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  • il y a 18 minutes
Ce mardi 12 mai, Raphaël Legendre a reçu Frédéric Farah, économiste et professeur à l'Université Paris 1, Markus Kerber, avocat et professeur de finances publiques à Berlin, et Sylvie Matherat, économiste et senior advisor du cabinet de conseil et d'audit Mazars, dans l'émission Les Experts sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:01BFM Business et la Tribune présente
00:04Les experts
00:05Raphaël Legendre
00:089h passé de 31 minutes
00:10c'est le nouvel horaire des experts
00:12désormais de 9h30 à
00:1410h30 toujours en direct bien sûr
00:15pour une heure de débat, d'analyse, de
00:17controverses sur l'antenne de BFM Business
00:20ça chauffe à nouveau entre
00:21le patronat et le gouvernement
00:23qui veut raboter les allègements de charges
00:26oui, 1 milliard et demi pour
00:27compenser la hausse du SMIC
00:29le 1er juin qui automatiquement
00:32va rehausser les allègements
00:34de charges elle aussi
00:36les organisations patronales dénoncent
00:38un accroissement du coût du travail
00:39Bercy affirme de son côté
00:41vouloir corriger un effet d'aubaine pour les
00:44entreprises, entre les deux
00:45les politiques s'en mêlent
00:47l'ancien porte-parole du gouvernement
00:49de Gabriel Attal, Prisca Tevno
00:51dit étonnamment la même chose que Jordan
00:54Bardella sur
00:55XX Twitter, pas de touche
00:57aux allègements généraux
00:59la vérité c'est que les allègements de
01:02cotisations patronales sont passés
01:04de 50 à plus de 80
01:06milliards d'euros depuis
01:08le Covid et que la facture
01:10n'est plus tenable, je rappelle qu'on va
01:12devoir trouver entre 100 et 120
01:14milliards d'euros d'économies à
01:16termes, simplement pour stabiliser
01:19notre dette
01:20tout le monde va devoir faire des efforts
01:22alors faut-il raboter les allègements
01:25de charges ou pas ? Ce sera le premier
01:27débat des experts ce matin
01:29on parlera ensuite du bilan de François
01:32Villeroy de Gallo à la Banque de France
01:34le gouverneur va quitter ses fonctions le mois prochain
01:37il a donné son dernier discours de politique
01:40monétaire il y a quelques jours et puis la place financière de Paris rayonne
01:45oui quand il y a des bonnes nouvelles
01:46il faut en parler
01:47pourquoi la moitié des demandes
01:49d'agréments bancaires
01:51de la zone euro
01:52se font dépublier hier
01:53et qui s'inquiètent du retard
01:55pris par
01:56les européens
01:57dans cette
01:58technologie
01:59critique
01:59voilà
02:00pour le programme du jour
02:02un programme varié
02:03on est parti
02:04ensemble
02:05pour une heure
02:06de débat
02:06de controverse
02:07il est 9h33
02:08vous êtes en direct
02:09sur BFM Business
02:10et vous y êtes bien
02:11c'est les experts
02:12allez c'est parti
02:15pour parler de tout ça
02:16j'ai le plaisir d'accueillir sur le plateau
02:18Sylvie Matera
02:19bonjour Sylvie
02:19senior advisor au cabinet de conseil et d'audit
02:22Mazard
02:22à vos côtés
02:23Frédéric Farah
02:24professeur Farah
02:25bonjour
02:25économiste et professeur
02:27à l'université Paris 1
02:29et face à vous
02:29j'ai le plaisir d'accueillir
02:30Marcus Kerber
02:31professeur Kerber
02:32bonjour Marcus
02:34avocat
02:34professeur de finances publiques
02:36à Berlin
02:37bienvenue à tous les trois
02:39le premier sujet du jour
02:41je vous le disais
02:42c'est la polémique
02:43qui enfle entre le patronat
02:45et le gouvernement
02:46le gouvernement
02:47qui cherche à faire quelques économies
02:50pour tenir
02:51la trajectoire de déficit
02:53cette année
02:54on sait que la crise du Moyen-Orient
02:55a un impact
02:566 milliards d'euros
02:57l'exécutif
02:58l'a déjà annoncé
02:59on attend désormais
03:00le détail
03:01a aidé ses 6 milliards
03:03d'économies
03:04pour compenser tout ça
03:07parmi les pistes
03:081 milliard et demi
03:09de coups de rabot
03:10sur les allègements
03:13de charges
03:13évidemment
03:16les organisations patronales
03:17sont vent debout
03:18il y avait un conseil des entreprises
03:19qui se tenait jeudi dernier
03:21à Bercy
03:22allez je commence avec vous
03:23Sylvie
03:24est-ce qu'il faut raboter
03:26ces charges
03:27comme le prévoit
03:28le gouvernement
03:29je le rappelais
03:30en introduction
03:32de cette émission
03:33on est quand même passé
03:34de 50 à plus de 80 milliards
03:36d'euros de factures
03:37avec ces allègements de charges
03:39certes
03:40mais en fait
03:40le problème
03:41c'est de trouver
03:43des fonds supplémentaires
03:44compte tenu
03:44des dérapages potentiels
03:46liés à la situation géopolitique
03:48maintenant
03:48faut-il les trouver
03:49auprès des entreprises
03:50moi je ne crois pas
03:51je pense que
03:52une problématique
03:54de compétitivité
03:55des entreprises françaises
03:56est très importante
03:57et il faut voir
03:59la situation actuelle
04:01par comparaison
04:01à nos partenaires
04:02les entreprises françaises
04:04sont lourdement chargées
04:06par rapport
04:06à leurs principaux compétiteurs
04:10donc ce n'est pas forcément
04:11une bonne idée
04:12d'aller chercher
04:13de l'argent là
04:14parce que l'idée
04:14c'est
04:15alors il faut expliquer
04:15c'est un tantinet technique
04:17on a essayé de le faire
04:18hier sur l'antenne
04:20moi-même ce matin
04:21je rappelle
04:22que le 1er juin
04:24le SMIC
04:25sera augmenté
04:26d'à peu près 2%
04:27puisqu'il est indexé
04:28sur l'inflation
04:30et le mécanisme
04:31des allègements de charges
04:32sur les bas salaires
04:34qui vont jusqu'à 3 SMIC
04:35sont eux-mêmes
04:37indexés automatiquement
04:38sur le SMIC
04:39et que donc
04:40quand on augmente le SMIC
04:41c'est toute la chaîne
04:43des allègements généraux
04:44qui est renchérie
04:47jusqu'à 3 SMIC
04:48donc ça veut dire
04:48qu'une entreprise
04:50qui paye un salarié
04:51jusqu'à 5500 euros brut
04:53va voir ses allègements
04:54augmentés
04:55et c'est pour ça
04:56que Bercy dit
04:57il y a un effet d'aubaine
04:58
04:58donc l'effet d'aubaine
04:59c'est un milliard et demi
05:00je rabote d'un milliard et demi
05:02pour tenir ma trajectoire
05:05Frédéric Farah
05:05qu'est-ce que vous en pensez ?
05:07Je suis un peu surpris
05:10même si je comprends
05:11la position du patronat
05:12parce que ce débat
05:13est ancien
05:13je rappelle
05:15le rapport
05:16Bozio-Vassmer
05:17je rappelle
05:18les rapports
05:19de la Cour des Comptes
05:19je rappelle
05:20les rapports
05:21de la Sécurité sociale
05:23qui nous disent
05:24à peu près
05:24de manière consensuelle
05:25et je ne crois pas
05:26que dans ces institutions
05:27on peut voir des gens
05:28contre les entreprises
05:29ou que sais-je
05:30qui nous disent
05:31il y a eu de l'empilement
05:32le bilan est mitigé
05:33il y a eu des effets d'aubaine
05:34ça a coûté de plus en plus cher
05:36posons-nous la question
05:37sur ça
05:37il y a eu un débat
05:39en plus
05:40le rapport
05:40Bozio-Vassmer
05:41On en a beaucoup parlé
05:42sur ce plateau
05:43c'est vrai que
05:44à partir de là
05:45je comprends
05:47l'inquiétude
05:48des entreprises
05:49quant à la compétitivité
05:51je rappelle
05:53le rapport
05:55Grébine
05:55sur la compétitivité
05:56par rapport à la Chine
05:57qui nous dit
05:58que de toutes les façons
05:59même si on rabotait
06:00le coût du travail
06:00l'écart avec la Chine
06:02par exemple
06:02est tel
06:04qu'on n'arrivera jamais
06:05en utilisant
06:06Je ne parle pas de la Chine
06:07je parle des autres
06:08partenaires européens
06:08la Chine
06:09il y a des problématiques sociales
06:10ça n'a rien à voir
06:11avec les conditions
06:12de travail en Europe
06:13Oui oui
06:14je suis d'accord avec toi
06:15évidemment
06:17et alors c'est ça
06:17qui est intéressant
06:18je suis d'accord
06:18avec ce que tu dis
06:19mais en même temps
06:20en fait
06:20je perds un peu pied
06:22dans cette affaire
06:23parce que je me dis
06:24normalement
06:24les Européens
06:25ça devrait être
06:26nos partenaires
06:27non ?
06:27ça ne devrait pas
06:27être nos concurrents
06:29on peut être les deux
06:31on est quand même
06:31une économie ouverte
06:32et en concurrence
06:33je suis d'accord
06:35avec l'idée
06:35ce que je veux dire
06:36par là
06:37je comprends
06:37qu'il y a une problématique
06:38de compétitivité française
06:40qui se joue
06:42Pardon Frédéric Farah
06:43juste
06:44est-ce qu'avec
06:45un milliard et demi
06:46de coups de rabot
06:46sur les gérés
06:47de charge
06:47ça joue
06:50véritablement
06:50sur notre compétitivité ?
