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  • il y a 23 heures
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00La grande question sous-jacente, c'est évidemment d'essayer de comprendre s'il y a risque que les Américains,
00:05les Israéliens reprennent leurs frappes, retournent dans la guerre d'une certaine manière.
00:09On sera dans un instant à Washington avec Anton Denard pour savoir un procès de humer l'air de Washington
00:14et savoir quelle est la tendance ce soir.
00:15D'abord, écoutez ce que dit le vice-président J.D. Vance. Lui dit ce soir que toutes les options
00:20sont sur la table, que ce soit la diplomatie ou la guerre.
00:23Je suis d'accord avec le président sur le fait que l'Iran ne doit pas avoir l'arme nucléaire.
00:27Nous sommes engagés dans un processus diplomatique offensif et très actif pour faire en sorte que cela n'arrive pas.
00:32Et le président dispose de nombreuses options, des options diplomatiques, des options sur le plan militaire, mais l'objectif fondamental,
00:39c'est que le président veut rendre le monde plus sûr.
00:42Il veut protéger le peuple américain contre la possibilité que l'Iran obtienne l'arme nucléaire.
00:47Antoine Delard en direct de la Maison-Blanche à Washington. Antoine, on a bien vu cette dernière semaine que Trump
00:52insistait sur la diplomatie, la volonté de négocier avec les Iraniens.
00:56Est-ce que cette ambiance-là, cette atmosphère-là, elle est en train de changer à Washington ?
01:03Le ton a un peu changé, effectivement. Vous avez entendu à l'instant J.D. Vance. Il y a aussi
01:08ces fuites auprès de NBC News, selon lesquelles le Pentagone a déjà trouvé un nom pour la nouvelle opération.
01:12Si Donald Trump décide d'y aller, ce sera l'opération Massus, Sledgehammer. Au passage, ce changement de nom permet
01:19aussi de contourner le Congrès.
01:20Vous savez qu'aux États-Unis, un président ne peut pas mener la guerre au-delà de 60 jours sans
01:24le feu vert du Congrès.
01:25En changeant de nom, en lançant une nouvelle opération, on remet donc les compteurs à zéro et Trump pourrait donner
01:29plus de marge de manœuvre.
01:31Et puis, il y a aussi ces images qui ont été publiées aujourd'hui par le CENCOM, le commandement militaire
01:35américain,
01:36qui communiquent en montrant des avions de chasse américains qui sont en train de survoler le détroit d'Hormuz.
01:42Avec la légende suivante, ces avions peuvent emporter jusqu'à 8000 kg de bombes, des bombes qui pourraient être utilisées
01:48dans le cadre d'une nouvelle opération.
01:50En quoi pourrait consister cette opération ? On ne le sait pas.
01:52On sait simplement que Donald Trump a réuni ses équipes de sécurité nationale avant de partir en Chine,
01:57que plusieurs options, plusieurs scénarios lui ont été proposés.
02:00Si on essaie de lire un peu entre les lignes du président américain, l'un des objectifs, ce serait d
02:04'aller débloquer le détroit d'Hormuz par la force,
02:07ce qui pourrait impliquer des frappes assez massives sur la côte, cette bande côtière de 100 km à peu près
02:12autour du détroit d'Hormuz.
02:15Antoine Lahr, en direct de la Maison-Blanche. L'opération Massue, elle a un intérêt ? Bertrand Villemeyer ?
02:20Je crois qu'il faut regarder un peu l'histoire.
02:23Le détroit des Lardanelles, la bataille des Gallipolis.
02:28Les deux marines, à l'époque, en 1915, qui dominaient le monde, la marine anglaise et la marine française,
02:36avaient décidé, ils s'étaient rendu compte qu'ils ne pouvaient pas passer avec les forces navales.
02:40Donc, ils ont mené une opération terrestre, 500 000 morts et un échec.
02:45Le détroit des Lardanelles, c'est ce qui sert à relier la mer Noire à la Méditerranée.
02:49Donc, une opération terrestre en Iran aura des conséquences en termes de nombre de morts
02:56qui n'ont rien à voir avec ce qu'on a...
