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  • il y a 7 heures
Mettez vous d'accord avec Laurence Sailliet, Brice Soccol, Gilbert Azoulay et Jean-Claude Beaujour

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##METTEZ_VOUS_D_ACCORD-2026-03-27##

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00:00:01Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:00:06Et nous continuons ce 10h midi avec les commentaires de l'actualité avec Laurence Saillet.
00:00:11Bonjour, chroniqueuse politique, ancienne députée européenne, vous avez fait la campagne de Rachida Dati, intense.
00:00:18Et merci d'être là ce matin, Brice Socol, politologue. Bonjour Brice.
00:00:23Vous avez publié avec Frédéric Dhabi, L'écharpe et les tempêtes paru aux éditions de l'Aube.
00:00:27Lisez ce livre, vous comprendrez un peu mieux ce que vivent les maires, nos maires de petites communes en particulier.
00:00:35Gilbert Azoulay, directeur général de Newstank Education.
00:00:37Bonjour à vous, vous êtes journaliste pour l'hémicycle, l'hémicycle dirigé par Éric Revelle.
00:00:44Oui, et qui a changé de rédactrice à rédacteur en chef, puisque Valérie Treiveller, maintenant elle a été la rédactrice
00:00:48en chef de ce beau magazine politique.
00:00:52Avec comme premier invité François Hollande.
00:00:54La soirée de lancement a été étonnante on va dire.
00:00:57Jean-Claude, bonjour, avocat, président du forum transatlantique.
00:01:02Vous allez peut-être nous éclairer un petit peu sur ce que fait Donald Trump.
00:01:05Enfin, je ne sais pas si vous êtes en mesure de le faire.
00:01:08Et puis Gilles Ganzemann est resté pour le zapping.
00:01:11On va parler du prix des carburants et puis on va parler de Saint-Denis et de son maire.
00:01:18Le président de la République s'est exprimé hier.
00:01:21Pas de sédition possible dans les communes de la République.
00:01:23C'est un sujet qui est à la une de l'actualité et qui préoccupe effectivement, après les déclarations du
00:01:31maire,
00:01:33qui affirme qu'il faut, en gros, si on veut faire partie de sa commune, être d'accord avec lui.
00:01:40Sinon, vous dégagez.
00:01:41Gilles ?
00:01:42On tient en cutasse les bananas.
00:01:43Voilà, absolument.
00:01:44Pour notre invité qu'on a eu à 10h.
00:01:47Hier soir, Édouard Jeffrey, je vous emmène aux Etats-Unis pour vous, monsieur Beaujour, j'ai pensé à vous.
00:01:53Hier soir, Édouard Jeffrey, ministre de l'Éducation, a transmis un signalement à la justice
00:01:58concernant les dérives mortifères de TikTok.
00:02:01Alors, peut-être ce qui l'a inspiré, c'est ce qui s'est passé aux Etats-Unis,
00:02:05où il y a eu un procès géant, un procès géant qui vient de se finir,
00:02:09où a été attaqué Meta et YouTube par une femme qui était adolescente à l'époque
00:02:15et qui reproche à Meta et à YouTube de favoriser son addiction.
00:02:19Alors, a-t-elle gagné ?
00:02:20Yes, yes, yes, yes.
00:02:23À la lecture du jugement, ces mères de famille expriment leur soulagement.
00:02:28Un jury de Los Angeles vient de reconnaître que Meta et Google ont sciemment conçu leurs applications
00:02:33afin de les rendre addictives au détriment de la santé mentale de leurs utilisateurs, particulièrement les jeunes.
00:02:40Nous disons ça depuis des années et maintenant c'est un fait.
00:02:44Ça va nous aider dans nos efforts pour éduquer le public.
00:02:47À l'origine de la plainte, une adolescente, Kylie J.M., aujourd'hui âgée de 20 ans, sur cette image
00:02:53en robe à fleurs.
00:02:54Alors, consommatrice compulsive de vidéos YouTube dès l'âge de 6 ans, accro à Instagram à 9 ans,
00:03:00elle accuse les plateformes d'avoir été responsable de ses troubles de santé,
00:03:04notamment sa dépression et ses idées suicidaires.
00:03:07C'est un message fort envoyé à la plaignante Kylie,
00:03:11mais aussi à toute une génération qui a été abîmée par ces plateformes.
00:03:15Alors, notez qu'ils avaient attaqué Snapchat et TikTok.
00:03:18TikTok et Snapchat ont préféré négocier de l'argent plutôt que d'aller au procès.
00:03:22mais Meta a été pour la première fois condamné avec tout l'environnement,
00:03:29c'est-à-dire YouTube, etc.
00:03:31Est-ce qu'en France, on doit faire la même chose
00:03:33ou finalement c'est à nous d'éduquer nos enfants ? Vaste question.
00:03:36Il y a le sujet sur la table, Laurence, ça y est.
00:03:40Oui, alors éduquer nos enfants, certes,
00:03:41mais là on ne peut pas lutter contre des choses qui sont techniquement établies.
00:03:45C'est-à-dire que, par exemple, il suffit qu'un jeune se mette sur TikTok
00:03:49et tape suicide ou je ne vais pas bien ou je ne sais pas quoi.
00:03:53Et il est entraîné mécaniquement dans une succession de vidéos
00:03:57qui amènent à des comportements complètement fous,
00:03:59scarifications, des comportements qui, si vous voulez,
00:04:04l'amènent jusqu'effectivement la déprime, la dépression.
00:04:08Et ça, je ne sais pas quel est le moyen
00:04:10parce que vous ne pouvez pas être plus fort qu'un algorithme.
00:04:15Les Chinois le sont.
00:04:16Les Chinois, ils interdisent ça.
00:04:17TikTok, c'est chinois.
00:04:18Ah oui, interdire TikTok.
00:04:19Donc ça, c'est encore autre chose.
00:04:20TikTok Chine ne produit pas les mêmes contenus que chez nous.
00:04:23Les Chinois ont une visée, une trajectoire
00:04:25de rendre débiles leurs concurrents,
00:04:27c'est-à-dire américaines et européennes,
00:04:29en proposant des contenus débiles.
00:04:30TikTok, en Chine, qui ne porte pas le même nom d'ailleurs,
00:04:33propose des contenus éducatifs, interdits.
00:04:35Oui, mais on n'a pas la main sur TikTok.
00:04:37Non, ce que je veux dire, c'est que...
00:04:38Oui, mais on peut couper, on peut être radical.
00:04:40Dans ce cas-là, il n'y a que ça.
00:04:41Il n'y a que ça, mais sinon, il n'y a pas d'autre solution.
00:04:43On connaît les dérives de TikTok.
00:04:45On les analyse, même avec nos enfants.
00:04:47On met des contrôles parentaux pour éviter cela.
00:04:51On peut.
00:04:52Et d'ailleurs, quand vous disiez,
00:04:53il y a de plus en plus de procès,
00:04:55c'est la première fois que Méta est condamnée.
00:04:57Ce n'est pas vrai, Méta, ils sont condamnés pour plein de raisons.
00:04:59Il y a plein de procès en cours contre ces gafanes.
00:05:01Et heureusement, j'espère qu'on va réagir.
00:05:03Alors, ils ont des services juridiques qui vont en Europe,
00:05:05voire au Conseil constitutionnel, pour se défendre.
00:05:08Mais en tout cas, de plus en plus de procès.
00:05:10Et il ne faut rien lâcher.
00:05:11Mais quelle est la solution, alors, concrètement ?
00:05:13Parce que même...
00:05:15Je veux dire, quelle est la solution à ne pas fermer TikTok ?
00:05:18Ou les obliger à, je ne sais pas, un certain nombre de contenus,
00:05:21à fermer les vannes à partir d'une certaine heure.
00:05:26Vous savez, TikTok, je pense, ils sont machiavéliques.
00:05:29Ils veulent du temps du cerveau disponible.
00:05:31Donc, ils font tout pour...
00:05:32Mais c'est ce que la question pose Laurence Sey.
00:05:35Juste, le ministre de l'Éducation nationale saisit la justice pour provocation au suicide.
00:05:39C'est-à-dire qu'au ministère de l'Éducation, ils ont créé un compte, un faux compte,
00:05:42d'une enfant de 14 ans.
00:05:43Ils se sont rendus compte qu'ils avaient des algorithmes qui ne parlaient que de suicide
00:05:47quand ils ont rentré certaines informations.
00:05:49Sauf qu'ils saisissent le procureur.
00:05:51Non, mais il n'y a pas de solution.
00:05:52Ils ne proposent pas de solution.
00:05:54Il faut un peu être d'hier.
00:05:55Mais c'est quoi être radical ?
00:05:56Parce que moi, j'aime bien entendre que c'est facile et que c'est possible.
00:05:59Mais moi, j'aimerais bien savoir, à part interdire TikTok, quoi concrètement ?
00:06:02Que dit Maître Beaujour ?
00:06:04Il y a deux éléments.
00:06:06Il y a premièrement celui de la science, de la technique, parce qu'on parle des jeunes.
00:06:10Moi, je vois que c'est un peu pour tout le monde, y compris, par exemple, dans mon entourage,
00:06:14des personnes âgées qui, une fois qu'elles vont sur tel ou tel site ou tel ou tel document,
00:06:20elles sont bombardées d'informations négatives.
00:06:24Et évidemment, à cet âge-là, on ne sait pas contrôler, on ne sait pas vérifier la source
00:06:28et tout ce qu'on reçoit est négatif.
00:06:29Donc, ça peut être aussi un élément qui favorise la dépression.
00:06:33Une fois qu'on a dit cela, moi, je pense que face au risque, en tant que juriste,
00:06:38je dis que face au risque, on prend la mesure qu'il faut sur le plan soit réglementaire, soit scientifique.
00:06:44Et s'il faut aller jusqu'à menacer d'interdire, eh bien, il faut menacer, il faut interdire.
00:06:51Il n'y a que cela qui marche.
00:06:52C'est-à-dire que s'il n'y a pas de sanction maximale, ça ne suivra pas,
00:06:56parce qu'effectivement, le procureur n'a peut-être pas...
00:06:58Alors, je n'ai pas vu cette plainte.
00:07:00Le procureur n'a peut-être pas, dans le code de procédure, l'infraction qu'il faut,
00:07:04parce qu'en plus, on est en matière pénale.
00:07:07Il faut que l'infraction soit constituée.
00:07:09Donc, le juge pénal est extrêmement excessif sur les conditions de réalisation de l'infraction.
00:07:15Donc, là-dessus, une réponse doit être politique, soit scientifique.
00:07:19Et je n'ai pas les connaissances pour dire, scientifiquement, on peut interdire.
00:07:23Et si, scientifiquement, on ne peut pas l'imiter, il faut aller jusqu'à la menace d'interdire.
00:07:28Mais est-ce qu'il ne faudrait pas des cours de numérique aux enfants et de leur expliquer ?
00:07:33Pour découvrir ce qu'est la vérité, on n'a pas parlé de Twitter,
00:07:37mais quand on regarde Twitter avec ce qui se passe entre l'Iran et Israël,
00:07:41c'est compliqué de voir la vérité.
00:07:43Parce que là, c'est une manipulation mentale.
00:07:46C'est-à-dire qu'en fait...
00:07:47Mais par contre, je pense qu'on ne peut pas l'interdire uniquement au niveau français.
00:07:51Oui, je crois que c'est plutôt au niveau européen.
00:07:53Mais Arthur Delaporte, le député socialiste, vous vous souvenez, l'année dernière,
00:07:56avait déjà fait un signalement sur les algorithmes qui pouvaient inciter au suicide.
00:08:01le parquet de Paris s'en est emparé, il y a ouvert une enquête.
00:08:04Alors après, quelle solution ?
00:08:06C'est tout le débat entre l'État et la liberté.
00:08:08Ah non, non, mais je ne dis pas qu'il faudrait que ce soit uniquement en France.
00:08:11Et d'ailleurs, nos frontières sont tellement poreuses en la matière qu'il faut que ce soit européen.
00:08:16Il y a une réponse forte.
00:08:19Mais pour répondre à Gilles, pourquoi est-ce que je ne suis pas convaincu par des cours ?
00:08:22C'est que des cours, ça suppose un apprentissage, ça suppose une démarche.
00:08:26Or, beaucoup d'enfants qui sont concernés n'ont pas forcément un encadrement, ils vont prendre des cours.
00:08:31Et puis, je parlais des personnes âgées.
00:08:33Les personnes âgées, ce n'est pas une personne, c'est 20%.
00:08:36Les plus de 70 ans chez nous, c'est 20% de la population.
00:08:41Et puis, il peut y avoir de l'ingérence grâce à toutes ces méthodes.
00:08:45Bref, je pense qu'il faut aller jusqu'au maximum, quitte à dire qu'on interdit.
00:08:49Il n'y a que cela qui marchera.
00:08:50Mais là, ce qu'a fait Édouard Geffray, est-ce qu'on a assez de puissance face à ces monstres
00:08:54?
00:08:56Bah non, mais qu'il saisit le procureur.
00:08:57Mais c'est bien de le faire.
00:08:59Non, mais c'est bien de le faire.
00:09:01Ah non, Édouard Geffray, là, ce qu'il a fait, c'est symbolique, parce qu'il ne peut pas aller
00:09:04beaucoup plus loin.
00:09:05D'abord, je suis très d'accord avec notre ami, c'est au niveau européen que ça doit gérer.
00:09:09C'est évidemment au niveau européen que ça doit gérer.
00:09:10Donc, ça va prendre 10 ans, quoi.
00:09:11Oui, je mets Laurent Gilles.
