- il y a 21 heures
Mettez vous d'accord avec Alexandra Szpiner, Rachida Kaaout, Frédéric Fougerat, Ariane Ahmadi
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00:00:01Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:00:06Bonjour à ceux qui nous rejoignent dans ce 10h midi, nous sommes ensemble avec vous pour commenter l'actualité avec
00:00:14Frédéric Fougera, président de Tenkan Paris.
00:00:17Vous êtes spécialiste en communication et votre dernier livre, c'est de la com, c'est de la com, aux
00:00:24éditions Bréal Studi Rama.
00:00:26Et donc voilà, on va commenter l'actualité avec vous, avec également Alexandra Spiner, bonjour, vous êtes enseignante, vous êtes
00:00:34également en charge du décrochage scolaire à la région Île-de-France, bonjour à vous.
00:00:40Également avec nous ce matin, je vous connais toutes mais je n'ai pas mon petit papier, c'est compliqué,
00:00:46Rachida Kahout, présidente du Haut-Commissariat des Diasporas Africaines de France, bonjour.
00:00:51Bonjour, et également Ariane Amadi, vous êtes spécialiste en communication politique, présidente de Kerman Consulting, bonjour à toutes.
00:00:59Bonjour.
00:00:59On va revenir sur cette annonce qui a été faite ce matin par le président de la République, le retour
00:01:05d'un ambassadeur en Algérie.
00:01:08Qu'en pensez-vous avec la visite de la ministre française déléguée aux armées ?
00:01:12Moi je veux bien la FP titre nouveau signe de dégel entre Paris et Alger, pour qu'il y ait
00:01:17un dégel, il faut être deux, donc on pourra en parler, 0826 300 300.
00:01:22On pourra également revenir sur les déclarations hier, grande interview du ministre de l'éducation, qui réagit face à l
00:01:29'effondrement du niveau scolaire et qui demande à ce que le bac devienne un petit peu plus exigeant et un
00:01:36peu plus de sens.
00:01:38Et qu'on note en particulier l'orthographe 0826 300 300. Est-ce que vous êtes d'accord avec cela
00:01:44?
00:01:44Les élèves qui rendent des copies mal rédigées ne peuvent pas avoir le bac, je pense qu'on va...
00:01:48Je pense que ça va parler, ça va faire parler là. Il vient de se réveiller lui.
00:01:52Oui, on va évidemment en reparler.
00:01:56Gilles n'est pas là, mais je vous ai sélectionné quelques petits sons pour le zapping.
00:02:01Commençons par cette enquête absolument glaçante.
00:02:07On pensait que, hélas, le cas de Gisèle Pellicot était relativement isolé.
00:02:13Or il n'en est rien, il existe une académie du viol. Écoutez.
00:02:16Les images que nous avons pu visionner sont à peine soutenables.
00:02:20Sur ce site pornographique révélé par CNN, des centaines de vidéos toujours en ligne montrent des femmes profondément endormies, parfois
00:02:29droguées.
00:02:30Sur cette messagerie cryptée, dans ce groupe que nous avons pu infiltrer, un utilisateur américain vend les images d'une
00:02:37femme inconsciente dont il abuse en ce film.
00:02:41Sur cet autre forum privé, des hommes s'échangent en anglais leurs conseils pour abuser de leurs femmes.
00:02:46Puis, preuve à l'appui, se félicitent de les voir inconscientes.
00:02:50Elle était paralysée.
00:02:53Le reportage a été diffusé au venteur de France 2.
00:02:57Je crois que la noirceur humaine a assez peu de...
00:03:02C'est abyssal.
00:03:03C'est abyssal de...
00:03:04Je ne sais pas ce que vous en pensez.
00:03:06C'est glaçant.
00:03:07C'est vrai que le cas Pellicot a saisi tout le monde.
00:03:10Oui, il a saisi légitimement le monde entier.
00:03:13Mais, en fait, c'est effectivement infini.
00:03:16Visiblement, c'est quelque chose d'organisé, d'ancré.
00:03:19De courant.
00:03:20Enfin, ce mot est épouvantable.
00:03:23Mais, c'est quelque chose de courant.
00:03:24Il y a eu un scandale aussi en Allemagne avec une journaliste, vedette très connue en Allemagne,
00:03:35qui s'est aperçue que son propre époux faisait depuis des années des vidéos d'elle.
00:03:41C'est-à-dire qu'il mettait son visage sur des corps qui participaient à des vidéos extrêmement violentes et
00:03:53pornographiques.
00:03:54J'avoue que je ne sais pas par où il faudrait commencer pour essayer d'endiguer toute cette violence.
00:04:02Est-ce que c'est à l'école ? Est-ce que l'éducation des garçons ?
00:04:06C'est de la perversité.
00:04:07On est au-delà de la violence.
00:04:08On est dans le crime.
00:04:09On est dans le crime et on n'est pas dans le même sujet.
00:04:14Mais l'organisation autour des pédophiles à Paris, en particulier de ces 70 personnes
00:04:20qui auraient, de façon assez organisée, pu accéder aux écoles pour attoucher des enfants, ça inquiète aussi.
00:04:28Ariane a m'a dit.
00:04:30Face à de tels processus, en fait, il n'y a pas les mots.
00:04:35Et c'est ça qu'on atteint un niveau où c'est inimaginable.
00:04:38Et moi, ce que je pense, c'est qu'en fait, c'est ce que vous dites, il y a
00:04:42de la perversité humaine.
00:04:44Et la question de la perversité humaine, elle est absolument inadmissible.
00:04:52Et je crois aussi que ce qui est terrible, c'est la question de la soumission chimique.
00:04:56C'est-à-dire que c'est contre le consentement totalement des victimes.
00:04:59Et je pense qu'il faut absolument, Alexandra le disait, former aussi les jeunes très tôt à déconstruire aussi un
00:05:07certain nombre de préjugés.
00:05:10Rachida, Rachida Kaout ?
00:05:38Parce que je suis convaincue, vous l'avez dit, Alexandra, que c'est vraiment au niveau de l'éducation, de
00:05:44la sensibilisation, dès le jeune âge, sur le respect de l'autre, sur, en même temps, les conséquences aussi d
00:05:52'actes qui sont juste pas normaux.
00:05:55Maintenant, ça me fait peur parce que je me dis, la société, quand même, c'est plus de la perversion,
00:06:00c'est limite, c'est du sadisme.
00:06:03Et que ça soit organisé, c'est encore pire, en fait.
00:06:10On monte encore d'un degré parce qu'il y a vraiment, donc, une chaîne qui est constituée et qui
00:06:15va au-delà de nos frontières, qui est alimentée.
00:06:18Ce sont des images qui alimentent encore plus, en fait, la perversion.
00:06:21Ce sont également, en fait, des vidéos qui stimulent l'imaginaire de ces prédateurs sexuels.
00:06:27Enfin, c'est même plus des prédateurs, c'est des...
00:06:29Oui, ça les encourage.
00:06:30Et puis, pour toutes les auditrices qui nous écoutent, allez vous faire dépister parce qu'en même temps, je suis
00:06:37en train de me dire...
00:06:38J'ai vu le reportage qui était glaçant.
00:06:43Ce sont les conjoints, carrément, qui font ça.
00:06:45Vous êtes mariés depuis X années, comme l'affaire Pellicot.
00:06:48Et vous n'êtes pas à l'abri, en fait, que votre époux vous filme, vous utilise et diffuse, en
00:06:54fait, les images de ces viols.
00:06:56Parce que ce sont des viols.
00:06:58Absolument, mais je trouvais que c'était important d'en parler parce que ça dépasse tellement l'entendement qu'on
00:07:04peine à imaginer que ce soit possible.
00:07:05Et quand on voit ce reportage, on se dit que c'est à échelle assez importante, Frédéric Fougera.
00:07:12Je pense que vous avez raison, Valérie.
00:07:14Sans avoir de solutions à apporter, j'avais envie de commencer en vous disant que je n'ai pas de
00:07:19mots face à des choses aussi ignoimes.
00:07:21Mais déjà, la semaine dernière, vous m'interrogez si je n'avais pas de mots.
00:07:23Donc, sur une émission de radio, vous n'avez pu m'inviter si je n'ai pas de mots.
00:07:25Mais je pense que, n'ayant pas les solutions, en tout cas, une des solutions que vous venez d'évoquer,
00:07:30c'est le fait d'en parler.
00:07:32Il faut en parler.
00:07:33Plus on en parle, plus les gens peuvent en prendre conscience.
00:07:36Comme disait Rachida, aller se faire dépister régulièrement pour voir si on n'est pas victime malgré soi.
00:07:41Et entre l'information et la prévention, ça me paraît des choses très essentielles et indispensables pour peut-être faire
00:07:49évoluer les choses.
00:07:50Et je souligne, c'est en aparté, et Alexandra me reproche parfois d'être un peu en aparté.
00:07:55Mais sa présence ne va pas m'empêcher.
00:07:58Je trouve heureux qu'une chaîne de télévision dans son 20 heures parle de ce genre de sujet.
00:08:03Quand sur une autre chaîne, on parlait du pollen et des déjections d'oiseaux qui abîment la peinture des carrosseries
00:08:08de voitures,
00:08:09au journal de 20 heures, je préfère être informé, malheureusement, d'horreur,
00:08:13mais qui participe à une prise de conscience collective,
00:08:15plutôt qu'à des petits problèmes domestiques du quotidien qui n'ont pas leur place dans un 20 heures.
00:08:19Oui, tous les 20 heures font des petits sujets à la fin, des petits sujets partout, globalement.
00:08:27Mais qui parle de choses essentielles, je pense que le monde a suffisamment de choses,
00:08:31et passionnantes et horribles, pour nous informer, et nous alerter, et nous sensibiliser.
00:08:37Il faut se réjouir qu'on en parle, que le tabou soit levé,
00:08:43que ce soit un vrai sujet de société, une vraie question qui est posée à la société.
00:08:53Je regrette que cette révolution ne se fasse pas sur les affaires de pédophilie.
00:08:59Parce qu'on voit bien que sur ces sujets-là, il y a encore une espèce de tabou qui règne,
00:09:07et je le regrette, et on voit que les affaires de pédophilie se succèdent,
00:09:12et finalement, ce qui s'est passé avec les femmes, et je m'en réjouis,
00:09:18on n'y est pas encore avec les violences faites aux enfants.
00:09:20Et je n'arrive pas à me l'expliquer.
00:09:22Mais c'est parce que le silence et l'emprise, c'est une des armes de ces criminels.
00:09:26Et donc, ils comptent, ils jouent, et ils comptent là-dessus.
00:09:29Oui, mais je trouve que quand les victimes parlent, on ne les écoute pas assez.
00:09:33Alors, ça va ensemble, mais déjà, il faut déjà convaincre les gens de pouvoir parler.
00:09:38Après, il faudra les écouter, mais il faut déjà convaincre les gens de pouvoir parler.
00:09:40Et souvent, vous êtes tellement sous une forme d'emprise,
00:09:43et parfois même avec des actions passées très lointaines,
00:09:49finalement, vous n'avez déjà pas ce courage ou cette force de parler,
00:09:52souvent en vous sentant coupable vous-même.
00:09:54Oui, c'est ce que j'ai aimé.
00:09:54C'est vous qui vous culpabilisez de ce dont vous êtes victime.
00:09:57Et donc, ça, c'est la force de ces criminels.
00:09:59Et plus on en parle, plus l'information diffuse, plus on rend la chose publique,
00:10:03plus on aide, et plus on met en danger ceux qui agissent.
00:10:08Je voulais juste te dire, il y a aussi quelque chose qui peut paraître complètement hallucinant,
00:10:13il y a aussi le sentiment de honte, parfois.
00:10:15Et donc, il faut aussi changer les stigmates,
00:10:17parce qu'il y a des victimes qui ont honte d'avoir été victimes,
00:10:21de ce dont elles sont victimes,
00:10:22donc il faut aussi renverser la responsabilité, la culpabilité et la honte.
00:10:26Ceux qui devraient avoir honte, c'est ceux qui exercent ce genre d'atrocité, et pas les victimes.
00:10:30Mais ça, c'est en train d'évoluer, vous savez.
00:10:33Moi, je ne trouve pas que ce soit vraiment en train d'évoluer.
00:10:35Mais moi, j'ai eu la discussion hier avec un ami qui me disait,
00:10:38je ne comprends pas ces femmes qui portent plainte 35 ans après.
00:10:41Donc, on a eu cette discussion assez...
00:10:44Enfin, je pense que je l'ai convaincue,
00:10:47mais de lui expliquer que c'est très difficile de parler pour une femme,
00:10:49qu'il n'y a que des coups à prendre,
00:10:52que malgré la parole qui se libère,
00:10:54on vous traite quand même souvent de folle, d'instable et autre,
00:10:58qu'il faut être assez costaud pour supporter ça.
00:11:00Et que oui, quand la parole...
00:11:02Vous savez, le journal de TF1 a fait un sujet sur Patrick Bruel.
00:11:06À la suite de la diffusion de ce sujet,
00:11:08avec la plainte qui a eu lieu en Belgique,
00:11:12l'avocate belge a reçu cet appel de femmes.
00:11:15Donc là aussi, bravo au JT, parfois, de mettre des sujets comme cela.
00:11:20Le fait de parler, de montrer que des femmes parlent,
00:11:23ça encourage à libérer la parole.
00:11:28Mais c'est vrai que, pour des hommes,
00:11:30il y a une majorité de femmes ce matin,
00:11:31c'est difficile de comprendre...
00:11:33C'est plus qu'une majorité.
00:11:34C'est difficile de comprendre...
00:11:37C'est difficile de comprendre qu'une agression d'il y a 20 ans, 30 ans,
00:11:41puisse être toujours aussi présente et douloureuse.
00:11:44Oui, et puis il faut aussi dire qu'il n'y a pas d'intérêt des victimes
00:11:48à parler au sens...
00:11:49Parce que les gens disent souvent...
00:11:51C'est clair, bien sûr.
00:11:51Oui, en fait, par exemple, pour Patrick Bruel,
00:11:56c'est aussi une manière...
00:11:57Il est connu, etc.
00:11:59Il y a des gens qui peuvent se dire ça.
00:12:00Et il n'y a pas d'intérêt stratégique.
00:12:02Oui, la société juge.
00:12:03Oui, la société juge.
00:12:05Encore beaucoup.
00:12:06Et je trouve que les sanctions, aussi,
00:12:09ne sont pas à la hauteur des actes qui sont commis.
