- il y a 10 heures
Acer est le 5ème constructeur mondial d’ordinateurs. Son engagement en faveur de la décarbonation peut donc avoir un impact fort dans la filière. Son objectif est d’utiliser 100 % d’énergie renouvelable d’ici 2035 et d’être net carbone zéro en 2050. Angelo d’Ambrosio, directeur général d’Acer Europe du Sud nous explique comment l’entreprise peut relever ces défis.
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00:00– Prêt pour l'impact, c'est la question que je pose chaque jour à une personnalité qui compte dans
00:09notre économie.
00:10J'accueille aujourd'hui Angelo D'Ambrosio, bonjour.
00:12– Bonjour.
00:12– Le directeur général d'Acer Europe du Sud.
00:15On va donner juste deux chiffres concernant Acer.
00:19Le chiffre d'affaires 2025, c'est 7,6 milliards d'euros au niveau mondial,
00:22avec une croissance de plus de 4%.
00:25C'est une entreprise taïwanaise, au départ, devenue un géant mondial.
00:30C'est ça Acer aujourd'hui ?
00:31– C'est ça exactement, c'est une entreprise qui a 50 ans cette année,
00:35qui est effectivement née en Asie, à Taïwan,
00:38et qui s'est développée aujourd'hui, qui opère dans 160 pays.
00:40On est 9000 collaborateurs,
00:42et effectivement on est aujourd'hui le cinquième fabricant mondial d'ordinateurs dans le monde.
00:47– Uniquement les ordinateurs, ou il y a d'autres devices comme on dit ?
00:52– Oui, d'autres devices, effectivement,
00:54c'est un peu ce qui symbolise un petit peu le développement récent de l'entreprise.
00:59On s'est beaucoup diversifié.
01:01Donc aujourd'hui, à peu près plus d'un tiers de notre chiffre d'affaires,
01:04et en dehors du PC, qui était notre corps de métier,
01:06qui est toujours notre corps de métier.
01:07– Avec évidemment des enjeux de décarbonation.
01:12C'est vrai que quand on regarde l'industrie, le monde numérique,
01:16c'est d'abord les produits, c'est d'abord ce qu'on achète pour accéder à l'univers numérique,
01:22qui porte le bilan environnemental.
01:26J'imagine qu'une entreprise comme celle-ci a fait son bilan carbone,
01:32vous en êtes où ?
01:33Quels objectifs vous vous êtes donnés ?
01:35– Effectivement, c'est l'un des enjeux de notre industrie.
01:38Alors effectivement, on a une feuille de route avec un agenda très clair,
01:42où effectivement, on s'est engagé à être, d'ici 2035,
01:48à utiliser à 100% d'énergie renouvelable,
01:51et être net carbone zéro en 2050.
01:53Donc un agenda, effectivement, assez long,
01:56mais c'est aussi ce qui traduit la complexité de notre industrie,
01:59où effectivement, on se rend compte qu'effectivement, c'est une chaîne globale.
02:03Je crois que c'est l'ADEME qui avait fait une analyse de notre industrie,
02:07qui avait identifié que 80% de la dette carbone,
02:12la dette grise d'un ordinateur portable,
02:15a été constituée avant le premier allumage.
02:18Donc effectivement, ça a induit qu'on doit travailler sur toute la chaîne
02:21pour essayer de tendre vers cet objectif,
02:23pour tendre vers cet objectif de zéro net carbone en 2050.
02:25– On va rentrer dans le détail, effectivement,
02:27de ce qui est mis en place chez Acer.
02:29Vous disiez, c'est un groupe qui existe depuis 50 ans,
02:33qui a beaucoup d'agilité, de capacité d'adaptation.
02:38Ces enjeux de décarbonation, vous les avez vus apparaître quand ?
02:42Depuis quand ils font partie de la stratégie d'un groupe international ?
02:46– En fait, globalement, l'entreprise a un peu plus de 15 ans.
02:51Notre président aujourd'hui actuel, Jason Chen, notre CEO taïwanais,
02:55avait une vue où, globalement, notre part de responsabilité
02:59était d'essayer d'allonger la durée de vie des produits.
03:02Donc, fort de ce constat, c'était de se dire,
03:04on a des actifs importants dans tous les pays,
03:07notamment en France, comme on a un centre de réparation basé en G,
03:10et qui était essentiellement utilisé pour réparer nos produits.
03:14Donc, on s'est dit qu'effectivement, notre devoir,
03:16et par rapport à cette dette carbone,
03:18c'est-à-dire qu'il fallait prolonger la durée de vie des produits.
03:20Donc, pour allonger la durée de vie des produits,
03:22ça revient aussi les maintenir plus longtemps,
03:24les réparer plus longtemps,
03:26assurer une disponibilité de biais détachés plus longue.
03:28Donc, force de ce constat, depuis 15 ans,
03:29on travaille pour améliorer notre capacité de réparer,
03:33de réutiliser, reconditionner,
03:35recycler tous les produits que l'on produit,
03:39et pas forcément, d'ailleurs, que nous produisons aujourd'hui.
