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Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 13 mai 2026.
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00:0312h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole, avec Amandine Bégaud.
00:08Et à la une aujourd'hui, l'inflation qui repasse la barre des 2%, 2,2% au mois d
00:13'avril.
00:14Les chiffres de l'INSEE ont été publiés ce matin, conséquence de la flambée des prix des carburants notamment.
00:20Et face à cette hausse des prix, vous êtes nombreux à changer vos comportements, à redoncer à certaines choses.
00:26On va en parler dans un instant. Si c'est votre cas, appelez-nous 3210.
00:31Sur le front de l'antavirus, le gouvernement continue de multiplier les initiatives pour rassurer.
00:36La France, dit la ministre de la Santé, dispose d'un stock de masques suffisant en cas d'épidémie pour
00:43au moins 3 mois, dit-elle.
00:45Et puis, on l'a appris tout à l'heure, plus de 1700 personnes sont confinées à bord d'un
00:50bacbo de croisière,
00:51arrivées dans la nuit de mardi à mercredi à Bordeaux, en provenance de Brest, confinées après le décès d'un
00:57passager et une suspicion d'infection digestive aiguë.
01:01Peut-être une épidémie de gastro-entérique parmi ces passagers de très nombreux Britanniques et des Irlandais.
01:10Les autorités sanitaires, en tout cas, sont prévenues et s'occupent de la situation.
01:17La météo avec vous, Anthony Kazmarek.
01:19Alors, c'est un grand week-end.
01:21Il y a beaucoup, beaucoup de nos auditeurs qui ne travaillent pas demain et qui ne travailleront pas vendredi non
01:28plus
01:28et qui espéraient profiter de ce long week-end.
01:32C'est pas gagné, en tout cas pas pour demain.
01:34Bah, restez coucher, demain et vendredi.
01:36Franchement, non, mais ça va être deux journées très, très désagréables.
01:38Ah oui, à ce point.
01:39Vous aimez les giboulées de Mars ?
01:41Oui, mais les giboulées, ça veut dire qu'il y a du soleil, par moment.
01:42Il y en aura quelques éclaircies, mais très, très peu.
01:45Ce sont vraiment les nuages et les averses qui vont dominer et demain et vendredi sur presque tout le pays,
01:51sauf près de la Méditerranée.
01:52C'est là que vous aurez le plus de soleil avec un temps sec, du Languedoc à la Provence et
01:56à la Côte d'Azur.
01:57Vous aurez du vent aussi près de la Méditerranée, mais ailleurs, n'y comptez pas, ce sera très gris, des
02:01averses, des orages, parfois du grésil et surtout un vent de nord-ouest.
02:05Donc un vent frais, désagréable, des températures qui vont se retrouver demain et vendredi, 5 à 7 degrés en dessous
02:12des moyennes de saison.
02:13On aura du mal à dépasser les 13 degrés sur la moitié nord l'après-midi et les 15 degrés
02:18au sud, donc au meilleur de la journée.
02:20Il neigera en montagne à partir de 1200-1300 mètres seulement, donc des conditions quasiment hivernales en montagne.
02:27Et puis samedi et dimanche, ça ira mieux.
02:29Il restera quand même des averses, mais on aura beaucoup plus d'éclaircies, des températures qui vont grappiller 1 ou
02:342 degrés, notamment dimanche.
02:36Dimanche après-midi, on a une perturbation qui va tenter d'arriver par l'ouest.
02:40Elle devrait être rejetée lundi, donc on aura quand même quelques averses sur la moitié nord-lundi.
02:44Au sud, ça ira mieux.
02:46Et puis mardi, on va retrouver les moyennes de saison, c'est-à-dire 20 degrés en moyenne au nord,
02:5122 au sud, avec un temps sec, donc de belles éclaircies.
02:54Et cette tendance sèche et de plus en plus chaude devrait nous accompagner normalement, si tout va bien, pour le
03:00reste de la semaine prochaine.
03:01Donc on va croiser les doigts.
03:02Un épisode un peu difficile, mais après, ça s'arrange.
03:05Voilà ce qu'il faut se dire.
03:06Merci beaucoup Anthony.
03:07Il est 13h04.
03:10Jusqu'à 14h.
03:12Les auditeurs ont la parole.
03:13Amandine Bégaud sur RTL.
03:18Et on va évoquer ces chiffres de l'inflation, plus 2,2%, je vous le disais à l'instant au
03:24mois d'avril.
03:26Conséquence, bien sûr, de la flambée des prix du carburant.
03:29Clairement, en tout cas, vous avez changé vos habitudes ces dernières semaines, ces derniers jours aussi.
03:35La consommation d'essence et de diesel a brusquement chuté, de façon assez spectaculaire même, à moins 30%, si l
03:43'on en croit les chiffres donnés par le Premier ministre hier, Sébastien Lecornu.
03:47Moins 30% pour les 10 premiers jours du mois de mai.
03:51Alors, est-ce que vous aussi, vous avez changé vos habitudes ? Est-ce que vous renoncez un certain nombre
03:56de choses ?
03:56On va en parler avec vous et on commence avec Jean-François. Bonjour Jean-François.
04:00Bonjour Amandine.
04:01Vous nous appelez d'où Jean-François ?
04:03Port-des-Barc en Charente-Maritime, c'est juste à côté de Rochefort.
04:07Alors vous, vous renoncez à certaines choses ou pas ?
04:10Oui.
04:11Oui ?
04:12Oui, oui, oui. Parce qu'en fait, déjà, lors des dernières vacances, avec mon fils, on est resté à la
04:18maison.
04:19On n'a pas bougé. On s'est baladé sur notre commune. Mais bon, notre commune, on la connaît puisqu
04:23'on y vit tous les jours.
04:25On n'est pas allé, par exemple, à Royan pour aller ne serait-ce que se balader sur la plage
04:29parce que c'est 44 kilomètres.
04:31Allez, 44 kilomètres retour. Et avec le prix du carburant, aujourd'hui, le moindre centime, on fait hyper attention parce
04:39qu'en fait, tout augmente.
04:41On est un peu pris à la gorge et ça devient compliqué. Très compliqué.
04:46Et là, par exemple, pour ce grand week-end, je ne sais pas si vous aviez prévu de travailler. Vous
04:51seriez parti en temps normal ?
04:54Alors, non, parce que ma femme travaille et moi aussi, je travaille ce week-end à partir de vendredi
04:59puisque moi, je gère une boutique en ligne sur la pop Culture Geek et je suis sur un salon ce
05:05week-end.
05:05Donc, je vais avoir des frais de carburant et pas que ça. Donc là, on ne part pas.
05:12Mais on sait qu'au mois d'août, quand ma femme va être en congé, on ne part pas.
05:17Ah, vous avez décidé de ne pas partir. Et pourtant, d'habitude, vous partez ?
05:21L'année dernière, on est parti. Il y a deux ans aussi, on est parti.
05:23Alors, il y a deux ans, on n'était pas parti au mois d'août. On était parti au mois
05:26de mai avec les ponts.
05:27Donc, ça dépend des années. Mais là, non, on ne part pas.
05:30Non, on ne part pas. Pourquoi ? Parce qu'en dehors du carburant, il y a aussi le fait pour
05:36se nourrir
05:36où ça devient de plus en plus cher. Je comprends que tout le monde aussi a besoin de vivre,
05:40a besoin de gagner de l'argent. Mais effectivement, ça devient très, très compliqué.
05:46Et voilà, depuis ce matin, j'entends comme quoi il y a une inflation de 2%.
05:50Alors, effectivement, notamment dû au carburant.
05:52Mais on sait que ce qui est dû au carburant, dans quelques semaines, on va le payer sur tout ce
05:57qui est alimentaire.
05:58Parce qu'il faut bien répartir les coûts aussi. Parce que les transports, ils ont besoin de vivre et tout.
06:03Donc, oui, on vit une situation qui devient très, très compliquée.
06:07Et on est quand même de plus en plus pris à la gorge.
06:10Alors même, vous le disiez, que vous travaillez tous les deux.
06:12Oui.
06:13Non, mais c'est ce qui est frappant et ce qui était aussi frappant dans le reportage de Philippe Demaria.
06:18C'est que des gens qui travaillent, je ne sais pas combien vous gagnez à vous deux,
06:23mais se retrouvent aujourd'hui à faire beaucoup plus attention qu'ils ne le faisaient encore il y a quelques
06:29mois.
06:29Merci beaucoup, Jean-François, pour votre témoignage.
