Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 8 minutes
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00On va commencer par la toute première information très importante ce soir, le Charles de Gaulle se rapproche du détroit
00:06d'Hormuz et on a même les images, regardez ces toutes dernières images ce soir,
00:10on les a reçues il y a quelques instants, il y a quelques heures maintenant, le porte-avions français qui
00:14était en Méditerranée depuis quasiment deux mois et qui a passé le canal de Suez.
00:18Aujourd'hui ce sont les images que vous voyez là précisément accompagnées de son groupe aéronaval, frégate de défense antiaérienne,
00:25bâtiment ravitailleur, frégate multimission, le tout pour aller, voilà ces images,
00:29et le tout pour aller se positionner au large du Yémen à la limite entre la mer Rouge et le
00:35golfe d'Aden, vous avez cette image là et cette carte là ce soir, la France visiblement prête sous condition,
00:41et on va en reparler j'insiste sous condition et avec une quarantaine de pays à aller sécuriser le détroit
00:46d'Hormuz, mais tout ça va faire l'objet là aussi de négociations.
00:50On va en parler notamment avec le général Sidoz, bonsoir mon général, merci d'être avec nous, avec Sergei Girneuf,
00:55de retour sur ce plateau avec Ulysse, Didier et Elsa, avec Lisa ADEF,
01:00informations dans un instant qui concerne Hormuz, d'abord général, je vous soumets ces images là, les images que l
01:05'on vient de voir,
01:06image forcément impressionnante du porte-avions français qui passe le détroit, pardon, non, pas le détroit d'Hormuz, le canal
01:13de Suez, pour l'instant, il en est là,
01:15et pour aller vers Babel-Mandeb, le détroit de Babel-Mandeb, effectivement, pourquoi ce mouvement là, aujourd'hui, de la
01:24part des français,
01:25que va faire le Charles de Gaulle dans cette zone là précisément ce soir ?
01:29Alors d'abord je vais faire une petite parenthèse un peu provocatrice, je n'oserais surtout pas dire
01:35qu'il a failli croiser le Ford, le porte-avions Ford, surtout pas, et qu'il le remplace, surtout je
01:41ne le dirai pas,
01:42et je ne le penserai pas. Donc voilà, donc la France...
01:45Il y a un des trois porte-avions américains qui étaient dans la zone et qui repart vers...
01:47Voilà, le troisième porte-avions, et il y a quelques jours...
01:49C'est dans le sens le 1er mai.
01:51Et le porte-avions, quand on relit les déclarations d'il y a une semaine,
01:56trois porte-avions, quelle force, puissante force américaine dans la zone,
02:00et puis bon, il y en a un qui s'en va, et le porte-avions Charles de Gaulle arrive.
02:03Donc la cavalerie, la cavalerie française arrive sur la zone pour marquer effectivement,
02:07c'est un geste politique majeur, c'est bien évident.
02:10Là, on n'a pas été prévenus, c'est une surprise, c'est évident,
02:13mais c'est évident que ce groupe aéronaval, c'est le drapeau français bien évidemment,
02:18mais dans l'esprit du président Macron, c'est aussi un petit peu le drapeau européen quelque part,
02:22puisqu'il n'y a pas vraiment de flotte européenne.
02:24On sait que la Royal Navy a beaucoup de problèmes, on l'a enfin vaincue,
02:28et donc maintenant c'est la flotte française, avec ce porte-avions qui fonctionne,
02:33avec son groupe aéronaval, avec ses frégates.
02:35Alors il y a aussi deux frégates françaises déjà présentes.
02:37Il y en a une dans la mission de la mer Rouge, et je crois qu'il y en avait
02:41une autre.
02:42Qui a renforcé à Spides, les deux.
02:43Ça veut dire que là, il est accompagné de deux frégates, mais a priori, il y en a deux autres.
02:48Ce qui lui fait quand même une belle escorte.
02:49Alors il va falloir détailler les images dans un instant, mais d'abord vous réagissez, Sergei Gironov.
02:52Vous dites non, c'est pas vrai, mais je ne sais pas à quoi vous dites.
02:54Non, non, c'est très très vrai, ce n'est pas pour combattre.
02:58Ah oui.
02:58On est bien d'accord.
02:59Oui, oui, oui.
03:00Les bâtiments français viennent pour se positionner,
03:05pas très loin de la région de la bataille,
03:08mais la France précise, et encore insiste,
03:12même quand il y a des escarmouches dans le Détroit,
03:16le président Macron ou la présidente se dit,
03:18c'est pas la France qui est visée.
03:21Donc c'est pas casus belli pour la France,
03:24et la France ne vient pas pour se battre, pour défendre ses bâtiments.
03:26Mais je reverrai sur ce que vous venez de dire.
03:27Vous dites que c'est d'abord un geste politique.
03:29Moi j'avais l'impression, Didier François,
03:31que c'était d'abord un geste militaire que de déplacer un porte-avions.
03:34Juste, on va en parler de ce débat-là,
03:35mais aidez-nous Didier,
03:39à décrypter, à décrire ce que l'on voit là sur ces images
03:41données par l'armée française.
03:43Alors donc, on voit en fait l'arrière du pont,
03:47sur lequel, en premier plan,
03:49l'avion un peu gris clair que vous voyez avec la pizza sur la tête,
03:52qui ressemble à un béret.
03:53En fait, c'est un Hawkeye,
03:56qui est donc un avion qui sert à la fois à faire du repérage,
04:00c'est comme un mini Hawax,
04:03sauf que celui-là, il est plus petit,
04:05puis il a les ailes qui se replient.
04:06quand il est garé sur le pont, ce que l'on voit là.
04:10Devant lui, vous voyez, bordé de jaune,
04:14l'un des ascenseurs qui permet d'accéder au hangar
04:17dans lequel peuvent être entreposés les rafales,
04:23et dans lequel on fait du sport aussi, d'ailleurs,
04:27parce que c'est là qu'il y a les coursives avec les vélos.
04:29Et puis sinon, derrière, vous voyez les rafales marines,
04:33il y en a une vingtaine à bord.
04:35Et donc là, ils sont en train de traverser le canal de Suez.
04:37On verra d'autres images tout à l'heure,
04:39où on voit bien son escorte qui passe avant et derrière,
04:42avec un pétrolier ravitailleur,
04:45et effectivement, une frégate multimission.
04:50Et donc là, vous voyez bien,
04:52on voit bien que c'est le canal de Suez,
04:53parce que c'est très coupé.
04:55Vous voyez le désert de chaque côté.
04:59C'est un passage...
05:01C'est assez impressionnant,
05:02parce que vous voyez la taille du porte-avions.
05:03Le canal de Suez est assez grand quand même.
05:07Et voilà, c'est une belle traversée.
05:09Vu de l'extérieur, Ulysse Gosset,
05:11on peut se dire, Trump, les Américains,
05:14Trump est en difficulté dans l'étroit d'Hormuz.
05:16Évidemment, on en parlera dans un instant,
05:18il est obligé de suspendre son opération Liberté.
05:21Elle est suspendue.
05:22Les Français envoient un porte-avions.
05:24C'est pour filer un coup de main aux Américains.
05:26Ça n'est pas du tout ça.
05:27Il n'est pas du tout encore arrivé dans le Golfe.
05:31Il est en mer Rouge.
05:32Alors, c'est la bonne direction.
05:34Mais avant d'arriver dans le Golfe, il y a Djibouti.
05:36C'est une base française.
05:38Alors, il y a aussi une base chinoise très importante à Djibouti.
05:40Mais là, le porte-avions peut faire escale
05:42et se ravitailler éventuellement.
05:44Il peut aussi continuer sa route vers l'océan Indien.
05:46Ou il peut remonter par la mer d'Arabie
05:49et là, effectivement, être aux côtés de l'armada américaine.