00:12:14Parce que si la sanction, justement, était sévère,
00:12:17la prévention, automatiquement, rentre en action.
00:12:22Ça, j'en suis convaincue.
00:12:23Et le fait, en fait, qu'il n'y ait pas de sanctions significatives
00:12:26fait que même les victimes renoncent à dénoncer.
00:12:31Parce qu'elles se disent, voilà, je vais non seulement, peut-être, en fait,
00:12:34donc, évidemment, flinguer peut-être une carrière,
00:12:38détruire une famille,
00:12:40mais, en fait, c'est combien ça coûte, combien ça rapporte.
00:12:43C'est exactement ça.
00:12:44Et ça arrive, malheureusement, dans la plus grosse majorité des cas,
00:12:47j'en ai connu, des femmes qui ne sont pas allées au bout de la démarche,
00:12:51en fait, jusqu'à porter plainte, jusqu'à, en fait, dénoncer.
00:12:53C'est une chose.
00:12:54Elles le font au sein de quelques personnes, en fait, du premier cercle.
00:12:58Mais elles ne vont pas jusqu'à la plainte.
00:13:00Parce qu'elles nous disent, eh bien, oui, mais c'est quoi le résultat ?
00:13:02Je vais me faire rejeter par toute la famille,
00:13:04parce que j'aurais jeté l'opprobre sur toute une famille,
00:13:07parce que l'oncle, en fait, voilà, c'est en l'occurrence, c'était un oncle.
00:13:10Parce que les violences sont souvent intrafamiliales.
00:13:12Voilà, mais ça veut dire qu'en réalité,
00:13:15il faut vraiment qu'on reconsidère cette notion de...
00:13:19Enfin, il faut requalifier, on va dire, les sanctions,
00:13:22les mettre vraiment à un autre degré,
00:13:25beaucoup plus sévère.
00:13:26C'est dur, ce que je dis, mais en même temps, je suis désolée,
00:13:29enfin, c'est quelque chose qui ne devrait pas avoir lieu.
00:13:30Le viol, l'inceste, c'est juste pas normal.
00:13:33Et puis, effectivement, la meilleure réponse dissuasive,
00:13:38ça reste la loi et le pénal.
00:13:40À un moment donné, pour n'importe qui,
00:13:42si pénalement, il y a des peines qui sont suffisamment fortes
00:13:46pour ce genre d'agression et de délit,
00:13:49normalement, ça joue quand même.
00:13:51Et aller le prouver aussi, parce qu'il y a la grande difficulté aussi,
00:13:54dans le viol, c'est de le prouver,
00:13:56parce qu'il n'y a pas de preuve.
00:13:57On est d'accord.
00:13:59Mais en revanche, Valérie, vous disiez,
00:14:02les hommes ne comprennent pas.
00:14:04Je crains malheureusement que ce ne soit pas que les hommes.
00:14:06Les hommes et les femmes ne comprennent pas qu'on puisse déposer plainte
00:14:10ou parler, s'ouvrir de violences qu'on a subies.
00:14:14C'est vrai.
00:14:14Et c'est là que je crois que c'est un véritable tabou sociétal qu'il faut faire sauter.
00:14:20Et sur les incestes, en tout cas,
00:14:23clairement, on est très en deçà de ce que ces enfants méritent.
00:14:28L'un des pédophiles qui était jugé dans l'affaire de la pédophilie à Paris,
00:14:35dans les écoles, a été condamné à 18 mois avec sursis.
00:14:37Vous vous rendez compte ?
00:14:38Après, on ne connaît pas, on n'était pas dans le fond du dossier.
00:14:42Lui s'est défendu en disant qu'il n'avait fait que des câlins, etc.
00:14:45Mais on ne peut pas prouver.
00:14:46Justement, c'est ça le problème.
00:14:47S'il n'avait fait que des câlins, pourquoi il était condamné à 18 mois avec sursis ?
00:14:50Non, mais c'est ça, c'est les 18 mois avec sursis qui interroge.
00:14:53C'est trop pour les câlins et ce n'est pas suffisamment pour la nation.
00:14:56Moi, j'ai été touchée par l'affaire Berry.
00:14:58On va en parler, on va marquer une toute petite pause.
00:15:01Et puis, appelez-nous pour témoigner sur ces affaires d'agression sexuelle,
00:15:05que ce soit du viol, viol sur enfants ou ce qu'on évoquait.
00:15:11On est parti de ce sujet glaçant que je vous encourage à aller voir
00:15:14dans l'œil du 20h de France 2,
00:15:16sur ces organisations de criminels
00:15:21qui violent leurs femmes,
00:15:23qui les soumettent chimiquement
00:15:25pour après diffuser ces images sur les réseaux.
00:15:28A tout de suite.
00:15:32Alors, vous vouliez réagir, c'est vous Rachida ?
00:15:37On continuait à évoquer les affaires de viol
00:15:41et on disait hors antenne qu'on en parlait.
00:15:43Aujourd'hui, sur un plateau, c'est vous qui disiez ça.
00:15:47On en parle assez ouvertement.
00:15:51Ça n'aurait pas été le cas il y a une telle d'années.
00:15:53Oui, parce qu'en fait, ce qu'il faut se dire,
00:15:55c'est que quand on parle de ces histoires,
00:15:56il y a toutes celles qui ne parlent pas.
00:16:00C'est-à-dire que là, on a l'impression que c'est un phénomène de société,
00:16:02mais c'est bien en deçà de ce que c'est réellement.
00:16:05Et c'est ce que je disais en 1985, en 1979,
00:16:10et même en 2001.
00:16:13Ça, ça n'aurait jamais été possible ce qu'on fait là.
00:16:15Donc déjà, là, c'est ma petite lueur d'espoir dans ce marasme,
00:16:18c'est de dire, continuons à en parler,
00:16:21continuons dans les médias à en parler largement,
00:16:24et sur ce genre de reportage,
00:16:26faisons péter le plafond de verre de la honte
00:16:29qui fait que, bien souvent,
00:16:32les femmes ne peuvent pas témoigner.
00:16:34C'est à nous.
00:16:34Plus on en parle, plus on donne des fois,
00:16:37j'espère que ce matin, par exemple,
00:16:39que peut-être, il y a quelques femmes
00:16:41qui, parce qu'on en parle, auront le courage
00:16:43d'aller porter plainte.
00:16:44Et des hommes aussi.
00:16:45Et des hommes, pardon, vous avez tout à fait raison.
00:16:48Parce que ça aussi, il y a un autre tabou.
00:16:50Tout à fait.
00:16:50Il y a deux livres qui viennent de paraître autour de ça,
00:16:54un qui s'appelle Clément et l'autre,
00:16:56de Frédéric Pommier,
00:16:58qui raconte des viols qu'ils ont subis
00:17:00quand ils étaient enfants.
00:17:02Et là aussi, c'est une autre parole
00:17:04qu'on n'entend pas forcément.
00:17:07Mais voyez, c'est là-dessus que vous vouliez revenir
00:17:09sur Colline Berry,
00:17:10la façon dont elle est traitée,
00:17:12dont elle est traitée par la famille de son père.
00:17:18que j'ai écoutée.
00:17:19Et puis, une fois, j'ai lu un article
00:17:20où elle disait que c'était inadmissible
00:17:23qu'elle parle de ça,
00:17:24qu'elle dénonce son père.
00:17:26Alors, moi, je ne pense pas que...
00:17:28Elle le croit innocent, évidemment.
00:17:28Elle le croit innocent, mais...
00:17:30La nouvelle femme.
00:17:31Oui, elle le croit peut-être innocent,
00:17:34mais enfin, je veux dire que
00:17:35on ne peut pas inventer une histoire comme celle-ci
00:17:37et dire, oui, j'avais le sexe de mon père
00:17:40dans la bouche, etc.
00:17:41Je ne crois pas, je ne pense pas une seconde,
00:17:43en réalité.
00:17:44Et puis, encore plus venant d'un enfant.
00:17:46C'est-à-dire que vous ne dénoncez pas
00:17:47votre parent comme ça, gratuitement, en réalité.
00:17:51Après, je ne suis pas juge.
00:17:52Je ne sais pas ce qui s'est passé.
00:17:53En revanche, j'ai trouvé ça vraiment...
00:17:54Je vais vous dire le mot dégueulasse.
00:17:57Vraiment, c'était horrible.
00:17:59Ça m'a même vraiment...
00:18:00C'est pour ça que je voulais
00:18:01qu'on en parle ce matin.
00:18:02Parce que ça m'a choquée.
00:18:05Et finalement, ça rejoint
00:18:06tout ce qu'on vient de se dire.
00:18:08Et moi, je pense qu'en fait, en réalité,
00:18:09que ce soit la soumission chimique
00:18:12concernant toutes ces femmes
00:18:13qui sont violées gratuitement
00:18:14et sans qu'elles le sachent,
00:18:15ou bien les enfants
00:18:16qui se font justement maltraiter sexuellement,
00:18:20violées, utilisées,
00:18:22sans qu'elles ne puissent se défendre,
00:18:24pour moi, c'est la castration chimique.
00:18:26Oui, ça c'est...
00:18:28Non, mais c'est vrai.
00:18:28Il y a un moment, en fait,
00:18:29il faut quand même prendre de vrais...
00:18:32Enfin, je sais que...
00:18:33C'est l'image que j'utilise,
00:18:36mais je pense qu'une prise de conscience
00:18:38doit vraiment être...
00:18:40La prise de conscience doit être collective.
00:18:43Et l'affaire Berry, par exemple,
00:18:44plutôt que de salir sa fille,
00:18:46eh bien, je pense qu'en fait,
00:18:47ça aurait été beaucoup plus...
00:18:49Beaucoup plus, j'allais dire, sérieux
00:18:52de discuter, d'entendre sa fille.
00:18:53Et puis après, effectivement,
00:18:55peut-être de creuser.
00:18:55Est-ce que c'est une affaire psychologique ?
00:18:57Est-ce que c'est une dérive ?
00:18:59Enfin...
00:18:59Bon, on va...
00:19:01Deuxième sujet que je voulais évoquer avec vous,
00:19:04c'est Clémentine Autain
00:19:05qui était reçue cette semaine sur Sud Radio,
00:19:08qui était à l'invité de Jean-François Achilly,
00:19:10et elle évoquait la nécessité
00:19:12de créer une nouvelle branche
00:19:13de la sécurité sociale,
00:19:14parce que c'est vrai qu'on a beaucoup d'argent,
00:19:18pour, eh bien,
00:19:20assurer une forme de sécurité sociale
00:19:23de l'alimentation.
00:19:24Écoutez.
00:19:24Notre enjeu,
00:19:26c'est de permettre
00:19:27d'avoir une alimentation saine,
00:19:29de qualité,
00:19:31accessible au grand nombre.
00:19:33Moi, j'ai un projet
00:19:34pour l'alimentation,
00:19:35parce que je pense que la lutte des classes,
00:19:36elle est dans l'alimentation.
00:19:39Donc, ne pas être
00:19:40dans un séparatisme social,
00:19:43ne pas sortir par le haut
00:19:45de cette inégalité sociale
00:19:47devant l'alimentation,
00:19:49alors il faut investir,
00:19:50et c'est pour ça que moi,
00:19:51je propose la sécurité sociale
00:19:52de l'alimentation,
00:19:53c'est-à-dire une carte vitale
00:19:54où vous pourriez acheter
00:19:57dans des magasins fléchés
00:19:58par des comités citoyens
00:20:00de la nourriture,
00:20:01et ça, c'est universel.
00:20:02C'est vous,
00:20:04comme tout le monde,
00:20:05qui aurez cette carte vitale,
00:20:06et ça permet d'avoir
00:20:07un système vertueux
00:20:08pour développer
00:20:09une agriculture de qualité,
00:20:11et donc une nourriture
00:20:12plus saine, accessible.
00:20:14Bon, je veux dire
00:20:15que Rachida Kahout
00:20:16a cru que c'était un fait.
00:20:17Ah oui, moi j'ai dit
00:20:17est-ce que c'est un fait ?
00:20:19Et Frédéric Fougera,
00:20:20vous n'en peux plus.
00:20:21Bah aussi.
00:20:22Vous êtes sans voix.
00:20:22Non, moi j'entends
00:20:23comité citoyen.
00:20:24Là, c'est de la com'.
00:20:26C'est de la com'.
00:20:27En fait, on ne dessert
00:20:28qu'un discours facile,
00:20:31flatteur,
00:20:31qui fait plaisir,
00:20:33purement électoraliste,
00:20:34hyper démagogique.
00:20:35Non, oui,
00:20:35personne n'a envie
00:20:36de bouffer de la merde.
00:20:37Mais après,
00:20:38on mange aussi
00:20:39selon ses moyens,
00:20:40enfin selon ses désirs d'abord,
00:20:41parce que je n'ai pas envie
00:20:42qu'un comité citoyen
00:20:43décide de ma place
00:20:44de ce que j'ai envie
00:20:45ou pas de manger.
00:20:45Après, selon ses moyens,
00:20:47pour certains,
00:20:48c'est très difficile
00:20:48de se nourrir
00:20:49et de se nourrir correctement
00:20:50tous les jours.
00:20:50Elle propose une forme
00:20:52de remboursement
00:20:53des salades.
00:20:54Elle parle d'investir,
00:20:55mais elle investit
00:20:56l'argent de qui ?
00:20:57L'argent qu'elle va aller
00:20:58confisquer à qui ?
00:21:00De l'argent qu'on n'a pas,
00:21:01de l'argent qui n'existe pas
00:21:02et de l'argent qu'on fait croire
00:21:03à tous ceux
00:21:04qui voudront le croire,
00:21:06qu'on va le trouver
00:21:06n'importe où
00:21:07et qu'on va pouvoir
00:21:08leur rendre la vie facile
00:21:09sans travailler
00:21:10avec du droit à la paresse
00:21:11et une alimentation merveilleuse.
00:21:13Et puis bientôt,
00:21:14aussi une carte
00:21:15avec cinq fois par an
00:21:16une possibilité
00:21:17d'aller dans un restaurant étoilé.
00:21:18Oui, alors moi ce que je veux dire
00:21:19c'est qu'évidemment
00:21:20ce n'est pas une proposition sérieuse.
00:21:21Néanmoins,
00:21:22pour le politique
00:21:23il y a un vrai sujet.
00:21:24On l'a vu avec Master Poulet.
00:21:25C'est,
00:21:26est-ce que c'est possible
00:21:27de dénoncer
00:21:29de mauvais choix
00:21:30de l'opinion publique
00:21:31quand tout le reste
00:21:32est beaucoup moins accessible ?
