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  • il y a 9 heures
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00De retour en direct sur BFMT, plusieurs informations à vous donner d'abord les bombardements, les tirs iraniens contre les
00:08Émirats.
00:08On visiblement repris aujourd'hui, c'est ce que disent les Émirats arabes unis, on va y revenir.
00:11On va revenir aussi sur ces déclarations de Donald Trump qui veut armer l'opposition iranienne.
00:16C'est une des déclarations importantes de la soirée.
00:18Mais d'abord, toute dernière information en provenance de Washington, Lisa Hadef, les déclarations de Marco Rubio, le secrétaire d
00:25'Etat américain.
00:25Oui, qui annonce ce soir que la phase offensive est finie, l'opération Epicurie est terminée.
00:32Comme le président l'a indiqué au Congrès, dit-il, nous en avons fini avec cette étape.
00:36Nous en sommes maintenant au projet Freedom.
00:38Alors là, il faut nous expliquer, Général Chollet, que, en gros, aujourd'hui, Rubio nous dit,
00:45les bombardements, les grosses opérations de guerre, les grosses opérations militaires, c'est terminé ?
00:49C'est ce qu'il nous dit ce soir ?
00:50Alors, il y a quand même là une opération de marketing.
00:53Parce que, en tout cas, de ce que je connais, de mon expérience avec les Américains,
00:57quand vous avez une opération, cette opération est divisée en phases.
01:01Alors qu'ils parlent de l'opération Epicurie avec la phase 1 qui serait terminée, celle des bombardements,
01:06et qu'on attaquera une phase 2, puis une phase 3, etc.
01:09Là, je comprendrais.
01:10Mais que là, ils disent, l'opération Epicurie, c'est fini,
01:15et maintenant, on attaque une nouvelle opération qui s'appelle Project Freedom,
01:19ou peut-être encore un autre nom, on sent quand même que là,
01:23il y a quand même une manipulation à destination, je pense, essentiellement vis-à-vis du Congrès.
01:29Pour leur dire, je n'ai plus rien à justifier par rapport aux 90 jours, aux 60 jours,
01:34aux 60 jours plus 30 possibles.
01:37Je recommence, donc j'ai encore 60 jours plus 30 possibles devant moi sur cette nouvelle opération.
01:42En gros, c'est une deuxième guerre qui commence, la première est terminée,
01:45on remet les compteurs à zéro, Romy Al-Sora, c'est ça ?
01:47Exactement, c'est le trick, comme on dit aux Etats-Unis.
01:50J'avais 60 jours, maintenant la paix est non pas signée, mais établie,
01:54et hop, c'est un nouveau conflit qui va commencer.
01:57Mais pour une fois, d'ailleurs, Marco Rubio l'a ouvert,
01:59il avait quand même un petit peu disparu des radars depuis pas mal de temps,
02:03en attendant son coup pour Cuba.
02:05Néanmoins, à titre personnel, je ne pense pas que Trump va repartir dans des combats de si tôt.
02:10Il faudrait vraiment que les Iraniens tirent sur la corde et qu'ils n'obtiennent pas ce qu'ils veulent,
02:15et ce seraient des bombardements.
02:17Il peut être très méchant, comme je l'ai dit,
02:18mais ce seraient probablement des bombardements plus ou moins symboliques.
02:21Je pense vraiment qu'à l'heure qu'il est,
02:23l'administration américaine ne veut pas faire monter la tension,
02:26et pari, pari sur le dialogue.
02:28Elsa Vidal.
02:29Je pense surtout qu'ils ont besoin de se repositionner auprès de l'électorat américain,
02:34urgentement, parce qu'il y a une série de grands moments de rencontres qui approchent,
02:39qui sont la semaine prochaine, la rencontre avec Xi Jinping,
02:43début juillet, l'anniversaire, le 250e anniversaire de l'indépendance des États-Unis,
02:48et puis le 3 novembre, les élections législatives, les mid-termes,
02:52et il est très important, vu les codes de popularité en baisse de Donald Trump,
02:57qui se repositionnent comme un libérateur, un faiseur de paix,
03:01peut-être même un pourvoyeur de démocratie,
03:04et donc on voit, ce que vous disiez très bien,
03:07cette série d'opérations ou cette guerre,
03:09être réemballée sous un tout autre jour
03:12et présentée comme un projet positif américain
03:16après cette vague très violente qui affirmait son agressivité.
