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  • il y a 2 jours
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00On est de retour en direct avec vous sur BFM TV pour la suite de cette édition spéciale.
00:04Dans un instant, les tigres français vont-ils aider à sécuriser le détroit d'Hormuz ?
00:08Les tigres, ce sont nos hélicoptères et ils se murmurent ce soir qu'ils pourraient être plus efficaces,
00:12les plus efficaces dans les mois qui s'annoncent.
00:14On verra ça dans un instant.
00:16Bonsoir Jean-Christophe Noël, merci d'être avec nous.
00:19Ancien officier de l'armée de l'air, pilote de chasse, chercheur à l'IFRI, rédacteur en chef de la
00:23revue Vortex.
00:24On va parler de ce que pourrait faire la France de ces tigres dans le détroit d'Hormuz.
00:28Mais d'abord, Lisa Def, l'une des infos de la soirée, elle est donnée ce soir par NBC.
00:33Oui, un responsable de la Maison Blanche dit ce soir que si le cessez-le-feu s'effondre,
00:36si le cessez-le-feu s'effondre, le Pentagone envisage de mener une éventuelle nouvelle opération militaire contre l'Iran
00:42et sous un nouveau nom, après Epic Fury, cette opération s'appellerait marteau de fer.
00:47Et vous le savez, qui dit nouveau nom veut dire que Trump peut relancer le fameux délai de 60 jours
00:51avant d'avoir l'autorisation du Congrès.
00:52Oui, effectivement, c'est tout l'intérêt.
00:53Est-ce que les Américains en sont là ce soir, réellement ?
00:56Est-ce que c'est aussi simple que ça de soit les négociations avancent s'il se passe quelque chose,
01:00soit réellement, et Trump le dit d'une manière plus cash ce soir en disant
01:04peut-être qu'on sera amené à finir le travail, effectivement devoir reprendre les opérations ?
01:08On va voir, là on est dans une séquence diplomatique assez intéressante, puisque le président Trump va aller en Chine.
01:13Donc est-ce qu'il veut accompagner ce voyage de déclarations un peu plus martiales ?
01:19Est-ce qu'il y a vraiment quelque chose derrière ? On va le voir.
01:21Mais je pense que tant que Trump n'est pas entré de Chine, il y a peut-être des chances
01:25assez minimes finalement
01:26qu'il y ait quelque chose d'important sur le déclenche.
01:28C'est inimaginable que Trump déclenche quoi que ce soit alors qu'il est à table avec Xi Jinping ?
01:32Inimaginable non, c'est peut-être pour montrer justement...
01:35Rien n'a été inimaginable avec Trump ?
01:37Non, mais ça rappelle un petit peu ce qui s'est passé pendant la guerre du Vietnam,
01:42la fin de la guerre du Vietnam, c'est-à-dire les Nord-Vietnamiens étaient sortis des négociations
01:45et les Américains étaient embêtés, ils ne savaient pas comment les ramener
01:47et Nixon, qui était un président aussi, qui avait ses particularités,
01:51avait décidé à ce moment-là de bombarder Hanoi, jusqu'à ce que les Nord-Vietnamiens reviennent à la table
01:56de négociation.
01:57Finalement, ceux-ci avaient décidé au bout d'une dizaine de jours de revenir.
02:00Bon, la fin des négociations ont été favorables pour eux,
02:03mais voilà, ils avaient marqué vraiment leur détermination, ils étaient intervenus.
02:07Donc non, il ne faut pas imaginer une très grande opération,
02:10ce sera quelque chose de toute façon qui sera toujours pour ramener les gens aux négociations.
02:15Parce qu'on voit qu'en ce moment, tout le monde se tient par la barbichette
02:17et on est bien embêtés parce qu'on ne sait pas vraiment qui va pouvoir l'emporter dans cette affaire.
02:22Vous, dans votre dernier rapport, vous étudiez notamment ce qui a poussé Trump et les Israéliens
02:26à déclencher cette opération. Quelles étaient les causes ?
02:28Est-ce que ça vous aide à comprendre ce qui aujourd'hui pourrait débloquer la situation ?
02:32Parce qu'on voit bien que tout est figé depuis maintenant un mois avec le CCF.
02:35– Alors, dans notre rapport, on a regardé, on pense qu'il y avait un contexte qui était assez spécial.
02:40On imagine, enfin on pense que ce qui s'est passé en septembre 2024 au Liban était déterminant notamment pour
02:47les Israéliens.
