute.
00:58C'est prêt ?
00:58Je suis prêt.
01:01Je suis ravi de vous retrouver après mon premier film Au Nom de la Terre,
01:04avec un documentaire cette fois.
01:07Un agriculteur est devenu le visage de la contestation.
01:10Tu réponds parce que je crois que ça sonne souvent.
01:13Jérôme Baye.
01:14C'est un agriculteur que les journalistes ont beaucoup aimé,
01:16et sa maman Lulu qui a 75 ans, c'est un personnage.
01:19Allez !
01:21Pourquoi tu me fais parler ?
01:22Non, écoute-moi.
01:23Il parle d'où Jérôme, alors ?
01:27Si le monde rural n'existe plus, s'il n'y a plus de l'agriculture,
01:30il n'y a plus de monde rural.
01:31Et c'est l'histoire de la France qui s'en va.
01:33Rural, le 4 mars, au cinéma.
01:35Et on compte sur vous.
01:35Voilà, vous avez écouté un extrait de la bande-annonce du film Rural,
01:40réalisé par Édouard Bergeon.
01:41On avait Jérôme Baye à l'instant,
01:43et des auditeurs ont voulu réagir comme Damien,
01:45qui nous vient de castaner Tolozant.
01:47Bonsoir Damien.
01:48Bonsoir Damien.
01:51Comprenez-vous justement cette colère des agriculteurs,
01:54qui d'ailleurs est pleinement exprimée dans ce film ?
01:57Ah ben alors, déjà, sur le fait de comprendre la colère,
02:01je fais plus que la comprendre, parce que je la partage.
02:04Vous êtes peut-être dans le milieu rural, comment ça se passe ?
02:07Vous êtes agriculteur, vous connaissez les agriculteurs, vous les côtoyez ?
02:11Oui, oui, je les côtoye au quotidien,
02:12parce que je suis technico-commercial pour une société de distribution de produits agricoles.
02:17D'accord.
02:17C'est mes partenaires, c'est mes clients au quotidien.
02:23Par rapport à la question,
02:25tout d'abord, je souhaite féliciter Jérôme et Édouard Bergeon pour leur film,
02:31et j'espère que ce jour de l'enseignement est un succès,
02:35après le marathon des armes premières,
02:38qui je crois a prêté de tout repos.
02:40Et pour ce qui est de savoir si l'agriculture française est une fierté,
02:45je pense que la réponse à la question, c'est oui.
02:49Et l'action à se poser demain,
02:51c'est comment faire en sorte que ça reste une fierté,
02:54parce que je vois l'énergie et l'argent dépensés par certains
02:58pour que cette fierté ne soit plus.
03:00Je pense à certaines politiques,
03:02reliées par des petits objets qui pondent des directives
03:05sans avoir mis les pieds sur une parcelle ou au cul d'une vache.
03:10Et sans parler des lobbies,
03:13qui sont souvent d'ailleurs des associations financées avec nos impôts,
03:17donc je ne les citerai pas,
03:18mais qui s'évertuent à faire de la grippe à Chine.
03:21Donc je pense qu'au moment donné,
03:22il va falloir que des choses changent sur ces poils-là.
03:25Et j'invite aussi les gens à se poser la question,
03:28qui profite le crime ?
03:29Est-ce que le verre n'est pas dans la bombe ?
03:31Parce que quand on voit que le patron des syndicats historiques agricoles
03:36et a des responsabilités dans des sociétés au Brésil ?
03:41En Amérique latine, oui.
03:43Je pose la question, quoi.
03:46Et j'interroge.
03:49Damien, vous...
03:50Ce qui est sûr, c'est que moi,
03:52les agriculteurs que je protège au quotidien,
03:54ils sont fiers de nourrir la population,
03:56ils sont fiers de faire un travail qui sert à tous,
03:59par contre qu'ils ne sont pas fiers de geler des parcelles
04:01et de faire des affaires,
04:03tout ça pour essayer de générer un revenu
04:05en répondant au diktat de Bruxelles.
04:08Ça devient compliqué.
04:10Et je pense qu'un des acteurs qui a la réponse,
04:14c'est le consommateur.
04:15Et comme pour toutes les fiertés françaises,
04:17c'est-à-dire l'industrie, le savoir-faire, etc.,
04:20il faudrait que les choses reviennent dans les mains
04:23des Français, des citoyens pour les citoyens.
04:26Et au-delà du film, je remercie Jérôme
04:27et toute l'équipe qu'il y a derrière lui.
04:30Je pense aux Ultras de l'an 1964,
04:32d'avoir changé le logiciel de la représentation agricole en 2024
04:36et d'avoir redonné un peu de fierté
04:38en espérant peut-être qu'il y ait plein d'Ultras
04:40qui gèrent même le bordeaux en France.
04:42Damien, restez avec nous.
04:44Ça réagit beaucoup au standard.
04:45On a Jérôme qui est agriculteur du côté de Carcassonne.
04:48Bonsoir Jérôme.
04:49Bonsoir Jérôme.
04:50Vous avez composé le numéro magique,
04:52à savoir le 0826 300 300.
04:54L'agriculture est-elle encore une fierté nationale pour vous ?
04:56Et qu'est-ce que vous pensez de ce qu'a dit Damien,
04:58qui lui n'est pas agriculteur,
05:00mais qui travaille avec les agriculteurs ?
05:03Je n'ai pas le temps du coup.
05:04Ah, alors allez-y.
05:06Vous étiez en ligne, c'est pour ça, avec le standard.
05:08C'est pour ça.
05:10Et donc je suis agriculteur, je suis maraîcher.
05:12Et donc ce que je disais au standard,
05:14c'est que sur des marchés de périférie toulousaine,
05:17en vue du circuit court,
05:20il y a 400 personnes qui font une pétition
05:22pour avoir un marché,
05:23et il y a 10 clients.
05:25Ah oui.
05:26Voilà.
05:27Et c'est dû à quoi ?
05:29Parce que s'il y a 400 personnes qui signent une pétition,
05:32théoriquement, elles vont venir,
05:33en plus c'est du circuit court,
05:35c'est donc pas cher,
05:36c'est du produit local,
05:37c'est du produit de qualité,
05:38et en plus, après, vous m'excuserez,
05:40mais il y a le bouche à oreille qui parle,
05:41et qui dit, bah écoute,
05:43va à tel marché, c'est super,
05:44le samedi, le dimanche, le mercredi,
05:46je ne sais quand.
05:47Ben, ils parlent,
05:48c'est des gens de la ville,
05:49ils parlent,
05:50mais ils ne font pas.
05:52Et vous avez ce sentiment,
05:53vous, alors, vous êtes maraîcher,
05:54vous faites donc fruits et légumes,
05:56c'est ça ?
05:56C'est ça, je suis maraîcher,
05:58céréalien,
05:59un méchant céréalien, pardon.
06:01Non, non,
06:02sur Sud Radio,
06:02il n'y a pas de méchants agriculteurs,
06:04vous le savez.
06:05Pas sur Sud Radio,
06:07c'est ceux qui écoutent.
06:09Voilà.
06:10Donc, les gens,
06:11ils parlent,
06:12ils veulent des agriculteurs,
06:13ils ne veulent pas à côté de chez eux,
06:15ils les veulent loin.
06:17Ils les aiment,
06:18mais quand ils ne les voient pas.
06:20Alors, expliquez-nous une chose,
06:21vous faites quoi en maraîchage ?
06:24Ben, tous les légumes,
06:25tomates, courgettes,
06:27voilà, salade,
06:30choux, poireaux.
06:31Et qui sont vos clients ?
06:33Les gens des villes.
06:35Les gens des villes,
06:35mais vous vendez en allant sur les marchés,
06:38en direct, c'est ça ?
06:39Admire, chez les marchés,
06:40chez les grossistes,
06:41et dans les supermarchés.
06:42D'accord.
06:43Et vous, en tant qu'agriculteur,
06:45vous avez vu la condition
06:46des agriculteurs empirés ?
06:48Vous avez l'air depuis longtemps ?
06:49J'ai 55 ans,
06:50je suis installé
06:51depuis les années 90,
06:53et les agriculteurs du village
06:57ont été divisés par 10.
06:59Il y a pour vous
07:00cette fracture
07:01entre ville et campagne,
07:02elle est en train
07:03de s'aggraver ?
07:03Vous pouvez le dire,
07:04si vous le pensez.
07:05Oui, elle s'aggrave,
07:06et les campagnes
07:07sont colonisées
07:08par les gens
07:08qui quittent la ville.