00:21:33C'est-à-dire ?
00:21:33C'est-à-dire que
00:21:35là on est en train de parler
00:21:36de l'alimentation saine,
00:21:37etc.
00:21:38Aujourd'hui le politique
00:21:39il est face à un truc
00:21:40assez simple.
00:21:41C'est que d'un côté
00:21:42il y a le pouvoir d'achat
00:21:43des gens
00:21:43et d'un autre côté
00:21:45il y a l'alimentation saine,
00:21:46la bonne alimentation.
00:21:47Donc comment on fait ?
00:21:48C'était la même chose
00:21:49sur Chine par exemple
00:21:50pour l'habillement.
00:21:51Comment le politique fait
00:21:52pour réconcilier
00:21:53des enjeux éthiques,
00:21:55de santé publique,
00:21:56etc.
00:21:57avec le pouvoir d'achat ?
00:21:58Et je ne pense pas
00:21:59que ce soit une branche
00:22:00de la sécurité sociale
00:22:01qui soit la solution
00:22:01mais moi
00:22:02quand je travaille
00:22:03avec des politiques
00:22:04sur ces sujets-là
00:22:05c'est quand même
00:22:05très compliqué
00:22:06parce qu'ils vont dire
00:22:08vous dites
00:22:09personne ne veut bouffer
00:22:10de la merde
00:22:10très bien
00:22:11mais à un moment donné
00:22:12ça coûte quand même
00:22:13pas cher
00:22:14et les gens aujourd'hui
00:22:15ils n'arrivent pas
00:22:15à boucler leur fin de mois
00:22:16tous les prix explosent
00:22:17donc en même temps
00:22:18est-ce qu'on peut les juger
00:22:19d'aller manger moins cher ?
00:22:21Donc moi
00:22:21vraiment c'est un sujet
00:22:22en communication politique
00:22:24que je gère actuellement
00:22:25qui est
00:22:26je dirais
00:22:27très important
00:22:28et je pense que
00:22:28c'est très difficile
00:22:29pour le politique
00:22:30de dire
00:22:30c'est pas bien
00:22:31ne mangez pas ça
00:22:32alors que ça coûte 2 euros
00:22:34et donc voilà
00:22:35comment on fait ?
00:22:43Et moi
00:22:44je n'ai jugé personne
00:22:45et bien au contraire
00:22:46et pour moi
00:22:47le politique n'a pas
00:22:48à décider à notre place
00:22:49de ce qu'on doit mettre
00:22:50dans notre assiette
00:22:50de ce à quoi on doit rêver
00:22:51d'où on doit partir en vacances
00:22:53et le politique
00:22:54devrait se poser la question
00:22:55est-ce que 100%
00:22:56des clients des fast-foods
00:22:57sont des gens
00:22:57qui sont pauvres
00:22:58démunis
00:22:59et qui ne peuvent pas
00:22:59manger autre chose ?
00:23:00Non
00:23:00il y a plein de clients
00:23:01dans les fast-foods
00:23:01qui aiment ça
00:23:02ils s'éclatent
00:23:03c'est leur chif
00:23:03et donc ils ont le droit
00:23:05d'aller dans un fast-food
00:23:06et ils ont le droit
00:23:06de manger ce qu'ils veulent
00:23:09Il y a plusieurs sujets
00:23:11mais en réalité
00:23:12on a toute
00:23:13la caricature
00:23:15de l'extrême-gauche
00:23:16dans sa plus belle version
00:23:17un rapport quand même
00:23:19à la liberté
00:23:20qui est terrifiant
00:23:21terrifiant
00:23:22et puis
00:23:23un aveuglement
00:23:25complet
00:23:26sur la réalité
00:23:27de la vie des français
00:23:29pardon
00:23:29réglons d'abord
00:23:30le problème
00:23:30de l'assurance maladie
00:23:31et puis après
00:23:32on pourra faire
00:23:33des digressions
00:23:34sur la carte vitale
00:23:35maintenant
00:23:37oui évidemment
00:23:37nous sommes tous d'accord
00:23:39sur le fait que
00:23:39ça n'est pas parce qu'on est
00:23:41fragile socialement
00:23:42qu'il faut qu'on mange
00:23:43de la merde
00:23:44mais je pense que
00:23:45on sait très bien
00:23:46que le président des Etats-Unis
00:23:47qui n'est pas le plus démuni
00:23:49se nourrit exclusivement
00:23:51de cheeseburgers
00:23:51et de soda
00:23:52et de soda
00:23:53donc
00:23:54il y a la question
00:23:55de l'éducation aussi
00:23:57de la transmission
00:23:57c'est ça
00:23:57je disais
00:23:58que la société a changé
00:24:00oui la société a changé
00:24:01de toute façon
00:24:02vous le voyez
00:24:03les jeunes aussi
00:24:04donc se ruent
00:24:05vers justement
00:24:06les fast-food
00:24:07parce que c'est devenu
00:24:08en fait
00:24:08on en revient toujours
00:24:10à ce point essentiel
00:24:11qui me tient à coeur
00:24:11l'éducation
00:24:12l'éducation
00:24:13c'est à tous les niveaux
00:24:14et on peut manger
00:24:15donc sainement
00:24:16pour pas cher
00:24:17contrairement à ce qu'on pense
00:24:18et contrairement à ce qu'on dit
00:24:20maintenant j'ai vu
00:24:21le bras de fer
00:24:22avec le maire de Saint-Ouen
00:24:23et la chaîne
00:24:24Master Poulet
00:24:25je peux vous dire
00:24:26qu'il s'attaque
00:24:29en fait
00:24:29en disant
00:24:29à cette chaîne
00:24:30en disant
00:24:31qu'en fait
00:24:31c'est de la malbouffe
00:24:32et bien pas du tout
00:24:33le poulet
00:24:33le riz
00:24:34les pâtes
00:24:34etc
00:24:35c'est un repas complet
00:24:36en fait
00:24:36en réalité
00:24:37après on va pas défendre
00:24:38mais c'était
00:24:40que vous dire
00:24:41à part que
00:24:41c'est devenu
00:24:42en fait
00:24:43une nouvelle
00:24:45éducation
00:24:46du palais
00:24:47en fait
00:24:47sur
00:24:47ce qu'on a pas connu
00:24:49nous
00:24:49moi j'ai connu
00:24:50les petits plats mijotés
00:24:51j'ai connu
00:24:52l'entrée plat dessert
00:24:53aujourd'hui
00:24:54et bien
00:24:54il n'y a plus
00:24:55entrée plat dessert
00:24:56il y a ce fameux plat
00:24:57qui est là pour gaver
00:24:59qui est là pour remplir
00:25:00et qui fait le job
00:25:01et qui coûte pas cher
00:25:02on va se retrouver
00:25:04dans un instant avec vous
00:25:05on va parler donc
00:25:06du retour
00:25:07d'un ambassadeur de France
00:25:08en Algérie
00:25:10et puis
00:25:10du niveau scolaire
00:25:12qui baisse
00:25:15drastiquement
00:25:16c'est moi qui vais me tromper
00:25:17et de la volonté
00:25:18du ministre de l'éducation
00:25:19de changer les choses
00:25:20de rendre le baccalauréat
00:25:21plus exigeant
00:25:23en matière d'orthographe
00:25:24est-ce que c'est possible
00:25:25c'est un vœu pieux
00:25:26de la com peut-être
00:25:28vous nous direz
00:25:28dans un instant
00:25:290826 300 300
00:25:31à tout de suite
00:25:33Sud Radio
00:25:34le 10h midi
00:25:36mettez-vous d'accord
00:25:37Valérie Exper
00:25:38alors mettons-nous d'accord
00:25:39aujourd'hui
00:25:40autour d'Alexandra Spiner
00:25:41enseignante déléguée spéciale
00:25:42en charge du décrochage scolaire
00:25:44à la région Île-de-France
00:25:45Rachida Kahout
00:25:46vous êtes présidente
00:25:47du Haut Commissariat
00:25:47des diasporas africaines
00:25:49de France
00:25:49Frédéric Fougera
00:25:51communiquant
00:25:52président de Tenkan Paris
00:25:53vous avez publié
00:25:54C'est de la com
00:25:5460 idées reçues
00:25:55publiées aux éditions
00:25:57Bréal Studi Rama
00:25:58et Ariane Amadi
00:25:59spécialiste en communication politique
00:26:01mais communication politique
00:26:02ça veut dire aussi
00:26:03en prise avec des sujets
00:26:04du quotidien
00:26:06vous l'évoquiez
00:26:07avec l'alimentation
00:26:09qui va devenir un sujet
00:26:11évidemment
00:26:11de toute façon
00:26:12il faut savoir que
00:26:12pour le politique
00:26:13aujourd'hui
00:26:15la notion du pouvoir d'achat
00:26:17est quelque chose
00:26:17il ne peut plus faire sans
00:26:20et donc
00:26:21si vous prenez
00:26:22une ligne
00:26:23vous mettez
00:26:24pouvoir d'achat
00:26:24d'un côté
00:26:25et de l'autre
00:26:25vous mettez
00:26:26santé publique
00:26:26écologie
00:26:28éthique
00:26:29sécurité
00:26:30tous ces sujets là
00:26:31en fait
00:26:32sont pour le politique
00:26:33ils le placent
00:26:34sur une ligne de crête
00:26:35où il y a
00:26:36un
00:26:36ne pas être méprisant
00:26:37parce qu'on ne peut pas
00:26:39condamner des pratiques
00:26:40qui ne sont pas chères
00:26:41et deux
00:26:42par exemple sur la sécurité
00:26:44toujours penser au quotidien
00:26:45avant de penser
00:26:46grand principe
00:26:48on va évoquer
00:26:49cette interview
00:26:51du ministre
00:26:53de l'éducation
00:26:53Edouard Geffray
00:26:54les élèves
00:26:56qui rendent
00:26:56des copies mal rédigées
00:26:57ne peuvent pas
00:26:58avoir le bac
00:27:00c'est son souhait
00:27:01en tout cas
00:27:01il veut que
00:27:02il veut relever
00:27:04le niveau
00:27:05il veut que l'exigence
00:27:06soit
00:27:07soit aujourd'hui
00:27:08une donnée importante
00:27:10il estime
00:27:11qu'il a raison
00:27:12que le niveau
00:27:14n'est pas suffisant
00:27:16aujourd'hui
00:27:17je vous encourage
00:27:17à aller sur le réseau X
00:27:18et à regarder
00:27:20les tweets
00:27:20d'un monsieur
00:27:21qui s'appelle
00:27:21Marc Vanguard
00:27:24expérience passionnante
00:27:24on a soumis
00:27:25à la même dictée
00:27:26des élèves de CM2
00:27:27en 87
00:27:28et en 2021
00:27:28le nombre
00:27:29moyen d'erreurs
00:27:30a augmenté
00:27:31non pas de 10%
00:27:33non pas de 20%
00:27:34mais de 70%
00:27:35aujourd'hui
00:27:36un élève sur deux
00:27:37ne sait pas écrire
00:27:38aussitôt
00:27:39contre seulement
00:27:391 sur 5
00:27:40en 87
00:27:41et puis
00:27:42le nombre
00:27:43d'erreurs
00:27:44par exemple
00:27:45en 87
00:27:46faire 25 erreurs
00:27:47faisait de vous
00:27:48le pire élève
00:27:49d'une classe de 20
00:27:50aujourd'hui
00:27:51statistiquement
00:27:51entre 5 et 6 élèves
00:27:53sur 20
00:27:53ont un niveau
00:27:54aussi faible
00:27:55et quand on regarde
00:27:56les courbes
00:27:57je pense que
00:27:58tous ceux qui ont
00:27:59à faire
00:28:00pas seulement aux élèves
00:28:01quand on voit
00:28:02des jeunes adultes
00:28:03arriver dans les entreprises
00:28:04le niveau d'orthographe
00:28:05est absolument catastrophique
00:28:07on a Hervé
00:28:07qui nous appelle
00:28:08et appelez-nous
00:28:09pour témoigner
00:28:090 826 300 300
00:28:11si vous êtes parent
00:28:12si vous êtes enseignant
00:28:13pour nous dire
00:28:14si vous avez constaté
00:28:15vous aussi
00:28:15cet appauvrisement
00:28:17alors chaque génération
00:28:18dit que c'est de pire en pire
00:28:19mais là
00:28:20on est au-delà
00:28:21quand même
00:28:22on est au-delà
00:28:23oui on touche le fond
00:28:24comme dit Rachida
00:28:24qui a hôté Hervé
00:28:25bonjour
00:28:26oui bonjour
00:28:27vous êtes prof ?