02:48Souvenons-nous, il y a eu une opération avec les Beepers, il y a eu l'opération avec les Toki
02:51-Walki,
02:52vous avez vu Nasrallah qui était enterré sous les ruines, etc.
02:58Et en fait, vous avez une décapitation complète du Hezbo là.
03:01Et pendant quelques mois, il y a une espèce de vide politique où des nouvelles opportunités étaient possibles.
03:07Et on pense que les Israéliens ont voulu refaire un petit peu la même chose en Iran,
03:11à plus grande échelle, en créant également ce vide politique.
03:14Et Trump l'a acheté, Trump l'a acheté l'affaire.
03:17Et justement, ils se sont dit, pourquoi pas, il y a peut-être quelque chose à faire.
03:21Souvenons-nous, au mois de mai également, pardon, au mois de janvier, il y avait eu des manifestations, etc.
03:26Donc il y avait tout un contexte qui disait qu'il y avait peut-être quelque chose à faire à
03:28ce moment-là.
03:29Aujourd'hui, on est dans quelque chose de complètement différent.
03:32C'est-à-dire que les Iraniens se sont préparés, on l'a vu,
03:34donc il peut y avoir d'autres bombardements, mais on va dire que, j'ai envie de dire que, comment
03:37dire,
03:38on est dans une espèce de loi des rendements des croissances.
03:40Il faudra de plus en plus de moyens pour avoir de moins en moins d'effets.
03:43Donc c'est possible, mais en tout cas, je ne pense pas qu'on rentrera dans le même type d
03:48'opération.
03:48Qu'est-ce que ça changerait pour les Américains de relancer une opération ?
03:51Alors, marteau de fer, ce serait éventuellement le nom de l'opération.
03:54Qu'est-ce que ça changerait pour les Américains aujourd'hui, Elsa Vidal ?
03:56Alors, politiquement, ça reviendrait quand même à reconnaître qu'il y a des éléments inaboutis
04:02dans les opérations qu'ils ont menées jusque-là.
04:04En revanche, ils se donneraient les moyens de finir ce qu'ils ont commencé, entre guillemets,
04:09et peut-être de remporter plus d'un objectif stratégique, de faire preuve de détermination.
04:16Mais en soi, l'annonce de la possibilité de cette opération est déjà un élément diplomatique
04:21et un élément de négociation et de pression supplémentaire,
04:24puisqu'il s'agit de démontrer la capacité et la détermination de repasser par la force vive
04:30si les négociations, qui continuent en parallèle, en venaient à ne pas aboutir.
04:35On va réentendre Donald Trump.
04:37Je ne sais pas si cet extrait est prêt, je vous le disais.
04:39Trump qui le dit ce soir, on pourrait être amené à devoir finir le travail.
04:44C'est l'expression qu'il emploie, on l'écoute, le président américain.
04:48Je ne pense pas que nous ayons besoin d'aide face à l'Iran.
04:50Ils sont battus militairement et leurs dirigeants doivent faire le bon choix,
04:53sinon nous finirons le travail.
04:55Nous finirons le travail, ça veut dire quoi, Didier François ?
04:57C'est ça, la vraie question.
04:59Puis le départ, si on savait ce que c'était que finir le travail, il y a longtemps que ça
05:02serait fait.
05:02J'aime bien vous poser des questions impossibles, tous les soirs.
05:04On se pose la question impossible depuis trois mois, donc ce n'est pas vraiment un sujet.
05:07Mais en fait, la vraie question, c'est ce qui a été dit tout à l'heure.
05:14Je pense que ce qu'ils veulent, c'est amener les Iraniens à négocier.
05:19Donc le problème, c'est que qu'est-ce qu'on fera pour les amener à négocier ?
05:22Alors, il y a une partie de l'état-major israélien, du Mossad, qui discute.
05:29C'était, ok, très bien, dans ces cas-là, il faut aller en cercle concentrique.
05:34Le seul truc qui reste vraiment à péter, c'est ce qui fait que ce pouvoir a encore les mains
05:40sur le pays,
05:41c'est l'électricité et les usines de raffinage.
05:46Parce que comme ça, ils n'auront plus d'essence, pas du pétrole, de pétrole ils en ont,
05:50mais plus d'essence et plus d'électricité.
05:52Plus d'essence, plus d'électricité, plus de générateurs, plus de missiles, plus de drones, plus d'industrie.