06:31Je voudrais qu'on accueille Aude-Emmanuel. Bonjour.
06:34Bonjour, Amandine.
06:35Vous, vous êtes aide à domicile ?
06:37Oui.
06:37Dans quelle région ?
06:39À Chambéry, en Savoie.
06:41Donc, bien sûr, vous prenez votre voiture pour travailler.
06:44Oui, oui, toujours.
06:45Et pour le reste, vous avez renoncé à certaines choses ?
06:49Déjà, nous, on devait partir en vacances, on ne part plus.
06:52Vous deviez partir quand ?
06:53On devait partir fin août.
06:56On devait partir au côté de Dijon, voir ma copine, ma Carole, de Dijonais,
07:01qui est une très grande fidèle d'RTL.
07:05Oui, on lui fait un petit coup au passage.
07:07Oui, des grands bisous.
07:08Mais on devait partir.
07:10Là, elle devait venir pour mon anniversaire début mai.
07:13À cause de l'essence, tout a été annulé.
07:15Il y a plein de choses qui sont annulées.
07:17La seule chose qu'on n'annule pas cette année, c'est le mariage de ma fille.
07:20Elle se marie quand ?
07:22Dans trois semaines.
07:23Dans trois semaines.
07:23C'est bon Dieu.
07:25Donc, ça, ce n'est pas annulé parce que tout est payé d'avance
07:27et tout a été budgété depuis bien longtemps.
07:30Mais sinon, comme disait l'auditeur précédent, tout a augmenté.
07:35C'est la catastrophe.
07:38Et outre les vacances, dans votre quotidien, vous avez changé des choses, d'Emmanuel ?
07:43Sur la nourriture, oui.
07:45En regardant deux fois, on prend plus petite quantité.
07:48Et puis, on dit merci au jardin.
07:50J'ai mon mari qui fait un super jardin.
07:52Donc, là, on est en train d'attaquer les cerises qu'on n'est pas obligé d'acheter
07:56parce qu'elles sont hors de prix.
07:58Alors, je comprends que tout le monde doit travailler.
08:00Il n'y a aucun souci.
08:01Mais il ne faut quand même pas, des fois, abuser non plus.
08:04Il y a des choses quand même que, par ton magasin, ils font des grandes marges.
08:09Ce qui a fait la différence dans votre quotidien et dans le budget,
08:12c'est vraiment la hausse des prix des carburants ?
08:14Ah oui, parce que si on ne part pas en vacances,
08:16c'est parce qu'on a dû taper dans le budget qu'on avait mis pour partir en vacances.
08:20Ah oui, là, vous avez tapé dedans déjà ?
08:22Ah ben oui, entre mars et avril, nous, on a pris 200 euros dans le budget des vacances
08:28parce qu'on est à deux voitures.
08:29On est tous les deux à travailler en décalé.
08:34Je ne peux pas, moi, en étant à domicile, prendre les transports en commun
08:37parce qu'il faut que j'emmène les personnes faire leurs courses.
08:39Je ne peux pas les mettre dans le bus.
08:41Mon mari, lui, travaille en décalé.
08:43Il ne rentre pas avant 23 heures ou minuit.
08:46Tout dépend comment il travaille, si les matchs sont terminés ou pas.
08:51C'est compliqué, quoi.
08:52Donc, il y a plein de choses qu'on pourrait profiter
08:55si on faisait des heures de bureau, on dirait.
08:58Mais quand on travaille en dehors des heures de bureau,
09:00il y a plein de choses qu'on ne peut pas utiliser pour faire des économies, quoi.
09:04Et l'essence, c'est à manger un gros budget de plein de choses.
09:07Aussi bien nourriture que vacances, que même un peu loisirs
09:11parce que, vous voyez, on n'a pas...
09:13D'habitude, on aimait se faire un petit resto de temps en temps.
09:16Là, ça fait...
09:17Même pour mon anniversaire, on n'a pas pu aller au resto, vous voyez.
09:19Votre dernier restaurant, il remonte à quand, Aude-Emmanuel ?
09:24Il remonte à Pâques parce que c'était prévu et que c'était un repas de famille et tout ça.
09:30Donc, c'est pour ça.
09:31On était tous en famille avec les enfants et la grand-mère.
09:35Mais sinon, voilà, quoi.
09:36Sinon, c'était pour les 90 ans de maman, donc c'était compliqué, quoi.
09:41Aude-Emmanuel, restez avec nous, Jean-François, également.
09:44On va continuer à évoquer ce sujet, retrouver Yves, notamment, dans un instant,
09:48qui, lui, annule carrément des interventions dans les collèges
09:52à cause des prix des carburants, tout de suite.
09:54Contactez-nous gratuitement via l'appli RTL ou au 30 de 10.
09:5850 centimes la minute.
10:01Amandine Bégaud, RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
10:0713h14 sur RTL.
10:08On continue à évoquer ces flambées des prix.
10:12Je dis ces parce qu'on a eu les chiffres ce matin de l'inflation pour le mois d'avril
10:16de plus 2,2%.
10:18On est donc repassés au-dessus de la barre des 2%,
10:22après 1,7% au mois de mars dernier.
10:26Et vous êtes de plus en plus nombreux à renoncer à certaines choses,
10:29à avoir changé vos comportements, rien qu'au niveau des carburants, par exemple.
10:33Ça, c'est ce que nous disait hier le Premier ministre.
10:36La consommation est en baisse de 30% sur les premiers jours de mai,
10:40sur les dix premiers jours de mai,
10:41période à laquelle les Français, d'habitude, partent beaucoup plus que d'habitude.
10:48Alors, avez-vous renoncé à un week-end, à des vacances,
10:52à certaines choses du quotidien aussi ?
10:54Est-ce que vous faites attention pour vos loisirs ?
10:57Dans vos courses, on continue à en parler avec vous.
11:00Et on va accueillir Laurent d'abord.
11:01Bonjour Laurent.
11:02Bonjour Amandine.
11:04Vous, vous faites des vrais choix,
11:06et notamment pour votre programme pour aujourd'hui.
11:09Alors oui, on devait partir avec mon épouse à la Nationale 2-Chevaux.
11:13C'est une rencontre qui a lieu tous les ans.
11:16Tous les passionnés 2-Chevaux se rencontrent,
11:17et c'était à Villiers-sur-le-Loire.
11:20Pardon Laurent, vous n'êtes pas sur vos parleurs ?
11:23Ah non, pas du tout.
11:24Ah, vous êtes loin ! J'ai l'impression, non ?
11:27Non, non, ben écoutez, je mets au plus près.
11:30D'accord, bon, alors allez-y, pardon.
11:32Donc, je devais partir à la Nationale 2-Chevaux à Villiers-sur-le-Loire,
11:36et donc 194 kilomètres par rapport à chez nous.
11:39Et du coup, avec mon épouse, on a dit, ben non, on n'y va pas,
11:43on ne va pas aller gaspiller trois pleines voitures pour aller se promener avec la 2-Chevaux.
11:46Hum, et c'est quelque chose, enfin, vous avez l'habitude d'aller ?
11:51Ah, c'est tous les ans.
11:53Oui, ah oui, donc là, c'est vraiment, c'est un crève-cœur quand même, j'imagine.
11:56C'est un crève-cœur, mais bon, après, voilà, on se dit que, ben, il faut remplir le frigo en
12:01priorité,
12:02et puis les loisirs, ben, pas 100 secondes, hein.
12:05Donc, et on avait même regardé pour annuler les vacances de cet été, au mois de juillet.
12:11Ah, vous y avez songé ?
12:12Oui, on y a songé, on a regardé combien on perdrait d'argent,
12:16mais quand on a vu ce qu'on perdrait, on a dit, ben non, on continue,
12:19on ne va pas perdre encore de l'argent pour annuler les vacances.
12:23Du coup, vous anticipez, j'imagine, peut-être un peu en faisant encore plus attention ?
12:28Alors, on évite tout ce qui est double utilisation de voiture,
12:33donc on ne prend qu'une voiture, dès qu'on ne le peut, on ne prend qu'une voiture,
12:36parce que moi, je travaille déjà à 52 kilomètres de chez moi,
12:40donc ça fait 104 kilomètres aller-retour.
12:42Ah oui ?
12:43Par jour.
12:44Vous avez chiffré ce que ça vous coûte en plus de carburant depuis la fin du mois de février ?
12:49Alors, par mois, c'est à peu près 150 ou 200 euros de plus.
12:54Oui, c'est énorme dans les loisirs.
