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Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme et président délégué du groupe RN à l’Assemblée nationale, était l’invité de #LaGrandeInterview de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.
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00:00Et notre invité ce matin dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Jean-Philippe Tanguy,
00:04député RN de la Somme.
00:05Bonjour à vous, bienvenue.
00:06Bonjour, merci.
00:07Un mot d'abord sur cette crise de l'antavirus.
00:10Est-ce que le gouvernement gère bien, il est très mobilisé en tout cas face aux cas avérés qui sont
00:15revenus sur le sol français ?
00:16Il prend toutes les mesures de précaution, les cas contacts sont isolés à l'hôpital, les malades évidemment sont confinés.
00:23Est-ce qu'il faudrait faire plus ou est-ce que vraiment vous pensez que la gestion de l'épidémie
00:26est bonne ?
00:27Écoutez, pour le moment, la décision de mettre à l'isolement hospitalier les cas contacts est bonne.
00:32Hier, on était un peu inquiets parce qu'il y avait une rumeur ou quelques informations sur un autoconfinement à
00:37la maison,
00:38comme si on n'avait pas appris grand-chose des leçons du Covid.
00:42Donc les mesures qui ont été prises hier semblent plus rassurantes.
00:45Par contre, j'espère que la ministre de la Santé sera plus précise à cette occasion sur l'état des
00:50stocks des matériels médicaux.
00:52Elle assure que les stocks de masques sont au niveau et qu'il n'y aura aucun problème d'approvisionnement.
00:59Oui, c'est exactement les éléments de langage au début du Covid.
01:01Donc moi, je ne fais pas de procès d'intention, mais on aimerait quand même avoir des éléments plus détaillés.
01:06Parce qu'on aurait pu s'attendre à ce que la ministre de la Santé ait en tête des chiffres
01:10précis, des éléments précis.
01:11Et pas cette généralité hier chez vos confrères de France Inter qui n'était pas rassurante.
01:15Donc avec des collègues, notamment Alexandre Dufossé et Thomas Ménager, on va essayer d'obtenir plus d'informations.
01:20Vous allez me faire une question au gouvernement là-dessus pour l'état des stocks, le nombre de stocks masques
01:23?
01:23Pas forcément une question écrite.
01:24Il faut des documents écrits, des échanges en commission qui sont plus techniques et qui permettent d'avoir des éléments
01:29plus précis.
01:29Le but n'est pas de polémiquer, mais c'est aussi à l'occasion de cet antivirus de comprendre si
01:36les leçons du Covid ont été tirées.
01:38Parce que c'est ça qui compte, évidemment, c'est que la France ne soit plus exposée à un risque
01:41de pandémie ou d'épidémie à cause de défaillance de l'État.
01:45Donc ce n'est pas pour polémiquer, mais il faut savoir les faits.
01:47Pas polémiquer, mais pas faire peur aux Français non plus sur l'épidémie qui pour l'instant n'a rien
01:52à voir avec celle du Covid.
01:52Non, absolument, il ne faut pas faire peur, il ne faut pas être dans la psychose.
01:55C'est vrai que l'épidémie de Covid, notamment sur le moral, la psychologie des jeunes ou de certains Français,
02:00a été très douloureuse.
02:02Encore aujourd'hui, il y a des conséquences sur les Covid longs, sur un certain nombre de traumatismes de la
02:07jeunesse.
02:07Il ne faut pas revivre cette période, évidemment.
02:09On ne supporterait pas un confinement, un nouveau confinement ?
02:12Non, non.
02:13Les Français ne l'accepteraient plus, selon vous, Jean-Philippe Tanguy ?
02:15Je ne sais pas.
02:15Les Françaises et les Français font ce qu'il faut faire pour l'intérêt général, je le crois.
02:20Mais c'est surtout, il ne faut pas que le confinement soit une excuse de défaillance du gouvernement.
02:24Et le premier confinement, tout le monde est d'accord pour dire qu'on ne connaissait pas l'épidémie.
02:29Les décisions qui ont été prises après étaient beaucoup plus contestables,
02:33avec ses effets économiques aussi, notamment sur le petit commerce et sur les finances publiques.
02:36Parce qu'on nous avait dit à l'époque, oui, c'est comme ça, et si on a été ruiné,
02:40c'est à cause du Covid.
02:40Beaucoup de décisions prises par le gouvernement, qui ont ruiné les finances publiques, auraient pu être prises autrement.
02:45Et le Rassemblement National, et Marine Le Pen notamment, à cette occasion, avaient fait des propositions bien différentes, bien moins
02:51coûteuses.
02:52Alors, vous faites des propositions aussi concernant le pouvoir d'achat des Français.