06:52Non non non
06:53ce que je veux dire
06:54par là
06:54c'est qu'en fait
06:55on veut tenir ensemble
06:57deux choses
06:58la compétitivité
06:59et tenir nos finances publiques
07:01je ne sais pas
07:01comment on fait
07:02pour avoir les deux
07:03à la fois
07:03j'en sais rien
07:04et comme aujourd'hui
07:05effectivement ce poste
07:06a pris tellement
07:07d'importance
07:09évidemment
07:09le gouvernement
07:11qu'est-ce qui se passe
07:11quand il faut à la boutique
07:12c'est le rabot
07:13on regarde à droite
07:14à gauche
07:14on essaie de couper
07:15D'un autre côté
07:15ce que tu disais
07:16c'est tout à fait vrai
07:16il y a eu un empilement
07:18oui
07:18donc il faudrait peut-être
07:20à un moment
07:20essayer de simplifier
07:21la situation
07:22parce qu'autrement
07:23on arrive
07:24effectivement
07:25on voit que dès qu'effectivement
07:27il y a eu une hausse du SMIC
07:28ce problème se pose
07:29il avait été posé en 2022
07:30et en 2023
07:31ça a créé quand même
07:33une facture
07:33qui est difficilement soutenable
07:35aujourd'hui
07:36Professeur Kerber
07:37l'invité allemand
07:38le point de vue de l'allemand
07:40observateur
07:41sur cette complexité française
07:42des affaires françaises
07:44et cela
07:44d'autant moins
07:45d'autant moins
07:47que
07:48c'est une affaire
07:49vraiment française
07:50je vois bien
07:52les intérêts en jeu
07:53le trésor public
07:54la compétitivité
07:56des entreprises françaises
07:57je pense
07:58le problème
07:59est un problème européen
08:01et il faut
08:02pour reprendre
08:03la citation
08:04ou les mots
08:06d'un illustre français
08:07il faut
08:07viser haut
08:08pour aller loin
08:09et
08:10ce micmac
08:11que nous voyons
08:13dont nous sommes témoins
08:14ça existe
08:15dans d'autres formes
08:16en Allemagne également
08:17Est-ce que ça existe ?
08:17C'est la question
08:17que j'allais vous poser
08:18vous êtes un grand spécialiste
08:19des financements publics
08:19Nous sommes
08:21devenus
08:22les prisonniers
08:23des indexations
08:24les prisonniers
08:26de l'état social
08:28de l'état de la providence
08:29qui nous a été
08:31promis
08:32proposé
08:33par des
08:34je dirais
08:35des politiciens
08:37très démocratiquement
08:38élus
08:38tout ceci est devenu
08:40un fléau
08:41et un fléau
08:42à double tranchant
08:44double
08:45sous deux aspects
08:46premièrement
08:47parce que
08:48ça a renchéri
08:50le coût
08:50d'être du travail
08:51oui
08:52c'est devenu
08:54je ne me compare pas
08:56avec la Chine
08:57où les conditions
08:58sociales
08:58sont
08:59disons
09:00déplorables
09:00non européennes
09:01on ne veut pas imiter ça
09:02mais le
09:03niveau
09:04du coût de travail
09:06en Europe
09:07en Europe
09:08est insupportable
09:09il met en péril
09:11notre compétitivité
09:12à long terme
09:13deuxièmement
09:13l'état social
09:15ça veut dire
09:15qu'il faut baisser
09:16les salaires
09:16non
09:17mais il faut
09:19réduire
09:20les dépenses
09:21de l'état social
09:24et ceci pour
09:25plusieurs raisons
09:26regardant
09:27l'assurance chômage
09:28nous avons en Allemagne
09:29un marché de travail
09:30qui d'ailleurs
09:31n'est pas vraiment
09:32un marché
09:33un ensemble
09:35réglementé
09:36où il y a
09:363 millions de chômeurs
09:373 millions de chômeurs
09:393 millions de chômeurs
09:40pardon
09:403 millions de chômeurs
09:41en Allemagne
09:42en Allemagne
09:42et
09:43on est à 3% de chômage
09:44en Allemagne
09:45on ne trouve toujours
09:46pas
09:46des employés
09:47pour des petits bulots
09:48dans les restaurants
09:49dans les services
09:50alors c'est une situation
09:51qui ne ressemble pas vraiment
09:53au bon fonctionnement
09:54du marché de travail
09:54je croyais qu'on était
09:56au plein emploi
09:56en Allemagne
09:57de discuter
09:57la suppression carré
09:59de l'assurance chômage
10:00voilà
10:01et le deuxième
10:02espèce
10:03c'est
10:03en Allemagne
10:05surtout
10:06on attire
10:07par cet état
10:08social
10:10ou l'état
10:10de la providence
10:11une immigration
10:12non désirée
10:13et non désirable
10:14avec une démographie
10:16qui baisse
10:17en Allemagne
10:17beaucoup
10:17entre l'Ukraine
10:19et l'Allemagne
10:20les gens qui viennent
10:21en Allemagne
10:21pour encaisser
10:22et qui
10:23font le virement
10:25en Ukraine
10:27occidentale
10:28ou qui se déplacent
10:29on a le même phénomène
10:32avec
10:32donc
10:33les immigrés
10:34syriens
10:34je ne dénonce pas
10:35l'immigration
10:36en tant que telle
10:37mais ce n'est pas
10:38une politique
10:38d'immigration
10:39de faire des cadeaux
10:40sur un plan
10:41social
10:41à tout le monde
10:42donc
10:43en plus
10:44on a
10:44par l'état social
10:45détruit
10:46la valeur
10:48du travail
10:50car Max
10:51disait toujours
10:52le travail
10:52c'est le métabolisme
10:53avec la nature
10:54de l'homme
10:55avec la nature
10:55alors tout ceci
10:56et nous sommes
10:58très loin de ça
10:58on considère
11:00le travail
11:00comme
11:01un mal
11:02nécessaire
11:03et puis
11:04c'est l'état
11:05nounou
11:05qui nous fournit
11:06les moyens
11:07de
11:07vous êtes d'accord
11:09avec ça
11:10l'état social
11:11fait partie
11:11de la décadence
11:13européenne
11:14voilà un avis
11:15tranché
11:16je pense que vous n'êtes pas
11:17tout à fait d'accord
11:18avec ça
11:19non
11:19c'est amusant
11:20quand je vous entends
11:21j'ai comme l'impression
11:23que
11:24il ne s'est rien passé
11:25dans les états européens
11:26entre 1980
11:26et 2026
11:27en fait
11:28quand je vous entends
11:29j'ai l'impression
11:29qu'on est dans un moment
11:31de l'histoire
11:31de l'état social
11:32qui court
11:32entre les années 60
11:3370
11:34bon
11:34alors
11:35je rappelle que
11:36dans votre propre pays
11:37à la fin
11:38comment dire
11:39des années 90
11:41le chancelier
11:42Schröder
11:42avait estimé
11:43qu'effectivement
11:44l'Allemagne
11:44qui était jugée
11:45l'homme malade
11:45de l'Europe
11:46à l'époque
11:47puisque je rappelle
11:47les excédents commerciaux
11:48c'était nous
11:49les déficits
11:50c'était les allemands
11:50je vous rappelle
11:51cet épisode
11:51lointaine époque
11:53oui
11:53mais quand même
11:54je veux dire
11:54n'oublions pas
11:55c'était pas au Moyen-Âge
11:56là dont je suis en train
11:57de parler
11:57je ne suis pas en train
11:58d'évoquer la première croisade
11:59Godefroy Bouillon
12:001095
12:01bon
12:02je veux dire
12:02après on peut évoquer
12:03Godefroy Bouillon
12:04jusque là
12:04on ne va pas remonter
12:05jusque là
12:06et donc
12:06il y a eu
12:07les réformes Schröder
12:08avec
12:09les différentes réformes
12:10Arth
12:11Arth
12:11au début des années 2000
12:12et donc
12:13il y a eu cet effort
12:14un redimensionnement
12:15de l'état social
12:18en tant que tel
12:18surtout que je rappelle
12:19sans vouloir entrer
12:20dans votre histoire
12:20que le moment
12:21de l'ascension
12:23ou l'affirmation
12:23de l'état social allemand
12:24c'est plutôt
12:25la période de Willy Brandt
12:26c'est plutôt par là
12:27même s'il n'a pas duré longtemps
12:28donc
12:30résultat
12:30des courses
12:31la plupart des pays européens
12:33dans les années 90
12:34ont fait un effort
12:36considérable
12:37du fait de l'entrée
12:38dans l'euro
12:38de réformer
12:39leur marché du travail
12:40le marché des retraites
12:41les réformes
12:42des administrations
12:43la plupart
12:43donc l'état social
12:46ce n'est pas
12:47une espèce de
12:48comment dire
12:49de choses
12:49qui jouent
12:50contre l'économie
12:51comme vous le dites
12:52en plus ça a été réformé
12:53c'est à dire
12:54le marché du travail
12:54même en France
12:55il y a eu des efforts
12:56en termes de flexibilisation
12:57vous ne vivez pas
12:58dans la réalité
13:00l'agence fédérale
13:01pour l'emploi
13:02qui s'appelle comme ça
13:03qui organise
13:04le chômage
13:05disons-le autrement
13:06elle comprend
13:08114 000 fonctionnaires
13:10ou agents
13:12sa performance
13:13en matière
13:13d'intermédiation
13:16de rapprochement
13:17des chômeurs
13:17avec du travail
13:18sont
13:21fort améliorables
13:23perfectibles
13:24il gère
13:25un budget
13:26de 40 milliards
13:28je pense
13:29tout ceci
13:29mérite réforme
13:30la question
13:31principale
13:32est-ce que
13:32nos démocraties
13:33sont capables
13:34de réformer
13:37cet état social
13:38vous l'appelez
13:39l'état social
13:40je l'appelle
13:41un fléau
13:42c'est devenu
13:42un fléau
13:43ce qui était
13:43au début
13:44une bénédiction
13:45au début
13:46du 20ème siècle
13:48est devenu
13:48un véritable fléau
13:49Marcus Carbert
13:50je voulais qu'on revienne
13:51sur le chiffre
13:51que vous venez de donner
13:52de 3 millions
13:53de chômeurs
13:54en Allemagne
13:54ce qui me surprend
13:55beaucoup
13:55pour moi
13:55l'Allemagne
13:56est au plein emploi
13:56et depuis des années
13:58on tombait même