12:55Ah oui, et puis les choses qui vont être mises en place pour les gros rouleurs,
13:00je ne suis pas sûr de pouvoir rentrer dedans, dans les barèmes,
13:04donc pas le choix.
13:06Obligé de faire des choix sur des loisirs.
13:10Donc voilà, les motos restent au garage.
13:14Bon, il faut vous dire la prochaine fois, l'année prochaine.
13:16Oui, oui, voilà.
13:18C'est facile à dire, et puis il y a certainement des gens qui se disent comme ça,
13:21en vous entendant, bon, il y a des choses plus graves.
13:23Oui, bien sûr qu'il y a des choses plus graves, mais bon, c'est vrai que quand on commence
13:26à renier sur ses loisirs pour justement être sûr de pouvoir avoir trop à manger, etc.,
13:33c'est un problème.
13:35Et comme disaient certains de vos auditeurs, on a la chance de travailler à deux.
13:38Mais c'est ça, oui, vous travaillez tous les deux.
13:40On travaille à deux.
13:41En gros, vous gagnez combien à deux, Laurent ?
13:44Allez, je vais vous dire entre 4.500 à peu près.
13:49Oui, donc c'est bien.
13:50C'est plus que la moyenne des Français à deux.
13:53Oui, oui, on est bien.
13:56Mais le problème, c'est qu'on est obligé de faire attention à tout maintenant.
13:59Parce qu'on parle du carburant, mais comme disaient les autres auditeurs,
14:02il y a également tout ce qui est alimentaire,
14:06qui va augmenter à un moment ou à un autre.
14:08Moi qui suis conducteur routier, forcément, le transport, à un moment ou à un autre,
14:11va falloir que quelqu'un le paye.
14:13Voilà, donc on fait des sacrifices sur les loisirs.
14:16Merci Laurent pour votre témoignage.
14:18On va accueillir Yves.
14:19Bonjour Yves.
14:21Bonjour Amandine.
14:22Vous êtes délégué de la prévention routière.
14:26Oui, délégué bénévole.
14:28Vous avez dû annuler certaines interventions, expliquez-moi.
14:31Oui, à partir de la mi-avril,
14:32tout ce qui excédait une distance allée supérieure à 30 km,
14:36j'ai dit non, ce n'est plus la peine.
14:38Chez moi, le carburant, le litre de gasoil,
14:41elle a pris plus 60 centimes, pratiquement, vous voyez.
14:44Donc, moi, j'habite au centre de la Seine-et-Marne,
14:48et donc j'ai des missions qui m'emmenaient à plus de 120 km,
14:53vers le sud, vers l'ouest.
14:55Donc, c'est des interventions, je précise, dans les collèges, les lycées,
14:57auprès des jeunes.
14:58Oui, dans les collèges, principalement.
15:01Donc, ce qui m'embête, ce sont des établissements dans lesquels je me rends chaque année.
15:06Mais bon, mais là, il a fallu décommander, dire bon, désolé,
15:10mais là, compte tenu des prix du carburant, là, pour l'instant, on ne peut pas venir.
15:16Et malheureusement, ça risque de se reproduire pour l'année scolaire suivante,
15:19parce que si les prix ne baissent pas,
15:22ça sera le même, je dirais que la même règle à piquer,
15:26c'est-à-dire au-delà de 30 km allé, bon, je ne me déplace pas.
15:30Et vous le rappeliez, Yves, ces bénévoles, ce que vous faites,
15:32il y a tout un tas d'associations qui sont aujourd'hui touchées de plein fouet
15:36par ces hausses de prix.
15:38Je pense à des associations sportives qui renoncent à la participation
15:42à certaines compétitions parce que ça fait trop loin et donc trop cher.
15:46C'est tout un pan de notre société qui est un peu fragilisé.
15:50Ah oui, ça, c'est tout à fait évident.
15:51Bon, ceci étant dit, à la présence routière,
15:54nous touchons une indemnité kilométrique,
15:56mais qui, jusqu'à présent, tenait le coup.
15:58Parce qu'en fait, ça tient également en compte du coût d'entretien du véhicule,
16:01voire des réparations, des choses comme ça.
16:03Dans les derniers six mois, sur mon véhicule,
16:05j'en ai eu pour 2200 euros de réparation, de grosses réparations.
16:09Vous voyez ?
16:09Alors, bon, et vraiment un autre grand regret,
16:13bon, l'association fait ce qu'elle peut.
16:15Bien sûr, je ne visais pas du tout l'association, mais c'est vrai que...
16:18Bon, mais il arrive un moment, il faut faire le point.
16:21Et puis, est-ce que ça vaut le coup ?
16:22Ben non, ça ne vaut pas le coup.
16:24Bon, ben, pour l'instant, on est en stand-by, comme on dit maintenant.
16:27Mais j'espère que ça va se régler,
16:29parce que l'année scolaire prochaine va être vraiment préoccupante.
16:32Et je rappelais hier les chiffres de la sécurité routière
16:35qui ont été très mauvais pour le mois d'avril,
16:38avec une forte hausse de la mortalité sur les routes.
16:41C'est important de répéter aussi ces messages de prévention.
16:45Oui, d'ailleurs, vous évoquiez, je crois que c'était hier,
16:47vous évoquiez les trottinettes et ces choses-là.
16:49Je connais la réglementation par cœur.
16:52Vous voyez, si vous avez besoin d'un intervenant sur ce sujet,
16:55il n'y a pas de souci.
16:55Je connais par cœur.
16:56Ce sera avec grand plaisir, Yves.
16:58Merci beaucoup, en tout cas, pour votre témoignage.
17:01Bonjour, Nathalie.
17:02Bonjour.
17:03Vous, vous êtes auxiliaire de vie.
17:05Dans quelle région ?
17:07En Haute-Vienne.
17:08Et donc, j'imagine que vous utilisez beaucoup votre voiture ?
17:12Eh oui, parce qu'en plus, j'habite en pleine campagne,
17:15donc on est obligé de prendre la voiture.
17:17Bon, et vous avez renoncé à certaines choses
17:21ou réorganisé certains déplacements ?
17:23Racontez-moi.
17:24Alors, déjà, pour les personnes âgées,
17:29je demandais d'un indemnité géométrique
17:33parce que ceux qui peuvent...
17:35Oui, ce qui n'était pas le cas jusqu'à présent ?
17:38Non, jusqu'à présent, je ne demandais pas.
17:40Et bon, il y en a qui peuvent et ils ont accepté,
17:43ils comprennent.
17:46Et ce qu'on a mis en place aussi pour les courses,
17:50pour aller faire les courses, avec ma voisine,
17:55on prend une semaine l'une, une semaine l'autre.
17:57En fait, du coup, voiturage.
17:59Voilà.
18:02Donc, on voit un liquide à l'agréable
18:04et puis ça fait moins de dépenses.
18:08Oui, bien sûr.
18:09Et sinon, sur les loisirs,
18:13pour l'instant,
18:14vous n'avez pas renoncé à certaines choses ?
18:17Moi, non.
18:19Mais...
18:19Je sais, c'est cette musique.
18:21Moi, non.
18:22Mais mon mari qui est chasseur,
18:25on se demande s'il va continuer.
18:30Et les vacances ?
18:32Les vacances, de toute façon,
18:34on n'en prend pas.
18:36D'accord.
18:36Vous n'aviez pas pris une partie ?
18:38Non, parce qu'avec le métier de mon mari,
18:40on ne peut pas.
18:42D'accord.
18:44Merci, Nathalie, pour votre témoignage.
18:46On va retrouver Agnès.
18:46Bonjour, Agnès.
18:49Bonjour, Abandine.
18:50Bonjour aux auditeurs.
18:51Vous, vous travaillez sur les marchés ?
18:53Oui.
18:54Oui.
18:55Et alors, comment ça se passe ?
18:57Racontez-moi.
18:59Déjà, la première chose,
19:00tout le monde dit que les prix vont augmenter,
19:01les prix vont augmenter.
19:02Alors, dans l'alimentaire,
19:04peut-être que les prix peuvent être répercutés.
19:07Pour ceux qui font autre chose sur les marchés,
19:09je vous assure qu'on n'a pas les moyens
19:11d'augmenter les prix
19:12et on ne les augmentera certainement pas cette année.
19:14Pourquoi pas les moyens d'augmenter les prix ?
19:17Parce qu'on a affaire à la clientèle
19:19qui nous dit effectivement tous les jours
19:21que c'est dur.