02:55Autre grande préoccupation, évidemment, avec la flambée des prix de l'énergie.
02:59De nouvelles aides doivent être annoncées par le gouvernement.
03:02Le préflash carburant a déjà été étendu au BTP.
03:04Que demande le RN ? Est-ce que vous demandez toujours la baisse de la TVA de 20 à 5
03:08,5, ce qui coûterait des milliards d'euros ?
03:10Et comment vous le financez ?
03:11Oui, mais il faut vraiment baisser les taxes, ça devient urgent.
03:13Je pense que les Françaises et les Français, je l'ai vu dans la Somme ce week-end, à l
03:16'occasion des commémérations du Jumet,
03:19comprennent bien que le gouvernement veut gagner du temps.
03:21Et donc, on parle des super profits de Total, c'est surtout les super taxes du gouvernement.
03:26Ce n'est pas l'argent du gouvernement, c'est l'argent des Français qui est pompé, qui est raquetté.
03:31Nous, on est pour la baisse de la TVA de 20 à 5,5, d'une manière générale,
03:35et la baisse des assises sur le pétrole de 16 centimes, pour arriver à une baisse de 40 centimes par
03:42litre, comme...
03:42D'un seul coup ? Vous demandez ça là, maintenant ?
03:44Oui, il faut le faire.
03:46Ça représente 16 milliards d'euros, effectivement, comme vous l'avez dit.
03:4916 milliards d'euros, c'est 1% de l'ensemble des dépenses de l'État.
03:52Comment vous compensez ?
03:53Il faut compenser par supprimer la hausse de la contribution de la France à l'Union européenne de 6 milliards.
03:59Supprimer les surcoûts dans les agences, c'est entre 7 et 8 milliards.
04:04Donc, vous voyez, on arrive déjà à cette somme.
04:07Réserver les aides non contributives aux Français et pas aux étrangers.
04:11C'est possible de faire ces économies.
04:12Vous savez, faire 1% d'économies, c'est quand même pas très difficile.
04:15C'est juste qu'ils ne veulent pas.
04:17D'ailleurs, il y a eu hier, pardon, parce que vous savez que le gouvernement doit faire 6 milliards d
04:21'économies,
04:22notamment pour payer la surcharge d'intérêt de la dette, 6 milliards.
04:25Et donc, ils ont annoncé encore des hausses d'impôts, et notamment des hausses d'impôts sur le travail,
04:29avec la hausse, une prise des cotisations, des allégements de cotisations.
04:34Ils l'ont déjà fait l'année dernière à hauteur de 2,5 milliards.
04:37Ils veulent refaire 1 milliard cette année de baisse d'allègements.
04:40Concrètement, ça veut dire quoi, Madame Ferre ?
04:41Qu'on alourdit le coût du travail ?
04:43On alourdit exactement le coût du travail.
04:45Sous cet argent, on aurait pu être rendu aux Français.
04:47Parce que souvenez-vous que Gabriel Attal avait fait ce rapport,
04:50c'était un rapport sur la politique d'exonération,
04:53où à l'époque, vous savez, ils voulaient lutter contre les trappes à bas salaires,
04:56les bas salaires, notamment ce qu'on appelle la SMIC-artisation.
04:59Il n'y a jamais eu autant de gens au SMIC dans notre pays.
05:01C'est une atteinte, évidemment, à la valeur du travail.
05:0317% environ de gens qui vont au SMIC.
05:06Cet argent, c'est 2,5 milliards, 1 milliard, donc 3,5 milliards,
05:09ils devaient être rendus aux Françaises et aux Français,
05:12ils devaient être rendus aux travailleurs.
05:13Et au lieu d'être rendus aux travailleurs, les macronistes le prennent
05:15pour éponger la dette de l'État.
05:17C'est scandaleux.
05:18Il faut rendre cet argent aux travailleurs.
05:20Donc vous êtes pour l'allégement de la fiscalité sur les entreprises.
05:23C'est un peu ce qu'incarne Jordan Berdellas au côté libéral du RN.
05:26Oui, bien sûr.
05:27Mais Marine Le Pen avait elle-même défendu la baisse des impôts de production.
05:32Ces impôts de production, c'est les impôts que les entreprises payent
05:34avant d'avoir produit.
05:35Ils sont très mal nommés d'ailleurs.
05:37C'est plutôt un racket avant la production.
05:40Et il faut baisser de 25 milliards d'euros, comme le proposent Jordan Berdellas et Marine Le Pen.
05:45Ces impôts s'imposent évidemment une grande revue des dépenses.
05:48On propose un plan de plus de 100 milliards d'économies
05:51pour limiter cet État aux baisses.