13:59à 3 ou 4%
14:01de chômage
14:02c'est-à-dire
14:02sous les 5%
14:03oui
14:03mais la situation
14:05c'est ce que j'appelle
14:05du plein emploi
14:06moi pardon
14:06chez les économistes
14:07c'est une situation
14:09complètement intenable
14:11le marché de travail
14:12n'en est pas un
14:13c'est
14:14je dirais
14:14le marché de travail
14:16ça marche comme les autres
14:16c'est
14:17l'organisation
14:19l'apaisement
14:20des chômeurs
14:21à longue durée
14:21les réformes
14:23dont vous avez parlé
14:24ont été révisées
14:25par la coalition
14:26entre libéraux
14:27écologistes
14:28et sociodémocrates
14:29c'est-à-dire le principe
14:31que quelqu'un
14:31qui touche
14:32des subsides
14:34doit déclarer également
14:35ses autres revenus
14:37et notamment
14:37son patrimoine
14:38a été très largement
14:39relativisé
14:40et le soi-disant
14:42burgergeld
14:43madame
14:44intéresse
14:44à ce que ça veut dire
14:46c'est-à-dire le soutien
14:48sans condition
14:49aux citoyens
14:50qui sont dans le besoin
14:52a été un tout petit peu
14:54réduit
14:55mais au fond
14:56le système
14:57continue
14:57et la majorité
14:59des allemands
15:00la majorité
15:01des allemands
15:01s'opposent
15:03à ce système
15:04parce que
15:05chez le boulanger
15:06dans le restaurant
15:07dans le commerce
15:11en général
15:12on a du mal
15:13à trouver
15:13des employés
15:15motivés
15:15d'accord
15:15donc en gros
15:16si les gens
15:16ne veulent pas travailler
15:17parce qu'en fait
15:17ils sont paresseux
15:18ils ne veulent pas bosser
15:19non
15:19c'est très une question
15:20très bien
15:21écoutez au moins
15:21le problème est réglé
15:22donc les allemands
15:23sont des paresseux
15:24ils ne veulent pas travailler
15:24ok
15:25on a compris maintenant
15:26bon
15:27revenons
15:28revenons en France
15:30avec une dernière question
15:32si on
15:34revient au coût
15:35du travail
15:35en France
15:36est-ce qu'il est trop élevé
15:37en France
15:37donc est-ce qu'il y a un risque
15:39et de
15:39on parlait quand même
15:40du modèle social
15:41c'est la moitié
15:42des dépenses publiques
15:43Frédéric Farah
15:44donc c'est un modèle
15:45qui pèse de plus en plus
15:46et sur un nombre
15:48qui risque de se restreindre
15:49d'actifs
15:50puisqu'il repose
15:50sur le travail
15:51et uniquement sur le travail
15:53donc est-ce qu'on n'a pas
15:53d'autres moyens
15:54pour financer ce modèle
15:56social
15:57est-ce qu'il faut mettre
15:58très clairement
15:59une TVA sociale
16:00en France
16:01d'une manière générale
16:03moi je suis
16:04enfin j'aime pas du tout
16:05les situations radicales
16:07d'un côté ou de l'autre
16:10et donc il vaut mieux
16:10avoir une attitude
16:12plutôt pondérée
16:13je trouve que c'est vrai
16:14que l'état social
16:16c'est quand même
16:16un marqueur
16:17de l'Europe démocratique
16:18et donc
16:19c'est comme ça
16:21maintenant il y a
16:22certains pays
16:23où il y a eu des excès
16:24je dois dire que la France
16:25est dans une situation
16:25par rapport à ses partenaires
16:27européens
16:27où la dépense sociale
16:29est très importante
16:30il y a peut-être
16:31effectivement
16:31à regarder de plus près
16:33pour voir
16:33garder son efficacité
16:35on peut certainement optimiser
16:36où la dépense publique
16:38est parmi les plus importantes
16:39sinon la plus importante
16:40d'Europe actuellement
16:41et où les citoyens
16:43ne sont pas satisfaits
16:45des services publics
16:45donc ça
16:46ça pose quand même question
16:47quand on a une grande
16:48dépense publique
16:49très importante
16:50et que le service
16:51qui est produit
16:52n'est pas satisfaisant
16:54donc là
16:54je pense qu'il faut quand même
16:55regarder son efficacité
16:57donc
16:58et quand on regarde
17:00sans revenir
17:01sur la caractéristique
17:03de l'Europe sociale
17:03il faut quand même
17:04faire attention
17:05à avoir une certaine
17:06homogénéité
17:07au sein des certains
17:08pays européens
17:09au sein des pays européens
17:10et c'est vrai que la France
17:11a eu un décalage
17:12ces derniers temps
17:14qui serait bon
17:15à mon avis
17:15de regarder
17:16pour aligner mieux
17:17les conditions
17:18de compétitivité
17:19françaises
17:21par rapport
17:21à nos partenaires
17:22européens
17:22est-ce qu'une TVA sociale
17:23aiderait à ça
17:24Frédéric Farrin ?
17:26en gros
17:26la TVA sociale
17:28on peut peut-être
17:29rappeler ce que
17:30ce que serait
17:31une TVA sociale
17:32c'est-à-dire
17:33je vais revenir
17:36sur
17:36en fait
17:37c'est
17:39TVA sociale
17:39juste un mot
17:40avant de la définir
17:41c'est que
17:42par rapport à ce que vous avez
17:42dit tout à l'heure
17:43avant d'oublier
17:43il ne faut pas oublier
17:44que depuis
17:45et la TVA sociale
17:46s'inscrit dans cette dynamique
17:47depuis la fin des années 80
17:48on assiste à une fiscalisation
17:50de la protection sociale
17:51oui
17:51c'est une fiscalisation
17:53de la protection sociale
17:53avec la montée en charge
17:54de la CSG
17:55exactement
17:55voilà
17:56la CSG
17:57donc aujourd'hui
17:58parce qu'on s'est rendu compte
17:59que notre système
18:01tel qu'il avait été
18:01pensé au sortir de la guerre
18:03reposait sur le travail
18:05le problème
18:05dans une population
18:06qui vieillit
18:07aujourd'hui
18:08les conditions
18:08n'étant pas les mêmes
18:09puisqu'aujourd'hui
18:10quand ce système
18:11est pensé
18:11le capital n'est pas mobile
18:14c'est très important
18:15et quand il va devenir mobile
18:18à partir des années 80
18:19évidemment
18:20on n'est plus
18:21dans le même rapport
18:22capital-travail
18:22donc par conséquent
18:23on s'est dit
18:24tout ne peut pas reposer
18:25sur le travail
18:26et Michel Rocard
18:27nous a proposé la CSG
18:28et donc aujourd'hui
18:30la part qui revient
18:31à la fiscalisation
18:31de la protection sociale
18:33ne cesse d'augmenter
18:34même si les cotisations
18:35restent majoritaires
18:37dans le financement
18:38mais donc
18:39et puis c'est ajouté
18:41et c'est là comme ça
18:41que je veux introduire
18:42la thérapie sociale
18:43le fait qu'il y avait
18:45un autre joujou
18:45dans notre politique économique
18:46qui n'existe plus
18:47qu'on a utilisé
18:49à temps ou raison
18:50on pourrait en débattre longtemps
18:50qui était la dévaluation monétaire
18:52oui
18:53donc la dévaluation monétaire
18:54a disparu
18:55donc on s'est dit
18:56un instrument en moins
18:57que fait-on
18:58on a compris
18:59que
19:00quelle est
19:01l'obsession désormais
19:02de toutes nos politiques
19:03et qui doit tout faire
19:04pour le meilleur
19:04et souvent pour le pire
19:05la fiscalité
19:06la fiscalité
19:07est devenue
19:08l'obsession française
19:09c'est-à-dire
19:10l'a toujours été
19:11toutes les révolutions
19:12sont nées de révolutions
19:13fiscales en France
19:14mais c'est-à-dire
19:14la fiscalité
19:15avec ses niches fiscales
19:17ça doit stimuler l'activité
19:19la fiscalité
19:20en la manipulant
19:21ça doit redonner
19:22du pouvoir d'achat
19:22la fiscalité
19:23beaucoup d'objectifs
19:24doit tout faire
19:25donc un machin fait tout
19:26donc on s'est dit
19:27puisqu'on a la fiscalité
19:28attaquons
19:29sur un jouet
19:30made in France
19:31la TVA
19:32ah
19:33voilà un truc
19:34que nous avons fabriqué
19:35et maintenant
19:36on va la colorer
19:37qui a fait Flores
19:38qui a fait Flores
19:39qui a eu beaucoup de succès
19:42et on s'est dit
19:43très bien
19:43la TVA sociale
19:45ça va être
19:46de la dévaluation
19:48déguisée
19:49parce
19:49bah oui
19:50parce qu'en gros
19:51qui on va faire payer
19:53dans la TVA sociale
19:55qui va devoir payer
19:56une TVA supplémentaire
19:57c'est les produits
19:58qui vont
19:59entrer
19:59sur le territoire
20:01n'est-ce pas
20:02donc c'est-à-dire
20:03pas européens
20:04parce qu'entre nous
20:04il n'y a pas
20:05il n'y a pas
20:05de micmac
20:06bon
20:06mais ce que je veux dire
20:07par là
20:08c'est qu'en gros
20:09on va essayer
20:10d'être compétitif
20:12en manipulant
20:12la TVA
20:13pour faire en sorte
20:15que c'est encore une fois
20:16par cette fiscalité-là
20:17qu'on va pouvoir financer
20:18la protection sociale
20:19pour que ça ne touche pas
20:20la compétitivité
20:21ça ne touche pas le travail
20:22donc on va encore demander
20:24à la TVA
20:24et à la fiscalité
20:25de faire quelque chose
20:26et comme on ne peut plus
20:27utiliser la monnaie
20:28on fait de la dévaluation
20:29fiscale
20:30voilà ce qu'on fait
20:31est-ce qu'on peut juste
20:32remettre un tout petit peu
20:34en ordre
20:34alors je me souviens
20:36je me souviens très bien
20:37de la déclaration
20:39de Michel Rocard
20:39en introduisant
20:40la contribution sociale
20:42généralisée
20:43au début
20:45c'était une petite installation
20:47pas plus
20:48et depuis
20:491%
20:51c'est devenu
20:52mais pourquoi ?