05:57Donc là, évidemment, ils sont ici, voilà.
06:00Et comme on sait par ailleurs qu'aujourd'hui, la bataille iranienne, elle n'est pas très idéologique.
06:05Ils sont quand même aussi beaucoup sur la récupération de leurs avoirs.
06:09Et on a un régime qui est très attaché.
06:11Nous-mêmes, à chaque fois qu'on a eu des problèmes avec eux, de 82 jusqu'à 1991,
06:16c'était le problème du pré-eurodif.
06:17On se prenait des bombes de tous les côtés.
06:19Le seul truc qui les intéressait, c'était de récupérer leurs milliards de francs.
06:23Donc on voit bien que ça peut être tentant d'aller là-dessus.
06:27Mais il n'y a pas de garantie, encore une fois.
06:29Ils pourraient faire un truc qui serait un mix de ça.
06:31Parce que là, pour le coup, ça ne demande pas non plus une énorme campagne.
06:34Parce que c'est que de la cible civile.
06:36Donc ça, c'est assez facile à taper.
06:38Surtout qu'il n'y a plus de défense antiaérienne.
06:39Enfin, pas conséquente.
06:42C'est-à-dire, s'ils ne vont pas faire les idiots à ras du sol, normalement, ça passe.
06:48Et refaire du ciblage.
06:49Mais c'est pareil, le ciblage, c'est bien gentil.
06:50Mais qui fait quoi dans l'affaire ?
06:53Refaire du ciblage, c'est-à-dire, quel dirigeant les...
06:55Mais oui, parce qu'on peut...
06:57C'est ça, c'est-à-dire que l'objectif, en fait.
06:58En fait, on s'aperçoit que dans la campagne, il y a eu un glissement sur les objectifs.
07:01C'est ça.
07:01C'était beaucoup de la décapitation.
07:03Et on a tué beaucoup de gens.
07:05Et on s'est perçu que le régime ne s'effondrait pas.
07:07Ensuite, on est plutôt allé dans l'attrition.
07:08On a essayé de détruire, soit des lanceurs, soit des navires.
07:12Tout ce qui pouvait composer la riposte des Iraniens.
07:15Et après, quand on a vu...
07:17C'est fin mars, on voit que finalement, ça ne fonctionne pas.
07:20Donc les Israéliens, comme disait François,
07:23décident d'employer les grands moyens.
07:24Ils ne disent pas aller casser finalement tout ce qui participe à l'économie iranienne.
07:27En fait, leur mouvement va être plus ou moins stoppé début avril pour...
07:32Et le fait...
07:33Alors, ce n'est qu'une hypothèse.
07:35Le fait d'aller frapper les centrales électriques,
07:39d'aller frapper ce qui permet justement de produire les drones,
07:41de produire les missiles, etc.
07:43Est-ce que ça, ça peut être un objectif ?
07:45C'est-à-dire avec un gain immédiat
07:48et un moyen de pression très fort sur le régime.
07:51Le problème, c'est qu'à la guerre, on est deux.
07:53C'est ça.
07:53C'est-à-dire, oui, vous allez pouvoir casser tout cela.
07:56Il n'y a pas de problème.
07:57Ils ont les moyens de le casser.
07:58Mais ce sont les ripostes qui vont être importantes.
08:00Et quel coût va falloir supporter,
08:02à la fois dans la région, pour les Américains,
08:04voire pour les Israéliens, même si eux sont capables de le supporter ?
08:06Oui.
08:06Le vrai problème, c'est ça.
08:07En fait, pourquoi ils ont aussi bloqué ?
08:09C'est parce que les Saoudiens, les Émiratis, les Qataris, etc.
08:11C'est eux qui prennent la riposte.
08:12Les Américains prennent de la riposte économique un peu,
08:15mais moins que nous, parce qu'ils ont du pétrole.
08:16Ils prennent...
08:17Alors, sur la question de l'agriculture, c'est plus fort.
08:19Mais les missiles, ils ne tombent pas chez les États-Unis.
08:22Donc, ils peuvent effectivement décider ça.
08:23Mais ils ne l'ont pas fait jusqu'à présent.
08:25C'est bien les Américains qui ont bloqué cette campagne-là
08:28et qui ont demandé aux Israéliens de ne pas la faire,
08:30alors qu'ils l'avaient débutée.
08:32Donc, c'est compliqué.
