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  • il y a 5 heures
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 30 mars 2026.

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00:00Il y a 14h, les auditeurs ont la parole, Amandine Bégaud sur RTL.
00:05Et on commence en évoquant ces blocages annoncés un peu partout en France pour cette semaine.
00:13Opération des transporteurs routiers qui ont mené ce matin une opération escargot sur le périphérique parisien
00:20avec l'appui des autocaristes, eux aussi, pour protester une nouvelle fois contre la hausse des prix des carburants.
00:27On en parle avec vous, Romuald. Bonjour, Romuald.
00:29Bonjour, Amandine.
00:30Vous êtes chauffeur routier, je crois.
00:33Oui, je suis chauffeur routier, c'est bien ça.
00:35Vous êtes dans quelle région, là ?
00:37Actuellement, je suis du côté de Saint-Dizier.
00:40Et vous avez prévu de participer à des actions ces prochains jours ?
00:45Je sais qu'il y a des actions demain dans la région de Nantes, par exemple.
00:48Paris, donc je le disais ce matin.
00:51Alors, je n'ai pas prévu de bloquer, moi, personnellement.
00:54Mais c'est ce que je disais à Victor.
00:56En tout cas, je soutiens totalement les routiers.
00:58C'est nos emplois qui sont en jeu.
01:02Et je ne casserai pas.
01:03Si je venais à être pris dans un barrage routier, je ne forcerai pas.
01:07Je ne peux pas bloquer l'être personnel, mais je les soutiens totalement.
01:10On se bat pour nos emplois.
01:12Sans camions, on ne fait rien.
01:14Si je peux vous donner quelques chiffres.
01:15Bien sûr.
01:16Un plein de camions.
01:17D'abord, il faut savoir que, alors je parle pour les camions, les autocars, je ne connais pas.
01:21Un camion, ça consomme en moyenne 30 litres au 100 de gazole.
01:25Bien sûr, il y en a qui consomment plus, d'autres qui consomment moins.
01:28Un plein de réservoir de camions, c'est 1 000 euros, voire plus.
01:32Avec 1 000 euros, vous avez 7 à 8 jours d'autonomie.
01:35Avec l'augmentation due au prix du gazole, c'est plus de 1 000 euros par mois d'augmentation,
01:41juste pour faire le plein de gazole, pour un seul camion.
01:44Pour un seul camion, donc une entreprise qui en a 10, 20, on fait la multiplication.
01:48Imaginez.
01:50Et des entreprises qui ont des reins solides, ils vont peut-être réussir à l'encaisser.
01:54Des petites entreprises qui ont 4, 5 camions, voire 10 camions, mais qui sont indépendants,
01:59qui ne sont pas affiliés à des gros groupes, 1 000 euros de surplus pour un seul camion,
02:03je vous l'ai imaginé.
02:04Comment on va faire, quoi ?
02:06Alors, le gouvernement, je le disais, je le rappelais, Romuald,
02:09le gouvernement a annoncé une série d'aides par secteur vendredi soir.
02:14Pour les transporteurs, c'est une aide de 20 centimes par litre de carburant.
02:19Ça ne suffit pas ?
02:20C'est-à-dire que ça a augmenté au minimum de 40 centimes.
02:24Vous avez 20 centimes de baisse, ça en fait encore 20 centimes d'augmentation.
02:29Là, on parle juste du carburant.
02:31Il y a toujours l'usure du véhicule, que ce soit les pneumatiques, tout ça.
02:35Si les devis ont été faits avec un carburant à temps,
02:3920 centimes d'augmentation, vous ne rentrez plus dans les chiffres.
02:41Et ça, on ne peut pas le répercuter au niveau des clients ?
02:44C'est très difficile.
02:46Si je viens vous livrer en vous disant que quand on signe,
02:48vous me devez 300 euros, puis qu'à la fin, je vous dis,
02:50finalement, ça sera 345 parce que ça a augmenté,
02:53je ne suis pas sûr que vous me disiez oui.
02:55Vous allez peut-être me dire, le contrat, on va s'arrêter là.
02:57Ils sont liés, mais c'est compliqué quand même.
03:00Vous êtes salarié, vous, Romuald ?
03:02Oui, je suis salarié.
03:03D'une grosse entreprise ?
03:05Non, d'une PME.
03:06D'une PME avec combien de camions ?
03:08Il y a une trentaine de véhicules.
03:11Et vous sentez que ça commence à peser sur les finances de l'entreprise ?
03:15Disons qu'on nous a demandé de nous comporter en bon père de famille.
03:18C'est-à-dire, moi, personnellement, pour mon boulot,
03:21j'ai baissé ma vitesse de 90 sur autoroute.
03:25Je ne roule plus qu'à 84.
03:27Quand on n'est pas pressé, on roule à 80, même si on a le droit de rouler à 90.
03:31Si vous êtes dans les temps, il vaut mieux partir, si on peut, une demi-heure, 40 minutes plus tôt
03:36et réussir à baisser sa consommation.
03:37J'ai baissé d'un litre au 100.
03:39Ah oui, ce n'est pas mal quand même.
03:40Non, mais quand même.
03:42Ça fait toujours ça.
03:43C'est toujours ça.
03:44Ça fait 20 litres par semaine.
03:46Voilà, ça fait...
03:47Oui, il faut à 30 camions.
03:48C'est pas une...
03:49Pour un mois.
03:50Alors, ce n'est pas moi qui vais...
03:52C'est une goutte d'eau dans l'océan.
03:53Mais si tout le monde fait ça,
03:56à mon niveau, c'est la seule chose que je puisse faire pour aider mon entreprise.
03:59Parce que c'est les emplois qui sont en jeu.
04:00Il ne faut pas l'oublier.
04:01Et sans camions, la France s'arrête, on ne fait plus rien.
04:05Il n'y a plus rien dans les supermarchés.
04:06Il n'y a plus rien.
04:07Et si on veut encore des routiers français, malgré qu'on soit en Europe,
04:11il faut qu'on fasse attention tous.
04:13Et entre routiers, Romuald, vous en parlez ?
04:15J'imagine.
04:16Bien sûr, bien sûr.
04:17On en parle.
04:17On est plus ou moins tous inquiets pour nos emplois.
04:21On se dit qu'un...
04:23Là, je passe par là.
04:23Des fois, il vaut mieux faire 10 km de détour.
04:25Parce que c'est plat.
04:26C'est-à-dire que vous êtes à une vitesse linéaire.
04:28Une fois que vous avez lancé le véhicule,
04:29vous êtes à une vitesse linéaire, vous ne consommez plus.
04:31Que des fois, vous avez des routes plus courtes.
04:33Sauf que vous avez des côtes, des descentes.
04:35Vous vous arrêtez.
04:36Vous repartez.
04:37Vous freinez.
04:38Et là, vous consommez.
04:40Oui, on ne s'en rend pas compte.
04:41On ne fait pas forcément attention en temps normal.
04:44Mais c'est vrai que déjà, chacun, on peut agir.
04:46pour agir sur notre consommation.
04:48Un 44 tonnes, vous ne l'arrêtez pas comme ça.
04:51Et quand vous le redémarrez, il ne consomme pas comme une voiture non plus.
04:54Dès que vous arrêtez un stop pour redémarrer, il consomme énormément.
04:58Romuald, restez avec nous.
05:00On va accueillir Philippe.
05:00Bonjour Philippe.
05:02Bonjour Amandine.
05:02Vous nous appelez d'où ?
05:04De la Meuse, de Bar-le-Lé, plus particulièrement.
05:06Bon, vous avez écouté attentivement Romuald.
05:09Vous vous soutenez les routiers ou pas ?
05:11Absolument.
05:12Je rejoins tout son discours.
05:14Il a tout dit.
05:15Bien sûr que le gouvernement n'a plus une marge de manœuvre.
05:19Il n'y a plus d'argent dans les caisses.
05:20Mais moi, j'ai une solution pour relancer le pays.
05:23On supprime la semaine à 35 heures.
05:25On remet à 40 heures.
05:26Et puis, la réforme des retraites, on remet à 64 ans.
05:29Et puis, un pays qui ne produit pas ne crée pas de richesse.
05:31Donc, il faut relancer le pays.
05:33On n'a pas d'autre solution.
05:34On n'a plus du mur.
05:35De toute façon, le transport français va déjà tellement mal.
05:38Avec la concurrence des pays de l'Est, il y a une concurrence qui est énorme.
05:43Alors, comment voulez-vous que des petits transporteurs de 40-50 employés arrivent à résister ?
05:48Et puis, si vous voulez faire répercuter l'augmentation du gasoil, le client, deux fois, va regarder.
05:54La semaine dernière, je me suis rendu chez un marchand de fleurs pour aller chercher des produits pour mon jardin.
06:01Il me montrait le cas de figure.
06:02Il a commandé des fleurs pour les rameaux.
06:04Ce qu'il a commandé, c'est 10 euros, entre 10 et 15 euros de plus, majorés pour le transport
06:09de fleurs.
06:10On lui a majoré le transport de fleurs ?
06:12Voilà.
06:13On lui a transporté.
06:14On appelle ça des rôles.