02:59Mais là, je ne vous parlais même pas d'opération terrestre.
03:01Je vous parlais de l'opération Massue, parce qu'il y a ce nouveau nom qui a fuité dans la
03:05presse là aussi.
03:07On ne sait pas ce que disait Antoine Lahr, on ne sait pas quelle forme elle pourrait prendre.
03:10Mais est-ce que pour vous, quand Trump regarde son bureau à la Maison-Blanche,
03:16est-ce qu'il a beaucoup d'autres options, précisément, que d'essayer d'y retourner,
03:19de refrapper les Iraniens à tel ou tel endroit ?
03:21Ça ne changera rien, ça.
03:23Il n'y a pas de raison que les mêmes causes ne produisent pas les mêmes effets.
03:28À mon avis, les Iraniens ne bougeront que s'ils ont la conviction
03:32qu'il y a suffisamment de troupes massées américaines pour pouvoir intervenir.
03:37Et on est très loin du compte.
03:38Et on est très loin du compte, parce que je vous rappelle que c'est 150 000 personnes en Irak.
03:42Et voilà, donc...
03:44Donc, pour autant qu'il n'y aura pas la menace réelle d'Américains intervenant au sol,
03:49l'option militaire n'a aucun sens et ne fera pas bouger les Iraniens.
03:52Je pense que les Iraniens ne bougeront pas tant qu'ils n'auront pas cette certitude.
03:56Stéphane.
03:57En fait, les Américains sont en ce moment dans une position extrêmement difficile
04:00et c'est un dilemme pour, je dirais, l'horizon stratégique des États-Unis.
04:04S'il fallait qu'à nouveau les États-Unis, Donald Trump décide de frapper,
04:08militairement avec cette opération Massu.
04:10Et que le résultat de l'opération Massu donne exactement les mêmes résultats que Epic Fury.
04:16Donc, dans un mois, on arrive à quoi?
04:18Qu'est-ce qu'est le potentiel de menace d'un président américain face à d'autres pays?
04:23Si l'Iran est encore capable de dire, ben non, on est toujours en place.
04:26Alors, évidemment, des gens souffriront.
04:28Le peuple iranien souffrira.
04:29Mais si le régime est toujours en place, capable d'imposer ses conditions,
04:33contrôlant toujours le détroit d'Hormuz,
04:35ça serait donc la démonstration de ce que le grand potentiel militaire américain
04:41est inopérant en certaines circonstances.
04:43Comme, d'ailleurs, il l'a été, j'allais rappeler encore une fois, le Vietnam du Nord.
04:49Mais en fait, toutes les grandes guerres américaines depuis la Deuxième Guerre mondiale,
04:52elles ont été plus ou moins, et plus d'ailleurs que moins, perdues.
04:56Et là, les Américains sont en face d'un vrai, vrai dilemme.
04:59Si on menace, qu'on frappe et que rien ne bouge,
05:02et c'est un peu ce qui s'est passé, pardonnez le pas de côté, mais avec la Chine.
05:05C'est-à-dire que Donald Trump a décidé de livrer une guerre commerciale implacable aux Chinois le printemps dernier
05:11en leur disant, faites gaffe, je vais monter les droits de douane à 140%.
05:14Les Chinois ont dit chiche, on y va.
05:16Et non seulement ils ont dit chiche, ils ont dit on ferme le robinet des minéraux critiques et des terres
05:20rares.
05:20Et soudainement, on découvre que le roi est nu, que les États-Unis sont censés...
05:24C'est l'ordre des droits d'Hormuz à eux.
05:25C'est l'ordre des droits d'Hormuz avec la machine militaire américaine qui se grippe,
05:30enfin avec les économies occidentales qui se grippent parce qu'on est tous dépendants.
05:33Personne ne veut dans sa cour arrière les raffineries nécessaires pour faire en sorte
05:37que ces terres qui ne sont pas si rares soient traitées, mais les Chinois l'ont fait.
05:41Et aujourd'hui, ils ont un quasi-monopole.
05:43Alors, la bénédiction, peut-être, un jour dira-t-on de Trump qu'il a été avisé sur une chose,
05:47c'est que dans trois ans ou dans quatre ans, il y aura un découplage.
