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00:07Sur les circuits comme sur la route, Renault, on gagne à être différent.
00:28Retrouvez la Formule 1 avec elle. Bob Dundell, l'essence championne du monde.
00:38Supposé favori, Senna passe à côté des deux premiers Grand Prix de la saison.
00:43Abandon dans le premier virage, son palmarès 94 est vierge.
00:46Ni Hill, ni Brundel, ni Aquinen ne passeront la ligne d'arrivée.
00:49La compétition Renault-Peugeot est donc reportée au prochain Grand Prix.
00:56Pour deux combattants, Schumacher fait le cavalier seul.
01:00Quatrième victoire, la deuxième de la saison pour l'Allemand.
01:05Ferrari confirme son redressement après Jean-Alésie au Brésil.
01:09Cette fois, Berger occupe la deuxième marche du podium.
01:15Enfin, l'espoir brésilien Rubens Barrichello, le Benjamin, occupe la troisième place.
01:20Il est désormais deuxième du championnat du monde et savoure le premier podium en Formule 1 de sa carrière.
01:30Bonsoir, Grand Prix du Pacifique, deuxième marche du championnat du monde de Formule 1.
01:34Ce Grand Prix a tenu toutes ses promesses.
01:37D'abord au niveau du spectacle, vous verrez tout à l'heure le résumé de la course.
01:41Mais aussi avec tous ces spectateurs qui sont arrivés ici avec de nombreux quarts.
01:46Pas de problème d'organisation.
01:48Contrées superbes que vous allez pouvoir découvrir.
01:51Et puis l'occasion pour nous de faire un petit peu le point sur l'industrie japonaise.
01:57Son investissement en Formule 1 et cette superbe région d'Aïda.
02:11Mi-avril, la Formule 1 entreprend l'un de ses plus longs voyages.
02:21Au bout de 20 heures d'avion et 3 heures de route, c'est le choc.
02:25Tête à l'envers pour Européens, ancrés dans leur certitude.
02:36L'accueil chaleureux d'une population rurale dans cette région où il n'y a ni tour,
02:42ni autoroutes superposées, ni millions de Japonais travaillant 12 heures par jour.
03:07Loin d'un Japon industriel et besogneux, c'est toute la tradition que l'on a découvert ici à Aïda,
03:12dans le sud de l'île principale.
03:22Pour accéder au circuit, tracé au milieu des forêts de conifères et de bambous,
03:27une route unique qui serpente à travers les collines.
03:35Une dizaine de kilomètres et l'on aperçoit enfin cet enclave concédé à la haute technologie,
03:42symbole de l'investissement japonais en Formule 1 depuis plus de 10 ans,
03:46reflet de la passion populaire que déchaînent les pilotes de Formule 1 et leurs bolides.
04:00Ici commence ce domaine d'Ajima Tanaka, milliardaire de 47 ans, passionné d'automobiles.
04:06Il a lui-même dessiné ce circuit après avoir vu une course au 24 Heures du Mans.
04:11Il est passionné et collectionneur d'automobiles.
04:19Pour appartenir au club très fermé du circuit d'Aïda, il faut débourser jusqu'à 8 millions de francs.
04:24Pour figurer sur une monoplace, les tarifs sont généralement moins onéreux.
04:28C'est pourquoi les entreprises japonaises n'ont pas hésité à investir et à se servir de la Formule 1
04:33comme annonceurs en Europe.
04:35A la suite de Honda en 64, le pionnier, elles se sont progressivement installées,
04:39au point que dans les années 80, on estimait la Formule 1 sous la domination du soleil levant.
04:44En réalité, les budgets de fonctionnement des écuries ont énormément évolué.
04:49Et le marché européen étant saturé, d'aucuns se sont résolument tournés vers le Japon
04:53pour y trouver la manne financière nécessaire à la survie.
05:01En 87, je connais bien le Japon et je me suis fait beaucoup d'amis.
05:06Je crois que les Japonais sont des gens qui ont la particularité de voir à long terme
05:11et de ne rien faire sans avoir une idée précise de leur philosophie du futur.
05:18Et c'est des gens avec qui j'ai beaucoup de plaisir à travailler, je dois dire,
05:22parce que ce sont des gens aussi extrêmement précis.
05:24Alors de temps en temps, on peut dire qu'ils sont un peu chiants,
05:26mais en fait, ils ont besoin pour se rassurer que tout soit dans le détail, écrit.
05:33Et quand vous ne répondez pas à leur attente, ils deviennent tout de suite très inquiets.