06:15C'était des caddies de fleurs.
06:17Entre 10 et 15 euros supplémentaires.
06:19Et c'est un petit revendeur qui est franchisé.
06:22À la fin du mois, il ne lui reste rien du tout.
06:24Il ne reste rien.
06:25Et si vous voulez relancer le pays, on n'a pas 36 solutions.
06:29Les caisses sont vides.
06:30Il va bien falloir quand même comprendre qu'il va falloir relancer le pays.
06:33Mais Philippe, vous dites, arrêtons avec les 35 heures, repassons aux 40 heures.
06:38D'abord, ça ne va pas se faire en un claquement de doigts, si je peux me permettre.
06:42Bon, après, je ne suis pas sûre que les Français y soient très, très, très favorables.
06:46Qu'est-ce que vous leur dites à ceux qui ont bondi quand ils vous ont entendu dire repassons aux
06:5040 heures ?
06:51Mais si vous voulez pouvoir vivre maintenant dignement et avoir un petit peu plus d'argent, il faut travailler un
06:55petit peu plus.
06:56Moi, j'ai travaillé à l'âge de 16 ans, j'ai pris ma retraite à 60 ans.
06:59J'ai travaillé 44 années cotisées et validées pour une retraite de 1 500 euros.
07:03Aujourd'hui, si vous avez 1 500 euros, vous ne vivez pas.
07:06Donc, si vous rajoutez 5 heures supplémentaires de travail par semaine, soit 4, ça vous fait 20 heures.
07:11Je pense que ça met du beurre dans les épinards.
07:13Il y a un moment, il n'y a plus d'argent dans les caisses.
07:16C'est fini.
07:18Vous seriez prêt, Philippe, à aller les rejoindre sur les blocages de hôtiers ?
07:22Bien sûr, symboliquement.
07:23Et de toute façon, c'est même un devoir de citoyen.
07:25De toute façon, sans transport, vous n'avez plus rien.
07:28Vous n'avez plus rien dans les magasins, que ce soit l'alimentation, le bricolage, tout ce que vous pouvez
07:33imaginer.
07:34Un devoir de citoyen d'aller manifester, vous nous le dites.
07:39On posera la question aux autres auditeurs, Francis et Frédéric.
07:43Est-ce qu'ils sont d'accord ou pas ?
07:44Restez avec nous, Philippe.
07:45A tout de suite.
07:45Vous souhaitez nous contacter ?
07:47Appelez-nous au 3210.
07:4950 centimes la minute.
07:53Amandine Bégaud.
07:54RTL Midi.
07:55Les auditeurs ont la parole.
07:57Je me pose la question, si j'avais été président, aurait-on connu cette crise énergétique ?
08:03Et je réponds tranquillement non.
08:06Pourquoi moi j'aurais réussi et pourquoi eux ne réussissent-ils pas ?
08:10Voilà la question à laquelle il faut réfléchir.
08:13Bonnes émissions et à très bientôt.
08:15Au revoir.
08:16Le message de Francis au 3210.
08:18Alors Francis, qui a l'air d'avoir des solutions, on a décidé de vous rappeler.
08:22Bonjour Francis.
08:24Bonjour Amandine.
08:25Bonjour à tous.
08:26Pourquoi vous, président, il n'y aurait pas eu de crise énergétique ? Je ne vous cache pas que ça
08:30m'a alerté cette affaire.
08:33Je vous donnerai la solution à la fin.
08:35D'abord, à chaque fois qu'il y a une crise, il y a des profiteurs de la crise.
08:39On l'a vu, à chaque crise depuis 50 ans, j'ai 67 ans, à chaque fois, il y a
08:44des profiteurs de la crise.
08:46Et là, qui profite d'après vous Francis ?
08:48Les distributeurs qui nous racontent qu'ils ne gagnent rien, que c'est un produit d'appel dans les grandes
08:54surfaces par exemple.
08:56Sauf qu'une petite marge sur un énorme volume, ça vous fait un beau résultat.
09:01Alors effectivement, si on parle de marge, ils ont une petite marge, mais si on parle de résultat, ils ont
09:07un très beau résultat.
09:08Mais Francis, les distributeurs, pardon, en ce moment sur le carburant, les distributeurs vous disent qu'ils vendent à prix
09:13coûtant ?
09:14Oui, oui, c'est ce qu'ils vous disent.
09:17Oui, mais ça se vérifie de façon pas trop difficile.
09:20Oui, mais si vous aviez un ami distributeur, pas quelqu'un qui passe à la télé pour faire la publicité
09:26pour sa chaîne, son groupe,
09:28il vous dirait qu'ils se gavent en ce moment sur les carburants.
09:31Vous avez un ami distributeur Francis ?
09:33Absolument, et ils se gavent sur les carburants.
09:35La deuxième question qu'on peut...
09:36Pardon, ça m'intéresse, attends, quel distributeur, votre ami ?
09:41Quelqu'un qui est passé sur votre antenne, enfin pas lui, mais son président, son représentant est passé sur votre
09:49antenne,
09:50il est passé sur toutes les antennes, de toute façon ils sont tous passés.
09:52On a eu le président des Leclerc, on a eu le président des systèmes U, on a eu le président
09:56d'Intermarché,
09:57et ils ont tous le même discours, évidemment.
09:59Donc vous, c'est un de vos amis qui gère une station-service, c'est ça ?
10:03Oui.
10:03D'un de ses distributeurs, et qui vous dit, on s'en met plein les poches ?
10:06Exactement.
10:07Vous savez que c'est grave Francis comme accusation, pardon, mais...
10:10Non, c'est normal, je vous ai dit, en un, il y a toujours des profiteurs de crise,
10:14on l'a vu avec la grande distribution pendant le Covid,
10:17on le voit à chaque crise énergétique avec les énergéticiens, les fournisseurs de carburants, etc.
10:22Donc il n'y a rien de nouveau, une fois que vous avez admis que crise égale profiteur de crise,
10:29crise implique profiteur de crise, vous comprenez mieux les choses.
10:32Donc il nous ment, ça c'est le premier dossier, ok ?
10:34Selon vous, il nous ment.
10:36Voilà.
10:37Ensuite, les stocks stratégiques, ils sont passés où ?
10:40On a trois mois de stocks stratégiques, d'après nos chers représentants d'État,
10:47ils sont passés où ?
10:48Est-ce que vous avez entendu cette information où on a donné,
10:51enfin on n'a pas donné, on a vendu une partie de nos stocks stratégiques à des pays d'Asie
10:55?
10:55Non, on n'a pas vendu, on a débloqué une partie de nos stocks stratégiques,
10:58on n'a vendu nos stocks stratégiques à personne Francis-là.
11:01Oui, vous les avez débloqués, vous les avez donnés gratuitement ?
11:04C'est encore pire.
11:05Mais non, on ne les a pas donnés, on les a débloqués pour les mettre dans la consommation en France.
11:10Non, non, non, non, non, non, non, non, il vous manque justement cette information, vous l'avez...
11:14Non, mais je vous l'ai sorti, très bien, mais vous sortez ça d'où Francis ?
11:17Parce qu'il y a un moment, on ne peut pas tout dire, il n'importe quoi.
11:21Alors, il n'y a plus, ce n'est pas n'importe quoi, je vous enverrai sur la messagerie,
11:26je vous enverrai des liens d'informations qui nous indiquent que,
11:31et d'ailleurs je crois même que ça a été confirmé par un ministre qui a dit qu'il fallait
11:34qu'on aide certains pays
11:37qui dépendaient beaucoup du trafic du détroit d'Hormuz, et donc...
11:42Alors, je vais vous lire, parce que du coup j'ai cherché, pardon Francis,
11:45mais je ne peux pas laisser non plus tout dire.
11:48En fait, effectivement, Roland Lescure, le ministre de l'économie,
11:51a été interpellé à l'Assemblée nationale par le député RN Jean-Philippe Tanguy,
11:56qui accusait à l'Assemblée le gouvernement d'avoir mis une partie des réserves stratégiques sur les marchés mondiaux.
12:02Ce à quoi Roland Lescure lui répond, vous racontez n'importe quoi, aucun litre de pétrole ne part en dehors
12:09de France.
12:10D'accord, et donc, parce que Roland Lescure l'a dit, on croit plutôt Roland Lescure qu'un député qui
12:16affirme quelque chose ?
12:18Mais enfin, peu importe, on peut se poser la question.
12:20Non mais dans ces cas-là, en fait, on doute de tout, on complote sur tout,
12:23et enfin, vous voyez Francis, je ne peux pas vous laisser dire tout et n'importe quoi, c'est tout.
12:26Oui, alors, je vais vous dire encore deux choses.
12:28Quand on achète, moi je suis professionnel, j'ai trois véhicules qui roulent,
12:35quand vous achetez du carburant, vous récupérez la TVA.
12:40Donc la TVA, c'est transparent pour une entreprise.
12:43Donc quand j'entends, il faut baisser la TVA,
12:45moi, qu'on me rembourse 5 ou qu'on me rembourse 10, ce n'est pas un problème de TVA,
12:50c'est juste un problème de trésorerie.
