- il y a 5 minutes
CNEWS vous propose un rendez-vous 100% politique présenté par Olivier de Keranflec’h du vendredi au dimanche.
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00:00Bonsoir, je m'appelle Olivier de Caranfleck, très heureux de vous retrouver dans 100% Politique Week-end.
00:0521h sur CNews, le Flash Info avec Isabelle Piboulot. Isabelle, bonsoir.
00:12Bonsoir Olivier, bonsoir à tous.
00:14À la une, deux pétroliers iraniens neutralisés par les Etats-Unis.
00:18L'armée américaine a ouvert le feu, tirant sur leur cheminée.
00:21Les navires tentaient de rejoindre un port iranien dans le golfe d'Omane en violant le blocus américain en cours.
00:27Dans le même temps, l'agence Farce a affirmé que des affrontements sporadiques se déroulaient entre les forces armées de
00:34la République islamique et la marine américaine dans le détroit d'Hormuz.
00:38Suspicion de marée noire près de l'île de Karg, principal centre pétrolier iranien.
00:43C'est ce que révèlent des images satellites d'attendu 6 et 8 mai.
00:47Selon un chercheur à l'Observatoire des conflits et de l'environnement, le désastre couvrirait une superficie d'environ 45
00:54km².
00:55Mais la cause de cette éventuelle marée noire et son point d'origine sont pour l'instant inconnus.
01:01En France, l'homme soupçonné d'avoir tué Chloé mercredi dans l'Aisne a été mis en examen pour assassinat
01:07et viol.
01:08En garde à vue, l'homme a fait usage de son droit au silence.
01:11Il a toutefois reconnu avoir attaqué la victime de 14 ans au couteau, tout en niant l'intention de vouloir
01:18la tuer.
01:18Déjà connu de la justice pour port d'armes illégales, le suspect de 23 ans a été placé en détention
01:25provisoire.
01:26Un maire agressé dans le nord en marge de la cérémonie du 8 mai dans sa commune.
01:31L'élu sans étiquette de oisier, Steve Banche, âgé de 38 ans, a reçu un coup au visage ce matin.
01:38L'auteur des faits a été placé en garde à vue.
01:41Il aurait interpellé précédemment des élus pour une question de logement.
01:45La municipalité apporte son soutien au maire et condamne avec la plus grande fermeté cette agression.
01:51Une plainte a été déposée.
01:53Et puis Boris Vallaud quitte la direction du PS après plusieurs mois de tensions autour de la stratégie du parti
02:00pour la présidentielle.
02:02Il est reproché au premier secrétaire Olivier Faure de faire des choix seul, de refuser le dialogue et la recherche
02:08de compromis.
02:09Les deux hommes sont en désaccord notamment sur la question de la primaire de la gauche souhaitée par Olivier Faure
02:15mais refusée par Boris Vallaud.
02:18Merci beaucoup Isabelle.
02:20Isabelle Piboulot vous retrouverez à 22h pour un nouveau point complet sur l'actualité.
02:24Actualité que nous décryptons ce soir avec Vincent Roy.
02:26Très heureux de vous retrouver.
02:27Bonsoir Vincent.
02:27Bonsoir Olivier.
02:28Très heureux d'accueillir pour la première fois un policier.
02:31Eric Couvras, secrétaire départemental adjoint Unité 93.
02:35Eric Couvras, bonsoir.
02:36Merci d'être avec nous dans 100% politique.
02:38On va longuement revenir sur ce qui est déroulé dans la nuit de mercredi à jeudi.
02:43Ces violences donc dans les rues parisiennes après le match de foot Paris-Saint-Germain-Bayern.
02:47Et Arnaud Clarsfeld est avec nous.
02:49Bonjour.
02:49Très heureux de vous retrouver Arnaud.
02:51Et je voulais vous entendre justement pour démarrer Arnaud puisque Jean-Luc Mélenchon qui a lancé sa campagne pour la
02:56présidentielle 2027 s'exprimait il y a quelques minutes chez nos confrères de LCI.
03:01Et une question lui a été posée.
03:03Quel est le pays le plus dangereux au Moyen-Orient ?
03:07Les Molas iraniens bien évidemment.
03:09Eh bien non.
03:09Écoutez-le.
03:11Quel est selon vous le pays le plus dangereux de la région aujourd'hui ?
03:15Aujourd'hui ?
03:15Oui.
03:16Israël sans aucun doute.
03:17C'est Israël qui attaque tous ses voisins.
03:20C'est lui qui déclenche la guerre.
03:22C'est lui qui fait un génocide.
03:23Mais plus dangereux que l'Iran ?
03:25Bah écoutez, l'Iran n'a envahi personne.
03:27Qui a été envahi récemment et par qui ?
03:31Qui envahit le Liban aujourd'hui ?
03:33Qui ?
03:34C'est bien le gouvernement de M. Netanyahou.
03:37Aujourd'hui et à cette heure, les plus dangereux c'est M. Netanyahou et sa bande de fascistes
03:42qui sont au gouvernement, qui sont des fous, qui déshonorent l'idée que l'on se faisait tous d'Israël
03:47pour ceux qui avaient du respect pour Israël.
03:50Et il n'y en avait pas tant que ça.
03:52Ils déshonorent leur propre pays.
03:55Arnaud Clarsfeld, votre réaction à ces propos tout juste prononcés par Jean-Luc Mélenchon ?
04:01Cette déclaration montre une fois de plus l'hostilité passionnelle de Jean-Luc Mélenchon à Israël.
04:08Cette hostilité passionnelle est devenue la pierre angulaire de l'idéologie de l'extrême-gauche,
04:15d'ailleurs dans tous les pays d'Europe, pas simplement en France, mais dans tous les pays de l'Europe.
04:20L'extrême-gauche honnie Israël et en fait la pierre angulaire de ses campagnes présidentielles
04:28ou de ses campagnes politiques.
04:32La journaliste a dit, c'est pas l'Iran ?
04:34Non, pas l'Iran, c'est Israël.
04:36Quand Israël cherche à se défendre, évidemment il y a des dégâts qui sont commis,
04:40évidemment il y a des morts, mais Israël cherche à se défendre,
04:43tandis que l'Iran cherche à exporter sa révolution islamiste,
04:48tue des Français, organise des attentats terroristes un peu partout dans le monde,
04:55finance le Hezbollah qui s'attaque à Israël.
04:57Il n'y a pas de conflit entre Israël et le Liban, c'est le Hezbollah qui déclenche ce conflit
05:05avec Israël.
05:07Et c'est pour ça que mon père a dit qu'entre le RN qui comprend les difficultés qu'a
05:13Israël
05:13à vivre dans un univers hostile et LFI qui est passionnément anti-sioniste,
05:20eh bien il choisissait sans hésitation le Rassemblement National
05:23et la vaste majorité des Juifs, la base de la communauté juive, pense exactement comme lui.
05:31La complexité de cette guerre au Moyen-Orient, on la connaît, vous l'avez rappelé,
05:35les Mollah iraniens, la République islamique d'Iran avec ses proxys dans différentes régions,
05:39notamment au Liban, les proxys qui sont avec le Hamas à Gaza aussi.
05:44On voit qu'il y a une réécriture, une simplification du récit de la guerre, Vincent Roy,
05:50et Jean-Luc Mélenchon va s'en servir très certainement de ce contexte international dans cette campagne électorale.
05:57C'est évident.
05:58C'est d'abord l'un de ses chevaux de bataille, donc on n'est pas autrement étonné.
06:02Ce qui est toujours intéressant chez Jean-Luc Mélenchon, c'est de voir comment il renverse une situation.
06:07Vous voyez, effectivement, on aurait pu s'attendre au Moyen-Orient à ce qu'il nous parle, évidemment, de l
06:14'Iran,
06:15pour dire, oui, voilà un pays extrêmement dangereux.
06:18Non, ce n'est pas de l'Iran dont il parle, c'est effectivement d'Israël, c'est toujours dans
06:22sa bouche Israël l'agresseur.
06:25C'est le cas, d'ailleurs, dans le passage, il dit Israël génocidaire.
06:30C'est le cas pour ce qui s'est passé avec le Hamas, les Palestiniens,
06:34et il refait la même chose avec, il redit la même chose pour ce qui est du Liban.
06:39Et évidemment, il est dans son, j'allais dire, dans son couloir de nage.
06:44La seule difficulté, si vous me permettez une incise, c'est que tout cela infuse dans la société.
06:51Songez par exemple, songez par exemple qu'aujourd'hui même, à l'heure où nous parlons,
06:55vous allez avoir une artiste qui va représenter le pavillon français à la Biennale de Venise.
07:01Venise, exactement.
07:02L'artiste en question dont je vous parle a signé une pétition pour expliquer la défense du peuple palestinien.
07:13Eh bien, ce mouvement, donc elle représente la France encore une fois.
07:17Et quand on lui pose la question, elle dit, ah mais je n'ai pas parlé, je n'ai pas
07:20signé cette pétition,
07:22en tant qu'artiste, mais en tant que française.
07:25Résultat des courses, à la Biennale de Venise cette année, vous aurez un pavillon français, vous aurez un pavillon russe,
07:31vous n'aurez pas un pavillon israélien.
