- il y a 23 heures
Retrouvez notre soirée spéciale “Iran : Donald Trump va-t-il reprendre les hostilités ?”, présentée par Maxime Switek, sur BFMTV ce lundi 18 mai 2026.
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00:00Bonsoir à toutes et à tous, je suis très heureux de vous retrouver en ce lundi soir pour cette nouvelle
00:04édition spéciale
00:04et avec une question à la une, de quel côté la pièce va-t-elle retomber ?
00:09Incertitude totale ce soir sur ce que Donald Trump va décider, laisser encore une chance en négociation
00:14ou reprendre les hostilités ? Le New York Times évoque ce soir les préparatifs militaires les plus intenses depuis des
00:20semaines,
00:20une nouvelle réunion de sécurité d'ailleurs prévue demain autour de Trump à la Maison Blanche.
00:24Le président américain, je vous préviens qu'il doit parler d'ailleurs ce soir, on suivra ça en direct sur
00:29BFM TV.
00:30On va en parler dans un instant avec le général Palomero, ce qui va nous rejoindre, je vous présente d
00:34'abord celles et ceux qui m'accompagnent ce soir
00:37avec Didier François, avec Elsa Vidal, Sergei Ghernov, bonsoir à tous les trois, avec également Lisa Deve, bonsoir Lisa.
00:45Bonsoir.
00:45Une information donc pour commencer, Elsa Vidal, l'information du New York Times, le journal américain,
00:50explique ce soir que les États-Unis et Israël sont lancés dans les préparatifs militaires les plus larges,
00:55les plus intenses depuis plus d'un mois, depuis que le cessez-le-feu est entré en vigueur.
00:59Tout le monde se prépare au cas où ?
01:02Oui, tout le monde se prépare au cas où et tout le monde ajoute un élément dans son dispositif de
01:08négociation,
01:09négociation qui continue d'avancer, dont les éléments sont distillés pas à pas comme autant de petits cailloux
01:15en vue d'un règlement sans doute par la voie diplomatique, et cette démonstration, ce signal de renforcement militaire
01:23peut servir aussi bien à la finalité de la négociation qu'effectivement la reprise des hostilités,
01:29avec cette dimension supplémentaire que cette fois-ci les informations laissent à comprendre
01:34qu'il s'agirait d'une présence militaire prête pour durer, peut-être aussi dans le cadre de ce qui
01:39sera négocié entre les deux puissances.
01:41On a un tout dernier message de Trump qu'on verra dans une seconde.
01:44Oui, parce que vous allez voir Didier !
01:47Absolument !
01:48On me dit que Lisa Hadef est prête. Lisa, vous avez le nouveau message de Donald Trump ce soir.
01:52Ça tombe à l'instant.
01:53C'est parfait, quel timing incroyable.
01:55L'émir du Qatar, le prince héritier d'Arabie Saoudite et le président des Émirats Arabes Unis
01:59m'ont demandé de reporter notre attaque militaire prévue demain contre la République islamique d'Iran.
02:04Ils m'ont expliqué que des négociations sérieuses sont en cours et que seront eux,
02:07en tant que grands dirigeants et alliés, un accord sera conclu, accord qui sera très acceptable pour les Etats-Unis
02:13d'Amérique
02:14ainsi que pour tous les pays du Moyen-Orient et au-delà.
02:16Cet accord inclura, et c'est essentiel, l'exclusion de l'Iran de l'arme nucléaire,
02:20par respect pour les dirigeants subventionnés.
02:23Mais j'ai donné instruction au secrétaire à la guerre, Pete Exet, au chef d'état-major des armées,
02:27le général Dak Kane et aux forces armées des Etats-Unis
02:28de ne pas procéder à l'attaque prévue contre l'Iran demain.
02:32Je leur ai également demandé de se tenir prêts à lancer une offensive d'envergure à tout moment
02:36si aucun accord acceptable n'est trouvé.
02:39C'est dors, mais au moins vous avez tout.
02:41Alors on va essayer de détailler tout ça.
02:42C'est reparti Didier et François.
02:43Première chose, dans la tête...
02:45Mais tant mieux !
02:46Peut-être que les plans étaient prêts, etc.
02:48Ça faisait partie des bruits qu'on avait.
02:50Il y avait visiblement un plan, une attaque prévue demain.
02:53C'est ce qu'il dit.
02:56Vous voyez bien que ce qu'il y a d'extraordinaire, c'est qu'il met sur la table toutes
03:02les raisons
03:04pour lesquelles, depuis maintenant quelques semaines, il ne réattaque pas.
03:08C'est-à-dire qu'à chaque fois, regardez, il nous a fait son espèce de tweet de fou.
03:13Lequel ?
03:13Je suis obligé de vous parler.
03:16Bonne question, Maxime.
03:17Désolé.
03:19Parce qu'on en a quelques-uns en stock.
03:21Désolé, je le prends pour moi.
03:24Précisez s'il vous plaît, Didier François.
03:26Celui où il est avec son bouton rouge, avec Space Force.
03:30On va vous le mettre.
03:32C'est pareil.
03:33Il part d'un truc.
03:35Il part de Space Force, qui est son espèce de...
03:37Il est omnibulé par son affaire.
03:38Mais qui existe vraiment.
03:38Qui existe, qui est un vrai commandement spatial.
03:40Mais qui mélange, quand même, il faut y aller, avec Star Trek.
03:44Vous voyez, avec le jeu Star Trek.
03:46C'est-à-dire qu'il met et il envoie ça.
03:48Là, voilà.
03:49Voilà.
03:49Donc, vous voyez ?
03:50Et voilà.
03:51Et alors ça, le petit signe, là, que vous avez, qui ressemble à une tour Eiffel,
03:55en fait, c'est le truc d'un jeu vidéo.
03:58Mais on est quand même...
03:59Ah oui, ça dépense l'entendement.
04:01Et à chaque fois qu'il nous fait ça, deux heures après, paf, qu'est-ce qu'on a ?
04:04Ça se dégonfle.
04:05Un cessez-le-feu qui se dégonfle.
04:06Et à chaque fois, c'est parce que machin m'a demandé,
04:09évidemment que les pays du coin lui ont dit...
04:12Si on pouvait se calmer.
04:13On va se calmer, parce qu'en fait, c'est pas vous qui allez vous prendre l'hémissile de retour
04:16des Iraniens.
04:16C'est nous.
04:17On l'a déjà fait la dernière fois.
04:18On a vu ce que ça donnait.
04:20Donc, soyez gentils, puisque de toute façon, vous avez l'air d'avancer dans les négociations.
04:24Parce que là, pour le coup, honnêtement, ça fait moins de bruit que les vidéos de Kalash iraniennes
04:29et que les trucs de l'IA de Trump.
04:33Mais on a vu quand même deux choses qui avançaient.
04:36Pour la première fois, alors que pour les Américains, il était hors de question,
04:40qu'ils gardent ouvert du nucléaire,
04:42ils ont dit, ben finalement, on pourrait peut-être garder un site sur les quatre.
04:46Et les Iraniens, qui ne voulaient pas entendre parler du départ de leur territoire,
04:50des 440 kilomètres, disent, bon, peut-être, on va voir, peut-être la Russie, etc.
04:54Donc, vous voyez bien que l'air de rien, derrière, il y a des choses qui se passent.
04:57Donc, c'eût été un peu bizarre d'aller remettre une couche de bombardement, alors que...
05:01– Et on va avoir d'idées tout au long de cette soirée,
05:03qu'on va faire des allers-retours, justement, entre ces menaces tous azimuts de Trump,
05:08parce que, pardon, il dit ça, on va relire, mais il ne disait pas ça il y a un quart
05:12d'heure,
05:12mais littéralement, c'est-à-dire que ça n'est pas ce qui était dit.
05:14L'émir du Qatar, Tamim bin Ahmad al-Tani, le prince héritier d'Arabie Saoudite,
05:18Mohamed bin Salman, et le président des Émirats arabes unis, Mohamed bin Zayed al-Nayan,
05:22m'ont demandé de suspendre l'attaque militaire contre l'Iran,
05:26la République d'Iran, prévu demain, car des négociations sérieuses sont en cours
05:29et qu'un accord acceptable pourrait être trouvé.
05:33Cet accord garantirait surtout qu'il n'y ait aucune arme nucléaire pour l'Iran.
05:36Par respect pour ses dirigeants, j'ai informé le secrétaire à la Défense, Pitek Zet,
05:40le général Daniel Dancaïn, et l'armée américaine,
05:44que l'attaque prévue n'aurait donc pas lieu demain.
05:47– Est-ce une rue ?
05:48– Et ça se termine, cependant, j'ai demandé aux forces armées de rester prêtes
05:51à lancer une opération complète contre l'Iran à tout moment,
05:53si aucun accord satisfaisant n'est conclu, ça, ça ne mange pas de pain comme on dit.
05:56– Ça pourrait tout aussi bien être une ruche.
05:59– C'est-à-dire que…
06:02– Quand tu mets les noms des trois partis,
06:04tu as quand même les Saoudiens, les Émiratis,
06:06et les… enfin, si tu mets leur nom dans la…
06:09– Et que demain ils tapent…
06:11– Non, non, non.
06:11– Tout dépend de l'action des Iraniens.
