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  • il y a 4 heures
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 11 mars 2026.

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00:0312h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole.
00:07Avec Amandine Bégaud.
00:09Et à la une, bien sûr, ce douzième jour de guerre en Iran.
00:12L'armée iranienne annonce qu'elle va désormais s'attaquer à des cibles économiques.
00:17Trois navires ont ainsi été visés ce matin à proximité du détroit d'Ormuz.
00:22Des déclarations et des frappes qui entraînent, bien sûr, toujours des tensions ici en Europe
00:29sur le front des carburants.
00:31L'Allemagne annonce qu'elle va puiser dans ses réserves stratégiques
00:35pour tenter de limiter la hausse des prix.
00:38Ici en France, pas question pour l'instant de chèques énergie ni d'autres aides.
00:42Le gouverneur de la Banque de France d'ailleurs est plutôt contre, il l'a dit ce matin sur RTL.
00:46Mais le Premier ministre Sébastien Lecornu demande à ses ministres
00:50de réfléchir à des solutions pour protéger les consommateurs.
00:54Alors l'État en fait-il assez ?
00:56Doit-il intervenir pour venir en aide aux automobilistes ?
01:01J'attends vos réactions au 3210.
01:04Dites-nous par exemple si vous êtes pour ou contre l'instauration d'un chèque énergie.
01:09On en débat dans un instant.
01:11Dans l'actualité également, cette humanitaire française de l'UNICEF
01:15tué à Goma au Congo suite à une frappe de drone sur son appartement.
01:21Emmanuel Macron appelle au respect du droit humanitaire et des personnels qui sont sur place
01:25et qui s'engagent à sauver des vies.
01:29On peut aussi revenir sur cette spectaculaire évasion.
01:32On vous en parlait hier, samedi à Villepinte.
01:34Un détenu qui s'est fait la malle grâce à deux policiers, deux faux policiers
01:39qui avaient de faux mandats.
01:41On apprend qu'il n'y a pas de greffe le week-end, pas de contrôle.
01:44Donc dans cette prison, est-ce que ça vous choque ?
01:48Est-ce que ça vous étonne ?
01:49Si vous travaillez ou avez travaillé en prison, racontez-nous concrètement comment ça se passe.
01:55On attend vos appels au 3210.
01:58Et puis du cinéma.
02:01Et on apprend que Barbara Streisand recevra une palme d'or d'honneur
02:05à l'occasion de la cérémonie de clôture du 79e Festival de Cannes.
02:09Ce sera le 23 mars prochain.
02:11Chanteuse, actrice et productrice iconique du Hollywood des années 60, 70 et 80.
02:17On se souvient notamment de ça.
02:35La météo, Anthony, nettement moins poétique.
02:39Ça va continuer ces pluies ?
02:40Alors ça continue jusqu'à ce soir.
02:42Ces pluies vont se décaler près des frontières de l'Est.
02:44Ça donnera de la neige d'ailleurs, 10 à 15 centimètres dans les Alpes
02:47à partir de 1300 mètres la nuit prochaine.
02:49Et puis demain, on n'en parle plus.
02:51Demain, ça y est, c'est l'accalmie.
02:52Profitez-en parce que pour le week-end, ce ne sera pas du tout aussi calme.
02:55Donc demain, une journée plutôt ensoleillée après la dissipation des brumes, des brouillards
03:00et des plaques de grisaille.
03:01Mais logiquement, sur un axe allant du sud-ouest au massif central et au nord-est,
03:06belle journée ensoleillée.
03:07Ailleurs, entre les côtes de la Manche, Pays de la Loire, Île-de-France, Hauts-de-France.
03:11Alors oui, on aura des éclaircies.
03:12Mais dans l'après-midi, les nuages reviendront déjà avec un renforcement du vent.
03:16Mais ça restera sec demain sur ces régions.
03:18Il n'y a qu'en Corse où on aura des averses demain, parfois orageuses.
03:22Les températures vont baisser.
03:23Logique, on aura un ciel souvent dégagé.
03:25On ne sera pas très loin des gelées demain.
03:271 degré à Dijon, 2 à Orléans, 5 à Paris et à Lille, encore 11 degrés à Toulon.
03:32Et en cours de journée, même douceur qu'aujourd'hui, avec 12 à 15 degrés sur les deux tiers nord
03:37et 15 à 19 sur le tiers sud.
03:39Et puis vendredi, on retrouve une perturbation pluvieuse.
03:41Oui, c'est ça.
03:41Alors à quelle minute courte durée ?
03:42Ça veut dire quoi ?
03:43Vendredi, retour de la pluie ?
03:44Retour de la pluie sur toute la moitié nord jusqu'à l'Aquitaine.
03:47Des pluies qui seront copieuses, comme ce matin, comme aujourd'hui.
03:50Avec du vent, ces pluies vont se décaler sur toute la moitié est, samedi, jusqu'à la Méditerranée.
03:55Mais elles seront suivies d'un net refroidissement.
03:58On va passer samedi en dessous des moyennes de saison, pour la première fois depuis le 11 janvier.
04:02Donc fini cet épisode de douceur remarquable.
04:05Ça donnerait de la neige très très bas, vers 400-500 mètres, en limite des plaines,
04:09sur toutes ces régions de l'Est, avec en plus beaucoup de vent près de la Méditerranée.
04:14Et puis dimanche, on sera entre deux perturbations, donc des éclaircies,
04:17mais un froid assez vif au lever du jour, avec des gelées qui seront fréquentes.
04:21Nous voilà donc prévenus.
04:22Merci beaucoup Anthony Cazemar et qu'il est 13h05.
04:26Jusqu'à 14h.
04:28Les auditeurs ont la parole.
04:30Amandine Bégaud sur RTL.
04:32Bonjour, Christophe, chauffeur routier.
04:35Il y a près de trois semaines, je faisais le plein au Leclerc de Metz.
04:39Le tarif était à 1,58,9 prix coûtant.
04:43Aujourd'hui, il est à 2,20 euros.
04:45Oh là là, on va où ?
04:46Le message de Christophe au 3210.
04:49On continue à évoquer une nouvelle fois la question des prix du carburant.
04:54Au cœur, bien sûr, de vos préoccupations.
04:57On en parle avec vous, Jean-Michel.
04:58Bonjour Jean-Michel.
04:59Oui, bonjour Amandine.
05:00Bonjour à tous les auditeurs.
05:01Bon, vous êtes très en colère, vous.
05:03Oui, carrément.
05:04Je fais 80 000 kilomètres par an.
05:07C'est un scandale.
05:09La hausse des prix est un véritable scandale.
05:12Je fais le plein lundi matin à la frontière espagnole.
05:16Je paye 1,56 euros.
05:18J'ai appelé ce matin un collègue en Bulgarie.
05:21Il est à 1,35 euros le gasoil.
05:23Donc là, je ne comprends pas.
05:24Je ne comprends pas pourquoi le gouvernement n'a pas anticipé bloquer les prix,
05:28sachant que seulement 20% du pétrole passe par le détroit d'Hormuz
05:32et qu'on nous taxe sur les 100% du pétrole qui se vend en France.
05:36Les prix de l'essence en France, en tout cas, sont libres, Jean-Michel.
05:41Effectivement, il y a des pays qui ont bloqué les prix, mais chez nous, c'est libre.
05:45Je regardais, parce que j'avais la liste des pays que vous alliez évoquer,
05:4960% de taxes en France sur l'essence.
