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À mesure que Mobutu concentre le pouvoir, la paranoïa s'installe. Toute opposition est violemment réprimée, et la vie humaine ne vaut plus rien. L'économie s'effondre, entraînant le pays dans une chute inexorable. Tandis que la population souffre dans une pauvreté extrême, une élite proche du pouvoir s'enrichit sans vergogne. Mobutu devient le plus grand kleptocrate de son époque. Le ras-le-bol gagne le peuple, mais aussi l'Occident, et particulièrement les États-Unis, qui ne veulent plus être associés à lui. Lorsque le Mur de Berlin tombe et que Nicolae Ceaușescu, son ami personnel, est exécuté en direct à la télévision, Mobutu comprend que son propre sort pourrait être scellé.
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00:00Oyeo !
00:01Oyeo !
00:03Oyeo !
00:04Oyeo !
00:13Merci d'avoir eu le soutien.
00:15Merci d'avoir eu le soutien du Nuitement Populaire de la Révolution.
00:17Merci bien.
00:21C'est la montagne. C'est la baby-sée, vraiment.
00:26Oh...
00:28Voilà.
00:30c'est beaucoup là tous aïrois de naissance
00:38membres du mpn voilà ça va un peu comme ça ainsi
00:48nous sommes une grande famille qui regroupe en son sein des 24 millions de
00:55saïrois que nous sommes et cet enfant qui naît et grandira jusqu'à sa mort comme militant
01:06du empire vous l'imposez je ne l'impose pas c'est la volonté du zaïrois d'être dans l
01:14'une de vivre
01:15et dans l'unité dans l'union voyez ça
01:23mobuto avait une certaine image du grand zaïr du grand pays de sa population
01:32après qu'il ait été déposé au pouvoir par le belger américain mobuto prend des mesures mobuto
01:40va créer le mpn qui devient le parti unique donc l'état zaïr est propriété de mobuto
01:49les premières années on voit comment le congo monte l'économie congolaise était florissante
01:59par l'amour de son pouvoir personnel partout en danse on met en place l'animation
02:09l'homme est devenu fou de gloire il a tout gagné il a tout pris le contrôle tout mais voilà
02:16que
02:16tout s'écroule l'économie ne tourne plus les gens enfin et son allié principal l'occident lui
02:24présente beaucoup des cartons jaunes attention ça ne va plus mobuto s'est senti qu'on les menacés de
02:31partout et là pour se maintenir au pouvoir il sacrifie le congo
02:59il a quitté le congo en décembre 1973
03:05j'étais en exil pendant dix sept ans et demi
03:13ce qui s'est passé c'est que dans l'une des classes où j'enseignais nous discutions
03:19du concept de groupe il ya les groupes classe les castes cliques etc et mes étudiants m'ont dit
03:32monsieur zongola vous nous citez toujours en exemple au sénégal nigéria le kenya le zimbabwe
03:40mais qu'en est-il du zahir nous vivons aux zahir pas dans ces pays là c'est quoi les
03:45exemples pour
03:46nous alors je dis ok chez nous l'exemple c'est la clique ce pays est dirigé par la clique
03:51de mobutu
03:56l'un de mes étudiants avait un enregistreur caché il enregistrait mes leçons et il a donné
04:04l'enregistrement à la sécurité j'ai donc été appelé au poste de police de la sécurité
04:12ils ont passé l'enregistrement ils m'ont dit c'est vous qui avez dit ça j'ai répondu oui
04:17j'ai dit ça
04:18et j'ai demandé quoi quel est le problème n'est ce pas la vérité ils m'ont regardé l
04:24'air totalement
04:25choqué en me traitant d'idiot me disant que j'étais un malade mental ou un fou j'ai dit
04:33quoi c'est
04:34pas la vérité mobutu n'est pas le maître d'une clique dans ce pays ils m'ont répondu que
04:41j'insultais
04:43le chef de stade ça a duré encore quatre heures ils sont venus voir avec des informations qu'ils
04:52avaient récolté sur moi pendant des années mes neveux qui travaillait pour la police de la
04:59sécurité m'avait prévenu que sur une liste noire alors ne reviens pas ici
05:08on était en présence d'une dictature sanglante où la vie individuelle ne représentait rien
05:16vous pouviez être enlevé sans que votre famille sache jamais où vous étiez
05:22ni ce qui vous était arrivé vous disparaissiez simplement
05:28pourquoi est-ce qu'on doit faire cette interview dans ce plan d'estimité c'est parce que on est
05:37plus libre d'expression ce qui fait que si on doit le faire dans un lieu où passerait tout le
05:45monde
05:45vous serez victime d'expulsion tandis que moi je moisirai certainement prison ou même être décapité
05:54mais quand on a des conversations entre des personnes individuelles est ce qu'on peut causer
05:59librement non on se méfie le même de sa femme on n'ose pas livrer toutes ses impressions la femme
06:06livrerait son mari ah oui cela est aussi possible alors on n'ose pas livrer tout ce qu'on pense
06:22à partir des années 70 et Mobutu était devenu parano parce qu'il craignait qu'on ne lui fasse un
06:29coup d'état
06:31ce qui fait que il a réussi à installer la peur dans les coeurs de tous les rois de tous
06:36congolais je me
06:38je me rappelle avec mon papa on était au village j'étais autre mais parler de Mobutu lorsque même si
06:45vous
06:45êtes seul vous croyez qu'il vous regarde le président n'a pas peur peur de qui peur de quoi
06:54peur de l'avenir peur des