03:20Donc, Didier-François, quand Rubio dit ce soir
03:22« la phase offensive est terminée », il ne dit pas « la guerre est terminée ».
03:24Non, non, non, en fait, moi je suis d'accord,
03:27je pense que c'est une espèce de manœuvre, c'est le trick-track.
03:30Alors, ils sont partis, pour ne pas être emmerdés par le Congrès,
03:33sinon ils seraient obligés de repasser devant.
03:35Bon, hop, ça y est, votre truc, la Epic Fury, vous avez vu, c'est terminé, c'est bâché.
03:40Là, on est rentré dans une phase de négo,
03:42donc l'affaire est réglée, circuler, il n'y a rien à voir.
03:45Par ailleurs, nous avons déclenché une nouvelle opération,
03:48qui est une opération de libération de la circulation maritime.
03:52Une opération humanitaire, voilà.
03:53Et sur laquelle, en fait, on n'est pas en offensive,
03:55et d'ailleurs, c'est pour ça qu'ils ne veulent pas dire
03:57que le cessez-le-feu est rompu, etc.
03:59Je pense que tout ça est assez lié politiquement.
04:01C'est pour ça que, des fois, depuis hier,
04:03on disait que des fois, on avait du mal à lire.
04:06D'habitude, dans cette guerre, je fais attention,
04:08parce que Trump, je n'y comprends rien,
04:09mais en revanche, Sankom, en général, je comprends,
04:11parce qu'il parle à peu près les mêmes langages
04:13que parlent les militaires.
04:15Et là, depuis hier, on avait un peu de mal à lire,
04:16y compris Sankom, parce qu'il se trouve que,
04:19même si leur planification reste militaire,
04:22le cadre dans lequel il explique est un peu politique.
04:25Rappelez-vous hier, l'amiral Cooper,
04:29quand on lui disait, on vous a tiré dessus,
04:33fin du cessez-le-feu, il disait,
04:36grosso modo, ce n'est pas moi qui décide,
04:37demandez au chef.
04:39Moi, militairement, j'ai rempli mon truc,
04:40on m'avait dit que j'avais le droit de tirer,
04:42j'ai tiré, on m'avait dit détruire à l'ennemi,
04:44j'ai détruit l'ennemi.
04:46Considérez que c'est une fin du cessez-le-feu,
04:48ce n'est pas moi, c'est à la maison blanche.
04:50Et je pense qu'aujourd'hui, ils sont sur cette logique-là,
04:52donc ils feront de la défense.
04:57Et le problème de tout ça,
04:58c'est qu'on comprend bien l'enjeu politique aux États-Unis,
05:02je pense que tu nous l'expliqueras mieux que quiconque,
05:04mais en revanche, ça pose un problème,
05:07c'est qu'autant militairement,
05:08je suis complètement d'accord avec Serge Chollet,
05:12leur opération militairement hier était une victoire.
05:15Ils ont déchiré les Iraniens,
05:17qui pensaient pouvoir les empêcher de passer,
05:18ils n'ont pas réussi à les empêcher de passer.
05:20Ils se sont fait déchirer.
05:21Donc ils ont essayé de se venger sur les Émirats arabes unis,
05:24ça n'a pas marché non plus.
05:25Et aujourd'hui, la preuve,
05:26c'est que les bateaux américains circulent.
05:29Le problème, c'est que l'espèce de flou
05:35qui règne sur la nature de cette opération Project Freedom,
05:39fait que son objectif principal de départ,
05:42qui était débloqué partiellement,
05:44le sud du Détroit en tout cas,
05:46dépend de la confiance que vont avoir les armateurs et les assureurs,
05:51dans cette opération.