03:42Oui, d'ailleurs, vous parliez de ce, je vais vous citer,
03:44être proche de nos clients fait partie de l'ADN d'ACER,
03:46notre centre de réparation implanté à Angers,
03:48nous permet d'assurer un service réactif de qualité
03:50au plus près des utilisateurs.
03:51Comment ça marche, un centre de réparation comme celui-là ?
03:54Et est-ce que c'est dans nos, enfin, j'allais vous dire,
03:57est-ce que c'est entrer dans nos mœurs,
03:59de nous, clients, entreprises, utilisateurs,
04:02de se dire, tiens, on peut réparer son ordinateur ?
04:05Pas tout à fait.
04:06Ben non, on se rend compte que c'est pas tout à fait le cas,
04:09mais qu'on pense qu'effectivement, ça va s'accélérer.
04:12Je pense que l'aspect réglementaire aussi joue beaucoup.
04:15La législation évolue beaucoup pour inviter et inciter
04:17un peu plus à réparer.
04:19L'indice de réparabilité est aussi un marqueur fort
04:22pour les consommateurs, puisqu'on peut acheter son ordinateur
04:25en identifiant quels sont ceux qui sont plus réparables,
04:28donc potentiellement que je pourrais durer et garder plus longtemps.
04:32Donc, on éduque un petit peu le consommateur.
04:35Mais ce centre de réparation à Angers,
04:38vous voyez son activité augmenter ?
04:40Ou alors, finalement, c'est assez stable et on a du mal
04:43à changer nos comportements ?
04:44Pour ce sujet-là, nous, on l'a transformé en centre de profit.
04:49Pendant longtemps, c'était un centre qui ne réparait
04:52que nos produits, que nos ordinateurs à serre.
04:54Aujourd'hui, c'est moins de 30% qui rentrent dans le centre
04:57et ce sont des produits à serre.
04:59Donc, on a développé ces activités de réparation,
05:00mais pas seulement à l'ordinateur portable,
05:03parce que la technologie est intégrée dans beaucoup plus d'appareils
05:07et le savoir-faire de la réparation de l'électronique,
05:09il est assez similaire à ce qu'on fait pour l'ordinateur.
05:12Donc, on a mis à profit notre capacité à réparer,
05:14notre capacité industrielle à réparer à d'autres secteurs d'activité.
05:17Alors, je vais donner quelques chiffres sur le secteur en général
05:22et sa capacité à s'embarquer dans l'économie circulaire.
05:2517% des déchets d'équipements électriques et électroniques
05:28produits à l'échelle mondiale sont collectés en vue d'un recyclage approprié.
05:32C'est le Global E-Wast Monitor qui donne ces chiffres.
05:36Et puis, autre chiffre, toujours la même source,
05:3840% des entreprises affirment qu'au moins deux tiers
05:40de leurs équipements sont reconditionnés.
05:42C'est deux thématiques différentes.
05:43Je voudrais d'abord qu'on parle de la question de la collecte,
05:46du recyclage, de cette économie circulaire.
05:50Est-ce que c'est une réalité industrielle pour ACER ?
05:54Est-ce que vous avez intégré ça à votre logique, à votre stratégie ?
05:58En gardant nos centres de réparation,
06:00parce qu'on a neuf centres en France,
06:01vous avez cité celui de...
06:03Ah, en Europe, pardon, non, celui d'Angers en France.
06:06On est dans cette dynamique-là.
06:08On a un centre de pièces détachées en Pologne
06:11qui nous permet de distribuer et d'assurer la disponibilité
06:13sur l'ensemble de ces réseaux de réparation.
06:16L'idée, c'est d'avoir des pôles industriels
06:18avec une grande capacité industrielle
06:19pour récupérer un maximum d'appareils
06:21ou pour les réparer, pour les reconditionner,
06:24les remettre en vente ou les recycler.
06:26Et aussi parce qu'on sait que c'est une source
06:28de matière première, future,
06:31pour réutiliser dans les futures réparations
06:34ou de nouveaux appareils, tous ces appareils.
06:36Donc, du coup, on essaie d'être un peu vertueux
06:38dans cette démarche-là en l'industrialisant.
06:41Et on est la seule marque aujourd'hui,
06:44le seul fabricant d'ordinateurs
06:45à avoir cette vision-là, cette logique-là très intégrée
06:48et de développer cette capacité industrielle
06:50de réparer, maintenir et reconditionner.
06:52Quand on parle de mines urbaines, notamment,
06:54qu'est-ce qu'on trouve dans un ordinateur
06:56qu'on peut réutiliser après comme matériau ?
06:59Beaucoup de choses.
07:00Les cartes-mères, les mémoires, les disques durs,
07:05les écrans qu'on peut réutiliser dans les mêmes appareils.
07:08Il y a plein de...
07:09Alors, tout ce qui est un peu cosmétique,
07:11c'est très lié à un appareil proprement parlé.
07:13Donc, c'est peut-être des fois un peu plus compliqué.
07:15Mais tout ce qui est à l'intérieur,
07:16c'est des composants qui peuvent être interchangeables
07:18sur différents appareils.
