- il y a 8 heures
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00:00On se rend du plexe de Washington notamment, mais d'abord Didier-François,
00:00:03information qui nous arrive, qui est notamment donnée par l'agence France Presse,
00:00:07l'activation des défenses antiaériennes dans plusieurs parties de Téhéran ce soir.
00:00:12Qu'est-ce qu'on fait de cette information ?
00:00:14Oui, on a vu ça, c'est Lisa qui m'a prévenu, alors je voulais...
00:00:16Moi, je n'avais pas vu l'affaire...
00:00:19Et il semblerait que les dernières informations, c'est qu'ils auraient activé des tirs
00:00:25contre des mini-drones, enfin des petits drones.
00:00:27Donc si c'est du petit drone, ça n'a pas une grande portée.
00:00:30Petit drone et drone de surveillance ?
00:00:32Alors les drones de surveillance, ça peut être plus haut,
00:00:34pour le coup, ça peut être du drone mâle, mais ça c'est normal, il y en a beaucoup qui
00:00:37passent.
00:00:38Rappelez-vous, on a eu cette espèce de bouffée d'inquiétude, c'était la semaine dernière,
00:00:44et finalement, c'était rien du tout.
00:00:47Alors oui, ils peuvent avoir tiré sur les drones,
00:00:48parce que c'est normal que les drones fassent du renseignement
00:00:50et continuent à surveiller, y compris pendant le ceci le feu, ce n'est pas de la frappe.
00:00:53Quant aux petits drones, ça a une portée locale,
00:00:55donc c'est soit de l'opposition, soit des gamins qui jouaient,
00:00:58ça m'étonnerait dans la zone,
00:01:00soit des cellules clandestines de renseignement,
00:01:03mais ça ne peut pas être des choses qui viennent de l'extérieur.
00:01:07Donc c'est opéré depuis terrain ?
00:01:08Ah bah si, c'est du petit drone.
00:01:10La portée d'un petit drone,
00:01:12on parle en centaines de mètres,
00:01:14ou en quelques kilomètres max.
00:01:15Mais vous savez, cette semaine, on a parlé des exécutions,
00:01:18notamment de six opposants
00:01:21qui chantaient avant leur exécution
00:01:23et qui appartiennent à un mouvement d'opposition.
00:01:25Et bien ce mouvement d'opposition,
00:01:26il a aussi revendiqué des attaques au début
00:01:29de l'opération américaine,
00:01:32des attaques sur certaines cibles locales
00:01:35avec des armes lourdes.
00:01:36Il peut tout à fait y avoir des dissensions
00:01:38et des mouvements d'opposition
00:01:39qui agissent en ce moment à Téhéran.
00:01:40On aurait très peu de chances de le savoir,
00:01:42étant donné qu'il y a quand même
00:01:42un quasi black-out complet depuis le début de la guerre.
00:01:45On va aller retrouver Antoine Hollard
00:01:47du côté de Washington.
00:01:49Antoine, je le disais,
00:01:50la grande question ce soir,
00:01:51c'est de savoir si Donald Trump
00:01:52va prendre la décision,
00:01:53après avoir été briefé par ses hauts gradés,
00:01:55prendre la décision de reprendre les frappes,
00:01:57de mettre un terme au cessez-le-feu
00:01:58qui vient maintenant depuis plus de trois semaines.
00:02:00Qu'a-t-il répondu tout à l'heure,
00:02:02en direct, à la télévision américaine ?
00:02:08Effectivement, la question lui a été posée
00:02:10par le correspondant de Fox News
00:02:11ici à la Maison-Blanche.
00:02:13Trump répond,
00:02:14nous allons peut-être devoir le faire.
00:02:16On voit donc que Donald Trump ne s'interdit rien
00:02:19et qu'il envisage donc éventuellement
00:02:21de mettre le feu en cessez-le-feu
00:02:22et de reprendre les frappes.
00:02:24Vous l'avez dit,
00:02:25il a été briefé aujourd'hui
00:02:26par les plus hauts gradés du Pentagone
00:02:27qui lui ont présenté de nouvelles options militaires,
00:02:30notamment l'option de mener des frappes
00:02:32rapides et puissantes,
00:02:33en particulier sur les infrastructures
00:02:35énergétiques iraniennes,
00:02:37avec dans l'idée que ces frappes-là
00:02:38pourraient porter un coup fatal au régime
00:02:41et mettre fin définitivement à la guerre
00:02:43ou à minima,
00:02:44forcer les Iraniens
00:02:45à venir négocier sur le nucléaire
00:02:47qui reste pour Donald Trump
00:02:49évidemment le point essentiel.
00:02:50Deux autres options lui ont été présentées.
00:02:52D'abord, de débloquer par la force
00:02:55le détroit d'Hormuz
00:02:56et puis, troisième option,
00:02:57déployer des forces spéciales
00:02:59pour aller récupérer l'uranium enrichi.
00:03:01Trump, d'ailleurs, s'est exprimé sur l'uranium
00:03:02tout à l'heure depuis le bureau Oval.
00:03:04Nous allons récupérer l'uranium,
00:03:06dit Donald Trump,
00:03:07d'une manière ou d'une autre.
00:03:08Soit les Iraniens nous le donnent
00:03:09par la négociation,
00:03:10soit nous irons le récupérer
00:03:12par la force.
00:03:13Attention tout de même,
00:03:14ces deux dernières options,
00:03:15déblocage du détroit d'Hormuz
00:03:16et récupération de l'uranium,
00:03:18n'ont a priori pas les faveurs
00:03:19de Donald Trump
00:03:20parce que ça suppose
00:03:21de déployer des troupes au sol.
00:03:22Et ça, Donald Trump est très réticent
00:03:24à cette idée
00:03:24parce que ce sont des opérations dangereuses
00:03:26avec potentiellement de fortes pertes
00:03:28parmi les troupes américaines.
00:03:30un risque que Donald Trump
00:03:31ne veut surtout pas prendre.
00:03:32— Toi Delar en direct de Washington.
00:03:34On en parle ce soir
00:03:34avec nos invités,
00:03:35le contre-amiral Bertrand de Linière.
00:03:36Bonsoir, amiral.
00:03:37Merci d'être avec nous,
00:03:38avec Sergeï Gironov.
00:03:39Bonsoir, Sergeï.
00:03:40Merci d'être là.
00:03:41Et Romuald Siora.
00:03:42Bonsoir, Romuald.
00:03:42Merci également d'être là.
00:03:45On va peut-être,
00:03:46peut-être devoir le faire,
00:03:48mettre un terme au cessez-le-feu
00:03:49et reprendre les frappes.
00:03:51C'est ce que dit ce soir Donald Trump
00:03:53après avoir été briefé
00:03:54par ses hauts gradés.
00:03:57Comment vous réagissez
00:03:58à cette déclaration-là, amirale,
00:04:00le possible retour de la guerre ?
00:04:02Est-ce que Trump aurait un intérêt quelconque
00:04:04à reprendre des frappes ce soir
00:04:05dans les heures qui viennent,
00:04:07dans les jours qui viennent
00:04:07contre le régime de Téhéran, selon vous ?
00:04:10Je ne pense pas effectivement
00:04:12qu'il aurait intérêt à reprendre les frappes.
00:04:15Moi, j'ai dans la tête ce que j'ai vécu
00:04:17quand j'étais en poste à Riyad,
00:04:20il y a quelques années,
00:04:21lorsque effectivement les frappes saoudiennes
00:04:26partaient, essayer de taper les outils.
00:04:29Et normalement, effectivement,
00:04:31la guerre devait être terminée
00:04:33en un mois ou deux.
00:04:35Cinq ans après, c'était encore le fiasco.
00:04:38Et véritablement,
00:04:41on est un peu dans le même cas de figure,
00:04:43à l'échelle, bien sûr, de l'Iran.
00:04:45Ce n'est pas les outils.
00:04:47Mais véritablement,
00:04:48avec des bombardements incessants.
00:04:51Je me souviens de bombardements,
00:04:53d'une coalition qui avait été formée
00:04:55derrière l'Arabie saoudite
00:04:56et qui a frappé, frappé, frappé
00:04:58pendant des semaines
00:04:59et sans résultat.
00:05:02On l'a bien vu,
00:05:02les outils sont restés.
00:05:04Et donc, je pense effectivement
00:05:06que Donald Trump
00:05:08va peut-être effectivement
00:05:09reprendre les frappes,
00:05:10mais je crois
00:05:11que ça ne donnera aucun résultat.
00:05:13– Sergueï ?
00:05:14– En fait,
00:05:16il s'est piégé
00:05:17parce que, déjà,
00:05:19par rapport à cette déclaration-là,
00:05:20il a tous les outils
00:05:21pour faire les frappes.
00:05:22Là, on est bien d'accord,
00:05:23on en a parlé,
00:05:24l'armada est là,
00:05:26armée, etc.
00:05:27– Les porte-avions ?
00:05:28– Les porte-avions et compagnie,
00:05:29plus les bases militaires,
00:05:30plus les avions chez les Israéliens
00:05:32et ailleurs dans les bases américaines.
00:05:33Donc, les outils sont là.
00:05:34Donc, il peut frapper,
00:05:36il n'y a aucun problème,
00:05:36il peut utiliser cet outil.
00:05:38Le problème,
00:05:39c'est pour quel but ?
00:05:40Et nous ne savons toujours pas
00:05:41à quel but
00:05:42il veut utiliser l'outil.
00:05:44Et vous savez,
00:05:45le truc,
00:05:45c'est que lorsque vous avez un marteau,
00:05:47avec un marteau,
00:05:48vous pouvez construire une maison,
00:05:49vous pouvez casser un vase
00:05:50ou vous pouvez tuer un homme.
00:05:52Et donc, en fait,
00:05:52c'est le même marteau.
00:05:53Donc, lui,
00:05:54il possède le marteau,
00:05:55mais on ne sait pas
00:05:55qu'est-ce qu'il va faire
00:05:56avec ce marteau-là.
00:05:57Donc, ça,
00:05:58c'est la première chose.
00:05:58La deuxième chose,
00:06:00au niveau militaire,
00:06:01quand vous prévoyez quelque chose,
00:06:04vous ne dites pas,
00:06:05vous n'annoncez pas
00:06:06à vos ennemis
00:06:07ce que vous allez faire.
00:06:08Là, il n'annonce pas,
00:06:09il dit qu'il va peut-être
00:06:09devoir le faire.
00:06:10Non, mais il annonce quand même.
00:06:12Ça veut dire qu'il y a le truc
00:06:13qui va venir,
00:06:14vous avez vu son tweet aujourd'hui,
00:06:16enfin, sur son réseau,
00:06:17ça veut dire qu'il laisse penser
00:06:18qu'il va frapper.
00:06:20The storm is coming.
00:06:22Voilà, the storm is coming.
00:06:23Et ça veut dire qu'en fait,
00:06:25il prévient les Iraniens,
00:06:26mais quand vous avez quelqu'un
00:06:28qui dit comme ça,
00:06:29ça veut dire qu'il veut négocier,
00:06:30en fait,
00:06:31il veut les pousser
00:06:32à tout prix vers la négociation,
00:06:34mais il n'arrive pas.
00:06:35Vous vous souvenez de cette vidéo-là
00:06:37dont on a rigolé pas mal
00:06:39quand il était en train d'attendre
00:06:41pour parler,
00:06:43les Iraniens ne viennent pas,
00:06:45et donc, en fait,
00:06:46il raconte bien la situation,
00:06:48il raconte juste la situation.
00:06:50Et j'ai bien peur que,
00:06:52d'un côté,
00:06:53pour secouer ces interlocuteurs
00:06:56qui ne veulent pas venir négocier,
00:06:58ils soient obligés,
00:06:59en fait, de frapper.
00:07:00Et en plus,
00:07:01la logique aussi de Chekhov,
00:07:03de théâtre,
00:07:04lorsque vous avez un fusil
00:07:05qui est sur scène,
00:07:07il doit tirer.
00:07:09Et donc,
00:07:09lorsque vous avez l'armada
00:07:10qui est concentrée dans son endroit...
00:07:12Si je résume ce que vous nous dites
00:07:14tous les deux,
00:07:15il n'y a pas d'intérêt à frapper,
00:07:16c'est pas pour ça qu'il ne va pas le faire.
00:07:18C'est ça.
00:07:18Bon, voilà,
00:07:19c'était juste pour être sûr
00:07:20que j'avais bien compris.
00:07:20Lisa, une info à l'instant.
00:07:21Donald Trump donne une interview
00:07:23à Newsmax,
00:07:24c'est une chaîne d'information
00:07:24en continu conservatrice.
00:07:26Il dit,
00:07:26nous avons détruit leur marine,
00:07:28leur armée de l'air,
00:07:28tout leur équipement.
00:07:29Si vous regardez leur défense antiaérienne,
00:07:31leur radar,
00:07:31leur commandement,
00:07:32tout est anéanti,
00:07:33nous avons tout détruit.
00:07:34Ça ne lui suffit pas,
00:07:35puisqu'il dit,
00:07:35nous avons déjà gagné,
00:07:36mais je veux gagner
00:07:37avec une marge plus importante.
00:07:40Romuald Seurat,
00:07:40ça c'est pour vous.
00:07:41Une phrase comme ça de Trump,
00:07:42c'est pour vous, forcément.
00:07:43A mon avis,
00:07:44il ne faut pas prêter attention
00:07:45à cette dernière sortie de Donald Trump.
00:07:49Mais quand on vous demandait
00:07:51quel objectif,
00:07:52Sergei et l'amiral ont tout à fait raison,
00:07:54il n'y a aucun intérêt
00:07:57à bombarder à nouveau l'Iran.
00:07:59Et de toute façon,
00:08:00ce n'est pas ce que privilégierait Trump.
00:08:03Il cherche encore à tout prix
00:08:04la sortie de secours
00:08:05dont on a déjà parlé.
00:08:06Et il pousse,
00:08:07il pousse le régime d'Ebola,
00:08:09du moins ce qu'il en reste,
00:08:10à négocier.
00:08:11Mais visiblement,
00:08:12il n'obtient pas ce qu'il veut.
00:08:13Donc oui,
00:08:14il y a quand même un risque
00:08:14qu'il frappe.
00:08:15Quel objectif ?
00:08:16L'opinion américaine.
00:08:17Il ne faut pas chercher plus loin.
00:08:18Il est en train de perdre la main
00:08:19aux Etats-Unis.
00:08:20Sa base, Maga,
00:08:21celle qui le suivait aveuglement
00:08:22depuis 10 ans,
00:08:23est en train de se détourner de lui.
00:08:25Pardon, ce soir,
00:08:25il dit tout va bien,
00:08:26regardez,
00:08:26la bourse bat des records.
00:08:27Son entourage, oui.
00:08:28La bourse bat littéralement
00:08:30des records aux Etats-Unis.
00:08:31Oui, les Américains
00:08:31ne le sentent pas
00:08:32avec le prix de l'orescence
00:08:33qui est à 30%,
00:08:34avec l'inflation qui s'envole.
00:08:36Mais ils ne le sentent pas.
00:08:38Son proche entourage,
00:08:39J.D. Venn,
00:08:39Suzy Witt,
00:08:40secrétaire général de la Maison Blanche,
00:08:41tente de le marginaliser.
00:08:42Des élections qui s'annoncent perdues
00:08:43et le 4 juillet,
00:08:44je le répète,
00:08:45je le martèle à chaque fois,
00:08:46mais le 4 juillet 2026,
00:08:47pour Trump,
00:08:48c'est une obsession.