00:09:13Non, mais soyons réalistes, il faut arrêter de raconter des bobas avant d'avoir une moindre décision européenne.
00:09:17Quand il y a la guerre en Ukraine, on sait réagir.
00:09:20Il faut arrêter qu'on se dise que ça prend trop le temps, je pense.
00:09:22Ah bah moi, je l'ai vécu de l'intérieur.
00:09:24Non, non, mais c'est pas... Je comprends, je connais un tout petit peu les processus européens.
00:09:29Quand il y a une urgence, on sait prendre les décisions, on sait se réunir et prendre les mesures qu
00:09:33'il faut.
00:09:33Et voilà, je n'entendrai pas, en tout cas, je refuse d'entendre qu'il nous faudrait 10 ans pour
00:09:39pouvoir attendre combien de monde pour sauver nos enfants.
00:09:42Non, non, il y a une urgence.
00:09:43Là où je vous amène une nuance, c'est qu'imaginons qu'on interdise TikTok.
00:09:47Dans les semaines qui suivent, vous avez un nouveau réseau social qui va se monter sur la même dynamique.
00:09:53Et c'est sans...
00:09:54Vous ne pouvez pas dire ça, parce que dans ce cas-là, on ne fait rien.
00:09:56Je ne dis pas qu'il ne faut rien faire.
00:09:58Moi, simplement, je ne dis pas que c'est facile ou qu'on ne va pas raconter à nos auditeurs
00:10:01qu'on va interdire TikTok demain et qu'on peut le faire avec une décision de justice.
00:10:04C'est mentir.
00:10:05Donc, voyez ce que je vais dire.
00:10:07Il y a un moment...
00:10:08Donc, moi, je trouve que c'est bien parce que ça alerte.
00:10:10Et j'espère qu'ils seront condamnés parce qu'à chaque fois, c'est quelque chose qui se rajoute.
00:10:15Mais malheureusement, on est pris dans quelque chose d'absolument terrible.
00:10:18Je vais rajouter pour la différence qu'il y aurait en France, par exemple.
00:10:22Qu'ils soient condamnés aux Etats-Unis, ils vont être condamnés.
00:10:24En Europe, ils vont être condamnés à quoi ?
00:10:26On sait très bien qu'aux Etats-Unis, l'élément dissuasif, ce sont les dommages punitifs qu'il y a
00:10:31aux Etats-Unis.
00:10:32Et même si, sur le plan de la responsabilité civile pure, vous obtenez 100 000 euros parce que c'est
00:10:37100 ou 200 000 dollars, pardon, 200 000 dollars,
00:10:40un jury populaire peut condamner à 50 millions de dollars pour les dommages punitifs.
00:10:45Et c'est ça, nous n'avons pas les dommages punitifs en Europe.
00:10:48Donc, les types vont être condamnés en Europe.
00:10:50En tout cas, s'il y a des procédures en Europe, ils vont être condamnés à 100 000 euros.
00:10:53Devant un tribunal, vous savez, vous obtenez un gamin qui décède, vous obtenez 50 000 euros.
00:10:58Parce que dans notre culture juridique, on n'indemnise pas la souffrance.
00:11:02Aux Etats-Unis, vous choper 50 millions de dollars, ça fait réfléchir.
00:11:05Je peux faire juste un petit pas de côté, on n'indemnise pas la souffrance.
00:11:08Hier, on a appris que le prêtre, M. Di Falco, a été condamné à 200 000 euros pour dommages moraux.
00:11:19Pour viol, sur un jeune garçon.
00:11:22Mais alors que l'affaire était prescrite, je voulais un petit éclairage sur le sujet.
00:11:27Là aussi, j'ai vu, juste une brève, je n'ai pas lu, mais juste pour vous dire que culturellement,
00:11:32on n'indemnise pas la souffrance.
00:11:33Vous perdez un gamin qui décède, qui se suicide.
00:11:36Les juges avaient culturellement en France, avaient tendance à vous dire,
00:11:39ben non, on n'indemnise pas la souffrance.
00:11:41Donc, les sommes sont extrêmement faibles.
00:11:43C'est ça que je veux dire.
00:11:44C'est que pour que ce soit dissuasif, il faut qu'au porte-monnaie, ça frappe.
00:11:47Et aux Etats-Unis, ils ont les dommages punitifs, sans limite.
00:11:52Il n'y a pas de plafond.
00:11:53Est-ce que TikTok, Twitter, Twitter, c'est 2 milliards l'amende qui est proposée pour la manipulation de cours
00:11:59?
00:12:00Absolument, vous avez ça.
00:12:02Et puis vous avez aussi un autre élément qui joue.
00:12:04C'est que désormais, il y a le shame on you.
00:12:07C'est-à-dire que ça peut avoir un impact sur votre cours de bourse.
00:12:11Ça peut avoir un impact sur les gens qui prennent des abonnements chez vous.
00:12:15Les moyens économiques sont souvent les plus efficaces en la matière.
00:12:20Alors, on va se retrouver dans un instant avec vous, 0826 300 300.
00:12:25On va parler du prix de notre essence parce qu'il y avait un choc pétrolier, il n'y avait
00:12:28plus de choc pétrolier.
00:12:29Il n'y avait pas d'argent maintenant, on va peut-être en trouver.
00:12:32On va en reparler tout dans un instant.
00:12:33Et avant, je vous parlerai du nouveau maillot de l'équipe de France.
00:12:36Oh là là, ça fait des bords.
00:12:45On se retrouve avec vous pour ce 10h midi et on va continuer avec vous le zapping.
00:12:51On parlera du prix de l'essence, choc pétrolier, pas choc pétrolier dans un instant.
00:12:55Et vous vouliez nous parler du maillot de l'équipe de France ?
00:12:58Ça fait parler, vous imaginez ?
00:12:59Donc, les verts ont gagné hier.
00:13:01Allez, les verts de gris ! Allez, les verts de gris !
00:13:04Et oui, cet été, à la Coupe du Monde de football aux Etats-Unis.
00:13:08Oh là là, monsieur, bonjour !
00:13:09Vous êtes la star de ce débat aujourd'hui ?
00:13:12Que de l'actualité.
00:13:12Que de l'actualité.
00:13:13Ça va être quelque chose, quand même, vu le prix des billets aussi.
00:13:17La Coupe du Monde au football aux Etats-Unis.
00:13:19L'équipe de France jouera en vert.
00:13:21Un peu gris, disent certains.
00:13:23D'autres disent non.
00:13:24Pour rendre hommage à la statue de la liberté.
00:13:26Mais alors, pourquoi un nouveau maillot, vous allez me dire ?
00:13:29Pour le business, do it !
00:13:32Pourquoi les nouveaux maillots de l'équipe de France font toujours autant parler ?
00:13:36On va être honnête, hein, Xavier.
00:13:37Ce maillot extérieur couleur mentalo, on ne l'avait pas vu venir.
00:13:41On est plutôt habitué au bleu roi, la couleur historique des bleus.
00:13:44Donc, forcément, ça fait réagir.
00:13:46Mais ce n'est pas la première fois qu'un maillot casse les codes.
00:13:49En 2011 déjà, souvenez-vous, le maillot marinière avait surpris.
00:13:52Et en 2013, même chose avec la version bleu ciel.
00:13:55Alors, pourquoi ce vert aujourd'hui ?
00:13:58Eh bien, c'est un clin d'œil au mondial à venir aux Etats-Unis.
00:14:01Le coloris de ce maillot rend hommage à la statue de la liberté offerte par la France il y a
00:14:05140 ans.
00:14:06Alors, qui gagne vraiment de l'argent sur ses maillots de foot ?
00:14:09Alors, derrière le style, il y a surtout un marché, Xavier.
00:14:12La Fédération Française de Football touche 100 millions d'euros par an grâce à son contrat avec Nike.
00:14:18Eh oui, business is business.
00:14:20C'est vert pastel, ce n'est pas vert statue.
00:14:22C'est vrai que ce soit un maillot marinière ou un maillot vert, il y a toujours une histoire d
00:14:26'argent derrière.
00:14:27Mais bien sûr, on vend d'autres maillots.
00:14:29Oui, mais si vous ne changez pas le maillot, vous n'avez pas besoin d'en racheter un.
00:14:32Dans tous les clubs professionnels et équipes nationales, on change le maillot.
00:14:37Ça, c'est une tradition.
00:14:38On présente le maillot, c'est un événement de début de saison.
00:14:40Donc, quand une équipe de France qui le fasse, je ne vois pas ce qu'il y a.
00:14:43Et on peut garder les mêmes codes couleurs.
00:14:44On aurait pu faire un nouveau maillot avec nos belles couleurs.
00:14:47Avec du bleu blanc-rouge ou un normal.
00:14:49De toute façon, quand vous êtes à l'extérieur, vous devez avoir une couleur différente.
00:14:51C'est blanc ou rouge.
00:14:52Parfois, l'équipe de France, ça joue en rouge ou en blanc.
00:14:54Oui, mais ça reste le blanc-rouge, ce n'est pas vert.
00:14:56Moi, ce qui me choque, c'est que c'est notre équipe nationale.
00:14:58Une équipe nationale devrait au moins porter les codes de référence qui sont blancs.
00:15:04Je trouve que c'est dommage.
00:15:05Demain, on va mettre du violet, on va mettre de l'orange.
00:15:08Mais ça n'a plus de signification.
00:15:09La portée symbolique, c'est l'équipe nationale.
00:15:11Baptiste, vous en pensez quoi ?
00:15:13Bonjour Baptiste.
00:15:14Bonjour.
00:15:15Alors, vous les avez vus, ces maillots, hier soir ?
00:15:18Bien sûr, il est joli, ce maillot.
00:15:22Il ne faut pas s'enflammer outre mesure.
00:15:25Vous l'avez dit, Valérie, c'est le maillot extérieur.
00:15:28C'est même le maillot third, le troisième maillot.
00:15:32Donc, c'est un maillot qu'on va mettre, finalement, assez rarement.
00:15:35Et par exemple, si on prend la Coupe du Monde, on ne sait pas jusqu'où la France va aller.
00:15:38Mais en tout cas, ce qu'on sait, c'est que les deux premiers matchs, c'est France-Sénégal et
00:15:42France, le nom de l'équipe m'échappe.
00:15:45Donc là, on recevra, on comportera notre maillot traditionnel, notre maillot bleu, etc.
00:15:50Peut-être que contre la Norvège, puisque c'est Norvège-France, on jouera avec le troisième maillot ou le deuxième
00:15:55maillot.
00:15:56Mais bon, voilà, c'est maintenant dans le foot, c'est assez courant.
00:15:59Tous les clubs et toutes les sélections ont un maillot un peu spécial, ça présente des maillots.
00:16:06Et puis bon, franchement, moi, vous avez mentionné la marinière.
00:16:08Moi, ce maillot marinière, il fait partie des maillots extérieurs que je préfère dans l'histoire de l'équipe de
00:16:12France.
00:16:14Vous les achetez, les maillots ? Vous en achetez ?
00:16:17C'est 160 euros, pour préciser à Baptiste. Est-ce qu'ils sont faits en France ?
00:16:21Je vais vous dire, je n'achète pas forcément le maillot classique.
00:16:28Par contre, à l'époque, j'avais acheté le maillot marinière.
00:16:31Justement, je le trouvais élégant.
00:16:34Mais ce que font beaucoup de marques maintenant, c'est qu'ils essayent de faire des maillots
00:16:37qui ressemblent un peu moins à des maillots de foot pour que les gens puissent les porter un peu plus
00:16:42facilement.
00:16:43C'est le cas de ce maillot.
00:16:44Oui, c'est le cas de ce maillot.
00:16:45Ce maillot, ce maillot, il est très élégant.
00:16:47Ce maillot, sous une veste ou l'été comme ça, il est...
00:16:50En soirée gala.
00:16:51En soirée gala, voilà.
00:16:53Merci Baptiste.
00:16:54On est vendredi, donc on est Friday wear.
00:16:58Vous en pensez quoi, Laurence ?
00:16:59Maintenant que j'ai dit que j'aimais bien le bleu et que j'aurais préféré que ça reste bleu,
00:17:02je garde mon temps de parole dans l'émission.
00:17:05Pour le reste.
00:17:06Jean-Claude s'en fout complètement.
00:17:07Non, je ne m'en fous pas.
00:17:08Mais bon, c'est fait, c'est fait.
00:17:10Je pense qu'il y a un mélange de business, il y a un mélange un petit peu de politique.
00:17:15C'est le vert.
00:17:16Effectivement, quand on regarde la statue de la liberté, pour ceux qui y sont allés, c'est plutôt vert, très
00:17:21pâle.
00:17:22Oui, c'est un peu pâle.
00:17:23C'est léger, c'est vraiment très, très léger.
00:17:25C'est pas vert de gris.
00:17:26160 euros, le maillot, il est assez cher.
00:17:29Est-ce que le maillot est fait dans des ateliers français ?
00:17:31Parce que moi, je me souviens de toute la polémique pendant les JO, où tous les goodies avaient été faits
00:17:36en Chine.
00:17:36Il y a un moment, on parle de souveraineté nationale, de réindustrialisation, de made in France.
00:17:40Est-ce que ce maillot est fabriqué en France ?
00:17:42Nac, c'est un portage de M6, mais Nac, je ne sais pas.
00:17:45Ah, il ne fabrique pas en France.
00:17:46Non, j'ai demandé à une intelligence américaine qui me répond,
00:17:53non, le maillot de l'équipe de France n'est pas fabriqué en France.
00:17:56Il est fabriqué souvent en Thaïlande.
00:17:59Ah bah !