05:52Mais on n'en est pas là du tout.
05:54On verra ce que décide le président de la République.
05:56Mais n'oublions pas que c'est une coalition.
05:57Vous l'avez dit, une quarantaine de pays
05:59avec un quartier général de planification
06:02qui se trouve en Grande-Bretagne.
06:04Avec quand même un navire
06:06qui est porte-drapeau pour la France,
06:08mais qui pourrait être le symbole de cette coalition.
06:10Mais elle n'ira que s'il y a effectivement
06:13la paix dans le Détroit.
06:16Et le président de la République a fait savoir aujourd'hui
06:20que, certes, c'était une façon de démontrer
06:22que la France était capable
06:24et qu'elle était prête à intervenir
06:26pour participer à sécuriser le Détroit.
06:29Mais il y a des conditions.
06:31Et la France parle même d'exigence, entre guillemets.
06:33Laquelle ? La plus importante vis-à-vis de l'Iran, c'est évident.
06:36Il faut arrêter la guerre, le cesser le feu, etc.
06:38Mais vis-à-vis aussi de Donald Trump,
06:40il faut que les Américains acceptent
06:43de jouer la carte qui est tendue en ce moment
06:45par les Iraniens,
06:47et c'est-à-dire celle d'un accord possible.
06:49Donc si les États-Unis et l'Iran se mettent d'accord,
06:53alors ça change tout.
06:54Bon, on en est loin,
06:56sauf qu'effectivement, ils se rapprochent.
06:57Alors est-ce qu'on peut, si on prévoit
06:59ce qui va se passer dans les trois prochaines semaines,
07:02ça dépendra du fameux mémorandum d'une page.
07:04Est-ce que les Iraniens signent ou pas ?
07:06S'ils signent, ça redonne du poids à cette coalition.
07:09Mais alors, il y a d'autres pays.
07:11Les Belges peuvent avoir des stations de mine,
07:14les Espagnols, les Italiens.
07:15Il y a plusieurs marines impliquées.
07:17Mais pardon, en général,
07:18ça donne quand même l'impression ce soir
07:19que la coalition, c'est un pays.
07:21Enfin, c'est de la France pour l'instant.
07:22On envoie notre porte-avion,
07:23on est les seuls à en avoir dans cette coalition-là,
07:24donc c'est plus facile.
07:26Mais bon, les Français partaient les premiers.
07:29Dans la mission, dans la mer Rouge,
07:30il n'y a pas qu'une frégate française.
07:32Je crois qu'il y a une frégate grecque.
07:34Enfin, il y a deux ou trois navires,
07:35il faut y revérifier.
07:36Il y a deux ou trois semaines,
07:37j'avais regardé, il y avait un bateau grec.
07:39Voilà.
07:39Bon, alors est-ce que ça va s'associer ?
07:41Est-ce que ça va se compléter ?
07:42Mais de toute façon,
07:43c'est une mission très évolutive.
07:44Parce que, bon là, ça a été la surprise.
07:46C'est bien entouré d'une belle protection
07:48sémantico-politique pour dire
07:50« on n'y va pas pour faire la guerre,
07:51on y va quand tout sera sécurisé ».
07:54Donc, j'ai envie de dire aussi…
07:55Mais donc, on se rapproche pour être au plus près
07:58et au plus vite près quand…
08:00Mais pour être présent.
08:00On est quand même présent.
08:02Montrer le drapeau, c'est quelque chose qui existe
08:04dans la politique internationale et dans la diplomatie.
08:07Là, on se rapproche de la base, effectivement, de Djibouti.
08:09On est dans la zone.
08:10On ne laisse plus les Américains seuls,
08:12j'ai envie de dire, faire des bêtises.
08:13Mais on marque un point.
08:14Alors, il n'y a pas de réaction du président américain
08:16dans les médias.
08:17Alors, est-ce que ça a été fait en coordination ?
08:19Est-ce qu'on a prévenu les Américains ?
08:21Ça, ça reste à déterminer.
08:22Dans ces cas-là, quand on déplace Charles de Gaulle,
08:24on prévient le président américain ?
08:25Non, enfin, on sait à peu près
08:27que ça n'a pas été fait dans la mesure
08:30où on a le compte-rendu fait par le président
08:32de la République, Emmanuel Macron,
08:33qui a appelé son homologue iranien en premier
08:37et qui dit qu'il a…
08:39Et dans le communiqué qu'il a fait sur son échange,
08:41il dit qu'il appellera Donald Trump.
08:45Donc, il ne l'a pas fait.
08:46Il ne l'avait pas fait avant.
08:47En tout cas, peut-être qu'il l'a fait ce soir,
08:48maintenant, depuis.
08:49Mais en tout cas, au moment où a été publié
08:52le communiqué en fin de soirée,
08:54il n'avait pas encore appelé Donald Trump
08:56pour lui en parler.
08:57Donc, on voit bien que, en fait,
08:58le déclenchement de cette opération de ferme…
09:01Charles de Gaulle a passé le cadavent suelais
09:04à partir du moment où les États-Unis,
09:06mais avec tous les pays du Golfe,
09:08l'Arabie saoudite, les Émiratis,
09:10les Qataris, Bahreïn et Omane,
09:13ont déposé au Conseil de sécurité
09:16un projet de résolution dans lequel ils demandent l'ouverture,
09:19dans le cadre de l'ONU,
09:21des voies de négligation d'Hormuz.
09:23Là, pour le coup, on rentre dans la bataille
09:26que mène diplomatiquement la France
09:27pour qu'on ait le rétablissement de la liberté de circulation
09:32dans le Golfe,
09:33dans un cadre international, du droit international,
09:35et avec un mandat de l'ONU.
09:37Et c'est bien pour ne pas se laisser coincer
09:39par cette proposition qui a été faite par les Américains hier
09:42que, là, pour le coup,
09:43on met en avant le passage du porte-avions
09:45qui va effectivement aller se placer
09:47à ce qu'on appelle la poignée de l'éventail
09:49puisque comme il sera, effectivement,
09:52il sera à 48 heures de possibilité
09:54d'aller vers Hormuz
09:55quand il sera entre Djibouti et l'Yémen,
09:58donc il sera suffisamment loin
10:00pour ne pas être impliqué
10:01dans ce qui se passe en ce moment,
10:02mais suffisamment prêt
10:03pour pouvoir faire le dernier bond
10:05s'il devait se déclencher
10:07une coalition internationale
10:10dans le cadre du droit
10:11après qui, suite à un accord américano-iranien,
10:16se constituerait pour aider les pays de la région
10:19à garantir la sécurité de circulation maritime
10:22dans le monde.
10:23– Sergueï, d'un mot,
10:24et ensuite le porte-conteneur français
10:26visé aujourd'hui.
10:26– D'ailleurs, le ministre français
10:27des Affaires étrangères
10:28a prononcé un principe français
10:31assez intéressant,
10:33pas de blocage,
10:35pas de péage
10:36et pas de chantage.
10:38Ça veut dire qu'en réalité,
10:39en fait, la position française,
10:40le détroit d'Hormuz
10:41doit revenir à son état précédent,
10:45ça veut dire libre circulation
10:46selon la loi maritime.
10:47– Exactement.
10:48– Lisa, info ce soir.
10:49– Oui, une information
10:50concernant le détroit d'Hormuz,
10:51l'Iran,
10:51via l'agence de presse nationale,
10:53adresse un message
10:54aux navires commerciaux
10:55dans le détroit.
10:56Les ports iraniens
10:58sont totalement prêts
10:59à fournir
10:59des services maritimes généraux
11:01et un soutien aux navires.
11:02– Bon, on va rester
11:03dans le détroit d'Hormuz
11:04parce que l'autre information
11:04clé de la soirée,
11:05c'est qu'un navire d'un armateur français
11:07a été touché,
11:08sans doute,
11:09sans doute,
11:10par un missile,
11:11un missile anti-navire iranien.