06:13– D'accord, mais en tout cas, côté américain,
06:16c'est pas eux qui vont déclencher…
06:16– Comment les Iraniens vont exploiter ça ?
06:17– D'accord, mais ils vont faire du déclaratif, les Iraniens, ils n'ont jamais…
06:20– Donc honnêtement, il peut toujours y aller,
06:23mais s'il fait ça, il n'y a plus d'alliance,
06:26il n'y a plus de paroles, il n'y a plus que d'âle.
06:28Moi je veux bien, mais enfin bon, il faut quand même…
06:30– Toi tu ne crois pas ?
06:30– Pas une seconde.
06:31– Sergueï avant d'accueillir le général Palomero, Sergueï.
06:33– Moi non plus, quand on avance quand même
06:36les trois noms qui comptent en fait de la région en plus,
06:40entre lesquels il y a des tensions,
06:41on sait que les grosses tensions,
06:43surtout l'Arabie Saoudite,
06:48plus contre les Émirats,
06:51non, là c'est quelque chose…
06:53On le sentait, on le sentait,
06:54mais on sentait aussi que le coup se préparait,
06:56parce qu'il y avait les Israéliens qui poussaient,
06:59on attendait le coup ce week-end,
07:02au retour de la Chine, on s'est dit,
07:04on est dans une impasse,
07:06donc du coup, pour s'en sortir,
07:09quoi qu'il arrive, il faudra frapper.
07:13Mais en même temps, vous avez vu,
07:15ça c'est du Trump, moi je garde mes forces.
07:18– Toutes mes possibilités.
07:19– Toutes mes possibilités,
07:20tant qu'il n'y a pas d'accord,
07:21moi je garde les forces,
07:22donc la possibilité de refrapper.
07:24– Évidemment, et on va accueillir sur ce plateau
07:26notre premier invité ce soir,
07:28le général Jean-Paul Paloméros.
07:29Bonsoir mon général,
07:30merci d'être avec nous ce soir,
07:31ancien chef d'état-major de l'armée de l'air,
07:33ancien commandant suprême de l'OTAN.
07:34Une question toute simple,
07:35avez-vous déjà vu ce que l'on est en train de vivre ce soir ?
07:38C'est-à-dire un Donald Trump,
07:40le commandant en chef de l'armée américaine,
07:43dire, écoutez, j'avais prévu des frappes,
07:46finalement à la demande d'un certain nombre de dirigeants de la région,
07:49j'annule les frappes prévues demain.
07:51Est-ce que vous avez déjà été dans cette situation-là ?
07:53– Non, je pense qu'avec Donald Trump,
07:55chaque jour est un jour nouveau,
07:57donc les cartes peuvent être rebattues,
07:59peu importe la donne du jour précédent.
08:02Donc bon, mais il n'y a pas vraiment de surprise.
08:04La surprise, on revient toujours au même débat,
08:07c'est qu'il est lancé la guerre,
08:08il l'a lancé,
08:09il ne sait pas vraiment comment s'en sortir,
08:11et on en parle à longueur de plateau, je dirais.
08:13Et maintenant, il laisse effectivement planer le doute.
08:17Mais c'est normal, parce que les frappes ne peuvent être,
08:22si elles adviennent,
08:24je ne prends pas de pari là-dessus,
08:26mais elles ne peuvent être que plus puissantes encore
08:29que ce qui s'est fait.
08:31Soit ils rentrent dans la continuation de la guerre,
08:35avec, pour ma part, un regret,
08:37c'est que le cessez-le-feu est arrivé beaucoup trop vite
08:39pour qu'on puisse juger du réel effet de ce qui était en train de se produire.
08:44Voilà, donc faire une guerre par intermittence,
08:47ce n'est pas un gage de succès.
08:49Il faut prendre ça.
08:50Deuxième élément, évidemment,
08:52ce n'est pas très étonnant que les dirigeants des pays du Golfe
08:57montent au créneau.
08:58Ils ont une peur panique, et ils ont raison.
09:01Ils savent très bien que ce seront les premières cibles,
09:03parce que Donald Trump, peut-être aidé, poussé par Netanyahou,
09:08va s'en prendre aux infrastructures énergétiques s'il frappe.
09:11Il n'y a pas tellement d'autres cibles qui en vaillent la peine.
09:14Et là, on met le Proche-Orient à feu et à sang.
09:18C'est comme ça que ça se termine.
09:19Il faut rappeler, en général, ce qu'on a su ces dernières heures.
09:23C'est-à-dire qu'il y avait des déclarations avant ce message-là
09:25sur les réseaux sociaux de Trump,
09:26qui expliquaient qu'il n'était ouvert à aucune concession
09:29dans les négociations avec les Iraniens,
09:31et que l'Iran savait parfaitement ce qui allait bientôt se produire.
09:34C'était les termes de Donald Trump menaçant.
09:37Et puis, on a ces signes, ces signaux
09:39qu'on avait vus apparaître ces dernières heures,
09:41ces dernières 24 heures,
09:42notamment cette information donnée par la chaîne israélienne 13
09:44avec des dizaines d'avions cargo.
09:45C'est comme ça que la chaîne israélienne le présentait,
09:47qui était partie avide d'Israël
09:49pour aller chercher des armes en Allemagne,
09:51sur une base américaine, revenir en Israël.
09:53La chaîne 13 qui donnait des détails
09:55en disant qu'Israël n'attendait plus que le feu vert américain,
09:58qu'une liste de cibles avait été définie,
10:00des infrastructures, des centrales électriques, etc.
10:02Tout ça, ça a participé de la montée en puissance.
10:04Et finalement, Trump dit ce soir,
10:06non, je n'y vais pas.
10:08C'est une nouvelle fois Trump qui se dégonfle.
10:10À chaque fois, on a ce néologisme qui arrive,
10:14le taco Trump qui à chaque fois se dégonfle,
10:16ce Trump always chickens out.
10:18– C'est pas forcément malheureux.
10:19– On peut le prendre comme ça,
10:21mais on peut aussi peut-être se dire
10:23qu'il a autour de lui des hommes et des femmes responsables.
10:28Je parle surtout des militaires,
10:30les autres, j'en suis moins sûr,
10:34mais qui lui ont présenté très clairement les enjeux,
10:37lui ont présenté les options.
10:39Et les options, ce que je disais tout à l'heure,
10:42elles sont terribles.
10:44Et parce qu'eux, ils savent bien, ces militaires,
10:46que pour atteindre des objectifs,
10:48même s'ils sont mal fixés,
10:49il n'y a pas d'alternative.
10:50On fait la guerre, on la fait bien,
10:52on la fait complètement,
10:53y compris avec des forces au sol.
10:54Ou alors, on se retire.
10:56Ou alors, on se fixe un objectif partiel
10:58qui peut avoir du sens.
11:00Et là, pour l'instant,
11:01et tout le monde en est d'accord,
11:03les Iraniens sortent regaillardis.
11:06Enfin, il faut se rendre compte de ce que ça représente.
11:10L'avenir sera sombre pour la région.
11:13Simplement, je crois que les pays du Golfe,
11:15ils ont compris cette équation.
11:17Ils disent, on ne sait pas trop comment ça se passera
11:19dans l'avenir,
11:20mais surtout qu'ils ne nous mettent pas le feu
11:22et qu'ils ne déclenchent pas l'apocalypse.
11:25Parce que c'est comme ça qu'il faudra le voir.
11:26Les Iraniens, ils ne feront pas de cadeau.
11:28Et c'est ce qui fait leur force.
11:30Évidemment, ils ont des cartes,
11:32ils ont cette faiblesse des pays du Golfe,
11:33ils ont Ormouz, notre ancien Premier ministre,
11:37en parlait tout à l'heure.
11:38Ça, c'est quand même quelque chose.
11:41Donc, d'un autre côté,
11:43je pense qu'il aimerait bien frapper quand même
11:44parce que, pour l'instant,
11:45il se sent en déficit, si vous voulez,
11:47et de crédibilité, il se sent en déficit
11:50de puissance, de pouvoir.
11:52Il aimerait bien l'exercer,
11:54mais peut-être qu'il a compris
11:55que ça ne marcherait pas.
11:58Lisa, 21h14,
11:59rappelez-nous les toutes dernières informations
12:00concernant ce message de Trump
12:02qui bouleverse, on va le dire,
12:04un tout petit peu le programme de la soirée.
12:05Tout petit peu.
12:06Ce qu'il faut retenir,
12:07c'est qu'à la demande des dirigeants du Golfe,
12:10l'émir du Qatar,
12:11le prince héritier d'Arabie Saoudite
12:12et le président des Émirats Arabes Unis,
12:13Donald Trump dit avoir reporté
12:15une attaque militaire contre l'Iran,
12:16attaque prévue demain.
12:18Pourquoi ?
12:18Parce que des négociations sérieuses,
12:20dit-il, sont en cours
12:21et que, selon eux,
12:22un accord sera conclu,
12:23accord dit très acceptable
12:24pour les États-Unis
12:25et pour tous les pays du Moyen-Orient.
12:28Et dans cet accord, selon Trump,
12:29il y a l'exclusion de l'Iran
12:30de l'arme nucléaire,
12:31mais il précise
12:32que les États-Unis restent prêts
12:33à lancer une offensive d'envergure
12:35contre l'Iran
12:36à tout moment
12:37si aucun accord acceptable
12:38n'est trouvé.