05:51Nos économies, ça sera vrai de l'Europe, ça sera vrai des États-Unis,
05:53ne dépendront plus uniquement de la Chine pour ses minéraux critiques et ses terres rares.
05:58Mais en attendant, les deux se tiennent très bien par la barbichette.
06:00Trump comme Xi Jinping, parce que Xi Jinping est aussi demandeur d'autres choses.
06:05Mais je reviens à cette menace qu'il a proférée pour se retrouver,
06:09je dirais un peu ballot devant la Chine, incapable de les faire plier
06:14parce qu'ils avaient une arme de dissuasion massive.
06:18Bertrand ?
06:19Oui, ce découplage que vous évoquez, je pense que ça sera peut-être,
06:23si les événements tournent d'une manière favorable,
06:27peut-être le seul succès, le seul aspect positif,
06:31la seule conséquence finalement que l'on retiendra,
06:34parce qu'on arrivera effectivement à être plus autonome et avoir plus de souveraineté.
06:39Mais vous savez, pour revenir au fond du sujet,
06:40effectivement, je pense que s'il y a à nouveau le même type de bombardement,
06:45le même type d'action, ça n'aboutira pas plus que les précédentes
06:49parce qu'il n'y a pas de raison.
06:51Et au fond, le seul moyen d'arriver à résoudre tous les problèmes d'un seul coup,
06:57c'est le changement de régime.
06:59Sauf que pour ce changement de régime,
07:01il faut mettre des moyens que les Américains, pour l'instant,
07:04n'ont pas engagés et ne sont sans doute pas prêts à mettre.
07:07Mais si vous obtenez ce changement de régime,
07:10vous réglez le problème de l'accès au nucléaire,
07:13le problème du détroit d'Hormuz,
07:15le problème des droits de l'homme et de la population iranienne
07:19et le problème des proxys de l'Iran.
07:21Parce que vous aurez un régime qui sera,
07:24qui serait à la main des Américains
07:26ou en tout cas beaucoup plus près au dialogue
07:30et sur ces sujets cruciaux.
07:32Tant que ça n'est pas fait, il ne se passera rien.
07:34Je vous montre les dernières images du commandement américain.
07:36Qu'est-ce que vous dites, Sergei Zirnoff, à cet argument-là ?
07:38Moi, je crois que c'est exactement ça le plus grand problème.
07:43C'est que nous avons un régime idéologique.
07:45Et ce régime idéologique, en fait,
07:48il est irréconciliable avec la raison.
07:51Ça veut dire que ce ne sont pas les gens pragmatiques.
07:53À la limite, la seule partie pragmatique…
07:55De leur point de vue, ils le sont.
07:56– Oui, on peut effectivement, de leur point de vue,
07:59se dire qu'ils défendent quand même leur détroit,
08:01enfin leur détroit, leur uranium, etc.
08:05– Non, non, le pragmatisme, c'est voir un peu plus loin,
08:10voir un tout petit peu plus pour le pays, etc.
08:14À la limite, les corrompus sont plus pragmatiques
08:18que les idéologues.
08:19Parce que les idéologues, en fait, ils sont suicidaires.
08:21Même quand ils sont perdants, ils ne céderont à rien du tout.
08:25Et c'est ça le problème.
08:27– Alors, images montrées aujourd'hui,
08:29diffusées aujourd'hui par le commandement central américain.
08:31Tout à l'heure, Antoine Nelard en parlait.
08:32Pile un mois après la mise en place du blocus américain,
08:35la partie américaine dans le Détroit.
08:38Ces images, les voici.
09:03– Alors, pendant les images, Stéphane disait,
09:06ça, ça fonctionne, mais pas les images, le blocus fonctionne.
09:08– Oui, alors ça, je pense que ça fait son effet.
09:11Il faut être patient, mais je crois que les Iraniens,
09:13d'ailleurs, ils ne parlent que de ça,
09:15des conditions pour rouvrir le Détroit d'Hormuz,
09:18comme si nous étions les seuls à attendre.