11:13Il y a des blessés,
11:14il y a des dégâts.
11:14Vous voyez les photos de ce bateau,
11:15le son en tenue,
11:16un porte-conteneur
11:17qui appartient à la compagnie
11:18CMA-CGM.
11:19Par ailleurs,
11:19je le rappelle,
11:20propriétaire de BFM TV,
11:22le Saint-Antonio a été frappé
11:23hier soir,
11:24on va le voir sur la carte,
11:24alors qu'il tentait
11:25de passer des trois d'Hormuz,
11:27plusieurs marins blessés
11:28et évacués
11:29vers la terre ferme.
11:31Didier-François,
11:32à nouveau,
11:32je me tourne vers vous.
11:33Que sait-on
11:34de ce qui s'est passé
11:36hier soir,
11:3718h30,
11:37encore une fois,
11:38au moment où ce navire
11:39cherche à passer des trois ?
11:41Je précise une chose,
11:42ce navire,
11:43encore une fois,
11:44armateur français,
11:45était sous la protection
11:46des Américains.
11:47– Oui, alors en fait,
11:48il a pris effectivement
11:49la voie
11:50qui était la voie
11:51qu'avait suggérée
11:53le Centre Com,
11:55dans le cadre
11:56de son opération
11:57Project Freedom,
11:58en longeant
12:01les côtes émiratis,
12:02puis au manège,
12:04et alors qu'il allait passer
12:06de l'autre côté,
12:07basculer en sortie,
12:08l'un des deux navires marchands
12:10a été touché
12:13par un projectile,
12:15probablement un missile,
12:16on n'a pas la garantie
12:17encore absolue,
12:18mais très certainement
12:19un missile anti-navire,
12:20puisque le point d'impact
12:23et la façon dont c'est arrivé
12:24ne ressemble pas à un drone,
12:26un missile de croire,
12:27ça ne passait pas,
12:28et visiblement,
12:28ça allait taper,
12:29mais qui allait taper
12:30la salle des machines,
12:32où malheureusement,
12:32évidemment,
12:32comme c'est la salle des machines,
12:34il y avait des membres
12:36de l'équipage,
12:36huit membres de l'équipage
12:37ont été blessés,
12:38dont un assez gravement,
12:39mais ils ont pu être
12:40évacués à ce stade.
12:41Le navire est endommagé
12:44et va devoir être sorti
12:49et réparé,
12:49on verra comment ça va se passer,
12:51et voilà,
12:52donc on est sur quelque chose
12:54de grave,
12:54parce qu'on a une décision
12:57iranienne consciente
12:58de cibler,
12:59de tirer,
13:00sur un navire commercial
13:02qui n'avait pas de capacité
13:03de défense propre,
13:04malheureusement,
13:05comme il n'y avait pas
13:05de dispositif américain
13:09de passage,
13:11était un dispositif général.
13:14Il n'y avait pas
13:15un navire américain
13:15juste collé à ce navire-là ?
13:18Or,
13:18si,
13:19il avait,
13:19pour pouvoir,
13:20c'est pour ça qu'il y a aussi
13:22un doute que ce soit,
13:23pour arrêter un missile,
13:24c'était un missile,
13:25il faudrait que le destroyer
13:26se mette un peu entre les deux
13:27pour utiliser
13:28ses propres moyens
13:30de détection
13:30et ses conduites de tir
13:31afin de l'intercepter
13:33avec de l'antibalistique
13:34ce que sont parfaitement
13:35capables de faire
13:35les destroyers
13:38à l'Reiburk
13:39qui sont dans la zone
13:40mais qui n'étaient pas
13:41à côté des navires.
13:42Sergei ?
13:43Chose importante,
13:44ce navire se trouvait
13:45dans les eaux Omanes,
13:47donc de l'autre côté,
13:48donc au sud
13:49des poids de Hormuz
13:49et ce qui était prouvé
13:51déjà par le passage
13:52des destroyers américains
13:53et par le passage
13:54de quatre bateaux
13:56qu'ils ont accompagnés
13:59par la radio,
14:01c'est qu'il n'y a pas de mine,
14:03donc le passage
14:03est ouvert,
14:04donc la navigation
14:05est possible,
14:06sauf que l'Iran,
14:07bien évidemment,
14:08ne veut absolument pas
14:09perdre cette carte
14:11de pression
14:12et veut absolument
14:13obliger les navires
14:14toujours passés
14:15au nord,
14:16donc dans les autres
14:16territoires iraniennes
14:18et ils ont inventé
14:20une autorité
14:21qui s'appelle,
14:22qui s'appelait
14:23l'autorité du Golfe Persique
14:24et ils obligent en fait,
14:26ils ont publié
14:27un communiqué
14:27dans lequel ils obligent
14:28tous les bateaux
14:29à s'adresser
14:29à cette autorité
14:31pour ne pas être attaqué.
14:32Je veux simplement lire
14:34le communiqué
14:35de la CMA-CGM
14:35aujourd'hui,
14:36le CMA-CGM
14:37Saint-Antonio
14:37a été la cible
14:38d'une attaque
14:39hier lors de son passage
14:39dans l'étroit d'Hormuz
14:40entraînant des blessures
14:41parmi les membres d'équipage,
14:43l'attaque a également
14:44entraîné des dommages
14:44sur le navire,
14:45les membres d'équipage
14:46blessés ont été évacués
14:47et reçoivent les soins
14:48médicaux nécessaires.
14:49Le CMA-CGM
14:50Saint-Antonio
14:51a été la cible
14:52d'une attaque.
14:53C'est ce que disait
14:53Didier François,
14:54c'est totalement délibéré
14:56de la part des Iraniens,
14:57ils savent ce qu'ils frappent,
14:59alors on viendra là-dessus,
15:00mais évidemment,
15:01pavillon maltais,
15:04équipage philippin,
15:05mais propriétaires français.
15:07Les Iraniens,
15:07quand ils tirent,
15:08ils le savent ça ?
15:08Oui.
15:09Tout à l'heure,
15:10il y avait un expert
15:10qui disait,
15:11oui, ils le savent.
15:12Ils savent très bien
15:13sur quel bateau ils tirent.
15:14Alors d'accord,
15:15son système GPS ou AIS,
15:17bien sûr,
15:18avait dû être éteint,
15:19bien évidemment.
15:20Mais enfin,
15:20depuis le temps
15:21que tous ces bateaux
15:22sont dans le golfe Persique,
15:24les Iraniens ont fait
15:24la liste de tous les bateaux,
15:26ils les suivent,
15:27ils voient lesquels
15:27peuvent rentrer, etc.
15:28Moi, ce que je voulais dire,
15:29c'est qu'en fait,
15:30depuis dimanche soir
15:31et aujourd'hui,
15:32on a eu la mini-bataille
15:33du détroit d'Hormuz
15:34qui s'appelle
15:35le Project Freedom
15:36avec plusieurs étapes,
15:37la déclaration,
15:38le passage
15:39des deux destroyers américains
15:41escortant,
15:42là physiquement,
15:42escortant
15:44deux bâtiments
15:44avec pavillons américains
15:45et les protégeant
15:46réellement,
15:47exactement ce que s'expliquait Didier,
15:48en faisant bouclier
15:49face aux tirs
15:50qui ont eu lieu,
15:51les tirs sur les Émirats Arabes Unis,
15:54délibérés,
15:54bien sûr,
15:55pour intimider
15:55les Émirats Arabes Unis,
15:57considérés comme complices
15:58de cette affaire-là,
15:59et puis cette tentative
16:00donc de recadrage
16:03de cette mission
16:04Project Freedom,
16:05c'est-à-dire
16:05ne pas escorter les bateaux,
16:06mais faire une bulle de sécurité,
16:07ce qui était prévu
16:08à l'origine d'ailleurs.