00:28:30oui j'ai été prof
00:28:31oui donc il n'y a pas longtemps
00:28:32donc je connais bien
00:28:33et j'ai lu l'interview
00:28:35d'Edouard Geffray
00:28:36et les élèves
00:28:37qui rendent une copie
00:28:38mal rédigée
00:28:38ne peuvent pas avoir
00:28:39le bac tout à fait d'accord
00:28:40non non
00:28:41il pointe en particulier
00:28:43quelque chose
00:28:43qui est hyper important
00:28:45et je ne comprends pas
00:28:46qu'on ne l'ait pas vu
00:28:46depuis longtemps
00:28:47c'est la fragilité
00:28:49des savoirs
00:28:52dans le collège
00:28:52et ce qu'il dit
00:28:54il dit
00:28:54quand vous entrez
00:28:56en sixième fragile
00:28:57vous ressortez en troisième fragile
00:28:59quand vous avez réussi
00:29:01dès la sixième
00:29:02vous ressortez en troisième
00:29:03pareil vous avez réussi
00:29:04mais ça concerne
00:29:06très peu de monde
00:29:07et donc moi
00:29:08ce que je trouve
00:29:08dommage
00:29:09c'est de ne pas remettre
00:29:10d'en finir une fois
00:29:12avec Bourdieu
00:29:12Passon etc
00:29:13et de remettre
00:29:14la transmission
00:29:15des savoirs
00:29:17et donc notamment
00:29:17pour les troisièmes
00:29:18l'argumentation
00:29:19ça c'est hyper important
00:29:20parce qu'il souligne
00:29:21quelque chose
00:29:22qui est tout à fait juste
00:29:23à partir du moment
00:29:23où on n'a pas de vocabulaire
00:29:25on ne sait pas s'exprimer
00:29:26on verse très rapidement
00:29:28dans l'insulte
00:29:28et dans la violence
00:29:29oui bah c'est la théorie
00:29:31d'Alain Bentelila
00:29:32qui le voit
00:29:34qui est confronté
00:29:35quand il va dans des écoles
00:29:37merci d'avoir appelé
00:29:38Hervé Alexandre Aspiner
00:29:39qu'est-ce que
00:29:40vous aussi
00:29:41vous y êtes confronté
00:29:42même avec des élèves
00:29:43de deuxième
00:29:44troisième cycle
00:29:45non non mais
00:29:45évidemment
00:29:46merci Hervé
00:29:47pour votre témoignage
00:29:49que je partage
00:29:50évidemment
00:29:52il faut rappeler
00:29:53quand même
00:29:53qu'il y a eu
00:29:53une chute
00:29:55drastique
00:29:56des nombres
00:29:57d'heures
00:29:57de français
00:29:58en troisième
00:29:58et en quatrième
00:29:59ce que l'on paie
00:30:01aujourd'hui
00:30:01c'est quand même
00:30:02des errances
00:30:03pédagogiques
00:30:04depuis des années
00:30:05on a introduit
00:30:07à l'école
00:30:07des expérimentations
00:30:09pédagogiques
00:30:10qui n'ont pas
00:30:10leur place
00:30:11on a oublié
00:30:12qu'à l'école
00:30:14on doit apprendre
00:30:15on doit apprendre
00:30:16vous l'avez dit Hervé
00:30:17les savoirs fondamentaux
00:30:18c'est ce que nous payons
00:30:20aujourd'hui
00:30:21et c'est vrai
00:30:22que c'est terrible
00:30:22enfin souvenez-vous
00:30:24pardon
00:30:24je ne sais pas
00:30:25si vous avez vécu
00:30:26cela aussi Hervé
00:30:27mais quand on rappelait
00:30:29très modestement
00:30:29en tant qu'enseignant
00:30:30que l'orthographe
00:30:32par exemple
00:30:33le sens de la ponctuation
00:30:35les accords
00:30:36tout cela
00:30:36était très très
00:30:37très important
00:30:38y compris
00:30:39dans la structuration
00:30:42des élèves
00:30:43on était les ringards
00:30:45voire on était
00:30:46d'extrême droite
00:30:48c'est ça aussi
00:30:49que l'on paye
00:30:49aujourd'hui
00:30:50alors moi
00:30:50je me réjouis
00:30:51de cette prise de conscience
00:30:54de ce réveil
00:30:55du ministre
00:30:56de l'éducation nationale
00:30:57j'espère que ça sera
00:30:58suivi des faits
00:31:00parce que
00:31:01ce qu'il faut rappeler
00:31:02mais ce que c'est
00:31:02oui
00:31:02ce n'est pas un peu utopique
00:31:03parce que
00:31:04vu comment
00:31:05là où on en est
00:31:07il n'aura le bac
00:31:08personne n'aura le bac
00:31:09enfin
00:31:10oui mais vous savez
00:31:11aussi je crois
00:31:12que l'idée
00:31:12c'est de revaloriser
00:31:14les diplômes
00:31:15parce qu'avec
00:31:16cette utopie
00:31:17de donner le bac
00:31:19à tout le monde
00:31:20et bien le bac
00:31:21ne vaut plus rien
00:31:21et donc on ment
00:31:23à ces jeunes
00:31:23en leur expliquant
00:31:24qu'il faut absolument
00:31:25absolument
00:31:26absolument avoir leur bac
00:31:27et puis une fois
00:31:28qu'ils ont leur bac
00:31:28on leur dit
00:31:29qu'il faut continuer
00:31:30parce que leur bac
00:31:30ne leur sert à rien
00:31:31donc c'est ça aussi
00:31:33c'est un marché de dupe
00:31:34donc évidemment
00:31:35alors moi
00:31:35il est minuit
00:31:37moins une
00:31:38il est temps de réagir
00:31:39j'espère qu'il est encore temps
00:31:41j'aime à penser
00:31:42qu'il est encore temps
00:31:44mais
00:31:45souvent les enseignants
00:31:46ont sonné
00:31:47l'alarme
00:31:49même les parents
00:31:49on les a pas entendus
00:31:50alors les familles
00:31:53c'est aussi un tabou
00:31:54qu'il faudra faire tomber
00:31:55parce que
00:31:56les enseignants
00:31:58parfois aussi
00:31:59se confrontent
00:32:00aux familles
00:32:01qui n'acceptent pas
00:32:02que des fautes d'orthographe
00:32:04soient pénalisantes
00:32:07pour leurs enfants
00:32:08et je crois
00:32:10qu'il faudrait
00:32:11tout simplement
00:32:12remettre les choses
00:32:13en place
00:32:14l'école
00:32:15c'est l'école
00:32:15on y apprend
00:32:16les savoirs fondamentaux
00:32:18on travaille
00:32:19en bonne intelligence
00:32:21avec les familles
00:32:21mais les familles
00:32:22restent en dehors de l'école
00:32:23et tant que ça
00:32:24ça n'est pas respecté
00:32:26on n'y arrivera pas
00:32:27vous vous souvenez
00:32:27je vous rappelle juste
00:32:28les paroles de Cécile Duflo
00:32:29il y a quelques semaines
00:32:30qui avait fait beaucoup réagir
00:32:31en disant que
00:32:32l'orthographe
00:32:33et ça ça date
00:32:34d'il y a déjà 20 ans
00:32:35cette espèce de
00:32:36de
00:32:38de dogme
00:32:39que c'était discriminant
00:32:40l'orthographe
00:32:41là aussi ça rejoint
00:32:43un petit peu ce qu'on disait
00:32:44en gros les pauvres
00:32:44ne savent pas écrire
00:32:45et les riches
00:32:46ce qui est totalement faux
00:32:48Rachida Kaout
00:32:49sur cette volonté
00:32:50on ne peut que saluer
00:32:51Edouard Geffray
00:32:52en tout cas
00:32:52on peut le saluer
00:32:53mais en revanche
00:32:54moi je mets un petit bémol
00:32:56parce que
00:32:56pareil quand j'ai lu ça
00:32:58j'ai eu un
00:33:00j'allais dire un sursaut
00:33:01parce que
00:33:02je ne comprends pas
00:33:03qu'on sanctionne
00:33:04des élèves
00:33:06qui
00:33:06à la veille du bac
00:33:07justement
00:33:08vont subir
00:33:11ce sursaut
00:33:12ce réveil
00:33:12en fait
00:33:13qui correspond
00:33:13à une sanction
00:33:14alors que
00:33:15ces enfants
00:33:16ces élèves
00:33:16sont les victimes
00:33:17tout à fait
00:33:18ils ont suivi
00:33:19un cursus
00:33:20donc ils ont eu
00:33:21une éducation
00:33:22ils ont eu des cours
00:33:23en fait
00:33:24ils ont suivi
00:33:24le cursus
00:33:26traditionnel
00:33:26classique
00:33:27de l'éducation nationale
00:33:28donc moi je suis
00:33:29pour une réforme
00:33:30une refonte totale
00:33:32de l'éducation nationale
00:33:33qui n'est plus
00:33:34du tout adaptée
00:33:35et c'est une maman
00:33:36qui vous parle
00:33:37parce que
00:33:38j'ai donc
00:33:39deux enfants
00:33:39et qui
00:33:40enfin aujourd'hui
00:33:40ma fille passe le bac
00:33:41donc c'est pour ça aussi
00:33:42que j'étais deux fois
00:33:43plus furieuse
00:33:43parce que
00:33:44quand on regarde
00:33:45cette nouvelle génération
00:33:46et bien c'est la génération
00:33:47de l'abréviation
00:33:48c'est la génération
00:33:49du téléphone
00:33:50c'est la génération
00:33:50de je vais au ciné
00:33:51c'est J, V
00:33:52et au ciné
00:33:55alors est-ce que
00:33:56c'est de leur faute
00:33:57donc je pense que
00:33:58c'est plutôt nous
00:33:59en fait
00:34:00qui sommes complètement
00:34:01has-been
00:34:02il y a l'école
00:34:03et ce que l'école
00:34:04doit apporter
00:34:04effectivement
00:34:05avec les fondamentaux
00:34:06tout ce qu'on a connu
00:34:07donc l'orthographe
00:34:08la grammaire
00:34:09cette exigence
00:34:10on va dire
00:34:10et il y a aussi
00:34:12comment on s'adapte
00:34:13à ce changement de société
00:34:14à ce changement justement
00:34:16lié
00:34:16à toute cette évolution
00:34:18qu'on n'a pas su
00:34:19qu'on n'a pas su
00:34:20justement
00:34:21et bien
00:34:21accompagner
00:34:22donc moi je suis furieuse
00:34:23et je ne veux pas
00:34:24qu'on sanctionne en fait
00:34:25donc tous ces étudiants
00:34:26qui pour le coup
00:34:27je ne vais pas dire
00:34:27que ce n'est pas de leur faute
00:34:28mais en réalité
00:34:30pourquoi
00:34:31on se réveille
00:34:32la veille
00:34:33du baccalauréat
00:34:33la veille du brevet
00:34:34alors que ça fait plus
00:34:35vous l'avez dit tout à l'heure
00:34:36ça fait plus de 10 ans
00:34:37c'est plus de 10 ans
00:34:38qu'on a lâché
00:34:39l'éducation nationale
00:34:40et le ministre de l'éducation nationale
00:34:42a lui-même
00:34:43ses enfants dans le privé
00:34:44donc si on va dans le privé
00:34:45c'est parce qu'en fait
00:34:46en réalité
00:34:46on n'a pas
00:34:48on n'a pas si vous voulez
00:34:49bien
00:34:49l'exigence
00:34:50qu'on souhaite
00:34:51pour ses enfants
00:34:52dans le public
00:34:52donc c'est une grande hypocrisie
00:34:54pour moi
00:34:54on va y revenir
00:34:55Stéphane nous dit
00:34:56en claquant des doigts
00:34:56il pense changer
00:34:57le prochain bac
00:34:58bullshit
00:34:59ça va être long
00:35:00mais en tout cas
00:35:00on ne peut pas reprocher
00:35:01aux politiques
00:35:02de ne rien faire
00:35:03et de ne pas avoir
00:35:04de volonté
00:35:05on va y revenir
00:35:070826 300 300
00:35:08oui il faut tout reprendre
00:35:09est-ce que vous êtes d'accord
00:35:10avec le fait
00:35:11qu'il faille être
00:35:11plus exigeant
00:35:13noter l'orthographe
00:35:14en particulier
00:35:14au bac
00:35:15et puis oui
00:35:16il faut tout reprendre
00:35:18moi j'étais sidérée
00:35:19d'entendre
00:35:19qu'il y avait des textes
00:35:20à trous
00:35:21c'est-à-dire
00:35:21les enfants ne lisent plus
00:35:23non mais on va y revenir
00:35:24dans un instant
00:35:27sud radio
00:35:28le 10h midi
00:35:30mettez-vous d'accord
00:35:31Valérie Expert
00:35:32et on est de retour
00:35:33avec vous
00:35:34nous parlions donc
00:35:35des déclarations
00:35:36du ministre de l'éducation
00:35:37Edouard Geffray
00:35:38qui veut relever
00:35:39l'exigence
00:35:40en particulier
00:35:41au moment du bac
00:35:42noter l'orthographe
00:35:43Frédéric Fougera
00:35:44et après
00:35:44Ariane Amadi
00:35:45je voulais rebondir
00:35:46sur le fait
00:35:47que ça ne fait pas 10 ans
00:35:48que la situation se dégrade
00:35:49ça fait 40 ans
00:35:51ça fait 40 ans
00:35:52et en fait
00:35:52on paye un choix politique
00:35:54on paye le choix politique
00:35:55de Jean-Pierre Chevènement
00:35:56qui en 1985
00:35:57a décidé
00:35:58qu'il fallait amener
00:35:5980%
00:36:00de la population
00:36:01des étudiants
00:36:02au bac
00:36:02et par cette décision
00:36:05qui a été renouvelée
00:36:05d'ailleurs en 89
00:36:07et en 2005
00:36:08finalement
00:36:09on n'a pas augmenté
00:36:10l'exigence
00:36:10pour amener
00:36:11les élèves
00:36:12à avoir leur bac
00:36:13on a en fait
00:36:14descendu les exigences
00:36:15pour donner le bac
00:36:16et donc ça a perdu
00:36:18à partir de ce moment-là
00:36:19le bac
00:36:20a perdu
00:36:21de toute sa valeur
00:36:21je vais vous donner
00:36:22un exemple
00:36:23que je connais très bien
00:36:25puisque c'est le mien
00:36:25j'ai fait
00:36:26une terminale littéraire
00:36:28et j'ai eu 5 sur 20
00:36:30en français
00:36:30j'ai eu 5 sur 20
00:36:31parce que j'étais
00:36:32très mauvais
00:36:33en orthographe
00:36:34et ça n'empêche pas
00:36:35ça ne m'a pas empêché
00:36:37d'avoir ensuite publié
00:36:389 livres
00:36:39vous avez cité
00:36:39mon 9ème
00:36:40en début d'émission
00:36:41dont certains sont vendus
00:36:42dans plus de 25 pays
00:36:43mais entre temps
00:36:44il a fallu travailler
00:36:45il a fallu se corriger
00:36:46il a fallu faire les efforts
00:36:47que je n'avais pas fait
00:36:48je ne sais pas si j'étais
00:36:49100% responsable
00:36:50de ma situation
00:36:50ou pas
00:36:51mais en tout cas
00:36:52à cette époque-là
00:36:53on était sanctionnés
00:36:54et ça n'empêche pas
00:36:54ensuite de faire un métier
00:36:55où depuis 40 ans
00:36:56je suis payé
00:36:57pour écrire
00:36:59et pour relativiser
00:37:00et pour retirer
00:37:02une anxiété
00:37:03qu'on pourrait apporter
00:37:03au futur bachelier
00:37:05on est dans l'intention
00:37:06on a peut-être
00:37:07un ministre de l'éducation
00:37:08qui a une parole courageuse
00:37:09alors politiquement
00:37:10c'est difficile
00:37:11c'est compliqué
00:37:12d'être courageux
00:37:13je ne suis pas certain
00:37:14que les étudiants
00:37:14aient trop paniqué
00:37:16parce que je ne pense pas
00:37:16que les pratiques
00:37:17des correcteurs
00:37:18vont changer du jour au lendemain
00:37:19et que tout d'un coup
00:37:20pour des fautes d'orthographe
00:37:21ça prendra beaucoup
00:37:23beaucoup de temps
00:37:23on les verra
00:37:24les résultats