07:19On va trouver du cuit, on va trouver...
07:21Les métaux rares, oui, effectivement.
07:24Alors là, ils sont plus difficiles à réutiliser.
07:26C'est pour ça que vous posez la question.
07:27Ils sont directement intégrés, notamment aux cartes-mères.
07:31Donc, là, c'est un sujet plus compliqué.
07:33Donc, l'idée étant de réparer un peu ces cartes-mères.
07:38Donc, on a une capacité industrielle aussi
07:39à essayer de réparer ces cartes-mères
07:41pour ne pas complètement jeter
07:43toutes ces pièces qui intègrent ces métaux rares.
07:47Ce numérique responsable, en fait,
07:48on pourrait appeler à utiliser ce vocable
07:51pour décrire ce dont on parle depuis une dizaine de minutes.
07:54Ensuite, est-ce que c'est un argument économique ?
07:58Parce que moi, je vais être très honnête.
08:00Alors, si, ça y est,
08:01le dernier ordinateur que j'ai acheté,
08:03c'était un ordinateur reconditionné.
08:04Mais sinon, ce n'était pas forcément
08:06mon premier réflexe d'achat.
08:08C'est d'abord le prix, c'est d'abord la puissance,
08:10c'est d'abord les services qu'ils vont mettre offerts.
08:13Oui, mais c'est aussi...
08:14En fait, ça préfigure un changement aussi
08:17sur le marché de l'informatique
08:18où, pendant très longtemps,
08:19c'était la course à la puissance.
08:20Effectivement, le besoin de puissance
08:22était le moteur de renouvellement.
08:24Je pense que, comme pour vous,
08:25aujourd'hui, la puissance n'est plus un sujet.
08:27Donc, l'idée, c'est d'avoir un produit fonctionnel
08:30qui fonctionne plutôt bien,
08:32qui a une grande autonomie.
08:33Et donc, les enjeux sont plutôt là.
08:35Et un produit qui est bien conçu dès le départ,
08:38normalement, sa durée de vie
08:39peut être plus ou moins longue et très longue.
08:41Et on essaie de l'étendre par rapport à ça.
08:43Et c'est un peu notre objectif,
08:45s'assurer qu'on puisse maintenir
08:48et assurer une durée de vie plus importante
08:50sur nos produits.
08:51Vous l'avez dit tout à l'heure,
08:53vous avez cet objectif d'atteindre
08:54100% d'énergie renouvelable en 2035.
08:58Donc, c'est assez rapide.
08:59C'est dans moins d'une décennie maintenant.
09:01Vous en êtes où, aujourd'hui ?
09:02Aujourd'hui, on est à peu plus de 60%.
09:04On a à peu près un an d'avance
09:06sur notre agenda.
09:07Donc, on est plutôt content
09:09d'être sur le bon créneau,
09:11le bon trend,
09:12pour atteindre cet objectif.
09:13Quand on travaille en France,
09:15c'est assez facile
09:16parce que l'énergie,
09:16elle est décarbonée grâce au nucléaire.
09:19C'est plus compliqué dans d'autres pays ?
09:20Ça l'est évidemment beaucoup plus compliqué.
09:22Donc, il faut travailler un peu
09:23sur toute la chaîne.
09:24Mais on a de la chance
09:25d'avoir un président taïwanais
09:27convaincu par la direction
09:28qu'on doit prendre.
09:30Et donc, tout le monde est aligné
09:31dans cette logique,
09:32quels que soient nos sites d'opération.
09:35Alors, vous avez mis en place
09:36un programme qui s'appelle,
09:38je prononçais mal,
09:39Eursion, voilà, tout simplement.
09:41C'est quoi Eursion ?
09:42En fait, Eursion, c'est une mission,
09:43c'est une initiative
09:43où, comme je vous le disais,
09:45c'est qu'on est une chaîne.
09:47L'industrie informatique,
09:49beaucoup de la dette carbone
09:50est en amont.
09:51Donc, il n'y a que trouver
09:53les métaux rares.
09:54Évidemment, il faut que ce soit
09:55des grosses roches
09:56pour avoir quelques grammes
09:57de cuivre ou d'or dans les produits.
09:58Donc, il faut essayer de travailler
10:00avec une chaîne de fournisseurs,
10:02de partenaires
10:02qui ont les mêmes objectifs que vous.
10:04Donc, créer Eursion,
10:05c'est aussi s'assurer
10:06à essayer d'engager,
10:08d'avoir tous nos partenaires fournisseurs
10:10qui sont engagés
10:10avec la même logique que nous.
10:12Donc, être vertueux,
10:12l'énergie renouvelable,
10:14plus précautionneuse
10:14dans l'utilisation des composants.
10:17Donc, ça suppose de mobiliser
10:18l'écosystème d'Acer.
10:21Alors, c'est qui ?
10:22Ça va du fabricant,
10:24l'assembleur, on va dire,
10:25l'usine qui assemble nos produits,
10:27celui qui nous fournit
10:28les emballages,
10:29celui qui nous achemine les produits,
10:31d'Asie jusqu'en Europe.