09:20Les Iraniens aussi attendent.
09:22Et ce contre-blocus américain fait très mal.
09:25Et tout à l'heure, plutôt en plateau, avant que je n'arrive,
09:27vous posez la question, mais qu'est-ce que fait le président Trump
09:30quand il dit qu'il se fout de la santé économique des Américains ?
09:35Alors, on peut se poser, effectivement, la question.
09:36La réponse est très courte.
09:37Il ne parle pas aux Américains, il parle aux Iraniens.
09:39Il rappelle à tout le monde que, ben oui, on le sait, ça fait mal,
09:43mais comme étant souffre, l'essence est très chère,
09:46mais comme sur tous les plateaux, on dit que je suis un impatient
09:49qui se préoccupe de ces élections de demi-mandat,
09:51je vous dis non, je suis prêt, moi, à faire le sacrifice.
09:54Et les Américains vont me suivre, que ça soit vrai ou non.
09:57Donc, il ne parlait pas aux Américains hier,
09:59et se foutait d'ailleurs de ce qu'on allait, nous, en dire en plateau.
10:02Il parlait aux Iraniens.
10:03Mais il affichait encore une fois cette espèce de souveraineté
10:06qu'il veut égale au visage placé de ces interlocuteurs
10:10qui jamais ne semblent souffrir.
10:12Je parle des Iraniens.
10:13Oui, mais quand on voit les images ce soir,
10:14ces images-là, Elsa Vidal,
10:16en fait, on revient aux premières heures du cessez-le-feu,
10:19où on a bien compris qu'il y avait une espèce de...
10:21Enfin, du cessez-le-feu et des blocus du détroit d'Hormuz,
10:24qui avait un bras de fer entre les Iraniens et les Américains.
10:26C'était le premier qui lâche, ça a perdu.
10:28Les Américains nous envoient ces images en disant
10:30« Non, on n'est pas prêts de lâcher », mais un mois après, on en est toujours là.
10:33C'est-à-dire que c'est toujours le premier qui lâche qui aura perdu.
10:35Pour l'instant, personne ne lâche.
10:37Absolument, on est toujours dans cette lutte de volonté,
10:40cet affrontement de volonté et de détermination,
10:43avec d'un côté une superpuissance militaire
10:47qui est effectivement hégémonique
10:49et qui n'est pas, pardon, menacée par la puissance iranienne,
10:54mais mise en échec par un régime iranien
10:56qui, lui, compte chaque jour de survie comme un jour de victoire.
11:00Et un régime iranien qui a intérêt à faire durer cette épreuve
11:03et un régime iranien qui, en ce moment tout particulièrement,
11:06est jusqu'à vendredi et est dans une position
11:09où sa capacité de nuisance a encore plus d'écho.
11:12Jusqu'à vendredi parce qu'il y a la visite de Trump.
11:13Parce que la visite de Donald Trump va se dérouler à Pékin,
11:16se déroule à Pékin en ce moment,
11:18et jusqu'à vendredi, date de son retour aux Etats-Unis,
11:22et tous les yeux se tournent vers la puissance américaine
11:25qui est, il faut bien le dire, en échec
11:27par rapport à ses objectifs stratégiques affichés.
11:31Le siège de Léningrad pendant la Deuxième Guerre mondiale,
11:34c'était 900 jours.
11:36900 jours.
11:37Et pourtant, Léningrad n'est pas tombé.
11:39Les gens mouraient par dizaines, par centaines.
11:43Ça a été approvisionné par la NEVA, par la DEGA, sur la glace.
11:48Il y avait des camions qui, des fois,
11:50passaient sous la glace, etc.
11:53Mais Léningrad n'a pas tombé.
11:54Et en fait, là, ce qui est pour Trump dans ce blocage,
11:59c'est que les cuves de stockage de pétrole iranières
12:04sont en train d'arriver à leur remplissage maximum.
12:09Elles sont pleines, en fait.
12:10Ce sont des vieux pétroliers qui servent aujourd'hui à faire leur remplissage.
12:12Voilà. Maintenant, ils essaient de faire ça.
