Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 jours
Mettez vous d'accord avec Frédéric Fougerat, Pascal Bataille, Noémie Halioua et Mehdy Raïche

---

🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
☀️ Et pour plus de vidéo du Grand Matin Sud Radio : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRJgbMndsvDtzg5_BXFM7X_

##METTEZ_VOUS_D_ACCORD-2026-01-15##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00:00Et tout de suite les infos avec Clémence Lobary, bonjour.
00:00:06Bonjour à tous. Les militaires français sont arrivés au Groenland.
00:00:10Une quinzaine de soldats ont été envoyés sur place pour une mission européenne avec d'autres pays comme l'Allemagne et la Suède.
00:00:15Il s'agit d'une opération de reconnaissance. L'objectif apportait un soutien actif au Danemark face aux Etats-Unis.
00:00:21Donald Trump a encore redit ce mercredi sa volonté de voir l'immense région danoise autonome passer sous pavillon américain.
00:00:27Du côté de l'Elysée, un conseil de défense consacré notamment à cette situation a été convoqué en urgence ce matin.
00:00:34L'Iran devait également être évoqué. L'Iran qui sera aussi en débat aux Nations Unies.
00:00:38Une réunion du conseil de sécurité de l'ONU est prévue aujourd'hui.
00:00:42En attendant, les autorités iraniennes annoncent qu'il n'y aura pas de pendaison ce jeudi en pleine répression des manifestations.
00:00:48Au moins 3428 personnes ont été tuées dans le pays depuis le début du mouvement de contestation selon un bilan de l'ONG Iran Human Rights.
00:00:56Mauvaise nouvelle pour les épargnants.
00:00:58La Banque de France propose d'abaisser le taux du livret A à 1,5% à partir du 1er février.
00:01:04Une proposition qui doit encore être validée par le ministère de l'Economie.
00:01:0757 millions de Français détiennent un livret A.
00:01:10Le taux du livret d'épargne populaire, lui, devrait être ramené à 2,5% contre 2,7% actuellement.
00:01:16Et en parallèle, la hausse des prix ralentit.
00:01:18L'inflation a en effet atteint 0,9% en 2025 selon l'INSEE, contre 2% l'année précédente et près de 5% en 2023.
00:01:26La France est d'ailleurs l'un des pays de la zone euro qui a le mieux réussi à la contenir.
00:01:32L'épidémie de grippe pourrait reprendre, notamment chez les enfants.
00:01:36C'est l'alerte hier de Santé publique France.
00:01:38Les consultations en ville ont rebondi ces derniers jours.
00:01:41Une tendance particulièrement marquée chez les moins de 15 ans.
00:01:44Elle reste globalement à la baisse à l'hôpital.
00:01:46Et puis la campagne de recensement débute aujourd'hui.
00:01:49Elle est organisée comme chaque année par l'INSEE.
00:01:51En moyenne, 9 millions de personnes doivent être interrogées.
00:01:54Si vous êtes concerné, vous allez recevoir un courrier dans votre boîte aux lettres
00:01:58pour vous prévenir du passage d'un agent recenseur.
00:02:01Il est possible de répondre sur Internet.
00:02:03On le rappelle, le recensement est obligatoire.
00:02:05Excellente matinée à tous.
00:02:08Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:02:13Bonjour à toutes et à tous.
00:02:14Heureuse de vous retrouver.
00:02:16Nous sommes ensemble pour le 10h midi.
00:02:18Deux heures d'infos, de débats avec Jules Gansman.
00:02:21Bonjour.
00:02:21Bonjour Valérie.
00:02:22Votre zapping dans un instant pour faire réagir les débatteurs.
00:02:27Et puis bonjour Félix Mathieu.
00:02:29C'est quoi le problème ?
00:02:30Aujourd'hui, on va parler des EHPAD.
00:02:33De nos aînés qui sont souvent abandonnés.
00:02:37L'image des EHPAD, on ne peut pas dire que ce soit formidable.
00:02:43Et on a des gens qui cherchent, qui tentent d'innover.
00:02:47Serge Trigano fait partie de ceux-là.
00:02:49Alors Trigano, ça vous fait, évidemment, ça évoque le Club Med.
00:02:53Serge Trigano, c'est le fils d'André Trigano.
00:02:57C'était André, votre papa, Serge Trigano ?
00:03:00Gilbert.
00:03:01Gilbert, André, c'était mon nom.
00:03:03Oui, oui, Gilbert.
00:03:03André, c'est un autre.
00:03:05Gilbert Trigano qui a été le fondeur du Club Med.
00:03:07Vous aussi, vous avez dirigé le Club Med.
00:03:10On va voir avec vous dans un instant comment on peut proposer des alternatives aux EHPAD.
00:03:16Comment il faut proposer autre chose que ces mouroirs.
00:03:21On va en parler dans un instant avec vous, Félix Mathieu.
00:03:24Dans les débats, écoutez ces chiffres absolument effarants.
00:03:28Savez-vous combien de boîtes de médicaments par an consomment les Français ?
00:03:3340 et une boîte de médicaments chaque année.
00:03:36Le Doliprane, ce sont des médicaments remboursés par la Sécurité sociale.
00:03:41Et ça pose la question du Doliprane,
00:03:43qui est l'un des médicaments les plus consommés et les plus remboursés.
00:03:46On va revenir sur ce cri d'alerte également des professionnels de la justice, du droit,
00:03:54que ce soit les magistrats ou les avocats.
00:03:57On apprend, c'est un grand article dans le Figaro,
00:03:59que les juridictions vont devoir libérer des criminels dangereux
00:04:02parce qu'ils n'ont pas pu être jugés dans les temps qui normalement sont les délais légaux.
00:04:11Donc aujourd'hui, il va y avoir dans quelques mois, on parle quand on dit délais légaux, 75 mois.
00:04:18Ça veut dire près de 6 ans, on va en parler.
00:04:20Est-ce que vous, vous avez été confronté à la justice ?
00:04:22Est-ce que vous avez remarqué ces lenteurs ?
00:04:24On en parle et puis on parlera également de cette décision de la Cour.
00:04:29Je pense que ça, ça devrait vous faire réagir.
00:04:32C'est la Cour de cassation qui estime que gifler ou insulter son enfant reste interdit.
00:04:38Alors pour ça, j'ai été un peu fouiller un son.
00:04:41Vous savez que j'ai toujours un petit son lié à nos débatteurs et à l'actualité.
00:04:45Alors Valérie, je vous emmène dans une autre époque.
00:04:48Je vous emmène en 1979,
00:04:51où évidemment le martinet et la fessée étaient assez courantes dans ces années-là.
00:04:56Et cette année-là, en 1979, la Suède interdisait,
00:05:01donc avec beaucoup d'avance, tout châtiment corporel sur un enfant.
00:05:04Voilà comment à l'époque, Léon Zitrone a présenté l'information au 20h d'Antenne 2.
00:05:09Vous allez voir, la séquence est savoureuse.
00:05:11Je vous enmène dans cette année.
00:05:16...
00:05:23...
00:05:50...
00:05:52Et bien voilà, les temps ont changé, c'était Léon Zitrone en 1979.
00:05:59Vous pouvez réagir évidemment à un autre standard sur cette époque-là
00:06:03et puis avec vos débatteurs, vous reviendrez sur cette décision de la Cour de cassation.
00:06:09300-300, alors les EHPAD, les maisons de retraite, les EHPAD en particulier
00:06:14ont été à la ligne de l'actualité à plusieurs reprises
00:06:19et c'est vrai que l'image qu'on a des EHPAD ou des maisons de retraite
00:06:24parce qu'il y a aussi les résidences seniors, c'est pas glorieux, Félix Mathieu.
00:06:30Donc c'est quoi le problème avec ces EHPAD et est-ce qu'il y a des solutions ?
00:06:33On va voir que oui avec notre invité dans un instant, Serge Trigano qui est avec nous.
00:06:38Bonjour Serge Trigano, fondateur de Casa Barbara.
00:06:43Vous allez nous expliquer en quoi vous voulez vous renouveler justement ces résidences seniors.
00:06:48Alors, Félix ?
00:06:50C'est vrai que c'est souvent perçu comme un mal nécessaire d'aller en EHPAD.
00:06:53On a ce mot de mouroir même qui revient souvent, un terme assez violent finalement
00:06:58mais c'est vrai que les sondages le montrent, les gens ne se voient pas, ne se projettent pas en EHPAD.
00:07:03Il y avait un sondage IFOP pour le Cinerca il y a quelques années
00:07:06qui nous disaient que par exemple 8 sondés sur 10 disent en France
00:07:11« Je ne mettrai jamais mes parents ou un proche dans un établissement spécialisé,
00:07:16ce sera à la maison, à l'ancienne si besoin un jour ».
00:07:19Les gens disent ça quand ils ne sont pas confrontés à la situation.
00:07:22Sauf que bon, dans les faits, quand on y est confronté, ce n'est pas forcément comme ça que ça se passe.
00:07:25D'ailleurs, les sondages le montrent.
00:07:27En France, on va beaucoup plus avoir recours pour les vieux jours aux établissements spécialisés,
00:07:32aux EHPAD que par exemple dans les pays d'Europe du Sud, Méditerranéens
00:07:36où on a encore davantage cette tradition, cette culture d'accueillir les parents ou les grands-parents à la maison.
00:07:44Mais effectivement, ça souffre du...
00:07:47Bon, il y a ce livre « Les faux soyeurs » qui n'a pas aidé évidemment ces révélations.
00:07:52Sur Orpéa.
00:07:52Oui, notamment Orpéa.
00:07:54Par exemple, la moitié des sondages aussi dans ce même sondage,
00:07:58quand ils se projettent pour leur propre vieux jour,
00:08:01disent qu'ils ne se voient pas, qu'ils ne s'imaginent pas un jour devoir aller dans ce type d'établissement.
00:08:06C'est-à-dire que quand on n'y est pas confronté,
00:08:08on ne s'y voit pas, notamment effectivement du fait de cette mauvaise image des EHPAD
00:08:12et plus généralement des établissements spécialisés pour les personnes âgées.
00:08:16Sauf qu'effectivement, on risque bien d'y être confronté un jour ou l'autre.
00:08:19Les professionnels du secteur nous disent qu'Horizon 2040, on pourrait être à 300 000 personnes âgées,
00:08:25dépendantes en plus, qu'il faudra bien accueillir d'une manière ou d'une autre quelque part.
00:08:29Oui, alors évidemment, il y a des solutions qui existent.
00:08:34Alors là, on parle des EHPAD avec Serge Trigano.
00:08:36On va parler des maisons, des résidences seniors qui ne sont souvent pas vraiment mieux loties.
00:08:41Mais c'est vrai qu'il y a des solutions qui existent et qui se développent.
00:08:46Des résidences, des immeubles avec appartements privatifs,
00:08:49mais aussi des espaces communs, des services de restauration,
00:08:52objectifs un peu réhumanisés, tout ça, que ça paraisse moins clinique.
00:08:55Évidemment, quand on parle d'EHPAD, on parle d'espaces médicalisés,
00:08:58mais ça n'empêcherait pas idéalement un peu de convivialité.
00:09:01Enfin, du moins, on pourrait l'espérer.
00:09:03Mais environ 2 millions de personnes âgées en France souffrent de solitude,
00:09:07quand même, nous disait un baromètre des petits frères des pauvres.
00:09:102 millions de personnes, ce n'est pas rien.
00:09:13Reste ensuite la question des prix, quand on le peut, évidemment.
00:09:16Si on prend les EHPAD publics, même les EHPAD publics les moins chers,
00:09:19ça descend rarement quand même sous les 1350 euros par mois.
00:09:23Bon, il faut quand même pouvoir.
00:09:24On est plus souvent au-dessus plutôt des 1850 euros par mois.
00:09:28Il y a notre amie, Véronique de Villèle, qui donne du sport.
00:09:32Il fait du sport, des cours de sport, dans certaines...
00:09:36Enfin, toute une nouveauté de maisons de retraite.
00:09:40Serge Trigano, on ne parle pas d'EHPAD dans ce que vous avez, vous, voulu développer.
00:09:45Donc, Casa Barbara, racontez-nous un petit peu ce que vous avez voulu faire.
00:09:50Vous êtes un spécialiste, encore une fois, de l'hôtellerie.
00:09:52Vous avez créé des hôtels comme le Mama Shelter.
00:09:55Et donc, Casa Barbara, c'était à Nice, une résidence dédiée aux seniors actifs.
00:10:01Donc, on ne parle pas d'EHPAD, mais on parle tout de même de seniors
00:10:03qui ne peuvent plus rester chez eux seuls.
00:10:07Oui, je crois que l'enjeu, c'est la solitude quand on vieillit.
00:10:10Même si on a un très bel appartement, on reste dans son appartement seul
00:10:14à attendre la visite des enfants, des petits-enfants,
00:10:18qui viennent ou qui ne viennent pas.
00:10:19Donc, nous, ce qu'on a essayé de faire, c'est de faire des lieux
00:10:22dans lesquels les gens se sentent bien.
00:10:25Je crois que pour bien vieillir, il y a trois piliers du bien vieillir.
00:10:29Il faut bien manger, il faut bien s'entourer et il faut bien bouger.
00:10:34Bien manger, on s'est associé avec Pierre Gagnère,
00:10:36ce qui fait qu'on a une cuisine plutôt meilleure que ce qu'on trouve dans les maisons classiques.
00:10:42Bien s'entourer, c'est la notion de communauté.
00:10:45Encore une fois, c'est l'idée de ne jamais être seul.
00:10:47Et ça, c'est un petit peu notre savoir-faire avec ce qu'on a fait avec le club.
00:10:51C'est une ancienne du club qui anime la résidence, qui s'appelle Zaza.
00:10:57C'est tout un ensemble d'hommes et de femmes qui font vivre la résidence,
00:11:00y compris nos résidents.
00:11:02Il y a une Américaine qui donne des cours d'anglais.
00:11:05Il y a un gars qui s'occupe du théâtre.
00:11:07Enfin voilà, c'est tout un ensemble de gens.
00:11:10Et après, il faut des activités.
00:11:13Il faut sortir en ville, il faut bouger.
00:11:15Il y a une salle de cinéma, il y a une salle de sport.
00:11:19Voilà, donc on essaye de faire un lieu dans lequel on vit bien
00:11:23et on retarde le moment où il faudrait aller en EHPAD
00:11:26parce qu'on sera peut-être à un moment donné obligé d'y passer.
00:11:29Mais c'est vrai que c'est la dernière étape.
00:11:31C'est la dernière étape et ça permet peut-être de maintenir plus longtemps
00:11:34l'autonomie et l'indépendance,
00:11:37à partir du moment où il n'y a pas de réel gros problème de santé.
00:11:40Mais sur le moral, et je trouve que vous ayez cité dans les trois piliers
00:11:44l'alimentation, c'est très important et on n'en parle pas suffisamment
00:11:49parce que c'est essentiel de bien se nourrir, d'avoir du plaisir à manger.
00:11:55Oui, il faut à la fois manger sain et en même temps se faire un peu plaisir
00:11:59parce que quand on vieillit, le bien manger, ça fait quand même partie
00:12:03des petits plaisirs de la vie.
00:12:04Au début, nous, on avait fait tout un système avec petit déjeuner, déjeuner, dîner.
00:12:10On s'aperçoit assez vite qu'en fait, son petit déjeuner,
00:12:12on préfère le prendre dans son appartement ou dans sa chambre.
00:12:15Le dîner, quand on vieillit, on mange assez simplement.
00:12:18Le moment de convivialité, c'est le déjeuner.
00:12:21Et donc, c'est le déjeuner, ils sont abordables.
00:12:24On peut déjeuner au Casa Barbara à 20, 22 euros
00:12:27avec un entrée, un plat ou un dessert.
00:12:30Et encore une fois, c'est une carte qui a été faite par Pierre Gagnère.
00:12:33Donc, ça permet une certaine garantie de qualité et de produire.
00:12:38Cette notion de nourriture, elle est indispensable à la réussite de bien vieillir.
00:12:43On l'a vu dans toutes les études qui ont été faites.
00:12:45On a Christian en ligne avec nous.
00:12:47Bonjour Christian.
00:12:50Bonjour.
00:12:50Vous nous entendez ?
00:12:51Vous nous appelez de Clermont-Ferrand.
00:12:53Vous avez été concerné, vous personnellement, par justement cette situation de devoir mettre un proche...
00:13:02Je dis devoir mettre parce qu'il y a ce côté, effectivement,
00:13:06où on est contraint parfois de placer sa mère ou son père en EHPAD.
00:13:12Oui, bien sûr.
00:13:14Et on a été obligé de mettre maman en EHPAD
00:13:16parce qu'elle ne se trouvait plus restée seule chez elle
00:13:19parce qu'elle prenait ses médicaments trois fois le matin.
00:13:25Et donc, ce n'était plus possible.
00:13:26Même après la visite d'un infirmier tous les jours,
00:13:30il a fallu se rendre à l'évidence.
00:13:32Donc, on l'a placée dans une EHPAD qui était très bien, dans le Nord, à Jevon.
00:13:40Et l'avantage de cette EHPAD, c'est que mon beau-frère avait sa maman, lui, dans l'EHPAD aussi
00:13:47et faisait partie un peu d'un conseil d'administration de l'EHPAD
00:13:53et donc pouvait voir un peu tout ce qui se passait dans l'EHPAD
00:13:57et ça se passait très bien.
00:13:59Donc, on n'a pas hésité à mettre maman.
00:14:00Après, bien sûr, reste le prix.
00:14:04C'était 1 750 euros par mois
00:14:06où il faut ajouter l'habituel qu'elle devait payer en plus,
00:14:13le coiffeur qu'elle devait payer aussi quand le coiffeur venait la coiffer.
00:14:18Donc, il n'y a rien de gratuit.
00:14:20Et une fois, parce que maman touchait une petite pension de retraite,
00:14:25et donc, une fois que le livret a été épuisé,
00:14:31il a fallu vendre la maison pour continuer à payer les pas de maman.
00:14:36Oui, il y a souvent, effectivement, cette question financière qui se pose.
00:14:39On va voir avec vous, dans un instant, Serge Trigano,
00:14:42si c'est, effectivement, obligatoirement très cher d'avoir de la qualité.
00:14:47On y revient avec vous.
00:14:48On va parler de Casa Barbara,
00:14:51qui, encore une fois, est une résidence senior un petit peu différente.
00:14:55Et on va voir qu'on peut faire de la différence.
00:14:57On peut être différent avec la volonté.
00:15:00Et c'est ce que vous faites.
00:15:01A tout de suite.
00:15:02De retour avec vous sur Sud Radio,
00:15:08nous parlons de solutions innovantes pour les seniors,
00:15:12avec Serge Trigano, fondateur de Casa Barbara.
00:15:15Évidemment, Trigano, le nom, rappelle celui du Club Med que vous avez dirigé.