10:32Donc, on travaille vraiment
10:34de travailler sur tous les pans
10:35de notre activité
10:36et de solliciter tout l'écosystème
10:38pour être plus vertueux.
10:39Parce que quand vous faites
10:40votre bilan carbone,
10:42le scope 3,
10:43c'est-à-dire les émissions indirectes,
10:46pèsent le plus lourd ?
10:47Ça pèse pour une bonne partie,
10:49effectivement.
10:50Comme je le disais,
10:50c'est quand je vous disais
10:51que l'ADEME,
10:51elle le résume plutôt bien.
10:52Quand on dit 80% de la dette grise
10:54est en amont
10:55avant de fabriquer,
10:56avant de démarrer son produit,
10:57c'est-à-dire qu'effectivement,
10:58c'est toute la conception,
10:59la conception d'une batterie lithium,
11:03créer des cartes mères
11:05avec du cuivre,
11:06et ainsi de suite.
11:07C'est toute cette partie-là
11:08qui consomme un petit peu
11:10et qui crée cette dette carbone
11:11sur laquelle il faut qu'on travaille.
11:12Est-ce que ça suppose
11:14de se...
11:15Le mot est un peu fort,
11:17j'allais dire débarrasser,
11:18mais en tout cas,
11:18de se séparer de certains partenaires
11:20qui n'arrivent pas à suivre ?
11:21Comment ?
11:21Parce que ce n'est pas si facile,
11:22en fonction de la taille
11:23de l'entreprise,
11:24en fonction de celui ou celle
11:26qui vous fournit des matériaux.
11:30Parfois,
11:30je veux dire,
11:31un géant donne des objectifs
11:33et puis ce n'est pas si simple
11:34pour les sous-traitants
11:35de suivre.
11:36C'est vrai,
11:37mais ça fait partie aussi
11:38de nos centres de responsabilité.
11:39Nos centres de responsabilité,
11:40donc c'est aussi notre devoir,
11:42donc en tant que leader,
11:43fabricant un des leaders
11:44mondiaux informatiques,
11:46de donner ces directives-là.
11:48Oui, parce que ça donne une impulsion
11:50et tout le monde doit suivre
11:52d'une certaine façon.
11:53D'une certaine façon, oui.
11:53En tout cas,
11:54s'ils veulent nous accompagner
11:55dans la logique
11:56qu'on souhaite mener
11:58et entreprendre,
11:59ça va de soi,
12:00effectivement, oui.
12:00Alors,
12:01il y a un principe
12:02dans ce grand entretien,
12:03c'est que l'invité
12:04de la semaine précédente
12:05pose une question
12:05à celui ou celle
12:06qui va lui succéder.
12:07À votre place,
12:08il y avait Frédéric Coirier,
12:09le PDG du groupe Poujoula.
12:10On l'écoute.
12:12Bonjour Angelo.
12:13J'ai une question
12:15avec deux sujets
12:16à vous poser.
12:17Le premier,
12:18c'est à l'heure,
12:18effectivement,
12:19où les budgets informatiques
12:20de nos entreprises
12:21sont en forte croissance
12:23et où on parle
12:24de développement durable.
12:25Comment est-ce que vous
12:27travaillez sur la durabilité
12:28de vos produits,
12:29sur l'extension,
12:31surtout pas,
12:32en tout cas,
12:33d'obsolescence programmée,
12:34et comment vous recyclez
12:36d'une certaine façon
12:37l'ensemble des produits
12:38qui peuvent atteindre
12:39un âge de 3 ans,
12:404 ans, 5 ans,
12:41pour peut-être avoir
12:42un usage supplémentaire
12:44au plus longtemps
12:44dans nos entreprises
12:45et auprès du grand public.
12:47Alors, sur la durée de vie,
12:48tiens,
12:49c'est une vraie question de curieux,
12:50je rejoins sur la question
12:52de Frédéric Coirier.
12:54Elle a vraiment progressé
12:56la durée de vie
12:56de nos ordinateurs ?
12:58Énormément.
12:59Énormément.
13:02Je n'ai pas envie
13:03de revenir à la préhistoire
13:04de l'informatique,
13:05mais la jeunesse
13:06était très mécanique.
13:08Il y avait des lecteurs,
13:09si vous avez connu,
13:10enfin, moi j'ai connu
13:10les lecteurs CD.
13:11J'ai connu forcément,
13:12je suis plus vieux que vous.
13:14Donc, il y avait
13:14beaucoup de mécanique
13:15et on est passé
13:16à beaucoup de numérique
13:17et donc,
13:17beaucoup d'intégration.
13:19Donc, mécaniquement,
13:23ça a réduit
13:24le taux de panne,
13:24notamment sur les produits
13:25transportables,
13:26mobiles,
13:26moins de chocs.
13:28La qualité,
13:29c'est grandement amélioré.
13:32Et aussi,
13:33la partie logicielle,
13:34c'est aussi un peu stabilisé.
13:35Comme je vous le disais,
13:36c'est que la puissance,
13:37la logique de puissance
13:37est à moins le driver premier
13:39de notre industrie.