07:33Très intéressant, il va falloir qu'on suive tout cela et qu'on revienne sur cette question, c'est un
07:38scandale.
07:39Le magazine Art Press, il l'a dénoncé, et également le Figaro.
07:42Mais voyez que les idées de Jean-Luc Mélenchon, finalement, ont infusé suffisamment dans la société pour qu'il y
07:49ait un certain nombre de conséquences.
07:50Je ne dis pas qu'il est le seul responsable.
07:53Je dis qu'en réalité, eh bien, il nourrit le feu contre, d'une manière générale, contre Israël.
07:59Et en tout cas, il y a une réalité dans le même temps en France.
08:03La France ne va pas bien, malheureusement.
08:06On l'a constaté encore cette semaine.
08:07Et je voulais vous montrer ce contraste saisissant.
08:10Regardez ces images.
08:11Quelques heures, quelques jours, les séparent.
08:14D'un côté, la France qui commémore aujourd'hui la fin de la Seconde Guerre mondiale
08:19et qui a rendu hommage à ses héros de la libération.
08:21Et de l'autre, cette France.
08:23Alors certes, minoriteurs, mais qui, notamment aux abords des Champs-Elysées,
08:27troublaient l'ordre public dans la nuit de mercredi à jeudi
08:29et s'en prenaient aux forces de l'ordre dans le sillage de la victoire du PSG.
08:33Ces deux images, alors, sont celles de deux Frances irréconciliables.
08:37De deux Frances de plus en plus face à face.
08:40Je reprends ces fameux mots de Gérard Collomb, alors ministre de l'Intérieur.
08:45On va s'interroger dans un instant.
08:46Mais avant, Michel Dos Santos, justement, s'est rendu sur les Champs-Elysées.
08:50Ce matin, à l'occasion du 8 mai, il a tendu le micro à des citoyens français
08:54sur les événements qui ont suivi le match de foot.
08:57Regardez.
08:58Une avenue des Champs-Elysées calme et presque déserte.
09:02À Paris, l'ambiance de cette cérémonie du 8 mai
09:04contraste avec les débordements consécutifs à la victoire du PSG.
09:09Parmi les spectateurs, beaucoup de Français sont venus de loin.
09:12Pour autant, tous se disent choqués et condamnent les violences
09:15et les dégradations survenues dans la capitale.
09:18J'étais passé pour voir un petit peu les festivités.
09:22J'ai vu, les gens étaient contents, donc ça c'est bien.
09:25Mais après, c'est dommage qu'il y ait des dégradations.
09:27Il y en avait beaucoup qui n'ont même pas regardé le match,
09:30qui sont venus à la fin pour essayer de s'amuser d'une drôle de façon.
09:33C'est quelque chose qui me désole un petit peu, ça,
09:35parce que cette victoire-là, c'est avant tout une fête,
09:39alors que ça se transforme par des dégradations, non.
09:41Pour éviter que ces scènes de chaos ne se répètent
09:45et dissuader les troubles faites,
09:47une majorité des spectateurs appellent à des sanctions exemplaires.
09:51Si les gens ne savent pas se tenir, il y a des règles en société.
09:53Il faut juste savoir se tenir, savoir vivre ensemble, tout simplement.
09:56Voilà, je pense que la justice, elle est là pour faire son travail.
09:59À Paris, 95 personnes, dont 9 mineurs, ont été placées en garde à vue.
10:03Selon le parquet, plus de la moitié ont vu leur dossier classé sans suite.
10:08Nous allons avec vous, Eric Couvrat, revenir, décrypter ces images, décrypter ces violences.
10:14D'où elles viennent ? Comment se fait-il que nous en sommes arrivés là ?
10:17Mais avant, j'ai cette question pour vous, Vincent et Arnaud, en quelques mots.
10:22Cette France, alors on a vu la France qui honore les héros de la libération
10:26et on a vu cette France de l'autre côté qui casse tout, sans aucune raison,
10:30qui s'en prend aux forces de l'ordre.
10:31Est-ce que ces deux Frances, aujourd'hui, elles sont irréconciliables ?
10:33Est-ce que c'est foutu, Vincent ?
10:35La vraie question, c'est, est-on encore capable, aujourd'hui, de faire nation ?
10:39Oui.
10:39C'est la seule et unique question.
10:42Il y a des gens, et vous les voyez dans les rues, vous les voyez lors du 14 juillet,
10:48vous les voyez le 1er janvier, vous les voyez lorsqu'il y a un match de foot,
10:51il y a des gens qui, visiblement, ne veulent pas, n'ont pas voulu,
10:55ou ne voudront pas, ou ne veulent toujours pas signer ce qu'on va appeler le contrat social.
11:00On a, dans notre pays, des gens qui ne l'aiment pas,
11:04et qui veulent, à toute force, s'en prendre à ce qui va, pour eux, représenter l'autorité,
11:10et qui veulent faire vaciller la République, aujourd'hui.
11:14C'est quand même extrêmement clair.
11:16On vit avec, dans notre pays, des gens qui...
11:19Songez.
11:20En 1976, Saint-Étienne avait été battu.
11:24Il s'avère que Jean-Michel Larquet, Osvaldo Piazza, les grands joueurs de Saint-Étienne,
11:29je vous dis ça parce qu'il y a juste 50 ans,
11:31descendaient les Champs-Élysées sans pratiquement aucune force de l'ordre.
11:36Ils étaient ensuite reçus à l'Élysée.
11:38Tout ça se passait, et on avait perdu.
11:39Tout ça, enfin, Saint-Étienne avait perdu, contre le Bayern de Munich, d'ailleurs.
11:43Tout ça se passait dans une ambiance extrêmement bonne enfant.
11:46Qu'est-ce qui s'est passé depuis 50 ans ?
11:50Eh bien, je vais vous expliquer ce qui s'est passé.
11:51Ce qui s'est passé depuis 50 ans, c'est que nous avons admis, dans notre pays,
11:56une population, en grand nombre, que nous avons été incapables d'assimiler.
12:02Et quand vous êtes incapables d'assimiler, ça veut dire qu'au bout d'un moment,
12:06vous, encore une fois, je le répète, et c'est la question de la nation qui est posée,
12:10vous ne faites plus nation et vous assistez à ce type d'exaction
12:14que la presse, de manière générale, a qualifié, ça m'a beaucoup amusé,
12:17de débordement.
12:17De débordement, et après, il y a plus de la police aussi.
12:19Mais on va voir pourquoi, qui sont ces jeunes, quelle sociologie ?
12:23Éric Couvra les connaît bien, puisque vous êtes secrétaire départemental adjoint,
12:27unité 93, on va y revenir avec vous.
12:30Mais avant ces images, est-ce que ces deux jeunesses,
12:32on a vu la jeunesse d'un côté, regardez, qui était ce matin aux commémorations,
12:37et puis de l'autre, eh bien, celle qui trouble l'ordre public.
12:42Ces deux jeunesses, est-ce qu'elles peuvent encore se parler ?
12:44Est-ce qu'elles peuvent encore se retrouver, Arnaud Klarsfeld ?
12:47Ça, je ne sais pas, je ne suis pas psychologue.
12:50D'après ce que vous observez.
12:53Je me rappelle de l'image de 76, avec Herbin qui descendait, etc.
12:57Mais dans les années 70 et 80, il y avait des énormes...
13:01J'habitais en face des trois obus, donc j'ai vu les matchs Liverpool, Bayern et tout ça,
13:07il y avait des batailles qui étaient des batailles terribles dans les années 70 et 80.
13:12Hooliganisme.
13:13On avait mis un mot sur ce que c'était, c'était du hooliganisme.
13:16Et peut-être que là, on n'a pas encore mis les mots.
13:18Il y avait aussi des morts, il y avait...
13:19Ah, c'était d'une violence.
13:21Il y avait l'Ezel, il y avait des...
13:23Bon, après, les pouvoirs publics en Europe ont pris des mesures pour faire baisser cette violence,
13:29ça a été efficace, mais ça reste en partie...
13:32Alors qu'en France, il n'y avait pas tellement d'hooliganisme dans les équipes françaises,
13:35justement dans les années 70.
13:37C'était un phénomène anglais.
13:40Bon, le prix des billets a augmenté, ça a aidé aussi à...
13:43Oui, bien sûr.
13:43Bon, mais aujourd'hui, il y a une...
13:45C'est vrai, il y a une population ou des jeunes, certains jeunes,
13:49qui veulent, qui...
13:50On a l'impression qu'ils en veulent à la France et qui...
13:55Bon, ce n'est pas des troubles terribles non plus,
13:58mais c'est des troubles qu'ils mettent en péril...
14:02C'est-à-dire, les gens ont peur.
14:03Alors, on va entendre, pardonnez-moi, monsieur, pardonnez-moi, messieurs, pardonnez-moi,
14:09on va entendre Sabrina Medjeber, notre consoeur,
14:11les gens ont peur que les gens, non seulement s'attaquent au commerce,
14:16mais commencent à monter chez eux.