00:15:19Vous avez également lancé des hôtels qui étaient aussi différents des autres.
00:15:23La différence, c'est votre marque de fabrique dans la famille Trigano.
00:15:28Vous avez lancé les hôtels Mama Shelter.
00:15:32Et comment ça vous est venu, cette idée de Casa Barbara ?
00:15:36Et pourquoi Casa Barbara ?
00:15:39Écoutez, pourquoi Casa Barbara ?
00:15:41Parce que ma belle-mère vivait seule dans un appartement à Munich.
00:15:45Elle s'ennuyait.
00:15:47Et un jour, elle a décidé de s'installer dans une maison.
00:15:49Et elle s'est mise à revivre.
00:15:51Parce qu'elle se retrouvait avec d'autres personnes.
00:15:54Et j'ai pris conscience de l'intérêt qu'il y avait à ce genre de lieu,
00:16:00mieux que l'appartement.
00:16:03Et comme nous, dans la famille Trigano, la marque de fabrique,
00:16:05c'est d'essayer d'apporter un peu de bonheur aux gens et de casser la solitude.
00:16:08C'est ce qu'on a fait avec les Club Med.
00:16:11On s'est dit que ça pouvait peut-être s'appliquer au monde des seniors,
00:16:13dont je commence à faire partie, bien évidemment aussi.
00:16:17Moi, j'avais une question, Serge.
00:16:19Si j'en peux vous appeler Serge.
00:16:21En fait, moi, ce qui me fait peur dans le vieillissement,
00:16:27c'est de me retrouver entre vieux.
00:16:29Moi, j'aimerais bien que des jeunes puissent venir manger du Pierre Gagnère,
00:16:34que vous ouvriez, par exemple, une brasserie.
00:16:37Mais c'est le cas.
00:16:38C'est le cas.
00:16:39Tout le monde peut venir manger ?
00:16:40C'est le cas, Serge Trigano, c'est ça.
00:16:41On ne va pas expliquer.
00:16:43C'est ça.
00:16:43Et c'est la même chose, il y a un bar où moi, je peux venir avec mes potes,
00:16:47prendre un verre.
00:16:47Vous pouvez venir avec vos potes, prendre un verre.
00:16:48Il y a des concerts le soir, on ne vous dit pas tout,
00:16:53mais voilà, il faut me demander à moi directement.
00:16:54Vous avez volé mon idée.
00:16:57Oui, c'est vrai que c'est important.
00:16:59Les restaurants sont ouverts sur l'extérieur.
00:17:01Et comme en plus, il y a des écoles à côté des universités,
00:17:04il y a beaucoup de jeunes qui viennent casser la croûte.
00:17:06Et c'est bien quand on vieillit un peu, de voir un peu de jeunesse,
00:17:10éventuellement discuter avec eux,
00:17:12qui m'aident à me dépanner sur mon ordinateur.
00:17:15Voilà, et c'est cette relation intergénérationnelle
00:17:19qui fait aussi un peu le succès du Casa Barbara.
00:17:21Est-ce que ça coûte cher ?
00:17:23Est-ce que ça coûte plus cher qu'une autre résidence senior ?
00:17:27On est dans les prix du marché.
00:17:28On est dans les prix du marché.
00:17:30On démarre à 1 300 euros les petits studios.
00:17:33Et ça va de 1 300 à 2 200, 2 900 euros le mois.
00:17:39C'est les prix du marché.
00:17:41C'est les prix du marché.
00:17:42C'est une résidence médicalisée également ou pas ?
00:17:46Ça s'adresse à qui ?
00:17:47Non, on n'est pas médicalisés.
00:17:49Ça s'adresse à des gens qui vieillissent,
00:17:52qui ont entre 65, 70, 80, 85 ans,
00:17:56qui très souvent se retrouvent seuls dans leur appartement
00:17:59et qui ont besoin de trouver un lieu
00:18:01dans lequel ils peuvent encore une fois avoir des contacts,
00:18:05ne pas se retrouver seuls.
00:18:06Pour moi, je crois que c'est vraiment l'enjeu.
00:18:08Je répète tout le temps la même chose.
00:18:09Et donc, c'est cette population d'hommes et de femmes qui vient,
00:18:13qui se retrouvent.
00:18:14Et puis, chacun joue un rôle dans la résidence.
00:18:16Ils sont actifs dans la résidence.
00:18:18Ils participent à la vie de la résidence.
00:18:20Et on la traite plus comme un hôtel
00:18:21que comme une résidence senior.
00:18:25Moi, je crois que le sommet du luxe,
00:18:27c'est de vivre à l'hôtel.
00:18:28Et donc, vous avez le côté privatif
00:18:30de votre appartement.
00:18:33Et puis, quand vous descendez,
00:18:34il y a le bar qui est ouvert,
00:18:35le restaurant et ainsi de suite.
00:18:37C'est un peu comme une immense colocation,
00:18:40finalement, Casabarbara.
00:18:42Si vous voulez, encore une fois,
00:18:44c'est une colocation ou un...
00:18:46C'est les services d'un hôtel.
00:18:48Il y a quand même tous les services
00:18:49de restauration, de ménage.
00:18:52Il y a ce bar.
00:18:53Il y a la salle de cinéma
00:18:55où il y a tous les jours des films
00:18:58ou des émissions de télé.
00:19:00On repasse des vieilles émissions.
00:19:02Je crois que c'est bien aussi, de temps en temps,
00:19:03de faire marcher la nostalgie, les souvenirs,
00:19:06de se rappeler un vieux Saint-Colonne à la une
00:19:09ou une vieille émission de variété.
00:19:11Enfin, voilà, c'est un mélange de retour
00:19:14un petit peu vers notre enfance
00:19:15et en même temps, de se projeter sur la suite
00:19:18et de rester curieux de la vie.
00:19:21Et ça, vous allez en ouvrir d'autres ?
00:19:22Pour l'instant, ça existe à Nice.
00:19:25Est-ce qu'il y en a d'autres ?
00:19:26On espère signer très vite
00:19:29une deuxième implantation à Antibes
00:19:31et on travaille sur un troisième site en Occitanie.
00:19:34Les aînés, pour vous,
00:19:36enfin, je dis les aînés,
00:19:37les personnes âgées,
00:19:38on emploie tout un tas de circonvolutions
00:19:41pour parler du troisième âge,
00:19:43sont les grands abandonnés de nos sociétés aujourd'hui ?
00:19:46C'est-à-dire qu'on les a un peu,
00:19:48même beaucoup, maltraités et oubliés.
00:19:51Aujourd'hui, on voit que ça va être
00:19:53une grande partie de la population.
00:19:55Non, je ne crois pas qu'ils sont maltraités.
00:19:57C'est vrai, comme vous le disiez dans l'introduction,
00:20:00dans les pays du Sud,
00:20:02on a plus tendance à garder ses parents,
00:20:04ses grands-parents à la maison.
00:20:05C'est moins une tradition pour une société française,
00:20:09mais on fait le maximum pour s'en occuper.
00:20:11Moi, je vois un peu les gens qui viennent chez nous
00:20:13et puis à un moment donné,
00:20:14on a envie, encore une fois, un peu de changer d'air.
00:20:17Donc, je ne pense pas qu'ils soient délaissés.
00:20:20Mais je pense que, si vous voulez,
00:20:21la plupart des résidences seniors,
00:20:24elles ont été conçues par des promoteurs immobiliers.
00:20:27Oui, c'est ça.
00:20:29Voilà, c'était un autre monde.
00:20:30Nous, on vient de l'hôtellerie,
00:20:31on vient des villages de vacances,
00:20:33donc on apporte une autre approche,
00:20:34une autre culture.
00:20:36Est-ce qu'il y avait, à l'époque,
00:20:38de Trigano et de...
00:20:41Comment ça s'appelle ?
00:20:44Est-ce qu'il y avait des villages vacances
00:20:46réservés aux seniors ?
00:20:48Est-ce que ça existait, à l'époque ?
00:20:50Non, pas nécessairement.
00:20:52On avait une population senior
00:20:53qui venait justement parce qu'ils voulaient
00:20:55de la vie, de la fête et ainsi de suite.
00:20:58On avait fait quelques tentatives d'opérations,
00:21:00autrement, en Corse,
00:21:01où on avait fait des semaines
00:21:04réservées à une population senior.
00:21:05Mais ce qui nous amusait le plus,
00:21:07à l'époque du club avec mon père,
00:21:08c'était le brassage des populations.
00:21:09Et donc, ce qui intéressait les seniors,
00:21:13c'est d'être mélangé avec des gens plus jeunes.
00:21:15Et c'est ce qu'on essaie de faire
00:21:16à Casa Barbara.
00:21:17Bon.
00:21:18Merci beaucoup d'avoir été avec nous,
00:21:20Serge Trigano,
00:21:21fondateur de ce nouveau...
00:21:24C'est original.
00:21:25Vous avez toujours,
00:21:25c'est ce que je disais,
00:21:26dans la famille eu ce sens
00:21:28de faire un pas de côté
00:21:30dans le domaine de l'hôtellerie.
00:21:32Et puis, vous le disiez,
00:21:33de la convivialité.
00:21:34Donc, si ce modèle pouvait inspirer
00:21:37d'autres...
00:21:39Enfin, on vous souhaite à vous
00:21:40tout le succès que vous méritez.
00:21:42Mais si on pouvait effectivement
00:21:44prendre en compte le bien-être
00:21:46des seniors,
00:21:48ce serait assez formidable.
00:21:50Réhumaniser et penser
00:21:52à ce qu'ils ont dans l'assiette.
00:21:54Parce que souvent,
00:21:55c'est ce qui pêche.
00:21:56Et manger, bien manger,
00:21:58ça rend heureux.
00:21:58Merci à vous, Serge Trigano,
00:22:00d'avoir été avec nous ce matin
00:22:01sur Sud Radio.
00:22:03On se retrouve dans un instant
00:22:04pour commenter l'actualité.
00:22:06A tout de suite.
00:22:10Et nous sommes ensemble
00:22:16pour ce 10h midi
00:22:17pour commenter l'actualité
00:22:18avec aujourd'hui Noémie Aloua,
00:22:20journaliste, essayiste,
00:22:21Mehdi Raich,
00:22:22analyste politique.
00:22:24Bonjour.
00:22:24Pascal Bataille,
00:22:25animateur, producteur,
00:22:26chef d'entreprise.
00:22:27Bonjour.
00:22:28Je rappelle votre livre
00:22:29Petit traité du silence
00:22:30à l'usage des gens bruyants
00:22:32chez Guitre et Daniel.
00:22:33Et Frédéric Fougera,
00:22:34président de Tenkan Paris.
00:22:35Bonjour.
00:22:36Bonjour, Valérie.
00:22:37Auteur, vous avez publié
00:22:38« C'est de la com.
00:22:3960 idées reçues »
00:22:40par eu aux éditions
00:22:41Bréal Studi Rama.
00:22:43On va évoquer
00:22:44cette dinguerie française,
00:22:47des criminels remis en liberté
00:22:48faute de pouvoir être jugés
00:22:50dans les légaux,
00:22:51dans les délais légaux.
00:22:52C'est-à-dire qu'on va relâcher
00:22:5319 criminels
00:22:54dans les bouches du Rhône
00:22:55parce qu'au bout de 73 mois,
00:22:58on n'a pas pu les juger
00:23:00faute de temps,
00:23:02de magistrats,
00:23:03de greffiers.
00:23:04La justice est en chute libre.
00:23:07On va en parler
00:23:08et on vous attend évidemment
00:23:09au 0826 300 300.
00:23:11Est-ce que vous avez été confrontés
00:23:13à la lenteur de la justice ?
00:23:15On pense aux victimes en particulier.
00:23:18Je ne sais pas si vous imaginez,
00:23:19je voyais une avocate
00:23:20qui disait
00:23:21j'ai été obligé
00:23:22de remettre un procès.
00:23:24On a remis le procès
00:23:26dans 18 mois.
00:23:28C'est insoutenable
00:23:30pour les victimes.
00:23:32Les médicaments,
00:23:32est-ce qu'on en consomme trop ?
00:23:3440 et une boîte
00:23:35de médicaments par an
00:23:36et par français
00:23:36remboursés par la Sécurité sociale.
00:23:39Ça veut dire qu'on en prend d'autres
00:23:40qui ne sont pas remboursés.
00:23:41Alors, est-ce qu'il faut arrêter
00:23:42de tout rembourser ?
00:23:43En particulier,
00:23:44on pense au paracétamol
00:23:45et au Doliprane
00:23:47pour ne pas le citer.
00:23:48Et puis,
00:23:49est-ce que vous trouvez normal
00:23:51que des parents donnent des fessées
00:23:52à leurs enfants
00:23:52pour la cour de cassation ?
00:23:54Il n'existe pas de droit
00:23:56à la correction.
00:23:57Tous ces sujets
00:23:58au 0826 300 300.
00:24:00On va commencer avec vous, Gilles,
00:24:01et avec votre zapping
00:24:03et les sujets
00:24:04qui vous ont marqué.
00:24:05Exactement,
00:24:06petit zapping
00:24:07pour vous faire réagir.
00:24:08L'actualité,
00:24:09c'est aussi ça.
00:24:10C'est aussi la petite actualité
00:24:12mais qui peut devenir
00:24:13une grande actualité.
00:24:15Le premier sujet,
00:24:16c'est à la fois inquiétant
00:24:17pour l'Iran
00:24:17mais également pour l'Ukraine.
00:24:19Le site Numérama
00:24:20indique dans un reportage
00:24:22que je vais vous faire entendre
00:24:23que les Iraniens
00:24:24avec l'aide de la Russie
00:24:25ont trouvé la parade
00:24:27pour brouiller
00:24:27le fameux Starlink
00:24:29et désormais,
00:24:30la seule petite fenêtre
00:24:32qu'offrait le Starlink
00:24:34d'Elon Musk
00:24:34pour correspondre
00:24:35avec le monde,
00:24:36cette fenêtre
00:24:37est désormais fermée.
00:24:38Avec Starlink,
00:24:39la promesse est simple,
00:24:40Internet par satellite,
00:24:42hors de portée des États.
00:24:43Sauf qu'en Iran,
00:24:43même Starlink
00:24:44commence à lâcher.
00:24:45La perte de paquets
00:24:46atteint jusqu'à 80%
00:24:47sur certaines connexions
00:24:48Starlink en Iran.
00:24:49Et ça,
00:24:49ce n'est pas normal.
00:24:50Ce n'est plus juste
00:24:51du brouillage GPS.
00:24:52Les experts
00:24:53s'obsènent une technologie
00:24:54capable d'interférer
00:24:54directement
00:24:55entre les satellites
00:24:56et les terminaux au sol.
00:24:57Et dans ce domaine,
00:24:58un pays a de l'avance,
00:24:59la Russie.
00:25:00Ces systèmes
00:25:00ont déjà été testés
00:25:01dans des conditions réelles
00:25:02sur le front ukrainien.
00:25:04Concrètement,
00:25:04il suffirait de placer
00:25:05ce système dans un quartier
00:25:06et Internet
00:25:07peut être coupé localement.
00:25:08Dans ce contexte,
00:25:08les observateurs pensent
00:25:09à un transfert de technologie
00:25:10entre l'Iran et la Russie.
00:25:12L'Iran fournirait des drones,
00:25:13la Russie des technologies
00:25:14de brouillage avancées.
00:25:15Mais ce qui se passe ici
00:25:16dépasse l'Iran.
00:25:17Si Starlink peut être brouillé,
00:25:18alors aucun Internet
00:25:19par satellite
00:25:20n'est totalement à l'abri.
00:25:21Voilà.
00:25:22Voilà,
00:25:23ils ont retrouvé
00:25:24la parade,
00:25:25Noémie.
00:25:26Ça reste sur certains endroits.
00:25:28Ça fonctionne
00:25:29dans certaines régions
00:25:30d'Iran,
00:25:30mais c'est vrai
00:25:31qu'il y a un brouillage
00:25:33qui a été fait.
00:25:34C'est-à-dire que le régime
00:25:35fait en sorte,
00:25:36essaie de tout faire
00:25:37pour qu'on ne sache pas
00:25:38ce qui est en train de se passer.
00:25:39Ils ont mis en place
00:25:39une sorte de blackout totale
00:25:40pour qu'on n'ait pas d'image,
00:25:42pour qu'on ne sache pas
00:25:43à quel point le peuple
00:25:44est en train de s'ouvrir.
00:25:45Ce qui est très intéressant
00:25:46dans ce que vous dites,
00:25:47c'est qu'on voit
00:25:47qu'il y a des jeux d'alliances.
00:25:48Des jeux d'alliances
00:25:49qui ne s'affirment pas comme tels,
00:25:51mais sur le terrain,
00:25:51sur le terrain
00:25:52de la coopération technologique,
00:25:53il y a des alliances.
00:25:54C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
00:25:55la République islamique d'Iran,
00:25:56ce régime tyrannique,
00:25:57sanguinaire,
00:25:58qui est en train de massacrer
00:25:59son peuple,
00:26:00a des alliés,
00:26:01et notamment la Russie,
00:26:02puisque,
00:26:03vous venez de nous le démontrer,
00:26:04la Russie apporte
00:26:04de l'aide technologique.
00:26:06Qu'est-ce que ça veut dire ?
00:26:06Ça veut dire que si demain,
00:26:08ce conflit s'étend,
00:26:09s'il y a une guerre ouverte
00:26:10entre les Etats-Unis,
00:26:11si les Etats-Unis décident
00:26:12d'agir et donc d'entrer en guerre
00:26:14contre ce régime
00:26:16de la République islamique d'Iran,
00:26:17il pourrait y avoir demain
00:26:18la Russie,
00:26:20peut-être même la Chine,
00:26:21c'est-à-dire des alliés
00:26:22de circonstances
00:26:22qui sont ceux de ce régime,
00:26:26pourraient aussi intervenir
00:26:27pour essayer de sauver ce régime.
00:26:29Donc on voit qu'il y a des ramifications
00:26:31qui sont beaucoup plus larges
00:26:32que simplement le régime iranien
00:26:34et les Etats-Unis.
00:26:35Oui, Frédéric Fougera.
00:26:38Juste pour compléter
00:26:39ce que vient de dire Noémie,
00:26:40c'est que la Russie pourrait aussi
00:26:41apporter d'autres aides,
00:26:42celles dans les prochains jours,
00:26:44peut-être,
00:26:45des bergers,
00:26:45protégés,
00:26:46des dignitaires,
00:26:46ce qui serait une autre façon
00:26:47de bien montrer les liens
00:26:49et les soutiens qu'il y a,
00:26:50même s'ils n'apparaissent pas
00:26:51comme officiels,
00:26:52en tout cas comme réels.
00:26:53J'entendais que la fortune
00:26:54de l'Ayatollah Khomeini
00:26:55était de 98 milliards d'euros.