16:09Ça ne marche pas.
16:09Et ça n'a pas marché.
16:11Et là,
16:11il y a eu échec.
16:12Et en fait,
16:13dès le début,
16:13les Iraniens ont déclaré
16:15qu'ils s'opposaient
16:16formellement
16:16à ce projet Freedom,
16:18totalement,
16:19que le détroit d'Hormuz
16:20était à eux
16:21et qu'à l'inverse
16:22de ce que disait
16:23Pithet Exet
16:24lors de la conférence
16:25de presse,
16:26la ligne,
16:26le chenal,
16:27n'est pas libre.
16:29Et ils ont démontré
16:30qu'il n'est ni libre
16:31par des bâtiments
16:32de guerre américains
16:33qui ont su se défendre
16:34et encore moins
16:35par des bâtiments civils
16:37qui se font tirer dessus.
16:39Oui,
16:39et en même temps,
16:40les États-Unis
16:41ont tout fait
16:42pour ne pas voir
16:43tout ça.
16:44Parce que finalement,
16:45il n'y a pas eu
16:46de réaction
16:46de Donald Trump
16:47ni hier,
16:49ni avant-hier,
16:49ni...
16:50Donc en fait,
16:51il l'a balayé
16:53d'un revers de la main
16:54et on a compris
16:56qu'il ne veut pas
16:57escalader,
16:58il ne veut pas
16:59prendre ça
17:00comme la violation
17:01du cessez-le-feu.
17:03Pourtant,
17:03c'était flagrant.
17:05C'était la violation flagrante
17:07parce que finalement,
17:08ce qui l'intéresse,
17:09c'est quand même
17:10d'arriver à un accord
17:11et ce qui l'intéresse,
17:13c'est aussi
17:13la visite en Chine
17:14qui se...
17:15Alors,
17:15on y reviendra là-dessus.
17:17Mais simplement,
17:17Elsa Vidal,
17:18l'Élysée,
17:19encore une fois,
17:20aujourd'hui,
17:20insiste,
17:21ce n'est pas la France
17:22qui est visée.
17:23C'est-à-dire qu'un bateau
17:24d'un armateur français,
17:26ce n'est pas la France
17:26qui est visée
17:27par les Iraniens ?
17:28Il a fait ma mission,
17:29c'est la guerre.
17:29C'est la position,
17:30effectivement,
17:31de la France
17:32de ne pas se laisser
17:34entraîner
17:35dans un conflit
17:36qu'elle n'a pas
17:37souhaité résoudre
17:38de cette manière.
17:39Et c'est pour ça
17:40que,
17:41tant dans le cas
17:42des tirs
17:43sur les militaires
17:45de la Finule
17:45qui étaient français
17:47que dans ce cas précis
17:48au Liban,
17:49il n'y a une volonté
17:51de se distancier
17:52pour ne pas se retrouver
17:54à participer
17:56à une solution
17:57que nous n'avons pas choisie.
18:00C'est pas très...
18:01Honnêtement,
18:02j'ai un peu de mal
18:03à comprendre cette...
18:04Mais depuis,
18:04déjà sur le Liban,
18:05on avait la même question.
18:06C'est pas parce que...
18:07Enfin,
18:08je vois bien
18:09qu'il y a une volonté
18:10un peu de ménager
18:13les contacts
18:14ou les canaux
18:15de discussion
18:16et d'ouverture
18:17avec les Iraniens.
18:19Ou...
18:19C'est la seule explication.
18:20On a des canaux
18:21de discussion
18:22qui sont restés ouverts.
18:23On le voit d'ailleurs
18:23puisque Emmanuel Macron
18:25a appelé Pégesquian
18:26et qu'on voit bien
18:27que si l'objectif
18:28c'est d'aller faire
18:29une coalition internationale
18:31qui ait l'autorisation
18:32de réouvrir le Détroit,
18:34ça sera fait
18:34avec un accord des Iraniens.
18:35Sinon,
18:36on ne le fera pas.
18:36Donc,
18:37c'est ça
18:37qu'essaye de préserver
18:39en tout cas
18:39la façon de...
18:41Dans sa façon
18:41de s'exprimer
18:42la diplomatie française,
18:43c'était la même chose
18:44au Liban
18:44sur le fait
18:45de ne pas vouloir
18:45vraiment totalement attribuer
18:46au Hezbollah
18:47la responsabilité
18:48du tir sur nous.
18:49Alors qu'on le savait tous...
18:49Et de responsabiliser
18:50le gouvernement libanais.
18:51Alors qu'on le savait tous
18:54que c'était
18:54un tir des dégâts
18:56du Hezbollah
18:56dans un village du Hezbollah
18:57par une milice du Hezbollah
18:58dans un endroit stratégique
19:00du Hezbollah.
19:00Donc,
19:01il y a un moment
19:01où il y a une espèce
19:02de petite...
19:02Du côté français
19:04depuis le départ
19:04sur cette question-là
19:05pour garder
19:06ce fil
19:08et ce canal
19:09de négociation
19:10avec l'Iran
19:11et ses supplétifs.
19:13Il y a une petite
19:15difficulté
19:15à appeler
19:16un chat un chat
19:17et de dire...
19:18Alors que je ne suis pas
19:19absolument certain
19:19qu'en faisant ça
19:22on se fasse respecter
19:24par des gens
19:24qui ont l'habitude
19:25du rapport de force.
19:26Donc,
19:26je crains que malheureusement
19:28ils veuillent mieux dire
19:29les choses telles qu'elles sont
19:30et dire qu'on n'est pas d'accord.
19:31Ça ne veut pas dire
19:32qu'on est obligé
19:32d'aller les bombarder tout de suite.
19:33Ce n'est pas le sujet.
19:34Personne ne demande ça.
19:35Mais au nom de dire
19:36on ne veut pas se laisser entraîner
19:37il y a un moment
19:38où il ne faut pas non plus couvrir
19:39des choses qui sont inacceptables
19:40et simplement dire
19:41il faut arrêter
19:42de tirer sur les bateaux
19:43et puis après renvoyer
19:43dans la phrase d'après
19:44parce que c'est ça le communiqué
19:45dos à dos
19:46les deux belligérants
19:47en disant arrêtez.
19:48Parce qu'il y en a quand même
19:49un qui tire sur des bateaux
19:50ça s'appelle l'Iran
19:51et qui a tiré des...
19:52Voilà.
19:53Et il y a de l'autre côté
19:54des Américains
19:55qui sont allés faire
19:55des inspections
19:56sur des navires
19:57qui étaient sous embargo
19:59et qui ont fait
20:00pendant 6 heures
20:01les demandes etc.
20:02qui l'ont fait dans les formes
20:03et je ne pense pas
20:04qu'on puisse les mettre
20:04sur le même plan.
20:05On ne peut pas dire
20:06que le début de cette opération
20:08il est dans les règles
20:08du droit international
20:09et c'est-à-dire les Etats-Unis
20:10donc on ne peut pas non plus
20:12Oui mais ce n'est pas une raison
20:12pour dire des conneries
20:13parce que les autres
20:13sont des conneries
20:14c'est tout.
20:15Ça c'est vrai.
20:18Au Liban
20:18la France a été critiquée
20:19pour avoir c'est vrai
20:20maintenu le dialogue
20:21avec le Hezbollah
20:22mais pas uniquement
20:23par rapport à l'Iran
20:24c'est aussi parce que
20:25au Liban
20:26il y a une réalité
20:26qui s'appelle
20:2730% de la population chiite
20:29et que donc
20:30si on veut
20:30si on veut
20:32éviter la guerre civile
20:33c'est marqué
20:35sur le bateau
20:35ces Français.
