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  • il y a 6 semaines
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 19 mars 2026.

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00:0212h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole, avec Amandine Bégaud.
00:08Et la guerre au Moyen-Orient vire plus que jamais à la bataille de l'énergie.
00:12L'Iran a visé ces dernières heures de très nombreuses installations énergétiques dans toute la région.
00:18Résultat, le prix du gaz flambe, plus 35% ce matin pour le gaz européen.
00:24Ça inquiète notamment les agriculteurs.
00:26On entendait tout à l'heure un céréalier pour qui l'engrais coûte de plus en plus cher.
00:32Le prix des engrais est directement lié à celui du gaz.
00:36Si vous aussi vous inquiétez de cette flambée des prix du gaz, en tant que professionnel, agriculteur ou autre profession,
00:43appelez-nous 3210, j'attends vos témoignages.
00:46Plus 10% du côté du baril de Brent et des carburants qui ne baissent pas à la pompe.
00:53Ce baril, il est à 118 dollars. Il était autour de 70 avant le début de la guerre.
01:00Pierre Chasserey, délégué général de l'association 40 millions d'automobilistes, lance une grande opération transparence.
01:07Il nous l'a lancé il y a quelques minutes sur RTL avec les stations-services indépendantes.
01:13L'idée, c'est de vous faire prendre conscience de la composition du prix.
01:18Faut-il ou pas baisser les taxes ?
01:20J'aimerais aussi vous entendre sur ce sujet, baisser les taxes sur le carburant comme l'a fait l'Italie
01:25par exemple.
01:26Là encore, 3210 pour réagir.
01:29La météo avec vous Peggy.
01:31Jolie journée pour aujourd'hui et demain et ce week-end surtout.
01:35Eh bien pareil demain et on n'aura même plus ces petites averses au pied des Pyrénées.
01:39Ce sera du beau soleil.
01:40Alors on a quelques grisailles le matin près de la Manche, un peu de brouillard sur l'Auvergne-Rhône-Alpes.
01:44Ça va très vite se dissiper.
01:46Parfois le ciel sera légèrement voilé au nord mais ça ne gâchera absolument pas l'impression de beau temps.
01:51Avec des températures qui resteront fraîches le matin sous un ciel dégagé.
01:54On sera souvent entre 0 et 6 degrés jusqu'à 8 près de la Méditerranée.
01:58Et dans l'après-midi, 14 à Cherbourg, 15 à Lille, 16 à Brest et Lyon, 17 à Nantes, Strasbourg
02:04et Montpellier, 18 à Paris comme à Marseille, 19 degrés à Perpignan, 20 à Limoges, La Rochelle et Toulouse et
02:1021 à Bordeaux.
02:11Et donc ce week-end ?
02:12Ce week-end, beau temps, douceur encore samedi.
02:16Peut-être une ou deux averses en montagne, mais pas grand-chose.
02:19Et c'est dimanche que ça risque de se gâter dans le sud-est uniquement avec des averses, un peu
02:24de neige en montagne.
02:25Je dis ça, mais ça fait plusieurs week-ends qu'il fait très moche dans le sud-est.
02:32C'est vrai, dimanche ce sera le cas, c'est vrai, sur un large quart sud-est, on aura un
02:36ciel gris avec des averses et un peu de neige en montagne.
02:39Ça ira mieux sur l'ensemble du pays lundi.
02:41Eh bien très bien, merci beaucoup et on embrasse tous les gens du sud-est aussi, quand même, on les
02:46aime bien sûr, 13h03 sur RTL.
02:50Jusqu'à 14h, les auditeurs ont la parole.
02:53Amandine Bégaud sur RTL.
02:56Bonjour Amandine et bonjour les auditeurs.
02:59Non, il ne faut pas baisser la fiscalité sur les carburants, cela coûterait trop cher.
03:03Il vaut mieux utiliser cet argent pour aider et développer les véhicules électriques, l'hydrogène ou le GNV.
03:12Ce que dit pas ce monsieur, c'est que les stations indépendantes, contrairement aux grandes surfaces, ont des volumes de
03:18rotation de carburant très faibles.
03:20Donc ce qui les permet d'augmenter très lentement la répercussion des chiffres, puisqu'ils sont livrés une fois par
03:26semaine ou voire moins.
03:28Tandis que nous autres grandes distributions, qui faisons moins de marge qu'eux, sommes livrés quasiment quotidiennement.
03:33Donc c'est pour ça que les prix augmentent très rapidement.
03:36Et ça, ça serait bien de ne pas l'oublier.
03:38Vous l'avez compris, on parle une nouvelle fois de la hausse des prix du carburant.
03:42Et nous sommes toujours en studio avec Pierre Chasseret de l'association 40 millions d'automobilistes.
03:48Et Jacques Veils, propriétaire d'une station-service dans l'Aveyron.
03:51Et vous êtes le président de la branche carburant de la Fédération Nationale de l'Automobile.
03:55Le dernier message de l'auditeur, je pense, Jacques Veils, s'adressait à vous, station-service indépendante.
04:01Et il dit qu'ils sont livrés moins souvent, donc ils répercutent pas autant que la grande distribution.
04:06C'est vrai ou pas ?
04:07Oui, je suis d'accord.
04:08Mais il y a des gens qui sont dans le même cas que moi, qui ont mis l'augmentation de
04:13suite.
04:14C'est sûr que moi, je suis livré en période hivernale une fois par chaque trois semaines ou par mois.
04:20Et en période touristique, une fois par semaine.
04:22C'est sûr que le volume et le prix dépendent du débit, en fait.
04:29Donc c'est assez intéressant parce que depuis trois semaines, on cherche tous à comprendre pourquoi tout d'un coup,
04:35on a vu les prix flamber à la station-essence.
04:39Vous êtes livré une fois toutes les trois semaines, c'est ça ?
04:42Dans l'Aveyron, dans votre station-service.
04:44Dans mon cas, moi, il est au lac de Parleou, à Salle-Curand, dans un petit village au centre du
04:49monde.
04:50Donc, une fois toutes les trois semaines, quand la guerre a commencé ?
04:57Vous avez été livré ?
04:58On a acheté le carburant à un prix moyen, un prix normal.
05:02Donc au mois de février.
05:03Voilà, on garde notre marge de 5 à 8 centimes comme tout le temps.
05:08Vous êtes resté du coup sur un prix bas ?
05:09Voilà, aujourd'hui, dans ma station, on est à 1,78 de la gasoil.
05:13Parce que vous êtes toujours sur l'essence que vous avez acheté avant la guerre ?
05:16On a décidé de ne pas spéculer.
05:19On aurait pu mettre le gasoil à 2 euros, personne ne nous aurait rien dit.
05:23On a décidé de rester tout le temps sur le même marge.
05:25Mais ça, c'est dans votre cas, parce que vous avez moins de débit qu'une station-service, par exemple,
05:31qui est dans une grande ville, à Marseille, à Lyon, à Paris ou à Lille,
05:36et qui, elle, on les voit les camions livrés, d'ailleurs, qui livraient tous les jours.
05:39Alors, celui qui est rechargé tous les jours va appliquer l'augmentation de suite.
05:45Moi, dès que je vais passer, quand je vais recommander, je vais prendre une grosse augmentation.
05:51Ça fait que je vais passer de 1,78 peut-être à 2,15 ou 2,20.
05:54Et là, on va me demander pourquoi.
05:57C'est pour ça que je suis là aujourd'hui pour l'expliquer.
05:59Et autre question, est-ce que vous auriez pu anticiper ?