14:18Alors, on va écouter notre consoeur Sabrina Medjeber,
14:20et on entendra longuement ensuite Eric Kouvra.
14:22Sabrina Medjeber, non seulement, elle a assisté à ces débordements,
14:25et il me semblait important de vous repasser son témoignage,
14:28parce que c'est absolument édifiant.
14:30Vous la connaissez bien, elle intervient régulièrement sur notre plateau,
14:34et voyez ce qu'elle a raconté, jeudi matin,
14:36donc au lendemain de ces violences.
14:39Ils ont même escaladé les grilles de la résidence,
14:41ils sont rentrés dans la résidence,
14:43c'est mon propriétaire ainsi qu'un voisin
14:45qui sont sortis avec une batte de baseball
14:47qui ont réussi à les faire fuir.
14:48Donc, ils sont ensuite sortis,
14:50mais ça ne les a pas empêchés de rester.
14:53Ils se sont assis sur des scooters,
14:54ils ont insulté, ils ont dit « ici, on est chez nous »,
14:56« on va venir violer des femmes »,
14:59« ici, c'est chez nous », « ça nous appartient ».
15:01Ils ont dit « on va venir violer des femmes » ?
15:02Oui, oui, évidemment, mais c'était un instant de panique,
15:04ça a duré jusqu'à 2h du matin.
15:06Je suis restée avec ma voisine complètement paniquée au téléphone
15:08parce qu'elle voulait savoir comment j'allais.
15:10Évidemment, moi, je suis sortie pour filmer,
15:12pour voir ce qui se passait en réalité,
15:14et bien sûr, j'ai vu tout ce que l'on voit là.
15:17Moi, j'habite à Porte-de-Saint-Cloud,
15:18il y avait des tirs de mortier en permanence,
15:20des insultes en permanence,
15:21de ce qu'ils appellent des « runs »,
15:22c'est-à-dire un espèce d'appel comme ça
15:25où d'un coup, la horde se rue vers certainement une cible
15:29qui, j'imagine bien, est la police en action.
15:31La police n'a pas pu venir immédiatement
15:34parce qu'elle était débordée,
15:35elle nous l'a bien fait comprendre,
15:36mais toutefois, la Bravem est arrivée
15:38une ou deux heures plus tard,
15:39le temps que j'étais moi avec mon propriétaire dehors,
15:41et une fois rentrée avec ma voisine à la maison.
15:44Et je peux vous dire, Gauthier,
15:45que c'est flippant, vraiment, c'est terrifiant,
15:47parce qu'une fois qu'ils sont dans votre résidence,
15:49vous vous dites qu'ils sont prêts à tout,
15:51ils peuvent venir casser votre porte,
15:52ils peuvent venir vous violer,
15:53ils peuvent venir cambrioler vos appartements,
15:56donc c'est une réelle inquiétude,
15:58et c'est finalement ce que l'on a vu
15:59le soir de la finale de la Champions League,
16:01c'est ce qu'on a vu hier,
16:02et c'est ce qu'on continuera de voir
16:03le 30 mai, j'imagine, lors de la finale.
16:06C'est absolument sidérant.
16:07Elle habitait pas loin de là où j'habitais
16:10quand j'étais petit,
16:11mais c'est-à-dire que quand j'étais petit,
16:12je voyais les rouligans se battre entre eux,
16:15mais on n'avait pas peur que les gens,
16:17ou que les jeunes,
16:19ou que ceux qui se battent,
16:20ou qui causent des troubles,
16:22commencent à monter chez vous.
16:23Oui, parce que c'était identifié comme violence.
16:26Éric Couvrat, on a quand même une alerte majeure,
16:28c'est absolument sidérant, ce témoignage,
16:30c'est-à-dire que là, fort heureusement,
16:32il n'y a eu, j'allais dire que des menaces,
16:35mais des menaces d'une violence.
16:36C'est quoi la prochaine étape,
16:38si rien n'est fait,
16:39s'il n'y a pas d'alerte,
16:40si les autorités, le législateur,
16:44ne s'emparent pas de manière ferme,
16:47finalement, à cette situation ?
16:49La prochaine étape, ce sont des viols, des pillages.
16:52Si ça continue comme ça,
16:53on aura été alerté, me semble-t-il.
16:55Avec votre regard de policier,
16:56qu'est-ce que vous en pensez ?
16:57Alors, le témoignage est différent.
16:59Évidemment, c'est des choses qui sont très graves.
17:02Je pense qu'on franchit des paliers pas à pas.
17:05Et le plus important pour moi,
17:08c'est que les sanctions soient fermes,
17:10soient vraiment exemplaires,
17:11pour que les prochains événements,
17:13il n'y ait pas justement de tels événements.
17:16Et le but, c'est vraiment de prendre des mesures,
17:19d'anticiper et vraiment de prendre les choses sérieusement.
17:22Parce que, c'est intéressant,
17:25Arnaud Clarsfeld nous parlait du phénomène du hooliganisme à l'époque,
17:28que le Royaume-Uni a réussi à endiguer.
17:30Le hooliganisme, il était identifié, il était nommé.
17:34Et là, on a le sentiment que depuis le début de ce siècle,
17:37depuis quelques années,
17:38depuis ces tout-à-fait contemporains,
17:41ce qui est en train de se jouer,
17:42personne ne nomme ce qui est en train de se passer,
17:45c'est-à-dire ces hordes de voyous,
17:47on ne sait pas pourquoi,
17:48qui viennent s'en prendre aux forces de l'ordre.
17:51Comment vous l'expliquez ?
17:52Qu'est-ce que vous observez avec votre regard de terrain ?
17:55Alors effectivement, il y avait à l'époque le hooliganisme
17:57avec des groupes d'ultra, des fois qui s'opposaient,
17:59de la violence parfois avec les forces de l'ordre.
18:01Maintenant, on n'est plus du tout dans le même contexte.
18:03Là, on est sur des hordes de jeunes qui viennent
18:06et qui, peu importe la victoire ou la défaite,
18:11le seul mot d'ordre, c'est semer le chaos
18:12et s'en prendre aux forces de l'ordre.
18:14Donc, on n'est plus du tout dans le système de hooliganisme.
18:18Là, c'est vraiment des violences urbaines.
18:21C'est des violences contre les forces de l'ordre.
18:22Qu'est-ce qu'ils cherchent ? Pourquoi ils font ça ?
18:24J'imagine que vous avez été sur le terrain,
18:27en contact avec cette jeunesse,
18:30avec des profils qu'on dit des quartiers difficiles,
18:33puisque vraisemblablement,
18:34d'après ce que vous me disiez hors antenne,
18:36les gardes à vue, ce sont des jeunes personnes
18:40qui ont été identifiées habitant en banlieue parisienne.
18:42C'est ça, en gros, le profil ?
18:44Oui, c'est ça.
18:44Le profil majoritaire, c'est des jeunes de cité.
18:48Alors, dans le lot, il y a des jeunes qui étaient venus
18:50uniquement pour semer le chaos.
18:52Et il y a des jeunes aussi qui se sont laissés prendre
18:54par l'effet de groupe, l'effet de masse,
18:56et qui se sont greffés à ces violences.
18:59Vincent Roi.
19:00Il y a quelque chose qui est assez troublant.
19:03Vous parliez de la réponse pénale.
19:06Évidemment, la réponse pénale,
19:07elle doit être très ferme.
19:08Elle doit être totalement dissuasive.
19:10Dès lors que vous vous en prenez à un policier,
19:13il faudrait même, de ce point de vue,
19:14de mon point de vue à tout le moins,
19:17imaginer une peine planchée.
19:18Bon, ça, on peut tomber d'accord là-dessus.
19:21Mais il y a une réponse politique à donner.
19:23C'est-à-dire qu'on a vu hier, dans les images,
19:26et on les verra peut-être tout à l'heure,
19:29on a vu des policiers qui, tactiquement,
19:32étaient obligés de reculer.
19:34Ils étaient pris d'assaut.
19:35Il y a une voiture de policier qui est prise d'assaut
19:37que l'on voit reculer.
19:39Et ça, c'est la doctrine des forces de l'ordre.
19:42Évitez d'aller au contact,
19:44encercler de manière à ce qu'il n'y ait pas de problème.
19:46Mais, si l'on avait un discours politique
19:48qui consistait à dire,
19:50lorsqu'il y a un match de foot,
19:51lorsqu'il y a un 14 juillet,
19:53lorsqu'il y a un 1er de l'an,
19:55si vous descendez dans la rue
19:57pour vous attaquer aux forces de l'ordre,
20:01ayez bien conscience
20:02que les forces de l'ordre, précisément,
20:04ont le monopole légitime de la violence,
20:06et que vous courez de gros risques physiques.
20:11Et d'une certaine manière,
20:12dire, et ça, c'est le politique qui parlerait là,
20:16je vous promets,
20:16si vous descendez dans la rue
20:18et que vous vous comportez mal
20:19et que vous vous en prenez aux forces de l'ordre,
20:21je vous promets du sang et des larmes.