08:33Eux-mêmes veulent quand même amener les Iraniens à négocier
08:36pour pouvoir aller.
08:37Parce que, en fait, le seul truc qu'ils ne veulent pas,
08:38c'est aller au sol.
08:39Ça, les Iraniens l'ont bien compris.
08:41Donc, c'est pour ça que c'est compliqué
08:43de savoir quels objectifs réellement choisir.
08:45Et la deuxième chose,
08:46mais là, je parle sous le contrôle de Jean-Christophe Noël
08:48qui connaît ça le mieux que moi,
08:49parce qu'il a été pilote,
08:51mais ça ne se fera pas...
08:52Enfin, une campagne pour obtenir des effets
08:55sur un régime,
08:57ça ne se fait pas en 15 jours,
08:59mais même pas en un mois.
09:00Regardez, prenons l'exemple quand même en 2011
09:03où la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis
09:05font la Libye.
09:06On met six mois.
09:07Au bout de trois mois de bombardement,
09:09on engage justement des hélicos
09:10parce que ça ne suffit pas.
09:11Alors, évidemment, on avait déjà...
09:12Parce que l'aviation avait fait le travail
09:14sur la défense antiaérienne, etc.
09:16Mais vous voyez bien que ça ne s'est pas passé.
09:18Et on avait les gars au sol,
09:19on avait Zlatan,
09:20on avait l'opposition de Benghazi.
09:22Enfin, vous voyez bien que...
09:24Il y avait quand même beaucoup de choses
09:25qui convergeaient.
09:26Là, il n'y a rien au sol.
09:27Il n'y a pas de Kurdes,
09:28il n'y a pas d'opposition armée,
09:29il n'y a pas de forces spéciales qui travaillent.
09:32Vraiment, enfin, à part du rang,
09:33c'est du ciblage.
09:34Donc, c'est compliqué.
09:35Et Jean-Christophe,
09:35aussi brillants soient les pilotes de chasse,
09:38ça ne suffit pas ?
09:39Les pilotes de chasse,
09:40c'est effectivement brillant.
09:41Non, c'est quelque chose...
09:43Il n'y a pas de doute.
09:43Il n'y a pas de doute.
09:44Il n'y a pas de l'échelle.
09:47Mettons ça à part,
09:48je pourrais revenir si vous voulez en discuter.
09:50Non, ce qu'il faut voir,
09:51c'est que c'est quand même
09:51une campagne aérienne
09:52qui était très, très, très intense.
09:53Il faut vraiment mesurer l'effort que c'est.
09:56Imaginez que vous avez des avions
09:58qui décollent du nord de la France
09:59tous les jours
09:59et qui aillent bombarder le sud
10:00de la Scandinavie.
10:01C'est ça, c'est ce qu'ont fait
10:03les Israéliens au quotidien.
10:04Vous avez 19 000 sorties
10:05et 24 000 objectifs qui sont traités.
10:07C'est quelque chose de gigantesque.
10:09Par rapport à la Libye,
10:10on a calculé le nombre de sorties quotidiennes
10:12et vraiment très, très faible.
10:14Donc, on est vraiment dans quelque chose
10:15qui a été très massif d'entrée.
10:16Et l'idée, c'était vraiment justement
10:18d'avoir cet effet d'effroi,
10:19de saisissement, en fait,
10:21comme il y a eu au Liban.
10:22Au Liban, où soudainement,
10:24le Hezbollah a disparu.
10:26Il s'est recomposé après,
10:27aux Iraniens, etc.
10:28Mais l'idée, c'était vraiment ça.
10:29C'est-à-dire, saisir un petit peu le vide
10:31pour pouvoir essayer de créer quelque chose.
10:33Mais comme disait Didier François,
10:34il n'y a personne au sol.
10:35Il n'y a personne au sol.
10:36La population n'a pas bougé.
10:38On comprend pourquoi.
10:39Les Kurdes sont restés dans leurs montagnes.
10:41On n'a pas vraiment trouvé cette force
10:43qui aurait pu, finalement,
10:45au moment où, on va dire,
10:46l'Iran vacillait un peu,
10:47le pousser vraiment et la faire tomber.
10:49Et au Liban, attention,
10:50il fallait voir que ça a décapité.
10:52Oui, il y a eu Nasrallah
10:53et les chefs au-dessus.
10:54Mais avec l'affaire des Bipeurs,
10:55c'est descendu très bas
10:56dans la chaîne de commandement.