12:15D'où, d'ailleurs, le déroulement de deux pétroliers
12:17qui essayaient de rentrer dans le Golfe Persique
12:20parce qu'ils devaient servir aussi de réserve de stockage.
12:25Et donc, quand même, ça parle pour ce blocage.
12:29En même temps, on est là depuis trois semaines de blocage.
12:33Ça veut dire que c'est rien du tout, en fait.
12:35C'est très peu.
12:37Mais nous savons aussi que le Réal a énormément été dévalué en quatre mois.
12:43Il a perdu 40% de sa valeur.
12:45Il y a l'inflation énorme en Iran.
12:48Mais en même temps, c'est un pays qui est énorme,
12:50où on la débrouille.
12:52C'est le principe même du pays.
12:55Et que, même si le blocage fonctionne sur le portour du Golfe de Persique,
13:03il ne faut pas oublier que derrière l'Afghanistan,
13:05il y a le Pakistan, il y a la Caspienne,
13:07en fait, il y a l'Irak, il y a la Turquie.
13:11Donc, il y a plein de possibilités de ravitailler.
13:14Et d'ailleurs, on parle qu'il y a même les Russes
13:16qui continuent encore à envoyer des dollars en liquide
13:18et de l'or pour les Iraniens.
13:19– On parlera de l'uranium iranien dans un instant
13:22avec les déclarations des ministres de Trump ce soir,
13:24avec son inquiétude.
13:25Mais d'abord, les Américains,
13:27alors on a vu ce qu'ils faisaient dans les Trois d'Ormous
13:28avec cette vidéo impressionnante ce soir,
13:30ils continuent de montrer leurs muscles.
13:32Ils ont fait remonter à la surface un deuxième sous-marin nucléaire.
13:35Le voici, sous-marin nucléaire lanceur d'engin,
13:37l'USS Maine, à proximité de l'île de Guavre.
13:40On est en mer des Philippines.
13:41Un monstre, 170 mètres de long.
13:43Il peut évidemment lancer une torpille.
13:45Surtout, il peut lancer une vingtaine de missiles balistiques tridents.
13:47Ce sont les missiles qui peuvent transporter les ogives nucléaires.
13:50C'est le deuxième sous-marin, je le disais,
13:52le deuxième sous-marin nucléaire lanceur d'engin,
13:55repéré à la surface côté américain.
13:57Le deuxième en 48 heures.
13:58Le premier, c'était l'USS Alaska.
14:00Vous voyez plein centre de la carte.
14:01L'USS Alaska à Gibraltar en début de semaine.
14:04Et vous avez l'USS Maine, donc, du côté de Guam.
14:08Deux en 48 heures, Bertrand Villemeyer.
14:10– C'est exceptionnel,
14:11parce que c'est le type même de bâtiment qu'on ne voit jamais.
14:14– Ils ont plutôt vocation d'ailleurs à dire.
14:16– Leur objectif, c'est de ne pas être vus
14:20et surtout de ne pas être entendus.
14:22C'est les sous-marins qui peuvent descendre
14:23jusqu'à 300 mètres de fond
14:24et qui ont des missiles qui ont une portée
14:27entre 12 et 14 000 kilomètres.
14:29Donc, ils sont très bien là où ils sont,
14:31si je puis me permettre.
14:33Mais selon les termes de la Maison-Blanche,
14:37c'est pour renforcer leur dissuasion nucléaire.
14:40– Alors ça, ces deux termes, renforcer et dissuasion,
14:43sont un peu antinomiques pour moi.
14:45Dissuasion, elle existe par nature.
14:47On n'a pas besoin de la renforcer.
14:48Donc là, c'est un peu pour montrer ses muscles en disant,
14:52« Attendez, on est là, on a aussi une force nucléaire. »
14:54Je ne vois pas d'autre intérêt que faire ça.
14:55– Oui, mais tout le monde le sait.
14:58Personne ne doute de la capacité nucléaire américaine.
15:00– C'est mieux de les voir.
15:01– Ah, de temps en temps, c'est mieux de les montrer.
15:03– Peut-être aussi avant d'arriver en Chine,
15:05c'est un rappel aussi aux Chinois
15:06de ce que les Américains ont toujours...