00:08:49Avec son arc de triomphe,
00:08:50il y a eu un article
00:08:50qui est sorti aujourd'hui
00:08:51dans The Atlantic,
00:08:52les confidences des proches de Trump
00:08:53qui voulaient annoncer ce jour-là
00:08:54qu'il n'était pas légal
00:08:56d'Abraham Lincoln
00:08:56ni de George Washington,
00:08:57mais littéralement
00:08:58d'Alexandre Le Grand
00:08:59et Jules César.
00:08:59Donc bref,
00:09:00l'objectif,
00:09:00c'est l'opinion américaine.
00:09:01Donc qu'est-ce qui reste comme option ?
00:09:02Effectivement,
00:09:03une opération au sol,
00:09:05on ne peut pas envisager ça,
00:09:06Trump ne voudra pas,
00:09:07ça va être un massacre
00:09:07du côté des Américains.
00:09:08Donc il lui reste deux possibilités
00:09:10pour conclure.
00:09:11Possibilité une,
00:09:12il se fâche très fort
00:09:14en espérant,
00:09:15en priant le ciel,
00:09:16qu'en bombardant très fort l'Iran,
00:09:18ces derniers,
00:09:18enfin le régime iranien capitule.
00:09:20Ou alors,
00:09:24c'est la pirouette.
00:09:26C'est-à-dire,
00:09:27quelques bombardements
00:09:28plus ou moins symboliques,
00:09:30il crie victoire
00:09:31auprès des Américains,
00:09:32il passe un digne
00:09:33plus ou moins bidon
00:09:34avec le régime iranien
00:09:36et puis il passe à autre chose,
00:09:37probablement Cuba.
00:09:38Ça vous y croyez, Amiral ?
00:09:40La pirouette trumpienne ?
00:09:41Je ne suis pas loin de le penser.
00:09:43Effectivement,
00:09:43c'est la seule solution
00:09:44qui lui reste.
00:09:46Et je pense effectivement,
00:09:47nous sommes,
00:09:48nous en tout cas français,
00:09:50prêts à intervenir
00:09:52après.
00:09:54Nous avons effectivement
00:09:56une capacité anti-mine
00:09:57en particulier
00:09:58qui est reconnue
00:09:59dans le monde entier
00:10:01et qui pourrait être amenée.
00:10:02Nous avons l'habitude
00:10:03de faire des exercices
00:10:04avec les Émiriens,
00:10:06avec les Qatariens,
00:10:07dans toute la zone,
00:10:08avec les Omanais.
00:10:09Là aussi,
00:10:09c'est un pays très intéressant
00:10:11et je pense effectivement
00:10:15que, oui,
00:10:15la pirouette,
00:10:16je crois que...
00:10:17La pirouette,
00:10:17je frappe un certain nombre
00:10:19de symboles
00:10:20et derrière,
00:10:20je dis que j'ai gagné,
00:10:21je m'en vais.
00:10:21J'ai gagné,
00:10:21je m'en vais.
00:10:22Je vous soumets ce soir
00:10:23ce qui a été révélé
00:10:24par nos confrères d'Axios
00:10:25aux Etats-Unis,
00:10:26c'est-à-dire les options
00:10:27sur la table,
00:10:28ce soir,
00:10:28options qui auraient été
00:10:29présentées à Donald Trump.
00:10:30Donc,
00:10:31une vague de frappes
00:10:32courtes et puissantes,
00:10:33un raid sur le détroit d'Hormuz
00:10:35pour essayer de reprendre
00:10:35le contrôle d'une partie
00:10:36du détroit d'Hormuz
00:10:37et récupérer
00:10:38ou sécuriser
00:10:39le stock d'uranium
00:10:41enrichi par les Iraniens.
00:10:42Pas le dernier.
00:10:42Attendez,
00:10:43pas le dernier,
00:10:43on en parlera dans un instant
00:10:44du dernier,
00:10:45je le garde par-devers moi
00:10:46pour l'instant.
00:10:47Première chose,
00:10:48une vague de frappes
00:10:49courtes et puissantes.
00:10:51Reuters dit ce soir
00:10:52que l'idée,
00:10:52ça pourrait être
00:10:53de forcer les Iraniens
00:10:55à revenir vraiment
00:10:57à la table de négociation
00:10:58en étant plus enclin
00:10:59à accepter
00:10:59ce que veulent
00:11:00les Américains.
00:11:02Est-ce que ça,
00:11:03on peut faire un lien
00:11:04direct,
00:11:05Didier François,
00:11:05entre je tape,
00:11:07je ne sais pas quoi,
00:11:08je tape,
00:11:09je frappe
00:11:09pour forcer les Iraniens
00:11:11à revenir
00:11:11et à discuter réellement ?
00:11:12Non mais ça,
00:11:12je vois bien la logique.
00:11:15Effectivement,
00:11:15ils peuvent décider
00:11:16d'aller taper
00:11:16les centrales électriques,
00:11:19Enfin,
00:11:19tout ce qui fait
00:11:19l'infrastructure du pays
00:11:20pour casser
00:11:22leurs capacités industrielles
00:11:24à reproduire
00:11:24des armes
00:11:25et des munitions
00:11:25et desserrer
00:11:29les capacités,
00:11:30les leviers,
00:11:31arracher des mains
00:11:32du régime,
00:11:32les leviers
00:11:33de fonctionnalité.
00:11:34Et donc,
00:11:35voilà,
00:11:35ils ne peuvent plus
00:11:36contrôler le pays.
00:11:37C'est ce que
00:11:37les Israéliens
00:11:38leur disaient de faire
00:11:39depuis un certain temps.
00:11:41Le seul problème
00:11:42dans cette affaire,
00:11:42c'est que je vois bien
00:11:43l'aspect puissance.
00:11:44Je n'ai aucune difficulté
00:11:45avec ça.
00:11:46Ils ont ce qu'il faut
00:11:47pour le faire.
00:11:48Ce que je ne vois pas,
00:11:49c'est l'aspect court.
00:11:51C'est-à-dire ?
00:11:52Ça ne sera pas court.
00:11:53Ils vont reposter
00:11:54les Israéliens.
00:11:55C'est toujours pareil,
00:11:57il faut faire attention
00:11:57autour des plateaux
00:11:58quand on fait de la planif.
00:12:00C'est pour ça
00:12:00que dans les armées,
00:12:02on fait planification
00:12:02et conduite.
00:12:03Parce qu'on sait qu'après,
00:12:04une fois qu'on a planifié
00:12:05tout ça bien
00:12:06comme on veut
00:12:06autour de la table,
00:12:07il y a un truc très con
00:12:08qui s'appelle l'ennemi
00:12:09qui ne fait jamais
00:12:09ce qu'on a envie de faire.
00:12:11Ça serait pratique
00:12:12si l'ennemi
00:12:12faisait ce qu'on voulait.
00:12:13Mais particulièrement,
00:12:15l'ennemi en question
00:12:17a bien compris
00:12:17que c'était un petit peu
00:12:18son avenir qui était en jeu.
00:12:19Donc, il va riposter.
00:12:21Donc, ça ne sera pas court.
00:12:23Parce qu'il va retaper
00:12:23sur les Saoudiens
00:12:26et jusqu'à présent,
00:12:28et on a déjà vu
00:12:29que ça faisait mal.
00:12:29C'est-à-dire que grosso modo,
00:12:30la pression,
00:12:30encore une fois,
00:12:31ça ne changera rien
00:12:32pour les Américains.
00:12:33Militairement,
00:12:35ça va,
00:12:35ils vont s'en sortir.
00:12:36Ils ne prendront pas
00:12:37les missiles chez eux.
00:12:37Ils tomberont en Israël,
00:12:39ils tomberont aux Émirats Arabes Unis,
00:12:40au Qatar, etc.
00:12:42Le problème,
00:12:43c'est blocasus
00:12:43et toits de Hormuz.
00:12:44C'est-à-dire que grosso modo,
00:12:45les Chinois continueront
00:12:47et les Asiatiques en général
00:12:48à avoir des problèmes
00:12:49avec le pétrole.
00:12:50Les Africains continueront
00:12:51à avoir du problème
00:12:52avec la distribution
00:12:54d'engrais.
00:12:57Les Américains aussi.
00:12:59D'ailleurs,
00:12:59les électeurs MAGA
00:13:02qui sont des agriculteurs
00:13:04auront ce problème-là.
00:13:05Pas, évidemment,
00:13:06les producteurs de pétrole
00:13:07américains
00:13:08qui, eux,
00:13:08vont se gaver.
00:13:09Voilà.
00:13:10Comme tous les producteurs
00:13:11de pétrole, d'ailleurs.
00:13:12Donc, encore une fois,
00:13:13ça va dépendre de...
00:13:14Et donc, la pression,
00:13:15elle va venir là-dessus.
00:13:16Elle ne va pas venir sur...
00:13:17Donc, il n'y a pas de solution
00:13:18courte et rapide.
00:13:19Courte, facile, efficace.
00:13:20Il n'y en aura pas.
00:13:21Les négociations,
00:13:22ça sera long.
00:13:22Le blocus,
00:13:23ça prendra du temps.
00:13:24C'est pareil.
00:13:24Nous, on voit le nombre
00:13:25de cuves qui montent,
00:13:26qui descendent, etc.
00:13:27Ça va être très bien.
00:13:28Mais là, c'est sur la table.
00:13:29Donc, oui, évidemment
00:13:30que ça va peser sur eux.
00:13:31Mais eux, ils sont en survie.
00:13:32Donc, ils vont essayer
00:13:33de trouver des solutions
00:13:34pour rallonger le temps.
00:13:35Donc, nous, il y a ceux
00:13:36qui sont optimistes
00:13:37qui disent ça durera un mois.
00:13:38Ceux qui sont pessimistes
00:13:39qui disent ça durera deux mois.
00:13:41Et la réalité des choses,
00:13:42c'est que ça durera trois ou quatre.
00:13:43Parce qu'en vrai,
00:13:44ils trouveront...
00:13:45Ils feront un accord
00:13:47avec les Pakistanais
00:13:48dans le dos de tout le monde.
00:13:49Donc, ils trouveront des fautes.
00:13:50Donc, ça durera.
00:13:51Les trois solutions qu'il a
00:13:52sont des solutions.
00:13:53Une fois qu'on a déclenché une guerre,
00:13:55si on veut sortir en gagnant,
00:13:56le problème, c'est que...
00:13:57Moi, je veux bien.
00:13:59Le truc, c'est...
00:14:00Bon, moi, c'est vert.
00:14:01J'ai gagné, je me barre.
00:14:03Il peut le faire.
00:14:04Il peut prendre un truc
00:14:05et dire, j'ai gagné, je me barre.
00:14:06Le seul problème,
00:14:07c'est que s'il fait ça,
00:14:08ça peut fonctionner
00:14:10dans la presse,
00:14:11ça peut fonctionner en politique,
00:14:13ça peut fonctionner...
00:14:14Il peut faire le mariole
00:14:14tant qu'il veut.
00:14:15Sauf que, en stratégie,
00:14:18les Saoudiens, les Émiratis,
00:14:20les Qataris, les Chinois,
00:14:21tout le monde verra
00:14:22que les accords structurels
00:14:24de défense
00:14:24et l'architecture de sécurité
00:14:26qui a été battue
00:14:27depuis 1945
00:14:29dans les pays du Golfe
00:14:30est mort.
00:14:31Et ceux qui vont revenir,
00:14:32c'est les puissances régionales
00:14:33à commencer par la Chine.
00:14:34Donc, ouais, je veux bien,
00:14:35mais si on pense
00:14:35que son objectif...
00:14:36C'est mort.
00:14:37De toute façon, il est mort.
00:14:38Non, c'est un peu plus compliqué
00:14:39que ça.
00:14:39C'est mort au niveau international.
00:14:40Il a déjà démoli
00:14:40l'ordre poste de 1945.
00:14:42Non, non, non, on est d'accord.
00:14:42Ok, c'est bien gentil,
00:14:43mais qu'il ait démoli, machin.
00:14:44D'abord, un, c'est pas vrai,
00:14:45il n'est pas si démoli que ça.
00:14:46Non, non, pardonne-moi,
00:14:54L'ordre multilatéral est fini,
00:14:55il ne reviendra pas.
00:14:56Je ne parle pas d'ordre multilatéral.
00:14:57Je ne parle pas.
00:14:58Vous me dites l'ordre régional
00:14:59poste 45.
00:15:00Moi, je vous parle...
00:15:01C'est pas multilatéral.
00:15:02Dites-le et ensuite,
00:15:03combien ça sera ?
00:15:03J'ai écrit 7 livres sur l'ONU,
00:15:04je travaille 10 ans l'ONU,
00:15:05je sais ce que c'est
00:15:06le multilatéralisme.
00:15:07Vous savez parfaitement
00:15:07ce que c'est que le multilatéralisme.
00:15:08C'est ça dont je parle.
00:15:09Donc, ce que je parle,
00:15:10c'est des accords qu'il a
00:15:12où les États-Unis
00:15:13sont garants de la sécurité
00:15:15des États du Golfe
00:15:16et de l'Arabie saoudite
00:15:17en échange avec les questions
00:15:18sur le pétrole, etc.
00:15:19Ça, s'ils peuvent encore
00:15:21s'en sortir là-dessus
00:15:22parce que les Saoudiens
00:15:23cherchent depuis 2019
00:15:24et la première fois
00:15:25qu'ils n'ont pas réagi
00:15:26à des frappes iraniennes
00:15:28à se rapprocher des Chinois,
00:15:29s'ils ratent l'affaire
00:15:30et qu'ils laissent
00:15:31un régime iranien
00:15:32qui bloque Hormuz,
00:15:34qui les menace, etc.,
00:15:35ça, ça explose.
00:15:36C'est-à-dire que là,
00:15:37pour le coup,
00:15:37ils vont chercher
00:15:38à changer leurs alliances régionales
00:15:40et leurs modes de sécurité,
00:15:42y compris les émirs arabes miliques
00:15:44qui sont le plus proche d'eux.
00:15:45Donc, c'est pas le...
00:15:46Il faut qu'on mienne le soir
00:15:47à vous répondre.
00:15:47Est-ce que là-dessus,
00:15:48vous êtes d'accord ?
00:15:49Il a absolument raison.
00:15:51Si on pense comme vous et moi,
00:15:53mais Trump s'en fout.
00:15:54Ce que je disais tout à l'heure,
00:15:55l'objectif de cette administration...
00:15:58Trump d'euro,
00:15:59ça n'a rien à voir avec Trump 1.
00:16:00C'est pas Trump, le président.
00:16:01Enfin, il est président,
00:16:02mais il est arrivé
00:16:03avec l'aide de l'extrême droite américaine
00:16:04et ces gens ont des objectifs
00:16:05très clairs.
00:16:05Pour le national,
00:16:06on va pas revenir là-dessus,
00:16:07pour l'international,
00:16:08ce que je disais tout à l'heure,
00:16:09en une phrase,
00:16:10mettre à plat,
00:16:11enfin détruire, démolir
00:16:12l'ordre multilatéral post-45,
00:16:14avec tout ce que cela comprend
00:16:15par le système multilatéral,
00:16:17ONU, etc.
00:16:18C'est-à-dire les règles,
00:16:20la justice internationale...
00:16:21C'est pour ça dont je parle.
00:16:22Mais laissez-moi finir.
00:16:23Vous allez voir
00:16:24que c'est exactement
00:16:24la même chose que nous parlions,
00:16:25que nous sommes en train de parler.
00:16:27Détruire l'ordre multilatéral,
00:16:28les alliances traditionnelles,
00:16:30faire fi du système
00:16:32de justice internationale, etc.
00:16:34Mais laissez-moi finir.
00:16:35Vous voyez bien
00:16:36que Trump menace
00:16:37d'annexer par la force
00:16:39le territoire
00:16:39d'un pays membre de l'OTAN.