05:38Je crois que les Japonais ont eu, à une époque, une démarche facilitée par la bubble money,
05:46c'est-à-dire par l'argent facile qu'il y avait au Japon.
05:49Et dans la démarche japonaise, il y a eu des gens comme Honda,
05:52qui sont venus pour des raisons techniques ou des raisons de marketing.
05:54Et puis il y a eu aussi beaucoup de milliardaires japonais.
05:59D'ailleurs, ce circuit où nous sommes aujourd'hui en est le reflet.
06:02De gens qui ont vraiment beaucoup d'argent, qui sont venus.
06:05Je prends l'exemple aussi de mon associé Espo à l'époque.
06:09Je prends l'exemple de Leighton House.
06:11Ce sont des gens qui sont venus parce que l'argent était facile au Japon.
06:14Ce n'est plus le cas en ce moment.
06:16Donc ces gens-là ne viendront plus.
06:18Pour vous donner un exemple, en 1990,
06:20le groupe Espo a investi 120 millions de francs chez nous.
06:23C'est énorme pour une société de ce niveau.
06:27Bon, je pense que les investissements de Honda ont été bien, bien supérieurs à tout ça.
06:32Je n'ai pas fait le calcul.
06:33Je ne peux pas vous dire.
06:34Il faudrait beaucoup de zéro, certainement, pour savoir ce que les Japonais ont investi.
06:38Et aussi dans les infrastructures,
06:40puisqu'ici, le circuit est quand même formidable.
06:42Mais ça a dû coûter beaucoup d'argent.
06:45L'estimation est d'environ 500 millions de dollars, le coût de ces infrastructures.
06:50Au lever du soleil, c'est par milliers que les Japonais ont envahi le circuit
06:54pour ce spectacle absolu dont ils sont friands.
07:03Midi.
07:03Heure inhabituelle.
07:05Les stands sont ouverts.
07:07Les monoplas sont 15 minutes pour venir se placer sur la grille.
07:24Ambiance tendue.
07:25Si chaque Grand Prix compte, celui du Pacifique est important pour Sénat.
07:29Favori du championnat 94, il n'a pour l'instant pas marqué un seul point.
07:44Michael Schumacher, récent vainqueur du Grand Prix du Brésil,
07:48est désormais l'homme à battre.
07:5912h20, les acteurs sont en place.
08:01Parmi eux, Damonil et Mika Akinen,
08:04où quand Renault et Peugeot sont sur la même ligne.
08:19En l'absence de Jean Alési,
08:22c'est Gerhard Berger qui défend les couleurs de Ferrari.
08:29Martin Brundel peut lui aussi jouer les troubles faites.
08:33Tout comme Rubens Barrichello, quatrième chez lui au Brésil,
08:37il voudrait bien rééditer son exploit.
08:40Tous rêvent de se placer.
08:42Il y a 83 tours à boucler, soit 307 kilomètres 339.
08:48La température est estivale, 25 degrés.
08:57Tous le savent, le championnat sera long.
09:00Chaque point compte.
09:02Pour Senna aussi, et lorsque Mika Akinen vient le saluer sur la grille de départ,
09:06il est loin de se douter que le Finlandais va le priver d'une potentielle victoire.
09:1312h30, alors qu'Olivier Pannis a calé sur la grille,
09:15Roland Brunsred donne le départ.
09:17Devant, Senna, qui n'a pas vu cet incident, s'élance.
09:20Moins bien que Schumacher, la folle poursuite est engagée.
09:22Senna freine tard, il est percuté par Akinen,
09:25puis par Nicolas Larini.
09:26C'est Mika Akinen qui raconte.
09:31Schumacher a fait un bon départ.
09:34Ayrton poussait très fort entre moi et Schumacher.
09:39Il a réagi très tardivement, et moi aussi.
09:42Et ma voiture ne s'est tout bonnement pas arrêtée.
09:45Elle a glissé derrière sa voiture et j'ai touché l'arrière de la sienne.
09:48Pas d'interruption de course, Senna abandonne.
09:51Pour Roland Brunsred, il n'y avait pas lieu de modifier la procédure de départ.
09:54Au moment où j'ai poussé le bouton vert, il y a un drapeau jaune qui est sorti.
10:01Ça, c'est une question pour indiquer la voiture derrière qui a un petit pépin.
10:06Normalement, si le pilote lève le bras plus tôt, je peux arrêter.
10:10Mais là, c'était au même moment, à la seconde près, au même moment.
10:14Le deuxième cas de l'accident dans la première courbe,
10:18d'abord, on était sûr, et moi aussi, c'était certainement sûr
10:22qu'il y avait encore de la place pour continuer la course.