19:22Donc, si on veut vendre des pantalons,
19:25des chemises, des chaussures, des sacs,
19:27ce n'est pas en augmentant les prix
19:29qu'on va y arriver.
19:29Et puis, on est comme eux,
19:31donc on les comprend.
19:32On sert les prix.
19:32Donc, vous, vous vendez quoi sur les marchés ?
19:35Du linge de maison.
19:35Du linge de maison.
19:36On s'est déjà parlé, Agnès.
19:37Je m'en souviens.
19:38Oui.
19:40Voilà.
19:40Et donc, vous m'aviez dit déjà,
19:42les clients, ils regardent à deux fois avant d'acheter.
19:45Ça se confirme ?
19:46Oui.
19:47Et puis, on les connaît depuis tellement longtemps.
19:49Quand vous avez des retraités qui viennent,
19:50on sait très bien que les retraites, c'est dur.
19:52On connaît notre clientèle.
19:54Donc, les prix n'augmenteront pas.
19:56On a de facturer le problème.
19:57C'est ce qui sort.
19:59Donc, on n'augmente pas nos prix,
20:01mais c'est ce que je disais tout à l'heure.
20:04Mercredi, j'ai fait la moitié du plein de mon camion.
20:06C'était un quart de ma recette.
20:08Un quart de votre recette qui est partie dans votre...
20:11Même pas dans un plein.
20:13Mais oui, on en est à 250 euros pour un plein de camions.
20:16On a l'impression de rouler avec des poids lourds.
20:19Et est-ce que, Agnès, vous avez renoncé à vous rendre dans certains marchés ou pas encore ?
20:23Alors, on a déjà supprimé tous les marchés qui étaient à 100 kilomètres alors qu'on y allait toutes les
20:28semaines.
20:28Vous êtes en Loire-Atlantique, de mémoire.
20:30Oui. Mais bon, de là, nous, on rayonne tout autour.
20:34Mais le problème, c'est...
20:36Qu'est-ce qui va nous rester à la fin de l'année dans notre poche ?
20:40Parce que tous les petits commerçants, les artisans, je pense qu'on est nombreux à écouter RTL,
20:45c'est quand on fait le bilan qu'on sait exactement ce qu'on a gagné dans l'année.
20:49Et là, le comptable commence déjà à nous alerter parce qu'on fait des fluctuations au bout de six mois.
20:53Et il nous dit, mais il y a trop de frais.
20:56Oui, c'est l'essence.
20:57Donc, trop de frais.
20:58Ah ben, oui.
21:00C'est l'essence.
21:01Et puis, ça va être répercuté parce qu'après, les mairies nous augmentent les prix des places
21:04puisque c'est indexé sur le coût de la vie.
21:06Ah oui, c'est vrai ? Elles augmentent le prix des places, les mairies, les places de marché ?
21:10Ah ben, tous les ans, les prix des places sont augmentés.
21:13Donc, 2 %, 5 %, 8 %.
21:17Donc, on nous répercute toutes les augmentations que nous, on ne peut pas répercuter.
21:22Quand j'ai des livraisons et que le transporteur me dit, écoutez, il y a un surcoût pour la livraison,
21:26je ne peux pas lui dire non.
21:28Je sais ce que ça lui coûte.
21:29Mais c'est encore nous qui absorbons ça.
21:31Et le problème, c'est qu'un commerçant, quand il fait son résultat à la fin de l'année,
21:36s'il n'a pas de résultat, même en ayant travaillé 7 jours sur 7,
21:40on ne valide pas nos trimestres.
21:43Oui, donc, c'est un peu sans solution, j'allais dire, Agnès.
21:47Parce que si vous augmentez les prix, vous ne vendrez pas.
21:50Ah, mais c'est pour ça que les petits commerces ferment tous les jours, tous les jours, tous les jours.
21:54Mais c'est une catastrophe.
21:55Et malheureusement, à part RTL, on n'intéresse personne.
21:59Il n'y a pas un politique qui s'intéresse à ce sujet.
22:02Vous pouvez les interpeller directement.
22:06Qu'est-ce que vous voudriez que le gouvernement fasse pour vous, Agnès ?
22:10Déjà, sur les marchés, nous donnez quelques droits.
22:15Parce qu'en plus, on est sur le domaine public et c'est précaire et révocable.
22:19Ça veut dire que du jour au lendemain, on vous dit, vous n'êtes pas venu assez souvent, vous n
22:23'avez plus de place.
22:24Et donc, du jour au lendemain...
22:25Donc là, tous les marchés qu'on est en train de rater, on nous note les présences.
22:31Si on n'a pas nos présences obligatoires à la fin de l'année, c'est comme à l'école,
22:35et bien on y virer.
22:38Bon, écoutez, merci beaucoup, Agnès, pour ce témoignage.
22:41Et effectivement, ça soulève encore une fois la plainte question.
22:45Je ne sais pas si on vous aura entendu, mais en tout cas, on y reviendra très sûrement dans les
22:51prochaines semaines.
22:52Et tenez-nous au courant, Agnès, si vous voyez encore une évolution, les choses bouger ou pas sur ce niveau
22:59-là.
22:59On vous souhaite beaucoup de courage, d'autant que travailler sur les marchés, on le sait, c'est compliqué.
23:04Et pourtant, ça fait aussi partie de notre vie, de la vie de nos communes.
23:09Dans un instant, on va changer de sujet, puisqu'on va parler gestes de premiers secours.
23:14On est trop peu formés en France, 22% en moyenne de Français formés.
23:19C'est 80% par exemple en Allemagne, ça pourrait sauver des vies.
23:22On en parle dans un tout petit instant, il faut nous appeler au 3210.
23:25Et puis, on retrouvera Jean-Alphonse, Jean-Alphonse Richard. Bonjour Jean-Alphonse.
23:28Bonjour Amandine.
23:29Le programme de l'heure du crime, dans un instant, à tout de suite.
23:33Bonne journée sur RTL.
23:45Jusqu'à 14h.
23:47Les auditeurs ont la parole.
23:49Amandine Bégaud sur RTL.
23:51On va parler dans un instant des premiers secours, des gestes qui sauvent.
23:56Nous sommes trop peu formés aujourd'hui en France.
23:59Et pourtant, on voudrait tous l'être quand on regarde les sondages en tout cas.
24:02On va en parler dans un instant.
24:04Et puis à 14h, comme chaque jour, ce sera l'heure du crime avec vous, Jean-Alphonse.
24:07Et aujourd'hui, une vieille dame de 90 ans, laissée pour morte chez elle.
24:11Oui, c'est l'affaire Yvette Boiteux.
24:13Alors comme ça, ça paraît assez banal.
24:1590 ans, elle vit seule dans un pavillon près de Saumur.
24:18On va la découvrir un matin entre la vie et la mort.
24:20Elle baigne dans son sang.
24:21Elle a été sauvée de justesse.
24:22C'est un cambriolage, apparemment, qui aurait mal tourné.
24:25Peut-être.
24:26Mais un suspect, après bien des semaines d'enquête et des mois, va revenir en boucle.
24:30C'est le neveu de la vieille dame, cet homme.
24:33Il a 65 ans.
24:34Il habite à 600 kilomètres de chez elle.
24:36Donc, il ne pouvait pas être là, manifestement, le soir du crime.
24:41Il est son seul héritier.
24:42Il a un alibi parfait.
24:44Il n'y a rien à dire.
24:45Comment serait-il donc transformé, finalement, un homme invisible pour qu'on ne le détecte pas,
24:50alors qu'il aurait fait 1200 kilomètres au total pour venir chez sa tante et essayer de la tuer ?
24:56Oui, c'est...
24:56C'est bizarre.
24:57Et bien pourtant, vous allez voir, il y a beaucoup de surprises.
24:59Donc, réponse dans l'heure du crime.
25:01Yvette Boiteux, 1200 kilomètres pour tuer Tata.
25:0514h, à tout à l'heure.
25:07Sacré titre.
25:08Oui.
25:08C'est un bon teasing, le monde dit, dans notre métier.
25:10Ça donne envie.
25:11Il y a des surprises avec cet homme.
25:12Merci beaucoup, Jean-Alphonse.
25:13L'heure du crime, tous les jours à 14h.
25:15Ne manquez pas ce rendez-vous pour l'heure.
25:17Il est 13h31.
25:2012h30, 14h.
25:21RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
25:24Avec Amandine Bégaud.
25:25Je suis été victime d'un arrêt cardiaque.