06:02C'est-à-dire, est-ce que vous pourriez, après tout, vous faites ce que vous voulez de vos prix
06:05?
06:05Oui, j'aurais pu...
06:06Vous auriez pu mettre l'essence à 2 euros ?
06:07Exactement. Ce que je n'ai pas voulu... Je me l'interdis.
06:11Et c'est ce qu'on fait, peut-être, certains, d'après vous ?
06:13Mais c'est sûr.
06:14On va partir au standard et accueillir d'abord Didier.
06:19Bonjour, Didier.
06:21Oui, bonjour.
06:22Et vous nous appelez d'où, Didier ?
06:24Ah, je suis dans le Haut-Cantal.
06:26Bon, et alors, vous, vous n'êtes pas d'accord avec ce que propose Pierre Chasserez,
06:30à savoir la réduction des taxes ? Expliquez-nous.
06:33Oui, oui. Je pense que personne ne peut être d'accord avec ça.
06:37À partir du moment où on est un tant soit peu conscient de la situation financière du pays.
06:43On sait tous ce qu'a coûté le quoi qu'il en coûte à l'époque.
06:46On en paye le coût exorbitant aujourd'hui.
06:50On ne va pas recommencer avec le prix du carburant.
06:52On sait que la France n'a pas les moyens.
06:54L'Italie a les moyens. C'est pour ça que notre voisin le fait et que sa première ministre a
07:01décidé de baisser les taxes.
07:02Pour une durée limitée, je viens d'apprendre ça.
07:05Il y a un calendrier.
07:07Nous, on n'a pas les moyens de le faire.
07:09Et d'autant plus qu'on ne sait même pas pour combien de temps il faudrait le faire.
07:12Donc, c'est un puits sans fonds qui se trouverait devant nous.
07:16Pierre Chassery vous répond, Didier.
07:18Oui. Alors, Didier, j'entends votre argument.
07:21Mais je vais vous demander juste de bouleverser les codes pour bien comprendre.
07:26Aujourd'hui, qu'est-ce qu'on a ?
07:27On a un impact économique certain parce que la surfiscalité...
07:31Imaginons demain un prix à 10 euros le litre.
07:33Plus personne ne peut bouger.
07:35Il y aurait une surfiscalité qui empêcherait les déplacements.
07:37Les Français ne pourraient plus bouger.
07:38Ce serait la fin de l'économie.
07:40Ça veut dire quoi ?
07:40Ça veut dire qu'une surfiscalité apposée au carburant engendre une crise économique.
07:45Comme ça.
07:46D'ailleurs, les Etats-Unis commencent à le vivre aujourd'hui.
07:49C'est pour ça que nos voisins à l'étranger le font.
07:51C'est parce qu'ils ont compris qu'il y aura un impact sur leur croissance.
07:55Je vais vous répondre, Didier, que nous, en France, justement, on n'a pas les moyens de ne pas le
08:00faire.
08:00Il faut le faire parce qu'on doit préserver le pouvoir d'achat des Français.
08:04Si vous cassez la dynamique de pouvoir d'achat, fatalement, fatalement, vous freinez la croissance.
08:10Or, l'indice économique, ce qui fait aujourd'hui la force d'un pays, c'est son PIB.
08:16C'est la croissance.
08:17Donc, il faut au contraire absolument baisser les taxes sur les carburants,
08:20revenir à un niveau de fiscalité qui était, par exemple, celui à poser sous Nicolas Sarkozy.
08:25On a quasiment doublé les taxes depuis Nicolas Sarkozy.
08:27Et puis, Didier, je voudrais vous rappeler une chose.
08:29Dans le prix des carburants, il y a une taxe, moi.
08:30Celle-là, je ne la supporte pas.
08:31Elle vient d'être créée.
08:33Elle s'appelle le CEE.
08:35C'est le certificat d'énergie.
08:38Alors, c'est quoi ?
08:39L'État nous dit, mais regardez, ce n'est pas une taxe.
08:41Non, ce n'est pas une taxe.
08:42C'est un financement à la transition écologique, 17 centimes par litre.
08:47Alors, ça, justement, puisque ce n'est pas une taxe, je propose une chose au gouvernement.
08:51On gèle le CEE tout de suite.
08:54Et ça fait déjà une baisse de 17 centimes sur les prix des carburants.
08:56Et là, cette fois-ci, on ne pourra pas me dire que ça coûte quoi que ce soit.
08:59Didier ?
09:00Non, mais c'est impossible et c'est démagogique, votre position.
09:03Mais si, parce que la bonne réponse aujourd'hui,
09:06ce n'est pas de baisser ou de triturer les taxes ou le prix du carburant.
09:09C'est d'inciter les gens à accélérer la transition énergétique.
09:14Parce que vous savez très bien que même si on reste le problème actuel
09:17pendant les jours qui viennent ou les mois qui viennent,
09:20dans deux ans, trois ans, quatre ans, ça va recommencer.
09:22Et on aura des crises pétrolières régulièrement.
09:25Et nous devons sortir du pétrole pour tant de tas de raisons.
09:29D'abord parce que le pétrole économiquement vendable et exploitable aura une fin.
09:34On le sait pertinemment.
09:35Qu'il y a un problème d'urgence sanitaire également vis-à-vis des particules fines.
09:41Il faut quand même tenir compte de ça.
09:43Le problème du climat, je sais bien que c'est très contradictoire.
09:47Mais de plus en plus, on se rend compte qu'effectivement, il y a un dérèglement.
09:52Donc tout ça, c'est qu'on ne peut pas travailler à courte vue
09:56uniquement en parlant de notre poche et des taxes.
10:00Il faut avoir une vision à moyen terme, Pierre Chassere.
10:02C'est ce que vous dites, Didier.
10:03Donc Didier, ce que vous dites, c'est que ce n'est pas grave, on n'a qu'à mettre
10:063 euros.
10:06Non, il n'a pas dit ça.
10:07On n'a qu'à mettre 3 euros le litre et puis tout le monde sera content.
10:09Non, Didier, il ne dit pas ça.
10:10Non, Didier, à situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle.
10:13Non, il n'a pas dit ça.
10:14Il dit qu'il ne faut pas demander à l'État.
10:15Et c'est exactement le discours du gouvernement, notamment Roland Lescure.
10:19Il était ici même vendredi et il dit que ça coûte 11 milliards d'euros pour la TVA.
10:24C'est faux.
10:24Mais me dites pas que c'est faux.
10:25Mais si Abandine, je vous le redis, c'est faux.
10:27Mais pourquoi c'est faux ?
10:28C'est parce que vous ne mesurez pas l'effet induit d'une surfiscalité.
10:39C'est quand même incroyable qu'on arrive.
10:40C'est-à-dire que vous prenez en compte le fait que les gens, du coup, si on baisse les
10:44taxes, ne vont pas arrêter de consommer, par exemple.
10:46Mais c'est pire que ça.
10:47En ce moment, et d'ailleurs j'ai écouté les témoignages sur RTL depuis le début de la semaine,
10:50on entend quoi ?
10:51On entend des Français qui disent « je dois renoncer à ».
10:54Ils renoncent.
10:55Donc s'ils renoncent à de la consommation, ça crée forcément un déficit de croissance.
11:01Et vous verrez, les chiffres vont tomber.
11:02Il y aura un déficit de croissance certain.
11:04Mais on est le pays qui a le plus cédé pendant le Covid et qui aujourd'hui se retrouve dans
11:07la situation financière la plus critique.
11:08Mais il ne faut pas tout comparer.
11:09On a Covid, et là je ne vous parle pas du Covid.