10:27À ce moment-là, il y avait le drapeau jaune qui était d'abord dans la courbe.
10:31Et il y a même un drapeau jaune, parce que moi, je suis descendu avec un drapeau jaune
10:35sur le circuit pour indiquer au pilote, faites attention, il y a un accident dans la première courbe.
10:41Le problème, c'est en réalité la présence d'une voiture de sécurité devant les bonnes places
10:46pendant le tour de formation.
10:48Cette procédure inhabituelle n'a pas permis aux pilotes de chauffer suffisamment leur pneumatique,
10:52l'explication de Sénat.
10:55Personne ne savait à propos de cette voiture.
10:58Je l'ai su par accident, samedi soir, qu'il y aurait une voiture de sécurité.
11:03J'y étais opposé, j'ai demandé pourquoi.
11:06On m'a répondu que pour le Grand Prix du Brésil,
11:08on avait pris trop de temps pour amener les pilotes à la grille de départ
11:11et qu'on y serait en une minute trente.
11:14Ce n'est pas vrai.
11:15On n'est pas une minute trente à attendre sur la grille.
11:17C'était un départ normal.
11:19Donc, ce n'est pas un bon argument.
11:21Deuxièmement, ce n'était pas une bonne idée que de mettre ensemble
11:23les premières voitures avec les dernières.
11:25Et ça s'est avéré juste, en effet.
11:28En effet, je suis resté en pole position pendant la même durée qu'au Brésil.
11:31Il n'y a pas eu de différence.
11:32Et par-dessus tout, cela a eu pour conséquence de nous empêcher d'atteindre une vitesse raisonnable
11:38pendant laquelle on essaie d'obtenir une bonne température pour les pneus,
11:41pour la pression et aussi pour les freins.
11:46L'ensemble n'était pas assez chauffé.
11:48Et au début de la course, il y avait trop de voitures qui patinaient,
11:51qui étaient plus difficiles à contrôler.
11:53Et au premier virage, nous avions, et moi aussi, j'ai eu une très faible adhérence de pneumatique.
11:58Moi, Mika, Mickaël, tout le monde avait une faible adhérence.
12:01Les voitures étaient trop lentes au départ.
12:03Et il y a eu des incidents, à mon avis, qui étaient dus à cette voiture de sécurité.
12:07C'est donc une grosse erreur.
12:09Et comme je l'ai dit, il y a des choses à mieux concevoir en matière de sécurité,
12:12et non pas pour d'autres raisons.
12:14Ce qui est arrivé aujourd'hui, c'est le résultat d'une grosse erreur, à mon avis.
12:20Un problème qui ne va absolument pas effleurer Michael Schaumacher,
12:23qui fera la course en tête de bout en bout.
12:25Deuxième, Mika Akinen, troisième île, quatrième Berger, cinquième, Barry Kellon,
12:29nous sommes dans le premier tour.
12:30Déchaîné, Desmeny, il en fait un peu trop, sort de la piste et revient,
12:34mais attardé, il va entamer une fantastique remontée.
12:38Sixième tour, il passe Verstappen pour s'emparer de la huitième place.
12:42Et ce n'est pas terminé.
12:44Douzième tour, il s'attaque à Martin Brundle, il devient cinquième.
12:48La William semble faire merveille.
12:49On imagine ce qu'aurait été l'affrontement Senna Schumacher.
12:53Et devant, Michael accroît son avance.
12:55Il dispose de 11 secondes d'avance sur Akinen, le second.
12:58Il continue sa progression, mais bute sur la Ferrari de Gerhardt Berger,
13:02tandis qu'Olivier Beretta abandonne.
13:04Je ne sais pas très bien, j'étais dans la ligne droite et d'un seul coup, le dashboard s
13:09'est éteint.
13:09Je crois que j'ai eu un problème électrique, je ne sais pas à vrai dire exactement.
13:12Là, je vais aller au box et regarder un peu à la télémétrie, je ne sais pas du tout.
13:1918ème tour, le duel se poursuit entre Berger et Hill.
13:22L'Anglais est littéralement collé à la Ferrari, bénéficiant de l'aspiration Maxi.
13:26Damon déboîte, tout semble marcher parfaitement, mais Berger s'accroche.
13:3320ème tour, c'est le premier avitaillement pour Mika Akinen, regardez bien.
13:39Cela va s'éterniser, 27 secondes en fait de perdu, car le Finlandais va caler.
13:44Il faut donc relancer le moteur.
13:46Le chronomètre tourne, les secondes s'égrènent et juste derrière, au fond, Damon Hill va rentrer.