13:41Donc, le cycle a plutôt tendance
13:43à s'allonger grandement.
13:45Le challenge était de fournir
13:46les pièces détachées
13:46et de maintenir les produits.
13:47Comme nous le faisons,
13:48en tant qu'ACER,
13:50nous voulons contribuer
13:51plus fortement.
13:51Mais on a beaucoup critiqué,
13:54et sans doute,
13:55en partie à juste titre,
13:56le secteur informatique
13:57sur l'obsolescence programmée.
13:58Et c'est aussi lié
13:59à nos comportements.
14:00C'est-à-dire qu'on est rentré
14:02dans cette consommation-là.
14:03Alors, c'est peut-être
14:03un peu plus vrai
14:04pour les smartphones,
14:06mais on est rentré
14:06dans cette consommation-là
14:08par une logique
14:08de nouveauté,
14:10d'innovation,
14:11chaque année ou presque
14:12qu'il fallait le nouveau modèle.
14:14Oui,
14:15mais c'est aussi,
14:16ça proposait d'autres loisirs,
14:18d'autres possibilités.
14:19Cette évolution technique
14:20nous permettait
14:21de passer vraiment
14:22à une nouvelle ère.
14:23Donc,
14:23on a été tellement rapide,
14:25effectivement,
14:25dans 15-20 ans,
14:27on avait cette tendance,
14:29effectivement,
14:29un peu comme les smartphones,
14:30à renouveler très fréquemment,
14:322-3 ans les appareils.
14:33Aujourd'hui,
14:34on va être entre 6-8
14:35et on tombe de plus en plus
14:37vers le 8,
14:37ce qui commence
14:38à être un peu plus vertueux.
14:40Et dans les clients,
14:44les entreprises,
14:45les entreprises de service
14:46ou des grandes entreprises
14:47qui sont clients de la serre,
14:49est-ce que, justement,
14:51elles vous demandent
14:52une gamme de reconditionnés
14:53ou est-ce qu'il y a
14:54une pression là-dessus ?
14:56Non,
14:56on est aussi dans cette logique
14:57où on essaie
14:57à chaque fois
14:58de plus identifier
15:00à qui se destine
15:02cet appareil.
15:03Donc, effectivement,
15:03en réfléchissant un peu
15:04de cette façon-là,
15:05les besoins de puissance
15:06et de matériel
15:07peuvent être un peu différents.
15:09Donc,
15:09si vous avez besoin
15:10de grandes normes
15:11puissances de calcul
15:12et qui,
15:13pour faire votre métier
15:14ou en tout cas
15:15améliorer votre métier,
15:17nécessitent peut-être
15:18des dernières technologies,
15:19un renouvellement plus rapide.
15:21Si vous êtes
15:21en simple productivité,
15:23juste surfer
15:24ou de l'applicatif,
15:26un PC qui est un peu
15:27moins récent
15:28et qui est devenu
15:29plus longtemps
15:29peut suffire.
15:32Donc, du coup,
15:32il y a des entreprises
15:33elles-mêmes
15:33qui commencent à avoir
15:35une logique,
15:36une règle générale
15:38qui s'appelait
15:38à l'ensemble des employés
15:39mais qui commence
15:40à être traitée
15:41au cas par cas
15:42et qui intègre
15:42effectivement cette logique
15:43de reconditionner.
15:45Alors, il y a le deuxième aspect
15:47de la question
15:47de Frédéric Poirier
15:48sur le recyclage.
15:49Il y a une gamme
15:50chez Acer
15:51qui s'appelle Véro.
15:51Oui, oui.
15:52Alors, qui est souvent citée
15:53comme un exemple
15:54d'éco-conception.
15:55Je veux bien
15:55que vous disiez
15:56en quoi elle se différencie
15:57d'une autre gamme
15:59de l'entreprise.
16:01Cette gamme,
16:01elle est née
16:01il y a cinq ans
16:02de l'idée
16:03où il fallait,
16:04notre président toujours
16:05est venu avec l'idée
16:06de dire
16:06qu'il faut essayer
16:07de remettre en cause
16:09notre façon
16:10de produire des ordinateurs,
16:11de concevoir
16:11des ordinateurs.
16:12Donc, on a voulu intégrer
16:13très rapidement
16:14du PCR.
16:15On a commencé
16:16il y a cinq ans
16:16avec 20% de PCR,
16:18de plastique
16:18de post-consommation,
16:19donc du plastique recyclé.
16:21Le challenge était
16:22en intégrant du plastique,
16:23il fallait garantir
16:24quand même une durabilité,
16:25une résistance,
16:26une qualité du produit.
16:27Donc, aujourd'hui,
16:28on en est à la sixième génération,
16:29cinquième génération,
16:31on a atteint la sixième
16:31en cette fin d'année.
16:33On atteint jusqu'à 70%
16:35de plastique recyclé.
16:36Donc, l'idée était de dire
16:37on va essayer
16:37de concevoir un produit
16:38différemment,
16:39utiliser du plastique
16:40recyclé intérieur
16:41et garantir
16:42la durabilité
16:42de l'appareil.