05:53Sauf que là, avec le manque de visibilité politique,
05:56c'est militairement un succès,
05:57mais politiquement pas trop,
05:59parce que ça manque un petit peu de clarté l'affaire.
06:02Général, et ensuite, j'ai deux images à vous montrer.
06:04Alors, le principal levier pour des négociations pour les Iraniens,
06:09c'est le blocus du Détroit.
06:12Là, les Américains ont montré que ce levier,
06:16il était un peu grippé,
06:17parce qu'ils ont réussi à passer.
06:20Le moyen pour les Iraniens de retrouver l'usage de ce levier,
06:25c'est d'empêcher les Américains de passer.
06:27Ils n'ont pas réussi avec les bateaux militaires.
06:30Rien ne prouve qu'ils ne pourront pas le faire avec des bateaux de commerce.
06:33Parce qu'encore une fois, s'ils y vont deux par deux,
06:36je ne sais plus combien,
06:37le nombre de bateaux qui sont bloqués,
06:39vous imaginez le temps que ça va prendre.
06:41Et s'il y a deux destroyers pour accompagner deux portes-containers
06:45ou deux pétroliers, ça va prendre du temps.
06:47Et il y avait un autre moyen de contourner,
06:50de gripper ce levier de négociation iranien,
06:52c'était Fudjera.
06:54Parce que Fudjera, c'était l'accès du pétrole après Hormuz.
06:59Fudjera, c'est un des Émirats arabes unis.
07:01Et c'est là qu'il y a un terminal.
07:02Et c'est la porte de sortie d'une partie du pétrole de la région
07:07sans passer par le détroit d'Hormuz.
07:09Et donc, ça veut dire quoi ?
07:10Qu'hier, ma lecture, c'est qu'ils ont essayé
07:13de casser ce canal installé par les Américains.
07:16Ils ont échoué.
07:17Mais néanmoins, c'est qu'un petit canal.
07:19C'est tout petit, parce que c'est que deux bateaux par deux bateaux.
07:22Et ils ont voulu en même temps casser Fudjera,
07:25le débouché du pétrole,
07:27pour conserver ce levier de négociation.
07:29Il y a, dans les perspectives à venir,
07:32il y a un temps court, c'est ce détroit d'Hormuz.
07:35Il y a un temps long, c'est le nucléaire.
07:36Et là, en ce moment, on est dans ce bras de fer sur le détroit,
07:40avec ce jeu qui n'est pas...
07:43Je suis d'accord avec Didier,
07:44les Américains ont marqué des points hier, remarquables,
07:47mais encore une fois, ça tient sur un fil.
07:49– Deux images à vous montrer.
07:51Images données précisément par le commandement américain
07:55qui montrent les forces dans la région,
07:57avec deux images qui sont données aujourd'hui.
07:59D'abord, le Bush, le porte-avions Bush.
08:02On nous explique qu'il est bien là
08:03et qu'il y a 60 avions à bord du porte-avions.
08:05Voilà pour cette première image.
08:07Et la deuxième, c'est un F-16,
08:09où on nous explique qu'un avion de charge F-16 de l'US Air Force
08:13patrouille près du détroit d'Hormuz.
08:14Les forces américaines disposent d'une grande quantité
08:16de capacité et de puissance de feu,
08:18concentrées dans et autour du détroit,
08:20pour étendre un parapluie défensif
08:22visant à protéger les forces américaines
08:24et à défendre la navigation commerciale.
08:26Il y a un mot à retenir, en général.
08:27Il est répété, là, par le commandement central américain,
08:31mais par tous les responsables américains ce soir.
08:33C'est défensif.
08:34Ils insistent tous pour dire,
08:36désormais, on est là pour défendre nos alliés
08:39et défendre les bateaux qui voudraient passer.
08:40Mais je pense que vous l'avez largement commenté hier,
08:44tout cela, ça exigeait un nombre d'aéronefs en vol
08:49pour, une, voir la menace,
08:51deux, la traiter.