13:56La procédure est longue pour remettre le moteur Peugeot en marche.
14:02Damon est dans les stands.
14:046 secondes suffiront pour faire repartir la Williams.
14:08Damon repart juste dans les roues de la McLaren.
14:12C'est chaud, très très chaud.
14:14Mais au 21ème tour, Damon n'a fait qu'une bouchée de la McLaren qui fume.
14:21Le Finlandais a sérieusement baissé la cadence, c'est l'abandon.
14:27Défaillance du système hydraulique.
14:29Et après la course, ça s'est passé comment pour vous ?
14:32Eh bien, j'étais un peu, dire, plutôt très déçu.
14:36J'étais en deuxième position, il me semble que nous ayons eu des problèmes de circuits hydrauliques.
14:43Maintenant, il nous reste à identifier le problème et essayer d'y remédier.
14:46Et pendant la bataille, au début, quand vous étiez en deuxième position, comment s'est comportée votre voiture ?
14:56Eh bien, la course dans son ensemble a été très intéressante.
15:01Jusqu'au moment où je me suis arrêté à cause de la voiture.
15:04Ça aurait pu être mieux, c'est sûr.
15:06Et ce sera mieux la prochaine fois.
15:08D'ici à la prochaine fois, nous améliorerons les performances de la voiture avec les ingénieurs, car elle a un
15:14très très bon potentiel.
15:1623ème tour, Michael Schumacher rentre à son tour au stand.
15:18Il possède à cet instant 41 secondes d'avance sur son poursuivant direct, Gerhard Kuberger.
15:248 secondes, et c'est reparti.
15:30Derrière, c'est l'affrontement entre Rubens Barrichello et Martin Brundel, en bagarre pour la 3ème place.
15:4440ème tour, Damon Hill continue sa progression avec sa performance du Brésil.
15:482ème, Damon s'est calmé et fait une belle course.
15:51Facile 2ème, il a repris de la mâche sur Berger.
15:53A cet instant, le classement est le suivant.
15:561er, Michael Schumacher.
15:58Il est 2ème à 41 secondes et 749 centièmes.
16:023ème, Berger, un peu plus loin.
16:044ème, Barrichello, à plus d'une minute.
16:075ème, Christian Fittipaldi.
16:096ème, Martin Brundel.
16:15Suivant suite, Verstappen, 7ème.
16:17Hansa Ralfrezen, 8ème.
16:19Gianni Morbidelli, 9ème.
16:20Carl Wendinger, 10ème.
16:2211ème, Michael Alboretto.
16:2312ème, Katayama.
16:2413ème, Martini.
16:2514ème, Suzuki.
16:2615ème, Bernard.
16:2716ème, Herbert.
16:2917ème, Eric Comas, qui était parti dernier des stands.
16:32Le français sera l'auteur d'une superbe course.
16:34La bagarre continue.
16:35Eric Comas est à un tour, mais emmène le peloton et ne baisse pas les bras.
16:39Sa place ne lui satisfait pas.
16:41Il sait qu'il peut faire mieux.
16:45Schumacher est englué dans le peloton et ne prend aucun risque, même si son avance risque de décroître.
16:49Il passe ici Christian Filippaldi et Martin Brundel va en profiter pour passer lui aussi.
16:57Pour Damon Hill, la piste est libre.
17:01Et l'anglais continue sa progression, même si l'écart est important avec l'homme de tête.
17:05Il est 2ème.
17:08Gerhard Berger est lui aussi à la fête.
17:10Le podium est au bout des 83 tours de course.
17:16Affrontement pour la 4ème place, Barrichello Brundel.
17:2050e tour, c'est la consternation chez Williams-Renault.
17:23Damon Hill s'arrête sur le bord de la piste.
17:25C'est l'abandon.
17:26Une transmission cassée serait à l'origine du problème.
17:29Décidément, rien ne va plus sur la FW16.
17:32La dernière année de chez Williams ne semble pas encore parvenue à un bon rendement.
17:36Durant les essais, l'équipe a longuement travaillé pour améliorer son efficacité.
17:40Mais apparemment, cela n'a pas suffi.
17:43Damon Hill qui abandonne et avait déjà connu un début de course difficile.
17:48Damon, Damon, ce fut une dure journée.
17:51D'abord, vous étiez hors de la piste dès le début de la course.
17:55Oui.
17:58En fait, j'essayais de dépasser Mika.
18:01Pour ne pas laisser Michael s'échapper.
18:05Mais il a refermé l'ouverture sur moi.