06:56jaloux peut-être lorsqu'on a un peuple comme le mien en sont fous du reste et ma conscience ne
07:06me
07:06reproche absolument rien ma conscience est toujours tranquille je peux pas avoir peur de qui que ce soit
07:13ou de quoi que ce soit
07:21cette répression totale a démarré quasi en même temps que la présidence de Mobutu
07:30cela a commencé en 1966 avec la pendaison de ces quatre politiciens
07:39ensuite ce fut l'assassinat de Mulele en 1968 la façon dont Mulele a été tué était tout bonnement choquante
07:49ils ont commencé par lui couper des parties de son corps pris un morceau là un autre morceau ici
07:53alors même qu'il était encore vivant
07:59il y a eu aussi le meurtre sanglant de ces étudiants congolais de l'université de Levanium en 1969
08:08c'était des étudiants universitaires qui avaient des griefs contre les professeurs belges
08:14ils les trouvaient racistes de plus le programme d'études était concentré sur l'Europe mais ils n'enseignaient
08:21rien sur l'Afrique ou le Congo ses étudiants protestaient contre des choses totalement
08:27compréhensibles ils n'ont rien dit contre le régime
08:38en 1969 il s'agissait en fait d'une revendication auquel le gouvernement adhérait
08:48et puis à un moment donné on nous apprend que Mobutu avait rejeté ce sur quoi nous étions mis d
08:54'accord
08:56et c'est pour cela que nous allons marcher pacifiquement et aller déposer le mémorandum
09:01pour demander à Mobutu pour qu'il revienne sur son refus
09:12lorsque à 5 heures du matin nous prenons nos bus
09:15alors nous sommes très étonnés d'abord nous constatons que nous sommes bloqués par les militaires
09:23il n'y a pas d'armes encore en ce moment là on nous bloque un peu physiquement pour nous
09:28empêcher que nos bus déferlent sur la ville alors nous sommes descendus de nos bus
09:34alors on va être éparpillés ce qui va faire que Mobutu va installer cette fois-ci des militaires
09:39dans des points stratégiques
09:44et là ça se terminait finalement en bain de sang
09:52les morts jusqu'ici on ne connaît même pas leur nombre mais au minimum en tout cas 50 étudiants
09:56et Mobutu a pris tous les corps ceux qui étaient morts très vite dès qu'il est mort
09:59les militaires les prenaient et puis ils disparaissaient
10:03il paraît qu'on les a enterrés dans les fleuves on ne sait pas
10:07on ne sait pas où on les a enterrés on ne sait pas on n'a jamais su
10:12on n'a jamais su
10:176 personnes 6 étudiants ont été condamnés à mort
10:24partout dans tous les secteurs Mobutu a cherché à réduire la menace partout
10:32ici en plus il ferme l'université il va dire pour deux ans tout le monde dans l'armée et
10:40des
10:40disciplines là il ya eu des abus les soldats on leur donne les étudiantes les militaires
10:47en profitent pour tenir leur sein
10:54Mobutu il est venu nous voir et on nous a fait marcher devant lui il nous regardait avec ses
11:04dédames et en même temps on ramenait les étudiants on tapait dessus défendu il était là indifférent
11:23c'est le commencement en fait de la descente aux enfers du pays au bout de ce croyant que tout
11:33lui était permis il s'est autorisé tellement de choses que le début de la délicatience de la
11:38société conglaise a commencé à ce moment-là au congo ici histoire de tricherie donc en vrai
11:46aujourd'hui la société complètement corrompée c'est Mobutu qui a introduit ça
11:55je manque de liberté si je dis qu'ici au pays il y a une très petite groupe qui est
12:00très riche et la
12:01masque qui est très pauvre c'est exact très exact qui nous a appris la corruption je crois que c
12:14'est
12:14vous autres je vous parle ici franchement qu'est-ce que vous appelez corruption avant mon avènement de
12:2060 à 65 donc lorsqu'on venait avec de l'argent dire par exemple un politicien allait faire ceci
12:27là lorsqu'on va chez un militaire aller prenez l'argent ça ce n'est pas une nouvelle invention
12:34d'usaïe c'est de l'importation quand nous combattons ce masque d'importation on a découvert une
12:44histoire intéressante dans des documents déclassifiés de la cia et dans lesquels mobutu leur dit j'ai
12:56dépensé pour toutes sortes de choses n'ayant rien à voir avec l'armée mais certaines personnes
13:02l'ont découvert et pourraient être tentés de m'accuser j'aimerais donc que vous cia vous me
13:09remboursiez cet argent afin de le réimputer dans le budget en résumé on a mobutu qui vole de l'argent
13:18au budget militaire et la cia qui le sous doit pour étouffer l'affaire il ya donc deux formes de
13:25corruption qui se renforcent l'une l'autre c'est comme ça que le gouvernement fonctionné c'est comme
13:31ça que mobutu fonctionné donc par l'intermédiaire de la cia maintenant bien sûr je ne veux pas exenter
13:37les belges qui faisait un peu la même chose mais dès l'indépendance mobutu a toujours été aussi
13:43corrompu que possible et au début c'était un peu dissimulé et ensuite au début des années 70
13:50il décide de nationaliser les entreprises il appelle cela la zaïrianisation et c'est à ce
13:55moment là que la corruption de cet homme a éclaté un grand jour citoyennes citoyens militantes militants
14:02aujourd'hui doit être pour nous un tournant décisif dans notre histoire c'est pourquoi je vous annonce