11:11Je parle en plus de mesures qui touchent notamment le certificat d'énergie,
11:14avec une mesure de 17 centimes supplémentaires qui s'abat sur le capot des automobilistes
11:18et que les automobilistes ne peuvent plus supporter économiquement.
11:22Donc il faut réagir.
11:23Didier, restez avec nous, je voudrais qu'on entende Virginie.
11:26Bonjour Virginie.
11:27Bonjour à tous.
11:29Vous nous appelez de Marseille, je crois ?
11:31Oui, tout à fait.
11:32Qu'est-ce que vous en pensez, vous, de ce débat ?
11:37Je pense que je suis d'accord avec Pierre.
11:43C'est encore aux comptes riabuables qui payent beaucoup de payer encore et encore et encore.
11:50Moi je pense sincèrement que les taxes devraient avoir un tarif fixe et qu'on ne touche pas ce tarif.
11:59C'est-à-dire que sur un euro d'essence payée, l'État touche, mettons, 20 centimes.
12:05Et si l'essence augmente parce qu'il y a une guerre à l'autre bout du monde ou parce
12:10qu'il y a un Covid ou parce qu'il reste à 20 centimes.
12:15Vous êtes pénalisée, vous, à titre personnel, Virginie, aujourd'hui, par cette flambée des prix des carburants ?
12:20Alors, à titre personnel, oui, parce que je cherche du travail et que je cherche un travail qui me permet
12:27d'y aller en métro.
12:29Parce qu'à Marseille, j'ai la possibilité de pouvoir le faire ou même d'y aller à pied en
12:32bas de chez moi, si c'est possible.
12:36Mon conjoint, il a sa propre entreprise.
12:40Il fait de la maintenance hospitalière, mais pas que sur Marseille.
12:43Il va à Béziers, il va à Lyon, il va à Nice, il va dans les Alpes.
12:47Et qu'à chaque fois qu'il doit se déplacer ou à chaque fois qu'il fait un devis,
12:51maintenant, il est obligé de rajouter dessus le montant du déplacement qui augmente, qui augmente, qui augmente.
13:01Sauf que le budget de ses clients ne monte pas forcément.
13:05Donc, c'est un risque pour lui d'y aller de sa poche rien que pour de l'essence.
13:10Et puis, il optimise tous ses trajets.
13:12C'est-à-dire que, est-ce que je vais prendre l'autoroute avec le péage ?
13:17Sachant combien il va me coûter le péage, est-ce que ça sera plus rentable pour moi par rapport à
13:24l'essence ?
13:25Est-ce qu'en fait, il est obligé de se triturer l'esprit et de se stresser pour savoir de
13:34quelle façon il va pouvoir continuer à aller travailler pour...
13:41Pas pour que ça ne lui coûte pas plus d'argent en allant travailler.
13:47Virginie, Pierre Chasserey doit nous quitter.
13:49Dans quelques secondes, il y avait juste Florian, Pierre Chasserey, qui voulait vous poser une question.
13:52Bonjour, Florian.
13:54Oui, bonjour.
13:55Allez-y, Pierre Chasserey vous écoute.
13:57En fait, ma question est sur l'initiative de faire la transparence sur la distribution du carburant,
14:05sur les marges qui sont pratiquées par les distributeurs.
14:08La question que je me pose, c'est pourquoi est-ce qu'on ne s'amuse pas à étendre votre
14:12idée et votre initiative
14:14sur une transparence sur toute la chaîne d'approvisionnement ?
14:17Je m'explique.
14:18À court terme, on pourra choisir des distributeurs en fonction de celui qui profite ou pas.
14:22À moyen terme, à long terme, on pourra voir qui a profité et faire des choix de consommation différents
14:28par rapport notamment aux filiales des distributeurs, je pense aux énergies qu'on utilise pour notre domicile
14:34ou alors pour la grande distribution, là où on va consommer demain après la crise.
14:40Et donc, je me dis aussi que le troisième bénéfice, ce serait que ça arrêterait toujours d'opposer l'État
14:44aux distributeurs
14:45et de chercher à faire accepter un peu plus qu'à circonstances exceptionnelles, bien sûr, les prix augmentent un peu.
14:52Pierre Chasserey vous répond rapidement.
14:53Florian, je vais vous répondre en une phrase.
14:54Vous avez totalement raison, ça c'est le premier des points.
14:58Le second point, c'est qu'aujourd'hui, les seuls qui ont accepté en France d'être totalement transparents
15:04vis-à-vis des automobilistes et de l'association 40 millions d'automobilistes que je représente,
15:08c'est la Fédération Nationale de l'Automobile qui est à ma gauche.
15:11Et donc, j'appelle, et on appelle, je pense, avec la Fédération Nationale de l'Automobile
15:15à effectuer la même transparence qu'a acceptée Jacques Vesse avec tout son syndicat professionnel.
15:22Pourquoi ? Parce que les Français volent cette transparence et vous avez totalement raison.
15:26Bon, après, pardon, mais maintenant qu'on a ce détail-là, on peut regarder aussi les prix à la pompe
15:31et faire son choix en fonction des prix.
15:34Les cours, ils sont publics et les taxes, elles sont publiques.
15:37Donc, on peut se dire, tiens, lui, il s'en met plus ou moins dans les poches de façon assez...
15:40Oui, mais la marche, il faut regarder les prix aussi parce que quelquefois, comme nous l'a expliqué Jacques,
15:45des fois, ce n'est pas révélateur précisément de la petite marche qu'ils ont lorsqu'ils sont dans la
15:50France des territoires et des régions.
15:52Pierre Chasserey, merci beaucoup d'être venu nous voir et présenter cette initiative.
15:56Je vous libère parce que vous devez filer.
15:58Mais Jacques Vesse, vous restez avec nous et on continue le dialogue, si vous le voulez bien, avec les auditeurs.
16:03On verra tout de suite sur RTL.
16:16Bon, il faut essayer d'être un peu optimiste, même si ça fait déprimer beaucoup d'auditeurs.
16:22D'abord, je pense que ça ne va pas durer.
16:24Bon, ben, moi, j'ai changé mes habitudes, je roule un peu plus en vélo, je fais plus de marches
16:29à pied.
16:30Bon, ben, je vous laisse, au revoir.
16:32Voilà le message de cet auditeur optimiste.
16:34On parle, vous l'avez compris une fois encore, du prix du carburant.
16:37Alors, l'idée, ce n'est pas du tout, pardon, de vous plomber le moral.
16:41On essaye de comprendre comment ces prix sont fixés, en quoi l'État pourrait ou pas agir dessus,
16:49comment on pourrait les faire baisser.
16:51Et cet auditeur, il a raison, il peut prendre son vélo au marché très bien, ce qui n'est quand
16:54même pas le cas.
16:55On le rappelle, Christophe Bourreau, de tous les automobilistes français,
16:57il y a beaucoup de Français qui ont besoin de leur voiture, quoi qu'il arrive.
16:59Il y a 38 millions de voitures en France, et particuliers, mais aussi les professionnels.
17:04Ça représente beaucoup de monde, des millions, des millions de personnes,
17:06dont les routiers, dont les artisans, qui ne peuvent pas se passer de voiture,
17:10et eux, le prix de l'essence.
17:11Alors, d'ailleurs, il y a une statistique importante,
17:13parce que j'ai contacté l'UFIB, qui représente les professionnels du pétrole,
17:18qui m'ont dit que même quand les prix sont élevés,
17:20il n'y a pas de baisse de consommation.
17:23C'est la preuve qu'on a besoin de la voiture, et qu'on n'a pas d'autre choix.