12:40Didier, je vous voyais réagir
12:41quand le général Palomero se disait
12:43que Trump avait très envie d'y aller,
12:46et a très envie de frapper.
12:47En fait, on voit bien
12:48que Trump a un problème
12:48sur la question de la puissance.
12:50C'est en ça que je suis d'accord
12:51avec le général Palomero.
12:54Rappelons-nous
12:55qu'il sort d'un rendez-vous en Chine
12:57qui, pour lui,
12:57était quand même fondamental
12:58du point de vue
12:59des rapports de force internationale.
13:01du rapport de force internationale.
13:03Aujourd'hui,
13:05son aventure militaire en Iran,
13:08qui n'est pas allée au bout,
13:09puisque le régime n'est pas tombé,
13:10le place dans une situation délicate.
13:12Délicate par rapport à ses alliés.
13:14Les trois qu'il vient de citer
13:15étaient quand même
13:15des alliés fondamentaux
13:17des États-Unis
13:18depuis 1945 dans la région.
13:20Qatar, Armi Saoudite et Mira.
13:21Voilà.
13:21Et qui tenaient, en fait,
13:23l'alliance occidentale
13:24dans cette zone-là
13:25et qui, aujourd'hui,
13:25est mise à mal
13:26parce qu'ils vont avoir
13:27en face d'eux
13:29un État
13:30qui leur en veut terriblement
13:31et qui va avoir
13:32des capacités
13:33de nuisance importantes.
13:35Donc, c'est bien
13:35que ces trois pays
13:36soient inclus
13:37dans les négociations
13:38parce qu'ils seront toujours
13:40sur Ormuz
13:41et en auront besoin
13:42de son ouverture.
13:43Ils veilleront.
13:44Ils ont un problème
13:45avec le balistique
13:45et ils veilleront
13:46à ce que ça soit discuté.
13:48Donc, c'est important
13:48de les mettre dedans.
13:49Mais aujourd'hui,
13:50Trump ne peut pas
13:51leur garantir.
13:52Et aujourd'hui,
13:53si les trois pays
13:54ne sont pas satisfaits
13:55si Israël
13:56est toujours menacé
13:57et qu'à la sortie,
13:59on a un Iran
13:59qui reste
14:01en position de force
14:03en pouvoir de nuisance,
14:04ils ont ramassé
14:05et en pouvoir de nuisance,
14:07qui va gagner ?
14:07C'est la Chine.
14:08Et d'un point de vue stratégique,
14:10Donald Trump
14:11est le grand perdant.
14:12Et donc, je pense
14:13que c'est pour ça
14:13qu'il a montré
14:15que la toute-puissance
14:16ne fonctionnait pas
14:17de la même manière
14:17que d'ailleurs
14:17que la toute-puissance militaire
14:18de Poutine
14:19n'a pas fonctionné
14:20en Ukraine.
14:21Donc, je pense
14:22que ça lui pose un problème.
14:24Et on le voit
14:24dans cette espèce
14:25de dichotomie
14:25qui semble être devenue
14:27une sorte de mode d'action.
14:29À chaque fois
14:29qu'il monte très très haut
14:30dans la menace,
14:31on voit que derrière,
14:32effectivement,
14:33il va chercher...
14:33Alors, peut-être
14:34qu'il parle à sa base,
14:35il ne veut pas montrer
14:35à sa base
14:36qu'il est faible,
14:36je ne sais pas.
14:38Trump annule
14:38ses frappes prévues
14:39demain sur l'Iran.
14:40C'est en tout cas
14:40comme ça
14:41que le président américain
14:43présente l'info ce soir.
14:45Général Palmeiroz,
14:46comment on vit ça
14:47quand on est militaire,
14:48tout simplement ?
14:48Ses allers-retours,
14:49ses coups d'accélération
14:51et ses coups de frein
14:52très brutaux
14:52de la part d'un président ?
14:54Je crois qu'on se fait
14:56les uns et les autres.
14:58Quand j'étais en situation
14:59de responsabilité,
15:00d'abord,
15:01qu'on le veuille ou non,
15:02on évalue ses chefs.
15:03On sait à peu près
15:05où on va
15:05quand on citait la Libye
15:08par ailleurs.
15:09Je savais, moi,
15:10que le président Sarkozy
15:11voulait partir en Libye.
15:13On s'y est préparé.
15:14La situation était
15:15très différente.
15:16Mais les chefs américains,
15:18ils ont eu le temps,
15:20le loisir,
15:21si vous m'excusez l'expression,
15:22d'évaluer
15:24leur commander-in-chief.
15:25Donc,
15:26je suis persuadé
15:27qu'il n'y a pas grand-chose
15:28qui les surprendra.
15:30Et donc,
15:31ils ont préparé
15:32très soigneusement
15:33tous les plans possibles
15:34de manière à essayer,
15:37à mon sens,
15:38de maîtriser quand même
15:39la violence.
15:39Parce qu'ils sentent bien
15:41qu'ils n'ont pas plus envie
15:43que vous et moi
15:44de déclencher
15:44une guerre apocalyptique
15:46dans ce endroit du Golfe.
15:50Donc,
15:50ce qui limiterait aussi
15:51quelque part les effets.
15:53Donc,
15:53ils ne doivent pas être
15:54très chauds pour partir.
15:56D'un autre côté,
15:57ils sont aussi convaincus
15:58que je suis
15:59que l'Iran renforcé
16:01qui ressortirait
16:02de cette confrontation
16:06régaillardie,
16:07peut-être avec d'autres outils,
16:08d'Hormuz
16:08et bien d'autres,
16:10serait une menace
16:11pour le Golfe,
16:13une menace persistante.
16:14Donc,
16:14on va avoir le choix
16:15entre deux...
16:18une alternative
16:19qui sont...
16:20dont les deux branches
16:21sont aussi inquiétantes
16:22l'une que l'autre.
16:23Une pour le court terme
16:24et l'autre
16:25pour le long terme.
16:26Et c'est ça
16:27un peu le choix.
16:28Et je ne pense pas
16:29que les Iraniens,
16:30honnêtement,
16:31vont tout mettre
16:32sur la table.
16:32Ils ne mettront pas
16:33leur jeu sur la table.
16:34Ils n'ont pas à le faire.
16:35Ils sentent bien
16:36que Trump est affaibli.
16:37Ils savent tout ça.
16:38Ils sont habiles.
16:40Ils sont intelligents.
16:41Ils ne vont pas
16:41tout mettre sur la table.
16:43Et on va être...
16:43Enfin,
16:44les pays du Golfe
16:45et Trump vont être obligés
16:46d'avaler un petit peu
16:47leur copie
16:47en disant
16:48on va transiger
16:49y compris pour Hormuz.
16:50Vous allez voir
16:51comment ça va se terminer.
16:52Il va y avoir
16:52une sorte de deal.
16:54Ça ne sera pas un péage
16:55mais ça sera quand même un péage.
16:56Ils ne peuvent pas laisser ça
16:57comme ça.
16:58C'est trop important
17:00pour eux,
17:00pour leur population.
17:03Présenter aussi
17:03une victoire
17:04à la population,
17:05c'est aussi lui dire
17:06vous voyez bien
17:07qu'on mène la barre.
17:09Ce n'est pas le moment
17:09de vous révolter les gars
17:11parce que nous
17:11on est costauds.
17:12On a fait face
17:13à cette coalition.
17:15Et nous,
17:16on ne prend pas position.
17:18C'est un petit peu
17:18ce que disait
17:19Jean-Pierre Afarin
17:20tout à l'heure.
17:21On est un peu timide.
17:22Moi,
17:23j'aimerais bien entendre
17:23quand même
17:24notre voix,
17:24la voix des Européens
17:25dire
17:25qu'est-ce qu'on pense
17:26de cette démarche ?
17:28Qu'est-ce qu'on pense
17:28de l'avenir ?
17:29Comment on voit l'Iran
17:30à l'avenir ?
17:31Est-ce que ça va devenir
17:31un pays de coopération ?
17:33Ou est-ce que ça va devenir
17:34la puissance régionale
17:36qui va terroriser
17:38tous les autres ?
17:39Parce que c'est ça
17:40ce qui se passe aujourd'hui
17:41et qui va dicter
17:42ce qui va se passer
17:43dans le détroit d'Hormuz
17:44et ailleurs.
17:45Et si c'est le cas,
17:46il faut s'inquiéter.
17:48Vous savez,
17:48les militaires
17:49n'étaient pas du tout
17:50enthousiastes
17:51par rapport à cette guerre.
17:52Je vous rappelle
17:52que Dan Kane,
17:53quand il a présenté
17:55une façon dont l'armée
17:57a pris la décision politique
17:58de Donald Trump,
18:00elle a dit
18:00le président nous a demandé
18:02d'intervenir,
18:04l'armée interviendra.
18:05On nous a donné l'ordre
18:06et on a senti que,
18:08en fait,
18:09s'il pouvait ne pas le faire,
18:11il serait ravi.
18:13Et donc, du coup,
18:14dans votre question,
18:15il y avait un tout petit peu
18:17de sous-entendu.
18:18Qu'est-ce que j'essaie encore ?
18:19Est-ce qu'ils vont être malheureux,
18:21en fait,
18:21si on leur donne
18:23le droit de ne pas attaquer ?