00:37:25j'ai déploré ici souvent
00:37:28les directives
00:37:29de correction
00:37:29des copies
00:37:30qui sont parfois
00:37:33heureusement
00:37:33qu'elles ne sont pas publiques
00:37:35parce que c'est juste
00:37:35parfois délirant
00:37:38et on est dans
00:37:39l'aberration
00:37:39la plus absolue
00:37:40mais je pense quand même
00:37:42que s'il y a une directive
00:37:43et là
00:37:44c'est une directive
00:37:44claire
00:37:45de l'éducation nationale
00:37:48elle devra être suivie
00:37:49je veux dire
00:37:50les corrections
00:37:50sont très encadrées
00:37:51donc il y aura 30%
00:37:52de réussite au max
00:37:53cette année
00:37:54peut-être pas
00:37:55peut-être pas
00:37:58moi je pense
00:37:58que c'est vraiment
00:37:59maintenant ou jamais
00:38:00pourquoi c'est maintenant
00:38:00ou jamais
00:38:01parce que vous en aviez pas
00:38:02vous l'avez évoqué
00:38:03tout à l'heure
00:38:04on est sur une ère
00:38:05de réseaux sociaux
00:38:06et de l'IA
00:38:06qui fait que
00:38:07par exemple
00:38:08quand vous écrivez
00:38:08sur Whatsapp
00:38:09il y a des autocorrections
00:38:10c'est-à-dire
00:38:10vous n'avez même plus
00:38:11sur Word
00:38:12c'est pareil
00:38:13on vous propose
00:38:14les mots
00:38:14parfois dangereuses
00:38:17et donc
00:38:18si on ne veut pas
00:38:18être concurrencé
00:38:19notamment par
00:38:20l'intelligence artificielle
00:38:21c'est-à-dire
00:38:22qu'à un moment
00:38:22les élèves
00:38:24enverront leur devoir
00:38:25à l'intelligence artificielle
00:38:26il faut absolument
00:38:27rétablir
00:38:28l'importance
00:38:28de l'orthographe
00:38:29c'est maintenant
00:38:29si on ne le fait pas
00:38:31on loupe le coche
00:38:32c'est fini
00:38:34il est minuit
00:38:35moins une
00:38:35il est vraiment
00:38:36minuit moins une
00:38:37et aussi
00:38:37je voulais dire
00:38:38un autre truc
00:38:39on oublie souvent
00:38:41la grammaire
00:38:43moi je me rappelle
00:38:44quand j'étais à l'école
00:38:45qu'on me disait
00:38:46sujet, verbe, complément
00:38:48il y a le pronom
00:38:50qui est avant
00:38:50ça veut dire
00:38:51qu'il faut accorder
00:38:52etc
00:38:52au-delà de l'orthographe
00:38:54je pense qu'il faudrait
00:38:55rétablir vraiment
00:38:56la syntaxe
00:38:56et la grammaire
00:38:57parce que c'est toute la logique
00:38:58de la langue
00:38:59qu'on comprend
00:38:59et c'est aussi une manière
00:39:01de soigner son orthographe
00:39:03sans juste apprendre
00:39:03des mots par coeur
00:39:04et c'est vraiment structurant
00:39:05la grammaire
00:39:06c'est très structurant
00:39:07mais vous savez
00:39:08la non-maîtrise
00:39:10de beaucoup de jeunes
00:39:12de la conjugaison
00:39:15et des temps passés
00:39:17fait qu'ils ont une incapacité
00:39:20à se projeter
00:39:21et à raisonner
00:39:22évidemment tout est lié
00:39:24les accords
00:39:25les majuscules
00:39:26les majuscules
00:39:27c'est quelque chose
00:39:28de très important
00:39:29qui n'a plus jamais
00:39:30été sanctionné
00:39:31dans les corrections
00:39:32depuis des décennies
00:39:33la ponctuation
00:39:34les accents
00:39:35tout ça
00:39:36ça rythme
00:39:37les mots
00:39:38et vous disiez
00:39:39à l'instant
00:39:40à l'antenne
00:39:41évidemment
00:39:41il fallait remettre
00:39:42la lecture
00:39:43au goût du jour
00:39:44mille fois oui
00:39:45on en parle ici souvent
00:39:47Valérie
00:39:47mais la lecture
00:39:48c'est une photographie
00:39:50de mots
00:39:50donc plus on lit
00:39:52plus on a
00:39:54l'intuition
00:39:54de l'orthographe
00:39:55qui est effectivement
00:39:57complètement mise en péril
00:39:58par les automatismes
00:40:00de l'écriture intuitive
00:40:01de nos petits smartphones
00:40:03oui encore une fois
00:40:04vous parliez
00:40:05de tout est fait
00:40:06pour que l'effort
00:40:07d'orthographe
00:40:08soit réduit à néant
00:40:09je veux dire
00:40:10je me répète
00:40:11mais on vous fait
00:40:12la correction
00:40:13pour vous
00:40:14pourquoi
00:40:14quel intérêt
00:40:15d'un point de vue
00:40:16hyper cynique
00:40:17et pragmatique
00:40:18quel intérêt
00:40:18j'ai aujourd'hui
00:40:19quand je suis élève
00:40:19à aller soigner
00:40:20mon orthographe
00:40:21puisque l'ordinateur
00:40:22le fait pour moi
00:40:22et ça c'est
00:40:24oui
00:40:24et ce qu'il faut
00:40:25vraiment rappeler
00:40:26c'est que
00:40:27ces lacunes
00:40:28en orthographe
00:40:29et cette absence
00:40:30d'exigence
00:40:31envers les jeunes
00:40:32elles pénalisent
00:40:34les plus fragiles
00:40:35socialement
00:40:35c'est à dire
00:40:36ceux que l'on prétend
00:40:37vouloir aider
00:40:40on les pénalise
00:40:42et on les condamne
00:40:43c'est ce que raconte
00:40:44Alain Bentolila
00:40:45dans son livre
00:40:45c'est à dire que
00:40:46moins on a de mots
00:40:47plus on est violent
00:40:48puisqu'on n'arrive pas
00:40:49à exprimer les choses
00:40:50petit rajout Valérie
00:40:51si vous me le permettez
00:40:53j'ai été inondé
00:40:54ces jours-ci
00:40:55sur Instagram
00:40:56d'extraits
00:40:57d'interviews
00:40:59d'une linguiste
00:41:00sur France Culture
00:41:02donc extrêmement
00:41:03mise en avant
00:41:04qui explique
00:41:05tout le contraire
00:41:06de ce qu'on est
00:41:07en train de dire
00:41:08qui explique
00:41:09que finalement
00:41:09l'important
00:41:10c'est de se comprendre
00:41:10et ne pas
00:41:11de respecter des règles
00:41:12pas la peine
00:41:13de mettre un S
00:41:14au pluriel
00:41:14puisque de toute façon
00:41:15on comprend
00:41:16inutile de maintenir
00:41:17la négation
00:41:18puisque si je dis
00:41:18j'aime pas
00:41:19et bien je comprends
00:41:21que c'est
00:41:22inutile de dire
00:41:22je n'aime pas
00:41:23donc il y a aussi
00:41:24des gens qui
00:41:24par choix politique
00:41:25ou conviction politique
00:41:26vous expliquent
00:41:27exactement le contraire
00:41:27et militent
00:41:28quelque part
00:41:29pour ce mauvais français
00:41:30qui est aussi
00:41:31quelque part
00:41:32notre règle
00:41:33de jeu commune
00:41:34pour faire société
00:41:35ensemble
00:41:38je disais ça
00:41:38tout à l'heure
00:41:40encore une fois
00:41:40il y a des militants
00:41:41contre la langue française
00:41:43il faut quand même
00:41:44le savoir
00:41:44moi ce que je regrette
00:41:45je le disais tout à l'heure
00:41:48on est en train
00:41:49de politiser
00:41:49tout
00:41:50c'est à dire que
00:41:51par exemple
00:41:52maintenant
00:41:52on est en train
00:41:53de se dire
00:41:53que l'orthographe
00:41:54ça va être de gauche
00:41:54ou de droite
00:41:55Master Poulet
00:41:56c'est de gauche
00:41:57ou de droite
00:41:58Chine c'est de gauche
00:41:58ou de droite
00:41:59on est arrivé
00:41:59je ne sais pas
00:42:00si vous vous en rendez compte
00:42:01à un moment
00:42:01où tous les actes
00:42:03de consommation
00:42:03ou d'habitude
00:42:04des français
00:42:05sont soumis
00:42:06à des clivages politiques
00:42:08et je pense que
00:42:09l'éducation
00:42:09ça a toujours été ça
00:42:10l'éducation oui
00:42:11l'éducation oui
00:42:12parce qu'il y a
00:42:12mais
00:42:13il y a toujours eu
00:42:14cette structure là
00:42:15avec les pédagogues
00:42:16avec Mérieux
00:42:18et autres
00:42:18Bourdieux
00:42:19peut-être pas jusqu'à
00:42:20respecter
00:42:21ou abîmer
00:42:22la langue française
00:42:22quand même
00:42:24on ne touchait pas
00:42:25ces fondamentaux
00:42:26cette idéologie
00:42:28de l'égalitarisme
00:42:29qui faisait
00:42:30qu'il ne fallait pas
00:42:31être exigeant
00:42:32de la même manière
00:42:33oui c'est quand même
00:42:33le résultat
00:42:34de décennie
00:42:34de pédagogisme
00:42:36gauchiste
00:42:36c'est le résultat
00:42:37on est d'accord
00:42:38mais
00:42:39je ne sais pas
00:42:39il y a 40 ans
00:42:40il n'y avait pas
00:42:40des gens
00:42:40qui venaient
00:42:41prôner dans les médias
00:42:42il faut nuire
00:42:43il faut abîmer
00:42:44la langue française
00:42:45pour ne pas déranger
00:42:46c'est pas dit comme ça
00:42:47mais c'était dit
00:42:47le résultat est là
00:42:49le résultat est là
00:42:50c'est-à-dire
00:42:50il ne faut pas être exigeant
00:42:52il ne faut pas créer
00:42:54de discrimination
00:42:56il ne faut pas
00:42:57bravo Valérie
00:42:57vous avez utilisé
00:42:58la négation
00:42:59on a Luc
00:42:59qui voulait témoigner
00:43:00bonjour Luc
00:43:02bonjour Luc
00:43:03bonjour Valérie
00:43:04bonjour à tous
00:43:06bonjour
00:43:06effectivement
00:43:07quand je vous écoute
00:43:08c'est le bon sens
00:43:09on voit que c'est des professionnels
00:43:10qui parlent
00:43:11et qui sachent
00:43:12de quoi ils parlent
00:43:13donc effectivement
00:43:14moi j'ai eu mon expérience
00:43:17j'ai 62 ans
00:43:18à l'époque
00:43:19je me rappelle
00:43:19j'étais en seconde
00:43:20donc seconde mathématique
00:43:22et on avait le professeur
00:43:23de physique
00:43:24qui se moquait de nous
00:43:24parce que
00:43:25en fin de compte
00:43:26on n'arrivait pas
00:43:26à faire des exercices
00:43:28que lui faisait au BEPC
00:43:29donc aujourd'hui
00:43:30je vois mes enfants
00:43:31et je me dis
00:43:33mais c'est pas possible
00:43:35vous avez base plus 4
00:43:36et en fin de compte
00:43:37vous avez un niveau
00:43:38de seconde
00:43:39c'est quoi cette histoire
00:43:41donc moi
00:43:42je reviens tout à fait
00:43:43à ce que vous dites
00:43:44aussi
00:43:44c'est que la lecture
00:43:46mon père un jour
00:43:46m'a mis un livre
00:43:47parce qu'il allait souvent
00:43:49à la bibliothèque
00:43:50et un soir
00:43:51il m'a mis un livre
00:43:52dans les mains
00:43:53et donc
00:43:54de ce jour-là
00:43:55en fin de compte
00:43:55j'étais content
00:43:56d'aller me coucher
00:43:58écoutez-moi bien
00:43:58j'étais content
00:43:59d'aller me coucher
00:44:00pour lire le livre
00:44:01parce que quand je lisais
00:44:02ce livre
00:44:02je partais dans
00:44:03un autre monde
00:44:04et ça
00:44:05ça a développé
00:44:06une mémoire exceptionnelle
00:44:07qui me permet
00:44:08de me rappeler des choses
00:44:09comme si c'était hier
00:44:10donc aujourd'hui
00:44:11quand on voit
00:44:12qu'on empêche
00:44:13et qu'on éloigne
00:44:14les enfants
00:44:14de ce genre de choses-là
00:44:16et qu'on leur met
00:44:17à la place
00:44:17des ordinateurs
00:44:18qui réfléchissent
00:44:19à leur place
00:44:19il ne faut pas se plaindre
00:44:21c'est normal
00:44:22de ce qui leur arrive
00:44:23donc effectivement
00:44:24il faut faire le nécessaire
00:44:25pour les remettre
00:44:26sur le droit chemin
00:44:27en faisant les choses
00:44:28dont vous avez éminemment parlé
00:44:30pendant cette émission
00:44:34voilà
00:44:34absolument
00:44:35bah oui
00:44:36mais effectivement
00:44:37ce que j'ai dit
00:44:37en préambule
00:44:38moi je me souviens
00:44:38que mon père me disait
00:44:39qu'il faisait des choses
00:44:40que quand lui
00:44:41il avait passé le bac
00:44:42c'était autrement plus exigeant
00:44:43et mon grand-père
00:44:44disait la même chose
00:44:45donc voilà
00:44:46on se retrouve dans un instant
00:44:47on parlera du retour
00:44:49de l'ambassadeur de France
00:44:51en Algérie
00:44:52qu'en pensez-vous
00:44:53est-ce que
00:44:54cette nature
00:44:54a apaisé
00:44:56les relations
00:44:57entre la France
00:44:58et l'Algérie
00:44:59et a évidemment
00:45:01amené
00:45:02à la libération
00:45:03de Christophe Gleize
00:45:04on en parlera
00:45:04dans un instant
00:45:07Sud Radio
00:45:08le 10h midi
00:45:09mettez-vous d'accord
00:45:11Valérie Expert
00:45:12alors ce matin
00:45:13donc on apprenait
00:45:14que la France
00:45:16avait rappelé son
00:45:18enfin renvoyé
00:45:19son ambassadeur
00:45:21le retour de l'ambassadeur
00:45:22de France
00:45:22en Algérie
00:45:24l'ambassadeur
00:45:25Stéphane Romatet
00:45:27qui donc
00:45:28sera aux côtés
00:45:29de la ministre
00:45:30déléguée
00:45:31aux armées
00:45:32et qui donc
00:45:33va reprendre
00:45:34ses activités
00:45:36qu'est-ce que
00:45:37vous en pensez
00:45:37donc c'est
00:45:38est-ce qu'on se
00:45:39est-ce qu'on
00:45:40se couche
00:45:41est-ce qu'on
00:45:42essaye d'apaiser
00:45:43les relations
00:45:45qu'est-ce que
00:45:46qu'est-ce que vous en pensez
00:45:47qu'est-ce que ça vous inspire
00:45:48moi j'ai trouvé hier
00:45:49juste pour compléter
00:45:50le ministre de l'Intérieur
00:45:51extrêmement
00:45:53prudent
00:45:53c'est un euphémisme
00:45:55quand on lui pose
00:45:56la question de la condamnation
00:45:57de Kamel Daoud
00:45:58à de la prison
00:45:59à trois ans de prison
00:46:00pour la publication
00:46:01de son livre
00:46:02Ouris
00:46:03il dit
00:46:03je n'ai pas d'avis
00:46:04je n'ai pas à me prononcer
00:46:05c'est toujours
00:46:06oui dommageable
00:46:07d'être publié
00:46:07d'être condamné
00:46:09pour des écrits
00:46:09mais je n'ai rien
00:46:10à dire de plus
00:46:11oui c'est de la prudence
00:46:12vous avez raison
00:46:13Valérie
00:46:14sur le sujet
00:46:15retour de l'ambassadeur
00:46:16normalisation des relations
00:46:18pourvu de la libération
00:46:19de Christophe Blaise
00:46:21sujet toujours
00:46:22très compliqué
00:46:22surtout avec
00:46:23nos relations
00:46:24avec ce pays
00:46:25mais nos relations