05:53Et on est les seuls aujourd'hui à avoir le courage de dire aux Françaises et aux Français
05:56qu'il faut ce plan de 100 milliards d'économies sur 5 ans.
05:59C'est indispensable pour rendre 25 milliards d'euros aux Françaises et aux Français
06:03par les impôts sur les ménages, par des baisses d'impôts sur les ménages,
06:07améliorer le reste à vivre sur le salaire, excusez-moi, ou la retraite.
06:12Sur la feuille de paie.
06:13La feuille de paie, exactement, et 25 milliards.
06:15Jean-Philippe Tanguy, est-ce qu'il y a deux lignes RN, ORN sur le programme économique ?
06:20Il y a des différences, on le sait, entre Marine Le Pen et Jordan Berdellas,
06:23notamment sur la taxation des super-profits de Total Energy,
06:25la définition de l'assistanat.
06:27M. Bardellas est plus pro-business quand Mme Le Pen pense que les grandes entreprises
06:31participent à un système qu'il faut combattre.
06:33Par exemple, sur Total Energy, vous avez changé d'avis ?
06:35Il faut taxer les super-profits de Total Energy aujourd'hui ou pas, selon le RN ?
06:39Non, sincèrement, Mme Ferreri, je ne comprends pas trop cette histoire des deux lignes
06:42qui me paraît artificielle et surtout trop...
06:44Il y a des nuances.
06:45Oui, il y a des nuances, mais ce n'est pas la même chose.
06:47Non, mais qu'il y ait deux lignes, dans un parti comme le Rassemblement National,
06:49ce n'est pas possible, qu'il y ait des nuances d'appréciation, c'est normal.
06:52Ce ne sont pas des clones, le vocabulaire, l'expérience n'est pas la même,
06:56mais la cible, à savoir produire en France, défendre la valeur du travail,
07:01protéger nos entreprises, elle a toujours été la même et elle sera toujours la même.
07:04Sur Total...
07:04Sur Total.
07:05M. Bardella disait que ce n'est pas la priorité dans un pays qui a déjà trop de prélèvements obligatoires
07:09qui ont taxé les entreprises.
07:10Il a parfaitement raison, Marine Le Pen.
07:12Là, il dit que le plafonnement des prix à la pompe pourrait correspondre à la contribution exceptionnelle de Total Energy.
07:17Oui, absolument, mais c'était déjà la position du RN sur la précédente crise en Ukraine
07:20où Total avait déjà fait des plafonnements de mémoire en dessous de 2 euros
07:24et on avait salué cela.
07:26Et d'ailleurs, le Rassemblement National, lors du contre-budget que nous avions présenté pour l'année 2026,
07:31avait retiré temporairement notre mesure sur les surprofits
07:34parce qu'il y a déjà un impôt extraordinaire de 3 milliards d'euros de mémoire
07:37sur les entreprises que paie Total.
07:39Donc, on ne va pas taxer deux fois sur les surprofits.
07:42Le gouvernement taxe déjà les surprofits.
07:45Et de toute façon, pour Total, ce n'était pas la mesure adéquate
07:48puisque vous savez que Total ne fait pas de bénéfices comptables sur le territoire.
07:52Sur le territoire, mais à l'étranger, effectivement.
07:54Ce n'est pas grand-chose.
07:55Ils font ces profits ailleurs.
07:57Et donc, nous, on avait proposé plutôt de récupérer une partie de profits non déclarés
08:01par les rachats d'actions.
08:02Bon, donc tout ça est dans le programme du Rassemblement National.
08:06Mais il faut quand même tordre le cou à cette histoire des deux lignes
08:08parce que je rappelle quand même qu'une évidence, c'est que Jordan Bardella s'est engagé en politique,
08:13évidemment, avec Marine Le Pen, sur la ligne de Marine Le Pen, ligne de production.
08:19Voilà, mais nous, là, on est mobilisés.
08:21C'est aussi pour tordre le cou aux attaques de nos adversaires
08:23parce que les Républicains, notamment, qui ont participé à la ruine de la France,
08:27à la ruine des comptes publics, à la désindustrialisation.
08:29Malheureusement, la dernière vague de désindustrialisation,
08:32ce n'était pas François Hollande, c'est qu'à le deuxième,
08:34c'était Nicolas Sarkozy.
08:35Une perte massive de plusieurs centaines de milliers d'emplois industriels.
08:39Alors, il y avait la crise de 2008,
08:40mais il y avait quand même une grande responsabilité des gouvernements de droite
08:43dans la perte de nos usines.
08:45Donc, le fait que le LR, aujourd'hui, essaie de diaboliser notre discours,
08:48ça ne doit pas tromper les Françaises et les Français
08:50sur leur responsabilité dans la ruine de la France.