18:24Non, je crois que
18:25qu'au contraire,
18:26ils vont nous soulager
18:27parce qu'en fait,
18:28le militaire,
18:29si vous voulez,
18:30et là,
18:30je parle sous votre contrôle,
18:33il peut faire
18:34n'importe quoi,
18:35y compris n'importe quel héroïsme
18:37quand il comprend
18:38pourquoi il se bat.
18:39Quand il ne comprend pas
18:41pourquoi il se bat,
18:42là,
18:42vous allez à la perte.
18:44N'est-ce pas ?
18:44Didier ?
18:45Pardon ?
18:46Oui, sûrement.
18:48Mordez-vous,
18:48Jean-Paul,
18:49Mordez-vous,
18:50Alfa Loméros ?
18:51Il faut,
18:51mais bien sûr,
18:53il ne suffit pas
18:54d'être un chef militaire
18:55pour comprendre ça,
18:56donner du sens à l'action.
18:57C'est quand même
18:58des hommes et des femmes
18:58qui vont risquer leur vie.
19:01C'est pas,
19:02on ne peut pas,
19:02enfin,
19:03tout le monde
19:03ne s'appelle pas
19:04M. Poutine,
19:05quoi,
19:05pour lancer en chair
19:07à canon
19:08de ses troupes.
19:09Non,
19:10je crois qu'il y a,
19:11et les chefs américains
19:13n'ont pas changé,
19:14si vous voulez.
19:15Fort heureusement,
19:15ils constituent une ossature
19:17très solide du pays
19:18et c'est un bien.
19:20Parce que les États-Unis
19:21sont quand même
19:22dans des soubresauts,
19:23on le voit au quotidien.
19:25Ça,
19:25c'est un sujet
19:25qui nous intéresse.
19:26Je continue parce que
19:28la vraie question,
19:29en fait,
19:30que moi je me pose
19:31depuis des années,
19:32c'est le pouvoir
19:33de cet homme,
19:34le pouvoir du président
19:35des États-Unis
19:36et en particulier de Trump
19:37parce qu'il est
19:38outre-cuisant,
19:38si vous voulez.
19:39Mais par le passé,
19:40on a déjà eu des débats
19:41sur le sujet.
19:42Et si là,
19:43on ne se dit pas que,
19:45certes,
19:46on peut,
19:46et à mon sens,
19:47on devrait rester allié,
19:48mais dans une alliance
19:49complètement,
19:51je parle d'une alliance
19:51au sens large du terme,
19:52pas uniquement en l'OTAN,
19:54qui soit rééquilibrée,
19:56qui fasse du sens
19:56et dans laquelle nous,
19:58en particulier européens,
19:59nous pesions,
20:00ça vaudrait mieux
20:01que de subir
20:02les aléas
20:03et les états d'humeur
20:05de Donald Trump.
20:07Donc,
20:07si on ne comprend pas
20:08maintenant,
20:09je ne sais pas
20:09ce qu'il faudra
20:10pour qu'on le comprenne.
20:11– Trump dit donc
20:12annuler ses frappes
20:13prévues demain,
20:13visiblement,
20:14il avait prévu
20:15deux frappes demain,
20:15je vous rappelle
20:16la formation principale
20:16de la soirée,
20:17il dit que des négociations
20:19avancent,
20:19il va falloir qu'on en parle
20:20évidemment,
20:21savoir ce qui avance
20:21concrètement,
20:22parce que Trump
20:22a l'air d'y croire,
20:23en tout cas,
20:24dans une des phrases
20:25de son message,
20:26peut-être pas dans
20:27tout le message,
20:27mais dans une des phrases.
20:28Je reste sur Trump
20:29un instant encore,
20:30général Paloméros,
20:31on voyait tout à l'heure
20:32à la demande
20:32de Didier François,
20:34les différents messages
20:35qu'il a pu publier
20:36ces dernières heures,
20:37quand il est sur
20:38le bouton rouge,
20:39vous avez forcément
20:40vu ça,
20:41tout ça est créé
20:42évidemment par
20:43intelligence artificielle,
20:44Trump au milieu
20:44de la Space Force,
20:46voilà,
20:46ce genre d'image-là,
20:47quand vous avez Trump,
20:50voilà,
20:50la Space Force,
20:51voilà,
20:51pré-appuyé sur les boutons
20:52avec une guerre,
20:53la guerre des étoiles
20:54juste derrière lui,
20:55quand vous avez Trump
20:56qui joue un peu
20:57les James Bond,
20:58quand vous avez Trump
20:58à côté d'ailleurs,
21:00l'arrestation d'un alien,
21:02enfin,
21:02c'est quelque chose
21:02qui ressemble à ça.
21:03Qu'est-ce que ça change
21:05dans la manière
21:06de faire la guerre
21:07et qu'est-ce que ça change
21:08quand on est censé
21:08être les alliés des Américains
21:10d'avoir ce genre
21:11de comportement ?
21:12C'est plus anodin
21:12quand vous avez
21:13sur un week-end
21:13comme celui
21:14qu'on vient de vivre
21:14des dizaines de messages
21:16comme ceux-là qui ne...
21:17Enfin...
21:17Moi, je crois qu'il faut
21:19qu'on garde raison,
21:20c'est-à-dire qu'on dissocie bien
21:22ce qui est du monde
21:23que je qualifierais
21:24de virtuel,
21:25l'espèce de...
21:28d'infosphère virtuelle
21:29de la réalité
21:30et garder un œil
21:32et un cap
21:33sur la réalité,
21:34les choses.
21:35Sur la manière
21:35dont ça se passe.
21:36Il peut faire
21:37tout ce qu'il veut.
21:38Ça, ça n'a pas
21:38d'importance ?
21:39Ça a une importance
21:40vu de sa place.
21:42Je pense qu'à force,
21:43c'est tellement
21:44outre-cuidant,
21:45c'est tellement...
21:46Comment dirais-je ?
21:46C'est tellement
21:47hors du contexte
21:48que ça n'a pas
21:50beaucoup d'importance.
21:51Ce qui compte,
21:52c'est les actes.
21:52Plus que jamais.
21:53Ce sont les actes.
21:54Or, on voit
21:55que dans les actes,
21:56c'est pas tout à fait
21:57le même Trump
21:57qu'on trouve.
21:58Parce qu'il y a
21:59trois alliés
22:00qui lui demandent
22:01« Non, finalement,
22:02on va aller en négociation. »
22:04Il fait une pause.
22:05Le Donald Trump,
22:06tel qu'on le voit
22:07dans son monde virtuel,
22:08il ferait une pause.
22:09Il aurait envoyé
22:10la cavalerie
22:11et tout ce qui va bien
22:12pour descendre ce régime,
22:15si vous voulez.
22:15C'est ça, la réalité.
22:17Bon, maintenant,
22:18ça serait bien
22:19qu'il réconcilie
22:19les deux visions
22:20virtuelles et pratiques
22:21parce qu'il y a
22:22un moment donné,
22:22il faut gouverner
22:23et il faut quand même
22:24qu'on avance
22:25sur la voie
22:25de ce qui pourrait apparaître
22:27comme une paix raisonnable
22:29et où les pays occidentaux
22:32et les États-Unis
22:33en premier lieu
22:34ne passeraient pas
22:35pour les perdants
22:37et perdraient la face.
22:38Didier ?
22:39Oui, moi je suis d'accord
22:39sur le fait que nous,
22:40en tout cas,
22:41en tant qu'analyste
22:42sur les plateaux
22:42et puis d'essayer
22:43de décrypter les choses,
22:45rester vraiment
22:46sur les faits
22:46et sur les forces
22:49rationnelles.
22:50Mais néanmoins,
22:51on essaye de faire ça
22:53depuis le début
22:53de ce conflit
22:54et Dieu sait
22:55si ce n'est pas facile
22:56parce que justement
22:57quand même,
22:58on est entraîné,
23:00qu'on le veuille ou non,
23:02tous les jours,
23:03regardez là,
23:04depuis tout à l'heure,
23:05avant même
23:05que le communiqué
23:07entre ces images
23:09qu'on est obligé
23:09de commenter
23:10et il le sait
23:11qu'on le fait
23:11et c'est un piège
23:12qui est un piège
23:13de propagande
23:13comme les Iraniens
23:14quand ils montrent
23:15leur journal de l'écalage
23:16etc.
23:16C'est un piège
23:17et c'est un piège
23:17de propagande
23:18qui nous emmène,
23:19pourquoi ?
23:19Parce que ça fait
23:20de l'émotion,
23:21parce que nos téléspectateurs
23:22qui sont peut-être
23:22moins au quotidien dessus
23:27que nous
23:27qui regardons
23:28tout ce qui sort
23:28et qui avons les moyens
23:30d'équilibrer nos avis
23:31et puis on a des sources
23:32etc.