00:16:41Vous voyez bien
00:16:41que le Canada
00:16:42se détourne des États-Unis
00:16:43pour aller vers l'Europe.
00:16:44L'Europe vers l'Asie.
00:16:46Ils ont également rompu
00:16:48tout leur partenariat économique
00:16:49quasiment avec l'Afrique,
00:16:51laissant la porte grande ouverte
00:16:53à la Chine et à la Russie.
00:16:54C'est-à-dire qu'ils n'ont pas conscience.
00:16:56Pour eux,
00:16:56ça ne leur importe peu.
00:16:57Et donc,
00:16:58vous avez tout à fait raison,
00:16:59ce serait une erreur catastrophique.
00:17:00Mais démolir
00:17:01la stabilité post-45
00:17:03dans cette région
00:17:04ne leur importe peu.
00:17:06Vous avez raison,
00:17:07c'est une erreur historique.
00:17:08Mais ils l'ont déjà fait.
00:17:09Les États-Unis
00:17:10n'ont jamais été
00:17:10autant isolés qu'ils le sont.
00:17:12Et le Premier ministre canadien,
00:17:13McCartney,
00:17:13a tout à fait raison
00:17:14quand il a dit
00:17:15« Nous ne reviendrons plus jamais
00:17:16dans l'ordre ultilatéral
00:17:17ou autre post-45. »
00:17:19Donc bref,
00:17:20pour conclure,
00:17:20vous avez raison,
00:17:21mais ils s'en foutent.
00:17:22Non, mais c'est possible,
00:17:23ils s'en foutent.
00:17:23Ce n'est pas le sujet.
00:17:24Ce que je veux dire,
00:17:25c'est que...
00:17:26On ne parle pas
00:17:27tout à fait de la même chose.
00:17:28Et après,
00:17:29on revient au plan...
00:17:30Oui,
00:17:30mais c'est la même...
00:17:30En fait,
00:17:31on voit bien
00:17:32quand on passe à 1 500...
00:17:33Quand on veut passer
00:17:33de 1 000 à 1 500 milliards de dollars
00:17:35de budget de la défense
00:17:36en disant
00:17:37« Nous, ce qu'on peut,
00:17:38c'est être capable,
00:17:38seul,
00:17:39de pouvoir prendre
00:17:40tout le monde
00:17:41les mains dans le dos. »
00:17:42Oui,
00:17:42c'est sortir du multilatéralisme,
00:17:44mais avec un objectif
00:17:45qui est un objectif
00:17:46de puissance et d'efficacité
00:17:47face à son compétiteur principal
00:17:48qui est la Chine.
00:17:50Or,
00:17:50ce qu'ils vont faire là,
00:17:52ça sera exactement
00:17:52l'inverse.
00:17:53Ils l'ont fait à l'Afrique,
00:17:55ils l'ont fait à l'ONU,
00:17:56ils ont laissé l'ONU.
00:17:57L'Afrique,
00:17:57ce n'est pas un enjeu,
00:17:58ils s'en foutent.
00:17:58L'ONU,
00:17:59ce n'est pas un enjeu,
00:17:59ils s'en foutent.
00:18:00Mais ils ne voient pas les choses.
00:18:02Mais...
00:18:02Non, non.
00:18:03On ne va pas faire la soirée là-dessus.
00:18:04On est entièrement d'accord.
00:18:05Oui, oui.
00:18:05On a exactement la même chose.
00:18:07C'est ça qui était pratique,
00:18:09c'est quand les invités débattent
00:18:10alors qu'ils sont d'accord.
00:18:11Moi, ça va très bien.
00:18:13C'est ça qui est marrant.
00:18:13Non, simplement,
00:18:14ils s'en foutent.
00:18:14Ils ne comprennent pas les choses.
00:18:16Je reviens aux options
00:18:17présentées à Trump.
00:18:19Deuxième option,
00:18:20la prise de contrôle
00:18:21d'une partie du détroit d'Hormuz,
00:18:22prise par la force.
00:18:23Qu'est-ce que ça peut vouloir dire,
00:18:25Amiral ?
00:18:26Je vous vois faire non
00:18:27de la tête immédiatement.
00:18:28Qu'est-ce que ça peut vouloir dire ?
00:18:31C'est mettre des bâtiments
00:18:32au milieu du détroit d'Hormuz,
00:18:36contrôler...
00:18:36Enfin, moi,
00:18:37ce que je vois depuis tout à l'heure,
00:18:39enfin,
00:18:40après toutes ces déclarations,
00:18:42c'est que Trump
00:18:44ne se rend pas compte
00:18:47qu'on est dans un cas de figure
00:18:50complètement différent.
00:18:51C'est-à-dire qu'il résonne
00:18:52en occidental.
00:18:55Il présente ses options
00:18:57comme un occidental
00:18:58en disant
00:18:59si je frappe,
00:19:00ils vont venir
00:19:01à la table de négociation.
00:19:02Mais non,
00:19:03ils vont faire le contraire.
00:19:04Ils vont faire l'inverse.
00:19:05C'est-à-dire qu'ils ont un honneur.
00:19:07Ils ont quelque chose
00:19:08que nous,
00:19:09enfin,
00:19:10nous comprenons mal.
00:19:12que ce soit d'ailleurs
00:19:13les pays arabes
00:19:13ou l'Iran,
00:19:14la Perse,
00:19:14etc.,
00:19:15ce sont des façons de penser
00:19:18qui sont complètement étrangères.
00:19:21Et face à l'impossible,
00:19:23ils réagiront.
00:19:24Ils sauront réagir.
00:19:25C'est ça que je vois.
00:19:27Et donc,
00:19:28la solution,
00:19:29elle n'est pas effectivement
00:19:30d'occuper le détroit d'Hormuz
00:19:32ou de donner un coup de force.
00:19:35Ça se retournera
00:19:39d'un côté ou d'un autre.
00:19:40Ça se retournera contre eux.
00:19:41Je reviens à cette information
00:19:43que vous voyez apparaître
00:19:43depuis quelques minutes
00:19:44sur votre écran.
00:19:45La défense antiaérienne
00:19:45entendue du côté de Téhéran.
00:19:47On va retrouver
00:19:47Siavoche Ghazi
00:19:48en direct,
00:19:49justement,
00:19:49de Téhéran,
00:19:50correspondant des RFI
00:19:51et de France 24.
00:19:51Que se passe-t-il ce soir,
00:19:53Siavoche ?
00:19:55Alors,
00:19:56c'est l'entrée en action
00:19:58de ces batteries antiaériennes
00:20:00dans la partie sud
00:20:01de l'est de la capitale
00:20:04semble assez bizarre.
00:20:06On ne sait pas pour quelles raisons.
00:20:07Je suis monté sur le toit
00:20:09de mon immeuble.
00:20:10Là où je peux voir
00:20:12l'ensemble de la ville,
00:20:14il n'y a pas d'activité anormale,
00:20:17pas de frappe.
00:20:18Donc,
00:20:19on ne sait pas pour quelles raisons
00:20:20ces batteries antiaériennes
00:20:21sont entrées en action
00:20:23selon différentes agences
00:20:24de presse iraniennes,
00:20:26notamment l'agence Irna.
00:20:28Ces batteries antiaériennes
00:20:30sont entrées en action
00:20:32contre des quadricoptères
00:20:35dans la partie sud de Téhéran.
00:20:38Mais il n'y a pas
00:20:39d'activité militaire importante
00:20:41dans Téhéran même,
00:20:42même si les responsables iraniens
00:20:45disent qu'ils sont prêts
00:20:46à une riposte immédiate
00:20:48en cas d'action militaire
00:20:51américaine contre l'Iran
00:20:52en frappant
00:20:54les navires de guerre
00:20:56américains dans l'océan Indien
00:20:58puisque ce navire,
00:20:59on le sait,
00:21:00n'ose pas s'approcher
00:21:02du détroit d'Urmose,
00:21:03de la mer d'Oman
00:21:04et même
00:21:05de la mer d'Arabie
00:21:07si vous regardez une carte,
00:21:10mais aussi contre
00:21:11les installations
00:21:13pétrolières,
00:21:14mais aussi gazières
00:21:15et pétrochimiques
00:21:16des monarchies arabes
00:21:18du Gor Persique.
00:21:19Donc pour l'instant,
00:21:20la situation est calme
00:21:21malgré l'entrée en action
00:21:23de ces batteries antiaériennes.
00:21:24– Merci à vous,
00:21:25Siavoj Ghazi,
00:21:26en direct de Téhéran,
00:21:27de la nervosité.
00:21:28Ça fait deux fois
00:21:28en quelques jours
00:21:29que ces batteries antiaériennes
00:21:30se mettent en branle
00:21:32du côté de Téhéran
00:21:33pour aller visiblement
00:21:34cibler des drones.
00:21:35signe de nervosité ?
00:21:36– C'est tout à fait normal.
00:21:38Regardez,
00:21:38il y a les États-Unis
00:21:39qui,
00:21:40Trump qui publie tous les jours
00:21:41les trucs
00:21:42comme quoi il va venir
00:21:43et donc il suffit
00:21:44d'entendre quelque chose
00:21:45dans le site.
00:21:45D'ailleurs,
00:21:46il y a certainement
00:21:46des drones d'espions
00:21:49qui sont très hauts
00:21:50qui volent
00:21:50et donc il suffit
00:21:51d'entendre
00:21:53un bruit de moteur
00:21:54et les Iraniens
00:21:55pensent que
00:21:56ça a peut-être commencé
00:21:58et commencent
00:21:58peut-être à tirer
00:22:00sans même savoir
00:22:01sur quoi ils tirent.
00:22:03Donc ça,
00:22:03c'est tout à fait compréhensible.
00:22:04– Amiral,
00:22:06de la nervosité évidemment,
00:22:07surtout,
00:22:07comment dire,
00:22:09soufflé,
00:22:10poussé
00:22:10par toutes les déclarations
00:22:11de Trump.
00:22:12Quand ce soir dit Trump
00:22:13on va peut-être devoir
00:22:13casser le cessez-le-feu,
00:22:15on va peut-être devoir
00:22:15reprendre les frappes,
00:22:16évidemment du côté de Téhéran
00:22:18on regarde tout ça
00:22:19et on écoute tout ça.
00:22:20– On écoute tout ça
00:22:21mais ça ne les fait pas,
00:22:23ça ne les décourage pas.
00:22:25C'est-à-dire au contraire,
00:22:26je pense que
00:22:26plus les déclarations
00:22:28de Trump
00:22:29seront vindicatives,
00:22:30plus effectivement
00:22:31le pouvoir iranien
00:22:33se renforcera
00:22:33et ça il ne l'a pas compris.
00:22:35En fait,
00:22:36comme je le disais tout à l'heure,
00:22:38il y a une différence totale,
00:22:39enfin,
00:22:40je ne comprends pas,
00:22:41je l'avais constaté
00:22:44lorsque j'étais en poste
00:22:45dans ces pays-là,
00:22:47j'avais constaté effectivement
00:22:48que l'analyse américaine
00:22:50sur le terrain
00:22:51était très fine,
00:22:52c'est-à-dire
00:22:53les postes,
00:22:54les attachés,
00:22:55les ambassadeurs,
00:22:55etc.
00:22:56avaient des analyses
00:22:57extrêmement fines
00:22:58mais elles n'étaient pas
00:23:00écoutées
00:23:00au niveau
00:23:01à Washington
00:23:02et c'est là
00:23:03où il y a
00:23:04une dichotomie
00:23:05en fait
00:23:06entre finalement
00:23:07ces déclarations
00:23:07et la réalité.
00:23:09Oui, ça c'est
00:23:09tout à fait normal
00:23:10et dans les services
00:23:11d'enseignement
00:23:12et dans la diplomatie
00:23:13parce qu'en fait
00:23:13les diplomates
00:23:14et les espions
00:23:15qui sont spécialisés
00:23:16localement,
00:23:17ils connaissent les règles,
00:23:18ils connaissent les cultures,
00:23:19ils connaissent la façon
00:23:20de penser des gens
00:23:22et en fait,
00:23:23vous savez,
00:23:23c'est à tel point
00:23:24qu'on,
00:23:25nous par exemple,
00:23:26au niveau du service
00:23:27d'espionnage,
00:23:27on avait des mafias,
00:23:28on avait la mafia indienne,
00:23:30la mafia arabe,
00:23:31la mafia anglaise,
00:23:33française,
00:23:33etc.
00:23:34C'est les gens,
00:23:35en fait,
00:23:35nous,
00:23:35on copiait
00:23:36les traditions
00:23:38et on devenait,
00:23:38moi je devenais
00:23:39un peu français,
00:23:40j'avais des collègues
00:23:41qui devenaient
00:23:42un peu iraniens,
00:23:43un peu hindous,
00:23:44un peu américains
00:23:45et donc,
00:23:46c'est toutes ces personnes-là
00:23:47qui localement
00:23:48sont sur place,
00:23:49donc elles,
00:23:50elles connaissent bien
00:23:51la situation,
00:23:52elles ont des interlocuteurs
00:23:53avec lesquels
00:23:53elles s'entendent bien
00:23:54mais Trump,
00:23:55il s'en fiche déjà
00:23:56de ça complètement.
00:23:57Il a commencé
00:23:58par casser
00:23:59le département d'État
00:24:00et la CIA
00:24:01le jour même
00:24:02où il est arrivé
00:24:03à la Maison Blanche.
00:24:04Il y avait Elon Musk
00:24:05avec son Dodge,
00:24:06avec les gros sabots,
00:24:07il est arrivé
00:24:07à la Maison Blanche
00:24:08pour aller couper
00:24:25les postes,
00:24:26Rubio, secrétaire d'État
00:24:28américain,
00:24:29ne participe quasiment pas,
00:24:30c'est pour parler,
00:24:31ça veut dire
00:24:31le ministre des Affaires
00:24:32étrangères de l'Amérique
00:24:33ne participe pas,
00:24:36c'est pour parler.
00:24:37– Attendez,
00:24:37je voudrais qu'on réécoute
00:24:39Donald Trump ce soir
00:24:40parce que parmi les options
00:24:42qu'on lui propose
00:24:42et on va reparler
00:24:43dans un instant
00:24:44notamment avec Didier,
00:24:45peut-être que c'est,
00:24:45enfin en tout cas
00:24:46c'est pas peut-être,
00:24:46c'est sûr même,
00:24:47c'est ce que Trump
00:24:47a en tête ce soir
00:24:48et c'est ce qu'il a dû dire
00:24:50à ses militaires,
00:24:51c'est que lui veut
00:24:51encore et toujours
00:24:53récupérer l'uranium iranien,
00:24:55l'uranium enrichi iranien.
00:24:56– C'est ce que je vous disais hier,
00:24:57on était bien d'accord.
00:24:58– Ils veulent récupérer,
00:25:00je ne me souviens plus,
00:25:00– Bah si, si, si,
00:25:01on a fait ici.
00:25:02– On rigole,
00:25:03ils veulent récupérer
00:25:05coûte que coûte.
00:25:06– Nous voulons obtenir
00:25:07l'uranium enrichi
00:25:08mais c'est très compliqué,
00:25:10il faut des excavateurs
00:25:11pour l'obtenir.
00:25:12Nous voulons l'obtenir
00:25:13et nous l'obtiendrons
00:25:14d'une façon ou d'une autre.
00:25:16Soit ils nous le donnent,
00:25:17soit nous irons le chercher.
00:25:18Voilà, soit ils nous le donnent,
00:25:20soit nous irons le chercher.