05:51On est à 56% en Espagne, 44% en Bulgarie.
05:55Ce qui explique peut-être en partie cette différence de prix.
06:00Non, non, non.
06:01Ce n'est pas du tout ça.
06:02C'est que vraiment, tous les pétroliers vont s'en mettre plein la poche.
06:05Le gouvernement a tout intérêt à laisser filer les prix pour récupérer de la TVA et des taxes.
06:10Et effectivement, ça fait quelques milliards d'euros qui vont tomber dans leur escarcelle.
06:14Malheureusement, ça va encore une fois dans le mauvais sens,
06:17puisque au détriment des usagers, vous voyez bien, 80 000 kilomètres par an.
06:22Vous imaginez ce que ça fait comme budget de carburant ?
06:24C'est un truc de fou.
06:26La France a été dans le mauvais sens.
06:28On est resté coincés dans l'électrique et dans les pseudo-lobys écologiques de l'électrique,
06:35alors qu'on avait à portée de main, en France, une énergie qui s'appelle le bioéthanol.
06:40Et heureusement, j'ai deux véhicules, dont un au bioéthanol, qui n'a pas, lui, subi la hausse.
06:44Alors Jean-Michel, pardon, le bioéthanol, hier, je ne sais pas si vous avez écouté l'émission,
06:50on a parlé de l'électrique et du bioéthanol.
06:52Il y a un auditeur qui nous a remarqué que pour fournir, s'il fallait fournir l'ensemble
06:58des voitures françaises en bioéthanol, de toute façon, on n'a pas la superficie pour.
07:03– Écoutez, je ne suis pas d'accord avec vous, je ne suis pas d'accord, parce qu'aujourd'hui,
07:08on paye les agriculteurs français pour arracher de la vigne, pour arracher des poiriers,
07:12pour arracher des pommiers, pour arracher plein de choses, d'accord ?
07:15Et ils vont faire quoi derrière ? Rien, ils ne savent pas quoi faire.
07:18On a, même si on n'alimente pas 100% du parc, je vous assure que si on passait la
07:22moitié
07:23du parc en bioéthanol, on ferait des grandes économies, on donnerait un pouvoir d'achat
07:26aux gens qui seraient nettement supérieurs à celui qu'il est aujourd'hui, surtout si
07:30les prix des carburants à ce qu'ils sont, et vraiment, ça relancerait tout ça.
07:34– Bon, et après, pour l'électrique, on a eu tout un tas d'automobilistes qui sont
07:38passés à l'électrique et qui nous démontraient par A plus B à quel point ils avaient fait
07:41des économies. Donc, je ne peux pas vous laisser dire que c'est n'importe quoi, que vous
07:45n'en vouliez pas, ok ? – Ce n'est pas vrai. – Ce n'est pas vrai, Amandine.
07:46– Si, c'est vrai. – Vous faites le plein sur une station d'essence d'autoroute
07:50avec de l'électricité, ça vous coûte également le même prix que si vous faisiez du plein
07:55avec du carburant gaz. – Ces automobilistes-là, et je pense à plusieurs d'entre eux
07:59qui ont appelé hier, avaient la chance d'avoir des prises chez eux, avaient installé des
08:05panneaux solaires et ça peut concerner potentiellement, en tout cas, un certain nombre de personnes
08:10et ça ne leur coûte rien, zéro.
08:12– Mais quel pourcentage est capable de faire ça, d'installer des panneaux solaires
08:16pour faire sa propre production ? Le pourcentage, il est très très seul. Vous parlez de 5
08:19à 10% du parc, ce n'est rien du tout. Aujourd'hui, moi, je vous parle d'une étude
08:23à grande échelle qui dirait qu'on va relancer l'économie agricole en prenant des carottes,
08:29et derrière qu'on va faire nous-mêmes d'une essence qui nous vient de très loin, ou de l
08:34'électrique
08:34avec des batteries qui nous viennent de toute façon de Chine, et que si tout se complique
08:40avec la Chine ou d'autres pays, on sera notamment dépendant de cet achat-là.
08:46Donc, vous voyez, la boucle est bouclée. Il nous faut une autonomie à tous les niveaux.
08:50On a sabordé l'industrie automobile française en faisant de l'écologie à tout rompre,
08:57et en poussant, poussant sur l'électrique, alors que c'est une erreur magistrale, vraiment.
09:02Et là, le gouvernement, en plus, devrait mettre de suite les hauts-là, en disant, voilà,
09:08le gasoil, c'est tel prix, et plein bas.
09:10Oui, mais on ne peut pas réglementer comme ça.
09:14C'est comme le boulanger, s'il veut vendre ta baguette de pain à 13 euros, il la vend à
09:1713 euros.
09:18C'est la liberté des prix ?
09:21Il y avait, à une époque, je ne me souviens plus où il y a le gouvernement,
09:23vous étiez fort jeune à l'époque, je pense, un gouvernement qui avait dit
09:27que les prix ne devaient pas dépasser tel pourcentage de hausse.
09:30Je ne sais plus sous qui c'était, si c'était sous François Mitterrand, je ne sais plus.
09:34Il y avait un ministre ou un président qui avait dit
09:36« Les prix ne devront pas déplacer tel et tel montant ».
09:40Et ça avait fort bien fonctionné pour éviter, justement, un envol de tous ces prix-là.
09:44Les seuls prix qu'on a encadrés ces dernières années,
09:47c'était les prix du masque, des masques d'ailleurs, au moment du Covid.
09:52Jean-Michel, ça c'est pour le moyen terme, vous évoquiez, il faut qu'on soit indépendant.
09:57Qu'est-ce que peut faire, là, le gouvernement, aujourd'hui,
09:59mis à part bloquer les prix, comme vous le disiez ?
10:01On va continuer à en débattre dans un instant.
10:03A tout de suite. Restez avec nous, Jean-Michel.
10:04Contactez-nous gratuitement via l'appli RTL ou au 3210.
10:0850 centimes la minute.
10:12Amandine Bégaud.
10:13RTL Midi. Les auditeurs ont la parole.
10:16Et on continue à évoquer les prix du carburant.
10:19Que peut, que doit faire le gouvernement face à la flambée de ces prix ?
10:23Doit-il d'ailleurs ou non intervenir ?
10:25Le Premier ministre Sébastien Lecornu a demandé à ses ministres tout à l'heure
10:28de réfléchir à des mesures pour protéger les consommateurs.
10:34On a pas mal de messages. Bonjour Victor.
10:36Bonjour Amandine, bonjour à tous.
10:37Des messages sur la page Facebook de l'émission et l'application RTL.
10:40Exactement. Manu nous écrit, quand est-ce qu'ils vont comprendre que la baisse des taxes
10:44est la seule façon de s'en sortir ?
10:46Arrêtons de distribuer des aides à outrance.
10:49Et puis Benoît, l'État doit instaurer une étude de prix régulière sur les carburants
10:53et fixer un prix maximum de vente, comme au Luxembourg.
10:56Alors justement, on va partir pour le Luxembourg.
10:58Jean-Michel, vous êtes toujours avec nous.
11:00Vous nous disiez, il faut que l'État réglemente tout ça.
11:04On va partir pour le Luxembourg, d'abord avec Élisabeth.
11:06Bonjour Élisabeth.
11:08Bonjour Amandine.
11:09Bonjour à tous.
11:10Côté français, si j'ai bien compris, pas très très loin du Luxembourg.