23:33Ça met les gens
23:34et c'est d'ailleurs
23:35fait pour ça,
23:36pour leur base
23:36mais pas que leur base
23:38dans des émois incroyables,
23:40dans une perte de confiance
23:42dans les institutions
23:43qu'elles soient militaires,
23:44la dissuasion par exemple,
23:45on ne joue pas avec ce genre
23:46de choses
23:46parce qu'on est quand même
23:47dans un monde dangereux
23:48et les gens le sentent
23:49et donc le fait
23:50Et le problème c'est que
23:52les politiques aujourd'hui
23:53qui font ça
23:54et ce n'est pas le seul
23:55on voit qu'à l'échelle mondiale
23:57ça se répand
23:58posent un problème
24:00aux opinions
24:01et or c'est les opinions
24:02qui les élisent
24:02pour les parties d'entre eux
24:03ou si elles ne les élisent pas
24:05c'est elles qui soutiennent des guerres
24:07on le voit en Russie
24:08où c'est plus compliqué
24:09on a quand même
24:10un problème avec ça
24:11qui est que nous
24:12on a beau rester
24:12sur la rationalité
24:13la force aujourd'hui
24:14en plus avec les réseaux sociaux
24:16avec l'intelligence artificielle
24:17de la capacité
24:18d'emmener sur l'émotion
24:21et pas sur la rationalité
24:23et moi je le vois au quotidien
24:24en tout cas
24:25dans mon travail de journaliste
24:26c'est un enfer
24:26c'est un enfer
24:28il faut qu'on tienne là-dessus
24:30je suis d'accord
24:30avec le général Paloméros
24:32mais honnêtement
24:32ça ne facilite pas les choses
24:33pour poursuivre
24:34un conflit de cette nature
24:36Je reviens au fait
24:37vous voulez réagir
24:38à ce que dit
24:38Non oui
24:39et puis surtout
24:39pour construire nous-mêmes
24:41une propre vision
24:42si vous voulez
24:43là on est tellement
24:45on est tellement focalisés
24:46sur tout ça
24:47je suis d'accord
24:48il dit qu'on finit
24:49par en perdre nous-mêmes
24:50la raison en quelque sorte
24:52et qu'on est captif
24:54des événements
24:55là où le recul stratégique
24:57s'impose
24:57en disant
24:58regardons l'avenir
24:59d'abord
24:59il y a quand même
25:00des affaires à traiter
25:02qui sont consécutives
25:04à ce qui se passe
25:05au Proche-Orient
25:06qui sont assez dramatiques
25:08bon commençons
25:09par le début
25:11établissons les faits
25:12et regardons
25:12comment on va
25:13et ensuite
25:14quelle est notre position
25:15finalement
25:16est-ce qu'on va accepter
25:17nous
25:17tiens
25:18juste un détail
25:19est-ce que nous
25:20Français
25:20nous Européens
25:21on va accepter
25:22de faire
25:22de laisser
25:23les Iraniens
25:24diriger le péage
25:25d'Hormuz
25:25si la réponse est oui
25:27bon bah on se retire
25:28sous notre tente
25:29et on admet
25:29une fatalité
25:30si la réponse est non
25:31c'est drôle
25:32parce que ça s'appelle
25:33la guerre
25:34et donc vous voyez
25:35on ne peut pas
25:37se dissocier
25:37de ce qui se passe
25:38mais il faut qu'on le fasse
25:39avec beaucoup plus de raison
25:41et beaucoup plus de vision
25:42et surtout
25:43de manière collective
25:43je pense que
25:44la faiblesse de Trump
25:46c'est qu'il est seul
25:47il a un allié
25:48mais qui est quand même
25:49assez pressant
25:50c'est Israël
25:51mais il est seul aujourd'hui
25:52alors justement
25:54je reprends
25:55les données du problème
25:56ce soir
25:56telles que posées
25:57par Donald Trump
25:57il dit
25:58j'annule les frappes
25:59qui étaient prévues demain
26:00très bien
26:00il dit
26:01à la demande
26:02des Émirats Arabes Unis
26:03de l'Arabie Saoudite
26:04et du Qatar
26:05Émirats Arabes Unis
26:06et Arabes Saoudites
26:07qui ont été ciblés
26:07ce week-end
26:08je reviens à ce qui s'est passé
26:09ce week-end
26:10avec une attaque
26:11contre les Émirats Arabiens
26:12la centrale nucléaire
26:13de Baraka
26:13qui a été
26:15alors c'est pas la centrale
26:16en elle-même
26:17qui a été touchée
26:17c'est un générateur
26:18à proximité de la centrale
26:19qui a été touchée
26:19trois drones envoyés
26:21deux interceptés
26:22et un troisième
26:22qui frappe à proximité
26:24des drones envoyés
26:25également sur l'Arabie Saoudite
26:27ces pays-là
26:28ne veulent surtout pas
26:30je veux dire
26:31aller plus loin
26:32ils ont pu répliquer
26:34momentanément
26:35ou sporadiquement
26:36ces dernières semaines
26:36ils ne veulent surtout pas
26:38que ça aille plus loin
26:39ils sentent leur vulnérabilité
26:41et on en serait de même
26:42on ne serait pas meilleur
26:44il ne faut pas exagérer
26:46on sent la vulnérabilité
26:48ce n'est pas parce qu'on est capable
26:49de descendre
26:49de 100 drones
26:50mais trois ou quatre missiles
26:51balistiques bien placés
26:52il n'y a plus d'eau potable
26:53ou peu d'eau potable
26:54dans les pays du Golfe
26:55il y a des raffineries
26:57qui prennent feu
26:57c'est très simple
26:58on ne peut pas trouver
26:59plus simple
27:00comme ciblage
27:01donc évidemment
27:01c'est du pain béni
27:03si je puis dire
27:04pour le pouvoir iranien
27:06et donc la logique
27:08veut que ce soit
27:09ces pays qui disent
27:09ça serait bien quand même
27:11si on allait
27:11dans une sorte de
27:12mais ils vont
27:15ça va être compliqué
27:16parce qu'ils vont
27:17y laisser des plumes
27:19vous savez
27:20on était dans une ambasse
27:21on savait très très bien
27:22que les Iraniens
27:24et Trump
27:25poussaient
27:25parce que
27:26de deux côtés
27:27ils savaient que
27:29ils avaient gagné
27:30pour eux
27:30dans leur tête
27:32et donc
27:32si ça restait à ça
27:34il y avait soit
27:35la guerre
27:36soit une nouvelle frappe
27:37parce que sinon
27:38vous ne cassez pas
27:39une ambasse
27:40il faut faire quelque chose
27:41ou sinon
27:42Trump
27:43et on l'a senti
27:44il cherchait désespérément
27:46la possibilité
27:47de s'en sortir
27:47il pensait que peut-être
27:49si Zinpin lui donnerait
27:50la possibilité
27:50qu'il agirait
27:51à sa place
27:53donc en fait
27:53il cherchait
27:54une troisième puissance
27:55qui pourrait le faire sortir
27:57de cette ambasse
27:58vous vous souvenez
27:58d'abord c'était le Pakistan
28:00avec le Pakistan
28:01c'était exactement
28:03la même chose
28:03on était sur ce plateau
28:04et c'était Lisa
28:05qui nous a
28:06lié la dépêche
28:08le premier ministre
28:09de Pakistan
28:09et on a senti
28:11toi tu étais le premier
28:12à dire
28:12c'est terminé
28:13c'était terminé
28:15après
28:15il y avait même
28:16avec l'opération
28:17que Trump a initiée
28:19il y a quelques jours
28:20vous savez
28:21avec les bateaux
28:22qui devaient sortir
28:22c'était aussi
28:23l'Arabie saoudite
28:25on a parlé
28:25que c'est les pays de golf
28:26qui ont dit
28:27au bout de deux jours
28:27les pays de golf
28:28et on dit
28:28maintenant ça suffit
28:29arrête ton truc
28:30et donc
28:31c'est en quelque sorte
28:32en fait
28:32le moindre mal
28:33bien évidemment
28:35c'est à cause
28:35mais je dis que
28:37tant mieux
28:38que c'est à cause
28:38parce que
28:39il vaut mieux
28:39avoir ça
28:40un Trump
28:41comme ça
28:41mais bon
28:42après
28:42qu'est-ce qu'on va faire
28:43avec l'Iran ?