20:53écoutez
20:54pourquoi ?
20:54mais je peux vous le dire
20:55si vous voulez
20:55parce que l'État
20:57a besoin de l'argent
20:57et il doit absolument
20:59par les régimes sociaux
21:02apaiser
21:02certaines populations
21:04et je pense
21:05nous sommes très proches
21:06de l'heure de vérité
21:07alors la fiscalisation
21:08du problème
21:09nous le connaissons
21:10également en Allemagne
21:11les pensions de retraite
21:13ne sont plus du tout
21:13garanties par les contributions
21:15de la génération
21:16qui travaille
21:16on connaît le problème
21:17l'État fédéral
21:18contribue à cela
21:20chaque année
21:21130 milliards d'euros
21:24c'est dire
21:24c'est
21:26le contribuable
21:27d'aujourd'hui
21:28et celui qui paye
21:29les cotisations
21:30de la retraite
21:31d'aujourd'hui
21:31qui finance
21:33celles et ceux
21:35qui reçoivent
21:35une pension
21:36alors
21:37l'État social
21:38est devenu
21:39une source
21:39d'injustice
21:40une économie
21:42aussi prospère
21:43et aussi puissante
21:44comme l'Allemagne
21:45donne aux cotisants
21:47un niveau
21:48de pension
21:51par rapport
21:52à leur dernier salaire
21:53de 48%
21:54de 48%
21:56en France
21:56alors c'est nettement
21:57au-dessous du moyen
21:58en Europe
21:59donc à partir du moment
22:01où on dit
22:02et on prêche
22:03on défend
22:03coûte que coûte
22:04vaille que vaille
22:05l'État social
22:05ou en disant
22:07mais il faut vers
22:07quelques réformes
22:08on défend
22:09l'injustice
22:10l'injustice
22:11l'État social
22:12est devenu
22:13aujourd'hui synonyme
22:14d'injustice
22:15et il faut appeler
22:16un chat
22:17un chat
22:17réponse de Frédéric Farr
22:19j'ai peur
22:19que votre chat
22:20soit un chien
22:21mais c'est pas grave
22:22mais donc
22:23j'adore les chiens
22:24mais vous avez raison
22:24moi aussi
22:25alors ça tombe bien
22:26le problème c'est que
22:27si on a ce débat
22:29sur l'État social
22:30qui nous coûte très cher
22:31c'est à dire
22:31principalement dans le cas
22:32de la France
22:32la science maladie
22:33et la retraite
22:33oui
22:34il faut rappeler
22:35quand on parle d'État social
22:36enfin la moitié
22:37de nos dépenses publiques
22:38c'est quand même
22:39un quart
22:39les retraites
22:40on finance les pensions
22:42et presque
22:43quasiment un quart
22:44équivalent aussi
22:45plus de 300 milliards
22:46les dépenses
22:46de santé
22:47oui et alors
22:49majoritairement
22:49pour nos seniors
22:50mais ce que je veux dire par là
22:51si on a ce débat
22:53aussi âpre
22:54c'est parce que
22:55au départ
22:56c'est une bonne nouvelle
22:56grâce à l'État social
22:58nous avons gagné
22:59en espérance de vie
22:59nous vivons plus longtemps
23:00et donc c'est merveilleux
23:01c'est pour cela
23:02que nous pouvons nous disputer
23:03ce matin
23:03parce que nous allons vivre
23:04plus vieux
23:05et en meilleure santé
23:06merci les États
23:06le problème c'est qu'on ne travaille pas
23:07plus vieux non plus
23:09ça c'est une autre question
23:09qui vient avec
23:10et juste une chose
23:13parce que c'est important
23:14pour moi
23:14l'histoire économique
23:15il ne faut pas l'oublier
23:15en 1990 en Europe
23:17on accorde
23:19enfin
23:19la libre circulation
23:21des capitaux
23:22nous sommes d'accord avec ça
23:22oui
23:23donc à partir de là
23:25vous modifiez
23:26logiquement
23:27le rapport travail capital
23:28parce que
23:28qu'est-ce que nous dit l'économie
23:29l'économie nous dit
23:30une chose très simple
23:31c'est sur le facteur
23:33moins mobile
23:33que porte l'ajustement
23:34donc quel est le facteur
23:36moins mobile
23:36c'est le travail
23:37quel est le facteur plus mobile
23:38c'est le capital
23:39donc forcément
23:40le travail
23:41et arrive
23:42à ce moment-là
23:44Rocard
23:44on est dans la même chronologie
23:46il comprend
23:47et en plus
23:48deux ans après
23:49on signe pour l'euro
23:51c'est-à-dire
23:51etc
23:51donc on comprend bien
23:52que le cadre macroéconomique
23:54n'est plus le même
23:55donc à partir de là
23:56la politique économique
23:58qu'on doit engager
23:58les outils qu'on va utiliser
23:59ne seront plus jamais les mêmes
24:01donc on comprend
24:02que c'est la fiscalité
24:03qui doit agir
24:03parce que si le coût du travail
24:05ne cesse de renchérir
24:06alors que c'est le facteur
24:07le moins mobile
24:09ben c'est ça
24:09c'est pourtant ce qui s'est passé
24:10cher président
24:11alors il y a un point
24:13sur lequel je serais
24:14d'accord avec Marcus
24:15c'est qu'on arrive
24:16près du point de rupture
24:17là maintenant
24:17on a un niveau
24:19de prélèvement sociaux
24:21qui est très
24:22enfin très proche
24:24de l'insupportable
24:25et il y a des domaines
24:27alors c'est vrai
24:28que c'est essentiellement
24:28lié à la maladie
24:29et aux retraites
24:31et il y a des domaines
24:32où on ne peut plus
24:33on ne peut plus continuer
24:33à cotiser
24:34avoir un système
24:35de répartition
24:36dans un pays
24:37où il y a de moins en moins
24:38d'actifs
24:39qui payent pour les non-actifs
24:40donc on arrive
24:41sans doute
24:42proche d'un point de rupture
24:43où il faudra trouver
24:44d'autres solutions
24:45pour financer
24:47notamment les retraites
24:48et pareil
24:49il y a quelque chose
24:50dont vous avez parlé
24:51de l'immigration tout à l'heure
24:52mais il y a quelque chose
24:52qu'on oublie fondamentalement
24:53c'est les problématiques
24:54démographiques en Europe
24:55et pour lesquelles
24:57certains pays européens
24:58dont l'Espagne
24:58ont choisi d'avoir
24:59une politique migratoire
25:01volontariste
25:02l'Espagne, l'Italie, l'Allemagne
25:03il y a certains travaux
25:06qui ne trouvent plus
25:07de gens qui veulent les faire
25:09et pour ça
25:10et compte tenu
25:11du vieillissement démographique
25:12et de la diminution
25:14même démographique
25:15je pense que l'immigration
25:16on va forcément
25:18en avoir besoin
25:18on en a besoin
25:19mais l'immigration
25:20l'immigration motivée
25:21par des incitations
25:23des systèmes sociaux
25:24n'est très certainement
25:25pas l'immigration
25:26sollicité
25:27ou désirable
25:28ou désirée
25:29donc on a besoin
25:30d'immigrés
25:31c'est la question
25:32de l'immigration de travail
25:33et de l'immigration
25:35de l'engouement familial
25:36pour profiter
25:36des systèmes sociaux
25:38qui par exemple
25:39en Allemagne
25:39offrent aux réfugiés
25:41même des services
25:43de santé gratuits
25:44donc ça
25:45ça va faire exploser
25:46les systèmes
25:48parce que ces couches
25:50ces populations
25:51gratuits
25:52concernées
25:53n'ont pas une identification
25:55avec ni la France
25:56ni l'Allemagne
25:57ils viennent
25:57pour profiter
25:58de ce système
25:59point la ligne
26:00c'est la réaction
26:02de travail aussi
26:04qu'on a pu voir
26:05en Espagne ou en Italie
26:05on a de près
26:06un million de Syriens
26:07en Allemagne
26:07deux tiers
26:08de ces Syriens
26:09depuis dix ans
26:10n'ont pas trouvé
26:11de travail
26:12c'est pas la situation
26:13pour les médecins syriens
26:14sont les médecins syriens
26:16les hôpitaux allemands
26:18seraient dans une situation
26:19assez pénible
26:20mais je dirais
26:21les systèmes sociaux
26:23que nous nous permettons
26:24toujours
26:25et qui provoquent
26:27plus ou moins
26:28plus ou moins tard
26:30une rupture
26:32attirent
26:32une immigration
26:34n'ont pas toujours
26:36désiré
26:36c'est pas une raison
26:39de venir en France
26:40en Allemagne
26:41tout simplement
26:42pour s'installer
26:43pour s'incruster
26:43dans les systèmes
26:45sociaux
26:46je suis tout à fait
26:49d'accord
26:49sur l'idée
26:49que la grande crise
26:50européenne
26:50c'est la crise démographique
26:52ça c'est évident
26:52c'est la crise centrale
26:54parce qu'effectivement
26:55tout le continent
26:55évidemment
26:57fait face
26:57à une crise démographique
26:59considérable
26:59de
27:01transformer l'immigré
27:02en une espèce
27:03d'homo economicus
27:04qui fait un calcul
27:04savant
27:05entre
27:05je reste chez moi
27:06et je vais profiter
27:07de la sécurité sociale
27:08chez les autres
27:08j'y crois pas
27:08cinq minutes
27:09il faudra me le prouver
27:10donc
27:11mais
27:11effectivement
27:12et que l'Europe
27:12a besoin d'immigration
27:13on voit même
27:13madame Mélanie
27:14je veux dire
27:15qui est un gouvernement
27:16je veux dire
27:16qui n'est pas de la gauche radicale
27:18à moins que j'ai loupé un truc
27:19je veux dire
27:20qui elle-même
27:21derrière son discours
27:22se rend compte
27:22que vu la situation
27:23du marché italien
27:24n'a pas le choix
27:25c'est à dire que
27:25il y a une politique
27:27l'Espagne aussi
27:29donc moi je pense
27:30qu'on parle de pragmatisme