10:58Donc, ça a déstructuré, y compris,
10:59les chaînes opérationnelles sur le terrain.
11:01Là, ce n'est pas le cas.
11:02Oui.
11:02Vous parliez des tigres,
11:04des hélicoptères qui étaient intervenus en Libye.
11:06On reparle d'eux
11:07pour éventuellement aller sécuriser
11:08le détroit d'Ormouz.
11:09Alors, pas tout de suite, évidemment,
11:10quand les choses se seront calmées.
11:11Mais c'est notamment l'amiral Thibault de Possès
11:13qui commande le groupe aéronaval du Charles de Gaulle
11:16qui le dit.
11:16On est capable, aujourd'hui,
11:17de faire poser et de faire décoller
11:18depuis les frégates de la marine
11:19ces hélicoptères de combat de tigres.
11:21Ils sont armés,
11:26face à ce type de menaces.
11:28Ils pourraient servir dans le cadre
11:30d'un déblocage,
11:32mais en tout cas,
11:32d'une sécurisation du détroit d'Ormouz.
11:33C'est une arme redoutable pour les Français, ça ?
11:35Je crois que les Français n'interviendront
11:37de toute façon que s'il y a un règlement.
11:39Donc, il ne faut pas imaginer
11:40que le porte-avions va arriver
11:42et va essayer de débloquer la situation.
11:43C'est une fois que la situation
11:44sera débloquée diplomatiquement.
11:46Si vous voulez,
11:46ce sera une espèce d'assurance derrière.
11:48Ou beaucoup d'autres acteurs
11:50pourront venir se greffer.
11:51C'est ça qui est intéressant aussi.
11:52Et donc, la France,
11:54qui n'a pas participé directement
11:55à ce conflit-là,
11:56donc a finalement une certaine légitimité
11:58à le faire,
11:59ça sera intéressant.
12:00Alors, si on parle du cas des tigres,
12:02là, on redescend au niveau vraiment tactique.
12:05Effectivement,
12:05c'est un des moyens aujourd'hui
12:07pour contrer les drones.
12:08Voilà, il y en a plusieurs.
12:10Vous avez...
12:11Alors, il y a le moyen
12:11qui est vraiment le plus cher,
12:12qui est évidemment l'utilisation
12:14de l'avion de chasse avec un missile,
12:15mais c'est très très cher.
12:17On cite des chiffres dans le rapport.
12:19Un missile américain,
12:20c'est 400 000 euros,
12:21400 000 dollars, pardon.
12:22Et une ordre de vol,
12:23c'est d'un F-16, par exemple,
12:24c'est 26 000 dollars.
12:25Pour intercepter éventuellement un drone.
12:27Voilà, c'est ça.
12:27Alors, c'est faisable éventuellement
12:28si ce drone est vraiment très dangereux,
12:30mais vous comprenez bien
12:31qu'à un moment,
12:32à la fois financièrement
12:32et surtout dans les stocks,
12:34ça va poser des problèmes.
12:35Alors là, le tigre...
12:37Vous avez aussi d'autres moyens.
12:39Il n'y a qu'à voir
12:39ce que font les Ukrainiens au quotidien,
12:40qui est très intéressant.
12:42L'avantage du tigre,
12:43c'est que lui peut se rapprocher,
12:44il va tirer,
12:45il va détruire le drone
12:46avec un canon.
12:47Et ça, c'est beaucoup moins cher.
12:48Et donc, effectivement,
12:49comme nous le dis...
12:50Pardon, le canon,
12:50il est où, là ?
12:52Sur ce que l'on voit là.
12:52C'est ce que l'on voit devant.
12:54Et alors, il est réglé sur le casque
12:56et il s'oriente
12:57en fonction de
12:57où regarde le pilote et le tireur.
12:59Et quelle serait la place du tigre,
13:02des tigres,
13:03dans le dispositif français
13:04si on devait être amené
13:06à sécuriser les drones d'hormuz.
13:07Là aussi, attention,
13:09bien remettre dans le cadre
13:10qu'a expliqué Jean-Christophe Noël,
13:11ça sera de l'autodéfense.
13:12L'idée, c'est pas de forcer...
13:14C'est vraiment...
13:15Mais c'est très efficace,
13:16effectivement,
13:16contre les drones,
13:17puisque le tigre,
13:17il va à peu près à 250 km heure,
13:19le drone à 200.