28:44la question c'est
28:44précisément ça
28:45excusez-moi
28:46pour reprendre
28:48et non pas répondre
28:49les propos
28:50de Jean-Paul Paloméros
28:52la question c'est que
28:53on était nombreux
28:55à se dire
28:55cette entrée en guerre
28:56viole le droit international
28:58elle est extrêmement dangereuse
29:00mais aujourd'hui
29:01comme vous le soulignez
29:02très justement
29:03c'est un des paradoxes
29:04pour ceux qui
29:05justement n'étaient pas
29:06en accord avec l'entrée
29:07dans cette guerre
29:08c'est que
29:08l'Iran
29:09le régime iranien
29:10va arriver
29:11avec des gains
29:12stratégiques supplémentaires
29:14pour le passage d'Hormuz
29:15que ce soit
29:16le trafic maritime
29:17la capacité à faire pression
29:19sur les câbles internet
29:21dont nous dépendons
29:22la capacité à faire pression
29:23sur l'alimentation
29:26au sens le plus simple
29:27du terme
29:28pour les pays d'Afrique
29:29s'ils le désirent
29:30et quand ils le désireront
29:31avec des commandants
29:33qui sont désormais
29:34extrêmement durs
29:35et renforcés
29:36dans leur conviction
29:37par le succès
29:39et avec une répression
29:40croissante
29:41des exécutions quotidiennes
29:43et des arrestations
29:44ce sont les chiffres
29:44qui tombent aujourd'hui
29:45de 4000 nouvelles personnes
29:47arrêtées en Iran
29:49on sait qu'il y a
29:50des perquisitions quotidiennes
29:53des rafles quotidiennes
29:54donc on va se retrouver
29:55avec un Iran renforcé
29:56des alliés de l'Iran
29:58renforcés
29:59et je veux penser
30:00à la Chine
30:01mais aussi à la Russie
30:02précisément
30:02quand on a en plus
30:03ce dossier ukrainien
30:05qu'on a négligé
30:07qu'on continue de négliger
30:08et où Vladimir Poutine
30:10se renforce
30:11aujourd'hui
30:11qu'est-ce qu'on a appris
30:13encore une exemption
30:14de sanctions
30:14sur le pétrole russe
30:16prolongée
30:17pour plusieurs dizaines
30:18de jours
30:19au moment où Vladimir Poutine
30:20dit
30:20ça y est la Russie
30:22est rentrée en récession
30:23donc bouffée d'air
30:24on sera à Téhéran
30:25dans un instant
30:26parce qu'on a des images
30:27inédites
30:27une chaîne de télé occidentale
30:29en l'occurrence CNN
30:30qui est à Téhéran
30:30et qui nous envoie
30:31ce soir son reportage
30:32et les images assez surprenantes
30:33à vous montrer
30:33de ce qui se passe
30:34sur les places de Téhéran
30:36ces derniers jours
30:36mais vous vouliez réagir
30:37Didier François ?
30:38Non mais je pense que
30:39tout a été dit
30:40le problème c'est que
30:41on voit bien que Trump
30:42de ce point de vue là
30:43se débarrasse un peu
30:44du problème
30:45effectivement
30:46sur les pays
30:47de la région
30:48je rappelle qu'effectivement
30:50eux ont souffert
30:51beaucoup plus que les Etats-Unis
30:52mais nous face à l'Iran
30:55on n'a pas toujours été
30:55non plus extrêmement brillants
30:57je rappelle que 82
30:59quelques attentats
31:00et quelques prises d'otages
31:01nous ont fait
31:01très rapidement lâcher
31:02on se voit
31:03on n'est pas très très très très
31:06voilà
31:06on n'est pas très fiers
31:07sur ce qu'on raconte
31:08vaillants
31:08sur ce qu'on raconte aujourd'hui
31:10sur la dénomination
31:11sur nos soldats tués au Liban
31:13sur les actions contre
31:15on sent bien que
31:16même de notre côté
31:18on est prêt à céder
31:20assez rapidement
31:20pour quelques
31:21quelques dizaines
31:22de centimes d'euros
31:25sur le pétrole
31:26sur l'essence
31:27donc c'est ça
31:28qui est compliqué
31:29en fait
31:29on ne traite pas
31:31là je suis d'accord
31:32avec Jean-Paul
31:33on ne traite pas
31:34ces questions stratégiques
31:34à long terme
31:35qui vont poser
31:36parce qu'on est en train
31:36de voir un monde changer
31:38le fait que
31:39enfin
31:40toutes nos puissances
31:42économiques
31:43depuis des années
31:44c'était la mondialisation
31:45et le fait qu'on ait
31:46la liberté de circulation
31:47maritime
31:48parce qu'on est tous
31:49les puissances mondiales
31:50sont des puissances maritimes
31:51le jour où vous bloquez
31:52les détroits
31:53que vous commencez
31:54et bien c'est terminé
31:55le monde qu'on connaissait
31:56la mondialisation
31:58heureuse
31:58elle est terminée
31:59et aujourd'hui
32:01pour essayer de garder
32:02grappiller
32:02deux trois trucs
32:03on ne se pose pas
32:04la question du monde
32:04dans lequel on va rentrer
32:05parce qu'on a peur
32:06de la confrontation
32:07avec des gens
32:07qui eux
32:08ont décidé
32:08de nous imposer
32:09leurs lois
32:10c'est un vrai problème
32:11et simplement
32:13pour clôturer
32:15peut-être les conséquences
32:17tout ce qui s'appelle
32:19proxy aujourd'hui
32:20sera à mon sens
32:22amplifié
32:22par une victoire
32:25de l'Iran
32:26si l'Iran sort de là
32:28et à mon avis
32:29on ne peut pas
32:29en l'état actuel
32:30les choses
32:31c'est ce qui va se passer
32:34j'ai très peur
32:35que ça alimente
32:36encore plus
32:37toutes les chaînes
32:38de proxy
32:38qui se disent
32:39mais là on a
32:40le vrai chef
32:41le vrai rôle
32:42de chef régional
32:43et on va s'appuyer dessus
32:44et honnêtement
32:47moi je ne sais pas
32:47où ça s'arrêtera
32:49l'Iran
32:49on parlait de la propagande
32:50tout à l'heure
32:52vous avez sans doute vu
32:53déjà ces images
32:54de ce que l'on voit
32:55à la télé iranienne
32:57c'est-à-dire
32:57ces présentateurs
32:58à qui on apprend
32:58à tirer littéralement
32:59à la Kalachnikov
33:00avec cette présentatrice
33:01il y a un autre présentateur
33:02qui lui tire carrément
33:03notamment en direction
33:04du drapeau
33:05des Émirats Arabes Unis
33:06voilà
33:06et ce sont des gardiens
33:07de la révolution
33:08en tout cas
33:08des personnes présentées
33:09comme telles
33:09qui leur apprennent
33:10à manier les armes
33:11ce qui m'intéresse ce soir
33:12c'est ce qui se passe
33:13à Téhéran
33:14sur les places de Téhéran
33:15il y a une équipe de CNN
33:16qui est présente sur place
33:17vous verrez dans un instant
33:19le journaliste
33:20qui leur demande
33:20ça vous fait peur
33:21une reprise des combats
33:22vous verrez la réponse
33:23des Iraniens
33:23en tout cas
33:24ceux qui sont dans les rues
33:25ceux qui sont dans les rues
33:26et qui manifestent
33:27aux côtés du pouvoir
33:28mais d'abord
33:29regardez
33:30on parlait d'armes
33:31voilà ce qu'il se passe
33:32sur plusieurs places de Téhéran
33:34ces derniers jours
33:35on apprend
33:37là aussi
33:38à la population
33:38quelques rudiments
33:39du maniement des armes
33:40regardez
33:43ces rassemblements
33:44et collectes
33:45s'organisent
33:45toutes les nuits
33:46depuis plusieurs semaines
33:48ce n'est pas nouveau
33:50mais ce qui est nouveau
33:52c'est l'arrivée d'armes
33:54ces kiosques
33:57se sont installés
33:58et des militaires
33:59avec des masques
33:59montrent aux gens
34:00comme cette femme
34:01les rudiments
34:02pour utiliser une arme
34:06ici je crois
34:07que c'est une AK-47
34:10et regardez bien
34:12ils montrent aussi ça
34:13aux enfants
34:17tout cela fait partie
34:18d'une sorte de culte étatique
34:20vis-à-vis des armes
34:21au cas où la guerre
34:22ne recommence
34:26un culte étatique
34:28je reprends le commentaire
34:28de la journaliste de CNN
34:29un culte étatique
34:30des armes
34:31j'allais dire
34:31en termes de guerre
34:33d'armes
34:33ça ne sert pas à grand chose
34:35ce qui est montré là
34:36c'est uniquement pour galvaniser
34:37les foules d'une certaine manière
34:38et éventuellement aussi
34:39pour nous envoyer le message
34:40qu'eux seraient prêts
34:42à combattre
34:43ça rappelle un peu
34:44ce qui se passe
34:45du côté de la Russie
34:47beaucoup
34:49et c'est la grande guerre patriotique
34:51c'est derrière tout le monde
34:53derrière le drapeau
34:54et on s'arme
34:56même s'il n'y a pas
34:57une menace directe
34:58évidemment
34:59mais oui bien sûr
35:00ça fait partie des armes
35:01qu'a un pouvoir
35:03discrétionnaire
35:03pour galvaniser
35:05ses forces
35:06ou en tout cas
35:07donner la pression
35:08oui donner la pression
35:09il y a aussi une mise en scène
35:10qui est souillée
35:11évidemment
35:11ceux qui sont là
35:12sont ceux qui soutiennent
35:13le pouvoir
35:14je pense qu'il y a toujours
35:14ceux qui quand même