20:36Attendez
20:36sur le Liban
20:39la France cherche
20:39à stabiliser le pays
20:41l'armée
20:41et éviter la guerre civile
20:42si on se heurte frontalement
20:44au Hezbollah
20:45sans négocier
20:46on court vers la guerre civile
20:48la reprise de la guerre civile
20:50qui a déjà frappé le Liban
20:51les guerres des milices
20:52etc.
20:53Donc c'est vrai
20:53que c'est un chemin
20:54un peu tortueux
20:56mais c'est un chemin
20:57qui s'explique
20:58et pour l'Iran
20:59pour l'Iran
20:59c'est vrai que
21:00la France a quand même
21:01il faut le rappeler
21:02a été un des pays
21:03qui était
21:04partisans de la négociation
21:05pour arriver à la fin
21:06du nucléaire iranien
21:07alors on pourra dire
21:08que l'accord
21:09qui avait été
21:11promu par
21:11notamment
21:12Biden
21:13Obama
21:13etc.
21:14n'arrivait pas
21:15vraiment à empêcher
21:16l'Iran d'avoir
21:17la bombe atomique
21:17mais il y avait
21:18une voie diplomatique
21:19donc l'objectif
21:20aujourd'hui
21:21ce n'est pas
21:22d'agiter un drapeau rouge
21:25face aux Iraniens
21:25en disant qu'on est
21:26aux côtés des Américains
21:27imaginons qu'on dise
21:28que le président dit
21:28oui
21:29c'est un bateau français
21:30la France a été attaquée
21:32qu'est-ce qu'il va faire
21:33après ?
21:33Qu'est-ce qu'il va faire
21:34après ?
21:34cette position
21:35qui consiste à renvoyer
21:37les deux adversaires
21:38face à face
21:39en leur disant
21:40prenez vos responsabilités
21:41et signez un accord
21:42pour permettre
21:43une négociation
21:44c'est ce qu'on appelle
21:45une diplomatie d'équilibre
21:46non ça ne s'appelle pas
21:47une diplomatie d'équilibre
21:47la diplomatie d'équilibre
21:48c'est d'appeler un chat un chat
21:49et dire les choses
21:50non mais c'est pas
21:51encore une fois
21:52une diplomatie d'équilibre
21:53avec les quelques
21:54100 000 tonnes
21:55du porte-avions
21:56qui démontrent aussi
21:57que la France
21:57est prête à intervenir
21:59pour jouer son rôle
22:00dans la sécurisation
22:01du bloc
22:03autant je ne suis pas
22:04du tout pour déclencher
22:06une offensive
22:06je ne suis pas pour rentrer
22:07dans un truc illégal
22:08il n'y a pas de sujet
22:09ne pas dire les choses
22:11face à des gens
22:12qui parlent en rapport
22:13de force
22:13ce n'est pas
22:14se faire respecter
22:15mais pas publiquement
22:17d'accord
22:17alors écoutez
22:18moi je pense
22:20qu'il y a un moment
22:21où on doit
22:22à nos opinions publiques
22:23et à notre diplomatie
22:24de dire des choses
22:25et que quand
22:25un geste est public
22:27et qu'on est
22:27il y a un moment
22:28où la diplomatie
22:29c'est pas se coucher
22:30c'est aussi de dire les choses
22:33ça ne veut pas dire
22:34qu'on se laisse entraîner
22:34sur quelque chose
22:35avec laquelle on n'est pas d'accord
22:36ça ne veut pas dire
22:37qu'on ne se couche pas
22:37on fait la guerre
22:38mais pas du tout
22:39mais vous êtes binaire
22:40mais vous êtes totalement binaire
22:42c'est pas binaire
22:43vous êtes totalement binaire
22:44dans votre action
22:44je ne suis pas binaire
22:45simplement j'essaie d'expliquer
22:46qu'il y a peut-être
22:47une autre formule
22:49que la riposte immédiate
22:51je n'ai pas parlé
22:52de riposte immédiate
22:52je ne vous dis pas ça
22:53je vous dis que
22:55il y a quand même
22:56entre dire les choses
22:58quand même
22:58parce qu'il y a un moment
22:59si on ne dit pas les choses
23:00et bien les autres continuent
23:02ça fait quand même
23:02depuis 1982-1983
23:06à chaque fois qu'on s'est pris
23:07un attentat
23:08organisé par les Iraniens
23:09ou qu'on s'est pris
23:10des otages
23:11organisés par les Iraniens
23:12ou qu'on s'est pris
23:12des pressions
23:13organisées par les Iraniens
23:14sur la question
23:15par exemple de Rodif
23:17sur les attentats en France
23:18etc.
23:19sur le Drakkar
23:20à chaque fois
23:22on a une difficulté
23:23et donc à chaque fois
23:23ils montent d'un cran
23:24il n'y a pas de sujet
23:25mais là ils ne sont pas
23:26montés d'un cran
23:26on ne peut pas dire
23:27qu'ils soient montés d'un cran
23:27par rapport à l'attentat
23:28du Drakkar
23:29on ne peut pas dire ça
23:30mais vous avez le droit
23:31de vouloir défendre
23:32à chaque fois le fait
23:32que quand ils nous tapent dessus
23:33on ne le dise pas
23:34non c'est juste
23:34qu'on ne peut pas dire
23:35que par rapport au Drakkar
23:36on est escaladé cette fois-ci
23:37il faut rappeler
23:38que la France a déclaré
23:39officiellement
23:40que le régime islamique d'Iran
23:42était un groupe terroriste
23:44un état terroriste
23:45des gardiens de la révolution
23:46qui sont au pouvoir
23:46ça a été officiellement déclaré
23:48on a mis combien de temps
23:49pour le faire
23:50on a mis beaucoup de temps
23:50c'est vrai
23:50on a mis combien de temps
23:51on a mis beaucoup de temps
23:51on a dit
23:52général
23:53général Sidos
23:54on a quand même
23:55une petite difficulté
23:57général Sidos
23:58le premier communiqué
23:59du président Macron
24:00quand il y a eu
24:00nos deux soldats
24:01tués au Liban
24:01il a cité clairement
24:03le Hezbollah
24:04au moins c'était clair
24:06net et précis
24:06donc après
24:07il y en a qui ont renvoyé
24:08dos à dos
24:09les deux belligérants
24:10c'est une chose
24:11mais dans ce cas précis
24:13oui
24:13effectivement
24:14pour le bateau
24:14CMA-CGM
24:15bon je pense que
24:16c'est une chronologie
24:17qui est intéressante
24:17un bateau français
24:19pavillon français
24:20amateur français
24:21armateur français
24:22pavillon français
24:22et le porte-avions
24:24arrive
24:24bon
24:25il n'est pas arrivé
24:27juste à cause de ça
24:28mais néanmoins
24:29la chronologie
24:29des faits
24:31est intéressante
24:32donc ce qui permet
24:33peut-être
24:33de ne pas forcément
24:36attaquer ouvertement
24:37le régime iranien
24:39pour avoir tiré un bateau
24:40mais néanmoins
24:40il pourrait y avoir
24:40une protestation
24:41plus lourde
24:42effectivement
24:42c'est vrai
24:43quand même
24:43plus lourde
24:44et en disant
24:45bon maintenant
24:45ça suffit
24:46bon néanmoins
24:47ça a été dit
24:48dans un communiqué
24:49et ça a été dit
24:50par le président français
24:51au président iranien
24:52pour le condamner
24:53mais si vous voulez
24:54le problème aujourd'hui
24:55c'est que si
24:56effectivement
24:56ce conflit en ce moment
24:58est une phase de test
24:59si on réplique
25:01et si on durcit le ton
25:02on va dans l'escalade
25:03c'est exactement
25:04ce que cherche à éviter
25:05la France
25:05et pas seulement la France
25:06mais se coucher
25:07l'ensemble des pays européens
25:08j'ai pas dit se coucher
25:09mais ne pas se coucher
25:10c'est éviter l'escalade
25:11mais je ne dis pas
25:13qu'il faut escalader
25:14personne ne dit
25:14qu'il faut escalader
25:15néanmoins le point
25:16quand même ultra positif
25:17de tout ça
25:18c'est la présence
25:19du porte-avions
25:19c'est gigantesque
25:21personne ne s'y attendait
25:22je ne dis pas l'inverse
25:22et c'est très bien
25:23et ça nous donne
25:24une capacité
25:25de progression
25:28une capacité
25:29il va être employé
25:30sous diverses formes
25:31ce bateau
25:32et on ne peut pas
25:33prédire
25:34comment il va être utilisé
25:35en 87
25:37le président Mitterrand
25:38était venu
25:38sur un porte-avions
25:39et on avait
25:40les chasseurs de mines
25:41on attend qu'ils arrivent
25:42ils ne sont pas loin
25:44on a le message
25:47d'Emmanuel Macron
25:47après son coup de téléphone
25:48au président Pézéchian
25:50il est question
25:51de ce qui s'est passé
25:51dans le détroit d'Hormuz
25:52regardez ce que dit
25:53Emmanuel Macron
25:54ce soir
25:55ça va apparaître
25:55sur votre écran
25:56la mission multinationale
25:57que la France
25:57et le Royaume-Uni
25:58ont mis sur pied
25:59peut aider à redonner
26:00confiance aux armateurs
26:00aux assureurs
26:01elle sera par nature
26:02distincte des parties en guerre
26:04le pré-positionnement
26:05du portavion Charles de Gaulle
26:06s'inscrit dans ce contexte
26:07mais il n'y a pas une phrase
26:07normalement ?