12:52Baisser la TVA ou la TIPCE, ça va de toute façon augmenter notre dette.
12:57Donc on vous reprendra, par ailleurs, l'argent qu'on vous a pris.
13:01On l'a vu avec la suppression de la taxe d'habitation,
13:04qui a généré une flambée de la cotisation foncière des entreprises
13:08et de la taxe foncière des particuliers.
13:12L'effet domino dont tout à l'heure quelqu'un vous parlait,
13:17moi, je reçois, les palettes augmentent.
13:19Ce qu'on reçoit, ça a augmenté parce que le transport a augmenté.
13:23Ce qui augmente, il faut bien que je le répercute à quelqu'un.
13:26Donc de toute façon, tout au bout, c'est le consommateur qui va payer.
13:29C'est obligatoire.
13:31Sinon, les entreprises se cassent la figure.
13:34On appelle l'effet domino en économie.
13:36Je suis contre les opérations d'escargots,
13:40ralentissement sur les périphs, etc.
13:42Pourquoi ?
13:43Parce que ça, ça participe au divisé pour régner.
13:46Vous avez des gens qui sont pris dans les...
13:48Moi, si je suis pris dans un bouchon,
13:50je suis bien embêté professionnellement.
13:53Alors, si je suis en train de me promener, ça ne me dérange pas.
13:56Je vais leur dire bravo.
13:57Mais professionnellement, vous gênez une infirmière,
13:59vous gênez un autre transporteur,
14:01vous gênez un autocar,
14:02vous gênez tous les gens qui ont des plannings de livraison.
14:05Voilà.
14:06Et donc, je vous donne maintenant ma solution.
14:08Oui, dites-nous, Française.
14:10Très, très simple.
14:11Elle peut se réaliser demain matin.
14:14Notre cher président, au lieu de suivre bêtement,
14:17et là, vous allez me rajouter du complot,
14:19mais ce n'est pas grave.
14:20Au lieu de suivre bêtement,
14:22les États-Unis va se mettre à genoux devant Poutine
14:26en lui disant,
14:27excuse-moi, je me suis trompé,
14:29j'ai suivi Biden,
14:30qui nous a entraînés là-dedans,
14:32avec Boris Johnson,
14:33qui a interrompu le processus de paix
14:36et cinq semaines après le début de l'opération spéciale en Ukraine,
14:40je me suis trompé,
14:41les Français sont en train de souffrir,
14:43les Allemands sont en train de souffrir,
14:44toute l'Europe est en train de souffrir,
14:45parce qu'on s'est laissé entraîner.
14:47Mais pardon, Française, pourquoi pas ?
14:49Mais deux choses, quand même.
14:50Il y a eu une guerre que la Russie a déclenchée en Ukraine,
14:54avec...
14:54Mais voilà.
14:55Non, mais on ne peut pas dire...
14:58Alors, je vous enverrai aussi le lien du rapport de l'ONU
15:01avant cette guerre,
15:02qui montre que 15 000 personnes ont été tuées en Ukraine,
15:08principalement dans le Donbass,
15:10dans ce qui s'appelait la guerre civile
15:11qui a commencé avec Maïdan en 2014.
15:14D'accord, mais vous ne pouvez pas légitimer...
15:16Enfin, le chef de l'État français,
15:18le président de la République,
15:19ne peut pas légitimer une guerre
15:22qui dure maintenant depuis quatre ans,
15:24au nom d'intérêts économiques,
15:27parce qu'on a besoin de pétrole.
15:29Il a le droit de reconnaître qu'il s'est trompé.
15:32Et c'est parfaitement trompé.
15:33Le processus de paix allait être signé à Istanbul,
15:36cinq semaines après le début de cette opération.
15:39Donc, ça veut dire que vous dites à la Russie,
15:41bon, ben, c'est pas grave,
15:42vous avez déclenché aux guerres, mais tant pis.
15:44D'accord, mais vous dites quoi à Israël et aux Etats-Unis
15:48pour ce qui se passe en ce moment en Iran
15:50et qui génère cette...
15:52Ils étaient en cours en négociation.
15:54Vous vous rappelez qu'ils étaient en négociation ?
15:56Ils étaient en négociation autour du nucléaire, etc.,
15:59avec l'Iran, et ils ont simplement profité
16:03de cette période de négociation pour,
16:05tout comme avec l'Ukraine,
16:07les accords de Minsk ont été reconnus
16:08comme étant bidons par François Hollande
16:10et par Angela Merkel,
16:12et encore une fois, je vous enverrai
16:14les liens sur votre messagerie,
16:16pour dire qu'on voulait simplement gagner du temps
16:18pour permettre à l'Ukraine de s'armer.
16:21Voilà, donc, Poutine, les Russes,
16:24sont venus pour mettre fin à une guerre civile
16:27et on s'est laissé entraîner là-dedans,
16:29d'où crise énergétique.
16:31Rappelez-vous, Nord Stream.
16:32Nord Stream, au début,
16:33ah, les Russes ont fait sauter leur propre gazoduc
16:36qui nous permettait d'avoir du gaz.
16:38Eh bien non, depuis, on a su
16:40qui avait fait sauter Nord Stream,
16:42les Américains,
16:43parce que les Américains veulent mettre le grappin
16:47et c'est pas...
16:48Aujourd'hui, Sadat,
16:49les Etats-Unis vont fêter leurs 250 ans à Mandine
16:52d'existence dans 3 mois, dans 4 mois.
16:56Bon, Francis...
16:57Sur 250 ans,
16:58ils ont fait la guerre pendant 220 ans.
17:01Francis, j'ai bien compris votre position
17:06qui est contestable à de nombreux points
17:09et notamment sur ce que vous indiquez
17:11par rapport à la guerre entre la Russie et l'Ukraine.
17:14On va écouter Alexandre.
17:15Bonjour Alexandre.
17:16Oui, bonjour Amandine, bonjour les éditeurs.
17:18Vous, vous vendez des camions ?
17:20C'est ça.
17:21Très bien.
17:22À quel...
17:24Pour la marque Losange.
17:25D'accord.
17:26Mais donc...
17:27Ah oui, donc chez un constructeur...
17:29Chez un constructeur auto
17:30à destination de quoi ?
17:33De transporteurs.
17:35De transporteurs, d'accord.
17:36De transporteurs.
17:37Donc aujourd'hui, ce qu'il faut savoir,
17:38c'est que dans le transport,
17:40il y a ce qu'on appelle l'indice CNL.
17:42Et ça, j'ai...
17:43Qu'est-ce que c'est l'indice CNL ?
17:45Ben voilà, au cas de vos transporteurs,
17:47on vous en a parlé.
17:48C'est tout simplement un indice
17:49qui permet d'indexer les contrats annuellement
17:52en fonction de l'augmentation du TCO,
17:55du coût de détention du véhicule.
17:57Donc aujourd'hui, quand un transporteur,
17:59il a son coût qui augmente,
18:01ben par rapport au carburant,
18:02parce que c'est ce qui nous concerne aujourd'hui,
18:04il peut le répercuter librement
18:09et juridiquement à son client.
18:11Bon, après, par les temps qui courent,
18:13c'est plus ou moins difficile à faire accepter.
18:15Mais c'est tout à fait faisable.
18:18D'accord, mais ça ne nous résout pas...
18:21Enfin, c'est-à-dire que...
18:21En fait, ce que vous dites,
18:22c'est que les transporteurs n'ont qu'à répercuter
18:24la hausse des prix du carburant ?
18:25Non, non, je ne dis pas ça.
18:27Je dis que cette hausse de carburant,
18:29c'est effet boule de neige,
18:30c'est effet de l'offre et la demande.
18:31Et votre auditeur, ce qu'il disait juste avant,
18:34c'est qu'effectivement,
18:35toute guerre est bon pour le business.
18:38Et donc, effectivement,
18:40aujourd'hui, on peut jouer sur le carburant
18:43et je pense que l'État français
18:44ne fait pas le nécessaire
18:46pour bloquer l'offre et la demande, effectivement.
18:49Alors, les États-Unis,
18:51ils s'en prennent au Venezuela,
18:53comme ça, on coupe le robinet du capital.
18:55Venezuela, il y a le problème de la Russie.
18:57Donc, on bloque le pétrole russe.
19:00Maintenant, on a un problème du pétrole
19:02au Moyen-Orient.
19:03Bon, c'est l'offre et la demande.
19:05Donc, si aujourd'hui...
19:07Mais qu'est-ce que le gouvernement
19:08devrait faire, Alexandre ?
19:10Vous souhaitez d'ailleurs
19:11qu'il fasse quelque chose ou pas ?
19:12Oui, il va falloir qu'il fasse quelque chose.
19:14Il va falloir qu'il bloque les prix.
19:15Il va falloir qu'il bloque les prix.
19:17Et aujourd'hui, le problème,
19:19c'est que sur le litre de carburant,
19:21tout le monde parle...
19:22Bon, pour les transporteurs,
19:23de la PI-CEP.
19:26Donc, ça, c'est la taxe pour les transporteurs.
19:28On parle de la TVA,
19:29mais on ne parle pas des 1,5%,
19:32des 4 centimes, pardon,
19:34qui sont rajoutés pour les contrats C2E.