15:08Alors, je ne pense pas que les Chinois
15:09aient besoin de ce genre de rappel.
15:11Mais on est dans des guerres de communication.
15:14Je vous dirais, par exemple,
15:15que les Chinois, dans un autre registre,
15:18mais c'est pareil, avant-hier disaient,
15:20en matière d'intelligence artificielle,
15:22notre champion Huawei est peut-être aujourd'hui
15:24capable de fabriquer les microprocesseurs
15:27dont on disait que seul Nvidia est capable de faire.
15:29– L'Américain ?
15:30– Oui, parce que c'est le levier des Américains.
15:32Les Chinois étaient demandeurs pour cette technologie.
15:35Soudainement, juste avant l'arrivée du président,
15:37on a les Chinois qui disent,
15:38peut-être qu'on est aussi capable.
15:39D'ailleurs, Huawei nous a récemment montré des trucs
15:42qui nous font penser qu'on pourra se priver des Américains.
15:44Ce n'est peut-être pas vrai.
15:45Donc, on est aussi dans la communication
15:47et l'apparition de ces sous-marins.
15:49C'est donc la souveraineté nucléaire des Américains.
15:52Derrière, c'est aussi une manière de dire
15:54qu'on est encore puissants,
15:54parce que pour l'instant,
15:56si on lit les journaux un peu partout dans le monde,
15:57les Américains sont mis en échec.
16:00Et puis, derrière ça,
16:00alors vous allez me dire, c'est incomparable,
16:03mais il y a deux jours,
16:04les Iraniens disaient à tout le monde,
16:06nous avons maintenant des micros sous-marins
16:08qui vont opérer dans le détroit d'Hermouge.
16:09– Je vais vous le dire, c'est incomparable, Stéphane Bureau.
16:12– C'est incomparable, bien dit Maxime.
16:15Et les Américains, soudainement, disent,
16:16le mien est plus gros que le tien.
16:19– Ah, pour vous, c'est juste ça.
16:21– Ce que je vous dis, c'est qu'il y a une série de raisons
16:24pour lesquelles, en ce moment,
16:25dans la bataille des communications,
16:26au même titre qu'on a vu des images très impressionnantes
16:29de ces Américains qui descendent à bord des bateaux,
16:31on fait, on roule les mécaniques virtuellement,
16:34ça coûte beaucoup moins cher,
16:36est-ce que ça intimide, j'en sais rien,
16:37mais ça apporte une forme de communication
16:39qui dit, nous, on est au calme,
16:41on a quand même l'armée la plus impressionnante,
16:43la force de dissuasion.
16:44Et puis, les Chinois travaillent très fort aussi
16:46à leur force de dissuasion nucléaire.
16:48Ils sont en train de se doter d'un arsenal très impressionnant.
16:52La différence fondamentale entre les Américains et les Chinois
16:54étant que l'armée américaine a été testée à répétition depuis 20 ans,
16:59je ne parle pas de nucléaire, mais sur tous les fronts,
17:01alors que l'armée chinoise n'a jamais combattu.
17:05Et c'est une grosse...
17:06– Depuis 1979 ?
17:08– C'est le Vietnam, c'était peu de choses.
17:10– 1979, ils sont tous à la retraite.
17:12– Le dernier, qui était quand même le chef d'état-major chinois
17:17qui a été piogé il n'y a pas longtemps,
17:19c'était lui qui avait combattu et mené les troupes.
17:21– Juste une chose, on voyait les sous-marins là,
17:23et notamment ces missiles Trident.
17:26On va rappeler ce que je disais tout à l'heure,
17:29il était en plateau avec nous, Nicolas Poincaré,
17:30ces sous-marins-là, ce sont les derniers qu'on verrait avant l'apocalypse.
17:34On ne les verrait peut-être même pas avant l'apocalypse.
17:36C'est-à-dire qu'ils sont capables de détruire la planète littéralement
17:40et d'en terminer avec notre planète.
17:42Je vous voyais faire la moue, Bertrand Gallichet,
17:45face aux explications de Stéphane Bureau.