00:46:25est-ce que ça passe pas
00:46:26d'abord par une capacité
00:46:28à dialoguer
00:46:29donc si on n'a pas
00:46:30si on ne met pas en place
00:46:32les possibilités
00:46:33de dialogue
00:46:34et c'est le rôle
00:46:35de la diplomatie
00:46:37qu'est-ce qu'on peut attendre
00:46:39est-ce qu'on doit attendre
00:46:40de subir
00:46:40ou que les choses
00:46:41se fassent d'elles-mêmes
00:46:43soit on a des positions
00:46:44très dures
00:46:45fermes
00:46:46décidées
00:46:46et assumées
00:46:47soit on est plutôt
00:46:48dans le dialogue
00:46:49l'échange
00:46:51moi honnêtement
00:46:52je n'ai jamais bien compris
00:46:54les politiques
00:46:54différentes
00:46:55de la France
00:46:56vis-à-vis de l'Algérie
00:46:58et de la gestion
00:46:59de notre histoire
00:47:00avec ce pays
00:47:01on a l'impression
00:47:01de se coucher
00:47:02on a l'impression
00:47:02de se soumettre
00:47:03on a l'impression
00:47:03c'est très compliqué
00:47:05mais en tout cas
00:47:06le fait
00:47:06de favoriser
00:47:08la possibilité
00:47:09d'un dialogue
00:47:10ça ne me paraît pas
00:47:11condamnable
00:47:11un dialogue
00:47:12certes
00:47:13puisque
00:47:13je rappelle quand même
00:47:16que Christophe
00:47:17Gleize
00:47:18est toujours
00:47:19détenu
00:47:20de façon arbitraire
00:47:21et que
00:47:22on en parle
00:47:23de moins en moins
00:47:25mais que
00:47:26la condamnation
00:47:27de Kamel Daoud
00:47:29par exemple
00:47:30vous en parliez
00:47:31Valérie
00:47:31n'est même pas
00:47:32suscité
00:47:33une déclaration
00:47:34du président
00:47:35de la république
00:47:36pour moi
00:47:36c'est juste
00:47:37de la ministre
00:47:39de la culture
00:47:40du gouvernement
00:47:40tout ça est passé
00:47:41sous silence
00:47:42c'est quand même
00:47:43un vrai sujet
00:47:43l'expérience
00:47:46nous montre
00:47:46quand même
00:47:47qu'une politique
00:47:48qui n'est pas
00:47:48une politique
00:47:49de fermeté
00:47:50avec l'Algérie
00:47:51elle mène tout droit
00:47:52sauf que c'est de Bruno Brutaillot
00:47:53n'a pas porté
00:47:54ses fruits non plus
00:47:56quelle politique
00:47:57de fermeté
00:47:57a eu des résultats
00:47:59positifs
00:47:59des conséquences
00:48:00réelles
00:48:00très bien
00:48:01enfin il y a quand même
00:48:02un certain
00:48:02on a le droit
00:48:03de se questionner
00:48:05sur les accords
00:48:07des désaccords
00:48:08quand même
00:48:09qui sont
00:48:10aujourd'hui
00:48:11plus du tout
00:48:12d'actualité
00:48:13et qu'il faudrait
00:48:14remettre à plat
00:48:15c'est-à-dire qu'il y a
00:48:16un rapport de force
00:48:19qui est inversé
00:48:20c'est-à-dire qu'on a
00:48:22un pays qui refuse
00:48:23de reprendre ses OQTF
00:48:24on a un pays
00:48:24qui détient
00:48:26un de nos compatriotes
00:48:27qui a emprisonné
00:48:28un écrivain
00:48:29qui en a condamné
00:48:30un autre à de la prison
00:48:32et c'est nous
00:48:33qui allons tenter
00:48:34de rétablir
00:48:35un semblant de relation
00:48:36Rachida Kahout
00:48:37je pense que c'est un début
00:48:39c'est pas le réchauffement
00:48:40ou encore
00:48:42je vais dire
00:48:43le dégel
00:48:45j'allais dire
00:48:46l'Algérie
00:48:49Gate
00:48:49dure depuis maintenant
00:48:51un peu plus d'un an
00:48:52et je suis pour
00:48:53une diplomatie forte
00:48:55je suis pour que
00:48:56la diplomatie
00:48:56fasse son travail
00:48:57parce que
00:48:58on a effectivement
00:48:59encore un prisonnier
00:49:01en Algérie
00:49:02qui du reste
00:49:04je vais donner mon avis
00:49:05mais
00:49:06n'a rien à faire en prison
00:49:07c'est pas parce qu'il a fait
00:49:08un reportage
00:49:09en Kabylie
00:49:10etc
00:49:10bon
00:49:10je pense que la diplomatie
00:49:12est là pour résoudre
00:49:13justement
00:49:14ce type
00:49:15de conflit
00:49:17notre objectif
00:49:18c'est donc
00:49:19de sécuriser
00:49:20toutes les françaises
00:49:20et les français
00:49:21qui sont à l'étranger
00:49:22c'est le rôle
00:49:22justement aussi
00:49:23des ambassadeurs
00:49:24le fait que
00:49:25donc
00:49:26l'ambassadeur
00:49:27reprenne ses fonctions
00:49:28est primordial
00:49:30parce que
00:49:30rester
00:49:31juste à parler
00:49:32avec nos amis
00:49:33et bien
00:49:33n'apporte strictement
00:49:35rien
00:49:35et il faut ouvrir
00:49:37dialoguer
00:49:38et essayer d'avancer
00:49:39justement aussi
00:49:40sur ce volet
00:49:41concernant les
00:49:42les OQTF
00:49:43et c'est tout
00:49:45l'enjeu
00:49:46maintenant
00:49:46des semaines
00:49:47et des mois
00:49:48qui vont venir
00:49:49moi je redis quand même
00:49:51que les accords
00:49:52de 68
00:49:53sont
00:49:54devraient
00:49:55tout devrait être
00:49:56remis à plat
00:49:57et que effectivement
00:49:57on n'est pas du tout
00:49:58dans un rapport de force
00:49:59je rappelle quand même
00:50:00que le régime algérien
00:50:02refuse de reprendre
00:50:05ses ressortissants
00:50:07clandestins
00:50:08on est vraiment
00:50:09dans un rapport
00:50:09de soumission
00:50:11pourquoi ces accords
00:50:12n'ont jamais été remis
00:50:13en cause
00:50:14par aucun gouvernement
00:50:15en présence
00:50:16il y a plein d'autres pays
00:50:18qui ne veulent pas
00:50:19reprendre leurs OQTF
00:50:20c'est pas spécifique
00:50:21la majorité des OQTF
00:50:22nous avons en France
00:50:23ils viennent du Maghreb
00:50:24donc il y a pas mal
00:50:26j'ai pas les chiffres
00:50:28mais je sais que
00:50:29il y avait des chiffres
00:50:29principalement justement
00:50:30ce sont des ressortissants
00:50:31qui viennent du Maghreb
00:50:32mais ça fait partie
00:50:34d'un des points
00:50:35qui concernent justement
00:50:36la fracture
00:50:37qu'il y a eu
00:50:38entre la France
00:50:39et l'Algérie
00:50:40mais après
00:50:41il n'y a aucun rapport
00:50:42de force
00:50:43bon depuis un an
00:50:44on a quand même fait
00:50:45exactement ça
00:50:46essayer de mener
00:50:47un rapport de force
00:50:48donc moi ce que je constate
00:50:49c'est que
00:50:50ce bras de fer
00:50:52n'a pas porté ses fruits
00:50:54honnêtement
00:50:55ça n'a servi à rien
00:50:56ça n'a pas fait avancer
00:50:57le schmilblick
00:50:58et que donc du coup
00:50:59la voie diplomatique
00:51:00moi me semble
00:51:01pertinente
00:51:02parce que
00:51:03c'est la seule
00:51:04et vous le disiez
00:51:05très justement
00:51:06même pour la libération
00:51:07que ce soit des otages
00:51:08que ce soit
00:51:09effectivement
00:51:10de la reprise des négociations
00:51:11on est en pleine crise énergétique
00:51:13aussi
00:51:13il y a plein de sujets
00:51:14exactement
00:51:15et en fait aussi
00:51:16je trouve que
00:51:17mais ça c'est un long sujet
00:51:18je ne vais pas développer là-dessus
00:51:20mais le rapport
00:51:21de la France à l'Algérie
00:51:22c'est un rapport
00:51:23d'amour et de haine
00:51:24depuis longtemps
00:51:25et je pense moi
00:51:26qu'il faut faire vraiment
00:51:27ce travail
00:51:28qu'on n'a toujours pas fait
00:51:29de mémoire collective
00:51:31et on n'y arrivera pas sinon
00:51:32et ça continuera comme ça
00:51:34et ça
00:51:36c'est très très long
00:51:37on n'a pas le temps ce matin
00:51:39mais c'est pas
00:51:40faire un travail
00:51:41de mémoire collective
00:51:42c'est pas être gentil
00:51:43et se soumettre
00:51:43faire un travail
00:51:44de mémoire collective
00:51:45c'est pouvoir construire
00:51:46des relations saines
00:51:47sur des systèmes
00:51:48de valeurs réciproques
00:51:50qui vont permettre
00:51:50d'avancer
00:51:51tout à fait
00:51:52bon
00:51:53on va passer
00:51:54à vos coups de coeur
00:51:55vos coups de gueule
00:51:56Alexandra Spiner
00:51:57c'est une vidéo
00:51:59qui a été postée
00:52:00sur le site
00:52:00du magazine
00:52:01Elle
00:52:01un magazine féminin
00:52:04un magazine féminin
00:52:05féministe
00:52:06qui se dit féministe
00:52:08en tout cas
00:52:08qui se dit
00:52:10féministe
00:52:10et qu'on aimerait
00:52:12féministe
00:52:14c'est une
00:52:17photojournaliste
00:52:18Élise Blanchard
00:52:19il faut la citer
00:52:20donc
00:52:20qui fait
00:52:22un métier
00:52:24tout à fait extraordinaire
00:52:25puisqu'elle va
00:52:25dans des contrées
00:52:26fermées
00:52:27et hostiles
00:52:29pour rendre compte
00:52:30de ce qu'il s'y passe
00:52:31et
00:52:32j'ai été stupéfaite
00:52:34d'entendre
00:52:34son témoignage
00:52:35on va l'écouter
00:52:36on va l'écouter
00:52:37très bien
00:52:37je devais photographier
00:52:39un soldat taliban
00:52:40qui s'appelait
00:52:41Arman
00:52:42et en fait
00:52:42je m'attendais
00:52:43à voir un soldat
00:52:44comme je voyais souvent
00:52:45avec son arme
00:52:46son uniforme
00:52:47un checkpoint
00:52:47dans un commissariat
00:52:48et en fait
00:52:49je me suis retrouvée
00:52:50devant sa maison
00:52:51il est venu nous accueillir
00:52:52il était habillé en civil
00:52:53et surtout
00:52:53avec lui
00:52:54il avait ses filles
00:52:55ses trois filles
00:52:56qui s'accrochaient à lui
00:52:57en riant
00:52:58il les regardait
00:52:59avec tout l'amour
00:53:00et la gentillesse du monde
00:53:01ça m'avait vraiment perturbée
00:53:02parce que c'était pas
00:53:03à ça que je m'attendais
00:53:03j'ai rencontré
00:53:04les femmes de la famille
00:53:05qui elles aussi
00:53:06m'avaient fait rire
00:53:07et m'avaient impressionnée
00:53:08avec leur caractère
00:53:09et donc après cette journée
00:53:10j'ai demandé
00:53:11elle est retournée
00:53:12pour faire plus de photos
00:53:13et en fait j'ai fini
00:53:14je crois à passer
00:53:14deux ou trois jours là-bas
00:53:15ils ont continué
00:53:16à me dire
00:53:16bah viens nous voir
00:53:17etc
00:53:18viens passer le week-end
00:53:19et comme à Kaboul
00:53:20c'était très morose
00:53:21et que j'avais du temps
00:53:22entre les commandes
00:53:23j'y allais
00:53:24donc sous
00:53:27un petit coeur
00:53:28alors
00:53:29à souligner
00:53:29qu'elle a condamné
00:53:30par ailleurs
00:53:31dans une autre interview
00:53:32le régime des talibans
00:53:33mais c'est le choix
00:53:34de mettre
00:53:36cet extrait
00:53:37pour dire
00:53:41sous les talibans
00:53:42il y a un petit coeur
00:53:43qui bat
00:53:43non mais c'est pour ça
00:53:44que j'ai rappelé
00:53:45qu'elle faisait
00:53:45un travail formidable
00:53:47elle a couvert
00:53:49l'Afghanistan
00:53:49pendant sept ans
00:53:51avant et après
00:53:52le retour des talibans
00:53:53donc il ne s'agit pas
00:53:54du tout
00:53:55de discréditer
00:53:56le travail
00:53:56qu'elle a fait
00:53:57mais je trouve
00:53:58ce témoignage
00:53:59totalement sidérant
00:54:00les femmes afghanes
00:54:02sont emmurées
00:54:04les femmes afghanes
00:54:06sont privées d'école
00:54:07elles sont privées
00:54:09de vie sociale
00:54:10elles sont privées
00:54:11de soins
00:54:11elles sont en train
00:54:12de mourir
00:54:14sous leur burqa
00:54:15elles sont effacées
00:54:17complètement
00:54:18de la vie afghane
00:54:20on voit régulièrement
00:54:21des scènes barbares
00:54:23de femmes
00:54:23qui sont lapidées
00:54:24de femmes
00:54:25qui sont battues à mort
00:54:27et voilà
00:54:29une journaliste
00:54:30revenue
00:54:31de ce pays
00:54:32et qui nous explique
00:54:33qu'il y a
00:54:34un petit coeur
00:54:35tendre
00:54:36et qui regarde
00:54:37ses filles
00:54:38avec
00:54:38moi ce qui m'a
00:54:39particulièrement choqué
00:54:40c'est cette phrase
00:54:41il regarde ses filles
00:54:42avec tendresse
00:54:43quand on sait
00:54:44que les filles afghanes
00:54:46sont mariées
00:54:47à 8-9 ans
00:54:49qu'elles sont privées
00:54:51de tout
00:54:52et tenues
00:54:52à l'écart du monde
00:54:53c'est de l'amour
00:54:55je trouve
00:54:56que ce témoignage
00:54:57est indécent
00:54:57voilà
00:54:58et qu'il a été repris
00:54:59par amas
00:54:59alors il y a un podcast
00:55:01sur Radio France
00:55:03il y a aussi
00:55:05son témoignage repris
00:55:07sur le site
00:55:08du magazine
00:55:10Elle
00:55:10enfin je pense
00:55:11qu'un magazine féminin
00:55:12ne devrait pas reprendre
00:55:13un témoignage pareil
00:55:14voilà
00:55:15c'est à dire qu'elle a écrit
00:55:16un livre dans la maison
00:55:17d'un taliban
00:55:17donc elle a passé
00:55:18effectivement
00:55:18donc elle raconte
00:55:19de façon factuelle
00:55:20ce vécu
00:55:21c'est une grande
00:55:25photojournaliste
00:55:26elle a eu le
00:55:26World Press
00:55:27prix
00:55:29donc elle raconte
00:55:30cela
00:55:31mais
00:55:31mais c'est vrai
00:55:33que c'est le choix
00:55:33de cet extrait
00:55:34qui peut
00:55:35qui peut interroger
00:55:36sur les réseaux
00:55:37quelqu'un a dit
00:55:37bah oui
00:55:38imaginez si vous disiez
00:55:39j'ai rencontré Goebel
00:55:40c'est son adorable
00:55:41famille
00:55:41en 39
00:55:42personne ne lui fera
00:55:43croire que cet homme
00:55:44est le nazi
00:55:45pervers et sanguinaire
00:55:46qui a organisé
00:55:46alors évidemment
00:55:47que tous les afghans
00:55:48ne sont pas des tortionnaires
00:55:49mais enfin c'est la maison
00:55:50d'un taliban
00:55:51c'est pas la maison
00:55:52d'un afghan
00:55:52dont elle parle
00:55:53cette expression
00:55:54de je suis un taliban
00:55:55de maison
00:55:56c'est juste
00:55:58ça vous choque ou pas ?