17:28C'est un chiffre très important, et ça montre bien qu'il n'y a pas d'autre possibilité que
17:32d'essayer sa voiture.
17:33Et c'est vrai que, parfois, on entend, ils n'ont qu'à prendre les transports en commun ou quoi,
17:37c'est facile quand on est dans une grande ville, ou sur une agglomération,
17:41mais dans l'Aveyron, comme vous, Jacques Veils,
17:44j'imagine qu'effectivement, il n'y a pas de bus partout, tout le temps, pour se déplacer.
17:50Il n'y a pas de bus tout le temps, mais il y a des bus, quand même.
17:52Oui, mais je n'ai pas dit qu'il n'y a pas de bus, non.
17:54Mais je veux dire, ce n'est pas simple, comme la ligne de métro que vous pouvez prendre à Paris,
17:57à Lyon, au moyen.
17:58Les petites stations sont indispensables au voyage du territoire.
18:03On a besoin du véhicule, on a besoin de carburant pour se déplacer, pour aller travailler, pour vivre, tout simplement.
18:09On en a besoin.
18:12Je pense que je ne fais pas le même métier en campagne que mes collègues en ville.
18:17On ne distribue pas le carburant de la même façon.
18:20Eux, ils ont des gros débits, moi j'ai des petits débits.
18:23C'est un service, finalement, que vous rendez ?
18:24C'est un service qui est indispensable.
18:27Il va y avoir des morts, des stations d'activité.
18:34Les stations-services ne tiendront pas le coup ?
18:35Oui, déjà.
18:36Il y avait 40 000 stations-services dans les années 80.
18:38Ce sont 11 000 aujourd'hui, vous avez 5 000 indépendants et il y en a à peu près 100
18:42à 200 qui vont disparaître par an.
18:45Donc, c'est énorme.
18:46C'est un maillage du territoire qui disparaît.
18:47D'autant que maintenant, vous avez des services.
18:49Vous distribuez le pain, le courrier.
18:51Vous êtes obligés de vous diversifier.
18:52J'ai des collègues qui font ça, mais nous, on a l'atelier, on a la vente automobile, on a
18:57le dépannage, on a la station-service.
18:59On fait beaucoup de choses.
19:00Je voudrais qu'on reparte au standard.
19:02On va retrouver Franck.
19:03Bonjour, Franck.
19:05Oui, alors ?
19:05Oui, on parlait de tous ces Français qui ont absolument besoin, quoi qu'il arrive, de leur véhicule.
19:11C'est votre cas ?
19:12Vous êtes chauffeur-livreur ?
19:13Oui, c'est ça.
19:14C'est mon cas.
19:15Moi, je suis chauffeur-livreur.
19:17À votre compte ?
19:18Non, non, non.
19:19Je ne suis pas à mon compte.
19:20Je travaille dans une entreprise.
19:21En fait, moi, c'est que je fais 65 kilomètres pour aller travailler.
19:26Donc, vous calculez, ça fait 130 allers-retours.
19:29Et moi, là, maintenant, aujourd'hui, c'est devenu un budget, quoi.
19:32130 kilomètres pour aller travailler.
19:34Oui, en gros, si vous préférez, moi, je mets à peu près un peu plus de 300 euros.
19:40Ouais, 300 euros, des fois un petit peu moins.
19:42Tout dépend, mais de gasoil par mois.
19:46Par mois.
19:46Et donc, du coup, là, depuis le début de cette guerre, vous avez fait des comptes ou pas déjà ?
19:51Oui, oui, j'ai fait les comptes.
19:55Là, j'ai mis hier 104 euros pour 50 litres.
20:02Donc, voilà, quoi.
20:03C'est que ça fait un budget.
20:05Et il y a trois semaines, c'était combien, à peu près, juste pour qu'on se rende compte ?
20:09Il y a trois semaines, je l'avais payé un peu plus de trois semaines,
20:14parce que c'était un peu plus de trois semaines que j'avais fait mon plein.
20:16Je l'avais payé même à peine à 1,70, quoi.
20:19Oui, donc ça a augmenté de 30%, en fait.
20:21Oui, c'est ça, c'est 90%.
20:22Ah oui, c'est ça, c'est ça, quoi.
20:25Vous allez pouvoir tenir comme ça longtemps, Franck ?
20:27Non, non, moi, j'ai pris la décision, j'en ai parlé à mon chef hier.
20:32Si ça continue comme ça, j'ai demandé pour faire un licenciement à l'Amiable.
20:36Il a tout de suite compris la situation.
20:40Vous préférez plus avoir de travail ?
20:42Ah bah oui, c'est plus la peine.
20:44Je travaille pour quoi ? Pour rien, en fait.
20:46Parce que je n'ai pas un gros salaire, je ne gagne pas 2 000 euros par mois.
20:50Aujourd'hui, moi, j'ai un crédit, je paye 900 euros par mois.
20:55Quand j'ai tout payé, déjà, il me restait 300 euros pour vivre.
20:59Mais là, je fais comment ? Je ne peux plus, là.
21:01Ce n'est plus possible.
21:02Donc, il y a un moment où il faut savoir prendre les bonnes décisions.
21:05Donc, moi, ma décision, ça va être ça, je vais faire ça.
21:09Puis, je vais essayer de me trouver un boulot, même si c'est mal payé.
21:13Beaucoup plus proche.
21:13Le problème, c'est que j'habite dans une région, enfin, dans une campagne.
21:19Il y a 300 habitants.
21:20Bon, après, il y a un autre patin à côté où il y a un petit peu plus de monde.
21:25Mais pour trouver du boulot là-bas, ça ne va pas être possible parce qu'il n'y aura rien
21:29pour moi.
21:30Donc, je ne sais pas comment je vais faire.
21:32Donc, voilà. Alors, quand j'entends le monsieur qui disait, ouais, il faut prendre votre vélo ou marcher.
21:37Ben, s'il veut, moi, je l'invite à venir prendre son vélo.
21:41Vous êtes dans la région de Clermont-Ferrand, c'est ça ?
21:43Oui, oui, je n'habite pas Clermont-Ferrand, même.
21:45Je suis à 70 kilomètres à peu près de Clermont-Ferrand.
21:49Donc, vous, le vélo ou à pied, ce n'est pas possible ?
21:51Je travaille à Cébazar.
21:53Non, non, non, ce n'est pas possible, moi.
21:54Puis, c'est montagneux.
21:56Donc, je peux faire du vélo, mais il y a un moment, je crois que je ne pourrais pas faire
22:01la semaine.
22:02Puis, je commence tôt.
22:03Enfin, je me lève à 2h30 le matin.
22:05Ah oui ?
22:06Et je commence à 4h.
22:08Donc, vous voyez, là, comme je disais à votre collègue tout à l'heure,
22:12moi, quand je pars au travail, je ne dépasse pas les 70 kilomètres à l'heure pour ne pas consommer.
22:17J'essaye de faire le maximum de kilomètres.
22:20Pour limiter au mieux la consommation d'essence.
22:21Ah ben oui, oui, oui.
22:22Là, je me lève, je vous dis, jusqu'à la fin du mois, peut-être fin avril, je vais voir.
22:26Mais je ne sais pas si je continuerai comme ça, non.
22:30Ça me fait trop de kilomètres.
22:31Merci beaucoup, Franck, pour votre témoignage.
22:34Et vous vous souhaitez bon courage.
22:37Et si vous, je ne sais pas, si vous cherchez un moment ou un autre du boulot,
22:40n'hésitez pas, vous nous rappelez.
22:41On essaiera de vous mettre en contact, peut-être avec des entreprises plus proches de chez vous.