00:25:20– Il persiste et il signe
00:25:22Donald Trump,
00:25:23il ne vacille pas en tout cas
00:25:24puisqu'en interview
00:25:24pour la chaîne d'information
00:25:26en continu conservatrice Newsmax,
00:25:27il dit,
00:25:28l'Iran doit accepter
00:25:29de renoncer aux armes nucléaires.
00:25:30S'ils ne le font pas,
00:25:31ils auront de gros ennuis,
00:25:33encore plus gros
00:25:34que ceux qu'ils ont en ce moment.
00:25:35– Il a répété déjà
00:25:37une deuxième fois,
00:25:38une troisième fois
00:25:38parce qu'il a dit déjà,
00:25:39il a dit,
00:25:40nous ne partirons de cette crise
00:25:42sans cet uranium,
00:25:43sans ce foutu uranium
00:25:45et en plus,
00:25:48après avoir détruit
00:25:49votre programme nucléaire,
00:25:50vous n'aurez jamais
00:25:51l'arme nucléaire,
00:25:52il le répète comme un perroquet.
00:25:53– Par la négociation,
00:25:54il peut l'obtenir,
00:25:55Al Zavidal ?
00:25:55Pour l'instant,
00:25:55ça ne marche pas.
00:25:56– Oui, pour la négociation,
00:25:57il peut l'obtenir.
00:25:58La question, c'est
00:25:58combien de temps se donne-t-il
00:26:00et combien de temps
00:26:01l'économie va-t-elle lui donner ?
00:26:03Combien de temps
00:26:04les alliés aussi,
00:26:05même de circonstances
00:26:06ou plus à distance,
00:26:08vont-ils pouvoir endurer
00:26:10le choc économique
00:26:11qui se développe petit à petit ?
00:26:13Comme le disait très bien
00:26:14l'amiral,
00:26:15côté iranien,
00:26:16les dirigeants eux-mêmes
00:26:17sont renforcés par les invectifs
00:26:20puisqu'ils sont dans
00:26:21une posture de défiance.
00:26:22La population souffre
00:26:23et n'a pas voix de cité,
00:26:25donc il y a assez peu de chances
00:26:26que cela s'écroule.
00:26:28Et Donald Trump,
00:26:28combien de temps
00:26:29peut-il tenir ?
00:26:30On disait tout à l'heure
00:26:30que la bourse va bien
00:26:32aux Etats-Unis.
00:26:33Alors, ça peut sembler
00:26:34secondaire
00:26:35ou ne concerner que
00:26:36les spéculateurs,
00:26:37mais le fait est que
00:26:37les Américains,
00:26:38ils ont quand même
00:26:38beaucoup de retraite
00:26:39en bourse.
00:26:40Et donc, ça peut permettre
00:26:42d'amortir un peu
00:26:43les difficultés
00:26:45à la pompe.
00:26:45Vous vous dites
00:26:46par la négociation,
00:26:47par la diplomatie,
00:26:48récupérer l'uranium,
00:26:49pourquoi pas,
00:26:49mais ça prendra du temps.
00:26:50Non, récupérer l'uranium,
00:26:52ça je ne sais pas,
00:26:52mais en tout cas,
00:26:53arriver à un accord
00:26:54et en réalité,
00:26:55à ce stade,
00:26:56je vous dis tout autant
00:26:57ce que je voudrais
00:26:58qu'il se passe
00:26:58que ce qui peut se passer.
00:27:00Parce que comme vous disiez,
00:27:01vous allez dire,
00:27:02oui, peut-être,
00:27:03bon, faire une pirouette.
00:27:04J'adorerais qu'ils fassent
00:27:05une pirouette
00:27:05et qu'on s'en sorte
00:27:06comme ça par finalement
00:27:07une mauvaise foi
00:27:08acceptée par tout le monde.
00:27:10Ce serait véritablement
00:27:11une aubaine,
00:27:12mais je ne crois pas
00:27:12qu'on est dans ce sens.
00:27:13Trump dit,
00:27:14on peut y aller par la force,
00:27:15il faut envoyer
00:27:16des excavateurs.
00:27:17Oui, mais c'est ça
00:27:18le problème.
00:27:19On peut se parachuter.
00:27:21De la lune.
00:27:22C'est bien ça
00:27:22tout le problème.
00:27:23On sait parachuter
00:27:24des bulldozers,
00:27:25on l'a déjà fait.
00:27:26Le problème,
00:27:26il n'est pas là.
00:27:28C'est de faire récupérer.
00:27:30Non, non,
00:27:30le problème,
00:27:31il est,
00:27:32d'abord,
00:27:32un,
00:27:32par la négociation,
00:27:34c'est la réponse
00:27:35du berger à la bergère
00:27:35parce que la déclaration
00:27:37aujourd'hui attribuée
00:27:39à Moustada Ramenei,
00:27:40c'est nous préserverons
00:27:41notre nucléaire,
00:27:44notre balistique.
00:27:45Donc,
00:27:45il ne veut pas le rendre.
00:27:46Donc,
00:27:47visiblement,
00:27:47pour l'instant,
00:27:48en tout cas,
00:27:48côté négociation,
00:27:49c'est un peu bouché.
00:27:51Reste,
00:27:52effectivement,
00:27:53ce que,
00:27:53visiblement,
00:27:55le président américain
00:27:56a demandé à ses militaires,
00:27:58donnez-moi
00:27:58une option militaire
00:28:00pour aller le rechercher.
00:28:01Il l'a eu.
00:28:02Les militaires,
00:28:03on leur demande une option,
00:28:04ils disent,
00:28:05bien pris,
00:28:05et ils disent,
00:28:07voilà,
00:28:10je vous présente
00:28:13quels seraient les besoins
00:28:14en termes de matériel,
00:28:16de renseignement,
00:28:16etc.
00:28:18Quelles seraient
00:28:18les chances de réussite ?
00:28:20Je pense que
00:28:21les chances de réussite,
00:28:22elles ne sont pas bien élevées
00:28:23pour une raison simple,
00:28:24c'est que
00:28:25vous voyez déjà
00:28:26faire venir des excavateurs
00:28:27dans un truc,
00:28:28on en a les photos,
00:28:29qui est sous la montagne,
00:28:31qui a été bombardé.
00:28:32Il va falloir déblayer,
00:28:33on n'est même pas certain
00:28:33totalement de savoir où c'est.
00:28:34Donc,
00:28:35déjà,
00:28:35il y a un problème de rense.
00:28:36Deuxièmement,
00:28:38il va y avoir un problème
00:28:39de logistique.
00:28:41C'est tout con,
00:28:41mais pour poser
00:28:43ou parachuter
00:28:43et récupérer,
00:28:45il faut faire
00:28:46une base avancée,
00:28:47il faut pouvoir
00:28:48amener du matériel,
00:28:49ramener du matériel.
00:28:51On parle de 400 kilos
00:28:52à transporter,
00:28:52donc il faut rapposer
00:28:53des avions,
00:28:54mettre des avions,
00:28:54etc.
00:28:55Donc,
00:28:56tout ça,
00:28:56ça veut dire
00:28:56qu'il va falloir mettre
00:28:57un périmètre de sécurité
00:28:58extérieur pour empêcher
00:28:59que ça vienne.
00:29:00pendant que des gars spécialisés
00:29:01et des gens en tenue
00:29:04LRBC,
00:29:05etc.,
00:29:05iront faire le travail
00:29:06de l'autre côté.
00:29:07Donc,
00:29:07vous imaginez le merdier que c'est,
00:29:09pour parler simplement,
00:29:10parce que c'est comme ça
00:29:11que ça s'appelle,
00:29:12le temps que ça va prendre
00:29:13dans un environnement
00:29:14ultra hostile
00:29:14au milieu de l'Iran
00:29:16qui n'a pas été défait
00:29:17sans troupe au sol
00:29:18et juste avec du bombardement
00:29:19autour.
00:29:19Alors maintenant,
00:29:20vous voyez,
00:29:22évidemment,
00:29:22le plan,
00:29:23il est faisable.
00:29:25Et vous rapportez ça
00:29:26à l'opération de CISAR,
00:29:28donc de Combat Search and Rescue,
00:29:30qui était la récupération
00:29:31d'un pilote paumé
00:29:32sur les deux,
00:29:34où il a fallu
00:29:35mettre des moyens
00:29:36considérables
00:29:37en perdant deux avions,
00:29:40six hélicos,
00:29:40en ramenant le mec,
00:29:41il n'y a pas de sujet,
00:29:42mais pendant huit heures.
00:29:44Voilà.
00:29:45Là,
00:29:46c'est pendant des jours,
00:29:47des semaines,
00:29:47des mois.
00:29:48Mais ça risque de durer
00:29:50en tout cas plusieurs jours
00:29:52dans une zone hostile
00:29:53qui ne sera pas nettoyée
00:29:54avec une convergence,
00:29:55avec un,
00:29:56le fait que comme c'est un endroit,
00:29:57s'ils sont là,
00:29:58les Iraniens savent
00:29:59où est-ce qu'ils ont foutu leur truc,
00:30:00ça doit être un point le protéger
00:30:02et deuxièmement,
00:30:03ça va converger
00:30:03de tous les côtés
00:30:04dès que ça va commencer
00:30:05à bouger sur l'endroit.
00:30:06Donc vous imaginez,
00:30:07je ne dis pas que...
00:30:09Or,
00:30:09une opération de force spéciale,
00:30:11ce qui compte,
00:30:13un,
00:30:13elle doit être stratégique,
00:30:14certes,
00:30:14ça l'est,
00:30:14il n'y a pas de sujet,
00:30:15mais elle doit être fulgurante.
00:30:17Et là,
00:30:18la fulgurance,
00:30:18c'est moyen.
00:30:20Voilà,
00:30:21donc c'est tout.
00:30:23C'est rien.
00:30:23Et on ne sait même pas,
00:30:25on n'est même pas sûr
00:30:26que ce qu'on va chercher
00:30:27se trouve
00:30:28à l'endroit
00:30:30où on va le chercher.
00:30:31Amiral,
00:30:32vous n'y allez pas,
00:30:34comme ça,
00:30:35vous n'y allez pas.
00:30:35Non.
00:30:36En fait,
00:30:37ce que je vois,
00:30:38c'est,
00:30:39je vois effectivement
00:30:40que la méthode américaine,
00:30:42et c'est encore
00:30:43le marteau
00:30:44pour écraser la mouche,
00:30:45en fait,
00:30:45c'est-à-dire qu'ayant servi
00:30:47dans la marine américaine
00:30:48pendant deux ans,
00:30:49j'ai bien vu effectivement
00:30:50quelles étaient leurs méthodes.
00:30:52Alors,
00:30:53effectivement,
00:30:53on a toujours les mêmes buts,
00:30:55c'est,
00:30:55voilà,
00:30:56taper sur tel ou tel objectif,
00:30:58etc.
00:30:58Mais surtout,
00:30:59la manière
00:31:00qu'ils utilisaient
00:31:01était monstrueuse.
00:31:04Alors que
00:31:05nous avons des manières
00:31:06peut-être
00:31:07un peu plus efficaces,
00:31:09car plus souples,
00:31:10plus flexibles.
00:31:11Voilà.
00:31:11Donc,
00:31:12à la place du marteau,
00:31:15nous utilisons le chat.
00:31:17Nous sommes plus,
00:31:19voilà,
00:31:20nous arrivons à bondir
00:31:21et grâce à nos forces spéciales
00:31:23en particulier,
00:31:23nos commandos,
00:31:24etc.,
00:31:25qui agissent sur le terrain,
00:31:26mais de façon
00:31:26beaucoup plus,
00:31:27comment dirais-je,
00:31:30plus,
00:31:31oui,
00:31:31plus flexible
00:31:32et plus agile.
00:31:33Oui,
00:31:33mais pardon,
00:31:33ce qui frappe quand même
00:31:35Romuald-Sorin,
00:31:36c'est qu'il ne lâche pas l'affaire.
00:31:37C'est-à-dire que ce soir,
00:31:39comme au premier jour de la guerre,
00:31:40il nous dit,
00:31:41il faut aller récupérer
00:31:42cet uranium enrichi,
00:31:43que ce soit par la négociation
00:31:45ou que ce soit par la force.
00:31:46Lui,
00:31:47son but,
00:31:47c'est ça.
00:31:48S'il ne l'obtient pas
00:31:49par la négociation
00:31:50ou par la force,
00:31:51suite à des bombardements
00:31:53infernaux
00:31:54qui conduiraient
00:31:54à une reddition
00:31:55du régime iranien,
00:31:57mais je crois surtout
00:31:57à un bouleversement,
00:31:58comme vous le disiez,
00:31:58de toute la région,
00:32:00il l'oubliera.
00:32:01Il n'aura pas le choix.
00:32:02Comme ça a été dit,
00:32:03c'est quasiment impossible.
00:32:05Je ne crois pas du tout
00:32:06à la possibilité de Trump
00:32:07d'aller vraiment
00:32:08à la recherche
00:32:09par lui-même
00:32:10avec ses troupes
00:32:10de cet uranium.
00:32:11Il me semble vraiment
00:32:12qu'il n'y a que trois solutions,
00:32:14trois possibilités.
00:32:16Possibilité une,
00:32:17via la pression
00:32:18qu'il met sur le régime,
00:32:19il obtiendra plus ou moins
00:32:21ce qu'il veut
00:32:21par la négociation.
00:32:23À l'heure qu'il est,
00:32:24je crains quand même
00:32:25que ce ne soit pas le cas
00:32:26et qu'il procède
00:32:27à des bombardements
00:32:27très lourds
00:32:28au risque,
00:32:29effectivement,
00:32:29de déstabiliser
00:32:31inconsciemment
00:32:32et avec une stupidité,
00:32:33mais comme ils l'ont fait
00:32:34pour le reste du monde,
00:32:36la région.
00:32:38Troisième possibilité
00:32:39qui me paraît quand même,
00:32:40comme on le disait
00:32:41avec l'amiral,
00:32:42à garder en tête
00:32:44et potentiellement sérieuse
00:32:46de la pirouette.
00:32:47C'est Donald Trump.
00:32:48Rappelons-nous,
00:32:48il y a 15 jours,
00:32:49lorsqu'il est entré
00:32:50en campagne
00:32:51pour les midtermes,
00:32:52à ce fameux meeting
00:32:54de Turning Point
00:32:55que l'organisation créée
00:32:56par Charles Leclerc,
00:32:58qui a été assassiné
00:32:59l'année dernière,
00:33:00il a clamé victoire
00:33:01devant ses partisans.
00:33:03Nous avons remporté
00:33:04tous les plus grands succès,
00:33:06nous avons atteint
00:33:07nos objectifs,
00:33:07le détroit d'Ormus
00:33:08est tout réouvert.
00:33:10Et ses affiches
00:33:10nados l'ont applaudi,
00:33:12gobant ce qu'il disait,
00:33:13oubliant que le détroit d'Ormus
00:33:14fonctionnait parfaitement,
00:33:15il y a deux mois,
00:33:16il était parfaitement ouvert.
00:33:16Et que ce soir,
00:33:17il est toujours fermé.
00:33:18Donc c'est Trump,
00:33:18croyez-moi,
00:33:19son objectif,
00:33:19c'est sa base,
00:33:20le 250e anniversaire,
00:33:21il pourrait,
00:33:22je suis au conditionnel,
00:33:23mais il pourrait vraiment
00:33:23faire une pirouette,
00:33:24quelques bombardements,
00:33:25dire on a gagné
00:33:26et les gens oublieront
00:33:27aux Etats-Unis.
00:33:27Sauf que sur l'uranium,
00:33:28quand vous dites
00:33:28il l'oubliera,
00:33:29Sergei dit non.