07:10Et qui nous expliquent
07:11comment il faut qu'on vive.
07:13D'accord.
07:14Jérôme, restez avec nous,
07:15on va vous faire réagir ensuite,
07:16pas de problème.
07:17On est avec Fabien,
07:18qui est éleveur de brebis,
07:19laitière.
07:20Bonsoir Fabien.
07:21Bonsoir Fabien.
07:22Bonjour.
07:22Vous avez entendu
07:23ce que nous dit Jérôme,
07:25qui est du OC agriculteur.
07:26Que réagissez ?
07:27Qu'avez-vous à dire justement ?
07:27Réagissez.
07:29Je suis entièrement d'accord
07:30avec ce qu'il dit,
07:30c'est que les gens des villes,
07:32c'est vrai qu'ils veulent avoir
07:33le monde agricole
07:34pour montrer qu'ils sont amoureux
07:38de leur agriculture.
07:39Mais après, derrière,
07:40les actes ne sont pas parlants.
07:42Mais après,
07:42il y a beaucoup de choses
07:43qu'on ne parle pas quand même
07:44dans cette crise agricole.
07:46C'est que le monde agricole
07:47ne se fait pas ses propres factures,
07:49que derrière,
07:50il y a de l'autonomie à gagner.
07:52On peut le voir
07:53dans certains contrats du monde,
07:56comme en Océanie
07:57ou en Amérique,
07:58où c'est qu'il y a l'agroécologie
08:00qui a bien démarré.
08:02Et on voit que les agriculteurs
08:03sont plus autonomes
08:04sur leurs entrants.
08:06Alors, il faut expliquer
08:08les entrants ce que c'est.
08:10Il faut l'expliquer
08:10pour les auditeurs
08:11qui ne le savent pas tous.
08:12Par exemple,
08:15mon collègue qui est céréalier,
08:17sur certaines cultures,
08:18doit apporter de l'azote
08:19qui doit malheureusement
08:23venir soit de Russie,
08:25soit d'un autre pays
08:25avec des hydrocarbures.
08:27Et on peut arriver
08:28par découvert
08:30à travailler autrement.
08:31Je ne dis pas
08:32qu'il faille s'en passer,
08:33mais on peut limiter
08:34et être un peu plus autonome.
08:35Et après,
08:35je pense qu'il y a un gros débat
08:36aussi à avoir.
08:37c'est autour des charges
08:40type de la MSA.
08:41Ce n'est pas normal
08:42que, alors que l'agriculteur
08:45est complètement en crise,
08:46quand il y a des revenus
08:47qui peuvent être générés
08:49par une transformation
08:51de l'agriculture,
08:52par la transformation
08:53des pratiques agricoles,
08:55qu'on soit ponctionné
08:57de 40-45 %.
08:58Ce n'est pas normal.
08:59Et après,
09:00comment voulez-vous
09:00que ce métier-là,
09:01qui soit autant ponctionné,
09:03soit attrayant
09:03par des lycéens ?
09:05Il faut aller les voir.
09:06Il faut leur montrer
09:07qu'il y a une possibilité
09:08d'une autre agriculture.
09:09Voilà, plus autonome.
09:11Alors, vous êtes avec nous,
09:12Damien,
09:13qui n'est pas agriculteur,
09:14mais qui travaille
09:14avec les agriculteurs.
09:16Jérôme et Fabien,
09:17qui sont agriculteurs.
09:19Vous voulez réagir, vous ?
09:20Que vous soyez citadin,
09:22rural,
09:22est-ce que vous faites
09:24l'effortien d'acheter
09:25des produits agricoles français ?
09:26Moi, j'avoue, je le fais.
09:28Et puis, est-ce que les agriculteurs
09:29sont-ils suffisamment soutenus
09:30en France ?
09:31C'est aussi la question
09:31qu'on vous pose.
09:32Et puis, pour en réagir,
09:33c'est le 0800 26 300 300 728 par SMS.
09:36On vous reprend juste après.
09:38Sud Radio.
09:39Sud Radio.
09:39Parlons vrai.
09:40Parlons vrai.
09:41Sud Radio.
09:41Parlons vrai.
09:42Philippe David.
09:44Les vrais voix font parler la France
09:46et vous avez été très nombreux
09:48à appeler
09:49lors du passage de Jérôme Bayle
09:51et d'Edouard Bergeon
09:54qui ont fait ce film,
09:55ce film docu.
09:56C'est un documentaire
09:57qui s'appelle Rural.
09:58Vous pouvez aller le voir
09:59parce qu'il sort en salle
10:00ce mercredi.
10:00C'est un film qui aide un petit peu
10:02à comprendre la difficulté
10:04des agriculteurs au quotidien,
10:05comprendre aussi
10:06les mobilisations qu'il y a eues.
10:07Allez le voir, d'ailleurs,
10:08si vous voulez en savoir plus.
10:10Et puis, justement,
10:11Philippe,
10:11on a nos auditeurs qui sont là,
10:12qui ont écouté le débat
10:13avec Jérôme Bell
10:14et qui réagissent.
10:15Vous pouvez le faire aussi
10:16au 0800 26 300 300.
10:18Est-ce que vous pensez
10:18que l'agriculture française
10:20est encore une fierté nationale ?
10:22Est-ce que vous comprenez
10:23la colère des agriculteurs ?
10:24Eh bien, dites-le nous,
10:25venez débattre avec nous,
10:26venez prendre l'antenne
10:270800 26 300 300.
10:28On a Damien de Castanet
10:30qui n'est pas agriculteur
10:31mais qui travaille
10:32avec le monde agricole.
10:34Damien,
10:34quand vous entendez
10:35Fabien et Jérôme,
10:36c'est ce que vous entendez
10:37tous les jours
10:37quand vous allez visiter
10:38vos clients ?
10:40Ah oui,
10:40je pense qu'aujourd'hui,
10:42il y a une certaine
10:44l'attitude
10:45et une certaine frustration
10:46de la part des acteurs
10:47du monde agricole.
10:48Et en premier lieu,
10:50les producteurs,
10:51et ça,
10:51c'est bien dommage
10:52parce que c'est eux
10:54qui sont la base
10:54de la production agricole
10:57et de l'alimentation française.
10:59Par contre,
11:00je souhaite réagir
11:01sur deux points.
11:02Le premier,
11:03c'est que je comprends
11:04entièrement
11:04le premier auditeur,
11:06Fabien.
11:07C'était Jérôme.
11:08Jérôme.
11:09Et je comprends
11:11tout à fait
11:11son point de vue.
11:13Par contre,
11:14aujourd'hui,
11:14il y a un réel travail
11:15à faire,
11:16c'est de ne pas
11:17s'opposer
11:17avec ces citadins
11:19qui sont de plus
11:20en plus présents
11:21avec une extension
11:22de l'urbanisme
11:24dans la ruralité,
11:25mais qui sont
11:26les consommateurs
11:28du quotidien.
11:29Et je pense notamment
11:30aux enfants
11:31de ces gens-là.
11:32Parce que les enfants
11:33d'aujourd'hui
11:33seront les consommateurs
11:34de deux vins.
11:35C'est vrai.
11:35Et je pense
11:36qu'il y a un vrai sujet
11:38pour l'agriculture française
11:40dans sa globalité
11:40de travailler
11:41sur la sensibilisation
11:43et l'éducation
11:44des enfants
11:45au quotidien.
11:47Et ensuite,
11:49pour,
11:49second point,
11:50pour réagir
11:51à ce que disait Fabien,
11:52après juste le titre,
11:54aujourd'hui,
11:54moi,
11:54je travaille
11:55dans une entreprise
11:56privée,
11:56on est trois,
11:57et on propose
11:58dans les solutions
12:00qu'on apporte,
12:01dans les produits
12:01qu'on vend,
12:03parlons-nous trivialement,
12:04des produits
12:05qui permettent
12:05de prendre de l'autonomie
12:06sur certains entrants,
12:09notamment issus
12:09de la chimie,
12:11on parle des engrais
12:12ou des phytos.
12:14Et quand on voit
12:16l'hypocrisie
12:17du système,
12:18ça me fait sourire.
12:20C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
12:21quel niveau l'hypocrisie ?