27:31de réalisme
27:31il faut regarder les choses en face
27:32et imaginer que les immigrés
27:33arrivent pour piller
27:34notre sécurité sociale
27:35regardez un petit peu
27:36les Etats-Unis
27:36les Etats-Unis ont été
27:37toujours un pays d'immigration
27:40les immigrés
27:41les immigrés font partie
27:43des entrepreneurs de demain
27:45ils viennent d'une situation
27:48très certainement
27:49pas très confortable
27:50ils se trouvent
27:51sur le marché de travail
27:52aux Etats-Unis
27:53et on leur donne
27:54très peu de choses
27:55et ils doivent bosser
27:56point la ligne
27:57donc c'est par définition
27:59la bonne immigration
28:00les immigrés
28:01qui viennent
28:03sur le marché américain
28:04sont d'autres immigrés
28:07que les immigrés
28:08que nous recevons
28:09en France
28:10en Allemagne
28:11alors donc
28:12nous ne tenons pas
28:13en compte
28:14dans la discussion
28:16du problème
28:16de la biographie
28:17le changement
28:18de culture
28:19si vous allez
28:19un petit peu
28:20en province
28:21en France
28:21comme je le fais
28:22avec un scooter
28:23de temps en temps
28:24je vois quand même
28:25un changement
28:26de population
28:27une mutation
28:29qui ne me laisse pas
28:31indifférent
28:31qui ne me laisse pas
28:33indifférent
28:35la vraie question
28:36économique sur l'immigration
28:38est effectivement
28:38celle d'une immigration
28:40familiale
28:41ou d'une immigration
28:42de
28:43il ne faut pas laisser
28:43ce sujet
28:44à des représentants
28:46d'une politique
28:47identitaire
28:47on va passer
28:48à des questions
28:48monétaires
28:49pour la suite
28:50une autre ambiance
28:52ne quittez pas
28:53on se retrouve
28:53dans une minute
28:54on va parler
28:54du bilan
28:55de François
28:55Villerois de Gallo
28:57à la tête
28:58de la Banque de France
28:59on va parler
29:00attractivité
29:01de la place financière
29:02de Paris
29:03et puis si on a le temps
29:04malheureusement
29:05du retard accusé
29:06en Europe
29:06sur le développement
29:07des véhicules autonomes
29:09c'est un sujet
29:09absolument passionnant
29:11ne quittez pas
29:11on se retrouve tout de suite
29:14BFM Business
29:15et la Tribune
29:15présente
29:17les experts
29:18Raphaël Legendre
29:19on est de retour
29:20pour la seconde partie
29:21de l'émission
29:21il est 10h passé
29:23de 2 minutes
29:23vous le savez
29:24dorénavant
29:25c'est le nouvel horaire
29:26des experts
29:279h30
29:2710h30
29:28tous les jours
29:28en direct
29:29sur BFM Business
29:31pour décrypter
29:32l'actualité
29:33de l'économie
29:34aujourd'hui
29:35avec Sylvie Matera
29:36économiste
29:37senior advisor
29:37du cabinet
29:39de conseil
29:39d'audit
29:40Mazard
29:41Frédéric Farah
29:42économiste
29:42et professeur
29:43à l'université
29:44parien
29:44et Marcus Kerberg
29:45avocat
29:46et professeur
29:47de finances publiques
29:48à Berlin
29:49on va parler
29:50politique monétaire
29:52maintenant
29:53avec le départ
29:54de François
29:55Villerois
29:55de Gallo
29:56ça fait
29:56plus de 10 ans
29:58il est arrivé
29:58en 2015
29:59à la tête
29:59de la Banque de France
30:00François Villerois
30:01de Gallo
30:02il a tenu
30:04jeudi dernier
30:05son dernier discours
30:07de politique monétaire
30:08il quittera
30:09l'institution
30:11financière
30:12le mois prochain
30:13et je voulais
30:15qu'on voit
30:15ensemble
30:17quel bilan
30:17vous tiriez
30:18des 10 dernières années
30:20alors
30:21sur le bilan
30:22de François Villerois
30:23de Gallo
30:23mais au-delà
30:24de comment
30:24le monde
30:25le paysage monétaire
30:27a évolué
30:28vous connaissez bien
30:28la Banque de France
30:29la Banque de France
30:30puisque vous y êtes passés
30:31moi c'est là-bas
30:32que je vous ai connus
30:32il y a quelques années
30:35déjà
30:38quel bilan
30:39vous tirez
30:39de ces 10 dernières années
30:41alors on parle
30:41de la politique monétaire
30:42mais c'est pas que
30:43la seule mission
30:45de la Banque de France
30:46et donc si on veut
30:47regarder le bilan
30:48du gouverneur
30:49sur les 10 dernières années
30:50il y a
30:50dans les grandes missions
30:51il y a la politique monétaire
30:52bien sûr
30:53mais qui est maintenant
30:54une politique monétaire
30:56européenne
30:56donc on participe
30:57à la politique monétaire
30:58européenne
30:59il y a la supervision bancaire
31:00c'est très important
31:01la supervision bancaire
31:02et donc la Banque de France
31:02exerce cette supervision
31:04en France
31:05et aussi
31:06dans le cadre
31:06de la supervision bancaire
31:07unique à Bruxelles
31:08et puis il y a
31:09tout le dispositif interne
31:11qui concerne
31:12le maillage économique
31:14la surveillance
31:15des évolutions économiques
31:16en France
31:17avec un réseau
31:18assez dense
31:18et donc là
31:19il y a eu aussi
31:20une évolution importante
31:20en termes de politique monétaire
31:22je pense que la France
31:23a eu une voix
31:24très écoutée
31:25au sein du Conseil
31:26des gouverneurs
31:26de la BCE
31:27sur ces dix dernières années
31:28parce qu'on avait
31:30l'avantage
31:30d'être une voix
31:31un petit peu intermédiaire
31:32entre ce qu'on appelle
31:34traditionnellement
31:35les colombes et les faucons
31:36voilà
31:36donc les partisans
31:37d'une politique monétaire
31:38très dure
31:39et favorable
31:40en général
31:41à une augmentation
31:41des taux
31:42dès qu'on avait
31:42un frémissement
31:43sur le fond de l'inflation
31:44qui sont de manière
31:45traditionnelle
31:46les pays du nord
31:47de l'Europe
31:47l'Allemagne
31:48les Pays-Bas
31:49et puis
31:50les partisans
31:51d'une politique
31:51plus accommodante
31:53je dirais
31:54et qui regardent aussi
31:55les conditions
31:56non seulement
31:58inflationnistes
31:58mais aussi
31:59les conditions
31:59de croissance
32:00et là
32:01c'est plus
32:01davantage
32:02les pays du sud
32:03qui sont plus favorables
32:03à des conditions
32:04politiques monétaires
32:06accommodantes
32:06donc la France
32:07a été une voix
32:08médiane
32:08pendant toutes ces années
32:10et très écoutée
32:13au sein du Conseil
32:14des gouverneurs
32:14Est-ce que la France
32:16est une voix écoutée
32:17à Francfort
32:18ou est-ce que
32:19Paris
32:20tout comme
32:21la Bundesbank
32:22en Allemagne
32:23d'ailleurs
32:23ne sont plus
32:24que les porte-paroles
32:25finalement
32:26de la BCE
32:27qui est
32:28l'institution
32:29majeure
32:30européenne
32:31Marcus Kerberg
32:32Frédéric Farah
32:33et puis Sylvie
32:33Écoutez
32:34la France
32:34est bientôt due
32:35très écoutée
32:36même si
32:37écoutez
32:38madame Lagarde
32:39stresse celui
32:40qui a un peu
32:41d'expertise
32:41en matière
32:42monétaire
32:43mettre à la tête
32:45de la Banque Centrale
32:45Européenne
32:46une non-économiste
32:48une avocate
32:48de formation
32:49une politique
32:51une communicante
32:53ça devient
32:53un job politique
32:55qui pense pouvoir
32:55expliquer
32:56tout et rien
32:57et très certainement
32:58un expériment
32:59totalement raté
33:01mais je pense
33:02qu'on devrait
33:03dans ce contexte
33:04rendre hommage
33:05à celui
33:06qui quitte
33:07la Banque de France
33:08j'étais en désaccord
33:09avec lui
33:09sur les grands choix
33:11de politique monétaire
33:12on a eu des vifs échanges
33:14de principes
33:15mais c'est un monsieur
33:17très noble
33:18une noblesse naturelle
33:20avec qui
33:21on arrive
33:22à avoir
33:23des amples discussions
33:24et qui a
33:26très certainement
33:28au sein
33:29du conseil
33:29du gouverneur
33:30de la Banque Centrale Européenne
33:31apporté
33:32l'expertise
33:33de la France
33:33qui manque
33:34cruellement
33:34à madame Lagarde
33:36et qui a
33:37très certainement
33:38essayé
33:38de jouer
33:40un rôle
33:40intermédiaire
33:42entre
33:42les pays
33:43du Sud
33:44et les pays
33:44du Nord
33:45pour le simplifier
33:45un petit peu
33:46et je tiens
33:47surtout
33:48à rendre
33:49hommage
33:50au gouverneur
33:51par ce geste
33:52très noble
33:53de quitter
33:53sa fonction
33:54prématurément
33:55pour rendre
33:56la position
33:58inaccessible
33:59à des
34:01personnages
34:02avec un profil
34:04pas très expert
34:05il y a
34:06un petit
34:06incident
34:06au sein
34:07de la Banque
34:07de France
34:08la nomination
34:09de Sylvie Goulard
34:10qui était
34:10une diplomate
34:11de formation
34:12qui était
34:13nommée
34:13je pense
34:14vice-gouverneur
34:15ça c'est
34:16une question
34:17oui
34:17qui a eu
34:17quelques affaires
34:18au niveau
34:18européen
34:19oui
34:20non seulement
34:20ça
34:21préalablement
34:22et
34:22je dirais
34:23elle n'était
34:23pas brillante
34:24en matière
34:24de politique
34:24monétaire
34:25mais
34:26je trouve
34:27pour conclure
34:28ce geste