08:52Est-ce que vous pensez d'abord que la France Insoumise
08:54propose de nationaliser Total Energy ?
08:56Oui, non, rapidement ?
08:57Non, mais ça, il n'y a pas l'argent, ça n'existe pas.
08:59Mais même eux, ils n'y croient pas, d'ailleurs,
09:00parce que Madame Guettet l'a dit, M. Bompard...
09:02M. Bompard l'a dit sur nos centaines aussi, dimanche.
09:04Tout ça, c'est du cinéma.
09:05Les agriculteurs sont mobilisés depuis hier dans le sud de Lyon
09:08pour réclamer les aides supplémentaires.
09:10Pareil, vous les soutenez, vous dites que c'est des professions
09:12qu'il faut aider en priorité ?
09:14Oui, il faut les aider en priorité.
09:15On pourrait utiliser les stocks stratégiques français.
09:17Ça coûterait 0 euro.
09:19Vous savez que nous avons entre 3 et 4 mois de stocks stratégiques de carburant
09:22qui ont été constitués à 30-40 dollars le baril.
09:26Donc, on pourrait les utiliser de manière dynamique.
09:27On a essayé plusieurs fois de lancer cette proposition
09:29avec le Rassemblement National.
09:30J'ai fait une enquête sur la façon dont les stocks étaient gérés,
09:33qui sont très mal gérés et ça coûte 600 millions d'euros par an,
09:36aux Français quand même.
09:37C'est un élément important.
09:40Et on voit bien que tout ça s'est mis sous le boisseau
09:42parce que le gouvernement ne veut pas déranger les petites affaires,
09:45notamment de la grande distribution et de totale,
09:47sur la gestion des stocks stratégiques.
09:48C'est marrant à quel point...
09:49Enfin, c'est marrant.
09:50C'est ironique à quel point cette solution qui ne coûte rien
09:53est taboue en France.
09:54Mais je pense que c'est parce qu'elle ne coûte rien, Mme Ferrari,
09:56qu'elle est taboue.
09:57parce qu'évidemment, on préfère faire contribuer les Français
09:59que de s'attaquer à des gros intérêts
10:02et des petites organisations de copinage.
10:05On est sur CNews et sur Europe 1.
10:07L'autre grand sujet de préoccupation des Français,
10:08c'est l'insécurité.
10:10Vendredi, on a eu l'exemple d'un petit garçon de 9 ans,
10:12Mathéo, qui a été lynché par 5 autres joueurs
10:14lors d'un match de football dans le Pas-de-Calais.
10:18Qu'est-ce que cela dit de notre société, selon vous ?
10:20Ces actes de violence sur les terrains de foot
10:22entre enfants de 9-10 ans.
10:24Une société dont les valeurs sont brisées.
10:26Le sport, c'est évidemment l'entente,
10:28c'est le fair play, c'est le respect de l'autre.
10:30On voit que ces valeurs sont complètement dévoyées
10:33par des voyous qui sont de plus en plus jeunes,
10:35qui ne sont pas encadrés, mal encadrés,
10:37et où il n'y a pas d'autorité,
10:38où il y a un retournement des valeurs,
10:40où la victime deviendrait presque coupable.
10:42C'est absolument insupportable.
10:44Et à Creil, malheureusement,
10:46c'est un des territoires perdus de la République.
10:48On nous explique à longueur de journée au gouvernement
10:49qu'il n'y a pas de territoire perdu de la République.
10:51Malheureusement, Creil, c'est un territoire
10:53que je connais bien, en Picardie,
10:55avec mon collègue Alexandre Sabatou,
10:58qui est perdu pour les valeurs de la République.
11:00C'est-à-dire perdu ?
11:00Il y a un contre-ordre.
11:01Vous avez vous abandonné ?
11:03Non, mais il y a des contre-valeurs.
11:04Donc voilà, on perd au sport,
11:06on se venge par la violence physique
11:08contre un pauvre gamin.
11:10En l'occurrence, ils avaient gagné.
11:11Il n'y a pas de suivi.
11:12Vous verrez qu'il n'y aura pas de sanctions,
11:13que tout ça sera mis sous le boisseau.
11:16Creil, c'est aussi cette commune
11:17où les élus qui ont gagné la commune
11:20ont foutu dehors physiquement
11:22les deux anciens maires,
11:24deux socialistes qui étaient pour le vivre ensemble
11:26et qui finissent par se taper l'un sur l'autre.