12:22C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
12:25il y a des structures
12:26qui deviennent
12:27des méga-structures
12:28parce qu'il y a
12:28de plus en plus
12:29de fusions
12:30qui portent le nom
12:31de coopératives
12:31qui n'en sont plus,
12:33clairement,
12:33qui n'en sont plus,
12:34qui deviennent
12:34des multinationales,
12:35qui d'un côté
12:36sont des vendeurs
12:37d'entrants,
12:38donc de fournitures,
12:40et à l'autre bout
12:41de la chaîne,
12:41ce sont ceux
12:42qui rachètent
12:42le produit des agriculteurs.
12:44Et sur certains sujets,
12:48quand on parle
12:49justement
12:50de l'aspect
12:51purement technique,
12:54une personne
12:55qui va être autonome
12:55dans sa décision
12:56ne va moins consommer
13:00ou sera moins facile
13:02à amener
13:03à la consommation.
13:04Aujourd'hui,
13:04il faut savoir
13:06qu'il y a des productions
13:08comme la multiplication
13:09de semences,
13:10par exemple,
13:11en maïs,
13:14où les gens
13:16qui affectent
13:17les surfaces
13:19regardent
13:20si les producteurs,
13:21quel est le niveau
13:22de fidélité
13:23sur les achats
13:24de leurs producteurs.
13:26Et ça veut dire quoi ?
13:27Ça veut dire que demain,
13:27on va être en intégration
13:29et les agriculteurs
13:30seront plus agriculteurs
13:31que seront des salariés,
13:32des gros groupes ?
13:33Des semenciers ?
13:34Vous voulez dire ?
13:35Alors,
13:35ce n'est même pas
13:36les semenciers,
13:36c'est des prestataires,
13:37en l'occurrence,
13:39de certains groupes
13:41des coopératives.
13:42Oui.
13:42Et je pense que
13:44retrouver de la fierté
13:46pour les producteurs
13:47et les agriculteurs,
13:48ça passe aussi par là,
13:49c'est retrouver de l'autonomie
13:51dans la prise de décision.
13:53Damien,
13:54c'est Jérôme,
13:54on va demander à Jérôme
13:55qui est céréalier
13:56de réagir.
13:57Vous êtes céréalier,
13:58tiens,
13:58ou vous êtes confronté
14:00à ce problème-là,
14:01venez témoigner.
14:03Je suis sorti
14:03du système coopératif
14:04depuis quelques années.
14:06Pour quelles raisons,
14:07justement ?
14:07Expliquez-nous.
14:09Exactement ce qu'ont dit
14:10Fabien ou Damien,
14:11je ne sais plus.
14:12Damien.
14:13C'est Damien.
14:14Il y a Damien et Fabien,
14:15mais là,
14:16c'était Damien
14:16et en plus,
14:17ça rime.
14:19Les coopératives
14:20ont été créées
14:21il y a 50 ans
14:21par les agriculteurs
14:23pour se grouper,
14:25être plus puissants.
14:26Et aujourd'hui,
14:27c'est devenu
14:27une administration.
14:29Vous voulez dire ?
14:30C'est une idée multinationale.
14:31C'était des coopératives
14:34de villages
14:35ou de cantons
14:36où tout le monde
14:37se connaissait,
14:38où le directeur
14:39passait dans la coopérative
14:42il vous donne le village
14:42et s'il faisait une connerie.
14:45Tout le monde
14:46est tapé sur les doigts.
14:47Aujourd'hui,
14:48c'est des multinationales
14:49où on vous explique
14:50que l'agriculteur,
14:51c'est les directeurs
14:54de coopératives
14:54et les salariés
14:55de coopératives
14:55sont censés travailler
14:57pour les agriculteurs.
14:58Aujourd'hui,
14:59ces gens-là
15:00considèrent que
15:01c'est les agriculteurs
15:02qui travaillent pour eux.
15:03Donc on est à franc renversé
15:05en clair ?
15:05C'est ça.
15:06Alors que les actionnaires
15:08des coopératives,
15:09c'est les agriculteurs.
15:09Les coopératives
15:10sont censées appartenir
15:12aux agriculteurs.
15:13Mais excusez-moi,
15:14dans une boîte,
15:14ce sont les actionnaires
15:15qui décident.
15:16Si les actionnaires
15:17sont les agriculteurs,
15:18c'est eux qui doivent...
15:20Ils ne peuvent pas taper
15:20du poids sur la table
15:21et donner des consignes
15:23aux dirigeants ?
15:23C'est comme dans les communes.
15:26Qui est contre
15:27et qui s'abstient
15:29unanimité ?
15:30Il faut passer autrement.
15:33Alors, Fabien...
15:33Ce n'est pas ce que je pense.
15:34C'est ce que je constate
15:35depuis 20 ans
15:36et c'est pour ça
15:37que je m'en suis sorti.
15:38Je crois que c'est Fabien
15:39qui veut réagir, c'est ça ?
15:40Oui, c'est ça.
15:41Fabien, on vous écoute.
15:42Vous qui êtes...
15:43Vous ne faites que
15:44de la brebis laitière
15:45ou vous faites d'autres...
15:47Je ne fais que de la brebis laitière
15:49et moi, je suis installé
15:51à notre cadre familial
15:52et notre parcours
15:53a été mené d'embûche
15:54et pour s'en sortir,
15:57ma coopérative laitière
15:59à qui je bats le lait,
16:01je m'entends bien,
16:02mais ce n'est pas eux
16:03qui ont conseillé
16:04sur comment arriver
16:06à gagner de l'autonomie
16:07sur ma ferme
16:07et d'écraser mes charges
16:08pour diviser pratiquement
16:10par trois longs coûts alimentaires
16:12par la brebis
16:14par jour,
16:15contrairement au rayon roquefort
16:17qui est le plus proche
16:18et où je peux me comparer.
16:20C'est vrai qu'il faut
16:22que l'agriculteur arrive
16:23à se former tout seul,
16:24mais il ne peut pas le faire
16:24si, par exemple,
16:26je reviens sur la MSA,
16:27mais si on est trop endetté
16:28au niveau des cotisations MSA,
16:30on nous empêche
16:31de nous former.
16:32Donc, il faut arriver
16:33qu'il y a vraiment
16:35un autre chemin
16:36à prendre.
16:38certes, oui,
16:39comme l'a dit Damien,
16:40il y a moins de consommation
16:42puisqu'on arrive
16:43à faire travailler
16:44notre sol mieux
16:46et je pense que,
16:47sérieusement,
16:48au vu des épisodes
16:49pluvieux
16:49qu'il y a eu
16:50ces derniers temps
16:51et vu les fleuves
16:54comme ils étaient
16:55couleur marron,
16:56on décapitalise
16:58notre sol
16:59à vitesse grand V.
17:01il y a des problèmes
17:02d'adventis.
17:06C'est quoi l'adventis ?
17:07Parce que tout le monde
17:08ne le sait pas.
17:09Par exemple,
17:10pour mon collègue
17:11qui est céréalier,
17:14dans ces blés,
17:14il y a le vulpin,
17:15le régras,
17:16c'est des plantes
17:17qui lui sont indésirables
17:19et qui vont abîmer
17:21la qualité de sa céréale
17:23qu'il va la vendre.
17:26Je pense qu'il y a
17:28vraiment un travail
17:29de fond à refaire
17:30sur les pratiques
17:31agricoles actuellement
17:32pour arriver à sortir
17:34de l'agriculture
17:35de l'ornière
17:35ou ce qu'elle est
17:35et donner un attrait
17:37positif
17:38aux jeunes
17:39qui vont arriver
17:42comme consommateurs
17:44ou comme futurs éleveurs.
17:47Je me pose une question
17:48en vous entendant
17:49tous les trois
17:49et on va faire une pause
17:51dans deux minutes
17:51et on a encore
17:52un autre agriculteur
17:53qui nous appelle.
17:54On prendra juste après
17:56qui est le...
17:57Est-ce que les agriculteurs,
17:58j'ai l'impression
17:59que vous n'êtes pas
17:59vos propres patrons
18:01parce qu'il y a la coopérative
18:02mais qui ne défend pas
18:03vos intérêts.
18:04Les semenciers,
18:05je ne sais pas
18:06si c'est vos meilleurs amis
18:07ou pas.
18:08Après,
18:09on parle des problèmes
18:10de la grande distribution
18:11et des multinationales
18:12de l'agroalimentaire.
18:14C'est quoi
18:14vos principaux problèmes ?
18:16Damien,
18:17vous qui fournissez
18:18les agriculteurs
18:18et qui ont rencontré
18:19de nombreux,
18:20qu'est-ce qu'ils vous disent ?