22:46On peut aussi servir à ça.
22:49Les auditeurs ont la parole.
22:50Vous êtes beaucoup de chefs d'entreprise aussi à nous écouter.
22:53Je voudrais qu'on entende à présent Luc.
22:55Bonjour, Luc.
22:57Oui, bonjour à vous.
22:59Vous êtes routier.
23:00Ça va bien et vous ?
23:01Je suis dans les transports de voyageurs.
23:04Oui.
23:06Donc la hausse de carburant, vous la voyez tous les jours ?
23:08La hausse de carburant, déjà au niveau de l'entreprise, c'est sûr que les entreprises, elles souffrent.
23:13En voyageurs, transport scolaire, que ce soit le matin, RPI, les à-midi, les soirs, les collèges, les lycées,
23:20plus les lignes régulières, ça devient difficile.
23:22C'est sûr que pour un transporteur, il a répondu à un appel d'offres il y a quelques années.
23:28Oui, il ne peut pas augmenter ses prix tout d'un coup, lui.
23:30Ah ben, il n'en peut pas, non ?
23:32Et il ne peut pas plus augmenter le titre de transport à ses voyageurs.
23:37Mais ça, on n'y pense pas.
23:39Moi, je n'y avais pas pensé encore à ces entreprises qui transportent effectivement des voyageurs,
23:43les bus scolaires, etc.
23:44Ce sont des contrats qui sont signés, vous le disiez, soit à l'année ou sur plusieurs années.
23:48Et effectivement, en fonction du prix du carburant, ça change.
23:52Vous, vous seriez pour des mesures prises par l'État ?
23:57Moi, les mesures pour l'État, moi, je fixerais un tarif comme Total l'avait fait la semaine dernière,
24:04en début de semaine dernière.
24:05Bloquer les prix.
24:06Il avait bloqué les prix.
24:08Bon, c'est sûr qu'avec l'inflation, avec le brem qui augmente, automatiquement, les prix ont augmenté.
24:14Mais ils ont moins augmenté que certaines grandes surfaces.
24:18Et moi, ce qui m'a fait réagir, c'est surtout l'histoire des grandes surfaces.
24:21Comme je l'ai dit à votre auditeur, à votre lettre personnel.
24:27Au standard, oui.
24:28Au standard, oui.
24:29J'ai écouté, j'ai écouté, en début de semaine dernière, sur BFM, il me semble que c'était sur
24:34BFM, ou CNews.
24:36Peu importe.
24:37Édouard Leclerc, qui parlait, qui était interviewé le matin.
24:40Il était chez nous, vendredi matin.
24:42Ça devait être chez nous, sur RTL.
24:44Et vous savez quoi, Luc ? On doit faire une toute petite pause.
24:46On va continuer, comme ça je vous laisse tout le temps de vous exprimer dans un tout petit instant.
24:50On retrouvera aussi Jean-Alphonse Richard.
24:52Bonjour Jean-Alphonse.
24:52Bonjour.
24:53Vous nous donnerez le programme de l'heure du crime, comme chaque jour, à 14h le programme, juste après ça,
24:57tout de suite.
25:09On continue bien sûr à évoquer les prix du carburant dans un tout petit instant, mais d'abord le programme
25:14de l'heure du crime.
25:15Avec vous, Jean-Alphonse.
25:16Bonjour Jean-Alphonse.
25:17Bonjour Amandine.
25:18Et aujourd'hui, on part dans le Var à Draguignan.
25:20On va dans le Var à Draguignan avec une histoire qui se passe dans une belle villa à Draguignan.
25:24Non, Sylvain P. Il a 48 ans. C'est un homme très riche. Il a fait des affaires dans l
25:28'immobilier.
25:29C'est son fils Jordan, qui a 15 ans, qui l'a trouvé mort.
25:32Sauf que les propos de ce fils, qui a 15 ans, je le rappelle, sont pour le moins curieux.
25:36Il devient suspect.
25:37Tout de suite, les policiers vont interroger l'adolescent.
25:40Ce n'est pas lui qui a tiré, ce n'est pas lui qui a tué, c'est une certitude.
25:43Il va surgir là un incroyable scénario.
25:46Il a 15 ans. Je répète encore son âge.
25:48C'est lui qui a commandité le meurtre de son père à 15 ans.
25:52Le tueur, c'est tout simplement un de ses amis lycéens.
25:54C'est un petit arrangement entre amis.
25:56Il a donné de l'argent pour que son père soit tué.
25:59Que s'est-il passé dans la tête de ce garçon, enfant gâté, pour en arriver là ?
26:03L'enquête à ce stade ne fait que démarrer.
26:05Parce que vous allez voir, il y a plein de surprises.
26:07Mais ces surprises, évidemment, je vous les raconte,
26:09dans l'heure du crime, à 14h, c'est l'affaire Sylvain P.
26:12Un contrat sur la tête de papa.
26:15A tout de suite.
26:1615 ans seulement.
26:17A tout à l'heure, 14h.
26:18Jean-Alphonse, d'ici là, nous on continue bien sûr à évoquer la hausse des prix du carburant.
26:23Si vous voulez parler des prix du gaz aussi, plus 35% pour le gaz européen ce matin.
26:27Est-ce que ça vous inquiète ou pas ?
26:29Vous nous appelez au 3210.
26:31Et puis sur le carburant, j'attends aussi toujours vos témoignages.
26:33Je me souviens de cette aide-soignante tout à l'heure dans le journal
26:36qui nous disait qu'elle ne rentrait plus chez elle, par exemple, déjeuner pour faire des économies.
26:41Virginie, qui est toujours avec nous à Marseille,
26:42qui ne prend plus sa voiture aujourd'hui pour chercher un travail.
26:46Ou encore cet auditeur qui nous disait qu'il allait devoir arrêter son travail,
26:52être licencié parce qu'il fait 130 km chaque jour
26:55et que ça commence, pour un petit salaire, forcément à peser.
27:00Luc, je ne vous ai pas oublié, mais juste avant, on va retrouver France.
27:04France, bonjour.
27:06Bonjour.
27:06Oui, bonjour.
27:07Je suis désolée, je vous ai fait attendre très longtemps,
27:08mais je voulais absolument vous entendre parce que vous habitez en Italie.
27:11Et on l'expliquait tout à l'heure, il y a cette baisse des taxes
27:16qui a été mise en place ce matin, c'est moins 25 centimes le litre.
27:19Est-ce que vous avez vu un changement au vaut ?
27:22Pas du tout.
27:23Non ? Pas du tout ?
27:24Non, non, non, pas du tout.
27:25Vous êtes allée vérifier tout ça ?
27:27Oui, oui.
27:28Justement, comme je disais à Victor, en partant du travail,
27:32je devais justement faire le plein d'essence.
27:35Et donc, en Italie, le gasoil est toujours à 2,11 euros et le 95 à 1,84 euros.
27:43Donc non, ça n'a pas bougé.
27:45Bon, et ça va peut-être se faire sans doute dans les prochains jours.
27:50Le temps, et j'ai Jacques Veils qui est propriétaire d'une station de service dans l'Aveyron
27:53qui me fait des grands signes, mais c'est le temps en fait que les cuves de cette station se
27:56vident.
27:57C'est ça Jacques Veils ?
27:58Oui, exactement.
27:59Les propriétaires, que ce soit en France ou en Italie, ont acheté à un certain prix.
28:03Ils sont obligés d'attendre de vider leur cuve pour appliquer la nouvelle fiscalité, tout simplement.
28:08Oui, ça je le sais, mais bon, je ne suis pas la seule à le dire, ça va toujours plus
28:13vite à augmenter qu'à baisser.