20:24Si ce discours était tenu par la politique,
20:29ce qui suppose une chose
20:30que l'on n'a plus beaucoup en France
20:31qui s'appelle le courage,
20:33si ce discours était tenu par les politiques
20:35et que derrière,
20:36de surcroît,
20:37on avait également une réponse pénale très forte,
20:39à mon avis,
20:39il y aurait quand même un peu moins de monde.
20:40Mais ce qui nous montre
20:41que le maintien de l'ordre
20:42est éminemment politique
20:43et d'où la question de Vincent Roy,
20:45est-ce qu'il y a nécessité aujourd'hui en France,
20:48la France qui excelle d'ailleurs
20:50sur la question du maintien de l'ordre,
20:51est-ce qu'il y a une nécessité
20:52de revoir la doctrine du maintien de l'ordre
20:54au vu de l'évolution aujourd'hui
20:56des adversaires, des délinquants ?
20:58Alors, effectivement, nous on s'est adapté
21:01à ces violences,
21:02à ces violences répétitives,
21:04donc on n'est plus totalement
21:05sur du maintien de l'ordre.
21:06C'est passé sur un schéma
21:08de violence urbaine,
21:10ça implique une différence
21:12au niveau juridique,
21:14cadre juridique,
21:15et intervention,
21:16schéma d'intervention,
21:17donc sur l'opérationnel,
21:18c'est différent,
21:19c'est plus adapté
21:20à ce qui se passe maintenant,
21:21c'est plus mobile,
21:22parce qu'il faut savoir
21:22qu'avant, c'était souvent
21:24sur un endroit donné
21:25des affrontements
21:26avec les forces de l'ordre,
21:27maintenant ça se déplace beaucoup,
21:29c'est mobile,
21:30c'est très mobile,
21:30on s'est adapté forcément,
21:32on a des forces mobiles
21:33d'intervention,
21:34notamment les BRAVEM,
21:36qui sont décriées par certains,
21:37mais qui sont très efficaces,
21:39on s'en a rendu compte,
21:41donc forcément ça a évolué.
21:43Le Conseil d'État,
21:45alors en préparant l'émission,
21:46ça m'a interpellé,
21:46je voulais vous entendre,
21:47le Conseil d'État a demandé
21:48au ministre de l'Intérieur
21:49d'appliquer l'obligation
21:50pour les policiers
21:51et les gendarmes
21:52de porter leur matricule,
21:53c'est un numéro
21:54que vous devez porter
21:55sur l'uniforme,
21:56pour permettre d'être identifié,
21:58donc les autorités
21:59veulent pouvoir identifier
22:01chacun des policiers
22:02et des gendarmes
22:02sur le terrain,
22:04Conseil d'État
22:04qui avait été saisi
22:05en 2004 ou 2024,
22:07j'ai un trou,
22:09par la Ligue des droits de l'homme.
22:10Toujours est-il
22:11qu'on a le sentiment,
22:12en fait c'est ça,
22:12c'est qu'on a le sentiment
22:13aujourd'hui que ceux
22:14qui sont,
22:15comment dirais-je,
22:15pardonnez-moi l'expression,
22:16fliqués,
22:17ce sont davantage
22:18les policiers
22:19et les gendarmes
22:19plutôt que ces délinquants,
22:21finalement,
22:22à qui on ne demande pas
22:24ni d'aller signer
22:25avant un match de football
22:26ou pas tous en tout cas
22:27au commissariat du coin
22:28et encore moins
22:29d'avoir un numéro
22:29de matricule
22:30lorsqu'ils se déplacent.
22:32Vous voyez,
22:32comment est-ce que
22:32vous vivez ça ?
22:34Alors,
22:35le ressenti
22:35des collègues fonctionnaires
22:37de police,
22:38c'est évidemment,
22:39c'est un peu ce sentiment-là,
22:40c'est le sentiment
22:40d'être fliqués
22:41parce que des matricules
22:43visibles,
22:43ils étaient déjà en place
22:45depuis quelques années,
22:46il y a des caméras piétons,
22:48ça c'est une bonne chose,
22:48il n'y a pas de soucis,
22:49mais c'est la sensation
22:51un petit peu
22:52d'être fliqués,
22:53c'est sûr
22:53et j'aimerais bien
22:53qu'on mette autant
22:54de vigueur
22:55à insister
22:57sur les délinquants
22:58et moins sur la police.
22:59On va écouter
23:00Laurent Nunez,
23:00il s'exprimait,
23:01c'était hier matin
23:02sur notre antenne
23:03au micro de Laurence Ferrari,
23:05nous allons être très fermes,
23:06Mathilde,
23:07écoutez.
23:08On va discuter aussi
23:09avec le maire de Paris
23:10qui a annoncé
23:11de manière unilatérale
23:12la création d'une fanzone,
23:13en général,
23:14on discute un peu
23:15avec le préfet de police
23:16avant ça,
23:17ça n'a pas été le cas.
23:18Ça n'a pas été le cas,
23:19il faudra qu'on voit
23:19où cette fanzone
23:20va être organisée,
23:21mais évidemment,
23:22le soir de la finale,
23:24il y a des risques
23:25de débordements importants
23:26et je veux vous redire ici
23:27à votre antenne
23:27qu'il y aura une réponse
23:28qui aura la même fermeté
23:29que celle d'hier soir,
23:30des interventions systématiques,
23:31on ne tolère pas
23:31de débordements.
23:32On peut fêter
23:32un événement sportif,
23:33ça se passe dans
23:34les grandes capitales européennes,
23:36ça se passe aussi en France,
23:38ça se passe quand il y a
23:38des victoires de l'équipe
23:40de France,
23:40du Paris Saint-Germain,
23:41ça se passe,
23:41mais il y a toujours
23:42quelques centaines d'individus
23:43qui viennent pour créer
23:44des troubles
23:44et ils auront toujours
23:45une réponse très ferme
23:46de l'État.
23:47Nous nous interrogeons
23:48sur la réponse très ferme
23:49de l'État,
23:50rien que les derniers chiffres,
23:51puisqu'il y a eu
23:52125 interpellations,
23:53il nous le disait,
23:5585 gardes à vue,
23:55on va voir les chiffres
23:56à l'antenne plus précisément,
23:59on se souvient,
24:00il y a un an,
24:00lors de la finale
24:02Bayern-Paris Saint-Germain-Milan,
24:05Inter-Milan,
24:07il y avait eu très peu
24:08de sanctions à la fin,
24:10là on voit bien
24:11une comparution immédiate,
24:1219 gardes à vue prolongées,
24:13très interpellées,
24:14donc elle est où
24:14la fermeté maximale ?
24:16Sur tous ces événements-là,
24:17à chaque fois,
24:18vous avez toujours
24:19la même réponse du politique,
24:20nous serons très fermes,
24:22notre main ne tremblera pas,
24:23enfin vous avez
24:24tout un champ lexical
24:25qui est adapté
24:27dans cette matière,
24:28on n'est pas étonné,
24:29ce qu'il faut observer,
24:30je vous parlais,
24:31on parlait avec Arnaud
24:32il y a un instant
24:33de 1976,
24:36ce qu'il faut bien comprendre,
24:37c'est qu'il y a 50 ans
24:38il existait
24:39ce que l'on appelait
24:40la peur du gendarme
24:41et qu'aujourd'hui,
24:42eh bien c'est le gendarme
24:43qui a peur.
24:44C'est ça,
24:44c'est la réalité
24:45et qu'aujourd'hui
24:46sur le terrain,
24:47alors je ne sais,
24:47est-ce que certains
24:49de vos collègues
24:49effectivement ont peur
24:50aujourd'hui lorsqu'ils se retrouvent
24:51dans des situations délicates
24:53telles qu'on a pu le voir
24:53dans la nuit de mercredi
24:54à jeudi ?
24:55Est-ce que la peur
24:56a changé de camp ?
24:56On l'entend souvent
24:57mais le ressenti du terrain
24:58il est comment ?
25:00Forcément,
25:01fonction de la police
25:02peut avoir peur
25:02dans certaines situations
25:04quand on se retrouve
25:05esselé,
25:05qu'on se retrouve face à
25:06d'un nombre d'individus
25:07très important.
25:08Après,
25:09je pense que
25:10bon nombre
25:11des collègues
25:12sont très courageux,
25:13sont très volontaires
25:14et justement
25:16sont encore
25:18totalement investis.
25:19Ça,
25:20c'est une chose
25:20mais ils ont besoin
25:22aussi de se sentir
25:23épaulés,
25:24de se sentir aidés
25:24et soutenus.
25:25C'est vraiment
25:26le nœud
25:27de la problématique
25:28bien sûr.
25:30Vous avez parlé
25:30de caméras piétons,
25:32peut-être vous pouvez
25:32expliquer aux Français
25:33comment ça fonctionne
25:34parce que c'est intéressant
25:35et je ne suis pas sûr
25:35qu'ils soient au courant
25:37et tous les policiers
25:38en sont dotés,
25:38non,
25:38aujourd'hui ?
25:39Oui,
25:39c'est ça,
25:40c'est un système
25:40de caméras piétons
25:41qui permet de filmer
25:43les interventions
25:44de police
25:46dans l'ensemble
25:46et qui permettent
25:48aussi
25:50sur les enquêtes
25:52de retrouver
25:53et de retracer
25:53les interventions.