25:28C'est mon fils de 13 ans qui m'a réanimé,
25:30qui m'a massé pendant presque 20 minutes jusqu'à l'arrivée des pompiers.
25:34Aujourd'hui, mon fils, je lui dois la vie.
25:36Il a fait partie du conseil départemental des jeunes.
25:39Il avait fait passer un projet pour rendre obligatoire la formation dans les collèges.
25:44C'est une formation, justement, pour pouvoir pratiquer les premiers secours sur les gens qui font un arrêt cardiaque.
25:50Je me suis formé à titre personnel en tant que secouriste.
25:55C'est une formation que nous devons refaire tous les 3 ans.
25:59Et elle est payante.
26:00Ce n'est pas normal que nous ayons à prendre en charge les frais pour se former, pour sauver les
26:05autres.
26:06Les messages de Claude et José autour de ces gestes qui sauvent.
26:10Pourquoi on a voulu vous en parler ?
26:12Parce que ce matin, on a découvert cette histoire assez surprenante.
26:16Belle histoire, un sauvetage.
26:18C'était dimanche dernier en Ile-et-Vilaine, à Saint-Sulpice-la-Foret.
26:21Des joueurs de foot ont sauvé de la vie à l'un de leurs coéquipiers,
26:25qui a été victime d'un arrêt cardiaque en plein match.
26:27C'était dimanche après-midi.
26:29Plusieurs d'entre eux connaissaient ces gestes et l'ont donc sauvé.
26:32Il est aujourd'hui toujours hospitalisé, mais il va bien.
26:35Ses jours ne sont plus en danger.
26:37Belle histoire.
26:39Et pourtant, ça ne se termine pas toujours bien.
26:41Trop rarement bien, même parce que seuls 20-22% des Français sont formés.
26:47C'est encore trop peu.
26:48On va en parler avec Mélanie Appadou, qui est avec moi en studio.
26:51Bonjour.
26:52Bonjour.
26:52Bienvenue.
26:53Vous êtes la responsable des opérations pour l'association Staying Alive,
26:56qui forme aux gestes qui sauvent.
26:58Et on va revenir sur ce titre, bien sûr, sur ce nom d'association dans un instant.
27:02Mais je voudrais d'abord qu'on accueille José.
27:03Bonjour José.
27:04Oui, bonjour Amandine.
27:06On a entendu tout à l'heure, à l'instant, votre message.
27:09C'est votre fils qui vous a sauvé la vie.
27:12Racontez-nous dans quelles circonstances.
27:15En fait, c'était suite au décès d'un de mes meilleurs amis.
27:18Donc, j'ai fait ce qu'on appelle un syndrome du cœur brisé.
27:21Et deux jours après ces obsèques, je suis arrivé à 22h à la maison.
27:25J'étais avec des amis, mais je ne me sentais pas forcément très très bien.
27:28Et en arrivant à la maison, je me suis appuyé contre le mur.
27:32Je me suis assis.
27:34Et j'ai commencé, alors ça veut dire, des gens qui m'ont raconté.
27:37Donc, ma femme et mon enfant.
27:39Je suis devenu tout ouvert.
27:41J'ai commencé à mousser.
27:42Et puis, ma femme a commencé, vu qu'elle pensait qu'au début, je faisais une farce.
27:47Mais évidemment, elle a très vite compris que ce n'était pas une farce.
27:49Et donc, elle a commencé à me masser.
27:52Mais très vite, elle était à court de force.
27:54Parce que ça demande quand même des efforts relativement conséquents.
27:58Entre-temps, mon fils a appelé les secours pour savoir quels gestes opéraient de premiers secours.
28:04Il a quel âge, votre fils ?
28:05Alors, aujourd'hui, il a 16 ans.
28:06Mais à l'époque, il avait 13 ans.
28:08Oui.
28:09Et du coup, quand elle n'arrivait plus à me masser.
28:12Donc, c'est Ruben, mon fils, qui a appris le relais et qui m'a massé jusqu'à l'arrivée
28:16des pompiers.
28:17C'est-à-dire presque 15-20 minutes après.
28:20C'est long, 15-20 minutes.
28:21Avec l'angoisse en plus d'avoir bien compris qu'il avait votre vie entre les mains quand même.
28:27Mais c'est ce que m'ont dit les médecins.
28:29Par la suite, les cardios m'ont dit, si aujourd'hui vous êtes là, vous faites partie des 5%
28:33de gens qui s'en sortent sans zéro séquelle.
28:37Et ce qui a fait que vous êtes là aujourd'hui, c'est l'énergie du désespoir.
28:41Parce que vous étiez son papa.
28:42Ils m'ont bien fait comprendre qu'un adulte, dans la plupart des cas, au bout de 10 minutes, un
28:48quart d'heure,
28:49soit il n'a plus la force de pouvoir continuer les premiers secours.
28:52Soit il considère que de toute façon, c'est trop tard, qu'il n'y a plus rien à faire.
28:57Et souvent, bien que les pompiers disent masser, masser jusqu'à ce que l'on arrive,
29:03souvent les gens arrêtent avant.
29:04Et là, pour le coup, ce qui m'a sauvé, c'est justement le fait que j'étais son papa
29:09et qu'il fallait aller jusqu'au bout.
29:10C'est très émouvant ce que vous dites, José.
29:14Vous avez dit l'énergie du désespoir.
29:18L'énergie du désespoir.
29:19Je trouve ça très joli.
29:20Et effectivement, tant qu'on n'a pas été confronté à ça, sans doute qu'on ne se pose pas
29:23la question.
29:24Et puis qu'on se dit peut-être qu'on y arrivera ou pas.
29:26Il avait été formé, votre fils ou jamais ?
29:28Pas du tout.
29:30Votre épouse non plus ?
29:31Voilà. Et non plus. Non plus. Alors moi, j'avais fait une formation dans le cadre professionnel.
29:36Mais bon, c'est des formations qui durent sur deux jours.
29:39Et c'est vrai que si on n'a pas un rappel, je veux dire, si on n'a pas
29:43une...
29:44Voilà. Souvent, rappeler les premiers gestes.
29:47Une veille, on va dire, une veille sanitaire, on peut oublier.
29:50Et puis avec la panique.
29:51Et avec la panique, parce que moi, j'étais confronté à ça aussi une fois.
29:54Et c'est vrai qu'on ne sait pas forcément comment réagir tout de suite dans l'urgence.
29:58Il était fier, votre fils, j'imagine, après.
30:01Oh ben oui. Et puis il y a quelque chose qui nous dit de quelque chose de très fort.
30:05On vous sent ému.
30:08Normal.
30:11Je ne vous cache pas que ça m'émeut aussi, José.
30:13C'est très rare que ça m'arrive comme ça à l'antenne.
30:15Mais je trouve ça hyper touchant.
30:17Mélanie Appadou, vous êtes avec moi et vous allez me sauver la vie là-haut.
30:21Juste en prenant le relais.
30:23Responsable des opérations pour l'association Staying Alive.
30:29C'est le nom de cette association.
30:30C'est bien sûr en référence à cette musique qu'on connaît tous.
30:34La musique des Bee Gees.
30:35Pourquoi ? Parce que c'est le rythme, en fait, pour faire un massage.
30:39Exactement, oui.
30:40C'est le rythme qu'on a en tête pour masser la victime.
30:44Et donc, on a ce nom, Staying Alive, qui peut faire office de mémotechnique en cas d'urgence.
30:51L'histoire de José, elle est bouleversante et ça se termine bien.
30:57Bien sûr, mais je suis dans le même état que vous.
30:59Et pour échanger avec des citoyens sauveteurs, on les appelle comme ça.
31:01Des personnes qui interviennent dans les premières minutes.
31:04C'est toujours très mouvant, très touchant parce qu'on a l'impression de vivre la scène.
31:08Donc, je la vis de la même façon que vous, même si j'échange avec eux au quotidien.
31:11Et des histoires comme ça, on en a tous les jours.
31:14Des fois, l'issue, elle est fatale, malheureusement.
31:16Mais le plus important, c'est qu'il y ait des gens qui interviennent dans les premières minutes.
31:19Et on ne les remerciera jamais assez.
31:22Et dans le cas de José, son fils appelle les secours, bien sûr, pendant que sa maman masse José.
31:30Et en fait, les secours expliquent.
31:31Donc, il ne faut pas paniquer non plus quand on ne connaît pas ses gestes.
31:34Parce qu'en appellant les secours, ils peuvent un peu vous guider aussi.
31:36Tout à fait.