11:14Oui, je suis à un kilomètre du Luxembourg.
11:16Bon, vous allez faire votre plein de l'autre côté de la frontière ?
11:19Évidemment, ben oui. J'ai toujours fait le plein du côté du Luxembourg.
11:23Oui, et combien c'est en ce moment ? Est-ce que vous avez comparé les prix ?
11:26Oui, oui. Actuellement, le diesel, il est à 1,828 euros.
11:31Mais en une semaine, il a pris quand même 36,3 centimes.
11:35Ah, quand même !
11:36Ah oui, oui, oui. Donc, il ne faut pas croire.
11:38D'accord. Et vous avez regardé autour de chez vous, côté français ?
11:42Ben, côté français, nous, ça varie entre 1,98 euros et 2,03 euros.
11:48D'accord. Donc, vous faites quand même une économie en déséconomie, même,
11:52en allant de l'autre côté de la frontière.
11:56Justement, au Luxembourg, c'est l'État qui fixe le prix, c'est ça ?
11:59Oui, c'est ça. On va dans n'importe quelle station de service.
12:02C'est le gouvernement luxembourgeois qui fixe le tarif.
12:06Enfin, il n'y a que quelques stations de service.
12:08Mais je veux dire, dans ce cas-là, c'est eux qui prennent de leur propre initiative
12:11de réduire leur marge, dans ce cas-là, de faire une remise de 3%.
12:13Par exemple, on a un Leclerc au Luxembourg.
12:16Eux, ils font une remise de 3% si on a la carte du magasin, etc.
12:20Mais je veux dire, sinon, dans toutes les stations de service de Luxembourg,
12:22c'est le même prix.
12:23D'accord. Elisabeth, restez avec nous et on va continuer à échanger.
12:27Il y a Thierry aussi. Alors, vous, vous habitez au Luxembourg ?
12:30Oui.
12:30Vous nous confirmez. Donc, c'est l'État qui fixe les prix ?
12:34Oui, bonjour, Armandine. Et bonjour aux auditeurs.
12:37Oui, absolument, c'est l'État qui fixe le prix.
12:39J'ai oublié le prénom de la précédente.
12:41Elisabeth, vous êtes sur Haut-Parleur, Thierry, non ?
12:45Non, je vous parle avec l'LCAT.
12:47Ah, ce n'est pas terrible. Vous pouvez me parler normalement ou pas ?
12:50Oui, alors, attendez, je vais vous remonter les choses.
12:52C'est la manip, parce qu'on ne vous entend pas super bien.
12:57Vous m'entendez mieux, là ?
12:58On vous entend mieux, là.
13:00D'accord. Alors, donc, Elisabeth, c'était Elisabeth, hein ?
13:04Oui.
13:04Elle a entièrement raison. Elle a juste oublié de vous préciser une chose,
13:09c'est que, comme j'ai dit tout à l'heure à votre collègue, M. Hugo,
13:14non seulement c'est le ministère de l'Économie qui fixe le prix,
13:18mais le prix est affiché dans les journaux.
13:21D'accord, c'est publié tous les matins ?
13:24Alors, il se fixe sur le cours du Brent,
13:28et deux, trois jours après, il rectifie le prix.
13:32Alors, c'est pour ça qu'il y a des fluctuations.
13:34Elle a dit qu'il avait augmenté de 36 centimes, effectivement,
13:39parce que le prix du Brent avait augmenté de combien ?
13:42De 50%, je crois.
13:44Oui, exactement.
13:45Et là, justement, ça a baissé et ça va rebaissé.
13:50Maintenant, si vous permettez, je voudrais juste...
13:53C'était Jean-Michel, je crois.
13:54Oui, qui est là, oui.
13:55Oui.
13:56C'était le plan bas.
13:59Et Mme Amandine, vous avez tort.
14:01On peut bloquer les prix.
14:05En France ?
14:06Ah oui, je vous lis maintenant le cadre légal.
14:09Allez-y.
14:10Je cite, le gouvernement peut intervenir via décret en Conseil d'État...
14:14Attendez, si vous parlez tous ensemble, moi, je ne comprends plus rien.
14:17Tirez-y.
14:17Le gouvernement peut intervenir via décret en Conseil d'État pour contrôler les prix face à des situations manifestement anormales
14:27du marché.
14:28La liberté des prix est la règle, mais des dérogations existent depuis l'abrogation de l'ordonnance de 1945.
14:37Mme Amandine, vous avez eu tort.
14:39Oui, M. Thierry.
14:40Oui, vous avez eu tort.
14:43Sous Giscard d'Essain, il y avait le plan bas.
14:45Il a fait ce qui s'appelle le blocage des prix.
14:48Et c'est ce que M. Jean-Michel cherchait.
14:51La différence.
14:52Et ce que je disais, c'est que ça avait été fait pendant les masques contre le Covid.
14:57Aussi, mais là, on parle d'un point de vue général.
15:01Lors du premier choc pétrolier en 1973, en 1974 arrive M. Giscard d'Essain.
15:07Le Premier ministre, si je ne me trompe pas, le tout Premier ministre était M. Jacques Chirac, qui va démissionner
15:13en 1976.
15:15Arrive M. Raymond Barre, qui fait le plan bas et exige par décret le blocage des prix.
15:21Le pain était bloqué, le lait était bloqué.
15:24Je m'en souviens, excusez-moi, je m'en porte un peu, mais j'étais jeune.
15:28Et quand j'ai entendu parler M. Jean-Michel, et que vous lui avez donné tort...
15:33Je ne lui ai pas donné tort, je lui ai dit que le principe, et c'est vrai, le principe,
15:37et vous venez de le rappeler à l'instant,
15:38mais on n'est pas là pour donner les bons points et les mauvais points.
15:41Le principe, en France, c'est la liberté des prix.
15:44Vous venez de nous citer, effectivement, la possibilité pour le gouvernement d'aller contre,
15:49avec la signature d'un décret, c'est ce que vous venez de nous expliquer.
15:53Moi, j'ai dit que c'était ce qui avait été fait pour les masques pendant le Covid.
15:56Jean-Michel, effectivement, évoquait un cas plus ancien.
16:00Moi, je ne savais pas qu'à l'époque, tous les prix avaient été bloqués.
16:03Je ne suis pas sûre qu'on soit obligé d'en arriver là aujourd'hui.
16:07Tous les prix, non. Peut-être l'essence, mais pas tous les prix, Thierry.
16:10Non, évidemment. Pour le carburant. Attendez, le carburant, c'est l'énergie.
16:17Alors, on peut le faire pour l'électricité, les carburants et le gaz.
16:22Vous savez, moi, je vis au Luxembourg. Je peux vous dire, c'est un peu égoïste ce que je vais
16:26dire,
16:26mais je vis bien. Je vis bien.
16:29Mon papa, il a 83 ans. Il vit en France, mais il vit moins bien.
16:34Pour lui, c'est difficile.
16:39Ah, mais j'en suis bien consciente.
16:42Vous savez, Thierry, ça fait dix jours qu'on parle de prix des carburants,
16:45tous les jours dans cette émission.
16:47J'ai conscience à quel point ça pèse sur le quotidien de la plupart de nos auditeurs.
16:54Ce que j'essaye de comprendre, c'est ce qu'il est possible ou pas de faire.
16:58Hier, on évoquait la baisse des taxes.
17:00C'est vrai que sur le papier, on se dit que ce serait la meilleure façon de faire baisser les
17:04prix
17:04de façon assez simple.