25:54C'est-à-dire
25:54si quelqu'un
25:55vous agresse,
25:55vous avez la possibilité
25:56de déclencher,
25:57on peut voir
25:58ce qui s'est passé.
25:59Alors ça,
25:59ce n'est pas inintéressant
26:01lorsqu'on voit
26:01certains partis politiques
26:03dont un plus précisément
26:04qui ne cesse de dire
26:05que la police tue,
26:06qui ne cesse de demander
26:07des enquêtes
26:08pour pointer du doigt
26:10des violences policières
26:11qui n'existent pas
26:12et ça,
26:13c'est un outil
26:14assez intéressant,
26:15me semble-t-il,
26:15en tout cas pour les forces
26:16de l'ordre.
26:16Je ne sais pas
26:16quel est votre regard
26:17pour que l'ordre des enquêtes
26:19mais la vérité éclate.
26:21Vous l'utilisez souvent ?
26:22Alors c'est utilisé
26:23quasiment,
26:24c'est utilisé toujours
26:26dans le cadre
26:26des interventions de police
26:27et c'est un outil
26:28qui est pour moi
26:28qui est quand même pratique
26:29et qui permet
26:30de sortir des collègues
26:31de situations inconfortables.
26:33Bon, en tout cas,
26:33qu'est-ce qu'a révélé
26:34également cette séquence ?
26:36C'est le silence.
26:37Le silence des médias.
26:38Alors pas tous,
26:39pas Europe 1,
26:40pas le JDD,
26:41par CNews,
26:42mais Laurent Tessier,
26:45éditorialiste sur Europe 1,
26:46notre confrère,
26:47a écouté toutes les matinales
26:49de France.
26:49Au lendemain,
26:50des violences
26:50et il a fait un édito
26:51tout à fait remarquable.
26:52Écoutez.
26:54Hier matin,
26:55sur Europe 1,
26:55des jets de projectiles,
26:56des tirs de mortiers
26:57contre les forces de l'ordre,
26:58les images de véhicules
26:59de police attaqués,
27:00des individus qui ont tenté
27:01de pénétrer
27:02sur le périphérique parisien.
27:03Cette voiture,
27:04encerclée,
27:04place de la Concorde
27:05avec à son bord
27:06le conducteur,
27:07détruite ensuite
27:07et s'écrit
27:08« Allumez-le, tuez-le ».
27:12Plusieurs vidéos
27:13étaient visibles
27:14l'autre nuit
27:14sur les réseaux sociaux
27:15mais sur France Inter,
27:16dans leur matinale
27:17entre 7h et 9h,
27:18pas une seule seconde
27:19consacrée à ces violences.
27:21Rien.
27:21Dans le journal de 7h,
27:22la radio du service public
27:23a su faire par contre
27:25une brève
27:25sur les banquets géants
27:26du canon français.
27:27Des élus de gauche
27:27qui rapportent des saluts nazis
27:29effectués par certains participants.
27:31On rapporte
27:31ce que rapportent
27:32des élus de gauche.
27:33Bon, France Inter
27:34n'avait peut-être pas vu
27:35toutes les vidéos
27:36des violences
27:36sur les réseaux sociaux
27:37mais c'est étrange.
27:38L'AFP avait publié
27:39une dépêche
27:40dans la nuit
27:40à 2h13, je cite,
27:41de la joie
27:42et quelques débordements
27:43à Paris
27:44après la victoire du PSG.
27:45Au moins 6 interpellations.
27:46Mais dans le journal de 7h30,
27:48pas un mot non plus
27:48sur les violences.
27:49Le journal de 8h
27:50est resté sur le côté sportif.
27:52Pour du foot
27:52avec un grand F,
27:54le PSG en capitale.
27:55Il y aura bien
27:56d'un club français
27:57en finale de la Ligue des Champions.
27:58Bon, le ministre de l'Intérieur
27:59Laurent Nunez
28:00s'est exprimé hier
28:01sur CNews et Europe 1.
28:02Alerte AFP
28:03à 8h20,
28:04127 interpellations
28:05dans l'agglomération parisienne,
28:0723 policiers blessés légèrement.
28:09Là, ils vont en parler.
28:10Mais dans le journal de 9h,
28:11rien,
28:12pas un mot,
28:12ça n'existe pas.
28:13Par contre,
28:14une nouvelle brève
28:14sur le canon français
28:15a bien existé.
28:16La maire de Quimper
28:17a refusé d'accueillir
28:18ce banquet financé
28:19par le milliardaire
28:20ultra-conservateur
28:21Pierre-Édouard Sterrin.
28:22Dans le journal de 13h
28:23hier sur France Inter,
28:24un début de réveil
28:25deux secondes
28:26dans les titres
28:26sur les violences
28:27savourer ce moment.
28:28Des débordements
28:29dans la nuit à Paris.
28:30C'est tout.
28:31Dans ce journal de 28 minutes,
28:32une question a quand même
28:32été posée au président
28:33de la Fédération française
28:34de football,
28:35Philippe Diallo,
28:36invité à distance.
28:37Mais surtout,
28:37une note positive
28:38avec une réaction
28:39de Yann Arthus Bertrand
28:40alors que son exposition
28:41Vivre Ensemble
28:42a été saccagée
28:43place de la Concorde.
28:44Trois heures après,
28:45l'expo est remontée.
28:46C'est trop mignon
28:47et trop...
28:47Ça fait chaud au cœur.
28:48C'est vraiment le thème
28:49de notre expo,
28:50Vivre Ensemble.
28:50Elle a envie vraiment
28:51de vivre ensemble.
28:51Allez dire ça aux policiers.
28:52En fin de journée,
28:53dans le journal de 18 heures,
28:54pas un mot.
28:55Dans le journal de 19 heures,
28:56pas un sujet non plus.
28:57Juste une brève
28:58de 24 secondes.
28:59Ce qui s'est passé
28:59n'existe pas
29:00ou est fortement minimisé
29:02alors que les journaux
29:03de France 2 à 13h et 20h
29:04ont montré
29:05les images d'attaques
29:06contre les policiers.
29:07Mais sur France Inter,
29:08quand vous comptez
29:08la matinale,
29:09les journaux de 18 heures
29:10et 19 heures,
29:11seulement 24 secondes
29:12ont été consacrés
29:13aux violences à Paris.
29:1424 secondes.
29:15Pourquoi ?
29:16Je pose la question.
29:17France Inter,
29:18audiovisuel public
29:19payé par nos impôts,
29:20nommer le réel,
29:21décrire ce que l'on voit.
29:22C'est bien le métier
29:23de nous,
29:24journalistes Vincent Roy.
29:25Une phrase,
29:25mais revenue de Jacques Chirac
29:27dans un tout autre contexte
29:28puisqu'il s'exprimait
29:29à propos de l'écologie.
29:30On s'en souvient tous,
29:31il disait
29:32la maison brûle
29:32et nous regardons ailleurs.
29:34Et on pourrait dupliquer
29:35cette phrase
29:36avec ce qui s'est passé
29:37et avec le traitement médiatique
29:40de certains médias.
29:41Si vous voulez,
29:42ça ne fait pas bien
29:43dans le tableau.
29:44Il ne faut qu'il n'y ait pas
29:45de problème.
29:46Il ne faut qu'il n'y ait pas
29:47de problème
29:47parce qu'un esprit pervers
29:49pourrait imaginer
29:50que ce type de violence
29:52est contre-productif
29:54dans la mesure
29:55où ça nourrit
29:56une droite
29:57qu'on va considérer
29:58comme ferme.
29:59On se dit
30:00c'est pas très bon
30:02pour les élections
30:03qui s'annoncent.
30:04Ça va nourrir
30:05des vieilles idées,
30:08des bas instincts
30:08et la droite
30:10va se retrouver renforcée
30:11parce qu'effectivement...
30:12Donc,
30:12il faut au maximum
30:13le passer sous silence.
30:15Tout cela est éminemment politique.
30:16Parce que le récit
30:17du vivre ensemble
30:17est mis à mal.
30:19Déjà,
30:20rien que l'expression
30:21vivre ensemble
30:22elle est créée
30:23pour expliquer
30:24qu'il y a là
30:24un vide.
30:25Quand on fait nation
30:26on n'a pas besoin
30:27de dire
30:27moi je vis à côté
30:28d'Arnaud Clarsfeld
30:30nous vivons
30:32ensemble
30:33on n'a pas besoin
30:34de le dire.