00:56:00alors non
00:56:01ça ne me choque pas
00:56:02parce qu'en fait
00:56:03en réalité
00:56:03c'est leur quotidien
00:56:04c'est leur vie
00:56:05donc c'est pas parce que
00:56:06nous on a un référentiel
00:56:07sur notre
00:56:08enfin je veux dire
00:56:08notre vie d'occidentaux
00:56:10que les autres
00:56:11doivent être comme nous
00:56:12c'est pour ça que
00:56:13j'ai mis des réserves
00:56:14après je pense que
00:56:16ce qu'elle a voulu montrer
00:56:17ce qu'elle a voulu montrer
00:56:18c'est justement
00:56:20la vie
00:56:20la vie en fait
00:56:21la vraie vie
00:56:22en afghanistan
00:56:23le foyer d'un taliban
00:56:25et elle parle justement
00:56:26de cet amour
00:56:27par rapport à ses filles
00:56:28et je suis complètement
00:56:28d'accord avec vous
00:56:29que c'est inadmissible
00:56:30que c'est horrible
00:56:31de marier
00:56:33donc des jeunes filles
00:56:35à l'âge ado
00:56:36voire même
00:56:36c'est pas ça
00:56:36c'est question
00:56:37il n'y a plus d'éducation
00:56:39elles n'ont plus le droit
00:56:40de parler
00:56:40elles n'ont pas le droit
00:56:41de santé
00:56:41elles ne sont plus soignées
00:56:42elles ne sont plus soignées
00:56:43ce qui se passe
00:56:44c'est que nous en fait
00:56:44on se base sur
00:56:45ce que nous sommes
00:56:47alors que
00:56:47plein d'autres pays
00:56:48dans le monde entier
00:56:49vous prenez les
00:56:50c'est-à-dire
00:56:50priver des femmes
00:56:51d'étudier
00:56:52de lire
00:56:53de parler
00:56:53je suis en train
00:56:55de parler
00:56:56de la réalité
00:56:57dans chaque pays
00:56:58au sein de plusieurs ethnies
00:57:00je suis en plein dedans
00:57:01je m'occupe
00:57:03de toutes les diasporas
00:57:04on va dire
00:57:04africaines de France
00:57:05et je suis allée
00:57:06dans plein de villages
00:57:07où les femmes
00:57:08attention il n'y a pas
00:57:08qu'en Afghanistan
00:57:09c'est partout
00:57:09les femmes sont vraiment
00:57:11manipulées
00:57:11sont instrumentalisées
00:57:13mais ça reste de l'amour
00:57:14pour eux
00:57:14parce que quand vous parlez
00:57:15avec justement
00:57:15leur père
00:57:17parce que les oncles
00:57:18aussi ont des prérogatives
00:57:19sur ces femmes
00:57:20et bien
00:57:21pour eux
00:57:21c'est de l'amour
00:57:22donc je parle de
00:57:23attention
00:57:23je parle de référentiel
00:57:25qui est complètement différent
00:57:26choqué
00:57:27pas choqué
00:57:28les mots
00:57:29ne sont pas
00:57:30très adroits
00:57:31je ne suis pas choqué
00:57:32non plus
00:57:32parce que
00:57:33en fait
00:57:33c'est une journaliste
00:57:34donc en fait
00:57:37son travail
00:57:37c'est de montrer
00:57:38l'envers du décor
00:57:39c'est ça qu'elle essaye de faire
00:57:40et dès lors que vous allez
00:57:41sur l'envers du décor
00:57:42vous avez le risque
00:57:43d'humaniser
00:57:45des gens
00:57:45et il s'avère
00:57:47que c'est des talibans
00:57:48donc moi
00:57:49je ne connais pas cette femme
00:57:50donc je ne peux pas juger
00:57:51de son travail
00:57:52si j'avais une vision
00:57:53plus globale
00:57:54de son travail
00:57:54je pourrais
00:57:56davantage
00:57:56mais c'est la précaution
00:57:58oratoire que j'ai prise
00:57:59quand j'ai parlé de cela
00:57:59ce n'est pas du tout
00:58:00un jugement sur elle
00:58:01ou sur la qualité
00:58:02de son travail
00:58:02elle a passé trois ans
00:58:03en Afghanistan
00:58:04c'est l'extrait
00:58:05qui est mis
00:58:06la manière
00:58:07qui est la précaution
00:58:08elle a choisi
00:58:09elle
00:58:10c'est elle
00:58:10c'est le journal
00:58:11elle
00:58:11c'est pas elle
00:58:12elle a donné une interview
00:58:13absolument
00:58:14non mais la manière
00:58:14de le dire
00:58:15n'était pas très habile
00:58:17et en même temps
00:58:18vous savez
00:58:19c'est sûrement
00:58:19ce qu'elle a vécu
00:58:20de l'intérieur
00:58:20oui
00:58:20et puis
00:58:21je ne sais pas
00:58:22avec un prisme idéologique
00:58:23quand même
00:58:24vous savez combien
00:58:24combien de documentaires
00:58:26de films
00:58:26de fiction
00:58:27vous avez eu
00:58:28sur des monstres
00:58:29et qui visent
00:58:30à montrer
00:58:30qui ils sont humainement
00:58:31c'est un gros
00:58:32c'est un gros classique
00:58:33et effectivement
00:58:34ça peut choquer
00:58:35mais pour moi
00:58:36il n'y a rien
00:58:36d'extraordinaire
00:58:37dans tout ça
00:58:39elle elle renseigne
00:58:40aussi qui sont
00:58:41qui sont ces hommes
00:58:42derrière les taliments
00:58:44c'est le sujet
00:58:45de son reportage
00:58:46de son livre
00:58:47et rapidement
00:58:49Frédéric
00:58:49oui
00:58:50je ne suis pas choqué
00:58:51par le travail
00:58:53journalistique
00:58:53en humaine
00:58:54elle rapporte des faits
00:58:55mais ce qui pour moi
00:58:56est une erreur
00:58:58ou une faute
00:58:58c'est d'utiliser
00:59:00un extrait
00:59:00pour laisser supposer
00:59:02que c'est ça
00:59:03la normalité
00:59:04dans ce pays
00:59:05ce qui n'est évidemment
00:59:05pas du tout le cas
00:59:06et d'utiliser un cas
00:59:08pour laisser supposer
00:59:09que c'est une généralité
00:59:10et on en est très très loin
00:59:12mais ce n'est pas
00:59:12le travail journalistique
00:59:13qui est en cause
00:59:13c'est la façon
00:59:14dont il a été utilisé
00:59:15ou exploité après
00:59:16je pense que son livre
00:59:17est très intéressant
00:59:20à lire
00:59:20en tout cas
00:59:21sur cette expérience
00:59:23qu'elle a vécue
00:59:25on se retrouve
00:59:25dans un instant
00:59:27avec vous
00:59:28pour la suite
00:59:28de vos coups de coeur
00:59:29et de vos coups de gueule
00:59:30vous direz un mot
00:59:31de l'arrivée de Génie Bastier
00:59:32sur le service public
00:59:33qui crée beaucoup de remous
00:59:34avec plaisir
00:59:3510h midi
00:59:36mettez-vous d'accord
00:59:39Sud Radio
00:59:40le 10h midi
00:59:41mettez-vous d'accord
00:59:43Valérie Expert
00:59:44allez on est de retour
00:59:45on est de retour avec vous
00:59:45en ce 8 mai
00:59:47dans le studio
00:59:48de Sud Radio
00:59:50vous voulez revenir
00:59:52Frédéric Fougera
00:59:52on en a un petit peu parlé
00:59:53sur l'arrivée
00:59:54de Génie Bastier
00:59:55sur le service public
00:59:56dans la nouvelle émission
00:59:57L'heure de vérité
00:59:58qui va démarrer
00:59:59au mois de septembre
01:00:00elle a été l'objet
01:00:01de nombreuses critiques
01:00:02même d'un communiqué
01:00:04de la SDJ
01:00:05de la Société des Journalistes
01:00:06de France Télévisions
01:00:08on apprenait
01:00:08dans le même temps
01:00:09que le directeur
01:00:11de la rédaction
01:00:11mettait fin
01:00:12à l'émission
01:00:14de Nathan Devers
01:00:15et de Paul Melun
01:00:16qui arrivaient de ces news
01:00:17et qui étaient donc
01:00:18très marqués
01:00:18et très contestés
01:00:20est-ce que c'est une réponse
01:00:21à cela
01:00:22qu'est-ce que ça vous évoque
01:00:23cette affaire ?