17:47– Oui, parce que je comprends effectivement
17:49que c'est ce que veulent dire les Américains,
17:51mais à mon avis c'est totalement contre-productif.
17:54Et pour cette raison-là, celle que vous invoquiez à l'instant,
17:57c'est-à-dire que ce sont les derniers sous-marins,
17:59non seulement que l'on verrait, mais surtout que l'on ne verrait pas
18:01puisqu'ils ont vocation à être au secret en permanence.
18:05C'est le cas de nos quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engin,
18:09dont un est toujours à la mer,
18:10mais on ne sait pas par définition où ils se trouvent
18:13et c'est ce qui fait la force.
18:15Donc si on le fait émerger en disant
18:17« Voilà, nous avons ce sous-marin qui est à tel endroit
18:20et qui est capable de lancer tant de missiles »,
18:23on se tire une balle dans le pied.
18:25Et c'est ce que font un peu les Américains avec ça.
18:27– Ce qui est préférable, c'est nucléaire, on préfère la balle dans le pied.
18:29– Oui, c'est toujours un peu moins grave.
18:32Mais voilà l'idée.
18:33Et donc c'est aussi, par rapport à ce qui a été dit par Vance et Trump ces derniers temps,
18:39là on a vu un extrait tout à l'heure, dire
18:41« Oui, on a la diplomatie, mais on peut encore faire la guerre, etc. »
18:44Que font-ils ?
18:45Ils parlent, ils montrent les muscles,
18:46au fond ils font de l'agitation et de la gesticulation,
18:50comme disent les militaires,
18:51mais toujours rien, toujours aucune action
18:53et surtout aucun résultat.
18:55– En fait, tous les militaires, tous les spécialistes du nucléaire
19:00savent à quoi servent ces sous-marins
19:02et n'ont pas besoin de les voir quelque part.
19:05– Donc vous dites, la cible, ce n'est pas eux ?
19:08– Ce ne sont pas les spécialistes, ce ne sont pas les militaires
19:12parce qu'eux, ils sont au courant de tout.
19:14En fait, il ne faut pas oublier, déjà, l'acteur de ce truc-là,
19:17qui a décidé de ça ?
19:19C'est Donald Trump.
19:20– De les faire remonter à la surface, de les rendre visibles.
19:23– C'est aussi bête que ça.
19:24Souvenez-vous, quand Medvedev, l'année dernière,
19:26a menacé les États-Unis de nucléaire,
19:29qu'est-ce qu'a dit Donald Trump ?
19:30Je vais envoyer mon sous-marin nucléaire
19:32plus près des côtes russes.
19:35Et en fait, c'est une connerie monumentale
19:38parce qu'en fait, justement, il est quelque part là
19:40et en fait, on n'a pas besoin de le rapprocher des côtes russes.
19:43– Mais autour de la table, on oublie un acteur important,
19:46c'est la Corée du Nord.
19:47La Corée du Nord qui, aujourd'hui,
19:49a les moyens de produire 20 bombes atomiques par année.
19:53Le potentiel était de 6 lors du premier mandat de Trump
19:57parce qu'ils produisent beaucoup d'uranium enrichi
19:59et le message est peut-être aussi une forme de message
20:03aux nord-coréens pour rappeler qu'on les a à l'œil
20:05parce qu'aujourd'hui, ils sont absolument sanctuarisés.
20:09S'il y a une leçon à retenir…
20:11– Mais ils le savent, ils le savent.
20:13C'est les spécialistes coréens.
20:15– Tout à fait d'accord avec vous.
20:16– Comme nous, ils le savent.
20:17En fait, ce message, excusez-moi,
20:19donc en fait, à mon avis, c'est la décision de Trump
20:22et c'est destiné au grand public.
20:25– Oui.
20:25– Voilà.
20:26Et ça prouve que le détroit de Gibraltar est ouvert.
20:29– Oui, pour le premier sous-marin, oui, effectivement.
20:32– C'est pas mal.
20:32– C'est une démonstration.
20:34– Globalement, on le savait, le premier maire.
20:36– Sous-titrage ST' 501
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