18:22Moi,
18:23dans mon cas,
18:25l'agriculteur
18:26reste un très chelis
18:27parce que de toute façon,
18:29je ne vais pas lui imposer
18:30ce don qu'il a besoin
18:31et ce qu'il va m'acheter.
18:33Par contre,
18:33c'est vrai que
18:34j'ai une sensibilité agricole
18:35parce que mon oncle
18:36était le beurre
18:37et je vois aujourd'hui
18:41ces agriculteurs
18:42qui sont pris en tonaille
18:43avec d'un côté,
18:45enfin,
18:46c'est même plus,
18:46c'est plus qu'une tonaille
18:47parce qu'il y a
18:48une question descendante
18:50avec des normes
18:50qui leur sont imposées.
18:52Il y a des itinéraires,
18:54il y a des choix techniques
18:56qui leur sont imposés
18:58et pour finir,
19:00ils ne peuvent pas décider
19:01du prix de vente
19:02et de la valeur ajoutée
19:03de leurs produits
19:04parce que c'est imposé
19:05par des cours et des marchés.
19:08C'est-à-dire que
19:09vous décidez de rien donc ?
19:11Ou presque rien ?
19:14Malheureusement,
19:15l'agriculteur français
19:16ne décide plus de 20 choses
19:17et c'est bien ça le problème.
19:20Je pense que
19:20pour rebondir sur le sujet initial
19:22qui est la fierté
19:23du monde agricole,
19:25de l'agriculture
19:25et des agriculteurs,
19:27cette fierté repasse
19:28par ce pouvoir de décision
19:29et c'est ce que prône Jérôme
19:31dans les discussions
19:32qu'il peut avoir, etc.
19:34C'est comment redonner
19:37aux agriculteurs
19:38en local,
19:40par région agricole,
19:41les décisions
19:42qui leur sont propres.
19:44Non mais c'est passionnant
19:46parce que là,
19:47on commence à mieux comprendre
19:49comment fonctionne
19:49le monde agricole
19:50et pour des baies haussiens
19:51comme moi,
19:53comme vous peut-être aussi,
19:54François-Louis.
19:54Bien sûr.
19:55Justement,
19:56si vous êtes agriculteur,
19:57tiens,
19:57réagissez 0826 300 300,
19:59on est avec des agriculteurs,
20:01des éleveurs
20:01qui prennent la parole
20:02pour comprendre
20:03si cette agriculture française,
20:04qui est quand même
20:05une des plus belles agricultures,
20:06est encore une fierté nationale.
20:08C'est le 0826 300 300
20:09qu'il faut taper sur son téléphone
20:11pour interagir avec nous
20:13et puis on vous reprend
20:14dans quelques instants
20:14après la pub.
20:15A tout de suite.
20:17Tous les jours,
20:18réveillez-vous avec Patrick Roger
20:20dans le Grand Matin Sud Radio.
20:21Retour des vraies voix
20:22font parler la France.
20:23Vous êtes très nombreux
20:25à nous appeler
20:26suite au passage
20:27de Jérôme Bayle
20:27et d'Edouard Bréjon,
20:28le documentaire,
20:30le film
20:31qui sort dans les salles
20:31aujourd'hui.
20:32Documentaire
20:32qui s'appelle donc
20:33Rural
20:34réalisé par Edouard Berjon
20:35qui sort en salle ce mercredi
20:36si vous voulez aller le voir
20:37dans vos cinémas justement
20:38et c'est un documentaire
20:39qui dévoile
20:40l'intimité
20:41notamment de Jérôme Bayle
20:42mais aussi
20:43des agriculteurs,
20:44de leur vie de tous les jours,
20:45de leur place sur leur mobilisation.
20:46C'est hyper important
20:47donc n'hésitez pas
20:48à aller le voir en cinéma
20:49et puis vous êtes très nombreux
20:50à réagir au standard
20:510826 300 300
20:52si vous voulez
20:53prendre la parole
20:54et on est toujours avec
20:55Damien, Fabien
20:56et puis Jérôme
20:57dont beaucoup d'entre eux
20:58sont agriculteurs ou éleveurs.
21:00Oui parce qu'on avait
21:00Jérôme à Carcassonne
21:02et on a un autre Jérôme
21:03qui nous appelle de Perpignan.
21:05J'avais dit
21:05Damien ça rime avec Fabien.
21:07Bon Jérôme ça rime avec Jérôme
21:08elle est un peu facile.
21:10Bonsoir Jérôme de Perpignan.
21:12Allez-y, prenez la parole Jérôme.
21:15Bonsoir messieurs, bonsoir.
21:16Merci de donner la parole.
21:17Eh bien vous nous avez appelé
21:18la voie d'Aude,
21:20la douce voie d'Aude
21:21même si vous êtes
21:21du département limitrophe
21:23des Pyrénées-Orientales.
21:24Vous amis en ligne,
21:25on vous écoute.
21:25Vous avez voulu réagir
21:26en entendant les témoignages.
21:28Écoutez moi j'aimerais réagir
21:30par rapport un petit peu
21:31donc aux témoignages
21:32et j'aimerais
21:33à ce que les agriculteurs
21:35à ce que les agriculteurs
21:37lèvent les yeux
21:38un petit peu sur ce qui se passe.
21:40Lorsque je veux dire
21:41lever les yeux
21:42sur ce qui se passe
21:43dans le ciel.
21:45C'est-à-dire ?
21:46C'est-à-dire ?
21:46C'est-à-dire que
21:48malheureusement
21:48on a eu une période
21:49très importante
21:50concernant des inondations
21:53la pluie,
21:54ceci, cela.
21:56Et moi je vis
21:57dans une région
21:58qui n'est pas du tout exposée.
22:01Vous savez qu'on a un ciel
22:01qui est complètement dégagé.
22:03Et je m'aperçois
22:04depuis pas mal d'années
22:06depuis pas mal d'années
22:07que notre ciel
22:09et bien
22:10notre ciel
22:11il est pollué
22:11mais pollué
22:13essentiellement
22:15je pense
22:15à
22:18exprès.
22:18Dans le sens
22:19où c'est que
22:20j'aimerais que les agriculteurs
22:21lèvent de plus en plus
22:22les yeux
22:23en regardant
22:23un petit peu
22:24les traînées
22:24qu'il se passe
22:25derrière les avions
22:26qui nous passent
22:27au-dessus de la tête.
22:29Parce qu'à chaque fois
22:30lorsqu'on a
22:31des dizaines
22:32et des dizaines
22:32d'avions
22:33qui passent
22:34avec ces traînées
22:35dans le ciel
22:35le ciel s'assombrit
22:37le ciel devient gris
22:38devient blanc
22:38châtre
22:39et on n'a plus
22:40un ciel
22:41qui est complètement
22:42bleu.
22:44Ce que je voulais dire
22:45par rapport à ça
22:46c'est que
22:47Ça c'est la première
22:48alors j'ai entendu
22:49des théories
22:49sur les traînées
22:51dans le ciel
22:52mais j'ai jamais
22:53entendu parler
22:54de conséquences
22:55dramatiques
22:55pour l'agriculture.
22:57On a trois autres
22:58agriculteurs
22:58en même temps
22:59alors Damien
23:00qui n'est pas agriculteur
23:01Fabien, Jérôme
23:01vous voulez réagir
23:02à ce que dit Jérôme ?
23:03Si je peux me permettre
23:04monsieur
23:04juste une dernière chose
23:05Oui mais restez avec nous
23:06après
23:07pour échanger
23:08Je reste avec vous
23:10Il y a plus de 200
23:12brevets
23:12concernant
23:13la modification
23:14du climat
23:16Pendant la guerre
23:17du Vietnam
23:18les américains
23:19ont modifié
23:20le climat
23:20pour pouvoir
23:21on va dire
23:23un petit peu
23:24ce qu'ils voulaient
23:24concernant
23:25le Vietnam
23:26Les agriculteurs
23:27les amis
23:28levez les yeux
23:29Alors ça je sais pas
23:30j'ai entendu parler de choses
23:31à l'égard du Vietnam
23:32mais j'ai entendu parler
23:33des bombardements
23:34au Napalm
23:34etc
23:35ça c'est qu'ils ont avéré
23:36mais j'en sais pas plus
23:37Jérôme et Fabien
23:39bouquet
23:39des agriculteurs
23:40et on va prendre
23:40Michel
23:41qui travaille également
23:43avec les agriculteurs
23:44Vous avez eu des infos
23:45dans ce style
23:46sur le changement
23:46du ciel ?