34:29de monsieur
34:30Villeroy
34:31de Calot
34:31extrêmement noble
34:34à monsieur
34:35distingué
34:36qui
34:37va manquer
34:38à l'Europe
34:38bon
34:39il va prendre
34:39la présidence
34:40des apprentis
34:42d'Auteuil
34:42à partir du mois
34:43de juin
34:43ma question
34:43c'était
34:44est-ce que
34:45les banques
34:46nationales
34:46n'ont pas perdu
34:47la Bouba
34:48quand même
34:48la Bundesbank
34:49était une référence
34:50au niveau
34:50européen
34:51je trouve
34:51qu'on entend
34:52beaucoup
34:52beaucoup moins
34:53parler
34:53beaucoup moins
34:54pour parler
34:55tout de suite
34:55de la Bouba
34:56comme vous dites
34:57la Banque
34:58la Bundesbank
34:59n'est plus
35:01n'est plus
35:02l'ambre
35:02de ce qu'elle a été
35:03à l'époque
35:04et pourquoi
35:04un économiste
35:05en chef
35:05comme
35:06Ottmar
35:06Hissing
35:06qui vient
35:07de fêter
35:08ses 90 ans
35:09qu'on appelle
35:09en Allemagne
35:10à tort
35:11et raison
35:11monsieur
35:12Leroux
35:14faisait partie
35:15de cette
35:16catégorie
35:17élitaire
35:18incorruptible
35:20de professeur
35:22en matière
35:23de politique
35:24monétaire
35:24qui était
35:25également
35:26praticien
35:26donc
35:27cette catégorie
35:28très rare
35:29est devenue
35:30a complètement
35:32disparu
35:33alors
35:33alors
35:34et comme
35:34c'est la
35:34banque
35:35centrale
35:35européenne
35:36qui offre
35:36les bons
35:36postes
35:37je dirais
35:38la
35:38Bundesbank
35:38est toujours
35:39en concurrence
35:40donc les gens
35:41s'orientent
35:42plutôt
35:42vers la
35:43banque
35:43centrale
35:43et là
35:45il y a un
35:45microcosme
35:46de décisionnaires
35:48que je renonce
35:49à qualifier
35:49non mais
35:52je suis un peu
35:53surpris
35:54parce que
35:54vous êtes toujours
35:56surpris
35:56oui mais
35:57parce que
35:58vous pouvez être
35:58surpris
35:59en étant
35:59dans une émission
36:00avec moi
36:01je suis l'homme
36:01qui aime bien
36:02se surprendre
36:03c'est important
36:05rassurez-vous
36:05et on a le droit
36:06de ne pas être d'accord
36:07oui mais
36:08c'est pour cela
36:08que je crois
36:09qu'en démocratie
36:09c'est plutôt
36:10le dissensus
36:10que le consensus
36:11qui domine
36:11mais bon
36:12ça c'est une autre
36:12question
36:14non mais
36:14où je suis surpris
36:15c'est que
36:16nous avons fait
36:17un choix politique
36:18nous avons voulu
36:19faire une souveraineté
36:20partagée de notre monnaie
36:21donc à partir du moment
36:22où que le pouvoir
36:23se déplace
36:24alors
36:25je me suis toujours
36:27méfié
36:27des englobants
36:28c'est à dire
36:29les englobants
36:30la banque centrale européenne
36:32les marchés financiers
36:34la mondialisation
36:34il faut être plus précis
36:36parce que je dis toujours
36:36à mes étudiants
36:37je n'ai jamais dîné
36:38ni avec la banque centrale
36:39ni avec la mondialisation
36:39ni avec les marchés financiers
36:40je ne les ai jamais vus
36:41dans la rue
36:42s'ils sont là
36:43qu'ils se signalent
36:44à moi-même
36:44donc comment ça marche
36:45la banque centrale européenne
36:46il n'y a pas monsieur
36:47banque centrale européenne
36:48je veux dire
36:49il y a un board
36:49et ça ne fonctionne
36:51pas consensus
36:51il faut le voir
36:52voilà
36:52donc il y a des débats
36:53internes de politique monétaire
36:54il n'y a pas un monsieur
36:55banque centrale
36:56un conseil des gouverneurs
36:57on peut le rappeler d'ailleurs
36:58bien expliqué
36:59que c'est un conseil
37:00des gouverneurs
37:00des banques nationales
37:02et il y a un comité exécutif
37:04un board de la BCE
37:06avec cinq ou
37:07il y a les conseils
37:08des banques de la zone euro
37:10plus des membres
37:12du fonctionnement interne
37:13de la BCE
37:14donc conséquemment
37:15alors je veux bien
37:16qu'on critique madame Lagarde
37:17mais quand on voit
37:19tous les gens qui sont là
37:20les compétences
37:21qui sont à l'oeuvre
37:22bon elle n'est pas tout seule
37:23comme si elle était en train
37:24de prendre une décision
37:25tout seule dans son coin
37:26de manière un peu délirante
37:27il faut quand même
37:28rester sur terre
37:29d'autre part
37:29que le poste
37:31soit politique
37:32c'est-à-dire que
37:33quand on choisit
37:34celui qui a la tête
37:34une dimension politique
37:35la monnaie
37:36c'est de la politique
37:37autrement
37:37donc forcément
37:38et de plus en plus
37:39de plus en plus
37:39donc ça c'est une chose
37:41donc je ne comprends pas
37:43que alors qu'on a fait un choix
37:44il y a plus d'une trentaine d'années
37:45de déplacer le pouvoir
37:46monétaire ailleurs
37:48de s'étonner aujourd'hui
37:49que les banques nationales
37:50font partie du SEBC
37:52du système européen
37:52des banques centrales
37:53ça c'est
37:54deux, ce que je trouve intéressant
37:55quand on regarde le discours
37:56de M. Villard de Gallo
37:57parce que c'est un discours
37:58qu'il faut lire
37:58que j'ai lu
38:00il pose des débats
38:01alors il a une position
38:03pour chacun de ces débats
38:04et je trouve que ces débats
38:05doivent rester ouverts
38:05son discours est structuré ainsi
38:07il revient sur les objectifs
38:09sur les instruments
38:10sur l'indépendance
38:11et il finit très joliment
38:12avec une référence allemande
38:13avec Emmanuel Kant
38:14puisqu'il rêve
38:15qui est cancien
38:16dit-il à la fin
38:16de son texte
38:18etc.
38:19et il dit
38:19il y a eu toute une série
38:20de débats
38:21sur la politique monétaire
38:22telle qu'elle a été menée
38:23est-ce que effectivement
38:24c'est suffisamment démocratique
38:25ou pas
38:26est-ce que le mandat
38:27de la BCE doit changer
38:28est-ce que c'est la stabilité
38:29des prix ou autre chose
38:30là je trouve
38:31qu'on est dans des vraies questions
38:32parce qu'effectivement
38:34aujourd'hui
38:34s'est posé cette question
38:35est-ce que ça doit être
38:37la stabilité
38:38parce que
38:39je rappelle
38:39parce que souvent
38:40on fait un mauvais procès
38:42dans le texte
38:42les textes européens
38:43il n'est pas dit
38:44que la stabilité
38:45c'est l'objectif
38:46le seul
38:46c'est marqué
38:46objectif principal
38:47pas unique
38:49principal
38:50donc ça implique
38:51une hiérarchie
38:51il a raison
38:52de poser ces questions
38:53et de dire
38:54ça je suis d'accord
38:55dans son discours
38:55qu'il ne faut pas
38:56simplifier le débat
38:58mais il faut le garder
38:59ouvert
39:00sur le mandat
39:01les instruments
39:02sur la question
39:02d'indépendance
39:03et la communication
39:04est essentielle
39:05je me souviens
39:08du très joli livre
39:09de Pierre Noël Giraud
39:11sur la finance
39:12où il parlait
39:13des moyens chamaniques
39:15de la politique monétaire
39:16c'est à dire
39:16la manière dont
39:17les banquiers centraux
39:19communiquent
39:19et il disait ça
39:20en faisant référence
39:21à l'époque
39:21quand le livre a été écrit
39:22c'était Greenspan
39:23qui était la tête
39:23de la Fed
39:24qui est incroyable
39:25qui savait parler
39:26si vous m'avez compris
39:27c'est que je me suis mal exprimé
39:28et donc le fait
39:30d'avoir une politique
39:30et d'avoir une communication
39:32c'est très important
39:33parce qu'il disait
39:34dans ce texte
39:35que c'est aussi important
39:36que les instruments
39:36qu'on utilise
39:37on l'appelle
39:37la forward guidance
39:38c'est un instrument
39:39c'est un instrument
39:40je pense que la discussion
39:43sur le mandat
39:44de la BCE
39:45devrait venir
39:46enfin est un vrai débat
39:47en ce moment
39:49parce que d'abord
39:50il y a une grande
39:50c'est vrai que
39:51la stabilité des prix
39:53c'est l'objectif premier
39:54mais on a une grande différence
39:55entre la BCE
39:56et la Fed
39:56qui sont les deux banques
39:57centrales les plus importantes
39:58contre la Fed
39:58a explicitement
40:00deux objectifs
40:01c'est-à-dire
40:02la stabilité des prix
40:03et le niveau économique
40:05le marché du travail
40:06ce qui n'est pas le cas
40:07pour la BCE
40:08et aujourd'hui
40:09avec la situation
40:10d'inflation importée
40:11liée à la guerre
40:12entre l'Iran
40:13et les Etats-Unis
40:15on va avoir
40:16une problématique
40:17d'inflation importée
40:18mais cette situation
40:19je pense
40:20va avoir un impact
40:21plus important
40:21sur la croissance
40:22elle-même
40:23que sur l'inflation
40:23et donc
40:24c'est pour ça
40:25que je crois
40:25que ce débat
40:26on attend pourtant
40:26des hausses de taux
40:28oui on entend parler
40:29des hausses de taux
40:30mais si on regarde
40:30juste l'inflation
40:33je pense que
40:35ça donnerait
40:36un signal
40:37on a une inflation
40:38qui est liée
40:39temporaire ou pas
40:40on ne sait pas
40:40c'est lié à cette situation
40:42mais en revanche