31:37Les secours sont là pour vous guider, pour vous indiquer le rythme, les gestes.
31:42Il y a plusieurs personnes qui sont confrontées à cette situation.
31:44Et les secours font un travail remarquable à ce niveau-là.
31:47José, vous disiez que votre fils, il avait demandé à ce qu'une loi passe pour faire des formations dès
31:51l'école.
31:52Absolument. Il faisait partie du Conseil général des jeunes.
31:56Et donc, lors des différentes réunions qu'il avait à Moulin, il avait fait part de son désir qu'une
32:04loi soit votée
32:05pour que cette formation soit rendue obligatoire au niveau des collèges ou des lycées.
32:10Pour qu'effectivement, tout un chacun puisse être amené à pouvoir sauver des vies dans la vie de tous les
32:17jours.
32:17On a tous aujourd'hui de plus en plus été confrontés à ce genre de situation.
32:21sur le bord d'un terrain, dans un magasin ou dans la rue, etc.
32:27Moi, j'ai été confronté. J'ai été restaurateur également.
32:30Quelqu'un à qui c'est arrivé sur la terrasse.
32:33Et puis, je criais. Je criais en disant, s'il vous plaît, aidez-moi.
32:38Je ne sais pas quoi faire. Je ne sais pas ce que je dois faire.
32:41Et bien évidemment, fort heureusement, il y a quelqu'un qui était là et qui savait pratiquer les premiers gestes.
32:47Mais il faudrait que ça devienne un réflexe.
32:49Un réflexe, oui.
32:50Et je rappelais ces chiffres, 22% seulement de personnes qui sont formées.
32:54En Allemagne, on est à 80%.
32:57En Norvège, 90%.
32:59Ça peut sauver des vies, on est d'accord ?
33:00Est-ce qu'on peut le chiffrer, Mélanie ?
33:02Alors, est-ce que vous pourriez répéter la question ?
33:04Si on était beaucoup plus formé, ça sauverait...
33:07On peut savoir combien ça pourrait être sauvé de vies ?
33:10Alors, c'est difficile d'évaluer.
33:11Mais en revanche, l'intervention du citoyen sauveteur dans la chaîne de secours, elle est primordiale.
33:15C'est le premier maillon de la chaîne de survie.
33:18Et nous, on a fait une étude avec la brigade de sapeurs-pompiers de Paris, il y a quelques années,
33:22qui est parue dans la presse internationale, qui a prouvé que l'intervention d'un citoyen sauveteur dans les premières
33:27minutes
33:28permettait de doubler ce taux de survie qui, aujourd'hui, est inférieur à 10% en France.
33:32Et donc, on passait de 18% à 35% en Ile-de-France.
33:35Donc, ça démontre clairement que l'intervention d'une première personne formée, dans un cas comme ça,
33:41permet d'augmenter les chances de survie face à l'arrêt cardiaque.
33:4310% de chances de survie après un arrêt cardiaque en France.
33:47Et en Allemagne, tout à l'heure, le président de la Fédération française de cardiologie nous disait
33:52là où 80% des personnes sont formées, en Allemagne, le taux de survie est de 30% à 40%.
33:59Donc, on pourrait vraiment en sauver des tas de vies.
34:01Josée, mille merci pour votre témoignage.
34:03Restez avec nous, on va continuer à évoquer ce sujet dans un tout petit instant.
34:07A tout de suite sur RTL.
34:09Envoyez-nous vos messages sur l'application RTL ou appelez-nous au 30 de 10.
34:1450 centimes la minute.
34:16Amandine Bégaud, RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
34:20Moi, j'ai passé mon BNS dans les années 85.
34:24C'était gratuit, c'était pour tout le monde, toute personne qui voulait le passer.
34:28Et ensuite, je l'ai repassé pour fignoler au poste de secours des pompiers, qui était toujours gratuit.
34:36Et je ne sais plus en quelle année, c'est devenu payant.
34:40Donc, je pense qu'à un moment donné, si les gens doivent payer, ils ne sont plus intéressés.
34:45Il existe une application qu'on met sur son téléphone portable qui s'appelle Staying Alive.
34:52Donc, 1, 1, 1, 1, Staying Alive, Staying Alive.
34:56Bon, ça donne le rythme cardiaque.
34:57Cette application vous met directement en relation avec le défilateur le plus proche de votre position.
35:04Donc, ça peut sauver des huit.
35:05Les messages de Christelle et Jean-Pierre.
35:08Jean-Pierre, très au point sur l'application Staying Alive.
35:11Mélanie Appadou, vous êtes responsable des opérations pour cette association qui a donc lancé une application.
35:17Expliquez-nous, c'est super facile.
35:19Donc, on l'installe sur nos téléphones, nos smartphones.
35:22En fait, vous pouvez télécharger l'application, que vous soyez formé ou pas au geste de premier secours.
35:26Vous aurez une cartographie de défibrillateur qui vous permet de repérer le défibrillateur le plus proche de vous en cas
35:32d'urgence.
35:33Mais en cas d'arrêt cardiaque, les secours vont recevoir un appel d'un témoin pour dire,
35:37il y a quelqu'un qui est tombé et qui fait un arrêt cardiaque.
35:40Ils vont engager les moyens habituels et parallèlement, ils vont repérer, alerter, localiser le système sauveur le plus proche.
35:45Donc, il n'y a pas besoin d'appeler les secours ?
35:47Non, non. La personne qui a l'application, elle peut être en terrasse, elle peut être chez elle,
35:51elle peut être au travail et être déclenchée à n'importe quel moment.
35:54Donc, dès lors que je déclenche l'application, ça prévient les secours ?
35:57Exactement.
35:58On m'informe du défibrillateur le plus proche et en plus, ça prévient un citoyen sauveteur qui est quelqu'un
36:02formé ?
36:03Non. Les secours vont voir autour de la victime les personnes qui sont formées ou pas.
36:08Si vous êtes formé, vous serez envoyé vers la victime directement pour commencer le massage cardiaque
36:12ou chercher un défibrillateur par les secours, SAMU et pompier.
36:15Et si vous n'êtes pas formé, vous serez envoyé vers le défibrillateur.
36:18Le tout étant de gagner des minutes précieuses en cas d'arrêt cardiaque,
36:21parce que vous le savez, au-delà de 4 minutes, les minutes sont comptées.
36:26C'est des minutes très cruciales où les séquelles peuvent être très lourdes.
36:30On a téléchargé toute cette application Staying Alive.
36:33Je ne savais pas du tout que ça existait.
36:35Et effectivement, ça doit sauver des vies.
36:37Vous ne l'avez pas quantifié parce que c'est impossible à quantifier.
36:39Mais on a de belles histoires, oui.
36:42On va accueillir Valérie.
36:43Bonjour Valérie.
36:44Bonjour.
36:45Vous aussi, vous avez sauvé une vie.
36:49Oui, tout à fait.
36:51J'étais sur mon lieu de travail.
36:53Et puis un jour, il y a une petite mamie qui rentre dans le magasin qui me fait
36:56« Il y a Mireille qui est tombée, elle a fait un malaise. »
36:59Donc moi, je pars dans l'idée de trouver quelqu'un un petit peu dans les pommes.
37:03Et elle avait le visage tourné sur l'escalier parce qu'il y avait un escalier.
37:07Et là, je la vois toute bleue.
37:09Alors je me dis « Mince, elle est décidée. »
37:11Donc pour ne pas paniquer la petite mamie, je ne dis rien.
37:13Je l'allonge sur le sol.
37:15Et là, j'entends un souffle.
37:16Donc je me dis son dernier souffle.
37:19Et là, tout de suite, j'ai entamé le massage cardiaque.
37:22J'ai pris mon téléphone.
37:24Alors le téléphone coincé sur l'oreille en faisant le massage cardiaque.
37:28Les bras tendus, les genoux bien ancrés dans le sol.
37:31Et j'appelle.
37:33Je fais le 18.
37:35Et puis voilà, je leur explique.
37:37Je leur donne déjà mon nom, où je suis, pour qu'ils viennent au plus vite.
37:42Et vous aviez été formée, Valérie ?
37:45Il y avait quelques années de ça.
37:48J'avais fait une formation, il y a très longtemps.
37:52Et du coup, c'est revenu.
37:55Mais un petit peu dans la panique.
37:57Donc le « Stay in live », il n'est pas venu tout de suite.
37:59C'était un, deux, trois.
38:00Ça faisait plutôt la valse.
38:02Un, deux, trois.
38:03Et puis, comme elle était toujours bleue, je massais, je massais.