23:48Non
23:49Les seuls changements
23:50que je connais
23:51c'est qu'il fait plus chaud
23:52et que les pluies
23:53arrivent plus
23:53d'un coup
23:54et sur des périodes
23:55plus courtes
23:56et c'est là
23:57où on voit
23:57que les pouvoirs publics
23:58ont mal géré
23:59justement
24:00la possibilité
24:01de gérer
24:02cet affût d'eau
24:04en créant des
24:05moi j'ai 40 ans
24:07j'ai pas vu
24:08d'ouvrage
24:09pour stocker l'eau
24:10en hiver
24:11et pour pouvoir
24:12la redistribuer
24:14que ça soit
24:15pour les villes
24:16je sais que
24:17dans les PO
24:20j'ai des connaissances
24:21là-bas
24:21qui disaient
24:22qu'il y avait
24:23des manques d'eau
24:23donc il serait
24:25bien aussi
24:25qu'on puisse stocker
24:26de l'eau en quantité
24:27quand elle arrive
24:28et après
24:29de pouvoir la gérer
24:30on gère pas notre eau
24:31on la laisse partir
24:32dans la mer
24:34Avant de prendre
24:34Michel
24:35qui nous a appelé
24:36aussi au 0826
24:360826
24:36300
24:37300
24:37Jérôme
24:38vous qui êtes
24:38maraîcher
24:39on a beaucoup
24:40jasé
24:40notamment sur
24:41les méga-bassines
24:42avec en particulier
24:43vu les affrontements
24:44qu'il y avait eu
24:45Sainte-Soline
24:46c'est quelque chose
24:47qui manque
24:47il en faudrait plus
24:48qu'est-ce qu'il faudrait
24:49pour aider les agriculteurs
24:51dans le monde
24:51on stock déjà long
24:53ça a été invité
24:55par quelqu'un
24:55qui s'appelait
24:56monsieur Riquet
24:57sous le oui
24:58je sais pas combien
24:58c'était Pierre-Paul Riquet
25:00qui a fait le canal du Midi
25:01qui va de l'Atlantique
25:02à la Méditerranée
25:03en passant devant
25:04la gare Matabio
25:04à Toulouse
25:05et d'ailleurs
25:06il passe par Castanet-Tolozon
25:07où habite Damien
25:08oui je sais
25:09tout à fait
25:10et donc
25:11à aujourd'hui
25:12quand on veut stocker l'eau
25:13comme ça a été fait
25:14dans le bassin de Saint-Fériol
25:16il se passe à Sainte-Soline
25:18c'est-à-dire
25:19à Saint-Fériol
25:20c'est à côté
25:21ça a 50 km
25:23au sud-est de Toulouse
25:24vers Revelle
25:25c'est ça ?
25:25c'est ça
25:26donc on stocker l'eau
25:27il y a d'autres là
25:28qui ont été faits dans l'eau
25:29la ganguise
25:30dans l'arrière
25:30je m'en belge
25:31avec cette eau là
25:32aujourd'hui
25:33vous voulez faire un là
25:34comme ça
25:34et bien vous avez
25:35tous les oncologistes
25:36sur le dos
25:37c'est ce qui s'est passé
25:37dans le Tarn
25:38et c'est ce qui s'est passé
25:39avec ce qu'ils appellent
25:40les méga-vaccines
25:41voilà
25:42donc
25:43merci les écolos
25:44et donc
25:45oui
25:45alors
25:46on a
25:47qui est-ce qui parle là
25:50parce que vous êtes nombreux
25:50en même temps
25:51Damien
25:51on vous écoute
25:52Damien
25:52je rejoins tout à fait
25:55l'agriculaire
25:55qui vient de nous prendre la parole
25:57aujourd'hui
25:57en Occitanie
25:58on nous parle
25:59et ça peut être positif
26:00je ne dis pas le contraire
26:01d'un ouvrage
26:04pour amener l'eau
26:05du côté du Rhône
26:07jusqu'en Pays-Basala
26:12quand on voit
26:13ce qu'il est en mai
26:14ces dernières semaines
26:16mais ces dernières mois
26:17on n'a pas besoin
26:18de faire preuve
26:20d'un peu de pragmatisme
26:21notamment de la forme politique
26:22de redonner la main
26:23aux acteurs locaux
26:24que sont les acteurs
26:25pour dire
26:26à tel endroit
26:27il faut faire une retenue
26:28et est-ce que ça coûterait
26:29pas moins cher
26:29mais c'est juste du bon sens
26:31ah non mais ça
26:32je suis bien d'accord
26:32que c'est complètement fou
26:33quand on voit qu'on a eu
26:34je crois 36 jours de pluie
26:35consécutive
26:36ou 37
26:36pas loin d'une quarantaine
26:37je ne sais plus
26:38et certains départements
26:39ont mis longtemps
26:40300 millimètres
26:41en Aveyron
26:42et les dégros
26:43ont été parfois
26:43très très longs
26:44quand on sait
26:45les difficultés
26:45qu'ont les sols
26:46à absorber l'eau
26:47c'est très compliqué
26:47pour beaucoup d'entre vous
26:48et on n'a pas
26:49stocké un micro
26:50bien sûr
26:50les amis
26:51restez avec nous
26:52on a Michel
26:52qui nous appelle de Dax
26:54alors bonsoir Michel
26:59vous voulez sûrement réagir
27:00à ce qu'ont dit
27:01nos amis à l'instant
27:02mais vous
27:03vous êtes surtout
27:04contre les financiers
27:05pour vous
27:05c'est un peu de leur faute
27:07si les agriculteurs
27:08souffrent autant
27:09et s'il y a cette fracture
27:10qui s'aggrave
27:11expliquez-nous
27:13alors oui
27:13moi je voulais
27:14d'une part
27:15intervenir par rapport à ça
27:16et moi j'ai travaillé
27:17pendant 25 ans
27:18avec une très grosse
27:20coopérative du Sud-Ouest
27:21d'accord
27:21et donc
27:23mon père a fait partie
27:25du conseil d'administration
27:27mon frère aussi
27:28enfin voilà
27:28mais c'était les agriculteurs
27:30qui décidaient
27:31de l'avenir
27:32de la coopérative
27:33et je pense
27:34qu'au fur et à mesure
27:35des années
27:37ce pouvoir de décision
27:39est parti
27:40dans les bras
27:42des financiers
27:43plein de directeurs
27:45et tout ça
27:46pour moi
27:47les agriculteurs
27:48ils n'ont plus
27:49la main là-dessus
27:49et ça a changé
27:51parce que vous avez
27:52travaillé pendant 25 ans
27:53vous avez arrêté
27:54il y a combien de temps
27:55Michel
27:55de travailler
27:56avec les coopératives
27:59pour une grosse coopérative
28:00il y a 10 ans
28:01quand je me suis installé
28:03en tant qu'entrepreneur
28:03et oui il y a 10 ans
28:05et vous êtes toujours
28:06vous êtes toujours
28:07entrepreneur dans l'agriculture
28:09dans les produits agricoles
28:10dans quoi ?