00:18:00Vous le faites en Thaïlande !
00:18:02Quelle professionnalité !
00:18:04Oh là là, vous êtes incroyable !
00:18:06Je vous emmène en Thaïlande, pourquoi ?
00:18:08Parce que certes, hier, on a annoncé que des bateaux, même américains,
00:18:11vont passer un petit peu le détroit d'Hormuz.
00:18:14Mais, et un léger espoir, en particulier pour les pays asiatiques,
00:18:18où la situation, vous allez voir et vous allez l'entendre,
00:18:21est dramatique, comme en Thaïlande,
00:18:23où les pompes sont vides, mais pas simplement les pompes d'essence.
00:18:27Il y a aussi d'autres corrélations sur le manque d'électricité,
00:18:30sur le manque de pétrole.
00:18:32Cette station semble ouverte.
00:18:34Avez-vous été livré ?
00:18:36Non, pas encore.
00:18:37A quelle heure le serez-vous ?
00:18:38On ne sait même pas si le camion-citerne passera aujourd'hui.
00:18:41Quelques kilomètres plus loin, de l'essence il y en a,
00:18:43mais impossible de faire le plein.
00:18:46On vous autorise 500 bahts, pas plus.
00:18:49500 bahts, soit 13 euros pour 15 litres.
00:18:52Ici, l'essence est rationnée.
00:18:53Et il n'y a pas que sur la route.
00:18:55La crise énergétique se fait sentir au sein des entreprises.
00:18:58La Thaïlande produit son électricité à partir de gaz naturel importé,
00:19:03de plus en plus cher.
00:19:04Ici, un bureau de change, une quarantaine d'employés.
00:19:07À 9h25, il fait déjà 28 degrés.
00:19:10Le patron redoute une hausse de sa facture d'électricité.
00:19:14Et alors, il est éteint.
00:19:16Pas de climatisation.
00:19:17On allume les climatiseurs par intermittence.
00:19:19On va économiser de 20 à 30% d'électricité.
00:19:23Alors, on va y revenir dans un instant.
00:19:25On va marquer une pause parce que c'est l'heure des infos.
00:19:27Et on va revenir sur cette crise, ce choc ou ce non-choc pétrolier,
00:19:33selon les propos du ministre de l'Économie en France.
00:19:37Et puis, les mesures qui seront prises peut-être la semaine prochaine
00:19:40pour aider les gros rouleurs.
00:19:42À tout de suite.
00:19:45Sud Radio, le 10h midi.
00:19:47Mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:19:49Avec vous sur Sud Radio.
00:19:51Et nous sommes ensemble dans ce 10h midi pour commenter l'actualité.
00:19:54On va parler du prix des carburants que peut faire l'État.
00:19:58Et puis, encore et toujours, la suite de ces élections municipales,
00:20:02en particulier en Seine-Saint-Denis.
00:20:04« Pas de sédition possible dans les communes de la République »,
00:20:07a dit le président de la République hier.
00:20:09Laurence Saillet, chroniqueuse politique, ancienne députée européenne,
00:20:13est dans ce studio.
00:20:14Ainsi que Brice Socol, politologue et séiste.
00:20:16Je rappelle votre livre co-écrit avec Frédéric Dhabi,
00:20:19« L'écharpe et les tempêtes », paru aux éditions de l'Aube.
00:20:22Gilbert Azoulay, directeur général de Newstank Education,
00:20:24journaliste pour l'hémicycle.
00:20:26Et Jean-Claude Beaujour, avocat et président du forum transatlantique.
00:20:30Donc, on entendait, Gilles nous a diffusé...
00:20:34C'était un avantage de France 2.
00:20:35C'était un avantage de France 2 hier.
00:20:36Alors, Stéphane est très en colère.
00:20:38Notre auditeur préféré.
00:20:40C'est un avantage de France 2.
00:21:03Mais c'est vrai qu'on a vu...
00:21:05Les images étaient...
00:21:06Vous avez vu le sujet ?
00:21:07En Inde aussi, il y a de véritables pénuries.
00:21:11Aux États-Unis, quelle est la situation, Jean-Claude ?
00:21:13Le prix a beaucoup augmenté, 25%, non ?
00:21:17Oui, les prix ont augmenté.
00:21:19Mais les États-Unis sont moins dépendants du détroit d'Hormuz que le reste de l'Asie.
00:21:24Et j'ajoute que je ne sais pas, de ce point de vue, quelle est la capacité...
00:21:29Et c'est pour ça qu'il faut prendre...
00:21:30Quel que soit le reportage, il faut prendre ça avec beaucoup de mesures.
00:21:33La capacité de réserve de chacun de ces pays.
00:21:35Vous savez, en fonction que vous ayez un peu de réserve, beaucoup de réserve ou pas de réserve du tout,
00:21:41ça peut être difficile ou plus facile à tenir.
00:21:44Ce qui est, pour être plus sérieux, en tout cas pour faire un peu de prospective,
00:21:49le vrai sujet, c'est est-ce que cette guerre va s'arrêter dans les 3-4 semaines qui viennent
00:21:55?
00:21:55Moi, je ne crois pas du tout à des négociations qui vont s'achever sur ce week-end, le 6
00:22:01avril, il faut croiser les droits.
00:22:03Ou est-ce que ça va continuer ?
00:22:05Parce que c'est vrai que si on devait s'installer dans la guerre, je laisse de côté l'aspect
00:22:09américain,
00:22:09mais il y a tous ces pays qui vivent effectivement du passage sur le détroit d'Hormuz en termes de
00:22:16commerce.
00:22:17C'est quand même un gros bataillon du commerce international qui se joue sur le détroit d'Hormuz.
00:22:21Donc il est évident que l'on parle de réserve pétrolière, que l'on parle d'approvisionnement,
00:22:26quelles que soient les matières ou encore l'activité commerciale de toute l'Asie va en prendre un coup.
00:22:33Et c'est vrai qu'économiquement, là, le Vietnam, la Thaïlande, ce n'est pas la Chine.
00:22:38Ils n'ont pas une capacité à résister de manière aussi forte.
00:22:41Donc c'est vrai qu'il peut y avoir un sujet pour les pays d'Asie du Sud-Est.
00:22:45Le problème de la Thaïlande, en effet, il y a un problème en Thaïlande,
00:22:47parce qu'en fait, l'électricité est faite majoritairement à partir du gaz naturel importé.
00:22:52Le gaz naturel importé, il vient du Qatar.
00:22:55Donc il est bloqué aujourd'hui dans le détroit d'Hormuz.
00:22:57Et donc ça a des conséquences, évidemment, sur l'énergie et le prix et le coût de l'énergie en
00:23:02Thaïlande.
00:23:03Deuxièmement, au-delà du coût de l'énergie,
00:23:04une des conséquences, le disait Jean-Claude, pour toute l'Asie,
00:23:08c'est la conséquence sur le tourisme.
00:23:10C'est-à-dire qu'aujourd'hui, parce qu'on voit toujours le prisme à travers uniquement le volet pétrolier,
00:23:15le volet énergétique, mais on le verra peut-être en France tout à l'heure,
00:23:18le sujet du plastique, mais là, le sujet du tourisme en Asie,
00:23:21va avoir des conséquences qui vont être dramatiques, notamment sur la Thaïlande.
00:23:25Ah oui, la Thaïlande et le Vietnam, oui.
00:23:27Et ce qui est quand même frappant dans cette crise énergétique,
00:23:31c'est quand même la remontada de la Russie,
00:23:33parce que ça devient le fournisseur alternatif, idéal.
00:23:37Vous avez tous entendu Lavrov hier soir sur France 2,
00:23:40qui parlait de droit international, c'était assez galactique.
00:23:43Mais en tout cas, la Russie, on les autorise maintenant à livrer un petit peu,
00:23:46on voit que le potentiel de production n'est pas atteint,
00:23:50ils ont encore un potentiel énorme.
00:23:52Donc, c'est ça qui est fou, c'est que le retour de bâton,
00:23:55c'est pour donner la main aux Russes dans cette affaire.
00:23:58Oui, justement, l'interview d'hier était assez lunaire.
00:24:00Ah ben, j'étais quand même assez lunaire, j'ai du mal.
00:24:04Je ne comprends pas bien que le service public qui donne une tribune
00:24:08a ce type de personnage sans aucune contradiction, aucune.
00:24:13Et pourtant, je n'aime pas faire du bashing.
00:24:15Il n'y a eu zéro contradiction.
00:24:17Il y a eu des contradictions timides,
00:24:19mais il y a eu un déroulage total du Lavrov.
00:24:24La propagande va bon train.
00:24:26Donc, moi, je me pose la question, en fait, du fondement de cette affaire.
00:24:30Qu'est-ce qu'on veut dire ?
00:24:31Qu'est-ce qu'on veut dire aux Français ?
00:24:33Où est-ce qu'on veut les amener ?
00:24:35C'est vraiment la question à poser.
00:24:37Je suis assez stupéfaite.
00:24:38Je vais voir ce que l'ARCOM, est-ce qu'ils vont bouger ?
00:24:41C'est le service public ?
00:24:42Alors, l'interview qui était diffusée dans le journal était montée.
00:24:45Oui, parce qu'il y a des plans de coupe.
00:24:47Mais l'interview en intégralité sur France Info était totalement lunaire.
00:24:52Pauvre ukrainien, mais je vais vous dire, à mon avis, ça va mal se terminer pour eux.
00:24:56Pourquoi vous avez trouvé que France 2 était pro-russe ?
00:24:59Je n'irai pas jusque-là.
00:25:01Non, mais je fais attention de ne pas non plus aller dans l'outrance
00:25:04qui disqualifierait, me semble-t-il, l'analyse.
00:25:07Je me pose des questions sur le fondement de cette...
00:25:09Quand je dis pauvre ukrainien, c'est-à-dire que si on arrive à installer en France
00:25:12l'idée que la Russie, bon, ce n'est pas si grave, est-ce qu'on aura l'énergie pour
00:25:17encore aider l'Ukraine ?
00:25:18Rappelons qu'aider l'Ukraine, ce n'est pas seulement aider l'Ukraine, c'est protéger l'Europe.
00:25:22Pour tous ceux qui se disent qu'on s'en fout un peu de l'Ukraine, c'est leur problème,
00:25:25mais c'est nos enjeux à nous.
00:25:28Donc, le fait que la guerre maintenant attire moins l'attention sur ce flanc-là,
00:25:33puisque l'Iran est devenu prédominant, tout ceci fait un mélange qui me semble assez dangereux.
00:25:38Vous n'avez pas été inquiète sur le fait où Emmanuel Macron devait l'appeler et ne l'a pas
00:25:44appelé ?
00:25:45Alors, ça, c'est ce qu'il dit lui.
00:25:46Moi, je ne suis pas... Vous savez, ce monsieur, je ne lui fais pas confiance sur ses propos.
00:25:50Je fais beaucoup plus confiance au président de la République.
00:25:53J'aimerais bien que les Français soient un peu solidaires de notre président.
00:25:58Moi, je relève simplement, c'est que quand une chaîne d'info avait interviewé un dignitaire israélien,
00:26:03chez de la guerre, beaucoup de gorges chaudes avaient crié au scandale
00:26:06et quasiment au fait que c'était une interdiction.
00:26:11Là, personne ne s'émeut.
00:26:13C'est même personne qui s'est émouvé, qui était choquée par un mot.
00:26:17Et donc, je me suis dit, finalement, il y a deux poids, deux mesures
00:26:19et on voit bien où sont les véritables convictions de certaines personnes.
00:26:23J'en dis pas plus parce que j'ai pas envie de le faire.
00:26:24En revenant en France, donc, encore une fois, je vous rappelle,
00:26:28le ministre de l'Économie a dit choc pétrolier.
00:26:30Puis le lendemain, il est revenu, il a dit non, c'est pas un choc pétrolier.
00:26:33C'est pas exactement ça.
00:26:34Il a prononcé cinq fois le mot choc quand même dans son interview.
00:26:38Et puis, ils ont dit, il n'y aura pas de mesures spéciales.
00:26:40Et puis, finalement, peut-être des mesures pour les gros rouleurs dans les prochains jours.
00:26:44C'est ce qu'a dit Roland Lescure.
00:26:46On a eu une infirmière, il y a deux jours, qui montait à Paris
00:26:50qui nous disait qu'elle était, elle, dans l'impossibilité de faire son travail.
00:26:54Les infirmières, elles roulent 200 kilomètres par jour.
00:26:58Et elles venaient demander des mesures spéciales.
00:27:01Donc, des mesures vont être annoncées.
00:27:04Qu'est-ce que peut faire le gouvernement ?
00:27:06Le problème de fond, c'est notre dépendance, évidemment, aux fossiles.
00:27:11On a voulu faire du tout électrique, mais on a fait un peu n'importe quoi dans la méthode.
00:27:15Donc, du coup, les véhicules électriques n'ont jamais été vraiment accessibles
00:27:19pour les Français de classe moyenne, on va dire.
00:27:22Donc, on est enfermés dans ce problème.
00:27:24La fiscalité sur les carburants est très élevée.
00:27:27Faire des fiscalités qui s'adaptent un petit peu au prix du baril,
00:27:31effectivement, ça peut se regarder.
00:27:32Ça a déjà été envisagé.
00:27:35Mais c'est toujours pareil.
00:27:36C'est-à-dire que j'ai le sentiment, et je ne suis pas dans le yaka-faucon,
00:27:39parce que c'est bien plus compliqué que ça,
00:27:40mais qu'on est toujours, on attend toujours le problème pour envisager des solutions.
00:27:43Oui, c'est ça.