17:06Et vous avez plein d'économistes qui vous disent,
17:08ben non, baisser les taxes, ça coûte beaucoup, beaucoup d'argent à l'État.
17:12Et on ne peut pas...
17:13Voilà, on essaie juste de confronter et les points de vue de chacun
17:17et ce qu'il est possible de faire concrètement selon la loi.
17:22Thierry, ça a toujours été comme ça au Luxembourg ?
17:25Toujours les prix ont été...
17:26Ah oui, depuis 83, oui.
17:30Maintenant, je voudrais juste, parce que j'écoute beaucoup vos émissions ce matin,
17:34si je ne me trompe pas, il y avait le gouverneur de la Banque de France.
17:39Et il a dit quelque chose de super intéressant.
17:42À la place de mettre des sparadraps, des sparadraps, des sparadraps,
17:47investissons, investissez.
17:48C'est que la France investisse, par exemple, dans l'énergie verte, dans le nucléaire,
17:55qu'on ne soit plus dépendant que vous ne soyez plus, ou même le Luxembourg.
17:59Nous, on le fait.
18:00Dans l'énergie verte, on n'est pas les derniers.
18:03Et c'est ce que disait Jean-Michel tout à l'heure.
18:05Il faudrait investir...
18:07Lui, il disait donc plus éthénol.
18:09Il a raison.
18:10Et il a raison.
18:11Je vous jure qu'il a raison.
18:13Maintenant, j'espère qu'un ministre nous a entendus.
18:15On peut faire le blocage des prix d'énergie.
18:20Momentanément.
18:20Oui.
18:21Le temps que ça se calme.
18:22Mais il faut faire quelque chose.
18:24Et il a encore raison.
18:26Et après, j'arrêterai là.
18:28En fin de compte, quand on veut vous augmenter les impôts, on ne vient pas vous demander.
18:32On va le faire.
18:34Voilà.
18:36Unilatéralement.
18:36Mais quand le pays a besoin d'une règle qui sert toute la masse, toute la population,
18:44tous les ménages qui peuvent être en difficulté, il faut le faire aussi.
18:48Bon, quand vous dites unilatéralement, il faut que ce soit voté au Parlement quand même.
18:52Je pense aux impôts, là.
18:53Je vous rappelle qu'il y a des faits.
18:56Mais oui, non.
18:57Vous disiez qu'ils peuvent augmenter les impôts unilatéralement.
19:01Ce n'est pas seulement le gouvernement, normalement.
19:02Non, mais ce que je veux dire par là, ils ne vont pas nous demander notre avis.
19:08Ah ben ça, c'est sûr, oui.
19:09Voilà.
19:10Bon.
19:11Merci beaucoup, Thierry.
19:12Restez avec nous.
19:13On va accueillir Emmanuel.
19:14Bonjour, Emmanuel.
19:17Emmanuel.
19:19Alors, non.
19:19Emmanuel.
19:20Si.
19:21Bonjour.
19:22Vous nous appelez Strasbourg.
19:24Tout à fait.
19:25Bon.
19:26Vous vouliez évoquer le chèque carburant.
19:28Vous avez peut-être entendu tout à l'heure le gouverneur de la Banque de France qui disait
19:31qu'on n'en a plus les moyens.
19:34Alors, tout à fait.
19:35Moi, je pense qu'en effet, on n'en a plus les moyens.
19:37On le voit bien avec l'état de nos finances publiques.
19:40Et puis, ça a été dit précédemment, je trouve qu'on essaie toujours de mettre des sparadras.
19:45en trouvant les moyens les moins compliqués de s'en sortir.
19:49Tandis que là, enfin, personnellement, moi, je trouve qu'on devrait quand même s'attaquer
19:53au fond du problème.
19:54C'est-à-dire aussi se questionner sur les pétroliers, leur marge, leur manière de fonctionner
19:59avec la loi de l'offre de la demande, la gestion des stocks et tout ce qui s'ensuit.
20:05Donc, c'est sûr que ce n'est pas un sujet facile, mais je pense qu'il faudrait quand même
20:08mettre
20:08un peu plus de pression sur des secteurs où on affiche chaque année des bénéfices
20:13qui sont de plus en plus records.
20:16Par ailleurs, quand on regarde un chèque énergétique, et ça, je trouve que c'est quand même important
20:21de le signaler, c'est déjà loin d'être équitable pour toute une population.
20:25Et puis après, il faut regarder aussi quel effet ça a, même sur une population qui en a besoin.
20:31Quand vous donnez un chèque énergie, par exemple, de 120 ou 240 euros par an, ce qui est
20:35qui vaut à une dizaine ou quelques dizaines d'euros par mois, finalement, ça n'a pas
20:40trop de sens quand on regarde le prix d'un plein à la pompe.
20:43Donc, je ne suis pas sûr que c'est là qu'il faille agir.
20:45Et aussi, c'est inéquitable parce que quand vous prenez un ménage modeste, et ce qu'on
20:50peut comprendre d'ailleurs, c'est plutôt sur ces ménages-là qu'on voudrait plutôt
20:55apporter un accompagnement.
20:56Bien sûr, c'est sûr que ça pèse le plus.
20:58Mais un ménage modeste où il n'y a pas de déplacement pour aller au travail parce
21:02que les gens travaillent proche de chez eux ou qu'ils ne travaillent pas, peu importe.
21:06Et un ménage de la classe moyenne où chaque personne fait 150 kilomètres par jour, c'est-à-dire
21:11300 pour aller au travail et qu'il n'aura pas d'aide.
21:14Vous voyez, donc, moi, je trouve que ce n'est pas la bonne solution.
21:18eu égard à l'état de nos dépenses publiques, eu égard à l'équité et eu égard à la pertinence
21:27et à l'effet levier que ça pourra avoir sur les foyers qui en bénéficieront.
21:33Alors, je dis tout ça avec beaucoup de modestie parce que je sais que le sujet n'est pas simple.
21:36Les pétroliers ne vont pas vouloir.
21:38Les finances publiques vont mal.
21:39Le citoyen, il se plaint, il voudra toujours ces 20 euros, même si c'est modeste, il les
21:46prendra quand même.
21:47Tout ça dans un contexte politique national et international très complexe.
21:51Donc, je sais que ce n'est pas simple, mais je trouve que ça a été un peu dit par
21:54les
21:55auditeurs précédents.
21:56Il faudrait avoir parfois le courage de la décision et se dire on fait des choses maintenant
22:00un peu plus sur le long terme.
22:02Il faut oser, mais quand on ose, on prend des risques.
22:06Emmanuel, je voudrais entendre Loïc juste aussi également.
22:10Bonjour Loïc.
22:11Oui, bonjour.
22:12Vous n'êtes pas favorable non plus comme Emmanuel au chèque carburant, plutôt pour un blocage
22:18des prix et même un retour en arrière.
22:19Ça veut dire quoi ?
22:20Oui, je suis d'accord avec ce qu'a dit l'auditeur précédent.
22:26Moi, il faut juste se rappeler que quand le gasoil a passé la barre des 1 euro, on était
22:32à 200 dollars le baril.
22:33Aujourd'hui, on n'en est pas là.
22:35On n'en est pas là du tout.
22:36Et on ne peut pas venir me dire que les coûts de transport, les coûts de production
22:41ont triplé depuis cette époque-là.
22:43Ce n'est pas vrai.