28:11oui oui dans les prestations
28:12de services
28:13aux agriculteurs
28:14je vais commencer
28:15après demain
28:16je vais commencer
28:17je travaille pour une coopérative
28:19qui est leader
28:20en asperges
28:21en France
28:21je vais commencer
28:22à faire les plantations
28:23d'asperges
28:24d'accord ok
28:25je fais ça
28:25et après je travaille
28:26encore un peu
28:27en relation
28:28dans le maïs semence
28:30et également
28:31après en tant que prestataire
28:33dans une exploitation
28:34qui est spécialisée en bio
28:36qui fait beaucoup
28:36de carottes bio
28:37patates douces bio
28:38et maïs bio
28:40et soja bio aussi
28:42j'avais une question
28:44excusez-moi Michel
28:45mais le bio
28:46est-ce que
28:46même pour vous
28:47qui nous écoutez
28:48si vous voulez réagir
28:49au 08126 300 300
28:50le bio
28:51on en parle beaucoup
28:52parce que c'est important
28:53pour certains consommateurs
28:54mais pour les agriculteurs
28:55qui produisent en bio
28:56est-ce que c'est intéressant
28:58est-ce que c'est gage d'avenir
29:00expliquez-nous un petit peu
29:01les contraintes
29:01qu'il peut y avoir
29:02les difficultés
29:02ou même les avantages
29:03il y en a d'ailleurs
29:04et est-ce qu'on arrive
29:05à en vivre
29:05pour un agriculteur
29:06parce que c'est quand même
29:07essentiel
29:09oui
29:09pour les fermes
29:11pour lesquelles je travaille
29:11ils en vivent
29:12oui parce que
29:13ce sont de grosses fermes
29:14et donc ils sont
29:16ils ont les moyens
29:17financiers
29:17de s'équiper
29:18en technologie
29:20donc oui
29:21ils arrivent
29:22ils arrivent
29:22à en vivre
29:23et puis les
29:24comment dire
29:24l'inconvénient
29:26enfin l'inconvénient
29:27c'est
29:28il faut être très vigilant
29:28sur l'entretien des cultures
29:31d'accord
29:32justement sur l'énervement
29:33d'accord
29:34et les maladies
29:35bon ils arrivent quand même
29:37assez bien
29:37à maîtriser
29:38Michel
29:38restez avec nous
29:39qui veut réagir
29:40à ce que disait Michel
29:41Damien
29:41Fabien
29:42ou Jérôme
29:43le bio coûte plus cher
29:45à produire à l'agriculteur
29:46là c'est Jérôme
29:47il y en reste moins
29:49dans la poche
29:49à la fin
29:50et le consommateur
29:52paye trop cher
29:53pour ce que c'est
29:54et alors pourquoi
29:55parce que
29:55pourquoi est-ce que
29:56le consommateur
29:57paye trop cher
29:57parce que
29:58c'est dans la communication
30:00parce que
30:01je vais vous prendre
30:02un exemple
30:02qui est n'importe quoi
30:03c'est-à-dire que
30:04quand un distributeur
30:05achète un produit
30:06pas bio
30:06il l'achète 1 euro
30:07il le vend 2 euros
30:08et là comme il le vend du bio
30:09il va le vendre 4 euros
30:11par exemple
30:11il va l'acheter
30:132 euros
30:14il va le vendre 6
30:15à 3
30:16multipliqués par 3
30:17si c'est pas plus
30:18je me permets de dire
30:20à nos auditeurs
30:21qui nous écoutent
30:21on fait réagir
30:23les agriculteurs
30:23les éleveurs
30:24mais si vous
30:25vous consommez bio
30:26et que vous êtes peut-être
30:26en ville ou à la campagne
30:27peu importe
30:28dites-le nous
30:28est-ce que vous trouvez
30:29que c'est trop cher
30:30le bio
30:30est-ce que vous pensez
30:31que ça devrait être normalisé
30:32dites-le nous
30:330826 300 300
30:34on serait intéressé
30:35d'avoir votre avis
30:36Jérôme de Carcassonne
30:37vous avez critiqué le bio
30:39on va demander l'avis
30:40à Fabien
30:41lui qui est éleveur
30:42de brebis laitière
30:43vous faites du bio
30:44vous ou pas
30:44ou qu'est-ce qui vous empêche
30:45d'en faire ?
30:46Moi je fais du bio
30:47tiré logique
30:48j'essaie de fonctionner
30:49avec la logique
30:51de la biologie
30:52de la nature
30:53alors c'est un peu compliqué
30:54ce que je veux dire
30:55expliquez-le
30:56je suis un peu d'accord
30:57avec mon collègue
30:58céréalier
30:59c'est que si lui
31:01par exemple
31:01il voudrait faire du bio
31:02et pas utiliser la chimie
31:04à titre de pompier
31:05pas obligatoirement
31:06à systématique
31:07à titre de pompier
31:08en bio
31:09et bien on va passer
31:10le déchaumeur
31:112-3 fois
31:11pour essayer de dégommer
31:13des mauvaises herbes
31:14et fatalement
31:15on crame du gasoil
31:17on crame
31:17des pièces d'usure
31:19et après
31:19derrière
31:20on crame du sol
31:21de la matière organique
31:22qui avec l'oxygène
31:24arrive à partir
31:25en forme de CO2
31:26dans l'air
31:27et après on pollue
31:28on dit qu'on pollue
31:28mais c'est le système
31:29qui veut
31:30qu'on consomme du bio
31:32il y a d'autres
31:33modes à faire
31:34mais pour moi
31:35le bio
31:35je pense que
31:38si c'est pour gratter
31:40du sol
31:40à tout va
31:41c'est pas le bon bio
31:43d'accord
31:43et un légume bio
31:46au lieu de mettre
31:47un pesticide
31:48de synthèse chimique
31:49on va mettre
31:49des motes lourdes
31:50du soufre et du cuivre
31:51des métaux lourdes
31:53du soufre et du cuivre
31:53c'est pas très bon
31:54non plus alors
31:57je crois que la vérité
31:58elle ne se situe pas
31:59c'est Michel là
32:00ou Damien ?
32:01non
32:02Damien
32:02on vous écoute
32:03pour réagir
32:04je crois que vous avez
32:04fait un peu
32:05le même métier
32:06qu'a fait Michel
32:06pendant 25 ans
32:07c'est ça ?
32:08oui tout à fait
32:12de fourniture
32:13mais pour rejoindre
32:16les deux auditeurs
32:19Jérôme et Fabien
32:20je pense que
32:21l'histoire
32:22c'est pas forcément
32:22aujourd'hui
32:23une fois de plus
32:24de faire une opposition
32:24entre le bio
32:25et le conventionnel
32:26il y a un peu
32:27de la place
32:27pour tout le monde
32:28et le problème
32:29c'est qu'on est
32:30dirigé par des gens
32:32qui ne connaissent
32:33pas la nuance
32:34c'est à dire
32:35il ne faut pas oublier
32:36que la chimie
32:38au sortir de la guerre
32:39avec le plan Marshall
32:40nous a permis
32:40d'atteindre
32:41des niveaux de production
32:43donc de nourrir
32:44en qualité
32:45et en quantité
32:46la population
32:47et on est passé
32:48sous la direction
32:49et je ne vais pas faire
32:50de politique
32:51mais c'est sous sa direction
32:52que ça s'est passé
32:52sous la présidence
32:54pardon
32:55de François Hollande
32:56qui a voulu se targuer
32:57d'être le pays en Europe
32:58qui avait le plus
33:00de conversion en bio
33:00on est passé
33:02dans un modèle
33:02on est passé
33:05dans un modèle
33:06totalement
33:06ça a coupé
33:07Damien
33:08Damien
33:10Damien
33:11Damien
33:11ça avait coupé
33:12avec François Hollande
33:13on est passé
33:14dans un modèle
33:14et ça a coupé
33:15on est passé
33:16dans un modèle
33:17où il a voulu
33:17se targuer
33:18d'être le pays
33:19avec plus de conversion
33:20en bio
33:20donc on est passé
33:21dans le modèle
33:22totalement inverse
33:23je vais prendre
33:24un exemple
33:25tout bête
33:27mais le bio
33:28au Moyen-Âge
33:29c'était du bio
33:30la chimie n'existait pas
33:31oui c'est sûr
33:32par contre
33:33il y avait des famines
33:34il y avait la malnutrition
33:36et tout ça
33:36pourquoi ?