00:33:30Disons qu'il est monomaniaque,
00:33:32ça veut dire que c'est quelqu'un,
00:33:33si vous savez,
00:33:35là,
00:33:36j'ai réécouté
00:33:38sa première intervention politique
00:33:40à son retour de Moscou
00:33:42en 1987,
00:33:42lorsqu'il est allé
00:33:45chez Oprah Winfrey
00:33:46et après
00:33:47chez Larry King
00:33:48et pour la première fois
00:33:50il s'est prononcé
00:33:52sur les choses politiques,
00:33:54il a répété
00:33:54exactement
00:33:55ce qu'il raconte
00:33:57actuellement.
00:33:57Et ça a commencé
00:33:58en 1987.
00:34:00Les trucs sur les taxes,
00:34:02les trucs sur
00:34:03l'OTAN,
00:34:05sur les pays parasites
00:34:06qui nous ont coûté
00:34:08des trillions
00:34:09de dollars,
00:34:09etc.
00:34:10Donc,
00:34:10vous avez vu
00:34:13depuis un an et demi
00:34:14Biden,
00:34:15enfin,
00:34:16il est à la Maison-Blanche,
00:34:17il dit toujours
00:34:17c'est pas ma guerre,
00:34:18c'est la guerre de Biden.
00:34:19C'est de la psychiatrie
00:34:21pratiquement,
00:34:22mais c'est comme ça.
00:34:23Mais en revanche,
00:34:24il est capable quand même
00:34:26opérationnement,
00:34:27tactiquement,
00:34:28il a abandonné le Mexique,
00:34:29il a abandonné le Canada,
00:34:31il a abandonné le Groenland,
00:34:32ça veut dire qu'en fait
00:34:33il pousse quelque chose,
00:34:34s'il n'arrive pas
00:34:36à l'obtenir,
00:34:37il peut s'en désintéresser.
00:34:39C'est un gamin de 7 ans.
00:34:40C'est un gamin de 7 ans.
00:34:42Si là,
00:34:42ces petits soldats,
00:34:44il les réclame
00:34:45et il nous fait la crise,
00:34:47etc.
00:34:47Mais il suffit de lui donner
00:34:49un autre jouet
00:34:49et il va jouer avec,
00:34:51il va oublier
00:34:51les soldats de plomb.
00:34:52Sauf que,
00:34:53je reviens à la question
00:34:54de ce soir,
00:34:54est-ce que Trump
00:34:55va faire voler en éclat,
00:34:56le cessez-le-feu,
00:34:56reprendre les bombardements ?
00:34:57Tout à l'heure,
00:34:58il disait face à la presse,
00:34:59on pourrait peut-être le faire,
00:35:01voilà ce que dit Trump ce soir.
00:35:03Il y en a certains
00:35:04qui s'y préparent,
00:35:04qui préparent les esprits.
00:35:06Oui, Sergei ?
00:35:07En fait,
00:35:07le truc,
00:35:08c'est qu'il a aussi répété
00:35:10à plusieurs reprises
00:35:11qu'il pense toujours
00:35:12que l'Iran,
00:35:13c'est exactement la même chose
00:35:14que Venezuela.
00:35:15Oui,
00:35:15il l'a dit.
00:35:15Et c'est là,
00:35:16il n'a pas compris.
00:35:16Il a dit,
00:35:16c'est le Venezuela en plus grand.
00:35:17Il n'a pas compris
00:35:18qu'en Amérique latine,
00:35:19effectivement,
00:35:20c'est un truc corrompu,
00:35:22vous pouvez acheter
00:35:23n'importe qui.
00:35:24On ira aussi.
00:35:25Enfin,
00:35:25je caricaturise,
00:35:28mais c'est quand même
00:35:28un pays,
00:35:29les pays,
00:35:30le continent,
00:35:31sur lequel la corruption
00:35:31marche quand même très bien.
00:35:33On ira aussi.
00:35:34Et donc,
00:35:35il a corrompu,
00:35:39en fait,
00:35:40le régime de Maduro,
00:35:41qui a consenti
00:35:43de collaborer avec lui,
00:35:44il est content.
00:35:45Mais il croit que
00:35:45les mollas iraniens
00:35:49et les gardiens de la révolution,
00:35:51ils peuvent vendre comme ça.
00:35:52Les gens qui ont passé
00:35:5347 ans
00:35:54à développer une idéologie
00:35:56anti-occidentale,
00:35:57anti-israélienne,
00:35:58etc.
00:35:59Ils vont dire,
00:35:59oui,
00:35:59on va conclure un deal.
00:36:01Mais c'est impossible.
00:36:02Didier,
00:36:02d'un mot,
00:36:02parce que j'aimerais...
00:36:03Un tout petit mot.
00:36:04Je pense qu'il a surtout
00:36:05confondu deux trucs.
00:36:07Une opération
00:36:08de force spéciale.
00:36:09Et là,
00:36:10pour le coup,
00:36:10on était dans l'épure
00:36:12parfaite
00:36:14au Venezuela.
00:36:15In,
00:36:16bronrance,
00:36:18capacité de pénétration,
00:36:19fulgurance,
00:36:20rapidité,
00:36:20efficacité,
00:36:21pof en avant,
00:36:22à faire plier.
00:36:25Et ça,
00:36:25c'est chirurgical.
00:36:27Et une guerre.
00:36:28Une guerre,
00:36:29c'est du temps,
00:36:29c'est de la sueur,
00:36:30c'est des larmes,
00:36:31c'est de la saloperie,
00:36:32c'est de la merde qui vole.
00:36:33Voilà.
00:36:34Non mais c'est...
00:36:35Ça fait 40 ans
00:36:36que je l'ai fait.
00:36:36et c'est ça la différence.
00:36:39Et il essaye de le lire
00:36:40comme une...
00:36:41Et pareil sur son histoire
00:36:42de poussière,
00:36:44de machin.
00:36:44Il ne comprend pas
00:36:45la différence.
00:36:46Alors attendez,
00:36:47je reviens
00:36:48à cette question
00:36:49de ce soir.
00:36:50Est-ce que Trump
00:36:51pourrait reprendre
00:36:51les frappes ?
00:36:52Quand on regarde
00:36:53l'allié israélien,
00:36:54les déclarations ce soir
00:36:55de l'allié israélien,
00:36:56le ministre de la Défense
00:36:57Israël Katz,
00:36:58qui semble préparer
00:36:59les esprits.
00:37:00Voilà,
00:37:00il est possible
00:37:01que nous devions bientôt
00:37:02agir à nouveau
00:37:03pour assurer la réalisation
00:37:04de nos objectifs,
00:37:05Sergueï.
00:37:06Les Israéliens,
00:37:06eux,
00:37:06veulent y retourner
00:37:07d'une certaine manière.
00:37:08Ils ne voulaient pas s'arrêter.
00:37:09Israéliens,
00:37:09c'est autre chose.
00:37:10Parce que pour eux,
00:37:11eux,
00:37:11ils sont locales.
00:37:12C'est une puissance régionale
00:37:14qui sait que l'Iran,
00:37:16pour eux,
00:37:17c'est existentiel.
00:37:18Pour les États-Unis,
00:37:19en fait,
00:37:19l'Iran,
00:37:19ce n'est pas existentiel.
00:37:20C'est emmerdant,
00:37:21mais ce n'est pas existentiel.
00:37:22Pour les Israéliens,
00:37:23c'est existentiel.
00:37:24Et donc les Israéliens,
00:37:25ils étaient vachement contents
00:37:26de pouvoir aller
00:37:27avec Donald Trump.
00:37:29Ils étaient aussi contents
00:37:30de pouvoir,
00:37:31de se servir
00:37:31de prétexte
00:37:32que Hezbollah
00:37:34a réagi
00:37:35et donc de nettoyer aussi
00:37:37le sud de l'Iban,
00:37:38etc.
00:37:38Et Israéliens,
00:37:39en fait,
00:37:39s'achètent du temps.
00:37:41Ça veut dire que pour eux,
00:37:42chaque frappe,
00:37:42chaque truc détruit
00:37:44actuellement,
00:37:45c'est un mois,
00:37:46deux mois,
00:37:47trois mois,
00:37:47une année de plus
00:37:48de vivre tranquillement.
00:37:50Et de préférence,
00:37:52éliminer le régime.
00:37:53Mais Amiral,
00:37:54on essaie de décoder
00:37:54un peu les différents signaux
00:37:55qui nous arrivent.
00:37:56On a beaucoup parlé
00:37:57des porte-avions,
00:37:57et de l'armade américaine
00:37:58qui se renforçaient
00:37:59du côté du Moyen-Orient.
00:38:01On a ces déclarations
00:38:02ce soir du ministre israélien
00:38:03de la Défense.
00:38:04Est-ce que ça montre
00:38:05effectivement que
00:38:06quelque chose
00:38:07est en train de se passer,
00:38:08quelque chose
00:38:08est en train de se préparer
00:38:09ou est-ce qu'on est juste
00:38:10dans le déclaratoire ?
00:38:11Je pense qu'on est encore
00:38:12dans le déclaratoire.
00:38:13C'est-à-dire que
00:38:14véritablement,
00:38:16les porte-avions sont là,
00:38:18le déploiement des porte-avions
00:38:19est là,
00:38:19les gens attendent
00:38:21effectivement,
00:38:22mais il n'y aura pas
00:38:23effectivement,
00:38:24il y aura certainement
00:38:25des frappes,
00:38:25moi je pense qu'il y aura
00:38:26des frappes,
00:38:28mais sans résultat.
00:38:29C'est-à-dire que...
00:38:31Quand je vous dis
00:38:31quelque chose ne se plaît pas,
00:38:32on est dans le déclaratoire,
00:38:33vous dites non,
00:38:34on est dans le déclaratoire
00:38:34et vous me dites après
00:38:35il y aurait pu y avoir des frappes.
00:38:36Des frappes plus ou moins symboliques.
00:38:38Symboliques, exactement.
00:38:39Ça ne sera pas
00:38:40effectivement quelque chose,
00:38:41ça ne sera pas une guerre.
00:38:43Il sait très bien que...
00:38:44C'est pas ce qu'on a connu
00:38:45il y a 63 jours.
00:38:46Voilà, exactement.
00:38:47Ça sera des frappes sporadiques
00:38:49peut-être,
00:38:50mais pour le moment,
00:38:51effectivement,
00:38:51je ne pense pas
00:38:52qu'on rentre...
00:38:54Alors, moi ce que je...
00:38:55j'en profite un petit peu,
00:38:57je me dis,
00:38:58mais pourquoi s'entête-t-il
00:39:00dans cette espèce de dialectique,
00:39:03en fait,
00:39:04et pourquoi ne se tourne-t-il pas
00:39:06plus vers les pays,
00:39:08effectivement,
00:39:09de la région ?
00:39:09Il y en a un
00:39:10qui est véritablement...
00:39:12qui tient peut-être même
00:39:14les clés
00:39:15de ce...
00:39:16C'est Mascate.
00:39:17C'est le sultanat d'Omane.
00:39:19Et là,
00:39:20véritablement,
00:39:21moi je me souviens,
00:39:22lorsque j'étais en poste là-bas,
00:39:24le sultan d'Omane,
00:39:25qui était le sultan Kabous
00:39:27à l'époque,
00:39:28nous disait,
00:39:28mais vous savez,
00:39:30ça fait longtemps,
00:39:32et ça c'était en 2003,
00:39:33en 2001 ou 2005,
00:39:36ça fait longtemps
00:39:37que je me suis habitué,
00:39:39déjà,
00:39:40là maintenant,
00:39:40en s'adressant
00:39:41à la ministre,
00:39:43à vivre à côté
00:39:44d'un Iran
00:39:46nucléarisé.
00:39:47Voilà.
00:39:48Il avait déjà intégré ça ?
00:39:49Il avait déjà intégré ça.
00:39:50C'est-à-dire que
00:39:51c'était pour lui
00:39:52inéluctable.
00:39:54Donc,
00:39:55effectivement,
00:39:55on n'est pas encore
00:39:56dans cette dialectique-là.
00:39:57Mais ces pays-là
00:39:58se disent déjà,
00:40:00nous sommes...
00:40:01Les Saoudiens,
00:40:04Juste une question,
00:40:05amiral,
00:40:05pour éclairer
00:40:05les téléspectateurs
00:40:07qui nous regardent ce soir
00:40:08avant d'accueillir
00:40:09Michel Polacco
00:40:09dans une seconde.
00:40:10Quand vous dites
00:40:11qu'il pourrait y avoir
00:40:11des frappes sporadiques,
00:40:13et vous avez été plusieurs
00:40:14ce soir
00:40:15autour de cette table
00:40:16à parler de frappes
00:40:17symboliques.
00:40:18Symboliques, oui.
00:40:18Mais alors,
00:40:19quand on frappe symboliquement,
00:40:21on frappe quoi ?
00:40:22On peut frapper
00:40:23un site militaire.
00:40:25On va essayer,
00:40:26effectivement,
00:40:27de frapper
00:40:28un site militaire
00:40:29ou une infrastructure,
00:40:30effectivement,
00:40:32bon,
00:40:32symbolique,
00:40:33ça peut être...
00:40:35Je ne pense pas
00:40:37qu'il va essayer
00:40:37de frapper,
00:40:39par exemple,
00:40:41des sites,
00:40:42comment dire,
00:40:45énergétiques
00:40:46ou autres...
00:40:47Des centrales,
00:40:48etc.
00:40:48Des centrales,
00:40:48parce que là,
00:40:49il sait que la riposte
00:40:51sera terrible
00:40:51de la part de l'Iran
00:40:52et, effectivement,
00:40:54pourrait taper
00:40:55des usines,
00:40:56des salmands
00:40:56d'eau de mer,
00:40:57etc.,
00:40:57dans les pays du Golfe.
00:40:59Donc,
00:40:59je ne pense pas
00:41:00qu'il se risque
00:41:03à ce jeu-là.
00:41:04Mais,
00:41:05une frappe ou autre,
00:41:06parce que je pense
00:41:07qu'il est pris
00:41:08par ses déclarations.
00:41:10Il ne peut pas
00:41:12revenir en arrière.
00:41:13Il a dit,
00:41:14voilà,
00:41:14ça sera ça,
00:41:15ça et ça
00:41:15comme cible.
00:41:18Et donc,
00:41:19là,
00:41:19maintenant,
00:41:20il doit avancer
00:41:20et prouver
00:41:21qu'effectivement,
00:41:22il est à la tête
00:41:23d'un dispositif militaire
00:41:25qui fonctionne.
00:41:26Sergueï ?
00:41:27Symboliquement,
00:41:28il peut bombarder
00:41:29quelque chose en Iran,
00:41:30une caserne
00:41:31de gardiens
00:41:32des révolutions,
00:41:33un ministère,
00:41:34un palais quelconque.
00:41:36Donc,
00:41:36ça,
00:41:36c'est la première chose
00:41:37pour les frappes
00:41:39chirurgicales,
00:41:39entre guillemets.
00:41:41Après,
00:41:42moi,
00:41:42je crois quand même
00:41:43qu'il y aura quelque chose
00:41:44au niveau
00:41:44de détroit d'Hormuz.
00:41:47Vraiment,
00:41:47c'est parce que
00:41:48c'est revenu,
00:41:50c'est revenu
00:41:50à plusieurs reprises.
00:41:51Sur les locaux ?
00:41:52Au niveau local,
00:41:53ça veut dire
00:41:54essayer de prendre
00:41:56la possession
00:41:56du détroit d'Hormuz,
00:41:58de prendre
00:41:59les îlots
00:42:01qui permettent,
00:42:02y compris,
00:42:03peut-être même
00:42:04avec les soldats.