14:11les grandes décisions que j'ai prises pour mettre fin à l'exploitation pendant la période coloniale comme
14:22c'était l'apartheid les commerces les plantations étaient entre le mains des étrangers portugais
14:30espagnols belges français grecs et malgré l'indépendance à 60 cette situation a continué
14:41mais mobutu il ne comprend pas comment il n'y a pas de commerçants congolais que tout est géré par
14:46les occidentaux mobutu trouve la solution il faut arianiser c'est à dire quels étrangers planteurs
14:56grecs et autres là quittent les secteurs que les congolais eux mêmes deviennent propriétaires de
15:02ces fermes et voilà que commerçants européens ont leur avis j'arrive dans votre bureau dans votre
15:10magasin monsieur cette entreprise m'a été attribué allez demander à l'état remettez les clés on
15:16ravissait le clé aux gens allez sortez un certain nombre de grecs et des portugais de belges se sont
15:22suicidés ce sont des gens qui sont allés avec l'arrière-grand-parents et autres là et qui n'avait
15:29que ces deux trois échoppes ou ces deux trois plantations c'était du bordel c'était un partage de
15:37richesse on est allé dans les capitales privées pour ravir leur argent leurs biens et on distribue et on
15:47les distribue pas au peuple congolais on distribue à ses amis qui entourent le pouvoir ils vont
15:55prendre ces gens ce sont les ministres c'est la famille de mobutu les amis deux donc c'est entre
16:00amis qu'on se partage ce sont ces gens là qui se trouvaient à ce moment là autour de mobutu
16:05et
16:05telle plantation je prends je ne connais ni le capital ni la quantité de production ni ceci ni cela
16:13je ne vous explique pas le plaisir qu'ils ont pris à s'enrichir avec l'argent qui venait de
16:18ces corporations vendant tout ce qui pouvait se vendre parfois des bâtiments parfois des
16:23équipements et quand les corporations ont disparu le business s'est arrêté cela a créé une crise
16:33économique sans précédent au congo c'était ça le système de mobutu les mobutistes vivaient dans
16:47l'opulence ils volaient de l'argent dans toutes les caisses tenant l'argent des budgets de leurs
16:53ministères le gaspillant pour leurs dépenses propres pendant que le peuple souffrait il n'était
16:58pas nourri à sa fin et dans les meetings mobutu disait aux gens presque comme une publicité si tu
17:07dois voler vol mais vol petit à petit et investi dans ton pays voici les conseils d'un président à
17:18son
17:18peuple tout était institutionnalisé même plus qu institutionnalisé le vol était toléré par le chef
17:38de l'état moi je suis mobutiste parce qu'il y avait des bonnes choses à l'époque de mobutu
17:51qui doivent se
17:52poursuivre le courant que nous avons là ça vient de mon goût ou non on avait des bacs tout à
17:59la
17:59pour traverser et puis mon goût a fait un pont c'est pas mon goût il ya des choses que
18:07mon goût a fait
18:09on le voit là où il ya le progrès par rapport à l'immobilisme par rapport à un état de
18:17pauvreté
18:19chronique mais quelqu'un vient il ya un changement alors moi j'admire ça parce que c'est pour ça
18:26que
18:27j'aime un peu de force pour le progrès c'est comme avec la colonisation à léopold 2 a coupé
18:40les mains des
18:40gens mais les enfants de léopold 2 ils ont sauvé la vie des gens à des hôpitaux
18:52et moi je suis pas quelqu'un qui m'arrête seulement dans cette affaire de couper les mains des gens
18:57non
18:57parce que j'ai gouverné et alors j'aime parfois un peu la force aussi
19:07je suis quelqu'un qui dit moi la démocratie non
19:12un système de pouvoir fort pour aller de l'avant
19:18parce que cette démocratie ne marche pas avec la pauvreté il faut un certain niveau de richesse de développement
19:38s'il ya la corruption la corruption c'est dans la pauvreté
19:47moi je pense que on courant facilement les pauvres et alors quand on vient à faire quelque chose vis-à
19:54-vis des pauvres on les courant
19:58ces pauvres se vendent ils n'ont pas leur cueille je dis moi on ne peut pas m'acheter moi
20:05ils sont pas comme ça ce sont des pauvres gens
20:24vous savez nous naissons différemment nous naissons différemment il y a des gens qui naissent intelligent il y a des
20:32gens qui naissent pas intelligent
20:34et moi je peux dire que moi je suis né intelligent même si j'étais à l'école j'étais
20:40souvent premier de la classe et tout ça et quand j'ai mon argent j'imite j'essaie imiter les
20:46blancs
20:47moi je vais être comme les blancs
21:07moi je suis comme ça parce que j'ai été formé par les blancs et alors j'imite les blancs
21:24toutes les structures du mobotisme 30 et 40 mobotistes ils ont bouffé bénéficié
21:55notre pays n'est pas le premier ni le dernier au monde qui donne momentanément des difficultés
22:01économiques et financières
22:03un Zahir conscient de ses difficultés
22:06a lui-même pris le devant
22:08pour rencontrer ses créanciers
22:09et avoir une discussion franche
22:12avec eux
22:12en vue de se mettre d'accord sur un nouvel échéancier
22:16nous ne sommes pas des mondiaux
22:19parce que nous reconnaissons nos dettes
22:23la dette congolaise vient d'où ?