33:37parce qu'on est
33:37complètement indépendant
33:38des aléas
33:39qu'on appelle
33:40biotiques
33:40et abiotiques
33:41donc c'est-à-dire
33:42le climat
33:42les maladies
33:43etc
33:44et aujourd'hui
33:44le bio est si cher
33:45pour le consommateur
33:46pour une bonne
33:47et simple raison
33:47que c'est difficile
33:48de faire des rendements
33:50en bio
33:51et on est sur une moyenne
33:53de 50%
33:54de rendement en bio
33:55vis-à-vis du conventionnel
33:56c'est sûr
33:57donc il faut dégager
33:58la même valeur ajoutée
34:00avec deux fois moins
34:00de produits à vendre
34:03donc il est beaucoup plus cher
34:04donc il est plus cher
34:05et au Moyen-Âge
34:07c'était essentiellement
34:08de l'autoconsommation
34:09les gens mangeaient
34:10ce qu'ils produisaient
34:10aujourd'hui
34:11les gens
34:12ils n'ont même plus
34:13un jardin
34:14et l'Occitanie
34:15d'où on est
34:16qui est la plus grosse région
34:17en bio
34:18c'est 90%
34:19des friches
34:21ah oui effectivement
34:22restez avec nous
34:23restez avec nous
34:24on doit faire une pause
34:25publicitaire
34:25on va vous reprendre
34:26et puis ça va être intéressant
34:27parce qu'on va avoir Frédéric
34:28qui nous appelle
34:29de Haute-Pyrénées
34:29qui veut faire un parallèle
34:31avec les hôpitaux
34:32parce qu'on le sait
34:32les hôpitaux
34:33eux aussi consomment
34:34il y a beaucoup de repas
34:35à livrer chaque jour
34:35et il ne faut surtout pas
34:37négliger la qualité des repas
34:38et on va en parler
34:38avec Frédéric juste après
34:39restez avec nous
34:410826 300 300
34:42pour réagir
34:42on revient tout de suite
34:44Sud Radio
34:45Parlons Vrai
34:46Parlons Vrai
34:47Sud Radio
34:47Parlons Vrai
34:48Sud Radio
34:49Les vraies voix font parler
34:50la France
34:51Philippe David
34:53Retour des vraies voix
34:54font parler la France
34:55et on parle d'agriculture
34:56suite au passage
34:57de Jérôme Bay
34:58et on les aime
35:00ces agriculteurs
35:01sur Sud Radio
35:01on leur donne la parole
35:02on vous donne la parole
35:03sur Sud Radio
35:050826 300 300
35:06pardon
35:06si vous voulez témoigner
35:07dans les vraies voix
35:08font parler la France
35:09avec Philippe David
35:10on parlait bio
35:11on parlait agriculture
35:13maintenant on va parler
35:14nourriture dans les hôpitaux
35:15parce que l'agriculture
35:16ça ne se limite pas seulement
35:17au travail de la terre
35:18mais c'est aussi la distribution
35:19et Frédéric
35:20qui vient des Hauts-de-Pyrénées
35:21travaille dans les hôpitaux
35:22il est infirmier
35:22bonsoir Frédéric
35:23bonsoir Frédéric
35:24bonsoir
35:25bonsoir Philippe David
35:26vous voulez nous parler
35:27justement de l'importance
35:28de l'aliment
35:29de la qualité des aliments
35:31dans les hôpitaux
35:31allez-y
35:32je veux surtout
35:33je veux surtout faire
35:34un parallèle
35:35par rapport
35:37aux interlocuteurs
35:38qui disaient
35:38qu'il fallait arrêter
35:39de donner les coopératives
35:40à gérer par des financiers
35:42quand les hôpitaux
35:43étaient gérés
35:43par des médecins
35:44c'était 5%
35:45ça leur coûtait 5%
35:46pour le fonctionnement
35:47aujourd'hui
35:48on a donné ça
35:49des directeurs
35:50qui sortent
35:50de l'école de Rennes
35:51et c'est 34%
35:53du budget
35:54qui serve
35:55à faire
35:56le bon fonctionnement
35:59et on a la chance
36:01en France
36:01d'avoir le Mozart
36:02de la finance
36:03et quand on voit
36:04depuis 2012
36:05en quel état
36:05il a mis la France
36:062017
36:08oui mais 2012
36:09il était ministre
36:10de l'industrie
36:10non non
36:112014
36:112012 il était à l'Elysée
36:14soyons précis
36:15oui 2014
36:16mais 2014
36:17il a commencé déjà
36:18à faire des trucs
36:19qui n'étaient pas
36:19très bons
36:20donc voilà
36:20arrêtons de mettre
36:21des financiers
36:22un peu partout
36:22laissons les gens
36:24travailler
36:24comme ils le savent
36:25le faire
36:26et on n'a pas besoin
36:27de chaperon
36:27quand on connaît son métier
36:28et qu'on sait
36:29où on veut aller
36:29et comment on veut avancer
36:30alors Frédéric
36:31restez avec nous
36:32pour cette dernière ligne droite
36:33on a tout le monde
36:34en ligne
36:35je vais reprendre
36:36qu'il y a Michel de Dax
36:37qu'on n'a pas entendu
36:38depuis un petit moment
36:39moi quand j'entends
36:39Frédéric
36:40infirmier
36:41qui nous dit
36:41à l'époque
36:42dans les hôpitaux
36:43c'était 5%
36:44de frais de fonctionnement
36:45avec des médecins
36:45maintenant on est à 34%
36:47alors je n'ai pas vérifié
36:48les chiffres
36:48mais je sais que ça a explosé
36:50est-ce que finalement
36:51ce n'est pas une mesure
36:52de bon sens
36:53qu'il faudrait mettre
36:53dans l'agriculture
36:54et arrêter
36:55comme disait le président
36:56Pompidou
36:57d'emmerder les français
36:58et en particulier
36:59les agriculteurs
37:00à devoir faire
37:01des tableaux Excel
37:02des déclarations
37:03dès ceci
37:03dès cela
37:05oui tout à fait
37:06Michel
37:07oui oui je suis tout à fait
37:08d'accord avec Frédéric
37:09ce qui s'est passé
37:13dans les hôpitaux
37:14s'est passé en agriculture
37:15enfin ou vice versa
37:16on a mis des financiers
37:17et puis les coûts
37:19de fonctionnement
37:20ont augmenté
37:20et puis on en arrive
37:21à la situation
37:22où on en est aujourd'hui
37:23si les coopératives
37:24avaient été continuées
37:25avaient été gérées
37:26à être gérées
37:27par des agriculteurs
37:29dans le bon sens
37:30je pense que
37:31on ne serait pas là
37:32aujourd'hui
37:32je vois moi
37:33dans mon secteur
37:34à moi
37:35il y a de grosses
37:36succursales
37:37dans mon village
37:38il y en avait
37:39un silo
37:39où on allait chercher
37:40les ingrées
37:41et tout ça
37:41bien sûr
37:42bon ce silo
37:43il a été
37:43ça y est
37:44il y a eu un lotissement
37:45qui s'est fait à côté
37:46il a été détruit
37:48en fait il n'a pas été détruit
37:49mais il a changé
37:50d'affectation
37:51après à côté
37:52à 20 km de là
37:53il y avait une grosse unité
37:54de traitement de maïs
37:54semence
37:55une grosse unité
37:56de séchage
37:57de maïs grain
37:58et bien il n'y a plus rien
37:59tout est laissé à l'abandon
38:00il n'y a même plus
38:02ça ne sert même plus
38:03de stockage
38:03pour les intrants
38:04excusez-moi
38:05comment ça se fait
38:06que ce soit laissé à l'abandon
38:07parce que vous êtes à Dax
38:08je crois que
38:09les Landes
38:10qui est un des plus grands
38:11départements en superficie
38:12c'est le premier département
38:14maïsicole en France
38:15non ?
38:16oui oui
38:16c'est un des plus gros
38:18départements
38:18maïsicole en France
38:19mais ce qui s'est passé
38:21c'est qu'ils ont
38:22comment dire
38:23les productions
38:25ont changé
38:27c'est-à-dire qu'on fait
38:27beaucoup plus
38:28de production
38:30de maïs semence
38:31de production spécialisée
38:32comme le maïs semence
38:33les asperges
38:33le maïs doux
38:35le maïs doux
38:35c'est traité
38:37dans des usines spécialisées
38:39c'est le maïs
38:40qu'on mange en boîte
38:42notamment l'été
38:42voilà
38:43oui je dis le maïs doux
38:44c'est le maïs qu'on mange en boîte
38:45pour ceux qui ne connaissent pas
38:47le maïs alimentaire
38:48oui
38:49et puis après
38:50ils ont recentré
38:51tout ce qui est
38:53le séchage du maïs
38:54et tout ça
38:55ils ont recentré
38:56sur de grosses structures
38:57sur des gros séchoirs
38:58pour faire des économies d'échelle
38:59comme on dit
39:01ah c'est fou
39:01alors oui
39:02c'est Frédéric là
39:03non ?
39:05vous savez qui c'est Fabien ?
39:06Damien
39:06Damien on vous écoute Damien
39:07pour réagir à ce que disaient
39:08Frédéric et Michel
39:09oui mais Michel
39:10le constat du Michel
39:12il est tout à fait vrai
39:13aujourd'hui
39:14sur ce secteur
39:15il y a deux grosses coopératives
39:17qui vont fusionner
39:18je ne peux pas dire le nom
39:20c'est ma lantelle
39:21donc le risque
39:22moi ce qui me fait peur
39:23et c'est là que j'alerte
39:24les agriculteurs
39:26à réfléchir
39:27à redevenir acteurs
39:28de leur métier
39:29acteurs au sens littéral du terme
39:32parce que demain
39:33ça veut dire quoi ?