08:52Donc, vous aviez un nombre considérable d'avions en vol
08:55et que ce soit par un F-16 ou par un F-18
08:59qui est parti de tel porte-avions,
09:01il est évident que l'US Air Force et l'US Navy
09:04avec leurs avions ont été mis à contribution
09:06et continueront à l'être les prochains jours.
09:08Donc, oui, on est dans une posture de défensive.
09:11On a ouvert un canal.
09:13Ce canal, on le protège.
09:15Il y a des bateaux, des destroyers
09:17avec des capacités de défense anti-missiles
09:19qui sont présents.
09:21Il y a des avions qui sont capables d'intervenir.
09:23Les Américains mettent les moyens
09:25pour assurer ce volet défensif.
09:28Juste une chose, on a vu aujourd'hui
09:30au moins deux ravitailleurs américains
09:32tourner dans la zone,
09:35visiblement, donc, pour ravitailler des avions de chasse
09:37qui étaient en opération aussi aujourd'hui.
09:38De toute manière, c'est, comme on dit,
09:40c'est endurant.
09:42C'est endurant, c'est une opération militaire,
09:44ça dure.
09:45Et ils ont prévu, hier et aujourd'hui,
09:48il y avait huit avions ISR,
09:50donc, qui font du renseignement,
09:51pour voir loin, justement,
09:52comme l'expliquait le Gérald Chollet,
09:53sur l'ensemble de la zone.
09:57Ce matin, le général Cain
10:01a fait un petit briefing au Pentagone
10:04pour expliquer...
10:05Ils ont même mis...
10:06En fait, c'est étonnant,
10:07ils ont un PC tactique avancé
10:09qui est au Koweït
10:10et qui est armé par la 90e aéroportée,
10:13on en parlera ce soir,
10:15un peu plus tard,
10:15mais qui a pris à la main
10:16la coordination des moyens aériens,
10:19maritimes et terrestres.
10:22C'est ce que dit le Général Cain,
10:27avec une vraie surveillance,
10:28parce qu'ils intègrent des avions,
10:30des hélicoptères,
10:31enfin, ils intègrent les trois armées.
10:32On va y avoir que c'est vraiment
10:34une opération avec de l'aéronaval,
10:35de l'armée de l'air,
10:39de ce qu'on appellerait
10:40l'aviation légère de l'armée de terre,
10:41puisque c'est les hélicos.
10:43Il y a tout ça qui est...
10:44On remet le soir à voler à agir.
10:45Oui, sur défensif.
10:48Il y a une chose
10:49dont on ne se rend pas encore totalement compte,
10:51on est en train d'assister
10:52à un des plus beaux tours de passe-passe
10:53de Donald Trump.
10:55Pour revenir sur ce que tu disais
10:56il y a quelques instants,
10:57Donald Trump est en train
10:59de valider,
11:00de faire valider
11:01par le peuple américain
11:03sa victoire.
11:04La guerre est terminée.
11:05La guerre est finie.
11:06Nous avons plus ou moins
11:08atteint tous nos objectifs.
11:09Maintenant,
11:10nous n'avons plus besoin
11:11de conflits.
11:12Nous sommes simplement
11:13en position défensive
11:15et nous allons,
11:16à plus ou moins brève échéance,
11:18traiter avec les Iraniens.
11:20On est en train d'assister
11:21à un tour de passe-passe
11:22d'un homme
11:23qui n'a pas gagné une guerre,
11:24qui nous a entraînés
11:25dans un conflit catastrophique
11:27économiquement
11:28et au niveau
11:29des pertes de vie humaine,
11:31mais qui va réussir,
11:32qui va réussir,
11:33auprès du moins de sa base,
11:33Maga,
11:34à transformer cela
11:35en une victoire.
11:36Eh bien justement,
11:37pardon,
11:37on l'écoute,
11:38Donald Trump.
11:43S'ils avaient des armes,
11:45ce qu'ils n'ont pas,
11:46s'ils avaient des armes,
11:48vous savez,
11:48des armes ont été envoyées.