00:27:44C'est quand on dit non, non, non, non, non, et peut-être, mais quoi ?
00:27:47Est-ce qu'à un moment, on a anticipé en se disant, voilà,
00:27:51que va-t-on faire dans le cas de ce type de crise ?
00:27:55Mais là, on est toujours acculé.
00:27:56Donc, vous allez voir, sous la pression, il va y avoir les gros rouleurs.
00:27:59Mais il n'y a pas que les gros rouleurs.
00:28:01Il y a aussi des gens pour qui le budget essence,
00:28:04même s'ils ne sont pas de gros rouleurs, c'est déjà un budget énorme.
00:28:07Et c'est vrai que quoi qu'il en coûte, ou la politique du chèque,
00:28:10on a déjà fait.
00:28:11D'ailleurs, je voudrais signaler que quand on a aidé les automobilistes
00:28:15avec la politique du chèque, tous les politiques étaient OK,
00:28:18ils même le demandaient.
00:28:19Et après, quand on a regardé un peu les comptes publics,
00:28:22les mêmes politiques hurlaient sur Macron en disant
00:28:24il a trop aidé, il a cramé la caisse.
00:28:27Vous voyez, toute cette incohérence,
00:28:30la question à laquelle on ne sait pas répondre,
00:28:32c'est combien de temps ça va durer ?
00:28:34Combien de temps ça va durer ?
00:28:35Et puis il y a des mesures à prendre.
00:28:39Le problème central, c'est la dépendance,
00:28:41je l'avais dit, Laurence.
00:28:41Mais c'est aussi qu'il n'y a plus un rond.
00:28:43On est à l'os.
00:28:44Les tasse, on ne peut pas les baisser.
00:28:45Sauf qu'on nous dit qu'il n'y a plus d'argent,
00:28:47et puis d'un seul coup, on va en trouver.
00:28:48Mais moi, je pense que le seul conseil qu'ils vont donner,
00:28:50c'est de prendre votre vélo,
00:28:51comme disait un chroniqueur sur une radio qui disait
00:28:53roulez moins vite.
00:28:54Parce qu'en fait, il n'y a pas vraiment de...
00:28:55On parle de routiers aujourd'hui
00:28:57qui se mettent en arrêt maladie
00:28:59pour ne pas avoir à rouler
00:29:00parce que ça leur coûte beaucoup d'argent.
00:29:03Il va y avoir des conséquences directes,
00:29:05des infirmières qui ne vont plus pouvoir faire leur boulot.
00:29:07Je ne vois pas qu'est-ce qu'on peut faire.
00:29:09Honnêtement, c'est vrai que l'INSA a annoncé
00:29:11que le déficit est moins important.
00:29:125,1 versus 5,25.
00:29:14Mais comme on explique aux Français
00:29:14qu'on traîne les seuls à pouvoir partir à la retraite
00:29:16plus tôt et travailler moins que les autres,
00:29:18quand on continue à raconter ça aux Français
00:29:20et que les caisses sont vides,
00:29:21à un moment, quand les Français ont besoin d'être aidés,
00:29:23voilà, merci la gauche.
00:29:25Non, mais c'est vrai.
00:29:26Non, mais c'est insupportable.
00:29:28C'est un vrai problème de fond.
00:29:29Ils sont encore en train d'expliquer
00:29:30qu'on va faire la semaine des 32 heures
00:29:32et qu'on va partir à la retraite à 60 heures.
00:29:33Il y en a même à 15 heures.
00:29:34Donc après, qu'ils ne viennent pas pleurer
00:29:35quand les caisses sont vides.
00:29:37Si on ne comprend pas qu'il faut être
00:29:38dans une d'autres dynamiques économiques
00:29:39parce que sinon, on ne s'en sortira pas,
00:29:41c'est un problème de fond.
00:29:43Regardez le très bon documentaire d'Alex Darmon
00:29:45sur Paris 1ère et sur M6+,
00:29:47où vous avez Sophia Chikirou
00:29:48qui, elle, veut déduire les heures de transport
00:29:50des 35 heures.
00:29:53Donc, clairement, il proposait 15 heures.
00:29:56On va se retrouver dans un instant
00:29:58et vous pouvez réagir
00:30:00et on va vous entendre, Jean-Claude,
00:30:01sur les mesures possibles
00:30:03pour aider les Français
00:30:05face au prix à la pompe.
00:30:06Je suis passée devant une pompe tout à l'heure,
00:30:08ESSO, pour ne pas la nommer.
00:30:09C'était à 2,20 euros.
00:30:112,20 euros.
00:30:12Enfin, il n'y a pas de baisse du tout.
00:30:14A tout de suite.
00:30:16Sud Radio, le 10h midi.
00:30:18Mettez-vous d'accord.
00:30:20Valérie Expert.
00:30:20Alors, les carburants mesures pour les gros rouleurs
00:30:24dans les prochains jours, nous dit Roland Lescure.
00:30:27Brice Socol, quelle solution ?
00:30:31Il n'y a pas de solution miracle.
00:30:33On a un budget qui est extrêmement contraint.
00:30:35Il faut qu'on soit en dessous des 5% du déficit.
00:30:39On a plus de 3 000 milliards de dettes.
00:30:42On n'a pas aujourd'hui les capacités financières
00:30:44de pouvoir faire des ristournes
00:30:46ou des cadeaux aux Français.
00:30:48L'Espagne...
00:30:49Faire des emprunts.
00:30:50La BPI va proposer des prêts bonifiés,
00:30:53garantis par l'État,
00:30:54pour aider à la trésorerie.
00:30:55Mais enfin...
00:30:56L'Espagne, par exemple,
00:30:57a baissé la TVA sur le gaz et l'essence.
00:31:00L'Italie a baissé de 25 centimes par litre
00:31:03ses taxes sur l'essence.
00:31:04Donc, il y a des petites solutions.
00:31:08Mais ce n'est pas des petites solutions.
00:31:09C'est un milliard.
00:31:10Il a dit non, Roland Lescure.
00:31:12Mais le vrai sujet, c'est qu'en fait,
00:31:13ce n'est pas qu'une crise de l'énergie,
00:31:15ce n'est pas qu'une crise du pétrole.
00:31:18Vous savez qu'en France,
00:31:19la part de notre budget dans l'énergie,
00:31:24notamment l'essence,
00:31:25c'est que 4%.
00:31:26Donc, ce n'est pas énorme
00:31:27quand on regarde de manière macro.
00:31:29Le sujet, c'est qu'il y a des gens
00:31:30qui ont besoin de leur voiture.
00:31:32Pendant des années,
00:31:33on a fait des politiques anti-voiture.
00:31:34Vous allez en province,
00:31:35on a besoin de sa voiture
00:31:36pour aller travailler,
00:31:37pour les allers-retours.
00:31:38En moyenne, les gens font 25, 30, 40,
00:31:4050 kilomètres par jour.
00:31:42Donc, il y a un besoin
00:31:43et ça touche toujours
00:31:44les plus faibles et les plus fragiles.
00:31:46Ça, c'est une réalité.
00:31:46Parce que l'augmentation,
00:31:47c'est 15, 30 euros par mois.
00:31:48Bien sûr.
00:31:49Mais ce que je veux dire par là,
00:31:49moi, ce qui m'inquiète,
00:31:51c'est si, comme tu le dis, Jean-Claude,
00:31:52la guerre peut durer.
00:31:54Ce qui m'inquiète,
00:31:55c'est toute la crise,
00:31:57la crise du plastique.
00:31:58Parce que la crise du plastique,
00:32:00dans l'industrie agroalimentaire,
00:32:02par exemple,
00:32:04ça veut dire que demain,
00:32:06on pourrait avoir un retour de l'inflation
00:32:08au-delà du prix de l'énergie
00:32:10pour les biens de consommation du quotidien.
00:32:12Donc, c'est une crise
00:32:13qui va bien au-delà du pétrole
00:32:15et de l'énergie.
00:32:16Ça touche le plastique
00:32:17et ça n'a pas touché
00:32:18la croissance française
00:32:20et l'inflation.
00:32:21Donc, moi, mon inquiétude,
00:32:22elle est à moyen et à long terme.
00:32:24Mais qu'est-ce qu'on fait ?
00:32:24La solution, c'est quoi, Jean-Claude ?
00:32:26Alors, Valérie,
00:32:27en toute franchise,
00:32:28je ne suis pas le ministre
00:32:31parce que je ne serais pas ce matin avec vous.
00:32:38Non, plus sérieusement,
00:32:39parce que je serais à Bercy
00:32:40en train de donner des bonnes idées
00:32:42au service de nos concitoyens.
00:32:43Parce qu'on a un vrai sujet
00:32:45et j'ai envie de dire
00:32:46que tout ce qui a été dit
00:32:46autour de cette table
00:32:47est complètement juste.
00:32:49Trop souvent,
00:32:50on se contente,
00:32:51on dit
00:32:51qu'il faudrait,
00:32:52il n'y a qu'un faucon.
00:32:53Je pense qu'on est sur des problèmes de fonds.
00:32:55Oui, notre dépendance énergétique.
00:32:57Oui, une politique économique
00:32:58qui fasse des économies
00:33:00parce que lorsqu'on n'a pas d'économie,
00:33:02vous savez,
00:33:02c'est le fameux de Badlen
00:33:03que nous avaient enseigné nos grands-mères.
00:33:05Il faut avoir un petit peu d'argent à l'économie.
00:33:06On ne dépense pas
00:33:07plus que ce que l'on gagne.
00:33:09Ça a l'air comme ça,
00:33:10basique,
00:33:11café du commerce,
00:33:12mais ce sont des réalités
00:33:13qui valent aussi pour l'État.
00:33:14Je vous dirais, Valérie,
00:33:15qu'au fond,
00:33:16ça prouve quoi ?
00:33:17Moi, j'ai entendu beaucoup parler
00:33:18au cours de ces 4-5 dernières années
00:33:20sous l'hérité de la France.
00:33:21La France doit se relever,
00:33:22elle doit dire,
00:33:23elle doit affirmer, etc.
00:33:24Ça veut dire que nous ne sommes pas prêts,
00:33:26plus que jamais,
00:33:27nous ne sommes pas prêts
00:33:28à affronter des périodes
00:33:29de crise ou de soubresauts.
00:33:31Parce qu'au fond,
00:33:32tout d'abord,
00:33:32la guerre,
00:33:33elle n'est pas chez nous directement.
00:33:35Et le président de la République
00:33:35a dit que nous ne sommes pas en guerre.
00:33:37Mais elle a de telles conséquences
00:33:38qu'on s'aperçoit
00:33:39qu'on peut prendre,
00:33:40on peut dire,
00:33:41oui, il faut résister,
00:33:42oui, il faut dire,
00:33:43mais sommes-nous prêts ?
00:33:44Sommes-nous prêts économiquement ?
00:33:46Sommes-nous prêts mentalement ?
00:33:48Sommes-nous organisés ?
00:33:50Parce que moi,
00:33:51je vais aussi en région.
00:33:52Qu'est-ce qu'on fait
00:33:53lorsqu'effectivement
00:33:53on fait 20 ou 30 kilomètres ?
00:33:55Est-ce qu'on a un plan
00:33:56pour permettre aux personnes,
00:33:57et ça,
00:33:58c'est de l'anticipation,
00:33:59aux personnes qui travaillent
00:34:01éloignées de chez elles,
00:34:02comment est-ce qu'on s'organise
00:34:03en cas de rupture ?
00:34:05Ce sont de vrais sujets.
00:34:07Et vous voyez,
00:34:07nous avons les moyens,
00:34:09nous avons intellectuellement,
00:34:10scientifiquement,
00:34:10nous avons des ingénieurs,
00:34:11nous avons des gens
00:34:12qui sont géniaux.
00:34:13Eh bien,
00:34:14j'ai l'impression
00:34:14qu'on attend toujours
00:34:15que ça se passe
00:34:16pour dire,
00:34:17oups,
00:34:17on réfléchit
00:34:18à mesure rapide,
00:34:19mais il n'y aura pas
00:34:19de mesure rapide.
00:34:20Il n'y a rien
00:34:20qu'on puisse faire rapidement
00:34:21si on n'a pas le carnet de chèques.
00:34:22Autrement,
00:34:23on peut faire quoi ?
00:34:23On n'a pas anticipé.
00:34:25Et ça pourrait,
00:34:26il y a la guerre,
00:34:28en tout cas,
00:34:28les événements du Golfe,
00:34:29la guerre du Golfe en ce moment,
00:34:31mais ça pourrait se reproduire ailleurs
00:34:32et ça pourrait aussi avoir
00:34:33les mêmes conséquences.
00:34:35Sommes-nous prêts
00:34:36à affronter des périodes de crise ?
00:34:37Le seul avantage qu'on a
00:34:38par rapport à la crise
00:34:39de 2022 et 2023,
00:34:40c'est qu'on a retrouvé
00:34:42l'intégralité
00:34:43de notre parc nucléaire.
00:34:44Voilà,
00:34:44nos centrales fonctionnent.
00:34:46Vous vous souvenez
00:34:46que certains voulaient fermer
00:34:47les centrales nucléaires.
00:34:48Vous avez encore
00:34:49ce souvenir-là.
00:34:50Heureusement,
00:34:51nous avons en ce moment
00:34:51toutes les centrales nucléaires
00:34:53qui fonctionnent.
00:34:54Donc,
00:34:54en termes de choc énergétique,
00:34:57on va l'absorber en partie
00:34:59parce que nous avons
00:35:00là une autonomie énergétique
00:35:02grâce à l'énergie nucléaire.
00:35:04Mais sur le reste,
00:35:05ça pose en effet question.