19:37Mais ça, c'est la nouveauté
19:38depuis le mois de janvier.
19:39C'est la nouveauté depuis le mois de janvier.
19:41Et vous savez pourquoi cette taxe est faite-là ?
19:44Ça, c'est fait pourquoi ?
19:45C'est pour générer des crimes
19:47qu'on donne sur les véhicules électriques.
19:48Oui, tout à fait.
19:49Voilà, tout simplement.
19:52Sauf que, Alexandre,
19:53bloquez les prix,
19:54et ça fait des semaines maintenant
19:55qu'on évoque cette question-là,
19:56bloquez les prix.
19:57Le risque, c'est que si
19:58le prix du baril de Brent
20:00reste élevé,
20:01comme il l'est aujourd'hui,
20:02il est à 115 dollars ce matin,
20:04eh bien, il y a un moment
20:05où en France,
20:06selon où vous avez bloqué les prix,
20:08plus personne ne vendra de carburant
20:09parce que ça lui...
20:10Enfin, ce serait vendre à perte.
20:12Je ne suis pas tout à fait d'accord.
20:14Pourquoi est-ce que
20:15toutes les stations Total
20:16ont bloqué à 2,09
20:17et que certains sont à 2,30, 2,40 ?
20:20Vous avez un auditeur tout à l'heure
20:22qui disait que
20:23les stations de service,
20:24ils gagnent de l'argent.
20:26C'est du business.
20:27Pourquoi ?
20:28Alors, Total, oui,
20:28c'est un groupe étrogué.
20:29Voilà, et Total,
20:31c'est par rapport à son chiffre global,
20:33j'imagine,
20:33qui fait les calculs
20:34pour que ce soit juste à la limite.
20:37Oui, mais bon,
20:39aujourd'hui, Total peut le faire
20:40et je pense que des stations
20:41comme Aral,
20:42Avia,
20:43Esso,
20:44ils peuvent le faire aussi.
20:46Mais vous voudriez que
20:46tout le monde fasse comme Total,
20:48c'est ça ?
20:48Ah oui,
20:49un truc tout bête.
20:50Oui, mais sauf que
20:50vous ne pouvez pas fixer un prix,
20:51Alexandre,
20:51c'est ça que je vous dis,
20:52en fait.
20:53Bloquer les prix,
20:54il faut fixer un prix.
20:55Il faut fixer un prix.
20:56Ben oui,
20:57mais comme le prix change tous les jours,
20:58c'est quand même compliqué.
21:00Eh ben,
21:00il faut l'ajuster tous les jours.
21:02Je suis frontagé
21:03avec le Luxembourg.
21:04Et c'est ce qu'il se fait
21:04au Luxembourg,
21:05effectivement.
21:06Le carburant,
21:10donc aujourd'hui,
21:12il est au prix de la totale en France.
21:13Donc,
21:13il est à 2,09.
21:15La semaine dernière,
21:17il était à 1,99
21:19et là,
21:19il est à 2,09.
21:20Demain,
21:21si ça baisse un petit peu,
21:22il va rebaisser.
21:23Ça réagit du tac au tac
21:24en deux jours.
21:25En deux jours.
21:26Donc,
21:26vous souhaiteriez mettre en place
21:28le même système
21:30qui est mis en place
21:31au Luxembourg ?
21:32On pourrait le faire.
21:33On pourrait le faire.
21:34Merci beaucoup,
21:35Alexandre,
21:36pour votre témoignage.
21:37On va poursuivre les échanges
21:39autour de ces blocages
21:40et je voudrais qu'on revienne
21:41à ce point-là
21:42sur les blocages
21:43des transporteurs routiers.
21:45Il y en a eu ce matin
21:46sur le périphérique parisien.
21:47Il y en aura demain
21:47et après-demain en région.
21:49Est-ce que vous soutenez
21:50les transporteurs routiers ?
21:52Appelez-nous,
21:533210,
21:53et on en parle
21:54dans un tout petit instant.
21:56À 14h,
21:56vous avez rendez-vous
21:57comme chaque jour
21:58avec l'heure du crime.
21:58Bonjour Jean-Alphonse.
21:59Bonjour Amandine.
22:00Et aujourd'hui,
22:00vous nous emmenez à Chicago
22:01avec la mort atroce
22:03d'un dermatologue réputé.
22:04Voilà.
22:05Le suspect,
22:06il s'appelle Hans Peterson.
22:07Il a 29 ans,
22:08un père américain,
22:09une mère française.
22:10C'est le suspect
22:11et sans doute l'auteur
22:12de ce crime abominable.
22:13En octobre 2006,
22:14on découvre le corps
22:16du docteur David Cornblit,
22:18multilet.
22:19On lui a sectionné
22:20les chevilles,
22:21les poignets,
22:22on l'a égorgé
22:23dans son cabinet à Chicago.
22:25Il va falloir six mois
22:26pour identifier
22:27Hans Peterson,
22:29fils de très bonne famille.
22:31Il a pris la fuite
22:32sur l'île de Saint-Martin
22:33parce qu'il est un parti français,
22:34territoire français.
22:35Donc là,
22:35il échappe à la peine de mort.
22:37Évidemment,
22:38il haïssait
22:39le docteur Cornblit.
22:40Il avait juré
22:41de lui faire du mal
22:41et peut-être même
22:42de le tuer.
22:43Vous allez trop vite.
22:45Il vivait dans cette obsession.
22:47Alors pourquoi ?
22:47C'est la bonne question.
22:48Qu'est-ce que cache
22:49ce crime barbare ?
22:50Vous écouterez l'heure du crime
22:51et vous saurez tout.
22:52Vous verrez que la réponse,
22:53elle est très surprenante.
22:56Hans Peterson,
22:57la peau du dermatologue.
22:59A tout à l'heure,
23:0014h.
23:00A tout à l'heure,
23:0214h.
23:02Jean-Alphonse,
23:03nous on continue
23:03à évoquer
23:04ces prix du carburant
23:06et puis si vous voulez
23:07rendre un dernier hommage
23:08aussi à Isabelle Mergaud,
23:09je vous attends.
23:10Appelez-nous au 3210.
23:11A tout de suite sur RTL.
23:30Et on continue à évoquer
23:32ces blocages,
23:34les transporteurs routiers
23:35mais aussi les autocaristes
23:36qui ont mené ce matin
23:38une opération escargot
23:39sur le périphérique parisien.
23:40D'autres actions sont prévues
23:42demain et mercredi,
23:43demain notamment
23:44dans la région de Dante.
23:46Est-ce que vous soutenez
23:47ces actions ?
23:48Est-ce que vous seriez
23:49même prêts à y participer ?
23:51On en parle,
23:51vous nous appelez au 3210.
23:53Bonjour Victor.
23:53Bonjour Amandine,
23:54bonjour à tous.
23:54On a eu pas mal de messages
23:55sur l'application RTL
23:56et sur la page Facebook
23:57de l'émission.
23:58Oui, sur l'application RTL,
23:59Chantal nous écrit
24:00« Quand est-ce qu'on va enfin
24:02mettre des camions
24:03sur le fret ?
24:04Ce serait plus écologique
24:05et économique,
24:06plus besoin de faire un plein
24:07pour traverser la France.
24:08Jacques,
24:09non aux aides.
24:10À chaque fois qu'on a
24:10un souci en France,
24:11c'est l'État-providence.
24:12Mais là,
24:13si on instaure des aides,
24:14ça ira directement
24:15dans la poche des pétroliers.
24:16Donc non.
24:17Et puis David,
24:18je ne comprends pas
24:18les transporteurs.
24:19C'est une corporation
24:20qui est protégée.
24:21Ils peuvent répercuter
24:23les hausses de carburant
24:24sur leurs clients.
24:25Merci beaucoup Victor.
24:27Gilles,
24:27vous n'êtes pas tout à fait
24:28d'accord je crois avec ça.
24:29Bonjour Gilles.
24:31Oui, bonjour Amandine.
24:34En fait,
24:34je suis à la fois d'accord
24:36et pas d'accord.
24:36parce que malheureusement,
24:38le gouvernement n'entend que
24:40cette voie des blocages
24:42pour réagir.
24:43Et c'est bien dommage
24:44parce que finalement,
24:45c'est ceux qui en ont
24:46le plus besoin
24:46qui se font punir.
24:48Et là,
24:48aujourd'hui,
24:49je plains les Parisiens
24:51et bientôt les Nantais
24:52qui vont subir
24:52et qui subissent déjà
24:54certains blocages.
24:55Parce qu'on a tous
24:56une bonne raison
24:57d'être sur la route.
24:57On y travaille,
24:58on n'y va pas
24:59pour se promener
24:59ou peut-être le week-end.
25:00mais on a tous
25:02des déplacements
25:03importants
25:04que ce soit
25:04à titre personnel
25:05ou professionnel.
25:07Moi-même,
25:07je travaille
25:08chez un autocariste
25:09donc je sais
25:10de quoi je parle.
25:12Et effectivement,
25:15alors malheureusement,
25:16c'est comme ça
25:16qu'il faut faire
25:17mais c'est triste
25:19pour ceux
25:19qui subissent
25:19parce que
25:22donc quoi faire ?