00:27:03C'est évidemment
00:27:04via des sociétés écrans,
00:27:05de l'argent qui lui appartient,
00:27:08qui sert aussi à investir
00:27:11dans certaines choses,
00:27:14mais 90 ou 93 milliards.
00:27:17C'est le salaire moyen en Iran ?
00:27:1880 euros.
00:27:19Oui.
00:27:19Pascal Bataille,
00:27:21sur ce qui se passe.
00:27:22Ce qui est important de dire aussi,
00:27:24c'est que le brouillage d'Internet,
00:27:26ça complique terriblement la vie
00:27:29et les relations des Iraniens entre eux
00:27:32pour communiquer,
00:27:33pour préparer les manifestations.
00:27:35L'Internet,
00:27:36c'est un moyen évidemment
00:27:36extrêmement utile et rapide
00:27:39pour communiquer,
00:27:40pour s'informer,
00:27:43et pas simplement pour nous.
00:27:45Il faut aussi penser aux Iraniens
00:27:46qui sont évidemment
00:27:47les premiers concernés,
00:27:49qui se révoltent
00:27:50et qui se mobilisent
00:27:51et qui utilisent évidemment
00:27:53tous les moyens numériques
00:27:54pour communiquer au plus vite,
00:27:56pour pouvoir organiser
00:27:57leurs manifestations.
00:27:59Et brouiller ça,
00:28:00c'est effectivement
00:28:00les couper de moyens
00:28:02très importants
00:28:03pour pouvoir agir.
00:28:05Et donc,
00:28:05c'est une forme de répression
00:28:07aussi à l'intérieur
00:28:08contre ces manifestations.
00:28:10Oui,
00:28:10Mehdi ?
00:28:11Oui,
00:28:11d'autant plus que le Starlink
00:28:12était le seul moyen
00:28:13d'utiliser beaucoup
00:28:14autour des ambassades.
00:28:15Les Iraniens allaient
00:28:16autour des ambassades
00:28:17françaises,
00:28:18américaines,
00:28:18pour se connecter.
00:28:20Et si vous coupez ce moyen,
00:28:21en fait,
00:28:22vous ne savez pas
00:28:22ce qui se passe là-bas.
00:28:23Et entre les familles
00:28:24des différentes diasporas iraniennes
00:28:26qui peuvent être en France,
00:28:27aux Etats-Unis,
00:28:28au Canada
00:28:28ou même en Europe,
00:28:29ça devient très compliqué
00:28:30d'avoir des informations.
00:28:31Et même pour les journalistes
00:28:32ou les personnes
00:28:33qui veulent s'informer,
00:28:34si vous n'avez pas Starlink,
00:28:35vous êtes invisible.
00:28:36Sur ce que disait Noemi
00:28:37avec cette espèce
00:28:38de jeu d'alliance,
00:28:39il faut bien se rendre compte
00:28:40que l'Iran,
00:28:41c'est quand même
00:28:42le carrefour du monde.
00:28:43On a beaucoup parlé
00:28:43du détroit d'Ormuz,
00:28:44mais ce qui se passe en Iran
00:28:45va affecter à peu près
00:28:47la totalité des relations
00:28:48géopolitiques
00:28:48dans les années à venir.
00:28:50C'est le carrefour mondial
00:28:51pour le pétrole.
00:28:52C'est un immense pays
00:28:53pour les hydrocarbures.
00:28:54Donc tout ce qui se passe
00:28:55en Iran va affecter
00:28:56leurs relations avec la Chine,
00:28:57les Etats-Unis,
00:28:58l'Europe et la Russie.
00:28:59Et d'autant plus,
00:29:00ce que j'ajoute,
00:29:01c'est qu'il y a un cargo
00:29:02qui a été coulé
00:29:02en mer Caspienne,
00:29:03si je ne me trompe pas,
00:29:04le Rona,
00:29:05qui transportait des armes
00:29:06entre la Russie et l'Iran.
00:29:07Donc on voit bien
00:29:07qu'il y a des connexions
00:29:08qui se font assez facilement.
00:29:10Et c'est quelque part
00:29:11un peu l'Iran
00:29:12et un peu un théâtre de guerre
00:29:13intermédiaire
00:29:14entre différentes puissances,
00:29:16entre la Russie
00:29:16et les Etats-Unis.
00:29:17Mais ne pas oublier
00:29:17que c'est le peuple
00:29:18qui se soulève,
00:29:19que ce n'est pas
00:29:20un mouvement politique
00:29:21parce qu'on a l'impression
00:29:22que c'est des enjeux
00:29:23certes politiques,
00:29:24mais à l'origine
00:29:25de tout ça,
00:29:26il y a...
00:29:27Bien sûr,
00:29:27il y a une révolte
00:29:27du peuple.
00:29:29Mais c'est le peuple
00:29:30qui est dans la rue.
00:29:32Juste pour compléter
00:29:32mais dire rapidement
00:29:33ce que vous disiez,
00:29:34c'est-à-dire que,
00:29:35par exemple,
00:29:35les fameux drones shahid
00:29:37qui sont créés en Iran
00:29:39sont très utilisés
00:29:40par la Russie
00:29:41dans sa guerre
00:29:42contre l'Ukraine.
00:29:42Donc on voit bien
00:29:43qu'effectivement,
00:29:43il y aura des ramifications
00:29:44de tous les côtés.
00:29:45Mais en même temps,
00:29:46j'allais dire,
00:29:46pardon,
00:29:46mais ça surprend qui
00:29:47ici,
00:29:48autour de cette table,
00:29:49cette collusion
00:29:50entre l'Iran
00:29:51et la Russie ?
00:29:53Les intérêts sont quand même
00:29:54très alignés
00:29:54à plein de points de vue.
00:29:56Et y compris
00:29:57face aux Etats-Unis,
00:29:58même si les relations
00:29:59entre, aujourd'hui,
00:30:01Poutine et Trump
00:30:01sont tellement complexes
00:30:02et schizophréniques
00:30:05qu'on peut se demander
00:30:07un jour ils sont alliés
00:30:09de fait
00:30:10et un jour ils sont ennemis.
00:30:11Mais aujourd'hui,
00:30:13face à l'hypothétique
00:30:14intervention américaine
00:30:16qui serait d'ailleurs
00:30:17contestable,
00:30:19de mon point de vue,
00:30:20en Iran,
00:30:22que c'est normal
00:30:23que la Russie
00:30:24se mobilise
00:30:26et aide l'Iran
00:30:27à essayer
00:30:27de croyer ça.
00:30:29C'est pas étonnant.
00:30:31N'oublions pas
00:30:31que la Russie
00:30:32héberge
00:30:33Bachar el-Assad
00:30:33en ce moment.
00:30:34Oui,
00:30:34absolument.
00:30:35Qu'attendent les Etats-Unis ?
00:30:37On en parlait avec Noémie
00:30:38avant l'émission.
00:30:41On s'attendait
00:30:42à une attaque
00:30:43mais Trump
00:30:44joue un peu
00:30:45joue un peu
00:30:47au père fouettard
00:30:48mais on ne voit pas trop
00:30:49la fessée arriver
00:30:50parce qu'il dit
00:30:50attention,
00:30:51s'il y a de la répression,
00:30:52il y a eu de la répression.
00:30:53Apparemment,
00:30:55les pendaisons
00:30:55ont été suspendues
00:30:56mais il dit
00:30:59l'aide est en route,
00:31:00ça va faire deux jours.
00:31:01Aujourd'hui,
00:31:01il a dit
00:31:02qu'il n'y a plus de tuerie
00:31:03donc on attend.
00:31:04On est vraiment
00:31:05dans l'expectative,
00:31:06il y a des signaux
00:31:07contradictoires,
00:31:07c'est-à-dire qu'on en parlait
00:31:08cette nuit,
00:31:09l'espace aérien
00:31:10était totalement fermé.
00:31:11l'Iran a été fermé,
00:31:12si vous voyez
00:31:13les trafics des avions,
00:31:15tous les vols commerciaux
00:31:16ont changé leur direction
00:31:18pour ne pas
00:31:18passer au-dessus
00:31:20de l'Iran
00:31:21parce que l'Iran
00:31:21a émis cette directive
00:31:23de ne pas passer
00:31:23au-dessus de son espace aérien
00:31:24c'est-à-dire
00:31:25qu'il y avait
00:31:26la crainte
00:31:27qu'il y ait
00:31:27une attaque imminente
00:31:28de la part des Etats-Unis.
00:31:30C'est ça ce que ça veut dire,
00:31:31ça veut dire qu'on était
00:31:31à deux doigts
00:31:32de quelque chose
00:31:32qui allait se passer.
00:31:33Tous les médias américains
00:31:35étaient évidemment en alerte.
00:31:36Reuters a émis
00:31:37une dépêche
00:31:38au cours de la nuit
00:31:39en disant
00:31:39qu'une attaque serait imminente.
00:31:41Beaucoup de gens
00:31:41qui sont passionnés
00:31:42par ces questions
00:31:43n'ont pas dormi,
00:31:44dont moi
00:31:44et dont vous aussi
00:31:46Valérie
00:31:47de ce que j'ai cru comprendre
00:31:48et donc
00:31:48cette histoire
00:31:50est loin d'être terminée.
00:31:52Il y a des choses
00:31:52qu'on ne sait pas encore
00:31:54mais ce qui est certain
00:31:55c'est qu'il y a une volonté
00:31:56de la part du peuple iranien
00:31:57aujourd'hui
00:31:58qu'il y ait
00:31:59une intervention extérieure.
00:32:01Dans les manifestations
00:32:02il y a des appels
00:32:03aux Etats-Unis
00:32:04parce que
00:32:04ces révoltes
00:32:05de la part du peuple
00:32:06ont déjà été écrasées
00:32:07dans le sang.
00:32:08Les Iraniens
00:32:09qui se révoltent
00:32:10contre le régime
00:32:11se révoltent
00:32:12à main nue
00:32:12ils sont massacrés
00:32:13vous avez vu que le régime
00:32:14tape, envoie des balles
00:32:16directement dans les yeux
00:32:17c'est une pratique courante
00:32:19de ce régime
00:32:20ils massacrent les gens
00:32:22de cette façon-là
00:32:22et donc
00:32:23les Iraniens
00:32:24demandent de l'aide
00:32:24de la part des Etats-Unis
00:32:25notamment.
00:32:26Moi je suis un peu
00:32:27pardon Noremi
00:32:27je suis un peu gêné
00:32:28quand on parle
00:32:29du peuple iranien
00:32:30pardon
00:32:30alors je suis le premier
00:32:32à souhaiter
00:32:32que le régime iranien
00:32:34tombe
00:32:35et tombe
00:32:36notamment
00:32:37renversé
00:32:39par son peuple
00:32:40et pas par
00:32:40une intervention extérieure
00:32:42parce que
00:32:42pour moi
00:32:43les peuples
00:32:44doivent quand même
00:32:44gérer eux-mêmes
00:32:47enfin déterminer eux-mêmes
00:32:48leur avenir
00:32:48autant que possible
00:32:49mais
00:32:49je ne suis pas sûr
00:32:51qu'on puisse aujourd'hui
00:32:53nous
00:32:53confortablement
00:32:54installer dans une
00:32:55table parisienne
00:32:56dans un studio de radio
00:32:58parler au nom du peuple
00:33:00iranien
00:33:00c'est quoi le peuple iranien ?
00:33:01On regarde les images
00:33:02on voit des millions de gens
00:33:03dans la rue
00:33:03mais vous regardez les images
00:33:04d'abord Valérie
00:33:04vous savez bien aujourd'hui
00:33:05que les images
00:33:05on en fait un peu ce qu'on veut
00:33:06et je ne nie pas
00:33:08évidemment
00:33:08et je soutiens totalement
00:33:10la révolte
00:33:11d'une partie des Iraniens
00:33:13mais pardon
00:33:14si le peuple iranien
00:33:15se révoltait
00:33:16il n'y aurait plus
00:33:16de régime des Mollah
00:33:17c'est-à-dire les peuples
00:33:18c'est combien de millions
00:33:19combien de millions d'habitants
00:33:2190 millions
00:33:2390 millions
00:33:24d'accord
00:33:24vous pensez qu'il y a
00:33:2590 millions d'Iraniens
00:33:27aujourd'hui
00:33:27qui sont en train
00:33:28de se révolter
00:33:29de se soulever
00:33:29alors on ne peut pas
00:33:31parler du peuple iranien
00:33:32on peut parler d'une partie
00:33:33de cette population
00:33:34qui se soulève
00:33:35mais attention à ce qu'on dit
00:33:37nous
00:33:38enfin les images sont massives
00:33:40les images sont massives
00:33:41vous avez une dictature
00:33:44une théocratie
00:33:44qui est là
00:33:45qui réprime dans le sang
00:33:46et vous avez des millions
00:33:48de gens tous les soirs
00:33:48dans la rue
00:33:49oui mais ça arrive
00:33:51dans les pays démocratiques
00:33:52aussi
00:33:52vous auriez le courage
00:33:53d'être face à une métraillette
00:33:55moi je ne suis pas sûr
00:33:56de la voir
00:33:56non mais pardon
00:33:57je ne mets ni en cause
00:33:59le courage de ces gens
00:34:00que je soutiens
00:34:01de tout mon coeur
00:34:01et dont j'espère vraiment
00:34:03que la révolte
00:34:04va arriver à ses fins
00:34:06et que ce régime
00:34:07mais je ne suis malheureusement
00:34:09pas sûr
00:34:09que ce soit
00:34:10la majorité des Iraniens
00:34:12aujourd'hui
00:34:12qui suivent ce mouvement
00:34:15et je pense que
00:34:16si c'était la totalité
00:34:17ou l'immense majorité
00:34:19des Iraniens
00:34:19ce mouvement
00:34:20aurait déjà emporté le régime
00:34:22alors il y a plusieurs choses
00:34:22vous avez raison de dire
00:34:23qu'il n'y a pas
00:34:24un peuple homogène
00:34:25il y a toujours des diversités
00:34:26au sein d'un peuple
00:34:28ou d'une population
00:34:29il y a toujours des diversités
00:34:30d'opinions
00:34:30et oui il y a une partie
00:34:31marginale de la population
00:34:32qui soutient le régime
00:34:33mais elle est marginale
00:34:34les derniers sondages
00:34:35il y a un sondage
00:34:36c'est difficile d'établir
00:34:37des sondages
00:34:37mais quand même
00:34:38il y a des instituts indépendants
00:34:39qui sont cités
00:34:40dans les reluts sérieuses
00:34:4180% de la population iranienne
00:34:43aujourd'hui
00:34:43ne soutient pas ce régime
00:34:45parce que vous avez
00:34:46une population qui est jeune
00:34:47qui aspire à de la liberté
00:34:49et vous avez un pouvoir théocratique
00:34:50est-ce que c'est le sujet
00:34:51aujourd'hui ?
00:34:52non mais c'est
00:34:53oui et non
00:34:54est-ce que c'est le sujet ?
00:34:55oui et non
00:34:56il y a des manifestations
00:34:57il y a des gens
00:34:58qui sont réprimés dans le sang
00:34:59je vais vous expliquer pourquoi
00:34:59on a des dictatures
00:35:00on a une dictature
00:35:01enfin on en a dans
00:35:02malheureusement
00:35:03beaucoup de pays
00:35:03des dictatures
00:35:04il n'y a pas ce sujet
00:35:05de regarder ailleurs
00:35:06comme quand on dit
00:35:07il y a des familles
00:35:07qui veulent méga-ocider
00:35:08c'est ce qu'on est en train de faire
00:35:10regarder ailleurs
00:35:11c'est ce qu'on est en train de faire
00:35:12parce que pendant qu'on parle
00:35:13de l'Iran
00:35:13on ne parle plus de Gaza
00:35:14on ne parle plus de l'Ukraine
00:35:16on ne parle plus
00:35:16de plein d'autres endroits
00:35:18juste quelque chose
00:35:19nous en tant que français
00:35:20on pense évidemment
00:35:21à nos intérêts
00:35:22et aujourd'hui
00:35:22la république islamique d'Iran
00:35:24est un régime
00:35:26qui est considéré
00:35:26comme à l'encontre
00:35:28des intérêts des français
00:35:28deux choses
00:35:29nous avons deux otages
00:35:30qui sont encore
00:35:31des otages français
00:35:32qui sont encore bloqués
00:35:33à l'ambassade de Téhéran
00:35:34deuxième argument
00:35:35il y a des risques
00:35:37très sérieux d'attentats
00:35:38dans notre pays
00:35:38il en a déjà eu
00:35:39par le passé
00:35:40la république islamique d'Iran
00:35:41menace la France
00:35:42il y a des ingérences
00:35:43regardez les travaux
00:35:44d'Emmanuel Razavi
00:35:45c'est un régime
00:35:46qui menace la France
00:35:47qui menace la liberté de la France
00:35:48alors c'est très important
00:35:49d'en parler
00:35:50je voudrais
00:35:53simplement
00:35:53moi je voudrais
00:35:54juste mettre un petit bémol
00:35:55juste mettre un petit bémol
00:35:57sur le fait que
00:35:58confortablement installé
00:36:00dans nos studios
00:36:01de radio parisien
00:36:02on parle au nom
00:36:03du peuple iranien
00:36:04on parle pas
00:36:05on constate
00:36:06on parle pas
00:36:06en ce qui me concerne
00:36:07toutes les manifestations
00:36:09avec eux
00:36:10tous les dimanches
00:36:11mais pourquoi mettre un bémol
00:36:12ça que je comprends pas
00:36:13je comprends pas
00:36:13l'intention
00:36:16de ce que vous dites
00:36:17l'intention
00:36:18c'est de dire que
00:36:19je voudrais être sûr
00:36:21et j'aimerais
00:36:23à la fois
00:36:24et je voudrais être sûr
00:36:25et j'aimerais à la fois
00:36:26que la majorité
00:36:27l'immense majorité
00:36:28de ce peuple
00:36:29veuille renverser ce régime
00:36:31et je pense que
00:36:33nos analyses
00:36:34sont un petit peu
00:36:34là-dessus
00:36:35faussées
00:36:35par notre envie
00:36:37que ça se passe
00:36:38comme ça
00:36:38c'est ça que je veux dire
00:36:40je comprends pas
00:36:40ce que vous dites
00:36:41je vous assure
00:36:41les images qu'on voit
00:36:44montrent une volonté
00:36:45massive
00:36:47de gens
00:36:48qui veulent
00:36:49se débarrasser
00:36:50de ce mouvement
00:36:51de ce mouvement
00:36:52on parle de quelques millions
00:36:53de manifestants
00:36:55sur une population
00:36:56de 90 millions
00:36:56c'est comme si vous disiez
00:36:57aujourd'hui
00:36:58le peuple français
00:36:59veut que le RN
00:37:00arrive au pouvoir
00:37:01non
00:37:01il y a une partie
00:37:02du peuple français
00:37:03qui veut que le RN
00:37:04arrive au pouvoir
00:37:05mais voilà
00:37:06c'est juste
00:37:06cette nuance
00:37:07je suis pas
00:37:08convaincu
00:37:09hélas
00:37:10que la totalité
00:37:12des Iraniens
00:37:13veuille faire sauter
00:37:14ce régime
00:37:14on va continuer
00:37:16avec vous Gilles
00:37:19dans un instant
00:37:20on va parler
00:37:21de quoi ?