26:08si si
26:08je veux
26:10non mais attends
26:11c'est la condamnation
26:11je vais la lire
26:13allez-y Didier
26:13voilà
26:15j'ai marqué ma vice-préoccupation
26:18sur l'escalade en cours
26:19et condamné les frappes
26:19injustifiées
26:20contre les infrastructures civiles
26:22émiriennes
26:23et plusieurs navires
26:24point
26:25toutes les parties
26:26doivent lever le blocus
26:27du détroit
26:27sans délai
26:28sans condition
26:28donc il y a quand même
26:29je m'excuse
26:30mais c'est quand même
26:30un peu le mot du genou
26:31dans la série
26:32il n'y a pas
26:32enfin voilà
26:34après il fait ce qu'il veut
26:35enfin c'est lui le président
26:36c'est sûr
26:37c'est le réalisme politique
26:38non c'est un peu mou
26:39c'est une petite fable
26:41je ne dis pas qu'il faut
26:42il y a un dominicain
26:43qui rencontre un jésuite
26:45et un jésuite
26:46qui dit mon père
26:47je voudrais aller à Rome
26:48est-ce que vous pouvez
26:49m'indiquer le chemin
26:49et le dominicain
26:50dit à jésuite
26:52vous n'arriverez pas
26:53à mon père
26:53c'est au droit
26:55bon ok
26:56je ne sais pas pourquoi
26:57je ne sais pas pourquoi
26:58je vois
27:00il y a
27:00ce sont les plaisirs
27:01très russes
27:02c'est pas évident
27:02c'est jamais facile
27:04c'est plus jésus
27:05c'est plus jésus
27:07il y a quand même
27:08un autre élément
27:09capital à rappeler
27:10ce soir
27:11c'est que tout ça
27:11intervient au moment
27:12où Trump suspend
27:13son opération
27:14Project Freedom
27:15qui devait vous en souvenez
27:16justement sécuriser
27:17le passage du détroit
27:18le président américain
27:19l'a annoncé la nuit dernière
27:20par ces mots-là
27:21le projet Liberté
27:22le projet Freedom
27:23sera mis en pause
27:24pour une courte période
27:25afin de voir
27:26si l'accord peut être
27:27finalisé et signé
27:28cette opération
27:29aura donc tenu
27:30général Sidos
27:3148 heures
27:32elle aura permis
27:33de faire passer
27:34deux bateaux sans encombre
27:35et trois qui se sont
27:36fait tirer dessus
27:38comment vous appelez ça ?
27:39alors il y a deux interprétations
27:41l'interprétation diplomatique
27:42en disant
27:42on a un début d'accord
27:43je ne vais surtout pas
27:44les embêter
27:45parce que je les embête
27:46avec cette mission
27:47Project Freedom
27:48et puis l'autre aspect
27:50c'est que le président Trump
27:52je me permets de le dire
27:53se dégonfle
27:54il se dégonfle
27:55les deux bateaux
27:56les deux destroyers américains
27:57se sont fait attaquer
27:58il y a effectivement
27:59une prise de risque sérieuse
28:01et il a eu peur
28:02d'aller plus loin
28:03il savait très bien
28:04que s'il recommençait
28:05il y aurait à nouveau
28:07des missiles tirés
28:08sur des bateaux
28:09et il a eu peur
28:10de le faire
28:10pour moi
28:11il a eu peur de le faire
28:12il avait déjà eu peur
28:13la semaine dernière
28:15le jeudi
28:16quand on lui a présenté
28:17vraiment un plan opérationnel
28:19sur tout le détroit d'Hormuz
28:20un plan de guerre
28:21c'est normal
28:21qu'un état-major militaire
28:23présente un vrai plan de guerre
28:24de quasiment reprise
28:25de prise du détroit d'Hormuz
28:26donc il a reculé
28:27il a cherché une voie
28:29par étape
28:29donc on lui a proposé
28:31celle-là
28:31très bien
28:33il a essayé
28:34il a vu que les Iraniens
28:36ne marchaient pas
28:36du tout dans la combine
28:37tirés sur les Émirats
28:40et sur les bateaux
28:41de guerre américains
28:42et je suis désolé
28:43il s'est dégonflé
28:45oui
28:47non je cherchais
28:48une opposition
28:49autour de la table
28:49mais Sergei dit oui
28:50non mais bien évidemment
28:52en fait nous
28:53on a parlé déjà
28:54de tacos
28:54Trump always chicken's out
28:56il se dégonfle toujours
28:57Trump se dégonfle toujours
28:59effectivement
29:00parce qu'en plus
29:01le truc
29:01le truc a été annoncé
29:03mais en grande pompe
29:04on réattaque
29:06une énorme opération humanitaire
29:08on va sauver
29:0920 000 marins
29:09qui sont là
29:10bloqués
29:10sur 900 bateaux
29:12etc.
29:12et bon
29:14les premiers bateaux
29:16c'était sous
29:16les pavillons américains
29:18ils ont été attaqués
29:19là c'était plus ou moins
29:20répandu
29:21mais les pauvres Émiratis
29:22ils ont quand même
29:23été frappés
29:24dans le port de Fujera
29:28très important quand même
29:29c'est leur capacité
29:31d'exportation
29:32d'ailleurs
29:33en évitant
29:34de passer par
29:35le détroit d'Hormuz
29:36donc il y a quand même
29:37autre chose
29:38que les Iraniens
29:39visaient
29:39chez les Émirats
29:41Arabes Unis
29:43et puis après
29:44oui
29:45Trump
29:45déjà
29:46lorsqu'il y a eu
29:47cette première attaque
29:48il a dit
29:49moi je ne vois pas
29:49de violation
29:50de cessez de feu
29:51donc ça veut dire
29:52qu'il ne voulait pas
29:53avoir à frapper
29:54pourtant
29:55il avait tout ce qu'il fallait
29:57il a tout ce qu'il fallait
29:58l'Israël était prêt
30:00l'armada était prêt
30:01mais il ne voulait pas
30:02recommencer
30:02mais vous vous dites
30:03tous les deux
30:03de certaine manière
30:04fiasco
30:04tout le monde est d'accord
30:05à droite de la table
30:06fiasco ?