25:23Quoi faire
25:23pour se faire entendre ?
25:24Ça, malheureusement,
25:25la réponse,
25:26je ne l'ai pas.
25:27Je pense que tout le monde
25:28aura sa bonne idée
25:29là-dessus.
25:31Donc,
25:32y participer,
25:33non,
25:34parce que mon
25:35amour propre
25:36pour les autres
25:37me défend
25:38d'aller les embêter
25:39sur la route.
25:39Vous voyez,
25:40même quand j'ai
25:41quelqu'un derrière moi
25:42qui souhaite doubler,
25:44je me dépêche
25:46de doubler
25:46pour me rabattre
25:47pour ne pas le gêner.
25:48Donc,
25:48gêner les gens,
25:49les bloquer
25:50alors qu'eux aussi
25:52subissent
25:55de plein fouet
25:57la hausse des carburants,
25:58etc.
25:58Bon,
25:59c'est un long débat.
26:00Mais vous comprenez
26:02quand même
26:03les raisons
26:03de cette colère.
26:05Forcément,
26:05forcément,
26:06mais les raisons,
26:08on les connaît,
26:09on les accepte.
26:11C'est logique,
26:12de toute façon,
26:12et encore une fois,
26:13comme je le disais
26:13au début,
26:14il n'y a malheureusement
26:15que cette manière
26:16de faire
26:17que le gouvernement
26:18entend.
26:20Les agriculteurs,
26:21c'est pareil,
26:21les routiers,
26:23les taxis,
26:24les autocaristes,
26:25les ambulanciers,
26:26voilà.
26:27si on ne bloque pas,
26:28on n'obtient rien.
26:29Donc,
26:29quoi faire ?
26:31Gilles,
26:32restez avec nous,
26:32on est avec Jean-Claude.
26:33Bonjour Jean-Claude.
26:35Bonjour.
26:35Vous nous appelez d'où
26:36Jean-Claude ?
26:37De Lorraine,
26:38de la région de Nancy.
26:39Et alors,
26:40vous le dites,
26:41vous êtes prêt
26:41à les manifester ?
26:43Bah oui,
26:43parce que là,
26:44ça commence à faire.
26:46On a eu les députés,
26:47les sénateurs,
26:48qui ont eu,
26:48quand il y a eu
26:48l'inflation qui a monté,
26:50qui ont dit,
26:51ah, on a des frais supplémentaires,
26:52donc on va s'augmenter.
26:53Les députés,
26:54300 euros,
26:55les sénateurs,
26:56700 euros,
26:56ça coûte plus
26:57de 5 millions d'euros par an.
26:59Mais bon,
27:00eux,
27:00comme ça,
27:00ils s'en sortent.
27:01Et nous,
27:01derrière,
27:02on a une importation
27:03et on est là
27:04comme des pauvres
27:05à essayer
27:06de s'en sortir,
27:07à se débattre
27:08comme on peut.
27:08Moi,
27:09j'ai été faire le plein
27:10de mon kangou,
27:11je suis artisan,
27:12j'en ai eu pour 35 euros
27:13de plus un plein.
27:1635 euros de plus
27:17pour un plein ?
27:18Votre plein,
27:18il était à combien avant ?
27:19Avant,
27:20je payais 80 balles,
27:2180 euros,
27:22à peu près.
27:23Et donc là,
27:23105 ?
27:24Non,
27:28ou quelque chose
27:29comme ça,
27:29j'ai payé.
27:31Donc,
27:31on arrive à des choses folles.
27:32Par mois,
27:33ça me fait
27:33un peu plus de 100 euros
27:34de plus de gasoil,
27:35déjà.
27:36Donc,
27:36je ne peux pas les répertorier
27:37sur mes clients.
27:40Vous êtes artisan,
27:41vous ?
27:42Oui.
27:43Ah oui,
27:43du coup,
27:44ça ne vous le répercutez pas
27:45du tout sur vos clients ?
27:46Comment je fais ?
27:47Je lui dis,
27:49mes frais de déplacement,
27:50ils ont augmenté
27:51de 10 euros
27:52par jour.
27:53Ils vont me dire,
27:54tu rigoles ou quoi ?
27:56On n'est pas là
27:56pour payer ça.
27:58Et quand je vois,
28:00si je réfléchis
28:01avec un routier
28:01qui met 1000 litres
28:03de gasoil
28:05dans son camion,
28:06ça lui fait 300 euros
28:07par camion,
28:08par plein.
28:09Et Jean-Claude,
28:10vous êtes artisan
28:11dans quel domaine ?
28:12Dans le bâtiment.
28:13Dans le bâtiment.
28:14Est-ce que vous avez,
28:16je ne sais pas,
28:17déjà adapté
28:17un peu votre façon de faire ?
28:19Est-ce que vous renoncez
28:20à certains chantiers
28:20parce qu'ils sont trop loin ?
28:23J'essaye de...
28:24Quand c'est loin,
28:25je précise,
28:26je travaille sur WAPI
28:30de temps en temps
28:31pour faire des formations
28:32et je leur ai dit,
28:33je leur ai dit,
28:34si je monte,
28:34ça sera plus cher.
28:35Là,
28:36j'ai reçu un courrier
28:37de mes fournisseurs
28:38qui m'ont dit,
28:39on va vous augmenter
28:40les livraisons
28:42et on va être obligé
28:43d'augmenter
28:44les prix des matériaux
28:45parce que
28:46les fournisseurs,
28:47leurs fournisseurs,
28:48à eux,
28:48commencent à leur envoyer
28:50des augmentations.
28:52Donc vous allez finir
28:53par être obligé,
28:53Jean-Claude,
28:54d'augmenter vous aussi.
28:55Voilà,
28:55on va être obligé
28:56d'augmenter
28:56ce qui fait qu'on va
28:57perdre des gentils
28:59parce que les gens
29:00n'auront pas les plus
29:01moyens de payer.
29:02Mais vous voudriez quoi ?
29:03Une aide du gouvernement ?
29:05Sous quelle forme ?
29:07Je voudrais déjà
29:08tout simplement
29:08que le gouvernement
29:09ne se nourrisse pas
29:11sur l'augmentation
29:12qu'il y a aujourd'hui.
29:14Qui bloque
29:15les taxes
29:19sur le tarif d'avant.
29:21et qu'ils ne prennent
29:21plus de taxes déjà
29:22sur les nouveaux.
29:24Oui,
29:24parce que là,
29:24ceci,
29:25ils sont en train
29:25de se gaver.
29:26Ils disent qu'ils
29:27vendent moins d'essence
29:28donc à l'arrivée
29:29et non,
29:29ils ne se gavent pas.
29:30En tout cas,
29:30c'est ce qu'ils disent.
29:31Oui,
29:32c'est sûr.
29:34Je vais leur faire un chèque
29:35aussi peut-être
29:35pour leur donner à manger
29:36et leur envoyer du pain.
29:38Non,
29:38ce qu'on nous dit
29:40c'est qu'effectivement
29:41sur le très court terme,
29:42oui,
29:43ça fait plus de recettes
29:44pour l'État
29:45mais une fois
29:46que la baisse
29:47de consommation
29:48du carburant
29:49est visible
29:50et puis ce ralentissement
29:51de l'économie
29:52que ça peut engendrer
29:52à l'arrivée,
29:54ça ne fait pas de cagnotte.
29:54En tout cas,
29:55c'est ce que nous disait
29:55le ministre de l'économie.
29:57Oui,
29:58nous,
29:59chaque fois qu'on va faire
30:00le plein,
30:01on paye plus
30:01et on n'a pas de différence.
30:05Malheureusement,
30:07on n'arrête pas.
30:11Le fuel,
30:12le gasoil,
30:12coûtait moins cher
30:13que l'essence
30:14jusqu'à maintenant.
30:15Depuis que je suis né,
30:16j'ai 64 ans,
30:17depuis que je sais,
30:18le gasoil est moins cher
30:19que l'essence.
30:19Le gasoil est plus cher
30:21que l'essence.
30:21Pourquoi ?
30:22Qu'est-ce qui s'est passé ?
30:23Parce qu'on a moins
30:25de diesel
30:26que d'essence classique.
30:28Je voudrais entendre également
30:29Frédéric.
30:30Bonjour Frédéric.
30:31Bonjour Amandine.
30:32Qu'est-ce que vous dites ?
30:34Quel regard vous portez
30:34sur tout ça ?
30:36J'ai un regard
30:37un peu plus large
30:39parce que je voyage
30:40énormément en Europe
30:41pour des raisons professionnelles
30:43et c'est ce que j'expliquais
30:45tout à l'heure à Victor.
30:46J'étais,
30:47pour vous donner un bête exemple,
30:49hier soir à Amsterdam
30:50où le litre de gasoil
30:52était à 2,55.
30:53J'étais ce matin
30:54à Liège en Belgique
30:55où le litre de gasoil
30:56était à 2,30 euros.
30:58Donc,
30:59on aime bien nous dire,
31:00nous prendre l'exemple
31:01de l'Italie
31:01en nous faisant croire
31:03que ça baisse partout
31:04mais non,
31:05ça ne baisse pas partout.