38:07Puis à un moment, j'ai vu que les couleurs revenaient.
38:09Et là, je lui ai donné quelques claques.
38:11J'essayais.
38:12Et c'est très long d'attendre les pompiers.
38:14Oui, on a l'impression que c'est des minutes qui durent des heures.
38:17Ah, oui, tout à fait, tout à fait, oui.
38:19Et vous savez si elle a été sauvée ?
38:23Oui, oui, oui, elle a été sauvée, oui, oui.
38:26Merci Valérie pour votre témoignage.
38:28Thierry, bonjour.
38:29Oui, bonjour Amandine, bonjour à tous.
38:31Vous aussi, vous avez réussi à sauver une vie ?
38:33Oui, tout à fait.
38:34Alors, je veux juste apporter un petit complément avant de vous raconter mon anecdote.
38:38C'est que, par rapport au premier point de témoignage qui disait qu'un massage cardiaque est éprouvant,
38:43une chose qu'il faut préciser, c'est que lorsqu'on fait un massage cardiaque,
38:45bon, j'étais pompier volontaire pendant 25 ans et moniteur secouriste.
38:49Oui, donc vous connaissez bien ça.
38:50Pour aller chercher le cœur, il faut enfoncer la cage thoracique d'environ 4 à 5 cm.
38:55Mais c'est énorme.
38:56Sur un rythme de 100 compressions minutes, ce qui correspond à ce qu'il n'y a eu.
39:00Ah oui, mais 4 à 5 cm, je suis en train d'appuyer pour voir.
39:02Oui, c'est beaucoup.
39:04A savoir qu'un corps qui est inerte, une personne qui est en acère, on a récardio-respiratoire,
39:09le corps est plus souple, le sternum est l'os le plus dur du corps,
39:12mais ça s'enfonce, entre guillemets, facilement.
39:15Et lorsqu'on fait la formation sur le mannequin, c'est la réplique exacte d'un être humain.
39:19Mais c'est fatigant, vous confirmez quand même.
39:21Bien sûr, c'est essayer de comprimer 100 fois à la minute.
39:25C'est le rythme de staying alive.
39:27Alors vous racontez-nous votre histoire.
39:29Alors, l'histoire, c'est que mon épouse me dit, tiens, si on allait à la messe de Noël,
39:34on y va rarement à la messe, ce jour-là, on y va.
39:37Et pendant la messe, il y a le prêtre qui dit, est-ce qu'il y a un médecin secouriste
39:41quelqu'un ?
39:42Quelqu'un fait un malaise.
39:43Et là, j'arrive près d'un petit papy qui était prostré contre sa femme.
39:49Donc bien sûr, les gestes d'abordage, on vérifie d'abord la conscience.
39:53Serrez-moi la main et aucune conscience, je l'allonge.
39:57Je vérifie sa respiration.
39:58Ce que l'on fait, c'est une LVA, libération des voies aériennes.
40:01C'est-à-dire, on bascule la tête en arrière pour que la langue ne soit pas faissée dans la
40:03gorge,
40:04pour être sûre qu'il est en arrêt ventilatoire, ce qui était le cas.
40:07Donc à partir de là, je demande un DSA ou un DAE,
40:10DSA défibrillateur semi-automatique ou DAE défibrillateur automatique externe,
40:15qu'on m'amène et j'attaque le massage cardiaque.
40:18Donc j'ai fait mes 30 compressions et la chance a voulu qu'au moment où j'allais faire le
40:23bouche-à-bouche,
40:23que je n'étais pas en pompier, j'étais en civil, le petit papy, qui après je tenais la main,
40:29m'a compressé la main 3-4 fois pour me dire qu'il était revenu.
40:32Waouh ! J'imagine que ce moment-là, vous vous sentez ?
40:35Ah mais complètement ! C'est un soulagement, c'est une joie.
40:38C'est quelque chose de fabuleux, parce que ramener quelqu'un à la vie,
40:42et je pense que ça a été fait dans les minutes,
40:45parce qu'effectivement, comme disait Mélanie tout à l'heure,
40:49les cellules au cerveau qui sont ensuite, c'est irréversible, elles sont grillées.
40:53Plus on tarde dans l'intervention, et plus la personne est âgée,
40:58on peut ramener une personne, mais malheureusement, des fois on ramène une personne,
41:01excusez-moi de terme, mais à moitié légume,
41:03parce qu'il y a des cellules au cerveau qui ont été grillées.
41:05Donc l'intervention est très importante.
41:07Le but du défibrillateur, parce qu'on en parle,
41:10c'est aussi de dessiner un cœur qui fibrille.
41:12Un cœur qui fibrille, c'est un cœur qui bat anarchiquement.
41:15Donc faire un massage cardiaque sur un cœur qui bat anarchiquement,
41:19ce n'est pas efficace.
41:20Oui, mais le défibrillateur, ça fait toujours un peu peur,
41:23parce qu'on se dit, je ne sais pas l'utiliser, Mélanie...
41:27Alors il parle, il parle, il parle le défibrillateur.
41:29Voilà, il vous parle, il vous guide.
41:31Vous n'avez qu'à suivre ce qu'il dit,
41:33et le défi, lui, ce qu'il va faire,
41:34c'est qu'il va sentir une fibrillation.
41:37Donc il va dire, choqué.
41:40Donc soit c'est un défibrillateur automatique qui va choquer tout seul,
41:42soit ce qu'on appelle un DSA qui va vous demander une intervention manuelle,
41:46il dit, écartez-vous du patient, il dit ça,
41:48il parle, il dit tout ce qu'il faut faire.
41:50Donc lui, ce qu'il va faire, il va arrêter la fibrillation.
41:52Soit le cœur y repart, soit le cœur y repart pas,
41:54mais la fibrillation est arrêtée,
41:55et là on fait un massage cardiaque efficace dessus.
41:59Bon, Thierry, vous étiez très bien formé, vous aussi.
42:03J'étais moniteur, j'ai été pompier pendant 25 ans.
42:07Après, au début, c'était le secourisme qui m'a donné l'envie de rentrer chez les pompiers.
42:12Voilà.
42:12Et c'est important, la formation.
42:14Franchement, c'est important.
42:15Et effectivement, vous êtes nombreux à nous dire qu'il faudrait les rendre obligatoires,
42:20et ce, dès le plus jeune âge, on va en parler dans un instant,
42:22avec Audrey, qui est pompier volontaire.
42:24On trouvera aussi Julien.
42:26Alors lui, il a sauvé une vie, et on a sauvé la sienne.
42:28A tout de suite.
42:44Les auditeurs ont la parole.
42:47Amandine Bégaud sur RTL.
42:50Je suis équipière secouriste à la Croix-Rouge française,
42:53depuis plus de 25 années.
42:55J'ai eu l'occasion, il y a 37 ans,
42:57de secourir mon petit garçon,
43:00qui s'était étouffé avec un grain de raisin.
43:01Et déjà, j'avais des notions de secourisme,
43:03et j'ai pu lui sauver la vie.
43:06Donc, pour moi, il est très important
43:07que les Français se réveillent,
43:09qu'ils se forment au geste de premier secours,
43:11parce qu'on ne le dira jamais assez.
43:12Les accidents, ce n'est pas toujours pour les autres.
43:14Le message de Sylvie au 3210.
43:17Et vous êtes très, très nombreux à réagir à ce sujet,
43:21à ces gestes qui sauvent.
43:2222% seulement de Français formés.
43:26Quant chez nos voisins en Allemagne,
43:28plus de 80% de la population, par exemple,
43:30est formée.
43:3050 000 arrêts cardiaques par an en France.
43:3410% seulement sont sauvés.
43:38On pourrait en sauver sans doute beaucoup plus
43:40si on était plus nombreux à être formés
43:42à ces gestes qui sauvent.
43:44Mélanie Appadou, vous êtes toujours avec nous
43:45de l'association Staying Alive.
43:47Je viens de faire le test de télécharger l'application.
43:50Ça prend évidemment très peu de temps.
43:51Ça prend deux secondes.
43:53Et ensuite, il faut rentrer ses coordonnées,
43:54ce que je n'ai pas encore fini de faire.
43:55Exactement, ou votre diplôme si vous êtes formée
43:57afin d'être déclenchée pour aller effectuer un massage cardiaque.
44:00Alors, ces formations, on peut les faire dans plein d'endroits.
44:02Audrey, bonjour.
44:04Audrey ?
44:05Oui.
44:06Oui, bonjour.