11:28Donc comment voulez-vous, dans une ville
11:30où il n'y a même pas de respect pour le maire,
11:32où le maire sortant et la maire sortante
11:33sont sortis physiquement
11:34et menacés physiquement par les gauchistes,
11:36comment voulez-vous qu'il y ait de l'ordre
11:37et des valeurs sur un terrain de foot ?
11:39Voilà, le poisson pourrit toujours par la tête
11:41et à Creil, le poisson a pourri par la tête socialiste.
11:45Encore un mot sur les violences liées au football.
11:48Là, je pense à la finale avec le PSG
11:51contre Arsenal le 30 mai prochain.
11:53Beaucoup d'inquiétudes au cours de cet événement,
11:55vu les violences qu'il y a eu en demi-finale.
11:57Il y a beaucoup d'événements festifs à Paris.
11:59La fanzone a été interdite finalement.
12:02On ne peut plus rien célébrer en France
12:04sans qu'il y ait des actes de violence.
12:05Jean-Philippe Tanguy ?
12:06Parce que le gouvernement ne prend pas les dispositions.
12:08Il n'y a pas de suivi, notamment de la justice.
12:11Vous voyez ce qui s'est passé après les événements à Paris.
12:13Il y a eu très peu d'interpellations, très peu de sanctions.
12:15125 interpellations, 4 comparutions.
12:17Exactement.
12:18Donc on a l'impression qu'il ne s'est rien passé de grave.
12:20Finalement, on en vient, je crois que M. Nunez
12:22s'est félicité du fait qu'il n'y avait pas de pillage.
12:24Donc maintenant, le gouvernement se félicite du fait
12:2624 blessés parmi les forces de l'ordre.
12:28Exactement, qu'il n'y ait pas de pillage.
12:29Ce serait formidable qu'il n'y ait pas de pillage
12:30alors qu'il y a eu des blessés dans les forces de l'ordre.
12:36Le bureau a travaillé toute la nuit et je voyais des mortiers
12:38autour de l'Assemblée nationale.
12:40On avait l'impression d'être dans une scène de guérilla urbaine.
12:43On était d'ailleurs dans la guérilla urbaine
12:45avec des policiers courageux.
12:48Pourquoi les centaures, vous savez, ces véhicules impressionnants,
12:50n'ont pas été utilisés contre ces voyous ?
12:53On envoie les centaures contre les agriculteurs.
12:55On envoie des forces considérables contre des honnêtes gens
12:58qui luttaient pour le pouvoir d'achat contre le racket fiscal.
13:01J'ai nommé les Gilets jaunes.
13:02Là, l'État était intransigeant contre les honnêtes gens,
13:05contre les honnêtes français.
13:06Contre les voyous, c'est toujours le laxisme
13:08et on sacrifie la sécurité des forces de l'ordre
13:10pour ne pas qu'il y ait de vagues.
13:13Donc, tout ça est lamentable.
13:14Et puis, c'est les amoureux du foot qui aussi paient l'addition.
13:17Effectivement, on ne va pas pouvoir profiter d'un beau moment
13:19parce qu'on laisse faire les voyous.
13:21De toute façon, tous nos pays, on le voit bien,
13:22vous avez parlé du foot amateur,
13:24les fêtes de village partout sur le territoire,
13:27malheureusement, qui souvent, trop souvent,
13:29sont ensanglantés jusqu'à la mort.
13:31La France ne peut plus vivre comme elle-même,
13:33ne peut plus être elle-même,
13:35ne peut plus profiter de sa culture.
13:36Les familles, on voit bien, ont peur de sortir les enfants
13:39même pour aller à la foire, à la foire du trône ou d'autres foires.
13:41Vous vous pointez qui du doigt ? La délinquance ?
13:43La délinquance, mais c'est surtout le gouvernement
13:46qui est dans le laxisme généralisé.
13:49Et on en est bientôt à donner des consignes aux honnêtes liens
13:51de dire, restez chez vous, parce que si vous allez vous amuser,
13:53vous allez avoir des problèmes.
13:55Donc, c'est la version des valeurs.
13:55Les gens ont bien compris, les gens restent chez eux, oui.
13:58Exactement, mais c'est une maltraitance pour le peuple français.
14:02Ça a commencé d'ailleurs, je me souviens évidemment,
14:04et tout le monde le sait, avec les violences faites aux femmes.
14:07On a bien vu que nos compatriotes, les Françaises,
14:10ont de moins en moins de liberté pour profiter de leur week-end,
14:13de leur soirée, de se balader habillées comme elles le veulent.
14:15Ça a commencé par les femmes qui ont commencé à devoir s'adapter,
14:18malheureusement, entre guillemets, à ces violences,
14:20à ces délinquances de rue, à ces harcèlements de rue.
14:23Mais qui est liée à quoi ?