31:06Donc,
31:06pour revenir au débat,
31:07je dirais que participer
31:08à des blocages
31:09peut avoir un impact,
31:10on va dire limité,
31:11mais surtout,
31:12je pense que ça peut créer
31:13des grosses tensions économiques
31:14parce que l'aide ponctuelle
31:16de,
31:17je crois,
31:17c'est 70 millions
31:18que le gouvernement...
31:21Ça représente 20 centimes
31:22par litre de carburant
31:25pour les transporteurs.
31:26Bien sûr,
31:27mais il reste symbolique
31:28face à l'assemblée des prix
31:30et au poids de la dette aussi
31:31parce qu'il ne faut pas oublier ça.
31:33Et je pense que
31:33dans notre cas,
31:35il faudrait beaucoup plus
31:36des mesures,
31:37on va dire,
31:38structurelles,
31:38voire ciblées
31:39qui devraient être envisagées
31:42pour atténuer,
31:44on va dire,
31:44l'impact,
31:45mais arrêter en permanence
31:47les aides
31:47parce que,
31:48de toute façon,
31:49il faut arrêter
31:50et tout ce qui est donné
31:51d'un côté
31:52est repris de l'autre.
31:53Donc,
31:53si vraiment,
31:55ils voulaient réduire...
31:56Pourquoi des gens
31:57ne commencent pas simplement
31:58par réduire,
31:59je dirais,
32:00la taxe intérieure,
32:01c'est la TICPE de mémoire
32:02pour certains secteurs,
32:04on va dire,
32:05les transports routiers,
32:06les artisans
32:06comme le camarade
32:09qui vient de parler,
32:10les petites entreprises
32:11et tout ça,
32:12ça pourrait déjà être pas mal.
32:14Mais même,
32:14dire après même
32:15les allégements
32:15sur plusieurs mois
32:18plutôt que de façon ponctuelle,
32:19ça permettrait aussi,
32:20je dirais,
32:21d'apporter une visibilité
32:23pour les entreprises.
32:25Mais on a l'impression
32:26de toute façon
32:27dans ce pays
32:27qu'à chaque fois
32:28qu'il y a un truc
32:28qui est fait,
32:29on se prend les pieds
32:30dans le tapis.
32:31Il n'y a jamais un truc
32:32qui a été fait,
32:34on va dire,
32:35un pécobélo
32:35du début à la fin.
32:36On se prend toujours
32:37les pieds dans le tapis.
32:39Il n'y a rien qui marche
32:40objectivement
32:40dans ce pays
32:41à l'heure actuelle
32:42et on est toujours
32:43à demander des aides,
32:44des aides,
32:44des aides.
32:45Mais il n'y a plus
32:45d'argent en France.
32:47Il n'y a plus d'argent
32:48ou plutôt,
32:49ou plutôt,
32:49j'ai envie de dire,
32:51l'argent,
32:52l'argent que nous,
32:52on gagne,
32:53l'argent qu'on va rapporter,
32:56au final,
32:58on se demande réellement
32:59au final
33:00à quoi il sert.
33:01On bosse,
33:02l'État dépense.
33:03Merci beaucoup Frédéric.
33:05En tout cas,
33:05on a bien entendu
33:06votre coup de gueule,
33:07j'allais dire.
33:08Vous êtes bien remonté
33:10contre cette situation.
33:12On continuera bien sûr
33:13à évoquer,
33:14à surveiller
33:15les opérations
33:16de blocage
33:17dans les jours
33:18à venir.
33:18Dans un instant,
33:19tout autre sujet.
33:20Je voulais
33:20qu'on profite
33:22de cette journée
33:23pour rendre
33:23un dernier hommage
33:24à Isabelle Mergaux.
33:26Ces obsèques ont eu lieu
33:27ce matin
33:28et vous êtes nombreux
33:29à vouloir prendre la parole.
33:30A tout de suite.
33:31Vous souhaitez nous contacter ?
33:32Appelez-nous au 3210.
33:3450 centimes la minute.
33:38Aujourd'hui,
33:39c'est la fête
33:40avec Jeff Debruge
33:41pour célébrer
33:42Pâques avec gourmandise.
33:43À cette occasion,
33:44RTL vous offre
33:45un assortiment
33:46de pralinés de Pâques
33:47aussi mignons
33:48que gourmands,
33:49sans oublier
33:49nos adorables lapins
33:50guimauves
33:51enrobés de chocolat.
33:52de quoi satisfaire
33:54les plus gourmands.
33:55Un régal à partager
33:56avec vos proches
33:58durant les fêtes.
34:00Jusqu'à 14h,
34:02les auditeurs ont la parole.
34:04Amandine Bégaud
34:04sur RTL.
34:06Oui, bonjour.
34:07Moi, j'ai 25 ans.
34:08Du coup,
34:08j'écoutais toujours RTL
34:10dans mon camion.
34:11L'annonce de la mort
34:12d'Isabelle Mergaux,
34:12j'étais vraiment choquée
34:13parce que,
34:14franchement,
34:15c'était ma préférée
34:15des grosses têtes.
34:16Je pense que c'est un choc
34:17pour tout le monde.
34:17Personne ne s'y attendait.
34:19Elle va manquer
34:19à beaucoup de monde.
34:20Voilà.
34:21Je fais toutes les condoléances
34:22à sa famille.
34:23C'est pour Isabel Mergaux.
34:25C'est à son âme.
34:26Merci pour elle.
34:27Merci pour Isabel Mergaux.
34:29Je l'aimais,
34:30je l'aimais.
34:30Merci pour elle.
34:32Première citation pour...
34:33Sacha Guitry !
34:36Non, aujourd'hui,
34:37il n'y aura pas
34:37de Sacha Guitry.
34:38Je préfère prévenir...
34:39Très bien,
34:39bah, comment, celle-là ?
34:41Mais tu n'as jamais essayé
34:42de te faire rééduquer.
34:45Fais-toi un shampoing,
34:46toi, déjà, là.
34:49Et vous êtes nombreux
34:50encore à vouloir
34:51rendre hommage
34:52à Isabelle Mergaux.
34:53Isabelle Mergaux,
34:54dont les obsèques
34:55ont eu lieu ce matin
34:57au cimetière du Père Lachaise
34:58à Paris.
34:59600 personnes,
35:00dont de nombreux auditeurs
35:01derrière d'ARTL
35:02qui se sont réunis
35:04pour lui dire au revoir
35:05une dernière fois,
35:07dix jours maintenant,
35:08après son décès.
35:10Bonjour, Magali.
35:11Bonjour, Amandine.
35:13Vous nous appelez d'où, Magali ?
35:15De Toulouse.
35:16De Toulouse.
35:16Vous aussi,
35:17vous vouliez rendre
35:19un dernier hommage,
35:20dire un dernier au revoir
35:21à Isabelle Mergaux.
35:22Oui.
35:23Très, très compliqué,
35:24très dur.
35:25Et je voudrais surtout
35:26embrasser toute l'équipe
35:27des Grosses Têtes,
35:28mes amis,
35:29depuis des années et des années,
35:30parce que je les écoute beaucoup.
35:32Isabelle,
35:32je la suivais depuis,
35:34comme je disais,
35:34à votre collaborateur tout à l'heure.
35:36Moi, j'ai 55 ans.
35:38Et je me rappelle d'elle déjà
35:39dans le film Les Profs
35:40avec Patrick Bruel
35:41et quand elle faisait le pigeon,
35:43évidemment.
35:44Et puis,
35:45tout ce qu'elle a pu produire
35:46au niveau du théâtre,
35:48au niveau des films,
35:49en tant que comédienne,
35:50c'était juste une magnifique personne.
35:51Elle était belle,
35:52mais vraiment belle.
35:53Et belle de partout.
35:55Belle physiquement,
35:55belle dans son âme.
35:56Elle était drôle,
35:58elle était spontanée,
35:59elle était naturelle.
36:00Moi, je me souviens
36:00des réflexions qu'elle pouvait faire,
36:02notamment aux Grosses Têtes,
36:03puisque c'est quand même là
36:04qu'on la suivait le plus,
36:05que je la suivais le plus
36:06ces derniers temps.
36:08Quand elle le répondait,
36:11quand quelqu'un l'avait mouchée
36:12ou elle disait à eux,
36:13je vais lui répondre du tac au tac,
36:14mais dans cinq minutes.
36:15Ou qu'elle disait à Laurent,
36:16allez-y,
36:18laissez-moi,
36:18je vous rejoins dans trois minutes
36:19parce qu'elle s'était perdue
36:20dans ses pensées
36:21ou dans ses phrases.
36:23Moi, elle me faisait mourir de rire.
36:24C'était quelqu'un de très,
36:25très drôle,
36:26de très attachant,
36:26de très touchant.
36:27Et je suis vraiment
36:28très, très peinée
36:29de sa disparition.
36:30Évidemment,
36:31très peinée pour sa famille
36:32à qui je pense beaucoup
36:32et pour toute sa famille
36:33des Grosses Têtes
36:35et tous ses amis
36:36parce que c'est
36:37vraiment comme ça
36:38que je les vois
36:39et c'est un peu mes amis aussi.