00:37:22on va parler
00:37:23de la reconnaissance faciale
00:37:25et de nos libertés
00:37:26absolument
00:37:26à toute une
00:37:27Sud Radio
00:37:29le 10h midi
00:37:30mettez-vous d'accord
00:37:31Valérie Expert
00:37:32on pourrait parler
00:37:34effectivement longtemps
00:37:35de l'Iran
00:37:35mais on va avancer
00:37:36dans nos débats
00:37:37il y a d'autres sujets
00:37:38je pense que ça va
00:37:38vous faire réagir
00:37:39alors vous savez que
00:37:40durant les JO
00:37:42en France
00:37:43la police
00:37:44alors ça a été
00:37:45évidemment très contesté
00:37:46attesté de façon légère
00:37:48la reconnaissance faciale
00:37:50déjà très en vogue
00:37:51en Chine
00:37:52alors aujourd'hui
00:37:52c'est au tour du Royaume-Uni
00:37:53de mettre en place
00:37:55la reconnaissance faciale
00:37:57avec même un camion
00:37:58tout équipé
00:37:59qui se déplace
00:38:00au fil des opérations
00:38:02ponctuelles
00:38:04France 2 était
00:38:04et a suivi
00:38:05ce camion
00:38:07et vous allez voir
00:38:07que très vite
00:38:08de nombreux visages
00:38:09sont filmés
00:38:11par ce camion
00:38:11et on trouve des gens
00:38:12longtemps cantonnés
00:38:14à la science-fiction
00:38:15la reconnaissance faciale
00:38:17en direct
00:38:17est devenue un outil
00:38:18du quotidien
00:38:19pour Scotland Yard
00:38:20exceptionnellement
00:38:21nous avons pu accompagner
00:38:23les forces de l'ordre
00:38:23au coeur du dispositif
00:38:25ce fourgon rouge
00:38:27bardé de caméras
00:38:28installé ce jour-là
00:38:29près d'une rue piétonne
00:38:30très fréquentée
00:38:31à bord
00:38:32le sergent
00:38:33qui coordonne l'opération
00:38:34doit rester anonyme
00:38:35pour des raisons de sécurité
00:38:36à chaque fois que le système
00:38:38détecte un visage
00:38:39il le compare instantanément
00:38:40à la liste de surveillance
00:38:41aujourd'hui
00:38:43elle compte 1500 personnes
00:38:44combien de visages
00:38:46pouvez-vous scanner
00:38:46en même temps ?
00:38:47des centaines par minute
00:38:50il nous arrive de le faire
00:38:52lors de matchs de foot
00:38:53quand 60 000 spectateurs
00:38:54sortent du stade
00:38:55en même temps
00:38:56à l'extérieur
00:38:57les policiers
00:38:58sont équipés
00:38:59de téléphones spéciaux
00:39:00qui les alertent
00:39:01en cas de détection
00:39:02d'un suspect
00:39:02en une heure seulement
00:39:04ils procèdent
00:39:05à 5 interpellations
00:39:06entièrement guidées
00:39:07par la technologie
00:39:08certains suspects
00:39:10sont sous mandat d'arrêt
00:39:11d'autres sous contrôle judiciaire
00:39:13doivent justifier
00:39:14leur présence
00:39:14dans ce quartier
00:39:15alors est-ce que c'est
00:39:16contre nos libertés
00:39:17c'est en Angleterre
00:39:18c'est strictement interdit
00:39:20en France
00:39:20c'est très encadré
00:39:21c'est très encadré
00:39:22mais il y a eu des essais
00:39:23durant les Jeux Olympiques
00:39:24comme je l'ai dit
00:39:25alors est-ce que
00:39:26ça permet d'avoir
00:39:27plus de sécurité
00:39:28ou à l'inverse
00:39:29ça entrave nos libertés
00:39:31c'est la question
00:39:32que je vous pose
00:39:32oui
00:39:33alors Frédéric
00:39:34ça vous fait réagir
00:39:35moi j'ai une première réaction
00:39:36vraiment purement réaction
00:39:37de communicant
00:39:38mais c'est la voix
00:39:39et le ton anxiogène
00:39:41du journaliste
00:39:41pour présenter le sujet
00:39:42qui déjà façonne
00:39:45notre façon de l'aborder
00:39:46c'est le 20h de France 2
00:39:4720h de France 2
00:39:50en tout cas
00:39:51c'est présenté
00:39:51d'une façon
00:39:52déjà c'est flippant
00:39:53donc même si on
00:39:54même si on n'écoute pas les mots
00:39:56la musicalité du reportage
00:39:58déjà nous fait peur
00:39:59donc déjà ça nous oriente
00:40:00sur une façon de penser
00:40:00après la bonne question
00:40:01c'est effectivement
00:40:02est-ce que la sécurité
00:40:03c'est la première des libertés
00:40:04et est-ce qu'on peut avoir
00:40:05de la liberté sans sécurité
00:40:06vous avez cité la Chine
00:40:08mais il y a beaucoup de pays
00:40:09où la reconnaissance faciale
00:40:12est absolue
00:40:13et permanente
00:40:15c'est étonnamment
00:40:17les pays dans lesquels
00:40:17on est très en sécurité
00:40:18donc c'est un vrai sujet
00:40:19et je repense juste
00:40:21aux attentats du Bataclan
00:40:23où au bout de rue
00:40:25et de stations de métro
00:40:25on a perdu
00:40:26l'ensemble des terroristes
00:40:28parce qu'on n'était pas capable
00:40:29de les identifier
00:40:30il faut se poser la question
00:40:31de nos libertés individuelles
00:40:32mais il faut aussi
00:40:33se poser la question
00:40:34de notre sécurité collective
00:40:35à quel moment on a envie
00:40:36d'être en sécurité
00:40:36et à quel moment
00:40:37on considère que personne
00:40:38ne devrait savoir
00:40:39où on se trouve
00:40:39dans les aéroports
00:40:40la question peut se poser aussi
00:40:42Mehdi Raich
00:40:44alors
00:40:44on pourrait débattre
00:40:47de ce sujet
00:40:48pendant deux heures
00:40:48parce qu'au fond
00:40:49c'est une vraie question
00:40:49de philosophie
00:40:50vous pouvez restreindre
00:40:51n'importe quelle liberté
00:40:53pour un prétexte de sécurité
00:40:54ça c'est la base
00:40:55c'est la base philosophique
00:40:56du débat
00:40:57ensuite moi ça me pose
00:40:58deux problèmes
00:40:59c'est que
00:40:59d'une il y a la sécurité
00:41:01des données que vous utilisez
00:41:02quand un petit camion
00:41:03se balade pour filmer les gens
00:41:04moi j'ai pas demandé
00:41:05à ce qu'on filme
00:41:05et j'ai pas demandé
00:41:06à ce qu'on prenne en photo
00:41:08qu'on me prenne en photo
00:41:09mon visage
00:41:09et ensuite qu'on utilise
00:41:10ma photo
00:41:11dans des systèmes de sécurité
00:41:12donc se pose même
00:41:13la question
00:41:13des services de sécurité
00:41:15et des services de sécurité
00:41:16sur les données utilisées
00:41:17parce qu'ensuite
00:41:18on parle beaucoup
00:41:18de failles de sécurité
00:41:19au niveau des institutions
00:41:20au niveau de l'état
00:41:22mais ensuite
00:41:22qu'est-ce qu'on va faire
00:41:23de ma donnée personnelle
00:41:24et ça pose une seconde question
00:41:25ce sont mes données personnelles
00:41:27donc c'est la patrimonialité
00:41:28des datas
00:41:28qui vous appartient
00:41:30donc c'est votre identité
00:41:31qu'on est en train d'utiliser
00:41:31si on répond pas
00:41:32à ces deux questions
00:41:33qui vont complètement
00:41:34angler le sujet
00:41:35ça va devenir compliqué
00:41:36d'argumenter
00:41:36donc moi je me pose
00:41:38surtout la question
00:41:38de la sécurité
00:41:39de mes données
00:41:40comment elles sont utilisées
00:41:41et ce sont mes données
00:41:42qui m'appartiennent
00:41:43ce sont mes datas
00:41:44et ensuite
00:41:45je veux rejoindre Frédéric
00:41:47c'est que
00:41:47il y a un principe de réalité
00:41:48qui va s'appliquer
00:41:49on sait qu'on est
00:41:50dans un environnement
00:41:51qui est crisogène
00:41:52on parle beaucoup
00:41:52du terrorisme
00:41:53donc c'est vrai
00:41:54qu'il va falloir
00:41:54se sécuriser
00:41:55pour faire face à ça
00:41:57mais là encore
00:41:58il y aura des personnes
00:42:00qui vont soit angler
00:42:00sur le principe de liberté
00:42:02ce que je viens d'expliquer
00:42:03soit vous allez devoir
00:42:04mais
00:42:05on va dire
00:42:06quelque part
00:42:07singer la liberté
00:42:08pour juste
00:42:09jouir d'une sécurité
00:42:11qui au fond
00:42:12ne va pas vous protéger
00:42:14pendant des dizaines
00:42:14et des dizaines d'années
00:42:15puisque
00:42:15la menace
00:42:16ça va sans arrêt évoluer
00:42:17et ça habituera toujours
00:42:18à ce nouveau principe
00:42:19de sécurité
00:42:20ou la nouvelle législation
00:42:21que vous allez mettre en place
00:42:21alors on a Dorian
00:42:22qui voulait réagir
00:42:23au 826, 300, 300
00:42:25que pensez-vous
00:42:26de cette reconnaissance faciale
00:42:28encore une fois
00:42:28très encadrée
00:42:29la CNIL
00:42:30défenseur des droits
00:42:31qui rappelle régulièrement
00:42:32que c'est une technologie
00:42:34intrusive
00:42:35sujette à des erreurs
00:42:36en plus
00:42:37Dorian
00:42:38qu'est-ce que ça vous inspire ?
00:42:40Bonjour à tous
00:42:41moi franchement
00:42:41ça m'inquiète vraiment énormément
00:42:43la reconnaissance faciale
00:42:44ça va vraiment
00:42:45comme vous l'avez dit
00:42:46nos vies qui vont être
00:42:46pires en permanence
00:42:47alors effectivement
00:42:48on justifie ça
00:42:49sous le prétexte
00:42:49de la sécurité
00:42:50pour des événements
00:42:52par exemple
00:42:52mais au fond
00:42:53c'est nos libertés personnelles
00:42:55qui vont prendre un coup
00:42:56et comme l'un de vos chroniqueurs
00:42:57l'a indiqué
00:42:59qui va être fait de nos données
00:43:00en fait
00:43:00on voit effectivement
00:43:01beaucoup de piratage
00:43:02aujourd'hui
00:43:02et on se demande vraiment
00:43:04est-ce que nos données
00:43:04vont être en sécurité
00:43:06au-delà
00:43:08il nous indique
00:43:09que c'est pour repérer
00:43:10des suspects
00:43:11ou des personnes dangereuses
00:43:12et demain
00:43:13qu'est-ce qu'ils vont vraiment faire
00:43:14de tous ces systèmes ?
00:43:17Oui oui
00:43:17non mais c'est
00:43:18c'est une
00:43:18c'est une vraie question
00:43:21Mehdi disait
00:43:22question philosophique
00:43:23mais c'est vrai
00:43:24que ça pose un certain
00:43:25nombre de questions
00:43:25on voit qu'en Angleterre
00:43:26donc c'est utilisé
00:43:27nous on a
00:43:29visiblement plus
00:43:30on est plus rigoureux
00:43:31merci de nous avoir appelé
00:43:32Dorian
00:43:33j'aurais peut-être une question
00:43:33juste Catherine
00:43:34et Cathy nous dit
00:43:35une petite question pour Dorian
00:43:37est-ce que vous avez
00:43:37des réseaux sociaux
00:43:38et si oui
00:43:38est-ce que vous mettez
00:43:39des photos de vous ?
00:43:41Alors moi effectivement
00:43:41j'ai des réseaux sociaux
00:43:42mais que je ne mets
00:43:44aucune photo de moi
00:43:44alors je mets les photos
00:43:45du paysage
00:43:45de là où je ne me promène
00:43:46je ne mets jamais
00:43:47aucune photo de moi
00:43:48c'est un principe
00:43:49au moins vous êtes cohérent
00:43:50parce que je suis convaincue
00:43:52que beaucoup de gens
00:43:53auront le même point de vue
00:43:55que vous
00:43:56c'est-à-dire que
00:43:57bien sûr qu'il y a
00:43:57une grande crainte
00:43:58que nos libertés
00:43:59soient empiétées
00:44:00par ces systèmes sécuritaires
00:44:01mais dans le même temps
00:44:02il y a quelque chose
00:44:03d'assez contradictoire
00:44:04et de paradoxal
00:44:05chez nous tous
00:44:05c'est qu'en même temps
00:44:06nous-mêmes
00:44:07en fait
00:44:08nous exposons nos vies
00:44:09nous exposons nos points de vue
00:44:11nous exposons nos visages
00:44:13nos amis
00:44:13mais c'est un choix
00:44:14c'est-à-dire que
00:44:15quand vous vous retrouvez
00:44:16dans telle rue
00:44:17et que vous ne voulez pas
00:44:19qu'on sache
00:44:19que vous êtes dans telle rue
00:44:20parce que
00:44:21vous allez faire autre chose
00:44:22là vous n'avez plus le choix
00:44:23vous êtes filmé
00:44:24parce que c'est la question
00:44:24de l'usage derrière
00:44:25l'usage personnel
00:44:26l'usage
00:44:27on pourra en redire un mot
00:44:28d'une réaction
00:44:29d'une auditrice
00:44:30Cathy qui dit
00:44:31j'ai fait du tourisme
00:44:31à moi en Chine
00:44:32on a montré notre passeport
00:44:34dans tous les endroits touristiques
00:44:35et dans les transports
00:44:36celle-là ne m'a absolument pas gênée
00:44:38et je me suis sentie en sécurité
00:44:39et elle rajoute
00:44:40au nom de la liberté
00:44:41c'est fatigant
00:44:42on n'est pas protégé
00:44:43et même les maires
00:44:44qui étaient contre les caméras
00:44:45en reviennent
00:44:46là-dessus elle a raison
00:44:47c'est pas exactement
00:44:48la reconnaissance faciale
00:44:49mais c'est vrai
00:44:50que les caméras
00:44:50on a eu le même débat
00:44:52sur les caméras
00:44:53et qu'aujourd'hui
00:44:54beaucoup de villes
00:44:55sont équipés en caméra
00:44:56vous pourrez réagir
00:44:57après le journal
00:44:59à tout de suite
00:44:59Sud Radio
00:45:01Sud Radio
00:45:0110h midi
00:45:02mettez-vous d'accord
00:45:03Valérie Expert
00:45:04de retour avec vous
00:45:06sur Sud Radio
00:45:07pour les débats
00:45:08avec Noémie Allioua
00:45:09journaliste et séilliste
00:45:10Mehdi Raich
00:45:11analyste politique
00:45:12Pascal Bataille
00:45:13animateur
00:45:14producteur
00:45:15chef d'entreprise
00:45:15et Frédéric Fougera
00:45:16président de Tenkan Paris
00:45:18spécialisé en communication
00:45:20on va revenir
00:45:21sur ce chiffre
00:45:23absolument hallucinant
00:45:24141 boîtes
00:45:25de médicaments
00:45:26par an
00:45:26et par français
00:45:27sont remboursés
00:45:27par la sécurité sociale
00:45:29le Doliprane
00:45:30est le médicament
00:45:30le plus remboursé
00:45:31donc à l'heure
00:45:32où on cherche
00:45:33des économies
00:45:34peut-être qu'on pourrait
00:45:35s'interroger
00:45:35sur certains remboursements
00:45:36et puis des criminels
00:45:38vont être remis
00:45:39en liberté
00:45:40faute de pouvoir
00:45:41être jugés
00:45:41dans les délais légaux
00:45:43on en parle avec vous
00:45:44dans un instant
00:45:45Pascal
00:45:45vous vouliez réagir
00:45:46parce que tout le monde
00:45:47n'a pas eu le temps
00:45:47de réagir
00:45:48sur le son de Gilles
00:45:51sur les caméras
00:45:52dans la rue
00:45:53sur la reconnaissance faciale
00:45:56pour vous
00:45:57c'est une violation
00:45:58des libertés
00:45:58oui c'est profondément
00:46:00une violation
00:46:01des libertés
00:46:02je souscris quand même
00:46:04à ce qu'a dit Mehdi
00:46:04d'abord sur les risques
00:46:05effectivement
00:46:06d'utilisation
00:46:07de ces données
00:46:08qui seront gérées
00:46:10très certainement
00:46:11par des sociétés privées
00:46:12en plus
00:46:13donc on n'aura
00:46:14qu'un contrôle
00:46:15très partiel
00:46:16là-dessus
00:46:17mais plus fondamentalement
00:46:18je pense que le débat
00:46:19il est essentiellement
00:46:20philosophique
00:46:21pour moi
00:46:23entre la liberté
00:46:25et la sécurité
00:46:26le choix
00:46:26il est fait
00:46:27de façon absolument
00:46:28radicale
00:46:29c'est-à-dire que je suis prêt
00:46:30à sacrifier
00:46:32ma sécurité
00:46:32et totalement
00:46:34ma sécurité
00:46:35au bénéfice
00:46:36de ma liberté
00:46:36je pense que c'est un combat
00:46:38perdu
00:46:38depuis malheureusement
00:46:40un certain temps
00:46:41et de plus en plus rapidement
00:46:42parce que
00:46:43la tentation sécuritaire
00:46:45est en train
00:46:46de gagner du terrain
00:46:47à une vitesse exponentielle
00:46:48et le régime Macron
00:46:50a fait beaucoup
00:46:51pour ça
00:46:51en France
00:46:52et donc
00:46:53néanmoins
00:46:54je continuerai
00:46:55à essayer
00:46:55de me bagarrer
00:46:56modestement
00:46:57à mon niveau
00:46:58pour essayer
00:46:58de faire comprendre
00:46:59à nos individus
00:47:01que
00:47:01la base de la démocratie
00:47:03c'est la liberté
00:47:04d'ailleurs
00:47:06la devise
00:47:08de la République française
00:47:09c'est
00:47:10liberté
00:47:10égalité
00:47:11fraternité
00:47:12il n'y a pas sécurité
00:47:12là-dedans
00:47:13malheureusement
00:47:14on est tous
00:47:15effectivement
00:47:15en quête
00:47:17de sécurité
00:47:18la peur
00:47:19est un sentiment
00:47:20sur lequel
00:47:21on peut jouer
00:47:22très très facilement
00:47:23on sait
00:47:24en général
00:47:24à quoi ça mène
00:47:26il y a quand même
00:47:27moult exemples
00:47:28dans l'histoire
00:47:29de comment
00:47:31les dirigeants
00:47:33totalitaires
00:47:35utilisent
00:47:36la peur
00:47:37pour arriver
00:47:37à leur fin
00:47:38malheureusement
00:47:39on ne tient pas
00:47:40compte
00:47:41de l'histoire
00:47:42et on ne tire
00:47:42aucune leçon
00:47:43de ça
00:47:43un auditeur me dit
00:47:44il y a beaucoup plus grave
00:47:45ce sont
00:47:46toutes les fraudes
00:47:47les cyberattaques
00:47:48qui là
00:47:49pour le coup
00:47:50je ne savais pas
00:47:51il me dit
00:47:51servicepublic.gouv.fr
00:47:53a été victime
00:47:54d'une cyberattaque
00:47:54en cause
00:47:55un énième sous-traitant
00:47:56piraté
00:47:56et là
00:47:57ce sont des données
00:47:58autrement
00:47:59plus importantes
00:48:00que votre visage
00:48:01enfin c'est autre chose
00:48:02si vous voulez
00:48:02mais c'est vrai
00:48:03qu'avec les hôpitaux
00:48:05vous avez
00:48:06la banque postale
00:48:06oui
00:48:07Free
00:48:08il y a eu plein
00:48:09plein d'entreprises
00:48:10qui ont été
00:48:10piratées
00:48:11le ministère
00:48:13de l'intérieur
00:48:13oui
00:48:14le ministère
00:48:14de l'intérieur
00:48:14le frère
00:48:15a eu une amende
00:48:16vous avez vu
00:48:16il y a tout à fait raison
00:48:18de souligner
00:48:19de toute façon
00:48:19qu'avec les réseaux sociaux
00:48:20on accepte
00:48:22mais de notre plein gré
00:48:24de sacrifier aussi
00:48:26de mettre à disposition
00:48:27des big data
00:48:30un certain nombre
00:48:32de données personnelles
00:48:33effectivement
00:48:33qui ne nous appartiennent plus