22:27l'exemple emblématique de la dette congolaise c'est l'histoire de Inga
22:35ce barrage d'Inga est né simplement du fait que pour rentabiliser les banques occidentales
22:42c'est les banquiers occidentaux qui vont venir à Mobutu lui dire que voilà nous avons l'argent
22:47construisait Inga
22:51or Inga ne répondait à aucun besoin économique
22:53et économiquement ce n'est pas rentable
22:57en plus de ça on expérimente une ligne à haute tension à courant continu de 1700 km
23:04et cette ligne là a coûté plus cher que la construction du barrage lui-même
23:10et Mobutu là vraiment il démontrait qu'il était plus servi des intérêts des occidentaux que pour les intérêts du
23:16peuple congolais
23:19je me suis occupé du financement de cette ligne à haute tension
23:26Mobutu voulait que la province du Katanga soit approvisionnée en électricité
23:32le Katanga n'a jamais été favorable à Mobutu
23:35il se disait alors maintenant ils seront dépendants de moi pour l'électricité
23:42c'était complètement ridicule car il n'y avait pas de courant dans aucune ville entre Inga et le Katanga
23:51seule une ligne à haute tension menait vers le Katanga permettant de dire à Mobutu
23:56je contrôle leur électricité
24:01en 1974 a eu lieu à Kinshasa cet incroyable match de boxe entre Mohamed Ali et George Foreman
24:09c'était une façon de dire à l'occident
24:12regardez, admirez la grandeur de Mobutu capable d'organiser un combat international de cette ampleur
24:18ceci n'avait pour seul but que de distraire les gens de Kinshasa de leur extrême pauvreté
24:22la conjoncture était tendue
24:25afin de financer ce combat
24:27ils créèrent une fondation en Suisse
24:3210,85 millions de dollars furent injectés dans cette corporation totalement contrôlée par le président Mobutu
24:41argent provenant des finances de l'Etat
24:44et tout l'argent du match revint à Mobutu
24:5142,5% des revenus brut
24:54on parle de plusieurs dizaines de millions de dollars
24:58qu'on ne vienne pas me dire que cet homme se souci de son pas pris
25:03au moment où l'appareil économique était totalement déstructuré
25:07il va encore tenter d'autres coups
25:10comme cette satellite qu'il a voulu placer dans l'orbite avec les allemands en 76-77
25:14il voulait pour promouvoir son pays
25:17que le Zahir replace sa satellite dans le ciel
25:19et pour qu'on puisse voir le Zahir
25:22et là encore c'était un échec parce que ce sont des millions qui sont partis
25:40la c'est presque symbolique
25:43le régime Mobutu plongeait
25:46et était en débandade
25:48l'économie n'allait pas
25:50le peuple congolais vivait dans la misère
25:55et au moment où l'opinion congolaise et Zahiroise le décriait
25:58ne voulait plus de Mobutu
26:01c'est la révolte
26:09la guerre du Chaba est un acte patriotique
26:13qui avait été posé par des militaires
26:16Congolais donc Zahiro à l'époque
26:18des tendances soviétiques
26:21qui se trouvait en refuge en Angola
26:28ils avaient dit Mobutu au pouvoir
26:29non non non non
26:30ils sont allés en Angola
26:32de peur de se faire massacrer
26:35par Mobutu
26:36ils disaient
26:38attendons
26:39l'homme est venu on va rentrer au pays
26:43et dès que tout était prêt
26:46ils ont dit à leurs frères
26:47faites votre entrée au Katanga
26:50et Mobutu n'en revenait plus
26:55Colwesi sud du Chaba
26:56c'est ici que bat le coeur économique du Zahir
26:59celui qui contrôle Colwesi
27:00est maître de la production de cuivre et de cobalt
27:02et décide ainsi de la vie ou de la mort de la nation Zahiroise
27:05nous avons affaire à des bandits
27:10à des gangsters
27:12équipés par l'union soviétique
27:15entraînés et encadrés par des cubains
27:21Mobutu après avoir assassiné tous les leaders progressistes
27:25en 64
27:27il ne voulait pas voir encore d'autres mouvements révolutionnaires
27:31ou bien je ne réapparaître
27:33alors la meilleure façon de le faire
27:36c'est une répression
27:37les enlever
27:38il suffit qu'on te soupçonne que tu es communiste
27:42alors
27:44on te fait disparaître
27:46donc moi j'étais en danger
27:48et je fuis Zahir
27:50pour joindre les mouvements
27:52pour combattre Mobutu
27:54Mobutu
27:59Castro avait envoyé des cubains en Angola
28:02ce qui posait un problème
28:04parce que le gouvernement américain
28:06ne voulait pas envoyer de troupes se battre en Afrique
28:10c'était une politique actée de longue date
28:12mais nous ne voulions pas non plus d'une guerre froide en Afrique
28:19nous avons donc décidé de faire tout ce qui était en notre pouvoir pour aider
28:23nous avons choisi
28:24d'envoyer nos avions pour soutenir Mobutu
28:29ces avions sont formidables vous savez les C-10
28:33c'était les plus gros avions que possédaient les Etats-Unis
28:36et je pense que c'est toujours le cas
28:38on pouvait transporter des chars d'assaut et toutes sortes d'équipements
28:59les insurgés adoptent des tactiques de guérilla
29:02face auxquelles l'armée zaïroise est totalement démunie
29:08Mobutu n'a jamais cherché à développer une armée forte
29:11son armée était une armée composée de généraux corrompus
29:15et les soldats étaient très mal payés
29:17c'est pour cette raison que les soldats en venaient systématiquement au pillage
29:21au harcèlement des populations
29:24et au recel de biens
29:26ils se payaient en quelque sorte
29:30c'est pour ça que les gens venant d'Angola ont pu prendre Colwesi aussi facilement
29:36à ce moment là Mobutu s'est vraiment retrouvé en difficulté
29:44mon général il y a tout de même 4000 européens qui sont retenus en otage
29:47est-ce que vous allez pouvoir les dégager ?