28:14Ah ben ça, oui.
28:14On est d'accord.
28:15Et vous saluez cette décision du gouvernement italien que de baisser les taxes ou pas ?
28:22Mais pour notre portefeuille personnel, je dirais que oui, évidemment, c'est un bien.
28:29Maintenant, pour l'économie de l'État en lui-même, cette perte qu'il va avoir, il va falloir qu
28:38'il le répercute quelque part.
28:42Donc, je ne sais pas.
28:43C'est pour ça que c'est sans doute limité en Italie à 20 jours pour l'instant.
28:48Oui, certainement.
28:50Après, bon, moi, j'ai la chance d'être frontalière, puisque je suis frontalière avec la Slovénie.
28:55Oui.
28:56Et donc, moi, je vais faire mon plein en Slovénie, parce qu'en Slovénie, contrairement à l'Italie ou à
29:02la France,
29:02et certainement à d'autres pays, mais je ne sais pas lesquels, c'est l'État qui fixe les prix
29:06d'essence,
29:08à part sur les autoroutes, mais sur les stations citadines, on va dire.
29:11Donc, c'est le même prix partout ?
29:13Donc, c'est le même prix partout, dans toutes les... hors autoroutes.
29:17C'est comme au Luxembourg, je crois.
29:19Il me semble qu'il y avait un auditeur qui nous a appelé l'autre jour en nous disant qu
29:21'au Luxembourg, c'est comme ça.
29:22C'est le gouvernement qui fixe les prix.
29:25Et du coup, votre plein, il est beaucoup moins cher en Slovénie ?
29:29Ah, beaucoup moins cher.
29:30Oui, oui, beaucoup moins cher.
29:31Il y a, que je ne dise pas de bêtises, j'ai l'écrit sous les yeux, il y a
29:3440 centimes d'écart.
29:35Ah oui, 40 centimes le litre, effectivement.
29:38Oui.
29:39Bon, mais...
29:39Oui, j'ai regardé le prix moyen de Slovénie au gazole.
29:42Donc, c'est 1,50 euros aujourd'hui.
29:44Oui, 40 centimes d'écart.
29:45C'est exactement ça.
29:46Oui, 1,53 euros le gazole et le 95, 1,46.
29:50Et en Italie, c'est une grosse préoccupation ou pas, les prix du carburant ?
29:55Parce que moi, sincèrement, il n'y a pas un jour ici sur RTL où on n'en parle pas
29:58avec les auditeurs.
29:59Est-ce que ça fait aussi partie des inquiétudes des Italiens ou pas ?
30:04Oui, bien sûr, parce qu'on est beaucoup à faire de la route pour aller travailler.
30:09Moi, personnellement, j'en fais 80 par jour.
30:11Oui.
30:12J'ai des collègues qui en font une centaine, aller-retour, bien évidemment.
30:21Donc, oui, ça va devenir un problème.
30:25Et puis, on va prendre les transports en commun, que ce soit le train ou le bus.
30:33Alors, le bus, c'est pareil, ça va devenir un problème aussi.
30:35Parce que ça va se répercuter sur le billet du bus.
30:39Prendre le train, c'est bien, mais encore faut-il pouvoir se déplacer de domicile à la station
30:45et de la station d'arrivée au travail et vice-versa le soir.
30:50Ça rajoute du temps, ça rajoute...
30:51Il faut aussi payer les billets.
30:53Donc, ça va être compliqué pour le travail.
30:57Les horaires, ce n'est pas forcément les bons.
30:59Enfin bon, ça va être compliqué si ça dure trop longtemps, oui.
31:03Bon, merci beaucoup, France.
31:05En tout cas, je vous libère, pardon, parce que vous deviez vous libérer, filer.
31:11Et donc, je vous ai patienté depuis tout à l'heure au Standard.
31:13Merci beaucoup pour votre témoignage.
31:15Et puis, peut-être qu'on se rappellera en début de semaine prochaine,
31:17voir si les prix ont bougé dans votre station-service ou pas, si vous le voulez bien.
31:22Il n'y a pas de souci, je ne serai pas.
31:23Merci, France. C'est gentil.
31:25Luc, je reviens vers vous, comme promis.
31:27Alors, vous posiez plein de...
31:29Enfin, vous vous interrogiez sur les stations-service,
31:32notamment celle de la grande distribution, c'est ça ?
31:34Oui, la grande distribution, oui.
31:36Bon, donc, Edouard Leclerc était chez vous, chez RTL.
31:39J'ai bien retenu la semaine dernière.
31:41Il a fait des annonces fracassantes,
31:43puisqu'ils annonçaient des baisses de prix de 25 à 30 centimes
31:46dans les deux jours qui suivaient.
31:49Chez moi, j'ai un Leclerc.
31:51Et sur la route, encore tout à l'heure, je viens de voir un Leclerc,
31:54les prix ont monté depuis la semaine dernière, pratiquement tous les jours, tous les jours.
32:00Aujourd'hui, on est à 2, 3, 2, 4, 2, 5, voire 2, 6 chez Leclerc.
32:05Alors, je me pose vraiment des questions.
32:07Pourquoi Edouard Leclerc a donné des informations mensongères ?
32:12Pour moi, c'est des informations mensongères.
32:14Olivier Daubert.
32:14Donc, je me suis renseigné.
32:16Ah oui, vous êtes renseigné, allez-y.
32:17Oui, je me suis renseigné.
32:19Et je m'aperçois que chez Leclerc,
32:21eh bien, à la grande surface, le magasin, à la grande surface,
32:24où tous les gens vont, quand tu accèdes là dans le secteur,
32:29eh bien, les gens, ils disent, il a annoncé 25 à 30 centimes,
32:32on va aller faire le plein, puis on ira faire nos courses à la grande surface.
32:38Seulement, l'essence, elle n'a pas baissé à la station.
32:40Le totem Leclerc au-dessus des pompes, il est toujours Leclerc.
32:46Pour moi, je suis toujours chez Leclerc pour prendre mon essence.
32:49Effectivement, et Olivier Daubert nous l'expliquait très bien,
32:51je ne sais plus si c'était hier ou avant-hier,
32:53c'est que c'est un produit d'appel pour les grandes surfaces,
32:56pour la grande distribution, l'essence.
32:58En revanche, le ministre de l'économie, Roland Lescure,
33:01qui était aussi ici même vendredi, nous disait, on va surveiller,
33:06il a dit qu'il baisserait de 20 à 30 centimes,
33:07si ce n'est pas le cas, quand on annonce des choses comme ça publiquement,
33:11effectivement, on est passible de sanctions.
33:13Donc, il va falloir surveiller si le gouvernement contrôle ça.
33:17Mais c'est vrai que nous aussi, on est allé voir dans plusieurs stations Leclerc
33:19et ça n'avait pas baissé.
33:20Juste un mot, Jacques Veil, ça vous avait surpris, ça, cette annonce de Michel-Édouard Leclerc ?
33:24Oui, parce que nous, on ne sait pas comment il a pu avoir cette information.
33:29En fait, nous, on est dans la vraie vie.
33:32Aujourd'hui, sur un litre de 2 euros, sur un litre de carburant à 2 euros le litre,
33:38le gasoil, s'il n'y avait pas de taxes, il serait à 1,09 sur le gasoil.
33:43Et pareil, sur un carburant 95 ou 98 qui serait à 2 euros,
33:48il serait à 1,17.
33:50Pour vous, la seule façon de faire baisser les prix aujourd'hui, c'est les taxes ?
33:52Bien sûr, bien sûr.