18:08J'ai dû aller jusqu'au virage et puis je me suis planté.
18:13Comme le moteur continuait à tourner, je me suis débrouillé pour revenir dans la course.
18:18J'ai dû remonter beaucoup de voitures.
18:20J'ai perdu beaucoup de temps pour essayer de rattraper Michael.
18:24Et après, ce fut une bonne bataille avec Berger.
18:28Oui, effectivement, c'était une bonne bataille avec Berger.
18:34Moi et l'équipe, nous avons eu une très bonne impression de tout ce qui s'est passé quand même
18:38cet après-midi sur le circuit.
18:42Et après, ce second problème, quel était-il réellement ?
18:47En fait, je crois que tout cela a à voir avec la boîte de vitesse, en fait.
18:53Bien sûr, vous êtes déçu pour vous et pour l'équipe.
18:56Que pensez-vous du départ ?
19:01Oui, effectivement, mon départ, eh bien, il a été très mauvais.
19:04Je n'ai pas vu ce qui s'est passé, mais après cela, en gros, ça a été...
19:09J'étais vraiment très impatient de me dépasser une Ica, comme je vous l'ai déjà dit.
19:14En bref, cet après-midi, ce qui s'est passé, c'est très décevant pour toute l'équipe.
19:19Moi, je voulais au moins revenir avec quelques points. J'aurais pu avoir six points, effectivement.
19:25Ça aurait été un très bon départ pour l'équipe, mais ce que voulez-vous, Aïda, eh bien, ça restera
19:32un grand privierge, malheureusement.
19:3751e tour, Michael Schumacher s'arrête une seconde fois pour chausser des pneus neufs et faire de l'essence.
19:528 secondes 3, le tour est joué.
19:57Derrière, c'est toujours la bagarre, mais pour la 3e place au fil des ravitaillements,
20:01Barrichello et Brundle sont passés devant la Ferrari.
20:05Rubens Barrichello, qui avait terminé 4e au Brésil,
20:08et Martin Brundle, qui dispose d'une McLaren Peugeot, lui qui avait abandonné.
20:1352e tour, Martin Brundle s'arrête une 2e fois.
20:16La McLaren va repartir à l'assaut, après un peu plus de 9 secondes au stand.
20:2954e tour, le V12 Ferrari n'en finit pas de hurler.
20:32Pour le plus grand plaisir de Gerhard Berger, on regrette l'absence de Jean Alési.
20:37Mais qu'aurait-il fait, Jean ?
20:4156e tour, le coéquipier de Schumacher rentre lui aussi au stand une 2e fois.
20:46Essence et pneumatique.
20:48L'équipe Benetton est très efficace.
20:529 secondes 2.
20:54Il repart, met des pneus insuffisamment chauds.
20:58Regardez bien la mésaventure qui va survenir au coéquipier de Michael Schumacher.
21:05Le malheur des uns fait toujours le bonheur des autres.
21:08C'est bien connu.
21:12Un peu plus tard, Gerhard Berger va rentrer au stand.
21:16Le 9, on va gaver la Ferrari naissance.
21:19Et là, c'est très rapide.
21:21Regardez bien.
21:287 secondes 7.
21:30Le V12 repart avec son hurlement strident.
21:33La piste défile devant vous.
21:35Michael Schumacher est en tête depuis 60 tours.
21:38A cet instant, le classement est le suivant.
21:412e Rubens Barrichello à la faveur des révitaillements.
21:443e Gerhard Berger.
21:464e Martin Brundel.
21:48Il s'est à un tour.
21:495e Christian Fettipaldi.
21:526e Hans Harald Fredzen.
21:5564e tour.
21:56Barrichello, qui était l'un des derniers arbitraillés,
21:59rentre une deuxième fois au stand.
22:00Mais il va caler.
22:03Le chronomètre tourne.
22:0612 secondes, ce n'est pas excessif.
22:08Mais le temps perdu ne se rattrape jamais.
22:13Il reste 15 tours à parcourir.
22:16La fatigue se fait sentir pour la majorité des pilotes.
22:18Mais en tête, Michael Schumacher tourne avec regularité.
22:21Depuis le Brésil, la Benetton a prouvé son aptitude à réaliser de bonnes performances,
22:25que ce soit sur circuit rapide ou lent.
22:2969e tour, alors qu'il roulait lui aussi avec regularité,
22:32Martin Brundel rentre au ralenti.
22:37Apparemment, le V10 s'est tue.
22:39On pousse la voiture dans le garage.
22:43Deuxième Grand Prix.
22:44Et toujours pas de McLaren à l'arrivée.