13:20Il peut aller se mettre
13:21en position...
13:22Voilà.
13:23Effectivement,
13:23le petit obus de 30,
13:24ça coûte pas cher.
13:25Ça coûte moins cher que le drone.
13:27Donc là, pour le coup,
13:28ça vaut le coup.
13:28Et c'est donc de l'autoprotection.
13:30C'est aussi très intéressant
13:30sur les risques
13:31de vedettes rapides, par exemple.
13:32Mais encore une fois,
13:33on n'est pas posé
13:34dans une logique d'engagement.
13:35C'est une logique d'autodéfense.
13:37Et donc, c'est rajouter
13:38une couche supplémentaire
13:39de défense au dispositif.
13:41C'est pour ça qu'il serait
13:41sur les frégates
13:42qui sont elles-mêmes
13:43déjà en amont du porte-avions
13:45qui, lui, servirait à la fois
13:46pour le renseignement
13:47et le commandement.
13:49Et c'est surtout
13:49qu'il servirait diplomatiquement
13:51à agréger
13:51l'ensemble des forces internationales
13:54qui, elles, n'ont pas
13:55cet outil de commandement
13:57et d'action
13:58et qui piendraient se mettre
13:59dans ce groupe aéronaval.
14:01Et puis, on l'assume maintenant
14:02avec le président ce soir,
14:03la proposition
14:04qu'ils vont déposer à l'ONU
14:06pour lui donner
14:06un cadre juridique international.
14:09Mais qui pourra accompagner
14:10les Français, Elsa Vidal ?
14:11Alors, les Britanniques,
14:12en premier lieu,
14:13qui, depuis le début
14:14de cette initiative,
14:16la co-dirige,
14:18la co-anime
14:19et accueille également
14:21les réunions
14:22pour la structuration
14:24de cette initiative.
14:25Les Britanniques,
14:26avec leurs destroyers dragons,
14:29mais aussi, disent-ils,
14:30aujourd'hui, en tout cas,
14:31du matériel de chasse-mines
14:33et quelques autres
14:35équipements militaires.
14:36Il y aurait aussi
14:37des frégates
14:38mises à disposition
14:39par l'Italie.
14:41Giorgia Melonis
14:41en était ouverte
14:42le 17 avril dernier.
14:43Oui.
14:44Il va falloir plus que ça,
14:46Jean-Christophe Noël,
14:46pour soutenir
14:48le porte-avions
14:49Charles de Gaulle
14:49et les Français
14:51dans cette mission-là.
14:51Oui.
14:52Encore une fois,
14:53tu dépendras du contexte.
14:54Encore une fois,
14:55aujourd'hui,
14:55le porte-avions
14:55n'est pas aux portes d'Hormuz.
14:57Il est quand même
14:58en arrière.
14:59Et c'est simplement
14:59un élément,
15:01parmi d'autres,
15:01ce serait un élément militaire,
15:03mais d'un mouvement
15:03diplomatique
15:04beaucoup plus large.
15:05donc il ne faut pas
15:06effectivement,
15:06comme disait
15:07Didier François,
15:08on ne va pas forcer
15:09les portes d'Hormuz
15:10avec le porte-avions.
15:10D'ailleurs,
15:10ce serait,
15:11je pense,
15:11très dangereux.
15:12Mais c'est simplement,
15:14voilà,
15:14ce sera une espèce
15:15de grand donjon
15:16tout autour,
15:18les différents éléments
15:19pour naviguer.
15:21Ça servait un petit peu
15:21de sécurité
15:22pour rassurer tout le monde.
15:23Mais ce sera en appui
15:24d'un accord diplomatique.
15:26Merci Jean-Christophe Bisson.
15:28Merci d'avoir été,
15:28Jean-Christophe Noël,
15:29pardon,
15:30Jean-Christophe Noël,
15:30d'avoir été avec nous
15:32en direct ce soir
15:32sur BFM TV.
15:34On va se retrouver
15:35dans un instant
15:35pour parler de l'antavirus
15:36ce soir,
15:37les toutes dernières nouvelles
15:38de cette patiente française
15:39dans un état très grave
15:40et qui a développé visiblement
15:41la forme la plus sévère
15:42de l'antavirus
15:43et parler aussi
15:44des cas contacts
15:44qui commencent à être hospitalisés
15:46aux quatre coins de la France.
15:47A tout de suite.
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