00:48:34on accepte aussi
00:48:36la reconnaissance faciale
00:48:37pour accéder à plein d'applis
00:48:38comme les applis bancaires
00:48:39comme beaucoup de choses
00:48:40cette reconnaissance faciale
00:48:42elle existe partout
00:48:43et on en est
00:48:43on en est
00:48:44les complices
00:48:45quelque part
00:48:45déjà
00:48:46de toute façon
00:48:47et nous empruntent
00:48:48nous empruntent
00:48:49quand on les identifie
00:48:51également
00:48:51sur notre portable
00:48:52pour ouvrir notre portable
00:48:53ça paraît naturel
00:48:56mais on utilise
00:48:56on utilise
00:48:58nos emprunts
00:48:59cette information
00:49:05ce matin
00:49:06c'est à lire
00:49:07dans le Figaro
00:49:08mais hier
00:49:08déjà
00:49:09plusieurs avocats
00:49:10s'étaient exprimés
00:49:11sur les réseaux
00:49:13en réponse
00:49:14à Gérald Darmanin
00:49:15c'est assez
00:49:15cocasse
00:49:16pour employer
00:49:17un mot
00:49:18un mot
00:49:19un peu désuet
00:49:20Gérald Darmanin
00:49:21dit
00:49:22l'augmentation historique
00:49:23du nombre de magistrates
00:49:24greffiés partout en France
00:49:25est une réalité
00:49:25qui change la vie
00:49:26de nos citoyens
00:49:27et de nos juridictions
00:49:28dans le ressort
00:49:29de la cour d'appel
00:49:30de Douai
00:49:31139 magistrats
00:49:32donc il est très content
00:49:33Gérald Darmanin
00:49:34il est content content
00:49:35parce qu'il y a plus de juges
00:49:36sauf qu'il y a une avocate
00:49:38qui lui dit
00:49:38alors monsieur le ministre
00:49:40à Bobigny
00:49:40certains juges
00:49:41aux affaires familiales
00:49:42renvoient les dossiers
00:49:43sans date
00:49:44à Nanterre
00:49:45les dossiers correctionnels
00:49:46sont renvoyés
00:49:47neuf mois plus tard
00:49:48par le correctionnel
00:49:49et à la cour d'appel de Paris
00:49:50j'ai des plaidoiries
00:49:51qui sont fixées
00:49:52fin 2027
00:49:53alors que l'appel
00:49:54a été fait
00:49:55début 2025
00:49:56ça m'a interpellé
00:49:58hier
00:49:58et puis ce matin
00:49:59je lis cet article
00:50:01dans le Figaro
00:50:02la cour d'appel
00:50:03d'Aix-en-Provence
00:50:04c'est à la cour d'appel
00:50:05d'Aix-en-Provence
00:50:06Franck Rastoul
00:50:07le procureur général
00:50:08qui lui parle
00:50:12qui dit
00:50:13que la justice criminelle
00:50:14est concernée
00:50:1519 accusés criminels
00:50:18qui devront être remis
00:50:19en liberté
00:50:19en 2026
00:50:20donc cette année
00:50:21dans quelques mois
00:50:22faute de pouvoir être jugés
00:50:23dans des délais
00:50:24de détention
00:50:25nous coulons
00:50:26lorsque nous atteignons
00:50:28des délais de 75 mois
00:50:29et même plus
00:50:30pour juger un viol
00:50:31lorsque nous constatons
00:50:33l'aggravation
00:50:33de la situation
00:50:34des stocks
00:50:35liés à l'afflux
00:50:36des dossiers criminels
00:50:37devant la cour d'assises
00:50:38des bouches du Rhône
00:50:40on ne peut plus juger
00:50:42on ne peut plus juger
00:50:43comme on le faisait
00:50:43au siècle passé
00:50:44je pense aux victimes
00:50:46victimes de viol
00:50:48qui attend 3 ans
00:50:49pour que son agresseur
00:50:51soit jugé
00:50:51puis je pense aussi
00:50:52à certains détenus
00:50:54qui attendent un procès
00:50:55qui restent 6 ans
00:50:57en prison
00:50:58sans avoir vu
00:51:00le moindre tribunal
00:51:01Medi Raich
00:51:02donc la justice
00:51:03quand on dit
00:51:04que la justice
00:51:04va mal
00:51:05elle va très très mal
00:51:07elle est sous-dotée
00:51:08et en fait
00:51:10c'est un énorme paradoxe
00:51:13c'est que pendant très longtemps
00:51:15on a dit
00:51:15et c'est très bien
00:51:16qu'il fallait
00:51:16faire en sorte
00:51:17que la justice
00:51:18soit plus armée
00:51:19notamment en créant des lois
00:51:21on parle beaucoup
00:51:22du mouvement MeToo
00:51:24notamment pour inciter
00:51:25les femmes à porter plainte
00:51:26donc il y a une libération
00:51:27de la parole
00:51:27sur certains sujets
00:51:28sur le cas du viol
00:51:29qui est mentionné
00:51:29dans le cigaro
00:51:30c'est 6 ans d'attente
00:51:31avant la première instance
00:51:32c'est-à-dire qu'entre
00:51:33le moment où l'enquête
00:51:34commence et le moment
00:51:35où la personne va être jugée
00:51:36pour la première fois
00:51:36il y a 6 ans d'écart
00:51:38je ne sais pas si on s'imagine
00:51:38la violence que c'est
00:51:39pour une victime
00:51:40ensuite il y a un double effet
00:51:41l'article il explique
00:51:43qu'il y a à la fois
00:51:44une augmentation
00:51:45de la violence
00:51:46donc les dossiers
00:51:47sont de plus en plus violents
00:51:48et ils sont de plus en plus nombreux
00:51:50et donc la justice
00:51:51n'est pas capable
00:51:52de faire face à ça
00:51:53c'est-à-dire qu'elle est
00:51:53à la fois dans un processus
00:51:55administratif
00:51:55qui est beaucoup plus long
00:51:56parce qu'il y a
00:51:57beaucoup plus de droits
00:51:58beaucoup plus de recours
00:51:59notamment pour les personnes
00:52:00qui sont accusées
00:52:00et en même temps
00:52:02elle est sous-dotée
00:52:03je rappelle que
00:52:04pour 1000 euros
00:52:04de dépenses publiques
00:52:05utilisées seulement 5
00:52:06vont à la justice
00:52:07donc il y a bien
00:52:07un problème de sous-dotation
00:52:08et la justice n'est plus
00:52:10vraiment calibrée
00:52:11pour l'augmentation
00:52:12des stocks
00:52:13c'est-à-dire l'augmentation
00:52:14des dossiers
00:52:14et sur la violence
00:52:16des affaires en cours
00:52:18donc c'est un problème
00:52:19qui à mon avis
00:52:20politiquement
00:52:20est très mal calibré
00:52:22il est mal pensé
00:52:23quand on voit la réaction
00:52:23de Gérald Darmanin
00:52:24et ce qui avait été annoncé
00:52:26on voit bien que la réalité
00:52:27est en train de rattraper
00:52:28le politique
00:52:29un sujet comme ça
00:52:31quand on se dit
00:52:31que 19 personnes
00:52:32peuvent être relâchées
00:52:33parce qu'il n'y a pas de date
00:52:34pour les victimes
00:52:36c'est dramatique
00:52:37c'est un vrai sujet
00:52:38et quand on parle
00:52:39après on peut faire le parallèle
00:52:40avec le sujet
00:52:41tout à l'heure
00:52:42avec l'enfance
00:52:42mais quand vous prenez
00:52:43la situation de l'ASE
00:52:44vous prenez plein de petits secteurs
00:52:46comme ça
00:52:46qui sont très importants
00:52:47qui sont rouges
00:52:47le sujet de la justice
00:52:49qui finalement
00:52:50n'est plus véritablement
00:52:51en capacité
00:52:52d'appliquer la justice
00:52:54c'est inquiétant
00:52:54pour la population
00:52:55et je comprends finalement
00:52:56le sentiment de défiance
00:52:57envers les juges
00:52:58et envers la justice
00:52:59oui
00:52:59ils y sont pour rien
00:53:01enfin quand tu dis
00:53:02ils y sont pour rien
00:53:02ils ont
00:53:03ils y sont pour rien
00:53:03mais les gens se disent
00:53:05je ne suis plus capable
00:53:06d'être jugé par la justice
00:53:07c'est dans les bouches du rône
00:53:08en particulier
00:53:09ce que précise
00:53:10les magistrats
00:53:11c'est les dossiers
00:53:12de criminalité organisés
00:53:13qui occuperont déjà
00:53:1418 sessions
00:53:1461 semaines d'audience
00:53:17en 2026
00:53:18rejoindront
00:53:20les 925 dossiers criminels
00:53:22en attente de jugement
00:53:23et ce stock augmente
00:53:24dans des proportions
00:53:25imprésentionnantes
00:53:26plus 36%
00:53:28en un peu moins
00:53:29d'un an
00:53:29c'est inédit
00:53:32et terrifiant
00:53:33je ne sais pas
00:53:33qui veut réagir
00:53:34peut-être
00:53:36et puis appelez-nous
00:53:360826
00:53:37300 300
00:53:38si vous avez eu affaire
00:53:39à la justice
00:53:39si vous avez été
00:53:41vous victime
00:53:42de ces lenteurs
00:53:43de la justice
00:53:45Frédéric Fougera
00:53:46je voudrais
00:53:47légèrement modérer
00:53:48ce que vient de dire
00:53:49Mehdi
00:53:49j'y souscris
00:53:50parfaitement
00:53:51mais on ne peut pas
00:53:52toujours non plus
00:53:53être dans la logique
00:53:54de quand ça ne fonctionne pas
00:53:55il suffirait
00:53:56de mettre plus d'argent
00:53:57pour que ça fonctionne mieux
00:53:58alors oui
00:53:59l'argent c'est le nerf
00:54:00de la guerre
00:54:01et l'analyse des systèmes
00:54:02judiciaires internationaux
00:54:03le prouve
00:54:04et le rappelle
00:54:05mais montre aussi
00:54:06que ce ne sont pas
00:54:06nécessairement
00:54:07les pays qui dotent
00:54:08leur justice
00:54:09de plus de budget
00:54:10qui sont les plus rapides
00:54:11c'est en partie vrai
00:54:12mais pas seulement
00:54:13et donc il faut
00:54:14voir le sujet
00:54:15sous un angle total
00:54:16et pas que sous l'angle budgétaire
00:54:18et notamment celui
00:54:18de l'histoire
00:54:20des procédures
00:54:20plus les procédures
00:54:22sont complexes
00:54:22dans un système judiciaire
00:54:23plus la justice est lente
00:54:24et c'est le cas
00:54:25de notre pays
00:54:26alors on y met
00:54:26relativement peu de budget
00:54:28par rapport à d'autres pays
00:54:29en comparaison
00:54:30même si le budget
00:54:31de la justice
00:54:31a fortement augmenté
00:54:32ces dernières années
00:54:33proportionnellement
00:54:34aux autres
00:54:34enfin à l'histoire
00:54:36du budget du ministère
00:54:37de la justice
00:54:38mais c'est pas qu'une question
00:54:39de budget
00:54:39et s'il suffisait
00:54:41de toujours plus taxer
00:54:42dans notre pays
00:54:43taxophile
00:54:43pour refiler plus de budget
00:54:45donner pardon
00:54:46plus de budget
00:54:46à chaque administration
00:54:49ça se serait
00:54:49et notre pays
00:54:50fonctionnerait mieux
00:54:51donc c'est un et un
00:54:52des éléments du sujet
00:54:53mais c'est pas seulement
00:54:54c'est pas le seul élément
00:54:55et la question
00:54:56de la complicité
00:54:57de notre procédure
00:54:57elle pèse très lourd
00:54:59il y a Marc sur les réseaux
00:55:01qui nous demande
00:55:02est-ce que comme aux Etats-Unis
00:55:03ça devrait pas se régler
00:55:05avec une somme d'argent
00:55:06entre avocats
00:55:07on sait qu'aux Etats-Unis
00:55:08souvent il y a des accords
00:55:10il y a des conciliations
00:55:11ça existe aussi
00:55:12mais là on parle
00:55:13d'affaires criminelles
00:55:13là on parle d'affaires criminelles
00:55:15donc vous avez forcément
00:55:16des cours d'assises
00:55:17je vous partage
00:55:17on parle de cours d'assises
00:55:20Pascal
00:55:20on parle d'affaires criminelles
00:55:23alors je souscris
00:55:24à ce que viennent de dire
00:55:26mes deux camarades
00:55:27et je pense qu'effectivement
00:55:28la précision
00:55:28de Frédéric est hyper importante
00:55:30il y a un problème
00:55:31évidemment de financement
00:55:33c'est très clair
00:55:34il y a certainement aussi
00:55:35un énorme problème
00:55:36de procédure
00:55:37et de lenteur
00:55:38de la justice
00:55:40en tant que telle
00:55:41sur chaque dossier
00:55:42c'est-à-dire
00:55:42c'est pas uniquement
00:55:43l'accumulation des dossiers
00:55:44mais le traitement
00:55:45de chaque dossier
00:55:45pourrait certainement
00:55:47alors je ne suis pas du tout
00:55:48spécialiste
00:55:48mais pourrait certainement
00:55:50être accéléré
00:55:50la façon dont on traite
00:55:51les dossiers
00:55:52mais moi je voudrais
00:55:54élargir ça
00:55:54au reste de la justice
00:55:56il n'y a pas que
00:55:56la justice criminelle
00:55:57il y a la justice administrative
00:55:58il y a la justice commerciale
00:55:59qui sont aussi
00:56:00extrêmement lentes
00:56:01et qui économiquement
00:56:03par exemple
00:56:03ça a un impact
00:56:04énorme
00:56:05sur la vie des entreprises
00:56:06sur la vie des salariés
00:56:09par exemple
00:56:10quand il s'agit
00:56:10des prud'hommes
00:56:11ou autre
00:56:11les conflits
00:56:13entre entreprises
00:56:15les conflits administratifs
00:56:16entre les entreprises
00:56:16et des communes
00:56:19etc
00:56:19ça peut là aussi
00:56:20prendre des années
00:56:21quand vous avez
00:56:22par exemple
00:56:22un recours
00:56:23sur un permis
00:56:23de construire
00:56:24avec les différentes procédures
00:56:25ça peut prendre
00:56:265 ans
00:56:266 ans
00:56:277 ans
00:56:27et aujourd'hui
00:56:28on contrôle
00:56:28la construction
00:56:29d'une autoroute
00:56:29qu'on suspend
00:56:30qu'on reprend
00:56:31qu'on suspend
00:56:31et tout ça
00:56:32a un impact terrible
00:56:33sur l'économie
00:56:34il n'y a pas que là
00:56:35il ne faut pas
00:56:35uniquement se limiter
00:56:36à l'aspect
00:56:37de l'indicalité
00:56:37je trouve qu'on est vraiment
00:56:38je souscris tout à fait à ça
00:56:40je trouve qu'on est vraiment
00:56:40sur une pente glissante
00:56:41parce que si la justice
00:56:43ne fait pas son travail
00:56:44et que la société
00:56:45n'a plus confiance
00:56:46en sa justice
00:56:47les gens vont se faire justice
00:56:49eux-mêmes
00:56:49tout simplement
00:56:50s'ils considèrent que
00:56:51si une fille
00:56:52se fait violer
00:56:53et que son violeur
00:56:55met des années
00:56:57avant d'être traîné
00:56:58devant la justice
00:56:596 ans
00:56:59son père
00:57:00son cousin
00:57:01son frère
00:57:02va dire
00:57:02la justice ne fait pas son travail
00:57:04on va aller le faire nous
00:57:05on va aller se venger
00:57:05c'est à dire que
00:57:06c'est une pente glissante
00:57:07vers l'anarchie
00:57:08si on n'a plus confiance
00:57:10en la justice
00:57:10et que la justice
00:57:11ne fait plus son travail
00:57:12encore une fois
00:57:12on va tout droit
00:57:14vers l'anarchie
00:57:14les gens ne vont plus
00:57:15faire confiance
00:57:15au système judiciaire
00:57:16le système judiciaire
00:57:17a justement été construit
00:57:19pour qu'on puisse réguler
00:57:20les passions
00:57:21des gens
00:57:22mais ça repose
00:57:23sur une confiance
00:57:24dans le système judiciaire
00:57:25et encore une fois
00:57:26si vous dans votre vie
00:57:27vous ne voyez pas
00:57:28que cette institution judiciaire
00:57:29vous rend justice
00:57:30d'une façon ou d'une autre
00:57:31si vous voyez
00:57:32qu'il n'y a même pas de procès
00:57:33ou que le procès
00:57:33mais des années à arriver
00:57:34on va arriver à des situations
00:57:36d'anarchie
00:57:37et des situations de gens
00:57:38qui vont vouloir se faire justice
00:57:39eux-mêmes
00:57:40c'est extrêmement important
00:57:41ce que dit Noémie
00:57:41et c'est extrêmement juste
00:57:43et mon camarade
00:57:44Pierre Rancet
00:57:44qui a été très longtemps
00:57:45journaliste
00:57:46police-justice
00:57:47sur un certain nombre
00:57:48de médias
00:57:49concurrents
00:57:51a fait un livre
00:57:52tout récemment
00:57:53sur la tentation
00:57:54de l'auto-justice
00:57:55et très argumenté
00:57:57et très étayé
00:57:57d'exemples concrets
00:57:58où effectivement
00:57:59de plus en plus
00:58:00il y a une tendance
00:58:01à se faire justice
00:58:02soi-même
00:58:03parce que
00:58:04l'État
00:58:06ne joue pas son rôle
00:58:07protecteur
00:58:08on se retrouve
00:58:09on se retrouve dans un instant
00:58:10est-ce que vous consommez
00:58:11beaucoup de médicaments
00:58:13quand je dis consommez
00:58:14c'est le terme
00:58:14adéquat
00:58:15est-ce qu'on vous a prescrit
00:58:16beaucoup de médicaments
00:58:1742 médicaments
00:58:19par français
00:58:2042 boîtes
00:58:21remboursées
00:58:22par français
00:58:23chaque année
00:58:24avec en tête
00:58:25le Doliprane
00:58:26donc faudrait-il songer
00:58:27à dérembourser
00:58:28certains médicaments
00:58:29je pense que ça fera
00:58:30des bases
00:58:310826 300 300
00:58:32ça s'est passé
00:58:35dans le Grand Matin
00:58:36Sud Radio
00:58:37le nouveau spectacle
00:58:39des Chevaliers du Fiel
00:58:40avec Sud Radio
00:58:41prochaine date
00:58:42le 15 janvier
00:58:43à l'Arkea Arena
00:58:44de Floirac
00:58:45près de Bordeaux
00:58:45le 16 janvier
00:58:46à l'Arena
00:58:47le Palio
00:58:48de Boulazac
00:58:48et le Manoir
00:58:49et le 18 janvier
00:58:50au Zénith de Pau
00:58:52Sud Radio
00:58:54le 10h midi
00:58:56mettez-vous d'accord
00:58:57Valérie Expert
00:58:58alors est-ce que vous
00:59:00consommez trop
00:59:01de médicaments
00:59:02est-ce que vous en avez
00:59:03conscience
00:59:030826 300 300
00:59:05la sécurité sociale
00:59:07je vous le rappelle
00:59:08est surendettée
00:59:10et rembourse
00:59:11chaque année
00:59:1227
00:59:13plus de 27 milliards
00:59:14d'euros
00:59:14pour des médicaments
00:59:15donc
00:59:16ce sont
00:59:1841 boîtes
00:59:19remboursées
00:59:20par assuré
00:59:21ça représente
00:59:232,2 milliards
00:59:25et demi
00:59:25de boîtes
00:59:26qui ont été remboursées
00:59:27donc l'année dernière
00:59:28évidemment
00:59:29avec l'âge
00:59:30le nombre de boîtes
00:59:31augmente
00:59:32particulièrement
00:59:33le paracétamol
00:59:35arrive en tête
00:59:36les anticancéreux
00:59:37évidemment
00:59:38aussi
00:59:39parce que
00:59:39ce sont des médicaments
00:59:41indispensables
00:59:42mais le Deliprane
00:59:43ça représente
00:59:4571,5 millions
00:59:47de boîtes
00:59:48pour 22 millions
00:59:49de patients
00:59:49il y a aussi
00:59:51la vitamine D
00:59:52qui est extrêmement
00:59:53remboursée
00:59:53donc je ne sais pas
00:59:54ce que vous en pensez
00:59:55est-ce que vous consommez
00:59:55beaucoup de médicaments
00:59:56Noémie ?