40:42c'est un choc de prix
40:43ou une inflation
40:44c'est pas la même chose
40:45mais en revanche
40:45ça a un impact
40:47dépressif
40:47on le voit aujourd'hui
40:48sur la croissance économique
40:49et si on avait
40:50ces deux objectifs
40:52je pense que
40:52si on regarde juste
40:54l'inflation
40:54on pourrait être tenté
40:55par une hausse de taux
40:56mais si on regarde
40:57ces deux objectifs
40:58que sont le marché du travail
40:59la croissance
41:00et l'inflation
41:01à ce moment-là
41:02je pense que
41:02la tentation est moins forte
41:04quant à la situation actuelle
41:06donc je crois
41:07qu'aujourd'hui
41:07le débat sur le mandat
41:09serait très bienvenu
41:10voilà c'est un vrai débat passionnant
41:11par Christian Baird
41:12je pense
41:13que l'Allemagne
41:14n'a pas peur de débat
41:15madame
41:16et moi surtout pas
41:18mais je me permets
41:19de vous rappeler
41:20que le consentement
41:21de l'Allemagne
41:21à l'époque
41:22du traité de Maastricht
41:23a transféré
41:25sa souveraineté monétaire
41:26à une banque
41:28centrale européenne
41:29il y est
41:30à la promesse
41:31que cette banque
41:31se limite
41:32au mandat
41:34de la défense
41:35et de la stabilité
41:35des prix
41:36point la ligne
41:36alors si aujourd'hui
41:38il y a un débat
41:39sur
41:40la flexibilisation
41:42du mandat
41:44sur l'élargissement
41:45du droit
41:45que madame
41:46la garde
41:47a fortement enrichi
41:49par ses discours
41:51assez dilettants
41:52et bien
41:53il faut bien comprendre
41:54qu'il n'y a pas
41:55d'indépendance
41:56d'une banque centrale
41:57sans limiter
41:59ses compétences
42:00une banque centrale
42:01qui
42:02selon
42:03l'avis de madame
42:05la garde
42:05et d'autres français
42:06veut également
42:08faire
42:08une politique
42:09écologique
42:10en préférant
42:12des emprunts
42:13verts
42:14elle se perd
42:16complètement
42:16c'est-à-dire
42:17le privilège
42:17que nous avons
42:18accordé
42:18nous
42:19les démocraties
42:19occidentales
42:20à donner
42:22une indépendance
42:23véritable
42:24à la banque centrale
42:26c'est-à-dire
42:29à accepter
42:30que le principe
42:30de la légitimité
42:31démocratique
42:32ne joue pas là
42:33dépend
42:34de cette
42:35restriction
42:36de la compétences
42:36mon maître
42:37et modèle
42:38monsieur Ising
42:38l'a dit
42:39et l'a redit
42:40et moi
42:41son disciple
42:42je le dis
42:42oui
42:43mais partout
42:44que cette indépendance
42:46si on
42:47si on la considère
42:48sacrée
42:49il faut bien
42:49la lier
42:50à une limitation
42:51du mandat
42:52alors dans la réalité
42:53le mandat
42:55de la banque centrale
42:56a été déjà
42:58transgressé
42:59les achats
43:01dans la réalité
43:04monsieur Draghi
43:05il a violé
43:07violé
43:07en outrage
43:08en outrage
43:09il a sauvé
43:10la zone
43:11peut-être
43:12il a tout simplement
43:13prolongé
43:14l'agonie
43:16de l'euro
43:17l'histoire
43:18n'a pas donné
43:19son jugement
43:20sur l'euro
43:20on verra
43:21bon
43:21un dernier mot
43:22et puis il faut qu'on avance
43:25mais la gauche unie
43:26elle
43:26elle
43:27non mais
43:28mais le son
43:29mais l'euro
43:29c'est une force
43:30incroyable
43:31vous le dites madame
43:32je ne veux pas le croire
43:33pas tout ensemble
43:34on laisse parler Frédéric
43:36je veux dire
43:37heureusement
43:38que Mario Draghi
43:39n'a pas cédé
43:40à un dogmatisme
43:41rigide
43:41et a compris
43:42qu'il y avait
43:43un intérêt supérieur
43:44pour l'ensemble
43:44de ses membres
43:45c'était d'engager
43:46effectivement une politique
43:47que l'on n'attendait pas
43:48et il a pu
43:49faire en sorte
43:50que si on avait laissé
43:52la zone euro
43:53s'effondrer
43:54au moment de la crise
43:55des aides souveraines
43:55les conséquences collectives
43:57auraient été considérables
43:59je veux dire
43:59c'est à dire que
44:00quand on s'engage
44:01dans un projet pareil
44:02on sort pas
44:03comme si on sortait
44:04d'un bar
44:04après avoir fini une bière
44:05je veux dire
44:06c'est pas ça
44:07je veux dire
44:08il faut être sérieux
44:08ça engage
44:10quelque chose
44:10c'est à dire
44:11ouvrir
44:12à la crise
44:13des dettes souveraines
44:14une crise supplémentaire
44:16qui viendrait
44:16de l'effondrement
44:17parce que les banquiers
44:18centraux resteraient
44:19rigides sur leur position
44:20mais je sais pas
44:21c'est un suicide collectif
44:22je sais pas
44:22à moins qu'on trouve
44:23que c'est bien
44:23le suicide collectif
44:24c'est bien
44:24donc voilà ok
44:25alors suicidons-nous
44:26collectivement
44:27c'est une autre chose
44:27non mais on aurait pu
44:28sortir la Grèce
44:29on aurait pu sortir
44:30l'Irlande
44:31on n'a pas besoin
44:32d'une zone euro
44:33avec ces pays là
44:34d'accord
44:35en fait
44:35on veut une zone euro
44:36avec le mépris
44:37en pensant que
44:38les autres pays européens
44:41la manière dont la presse
44:42allemande a parlé
44:42de la Grèce
44:43dans les années 2010
44:44c'est quand même
44:44un peu problématique
44:44il y a eu une forme
44:45de sanction
44:46une volonté
44:47de sanctionner
44:48la Grèce
44:48du côté de l'Allemagne
44:50avec un gouvernement
44:51plutôt à droite
44:52et qui voulait sanctionner
44:54un gouvernement de gauche
44:55c'est plutôt
44:55l'impopularité
44:56de l'Allemagne
44:57en Grèce
44:58qui a été mal comprise
45:00en Allemagne
45:00parce que
45:01c'est grâce à l'Allemagne
45:02que la Grèce
45:03a peu sauvé sa mise
45:05et donc
45:06il faut bien quantifier
45:08les énormes sommes
45:10qui par solidarité
45:12a donné l'Europe
45:13pour sauver un pays
45:15qui représente
45:1511 millions d'habitants
45:162% de pays
45:17mais qui rembourse
45:18en avance
45:19et une économie
45:20pas essentiellement
45:21nécessaire pour l'Europe
45:22mais quel berceau
45:23quand même
45:24de la culture européenne
45:25nécessaire pour l'Europe
45:26cette culture
45:26si chère à vous
45:27cher Marc
45:27c'est toujours
45:30Giscard
45:30qui a dit
45:31on ne dit pas
45:31non à Platon
45:33et ce n'est pas
45:34une raison
45:35de faire entrer
45:35la Grèce
45:36donc la Grèce
45:37fait toujours
45:38figure d'un truc
45:39elle rembourse
45:39en avance
45:43ils ont fait le boulot
45:44ça a été douloureux
45:45d'ailleurs
45:46les pauvres
45:46allez il faut qu'on avance
45:47je voulais qu'on parle
45:48de place financière
45:50de Paris
45:50avec de très
45:51très bonnes nouvelles
45:52c'est la CPR
45:53qui nous l'indique
45:55près de la moitié
45:56des demandes
45:57d'agréments
45:59bancaires
46:00de la zone euro
46:01se font désormais
46:02en France
46:03à Paris
46:03notamment
46:04c'est la place financière
46:05de Paris
46:06qu'est-ce qui explique
46:08cet engouement
46:09nouveau
46:10si je puis dire
46:11enfin en tout cas
46:11nouveau
46:12je ne sais pas
46:13mais d'une telle intensité
46:14on a multiplié
46:15par 5
46:16l'année dernière
46:17le nombre
46:18de demandes
46:19d'agréments bancaires
46:20sur la place financière
46:21de Paris
46:21alors c'est un choix
46:22qui se fait en comparaison
46:23des autres choix possibles
46:25c'est
46:27après
46:27il y a d'autres grandes places
46:27Francfort
46:28est une grande place financière
46:30après le Brexit
46:30beaucoup d'établissements
46:32ont dû faire un choix
46:33puisqu'en fait
46:34il fallait mettre
46:35les activités européennes
46:37en Europe
46:38donc suite au Brexit
46:39beaucoup de ces activités
46:40qui étaient auparavant
46:42logées à Londres
46:42notamment tout ce qui concernait
46:44les banques d'investissement
46:45donc les activités de marché
46:46ont dû trouver
46:47un autre point de chute
46:48donc certaines se sont orientées
46:51vers l'Irlande
46:51pour des raisons de commodité
46:52de langage
46:53parce qu'effectivement
46:54on parle anglais
46:54et après
46:55les choix se sont portés
46:56vers les grandes capitales européennes
46:58donc il y avait Francfort
46:59Milan
47:00Paris
47:01Amsterdam
47:02et alors
47:03je crois que
47:04très très vite
47:05le choix s'est rapidement
47:06limité à deux places
47:07essentiellement
47:08Francfort et Paris
47:09pour des raisons différentes
47:10alors Francfort avait l'avantage
47:11d'être la proximité
47:13avec la Banque Centrale Européenne
47:14qui a non seulement
47:15la politique monétaire
47:16mais la supervision bancaire unique
47:18et Paris
47:20alors
47:21beaucoup d'établissements
47:22donc on a à peu près
47:23un choix
47:24moitié-moitié
47:25mais maintenant
47:25de plus en plus
47:26d'établissements
47:27choisissent Paris
47:30alors pour quelles raisons
47:31donc il y a plusieurs raisons
47:32enfin j'en parle autant mieux
47:33que je suis au conseil d'administration
47:34d'une banque
47:34qui est en train
47:35de faire ce choix