16:43On a retiré
16:44tous les traitements
16:45de peinture,
16:45on a standardisé
16:46les vis pour accéder
16:49aux pièces importantes
16:50pour la maintenance
16:51ou l'amélioration
16:52du produit,
16:52comme le stockage
16:53ou la mémoire.
16:54Et donc,
16:55tout le carton,
16:57tout l'emballage
16:57est 100% recyclable.
16:59On essaie d'utiliser
16:59des transports green
17:00aussi pour ce produit.
17:01Et le dernier en date
17:02est carbone neutre aussi.
17:05Donc, du coup,
17:06on a travaillé
17:07sur la contribution positive
17:08pour avoir délivré
17:11un produit
17:11qui a un empreint
17:12de carbone
17:12à 0%
17:13pour les consommateurs.
17:14C'est-à-dire la contribution
17:14positive pour un ordinateur ?
17:16Par exemple,
17:17pour cet ordinateur,
17:18on a un partenariat
17:19avec Plastic Bank,
17:20qui est une organisation
17:22mondiale qui est basée
17:23en Asie du Sud-Est
17:24qui collecte les bouteilles
17:26à la mer,
17:26les plastiques.
17:27Donc,
17:27l'idée,
17:28c'est d'acheter
17:29toutes ces plastiques
17:30collectées dans l'océan
17:31et de transformer
17:32ces bouteilles
17:33pour les intégrer
17:34dans un appareil.
17:34Notamment,
17:35on l'utilise beaucoup
17:35pour les touchpads,
17:36vous savez,
17:36au milieu de l'ordinateur.
17:38Donc,
17:38c'est notre contribution positive,
17:41notamment pour avoir
17:42une empreinte carbone 0.
17:43Je vais me dire
17:44que mon touchpad,
17:44il est en plastique recyclé,
17:46ce sera bon pour mon moral.
17:48Est-ce que c'est plus cher
17:50d'éco-concevoir un produit ?
17:52Est-ce que c'est forcément
17:53un peu plus compliqué ?
17:54Oui,
17:54ça l'est plus compliqué,
17:57c'est plus cher
17:57et aussi une logique d'échelle.
17:59Parce que l'industrie PC,
18:02malheureusement,
18:04on a toujours pensé
18:05qu'il fallait fabriquer plus
18:07pour être moins cher.
18:08Et donc,
18:09on allait effectivement
18:09sur la course à l'échelle.
18:11Donc,
18:12quand on est sur des produits
18:12et que conçus,
18:13l'échelle est un peu plus petite.
18:14Donc,
18:15évidemment,
18:15le coût est un peu plus élevé.
18:18Sur ce recyclage,
18:20est-ce qu'il y a une filière
18:22de recyclage ?
18:23Alors là,
18:24je parle d'ordinateur
18:25en fin de vie.
18:25Qu'est-ce qu'on en fait
18:27et quel rôle ACER joue
18:28pour,
18:28je ne sais pas,
18:30structurer une filière ?
18:32Nous,
18:33on a nos centres de réparation
18:34qui sont potentiellement
18:35un centre de collecte
18:36où on peut récupérer.
18:37On ne récupère pas tous
18:38les appareils,
18:39les nôtres
18:39et ceux avec qui
18:41on a
18:42une collaboration
18:43et un partenariat
18:43pour cela.
18:45Donc,
18:45l'idée,
18:45c'est de,
18:46un,
18:46récupérer ces produits,
18:47soit les reconditionner
18:48pour les remettre en vente,
18:49donc les redistribuer.
18:50Il y a un audit
18:51de l'ordi,
18:52de l'appareil
18:53pour voir si,
18:54oui ou non,
18:54on peut encore prolonger
18:55sa durée de vie
18:56et le rendre trop dur.
18:57Et sinon,
18:59on le dépioche.
19:00On le dépioche,
19:00on le désosse,
19:02on le désosse complètement
19:03et les pièces
19:04qu'on peut réutiliser,
19:06écran
19:06ou d'autres pièces,
19:09on les réutilise
19:09pour des futures réparations
19:10ou on les lance
19:12dans la filière
19:14de recyclage
19:14en France.
19:16Et alors,
19:16les ordinateurs
19:17de cette gamme Vero,
19:18dans X années,
19:20je ne sais pas,
19:20une décennie,
19:21ils seront beaucoup plus facilement
19:22un réparable
19:24et deux démontables ?
19:25C'est l'objectif.
19:26C'est un objectif.
19:27Comme je l'ai dit,
19:28il intégrerait dès le départ
19:29cette logique de modularité,
19:31de réparation.
19:32On va essayer d'aller plus loin.
19:34Les équipes à Taïwan
19:35travaillent ardemment
19:36sur le sujet
19:36pour aller plus loin
19:37encore dans cette logique
19:39de modularité,
19:39de réparation.
19:40Soit simplifier la réparation
19:43par des tiers professionnels
19:44ou même par un simple consommateur.
19:47Ça veut dire,
19:48de pouvoir remplacer
19:49simplement une pièce,
19:50un module de l'ordinateur.