14:25Mais qui est liée à un dérèglement total de l'autorité,
14:28une inversion des valeurs, et ce comportement qui n'est pas de vague.
14:30C'est-à-dire, vous êtes une femme, vous vous êtes fait emmerder
14:33parce que vous aviez une jupe, vous vouliez juste vous habiller
14:35comme vous vouliez.
14:36Vous allez au commissariat, les pauvres forces de l'ordre sont débordées
14:38parce qu'elles savent que la justice ne va pas le traiter,
14:40puis ils laissent tomber.
14:41Moi, je peux aussi vous raconter à un certain nombre de camarades
14:44qui ont vécu des violences homophobes
14:47ou des actes antisémites extrêmement lourds.
14:49À chaque fois, 90% des cas,
14:52la justice écarte le motif homophobe ou antisémite
14:56parce qu'il ne faut pas de vague.
14:58Et malheureusement, ça se sait, les voyous le savent,
15:01et donc ils se disent le mot,
15:03et il y a cette barbarie à ciel ouvert
15:06dans les rues de nos villes, malheureusement,
15:08et c'est les zones éligentes qui en paient sévèrement l'addition.
15:11Jean-Philippe Tanguy, un mot de Voyage en Afrique d'Emmanuel Macron.
15:13Il continue cette tournée africaine.
15:16Il était au Kenya, à Nairobi.
15:17Il a annoncé un investissement massif de 23 milliards d'euros
15:20pour le continent africain.
15:22Il est aussi intervenu dans un amphithéâtre pour ramener le calme.
15:26Donc, il peut savoir faire preuve de poigne.
15:28Et puis, il a aussi déclaré,
15:30et vous allez choisir dans les trois items que vous préférez,
15:32que l'épicentre de la langue française
15:34se trouvait plutôt sur les bords du fleuve Congo
15:36que sur les quais de Seine.
15:38Vous partagez son avis ?
15:39Non, mais il n'y a pas d'argent pour les Françaises et les Français.
15:42Il faut payer 16 milliards.
15:43Il faut payer les taxes.
15:44Ce sont des investissements privés pour la plupart.
15:46Oui, mais c'est un accompagnement.
15:47Vous savez...
15:47Qui permettent aussi le développement de l'Afrique.
15:49Oui, mais d'une manière générale, Emmanuel Macron...
15:52Donc, peut-être de faire cesser l'immigration.
15:53Oui, mais ça n'a jamais fonctionné, malheureusement.
15:56Donc, on n'aide plus du tout.
15:57Non, mais il a beaucoup sorti le chéquier.
15:58Il faut aussi, vous savez, les annonces,
15:59il faut aussi les remettre dans un contexte
16:01et ce qu'entendent nos compatriotes qui payent.
16:03Monsieur Macron s'est baladé avec le chéquier de la France
16:04dans le monde entier pour faire beaucoup de chèques.
16:06Il y a toujours des partenariats privés,
16:08mais à la fin, c'est quand même beaucoup...
16:0914 milliards d'argent privé, hein ?
16:10Voilà, exact.
16:11Oui, d'accord, mais c'est un effet de levier.
16:1314, donc il y a 9 publics.
16:15De manière générale, l'aide au développement,
16:17ce que vous appelez l'aide au développement,
16:18a beaucoup augmenté sous François Hollande et Emmanuel Macron,
16:21comme si la France avait les moyens.
16:22Moi, je suis désolé, c'est avant tout l'argent des Français
16:24pour soulager les Français.
16:27Et on assumera cette position,
16:28même si ça déplait, à la Macronie
16:30et des gens qui sont très généreux.
16:31Oui, on ne peut pas d'un côté dénoncer les flux migratoires
16:33qui viennent d'Afrique et refuser d'aider l'Afrique
16:35à se développer pour éviter les flux migratoires.
16:36Jean-Petit Tanguy.
16:38Ça fait 70 ans qu'on nous explique
16:40qu'avec l'argent du développement,
16:42on va empêcher les migrations.
16:43Jamais les migrations n'ont été aussi fortes.
16:45Et il y a une étude dont, là, j'ai oublié le nom,
16:47j'en suis désolé, qui avait prouvé
16:48qu'en fait, c'est par l'enrichissement de ces pays
16:51que les migrants ont les moyens, justement, de venir.
16:54Donc, les relations de cause à effet
16:55ne sont pas aussi simples.
16:58Et sur la langue française ?
16:59Dans cette enceinte, excusez-moi,
17:01il a dû intervenir deux fois.
17:02Donc, visiblement, son autorité
17:04sur ses universitaires ou ce public au Kenya
17:07est aussi forte que son autorité en France.