29:50je crois vous avoir dit ici que tous les dispositifs sont en cours
29:58quand il a vu que dans moins d'une journée
30:01Colwesi était pratiquement tombé
30:06alors il a eu très peur
30:08il fallait qu'il trouve quelque chose
30:10pour que l'occident vienne à son aide
30:18c'est hallucinant
30:19il n'y a pas de mot pour décrire l'horreur des massacres de Colwesi
30:23tout le long des larges avenues de la ville
30:25dans tous les quartiers européens
30:27des dizaines de cadavres jalonnent les rues
30:29ce sont des familles entières qui ont été massacrées par les soldats fous
30:35ce qu'il a fait est d'un cynisme total
30:39il a tué des européens
30:42en prétendant que leur massacre avait été perpétré par des rebelles
30:47justifiant ainsi son appel aux puissances extérieures
30:53afin de sauver son régime
30:55moi je suis père de famille
30:57lorsque j'ai vu de mes yeux
30:58le cadavre
31:01d'une fillette de deux ans
31:05sans tête
31:07vous voyez
31:09quelle était mon émotion
31:13nous on ne tué pas de civils
31:17nous notre problème était des militaires
31:23c'est une hypothèse qui continue encore à circuler
31:28parce que
31:29d'après certaines sources
31:32là où les otages ont été tués
31:35ce n'était pas un quartier occupé par le rebelle
31:38cette partie là était encore entre les mains des soldats de Mobutu
31:44et Mobutu s'il aurait fait il aurait pris beaucoup de risques
31:47mais ça marchait cette fois là
31:51la France de Giscard d'Estaing
31:52alors la France de Giscard d'Estaing
31:55s'est décidé à intervenir directement
31:57sauter sur Poulouisi
31:59et lorsque la France saute
32:02la Belgique se dépêche pour ne pas totalement perdre l'espace
32:06l'Amérique apporte la logistique
32:11c'est le fameux Troïka
32:13Etats-Unis, France et la Belgique
32:18donc de nouveau Mobutu va être sauvé par l'Occident
32:23mais Mobutu commence à entendre de manière claire
32:26les critiques de l'Occident
32:29et pour maintenir l'Occident comme allié
32:34Mobutu devrait payer
32:37au moment où l'argent ne pouvait pas sortir
32:40assainissement FMI Banque Mondiale
32:43donc le peuple congolais, le peuple zahirouan
32:46vivait dans la misère, dans les dénuiements total
32:50mais au même moment l'argent coulait à flot
32:55l'élection d'Erigan aux Etats-Unis
32:58on pensait que Mobutu intervient avec plus ou moins 50 millions
33:0350 millions, mais comment cet argent sort ?
33:08l'argent qui sortait à flot, ce sont les mines, le cuivre, cobalt, le zinc
33:13c'est Koulouizi
33:15ce sont les mines qui ont été sauvées
33:22mais alors cet argent qui coule à flot ne coule pas pour le Congolais
33:28j'affirmerais à haute voix que la banque centrale du Congo
33:34était une caisse privée de Mobutu
33:42mais comme l'image négative qui pèse sur lui devient trop grande
33:49que ce soit en Occident, que ce soit au Congo
33:52comment dégonfler ?