00:35:06Sommes-nous capables
00:35:07d'anticiper,
00:35:07comme tu le dis justement,
00:35:08Jean-Claude,
00:35:09les crises présentes et à venir ?
00:35:11Moi,
00:35:11je ne le crois pas.
00:35:12Je ne le crois pas.
00:35:12Mais vous ne pensez pas
00:35:13que les médias
00:35:14font beaucoup de choses
00:35:16et angoissent les gens
00:35:18alors qu'on s'est adaptés.
00:35:19Quand il y a eu la guerre
00:35:20en Ukraine,
00:35:21on a dit
00:35:21qu'il n'y aura plus de blé,
00:35:23on n'a plus eu de moutarde,
00:35:25il y a plein de choses,
00:35:26les œufs, etc.
00:35:27Et finalement,
00:35:28le monde s'est adapté
00:35:29par rapport à cette guerre.
00:35:30Le monde a changé les choses.
00:35:32On n'a pensé que l'Afrique...
00:35:34Non,
00:35:34mais je veux dire...
00:35:36Quand vous gagnez un SMIC,
00:35:37que vous avez deux enfants,
00:35:39que vous habitez en province
00:35:41et que c'est quand même
00:35:42la situation
00:35:43d'énormément
00:35:44de Français,
00:35:45malheureusement,
00:35:46et que vous déprendre
00:35:47votre voiture,
00:35:48chaque chose
00:35:50est essentielle,
00:35:51en fait.
00:35:52Tout compte.
00:35:53La moindre augmentation
00:35:54de prix dans les magasins
00:35:56de quoi que ce soit,
00:35:57c'est tout de suite
00:35:58dramatique.
00:35:58Ça pousse
00:35:59des Français.
00:36:01Vous savez,
00:36:02ils ne vont pas se dire
00:36:03« Ah, cool,
00:36:04je vais prendre mon vélo électrique... »
00:36:06Je ne suis pas en train de dire ça,
00:36:07mais le chauffeur VTC
00:36:09qui m'a emmené ici,
00:36:10il va passer à l'éthanol,
00:36:12il va acheter un boîtier
00:36:13à 260 euros
00:36:15pour passer à l'éthanol,
00:36:16il m'expliquait
00:36:16parce qu'il était à l'essence...
00:36:17Oui, mais on est à Paris.
00:36:19Je comprends qu'à Paris,
00:36:20on puisse s'adapter.
00:36:21C'est-à-dire,
00:36:21à Paris,
00:36:21vous prenez le métro à la place,
00:36:23machin...
00:36:23Et moi,
00:36:24je pense à cette France,
00:36:26la vraie France.
00:36:27Eux,
00:36:27ils ne peuvent pas s'adapter.
00:36:28Mais vous vous souvenez,
00:36:29en 2022,
00:36:31Marine Le Pen,
00:36:31elle fait campagne
00:36:33sur le pouvoir d'achat.
00:36:34Elle est au second tour
00:36:35de l'élection présidentielle.
00:36:37Six ans après,
00:36:38qu'est-ce qui s'est passé ?
00:36:38La thématique,
00:36:39là, aujourd'hui et demain,
00:36:40ce sera encore
00:36:42la thématique
00:36:43du pouvoir d'achat.
00:36:43Et ça,
00:36:44on ne se rend pas compte.
00:36:45Et on aura encore
00:36:47l'extrême droite
00:36:47au second tour
00:36:48de l'élection présidentielle.
00:36:49Le sujet,
00:36:50il est là.
00:36:50C'est-à-dire qu'en six ans,
00:36:51qu'est-ce qu'on a fait
00:36:52pour réduire les inégalités
00:36:54en France ?
00:36:55En interrogation.
00:36:56Et qu'est-ce qu'on a fait
00:36:57pour réduire le pouvoir d'achat
00:36:59et trouver des solutions ?
00:37:00On a beaucoup parlé,
00:37:01Jean-Claude,
00:37:01de réindustrialisation
00:37:02sous ce quinquennat.
00:37:04Mais on en a beaucoup parlé.
00:37:06On a fait une financiarisation
00:37:08de l'économie.
00:37:09Mais concrètement,
00:37:10est-ce qu'on a vraiment
00:37:11réindustrialisé ce pays ?
00:37:12Non.
00:37:13Moi, je me donne la question.
00:37:14Mais la seule solution
00:37:15pour le pouvoir d'achat,
00:37:16c'est l'augmentation des salaires.
00:37:17L'augmentation des salaires,
00:37:18ce n'est pas l'entreprise
00:37:19qui peut augmenter les salaires
00:37:20toute seule,
00:37:21parce que quand vous avez
00:37:21des petites boîtes,
00:37:22etc.,
00:37:22ce n'est pas évident.
00:37:23C'est de baisser les charges.
00:37:25Pour baisser les charges,
00:37:26je veux faire des économies.
00:37:27Pour faire des économies,
00:37:28il faut que les Français
00:37:29travaillent plus.
00:37:30Tant qu'on dira aux gens
00:37:32qu'ils peuvent se mettre
00:37:33en arrêt maladie
00:37:34à la demande
00:37:35parce qu'ils sont en conflit
00:37:36avec leur patron
00:37:37et qu'ils vont chez le médecin
00:37:38et qu'ils se disent
00:37:39« Oh, je suis en colère. »
00:37:42Combien il y en a
00:37:42qui disent à leur patron
00:37:43« Ah, tu ne veux pas ça ? »
00:37:44« Ok, je me mets en maladie. »
00:37:46Tant qu'on dira aux gens
00:37:46que par miracle en France,
00:37:49on part à la retraite plus tôt.
00:37:50Vous voyez ce mensonge de fond
00:37:52qui est entretenu
00:37:53par démagogie
00:37:54par une gauche malfaisante.
00:37:57Vous voyez,
00:37:58moi je suis en colère
00:38:00parce qu'en fait
00:38:00ceux qui souffrent
00:38:01de cette démagogie
00:38:02ce sont les plus fragiles.
00:38:05C'est tout.
00:38:06Dans l'inconscient collectif
00:38:07des Français,
00:38:08il y a trois réformes
00:38:09qui marquent l'inconscient
00:38:09collectif des Français.
00:38:10Tu as eu la retraite
00:38:11à 60 ans,
00:38:13tu as eu les 35 heures
00:38:13et tu as eu le quoi
00:38:14qui l'en coûte.
00:38:15Et donc,
00:38:15ces trois grandes mesures
00:38:17ont fait évoluer
00:38:18franchement
00:38:19les Français
00:38:20et notre vision
00:38:20du rapport au travail.
00:38:22Bien sûr.
00:38:22Les 35 heures,
00:38:23c'est dramatique.
00:38:24Il y a eu des ruptures
00:38:26importantes.
00:38:27Des ruptures importantes.
00:38:28Les ruptures importantes
00:38:28et les 35 heures.
00:38:30Et le Covid.
00:38:30Les 35 heures.
00:38:31Tu dis le quoi
00:38:31qu'il en coûte.
00:38:32Oui, le quoi qu'il en coûte.
00:38:33Les 35 heures,
00:38:34personne,
00:38:35c'est ce que disait Dufour,
00:38:35le patron de la BPI,
00:38:36personne n'avait fait
00:38:37de scénarii,
00:38:38de simulation
00:38:39sur ce que ça a été.
00:38:41Mais qui avait pensé
00:38:42qu'on allait pouvoir
00:38:43travailler moins longtemps
00:38:44comme ça
00:38:45et ça n'allait rien coûter ?
00:38:46Au mépris de tous
00:38:46les autres pays
00:38:47et le quoi qu'il en coûte
00:38:48c'était un choix politique
00:38:49au voir un coup de Macron.
00:38:52Alors ça ne nous dit pas
00:38:53du ministre de l'économie.
00:38:54Il évoquait la piste
00:38:56de la BPI
00:38:57qui ferait des prêts
00:38:58et ce matin
00:38:58le patron de la BPI
00:39:01était interviewé
00:39:01et il dit
00:39:02il n'y a plus un sou.
00:39:03C'est ce qu'il a dit.
00:39:03Il n'y a plus un sou.
00:39:04Et au moins il dit la vérité.
00:39:05Et il met en garde
00:39:06contre un risque
00:39:07de dépendance de la France
00:39:08à des pays extérieurs
00:39:09prédateurs.
00:39:11Traduction,
00:39:12c'est quoi la Russie ?
00:39:14C'est quoi la Russie ?
00:39:14C'est quoi la Russie ?
00:39:17Mais attendez,
00:39:17que ce soit la Russie
00:39:18ou un autre
00:39:19parce qu'effectivement
00:39:19nous sommes aujourd'hui
00:39:20en guerre contre la Russie.
00:39:22On n'est pas en guerre.
00:39:24On a quand même
00:39:25un petit conflit
00:39:26avec la Russie.
00:39:27On n'a misé là.
00:39:29Je suis allé trop rapide
00:39:30dans la caricature
00:39:31de nous ne sommes pas en guerre
00:39:32mais en tout cas
00:39:32et c'est pour ça
00:39:33que vous avez parlé de vous aussi
00:39:34on a quand même
00:39:35un petit sujet
00:39:36en ce moment.
00:39:38C'est la phrase
00:39:38de Emmanuel Macron
00:39:39mais nous sommes en guerre.
00:39:40Non, non.
00:39:41Ce que je veux dire
00:39:42c'est plus le monde
00:39:43des bisounours.
00:39:44Vous avez vu que nos alliés
00:39:45ne sont plus ou moins
00:39:46pas toujours nos alliés.
00:39:48Nos amis peuvent être
00:39:49demain pas nos amis.
00:39:50Donc en fait
00:39:51ce dont on se rend compte
00:39:52c'est que
00:39:53et ce réalisme
00:39:54dont vous parliez
00:39:54sur le plan économique
00:39:56c'est bien
00:39:57le fait
00:39:58de pouvoir se dire
00:39:59comment est-ce qu'on assure
00:40:00notre souveraineté ?
00:40:01Comment est-ce qu'on s'organise
00:40:02en période de conflit ?
00:40:04Ou est-ce qu'on accepte
00:40:06de revisiter
00:40:07nos fondamentaux ?
00:40:08Parce que vous avez dit
00:40:08à juste titre
00:40:10Laurence Saillet
00:40:11vous avez dit
00:40:12finalement
00:40:12on vit bien
00:40:14et les Français
00:40:14veulent continuer à vivre
00:40:15comme si nous étions
00:40:17nous étions
00:40:18c'était le monde merveilleux.
00:40:20et quand on regarde
00:40:21ce qui se passe
00:40:21autour de nous
00:40:22on s'aperçoit
00:40:23vous parliez tout à l'heure
00:40:24de la Thaïlande
00:40:25par un océan de pays
00:40:27ces types-là
00:40:27ils ne sont pas
00:40:28aux 35 heures
00:40:29et qu'on est en train
00:40:29d'être grandement
00:40:30je rappelle souvent
00:40:31que les Indiens
00:40:33fabriquent
00:40:34un million
00:40:34d'ingénieurs
00:40:36chaque année
00:40:36donc à un moment donné
00:40:38si nous
00:40:39nous ne prenons pas
00:40:41en main
00:40:41en disant
00:40:41il faut tout
00:40:43repenser
00:40:43il faut repenser
00:40:45notre modèle
00:40:45je n'ai pas dit
00:40:46le détruire
00:40:47il faut le repenser
00:40:48si on n'accepte pas cela
00:40:50qu'est-ce que vous voulez
00:40:51que je vous dise
00:40:51vous pensez que
00:40:52le ministre des Finances
00:40:53fera des miracles
00:40:54vous voyez bien
00:40:55que monsieur Dufour
00:40:56dit il n'y a plus un sou
00:40:57le ministre des Finances
00:40:58dit je vais aller prendre
00:40:59chez la BPI
00:41:00et la BPI vous dit
00:41:01il n'y a plus un sou
00:41:02et vous pensez
00:41:03que ce sont des prêts
00:41:04je vous rappelle
00:41:05il y a 10 mois
00:41:06on est revenu
00:41:07sur la réforme des retraites
00:41:09il y a 10 mois
00:41:10c'est-à-dire
00:41:11qu'on a réussi
00:41:12quand même
00:41:12grâce à monsieur Fort
00:41:14et compagnie
00:41:14parce qu'il faut quand même
00:41:15mettre des noms
00:41:15sur la ruine de la France
00:41:18pour faire de la démagogie
00:41:19on ne peut pas faire
00:41:20un débat politique
00:41:21contre la gauche
00:41:22sans qu'ils vous disent
00:41:23vous avez outrancié la France
00:41:26avec cette réforme des retraites
00:41:27alors qu'ils sont en train
00:41:29de détruire la France
00:41:30revenir sur la réforme des retraites
00:41:32mais c'est une catastrophe
00:41:34mais pour être réélu
00:41:35en fait
00:41:36ils sont prêts à tout
00:41:37et c'est là où c'est dramatique
00:41:39et le RN
00:41:41eux sont complices
00:41:43parce que comme ils ont
00:41:44un socle électoral
00:41:46vous regardez même
00:41:47les résultats aux municipales
00:41:49partagés
00:41:49c'est-à-dire
00:41:50ils ont un électorat
00:41:51très défavorisé
00:41:52et ils ont un électorat
00:41:53plus favorisé
00:41:54ils proposent
00:41:56une politique économique
00:41:57de gauche aussi
00:41:58vous voyez
00:41:58et c'est là où on est
00:41:59dans un engrenage terrible
00:42:00parce que pour ceux
00:42:01qui penseraient
00:42:02que le RN est un parti
00:42:03qui pourrait
00:42:04entre guillemets
00:42:04sauver la France
00:42:05ils nous amèneront
00:42:07dans le mur
00:42:07de la même façon
00:42:08par démagogie
00:42:09c'est pour cette raison
00:42:10qu'il faut à un moment donné
00:42:12arrêter
00:42:12et je pense que
00:42:13l'occasion de la campagne
00:42:14présidentielle de 2027
00:42:16je pense qu'à un moment donné
00:42:17il faut arrêter
00:42:18de se bercer d'illusions
00:42:19et avoir le courage
00:42:20de dire aux français
00:42:21ce qui est
00:42:21non
00:42:22nous ne pouvons pas
00:42:23alors même qu'on vit plus longtemps
00:42:25les jeunes qui ont une formation
00:42:27restent plus longtemps en formation
00:42:29on ne peut pas arriver
00:42:29sur le marché de l'emploi
00:42:30à 25 ou 28
00:42:31voire 30 ans
00:42:32celui qui dira ça
00:42:33ne sera pas élu
00:42:34malheureusement
00:42:34c'est ça le problème
00:42:36du sang et des larmes
00:42:37ça n'a jamais fait voter les gens
00:42:38et c'est tout le problème
00:42:39mais je ne parle pas
00:42:40de sang et de larmes
00:42:41je le dis à dessein
00:42:42je parle de réalité
00:42:43parce qu'effectivement
00:42:44on ne peut pas se dire
00:42:45non mais à force de dire
00:42:46que ça ne passe pas
00:42:48et bien on ne le fait pas
00:42:49et on continue à dire
00:42:50il y a 3 milliards
00:42:50mais je vous rappellerai
00:42:513 milliards
00:42:52chaque semestre
00:42:54on actualise les retraites
00:42:55on indexe les retraites
00:42:56et il y a juste un homme politique
00:42:58qui a dit quelque chose de vrai
00:42:59parce qu'on n'ose pas toucher
00:43:00les retraités
00:43:00on n'ose pas toucher
00:43:01à cette indexation
00:43:02chaque année
00:43:03et c'est David Lissnard
00:43:04qui a dit
00:43:04je ne connais pas un retraité
00:43:05qui n'excerpera pas
00:43:07de se sacrifier
00:43:07pour les générations à venir
00:43:08c'est la première fois
00:43:09que je voyais quelqu'un
00:43:10dire quelque chose de sensé
00:43:11parce que cette indexation
00:43:13elle coûte une blinde
00:43:14chaque année
00:43:14sauf que la droite
00:43:15pour gagner
00:43:16a besoin des retraités
00:43:17donc il n'y en a aucun
00:43:17qui ira au gauche
00:43:18vous savez ce qu'il fait
00:43:19le président de la république
00:43:20aujourd'hui ?