36:41Je les écoute vraiment
36:42tous les jours.
36:44Il y a eu cette émission
36:46spéciale la semaine dernière,
36:47lundi dernier,
36:48pour rendre hommage
36:49à Isabelle Mergaud.
36:50Pour ceux qui voudraient
36:50la réécouter d'ailleurs
36:51ou qui ne l'ont pas écoutée,
36:53vous pouvez la trouver
36:54très facilement
36:55sur le site d'RTL
36:57ou sur l'application RTL.
36:59Vous l'avez écoutée,
37:00vous Magali,
37:00cette émission ?
37:01Oui,
37:02oui,
37:02bien sûr.
37:03Bien sûr,
37:03je l'ai écoutée,
37:04j'ai même programmée,
37:05je sais qu'ils en font,
37:07il va y avoir une émission spéciale
37:08hommage aussi,
37:09je ne sais plus quel jour,
37:11je l'ai déjà programmée
37:12dans mon agenda
37:13pour être certaine
37:14de ne pas la rater
37:14parce que je,
37:15voilà,
37:16il faut tout réécouter.
37:17Elle était drôle,
37:18elle était extraordinaire,
37:19cette femme extraordinaire
37:20et je comprends la détresse
37:22et le,
37:23alors évidemment,
37:23de sa famille
37:24que je connaissais moins
37:24mais pour le coup
37:26de sa famille
37:27des Grosses Têtes
37:27qu'on entend
37:28ou que j'ai pu suivre
37:29sur les réseaux sociaux
37:30et de la vraie amitié
37:32et de la vraie tristesse
37:33de tout le monde
37:35pour elle.
37:35C'est incroyable,
37:37vraiment une belle femme,
37:38une très belle femme.
37:39Merci beaucoup Magali
37:40pour vos mots,
37:42restez avec nous,
37:42on va accueillir Catherine,
37:43bonjour Catherine.
37:45Bonjour.
37:46Vous nous appelez Dumont.
37:47Tout à fait,
37:48oui,
37:49je vous appelle Dumont,
37:50c'est vrai,
37:50c'était vraiment,
37:51moi ça m'a fait un choc
37:52quand j'ai appris
37:54sur RTS
37:55son décès,
37:57on ne la savait pas malade,
37:58bon,
37:59on savait qu'il y avait
38:00quelque chose quand même
38:02parce que Laurent
38:04parlait disant
38:04qu'on lui souhaite
38:05plein de bonnes choses
38:07donc il y avait quand même
38:07quelque chose
38:09qui me mettait un peu
38:10la plus à l'oreille,
38:12j'y pensais en disant
38:12mais quand est-ce qu'elle
38:13va le revenir
38:14et là de voir,
38:16d'entendre
38:17qu'elle a disparu,
38:19c'est vraiment un choc
38:21parce qu'elle fait partie
38:23de notre vie,
38:25tout comme RTL,
38:26la famille,
38:28les grosses têtes,
38:29c'est,
38:30moi je l'écoute
38:31depuis,
38:32bah depuis le début,
38:34donc,
38:35c'est...
38:36Vous avez quel âge Catherine ?
38:37C'est vraiment une pensée.
38:40Vous avez quel âge Catherine ?
38:41Moi,
38:42j'ai eu 60 ans.
38:44Mais donc vous avez
38:45toujours écouté
38:46les grosses...
38:46Enfin...
38:46J'écoute depuis...
38:48bah depuis tout le début,
38:50depuis Philippe Bouvard,
38:51maintenant Laurent,
38:53et d'ailleurs j'étais
38:53super contente
38:55qu'elle revienne
38:58par Laurent
38:58parce qu'elle nous manquait
38:59et là c'est...
39:01là elle va nous manquer
39:02même si...
39:04Bon,
39:04j'espère qu'on aura,
39:06je dirais,
39:07dans les...
39:08Comment dire ?
39:09Dans les...
39:11Dans les...
39:13Le samedi et le dimanche
39:14dans les meilleurs moments.
39:15dans les meilleurs moments
39:16dans les best-of
39:17qu'on réentendra Isabelle.
39:19Ah oui,
39:19moi c'était...
39:20Ça m'a...
39:21J'en prends encore
39:23parce que
39:24c'était vraiment
39:25une belle personne.
39:27Je voulais la voir au théâtre.
39:29Je voulais la voir
39:30dans le bracelet
39:31mais malheureusement
39:32je ne l'affairai pas.
39:35Merci beaucoup Catherine
39:37pour votre témoignage
39:38et pour vos mots.
39:40On va continuer
39:41à échanger
39:42et à rendre hommage
39:43à Isabelle Mergaud
39:44dans un tout petit instant.
39:44A tout de suite.
39:48Merci d'écouter RTL.
39:54Carrefour.
39:55Amandine Bégaud.
39:57RTL Midi.
39:58Les auditeurs ont la parole.
40:00Je dois dire que
40:01ça me touche beaucoup.
40:03J'appréciais cette personne
40:05pour justement
40:07sa personnalité.
40:09Je pense à elle
40:10et à sa famille.
40:11Mais ce que je retiens
40:12beaucoup
40:13c'est le film
40:14qu'elle a réalisé
40:16qui s'appelait
40:17Je vous trouve très beau.
40:19Et c'était effectivement
40:21un très beau film.
40:23Voilà.
40:24Vous êtes nombreux
40:25comme cet auditeur
40:26à vouloir rendre hommage
40:27une dernière fois
40:28à Isabelle Mergaud.
40:29Ses obsèques
40:30je vous le disais
40:30ont eu lieu
40:32ce matin
40:32au cimetière du Père Lachaise.
40:34Une cérémonie
40:35sous la coupole
40:36devant la coupole
40:37du cimetière
40:37en présence
40:38d'environ 600 personnes.
40:40Isabelle Mergaud
40:41a ensuite été
40:42inhumée
40:42au cimetière
40:43de Montmartre
40:43juste à côté
40:44de son idole
40:46Sacha Guitry.
40:48Bonjour Sandrine.
40:50Oui bonjour.
40:51Vous nous appelez
40:52d'où Sandrine ?
40:53J'appelle Decona
40:55un petit village
40:55dans les Landes.
40:56Et vous aussi
40:57vous vouliez
40:57rendre hommage
40:58à Isabelle Mergaud ?
41:00Oui oui également
41:01parce que quand on a
41:02appris son décès
41:03moi pareil
41:03j'ai préparé mon repas
41:05et quand j'ai entendu
41:05qu'elle était décédée
41:06ça m'a fichu un choc.
41:08Mon mari m'a même entendue
41:10en me demandant
41:11qu'est-ce qui m'est arrivé
41:11et en fait
41:12je l'écoutais
41:13souvent aux grosses têtes
41:15parce que quand je pars
41:15au travail
41:16j'écoutais les grosses têtes
41:18dans la voiture
41:18et puis j'adorais
41:19sa répartie
41:20son humour
41:22la façon dont elle répondait
41:23à Laurent Roussi
41:25sociétaire
41:25c'était une femme
41:27magnifique
41:28intérieure
41:28extérieure
41:29elle avait tout pour elle
41:31quoi la pauvre
41:31et ça fait tellement de peine
41:32de savoir
41:33qu'ils partent si jeunes
41:33et qu'elle va manquer
41:35elle va manquer
41:36au cinéma
41:36elle va manquer
41:37au théâtre
41:37elle va manquer
41:38aux grosses têtes
41:39surtout aussi
41:39elle va nous manquer
41:40énormément.
