Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 mois
«Notre inconscient a envie de plaquer ce qu'il s'est passé avec le Covid sur l'hantavirus», analyse l'épidémiologiste Martin Blachier.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Il faut se calmer, je crois, sur cette épidémie, trois minutes.
00:03Le antivirus, ce n'est pas le SARS-CoV-2.
00:05Et vous n'en savez rien, moi non plus ?
00:07Non, mais si, si, si, on connaît un petit peu les différents virus.
00:10On sait la capacité qu'ils ont à se répandre.
00:12On sait déjà, avec les informations qu'on a sur le virus aujourd'hui,
00:16qu'il est totalement différent.
00:17Donc, effectivement, notre inconscient a envie de plaquer
00:20ce qui s'est passé sur le SARS-CoV-2, sur l'antivirus.
00:22Et vous avez effectivement envie de circonscrire cette épidémie au bateau.
00:25Si on l'a fait, c'est parce que l'antivirus n'est pas le SARS-CoV-2
00:29qu'on sait qu'effectivement, il est beaucoup plus dangereux.
00:31Donc, c'est un virus beaucoup plus méchant.
00:33Mais il n'a pas le potentiel de se répandre dans la population
00:35comme avait le SARS-CoV-2.
00:36Pourquoi ?
00:37Parce qu'il n'y a pas ces périodes asymptomatiques,
00:39parce qu'il est beaucoup moins contagieux
00:41et parce qu'il est beaucoup plus virulent.
00:44C'est-à-dire que les gens tombent malades rapidement
00:46et donc, ils ne vont pas de façon spreadée du virus partout,
00:50dans des soirées, comme ils l'ont fait avec le coronavirus.
00:54Ce n'est pas un virus qui est nouveau.
00:55C'est un virus qui existait en Amérique du Sud.
00:57Il y avait des cas isolés dans la campagne en Argentine
01:01et ça n'a pas créé d'épidémie,
01:03tout simplement parce qu'il n'a pas le potentiel épidémique
01:05qu'avait le SARS-CoV-2.
01:07C'est pour ça qu'on l'a fait.
01:08La deuxième justification, c'est ce qu'a dit Karine Lacombe,
01:10c'est qu'en fait, les gens peuvent se dégrader très rapidement.
01:13Et donc, non, en mettant des radeaux autour du bateau de croisière,
01:17on n'aurait pas pu réanimer les gens de façon correcte.
01:20Si c'était possible, ça se saurait.
01:22On ne peut pas réanimer des gens sur des radeaux autour de ce navire.
01:25Donc aujourd'hui, on a pris les gens, on les a mis dans des endroits ultra isolés.
01:29Je pense que le protocole, il est maximaliste, notamment en France.
01:32Et on va les surveiller.
01:33Il y aura probablement assez peu de gens qui vont se dégrader.
01:36Et voilà, l'idée que ça va faire le coronavirus,
01:40c'est une idée qu'on a notre esprit a envie de faire,
01:42mais ce n'est pas compatible avec ce qu'on sait sur ce virus.
01:44Donc je pense que la ministre a pris la bonne décision.
Commentaires

Recommandations