00:59:57alors la question
00:59:57que je me pose
00:59:58c'est est-ce que
00:59:58la consommation
00:59:59de Doliprane
01:00:02a augmenté depuis le Covid
01:00:02parce qu'il y a eu quand même
01:00:03un petit trauma
01:00:04au moment du Covid
01:00:04on s'est retrouvé
01:00:06en rupture de stock
01:00:06et je soupçonne
01:00:07beaucoup de gens
01:00:08de s'être dit
01:00:08à ce moment-là
01:00:09je n'ai pas pu en avoir
01:00:10donc je vais en acheter
01:00:11plein de boîtes
01:00:11ce qui concerne 2024
01:00:132025
01:00:14donc il faudrait voir
01:00:15mais pour revenir
01:00:16sur ce que vous disiez
01:00:17vous savez
01:00:18il y a beaucoup de personnes
01:00:19qui ont des maladies graves
01:00:21et qui doivent acheter
01:00:22des médicaments
01:00:22qui ne sont pas remboursés
01:00:23j'ai discuté plusieurs fois
01:00:25avec des amis médecins
01:00:26qui m'expliquent
01:00:26que par exemple
01:00:27des retraités
01:00:28ne vont pas faire
01:00:29certaines biopsies
01:00:30certains examens
01:00:30parce qu'ils ne sont pas
01:00:31remboursés
01:00:32et donc comme la politique
01:00:33c'est un choix
01:00:34et c'est une question de gestion
01:00:35je pense qu'on devrait
01:00:36rembourser ce qui est
01:00:36nécessaire à la vie
01:00:37en l'occurrence
01:00:38les choses importantes
01:00:40pour les maladies graves
01:00:41et le doliprane
01:00:42je suis désolée
01:00:43pour des maux de tête
01:00:44on n'est pas obligé
01:00:44de le rembourser
01:00:45les gens peuvent s'acheter
01:00:45leur doliprane
01:00:46s'ils en ont envie
01:00:47c'est une question de choix
01:00:48on doit rembourser
01:00:49des choses qui sont essentielles
01:00:50à la sauvegarde de la vie
01:00:52et les choses qui ne sont pas essentielles
01:00:53les gens peuvent se débrouiller
01:00:54et acheter leur doliprane 2 euros
01:00:55c'est une question comme ça
01:00:57je pense qu'il faut faire
01:00:58des choix
01:00:59et des choix qui vont
01:01:00parce qu'on cherche
01:01:00des économies pour la sécu
01:01:01mais c'est vrai
01:01:02que la vitamine D
01:01:03est-ce qu'on a besoin
01:01:04de rembourser la vitamine D
01:01:05c'est la vitamine D
01:01:0671 millions de boîtes
01:01:08de vitamine D
01:01:10est-ce qu'on a besoin
01:01:11de les rembourser
01:01:11on a Samy en ligne
01:01:12bonjour
01:01:13bonjour
01:01:15vous êtes pharmacien à Paris
01:01:16c'est ça ?
01:01:18oui tout à fait
01:01:18et alors vous êtes étonné
01:01:20par ces chiffres ?
01:01:22oui pour moi
01:01:23raison garder cette étude
01:01:26je pense qu'elle est un peu biaisée
01:01:28pourquoi ?
01:01:31je m'explique
01:01:32juste un petit argument
01:01:34que je donnerai
01:01:35à la fin rapidement
01:01:36mais il y a des chiffres
01:01:37le médecin en France
01:01:39celui qui coûte moins cher
01:01:41dans la zone OCDE
01:01:42on est à 26,50 euros
01:01:43versus 35 euros
01:01:45on va prendre la France
01:01:46et l'Allemagne
01:01:46et on va comparer
01:01:47un Allemand
01:01:48consomme par an
01:01:50627 euros
01:01:51de médicaments
01:01:54un Français
01:01:54il consomme 514 euros
01:01:56on n'est pas loin
01:01:57de l'Allemagne
01:01:58en termes de
01:01:59pourcentage
01:02:00de médicaments
01:02:01dans le PIB
01:02:02on est à 11,3%
01:02:03les Allemands sont à 11,2%
01:02:05la moyenne européenne
01:02:06est à 9,28
01:02:07les chiffres
01:02:08je les motive
01:02:09en allant sur
01:02:10la fondation IFRAP
01:02:11l'IRDES
01:02:13l'Institut de Recherche
01:02:14et Documentation
01:02:15en Économie de Santé
01:02:16voilà
01:02:16je ferme la parenthèse
01:02:17donc quel est l'objet
01:02:18derrière cette étude
01:02:19ou ce message
01:02:20je laisse le choix
01:02:21à chacun
01:02:22de faire sa propre opinion
01:02:24maintenant
01:02:24on revenir
01:02:25aux 41 ou 42 boîtes
01:02:27et bien je vais vous surprendre
01:02:28juste avec
01:02:29un argument simple
01:02:30imaginons que vous avez mal
01:02:32une douleur
01:02:33qui va durer un mois
01:02:35si vous vous retrouvez en Italie
01:02:37en Allemagne
01:02:37ou en Belgique
01:02:39le médecin
01:02:41si vous prescrivez
01:02:42du paracétamol
01:02:42à raison de 3 fois par jour
01:02:43vous allez avoir
01:02:44une boîte de 90
01:02:45en France
01:02:46on a des boîtes de 8
01:02:47ça n'existe pas
01:02:48au-delà de 8
01:02:48donc vous aurez 12 boîtes
01:02:50donc cette étude
01:02:51à mes yeux
01:02:52j'ai pas eu
01:02:52l'étude sur les yeux
01:02:54pour lire exactement
01:02:54qu'est-ce qu'on compare
01:02:55mais c'est vrai
01:02:56si on compare les choux
01:02:57et les carottes
01:02:57on n'aura pas le même résultat
01:02:58là il n'y a pas de comparaison
01:02:59réellement avec l'étranger
01:03:01c'est un constat
01:03:01le paracétamol
01:03:02j'avais zappé le chiffre
01:03:04c'est 430 millions
01:03:05de boîtes par an
01:03:06430 millions
01:03:08de boîtes par an
01:03:09qui sont remboursées
01:03:10donc je ne parle même pas
01:03:10des boîtes
01:03:11que vous achetez
01:03:13puisque le paracétamol
01:03:14est en vente
01:03:15est en vente libre
01:03:16430 millions
01:03:17de boîtes
01:03:18c'est beaucoup
01:03:19merci Samy
01:03:20d'avoir appelé
01:03:21Frédéric Fougera
01:03:23moi d'abord
01:03:24je vais faire un mea culpa
01:03:25oui je suis un gros consommateur
01:03:26de paracétamol
01:03:272 je pense
01:03:28qu'il y a une question
01:03:29de responsabilité
01:03:30personnelle aussi
01:03:32comme on n'est pas obligé
01:03:33d'aller encombrer
01:03:33les urgences
01:03:34pour un bobo
01:03:35pour justement
01:03:35laisser la place
01:03:36et la véritable urgence
01:03:38à des gens
01:03:38qui en ont besoin
01:03:38on peut aussi
01:03:40on ne le sait pas toujours
01:03:41quand on va aux urgences
01:03:42on ne sait pas
01:03:42le bobo
01:03:43c'est toujours
01:03:44c'est le bobo de l'autre
01:03:45c'est jamais son bobo
01:03:46quand on va aux urgences
01:03:47de la même façon
01:03:48quand un médecin
01:03:49me prescrit du paracétamol
01:03:51j'estime que j'ai les moyens
01:03:51de me le payer
01:03:52et je ne me le fais pas rembourser
01:03:53mais je vois par exemple
01:03:54dans mon entourage
01:03:55dans des personnes âgées
01:03:56qui ont leur armoire
01:03:57à pharmacie
01:03:58remplie de boîtes
01:03:59de paracétamol
01:04:00parce que le médecin
01:04:01le prescrit
01:04:02au cas où
01:04:02parce que le pharmacien
01:04:03le délivre
01:04:04et du coup
01:04:05il y a des stocks
01:04:05et des stocks
01:04:06et des stocks
01:04:06de boîtes de paracétamol
01:04:07là on peut se dire
01:04:09quand même
01:04:09qu'il y a une forme
01:04:10de gâchis
01:04:11et pour revenir sur
01:04:12la vitamine B
01:04:13c'est peut-être pour éviter
01:04:14d'utiliser du paracétamol
01:04:17ou d'autres produits
01:04:18parce que
01:04:18certains médecins
01:04:19le prescrivent de fait
01:04:21tous les automnes
01:04:22tous les hivers
01:04:22pour ne pas être dépressif
01:04:25tiens voilà
01:04:25une cure de vitamine
01:04:28alors peut-être
01:04:29que c'est de la précaution
01:04:30de l'anticipation
01:04:31je ne sais pas
01:04:32mais voilà
01:04:32on peut aussi
01:04:33on peut aussi
01:04:34engager sa responsabilité
01:04:35sa responsabilité personnelle
01:04:37et se dire
01:04:37quand on me prescrit
01:04:38du paracétamol
01:04:39je ne suis pas obligé
01:04:40de donner l'ordonnance
01:04:40et je peux le payer moi-même
01:04:41Pascal Bataille
01:04:43est-ce que ce n'est pas aussi
01:04:44excuse-moi Pascal
01:04:44et je voulais
01:04:45une dernière chose
01:04:46autre question
01:04:47que je me pose
01:04:47c'est aussi
01:04:47et là je n'ai pas la réponse
01:04:49c'est que la question
01:04:49c'est la question
01:04:49du prix du médicament
01:04:51je suis étonné
01:04:52en voyageant
01:04:53beaucoup à l'étranger
01:04:54de voir que le prix
01:04:55du paracétamol
01:04:55est beaucoup moins cher
01:04:56à l'étranger
01:04:57donc qu'est-ce qui fait
01:04:58le prix du médicament
01:04:59et pourquoi est-il
01:04:59à ce prix chez nous
01:05:00par rapport à d'autres pays
01:05:01mais je n'ai pas la réponse
01:05:03à cette question
01:05:03alors on va marquer une pause
01:05:04je vous donne la parole
01:05:05tout de suite après
01:05:06Pascal Bataille
01:05:07et vous pourrez réagir
01:05:08également Noémie
01:05:10à ce sujet
01:05:11à tout de suite
01:05:12Sud Radio
01:05:14le 10h midi
01:05:15mettez-vous d'accord
01:05:16Valérie Expert
01:05:17et on est de retour
01:05:18avec vous
01:05:19nous parlions donc
01:05:20de ces médicaments
01:05:21remboursés en France
01:05:23qui sont impressionnants
01:05:2541 boîtes
01:05:26remboursées
01:05:27par assuré
01:05:27alors évidemment
01:05:28encore une fois
01:05:29il faut préciser
01:05:30que le chiffre
01:05:31augmente
01:05:32quand on est
01:05:33plus âgé
01:05:34parce que forcément
01:05:35on est plus sujet
01:05:36des maladies
01:05:37on a Claire en ligne
01:05:38avec nous
01:05:38bonjour Claire
01:05:39bonjour
01:05:40bonjour à tous
01:05:41bonjour
01:05:41qu'est-ce que vous en pensez
01:05:42est-ce que vous êtes
01:05:43vous avez beaucoup de boîtes
01:05:44de médicaments
01:05:45chez vous ?