35:16ne se reconnaissent pas
35:16dans cet Iran-là
35:17et qui aimeraient bien le dire
35:18mais qui n'y arrivent pas
35:19Sergei Elidier
35:20c'est purement de la propagande
35:21d'ailleurs ce qui est rassurant
35:23il n'y a pas des millions
35:24de gens qui sont dans la rue
35:25en train de se préparer
35:26à manier les kalachnikov
35:28moi je l'ai connu déjà
35:29vous savez
35:30moi j'ai vécu en union soviétique
35:31à l'école
35:33ça ressemblait exactement à ça
35:35ça veut dire
35:35mais bon
35:36sans les trucs
35:38il n'y avait pas
35:39les bombardements
35:40sur l'Union soviétique
35:41mais on était pendant
35:41la guerre froide
35:42et donc on nous disait
35:44les Etats-Unis
35:45se préparent
35:45pour nous faire la guerre
35:46et donc
35:47toutes les semaines
35:48on avait une heure
35:49de classe militaire
35:51à l'école
35:52et donc à partir
35:53de 13 ou 14 ans
35:54et donc à 15 ans
35:56je pouvais le faire
35:56les yeux bondés
35:57c'est la démontée
35:59et la montée kalachnikov
36:00je crois que même
36:01j'arrivais même maintenant
36:02à le faire
36:03parce que vous savez
36:03c'est le disque dur
36:04c'est comme le vélo
36:04c'est un truc qui ne s'oublie pas
36:08mais bien évidemment
36:10c'est du point de vue militaire
36:12c'est juste ridicule
36:13parce que vous avez
36:14deux porte-avions américains
36:15qui sont d'ailleurs
36:16à 500 bornes
36:18ou à 800 bornes
36:19de Téhéran
36:20et là il y a
36:20les babouchkis
36:22et les petits gosses
36:23qui sont avec les kalachs
36:25en plus de la production chinoise
36:29excusez-moi
36:30de la merde
36:30parce qu'en fait
36:31les kalachnikovs
36:31les vrais
36:32c'est quand même
36:33de la production
36:34parce que
36:35c'est pas le même acier
36:37c'est les kalachnikovs
36:38qui vont se rayer
36:39au deuxième emploi
36:40on sent une forme quand même
36:41de patriotisme
36:44non mais c'est juste
36:45ça se réveille un peu
36:46c'est juste le constat
36:47c'est juste le constat
36:49Didier je vous redonne la parole
36:50dans une seconde
36:51d'abord je veux qu'on entende
36:52justement ce journaliste de CNN
36:54qui va voir la foule
36:55encore une fois
36:56c'est une foule
36:57qui soutient clairement le pouvoir
36:58et qui manifeste
36:59avec le pouvoir
37:00et voilà ce que lui répond
37:02la jeune femme
37:02que vous allez voir
37:03quand il lui demande
37:04est-ce que vous êtes inquiète
37:05d'une reprise
37:06des bombardements américains
37:10à quel point craignez-vous
37:11que la guerre
37:12ne reprenne bientôt
37:18je ne suis pas inquiète
37:20pourquoi devrais-je m'inquiéter
37:22je suis tout à fait prête
37:23à sacrifier ma vie
37:24pour mon pays
37:25et pour mon peuple
37:26donc non
37:26je ne suis pas inquiète
37:27du tout
37:28pas du tout
37:30sur la pancarte de cet homme
37:32on peut lire
37:32la technologie nucléaire
37:34et les missiles
37:34sont aussi importants
37:36que les frontières
37:36des points clés
37:37des négociations de paix
37:38qui sont au point mort
37:40nous avons besoin du nucléaire
37:42pas pour les bombes
37:43pour la paix
37:44pour la paix
37:48c'est subtil quand même
37:49vous disiez
37:50c'est subtil
37:51l'homme de la rue
37:52il a bien appris
37:54son catéchisme
37:54tout est écrit
37:56sur la pancarte
37:57j'en discutais
37:58avec quelques camarades
38:00qui eux sont un peu spécialisés
38:01sur ces questions-là
38:02et sur l'Iran
38:02et qui connaissent bien
38:03le sujet
38:04et qui disent que d'ailleurs
38:05ces manifestations-là
38:06c'est un problème aujourd'hui
38:07parce que c'est la fraction
38:09la plus mobilisée
38:11et la plus radicale
38:13la plus dure du régime
38:14qui vient dans la rue
38:15évidemment soutenir le régime
38:16mais qui pèse en interne
38:17dans le débat
38:18parce que
38:19c'est le fait que
38:21pour pouvoir tenir
38:22en plus
38:23sachant que
38:23la majorité
38:25de la population réelle
38:26est contre le régime
38:27le régime
38:28est vraiment obligé
38:29de s'appuyer sur eux
38:30parce qu'ils ont peur
38:30d'une reprise
38:31à terme des mobilisations
38:33etc
38:33ce qui bloque
38:34leur capacité
38:35de manœuvrer
38:36dans des négociations
38:37dans des négociations
38:37mais oui
38:38ça empêche toute ouverture
38:39en réalité
38:39ça empêche en fait
38:40toute ouverture
38:40donc l'engrenage
38:43je m'appuie sur ma base
38:44qui est un peu le même problème
38:46que les magas
38:47donc je m'appuie sur ma base
38:50donc je la mobilise
38:51quand elle est mobilisée
38:52ça me ferme
38:53toute possibilité
38:54de faire des compromis réels
38:55parce que ça serait
38:56et devient un vrai problème
38:59visiblement
39:00d'après les spécialistes
39:01y compris dans la direction
39:02du régime
39:02donc voilà
39:03c'était juste
39:04ce que je voulais ajouter
39:05et ça
39:06c'est tous les soirs
39:07c'est donc
39:08alors
39:08on est atterrant
39:10à l'instant
39:10on n'est pas sorti
39:10le cul des ronds
39:12on va aller aux Etats-Unis
39:13merci Didier François
39:14on va aller aux Etats-Unis
39:15et retrouver Antoine Allard
39:16du côté de la Maison-Blanche
39:17Antoine pour nous
39:18nous redonner
39:19l'information importante
39:21de la soirée
39:21alors elle tient
39:22en un long message
39:23de Trump ce soir
39:24Trump qui dit donc
39:25annuler les frappes
39:26qu'il avait pourtant prévues
39:27dit-il
39:28demain
39:29contre l'Iran
39:33exactement
39:34Donald Trump explique
39:35que les négociations
39:36avec l'Iran
39:36sont désormais sérieuses
39:38et que du coup
39:39à la demande du Qatar
39:40et pour laisser
39:41une chance
39:42à la diplomatie
39:43il a décidé
39:43de ne pas relancer
39:44de frappes
39:45contre l'Iran
39:46des frappes
39:47qui nous apprend
39:48Donald Trump
39:48à cette occasion
39:49étaient programmées
39:50il avait prévu
39:51d'appuyer sur le bouton
39:52des deux mains
39:53c'est un peu une surprise
39:54on savait que demain
39:55il devait y avoir
39:55une réunion très importante
39:56à la Maison-Blanche
39:57dans la Situation Room
39:58cette salle de crise
39:59dans les sous-sols
39:59de la Maison-Blanche
40:00au départ on pensait
40:01que c'était pour étudier
40:02les plans d'action possibles
40:04finalement
40:04c'était bien plus que ça
40:05ça aurait été finalement
40:06une réunion
40:07pour lancer
40:08une nouvelle opération
40:09militaire contre l'Iran
40:10Trump dit donc
40:12que cette opération
40:12est désormais suspendue
40:14entre les lignes
40:15Donald Trump
40:16nous explique aussi
40:16que finalement
40:17sa méthode fonctionne
40:18et que les menaces
40:19qu'il a proférées
40:20pendant tout le week-end
40:21menaces d'anéantir l'Iran
40:22si les négociations
40:23restaient dans l'impasse
40:24ont finalement permis
40:25d'avancer
40:26alors avancer modestement
40:28mais Trump dit
40:28qu'un accord acceptable
40:29est désormais possible
40:31pour autant
40:32Trump continue
40:33de maintenir la pression
40:34il dit qu'il a ordonné
40:35à Pitekzet
40:36le ministre de la Défense
40:37et au général Kaine
40:38le chef d'état-major
40:39de conserver les troupes
40:40américaines dans la région
40:41en alerte
40:42elles doivent être prêtes
40:43à tout moment
40:44à lancer une opération
40:45à grande échelle
40:46contre l'Iran
40:47écrit Donald Trump
40:49opération
40:49qui aura lieu
40:50au cas où
40:51les négociations échouent
40:52on sait que cette opération
40:54elle a déjà un nom
40:54ce sera l'opération
40:55Sledgehammer
40:56l'opération Matthew
40:57mais pour l'instant
40:58donc cette opération-là
40:58est suspendue
40:59on voit
41:01en tout cas
41:01c'est le récit
41:02que nous fait Donald Trump
41:02que ces menaces
41:03n'étaient pas des menaces en l'air
41:04ça n'était pas du bluff
41:05et que manifestement
41:06Trump était prêt
41:07à passer à l'action
41:08Frappe suspendue
41:09c'est comme ça que Trump
41:11présente les choses ce soir
41:11merci Antoine Delard
41:12général je repense
41:13ce que dit à l'instant
41:14Antoine Delard
41:15on n'est pas à l'abri
41:16que ça fonctionne
41:17cette stratégie de Donald Trump
41:18que cette espèce
41:20de maintien sous pression
41:22de maintien permanent
41:23sous pression
41:24des Iraniens
41:25ça aboutit
41:26au fait qu'à la fin
41:26les Iraniens finissent