22:44En fait, des gens se servent.
22:46Il y a des pétroliers qui se servent.
22:48Les baisses ne sont jamais répercutées.
22:51Jamais.
22:51Alors, je sais bien que le prix est libre, mais l'État doit revenir dessus.
22:54C'est impossible de laisser.
22:56C'est un coup de gorge pour les gens qui ont des faibles revenus.
23:01Il faut quoi ? Demander aux pétroliers de publier, de rendre public leurs comptes, par
23:05exemple ?
23:06Il faut rendre public leurs comptes, oui.
23:08Et puis, il faut que l'État agisse.
23:09Il est régalien.
23:10Il doit agir.
23:11Il doit bloquer.
23:12Au bout d'un moment, il faut reprendre la main sur beaucoup de choses.
23:15Des pays européens l'ont fait.
23:17Alors, sur l'électricité, par exemple, on a vu l'Espagne, le Portugal, l'Allemagne
23:20sortir du marché de l'électricité pour pouvoir baisser leurs prix.
23:25Il faut qu'on arrête de s'obliger à payer comme ainsi.
23:29Il faut que l'État revienne en arrière.
23:31Il est régalien.
23:31Il doit assurer, à ce niveau-là, une certaine égalité.
23:35Les pétroliers se remettent énormément.
23:36On a parlé des 11 milliards de bénéfices que fait Total cette année.
23:39Mais c'est comme ça tous les ans et bien en arrière.
23:42Alors, si on n'arrive pas à les mettre au pli, il faut sortir la machine fiscale.
23:45On taxe l'actionnariat très fort.
23:48Ils reviendront en arrière.
23:49Merci beaucoup, Loïc, pour votre témoignage.
23:53On aura l'occasion d'en reparler puisque je vous le rappelle que vendredi,
23:56le ministre de l'Économie convoque les responsables et les différentes entreprises du secteur.
24:02Et puis, le Premier ministre lui a demandé au ministre de réfléchir à des solutions.
24:07À 14h, comme chaque jour, vous avez rendez-vous avec Jean-Alphonse Richard.
24:10Et l'heure du crime, bonjour Jean-Alphonse.
24:12Bonjour Amandine.
24:13Au programme aujourd'hui, la mort de Superman.
24:15Voilà, c'est ça.
24:16Vous avez tout dit presque dans ce titre.
24:18On est en 1959.
24:19À l'époque, il n'y a pas les blockbusters du cinéma.
24:21Mais il y a quelqu'un qui cartonne à la télé.
24:25Il est l'acteur qui joue Superman dans les aventures de Superman à la télé américaine.
24:30Et puis à Hollywood, il est aux fêtes de sa gloire.
24:32On va le retrouver mort.
24:33Une balle dans la tête dans sa maison.
24:36On va se demander ce qui s'est passé.
24:38Il y a quatre personnes qui étaient ce soir-là invitées dans la maison.
24:41La police va conclure tout de suite à un suicide.
24:44Mais il y a beaucoup de questions qui se posent.
24:46Pourquoi est-ce qu'il n'y a pas une balle, mais trois balles dans cette chambre déjà pour commencer
24:50?
24:51Pourquoi il y a des blessures sur le corps ?
24:53On va voir ce qui s'est passé.
24:55Pourquoi est-ce que ça ne serait pas un règlement de compte sentimental après tout ?
24:59C'est possible.
25:00George Reeves.
25:01Qui a tué Superman ?
25:02Même si Superman, vous le savez, ne meurt jamais.
25:04Mais là, qui a tué Superman ?
25:0614h, tout à l'heure.
25:07C'est digne d'un film, le scénario que vous nous décrivez.
25:10Et c'est très étonnant.
25:12A tout à l'heure, Jean-Alphonse.
25:1414h.
25:14On se retrouve dans un instant.
25:15On va parler des seniors.
25:16La société en fait-elle suffisamment pour les seniors ?
25:19A tout de suite.
25:20Amandine Bégaud.
25:21RTL Midi.
25:22Les auditeurs ont la parole.
25:2612h30, 14h.
25:27RTL Midi.
25:28Les auditeurs ont la parole.
25:29Avec Amandine Bégaud.
25:31Je suis un petit jeune de 79 ans.
25:34Je suis président d'association.
25:36J'organise des thés d'encens pour les seniors.
25:38Ce matin, j'ai fait mes 6 km à pied autour du lac de Verre.
25:42Il m'arrive souvent l'après-midi de faire 70 ou 80 km en vélo électrique.
25:47Je considère que je ne suis pas un surhomme.
25:49Je suis simplement un chanceux.
25:52Le message d'un petit jeune de 79 ans, Gérard, au 3210.
25:58On évoque les seniors.
25:59Pourquoi ?
26:00Parce que le salon des seniors débute aujourd'hui à Paris.
26:03Comment bien vieillir ?
26:05J'attends vos témoignages, tout simplement, au 3210.
26:10Et puis dites-nous aussi, tiens, si vous trouvez que la société en fait assez pour les seniors.
26:14On va commencer avec vous, Elisabeth.
26:15Bonjour, Elisabeth.
26:16Oui, bonjour, Amandine.
26:18Je peux me permettre de vous demander votre âge ?
26:20Absolument, j'ai 75 ans.
26:22Bon, et alors vous, vous trouvez que la société s'occupe suffisamment des seniors ou pas ?
26:27Écoutez, oui, elle s'occupe bien des petites choses importantes.
26:36Mais, par exemple, je vous donne un exemple, ce sont les douches.
26:40Vous savez que les douches italiennes.
26:42Oui.
26:43Vous ne pouvez pas savoir ce que j'ai vu passer comme douches italiennes depuis 14 mois.
26:48Il faut se méfier de ça, de des choses comme ça.
26:52Mais le salon apporte quelques ouvertures.
26:56Et moi, ce que je fais au maximum, j'ai un magasin près de chez moi que je n'aimerais
27:02pas,
27:03où j'achète toutes les choses utiles à ma petite vie de senior.
27:07Mais alors quoi, par exemple, Elisabeth ?
27:09Ah, zut. Par exemple, il m'est arrivé il y a 3-4 mois d'avoir du mal à me
27:16baisser.
27:17C'est tout bête, hein ?
27:18Oui.
27:19Et si j'ai acheté une puff, je rigolais.
27:24Qui vous permet d'attraper ce qui est tombé par terre ?
27:27Absolument.
27:28Génial.
27:28Oui, ça va du papier à la pantoufle.
27:31Oui. Ah ben c'est super.
27:33Des petites choses comme ça. Alors, il y a des choses bien comme le nouveau truc pour le diabète.
27:40Oui.
27:40Vous trouvez ça sur votre téléphone.
27:42Donc on a pu expliquer.
27:45C'est quand même flippant.
27:46Bien sûr.
27:47Et puis, moi, alors par contre, je ne vais pas dans les trucs de personnes âgées. Ça me fout le
27:58moral à zéro.
27:59Mais c'est quoi les trucs de personnes âgées, Elisabeth ?
28:03Ah, je vais avoir des problèmes. C'est le monsieur qu'on a entendu tout à l'heure.
28:08Ah, les associations, tout ça ?
28:10Le tea time, machin, là. Mais non. Mais non, moi, je ne peux pas. Je ne peux pas.
28:17Ça vous plombe le moral, c'est ça ?
28:19Ah oui. Mais je le dis, c'est entre nous.