00:42:06Et,
00:42:07il y a,
00:42:08parce que,
00:42:09vous avez vu
00:42:10cette carte
00:42:10qui nous a,
00:42:12la carte dorée,
00:42:14le golf of Trump.
00:42:16On peut vous passer
00:42:17l'image,
00:42:18effectivement,
00:42:18où Trump
00:42:19a retweeté,
00:42:21reposté
00:42:21une image
00:42:22qui lui avait été
00:42:23soumise.
00:42:24La voici,
00:42:24où le détroit d'Hormuz
00:42:25a été rebaptisé
00:42:27détroit de Trump.
00:42:28Et ça,
00:42:28c'est quelque chose
00:42:29de subliminal,
00:42:30parce qu'en fait,
00:42:30il a tellement envie
00:42:32de prendre possession
00:42:33de ça
00:42:34que je n'exclus
00:42:35absolument pas
00:42:36qu'il fasse une opération.
00:42:37Il y a un petit lien,
00:42:37quand même,
00:42:37on est le 30 avril.
00:42:39C'est la journée
00:42:39du détroit d'Hormuz,
00:42:41du détroit d'Hormuz
00:42:43en Iran.
00:42:44C'est aux Iraniens,
00:42:45essentiellement,
00:42:46qu'ils parlent,
00:42:46parce que c'est une journée
00:42:47qui est célébrée en Iran.
00:42:49Et parce que c'est même,
00:42:50il y a un tweet
00:42:50de Ralibaf
00:42:51qui rappelle que
00:42:53les Occidentaux
00:42:54en 1617
00:42:56contre les Portugais,
00:42:57ils avaient libéré
00:42:58le détroit d'Hormuz.
00:42:59Alors attendez,
00:42:59Michel Polaco avec nous
00:43:00en direct.
00:43:00Bonsoir Michel,
00:43:01merci d'être là
00:43:03ce soir avec nous.
00:43:04est-ce que vous avez
00:43:05le sentiment
00:43:05au vu des derniers éléments
00:43:07qu'on se rapproche
00:43:09de nouvelles frappes,
00:43:10d'une reprise de frappes américaines ?
00:43:12– Mon sentiment,
00:43:14c'est qu'évidemment,
00:43:15ça commence à durer un peu trop,
00:43:17ces discussions
00:43:18qui ne mènent à rien
00:43:19et ces négociations
00:43:21qui sont interrompues finalement
00:43:23et que donc il va bien falloir
00:43:24qu'il se passe quelque chose
00:43:26qui remette la machine en marche.
00:43:28La machine en marche,
00:43:28elle peut être remise en marche
00:43:30par les Iraniens
00:43:31qui sont tout à fait en mesure,
00:43:32certainement,
00:43:33s'ils le veulent,
00:43:35d'utiliser des armes
00:43:37qui leur restent
00:43:37et notamment des missiles balistiques
00:43:39ou des drones
00:43:40et qui sont capables aussi peut-être
00:43:42de mener des opérations
00:43:43dans le détroit d'Hormuz.
00:43:44Mais je pense que les Américains
00:43:46de leur côté,
00:43:47s'ils agissent,
00:43:48si c'est eux qui décident
00:43:49d'agir les premiers,
00:43:51je suis d'accord pour dire
00:43:52que le détroit d'Hormuz
00:43:54est une cible particulièrement intéressante
00:43:56parce qu'il est tout à fait anormal
00:43:59que les Iraniens aient réussi
00:44:01à créer cette peur d'utilisation
00:44:04du golfe arabique
00:44:05et du détroit d'Hormuz
00:44:07et qui a des effets importants
00:44:11dans le monde entier,
00:44:12sur l'économie, etc.
00:44:13Donc il est tout à fait possible
00:44:14que les Américains
00:44:15qui depuis presque un mois maintenant
00:44:18de cesser le feu
00:44:18ont eu le temps d'observer,
00:44:20de détecter,
00:44:21de regarder
00:44:23décident de détruire
00:44:24des capacités offensives
00:44:26des Iraniens
00:44:27à la proximité
00:44:28ou sur les abords
00:44:30du détroit d'Hormuz.
00:44:31Ça me semble une hypothèse
00:44:32très intéressante.
00:44:33Mais pardon, Michel,
00:44:35juste là-dessus,
00:44:36détruire pour saisir
00:44:38d'une certaine manière
00:44:38le détroit d'Hormuz,
00:44:39pour prendre le contrôle du détroit ?
00:44:41– Oui, parce que si vous voulez,
00:44:42les Iraniens, en fait,
00:44:44on n'en voit pas grand-chose
00:44:46de ce qu'ils sont
00:44:46ou de ce qu'ils ont
00:44:47dans le détroit d'Hormuz.
00:44:48Ce qu'on sait,
00:44:49c'est qu'ils disent
00:44:50on a des vedettes,
00:44:51on est capable de lancer
00:44:52des roquettes,
00:44:53des missiles sur des bateaux,
00:44:55on est capable de lancer
00:44:56des bateaux suicides
00:44:57sur des tankers
00:44:58ou sur des vraquiers
00:45:00ou sur des portes-conteneurs,
00:45:02on est capable de mettre
00:45:03des mines dans le détroit.
00:45:04Enfin bon, tout ça,
00:45:05ce sont des menaces
00:45:05qui ont un effet politique
00:45:07considérable,
00:45:08un effet économique
00:45:09considérable,
00:45:10alors qu'il n'y a aucune
00:45:12démonstration militaire
00:45:13de la réalité.
00:45:15Donc je pense que
00:45:16c'est aux Américains,
00:45:17si véritablement
00:45:19ils veulent être pris au sérieux,
00:45:20de démontrer
00:45:21qu'il n'y a pas
00:45:22de réalité de puissance
00:45:23des Iraniens
00:45:25dans le détroit d'Hormuz.
00:45:26Donc ça veut dire
00:45:28que tous les abords
00:45:29du détroit d'Hormuz
00:45:30et des îles
00:45:31qui s'y trouvent
00:45:32doivent être absolument
00:45:35contrôlés
00:45:35et maîtrisés
00:45:36par les Américains,
00:45:37ce qui évidemment
00:45:39changerait véritablement
00:45:40le cours
00:45:41des discussions
00:45:42et probablement
00:45:43même le cours
00:45:44de la guerre.
00:45:45– Sauf que,
00:45:46Didier François,
00:45:47à l'argument
00:45:48de Michel Polaco,
00:45:49j'oppose l'argument
00:45:50de Didier François
00:45:51qui est de dire
00:45:51à partir du moment
00:45:52où vous toucherez
00:45:52au détroit d'Hormuz,
00:45:53ils vont réellement
00:45:54mettre des mines.
00:45:54– Oui, il y a des chances,
00:45:55oui, mais parce que
00:45:56pour l'instant,
00:45:56s'ils n'en ont pas mis,
00:45:58c'est qu'ils n'ont pas
00:45:59la corde autour du cou,
00:46:00c'est qu'ils ont encore
00:46:01de la marge.
00:46:01Sinon,
00:46:02s'ils étaient acculés,
00:46:04ils le feraient.
00:46:05Aujourd'hui,
00:46:05ils ne le font pas
00:46:06parce qu'ils pensent encore
00:46:06pouvoir s'en sortir
00:46:07et donc utiliser Hormuz.
00:46:09Après,
00:46:10l'asile d'Hormuz,
00:46:10honnêtement,
00:46:11c'est là pour le coup.
00:46:13Alors,
00:46:13si on parle de pirouette,
00:46:14on est dans une sorte
00:46:16de pirouette,
00:46:17mais il y a un scalp
00:46:18et qui a un sens.
00:46:20Si on parle d'Abu Moussa,
00:46:22des petites et grandes tombes
00:46:23qui, en plus,
00:46:24sont historiquement
00:46:26émiratis,
00:46:27là,
00:46:27on peut rentrer
00:46:28dans quelque chose
00:46:28qui est militairement jouable
00:46:30avec des forces raisonnables
00:46:31et là,
00:46:32pour le coup,
00:46:33du débarquement de Marines
00:46:34sur trois petites îles
00:46:35qui sont en plus...
00:46:35Et pardon,
00:46:35ça changerait tout ?
00:46:37Non,
00:46:37on parle de...
00:46:38On parle,
00:46:40là,
00:46:40pour le coup,
00:46:41je partais sur les hypothèses
00:46:43qui...
00:46:43Parce que l'hypothèse
00:46:44du symbolique
00:46:45face à l'électeur Maga,
00:46:47c'est pour ça,
00:46:48peut-être qu'on ne se comprenait pas
00:46:49où je me suis mal exprimé.
00:46:50Il n'y a pas de doute
00:46:51qu'il sait le faire.
00:46:52Mais il n'y a pas
00:46:52que les électeurs Maga
00:46:53dans le coin.
00:46:54Il y a quand même
00:46:54la réalité géostratégique.
00:46:58C'est peut-être ça
00:47:00que je n'ai pas bien expliqué.
00:47:02Donc,
00:47:02il peut vendre ce qu'il veut
00:47:03aux électeurs Maga.
00:47:04Ce n'est pas un sujet.
00:47:05Mais pour les Chinois,
00:47:06les Saoudiens,
00:47:08les Omanais,
00:47:09les Émiratis
00:47:10qui sont montés
00:47:11comme des coucous,
00:47:12etc.,
00:47:12ça ne va pas le faire.
00:47:13Ça ne va pas suffire
00:47:14de faire une pirouette
00:47:15en disant que j'ai gagné.
00:47:16Ce n'est pas possible.
00:47:17Donc,
00:47:18là,
00:47:18pour le coup,
00:47:18il y a quelque chose.
00:47:19Il y a quelque chose
00:47:20qui peut se négocier.
00:47:23Parce qu'une fois qu'on l'a,
00:47:24on a quelque chose à la main.
00:47:25On a une prise.
00:47:27Sans rentrer
00:47:27dans une opération
00:47:29sur de la profondeur
00:47:30avec du Thérèse
00:47:30de la mort qui tue.
00:47:32Donc,
00:47:33voilà,
00:47:33on est sur quelque chose.
00:47:34Alors,
00:47:35attention,
00:47:35ça va tanguer.
00:47:36Parce que les autres,
00:47:36ils ne vont pas se laisser
00:47:37prendre le zinzin comme ça.
00:47:38Ça va taper dans tous les sens.
00:47:39Ça va prendre un peu de temps.
00:47:40Non,
00:47:40mais il ne faut pas rêver non plus.
00:47:41Mais effectivement,
00:47:42il donne quelque chose
00:47:42à ses alliés
00:47:43et les électeurs américains
00:47:44ont leur film.
00:47:45Mais là,
00:47:46au moins,
00:47:47il a la main sur quelque chose.
00:47:48Est-ce qu'on peut vraiment imaginer
00:47:50que ça mettrait un terme
00:47:51à la confrontation ?
00:47:53Les Iraniens,
00:47:53a priori,
00:47:54ils continueraient.
00:47:55ça enquisterait.
00:47:56Ça dépend.
00:47:56Parce que là,
00:47:57pour le coup,
00:47:57là,
00:47:57si tu tiens vraiment le truc,
00:47:59on rentre dans une autre...
00:48:00Encore une fois,
00:48:01moi,
00:48:01je parle en logique de guerre.
00:48:03La logique de guerre,
00:48:04ce n'est pas le temps court.
00:48:05Je m'excuse,
00:48:05ce n'est ni les plateaux de télé,
00:48:06ni ce que vous voulez
00:48:07de notre départ.
00:48:08arrêtez les plateaux de télé.
00:48:09C'est la vérité.
00:48:10Michel Poulaco veut réagir.
00:48:11On n'a rien fait,
00:48:12nos idées françaises.
00:48:13Non,
00:48:13vous n'avez rien fait.
00:48:14C'est normal, d'ailleurs.
00:48:14Michel a pas le sujet.
00:48:16Vous voulez réagir, Michel.
00:48:20Enfin, réagir,
00:48:22apporter un élément
00:48:23à la discussion.
00:48:24Je pense que d'abord,
00:48:26si les Iraniens
00:48:27voulaient maintenant
00:48:28miner le détroit d'Hormuz,
00:48:30ça se verrait beaucoup.
00:48:32Je ne vois pas très bien
00:48:33avec quels moyens
00:48:33ils pourraient le faire
00:48:34de manière conséquente.
00:48:36Et les Américains
00:48:38seraient véritablement incapables,
00:48:39en capacité,
00:48:41de les détruire,
00:48:43de les gêner,
00:48:44de les attaquer
00:48:45et de les empêcher
00:48:46de procéder à ça.
00:48:47Deuxièmement,
00:48:48si la réaction
00:48:49à ce que je disais,
00:48:51c'est-à-dire
00:48:51la tentative américaine
00:48:53de reprendre
00:48:54véritablement
00:48:55la main
00:48:55sur le détroit d'Hormuz
00:48:56et sur le golfe d'Arabie,
00:48:58si ça provoquait
00:48:59véritablement
00:49:00une réaction violente
00:49:01des Iraniens,
00:49:02ce serait une excellente chose
00:49:03parce que ça permettrait
00:49:05de déterminer
00:49:06de nouvelles cibles militaires.
00:49:09Parce que pour l'instant,
00:49:10tout ça,
00:49:10ça s'est arrêté
00:49:11parce que les Américains
00:49:12avaient épuisé
00:49:13les cibles
00:49:14qu'ils avaient,
00:49:16comment dirais-je,
00:49:17déterminées
00:49:18et repérées
00:49:19depuis des mois
00:49:20et peut-être plus
00:49:21et là,
00:49:22il n'y avait plus
00:49:23d'actions militaires
00:49:24efficaces possibles.
00:49:25Si les Iraniens
00:49:26se déclenchent à nouveau
00:49:27avec des missiles balistiques,
00:49:29avec des drones,
00:49:30avec des vedettes,
00:49:31avec je ne sais quel système
00:49:32pour lancer des mines,
00:49:33des mines, etc.,
00:49:35ça va être excellent
00:49:36pour les Américains.
00:49:37Ça va leur donner
00:49:38ce qu'on appelle
00:49:38du grain à moudre.
00:49:40Voilà.
00:49:41Alors justement,
00:49:42dans cette atmosphère
00:49:42qu'on va dire un peu crispée,
00:49:44j'ajoute un élément
00:49:44parce que le commandement
00:49:45central américain
00:49:46a visiblement donné l'ordre
00:49:47de déployer
00:49:48une nouvelle arme.
00:49:49C'est ce que dit
00:49:49l'agence Bloomberg
00:49:50après lecture
00:49:51d'un rapport
00:49:51du Congrès
00:49:52aux Etats-Unis.
00:49:53Le Dark Eagle,
00:49:55missile hypersonique
00:49:55à longue portée.
00:49:57Alors d'abord,
00:49:58hypersonique ?
00:49:59C'est au-dessus
00:50:00de Mach 5.
00:50:00Donc c'est très rapide,
00:50:01ça monte très haut,
00:50:02ça redescend très vite
00:50:03et donc c'est normalement
00:50:05pas interceptable.
00:50:06De toute manière,
00:50:06les Iraniens n'avaient pas
00:50:07de quoi l'intercepter
00:50:08donc c'est pas un sujet.
00:50:10Toujours en phase de test,
00:50:12visiblement ?
00:50:12Oui, oui,
00:50:12c'est pour ça qu'ils peuvent y aller.
00:50:13C'est très peu en unité.
00:50:14Bordés près de 2800 kilomètres,
00:50:17c'est quoi ?
00:50:18C'est pour les reprimer ?
00:50:20Un peu.
00:50:21C'est pour montrer
00:50:21qu'ils les ont déjà
00:50:22puis peut-être les tester
00:50:23mais honnêtement,
00:50:24il n'y a pas un besoin réel.