01:05:46alors j'ai eu
01:05:47j'ai eu beaucoup de boîtes
01:05:49de médicaments
01:05:49c'est comme
01:05:50comme j'expliquais
01:05:52à Rémi
01:05:53c'est que
01:05:53j'avais une ordonnance
01:05:55et j'allais bêtement
01:05:56à la pharmacie
01:05:57prendre tout ce qui était
01:05:58prescrit dessus
01:06:00les 6 boîtes
01:06:01de l'écran
01:06:02les 2 boîtes
01:06:03enfin de tout quoi
01:06:04et puis je me rendais compte
01:06:06au bout d'un moment
01:06:06que évidemment
01:06:07l'armoire à pharmacie
01:06:08explosait
01:06:09donc je retournais
01:06:10un an après
01:06:11à la pharmacie
01:06:12avec mon petit sac
01:06:13cyclamède
01:06:13pour rendre
01:06:14tout ce qui était périmé
01:06:15et un petit à petit
01:06:17j'ai pris conscience
01:06:18que c'était pas tenable
01:06:19et quand j'avais une ordonnance
01:06:21avec beaucoup de boîtes
01:06:22je prenais une boîte
01:06:23et la pharmacienne
01:06:24me disait
01:06:24si vous en avez besoin
01:06:26à nouveau
01:06:26vous revenez avec
01:06:27et de manière
01:06:29un peu redondante
01:06:30par rapport à ce qu'ont dit
01:06:31les différents invités
01:06:32notamment le pharmacien
01:06:33je déplore vraiment
01:06:34le fait que
01:06:34quand on a besoin
01:06:35de tant de comprimés
01:06:37de tant de traitements
01:06:38on nous donne
01:06:392 boîtes
01:06:403 boîtes
01:06:41dans la 3ème boîte
01:06:42il n'y aura que
01:06:422 comprimés
01:06:43qui seront pris
01:06:43et qu'on n'ait pas
01:06:44la quantité exacte
01:06:45de ce dont on a besoin
01:06:46Oui
01:06:48Non mais Claire
01:06:48je pense que ce que vous dites
01:06:49ça parle à pas mal de gens
01:06:51c'est-à-dire qu'on a tous
01:06:53je pense
01:06:53beaucoup d'entre nous
01:06:54pris conscience de cela
01:06:56message
01:06:57effectivement
01:06:58d'autres auditeurs
01:06:59qui nous disent
01:07:00avant je prenais
01:07:00toutes les boîtes
01:07:03maintenant je regarde
01:07:04et j'en ai marre
01:07:05d'être encombré
01:07:06et Pascal
01:07:07Oui
01:07:08ça me semble très intéressant
01:07:11effectivement
01:07:11à la fois ce que disait
01:07:12le pharmacien
01:07:13et notre auditrice
01:07:15c'est qu'il y a un vrai sujet
01:07:17sur le conditionnement
01:07:18moi je vois récemment
01:07:20j'ai été sous antibiotiques
01:07:22il me reste quasiment
01:07:25une boîte entière
01:07:26d'antibiotiques
01:07:28que je ne vais jamais
01:07:29utiliser
01:07:30et donc il y a des pays
01:07:32où effectivement
01:07:33on délivre
01:07:33on délivre vraiment
01:07:34à l'unité
01:07:35ou comme le disait
01:07:38notre ami pharmacien
01:07:39dans des quantités
01:07:41des boîtes
01:07:42beaucoup plus importantes
01:07:43mais qui correspondent
01:07:44à une durée de traitement
01:07:45au-delà de ça
01:07:46la question que je me posais
01:07:47mais sans avoir la réponse
01:07:48c'est est-ce qu'il n'y a pas
01:07:49un sujet sur le remboursement
01:07:51des médicaments
01:07:52qui ne sont pas prescrits
01:07:53par ordonnance
01:07:54déjà
01:07:55c'est-à-dire que l'odoliprane
01:07:56par exemple
01:07:56pour ne parler que de lui
01:07:58on en prend
01:07:59comme si on allait
01:08:00au supermarché
01:08:01s'acheter des haricots verts
01:08:02ou des yaourts
01:08:03et donc
01:08:05est-ce que c'est pas
01:08:05problématique
01:08:06qu'on rembourse
01:08:07des médicaments
01:08:07qui ne sont pas prescrits
01:08:08par un médecin
01:08:10déjà
01:08:10non mais ils ne sont remboursés
01:08:12que quand il est prescrit
01:08:13que quand il est prescrit
01:08:14donc là la question
01:08:15c'est est-ce qu'il faudrait
01:08:16arrêter de le rembourser
01:08:17finalement
01:08:17oui mais
01:08:18c'est vrai qu'il est remboursé
01:08:21que effectivement
01:08:21sur présentation
01:08:22d'une ordonnance
01:08:24enfin
01:08:24moi j'ai vu souvent
01:08:26des pharmaciens
01:08:27qui rajoutaient ça
01:08:28dans le
01:08:29oui dans les ordonnances
01:08:30oui c'est ça
01:08:31vous avez besoin
01:08:32d'oliprane
01:08:33et qu'il mettait
01:08:35sur la fiche
01:08:36donc il y a
01:08:37mais je pense
01:08:38que le sujet essentiel
01:08:39c'est quand même
01:08:39le conditionnement
01:08:40plus que le
01:08:42plus que le remboursement
01:08:44oui
01:08:44alors je vois
01:08:45les champions d'Europe
01:08:46de la consommation
01:08:47de médicaments
01:08:48ne sont plus
01:08:48les français
01:08:49contrairement à ce qu'on entendait
01:08:50il y a 10 ou 15 ans
01:08:51la situation a évolué
01:08:52et la France a réduit
01:08:54grâce à des campagnes
01:08:56en particulier
01:08:57sur les antibiotiques
01:08:58les antibiotiques
01:08:59c'est pas automatique
01:09:01là les allemands
01:09:02sont les plus gros consommateurs
01:09:04suivis par les suisses
01:09:05les grecs
01:09:06donc voilà
01:09:08on va passer à vos coups de coeur
01:09:09vos coups de gueule
01:09:10donc un coup de coeur
01:09:12sur Sébastien Lecornu
01:09:13alors pas forcément
01:09:14sur le fond
01:09:14mais je trouve que
01:09:16depuis
01:09:16voilà
01:09:17depuis la séquence
01:09:18de septembre
01:09:19Sébastien Lecornu
01:09:20a émergé
01:09:21vraiment comme une figure
01:09:22politique importante
01:09:23il a pris de l'épaisseur
01:09:25je pense qu'il a le cuir tanné
01:09:26et le centre cherche
01:09:28à se trouver un champion
01:09:29et quand je vois
01:09:30Sébastien Lecornu
01:09:31je le trouve très fin
01:09:31politiquement
01:09:32il a très bien mené
01:09:33sa partition
01:09:34durant cette crise budgétaire
01:09:35et encore
01:09:36dans ce qui se passe aujourd'hui
01:09:37donc je trouve
01:09:38qu'il a pris une épaisseur
01:09:39je ne pensais pas
01:09:40dont je ne le pensais pas
01:09:42apte ou capable
01:09:44donc c'est
01:09:45je trouve un personnage
01:09:46très intéressant
01:09:47je ne sais pas encore
01:09:49un débat de fond
01:09:49c'est vraiment sur la forme
01:09:50sur ce qu'il incarne
01:09:51et j'ajouterais à ça
01:09:53c'est que
01:09:53on voit qu'il y a une dynamique
01:09:55derrière Sébastien Lecornu
01:09:57il monte dans les sondages
01:09:58il a plutôt quelque chose
01:09:59de positif
01:09:59à l'inverse de quelqu'un
01:10:01comme Emmanuel Macron
01:10:01alors qu'il est censé
01:10:02être du même camp
01:10:03et donc on voit
01:10:04qu'il y a cette différenciation
01:10:05cette dissociation
01:10:06entre les deux
01:10:06et Sébastien Lecornu
01:10:07est en train d'émerger
01:10:08comme une figure importante
01:10:10pour moi c'est un bon
01:10:11Premier ministre
01:10:11et dans une phase de crise
01:10:13il a très bien mené sa barque
01:10:15et c'est quelque chose
01:10:15qu'il faut saluer
01:10:16on parle beaucoup
01:10:17de la baisse
01:10:18de qualité du personnel politique
01:10:19c'est un de mes dada
01:10:20et je vends Sébastien Lecornu
01:10:21quelqu'un de fin politiquement
01:10:22et je ne l'imaginais pas
01:10:24comme ça
01:10:25donc pour moi
01:10:25c'est une surprise
01:10:26au-delà du fond
01:10:27je parle vraiment
01:10:28de la forme
01:10:28de ce qu'il est
01:10:29la manière dont il a mené
01:10:30cette crise
01:10:31à la stratégie
01:10:31je l'ai trouvé pertinent
01:10:32et il n'abuse pas des médias
01:10:33c'est un des rares
01:10:35Premier ministre
01:10:36qui n'abuse pas des médias
01:10:38et qu'on ne retrouve pas
01:10:38tous les jours
01:10:39dans les médias
01:10:39J'ai eu un faux
01:10:40Emmanuel Macron
01:10:42et Sébastien Lecornu
01:10:44demandent aux ministres
01:10:45de rester mobilisables
01:10:46ce week-end
01:10:46je pensais que c'était
01:10:47le cas tout le temps
01:10:48mais ne partez pas
01:10:51à Ibiza en week-end
01:10:53il est possible
01:10:54qu'effectivement
01:10:55il y ait un conseil
01:10:56des ministres
01:10:57exceptionnel
01:10:58pour déclencher
01:10:58un 49.3
01:10:59pour le budget
01:11:01Oui, sur le Premier ministre
01:11:03Oui, ce que je trouve
01:11:04intéressant
01:11:05non pas ce qu'a dit Mehdi
01:11:07qui est parfaitement intéressant
01:11:08mais en complément
01:11:08c'est que dans les sondages
01:11:10même chez les électeurs
01:11:11socialistes
01:11:11je crois que le taux
01:11:13de bonne opinion
01:11:14est autour de 38%
01:11:15de mémoire
01:11:16donc qu'il soit très élevé
01:11:18éventuellement
01:11:18chez les LR
01:11:19ou chez des centristes
01:11:20chez certaines catégories
01:11:21de la population
01:11:22comme chez leurs traités
01:11:23on peut le comprendre
01:11:24par rapport à la cible politique
01:11:25mais que ça atteigne
01:11:26des niveaux aussi élevés
01:11:28notamment chez les électeurs
01:11:29de gauche
01:11:29c'est intéressant
01:11:31à observer
01:11:32Il y a quelque chose
01:11:32avec le corps
01:11:33Oui, Pascal
01:11:33C'est très clairement
01:11:35et bravo à Mehdi
01:11:36de ce coup de cœur
01:11:37pertinent
01:11:38c'est très clairement
01:11:40la très bonne surprise
01:11:41effectivement
01:11:42de ces derniers mois
01:11:44politiquement
01:11:44le corps nu
01:11:46il a toutes les qualités
01:11:47que Mehdi
01:11:48a nommées
01:11:49il est fin
01:11:50il est très rarement
01:11:52agressif
01:11:54il s'est manié
01:11:54l'humour
01:11:55en plus
01:11:55pour désamorcer
01:11:56quand il le faut
01:11:58c'est quelqu'un
01:12:00effectivement
01:12:01qui très certainement
01:12:02va grimper
01:12:04dans le cœur
01:12:05des français
01:12:05et dont l'avenir
01:12:06peut être intéressant
01:12:08le gros bémol
01:12:10que je mettrais
01:12:10moi c'est que je ne sais pas
01:12:11ce qu'il pense
01:12:12je ne sais pas
01:12:12au quoi il croit
01:12:13je ne sais pas
01:12:14quelles sont ses valeurs
01:12:15je ne sais pas
01:12:16quels sont ses principes
01:12:16je ne sais pas
01:12:17et ça me gêne quand même
01:12:19un petit peu
01:12:19pour un politique
01:12:20de ne pas connaître
01:12:21ses valeurs essentielles
01:12:22j'ai l'impression
01:12:23quand même
01:12:23qu'il est
01:12:24il a toutes ces qualités
01:12:26que tu as dites
01:12:27mais qui est-il au fond
01:12:30je ne sais pas
01:12:31et ça ça me gêne
01:12:31un petit peu
01:12:32il a moins une valeur
01:12:34c'est la loyauté
01:12:35et c'est peut-être
01:12:35ce qui va lui coûter
01:12:36très cher
01:12:37ça reste un très proche
01:12:38d'Emmanuel Macron
01:12:39il est loyal
01:12:39il est légitimiste
01:12:40d'ailleurs pour ça
01:12:41qu'il est dans cette période
01:12:43de crise
01:12:43placé par le président
01:12:45de la république
01:12:45et il pourrait le payer
01:12:47même si c'est un personnage
01:12:49qui est assez consensuel
01:12:51il a été ministre des armées
01:12:52un assez bon ministre des armées
01:12:53d'ailleurs
01:12:54c'est un personnage
01:12:55qui aujourd'hui
01:12:56pourrait gagner le coeur
01:12:57des français
01:12:57mais je pense quand même
01:12:58qu'il y aura
01:12:59certaines limites
01:13:00à son ascension
01:13:00et à sa popularité
01:13:02et cette limite
01:13:03c'est le fait
01:13:04encore une fois
01:13:04que c'est un très proche
01:13:06c'est aujourd'hui
01:13:07l'un des rares
01:13:08à être encore
01:13:09il n'est pas forcément
01:13:10associé à Emmanuel Macron
01:13:12ce que disait Frédéric
01:13:13par rapport au sondage
01:13:14où on a Macron
01:13:15qui dégringole
01:13:16lui reste
01:13:17il y a une certaine
01:13:18dissociation entre les deux
01:13:20et il a réussi
01:13:21à se marquer
01:13:23moi ce qui m'a fait rire
01:13:23hier c'était
01:13:24son look
01:13:26au vœu
01:13:26de Gérard Larcher
01:13:28c'est-à-dire qu'il était
01:13:28un peu irsute
01:13:29il disait bonjour aux gens
01:13:31il y avait un côté
01:13:32assez sympathique
01:13:33du personnage
01:13:34et un peu humain
01:13:36voilà
01:13:36difficile d'imaginer
01:13:39d'ailleurs
01:13:39qu'il ne travaille pas
01:13:39ce look très simple
01:13:41très modeste
01:13:41très humble
01:13:42avec le pull en V
01:13:44ça atteint des niveaux
01:13:45ça atteint des niveaux
01:13:47qui font que du thé
01:13:48tu veux dire
01:13:48qu'il est très bien conseillé
01:13:49ou peut-être
01:13:50se conseille-t-il lui-même
01:13:51je ne sais pas
01:13:51mais en tout cas
01:13:52mais cette posture
01:13:54d'humilité
01:13:54est plutôt bien ressentie
01:13:56la preuve
01:13:56Noémie
01:13:56vous êtes aux côtés
01:13:58des agriculteurs
01:14:00donc votre coup de cœur
01:14:01porte forcément
01:14:01un coup de gueule
01:14:02sur les agriculteurs
01:14:03Oui un petit coup de gueule
01:14:04parce que vous avez peut-être
01:14:05vu ces images hier
01:14:06il y a 50 agriculteurs
01:14:07de la Confédération Paysanne
01:14:08qui ont voulu encore
01:14:10se faire entendre
01:14:11qui se sont rapprochés
01:14:11d'une annexe
01:14:12du ministère de la Culture
01:14:14qui sont rentrés
01:14:15un petit peu à l'entrée
01:14:16pour se faire entendre
01:14:17avec des banderoles
01:14:18l'agriculture
01:14:19on veut en vivre
01:14:20pas en mourir
01:14:21etc
01:14:21d'autres slogans aussi
01:14:23deux poids deux mesures
01:14:24parce qu'ils considèrent
01:14:25qu'ils sont eux
01:14:25assez maltraités
01:14:26ceux de la Confédération Paysanne
01:14:28et de la Coordination Rurale
01:14:30d'ailleurs
01:14:30contrairement aux autres
01:14:32agriculteurs
01:14:32qui sont arrivés à Paris
01:14:33il y a quelques jours
01:14:34notamment ceux de la FNSEA
01:14:36et eux qui ont été
01:14:37accueillis avec le tapis rouge
01:14:38donc c'était encore une colère
01:14:40mais c'est toujours une colère
01:14:41qui est contenue
01:14:41qui est raisonnable
01:14:42qui a été exprimée
01:14:44hier aux alentours de 16h
01:14:46donc dans cette annexe
01:14:46du ministère de la Culture
01:14:47et qu'est-ce qui s'est passé
01:14:48pourquoi c'est un coup de gueule
01:14:49parce que
01:14:50eh bien ils ont été
01:14:51tous placés en garde à vue
01:14:52voilà
01:14:53je trouve que c'est un peu excessif
01:14:54encore une fois
01:14:54c'est une colère
01:14:56qu'on devrait simplement
01:14:57entendre
01:14:57accompagner
01:14:58ce sont juste des gens
01:14:59qui veulent survivre
01:15:00et faire preuve
01:15:01d'une telle célérité
01:15:02vis-à-vis d'eux
01:15:03je trouve que c'est un choix
01:15:05c'est une attitude
01:15:07qu'on pourrait éviter
01:15:09et là ils sont toujours
01:15:11en garde à vue
01:15:11il me semble
01:15:12oui en tout cas
01:15:13ce matin il l'était
01:15:13on va se retrouver
01:15:15dans un tout petit instant
01:15:17on va parler
01:15:18je ne sais pas
01:15:20coup de gueule
01:15:20sur une pathologie moderne
01:15:21l'indignation sélective
01:15:23avec vous
01:15:23très bien
01:15:24il bougera
01:15:24et puis Pascal
01:15:26on va parler de la maladie
01:15:27de Charcot
01:15:28tout de suite
01:15:28allez on continue
01:15:34notre tour de table
01:15:35alors Frédéric Fougera
01:15:36vous m'intriguez
01:15:37avec votre coup de gueule
01:15:38vous n'allez pas être
01:15:40si surpris que ça
01:15:41oui c'est un coup de gueule
01:15:42contre
01:15:42alors c'est peut-être
01:15:43l'actualité iranienne
01:15:44qui a déclenché
01:15:46cette idée
01:15:47de coup de gueule
01:15:47et vous comprendrez
01:15:49certainement
01:15:49indirectement
01:15:50ou directement pourquoi
01:15:50mais voilà
01:15:52c'est cette pathologie
01:15:53notamment sur les réseaux sociaux
01:15:55et qui est celle
01:15:55de l'indignation sélective
01:15:57alors oui
01:15:57l'indignation
01:15:58c'est ce radar moral
01:15:59qui s'allume aussi vite
01:16:00qu'il peut s'éteindre
01:16:01ou tomber en panne
01:16:02selon que la victime
01:16:03vous sert ou non
01:16:04si elle sert
01:16:05votre agenda politique
01:16:06et donc je trouve
01:16:07que l'Iran
01:16:07nous le rappelle chaque jour
01:16:09je trouve tristement fascinant
01:16:11d'observer la précision
01:16:13chirurgicale
01:16:14de certaines colères
01:16:15on parlait tout à l'heure
01:16:16de colères
01:16:16bien légitimes
01:16:17on voit sur les réseaux sociaux
01:16:20dans les médias
01:16:21des experts de l'émotion
01:16:22qui pleurent à chaudes larmes
01:16:24sur un drame
01:16:24mais qui manque totalement
01:16:26d'émotion face à un autre drame
01:16:28pourtant équivalent
01:16:29s'il n'y a pas de bénéfice politique
01:16:31à en tirer
01:16:32alors aujourd'hui
01:16:32pour certains
01:16:33une victime n'est intéressante
01:16:34que si elle permet
01:16:35d'accuser le camp d'en face
01:16:36et cette indignation à la carte
01:16:38pour moi
01:16:39c'est plutôt une insulte
01:16:40aux causes
01:16:40qu'on prétend défendre
01:16:42c'est pour ça que j'ai envie
01:16:42de partager un conseil
01:16:43que je m'applique d'abord
01:16:44à moi-même
01:16:45c'est que la prochaine fois
01:16:46que vous entendrez
01:16:47une indignation
01:16:48trop bien orchestrée
01:16:49demandez-vous
01:16:50si ce sont vraiment
01:16:51les tripes qui parlent
01:16:52car souvent derrière
01:16:53le vernis de la compassion
01:16:54se cache plutôt
01:16:55de plus en plus
01:16:56en tout cas
01:16:56un calcul froid
01:16:57celui de chercher des voies
01:16:59oui bah oui
01:17:00c'est un autre
01:17:01oui allez-y Noémie
01:17:02est-ce que vous-même