22:47Martin Brundel déçu.
22:48Mais bilan plutôt positif, tout de même,
22:51pour Jean-Pierre Jabouille et Peugeot Sport.
22:54Alors, Martin, ce début de course a été très agité ?
22:59Oui.
23:01Quelqu'un, je ne sais pas qui, a percuté Ayrton dans le premier virage.
23:05Mika.
23:06Je l'y travaille, Mika.
23:08Non, pas du tout.
23:09Ça a été très difficile et je n'ai pas eu de chance, en fait.
23:12Je manquais une bonne occasion.
23:14J'ai dû ralentir, car Ayrton était resté derrière.
23:18Il y avait beaucoup de voitures et ça a rendu les choses très difficiles.
23:22Et la première partie de la course, c'était assez tranquille pour vous ?
23:28En fait, le premier tour a été vraiment dramatique.
23:31La roue avant droite ne fonctionnait pas.
23:33Le second tour de piste, lui, fut excellent.
23:35L'équipe et Peugeot sont vraiment excellents.
23:38Et à la fin, vous étiez théoriquement sur le podium.
23:43Au moment, vous étiez juste derrière Gerhard Berger.
23:47Et alors, que s'est-il passé ?
23:49Oui, théoriquement, c'est bien le mot.
23:52En fait, le moteur a surchauffé.
23:54Je suis très impressionné par Peugeot.
23:57Vous savez, c'est une course difficile, et c'est le deuxième Grand Prix.
24:00Nous avons fait 70 des 84 tours.
24:03Et tout m'a paru vraiment très très fort.
24:06Jean-Pierre, ça s'est plutôt bien passé quand Brundle était en train de remonter sur Berger.
24:11Est-ce que ce n'est pas aussi un peu à cause de ça qu'il a dû s'arrêter
24:15?
24:15Non, non, ce n'est pas du tout à cause de ça.
24:17Parce que je dirais que pendant qu'il était en train de remonter sur Berger, on avait une petite alarme.
24:25On voyait que l'eau avait tendance à monter, la température d'eau.
24:29Et puis, quand il s'est arrêté, on s'est rendu compte qu'il y avait dans la partie du
24:35ponton gauche, un bout de plastique qui était rentré.
24:39Donc, comme on était déjà à la limite en température, a fait augmenter la température.
24:43Et pendant de nombreux tours, on a roulé assez chaud jusqu'à temps que le moteur casse par surchauffe.
24:49Il n'a même pas cassé, d'ailleurs.
24:51Martin Brundle s'est rendu compte que le moteur marchait moins bien et il s'est arrêté à cause de
24:54ça.
24:55Vous avez quand même des motifs de satisfaction ?
24:58Oui, parce que durant cette course, les McLaren Peugeot étaient assez proches des voitures de tête en temps.
25:05Et ça, c'était une agréable surprise.
25:08Quand je dis surprise, pas très surprise, mais j'ai trouvé ça pas mal.
25:11Ça veut dire que pour le futur, on devrait toujours continuer à se rapprocher.
25:16En ce qui concerne Mika, ça s'est arrêté un peu trop rapidement sur un problème hydraulique de la boîte
25:21de vitesse.
25:22Mais sans ça, je crois que Mika aurait fait une belle course aussi.
25:25Vous pouvez vous objecter que ce circuit n'était pas vraiment un circuit où il fallait beaucoup de puissance ?
25:30Vous savez, l'histoire de la puissance, de dire qu'il faut de la puissance,
25:34il faut surtout bien utiliser la puissance, de dire que l'on a 780 chevaux, qu'on en a 740,
25:42et que c'est le reste qui fait la différence.
25:44Ça, c'est un raccourci un peu facile.
25:46Je crois qu'avant tout, il faut savoir bien utiliser un moteur et la puissance d'un moteur.
25:50Et chacun a sa stratégie.
25:52La puissance, c'est un chiffre qui ne veut pas dire grand-chose.
25:55Et devant, la marche victorieuse se poursuit pour Michael Schumacher.
25:58Le V8 Ford tourne rond, le châssis Benetton ne connaît pas de problème,
26:02Michael est en pleine forme, la victoire est proche.
26:05Le classement est le suivant au 70e tour.
26:14Motor cassé pour Gianni Morbidelli, regardez bien.
26:19C'est sur une valse qu'il terminera sa course dans le Bacassa.
26:27Plus de chance, par contre, pour son coéquipier, Christian Fittipaldi, quatrième.
26:32Alors qu'ils avaient effectué la majeure partie du Grand Prix,
26:35Michael Elborato tente une action sur Wendlinger.