17:09Je dis ça sans ironie,
17:10mais cette espèce de mentalité aussi de M. Macron
17:12qui se prend en photo, en faisant de la boxe,
17:14en faisant croire qu'il est très viril,
17:16qu'il est très sportif, qu'il est très autoritaire.
17:18Tout ça est grotesque.
17:19C'est sa tournée d'adieu, cette tournée en Afrique ?
17:21C'est sa tournée d'adieu en Afrique ?
17:23Si seulement il pouvait partir après cette tournée en Afrique,
17:26il y a encore presque un an.
17:27Il a un an.
17:28Il faut encore supporter un an
17:29les gesticulations de M. Macron,
17:31mais il est en roue libre.
17:32Et c'est assez intéressant
17:32parce que beaucoup s'étaient interrogés
17:34sur le sens de la dissolution
17:35en ne comprenant pas la décision de M. Macron.
17:37Et voilà la solution,
17:39c'est qu'en fait,
17:39la dissolution du pouvoir en France
17:41permet à M. Macron de vivre
17:43sa vie de président de bureau des élèves
17:46un peu attardé,
17:46où il fait le tour du monde
17:48en s'imaginant être un super héros,
17:51le grand samaritain,
17:52le bon samaritain du monde entier
17:53avec l'argent des Français.
17:55Tout ça est consternant.
17:56Quant à la francophonie,
17:57il a nommé une anglophone
17:58à la tête de la francophonie.
17:59Donc tout ça n'a pas beaucoup de sens
18:01et c'est un pas en avant,
18:02deux pas en arrière
18:03avec M. Macron
18:04qui préfère parler anglais
18:05au lieu de valoriser le français.
18:08Donc je ne suis pas très convaincu
18:09par son amour de la langue française.
18:11Jean-Philippe Tanguy,
18:12encore une question
18:12concernant le financement
18:14de la campagne de 2027.
18:15On voit bien qu'elle a commencé,
18:17Jean-Luc Mélenchon est candidat,
18:18Bruno Retailleau aussi.
18:20Vous allez bientôt choisir
18:21votre candidat aussi.
18:22Est-ce que le financement est réglé ?
18:25Est-ce que le problème du prêt bancaire
18:27que vous n'avez toujours pas
18:28est réglé ?
18:29Je crois que le problème du prêt bancaire
18:30n'est pas encore réglé.
18:32Alors on met en d'autres dispositions
18:34grâce à Kevin Schieffer,
18:35notre trésorier,
18:35qui est très pertinent
18:36sur la gestion de nos comptes.
18:39Ça veut dire encore un prêt à l'étranger
18:41qu'on vous reprochera, évidemment ?
18:42Je ne sais pas.
18:42De toute façon,
18:43la réglementation est extrêmement stricte.
18:44Nous l'avons toujours respecté.
18:45Contrairement aux mensonges
18:46et aux calomnies
18:47qui ont été colportées contre nous,
18:48nous avons toujours strictement respecté
18:49la loi et nos engagements.
18:51Il est vrai que le lobby bancaire
18:52en France et ses publics
18:53ne veulent pas aider les partis politiques.
18:56Enfin, il ne les aide pas d'ailleurs
18:58parce qu'il y a beaucoup d'argent
18:59sur les prêts qu'ils font aux partis politiques.
19:02Mais on voit bien que le lobby bancaire,
19:03en tout cas une partie d'entre eux,
19:04ne veut pas que le Rassemblement national
19:06ait les moyens de faire une campagne
19:08comme les autres.
19:08Mais j'ai commencé.
19:09Par exemple, moi je lutte beaucoup
19:10contre les abus sur les frais bancaires.
19:11Les abus sur les frais bancaires,
19:12ça concerne les commerçants,
19:14ça concerne les Français.
19:15Le Rassemblement national, effectivement,
19:17est pour lutter contre les abus
19:18sur les frais bancaires.
19:19Donc c'est ça qu'on vous fait payer ?
19:20Oui, bien sûr.
19:21Moi je vois le lobby bancaire,
19:22j'avais fait un rapport
19:23sur l'épargne des Français
19:24pour mieux protéger et rémunérer
19:26l'épargne des Français.
19:27J'avais prouvé que...
19:27Je crois que tous les partis
19:28ont du mal à se financer, mais bon.
19:29Oui, oui, mais on a particulièrement du mal.
19:31Est-ce que vous dire que
19:32quand j'avais dénoncé le fait
19:33qu'il y avait plus de 50 milliards d'euros
19:35de pouvoir d'achat
19:36qui avaient disparu
19:37par la crise de l'hyperinflation
19:38parce que les banques françaises
19:39n'avaient pas protégé le pouvoir d'achat,
19:40mon rapport a été mis sous le boisseau
19:42par le lobby bancaire
19:43qui est très puissant dans notre pays.