41:28par lâcher quelque chose
41:29lui-même dit ce soir
41:30visiblement
41:30les négociations avancent
41:31pas de sentiment
41:32que les Iraniens
41:33soient une pression excessive
41:34il y a beaucoup de pays
41:36qui le sont
41:36effectivement
41:37tous ceux qui sont
41:38affectés par cette crise
41:39tous ceux qui
41:40les pays du Golfe
41:42peut-être lui-même
41:43avec sa base
41:44ça c'est son problème
41:45interne
41:45donc
41:46non
41:47moi je ne crois absolument pas
41:49au contraire
41:49chaque recul
41:51et chaque jour
41:52qui passe
41:53renforce
41:54la bête
41:55renforce
41:56le pouvoir islamique
41:58on avait ce week-end
42:01Elsa Vidal
42:01deux responsables
42:03du rinconium américain
42:04qui parla à Fox News
42:04et qui disait
42:05l'Iran cherche à gagner du temps
42:06au plus la guerre reprend tard
42:07au moins les frappes
42:08seront efficaces
42:10ah ah
42:11intéressant
42:12débrouillez-vous avec ça
42:13ce qui est certain
42:13c'est que oui
42:14l'Iran
42:15gagnait du temps
42:16oui
42:16le processus
42:17de négociation iranien
42:19consiste à séparer
42:20les sujets
42:21à contrôler l'agenda
42:23à faire perdre
42:24un temps considérable
42:25pour se mettre d'accord
42:26sur le sujet
42:27de la négociation
42:28et comment ensuite
42:29on va traiter
42:30donc vous avez vu
42:30ce découplage
42:32cette scission
42:33entre le dossier
42:35du nucléaire
42:35en propre
42:36ramené à plus tard
42:37et les autres dossiers
42:39comme la liberté
42:40de négociation
42:41dans le détroit
42:42comme la fin
42:43des hostilités
42:44dans le détroit
42:46ramenés comme
42:46des préconditions
42:47pour la suite
42:48évidemment
42:49les négociateurs
42:50iraniens
42:50mettent ce temps
42:52à profit
42:52pour se renforcer
42:53pour se préparer
42:54pour étudier
42:55leurs options
42:55mais est-ce qu'il a raison
42:56quand il dit ça
42:57avance
42:58d'un point de vue
42:58des négociations
42:59est-ce qu'on avance
43:00un peu
43:01on a eu des allers-retours
43:02ce week-end encore
43:03et encore aujourd'hui
43:03visiblement
43:04entre les américains
43:05et les iraniens
43:05alors je ne sais pas
43:06si on doit dire avancer
43:07honnêtement
43:08parce que je ne sais pas
43:10assez ce qui se passe
43:10dans les négociations
43:11en revanche
43:12si on voit
43:13les déclarations publiques
43:15récentes
43:15on voit des évolutions
43:17ça bouge
43:18puisque
43:19jusqu'à
43:20par exemple
43:20les américains
43:21ne voulaient pas
43:22entendre parler
43:23du fait
43:24qu'ils puissent rester
43:25des sites nucléaires
43:26il n'y a rien
43:27ils avaient dit
43:27zéro site nucléaire
43:28là aujourd'hui
43:29ils disent 1
43:30déjà on est passé
43:31de 4 à 1
43:31donc déjà
43:32eux évoluent
43:33je ne dis pas
43:34que ça progresse
43:34je dis bien
43:35que ça évolue
43:36donc on voit bien
43:36qu'ils sont prêts
43:37déjà à plus de concessions
43:40les iraniens
43:41ne voulaient pas
43:42entendre parler
43:42d'un déplacement
43:43des 440 kilos
43:45enrichi à 60 degrés
43:46ils proposent maintenant
43:47de déplacer
43:48une partie en Russie
43:49donc là aussi
43:50je ne dis pas
43:51que ça avance
43:52je dis que ça bouge
43:53et quant aux négociations
43:55en fait
43:55il y a une chose
43:56qui est intéressante aussi
43:57c'est que
43:58autant ils ne sont pas
43:59d'accord sur les séquences
44:00c'est à dire
44:00comment commencer
44:01ouvrir Hormuz
44:02avant la fin des bombardements
44:04négociations sur le nucléaire
44:05et le gel
44:07des avoirs
44:09pour les iraniens
44:10c'est très
44:10mais au moins
44:11ils sont d'accord
44:11sur le fait
44:12qu'ils discuteront
44:12du nucléaire
44:13qu'ils discuteront
44:14de la levée des avoirs
44:15et que tout ça
44:16doit être lié
44:16à l'ouverture d'Hormuz
44:17dans quel sens
44:19à quel rythme
44:19comment ça sera phasé
44:21mystère et boule de gomme
44:22mais en tout cas
44:23clairement
44:24ça ça commence
44:26quand on commence
44:27à parler de ça
44:27on se rapproche
44:29du coeur
44:29de ce que devraient être
44:30des négociations
44:31et enfin
44:32j'arrête après
44:33les trois qui viennent
44:34de demander
44:35les trois pays
44:36Qatar
44:36Emirats Arabes Unis
44:37et Arabie Saoudite
44:38qui demandent
44:39d'après Trump
44:41qu'il leur donne un délai
44:42pour pouvoir négocier
44:43et qui garantissent
44:44que ça se passera bien
44:45dit Trump
44:47sont trois pays
44:48qui ont intérêt
44:49à quand même
44:50ce que soit prise en compte
44:51ce qui n'était pas
44:52mis dans les négociations
44:53la question du balistique
44:55et la question du soutien
44:56aux groupes terroristes
44:57de la région
44:57donc on peut espérer
44:59que l'ensemble des sujets
45:01qui sont les sujets majeurs
45:03de ce que ne doit pas avoir
45:05l'Iran
45:05le régime islamiste iranien
45:07à la sortie de la guerre
45:08sont sur la table
45:09est-ce qu'elles seront résolues ?
45:10En général
45:11et ensuite Lisa ?
45:12Là il ne faut pas rêver
45:14Là vraiment
45:14s'il y a bien un domaine
45:15je peux me tromper
45:17bien entendu
45:18qui ne bougera pas
45:19c'est le balistique
45:21c'est trop précieux
45:21Pour les Iraniens
45:23ça c'est sûr
45:23Pour les Iraniens
45:24ça ne va pas bouger
45:24vous n'imaginez pas
45:25et il y a un élément
45:29supplémentaire
45:29parce qu'avec Trump
45:30on a l'impression
45:31un peu que c'est
45:32le dernier qui parle
45:32qui a un peu plus raison
45:34que le précédent
45:35il y a les Israéliens
45:36dans la boucle
45:37et là
45:38il semble
45:39ça va trop vite
45:41mais je vois mal
45:43quand même
45:43Netanyahou
45:45céder
45:45lâcher comme ça
45:46le morceau
45:47sans revenir
45:48au créneau
45:49parce que lui
45:50on sait pourquoi
45:52il a envie
45:53d'y retourner
45:53il veut reculer
45:55reculer
45:56l'échéance
45:57d'un Iran
45:58puissant
45:58etc
45:59tout ça va à l'encontre
46:00de l'intérêt israélien
46:01il faut bien le voir
46:02donc on finit par oublier ça
46:03l'intérêt israélien
46:05le peuple iranien
46:07bon
46:07je sais bien
46:08qu'on peut passer
46:08par perte et profit
46:09tout ça
46:10pour une belle
46:12pour une belle poignée de main
46:13mais enfin
46:14ça augure pas des jours
46:15meilleurs
46:16Lisa
46:16info de dernière minute
46:17oui un tweet
46:18de Massoud Pesejkian
46:20le président iranien
46:21qui dit que le dialogue
46:22ne signifie pas
46:22la capitulation
46:23l'Iran
46:24entre en dialogue
46:25avec dignité
46:25autorité
46:26et en préservant
46:27les droits de la nation
46:27ne recule en aucun cas
46:28sur les droits légaux
46:29du peuple et du pays
46:30nous serons avec logique
46:31et de toute notre force
46:32jusqu'au sacrifice ultime
46:34au service du peuple
46:35et gardien des intérêts
46:36et de la dignité de l'Iran
46:37vous avez droit
46:37un tout petit mot
46:38Sergei Jernoff
46:38ça c'est la réponse orientale
46:41c'est la réponse orientale
46:42ça veut dire
46:43qu'on nous a permis
46:44de garder la face
46:46et on nous permet
46:47de rentrer
46:49dans les pourparlers
46:49le problème
46:50c'est que
46:51est-ce que Pesejkian
46:52va peser
46:53dans les pourparlers
46:54est-ce que
46:54les passes d'arrange
46:55le laisseront faire
46:56parce que par le passé
46:58on sait qu'on lui a
46:59interdit déjà
47:00de le faire
47:00merci général Paloméros
47:02merci à vous
47:03merci d'avoir été
47:03avec nous ce soir
47:04on va se retrouver
47:04dans un instant
47:05revenir évidemment
47:05sur cette information
47:06Trump
47:07qui annule
47:08ce soir
47:08les frappes
47:09qu'il avait prévues
47:09demain
47:10c'est en tout cas
47:10encore une fois
47:11je mets les formes
47:12c'est comme ça
47:12qu'il présente
47:13les choses ce soir
47:14il avait visiblement
47:14prévu les frappes
47:15demain
47:16il les annule
47:17il nous donne
47:17les deux infos
47:17dans la même phrase
47:19on va y revenir
47:20dans un instant
47:20vous parlez aussi
47:21de cette situation
47:22complètement dingue
47:23est-ce que les américains
47:24vont accueillir
47:24sur leur sol
47:25l'équipe de foot
47:27iranienne
47:27ça commence dans
47:28trois semaines
47:28la coupe du monde
47:29de foot
47:29à tout de suite
47:30à tout de suite
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