00:43:21je vais vous le dire
00:43:22dans un instant
00:43:23à tout de suite
00:43:25Sud Radio
00:43:26le 10h midi
00:43:28mettez-vous d'accord
00:43:29Valérie Expert
00:43:30alors le président
00:43:32le président de la république
00:43:32Emmanuel Macron
00:43:33se rendra aujourd'hui
00:43:35à Disneyland Paris
00:43:36à l'occasion
00:43:37de l'ouverture
00:43:38de Disney Adventure World
00:43:40et en particulier
00:43:41de l'attraction Frozen
00:43:42dédiée à la Reine des Neiges
00:43:44c'est Freida Ware
00:43:46non mais c'est
00:43:47alors évidemment
00:43:48c'est tout cela
00:43:48à des visées économiques
00:43:49cette visite
00:43:50vise à mettre en valeur
00:43:51l'importance
00:43:52de ces investissements
00:43:53des investissements
00:43:54de Disney
00:43:55dans le développement
00:43:55des territoires
00:43:56soutien à l'emploi
00:43:57renforcement de l'attractivité économique
00:43:59mais est-ce bien nécessaire
00:44:00quand même ?
00:44:02moi j'aime bien
00:44:03tout ce qui dynamise
00:44:04tout ce qui crée de l'emploi
00:44:06tout ce qui dynamise
00:44:07l'économie
00:44:07moi je trouve que
00:44:08bah oui de toute façon
00:44:09je veux dire
00:44:10il peut quand même
00:44:10je suis d'accord avec vous
00:44:11sur le fond
00:44:12après on est quand même
00:44:14dans un moment compliqué
00:44:15le décalage entre
00:44:16la Reine des Neiges
00:44:18et les français
00:44:18qui n'arrivent pas
00:44:19à mettre de naissance
00:44:20ne soyons pas des magos
00:44:21c'est pas parce qu'il va être
00:44:22c'est pas parce qu'il va être
00:44:23enfermé dans son bureau
00:44:24avec un air austère
00:44:25en faisant croire
00:44:26qu'il est en train
00:44:27de souffrir pour les autres
00:44:28que ça va marcher
00:44:29mais les français
00:44:30ont envie d'être libérés
00:44:31des livrés
00:44:31j'ai envie de dire
00:44:33les français
00:44:34ils ont qu'à arrêter
00:44:35de se faire bercer
00:44:36par des promesses
00:44:38inatteignables
00:44:38c'est pas le Père Noël
00:44:39je vais être
00:44:40à contre-courant
00:44:42avec vous
00:44:42c'est vendredi soir
00:44:43à 19h
00:44:44il a droit à un temps de repos
00:44:46il va se distraire
00:44:47mais dès demain matin
00:44:48il sera au tueur même
00:44:49parce que Donald Trump
00:44:49lui
00:44:50c'est juste amusant
00:44:52depuis la mesure
00:44:52de Mar-a-Lago
00:44:54Donald Trump
00:44:54va nous rappeler
00:44:55aux réalités
00:44:56la question c'est
00:44:57est-ce qu'il est déjà allé
00:44:57au Puy du Fou ?
00:44:58il est allé au Puy du Fou ?
00:44:59il est allé
00:45:00il a été très copain
00:45:02il a été je vous rappelle
00:45:03pendant la première
00:45:04campagne présidentielle
00:45:05me semble-t-il
00:45:06en disant qu'il était
00:45:06socialiste
00:45:07quand il était
00:45:08au Puy du Fou
00:45:08absolument
00:45:09je rappelle que Disney
00:45:10c'est le premier
00:45:12premier site touristique
00:45:13oui
00:45:13premier site touristique
00:45:15non non mais c'est important
00:45:17ça fait de l'emploi
00:45:18des jeunes
00:45:19ça fait de l'emploi
00:45:20qui ne se
00:45:20qu'on ne connaît pas
00:45:22c'était un pays
00:45:23c'était une bouteille
00:45:24vous avez raison
00:45:25Valérie
00:45:25ça nous permet
00:45:26de mettre un peu
00:45:26de légèreté
00:45:28on peut même donner
00:45:29le trajet
00:45:30c'est le RER
00:45:32on n'y va pas en voiture
00:45:35il y a même le train
00:45:37qui arrive
00:45:37la SNCF
00:45:38qui arrive directement
00:45:38avant de la vallée
00:45:39c'est vrai que c'est
00:45:40une réussite
00:45:40maintenant vous nous avez
00:45:41mis à tous
00:45:42la chanson dans la tête
00:45:43libérée délivrée
00:45:44je souhaite à tout le monde
00:45:45de se la chanter
00:45:46toute la journée
00:45:46et c'est très beau
00:45:48honnêtement très bon
00:45:48on a pu voir des images
00:45:49sur les réseaux
00:45:50ce qu'a fait Disney
00:45:51est très très beau
00:45:53quelques mots quand même
00:45:55sur le maire insoumis
00:45:56de Saint-Denis
00:45:57qui avait affirmé
00:45:58que les fonctionnaires
00:46:00qui n'étaient pas d'accord
00:46:02avec lui
00:46:03c'était la porte
00:46:04donc le président de la république
00:46:05est intervenu hier
00:46:06pour dire qu'il n'en était pas question
00:46:08je vous propose d'écouter
00:46:09une autre intervention hier
00:46:12de Bali Bagayoko
00:46:13à propos de la gentrification
00:46:15il y a un premier point
00:46:16c'est déjà un
00:46:17tous celles et ceux
00:46:18qui sont venus sur Saint-Denis
00:46:19sont les bienvenus
00:46:20à une condition
00:46:21c'est qu'ils participent
00:46:22à la communauté de destin
00:46:23c'est à dire
00:46:23respect à celles et ceux
00:46:24qui ont toujours été là
00:46:25qui ne nous ont jamais manqué
00:46:26qui ont fait d'identité
00:46:27ce territoire
00:46:28et notre capacité
00:46:29à pouvoir accueillir
00:46:30les gens qui viennent
00:46:30parce que nous avons
00:46:31toujours été fidèles
00:46:32à l'histoire de cette ville
00:46:33qui est une ville
00:46:35héritière
00:46:35de l'impact successif
00:46:36d'immigration
00:46:37les bretons
00:46:37les revéniens
00:46:38donc ça c'est une réalité
00:46:40la deuxième chose
00:46:41c'est que
00:46:42on a une pépite
00:46:44avec ce personnage
00:46:45avec lequel j'ai eu
00:46:46la joie de débattre
00:46:47on a quand même une pépite
00:46:48et alors attention
00:46:49si vous le critiquez
00:46:50vous êtes raciste
00:46:51je vous le dis direct
00:46:53donc on va tout de suite
00:46:55expliquer les choses
00:46:56lui il nous explique
00:46:57carrément
00:46:57qui est bienvenu
00:46:59ou pas
00:46:59dans la ville
00:47:00moi s'il veut aller
00:47:01inviter en Seine-Saint-Denis
00:47:02je n'ai pas le droit
00:47:03parce que je ne fais pas partie
00:47:04ou alors vous devez trouver ça génial
00:47:06tout ce qui s'y passe
00:47:07vous voyez
00:47:07on va être obligé
00:47:08de rappeler fondamentaux
00:47:09il y a un droit en France
00:47:11il y a la liberté
00:47:12d'aller et venir
00:47:13tant qu'on est français
00:47:14on peut s'installer
00:47:15n'importe où
00:47:15sur le territoire
00:47:16national français
00:47:17sans autres conditions
00:47:19je dis bien
00:47:19sans autres conditions
00:47:20personne n'a à fixer
00:47:23de conditions
00:47:24pour qu'un français
00:47:25et donc effectivement
00:47:26là pour le coup
00:47:27je dis
00:47:27il n'y a pas français de papier
00:47:29pas français de papier
00:47:30on est français
00:47:30ou on n'est pas
00:47:31et un français
00:47:32a tous ses droits
00:47:33et ses obligations
00:47:34donc parmi les droits
00:47:36c'est le droit
00:47:36à aller et venir
00:47:37à s'installer où on veut
00:47:38c'est tout
00:47:38point de barre
00:47:39et hier le nouveau maire de Calais
00:47:40a annoncé qu'il montait
00:47:41un service juridique
00:47:42à la mairie
00:47:43c'est pas un nouveau maire
00:47:44à Roubaix
00:47:45à Roubaix
00:47:45qui montait un nouveau service juridique
00:47:48pour attaquer tous ceux
00:47:48qui critiquaient la ville
00:47:49et le critiquaient
00:47:50et qui l'attaqueraient automatiquement
00:47:52avec notre argent
00:47:53on est dans la même mécanique
00:47:55oui
00:47:56c'est David Giro
00:47:56ce qui est dramatique
00:47:58quand on prend un peu de recul
00:47:59sur ces élections municipales
00:48:00notamment à Saint-Denis
00:48:02ou à Roubaix
00:48:03c'est qu'en fait
00:48:03vous prenez par exemple
00:48:04Saint-Denis
00:48:04Saint-Denis a 112 000 habitants
00:48:06à peu près
00:48:07le maire est élu
00:48:08avec 10 000 voix
00:48:10vous prenez Roubaix
00:48:11le maire est élu
00:48:12avec moins de 10%
00:48:13il est élu à 9 000 voix
00:48:14donc ça pose vraiment
00:48:16la question
00:48:17de la représentativité
00:48:19de l'abstention
00:48:20et de l'abstention
00:48:21de l'abstention
00:48:22c'est un vrai sujet
00:48:22dans ces territoires
00:48:23dans ces territoires
00:48:24mais c'est scandaleux
00:48:25qu'il ne se plaigne pas
00:48:26moi les gens qui ne vont pas voter
00:48:27vous savez maintenant
00:48:27quand je parle à quelqu'un
00:48:28je lui dis
00:48:28est-ce que tu as été voté
00:48:29s'il me dit non
00:48:30j'arrête la conversation
00:48:31non mais c'est vrai
00:48:32parce que j'en ai marre
00:48:33vous êtes poli
00:48:34vous avez pu dire
00:48:35vous parlez avec
00:48:36un coup de genre du gros
00:48:37non mais j'en ai marre
00:48:37parce que si vous voulez
00:48:38on peut critiquer les politiques
00:48:39on est tous pourris
00:48:41machin
00:48:41mais les gens
00:48:43alors on me dit
00:48:43oui mais vous comprenez
00:48:44c'est parce qu'ils n'aiment pas
00:48:45les politiques
00:48:45non non non
00:48:46il y a plein de gens
00:48:47vous leur demandez
00:48:47pourquoi tu n'as pas été voté
00:48:48j'ai la flemme
00:48:50j'ai une partie en week-end
00:48:51ça ne m'intéresse pas
00:48:52et on dit
00:48:53c'est de la faute des politiques
00:48:54vous ne savez plus
00:48:54être attractif
00:48:56alors qu'il y avait quand même
00:48:56du choix politique
00:48:57très répandu
00:48:58donc si vous n'allez pas voter
00:48:59ben taisez-vous en fait
00:49:01parce que vous
00:49:02là dans ces villes
00:49:03que vous avez citées
00:49:04cette immense abstention
00:49:05qui a été quand même
00:49:06vous le savez mieux que moi
00:49:07en termes de chiffres
00:49:08mais record
00:49:09va faire qu'on a
00:49:10des laboratoires LFI
00:49:12donc imaginons
00:49:13au niveau de la France
00:49:14le même discours
00:49:14vous êtes les bienvenus en France
00:49:16si vous acceptez
00:49:17notre façon d'être
00:49:18vous devez suivre
00:49:20on est dans une opération
00:49:22de fascisation
00:49:23qui est très grave
00:49:24c'est les mêmes
00:49:25qui ont eu
00:49:26des actes de violence
00:49:27contre les élus
00:49:28qui avaient perdu
00:49:29c'est la même dynamique
00:49:30c'est-à-dire
00:49:30vous avez perdu
00:49:31on vous humilie
00:49:33on vous pousse au silence
00:49:34c'est nous
00:49:35nous seuls
00:49:36peut-être que ça va réveiller les gens
00:49:38moi j'avais juste un mot
00:49:39sur ce qu'a dit
00:49:40le maire de Saint-Denis
00:49:42vis-à-vis des fonctionnaires
00:49:43moi ça m'a vraiment choqué
00:49:44vous savez
00:49:45il y a un statut
00:49:45de la fonction publique
00:49:46territoriale
00:49:47et les fonctionnaires
00:49:48et moi j'ai
00:49:49voilà j'ai une grande
00:49:50admiration pour tous les fonctionnaires