30:35On peut à nous deux
30:37créer une micro-nation
30:38on n'a pas besoin
30:38de s'expliquer
30:39on ne va pas dire
30:39c'est formidable Arnaud
30:40c'est formidable
30:43nous vivons ensemble
30:44enfin franchement
30:45c'est un sujet sérieux
30:46un peu de légèreté
30:47de temps à autre
30:48je vous l'accorde
30:49cette expression
30:50est ridicule
30:51et le fait
30:52de vouloir
30:53la placarder
30:54absolument partout
30:55même dans le cadre
30:55d'une exposition
30:56c'est bien montrer
30:57que ce vivre ensemble
30:58n'existe pas
30:59parce qu'on a besoin
31:00de le manifester
31:00il y a eu effectivement
31:02cette dégradation
31:04particulièrement symbolique
31:05Arnaud Clarsfeld
31:06est un peu dissipé
31:06ce soir
31:07c'est vendredi soir
31:10il y a eu
31:10cette exposition
31:11du vivre ensemble
31:12de Yann Arthus Bertrand
31:13totalement saccagé
31:15et cette phrase
31:16qu'il a employée
31:16c'est pour que le vivre ensemble
31:18continue
31:18mais est-ce la bonne question
31:20vraisemblablement
31:21non
31:21le récit du vivre ensemble
31:23il est mis à mal
31:24on le voit bien
31:25aujourd'hui
31:26je m'adresse
31:27aux policiers
31:28effectivement
31:29la réalité du terrain
31:30elle est tout autre
31:31ce vivre ensemble
31:32c'était un rêve
31:33autrefois
31:34qu'on n'a pas réussi
31:34à finaliser
31:36me semble-t-il
31:38la sensation que j'ai
31:39c'est qu'il y a
31:39beaucoup de choses
31:40qui sont cassées
31:40en tout cas
31:43ça a été mis à mal
31:44et ça sera très dur
31:45à récupérer
31:46ça c'est sûr
31:47maintenant
31:49le vivre ensemble
31:51dans un idéal
31:52oui
31:53mais en pratique
31:54c'est très très compliqué
31:55en ce moment
31:55c'est très compliqué
31:57puisqu'on l'a vu
32:00notamment
32:00avec ces dégradations
32:02et comment fait-on
32:03nation
32:03on va s'interroger
32:04dans un instant
32:05puisque c'était le 8 mai
32:06aujourd'hui
32:07et il y a bien évidemment
32:08en toile de fond
32:09la question de l'éducation
32:10Vincent Roy
32:11qui est essentielle
32:12puisque
32:13ce que l'on constate
32:15là encore
32:15c'est que vous avez
32:16une baisse
32:17du niveau d'éducation
32:19et plus ce niveau baisse
32:19plus on voit des phénomènes
32:20comme on a pu le voir
32:22dans la nuit
32:22de mercredi à jeudi
32:23des phénomènes de violence
32:24qui n'existaient pas
32:25la violence a toujours existé
32:26l'homme est un loup pour l'homme
32:28l'homme est un loup pour l'homme
32:29mais ce sont des nouvelles
32:30des mutations
32:31et qu'on explique très bien
32:32mutation de la violence
32:33et en même temps
32:33baisse de l'éducation
32:34les deux phénomènes
32:37sont connexes
32:37à partir du moment
32:38où vous avez une baisse
32:39de l'éducation
32:40une difficulté
32:42à vous exprimer
32:43à manifester des sentiments
32:44etc
32:45et bien évite
32:45une perte du vocabulaire
32:47une perte de la syntaxe
32:48enfin tout ce que vous voulez
32:48évidemment
32:49vous n'arrivez plus
32:50à exprimer vos idées
32:51et vous en arrivez
32:53à la violence
32:55qui devient un mode
32:56de communication
32:56mais on s'est habitué
32:58ce qui est terrible
32:59d'ailleurs dans les mots
33:00de Laurent Munez
33:01tout à l'heure
33:02vous voyez on s'est habitué
33:03le 14 juillet
33:04il y aura des
33:05quand il y a un match
33:06nous dit
33:06le ministre de l'Intérieur
33:08on sait bien
33:09que quand il y a un match
33:09et bien il y a toujours
33:11des exactions
33:12enfin tout ça
33:13on est dans
33:13on est dans une banalisation
33:15de cette violence
33:16qui devient ordinaire
33:17y compris
33:18y compris
33:19par le ministre de l'Intérieur
33:21c'est tout de même un comble
33:22et comment faire nation
33:23quand une partie
33:24une partie de la jeunesse
33:25non seulement
33:26ne connaît pas son histoire
33:27mais n'aime pas cette histoire
33:29et n'aime pas cette France
33:31n'aime pas ces policiers
33:32on posera la question
33:33au général Emmanuel
33:34de Richouf
33:35il sera en liaison avec nous
33:37alors il a deux casquettes
33:38celle de général
33:39mais aussi
33:39celle d'éducateur
33:41il a beaucoup aidé
33:42et il aide beaucoup
33:43ces jeunes
33:44dits de quartiers
33:45réputés
33:45de quartiers difficiles
33:47il sera avec nous
33:47dans un instant
33:48très courte pause
33:49à tout de suite
33:49sur CNews
33:55le 8 mai
33:56donc
33:57aujourd'hui
33:57nous commémorons
33:58le 81ème anniversaire
34:00de la capitulation allemande
34:02et de la fin
34:02de la seconde guerre mondiale
34:04une journée
34:05aussi pour se souvenir
34:06des héros
34:07des héros français
34:08de la libération
34:10notamment
34:10mais il y a un constat
34:12c'est qu'aujourd'hui
34:13de plus en plus
34:14notamment de jeunes
34:15ne savent pas
34:15à quoi correspond
34:17précisément
34:18le 8 mai
34:19c'est un secret pour personne
34:20le niveau scolaire
34:21a considérablement chuté
34:23exemple
34:23un sondage de 2024
34:25révélait que
34:2640% des jeunes
34:27n'avaient jamais entendu
34:28parler de la Ralph
34:29du Veldiv
34:29par exemple
34:30alors une étude inédite
34:31de la direction
34:32de l'évaluation
34:33avait révélé
34:35déjà
34:36c'était en 2013
34:37que le score moyen
34:38des élèves en 3ème
34:39avait baissé de 11 points
34:41en géographie
34:42et en histoire
34:43entre 2006
34:44et 2012
34:45la note du ministère
34:46évoquait un glissement
34:47général du niveau moyen
34:48des performances
34:49des élèves
34:49vers le bas
34:50et un affaiblissement
34:51de l'assimilation
34:52par les élèves
34:52d'une culture scolaire
34:54géographique
34:55et historique
34:56il y avait déjà des alertes
34:57Vincent Roy
34:58rien n'a été fait
34:59ça a continué de glisser
35:00c'est une réalité
35:01et je n'ai pas vu d'ailleurs
35:02d'autres études depuis
35:03mais bon
35:04rien n'a été fait
35:05il y a longtemps
35:06qu'il y a des alertes
35:07il y a des alertes
35:07à tous les niveaux
35:08quelque chose
35:09petite parenthèse
35:10quelque chose
35:11m'a beaucoup alerté
35:12aujourd'hui
35:12puisque vous le disiez
35:14nous sommes le 8 mai 1945
35:15nous fêtons
35:16les 81 ans
35:17de la capitulation
35:19de l'Allemagne nazie
35:20c'est un moment
35:21patriotique important
35:22d'ailleurs le président
35:23de la république
35:24ne s'y est pas trompé
35:25il a passé
35:27plus de temps
35:28que l'année dernière
35:29à discuter
35:30de ces questions
35:31mais le ministre
35:33la ministre
35:34plutôt
35:34des anciens combattants
35:35n'était pas
35:37aux côtés
35:37du président
35:38de la république
35:38en ce jour
35:39du 8 mai
35:40elle était à Sétif
35:42en Algérie
35:42pour commémorer
35:44les exactions
35:46de l'armée
35:48française
35:49à Sétif
35:50alors qu'on ne parle
35:51jamais par exemple
35:52des exactions
35:53algériennes
35:54à Oran
35:55bon ça c'est
35:56un autre problème
35:56pas moins de 30 passages
35:57d'ailleurs répertoriés
35:58par l'excellent
35:59Marc Vanguard
36:00sur les réseaux sociaux
36:01qui disait
36:02c'est vrai qu'on parle
36:02toujours de la guerre
36:04d'Algérie
36:04dans le même sens
36:05et on ne parle plus
36:06des exactions
36:07du FLN
36:08et la ministre
36:10le toupet
36:11à Sétif
36:12d'aller dire
36:13il faut regarder
36:14l'histoire en face
36:14alors effectivement
36:15regardons-la
36:16en face
36:17mais sur toutes les faces
36:18et ça fait le lien
36:19puisqu'on va accueillir
36:20le général Emmanuel
36:21de Richouft
36:22puisqu'on va peut-être
36:23revoir ces deux images
36:24ces deux frances
36:25cette france
36:25qui commémorait
36:26aujourd'hui
36:27sur les Champs-Elysées
36:27donc ce 8 mai
36:28et puis cette autre france
36:30quelques jours plus tôt
36:31qui aux abords
36:32là encore
36:32des Champs-Elysées
36:33s'en prenaient
36:34à nos forces de l'ordre
36:34des violences inuites
36:35que nous avons largement
36:37décryptées
36:38et quand on voit
36:39ces images