33:55et là Mobutu va montrer comment il est un acteur politique
34:01il joue
34:03malin qu'il est
34:04il organise des élections parlementaires
34:07il fait semblant maintenant d'instaurer la démocratie
34:11de porter la responsabilité à d'autres
34:14mais ce sont des leurs
34:17ces parlementaires, ils n'auront pas réellement de pouvoir
34:19c'était uniquement pour son image
34:22il vous dit, mes chers confrères, rien ne sera comme avant
34:27mais quand il vous dit rien ne sera comme avant
34:29tout sera pire qu'avant
34:31le mouvement populaire de la révolution
34:32c'est moi son fondateur
34:34il n'y a dès lors pas d'interprète plus avisé que moi
34:38pour saisir la véritable portée de sa doctrine
34:41qui se trouve être précisément le Mobutisme
34:44c'est-à-dire mes idées, mes enseignements et mon action
34:50et de mon vivant
34:52bi-partisme, multi-partisme aux Aïrs
34:56hélas, non
34:59trois fois, non
35:01c'est catégorique et sans appel
35:03pour bâtir notre pays toujours plus beau
35:09autour d'un frère majesté
35:15autour d'un frère majesté
35:22parlement ont envoyé une lettre de 52 pages à Mobutu
35:27une lettre dans laquelle ils expliquaient qu'ils ne pouvaient vivre sous le diktat d'un seul homme
35:32qu'il était temps de revenir à un système multipartiste
35:42et afin de lui signifier leur engagement à ce changement
35:45ils ont commencé à reporter le costume et la cravate
35:48qui étaient à cette époque-là interdits au Congo
35:55avec la lettre ouverte nous allons être les premiers politiciens à acculer Mobutu de front
36:05donc partout où nous sommes allés
36:09un membre de 13 était considéré comme un petit dieu
36:13ces documents font beaucoup d'écho
36:16Mobutu va être très fortement embêté
36:22mais ces gens-là, ce ne sont pas des révolutionnaires
36:24ce sont les anciens amis de Mobutu
36:26qui ont mis en place avec Mobutu les partis uniques
36:31ce sont des gens qui se sont vus exclus du pouvoir
36:36les aigris, croyez-moi, je n'en ai pas besoin
36:41j'ai besoin de 27 millions de citoyennes et de citoyens que je dirige
36:47et bien, les quelques aigris là, comme on le chante chez vous
36:51les chiens aboient, la caravane passe
36:54et c'est une caravane de 27 millions d'habitants
37:03dans les années 80, je travaillais pour le congrès
37:06nous avons organisé un rendez-vous avec ces hommes à notre hôtel à Kinshasa
37:11ils portaient tous des costumes et des cravates, des costumes occidentaux
37:14pas les costumes aïrois de Tite Mahou
37:20après la réunion, l'un des membres du congrès a réalisé qu'il avait oublié son portefeuille ou je ne
37:26sais plus quoi
37:27il fait demi-tour vers l'hôtel
37:30et lorsqu'il arrive devant l'hôtel, il voit les mêmes hommes que nous avions rencontrés dans leurs beaux costumes
37:35occidentaux
37:36se faire battre, recevoir des coups de pieds, être frappés avec des ceintures à clous métalliques, être fouettés, juste devant
37:43l'entrée de l'hôtel
37:44et leur voiture avait également été saccagée
37:54un jour, je me dirigeais vers ma région avec ma femme et mes enfants
38:00le gouverneur était venu avec toute l'administration pour me donner une leçon publique
38:08j'espère bien monsieur le jeune, vous êtes en train d'enregistrer, j'espère bien
38:11ok, alors
38:15ils sont arrivés là, tout le monde, toute la ville, obligatoirement devait venir là-bas
38:23voilà, vous tous voyez, un impénitent
38:26qui a osé contrarier mon bout
38:32c'est un truc
38:33au majeu
38:33j'étais évanoui, je ne savais pas qu'on m'avait laissé nu
38:39ils disaient, décidez me laisser nu en tenue d'adam s'il vous plaît devant ma femme et mes enfants
38:48c'était toute la ville, j'avais vu ça
38:53on voit au bureau de la sécurité, là où il y avait d'autres agents qui m'entendaient
38:59c'était encore, pour subir d'autres séances de torture
39:04la nuit, devant ma femme et mes enfants
39:07c'est révoltant
39:09interdiction d'exercer les droits civiques et politiques
39:11pendant 5 ans, à l'endroit de Ngaluga
39:14Jiseke, Makana, Capita, Yumi
39:18Mobutu s'est senti menacé de partout
39:22la paranoïa va profondément l'avaler
39:27il n'avait plus confiance en personne
39:29même plus aux occidentaux
39:31à qui il continue de payer
39:34mais au même moment, qui parle mal de lui à côté
39:42se sentant en insécurité
39:44Mobutu
39:46a voulu à ce moment-là se protéger
39:49le Zaïrois a cessé d'applaudir la présence du gendarme
39:53et c'est bien dommage
39:56mais rassurez-vous
39:59une réforme profonde est actuellement en cours concernant notre gendarmerie
40:05il s'agit d'un service d'intelligence
40:08comme il en existe dans tous les pays organisés
40:11un service capable de nous renseiller à tout moment
40:15surtout les événements intérieurs et extérieurs
40:18la sûreté déjà joué un rôle important à partir des années 70
40:22mais maintenant
40:23le pouvoir réel
40:26est tenu par la sûreté
40:28tout le monde est contrôlé tout le monde
40:29et avec ça lui contrôlait tout le monde
40:41quand je suis devenu le chef de la sécurité
40:43j'étais proche de Mobutu
40:45il m'appelait
40:46c'était quotidien
40:50Mobutu était comme Israël
40:52il avait les bras longs
40:57nous avions
41:00des rapports
41:02réguliers de ce qui se passait au Moyen-Orient
41:05comme nous
41:06on faisait des rapports au service israélien
41:10de ce qui se passait dans la sous-région
41:12donc il y avait un échange
41:15donc nous étions
41:17nous étions au top
41:21Mobutu
41:22il exerçait un pouvoir énorme
41:25à cause justement de ces informations qu'il avait
41:28dans le monde entier
41:32quand tu es opposant à Mobutu
41:34tu vas fouiller où ?