00:49:51territoriaux
00:49:52et les fonctionnaires en général
00:49:53et territoriaux
00:49:54ils servent
00:49:55ils servent leur collectivité
00:49:56ils n'ont pas d'avis politique
00:49:59et donc dire
00:50:00s'ils ne sont pas d'accord avec moi
00:50:02je les vire
00:50:02déjà statutairement
00:50:03c'est pas possible
00:50:041 c'est inadmissible
00:50:05et 2 ça rappelle
00:50:06les grands temps du stalinisme
00:50:08et donc là il y a un vrai sujet
00:50:11deuxièmement
00:50:12la police municipale
00:50:12on en parlait
00:50:13le fait qu'ils souhaitent
00:50:15désarmer la police municipale
00:50:16moi j'étais choqué de cela
00:50:17vous avez là une fuite
00:50:18enfin il y a je crois
00:50:1960 à 70%
00:50:21des policiers municipaux
00:50:22qui sont en train
00:50:22de démissionner
00:50:23et donc ça c'est pas un sujet
00:50:24parce que tout le monde
00:50:25cherche des policiers municipaux
00:50:26de qualité
00:50:27et donc vous vous rendez compte
00:50:28et quand vous avez
00:50:29les dealers en train
00:50:30de vétir la victoire du maire
00:50:31quand vous avez
00:50:32la reconstitution
00:50:33de point de deal
00:50:33immédiate
00:50:34à ce moment là
00:50:35ils ont pris le pouvoir
00:50:36parce que eux
00:50:37ils ont été votés
00:50:38vous avez vu qu'Eric Ciotti
00:50:39a déjà reçu deux candidatures
00:50:40de policiers municipaux
00:50:42de Seine-Saint-Denis
00:50:43donc il a dit
00:50:44vous êtes les bienvenus
00:50:44et il y a des communes
00:50:45mais ça va pas résoudre
00:50:46parce que
00:50:47ce que je veux dire
00:50:47c'est qu'ils peuvent se barrer
00:50:49pas tous en même temps
00:50:51non je disais
00:50:52il y a des communes
00:50:52tout près de Seine-Denis
00:50:53qui ont accepté
00:50:54de recruter
00:50:55de la police municipale
00:50:57donc hier
00:50:58effectivement
00:50:58le ministre de l'Action
00:51:00et des Comptes Publics
00:51:01David Amiel
00:51:01lui a envoyé
00:51:02un courrier
00:51:03au nouveau maire
00:51:06de Seine-Denis
00:51:06en disant
00:51:07aucune autorité municipale
00:51:08ne peut légalement
00:51:09laisser entendre
00:51:10que la situation
00:51:10d'agents communaux
00:51:11leur affectation
00:51:12leur maintien
00:51:14pourrait dépendre
00:51:15de leur adhésion réelle
00:51:16ou supposée
00:51:16aux orientations politiques
00:51:17c'est absolument aberrant
00:51:19est-ce que
00:51:20ça va réveiller les français
00:51:22sur la dangerosité
00:51:23de LFI ?
00:51:24Je me pose la question
00:51:26mais j'ai plutôt
00:51:27l'impression
00:51:28que si vous voulez
00:51:29les gens s'en foutent un peu
00:51:30je le vois sur Paris
00:51:31par exemple
00:51:32il y avait des LFistes
00:51:33sur la liste
00:51:34du PS
00:51:37dont un
00:51:38Sorel
00:51:39qui dit
00:51:40la police tue
00:51:41en boucle
00:51:41et vous avez
00:51:42des bobos parisiens
00:51:43vous savez
00:51:43qui ont dit
00:51:44oh mais non
00:51:45ils ne sont pas extrémistes
00:51:46mais bien sûr
00:51:47quand vous mettez
00:51:47sur votre liste
00:51:48des gens qui disent
00:51:48la police tue
00:51:49et vous avez
00:51:50un centriste
00:51:50qui dit
00:51:51ouais mais je n'aime pas
00:51:51trop machin
00:51:52je me demande
00:51:54parfois si on réalise
00:51:55ce qu'est en train
00:51:55de se passer
00:51:56dans le pays
00:51:56réaction d'Éric Coquerel
00:51:57donc au rappel
00:51:59à l'ordre
00:51:59du maire de Saint-Denis
00:52:00revoilà le temps
00:52:01des colonies
00:52:03pitoyables
00:52:03sinistres
00:52:04évidemment racistes
00:52:05et négation
00:52:06évidente de l'état
00:52:07de droit
00:52:08et de la séparation
00:52:09des pouvoirs
00:52:09enfin franchement
00:52:11franchement
00:52:11en fait
00:52:11c'est ce que je me faisais
00:52:12comme remarque
00:52:13je crois qu'au fond
00:52:14ces gens-là
00:52:15nous prennent pour des cons
00:52:16pardonnez-moi l'expression
00:52:17parce qu'ils contestent
00:52:18vous savez
00:52:18quand on dit
00:52:19sale macaroni
00:52:20c'est pas une insulte raciste
00:52:21mais quand on dit sale blanc
00:52:22c'est juste insupportable
00:52:26cette façon de prendre
00:52:27des gens pour des andouilles
00:52:28Coquerel est coutumie du fait
00:52:30donc
00:52:30on va parler des Etats-Unis
00:52:32avec vous Jean-Claude
00:52:34donc nous allons
00:52:35continuer à négocier
00:52:36avec des bombes
00:52:36a dit Donald Trump
00:52:37néanmoins
00:52:38il a reculé
00:52:38son ultimatum
00:52:39de 10 jours
00:52:41hier soir
00:52:42il devait taper
00:52:43et puis finalement
00:52:44qui venait à échéance
00:52:45et maintenant
00:52:46on est au 6 avril
00:52:48alors pour la faire
00:52:49vraiment court
00:52:51le président
00:52:52avait dit
00:52:53aux Iraniens
00:52:54il nous avait dit
00:52:54bon ben vous verrez
00:52:55tout ça
00:52:56ça va se régler
00:52:56parce que nous avons
00:52:57gagné la guerre
00:52:58il a oublié juste une chose
00:53:00c'est que l'Iran
00:53:00c'est pas le Venezuela
00:53:01et en réalité
00:53:02il a face à lui
00:53:03il est dans un corner
00:53:04les deux parties
00:53:06sont dans un corner
00:53:07parce qu'elles ont
00:53:08des demandes
00:53:09qui sont irréconciliables
00:53:10en l'état
00:53:11sur la liste
00:53:13des 15 points
00:53:13du président américain
00:53:15il est évident
00:53:16que les Iraniens
00:53:17n'acceptent pas
00:53:18il est évident
00:53:20qu'ils refusent
00:53:21en sachant
00:53:21qu'il y a
00:53:22il y a aussi
00:53:24un élément
00:53:25pour nous
00:53:25le premier
00:53:26c'est que le président
00:53:27américain
00:53:28un
00:53:29n'avait pas
00:53:30au début
00:53:30du conflit
00:53:32des buts de guerre
00:53:33extrêmement précis
00:53:34donc discours
00:53:35extrêmement
00:53:37flouté
00:53:38une opinion
00:53:40américaine
00:53:41qui globalement
00:53:42pris dans sa globalité
00:53:44à 70%
00:53:45ne comprend pas
00:53:46les objectifs
00:53:47du gouvernement
00:53:48même s'il y a
00:53:50une majorité
00:53:51une grosse majorité
00:53:53des républicains
00:53:54qui sont encore
00:53:54derrière Donald Trump
00:53:56pour autant
00:53:57les marchés
00:53:58vous avez vu
00:53:59commencent à être inquiets
00:54:00parce que
00:54:01le discours est flou
00:54:02et nous avons
00:54:04malgré tout
00:54:05un petit sujet
00:54:06avec le rapport
00:54:07autant
00:54:07puisqu'on rentre
00:54:08au fur et à mesure
00:54:09dans la campagne
00:54:10des midterms
00:54:10qui va s'accélérer
00:54:11nous sommes au mois d'avril
00:54:13on va avoir Easter
00:54:14on va avoir Pâques
00:54:15tout de suite après Pâques
00:54:16il va y avoir une séquence
00:54:17et dès après l'été
00:54:18les choses vont aller
00:54:19bon train
00:54:20au prix où un siège
00:54:21de parlementaire
00:54:22aux Etats-Unis
00:54:23vous vous réveilletez
00:54:24tout tôt pour votre campagne
00:54:25donc si vous voulez
00:54:26aujourd'hui
00:54:27il est véritablement
00:54:29contraint par le temps
00:54:30et en face
00:54:31et en sachant
00:54:33j'ajoute
00:54:33qu'au départ
00:54:34il avait dit
00:54:35aux Iraniens
00:54:35à la population iranienne
00:54:37nous arrivons
00:54:38pour pouvoir vous sortir
00:54:39de ce
00:54:40de ces griffes
00:54:42de ces talibs
00:54:43de ces tortionnaires
00:54:45du régime
00:54:46des Molas
00:54:47et depuis
00:54:48on n'en parle plus
00:54:49on parle deux choses
00:54:50on parle effectivement
00:54:51du nucléaire
00:54:52et de l'uranium
00:54:53enrichi
00:54:54on parle du balistique
00:54:56et puis du détroit d'Hormuz
00:54:57qui finalement
00:54:58le détroit d'Hormuz
00:55:00est une conséquence
00:55:02supplémentaire
00:55:03du conflit
00:55:04mais en face
00:55:05on a les Iraniens
00:55:06qui ne sont pas
00:55:06complètement idiots
00:55:07ils ont quand même
00:55:08il y a eu
00:55:09les conflits précédents
00:55:11Iran-Irak
00:55:12Afghanistan
00:55:13etc
00:55:14ce sont des guerriers
00:55:15ce sont des types
00:55:16qui viennent de tuer
00:55:17quasiment 50 000 civils
00:55:19donc vous imaginez
00:55:20que pour eux
00:55:20quelques morts de plus
00:55:21ou de moins
00:55:22c'est pas grand chose
00:55:23vous avez vu
00:55:24comment ils sont capables
00:55:25de pourchasser
00:55:27par des moyens
00:55:28c'est la terreur
00:55:29qui est menée actuellement
00:55:30partout en Iran
00:55:31donc il y a
00:55:32un vrai sujet
00:55:33ils le savent
00:55:33les Iraniens
00:55:34semblent avoir été oubliés
00:55:36que dire du
00:55:37et le président nous dit
00:55:39on a gagné
00:55:40non pour l'instant
00:55:41moi j'ai rien vu
00:55:43et les Iraniens
00:55:44même si
00:55:44alors il y a une grosse
00:55:45communication
00:55:46il y a de la médiation
00:55:47il y a de l'intermédiation
00:55:48il y a le Pakistan
00:55:49il y a un certain nombre
00:55:49de pays du Golfe
00:55:50parce que chacun a intérêt
00:55:51à ce que la situation
00:55:52ne s'embrasse pas
00:55:53au delà de ce qu'elle est
00:55:54mais la réalité
00:55:55c'est que nous ne sommes pas
00:55:56prêts
00:55:56les Iraniens savent
00:55:57qu'ils jouent avec le temps
00:55:59les Américains ont besoin
00:56:00de temps
00:56:00il va continuer à pilonner
00:56:02parce que pour lui
00:56:02et puis Israël a aussi
00:56:05pour objectif
00:56:05de faire tomber le régime
00:56:07sauf que le régime
00:56:08ne tombe pas
00:56:10vous avez beau
00:56:11c'est pas parce que
00:56:12le commandant
00:56:14militaire
00:56:14de la marine
00:56:16est mort
00:56:18que l'armée
00:56:21va tomber
00:56:22même l'aiatollah
00:56:24même les guerres suprêmes
00:56:25contrairement
00:56:25je ne dis pas
00:56:26contrairement aux Etats-Unis
00:56:27mais on vient de parler
00:56:28de nous en France
00:56:29contrairement aux occidentaux
00:56:30eux
00:56:31ils anticipent tout
00:56:32et ils ont en quelque sorte
00:56:33les plans de succession
00:56:34il y en a un qui meurt
00:56:35il y en a un autre qui arrive
00:56:36donc on a ébranlé
00:56:38certes le régime
00:56:39mais le régime
00:56:40n'est pas tombé
00:56:41c'est pas le Venezuela
00:56:42et donc on a
00:56:43une grosse difficulté
00:56:44en tout cas
00:56:45on a un gros challenge
00:56:46en ce moment
00:56:47si vous me demandez
00:56:48est-ce que ça peut
00:56:49s'arrêter rapidement
00:56:51moi j'en doute
00:56:53comment ça va se terminer
00:56:54j'ai l'impression
00:56:55que ça va se terminer
00:56:56sur le nucléaire
00:56:58un petit peu de balistique
00:57:00et puis le reste
00:57:01on verra
00:57:01à suivre