39:34ça veut dire qu'il va y avoir
39:35un groupe à droite
39:36un groupe à gauche
39:38qui vont finir
39:39par fusionner un ensemble
39:40et demain
39:42la coopérative
39:43rimera avec
39:44monopole
39:46monopole
39:46c'est les col-cause
39:50c'est ce que j'allais dire
39:51c'est un col-cause
39:52ou le sauf-cause
39:52moi ce qui m'inquiète
39:54c'est que les agriculteurs
39:55aujourd'hui
39:57deviennent demain
39:58les salariés
39:59de ces gros groupes financiers
40:00pour la bonne et simple raison
40:01qu'ils vont intégrer
40:02les productions
40:04c'est déjà facile
40:05de le faire
40:05avec une spécialisation
40:09vous parliez Michel
40:10du même
40:10au domaine
40:13de l'élevage
40:14il va se passer quoi ?
40:15les agriculteurs
40:16ne seront plus chez eux
40:16ces groupes vont
40:17racheter leur structure
40:18ils seront salariés
40:20de ces groupes
40:21qui vont arriver
40:22avec tout l'outil
40:24enfin pas l'outil de production
40:25justement
40:26avec les choses
40:28pour produire
40:30ils verront
40:30l'agriculteur
40:31à la prestation
40:32Fabien
40:33et là pour le coup
40:34on ne parlera plus
40:35de faire
40:36les agricoles françaisais
40:37Frédéric
40:38vous êtes infirmier
40:39mais vous avez
40:40mis le doigt
40:40ou ça fait mal
40:41Fabien
40:42vous qui êtes éleveur
40:43de brebis
40:44laitières
40:45dans l'Aveyron
40:46vous n'avez pas
40:47pour ambition
40:48d'ouvrir un col-cause
40:49dans peu de temps
40:49comme disait Damien
40:51non non
40:52mais j'ai entièrement d'accord
40:53et par rapport
40:54à la qualité aussi
40:55ça me fait passer
40:56à quelque chose
40:56il faut savoir
40:57qu'en France
40:58on produit 40%
40:59de notre consommation
41:00d'agneaux
41:01notre consommation
41:02d'agneaux
41:03en France
41:03on fait des agneaux
41:04qui sont abattus
41:05à peu près
41:05à l'âge de 4 mois
41:07donc on a des agneaux
41:08qui n'ont pas
41:09qui ne sont pas forts
41:10en goût
41:11et on fait venir
41:12des agneaux
41:13de Nouvelle-Zélande
41:13et bientôt
41:14malheureusement
41:15je ne sais pas
41:15que ça ne se signera pas
41:16mais je ne sais pas
41:17comment on va être manché
41:18d'Australie
41:19des agneaux
41:20qui sont faits
41:21à l'extensif
41:22avec des agneaux
41:24qui ont plus d'un an
41:25et donc
41:25on parle de qualité
41:26et de prix
41:27pour le consommateur
41:29mais ces animaux
41:31ils sont
41:32je suis désolé
41:33au niveau du goût
41:34ils sont plus forts
41:34donc derrière
41:35ça fait une mauvaise publicité
41:36pour l'agriculteur
41:37et sachant qu'en plus
41:38on ne produit
41:39pas notre consommation
41:41il y aurait des jeunes
41:41à pouvoir installer
41:42mais ils ne peuvent pas
41:43se installer
41:45excusez-moi
41:45on est chez les dingues
41:46on ferme des milliers
41:47d'exploitations agricoles
41:48et on importe
41:5060% de notre agneau
41:51alors qu'on pourrait
41:52le produire ici
41:53et puis Dieu le sait
41:54on était au salon
41:55de l'agriculture
41:55s'il n'y a pas
41:56des bons agneaux
41:57en France
41:58le mouton
41:59et l'agneau du Ségala
42:00chez vous
42:00dans l'Aveyron
42:01le barèche Gavarni
42:02dans les Hauts-de-Pyrénées
42:03le cisteron
42:03dans les Alpes-de-Hausses-Provence
42:05il y en a plein
42:05la laine de Mazamé
42:07il y avait la Banque de France
42:09en Mazamé
42:09la laine
42:10elle est partie
42:10en Chine là-bas
42:11aujourd'hui
42:12on a tendu
42:13il y a
42:14début février
42:15la laine
42:16on ne nous l'a même pas
42:17pris à 10 centimes
42:18le kilo
42:20quelqu'un voulait réagir
42:21vous parliez du bio
42:23tout à l'heure
42:23il faut savoir
42:24que le bio
42:25quand on se met en France
42:26on en produit 40%
42:28on en importe
42:2960%
42:31et qui parfois
42:33est même pas bio
42:34c'est pas bio
42:35parfois on n'est pas bio
42:36et ne parlons pas
42:38de l'empreinte carbone
42:41excusez-moi
42:42mais ce que dit Fabien
42:43ce que dit Fabien
42:44on nous met des taxes carbone
42:45quand on roule au diesel
42:46mais on fait venir
42:4740% de notre agneau
42:49de Nouvelle-Zélande
42:5060% de Nouvelle-Zélande
42:52et d'Australie
42:53pensez-moi
42:54je rêve
42:55ah oui
42:55non mais c'est vous
42:56alors que
42:58chacun son tour
42:59oui
43:00Fabien
43:01alors que
43:02l'agriculteur français
43:03est largement capable
43:04de produire
43:05pour la consommation nationale
43:07est capable aussi
43:08par ses pratiques
43:09de stocker le carbone
43:10donc il rend
43:11un service
43:12à la société
43:13sur le stockage
43:14de l'eau
43:14sur le stockage
43:16de la purification
43:17de l'air
43:18et tout ça
43:18il doit être rémunéré
43:19pour ça
43:20on fait un service national
43:21on doit être rémunéré
43:23il doit y avoir
43:23une autre source
43:24de rémunération
43:25pour le monde agricole
43:25sur ce côté-là aussi
43:27bien sûr
43:29écoutez
43:29c'était passionnant
43:30Frédéric
43:30je vous laisse le mot
43:31en 20 secondes
43:32pour terminer
43:33vous avez vraiment trouvé
43:34ce qui est l'argument
43:34qu'il fallait
43:35on aurait pu faire
43:36une heure de débat en plus
43:38cherchez pas plus loin
43:39le bordel il est installé
43:40il n'est pas prêt de partir
43:41voilà
43:43si vous voulez vous faire soigner
43:45vous n'y arriverez plus
43:46si vous voulez bien manger
43:47on n'y arrivera plus
43:48et c'est mal barré
43:49écoutez
43:50on a parlé Frédéric
43:52vous avez parlé du bordel
43:53il y a dans certaines
43:54grosses entreprises japonaises
43:56un exercice de réflexion
43:58entre salariés
43:59ça s'appelle
44:00le bakayoke
44:01de mémoire
44:01ça veut dire
44:02la chasse aux conneries
44:03je pense qu'il faudrait
44:04peut-être lancer
44:05un bakayoke en France
44:06dans nombre de sujets
44:08peut-être que je me suis trompé
44:09du mot japonais
44:10mais c'est pas loin de ça
44:12alors j'ai pas fini
44:13de vous rappeler
44:15merci beaucoup Frédéric
44:16Michel
44:17Damien
44:18Fabien
44:18les deux Jérôme
44:19qui ont dû nous laisser
44:20maintenant Magali Berda
44:22Magali
44:22elle parlera pas d'agriculteurs
44:24ce soir Magali Berda
44:25elle parlera des réseaux sociaux
44:26avec cette question
44:27les réseaux sociaux
44:28accélèrent-ils l'angoisse
44:29et les tensions
44:30pendant la guerre
44:30avec pour inviter
44:32Elodie qui est créatrice
44:33de contenu et entrepreneuse
44:34Melissa
44:35qui elle aussi
44:36créatrice de contenu
44:37et entrepreneuse
44:37et Malcolm
44:38créateur de contenu
44:39avec aussi Clara
44:40créatrice de contenu
44:41voilà pour le programme
44:42beaucoup de créateurs de contenu
44:43beaucoup de créateurs de contenu
44:44croyez-moi
44:45sur les réseaux sociaux
44:47on peut faire aussi
44:47beaucoup de bakayoke
44:48parce que de la chasse aux coderies
44:49il y en a vraiment beaucoup
44:50très bien
44:51on se retrouve demain
44:52à 19h
44:53et avec 17h
44:53avec Cécile de Ménibus
44:54à demain
44:56Sud Radio
44:57c'est votre espace de liberté
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