26:38C'est l'accrochage inévitable.
26:40Encore deux voitures hors course.
26:54La progression continue pour Eric Hommas.
26:56Nous sommes à cinq tours de la fin.
26:58Eric est sixième et va marquer son premier point.
27:01Superbe.
27:02Il va se faire attraper par l'homme de tête, Michael Schumacher.
27:06Michael Schumacher, 40 participations au Grand Prix, quatrième victoire.
27:10Le jeune Allemand débute la saison 1994 en fanfare.
27:13Il remporte sa deuxième victoire consécutive.
27:16Chez Benetton, c'est la joie.
27:18On exulte.
27:21La 194B, évolution de la voiture de l'an dernier, a fait merveille.
27:25Et la concurrence repartira d'Aïda avec des enseignements attirés.
27:30Deuxième, Gerhardt Berger, Ferrari.
27:33Troisième, Rubens Barrichello, Jordan.
27:38Au terme des 83 tours de course, le classement est donc le suivant.
27:42Michael Schumacher, vainqueur du Grand Prix d'Aïda, du Pacifique,
27:46est en tête du classement du championnat du monde.
27:48Deuxième, Gerhardt Berger.
27:50Troisième, Rubens Barrichello, qui occupe du coup, avec sa quatrième place du Brésil,
27:55la deuxième place du championnat.
27:56Quatrième, Fittipaldi.
27:58Cinquième, Frenzen.
27:59Sixième, Comas.
28:00A noter deux bouts doublés pour les Lotus de Herbert et Lamy, septième et huitième.
28:05Et les Ligiers de Panis et de Bernard, respectivement neuvième et dixième.
28:10Coup de chapeau à Rastenberger et à Sintec, bien sûr à cinq tours.
28:13Mais il faut surtout noter la superbe performance d'Eric Comas, sixième.
28:19Ils sont heureux chez la roue, sixième place pour Eric Comas et un point précieux pour l'équipe.
28:29Il a fait une course superbe, s'il n'avait pas eu l'accident du départ où il perd un
28:32tour pour changer le capot,
28:34il était peut-être dans quatrième ou cinquième, avec les tout premiers.
28:38Et surtout, ce qui est important, c'est qu'il a suivi le rythme des bonnes voitures en course.
28:43J'avais une voiture performante en course, je crois que les temps autour le montrent,
28:47mais en partant 16e, c'est un challenge difficile.
28:49Donc j'ai pris un pas trop mauvais départ, mais j'étais peut-être un petit peu optimiste au freinage.
28:55Tout s'est bien fermé à la corde et je n'ai pas eu la place, donc j'ai endommagé
28:58mon nez avant.
28:59J'ai fait un premier arrêt, j'ai perdu de précieuses secondes.
29:03Et puis ensuite, on avait planifié de faire trois arrêts d'essence, donc ça fait en tout quatre arrêts, ça
29:07fait beaucoup,
29:07mais ça m'a permis par contre d'avoir constamment des pneus frais, un niveau d'essence pas trop élevé.
29:11Donc une voiture performante, pas vicieuse, et j'ai pu rouler à 100% pendant tout le Grand Prix.
29:18Et décidément, la filière allemande de Mercedes porte ses fruits.
29:21Heinz Aran Frenzen termine cinquième, deux points.
29:25Deuxième course, et vous êtes déjà dans les points.
29:28Oui, je suis très satisfait.
29:31Ça a été une bonne course pour moi.
29:34J'ai fait de mon mieux pendant la course et je suis très heureux.
29:38Si Senna n'est pas là, les Brésiliens ont de quoi fêter les leurs ce soir.
29:42Christian Fittipaldi termine quatrième.
29:46Oui, ça a été effectivement très difficile, car j'ai commencé avec des pneus qui, malheureusement, n'étaient pas du
29:52meilleur choix,
29:52mais je suis très content quand même.
29:54Trois points pour l'équipe, c'est bien.
29:56C'est vrai, nous avons encore beaucoup de problèmes avec la voiture, mais on progresse.
30:01La voiture s'améliore à chaque course et je suis persuadé que bientôt je serai sur le podium.
30:05D'ici deux ou trois courses, j'en suis sûr.
30:08Et puis il y a Rubens Barrichello, le Benjamin des pilotes engagés.
30:11Il est ce soir deuxième du championnat du monde avec sept points
30:14et vient de vivre le premier podium Formule 1 de sa vie grâce à cette superbe troisième place.
30:20Et Fittipaldi vient le féliciter à sa manière.
30:23Alors, c'était comment sur le podium ?