36:39on se pose la question
36:40comment faire nation
36:41quand une partie
36:43de ces jeunes
36:43casse tout
36:44ne connaissent pas
36:44leur histoire
36:45comment peut-on faire nation
36:47si toute la jeunesse
36:48de France
36:49ne se retrouve pas
36:49autour du 8 mai
36:50par exemple
36:52mon général
36:53bonsoir
36:53merci d'être en liaison
36:54avec nous
36:55alors vous avez
36:56deux casquettes
36:57si je puis dire
36:57sous votre contrôle
36:58celle de militaire
36:59bien évidemment
37:00de général
37:01et puis aussi
37:02celle d'éducateur
37:03en quelque sorte
37:04puisque vous avez
37:04donné beaucoup
37:06de votre temps
37:07pour essayer
37:07de sortir
37:08de ces jeunes
37:09de la galère
37:09et vous le faites
37:10encore d'ailleurs
37:12vous êtes auteur
37:13on va peut-être rappeler
37:14de l'un de vos ouvrages
37:16votre dernier ouvrage
37:17qu'on va voir
37:18à l'antenne
37:18c'est
37:18la France
37:20sécessionniste
37:21que faire
37:21aux éditions
37:22nouveaux caractères
37:24donc je le disais
37:25baisse du niveau
37:26à l'école
37:27une partie
37:27de la jeunesse
37:28ne s'intéresse plus
37:29à l'histoire
37:29de France
37:30comment faire nation
37:31dans ces conditions-là
37:32selon vous
37:33mon général
37:35bonsoir d'abord
37:36je ne vais pas
37:37nous donner la solution
37:38immédiatement
37:38parce que ce sont
37:40je pense
37:4040 années
37:41de carences
37:43carences générales
37:44qui font que
37:44la jeunesse
37:45aujourd'hui
37:45est dans la situation
37:47telle que vous la décrivez
37:48je remarque
37:49simplement
37:50je voudrais dire
37:50simplement
37:51que cette jeunesse
37:53me semble-t-il
37:54n'a pas les repères
37:56n'a pas la confiance
37:58n'a pas confiance en elle
38:00n'a aucun repère
38:01ne sait pas
38:02ne sait pas son histoire
38:03n'a pas d'accroche
38:05dans le pays
38:06et c'est ce qui fait
38:08que quand vous avez
38:09quand vous avez
38:09quand vous n'avez rien
38:10qui vous retient
38:11et bien à ce moment-là
38:12vous êtes
38:13vous recherchez
38:14par tous les moyens
38:15d'exister
38:16et pour exister
38:18quelle est la meilleure chose
38:19que d'aller avec des banques
38:20que de
38:21de faire
38:22d'abord de la violence
38:23de s'exprimer
38:24par la violence
38:24et donc je crois
38:26que c'est quelque chose
38:26un mal profond
38:27alors il y a deux
38:28il y a plusieurs
38:29il y a plusieurs
38:29il y a plusieurs
38:30et vous l'avez dit
38:31et Vincent l'a abordé
38:32il y a deux minutes
38:33il y a une raison
38:34c'est d'abord
38:35la formation à l'école
38:36l'école
38:37que fait l'école
38:39c'est-à-dire
38:39on peut se poser la question
38:41moi j'ai été élevé
38:42par
38:42j'ai été élevé
38:42de mon temps
38:43comme on dit
38:43par des instituteurs
38:45qui avaient la foi
38:46chevillée au corps
38:47la France chevillée au corps
38:48qui avaient connu
38:49une guerre mondiale au moins
38:50et qui savaient
38:51de quoi ils parlaient
38:52donc on était
38:52véritablement
38:53avec un ancrage
38:55national
38:56et la cohésion nationale
38:58justement
38:59elle passe
39:00par un récit national
39:01fort
39:02comment concrètement
39:04remettre
39:05ce récit national
39:06au coeur de l'éducation
39:08par quels moyens concrets
39:10puisque peut-être
39:11que je crois
39:12que vous avez servi
39:12dans la légion étrangère
39:14comment faites-vous
39:15pour intégrer
39:15quelqu'un
39:16qui vient d'un autre pays
39:17d'une même culture
39:19et qui pour autant
39:20se met non seulement
39:21au garde-à-vous
39:22devant le drapeau français
39:23mais qui en plus
39:24est prêt à donner
39:25son sang pour la patrie
39:26et bien
39:27vous avez
39:28un encadrement
39:30officier
39:30comme sous-officier
39:31qui est à la fois
39:32chevillé au corps
39:33et qui inculque
39:34à ces jeunes étrangers
39:35venus en France
39:36pour servir la patrie
39:38et bien
39:38leur dire
39:39leur faire connaître
39:40la France
39:42reconnaître
39:42ce qu'est la France
39:43c'est-à-dire
39:43on n'a pas honte
39:44de ce qu'on en a fait
39:45on n'a pas honte
39:46des victoires
39:47des défaites
39:47et véritablement
39:48en quelques mois
39:49et voire en quelques années
39:50pour certains
39:51et bien
39:51ils deviennent français
39:52et plus français
39:53que vous et moi
39:54et donc
39:55c'était vraiment
39:55un investissement
39:56un investissement
39:57de tous les jours
39:58un investissement
39:59de tout le monde
39:59or en France
40:00aujourd'hui
40:01il y a
40:02guerre de gens
40:03qui s'investissent
40:03véritablement
40:04pour donner à cette jeunesse
40:06à notre jeunesse
40:07qui seront les adultes
40:08de demain
40:09donner à cette jeunesse
40:10la conscience
40:10la clair-conscience
40:11d'être français
40:12et je crois
40:13que c'est quelque chose
40:14qui a disparu
40:15donc
40:17alors qu'est-ce qu'on
40:17pourrait faire
40:18déjà dans un premier temps
40:18j'ai vu que le ministre
40:19de l'éducation
40:20avait je crois
40:21donné
40:22donné ses directives
40:23pour le 11 novembre prochain
40:25à savoir que les écoles
40:26seront
40:28son sommet
40:28d'être
40:29d'assister
40:30et de faire en sorte
40:31que les écoles
40:32soient présentes
40:33pour la commémoration
40:33du 11 novembre
40:34alors on se demande
40:35pourquoi est-ce qu'on a attendu
40:3740 ans ou 30 ans
40:38pour le faire
40:38vous voyez ce que je veux dire
40:39moi je suis toujours étonné
40:40je suis toujours étonné
40:42quand j'assiste
40:42à des commémorations
40:43de voir qu'il n'y a que des adultes
40:45que quelques adultes
40:47il n'y en a pas beaucoup
40:48des anciens combattants
40:49avec leur drapeau
40:50mais il n'y a jamais de jeunesse
40:51il n'y a pas d'enfants
40:52des écoles
40:52ou rarement
40:53et ça je crois
40:54que c'est très important
40:55voilà
40:55et la place de la sanction aussi
40:58puisque nous en avons
40:59beaucoup parlé
40:59ce soir
41:01la place de la sanction
41:02on pointe du doigt
41:03régulièrement
41:04une justice
41:05qui semble être
41:06en tout cas laxiste
41:07on a du mal à comprendre
41:08pourquoi vous avez
41:09127 interpellations
41:11et puis derrière
41:12et bien la majorité
41:13s'en tireront
41:14sans rien
41:15on a oublié
41:16le sens de la sanction
41:17dans notre pays
41:17aujourd'hui
41:18oui bien sûr
41:20bien sûr
41:21je suis comme vous
41:21je ne suis étonné
41:22je ne suis étonné
41:22rappelez-vous
41:23les grandes émeutes
41:24de 2023
41:25on avait
41:26la France
41:27je ne sais pas combien
41:28il y a eu
41:29tout a été cassé
41:30les mairies
41:31les hôpitaux
41:33des commissariats
41:34etc
41:34on a arrêté
41:37je ne sais pas combien
41:37de personnes
41:38et puis finalement
41:39il n'y en a eu
41:39qu'une dizaine
41:40qui ont été sanctionnées
41:41donc moi je suis toujours étonné
41:43je suis toujours étonné
41:44de voir que
41:46les gens qui cassent
41:47qui fracassent
41:48qui volent
41:49qui pire
41:50soit laissés
41:51soit finalement
41:52on ne les arrête pas
41:52on en arrête très peu
41:53et puis on les laisse partir
41:55moi je ne sais pas
41:56avec les caméras
41:57que l'on a
41:58les policiers
41:59qui sont dans la rue
42:00les CRS
42:01etc
42:01comment n'arrive-t-on pas
42:02finalement
42:03à arrêter les gens
42:04vous les arrêtez
42:05moi je vous ai pris
42:06dans une manifestation
42:07vous avez cassé
42:08si vous êtes mineur
42:09les parents paieront
42:09je veux dire
42:10c'est quelque chose
42:11qui est frappé
42:12au coin du bon sens
42:12voilà
42:13le fameux bon sens
42:14merci beaucoup
42:15mon général
42:16pour votre témoignage
42:18ce soir dans 100% politique
42:19c'est intéressant
42:20Eric Couvrat
42:21justement
42:21cette notion de sanction
42:23on a le sentiment
42:24que c'est
42:25ou la prison
42:26aujourd'hui en France
42:26quand vous avez commis
42:27un crime
42:28quelque chose de très grave
42:29ou rien
42:31il n'y a pas de juste milieu