00:50:26En phase 1,
00:50:28c'est-à-dire avant
00:50:28de la destruction
00:50:29des défenses antiaériennes,
00:50:31donc le SAED,
00:50:33ça permettait d'éviter
00:50:35d'envoyer des avions
00:50:36avec le risque
00:50:37pour les pilotes
00:50:37qui ont fait
00:50:39la destruction
00:50:39de la défense antiaérienne.
00:50:41Aujourd'hui, honnêtement,
00:50:42la menace antiaérienne,
00:50:44c'est du portable
00:50:46pour l'essentiel.
00:50:47Donc si,
00:50:48comme le F-15
00:50:49qui a été abattu,
00:50:50c'est visiblement
00:50:50qu'il volait un peu trop bas
00:50:51et qu'il n'a pas vraiment
00:50:52fait toutes les manœuvres
00:50:52de six vols
00:50:54de manière
00:50:55un peu cohérente
00:50:56et sans penser
00:50:59que...
00:50:59Voilà.
00:51:00En prenant les mesures
00:51:01de sécurité élémentaire,
00:51:02a priori,
00:51:03aujourd'hui,
00:51:04les avions
00:51:05peuvent aller frapper
00:51:05à peu près n'importe où
00:51:06comme ils le veulent.
00:51:08Ça, normalement,
00:51:09c'est ce qu'on met avant
00:51:10où, effectivement,
00:51:11ça tape plus loin
00:51:12qu'à ta cave.
00:51:13Amiral,
00:51:13ça permettrait de faire quoi ?
00:51:14De frapper quoi ?
00:51:16Frapper
00:51:19des cibles
00:51:20mais qui ne sont pas
00:51:21très lointaines,
00:51:22en fait.
00:51:23Ça ne sert pas
00:51:24à grand-chose.
00:51:25Moi,
00:51:25ce que je voulais dire
00:51:26aussi tout à l'heure,
00:51:27c'est que
00:51:28je pense que c'est
00:51:29vraiment déclaratoire,
00:51:30encore une fois.
00:51:32C'est ce que j'appelle
00:51:33de la frime.
00:51:33C'est de la frime.
00:51:34C'est de la posture.
00:51:35C'est de la posture.
00:51:36Elle a raison.
00:51:36C'est plus...
00:51:38Tout le monde comprend la frime.
00:51:39Et en même temps,
00:51:40sur la reprise
00:51:44du détroit d'Hormuz
00:51:45par force
00:51:46par les Américains,
00:51:48là,
00:51:48je crains
00:51:49encore une fois
00:51:51la façon de faire
00:51:52américaine
00:51:53qui serait,
00:51:54en fait,
00:51:55de se mettre
00:51:55dans la nasse.
00:51:57Les Iraniens
00:51:58pourraient très bien,
00:51:59effectivement,
00:52:00les prendre
00:52:00à leur propre jeu
00:52:02car se retrouver
00:52:03effectivement
00:52:03dans le détroit
00:52:04d'Hormuz
00:52:05qui fait 55 km
00:52:06de large
00:52:08avec leurs gros
00:52:09destroyers,
00:52:10etc.
00:52:10Je les vois vraiment
00:52:11arriver avec
00:52:12leurs gros sabots.
00:52:14Ça va faire rire
00:52:16les Iraniens
00:52:16avec leurs vedettes
00:52:18et là,
00:52:19je ne voudrais pas
00:52:20être sur les destroyers
00:52:21américains.
00:52:21Mais ils ne rentreront pas
00:52:22avec les destroyers.
00:52:22Et voilà,
00:52:23ça,
00:52:23c'est quelque chose
00:52:24qui...
00:52:25Alors,
00:52:26Michel Polacco,
00:52:26je vous vois faire signe
00:52:27derrière votre écran,
00:52:29Michel.
00:52:29Oui,
00:52:30parce que je suis désolé,
00:52:31j'espère que l'amiral,
00:52:33lorsqu'il exerce ses fonctions,
00:52:35ne coince pas
00:52:36ses bâtiments de guerre
00:52:38dans des détroits
00:52:39ou dans des impasses.
00:52:40Je n'imagine pas
00:52:41une seconde
00:52:42que les Américains
00:52:43décident
00:52:43de faire entrer
00:52:45la cinquième flotte
00:52:46dans le détroit d'Hormuz,
00:52:47dans la situation,
00:52:48dans le golfe d'Arabie
00:52:50et dans la situation
00:52:51que nous connaissons.
00:52:51En revanche,
00:52:52vous savez parfaitement
00:52:53que tous les armements
00:52:55qui sont sur
00:52:56les porte-avions
00:52:57et sur leurs escortes
00:52:59et sur les bâtiments
00:53:00qui accompagnent
00:53:01les Américains
00:53:02en dehors
00:53:03des task forces
00:53:04sont tout à fait capables
00:53:05d'intervenir
00:53:06à tous les niveaux
00:53:08dans le golfe d'Arabie
00:53:09et dans le détroit d'Hormuz
00:53:11par le ciel,
00:53:12par la surface,
00:53:14voire par le dessous
00:53:16de la mer
00:53:16et tout ça
00:53:17sans se mettre
00:53:18en danger.
00:53:19Donc,
00:53:19je ne pense pas
00:53:20que les Américains,
00:53:21évidemment,
00:53:23fassent cela.
00:53:24Amiral.
00:53:25C'est par le dessous
00:53:26de la mer.
00:53:27Là, ça me fait réfléchir
00:53:28parce qu'effectivement,
00:53:30c'est de la lutte
00:53:30par petits fonds.
00:53:31Il n'y a pas de fond.
00:53:32Il n'y a pas de fond.
00:53:33Il n'y a pas de fond.
00:53:33Donc, c'est de la lutte
00:53:34anti-mines
00:53:35et on ne peut pas
00:53:36intervenir par le fond.
00:53:38Je ne vois véritablement...
00:53:39Il n'y a pas de sous-marins.
00:53:40Il n'y a pas de sous-marins.
00:53:40Ce n'est pas possible.
00:53:42Ou alors,
00:53:42c'est des nageurs de combat.
00:53:43C'est des nageurs
00:53:44et des PSL.
00:53:45Et ça,
00:53:46je ne vois pas...
00:53:47PSL,
00:53:48c'est des petits trucs...
00:53:49Ah oui,
00:53:49comme des scooters...
00:53:50Des scooters sous-marins.
00:53:52Exactement.
00:53:52Ou des sous-marins de poche.
00:53:54Voilà.
00:53:55Mais ça,
00:53:55je ne vois pas véritablement...
00:53:56Moi,
00:53:57ce dont j'ai peur,
00:53:58effectivement,
00:53:58c'est que...
00:53:59Ce que je crains,
00:54:00effectivement,
00:54:00c'est que les Américains
00:54:02utilisent, en fait,
00:54:03des manières de faire
00:54:04qui sont peut-être
00:54:05possibles en haute mer.
00:54:08Mais ils ne savent pas
00:54:09agir dans un détroit.
00:54:12Voilà.
00:54:13Ils n'ont pas encore,
00:54:14comme je disais tout à l'heure,
00:54:16cette souplesse en opération.
00:54:18Je vous laisse un dernier mot,
00:54:19Michel Polacco,
00:54:20si vous voulez réagir.
00:54:21Oui,
00:54:22un dernier mot
00:54:23pour dire que
00:54:23les Américains
00:54:24possèdent des drones
00:54:26qui sont parfaitement capables
00:54:28d'agir sous l'eau.
00:54:30Qui,
00:54:30comme nous,
00:54:31d'ailleurs,
00:54:31comme nous,
00:54:31Français,
00:54:32on a des drones
00:54:33qui sont capables
00:54:34de faire de la détection
00:54:35identification,
00:54:37classification
00:54:38et ensuite envoyer
00:54:39d'autres appareils,
00:54:40soit des robots,
00:54:42soit des appareils
00:54:44télécommandés,
00:54:45etc.,
00:54:45qui peuvent parfaitement
00:54:47détruire des mines
00:54:47s'il y en a.
00:54:48Mais à mon avis,
00:54:49il s'agira plus
00:54:50de faire de la détection,
00:54:51de l'observation
00:54:52que de détruire des mines.
00:54:54Je ne crois pas
00:54:54qu'il y ait beaucoup de mines
00:54:55dans le Détroit
00:54:55au jour d'aujourd'hui.
00:54:58Michel Polacco,
00:54:59Michel Polacco,
00:55:00merci d'avoir été en direct
00:55:01avec nous ce soir.
00:55:02On vient dans un instant
00:55:03à cette question ce soir.
00:55:03Est-ce que Trump est prêt
00:55:04à relancer les frappes
00:55:06contre l'Iran ?
00:55:07D'abord,
00:55:07trois infos
00:55:08que voulaient nous donner
00:55:09Sergueï,
00:55:10Elsa et Didier
00:55:12ce soir
00:55:12pour mieux comprendre
00:55:13cette guerre.
00:55:14Sergueï,
00:55:14de quoi parle-t-on
00:55:15dans un instant ?
00:55:16Économie.
00:55:17Économie.
00:55:18Économie iranienne et américaine.
00:55:19Économie iranienne et américaine.
00:55:21Elsa Vidal.
00:55:21On va parler autant
00:55:22base américaine en Europe
00:55:24et est-ce vraiment
00:55:25un fardeau pour les Etats-Unis ?
00:55:26Ah oui,
00:55:27et la guéguerre
00:55:28entre Trump et le chancelier
00:55:30et le chancelier allemand
00:55:31parce que ça continue ce soir.
00:55:33Et on a de nouvelles images
00:55:34à montrer aux téléspectateurs
00:55:35ce soir grâce à vous,
00:55:36Didier François.
00:55:37Ah bon ?
00:55:37Mais oui !
00:55:39Je savais que vous alliez
00:55:40réagir comme ça.
00:55:41Qu'est-ce que j'ai fait, moi ?
00:55:42Mais oui,
00:55:42parce qu'il y a cet exercice
00:55:44à Orion.
00:55:46Exercice Orion
00:55:46avec plusieurs milliers
00:55:47de soldats français,
00:55:48plus de 10 000 soldats français
00:55:49qui ont participé
00:55:50depuis le début du mois d'avril.
00:55:52Le président Macron
00:55:53y est allé aujourd'hui
00:55:54parce que c'était
00:55:55la fin de l'exercice.
00:55:56Il y a une grande question.
00:55:57On a battu l'adversaire aujourd'hui.
00:56:00On a gagné.
00:56:00On a gagné aujourd'hui.
00:56:01Ça tourne bien,
00:56:01ça se finit bien.
00:56:01Les exercices,
00:56:02c'est ça qui est pratique,
00:56:03c'est que ça se finit bien.
00:56:03Non, la question,
00:56:04c'est de savoir
00:56:04est-ce que la France
00:56:06est prête à la guerre ?
00:56:07Bien sûr.
00:56:08C'est en tout cas ça.
00:56:09La question, d'abord,
00:56:10c'était, un,
00:56:11est-ce que la France
00:56:12est prête à empêcher
00:56:13un adversaire de nous attaquer
00:56:14et de faire la démonstration
00:56:16que nous sommes prêts à ça ?
00:56:18Et surtout voir aujourd'hui,
00:56:20je vous le dirai tout à l'heure,
00:56:21c'est le scénario ukrainien
00:56:23face à la Russie,
00:56:23mais en fait,
00:56:24c'est de voir
00:56:26avec la guerre moderne
00:56:28sur le territoire européen.
00:56:29C'est pour ça
00:56:30qu'on est vraiment
00:56:30très loin
00:56:33de l'Iran.
00:56:34Comment, aujourd'hui,
00:56:36on fait un commandement ?
00:56:37Quels sont nos besoins ?
00:56:38Comment on déplace,
00:56:39comment on fait
00:56:40de l'interarmée,
00:56:40du multidomaine ?
00:56:41Enfin, on va vous expliquer
00:56:43tout ça.
00:56:43C'est quoi la merveille ?
00:56:44Ah oui, c'est maintenant.
00:56:46Évidemment que c'est maintenant.
00:56:47Est-ce qu'on est prêts ?
00:56:48Alors,
00:56:50d'abord, on sera prêts
00:56:51parce que s'il faut se battre,
00:56:52on se battra.
00:56:52Voilà,
00:56:52donc ça, c'est quand même
00:56:53le principe de base des armées,
00:56:54c'est qu'on ne choisit pas sa mission
00:56:55et quand il faut y aller,
00:56:56il faut y aller.
00:56:57Donc, on le fera.
00:56:58Alors, sachant qu'on est parti
00:57:01sur une chose,
00:57:02c'est le scénario
00:57:03d'engagement majeur
00:57:05qui a été défini
00:57:06par la Revue Nationale Stratégique
00:57:07qui avait été présentée
00:57:08le 14 juillet dernier
00:57:09et qui explique
00:57:11que, grosso modo,
00:57:12aujourd'hui,
00:57:12on pense que d'ici 2030,
00:57:14le risque majeur
00:57:15pour la France,
00:57:15c'est de devoir s'engager
00:57:16en Europe,
00:57:17hors de nos frontières,
00:57:19qui sont protégées
00:57:19par la dissuasion,
00:57:20aux côtés de nos partenaires,
00:57:22avec une possibilité
00:57:24d'entrer en premier
00:57:25sur un champ de bataille,
00:57:26au niveau d'une division,
00:57:27c'est-à-dire à peu près
00:57:28entre 25 et 30 000 hommes
00:57:29avec l'ensemble
00:57:30de nos moyens,
00:57:32marines,
00:57:33armées de l'air,
00:57:33armées de terre,
00:57:34de manière coordonnée,
00:57:35et en travaillant
00:57:36avec nos partenaires européens
00:57:38dans un combat commun.
00:57:40Voilà,
00:57:40c'est ça le scénario
00:57:41qu'on a voulu tester.
00:57:42Pourquoi ?
00:57:42Parce que, grosso modo,
00:57:43depuis les années 90,
00:57:44on n'avait plus testé
00:57:45à ce niveau-là.
00:57:46On n'avait plus fait d'exercice,
00:57:48on avait commencé
00:57:48à remonter en puissance,
00:57:49parce que le général Burkhardt
00:57:50nous avait demandé
00:57:51de le faire en 2023,
00:57:53mais là,
00:57:54pour la première fois,
00:57:56depuis début février,
00:57:578 février jusqu'à aujourd'hui même,
00:57:59l'ensemble de la manœuvre
00:58:00a été jouée,
00:58:01avec les porte-avions,
00:58:02les rafales,
00:58:03nos unités...
00:58:03Pardon,
00:58:04pour préciser,
00:58:04l'idée c'est de savoir
00:58:05si on est capable de réagir
00:58:06si la Russie attaque
00:58:06un pays européen ?
00:58:07Voilà,
00:58:08c'est exactement ça,
00:58:08et de montrer
00:58:09et de voir aujourd'hui
00:58:11quelles sont nos forces,
00:58:12quelles sont nos faiblesses,
00:58:14qu'est-ce qui nous manque,
00:58:15comment on réagirait...
00:58:16Typiquement,
00:58:17il y a plein de trucs...
00:58:18Commençons par les trucs
00:58:19qui ne vont pas bien.
00:58:20C'est pas mal.
00:58:21On a quand même déployé
00:58:2312 000 hommes là-dessus,
00:58:23240 avions,
00:58:2515 bâtiments de surface,
00:58:27on y a été forts
00:58:27et on avait beaucoup d'alliés.
00:58:29C'est le plus gros exercice
00:58:29depuis la fin de la guerre.