30:24Il a eu plus de...
30:26Il y avait plus de...
30:27Il y avait plus de...
30:29Pas de hauts, pas de hauts.
30:46Comme vous le voyez, nous avons une très bonne relation.
30:50Le podium ?
30:52Ah oui, le podium. Je l'ai imaginé d'une ou de trois fois, en rêve, c'est tout.
31:01Mais par rapport à l'an dernier, où je ne pouvais pas m'imaginer de monter sur le podium,
31:08je pense qu'ici, nous avons une chance.
31:14En me réveillant ce matin, je me suis dit, je serais peut-être sur le podium ce soir,
31:18mais si j'y crois trop, je n'y serais pas.
31:23J'aurais peut-être des points à la place, je ne sais jamais.
31:27Et pendant la course, j'étais deuxième, et je me suis dit, vas-y, vas-y.
31:33Puis malheureusement, j'ai eu un problème.
31:35J'ai eu un long arrêt, et lorsque je suis revenu dans la course,
31:38c'était à la troisième place, avec Brundle, qui lui aussi a eu des problèmes.
31:44Malgré tout, tout ça, ça reste un événement tout à fait fantastique.
31:50Oui, c'était une course qui n'était pas du tout facile, ça reste tout de même une très très
31:55bonne course.
31:56Je fais de mon mieux, j'estime n'avoir commis aucune erreur.
32:01Ce que l'équipe ambitionne, en fait, malgré la deuxième place que j'ai eue, c'est tout simplement de
32:06gagner.
32:08Par contre, pour gagner, il y a encore beaucoup de chemin à faire.
32:14Eux, ils n'ont pas de mal à occuper la première place et à gagner.
32:18Victoire au Brésil, victoire dans ce Grand Prix du Pacifique,
32:21tout apparemment leur réussit en ce début de saison.
32:24Flavio, encore une douche au champagne ?
32:26Oui, c'est pas mal.
32:28Prends l'habitude vite, hein ?
32:29Aujourd'hui, c'était mieux que l'autre fois. Je pense que toutes les fois, il est mieux.
32:32Alors, on cherche à essayer aussi à Imola le goût du champagne italien.
32:38Alors, les deux fois, Sénat, enfin au moins, cette fois-ci, Sénat n'a pas été là pour venir inquiéter
32:44Mickaël.
32:44Non.
32:45Ça vous ennuie ?
32:46Non, non, non. Absolument pas. Parce que tu sais, quand tu es à Sénat, il est toujours dangereux pour nous.
32:51Tu sais, on est tous ici pour gagner. Et sûrement, c'était plus facile pour nous le moment que Sénat
32:57est sorti.
32:58Mais de toute façon, je pense que le championnat, il est très long. Il a encore 14 courses.
33:03On aura des circuits qui seront davantage pour Williams.
33:07Et je pense que Sénat peut gagner beaucoup de courses, sûrement beaucoup plus que nous.
33:10Pour le moment, nous, on a gagné 2 sur 2 et c'est pas mal.
33:13Mickaël, quatrième victoire, la deuxième cette saison ?
33:19Oui, c'est vrai. C'est ma quatrième victoire. Je n'y avais même pas à penser. Je ne m
33:23'étais pas rendu compte.
33:24C'est la deuxième de l'année. Comme je l'ai dit, je suis tout à fait ravi.
33:29Jamais je n'aurais pu imaginer ça au début de la saison.
33:32Notre équipe a vraiment fait un travail formidable. Nous utilisons et nous tournons vraiment à 100% de nos voyants.
33:40Maintenant, ce qu'il nous reste à faire, c'est encore à peaufiner tout cela.
33:44Pour le reste des courses, ce que je peux vous assurer, c'est que ce ne sera pas du tout
33:47facile.
33:49Un circuit comme Imola ou les équipes Williams et Renault, ainsi que la puissance de leur voiture, seront encore plus
33:55présentes qu'ici.
33:56Vous êtes dans la situation de Sénat l'année dernière. Moins de puissance et en plus au Challenger.
34:02Oui, c'est super de être dans cette situation.
34:05Prochain Grand Prix, 100 marins à Imola. Tout autant de spectateurs, mais sûrement moins disciplinés.
34:10Nous vous donnons rendez-vous à partir du vendredi 29 avril. Le Grand Prix, c'est le 1er mai.
34:15Le résumé, lundi 2 mai, autour de minuit.
34:18Au nom de toute l'équipe qui a fait ce magazine, nous vous souhaitons une très bonne nuit.
34:26Sous-titrage Société Radio-Canada
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