19:52Tout à fait.
19:52Ce qui est quasiment impossible
19:53sur des ordinateurs
19:55qui ont été conçus
19:56il y a une dizaine d'années
19:57ou une quinzaine d'années.
19:58Oui.
19:58Et aussi,
20:00la difficulté,
20:01c'est qu'on a une pression
20:02entre guillemets de mode
20:04sur les ordinateurs.
20:05On veut des produits
20:05ultra fins,
20:06ultra légers.
20:07Donc,
20:07la miniaturisation,
20:08à l'instar des smartphones,
20:10globalement,
20:11c'est un peu l'ennemi
20:12de cette éco-conception
20:14où, effectivement,
20:16on essaie d'intégrer
20:16un maximum.
20:17Et donc,
20:18l'idée,
20:18c'est d'essayer de se dire
20:19qu'on va garder
20:19cette légèreté,
20:20cette finesse,
20:21mais essayer d'intégrer
20:22cette modularité.
20:23L'Union européenne
20:24impose de plus en plus
20:26de normes,
20:27de régulations,
20:28notamment de régulations
20:29environnementales.
20:29Vous le prenez comment ?
20:31Vous le prenez
20:31comme une contrainte
20:32ou comme une...
20:33Bon,
20:33de toute façon,
20:34il n'y a pas le choix,
20:34ou comme une opportunité ?
20:35Comment c'est perçu
20:36par un groupe international
20:38comme Assel?
20:39Très clairement,
20:39nous,
20:39on le voit comme une opportunité.
20:41En faisant le choix
20:42de garder aussi,
20:43encore une fois,
20:43nos centres de réparation,
20:44de changer notre façon
20:46de concevoir nos produits,
20:48pour nous,
20:48c'est une aubaine,
20:49c'est des futures,
20:49même d'ailleurs,
20:50des futures barrières
20:51à l'entrée
20:51qui voudraient se lancer
20:53dans l'IT.
20:54Si on n'a pas
20:54cette structure,
20:57cette méthodologie,
20:58ce process,
20:59ça va être plus compliqué
21:00de demain.
21:00Donc, nous,
21:01on le voit comme
21:01une vraie opportunité.
21:02Est-ce que ça vous a
21:03concrètement obligé
21:04à changer un certain nombre
21:06de process,
21:07justement,
21:08de fabrication
21:09ou d'intégrer
21:11des logiques
21:13de durabilité,
21:14de recyclage ?
21:15Oui, évidemment,
21:15et ça nous permet
21:16de repousser ses limites.
21:17Et c'est comme je disais
21:18pour le PCR,
21:19c'est que dans les logiques
21:20d'apprentissage continu,
21:22la réglementation,
21:23l'indice de réparabilité,
21:25de durabilité
21:27sont aussi
21:28un peu des certifications,
21:29des normes,
21:30des standards
21:30qui nous challengent un peu.
21:32Et donc,
21:32c'est aussi ça
21:32qui est intéressant
21:33pour nous en tant que fabricants.
21:35Et alors,
21:36la logique,
21:36on en a déjà parlé,
21:37mais avec ces centres
21:38de réparation,
21:39on a cité celui d'Angers,
21:40vous nous disiez
21:40qu'il y en avait...
21:41La logique,
21:42c'est qu'ils soient
21:42au plus près des clients.
21:43C'est-à-dire,
21:44on ne va pas faire faire
21:44des centaines
21:46ou des milliers de kilomètres
21:46à un ordinateur
21:47pour qu'ils soient réparés.
21:48Oui,
21:48c'est aussi dans cette logique
21:49d'empreinte carbone.
21:50On ne va pas faire,
21:51effectivement,
21:52expédier un produit
21:54en Allemagne
21:55ou en Pologne aussi.
21:56Il peut être réparé
21:56et maintenu
21:57à Angers
21:58tout près des consommateurs.
21:59Est-ce que ça veut dire
22:00qu'il va...
22:00Alors,
22:00par exemple,
22:01pour votre secteur,
22:03Europe du Sud,
22:03qui est très très vaste,
22:05ça veut dire
22:05que vous êtes plutôt
22:06dans une logique
22:07à imaginer ouvrir
22:08de nouveaux centres
22:09de réparation
22:10ou alors vous considérez
22:12que le maillage
22:12est déjà suffisant ?
22:13Le maillage peut être suffisant
22:14parce qu'on a une logique
22:15aussi industrielle.
22:17C'est-à-dire qu'il faut essayer
22:18d'avoir une grande capacité
22:21à maintenir
22:21et à pouvoir récupérer
22:23à un seul point
22:24un maximum d'appareils
22:25pour derrière
22:27les redistribuer
22:28là où on en a besoin
22:29ou aussi gérer
22:30plus facilement
22:31la chaîne de recyclage
22:34des produits.
22:34Alors,
22:35on a beaucoup parlé
22:35effectivement de ces produits,
22:37de l'impact carbone,
22:37de la fabrication
22:38parce que c'est le plus important
22:39mais c'est vrai
22:40qu'avec le développement
22:42du cloud
22:42et de l'intelligence artificielle,
22:43on sait aussi
22:44que cette partie-là
22:46a des conséquences
22:47avec un impact énergétique
22:48qui est exponentiel.