00:57:02dans un instant
00:57:03on va continuer
00:57:05de débattre
00:57:06on va parler
00:57:07avec vous
00:57:08de Cédric Prison
00:57:09celui qui a assassiné
00:57:11sa femme
00:57:11et son ex-femme
00:57:12à tout de suite
00:57:15Sud Radio
00:57:16le 10h midi
00:57:17mettez-vous d'accord
00:57:18Valérie Expert
00:57:19nous continuons
00:57:20ce dernier quart d'heure
00:57:22avec vos coups de coeur
00:57:22vos coups de gueule
00:57:24et Laurence
00:57:24c'était un coup de gueule
00:57:25sur le profil
00:57:26de Cédric Prison
00:57:28cet homme qui est accusé
00:57:31d'avoir tué sa femme
00:57:32et son ex-femme
00:57:33les corps ont été retrouvés
00:57:35au Portugal
00:57:37alors bien sûr
00:57:38c'est évidemment dramatique
00:57:39d'autant plus
00:57:40qu'il semblerait
00:57:42que les enfants
00:57:42aient été
00:57:44si vous voulez
00:57:45peut-être
00:57:45peut-être spectateurs
00:57:47de tout cela
00:57:48mais il y avait évidemment
00:57:50des signes avant-coureurs
00:57:51puisqu'il y a un passif
00:57:52sur cette histoire
00:57:53et l'enquête
00:57:55dira exactement
00:57:56comment ça s'est passé
00:57:56mais il y avait déjà
00:57:57des faits de violence
00:57:59son ancienne compagne
00:58:01se savait menacée
00:58:03vivait dans la terreur
00:58:05donc première chose
00:58:06déjà
00:58:06une fois de plus
00:58:08et là je pense
00:58:08à toutes les victimes
00:58:09de féminicides
00:58:10et leurs proches
00:58:11et leurs familles
00:58:11la France ne parvient pas
00:58:13à protéger
00:58:14les femmes
00:58:15qui pourtant
00:58:16savent être en danger
00:58:18ça c'est une première chose
00:58:19et puis il y a une deuxième chose
00:58:20qui interpelle
00:58:21c'est le profil
00:58:22de ce personnage
00:58:24c'est-à-dire que
00:58:25c'était un activiste
00:58:27masculiniste
00:58:28entre guillemets
00:58:28alors on met tout
00:58:29dans masculiniste
00:58:30donc il faut faire attention
00:58:31mais néanmoins
00:58:32c'était quelqu'un
00:58:33de très actif
00:58:35dans les revendications
00:58:37avec des mouvements
00:58:39qui ont été
00:58:39quand même
00:58:40mis en cause
00:58:41déjà
00:58:42notamment
00:58:42des mouvements
00:58:43qui justifient
00:58:44les violences
00:58:44faites aux femmes
00:58:45donc c'est des mouvements
00:58:46de fond
00:58:46qu'il va falloir
00:58:47vraiment regarder
00:58:48parce que la question
00:58:49qui se pose aujourd'hui
00:58:50c'est est-ce que son acte
00:58:51n'est pas aussi un acte
00:58:52de revendication générale
00:58:53puisque c'est quelqu'un
00:58:55qui dit que la justice
00:58:56est féminisée
00:58:56que la justice
00:58:57parce que tout ceci
00:58:59toute la thématique de base
00:59:01c'est la garde des enfants
00:59:02où les hommes
00:59:03ne seraient pas privilégiés
00:59:04donc je pense
00:59:05qu'il faut regarder ça
00:59:06sur le fond
00:59:07parce que son acte
00:59:08si c'est un acte
00:59:09de revendication
00:59:10ça peut être aussi
00:59:11un acte
00:59:12qui en amène d'autres
00:59:13et qui amène
00:59:14d'autres féminicides
00:59:15parce que
00:59:16tuer les deux
00:59:17femmes
00:59:18c'est-à-dire
00:59:18sa compagne actuelle
00:59:19plus son ex-compagne
00:59:21c'est quelque chose
00:59:21quand même de très organisé
00:59:23et qui veut dire
00:59:24beaucoup de choses
00:59:25je pense que l'état
00:59:27ne doit pas être
00:59:28acculé une fois de plus
00:59:29par rapport à ces mouvements
00:59:30masculinistes
00:59:31qui prennent des formes
00:59:32très diverses
00:59:33mais qui ont comme
00:59:34pour base quand même
00:59:35si vous voulez
00:59:36de légitimer
00:59:37une forme de violence
00:59:38qu'elle soit
00:59:39dans les mots
00:59:40ou dans les actes
00:59:41par rapport aux femmes
00:59:42on parlait des réseaux sociaux
00:59:44tout à l'heure
00:59:44je rappelle que
00:59:46les plateformes
00:59:47TikTok
00:59:47font monter
00:59:49ces mouvements aussi
00:59:50et qu'il faut faire
00:59:50très attention
00:59:51parce qu'un jeune garçon
00:59:52qui veut juste faire
00:59:54de la musculation
00:59:54se retrouve très vite
00:59:56avec des vidéos
00:59:57sur comment remettre
00:59:59leurs femmes
00:59:59à leur place
01:00:00etc
01:00:01donc moi je
01:00:03certains voudraient
01:00:03que ce soit confié
01:00:04à un parquet
01:00:05antiterroriste
01:00:06on parle de radicalisation
01:00:07masculinique
01:00:08je vous vois faire
01:00:09les gros yeux
01:00:09Jean-Claude
01:00:09non non
01:00:10mais parce que
01:00:11c'est vrai
01:00:11que c'est
01:00:13à des milliers
01:00:15de kilomètres
01:00:16de ce qu'on peut penser
01:00:16quand on est
01:00:18un homme moderne
01:00:19moi je suis sidéré
01:00:21mais effectivement
01:00:21je n'ai pas de chiffre
01:00:23mais effectivement
01:00:23moi je suis toujours
01:00:24je participe
01:00:25comme avocat
01:00:26il m'arrive de prêter
01:00:27un concours gracieux
01:00:28à certaines associations
01:00:30de femmes
01:00:32à la fois
01:00:33pour pouvoir rappeler
01:00:34aux jeunes
01:00:35parce que l'éducation
01:00:36va
01:00:36commencer à l'école
01:00:38rappeler un certain
01:00:39nombre de règles
01:00:40et c'est là où
01:00:41pour moi
01:00:41l'école a un rôle
01:00:42essentiel
01:00:43l'école
01:00:44les associations
01:00:44etc
01:00:45et là pour le coup
01:00:46j'entendais
01:00:47un certain nombre de gens
01:00:48je ne ferai pas du hantier
01:00:49les filles
01:00:50mais j'entendais
01:00:51un certain nombre de gens
01:00:52me dire
01:00:52oui les associations
01:00:53le retirent des subventions
01:00:54c'est là où
01:00:55avoir un maillage
01:00:56d'associations
01:00:57qui contribue
01:00:58à cette éducation là
01:01:00ça ça me semble
01:01:01important à financer
01:01:02parce que c'est
01:01:04cette jeunesse
01:01:04qu'il faut
01:01:05jeunesse et moins jeune
01:01:06évidemment
01:01:06quand on parle de salle
01:01:08de sport
01:01:08ils n'ont pas
01:01:09ils n'ont pas 7-8 ans
01:01:10mais c'est vrai
01:01:11que ce qu'on peut aussi faire
01:01:12c'est éduquer
01:01:13éduquer
01:01:14éduquer
01:01:14encore et encore
01:01:15et là ça mériterait
01:01:16des campagnes
01:01:17d'énoncer
01:01:17mais aussi des campagnes
01:01:19de sensibilisation
01:01:20dans ces milieux
01:01:20il avait un passé
01:01:22quand même
01:01:22assez lourd
01:01:23non-présentation d'enfants
01:01:25très violent
01:01:25condamné
01:01:26il a basé tout son combat
01:01:27pour amener à lui
01:01:28d'autres personnes
01:01:29sur l'histoire
01:01:30de la garde des enfants
01:01:32je ne nie pas
01:01:32qu'il y a certains pères
01:01:34qui effectivement
01:01:35sont dans un mouvement légitime
01:01:37de revendiquer
01:01:38par rapport à ça
01:01:39c'est pas le sujet
01:01:40mais il a réussi
01:01:41à mettre autour de lui
01:01:42un collectif
01:01:43en s'appuyant
01:01:45sur l'histoire
01:01:45de la garde des enfants
01:01:46alors il me vient une idée
01:01:47puisque vous parlez
01:01:48de garde des enfants
01:01:49il me vient une idée
01:01:49là comme ça
01:01:50mais c'est à chaud
01:01:51je sais pas ce que ça vaut
01:01:52mais peut-être que c'est là
01:01:53où mes confrères
01:01:55et consœurs
01:01:55qui font du doigt
01:01:56de la famille
01:01:57qui accompagnent
01:01:58dans ces circonstances
01:01:59leurs clients
01:01:59parce qu'on voit
01:02:00le client au sens
01:02:01quand les gens sont fragiles
01:02:03ça se sent etc
01:02:04c'est là où il peut y avoir
01:02:05un accompagnement particulier
01:02:06parce que vous parliez
01:02:07de détecter
01:02:09toute la difficulté
01:02:10c'est à quel moment
01:02:11un individu bascule
01:02:12le fait d'avoir une idée
01:02:14ne fait pas de vous
01:02:14un coupable
01:02:15on peut pas arrêter
01:02:16toute personne
01:02:17qui a une idée
01:02:17c'est compliqué
01:02:18en fait c'est de surveiller
01:02:19quels sont ceux
01:02:20qui potentiellement
01:02:21peuvent basculer
01:02:22et c'est là où il faut
01:02:23se demander
01:02:23qui peut identifier
01:02:25les gens
01:02:25qui potentiellement
01:02:26peuvent basculer
01:02:27à un moment donné
01:02:27et ça peut être une piste
01:02:29de sensibiliser
01:02:30nos confrères
01:02:31une fois que vous les avez
01:02:32identifiés
01:02:33là c'était le cas
01:02:34à lui
01:02:34parce qu'il disait
01:02:34ouvertement
01:02:35qu'il allait
01:02:36il y avait déjà
01:02:37eu des menaces
01:02:37mais c'est comment
01:02:39on agit
01:02:40et c'est vrai
01:02:41qu'en Espagne
01:02:43c'est pas le débat du jour
01:02:44on est quand même
01:02:45beaucoup plus avancé
01:02:46sur la protection
01:02:47des femmes
01:02:47qui se sentent
01:02:48menacées
01:02:49on a encore
01:02:51des progrès à faire
01:02:53par rapport à ça
01:02:53après l'identification
01:02:54la mise hors de danger
01:02:57entre guillemets
01:02:57des femmes
01:02:57bon bah vous reviendrez
01:02:59pour votre coup de gueule
01:03:00ou votre coup de coeur
01:03:01ou coup de gueule
01:03:02plutôt Gilbert
01:03:03et puis peut-être
01:03:04Brice rapidement
01:03:05c'est un coup de coeur
01:03:05pour un livre
01:03:06je parlais des filles
01:03:07moi
01:03:08le coup de coeur
01:03:09c'est un livre
01:03:10qui s'appelle
01:03:10à la table du destin
01:03:11de Guillaume Gomez
01:03:12l'ancien cuisinier
01:03:13de l'Elysée
01:03:14moi ce livre
01:03:15il m'a vraiment
01:03:16beaucoup ému
01:03:16parce que c'est
01:03:17il a beaucoup d'humanité
01:03:19il est né
01:03:20il était gosse
01:03:20en 93
01:03:21c'est le fils
01:03:22d'un bon compteur
01:03:22il est entré
01:03:23dans les cuisines
01:03:24de l'Elysée
01:03:24il avait 18 ans
01:03:25il s'est retrouvé
01:03:26orphelin à 22 ans
01:03:27il est devenu
01:03:28à 25 ans
01:03:29le plus jeune lauréat
01:03:30pour remporter
01:03:31le concours
01:03:32de cuisinier
01:03:33le plus grand cuisinier
01:03:34de France
01:03:34je trouve que c'est
01:03:35un destin exceptionnel
01:03:36et c'est une personnalité
01:03:37d'une gentillesse
01:03:38et d'une humilité
01:03:39exceptionnelle
01:03:40lisez son livre
01:03:41il est fabuleux
01:03:43je vous remercie
01:03:44très bonne journée
01:03:46très bon week-end
01:03:47sur Sud Radio
01:03:47et restez fidèles
01:03:49à Sud Radio
01:03:50et vous pouvez réécouter
01:03:51le podcast de l'émission
01:03:52évidemment
01:03:52sur le site
01:03:54de Sud Radio
01:03:54sur le site
01:03:56sur le site
01:03:57sur le site
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