30:06pas entièrement
30:08parce que quand même
30:09je vous ai dit
30:10je vous ai dit
30:10on est revenu
30:11au droit international
30:13on est revenu
30:14à un certain nombre
30:15d'éléments
30:16qui étaient intéressants
30:18et ils ont démontré
30:19qu'il n'y a pas de mine
30:20en fait
30:20dans le détroit d'Hormuz
30:22donc
30:22est-ce qu'il y a un élément
30:23important ?
30:24Ulysse Gosset
30:24fiasco ou pas ?
30:26non non
30:26certainement pas un fiasco
30:27je pense que
30:28Trump a voulu
30:30reprendre la main
30:30et il l'a fait
30:31il voulait un peu d'action
30:32il en a eu
30:33il a mobilisé les médias
30:34pendant 48 heures
30:35et surtout
30:36il a fait passer un message
30:38je suis l'homme
30:39qui permet
30:40de libérer
30:40le détroit d'Hormuz
30:41et je n'hésite pas
30:42à envoyer
30:42mes bateaux de guerre
30:43alors que
30:44le Charles de Gaulle
30:44il est encore
30:45maire rouge
30:45et où sont les Italiens
30:47les Allemands
30:47etc
30:47tout à l'heure
30:48on parlait de l'attitude
30:49à avoir
30:50face à Donald Trump
30:51ou face à l'Iran
30:52regardez ce qui est arrivé
30:53au chancelier allemand
30:54qui s'est permis de dire
30:55que l'Amérique
30:57avait été humiliée
30:58par l'Iran
30:59tout de suite
31:00en quarantaine
31:0125% de droits de douane
31:02fin des ventes
31:03de voitures
31:05allemandes
31:05aux Etats-Unis
31:06etc
31:07ça coûte cher
31:08je veux dire
31:08par là
31:08c'est que si on dit
31:09les choses trop brutalement
31:10si
31:11on n'est pas
31:12mou du genou
31:12ça a un prix
31:14ça a un prix
31:14Donald Trump
31:16on a quand même
31:16bien appris la soumission
31:17dans cette affaire là
31:19il a relancé
31:21si vous voulez
31:21la machine
31:22et finalement
31:22il arrive
31:24même s'il se renie
31:25et évidemment
31:26qu'il renonce
31:27il renonce c'est vrai
31:28il arrive peut-être
31:29à un résultat
31:30c'est le résultat
31:31le général Siddos vous dit
31:32il a eu la trouille
31:33il arrête parce qu'il a eu la trouille
31:34parce qu'il a envoyé
31:35deux déstroyiers
31:35et que les Iréens ont tiré
31:36c'est à la fin du match
31:37et le match n'est pas terminé
31:39et il y a aussi
31:40des points positifs
31:41l'économie
31:42il y a quand même
31:42le prix de baril
31:43qui a baissé
31:44d'une manière très sensible
31:4625 dollars perdus
31:47par rapport à il y a une semaine
31:48et les bourses
31:49sont absolument vertes
31:50dans le monde entier
31:51sauf dans les points
31:52un peu peu spécifiques
31:53la Russie
31:54Budapest
31:55Israël et l'Arabie Saoudite
31:57mais partout
31:57donc il y a l'espoir
31:59qui renaît
32:00moi je pense que c'est
32:01un peu plus compliqué que ça
32:01je pense que c'est
32:03il y a eu
32:04un succès
32:05c'est de montrer
32:06que militairement
32:08ils sont capables
32:09aujourd'hui
32:10de faire rentrer
32:11des déstroyiers
32:12dans le Golfe
32:13en ayant pris des risques
32:14et là pour le coup
32:16c'était des vrais risques militaires
32:17mais ils ont fait
32:18la démonstration
32:19pour le coup
32:20parce que c'est
32:20des déstroyiers
32:21anti-missiles
32:22qu'ils étaient capables
32:23de résister à ça
32:25et malgré des attaques
32:26fortes
32:2715 missiles tirés dessus
32:28les iraniens
32:29n'ont pas réussi
32:30à les en empêcher
32:32en revanche
32:33l'échec
32:34c'était de dire
32:35on réouvre
32:36là clairement
32:36il y a un échec
32:37la liberté de circulation
32:39n'est pas rétablie
32:40et même la protection
32:41des navires civils
32:43ne l'est pas
32:44et là c'est un échec
32:45puisque la confiance
32:46n'est pas rétablie
32:46pour les armateurs
32:47et pour les capitaines
32:48des navires
32:49et pour les assureurs
32:50au contraire
32:50donc après
32:52donc plus mitigé
32:54dans mon approche
32:57Trump
32:57c'est difficile
32:59aujourd'hui
32:59de dire
33:01si finalement
33:02les deux derniers jours
33:04n'ont pas permis
33:05d'arriver
33:06je pense qu'on le saura
33:07plus tard
33:08parce que par ailleurs
33:09rappelez-vous
33:10on hésitait
33:10hier et avant-hier
33:13il y a même
33:14quelqu'un autour du plateau
33:14qui disait
33:15c'est un peu
33:16c'est un peu joué
33:17leur truc
33:17les négociations
33:18continuaient
33:19et même si elles étaient
33:21un peu bloquées
33:21le fait que là
33:23ça ait changé
33:23encore une fois
33:24peut-être pas d'un point de vue
33:25simplement militaire
33:25mais peut-être que ça a joué
33:27sur le fait
33:28d'aller chercher
33:31l'éventuelle
33:33clé de sortie
33:34et encore une fois
33:35sans que ça soit vraiment
33:36parce que
33:38que ça n'ait pas marché
33:42la protection des navires
33:43est une chose
33:43qu'ils aient quand même
33:45osé faire rentrer
33:46des navires de guerre
33:47dans un détroit
33:49en mer fermée
33:51face à tout ça
33:52il fallait quand même
33:53oser le faire
33:53je veux dire
33:54c'est
33:55et le blocus continue
33:57le blocus n'a pas été
33:58lui interrompu
33:59donc je pense que
33:59c'est un peu tôt
34:00on n'a pas encore
34:01totalement les éléments
34:02pour pouvoir dire
34:03ce qu'il y a totalement
34:04il y a assez d'auricules
34:06pour savoir
34:07pour dire
34:07si ça a eu ou pas
34:08une influence
34:09sur l'ouverture
34:10du mémorandum d'entente
34:11honnêtement
34:12donc voilà
34:13donc
34:14j'ai plus de mal
34:15à me positionner
34:16aujourd'hui
34:17je voudrais qu'on écoute
34:18Trump justement
34:18vous le disiez
34:19Lise Gosset
34:19attention
34:20parce que le fait
34:20que le project freedom
34:23soit suspendu
34:24ne veut pas dire
34:25que le blocus américain
34:26soit lui suspendu
34:28pas du tout
34:28le blocus continue
34:29et c'est ce que disait
34:29tout à l'heure
34:30Donald Trump
34:30il est même
34:31infranchissable
34:31ce blocus
34:33la situation
34:33est sous contrôle
34:35le blocus
34:35est incroyable
34:36la marine
34:37a été formidable
34:38le travail
34:39qu'ils font
34:40est extraordinaire
34:41c'est comme un mur
34:41d'acier
34:43infranchissable
34:44les iraniens
34:45n'arrivent pas
34:45à faire passer
34:46quoi que ce soit
34:47c'est très important
34:49Lise Gosset
34:49et il y a notamment
34:50d'ailleurs
34:50les américains
34:51qui ont ciblé
34:51un navire iranien
34:52encore aujourd'hui
34:53c'est très important
34:54Trump sur ce point là
34:56il ne recule pas
34:56il maintient son blocus
34:58évidemment
34:58oui oui
34:59je pense que
35:00effectivement
35:00ce n'est pas une opération
35:01qui est parfaitement réussie
35:02la preuve
35:03il y a des bateaux