44:07Bonjour, vous m'entendez ?
44:08Oui, très bien.
44:09Vous êtes paupier volontaire
44:10et vous donnez-vous des formations de premier secours ?
44:13Oui, au travail en SST, oui, effectivement.
44:16En quoi, SST ?
44:17En SST, Softeurs Secours et du Travail.
44:20D'accord, très bien.
44:21Et alors, vous faites ça, mais dans quel cadre ?
44:25Professionnel.
44:25Nous, on est un peu isolés par rapport...
44:28J'habite au sud de Grenoble, on est un peu isolés.
44:30Donc, du coup, on forme les équipes de terrain,
44:33au bureau et ça évite de faire monter
44:36des boîtes privées pour faire les formations.
44:39Donc, j'ai pu passer un peu cette possibilité
44:43de pouvoir former les collègues.
44:45J'étais à la Croix-Rouge française
44:46avant d'être pompier volontaire.
44:48Ça, c'est une dizaine d'années.
44:49On n'y apprend pas seulement, bien sûr, les massages cardiaques.
44:51On apprend aussi comment donner l'alerte,
44:54qui appeler.
44:56Oui, l'alerte, c'est ce que je disais à votre collègue.
44:58L'alerte est un point clé pour la venue des secours,
45:02pour décrire exactement, savoir quel numéro il faut appeler.
45:04Il existe le 15, le 18, le 112, le 17.
45:08Il existe plusieurs numéros.
45:09Il y a aussi des numéros pour les personnes sourdes
45:11et malentendantes.
45:12Et puis après, il y a l'étouffement.
45:15Il y a aussi le massage cardiaque qui peut se faire
45:16sur les adultes, sur les enfants, sur les bébés.
45:19Personne n'est épargné, en fait.
45:21Bien sûr, vous dites qu'il faudrait la rendre obligatoire.
45:23On peut commencer dès le plus jeune âge
45:25à apprendre ces gestes ?
45:27Déjà de savoir la circonstance.
45:30Qu'un enfant, dès le plus jeune âge,
45:32je pense à l'âge de 5-6 ans,
45:34puisse déjà savoir qui appeler,
45:36comment alerter, comment donner l'alerte.
45:38Ça, c'est possible dès 5-6 ans.
45:39Ça veut dire que tous les auditeurs qui nous écoutent,
45:41qui ont des enfants ou des petits-enfants de 5-6 ans,
45:43il ne faut pas hésiter à leur expliquer.
45:44À leur expliquer avec des mots simples.
45:45Quel numéro tu dois appeler,
45:47s'il se passe ça ou ça ?
45:48Et qu'est-ce qu'il faut savoir dire ?
45:49Parce que c'est très important,
45:50vous le disiez, sur la localisation dans la panique.
45:53Parfois, on oublie de dire où on se trouve, par exemple.
45:56On oublie ou on n'arrive pas à décrire.
45:58Et puis la panique nous fait dire des choses ridicules,
46:00des fois, parce que c'est humain, on a peur.
46:03Tout le monde n'est pas formé pour ces choses-là.
46:07On peut être formé,
46:08et le jour où ça nous arrive,
46:08on perd tous nos moyens.
46:09C'est humain.
46:11Donc déjà, décrire la situation,
46:13c'est très important.
46:14Moi, je le vois à l'intervention.
46:16Je ne parle pas d'un primo-intervenant.
46:18Je parle vraiment de quelqu'un
46:19qui a bien décrit la situation au téléphone.
46:22Nous, on arrive,
46:22on a déjà beaucoup d'informations
46:24qui peuvent beaucoup nous aider.
46:25Oui, ça permet de gagner du temps
46:26et nous, de sauver des vies.
46:28Merci beaucoup, Audrey.
46:30Xavier, bonjour.
46:31Oui, bonjour.
46:32Vous êtes ancien pompier.
46:35La formation, vous aussi,
46:36vous nous le confirmez,
46:37c'est indispensable ?
46:39Oui, tout à fait.
46:40Et puis, je terminerai aussi
46:40que j'ai terminé mon activité professionnelle
46:43en tant qu'assistant régulation du SAMU.
46:45D'accord.
46:45Donc, il y a eu des appels téléphoniques
46:46quand on avait des arrêts cardiaques.
46:48Je reviens tout ce que tu as dit.
46:49Par exemple, notamment pour José,
46:50pour son fils qui l'a sauvé,
46:52on était confronté énormément de gens
46:54qui faisaient des massages cardiaques.
46:55Enfin, on leur faisait faire face au téléphone.
46:57Et c'était une énorme satisfaction de savoir
47:00quand on entend que le cœur reprend,
47:02que tout, on est super content
47:05quand on est au téléphone.
47:05On dit mission accomplie, mission réussie.
47:08Tout à fait.
47:08Ça, c'est super important.
47:10Et puis, je voudrais aussi dédramatiser
47:11un petit peu la chose
47:12pour tous les auditeurs qui puissent écouter.
47:14Quand on dit faire un massage cardiaque,
47:15bouche à bouche,
47:16alors bouche à bouche,
47:17on ne l'exige plus.
47:19Sauf pour les nouveaux-nés
47:20quand ils font un arrêt cardiaque.
47:21C'est important.
47:21Commencez par ça.
47:22Mais le bouche à bouche,
47:23on n'exige plus.
47:24Surtout, le massage cardiaque est important
47:26avec la pose du délai.
47:27Mais le bouche à bouche,
47:28maintenant, n'est plus obligatoire.
47:30On n'exige plus du tout.
47:33Mais il faudrait une obligation
47:35pour avoir ce...
47:37Obligation et que ce soit peut-être gratuit.
47:39Moi, j'étais...
47:40Oui.
47:41Enfin, par le passé, c'était gratuit.
47:42Ou en tout cas, une aide.
47:43Vous disiez des assurances, par exemple.
47:45Oui.
47:46On a tous une assurance voiture.
47:48On a tous un BSR.
47:50Pour les autres.
47:50Oui.
47:50Mais oui, les jeunes ont un scooter.
47:52Eh bien, on a une petite remise
47:54de l'assureur, je ne sais pas,
47:56ou une prise en charge
47:56pour passer ce geste au secours.
47:59Alors, il y a différents stades.
48:01Avant, c'était le BNS
48:02comme il y avait dans les années 80.
48:03Maintenant, c'est deux heures de formation
48:04pour les gestes qui sauvent.
48:06Deux heures de formation.
48:07Et après, on passe à une autre étape
48:09pour sept heures de formation.
48:10Alors, les jeunes qui sauvent deux heures,
48:11c'est apprendre à faire un massage cardiaque,
48:13apprendre à alerter, poser un DSA,
48:16faire une mise en attente de la victime,
48:19se protéger ou protéger.
48:21Ce n'est pas grand-chose,
48:22mais c'est les gestes qui sauvent.
48:24C'est les deux heures de formation.
48:25Ce n'est vraiment pas grand-chose sur une vie.
48:27Et c'est hyper important.
48:29Hyper, hyper, hyper, méga important.
48:31On sauve beaucoup de gens.
48:32Merci beaucoup, Xavier.
48:34On arrive à la fin de l'émission.
48:35Donc, on ne va pas avoir le temps
48:36de prendre Julien qui a sauvé une vie.
48:38On vous a sauvé la vôtre aussi.
48:41D'où l'importance de faire cette formation,
48:44de connaître ses gestes aussi.
48:46Merci beaucoup, Mélanie Appadou,
48:48d'être venue nous voir.
48:50Comment on devient citoyen-sauveteur ?
48:53Oui, vous êtes citoyen-sauveteur.
48:55Une fois que vous êtes formé ou pas,
48:56vous téléchargez l'application.
48:57Vous mettez votre...
49:00Stayingalive.org, c'est notre site internet.
49:02Aujourd'hui, on a un demi-million
49:03de citoyens-sauveteurs sur cette application.
49:05On va dépasser les 100 000 déclenchements
49:07depuis 2016.
49:09Franchement, on est confiants.
49:11Et puis, on pense dans la force du collectif.
49:13Donc, merci à toutes celles et ceux
49:15qui s'engagent au quotidien.
49:16Voilà, tous ceux qui nous écoutent.
49:17Si vous avez été formé,
49:19téléchargez l'application.
49:20Si vous n'avez pas été formé,
49:21téléchargez-la.
49:22Mais formez-vous.
49:23On va essayer de vous faciliter les choses
49:26pour trouver les lieux où vous formez.
49:28Et merci beaucoup d'être venu.
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