01:00:25Moi je suis effectivement étonné
01:00:26que des journalistes
01:00:27de France Télé
01:00:27s'indignent sur l'arrivée
01:00:28d'une journaliste du Figaro
01:00:30c'est-à-dire
01:00:30c'est pas non plus
01:00:31quand même une référence
01:00:33le Figaro
01:00:33dans une émission politique
01:00:35pour parler de la présidentielle
01:00:36et d'une émission
01:00:37dans laquelle
01:00:38vont s'affronter
01:00:38des candidats
01:00:39de tous les partis
01:00:40de toutes les mouvances
01:00:41et je trouve que ça interroge
01:00:43sur la notion de pluralisme
01:00:44est-ce que maintenant
01:00:45le pluralisme
01:00:46du service public
01:00:47serait officiellement dicté
01:00:49par une secte
01:00:50qui ne serait donc
01:00:50même plus occulte
01:00:51puisqu'on choisirait
01:00:53quels seraient
01:00:53les bons journalistes
01:00:55ou pas les bons journalistes
01:00:55peut-être même choisir
01:00:56quelles sont les bonnes questions
01:00:57à poser
01:00:57ou les mauvaises questions
01:00:58et ça me fait penser
01:00:59à la commission d'enquête
01:01:00sur l'audiovisuel
01:01:02et je pense que
01:01:03c'est journalistes
01:01:04qui ont combattu
01:01:06Charles-Henri
01:01:07à l'oncle
01:01:08le rapporteur
01:01:09de cette commission
01:01:09parce qu'il ne posait pas
01:01:10les bonnes questions
01:01:11alors que je pense
01:01:11que ce qui était intéressant
01:01:12c'était les réponses
01:01:13que nous n'avons souvent pas eues
01:01:14quelque part
01:01:15il donne raison
01:01:16à Charles-Henri
01:01:17à l'oncle
01:01:18sur le travail
01:01:18qu'il a fait
01:01:20durant cette commission
01:01:23vous l'appelez
01:01:24vous l'appelez
01:01:24Charles-Henri
01:01:24oui
01:01:25c'est son prénom
01:01:26Charles-Henri
01:01:27à l'oncle
01:01:27non parce qu'il y avait
01:01:28eu tout
01:01:28quand on ne peut pas
01:01:30polémiquer sur le fond
01:01:31du coup on polémique
01:01:32sur des choses accessoires
01:01:33et sur le prénom
01:01:36composé
01:01:37ou pas composé
01:01:38donc voilà
01:01:39je trouve que
01:01:39c'est un message inquiétant
01:01:41cette indignation
01:01:42des journalistes
01:01:43de journalistes
01:01:44de France Télé
01:01:45sur l'arrivée
01:01:46d'une autre
01:01:47de leur consoeur
01:01:49du Figaro
01:01:51je suis aussi étonné
01:01:52parce que
01:01:53j'ai le sentiment
01:01:54que quelque part
01:01:54on ne respecte plus
01:01:55les lois de la république
01:01:56et qu'on privilégie
01:01:57les lois de l'émotion
01:01:59et c'est sur les lois
01:02:00de l'émotion
01:02:00que se construit
01:02:02quelque part
01:02:02le populisme
01:02:03et qui amène
01:02:04au totalitarisme
01:02:06alors qu'on devrait
01:02:07défendre le pluralisme
01:02:08finalement
01:02:09au nom de la liberté
01:02:10d'expression
01:02:10mais j'ai le sentiment
01:02:11qu'au nom de la liberté
01:02:12d'expression
01:02:12certains en reviennent
01:02:13à banaliser
01:02:14justifier
01:02:16relativiser
01:02:16l'antisémisme
01:02:17par exemple
01:02:18mais veulent
01:02:19empêcher
01:02:19le pluralisme
01:02:20donc voilà
01:02:21je suis désolé
01:02:21on est toujours
01:02:22en démocratie
01:02:22et il n'y a pas
01:02:23un comité
01:02:24ou des commissaires
01:02:25politiques
01:02:25qui doivent décider
01:02:26qui sont les journalistes
01:02:28de la bonne tendance
01:02:29pour interroger
01:02:29des candidats
01:02:30de tous les partis politiques
01:02:31moi je voudrais avoir
01:02:32des journalistes
01:02:33qui soient de tous les partis
01:02:33politiques
01:02:34pour interroger
01:02:35ces candidats
01:02:35alors moi
01:02:36j'aimerais juste rappeler
01:02:37ça ne va pas être
01:02:37très populaire ici
01:02:38mais je rappelle quand même
01:02:40qu'en fait
01:02:40sur France 2
01:02:41dans les talk shows
01:02:42hyper connus
01:02:43notamment celui
01:02:44de Laurent Ruquier
01:02:44il y avait
01:02:45des intervenants
01:02:48des chroniqueurs
01:02:48de bords différents
01:02:49c'était d'ailleurs
01:02:50tout le principe
01:02:51de l'émission
01:02:51avec Eric Zemmour
01:02:53et Natacha Polony
01:02:55et je ne sais plus qui
01:02:56Emmerick Caron
01:02:57et Emmerick Caron
01:03:00il y avait aussi
01:03:00ça remonte un peu
01:03:01je ne sais pas si les auditeurs
01:03:02s'en souviennent
01:03:03l'émission de Frédéric Taddeï
01:03:04à l'époque
01:03:05sur la Troie
01:03:05où on avait vraiment
01:03:07des gens extrêmement différents
01:03:08donc ce que ça dit
01:03:10c'est que
01:03:10je suis sûrement
01:03:11vous allez penser
01:03:12que je suis obsessionnelle
01:03:12maniaque
01:03:13je ne le suis pas
01:03:14mais je vais répéter un truc
01:03:15ce que ça dit
01:03:16c'est qu'aujourd'hui
01:03:17la télévision
01:03:18est un objet
01:03:19de politique
01:03:20à nouveau
01:03:21c'est à dire que
01:03:21je suis désolée
01:03:22quand on parle
01:03:23de Génie Bastier
01:03:25évidemment
01:03:25dès que vous voulez en parler
01:03:26vous allez devoir
01:03:27vous positionner
01:03:28pour savoir
01:03:28si vous êtes de droite
01:03:29ou de gauche
01:03:29alors qu'en fait
01:03:30le sujet
01:03:31il est beaucoup plus
01:03:32franchement large que ça
01:03:33c'est juste du pluralisme médiatique
01:03:34comme France Télé
01:03:35l'a fait pendant 20 ans
01:03:37je veux dire
01:03:38ils l'ont déjà fait
01:03:39comme c'est sa mission
01:03:40et son devoir
01:03:41oui bien sûr
01:03:41bien sûr
01:03:42mais je veux dire
01:03:42le degré de tension politique
01:03:44et d'hystérie
01:03:45dans laquelle ça met tout le monde
01:03:46n'est pas normal
01:03:47je veux dire
01:03:48c'est quelque chose
01:03:49d'absolument élémentaire
01:03:51d'avoir une journaliste
01:03:52du Figaro
01:03:52en plus d'un journaliste
01:03:53je ne sais pas
01:03:54je dis n'importe quoi
01:03:54de Libération
01:03:55ou de France 2
01:03:56etc
01:03:57donc moi ce que je regrette
01:03:59c'est qu'on devient
01:04:01hystérique
01:04:02totale
01:04:02totale
01:04:03pour un truc
01:04:04qui a été fait
01:04:04je le rappelle
01:04:05pendant près de 10-15 ans
01:04:07sur le service public
01:04:07donc il n'y a pas
01:04:08de grosse nouveauté
01:04:09en soi
01:04:10c'est quelque chose
01:04:12Alexandra
01:04:12je partage
01:04:14ce qui vient d'être dit
01:04:16et notamment aussi
01:04:17sur
01:04:17l'hystérisation
01:04:20du débat public
01:04:22la politisation
01:04:22du débat
01:04:25dans tous les domaines
01:04:26mais
01:04:27voilà
01:04:28en réalité
01:04:30et tu l'as dit
01:04:32Frédéric
01:04:32c'est que
01:04:33ils sont plus caricaturaux
01:04:35que
01:04:36ce qui a été dénoncé
01:04:38dans le rapport
01:04:40de Charles
01:04:41à l'oncle
01:04:41c'est-à-dire que là
01:04:42on est dans le délire absolu
01:04:44voilà une journaliste
01:04:45de grande qualité
01:04:47qui est talentueuse
01:04:49qui sait
01:04:50qui sait
01:04:51introduire du débat
01:04:53qui
01:04:53je veux dire
01:04:54dont les qualités
01:04:55ne sont plus à démontrer
01:04:57et qui subit
01:04:58un torrent de haine
01:04:59enfin je veux dire
01:05:00elle se prend des tombeaux
01:05:02d'un jour
01:05:02qui sont
01:05:03totalement délirantes
01:05:05en fait
01:05:07mais il y a
01:05:08de partout
01:05:09une hystérisation
01:05:10si on prend d'autres chaînes
01:05:12où des gens
01:05:12sont aussi renvoyés
01:05:14parce qu'ils ont des propos
01:05:15qui ne plaisent pas
01:05:17je pense à Céline Pina
01:05:18sur CNews
01:05:19qui a été virée
01:05:20un général
01:05:21qui a été débarqué
01:05:22donc ce n'est pas aussi
01:05:23le fait
01:05:24que du
01:05:24vous aussi
01:05:26Rachida
01:05:26effectivement
01:05:27oui bien sûr
01:05:27vous avez été congédiée
01:05:29vous avez été congédiée
01:05:30de CNews
01:05:31donc
01:05:31oui bien sûr
01:05:33j'étais sur le plateau
01:05:34et tout simplement
01:05:34parce que
01:05:35j'avais donné mon avis
01:05:37en même temps
01:05:37on m'invite pour donner mon avis
01:05:39et puis ça ne plaisait pas
01:05:40et après
01:05:41on m'a dit
01:05:42à plusieurs reprises
01:05:43taisez-vous
01:05:44taisez-vous
01:05:44taisez-vous
01:05:45et au final
01:05:46je suis partie
01:05:48mais donc voilà
01:05:49il y a une forme
01:05:49d'hystérisation
01:05:51globale
01:05:51du débat
01:05:52où on n'accepte plus
01:05:53la nuance
01:05:53mais oui la liberté
01:05:54ici
01:05:56c'est vrai
01:05:57mais êtes-vous d'accord
01:05:59full nuance
01:06:00comme disent les jeunes
01:06:00mais c'est vrai
01:06:02Valérie je suis d'accord
01:06:03avec vous
01:06:03sur votre vision
01:06:05sur l'ensemble des médias
01:06:06mon point de vue
01:06:07avait cette petite particularité
01:06:09qu'il s'agit d'un média public
01:06:10qui est payé avec notre argent
01:06:11et donc notre argent
01:06:12c'est l'argent de tous les français
01:06:13et on n'a pas à décider
01:06:14pour qui doivent voter les français
01:06:16donc tous les français
01:06:17doivent être respectés
01:06:17après qu'une chaîne
01:06:18et une ligne éditoriale
01:06:19très politisée
01:06:20mais c'est un vrai sujet
01:06:22parce que c'est un
01:06:22je ne comprends pas
01:06:23pourquoi en France
01:06:24un journal a le droit
01:06:25d'être politisé
01:06:26et une chaîne de télé
01:06:27n'aurait pas le droit
01:06:27mais en tout cas
01:06:28un média public
01:06:29se doit d'être neutre
01:06:31et d'assurer une forme
01:06:32de pluralité
01:06:33et c'est ça que je mets
01:06:34en premier en cause
01:06:35et c'est ce que dénonce
01:06:37en partie
01:06:38le rapporteur
01:06:39sur la commission
01:06:39d'un média public
01:06:40c'est que ça ne peut pas
01:06:42être des médias partisans
01:06:43ce qui est assez ironique
01:06:45c'est qu'en réalité
01:06:46c'est l'inversion accusatoire
01:06:49parce que sur une chaîne
01:06:53quand même publique
01:06:55où règne la gauchisation
01:06:57des esprits
01:06:58je trouve assez dingue
01:07:01le procès qui est fait
01:07:03à cette journaliste
01:07:04parce que
01:07:05en présomption de culpabilité
01:07:06oui voilà
01:07:07en présomption de culpabilité
01:07:09absolument
01:07:09c'est un hommage aujourd'hui
01:07:12en ce 8 mai
01:07:13Rachida Kaout
01:07:14que vous vouliez faire
01:07:14oui alors
01:07:15on va rebondir sur
01:07:16nos libertés sont fondamentales
01:07:19et en cette journée
01:07:20du 8 mai
01:07:21je voulais rendre hommage
01:07:22à toutes celles et ceux
01:07:23justement
01:07:24qui se sont battus
01:07:25pour que nous soyons
01:07:26justement libres
01:07:27et je pense aussi
01:07:30à toutes les personnes
01:07:32qui ont été déportées
01:07:33à toutes ces personnes
01:07:34qui ont subi la Shoah
01:07:35et c'est aujourd'hui
01:07:38une journée encore
01:07:39beaucoup plus particulière
01:07:40parce que le monde
01:07:42va mal
01:07:42parce que l'Iran
01:07:44parce que le Liban
01:07:46parce que Israël
01:07:48Palestine
01:07:49l'Ukraine
01:07:50etc
01:07:50etc
01:07:51donc c'est pas
01:07:53qu'une journée
01:07:53de commémoration
01:07:54il faut pas que ça soit
01:07:55juste en fait
01:07:56se dire
01:07:57et bien oui
01:07:57on commémore justement
01:07:58et bien la fin de la guerre
01:08:00il faut surtout se rappeler
01:08:01que la guerre
01:08:02justement
01:08:03c'est la destruction
01:08:04et qui peut durer
01:08:05pendant de nombreuses années
01:08:07où nos sociétés
01:08:09en fait
01:08:09n'évoluent plus
01:08:10elles stagnent
01:08:11elles régressent
01:08:12alors qu'au final
01:08:14le résultat
01:08:15et bien c'est
01:08:15ça repart
01:08:16donc évitons
01:08:18de rentrer en fait
01:08:19dans ces spirales
01:08:21destructrices
01:08:22infernales
01:08:23et pensons justement
01:08:24et bien
01:08:25à l'histoire
01:08:26qui nous enseigne
01:08:27que les guerres
01:08:28ne mènent à rien
01:08:28d'où l'importance
01:08:31de la transmission
01:08:32et d'associer
01:08:33les jeunes
01:08:33à toutes les cérémonies
01:08:35de commémorations
01:08:36de celui
01:08:37mais moi je suis très heureuse
01:08:38de voir des collégiens
01:08:40des lycéens
01:08:40qui chantent
01:08:41la marseillaise
01:08:43qui participent
01:08:45à ces commémorations
01:08:47on voit parfois
01:08:49des jeunes portes de rappeaux
01:08:50c'est quand même
01:08:52assez formidable
01:08:52non mais vous avez raison
01:08:53il faut le rappeler
01:08:54il faut redire
01:08:55ce qu'a été la guerre
01:08:56et toutes ces horreurs
01:08:58je veux juste remercier Rachida
01:09:00d'avoir rappelé
01:09:01le sujet de cette journée
01:09:01de commémorations
01:09:02de considérer
01:09:03comme un jour chômé
01:09:04férié
01:09:06rapidement
01:09:07coup d'alerte
01:09:09coup de gueule
01:09:10les apprentis d'Auteuil
01:09:11nous disent
01:09:12que les dons
01:09:14diminuent substantiellement
01:09:15les dons aux associations
01:09:16en raison de la crise
01:09:18du contexte
01:09:19de guerre
01:09:20et d'inflation
01:09:21donc c'est un appel
01:09:22là sur les quelques minutes
01:09:24qui nous restent
01:09:24je sais que
01:09:25les temps sont durs
01:09:27je sais que
01:09:29l'argent ne coule pas
01:09:30à flot
01:09:31mais c'est important
01:09:32de donner
01:09:33c'est important
01:09:34de donner
01:09:34et même 2 euros
01:09:36même 2 euros
01:09:39il n'y a pas besoin
01:09:40il n'y a pas
01:09:41de petits dons
01:09:42mais voilà
01:09:43j'avais envie de dire
01:09:44n'oubliez pas
01:09:45les celles et ceux
01:09:47qui sont
01:09:48les plus précaires
01:09:49surtout que c'est vraiment
01:09:50l'école de la seconde chance
01:09:51et surtout aux apprentis
01:09:52d'Auteuil
01:09:53qui font un travail
01:09:54tout à fait remarquable
01:09:55merci à tous les 4
01:09:58je vais dire
01:09:58toutes les 4
01:10:00d'avoir été là
01:10:01ce matin
01:10:02ça relève de l'écriture
01:10:03inclusive
01:10:03c'est la majorité
01:10:05qui emporte
01:10:05la conjugaison
01:10:06très bonne journée
01:10:07très bon week-end
01:10:08sur Sud Radio
01:10:10on se retrouve lundi
01:10:1110h midi
01:10:13mettez-vous d'accord
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