11:50Alors,
11:51ça n'est pas le bon extrait
11:52de Donald Trump
11:52parce qu'on a un extrait
11:54avec Donald Trump
11:54qui dit précisément
11:55ce que vous disiez
11:56à l'instant,
11:58Romuald Sera.
11:59On l'a,
11:59on l'écoute.
12:01L'Iran n'a aucune chance.
12:03Ils n'ont jamais eu
12:04aucune chance
12:05et ils le savent.
12:06Ils me l'ont dit
12:07quand je leur ai parlé
12:08et ensuite,
12:09ils vont à la télévision
12:10en disant que tout va bien.
12:12Mais ils n'ont plus
12:13de marines
12:14totalement anéanties,
12:15ils n'ont plus
12:16de forces aériennes
12:17totalement anéanties,
12:18ils n'ont plus d'avions,
12:20plus de radars
12:20totalement anéanties.
12:23Ils n'ont plus de dirigeants,
12:25leurs dirigeants
12:25sont décimés.
12:27Donc,
12:27quand je lis la presse
12:28et qu'ils disent
12:28que tout va bien,
12:29non,
12:30ils ne vont pas bien.
12:30C'est pourquoi
12:31ils n'ont aucune crédibilité.
12:34Général Solé,
12:35il n'y a plus rien
12:35en Iran.
12:37Et le lundi au téléphone.
12:39Alors là,
12:39c'est plus crédible.
12:40En revanche,
12:41il est vrai
12:42qu'il a détruit
12:43les capacités aériennes,
12:45la composante aérienne iranienne,
12:46il a détruit
12:47l'essentiel
12:48de la composante navale,
12:49mais il demeure
12:50toutes ces vedettes rapides,
12:52ce qu'on appelle
12:53la flotte moustique
12:53et qui peut être
12:54une véritable,
12:57des piqûres,
12:58des piqûres
12:58qui feront mal
12:59s'ils les engagent.
13:01Et c'est vrai
13:02que le leadership,
13:03la décapitation,
13:03ça a commencé.
13:04Mais néanmoins,
13:05ces victoires
13:05n'ont pas été décisives.
13:07Alors moi,
13:07je voudrais revenir
13:08sur la question
13:08que vous posiez
13:09sur les ravitailleurs.
13:10Oui,
13:11il y a des ravitailleurs.
13:11Les ravitailleurs,
13:12ils servent
13:12pour deux missions
13:14principalement.
13:15une,
13:16c'est allonger
13:18le rayon d'action
13:19des chasseurs bombardiers
13:20pour aller loin
13:21dans le territoire iranien.
13:23Là,
13:23on n'est plus
13:24dans ce cas de figure.
13:25L'autre,
13:26c'est de permettre
13:27aux avions
13:28qui font de la défense aérienne
13:29ou qui font
13:32ce qu'on appelle
13:32du dynamic targeting,
13:34ça veut dire
13:34capable
13:35du ciblage en conduite,
13:37qui sont capables
13:38d'aller taper
13:38dès qu'il y a
13:39un objectif
13:40qui se présente.
13:41Eh bien ça,
13:42ce sont des missions
13:43qui durent six heures.
13:44Donc vous envoyez
13:45un pilote en l'air
13:45et pendant six heures,
13:47il tourne,
13:48il tourne
13:48en attendant un objectif
13:49et là,
13:49il faut le ravitailler.
13:50Donc la présence
13:51des ravitailleurs,
13:52elle pouvait aussi bien servir
13:54à aller se relancer,
13:56et c'est ce que je pensais moi,
13:59toute une série de frappes
14:00et notamment
14:01les centrales électriques
14:02pour attaquer
14:03la base industrielle
14:04et technologique
14:04de défense iranienne.
14:06Ils ont joué
14:07beaucoup plus fin
14:07que moi je ne l'aurais été
14:08et ils ont ouvert
14:10ce petit canal
14:11sur le détroit d'Hormuz
14:12mais là, ça exige
14:13une permanence en vol
14:14pour que dès qu'on voit
14:16une vedette rapide,
14:18dès qu'on voit un drone,
14:20d'être en mesure
14:20de l'interception.