33:54Et un litre de gasoil est taxé à 60%.
33:58Nos amis espagnols, le prix du gasoil est beaucoup moins cher que chez nous.
34:03Oh, restez avec nous, on se retrouve dans un tout petit instant, à tout de suite.
34:07Contactez-nous gratuitement via l'appli RTL ou au 30 de 10.
34:1050 centimes la minute.
34:12RTL, votre radio.
34:14I used to love you.
34:16Now every day I hate you just a little more.
34:20Bonne après-midi sur RTL.
34:25Amandine Bégaud.
34:27RTL midi, les auditeurs ont la parole.
34:3013h46 sur RTL, on continue à évoquer la hausse des prix du carburant.
34:34On parlera aussi du gaz dans quelques minutes.
34:37Et Jacques Veils, qui est président de la branche carburant de la Fédération nationale de l'automobile
34:41et propriétaire d'une station-service dans l'Aveyron, est toujours avec nous.
34:45On va retrouver Fabien. Bonjour Fabien.
34:47Oui, bonjour.
34:48Bonjour Amandine.
34:49Vous aussi, vous êtes chauffeur routier ?
34:50Oui.
34:51La hausse, vous la voyez constamment ?
34:53J'évoquais l'opération transparence qui est lancée par la Fédération nationale de l'automobile.
35:00Vous pensez que ça peut faire baisser des prix d'une façon ou d'une autre ?
35:06J'ai vu ça hier soir.
35:09Faire baisser, je ne pense pas.
35:11Il y a plus de transparence et tout.
35:13Et c'est une bonne chose d'après vous ?
35:15On voit ce que la station prend comme marge.
35:17Voilà, on voit la marge que prend la station.
35:19Mais bon, tout ce qu'on voit en premier, c'est les 52% de taxes que prend l'État.
35:23Et vous dites quoi ? Qu'il faudrait les supprimer ? Les baisser ?
35:26Non, pas les supprimer, pas du tout.
35:28Parce que de toute façon, si l'État ne prend pas des taxes ici, ils les prendront ailleurs.
35:33Qui plus est dans la situation actuelle.
35:34On ne peut pas se permettre d'avoir un prix.
35:36Mais bon, 52% de taxes sur un gasoil à 2 euros, ça leur fait plus de rentrées d'argent
35:41que sur un gasoil à 1,50 euro.
35:44Oui, alors après, eux vous expliquent que du coup, il y a sans doute moins d'essence, moins de carburant
35:52qui est vendu.
35:53C'est pareil, c'est ce que disait, je ne sais plus qui le disait tout à l'heure.
35:57De toute façon, au niveau de la consommation, la consommation est toujours la même.
36:02Et donc, vous, vous préconisez quoi ?
36:05Retour à la TIP flottante.
36:08La TIP flottante, voilà.
36:11C'est vrai que ça, Jacques Veil, c'était une initiative qui avait le mérite d'être claire.
36:16En fait, la taxe évoluait selon tout simplement le niveau du baril de pétrole.
36:22Si le baril de pétrole était cher, la taxe diminuait.
36:26Et inversement, c'est ça Fabien, je ne dis pas de bêtises.
36:29C'était sous Sarkozy, ça ?
36:31Je crois que c'était sous Lionel Jospin que ça a été mis en place.
36:33Oui, voilà.
36:34De mémoire, oui.
36:36Merci beaucoup Fabien pour votre témoignage.
36:38On va accueillir un autre chauffeur routier Alain.
36:40Bonjour Alain.
36:41Oui, bonjour.
36:43Bon, dites-nous tout.
36:45Écoutez, je suis transporteur en véhicule BL.
36:49Quand vous avez un réservoir 100 litres et que vous mettez 221 euros,
36:55eh bien, vous toussez.
36:57Vous toussez parce que le lendemain, votre réservoir est vide et il faut retourner à la pompe.
37:03Donc, ça fait énormément mal sur la marge
37:08et que l'on ne peut pas répercuter les prises sur le client final.
37:15Et sur ce carburant, vous ne récupérez pas un peu de TVA ?
37:19On récupère la TVA, tout à fait.
37:21Non, non, je pose la question.
37:21Ce n'est pas un jugement de valeur ou quoi.
37:25Oui, tout à fait.
37:25On récupère la TVA.
37:26Quand vous avez un gazoil, il y a quelque peu 12 ans de ça,
37:32qui était à un tout petit peu plus d'un euro,
37:37aujourd'hui, on est à plus du double.
37:39Donc, ça fait un peu mal, même si on récupère la TVA.
37:43Et vous êtes à votre compte, vous Alain ?
37:46Oui, je suis à mon compte, oui.
37:48Vous commencez déjà à faire un choix sur certains clients
37:55qui sont plus rentables, enfin, ou moins rentables pour le coup,
37:58plutôt que d'autres, compte tenu la distance, des choses comme ça, ou pas encore ?
38:03Écoutez, ce qu'on essaye surtout de faire, c'est des grandes distances,
38:08parce que faire des petits trajets, ça coûte beaucoup trop cher.
38:14Malgré tout, on a déjà du mal à se faire payer,
38:16parce que les clients aussi ont du mal à boucler.
38:22Donc, qu'est-ce qu'il faut faire ?
38:23Laissez le camion au garage et les prix fixes courent.
38:28Est-ce qu'il faut grignoter, ça marche ?
38:30Est-ce qu'il faut augmenter les prix que l'on ne peut pas répercuter ?
38:34Ça devient très, très difficile.
38:36Et je me mets à la place de ceux qui ont des flottes relativement importantes,
38:41ou de messagerie, ou emploi lourd.
38:44Et là, ça devient très, très difficile, surtout si, en plus, ils ont des employés.
38:47Et du coup, avoir une trésorerie.
38:50Je me souviens de ce chef d'entreprise qui a interpellé, ici même, sur RTL,
38:53dont les auditeurs ont la parole au ministre de l'Économie, la semaine dernière,
38:56qui avait plusieurs dizaines de camions.
38:59Et effectivement, il lui disait que ça faisait un trou de trésorerie énorme.
39:02Merci beaucoup, Alain.
39:04Jacques Veil, c'est encore une question.
39:05Il y a beaucoup de nos auditeurs qui nous disent,
39:07mais pourquoi on ne bloque pas les prix ?
39:09Vous, station service, vous seriez contre ?
39:11Mais comment bloquer les prix en sachant que nous,
39:14on ne sait pas à combien, le jour le jour, à combien on achète ?
39:17On bloque le prix à combien ?
39:18C'est la question.
39:19Et si on le bloque trop haut, si on le bloque trop bas ?
39:21Voilà, dans tous les cas, ce n'est pas possible.
39:23Et ce ne serait pas bon pour le consommateur ?
39:25Parce que, mettons, on le bloque à 2 euros.
39:27Oui, mais moi, comme dans mon cas et dans d'autres cas,
39:32aujourd'hui, nous, on a décidé de ne pas spéculer,
39:34d'on se retrouver avec un prix très bas.
39:36Là, si demain, on achète, on va acheter très haut,
39:39comme ce qu'ont fait plein de collègues,
39:42on va se retrouver.
39:43Moi, demain, si j'achète, je vais me retrouver avec un gasoil
39:45à 2,05 ou 2,15 en prenant toujours entre 5 et 8 centimes de marge.
39:52C'est-à-dire, dès qu'on va recharger, on va payer plein pot.
39:55Donc, on ne peut pas savoir demain le prix qu'on va payer le gasoil.
39:58Et à l'inverse, si jamais les cours redescendaient
40:00et que le pétrole, enfin, mettons que le litre soit plafonné à 2 euros,
40:04si les cours redescendent, le consommateur voit tant qu'à faire.