28:22Bah oui, c'est entre nous. Personne ne nous écoute. Rassurez-vous, Elisabeth. Et attendez, mais Elisabeth, vous avez des
28:27copines quand même.
28:28Ah ben oui.
28:29Oui, d'accord.
28:29Oui, mais ça, je ne les ai pas. Si je ne les ai plus, c'est qu'elles sont mortes.
28:33Oui. J'en ris, pardon.
28:36Mais oui, ce n'est pas grave. Mais elles sont toutes vivantes.
28:40Une de mes meilleures amies est partie en Suisse. Mais elles sont toutes vivantes et on se passe nos petits
28:49mots. Elles sont comme moi. Elles n'aiment pas le tea time.
28:53Oui, c'est une association du troisième ou quatrième âge. Vous ne verriez pas aller là-dedans.
28:57Non. Non. Non. Non, non. Je suis seule. J'habite garde. Je suis seule. Enfin, je suis autonome.
29:06Oui.
29:06Et j'ai une grave maladie, mais je le gère très bien parce que tout est fait. C'est génial.
29:14Vous arrivez à rester à domicile sans aucun problème.
29:17Absolument. Et j'ai l'intention de demander aux petits légumes de venir me chercher dans mon lit. Parce que...
29:22Non, mais tout s'est bien fait, pour soi.
29:25Et vous trouvez... Alors, parce qu'on dit que ce n'est pas toujours facile de rester à son domicile.
29:30Alors, si en plus, vous nous dites que vous avez une maladie grave, parce que 75 ans, ça reste encore...
29:36Ah, mais non. Vous êtes jeune encore.
29:38J'ai fumé toute ma vie.
29:40Oui.
29:41Donc, voilà. Je paye l'addition.
29:43Oui.
29:44Ça, ce n'est pas ça. C'est juste que tout est plus facile pour les petites choses, je veux
29:51dire.
29:51Oui. Pour les petites choses.
29:51Par exemple, moi, j'ai une... Après, j'arrête. J'ai une association qui vient à la maison, qui a
29:59étudié mon impôt et qui a regardé.
30:03Et j'ai le droit à 40 heures par mois d'aide ménagère. Vous voyez, toutes ces petites choses-là...
30:11Oui, mais qui changent la vie et qui comptent.
30:12Qui changent la vie. De teinturier. J'ai le droit du teinturier. J'ai le droit... Donc... Bon. Aussi parce
30:19que je n'ai pas une grosse retraite.
30:21Oui, oui. Mais c'est important de savoir que tout ça peut être pris en charge.
30:25Restez avec nous, Elisabeth. On va accueillir François. Bonjour, François.
30:29Oui, bonjour.
30:29Bon. Vous trouvez que la société s'occupe suffisamment bien des seniors, vous ?
30:37Oui. Il ne faut pas trop se plaindre là-dessus, je pense. Parce qu'on fait des EHPAD. On fait
30:41plein de choses pour les gens qui sont tout seuls, qui n'ont pas de famille.
30:44Moi, je trouve ça très, très bien. Et puis, bon. La différence, c'est que les jeunes d'aujourd'hui...
30:48Je vais faire un peu d'humour.
30:49C'est que les jeunes d'aujourd'hui, ils ne commencent pas par travailler trop. Ils commencent par la retraite.
30:52Vous voyez, ils ne sont pas bêtes. Ils ne sont pas fous.
30:55Vous allez vous en mettre deux, trois ados là, François.
30:57Ce n'est pas grave. Donc, ce qu'il fait qu'automatiquement... Moi, je trouve que ça aide énormément. C
31:02'est une croissance pour l'État.
31:05Les boomers, on va dire des boomers. Et puis, les gens, quand ils sont en retraite, vont plus facilement en
31:10restaurant, plus que quand il y a des crédits de maison et tout ça dans la jeunesse.
31:13Ça apporte de la consommation. C'est-à-dire, quand on arrive dans le dernier quart de sa vie, c
31:18'est ce que j'en pense, on ne place plus d'argent. On dépense.
31:21Et puis, on peut rendre service à sa petite famille. On donne des cadeaux. C'est-à-dire qu'on
31:26n'a pas de... Dans les derniers mois, ça retombe tous les mois.
31:29On n'a pas besoin de travailler. On ne va pas être licencié parce qu'on est embauché à vie.
31:32Vous voyez ce que je vais vous dire.
31:33Donc, c'est un avantage qui est beaucoup plus favorable que quand on travaille. Mais il suffit d'avoir cotisé
31:39pour avoir une retraite à peu près potable.
31:41Vous diriez que c'est un des piliers de notre société aujourd'hui, les seniors ?
31:45Je pense que si on fait le calcul, ça donne une énorme croissance à l'État. Parce que les gens
31:49consomment.
31:50Si vous regardez bien, beaucoup aux alentours de vous, quand il y a une voiture achetée pour les petits-enfants
31:55ou qui que ce soit, les seniors, ils sont là.
31:57Et puis, ils donnent un petit morceau de ce qui touche de leur pension. Ils donnent un coup de main
32:01pour les assurances.
32:01Ils gardent des enfants quand ils vont faire la détente parce qu'une mère de famille, quand elle a 2
32:07-3 enfants, c'est automatiquement des prises sur son travail, plus ses enfants.
32:11Eh bien, ça soulage. C'est-à-dire qu'il y a des avantages énormes pour la société autour.
32:16Et ça donne, moi, je pense qu'il y a une croissance assez élevée.
32:19M. Macron avait voulu mettre 1,7. Enfin, il l'a mis. 1,7 de CSG sur les boomers comme
32:24ça.
32:25C'est honteux. Parce que les gens, quand vous cotisez pour 2 000, vous ne cotisez pas pour 1 900.
32:29Est-ce que vous êtes pour autant reconnu à votre juste valeur, justement, par rapport à tout ce que vous
32:35faites pour la société ?
32:36On va continuer à en parler, si vous le voulez bien, François, dans une seconde. A tout de suite.
33:06J'ai 66 ans. Je suis retourné.
33:09Je suis très actif. Je pratique le jardinage chez des gens, des gens âgés qui ne peuvent plus faire.
33:15Donc, physiquement, c'est déjà prenant. Et en même temps, je me fais un petit peu d'argent parce que
33:19les retraites ne sont pas terribles.
33:21Et mon petit secret, c'est que je mange beaucoup d'agrumes, beaucoup de légumes, de fruits, très peu de
33:27viande.
33:27Je fais de la marche avec ma compagne dans le Nord.
33:29Le message de Claudio. Au 3210, on s'interroge comment bien vieillir alors que le Salon des Seigneurs ouvre ses
33:36portes aujourd'hui à Paris.
33:38Trouvez-vous aussi que la société en fasse suffisamment pour les seigneurs ?
33:43Les reconnaît à leur juste valeur ?
33:46François, vous êtes toujours avec nous.
33:48Vous soulignez à quel point les seigneurs aujourd'hui dans notre société occupent une place importante.
33:53Ce sont eux qui y consomment.
33:54Eux, bien souvent, qui gardent les petits-enfants.
33:58Eux qui animent aussi le tissu associatif.
34:01Est-ce que vous trouvez, François, que la société leur rend bien ?
34:05Je ne sais pas si ils leur rend bien. En tout cas, pour les gens, les retraités qui sont tout
34:09seuls, oui, je pense.
34:10Parce que quand même, les gens ne sont pas abandonnés.