41:35dans les pays africains
41:37on vous rattrape hein ?
41:38en Occident oui
41:39on vous rattrape hein ?
41:41Mobutu est l'ami de Belge
41:43elle l'ami de pouvoirs occidentaux
41:45français anglais et autres là
41:47tu vas fouiller où ?
41:48assassins !
41:49Mobutu !
41:49assassins !
41:50Mobutu !
41:51assassins !
41:52combien d'opposants sont venus à Belgique
41:54et qu'ils se sont retrouvés malmenés ?
41:56combien ?
41:57assassins !
41:58Mobutu !
41:59assassins !
42:02assassins !
42:04assassins !
42:04hier ou avant-hier
42:05un certain opposant
42:07qui est chez vous
42:09on attendait beaucoup
42:11du président
42:12maintenant il renforce son pouvoir
42:13et bien c'est la force
42:15et puis toute la journée
42:16RTB
42:17RTB
42:18c'est la force
42:19que le président va maintenant
42:20employer contre Mobutu
42:21c'est la force
42:22mais quelle force ?
42:24à 6000 kilomètres
42:31des prisonniers politiques
42:32étaient embarqués
42:33à bord d'avions
42:34ou d'hélicoptères
42:36et puis jetés
42:37dans les océans
42:38ou dans de grands lacs
42:40depuis les airs
42:42pour les tuer
42:43parce que Mobutu
42:43ne voulait plus les voir
42:49c'est le sens même
42:51d'être chef
42:55quand on vous conteste
42:56dans votre pouvoir
42:58mais tout ce qui touche
42:59à votre pouvoir
43:00il faut le mettre hors
43:01d'état d'unir
43:02d'une façon ou d'une autre
43:04jusqu'à prendre la décision
43:05d'envoyer quelqu'un à la mort
43:12il faut savoir défendre son pays
43:15par tous les moyens
43:24pour défendre mon pays
43:27je dois vous tuer
43:31et ça s'arrête là
43:35un agent de renseignement
43:36n'est pas un homme dangereux
43:37c'est quelqu'un
43:38qui protège la société
43:40qui prend des risques
43:41pour le compte de la société
43:43il est dangereux
43:44pour les ennemis de la république
43:45oui
43:47c'est un homme dangereux
43:48pour les ennemis de la république
43:49même pour mon pays
43:51non
43:57à cette époque
43:58lorsque j'ai commencé
43:59à travailler pour le congrès
44:01l'une de mes responsabilités
44:03au congrès
44:03était le Zahir
44:05et il était clair
44:06que les habitants du pays
44:07n'aimaient pas Mobutu
44:10cela bien sûr
44:10ne faisait que renforcer la répression
44:14tout cela vous pousse davantage
44:16à vivre dans votre propre monde
44:18et à vous détacher encore plus
44:20de la réalité
44:23de plus en plus
44:25Mobutu dévoile
44:26un autre trait
44:31d'après ceux qui l'ont connu
44:34il aimait les fétiches
44:35le sorcier
44:36le nganga
44:39semble-t-il que Mobutu
44:41ne dormait pas la nuit
44:43parce qu'il avait peur des démons
44:47Mobutu va être reçu
44:49par Mitterrand
44:50mais non
44:51au pouvoir en France
44:52et c'est un socialiste
44:55au moment où en Angola
44:57le voisin Angola
44:5850 000 Cubans sont là
45:02là on appelle tous les grands sorciers
45:05même du monde chinois et autres là
45:07qui lui prenaient 2 millions de dollars
45:08pour comment envoûter Mitterrand
45:12on piétine donc on prend la photo de Mitterrand
45:16alors comment envoûter Mitterrand
45:17vraiment dominer Mitterrand
45:19on prend la photo et on fait de gris gris et autres là
45:23apparemment ça marchait
45:24ça !
45:25c'est non ça !
45:33notre objectif
45:35notre objectif
45:39c'est non ça
45:42Tiens, moi, yo !
45:46Vive le Président Montateur !
45:50Vive le Président Montateur !
45:55Il cherche maintenant des formules pour continuer à demeurer au-dessus de tout le monde.
46:02D'où ?
46:03Après avoir été général, on lui trouve tous les titres, guide inspiré, timonier.
46:08Mais ça ne suffisait plus.
46:12Alors, dernière trouvaille, Maréchal.
46:19Ensuite, on organise les élections.
46:25On l'a vu déjà lorsqu'il y a eu les élections des 70.
46:29Mon goût est un candidat unique.
46:31Maréchal Duxahir !
46:33Ta perspicacité et ta sagacité
46:37Transcendez du siècle où une science infuse
46:39De façon prime frontière
46:41Son sang pareil
46:43D'autant plus que la vérité
46:45Magnifique stratège
46:51Le même jour, à 15h, 16h, on proclame pour tout le Zahir.
46:54Mon goût est élu en 99,9%.
47:01Dans certaines régions, dans certains coins de la République,
47:05Les gens qui chantaient, qui dansaient, disaient
47:07Nous allons vous voter à 500%.
47:09Ailleurs, on disait à 1000%.
47:15Mobutu a vécu dans un autre monde.
47:19Il ne sait plus là où il est.