22:50Comment vous l'intégrez
22:52à la stratégie d'ACER ?
22:56Globalement,
22:57on essaie de l'intégrer,
22:58de rendre nos produits
22:59un peu plus frugaux
23:00entre guillemets.
23:02Alors,
23:02ça veut dire quoi ?
23:03L'idée,
23:04c'est au-delà
23:05de la logique de matière
23:07des produits,
23:08plus intelligents
23:10sur la consommation
23:11d'énergie,
23:12sur la puissance déployée.
23:14Nous,
23:14à TACACER,
23:15on essaie d'avoir
23:15la gamme
23:16la plus large possible
23:17pour aussi
23:18de donner des devices
23:19qui correspondent bien
23:20aux bons usages,
23:21aux bonnes cibles.
23:22Alors qu'effectivement,
23:22avoir un produit
23:23avec un maximum
23:24de puissance,
23:25évidemment,
23:26ça couvrira les besoins
23:26de tout le monde
23:27parce que c'est vraiment
23:28nécessaire à tous.
23:29Donc,
23:29l'idée,
23:30c'est de travailler
23:30un peu sur cette logique
23:31de largeur d'offres
23:34et avec des conceptions
23:36de consommation électrique,
23:38énergétique
23:38un peu différente.
23:39Et à l'intérieur
23:40du groupe,
23:42l'intelligence artificielle,
23:43quelle place
23:44elle prend ?
23:45Elle est déjà
23:46très présente ?
23:48Elle monte en gamme ?
23:50L'intelligence artificielle,
23:51c'est très,
23:52très,
23:52très vaste.
23:53On l'intègre
23:54dans le groupe
23:55dans pas mal
23:56d'activités.
23:57On a une filiale
23:58qui s'appelle
23:58ACER Medical,
23:59par exemple,
24:01qui est...
24:02On utilise
24:02l'intelligence artificielle
24:03pour aider
24:04la détection du diabète.
24:05donc avec une photographie
24:06dans l'œil,
24:07effectivement,
24:07avec des calculs,
24:08on essaye de maximiser
24:09la connaissance
24:10et d'essayer
24:11d'identifier,
24:12de faire un pré-filtre
24:13avant l'intervention
24:15d'un médecin
24:15pour l'aider
24:16à diagnostiquer
24:17le diabète.
24:17On a aussi
24:18les parkings intelligents.
24:19On utilise
24:20dans les villes intelligentes,
24:21en Asie,
24:21du Sud-Est notamment,
24:22on a des parcs-mètres
24:23qui intègrent aussi
24:24de la prédiction,
24:26de l'information,
24:27tous les bornes
24:28de parcs-mètres
24:29sont connectées entre elles
24:30et donc on essaye
24:31de prédire
24:32pour les personnes
24:33qui circuleraient
24:34dans les rues
24:34une place disponible
24:36à un instant
24:36ou à un autre
24:37ou qui pourrait
24:38éventuellement
24:38par expérience
24:40se libérer
24:41et donner cette logique
24:42d'apprentissage continu.
24:44Et sur l'IA générative
24:45qui est rentrée
24:46à toute vitesse
24:47dans nos usages
24:47de citoyens
24:49et de consommateurs,
24:50elle est utilisée
24:52par nos collaborateurs ?
24:53Elle est évidemment
24:54utilisée par les collaborateurs
24:56même si on pourrait
24:57se dire qu'il faut
24:58l'encadrer,
24:58mais toujours.
24:59mais effectivement
25:00elle est très utilisée
25:03comme chaque individu
25:04en fait.
25:06Et on essaie de...
25:07Vous n'avez plus
25:07anticipé ça ?
25:08Vous avez dit
25:09ça y est,
25:10tout le monde l'utilise,
25:10il faut qu'on l'encadre ?
25:11Je pense que ça a pris
25:13de court un peu
25:14tout le monde.
25:14C'est évident.
25:16L'idée c'est de ne pas
25:18de le diaboliser,
25:20l'idée c'est
25:20d'en faire un bon usage.
25:21C'est un peu comme tout,
25:23c'est une forme d'éducation
25:24d'ailleurs que
25:25comme on parlait,
25:26on n'en a pas parlé
25:27mais l'outil,
25:29l'épaissez entre les mains
25:30des jeunes enfants,
25:31des jeunes adultes,
25:32comment on s'assure
25:33que nos enfants
25:33ont un bon usage ?
25:34Comment l'encadrer ?
25:35L'IA c'est aussi
25:35le même sujet.
25:37Donc comment on s'assure
25:38qu'on a les bonnes pratiques
25:39même au sein des entreprises ?
25:40Merci beaucoup Angelo D'Ambrosio,
25:42à bientôt sur BISMART.
25:43On passe à notre rubrique
25:45Smart Ideas,
25:47une start-up éco-responsable
25:49à l'honneur,
25:49comme tous les jours.
25:50Sous-titrage Société Radio-Canada
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