35:04qui sont attaqués
35:05qui sont français ou autres
35:06ça c'est pas bien
35:08en fait
35:09ce soir
35:10on devrait demander
35:10à Trump
35:11mais comment ça se fait
35:12que la marine américaine
35:12n'a pas pu empêcher
35:14que des bateaux
35:15qu'ils étaient censés
35:16guider ou protéger
35:17aient été
35:18l'objet de tir
35:19mais
35:20en fait
35:21c'est
35:21d'une certaine manière
35:22si ce n'était pas une guerre
35:23je dirais
35:24pendant les négociations
35:25le spectacle continue
35:26et
35:27les négociations vont durer
35:29et c'est ça
35:29quand même
35:30le grand changement
35:31c'est-à-dire qu'on a eu
35:3240 jours de guerre
35:34vraiment réels
35:35avec des bombardements
35:36massifs
35:36qui ont détruit
35:37une bonne partie de l'Iran
35:38et des capacités
35:40du régime
35:40d'assurer
35:41sa souveraineté
35:42et sa défense
35:44mais il y a quand même
35:45un cessez-le-feu
35:45qui est là
35:46alors
35:46certains diront
35:47ça permet aux Iraniens
35:48de reconstituer
35:49leur arsenal
35:50de refabriquer
35:51des drones
35:51et des missiles
35:53mais
35:53l'important
35:54c'est que
35:55si on pense
35:56un petit peu
35:56au peuple iranien
35:56parce qu'on n'en parle
35:57pas beaucoup
35:58et bien
35:59il n'y a pas de bombe
36:00sur l'Iran
36:01et ça permet à tout le monde
36:02d'avoir un peu de répit
36:04le blocus continu
36:05ça veut dire
36:05que l'étranglement
36:06l'étouffement
36:07de l'Iran
36:07se poursuit quand même
36:08qui ne peut plus
36:09exporter son pétrole
36:10qui perd
36:10beaucoup de devises
36:11beaucoup d'argent
36:12et qui
36:13s'il n'y a pas
36:14d'accord
36:16quel qu'il soit
36:17et bien
36:17à un moment donné
36:18l'étranglement
36:20pourrait être fatal
36:21donc
36:22oui effectivement
36:23la partie n'est pas jouée
36:25et puis
36:25parlons un instant
36:26de ce qui se passe
36:27au Liban quand même
36:29on voit bien
36:29que là
36:30Trump
36:31ferme les yeux
36:31sur ce que fait
36:32Israël au sud-Liban
36:33qui continue
36:34de nettoyer
36:35entre guillemets
36:36le sud
36:37et finalement
36:38d'occuper
36:39une bonne partie
36:39du territoire
36:41une guerre
36:41qui est quand même
36:42très dure
36:43pour le Liban
36:44en soi
36:44et pour les populations
36:45civiles
36:45qui ont dû évacuer
36:46et qui ne peuvent pas
36:46rentrer chez elle
36:47donc on voit qu'il est
36:49toujours à la manœuvre
36:50il n'a pas
36:51il n'a pas levé le pied
36:52vraiment
36:52et l'armada
36:53est toujours là
36:53donc
36:55personne ne peut dire
36:56ce qui se passera
36:56d'ici huit jours
36:57vous avez raison
36:58quand il va arriver à Pékin
36:59il n'est pas sûr du tout
37:00qu'il puisse faire bonne figure
37:02par rapport à Xi Jinping
37:03mais en tout cas
37:04c'est un objectif
37:05ça nous donne huit jours
37:06pour voir ce qui se passe
37:07il reste huit jours
37:08effectivement
37:08quand on se demandait
37:09tout à l'heure
37:10à El Zavidale
37:10savoir si c'était un fiasco
37:11ou pas
37:11ce qui s'est passé
37:12avec ce project freedom
37:14Trump qui envoie
37:15ces deux
37:15ces deux destroyers
37:17c'était-il il y a 48 heures
37:18maintenant
37:19et aujourd'hui
37:20du côté américain
37:21on explique que
37:23on se rapproche
37:24de quelque chose
37:24qui pourrait ressembler
37:25à un début d'accord
37:26avec les Iraniens
37:27la question c'est
37:28est-ce qu'il y a un lien
37:28entre les deux
37:28est-ce que les deux destroyers
37:30ont permis de débloquer
37:30la situation
37:31quelque chose qui était figé
37:32depuis des semaines
37:32on ne le sait pas encore
37:33et seule l'histoire
37:34nous permettra
37:34d'avoir accès
37:35à cette information
37:36à savoir
37:37est-ce que ce project freedom
37:38cette opération
37:39c'était un moyen
37:40en vue d'une négociation
37:42parce que
37:42la première option
37:44la première option
37:45le bombardement
37:46les frappes intensives
37:47sur l'Iran
37:48ces infrastructures militaires
37:49avaient certes
37:50ébranlé le régime
37:51mais pas suffisamment
37:52pour qu'il s'effondre
37:53et cède
37:53ou est-ce que ça a été
37:55un report
37:55une situation
37:56finalement de repli
37:58et la négociation
38:00interviendrait
38:00comme une deuxième
38:02situation
38:02pardon
38:03une deuxième solution
38:04de repli
38:04finalement
38:05après deux échecs
38:06consécutifs
38:07et ça
38:08il n'y a que
38:09le développement
38:09sur place
38:10la relation
38:11de confiance
38:12si elle s'établit
38:13avec les négociateurs
38:15qui nous mettra
38:15véritablement
38:16sur la piste
38:17et effectivement
38:18on a une semaine
38:18quand même
38:19pour avoir
38:20des éléments
38:21qui vont
38:21venir
38:22donner une coloration
38:24particulière
38:25dans un sens
38:26un moyen
38:27délibéré
38:28pour arriver à une négociation
38:29un coup de pression
38:30ou une
38:31recherche de sortie
38:33et de porte de sortie
38:34plutôt fébrile
38:35avec une particularité
38:37c'est que
38:37les américains
38:38expliquent ce soir
38:39la presse américaine
38:40général Siddos
38:40qu'il pourrait
38:42s'entendre
38:42dans un premier temps
38:43avec les iraniens
38:44sur une page
38:45c'est à dire
38:46une page
38:47un certain nombre
38:48de points
38:48sur lesquels
38:49il serait d'accord
38:50pour commencer
38:51à discuter
38:51il faut passer
38:53par ce petit pas là
38:54d'avoir un petit cadre
38:56d'une page
38:56pour savoir
38:57sur quoi on peut s'entendre
38:58une négociation
38:59il vaudrait mieux
38:59commencer par le facile
39:00avant d'attaquer
39:01le difficile
39:02quand on attaque
39:03d'emblée
39:04le difficile
39:04ça bloque forcément
39:05il faut quand même
39:06créer un climat
39:07de confiance
39:08entre les négociateurs
39:10pour arriver
39:11à tout doucement
39:12aller
39:13sur le point difficile
39:14alors le point difficile
39:15c'est que le côté nucléaire
39:16évidemment
39:17Trump n'arrête pas
39:18de répéter
39:18qu'il ne cédera jamais
39:20sur la menace nucléaire
39:21des iraniens
39:21et les iraniens
39:22ne veulent pas lâcher
39:23leur trésor de guerre
39:24donc là si on commence
39:25à discuter uniquement
39:26là-dessus
39:26ça n'ira pas
39:27effectivement
39:27alors déjà
39:28le détroit d'Ormose
39:29c'est un sujet brûlant
39:31il y a peut-être
39:31les avoirs gelés
39:32un certain nombre
39:33de choses comme ça
39:33qui pourraient être
39:35traitées
39:35effectivement
39:37dans le cadre d'une négociation
39:38progressive
39:38progressive
Commentaires

Recommandations