14:21Sauf que, général,
14:22hier soir,
14:23on a expliqué effectivement
14:24cette opération
14:25les deux destroyers,
14:26les navires commerciaux
14:27qui passent,
14:27les deux navires commerciaux
14:28qui passent
14:29avec les destroyers américains.
14:30Aujourd'hui,
14:30il n'y en a pas eu.
14:32Parce qu'ils ont quand même
14:33été tirés,
14:34donc ils ont dû eux-mêmes
14:35engager le feu
14:36pour se protéger.
14:38Donc vous imaginez
14:39si tous les jours
14:39ils doivent tirer
14:404, 5, 6 missiles
14:43anti-missiles,
14:44ça va user.
14:45Or là,
14:46ils ont été vraisemblablement
14:47mis en place
14:48et si j'en crois
14:48ce que disait Didier,
14:49ils ont été mis en place
14:51en face d'Abu Dhabi
14:52pour protéger Abou Dhabi.
14:54Donc vous avez une mission
14:55et ne partez pas
14:57dans des diversions.
14:58On vous demande
14:59d'aller à Abou Dhabi
15:00pour protéger Abou Dhabi,
15:01vous y allez
15:02et puis là maintenant
15:03vous servez
15:04de, j'allais dire,
15:05de dôme de protection.
15:06Encore une intro,
15:07pas l'instant Isabelle.
15:08Oui, parce que
15:08la Maison Blanche
15:09vient de poster
15:10un communiqué
15:11que j'ai sous les yeux
15:11grâce à Didier François.
15:13Les Etats-Unis
15:13proposent une résolution
15:15du Conseil de sécurité
15:16de l'ONU
15:16pour défendre
15:17la liberté de navigation
15:18et sécuriser
15:19le détroit d'Ormonde.
15:20Ça devient singulièrement compliqué
15:22le jeu de tout le monde.
15:23Pourquoi ?
15:24C'est malin.
15:24Parce qu'ils sont en train
15:25de re-rentir.
15:26Ils disent la guerre
15:27est arrêtée,
15:28la phase bombardement,
15:29c'est ce qu'on a.
15:30Et maintenant,
15:30le nouveau truc,
15:31c'est on re-rentre
15:32dans le cadre
15:32du droit international.
15:33On va demander à l'ONU
15:35de voter une résolution
15:37pour l'ouverture
15:38du droit maritime
15:39et de la circulation,
15:40de la libre circulation
15:41dans les détroits.
15:42Ce qui est là,
15:42pour le coup,
15:43c'est ultra légitime,
15:45on ne peut pas dire non.
15:46Donc, c'est plus la guerre machin.
15:47Donc, dans le truc
15:49qui va suivre,
15:50ça va être toc-toc
15:50avec la Cébile.
15:51Et les gars,
15:53dis donc les Français,
15:54les machins,
15:55les Chinois,
15:55les trucs et les bidules,
15:57viendez donc avec nous
15:57faire la police maritime.
16:00Mais là, c'est un coup de génie,
16:01véritablement,
16:02venant d'un président
16:03qui a démoli
16:04le système multilatéral
16:06qui était déjà bien moribond,
16:07qui a marginalisé l'ONU
16:08comme aucun de ses prédécesseurs
16:10et qui lui-même
16:11a menacé très sérieusement
16:12de quitter les Nations Unies.
16:13Il va réussir
16:14à nous faire passer ça
16:15pour une guerre officielle,
16:17légitime,
16:18au niveau du droit international,
16:19un peu comme Georges Bouchepin
16:20avec la guerre du Golfe.
16:21C'est là qu'on va tester
16:22la fidélité des alliances
16:23de la Russie et de la Chine
16:25à l'Iran,
16:25enfin, des alliances
16:26et du soutien.
16:27Sous-titrage Société Radio-Canada
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