41:41Elle va vous manquer
41:42et vous êtes nombreux
41:43à le dire
41:44restez avec nous
41:44Sandrine
41:44on va accueillir
41:45Valérie
41:45bonjour Valérie
41:47bonjour
41:48vous aussi
41:49vous l'aimiez
41:50et vous avez
41:51une très jolie formule
41:52c'était
41:53dites-vous
41:53une pochette surprise
41:55c'est tout à fait ça
41:56c'est tout à fait ça
41:56c'était une
41:57ça avait l'air
41:58d'être une femme
41:58en tout cas
41:58très généreuse
42:00bon c'est vrai
42:01que des fois
42:01elle avait l'air
42:02un peu bougon
42:02c'était sûrement
42:03un personnage
42:03mais c'est vrai
42:04qu'on avait
42:04parfois on ne savait
42:05pas trop
42:05qui en allait avoir
42:07à faire
42:08elle aimait bien
42:09se chipoter
42:09un petit peu
42:10avec Christine Bravo
42:13c'était vraiment
42:14ça avait l'air
42:15d'être une belle personne
42:15mais c'est vrai
42:16qu'elle était pétillante
42:17mais il y a des fois
42:17où c'était un peu moins
42:19mais c'était elle
42:20et puis Laurent
42:21en jouait beaucoup
42:21ça c'est vrai
42:22et puis c'est vrai
42:24qu'il faut quand même
42:24noter que c'était
42:25une grande dame du théâtre
42:27vraiment une très très
42:28grande dame du théâtre
42:29qui a fait des sacrées pièces
42:30et j'ai vraiment
42:31un gros regret
42:32c'est ne l'avoir jamais vue
42:34en vrai
42:34ça c'est vraiment
42:35un gros regret
42:37mais c'était vraiment
42:38ça avait l'air
42:39d'être une belle personne
42:40en tout cas
42:40alors écoutez Valérie
42:42Josiane
42:42qui est avec nous également
42:44bonjour
42:45vous vous avez eu
42:46la chance
42:47de rencontrer
42:48Isabelle Margot
42:48racontez-nous
42:50oui bonjour Amandine
42:51oui j'ai eu la chance
42:53de rencontrer Isabelle Margot
42:54à Honfleur
42:55elle était présidente
42:57du salon du livre
42:57elle était juillet 2019
42:59et nous avions
43:01nous la charge
43:02en tant qu'animateur
43:04du salon
43:04d'accompagner
43:05les écrivains
43:07qui étaient présents
43:08et notamment
43:08la présidente
43:10de ce salon
43:10donc nous l'avons accueilli
43:12avec le président
43:13de l'association
43:14le samedi
43:15nous l'avons accompagné
43:16pour se garer
43:17nous avons partagé
43:19le dîner du samedi soir
43:20au cours duquel
43:22elle nous a fait
43:22énormément rire
43:23où elle s'est dévoilée
43:25à titre personnel
43:26sur sa vie privée
43:28avec sa fille
43:28sur son milieu artistique
43:31son rapport
43:32à certains acteurs
43:34sur ses goûts culinaires
43:36alors au cours du repas
43:37elle a commandé
43:38des escargots
43:39et à son grand regret
43:41les escargots
43:42n'avaient pas d'ail
43:43ah bah oui
43:44mais alors des escargots
43:45sans ail
43:45ça va pas ça
43:46plus d'ail
43:46et elle nous dit
43:47c'est bien la première fois
43:48que je mange
43:49des escargots
43:50sans ail
43:50nous avons partagé
43:52un bon moment
43:52d'intimité
43:53elle était très ouverte
43:55très simple
43:56très attentive à nous
43:57vraiment nous avons passé
43:59un très très bon moment
44:00et le lendemain
44:01nous l'avons accompagné
44:03sur le lieu
44:04de ce salon
44:05puisque nous partageons
44:07le même hôtel
44:07mon frère
44:08qui était très proche
44:11et avec lequel
44:12elle a beaucoup sympathisé
44:13lui a véhiculé
44:15sa voiture
44:17à Carré
44:18pour la stationner
44:19nous avons été
44:20très attentifs
44:21et elle nous a
44:22vraiment remerciés
44:23c'était
44:24une femme
44:25d'une simplicité
44:27d'une joie
44:29exprimée
44:29de confidence
44:32très très forte
44:33vous en gardez
44:35un souvenir ému
44:35Josiane
44:36oui oui
44:36très ému
44:37parce que
44:38lorsque j'ai appris
44:39son décès
44:41tous ses souvenirs
44:42sont remontés
44:43à la surface
44:44j'ai appelé
44:45mon frère
44:45qui lui-même
44:47était dans l'émotion
44:47et au cours
44:49de ce salon
44:50le dimanche
44:50elle nous dit
44:51écoutez
44:52j'ai appelé
44:53Laurent Ruquier
44:53qui est aussi
44:54en Normandie
44:55et je pense
44:56qu'il va venir
44:56au salon
44:57donc nous avions
44:58pour mission
44:59de surveiller l'entrée
45:00mais Laurent Ruquier
45:02n'est pas venu
45:02et sa répartie
45:04a été de nous dire
45:05évidemment
45:05il préfère promener
45:07son chien
45:07que de s'occuper de moi
45:10voilà
45:10donc c'était vraiment
45:11un moment très très très agréable
45:13et je pense
45:14que l'association
45:15qui pilotait ce salon
45:17a été ravie
45:18de l'avoir
45:19comme présidence
45:20elle nous a tous
45:21dédicacé son livre
45:22de l'époque
45:22un escargot tout chaud
45:24donc ce qui explique
45:25qu'elle avait pris
45:27au menu
45:28d'escargot
45:29avec une attention
45:31très forte
45:31pour chacun d'entre nous
45:32c'était vraiment
45:34très très beau moment
45:35très beau moment
45:36merci beaucoup
45:36Josiane
45:37pour vos mots
45:38pour cet hommage
45:39aussi
45:39que vous lui rendez
45:40bonjour Martine
45:42bonjour
45:44moi je m'appelle
45:45parce que c'est vrai
45:45que j'étais très très émue
45:47je me venais juste
45:48de me réveiller
45:49quand j'ai appris
45:49son décès
45:51ça m'a fait un choc
45:52j'ai été
45:54un peu
45:55très choquée
45:56parce que moi
45:57je l'ai découvert
45:58il y a très longtemps
45:59en 87
46:00dans le film
46:02que j'avais adoré
46:02c'était Club des rencontres
46:03c'est peut-être un film
46:04qu'on ne connaissait pas trop d'elle
46:06et je l'avais trouvée
46:07pétillante
46:08drôle
46:09marrante
46:10avec de la répartie
46:11et je l'ai toujours suivie
46:13depuis cette date-là
46:14ça s'appelait Club des rencontres
46:15et c'était avec
46:16Francis Perrin
46:17et après j'ai regardé
46:18Prof évidemment
46:19j'ai adoré les films
46:20qu'elle a réalisés
46:21comme
46:22Je vous trouve très beau
46:24et aussi
46:24Enfin Veuve
46:25et alors
46:26ces deux films
46:28qu'elle a réalisés
46:28pour moi
46:29c'est des chefs-d'oeuvre
46:30il y a beaucoup d'émotions
46:32beaucoup de chaleur humaine
46:33tout ce qu'elle était
46:34et moi
46:34elle me manque beaucoup
46:35et savoir
46:37qu'on ne l'entendra plus
46:38aux grosses têtes
46:38dire Sacha Vitry
46:40ou même
46:40prier après
46:41Laurent Ruquier
46:43moi ça
46:43ça m'a
46:44je ne sais pas si vous avez entendu
46:45mais elle a été inhumée
46:46au cimetière
46:46de Montmartre
46:48pardon
46:49juste à côté
46:50justement
46:50de Sacha Vitry
46:51de Sacha Vitry
46:52j'en suis très contente
46:53parce que
46:54peut-être qu'ils se parleront
46:55un petit peu
46:55tous les deux
46:56je ne sais pas
46:57je n'en sais rien
46:57ils seront peut-être
46:58un clin d'oeil
46:58mais moi ça va me manquer
47:00parce que
47:00en plus
47:01quand on ne lui posait pas
47:02la première question
47:03Sacha Vitry
47:04elle remettait en place
47:05Laurent Ruquier
47:06en disant
47:06mais ma question
47:07alors
47:09merci beaucoup
47:10merci beaucoup Martine
47:11pour votre témoignage
47:13bonjour Cathy
47:14bonjour Amandine
47:16il nous reste peu de temps
47:17mais je crois que vous aviez
47:17quelques lignes à lire
47:18oui j'ai un poème pour
47:21Isabelle Mergaux
47:22partie bien trop tôt
47:24en quittant cette vie
47:25détruite par la maladie
47:27votre talent
47:28vos rires
47:29votre humour
47:30resteront en nous
47:31pour toujours
47:32votre grande carrière
47:33aux grosses têtes
47:34nous a permis
47:35chaque jour
47:35d'être à la fête
47:36aujourd'hui
47:38notre émotion
47:39est douloureuse
47:40que les étoiles
47:41vous soient lumineuses
47:42nous vous garderons
47:44dans nos cœurs
47:45vous êtes notre amie
47:46la meilleure
47:47merci beaucoup Cathy
47:48pour ce très joli
47:50poème
47:51c'était notre façon
47:53à nous
47:54de rendre
47:54un dernier hommage
47:56à Isabelle Mergaux
47:57je voudrais avoir
47:57une pensée
47:58pour ces deux filles
47:59également
48:00Isabelle Mergaux
48:01qui je vous le disais
48:01repose désormais
48:02au cimetière
48:03de Montmartre
48:03à Paris
48:04juste à côté
48:05de son idole
48:07Sacha Guitry
48:07on arrive à la fin
48:08de cette émission
48:09je voudrais en profiter
48:10pour vous dire
48:11que si vous avez
48:11des sujets
48:12qui vous révoltent
48:13qui vous agacent
48:13des choses
48:14dont on parle pas
48:15forcément très souvent
48:16mais dont vous voudriez parler
48:17n'hésitez pas
48:18vous nous envoyez
48:19un petit message
48:20via l'application RTL
48:22vous cliquez sur l'onglet
48:22laisser un message
48:23ou vous laissez un message
48:24sur le 3210
48:25et puis
48:26comme ça
48:27on essaiera de monter
48:27des émissions
48:28autour de sujets divers
48:29on a parlé d'anorexie
48:30par exemple
48:31la semaine dernière
48:32voilà
48:32c'est des sujets
48:33dont on parle pas souvent
48:34mais si vous avez
48:36je sais pas
48:36des revendications
48:37n'hésitez pas
48:38à dans un autre
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