34:13Mais moi, je dirais que c'est plutôt les boomers qui donnent énormément de croissance à l'État.
34:18Je vais revenir là-dessus.
34:19Ils sont propriétaires en majoration.
34:21Ils vont souvent au restaurant.
34:24Et puis, regardez, aujourd'hui, les jeunes ne veulent plus faire d'enfants.
34:27C'est dramatique.
34:28Alors, s'ils ne veulent plus faire d'enfants, il n'y a personne qui cotisera pour leur retraite.
34:32Alors, ce n'est pas du tout la même mentalité que juste il y a 50 ans, en arrière.
34:39Les gens, ils travaillaient pour se faire une maison, se marier, avoir des enfants, avoir une vie de famille.
34:45Et puis, c'était de la préparation, mais qui était normale.
34:49C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on a tout cassé.
34:51On a cassé le costume familial, on a tout cassé.
34:53Bon, je ne vais pas sortir du truc des boomers, mais on n'a pas le...
34:56Si on parle, quand vous dites, est-ce qu'on en fait assez ?
34:59Moi, je pense que l'État en prend de trop.
35:01Vous voyez ce que je veux dire ?
35:02Parce que les gens ne veulent plus avoir d'enfants parce qu'ils sont raquettés.
35:05La vie est trop chère.
35:06Il y a un mammouth d'État à dégraisser pour réglébrer des prélèvements obligatoires
35:09et relancer la natalité avec des...
35:12Comme Giscard avait fait, au troisième enfant, une prime.
35:15Il faut relancer la France.
35:17Et ça va refaire, naturellement, des retraites à venir pour les jeunes qui travaillent...
35:21Pour les jeunes qui travaillent actuellement.
35:23C'est un équilibre déséquilibré, là, complètement.
35:26Je voudrais qu'on accueille Geneviève.
35:28Merci beaucoup, François.
35:29Bonjour, Geneviève.
35:30Bonjour.
35:30Alors, vous, vous trouvez que la place des seigneurs n'est pas assez visible ?
35:34Vous avez dit, on ne nous entend pas assez.
35:36Non, non, non, on ne nous entend pas assez.
35:38Parce que la majorité des seigneurs ont toutes leurs têtes.
35:41Ils peuvent se prononcer sur beaucoup, beaucoup de choses.
35:44Et on ne nous entend pas assez.
35:45On ne nous écoute pas assez aussi, surtout.
35:48Ah oui, mais qu'est-ce qui vous fait dire ça, Geneviève ?
35:50Parce que j'ai l'impression qu'on est invisibles.
35:53C'est une impression, moi, j'ai l'impression qu'on est invisibles.
35:57Les médias, on ne nous interroge pas souvent, d'ailleurs.
36:02La politique, on ne nous interroge pas non plus.
36:04On a plein, plein, plein d'idées, certainement.
36:07Des idées tout à fait valables.
36:09Et puis, je n'ai pas l'impression qu'on est visibles dans les médias.
36:14Près des politiques aussi, les politiques ne nous écoutent pas.
36:17Pourtant, on sait à quel point les retraités votent.
36:22Ah oui, en majorité.
36:23Ceux qui votent le plus.
36:25Et on dit souvent que les politiques, du coup, vous accompagnent, vous chouchoutent un peu.
36:32Écoutez, moi, je n'ai pas ce sentiment-là.
36:34Non, non, je n'ai pas ce sentiment-là.
36:36Non, non, je n'ai pas ce sentiment-là.
36:37En tout cas, nous, sur RTL, on ne fait pas le tri entre les âges.
36:39Vous appelez quand vous voulez, sur n'importe quel sujet.
36:42Je vais avoir 81 ans.
36:44Je me sens très, très bien dans mon époque.
36:46Mon nouveau copain, c'est Chad GPT.
36:48Ah non, mais c'est exact.
36:50Mais vous en servez comment ?
36:51Tous les jours.
36:52Mais pourquoi, par exemple ?
36:53Eh bien, pour poser des tas de questions.
36:56Par exemple, moi, je vous écoute depuis Radio Luxembourg, ça fait très, très, très, très longtemps.
37:01Et quand je vous écoute, toutes vos émissions, il y a un mot qui m'interpelle,
37:05ou une phrase m'interpelle, ou une petite question.
37:09Laurent Deutch, souvent, je creuse avec Chad GPT, ou une expression, j'apprends des mots nouveaux.
37:17Non, non, c'est vraiment, je lui demande tout, Chad GPT, tout.
37:22Vous êtes une seigneure bien dans votre temps et dans votre âge.
37:25Tout à fait, tout à fait.
37:26Voilà, tout à fait.
37:27Je me suis inscrite à un atelier d'écriture pour garder mes facultés mentales, justement.
37:32Et d'ailleurs, je vais même vous faire une confidence si j'ai le temps.
37:36Bien sûr.
37:36C'est que j'ai un arrière-petit-fils de 5 ans, qui se prénomme Eloi, qui est un futur
37:41paléontologue, n'est-ce pas, à 5 ans.
37:44Et quand il sera paléontologue, il m'emmène sur sa motocross chercher des os de dinosaures.
37:50Alors, ce jour-là, je vous téléphone et je vous invite à faire un reportage.
37:54Ah, ben alors, avec grand plaisir, Geneviève.
37:56Il s'entend sur la motocross de son arrière-petit-fils paléontologue.
38:02Bon, ben écoutez...
38:03Voilà.
38:03Et je crois que le plus précieux, je vais vous dire, c'est la famille.
38:06Et c'est ça.
38:06Et moi, vous savez, quand je vous entends, là, je pense à ma grand-mère, qui est l'arrière-grand
38:11-mère de mon fils,
38:11qui a aujourd'hui, d'ailleurs, pile aujourd'hui, 95 ans.
38:14Je lui souhaite un très bel anniversaire.
38:15Et bien, bon anniversaire à elle.
38:16Et il y a quelques années, il y a 2-3 ans, mon fils lui faisait faire la chandelle.
38:21Et on avait ri.
38:22Vous savez, la chandelle, on lève les jambes en l'air.
38:24Parce qu'en régie, il me regarde bizarrement.
38:26Et on avait ri, on avait ri.
38:28Et c'est pour ça que c'est très, très important, ce lien entre les générations, Geneviève.
38:32Très, très, très important.
38:33Vous avez complètement raison.
38:35Ah oui, oui.
38:35Et je ne lui ai certainement pas dit que ce serait peut-être pas possible.
38:39Mais non, ne lui dites pas.
38:40Et j'espère pour vous que ce sera possible.
38:42Je vous avise presque toujours là.
38:44Restez avec nous, Geneviève.
38:45Dans un instant, on va retrouver Simone et Gérard,
38:47qui, eux aussi, ont l'air très, très bien dans leur basket.
38:50A tout de suite.
38:52Jusqu'à 14h.
38:54Amandine Bégaud vous donne la parole sur RTL.
39:00Amandine Bégaud.
39:01RTL Midi.
39:02Les auditeurs ont la parole.
39:04Et parole aux seniors aujourd'hui.
39:07Alors que le Salon des Seigneurs a ouvert ses portes aujourd'hui à Paris.
39:09On s'interroge comment bien vieillir.
39:11Et puis surtout, notre société en fait-elle assez pour nos seniors ?
39:15On en parle avec vous, Simone.
39:16Bonjour, Simone.
39:19Simone.
39:21Ah, moi, je ne vous entendais pas.