42:32est-ce que
42:33le système législatif
42:35aujourd'hui
42:35est suffisamment armé
42:36pour des peines
42:37intermédiaires
42:38je ne sais pas
42:39ça peut être
42:40peine de prison courte
42:41par exemple
42:42immédiatement
42:42est-ce que c'est pas
42:43dans ce sens-là
42:44puisque j'imagine
42:45que vous devez être
42:46exaspéré
42:47d'interpeller des délinquants
42:48et de les voir sortir
42:49au bout de 48 heures
42:50et l'affaire est terminée
42:52bien sûr
42:52bien sûr
42:53alors moi c'est pas
42:54trop sur
42:55les peines en elles-mêmes
42:56c'est l'application
42:57de ces peines
42:57et c'est surtout
42:59c'est surtout par exemple
43:00dans des cas
43:01de dégradation
43:02de mobilier urbain
43:03le coût que ça peut coûter
43:04pour moi je serais
43:05intransigeant là-dessus
43:05et pour moi ça serait
43:06des peines de prison ferme
43:07de même que les violences
43:09aux forces de l'ordre
43:10on se rend compte aussi
43:11maintenant
43:12qu'il y a des mortiers
43:14d'artifices
43:15qui sont détournés
43:15qui servent véritablement
43:16d'armes
43:17et justement
43:18j'espère qu'il y a
43:19un durcissement
43:19qui est en prévision
43:21qui va arriver
43:22et qui va permettre
43:23de clarifier un peu
43:23les choses
43:24et de légiférer là-dessus
43:26les peines prévues
43:28peuvent monter
43:29jusqu'à sans doute
43:305 ans
43:31si c'est comme
43:31il y en réunion
43:32même pour les dégradations
43:34à mon avis
43:34c'est-à-dire le code pénal
43:36il a été écrit
43:38au 19ème siècle
43:39à une époque
43:40où il y avait
43:40une répression
43:41qui était terrible
43:43Jean Valjean
43:44c'était pour un crouton
43:45de pain au bagne
43:46ça c'est du roman
43:47nous ne fréconisons pas
43:48il y a un tel retour
43:49des choses
43:50donc les peines
43:52peuvent monter
43:53ou après
43:53c'est au juge
43:54de les moduler
43:55c'est ça
43:56exactement
43:57sur les dégradations
43:58de mobilier urbain
43:59c'est des peines
44:00de prison ferme
44:01et moi je trouve ça
44:03et en réunion
44:03c'est pire
44:04et on va suivre
44:05bien évidemment
44:06et masquer
44:07encore pire
44:08on va suivre
44:09bien évidemment
44:09de très près
44:10les condamnations
44:12qui seront prononcées
44:13et la suite
44:14du processus judiciaire
44:15un mot peut-être
44:16sur ce drame
44:17qui bouleverse profondément
44:18la France
44:19c'est l'assassinat
44:20de Chloé
44:21cette jeune collégienne
44:22de 14 ans
44:23morte sous les coups
44:23de couteau
44:24de son ex-petite amie
44:2523 ans
44:26Julien B
44:27qui a été mis en examen
44:28aujourd'hui
44:28pour assassinat et viol
44:30et il a été placé
44:31en détention provisoire
44:32les dernières informations
44:33Mathieu Devez
44:36L'homme de 23 ans
44:37soupçonné
44:38d'avoir tué Chloé
44:39à coup de couteau
44:40est désormais
44:41en détention provisoire
44:42il a été mis en examen
44:43pour assassinat et viol
44:44en garde à vue
44:45cet homme
44:46sans profession
44:47qui vit chez ses parents
44:48a reconnu avoir attaqué
44:49la victime au couteau
44:50il a évoqué
44:51une querelle amoureuse
44:52comme point de départ
44:54de son geste
44:54il dit avoir eu
44:55une relation amoureuse
44:57avec la collégienne
44:57de 14 ans
44:58les faits de viol
44:59correspondent aux relations
45:00sexuellement entretenues
45:02durant la période
45:03où il se fréquentait
45:04ses rapports
45:05étant légalement considérés
45:07comme non consentis
45:08Chloé
45:08une élève de 3ème
45:10à faire en Tardenois
45:11commune de l'Aisne
45:12où elle vivait
45:12était en train
45:13de se rendre à pied
45:14à son collège
45:15mercredi matin
45:16lorsqu'elle a été
45:17mortellement agressée
45:18le suspect
45:19est déjà connu
45:20de la justice
45:21pour port d'armes
45:22illégales
45:23en 2023
45:24il encourt
45:25la réclusion criminelle
45:26à perpétuité
45:27pour l'effet d'assassinat
45:28et 20 ans
45:29de prison
45:30pour l'effet de viol
45:31qui lui sont reprochés
45:33et le suspect
45:33qui avait laissé
45:34un message audio
45:35quelques jours
45:36avant l'assassinat
45:37sur le portable
45:38de la victime
45:39Chloé
45:40on va l'écouter
45:41et cela donne
45:42une idée
45:42de qui était l'assassin
45:56voilà l'enquête
45:57se poursuit
45:58c'est vrai Vincent Roy
45:58mais cette horrible affaire
46:00elle nous dit
46:01aussi quelque chose
46:02des failles de notre société
46:03une jeune colligienne
46:04sous l'emprise
46:05d'un voyou
46:06le rôle des réseaux sociaux
46:08l'ultra-violence
46:09du suspect
46:10nous l'entendions
46:11l'utilisation du couteau
46:12voilà il y a
46:13beaucoup
46:13beaucoup
46:14beaucoup
46:14d'éléments
46:15qui montrent
46:15que notre société est malade
46:17bah là
46:18oui les bras nous en tombent
46:20d'abord on pense
46:20à la famille
46:22de cette colligienne
46:23on pense à cette colligienne
46:24en premier
46:25et puis à sa famille
46:27mais là
46:27c'est affligeant
46:28ce que l'on vient d'entendre
46:29est affligeant
46:29c'est à dire que
46:30comment on peut
46:33comment on peut imaginer
46:34qu'il y ait d'abord
46:35une grosse différence d'âge
46:36quand même
46:36entre ces deux individus
46:38exactement
46:39c'est pour ça qu'il est poursuit
46:40pour viol
46:41voilà
46:41il y a quand même
46:42c'est quand même
46:43une mineure
46:44et ensuite il dit
46:45il n'y a pas de préméditation
46:46mais enfin
46:46il va quand même rencontrer
46:48cette jeune femme
46:49pour régler ses comptes
46:50avec un couteau sur lui
46:51donc je veux bien
46:52qu'on m'explique
46:52beaucoup de choses
46:53mais il est déjà connu
46:54des services de police
46:55pour port d'armes illégales
46:56donc il y a à la fois
46:58des problèmes de prévention
46:59est-ce que
47:00est-ce que la sanction
47:01la première fois
47:02port d'armes illégales
47:03a été suffisante
47:05pour lui faire comprendre
47:06quoi que ce soit
47:07puisque manifestement non
47:08que fait-on de ces individus
47:10qui sont déjà connus
47:11de vos services
47:12Éric Bussard
47:12évidemment c'est très difficile
47:13pour la police
47:13parce qu'il n'est pas encore
47:14passé à l'acte
47:15donc on ne peut pas
47:16c'est compliqué
47:17et vous aurez le mot de la fin
47:18Éric
47:19oui alors
47:19sur cette affaire-là
47:21je ne connais pas le contexte
47:22de sa première interpellation
47:24pour le port d'armes
47:25mais ça pose
47:26beaucoup de questions
47:27et là
47:27il n'y a aucun doute
47:28qu'on entend le message vocal
47:30c'est sans équivoque
47:32et la pré-mitiation
47:33elle est là
47:34pour moi
47:34mais il y a une recrudescence
47:38je trouve
47:39les deux dernières années
47:41des passages à l'acte
47:42chez les jeunes
47:44lycéens
47:45collégiens
47:46avec des armes blanches
47:47et ça nous
47:48on l'a constaté
47:49sur le département du 93
47:50mais même sur l'ensemble
47:51de la France
47:52il y a eu énormément de faits
47:54alors qu'ils ne sont pas
47:55toujours aussi dramatiques
47:57que celui-ci
47:57mais où des fois
47:58il y a des passages à l'acte
47:59les attaquent au couteau
48:00et c'est vrai que le politique
48:01ne s'en est pas encore
48:02suffisamment saisi
48:03on se souvient
48:03si François Bayrou
48:04alors Premier ministre
48:05avait mis des portiques
48:07avait demandé
48:08l'installation de portiques
48:09et de contrôles à l'école
48:10mais on voit bien
48:11que le phénomène est tel
48:12que c'est très compliqué
48:13aujourd'hui de l'endiguer
48:14un grand merci
48:15à tous les trois
48:15100% politique week-end
48:17c'est fini
48:18pour ce soir
48:18on va se retrouver demain
48:19à 22h
48:20et tout de suite
48:20c'est Mickaël Dorian
48:22pour le meilleur de l'info
48:23merci à Julien Duroux
48:25excellente soirée
48:26sur CNews bien sûr
48:28c'est parti
48:29pour le meilleur de l'info
48:29c'est parti
48:31– Sous-titrage FR 2021
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