47:22La peur le gagner de plus en plus.
47:25Il croit qu'à Kintjasa, un coup d'état peut arriver.
47:28Et là, Mobutu va s'installer à Guadoliti.
47:33Dans sa région d'origine, à 1000 kilomètres de Kintjasa, en pleine brousse.
47:38Avec les grandes constructions de palais.
47:48Mobutu vivait dans un luxe.
47:51Démesuré.
47:53Son petit déjeuner, c'était au Champagne.
47:55Tout était luxueux, j'aime Mobutu.
48:02Il veut faire le Versailles du Congo.
48:07Ça, c'est le complexe de petits colonisés.
48:13Il veut absolument vivre comme un européen, comme un blanc.
48:19En faisant même pire que les européens.
48:25Pour organiser des anniversaires, il fait venir les gâteaux.
48:28Les gâteaux, il fait venir d'où ? En Europe.
48:30Il a fait tout un avion pour un gâteau.
48:34En plus de ça, il se croit obligé d'aller acheter des châteaux en Europe.
48:38Il va en Suisse.
48:40Et puis il va à Cap Martin.
48:43Tout l'argent qu'il a volé ici, il est allé investir en châteaux en Europe.
48:48Et là aussi, quand il veut manger du mouton,
48:50le mouton doit venir de l'Argentine.
48:53Il importe un avion.
48:55C'est tout à fait la démesure.
48:57Et tout ça, c'est de l'argent de l'État pour la dépenser des centaines de millions de dollars
49:02pour les caprices d'un petit complexe.
49:05Son Excellence, le maréchal Mobutu Sese Seko.
49:19Le 4 octobre 1973, soit 16 ans, jour pour jour,
49:28je m'adressais pour la première fois à l'Assemblée générale de l'Organisation des Nations Unies.
49:36Depuis, bien de situations abordées alors ont subi de profondes mutations.
49:44Mobutu est un assassin. Longue vie à Patrice Lumumba et au peuple congolais.
49:49Mobutu est un assassin.
49:51Mobutu est un assassin. Longue vie à l'esprit de Patrice Lumumba et au peuple congolais.
49:57Mobutu est un assassin. Mobutu est un assassin.
50:02Mobutu est un assassin.
50:03Mobutu est un assassin.
50:07Mobutu est un assassin.
50:19Au moment de prendre la parole pour la deuxième fois à cette tribune.
50:25Les décideurs américains savaient très bien que cet homme avait en quelque sorte fondamentalement échoué.
50:33Mais les États-Unis ont continué à soutenir Mobutu,
50:36alors que tout le monde savait qu'il n'y avait plus de réelle menace communiste au Congo.
50:42Et à moins, ils s'étaient convaincus que Mobutu était celui qui pouvait encore contrôler la situation.
50:50C'était presque devenu impensable pour eux d'imaginer le pays sans lui.
50:58Tellement criant d'imagination.
51:00Nous sommes très heureux de vous accueillir aujourd'hui. Merci, monsieur.
51:05Pour eux, imaginer le pays sans Mobutu, c'était comme faire entrer les ténèbres.
51:10C'est le roman de Conrad.
51:12C'est une descente vers Dieu, c'est quoi.
51:18Mais la raison majeure de leur support indéfectible était qu'il était notre ami.
51:24Il était le leader choisi par les États-Unis.
51:29Donc, notre engagement envers lui était en fait un engagement envers nous-mêmes.
51:34La question, c'était, va-t-on renoncer non seulement à un ami qui nous a aidé par le passé,
51:41et que nous avons nous-mêmes mis en place ?
51:44C'est ça qui leur trottait dans la tête.
51:47Et c'est pour cela, je pense, qu'ils l'ont maintenu au pouvoir,
51:52tout en sachant qu'il menait son pays à sa perte.
51:54Encore et encore.
52:04Mais voilà
52:07que certaines choses vont lui être fatales.
52:16Le mur de Berlin tombe.
52:22Mobutu était un bon lecteur, il sait que la guerre froide est finie.
52:26La géopolitique internationale qui change.
52:29Mobutu hésite encore, ce n'est pas le Congo.
52:34Mais, quelques semaines après,
52:38c'est la mort de Ceausescu,
52:41qui était un proche à lui.
52:43Et il y a quelques mois, il venait d'être en Roumanie
52:45pour voir comment le parti est organisé.
52:50L'exécution de Ceausescu et de sa femme, en public,
52:54à la télévision zahiroise, on a montré les images.
52:57D'après le ministre de l'Information de l'époque,
53:01Mobutu l'a appelé au téléphone.
53:04Qui t'a autorisé à faire ça ?
53:08Cela a été un drame pour Mobutu.
53:11D'après l'interprétation de son ministre,
53:15il croit que Mobutu s'est vu lui-même dans cette position-là.
53:20Que Mobutu allait mourir,
53:22son cadavre traîné dans la rue,
53:24et on allait le tuer, le lyncher.
53:32Pendant plus ou moins 20 ans,
53:34Mobutu se croyait être un super-homme, éternel.
53:39Et là, Mobutu va comprendre
53:43qu'il n'était qu'un homme.
54:07le fond de la Bréphine,
54:11le fond de la Bréphine,
54:13et là,
54:13le fond de la Bréphine,
54:26il ne s'en fait pas de ses décisions.
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