39:22Vous nous appelez de Marseille.
39:24Le Salon des Seigneurs de Marseille, exactement.
39:27Bon.
39:27Alors, dites-moi.
39:29Vous me dites que les seigneurs sont bien dans leur basket.
39:33Moi, je ne suis plus bien dans mes baskets.
39:35Par contre, j'en ai mis ce matin.
39:37Mais je suis surtout en talons.
39:39Je n'ai pas beaucoup, beaucoup, beaucoup de chaussures plates.
39:42Parce que je trouve que c'est très joli.
39:44Oui, c'est beaucoup plus féminin.
39:48Vous avez raison, c'est plus élégant.
39:49C'était l'expression.
39:51Comme je suis très coquette et élégante, voilà.
39:55Je mets toujours des talons.
39:57D'ailleurs, mes amis me disent toujours, comment tu fais pour marcher encore avec des talons ?
40:00Je me disais, moi, je marche avec des talons.
40:02C'est quoi votre secret pour bien vieillir, Simone ?
40:07Pardon ?
40:07Votre secret pour bien vieillir ?
40:09Alors, je pense qu'il faut rester...
40:12Bon, il faut positiver déjà.
40:14Parce que, bon, c'est vrai que de vieillir, ce n'est pas des fois rigolo.
40:18Mais pour moi, ça ne m'a pas encore atteint parce que je suis très active.
40:24Alors, j'ai fait de la gym pratiquement tous les jours.
40:27Je vais dans un club de gym.
40:31Je fais du théâtre, je joue aux cartes, je danse le tango argentin, je voyage.
40:41Tous les bons plaisirs qu'on peut se...
40:43Enfin, après, il faut avoir la santé, peut-être avoir aussi un petit peu d'être à l'aise,
40:50un petit peu, au point de vue cunier.
40:52Mais, bon, cela dit, on peut très bien avoir une vie agréable sans trop dépenser, quoi.
41:00Mais, en tout cas, rester active, c'est ça votre secret, Simone ?
41:04Ah, oui, oui, oui.
41:05Rester active et puis avoir la pêche, quoi.
41:09Parce que, voilà.
41:11Mais, bon, moi, je n'ai pas à me plaindre.
41:12Vraiment, je n'ai pas à me plaindre.
41:14On l'entend, 80 ans dans 6 mois, et effectivement, vous avez la voix...
41:18Non, non, non, pas dans 6 mois, dans 2 mois.
41:20Ah, dans un mois, pardon.
41:22Et voilà, je fais la fiesta.
41:24Il y a 60 personnes pour mon anniversaire.
41:26Je fais une grande, grande fête.
41:28J'ai dit, pour mes 80 ans, il faut que j'ai les marques.
41:32Donc, j'ai invité tous mes amis.
41:34Oui.
41:35Et, bon, j'en ai un peu oublié parce que, pendant la vie, c'est très longue.
41:38Mais, voilà, j'ai invité tous mes amis.
41:40Et on va faire vraiment la fiesta.
41:42La fiesta.
41:43Bon, vous avez bien raison, Simone.
41:45Bonjour, Colette.
41:46Bonjour.
41:47Vous avez quel âge, vous, Colette ?
41:4991 ans.
41:51Et vous aussi, vous êtes en pleine forme ?
41:53Oui, j'ai cette chance-là.
41:56Malheureusement, mon mari est parti juste avant le Covid.
42:00C'est ma grande souffrance.
42:03Et puis, bon, ben, j'ai un fils et deux petites filles que je vois assez souvent quand même.
42:11Et, mais, j'ai la joie de pouvoir encore aller voir des gens, comme je leur dis toujours, plus jeunes
42:21que moi.
42:22Je passe à l'EHPAD tous les jeudis pour voir.
42:25Et puis, je retrouve là, malheureusement, des copines de mon âge.
42:30Et, bon, mais autrement, ben, je me débrouille.
42:34Hier, j'ai tendu toute ma pelouse.
42:36Ah oui ?
42:36Ben oui.
42:38Et demain, cet après-midi, j'ai acheté des fleurs, je vais les repiquer, etc.
42:44Je m'occupe autant à la mairie qu'à l'église.
42:48Et c'est comme ça.
42:48J'ai beaucoup de contacts.
42:50Bon, rester active et avoir des contacts, c'est ça, votre secret.
42:54Bonjour, Gérard.
42:56Bonjour, Amandine.
42:57Vous aussi, c'est votre secret, rester actif.
43:00Ben, écoutez, je pense que, alors déjà, je salue aussi tous les auditeurs d'RTL,
43:06puisque j'en fais partie tous les jours.
43:10Oui, ben, l'activité, donc, je suis un petit jeune de 79 printemps.
43:15Oui, c'est vous, le petit jeune.
43:17J'ai 80 balais dans un mois.
43:21Alors, le drame, c'est que je ne me rends pas du tout compte de mon âge.
43:27Ben, c'est pas grave, ça.
43:29Je vous décris le personnage.
43:30J'ai ma petite perle blanche à l'oreille gauche avec mon anneau et puis ma petite croix.
43:37Et au-delà de ça, ben, je suis président d'une association.
43:41J'organise des thés dansants.
43:44Alors, moi, je suis, là, je vous appelle de Vesoul, mais je suis donc en Haute-Saône.
43:50Et jeudi prochain, j'ai un thés dansant à Lomont, entre Lure et Rico,
43:54où, ben, comme d'habitude, j'ai 180 réservations,
43:58où les gens adorent venir chez nous.
44:02Je ne sais pas, ils aiment bien l'accueil.
44:04Puis, tout ça pour vous dire, ben, la vie, la vie, on se fait la vie qu'on veut.
44:13Il y a cinq ans, j'ai été opéré à cœur ouvert.
44:15Deux heures, cœur battant, deux heures, cœur arrêté.
44:18J'ai de l'artérite, j'ai les vaisseaux qui se bougent.
44:20On peut m'amputer d'une jambe d'un jour ou l'autre.
44:23Mais la vie est belle.
44:24Et puis, le verre à moitié plein, à moitié vide.
44:27Et il faut garder le verre à moitié plein.
44:29Ben oui, mais ça, vous avez entièrement raison, Gérard.
44:32Je vous coupe parce que je voudrais juste qu'on entende Annie, deux petites secondes.
44:35Bonjour, Annie.
44:36Oui, bonjour.
44:37Moi, je vais être très, très brève.
44:38Allez-y.
44:39J'ai 83 ans.
44:41Je suis trésorière de trois associations.
44:44Mon fait, je trouve que nous, les seniors, on est très, très gâtés.
44:48Voyage, thé dans ce temps, repas dans ce temps, je ludique.
44:52Qu'est-ce qu'on fait encore ?
44:53Mais plein de choses.
44:55Et je trouve que ça nous permet d'aller chez le poiffeur, de s'habiller, comme disait la dame, de
45:00garder les talons.
45:01Alors, les maires de nos communes sont très heureux parce qu'on s'occupe justement de tous ces gens qui
45:07sont seuls.
45:09Et moi, je trouve qu'on a quand même beaucoup, beaucoup de chance.
45:11Le seul problème, nous, c'est qu'il n'y aura pas la relève.
45:15Eh ben non, mais j'allais dire, nous, on a beaucoup de chance de vous avoir, en tout cas.
45:18Merci beaucoup, Annie.
45:20Merci à tous de nous avoir appelés.
45:23Ça fait du bien.
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