40:07La station de service, elle va rester à 2 euros.
40:08Enfin, pas forcément vous, mais il y en a qui resteront au prix haut
40:11et le consommateur ne voit pas la...
40:12C'est pour ça qu'on a décidé avec Pierre
40:15de faire cette opération de transparence
40:17pour bien, avec 40 millions d'automobilistes et la FNA,
40:20pour bien préciser que ce ne sont pas les pompistes indépendants
40:23ou les grandes surfaces qui se gavent.
40:25Il y en a qui peuvent spéculer, bien sûr,
40:27mais tout le monde, on n'est pas que des voyous.
40:32Merci en tout cas d'être venu avec nous
40:35et d'avoir échangé avec les auditeurs.
40:37On va parler du prix du gaz dans un tout petit instant.
40:40A tout de suite sur RTL.
40:58On a beaucoup, beaucoup parlé
41:00de la hausse des prix du carburant
41:01qui reste bien sûr une préoccupation majeure
41:03pour beaucoup d'entre vous.
41:05On s'inquiète aussi pour les tarifs du gaz,
41:08plus 35% ce matin pour le gaz européen.
41:11C'est la conséquence directe des frappes
41:14de ces dernières heures.
41:15L'Iran a visé de très nombreuses installations énergétiques
41:18et notamment un site de gaz naturel liquéfié au Qatar
41:24qui est le plus gros du monde.
41:27Alors, Nathan Bocard nous rassurait tout à l'heure
41:30en nous expliquant que si hausse des tarifs
41:32doit y avoir pour chacun d'entre nous,
41:35ça sera sans doute d'ici quelques semaines
41:37ou quelques mois et pas forcément d'autant.
41:41Mais quand même, je voulais qu'on en parle avec vous.
41:44Bonjour Jérôme.
41:45Oui, bonjour.
41:46Bon et bienvenue, c'est la première fois
41:47que vous nous appelez sur RTL.
41:48Oui, exactement.
41:49Je vous écoute tous les jours au travail.
41:51Là, c'est un truc qui me tient à cœur aussi.
41:55Alors expliquez-nous, le gaz, ça vous inquiète ?
41:57Moi, ça m'inquiète parce qu'il y a 50 ans,
42:00j'ai acheté un appartement
42:01et on est chauffé au gaz en copropriété.
42:04Et il y a trois ans de ça, déjà,
42:05on avait eu une bonne augmentation de gaz.
42:09Ça concernait déjà les carburants,
42:10ça concernait ceux qui chauffaient au gaz.
42:13Après, c'est les gens qui chauffaient au bois
42:14que ça augmentait, évidemment.
42:16Tout augmentait.
42:16Ceux qui ont installé des poils à granules
42:18de 5 euros, ils sont passés à 10 euros le sac.
42:21Et après, tout a redescendu.
42:22Mais aujourd'hui, le coût de la vie reste cher
42:24pour se chauffer.
42:25Et moi, il y a trois ans de ça,
42:27j'avais déjà une régule de 700 euros
42:29pour se chauffer au gaz.
42:32Donc ça, c'était au moment de la guerre en Ukraine ?
42:35Oui, c'est ça, oui, exactement.
42:37Au début de la guerre en Ukraine, pardon.
42:38On a baissé le thermostat d'un degré
42:40pour tout le monde pour dire
42:41on fait des économies.
42:43Et là, si on nous colle une hausse déjà de 35%,
42:46on va faire comment ?
42:48A priori, ce que disait Nathan,
42:49en tout cas pour l'instant,
42:51ça ne va pas augmenter de 35%.
42:55Mais effectivement, ça peut augmenter.
42:57Mais 10%, ça serait beaucoup déjà ?
43:01Ce serait déjà beaucoup
43:02parce que nous, déjà,
43:03on paye 100 euros de plus par mois
43:05sur nos charges dues à l'ancienne augmentation.
43:08Il faut savoir que le gaz,
43:10j'avais écouté RTL à l'époque,
43:13on nous disait que finalement,
43:14on était moins de gens à se chauffer au gaz,
43:16mais c'est la redistribution
43:18pour se chauffer au gaz
43:19qui nous coûtait cher.
43:21Alors à un moment,
43:22il faut arrêter tout ça quand même.
43:23Est-ce que vous songez,
43:24je ne sais pas, à passer à l'électrique ?
43:26Je pose la question comme ça
43:27et j'imagine que c'est des travaux
43:28que ça coûte très cher.
43:30C'est des travaux qui vont coûter très cher
43:32la copropriété à tous les propriétaires.
43:34Aujourd'hui, on n'en est pas là non plus.
43:37Mais bon, alors déjà,
43:38on subit l'augmentation du gaz.
43:39Sans parler, j'ai écouté les autres auditeurs
43:41que moi aussi,
43:42je fais 40 km par jour en gasoil
43:45pour aller travailler.
43:46Donc voilà, on part 10 minutes plus tôt,
43:48on essaye de moins consommer sur la route.
43:51Mais bon, je ne vais pas faire
43:53comme certains auditeurs
43:53de prendre le vélo.
43:55Vous partez plutôt pour rouler moins vite
43:57justement et pour économiser du gazole ?
43:58On essaye un petit peu
44:00de jouer sur sa consommation
44:02parce que c'est bien beau
44:03de travailler H24,
44:04mais de temps en temps,
44:05on aime bien avoir des petits loisirs
44:06de sortir avec sa voiture
44:07et qu'il nous reste un peu de carburant.
44:09Mais là, les Français,
44:11de toute façon,
44:11avec ce qui se passe actuellement,
44:13pour moi, ce n'est pas fini.
44:14Ça va continuer d'augmenter
44:17et ça va être très dur
44:19pour tout le monde.
44:21Jérôme, vous savez quoi ?
44:22C'est la première fois
44:22que vous nous appeliez,
44:23mais vous allez nous rappeler
44:24et on continuera à échanger
44:25sur ces sujets-là ou d'autres
44:27parce que je voudrais
44:27qu'on entende Pierre.
44:28Bonjour Pierre.
44:29Oui, bonjour.
44:30Vous aussi, ça vous inquiète
44:33cette hausse des prix du gaz ?
44:36Fortement, oui.
44:36Ça m'inquiète fortement
44:37parce que du coup,
44:38je suis propriétaire
44:39de plusieurs logements
44:41et j'ai pris des hausses
44:42au niveau énergétique
44:45conséquentes depuis janvier.
44:49Vous avez une explication ?
44:51Non, je n'en ai pas.
44:52C'est les factures que je reçois.
44:54Moi, je suis au réel,
44:55donc je reçois les factures
44:55tous les mois.
44:56Janvier, c'était 130.
44:58Février, 180.
45:00Mars, 230.
45:01Donc, le mois prochain,
45:02je m'attends à 300 euros
45:03parce que tout à l'heure,
45:06la personne qui était avec vous
45:07disait qu'on ne va pas ressentir
45:09tout de suite
45:09la hausse.
45:10Non.
45:10Mais si, moi,
45:11je les ressens immédiatement.
45:13Et donc ça,
45:14c'est du chauffage au gaz ?
45:15C'est un appartement
45:17au chauffage au gaz.
45:18Le reste est électrique
45:19et je m'attends
45:20à une hausse électrique également.
45:23Merci beaucoup, Pierre,
45:24pour votre témoignage
45:25et on aura bien sûr
45:26l'occasion de surveiller
45:27l'évolution des prix du gaz
45:29dans les prochains jours,
45:30les prochaines...
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