19:44Une dernière question.
19:45Et il m'avait menacé de fermer,
19:46quand j'avais fait ce rapport,
19:47il m'avait menacé
19:48de fermer des agences bancaires
19:49dans ma circonscription.
19:50Donc ça, c'est le comportement
19:51des banques françaises.
19:52C'est que du fait.
19:52Dernier mot, Jean-Philippe Tanguy,
19:53à propos de la France insoumise,
19:55le maire de Saint-Denis,
19:56Bali Bagayoko,
19:56a déclaré appeler
19:57une insurrection populaire
19:58en cas de victoire
19:59du Rassemblement National
20:00l'année prochaine.
20:01Comment est-ce que vous estimez
20:02ces propos ?
20:03Mais c'est insupportable
20:04et tout le monde doit estimer
20:05que c'est insupportable.
20:06On gagne les élections.
20:07Si on gagne les élections,
20:08tout le monde doit respecter,
20:09évidemment,
20:09ça paraît incroyable
20:10de devoir le dire,
20:12le suffrage
20:12et le choix des Français.
20:14Il n'est pas le seul
20:15à le dire à la France insoumise.
20:16Absolument,
20:16mais je crois que le maire
20:17de Saint-Denis,
20:18il a le melon.
20:19Donc il faut qu'il redescende
20:20parce qu'il veut toujours
20:21paraître à la télé,
20:22il veut toujours se faire remarquer
20:24par des déclarations
20:25de plus en plus.
20:25Un concurrent pour Jean-Luc Mélenchon
20:27peut-être ?
20:27Je pense que ça devient
20:28un problème pour les insoumis,
20:29mais ça c'est leur problème.
20:31Ça les regarde.
20:32Mais je pense aux habitants
20:33de Saint-Denis
20:33qui n'ont rien demandé,
20:35qui sont des honnêtes gens
20:36comme tous les Françaises
20:37et les Français.
20:38Et je pense qu'ils n'ont pas
20:39envie d'être représentés
20:39par un maire
20:40qui appelle à l'insurrection.
20:41D'ailleurs,
20:42ce n'est pas lui.
20:43Je doute que ce monsieur
20:44aille sur les barricades.
20:45C'est toujours pareil.
20:47Comme disait l'autre,
20:49les mots des irresponsables
20:51peuvent armer le bras des salauds.
20:52C'est l'inverse d'ailleurs.
20:53Écoutez,
20:54en tout cas,
20:55la France insoumise,
20:56évidemment,
20:56c'est votre adversaire préféré
20:58pour 2027 ?
20:59Nous,
21:00on n'a pas d'adversaire préféré.
21:01On a un adversaire idéologique
21:02fondamental
21:03qui est le Macroni.
21:03C'est pour ça que
21:04Marine Le Pen a dit
21:05qu'on préférait avoir
21:07un débat de second tour
21:08contre les macronistes,
21:10en l'occurrence,
21:11Édouard Philippe,
21:12parce que c'est eux
21:13qui dirigent la France.
21:14Et donc là,
21:15le choix d'alternance,
21:16il doit se faire
21:17contre ce qu'a incarné
21:17le macroniste
21:18avec le courage
21:19de Marine Le Pen
21:20depuis 10 ans.
21:20Donc plutôt un candidat
21:21du bloc central.
21:22Bien sûr,
21:23ce machin important.
21:24Et M. Philippe
21:25qui a commencé sa campagne
21:26en salissant le Rassemblement National,
21:29en reportant
21:30les mensonges de la gauche
21:31sur ce qui s'est passé
21:31à Carpentras,
21:32c'est honteux.
21:33Et je vois d'ailleurs
21:33que tous les fact-shakers
21:35les journalistes de cours,
21:37les idéalistes de bazar,
21:39qui sont toujours là
21:39à l'affût des fake news.
21:41Là, par contre,
21:41le fait que M. Philippe
21:42ait lancé sa campagne
21:43sur une énorme fake news
21:44et un énorme mensonge
21:45contre le parti de l'opposition,
21:47tout le monde trouve ça sympathique.
21:48Donc il faut le dénoncer
21:49et tous les Français
21:50et les Français
21:50doivent savoir
21:50qu'Édouard Philippe
21:51est non seulement
21:52un incompétent,
21:53mais un menteur.
21:53Allez, merci beaucoup Jean-Philippe.
21:54Merci, bonne journée.
21:55C'était notre grande interview
21:56sur CNews et sur Europe.
21:57Bonne journée.
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