00:58:31Oui, grosso modo,
00:58:32la louche,
00:58:32les derniers,
00:58:32c'était 87,
00:58:33je me rappelle,
00:58:33c'était Kekorchpa,
00:58:34tu y étais,
00:58:35c'était avec la sixième division
00:58:36de l'un des légères
00:58:38et la quatrième dame,
00:58:39direction Amérobobile,
00:58:41et on avait travaillé,
00:58:42on avait projeté
00:58:42tout le monde
00:58:43depuis la France
00:58:43jusqu'en direction
00:58:44de la trouée de Fulda
00:58:45avec les Allemands,
00:58:46il y avait 55 000 Allemands,
00:58:48à l'époque,
00:58:48on sortait tous nos matériels
00:58:49et c'était du lourd.
00:58:50Là, c'est la première fois
00:58:51qu'on fait ça.
00:58:52On s'est rendu compte
00:58:53de plein de trucs,
00:58:53on a mis en place
00:58:54pas mal de retours
00:58:56d'expérience de l'Ukraine,
00:58:57par exemple,
00:58:58avec une chose,
00:58:59les postes de commandement,
00:59:01il faut les bouger,
00:59:01il faut les bouger vite,
00:59:03il faut les raccourcir,
00:59:04jusqu'à présent,
00:59:04nos états-majors,
00:59:05ils étaient à peu près
00:59:05à 500 mecs en planification,
00:59:07il faut qu'on arrive à 100,
00:59:08il faut être capable
00:59:09de les déplacer
00:59:10en 24 heures sous le feu,
00:59:11il faut avoir
00:59:11des états-majors de rechange,
00:59:13on a mimé des pertes importantes,
00:59:15parfois plus de 1 000,
00:59:16on s'est rendu compte
00:59:17qu'on avait un problème
00:59:18qu'aujourd'hui,
00:59:20sur le territoire national,
00:59:21par exemple,
00:59:21pour avoir 1 000 blessés,
00:59:221 000 morts
00:59:23sur un engagement,
00:59:24nos hôpitaux
00:59:25ne suffiraient pas
00:59:26et notre service
00:59:27de santé des armées
00:59:27était un peu sous-équipé,
00:59:28c'est pour ça que dans
00:59:29la loi de programmation militaire,
00:59:30on va acheter un hôpital
00:59:32Rôle 3,
00:59:33qui peut faire
00:59:34tous les trucs,
00:59:35donc c'est vraiment
00:59:36pour avoir des trucs
00:59:37ultra concrets,
00:59:38on s'est rendu compte
00:59:39d'un problème
00:59:39sur la guerre électronique,
00:59:40la guerre électronique,
00:59:40on a du retard,
00:59:41il faut qu'on avance,
00:59:42le problème de défense
00:59:43anti-aérienne
00:59:43et de défense anti-missiles,
00:59:44là aussi on a du retard,
00:59:45il faut qu'on avance,
00:59:46sur la question des drones,
00:59:47on s'est rendu compte
00:59:48que l'affaire n'était pas gagnée,
00:59:49parce qu'on peut travailler
00:59:51sur les histoires de drones
00:59:52quand on est en temps de paix,
00:59:54pour travailler dans la verte,
00:59:56donc en situation réelle,
00:59:58hors de nos bases,
00:59:59il y a de la réglementation
01:00:00qui nous empêche
01:00:01de voler par-ci,
01:00:01de voler par-là,
01:00:02etc.,
01:00:02donc il y a des trucs
01:00:03qu'on ne peut pas tester,
01:00:04et c'est pour ça que là aussi,
01:00:05dans la reprise
01:00:07de la loi de programmation militaire,
01:00:08on est en train de voir
01:00:09les questions d'État,
01:00:11pas d'urgence,
01:00:12je ne sais plus comment ça s'appelle,
01:00:13l'État de...
01:00:14Voilà,
01:00:14en fait c'est tout ça
01:00:15qu'on a testé
01:00:16pour voir comment aujourd'hui
01:00:18on mènerait,
01:00:19l'armée française serait capable
01:00:20de nous laisser la guerre.
01:00:20Grand-heureux,
01:00:21je note Serge Gézhenov
01:00:22que l'adversaire c'est la Russie.
01:00:24Alors officiellement c'est Mercure,
01:00:25mais du coup c'est...
01:00:26Oui, officiellement c'est Mercure,
01:00:27dans l'exercice il s'appelle Mercure,
01:00:28très bien,
01:00:29mais...
01:00:29On aurait dû l'appeler Polonium,
01:00:32ça aurait été plus clair.
01:00:35Non mais on est obligé
01:00:36de se préparer à ça.
01:00:37Bah bien évidemment,
01:00:38parce que contre qui ?
01:00:39Contre les Suisses ?
01:00:40Contre les Belges ?
01:00:42Bah bien évidemment
01:00:42c'est les Russes.
01:00:44Non, n'engueulez pas !
01:00:45Non mais vous voyez qui
01:00:46sur le terrain européen
01:00:48à part les Russes ?
01:00:49Bon,
01:00:50les Chinois ils sont tellement loin
01:00:51qu'ils ne vont pas arriver
01:00:52quand même
01:00:54avec l'opateux,
01:00:55etc.
01:00:55Donc bien évidemment,
01:00:57le seul adversaire
01:00:57qui existe actuellement
01:00:58dans l'immédiat,
01:01:00en plus c'est un pays
01:01:00qui mène la guerre.
01:01:01Et en plus
01:01:02qui mène la guerre
01:01:02aussi absurde
01:01:04et hybride
01:01:06contre la France
01:01:07et contre l'Europe occidentale.
01:01:09Et qui a un langage
01:01:10en provoquant
01:01:11systématiquement
01:01:12et quasiment
01:01:13en nous menaçant
01:01:14de guerre nucléaire
01:01:15quasiment tous les jours
01:01:16entre Medvedev,
01:01:17Soloviev et Poutine
01:01:18donc bien évidemment
01:01:19c'est la Russie.
01:01:20Juste une chose
01:01:22quand les Russes
01:01:23voient ça
01:01:24comment est-ce qu'ils réagissent ?
01:01:26Quand Poutine voit
01:01:26que la France
01:01:27est capable de mobiliser
01:01:2812 000 hommes
01:01:28pour s'exercer
01:01:30à une éventuelle
01:01:31guerre contre la Russie.
01:01:33C'est un effet secondaire
01:01:35alors à la fois
01:01:35c'est du signalement
01:01:36mais c'est un effet secondaire
01:01:38utilisable par les Russes
01:01:39recyclable
01:01:40dans la propagande actuelle
01:01:41et d'ailleurs aujourd'hui
01:01:42l'ancien président
01:01:43Dmitri Medvedev
01:01:45faisait justement
01:01:46cette démonstration
01:01:47il disait
01:01:47vous voyez
01:01:47les oxygénodons
01:01:49et l'OTAN
01:01:50ils sont d'humeur
01:01:51martiale et guerrière
01:01:52et vous savez
01:01:53comment ça va finir
01:01:54parce qu'ils nous détestent
01:01:55quand nous sommes debout
01:01:56ils nous préfèrent
01:01:57à genoux
01:01:58et vous comme moi
01:01:59vous savez comment ça va finir
01:02:00ça veut dire
01:02:01qu'ils sont bien sûr
01:02:02en train d'utiliser
01:02:04nos capacités militaires
01:02:06croissantes
01:02:07comme un élément
01:02:08justifiant
01:02:09qu'il y ait
01:02:10peut-être
01:02:11un jour
01:02:11une altercation
01:02:12un conflit
01:02:13un dérapage
01:02:14entre
01:02:16nos états
01:02:17et la fédération de Russie
01:02:19qui cultive toujours
01:02:19l'idée qu'elle est agressée
01:02:21elle ne dit jamais
01:02:22bien sûr
01:02:22qu'elle est agresseur
01:02:23Elsa vous gardez la main
01:02:24ce soir
01:02:25pour nous parler
01:02:26notamment du clash
01:02:27qui dure depuis
01:02:2748, 72 heures maintenant
01:02:29entre Trump
01:02:30et le chancelier Mertz
01:02:31un échange de politesse
01:02:32qui a commencé
01:02:34lundi
01:02:35lorsque le chancelier Mertz
01:02:37a fait savoir
01:02:38ce qu'il pensait
01:02:39de la guerre en Iran
01:02:40à Donald Trump
01:02:44les américains
01:02:45n'ont clairement
01:02:46aucune stratégie
01:02:47les iraniens
01:02:48laissent les américains
01:02:50voyager jusqu'à Islamabad
01:02:51pour au final
01:02:52qu'ils ne repartent
01:02:53avec aucun résultat
01:02:54une nation entière
01:02:56est en train
01:02:57d'être humiliée
01:02:59alors le chancelier Mertz
01:03:01a beau dire
01:03:01que ses relations
01:03:02avec les Etats-Unis
01:03:03sont aussi bonnes
01:03:04qu'avant
01:03:04c'est probablement pas
01:03:05l'avis de Donald Trump
01:03:07qui lui a répondu
01:03:08sur
01:03:09tous social
01:03:10et il n'était pas
01:03:12du tout
01:03:12de bonne humeur
01:03:13Donald Trump
01:03:15les Etats-Unis
01:03:16étudient et examinent
01:03:17la possibilité
01:03:18de réduire
01:03:19leurs troupes
01:03:19en Allemagne
01:03:20une décision
01:03:21devant être prise
01:03:22dans un avenir proche
01:03:24c'est la punition
01:03:26alors les bases américaines
01:03:28en Allemagne
01:03:28il est vrai
01:03:29il y en a plusieurs
01:03:30on en dénombre 7
01:03:32si je ne me trompe pas
01:03:33et les Etats-Unis
01:03:34depuis plusieurs années
01:03:35il ne vous a pas échappé
01:03:37qu'ils considèrent
01:03:37que leur engagement
01:03:39en Europe
01:03:39et leur engagement
01:03:40dans l'OTAN
01:03:41serait plutôt
01:03:42un fardeau
01:03:43qu'un atout
01:03:44alors l'OTAN
01:03:45Donald Trump
01:03:46se l'était payé
01:03:48le 1er avril
01:03:49avant de parler
01:03:50au chancelier Merz
01:03:51dans un article
01:03:52au Telegraph
01:03:53où il disait
01:03:53qu'il n'avait jamais
01:03:54été convaincu
01:03:54par l'OTAN
01:03:55qu'il avait toujours
01:03:56su en revanche
01:03:56qu'il s'agissait
01:03:57d'un tigre de papier
01:03:59alors qu'est-ce que ça
01:04:01cache vraiment
01:04:02l'OTAN
01:04:03est-ce que c'est un problème
01:04:04pour les Etats-Unis
01:04:05qu'est-ce que ça coûte
01:04:07on nous le reproche beaucoup
01:04:08de ne pas contribuer assez
01:04:09alors dans l'OTAN
01:04:10ça a été vrai
01:04:10longtemps
01:04:11les Etats-Unis
01:04:11étaient le seul
01:04:12le plus grand
01:04:13des contributeurs
01:04:14mais aujourd'hui
01:04:14sur un budget
01:04:16propre
01:04:17à l'OTAN
01:04:18de 4,5 milliards
01:04:19pour 2025
01:04:20on sera un peu plus
01:04:21pour cette année
01:04:21les Etats-Unis
01:04:22sont encore
01:04:23le plus gros contributeur
01:04:24avec 15,9%
01:04:25mais ex-aequo
01:04:26avec l'Allemagne
01:04:27parce qu'il y a eu
01:04:27des changements en Europe
01:04:28et puis si on se pose
01:04:30la question de
01:04:30la contribution
01:04:32par rapport au PIB
01:04:33en fait ils sont derrière
01:04:34ils ont même
01:04:35diminué leur part
01:04:36et ils sont devancés
01:04:37par la Pologne
01:04:38qui est le premier contributeur
01:04:40et puis par tous
01:04:40les Etats-Baltes
01:04:41qui ont aussi pris
01:04:42le train
01:04:43de l'armement
01:04:45et qui ont répondu
01:04:46aux attentes
01:04:47de Donald Trump
01:04:48quant aux militaires
01:04:49US en Europe
01:04:50et bien effectivement
01:04:51on décompte
01:04:52selon le congrès
01:04:53américain
01:04:54donc 31 bases
01:04:56en réalité
01:04:56ils ont aussi accès
01:04:57à 19 autres
01:04:58enceintes militaires
01:04:59à peu près
01:05:0070 000 soldats
01:05:02déployés en Europe
01:05:0335 000 en Allemagne
01:05:0412 000 en Italie
01:05:0510 000 au Royaume-Uni
01:05:06on en parlait hier
01:05:07avec Didier
01:05:09en conclusion
01:05:09je voudrais dire une chose
01:05:11sortir de l'OTAN
01:05:12comme le laisse entendre
01:05:13Donald Trump
01:05:14c'est possible
01:05:15ça lui demandera
01:05:15un vote au Sénat
01:05:16qu'il n'est pas sûr
01:05:17d'avoir
01:05:18mais ça voudrait dire aussi
01:05:19renoncer
01:05:20pas seulement à contribuer
01:05:21au budget
01:05:21mais aussi aux 5 milliards
01:05:23d'armement
01:05:23qu'ils en retirent
01:05:24ce qui est quand même
01:05:2510 fois plus
01:05:25que ce qu'ils payent
01:05:26et puis l'OTAN
01:05:27et les bases américaines
01:05:28en Europe
01:05:29on a longtemps considéré
01:05:30qu'il s'agissait
01:05:30d'un porte-avions continental
01:05:31un moyen de se projeter
01:05:33un moyen très utile
01:05:34pour les Etats-Unis
01:05:35alors est-ce qu'ils vont
01:05:36y renoncer si rapidement ?
01:05:37moi j'ai des doutes
01:05:38il est sérieux
01:05:38Romuald Sura
01:05:39Trump là-dessus ?
01:05:41je ne pense pas
01:05:42qu'il quittera l'OTAN
01:05:43s'il voulait quitter
01:05:44une organisation
01:05:45supranationale
01:05:45ça serait l'ONU
01:05:46ça ne mange pas de pain
01:05:46ça plaira aux Américains
01:05:47l'OTAN non
01:05:48ça rapporte de l'argent
01:05:49en tout cas
01:05:50pour ce qui est
01:05:51du chancelier allemand
01:05:52le chancelier a tout à fait raison
01:05:54mais pour une fois
01:05:54on peut quand même
01:05:55comprendre Trump
01:05:56ça serait un allié européen
01:05:57qui aurait parlé comme ça
01:05:58du président des Etats-Unis
01:06:00et des Etats-Unis
01:06:02enfin pardon
01:06:03ça serait Trump
01:06:03qui aurait parlé comme ça
01:06:04d'un allié européen
01:06:05on le lui aurait reproché
01:06:06donc on peut comprendre
01:06:07son mécontentement
01:06:08à l'égard du chancelier allemand
01:06:09Servier
01:06:10vous voulez racheter là-dessus
01:06:11ou on passe à...
01:06:12si si si
01:06:13un tout petit peu là-dessus
01:06:14parce que vous savez
01:06:15on parle de 70 personnes américaines
01:06:18donc de personnel américain
01:06:20qui sont sur le sol européen
01:06:23vous savez si Trump se retire
01:06:26il y a 70 000 Ukrainiens
01:06:28qui prendraient très volontiers
01:06:30cette place
01:06:31et qui serait
01:06:32beaucoup plus efficace
01:06:33que les Américains
01:06:34à la place des Américains
01:06:35franchement c'est la première armée européenne
01:06:38qui sait se battre
01:06:39contrairement aux Américains
01:06:40et franchement
01:06:42c'est même pas peur
01:06:44attempted d'avoir une affronte
01:06:44les
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