47:37il y a un
47:38il y a un vivier potentiel
47:40de
47:41d'employés
47:42d'employés
47:43en France
47:43qu'on ne trouve pas
47:44forcément dans d'autres pays
47:45notamment pour les activités
47:46de marché
47:47je pense que la France
47:48bénéficie
47:48d'avoir un volume
47:50d'ingénieurs
47:51sortis des grandes écoles
47:52françaises
47:53qui sont de
47:54très très bons
47:56employés
47:57pour tout ce qui est
47:57activités de marché
47:58tout ce qui est
47:59traders
47:59enfin tous les camps
48:00oui les fameux camps
48:01les fameux camps
48:02ça sort essentiellement
48:04des grandes écoles françaises
48:06et d'ailleurs même
48:06quand on regarde
48:07dans les salles de marché
48:08il y a énormément de français
48:09dans les salles de marché
48:10à cause justement
48:11du poids
48:12de l'ingénierie mathématique
48:14dans ses actifs
48:15donc ça on a un pool
48:17en France
48:17qui est à peu près
48:18unique
48:19en Europe
48:20après il y a quelque chose
48:21qu'on oublie
48:22mais qui fait écho
48:24à la discussion antérieure
48:25qui est la qualité
48:26de la supervision
48:27locale
48:28et effectivement
48:29la France
48:30a un superviseur
48:31qui est la CPR
48:32qui a très longtemps
48:34depuis très très longtemps
48:35développé une expertise
48:36sur ses marchés financiers
48:37et qui est
48:38comment dire
48:39très
48:39à l'écoute
48:41ça aurait une connotation
48:42négative
48:43mais qui est très
48:44pas forcément
48:45non
48:45on a le droit
48:46d'écouter le business
48:47qui est un très bon
48:48je dirais
48:48pour avoir
48:49un été dans cette supervision
48:51française
48:52et après avoir été soumis
48:53à une autre supervision
48:54en Allemagne
48:55la France
48:56c'est un atout
48:58d'avoir une supervision
48:59proche
49:00attentive
49:01en Allemagne
49:02c'est un peu moins le cas
49:03il faut dire
49:04que pendant des années
49:05tout ce qui était
49:06instrument dérivé
49:07était encore considéré
49:08comme une activité
49:10de jeu interdite
49:11en Allemagne
49:11donc en fait
49:11on n'a pas cette culture
49:13d'activité de marché
49:14en Allemagne
49:15et on ne la retrouve pas
49:17chez le superviseur
49:17ce qui est forcément
49:19ce qui est le cas
49:19de la CPR
49:20et donc ça je pense
49:20que c'est un outil aussi
49:22alors maintenant
49:23la France a des problématiques
49:25a aussi mis en place
49:26un système d'impatrié
49:27donc on ne tenait pas forcément
49:28un régime fiscal spécifique
49:30mais un régime spécial spécifique
49:31pour les employés
49:32par les employés
49:33qui acceptaient
49:35de venir de Londres
49:37à Paris
49:38bon après
49:39il y a d'autres problèmes
49:40avec ce système
49:41parce qu'il n'est pas mobile
49:42c'est-à-dire la personne
49:43qui vient
49:44pour son premier emploi
49:45en bénéficie
49:45mais après
49:46si elle veut passer
49:46de la banque X
49:47à la banque Y
49:48elle ne peut pas
49:49emmener son traitement fiscal
49:51avec elle
49:52donc ça pose d'autres problèmes
49:53mais ça c'est un système
49:54qui a été aussi
49:55mis en place à Paris
49:56et qui a été
49:57un atout favorable
49:58comment se porte Francfort
49:59professeur Kerber
50:00comment vit-on
50:03cette attractivité parisienne
50:05à Francfort ?
50:05Écoutez
50:05vive la concurrence
50:07tout ce que madame
50:08Atterra vient de dire
50:09est très juste
50:10et très pertinent
50:13l'existence de grandes écoles
50:14avec ce que vous avez appelé
50:17l'ingénierie mathématique
50:18c'est nécessaire
50:19pour les salles de marché
50:21la France a mené
50:23une politique
50:23assez volontariste
50:25pour faire de Paris
50:26une place financière
50:27et dans la mesure
50:28où sa concurrence
50:30Londres
50:30moi en tant qu'européen
50:32je suis en faveur
50:35alors la France
50:37a également joué
50:38bien joué
50:39pour obtenir
50:40le siège
50:41de la European Banking Authority
50:43qui a été transférée
50:45de Londres
50:46et sur ce plan
50:47l'Allemagne
50:47pour une fois de plus
50:49a mal joué
50:49et n'a pas obtenu
50:51le siège
50:52de cette autorité
50:54à Francfort
50:55oui il y a la BCE
50:56quand même à Francfort
50:56c'est très certainement
50:58pas décisif
50:59mais je dirais
51:01je regarde ce processus
51:03de migration
51:04de personnel
51:05pour les banques
51:07d'affaires
51:08de Londres
51:09à Paris
51:10avec engoulement
51:12et optimisme
51:13bon
51:14et puis la ville de Paris
51:15offre tellement de choses
51:16enfin
51:16pour les gens qui viennent
51:18la France
51:19c'est vrai que c'est
51:20un grand pays multiple
51:21moi j'habitais 7 ans
51:22à Francfort
51:23c'est moins d'action
51:25c'est pas tout à fait
51:26le même paysage
51:26oui
51:27Frédéric Farah
51:28plusieurs choses
51:29si vous voulez
51:30ça fait partie
51:31des jolis paradoxes
51:33de notre pays
51:34c'est à dire que
51:35d'un côté
51:36on a nos problématiques
51:38on parlait
51:39des dépenses sociales
51:40de la dette
51:40et de l'autre côté
51:41que ça soit dans cette matière
51:43ou en matière d'investissement
51:44direct à l'étranger
51:45la France reste
51:46très attractive
51:47très attractive
51:48non mais c'est pour ça
51:49il faut parler
51:49des bonnes nouvelles aussi
51:50nous sommes sur ces paradoxes
51:53nous avons une main d'oeuvre qualifiée
51:55donc il y a cette tendance
51:59à broyer du sombre
52:00et du noir en permanence
52:02mais quand même
52:02les investisseurs étrangers
52:04ils viennent chez nous
52:05les banques viennent chez nous
52:06je veux dire
52:07on va quand même pas se plaindre
52:08et cet effort français
52:11de faire de Paris
52:12une place importante
52:12alors moi je suis très attaché
52:14à l'histoire économique
52:15et parfois quand je l'évoque
52:16des années 80 à nos jours
52:17parfois j'évoque
52:18comme c'était il y a 110 ans
52:19alors que c'était hier
52:20je rappelle que
52:21le premier effort
52:22qui avait été
52:23enfin pas le premier
52:24mais l'un des efforts
52:25rappelons-nous
52:25la grande loi de 1984
52:28je veux dire
52:29qui avait été en fait
52:30conduite même
52:30par les socialistes français
52:32n'oublions pas
52:33pour faire de Paris
52:34une place financière
52:36une place boursière
52:36significative
52:37pour pouvoir anticiper
52:39sur ce qui était en train
52:39de se passer
52:40sur les mutations
52:40qui avaient lieu
52:41dans la finance française
52:42donc ça fait 40 ans
52:43c'est-à-dire qu'on a fait cet effort
52:44et je suis toujours étonné
52:45que cette loi de 1984
52:46elle est passée par la fenêtre
52:47comme si ça avait été
52:47un micro-événement
52:48alors que c'était quelque chose
52:50d'essentiel
52:50tout à fait
52:51et je pense que c'est
52:52des événements économiques
52:53c'est bien de le rappeler
52:54qu'il ne faut pas oublier
52:55lorsque la France a engagé
52:57la bourse était en deuil
52:59pardon
52:59Pierre Bérégois
53:00oui oui c'est un régime socialiste
53:02qui a effectivement ouvert
53:03la planète pragmatique
53:05comme le régime des impatriés
53:07qui avait été présenté
53:08c'est pour cela que
53:09à l'époque
53:09il n'y a pas eu de place
53:10je suis très attaché
53:13à l'histoire économique
53:14parce que parfois
53:15elle nous fait oublier des choses
53:16la CSG
53:17c'était Michel Rocard
53:18c'est-à-dire
53:19il y a eu un sens
53:20du pragmatisme
53:21qui s'est fait
53:21au fil du temps
53:22et croire que
53:23on est dans une espèce
53:24d'idéologie fermée
53:25rigide
53:25c'est pas vrai
53:26je veux dire
53:26les faits disent le contraire
53:28c'est-à-dire
53:28cette grande loi de 1984
53:29il ne faut pas l'oublier
53:30donc c'est quand même
53:31un effort sur 40 années
53:33et 40 années
53:34c'est pas rien quand même
53:35dans la vie d'un homme
53:35ou d'une fois
53:36non non c'est vrai
53:36bon
53:37et l'effort finit par payer
53:38on le voit aujourd'hui
53:40avec ses excellents résultats
53:42bon il est 10h27
53:44malheureusement
53:45il ne faudrait pas que
53:45les évolutions récentes
53:46c'est ce que vous voulez dire
53:47on n'a pas le temps
53:49de parler malheureusement
53:50des véhicules autonomes
53:51on y reviendra
53:53très prochainement
53:54dans l'émission
53:55merci à tous les trois
53:56Sylvie Matera
53:56Frédéric Farah
53:57et Marcus Kerber
53:59pour cette émission
54:00animée passionnante
54:01disponible en podcast
54:02et replay sur l'application
54:04BFM Business
54:05on se retrouve demain
54:079h30
54:07notez bien ce nouvel horaire
54:099h30
54:1010h30
54:10mais toujours en direct
54:11sur BFM Business
54:12très bonne journée à tous
54:16les experts
54:17débats et controverses
54:18sur BFM Business
54:19bfM Business
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