01:17:03comme nous tous
01:17:04il n'y a pas des causes
01:17:07qui vous touchent
01:17:07plus que d'autres
01:17:08c'est-à-dire
01:17:09est-ce que l'indignation
01:17:10à géométrie variable
01:17:11finalement on n'en est pas
01:17:11tous victimes
01:17:12est-ce que vous pensez
01:17:12qu'on peut vraiment
01:17:13soi-même s'en détacher
01:17:15non c'est une vraie
01:17:17et juste question
01:17:19oui il y a des causes
01:17:20qui peuvent me toucher
01:17:21moi-même
01:17:21plus que d'autres
01:17:23ce que je peux reprocher
01:17:24et ce que j'essaye
01:17:25de m'appliquer
01:17:26c'est de rester cohérent
01:17:27quand je pleure
01:17:28sur la mort d'un enfant
01:17:29je ne m'occupe pas
01:17:30de sa notionnalité
01:17:31de sa religion
01:17:31ou de son étiquette
01:17:32quand je m'émeue
01:17:34d'une situation économique
01:17:36c'est pas parce qu'elle me concerne
01:17:37mais c'est parce qu'elle
01:17:38concerne la collectivité
01:17:39donc la question
01:17:40c'est d'être cohérent
01:17:41dans ses choix
01:17:42et pour ce qui me concerne
01:17:43je n'ai rien à vendre
01:17:44et je ne cherche pas
01:17:45de voies non plus
01:17:46certains exploitent
01:17:47les émotions
01:17:48juste à des fins
01:17:49mercantiles
01:17:50ou à des fins électorales
01:17:51et ça c'est dégueulasse
01:17:53oui c'est vrai
01:17:53une réaction
01:17:55Pascal
01:17:55vous voulez revenir
01:17:56sur les indications
01:17:57sélectives
01:17:57mais oui
01:17:58que c'est extrêmement juste
01:18:00ce que dit Frédéric
01:18:01j'adore la question
01:18:02de Noémie
01:18:02qui est tout aussi juste
01:18:04tout aussi juste
01:18:05aussi
01:18:06mais malheureusement
01:18:07effectivement
01:18:08et c'est valable
01:18:09ce que je voulais préciser
01:18:11c'est que c'est valable
01:18:11pour tous les camps
01:18:12effectivement
01:18:14je n'en ai cité aucun
01:18:15d'ailleurs
01:18:15et que
01:18:16et que c'est
01:18:17et que c'est tragique
01:18:18parce que
01:18:19effectivement
01:18:19les indignations
01:18:20elles ne devraient pas
01:18:21être sélectives
01:18:22elles devraient être
01:18:22profondes
01:18:23sincères
01:18:24et vraies
01:18:25mais que
01:18:25elle s'est aussi alimentée
01:18:28quand même
01:18:28par les médias
01:18:29et on revient un peu
01:18:30à notre débat
01:18:30du début de l'émission
01:18:32c'est à dire que
01:18:33dans les médias
01:18:34une information
01:18:35chasse l'autre
01:18:36une cause majeure
01:18:38chasse l'autre
01:18:39et
01:18:40et ça participe aussi
01:18:42je pense
01:18:42de ce façonnage
01:18:44de l'opinion
01:18:46de ce façonnage
01:18:47aussi des indignations
01:18:48et qu'il faut aussi
01:18:50savoir se sortir
01:18:51de l'actualité
01:18:52que nous imposent
01:18:53les médias
01:18:53pour rester
01:18:54fidèles
01:18:55à nos valeurs
01:18:56à nos priorités
01:18:57et pas forcément
01:18:58sur fait
01:18:59mais le bombardement
01:18:59d'informations
01:19:00est difficile à gérer
01:19:01et à digérer
01:19:02c'est vrai
01:19:02et si je peux me permettre
01:19:04de compléter ma réponse
01:19:05à Noémie
01:19:05ça fait 40 ans
01:19:06depuis que j'ai
01:19:08l'opportunité
01:19:09ou la chance
01:19:09de pouvoir prendre
01:19:11la parole
01:19:11ou de pouvoir
01:19:12m'exprimer publiquement
01:19:13un de mes combats
01:19:15c'est la lutte
01:19:15contre les discriminations
01:19:16une discrimination
01:19:17c'est une injustice
01:19:19et ça fait 40 ans
01:19:20que je tiens
01:19:20le même discours
01:19:21il est tracé
01:19:22archivé partout
01:19:23c'est que lutter
01:19:24contre les discriminations
01:19:25c'est pas seulement
01:19:26lutter contre
01:19:26les discriminations
01:19:27qui nous dérangent
01:19:28c'est lutter contre
01:19:28toutes les discriminations
01:19:30qu'elles nous arrangent
01:19:30ou qu'elles nous dérangent
01:19:31et donc c'est ça
01:19:32ce message de cohérence
01:19:33que je voulais
01:19:34vous avez d'autant plus raison
01:19:36qu'il y a des exemples
01:19:38flagrants
01:19:38qui vont illustrer
01:19:39ce que vous êtes
01:19:40en train de dire
01:19:40je vais vous donner
01:19:41un exemple
01:19:41Sciences Po
01:19:42Sciences Po
01:19:43vous avez eu des blocus
01:19:44qui ont été organisés
01:19:45au moment de la guerre
01:19:47entre Israël et le Hamas
01:19:49des blocus
01:19:50qui ont été organisés
01:19:51par des étudiants
01:19:52je me suis infiltrée
01:19:54dans ces manifestations-là
01:19:55c'est-à-dire qu'on a bloqué
01:19:56l'école
01:19:56et vous aviez des centaines
01:19:58de jeunes et d'étudiants
01:19:59qui ont bloqué l'école
01:20:00pour protester
01:20:01contre ce qui se passait
01:20:01à Gaza
01:20:02je vous invite à aller voir
01:20:03ce qui se passe aujourd'hui
01:20:04à Sciences Po
01:20:04pour l'Iran
01:20:05rien du tout
01:20:06rien du tout
01:20:07il n'y a pas une seule
01:20:08manifestation devant Sciences Po
01:20:09aujourd'hui
01:20:10pour soutenir le peuple iranien
01:20:11donc ça va totalement
01:20:12dans le sens
01:20:13de ce que vous êtes
01:20:13en train de dire
01:20:14c'est-à-dire qu'au fond
01:20:16c'est l'exemple typique
01:20:17d'une indignation
01:20:18à géométrie variable
01:20:19de l'idée que
01:20:20certaines victimes comptent
01:20:21et pas d'autres
01:20:22et en l'occurrence
01:20:23ce qui est en train
01:20:24de se passer aujourd'hui
01:20:24en Iran
01:20:25est un massacre
01:20:26mais c'est un massacre
01:20:27qui ne répond pas
01:20:28à certains enjeux
01:20:29d'intérêts
01:20:30et donc
01:20:32qui est ignoré
01:20:33par cette jeunesse
01:20:33qui est par ailleurs
01:20:34très investie
01:20:35dans certaines questions
01:20:36et beaucoup moins
01:20:37dans d'autres
01:20:37Oui, géométrie variable
01:20:39Je rejoins parfaitement
01:20:41ce qu'a dit Noémie
01:20:42ce qu'a dit Pascal
01:20:43et la manière
01:20:45dont on a présenté le sujet
01:20:46Frédéric
01:20:46C'est juste
01:20:48Mettons-nous d'accord
01:20:49et vous êtes d'accord
01:20:51Pascal, vous vouliez vous
01:20:52Oui, j'ai un petit coup de cœur
01:20:56qui a un petit cocorico aussi
01:20:57mais avant ça
01:20:58je voudrais
01:20:59parce que je ne voudrais pas
01:21:00que mes propos
01:21:00de début d'émission
01:21:01a été interprété
01:21:03avoir un grand coup de cœur
01:21:05pour la révolte
01:21:06des Iraniens
01:21:07aujourd'hui
01:21:08et espérer de tout mon cœur
01:21:09qu'elle prospère
01:21:11et que ce régime
01:21:12soit renversé
01:21:13Juste pour dire un mot
01:21:15parce que
01:21:16vous avez les complotistes
01:21:18qui sont à l'œuvre
01:21:19sur tous les sujets
01:21:20et Candace Owen
01:21:22cette
01:21:22bon je ne vais pas mettre
01:21:24de qualificatif
01:21:24cette femme
01:21:25qui a propagé
01:21:27la fake news
01:21:28à propos de Brigitte Macron
01:21:30elle réfute
01:21:31toutes les preuves
01:21:32suggérant l'existence
01:21:33de manifestations
01:21:34en Iran
01:21:34elle affirme
01:21:35qu'il n'y a ni messe
01:21:36ni manifestation
01:21:36ni mort
01:21:37et que la révolution entière
01:21:38est une opération
01:21:39psychologique juive
01:21:41orchestrée
01:21:41par Benjamin Netanyahou
01:21:43bien sûr
01:21:43voilà ce qu'elle dit
01:21:44vous n'avez pas qualifié
01:21:48Valérie
01:21:48mais en ayant la difficulté
01:21:50de prononcer son prénom
01:21:51quelque part
01:21:51on a entendu
01:21:52une forme de qualification
01:21:53toute la génération
01:21:54mais la réforme elle
01:21:54c'est un auditeur
01:21:55qui me l'a envoyé
01:21:56je remercie Stéphane
01:21:58parce que
01:21:59parce que voilà
01:22:00alors j'en reviens
01:22:01à mon sujet
01:22:01rapidement
01:22:02effectivement un petit
01:22:03coup de cœur
01:22:04vous savez que je suis
01:22:05très mobilisé
01:22:06pour la recherche
01:22:07sur la maladie de Charcot
01:22:08cette maladie aujourd'hui
01:22:09encore incurable
01:22:10et qui touche
01:22:118000 personnes par an
01:22:12en France
01:22:13et il y a des petits progrès
01:22:15alors évidemment
01:22:16il ne faut pas crier victoire
01:22:17parce qu'on en est loin
01:22:18mais il y a des petits progrès
01:22:19qui viennent d'être enregistrés
01:22:20notamment grâce à une société
01:22:22de biotech française
01:22:23alexaltis pharma
01:22:26qui est basé à Clermont-Ferrand
01:22:28et qui a mis au point
01:22:30un médicament
01:22:31qui est testé actuellement
01:22:33dans 15 centres hospitaliers
01:22:35dont Lyon et Clermont-Ferrand
01:22:38et sur 80 patients
01:22:39et ce médicament
01:22:41est vraiment porteur d'espoir
01:22:42en fait
01:22:43on utilise
01:22:44des cellules
01:22:45prélevées
01:22:47sur des nourrissons
01:22:49qui permettent
01:22:51de reproduire
01:22:54chez l'adulte
01:22:54ce qui se passe
01:22:55chez le nourrisson
01:22:56c'est-à-dire
01:22:56cette capacité
01:22:58à régénérer
01:22:59des neurones
01:23:00et donc
01:23:00vous savez que
01:23:01la maladie de Charcot
01:23:02c'est une maladie
01:23:03neurodégénérative
01:23:04qui touche
01:23:05les motoneurones
01:23:08tout ce qui commande
01:23:09les muscles
01:23:09et là on aurait peut-être
01:23:11un espoir
01:23:11effectivement
01:23:12de pouvoir
01:23:12restimuler
01:23:13grâce à ces cellules
01:23:15les neurones
01:23:18des adultes
01:23:18et notamment
01:23:19les neurones
01:23:19des malades de Charcot
01:23:20et tout ça
01:23:21pour appeler
01:23:23à nouveau
01:23:23et une nouvelle fois
01:23:24et merci de m'en donner
01:23:25l'occasion
01:23:25sur votre antenne
01:23:26à des dons
01:23:28à l'Arsla
01:23:29l'association française
01:23:30pour la recherche
01:23:31sur la maladie de Charcot
01:23:32sur la sclérose
01:23:33amyotrophique
01:23:34moi je pars demain matin
01:23:36faire un raid de 5 jours
01:23:37en Laponie
01:23:38prier pour moi
01:23:39un raid sportif
01:23:40c'est quoi ?
01:23:43comment vous faites ?
01:23:45c'est 17 km de trail
01:23:48dans la neige
01:23:49par moins 25
01:23:50ou moins 28
01:23:50le lendemain
01:23:5217 km de ski de fond
01:23:53sur le lendemain
01:23:54du vélo
01:23:55et du ski de fond
01:23:55on est avec mon ami
01:23:56Eric Antoine
01:23:57présentateur
01:23:59et magicien
01:24:00bien connu
01:24:00de M6
01:24:02et on va lever des fonds
01:24:03enfin ce raid sert
01:24:04à lever des fonds
01:24:05qui seront entièrement
01:24:06dédiés à la recherche
01:24:07voilà une façon
01:24:08d'appeler nos auditeurs
01:24:10à donner
01:24:10ne serait-ce qu'un petit euro
01:24:12c'est extrêmement utile
01:24:13et ça porte ses fruits
01:24:14parce qu'on va trouver
01:24:16j'en suis sûr
01:24:17un remède à cette maladie
01:24:18quelle est la mécanique
01:24:19pour relever des fonds
01:24:20par rapport à ça ?
01:24:21on a tous des cagnottes
01:24:22alors déjà
01:24:23on peut donner
01:24:24sur arsla.org
01:24:25tout simplement
01:24:26directement
01:24:27et puis on a tous
01:24:28des cagnottes
01:24:28sur nos comptes
01:24:29Instagram
01:24:29etc
01:24:30qui sont évidemment
01:24:31non pas destinés
01:24:32à nous acheter
01:24:33des belles voitures
01:24:33ou des manteaux en cuir
01:24:34mais à reverser
01:24:35à l'association
01:24:36suite d'un sujet
01:24:39qu'on a évoqué
01:24:40hier assez longuement
01:24:41donc H7 France
01:24:43qui a dans un de ses manuels
01:24:45destinés au terminal
01:24:46publié ce texte
01:24:48en octobre 2023
01:24:49à la suite de la mort
01:24:49de plus de 1200 colons juifs
01:24:51lors d'une attaque
01:24:52du Hamas
01:24:53Israël décide de renforcer
01:24:55son blocus économique
01:24:56et d'envahir
01:24:56une grande partie
01:24:57de la bande de Gaza
01:24:58donc indignation
01:24:59même le président
01:25:01de la république
01:25:01s'en est mêlé
01:25:03et a fait un tweet
01:25:04pour s'indigner
01:25:05et quand ça veut pas
01:25:07ça veut pas
01:25:07l'agence France Presse
01:25:09a fait une dépêche
01:25:12attaque du 7 octobre
01:25:13en Israël
01:25:14achète rappel
01:25:15un manuel parascolaire
01:25:17critiqué par Macron
01:25:18enfin c'est
01:25:19il n'y a rien qui va
01:25:21c'est un tweet mensonger
01:25:24c'est un tweet
01:25:25qui ne dit pas les choses
01:25:26donc le tweet
01:25:29a été supprimé
01:25:30la dépêche aussi
01:25:31certainement
01:25:31mais on peut là aussi
01:25:33s'interroger
01:25:34hier on s'interrogeait
01:25:34de savoir comment ce livre
01:25:35avait pu aller au bout
01:25:36de l'édition
01:25:37avec un texte
01:25:38comme celui-là
01:25:38aussi biaisé
01:25:40aussi mensonger
01:25:41ce n'était pas des colons
01:25:42qui ont été assassinés
01:25:44bien évidemment
01:25:45à cet endroit-là
01:25:46et donc
01:25:47pourquoi l'AFP
01:25:48réagit comme ça
01:25:49je ne sais pas
01:25:50en fait il y a une aide
01:25:51d'Israël
01:25:51qui est tellement puissante
01:25:52tellement violente
01:25:53qu'elle va jusqu'à justifier
01:25:54le massacre du 7 octobre
01:25:56et on pourrait se penser
01:25:57que cette idée-là
01:25:59complètement folle
01:25:59délirante et haineuse
01:26:01ne touche que
01:26:02certains radicaux
01:26:04mais on se rend compte
01:26:04que non
01:26:05puisque même des gens
01:26:06qui construisent
01:26:07des manuels scolaires
01:26:08et même des gens
01:26:09qui ensuite
01:26:09vont relayer l'information
01:26:10vont réussir
01:26:12à ne pas dire les choses
01:26:12telles qu'elles sont
01:26:13et ne vont pas réussir
01:26:14tout simplement
01:26:15à condamner le 7 octobre
01:26:17en tant que tel
01:26:17on peut très bien
01:26:18défendre ensuite
01:26:19AFP et lunaire
01:26:20en élargissant
01:26:21le sujet
01:26:23moi je suis très étonné
01:26:24qu'on mette déjà
01:26:25dans les manuels scolaires
01:26:26sans plus de recul
01:26:29sans que ce soit documenté
01:26:30par les historiens
01:26:31etc
01:26:31des éléments
01:26:34sur de l'actualité
01:26:35hyper récente
01:26:36c'est des aides
01:26:36à préparer le bac
01:26:38mais néanmoins
01:26:38vous en avez parlé
01:26:39Péricault hier non ?
01:26:40tout à fait
01:26:40je vais en parler
01:26:42tout à l'heure aussi
01:26:42on a juste
01:26:43l'image que nous aurons
01:26:45de ce que serait
01:26:46le ministre de l'éducation nationale
01:26:47si c'était un député
01:26:49de la France insoumise
01:26:50qui en devenait titulaire
01:26:51vous allez parler
01:26:52de quoi d'autre
01:26:53Péricault ?
01:26:54on va s'étonner
01:26:55que la France
01:26:56ne tienne par son gouvernement
01:26:57que par la menace
01:26:58de la dissolution
01:26:59on a peur de perdre les sièges
01:27:00donc il peut y avoir
01:27:01des motions de censure
01:27:02le gouvernement se maintient
01:27:03parce qu'on a très peur
01:27:04de repartir devant les urnes
01:27:05de plus en plus de migrants
01:27:06veulent aller en Angleterre
01:27:07mais plus d'attractivité
01:27:08en France
01:27:09ils ne veulent plus rester
01:27:09alors est-ce l'effet
01:27:10de la politique retaillou
01:27:11ou est-ce que vraiment
01:27:12on est un pays à fuir
01:27:13c'est quand même
01:27:14très humiliant
01:27:14je recevrai pendant une heure
01:27:16Fariba Stroudi
01:27:18écrivain intellectuel iranien
01:27:20qui est en France
01:27:20qui va évidemment
01:27:21on va partager cette tragédie
01:27:22puisque nous sommes touchés
01:27:23même si c'est un sujet étranger
01:27:26et puis
01:27:27est-ce que Trump
01:27:28est terrorisé à l'idée
01:27:29que nous allions au Groenland
01:27:30qu'on débarque au Groenland
01:27:31moi je pense
01:27:32qu'il est déjà dans l'avion
01:27:33en moins de France
01:27:33je pense qu'il a
01:27:34très peur effectivement
01:27:35voilà
01:27:36et puis
01:27:37les françaises ne pontent plus
01:27:39je parle des poules
01:27:41bien entendu
01:27:41parce qu'il y a une pénérie d'oeuf
01:27:42voilà
01:27:43mais ce que nous disait Gilles
01:27:45hier qui était intéressant
01:27:46c'est que la pénurie d'oeuf
01:27:47elle est liée aussi
01:27:48au fait qu'on mange
01:27:51moins de viande
01:27:51et que aussi
01:27:53on cherche des protéines
01:27:54moins chères
01:27:55alors c'est une bonne nouvelle
01:27:55il y a un progrès
01:27:56contre la Malbou
01:27:57parce que l'oeuf est un Liban
01:27:58si c'est un oeuf de bonne qualité
01:27:59absolument
01:28:00en même temps il n'y a plus de poules
01:28:01absolument
01:28:01parce qu'il n'y a plus de paysans
01:28:02et oui
01:28:02et vous savez qu'on n'y a plus de beurre
01:28:04parce qu'il n'y a plus de vaches
01:28:05on va voir tous nos petits poulaillers
01:28:06alors Mme Tourneli a suggéré
01:28:08qu'on ait tous notre petite poule
01:28:13mais on nous dit
01:28:15que les poulaillers
01:28:16en région parisienne
01:28:17c'est pas bien
01:28:18on nous dit que les poulaillers
01:28:20les oeufs de poules
01:28:22qui sont élevés
01:28:22en région parisienne
01:28:23sont toxiques
01:28:24je vais vous dire
01:28:24en 1870
01:28:25on mangeait les rats
01:28:25alors
01:28:26toutes raisons gardées
01:28:28allez on va vous écouter
01:28:29Périco
01:28:30bonne journée
01:28:31sur Sud Radio
Écris le tout premier commentaire
Ajoute ton commentaire

Recommandations