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00:00:00Et on vous souhaite la bienvenue, les vrais mois, jusqu'à 19h avec Philippe David.
00:00:04Ça va Philippe David ?
00:00:05Ça va très bien Cécile de Ménibus.
00:00:06Alors je vous avoue, moi il n'y a pas un endroit où je me sens mieux qu'au salon
00:00:09de l'agriculture.
00:00:10Et voilà, avec un public de dames, mesdames et messieurs, bienvenue !
00:00:12Avec un public énorme !
00:00:14Voilà, un public incroyable qu'on embrasse bien entendu.
00:00:17On est au salon de l'agriculture sur le stand de l'Aubrac,
00:00:20en partenariat avec l'alliance France Cuir.
00:00:22Et venez en tout cas nous rencontrer, et rencontrez ces formidables acteurs de cette filière incroyable.
00:00:31J'en profite pour dire que demain, à midi 45, la directrice du salon de l'agriculture
00:00:36fera son premier bilan de la semaine dans la France, dans tous ses états, avec Perico Légas,
00:00:41bien entendu en direct sur Sud Radio.
00:00:43Et puis vendredi matin, la matinale avec Maxime Liédo,
00:00:47qui sera sur le stand de la coopération agricole avec son invité,
00:00:52la ministre de l'agriculture, Annie Gennevard.
00:00:54Au sommaire, mon cher, de cette émission, et on rappellera nos invités dans quelques instants,
00:01:00le grand débat du jour, c'est l'agriculture française,
00:01:03qui figure toujours parmi les plus puissantes d'Europe,
00:01:06première sur plusieurs filières stratégiques,
00:01:09le blé, la viande bovine, les produits laitiers et le vin,
00:01:12une diversité de production, un ancrage territorial dense,
00:01:14et une industrie agroalimentaire qui pèse lourd aujourd'hui sur les marchés internationaux.
00:01:18Et on vous pose cette question, la France est-elle encore la meilleure agriculture d'Europe ?
00:01:21Vous dites oui à 60%, vous voulez réagir ?
00:01:24Le 0826 300 300.
00:01:26Et puis ce salon s'est ouvert sur une fragilité pour la filière cuir,
00:01:29entre crise sanitaire, fermeture d'abattoirs ou réduction du cheptel,
00:01:32la filière réclame la reconnaissance officielle du cuir comme matière biosourcée,
00:01:37un statut qui consoliderait fortement sa place dans l'économie circulaire.
00:01:40Et on vous pose cette question, l'artisanat du cuir français a-t-il encore un avenir ?
00:01:43Eh bien vous dites non à 52%, il faut inverser la tendance au 0826 300 300.
00:01:49Et bien évidemment sur Twitter, nos invités vont voudraient montrer le contraire.
00:01:52Absolument. Et nos vrais voix du jour, Philippe Bilger est avec nous.
00:01:55Bonsoir cher Philippe.
00:01:56Bonsoir Philippe.
00:01:56Bonsoir mes amis.
00:01:57Alors Philippe, dès qu'il y a du saucisson, il est là, il est comme Philippe David.
00:02:00Voilà, mais c'est une émission qui a été faite pour lui, il y a l'aubrac, il y a
00:02:05le cuir.
00:02:06Il y a tout, il y a tout.
00:02:07Il y a tout, il y a tout.
00:02:08Non, non, ça c'est vous en soirée.
00:02:11Mais avec du clou dessus, des clous dessus.
00:02:13Non mais Philippe Bilger, on a des photos de vous, donc vous emballez pas.
00:02:17Votre surnom c'est Village People, rappelez-le.
00:02:21Bruno Pomar est avec nous, anciens membres du Rennes.
00:02:23Ça va, monsieur Pomar ? Vous êtes de toutes les fêtes, vous.
00:02:25Non, je vais essayer de mettre peu d'ordre sur ce plateau,
00:02:28parce que visiblement c'est un trait de dérivé du calme, s'il vous plaît.
00:02:32Quand j'habille, il y a toujours comme ça.
00:02:34Lénaïg Manéa, qui est avec nous, délégué général de la Fédération des cuirs et des peaux de Brut.
00:02:38Bonsoir.
00:02:39Bonsoir.
00:02:39Merci d'avoir accepté cette invitation.
00:02:41Mathieu Coe, c'est avec nous, président de la race Aubrac.
00:02:44Bonsoir Mathieu.
00:02:44Bonsoir.
00:02:45Et puis Casimir Conquet, qui est président de la maison Conquet.
00:02:48Mais en tout cas, on parle de boucherie de Chartout, de tuterie de Aubrac.
00:02:52Bienvenue.
00:02:53Merci.
00:02:53Chez nous, les amis, tout de suite, c'est le grand débat du jour.
00:03:00Et donc, on le disait, la France est la première puissance agricole de l'Union Européenne.
00:03:06Philippe Bilger, que représente pour vous l'agriculture en France ou en Europe ?
00:03:12J'ai une grande passion pour l'agriculture pour des raisons familiales.
00:03:17Ma mère a été la première femme à importer des machines agricoles.
00:03:22Et j'ai toujours aimé le milieu de l'agriculture, la modestie des agriculteurs, leur puissance de travail, leur générosité.
00:03:31Et ça ne veut pas dire que je suis un spécialiste des problèmes techniques dont vous allez nous parler.
00:03:38Mais en tout cas, je trouve absolument scandaleux l'opprobre dont une partie des pouvoirs publics ont sur l'agriculture
00:03:49en prétendant la défendre, mais en réalité en l'accablant.
00:03:53Alors, Bruno Vomart ?
00:03:55Moi, je vous entends dire que...
00:03:56Maire d'une commune rurale pour encore peu de temps.
00:03:58Oui, oui, oui, dans le Loraguay, effectivement, il y a beaucoup de céréales là-bas, mais j'ai...
00:04:02Moi, tous les copains agriculteurs que je rencontre, ils sont tous en train de crever la dalle.
00:04:06Alors, j'entends ce que vous me dites, qu'on a la meilleure agriculture d'Europe.
00:04:09La fin, on est en train de tout perdre, quoi.
00:04:11Qu'on soit clair, on ne fait qu'importer des produits de tous les sens, du poulet, de l'agneau,
00:04:15etc.
00:04:16Et puis là, on se rend compte, j'entends, vous me disiez, on est les meilleurs du monde.
00:04:20Enfin, je ne sais pas ce que vont nous dire les spécialistes, mais j'aimerais les écouter sur le sujet.
00:04:24Alors, moi, je crois déjà que qualitativement et en termes de santé, nous sommes la meilleure du monde, au-dessus,
00:04:31mais très au-dessus de tout le monde.
00:04:33Si je faisais une métaphore ténistique, on est comme Raphaël Nadal sur terre battue.
00:04:37Imbattable.
00:04:38Imbattable, exactement.
00:04:39Et c'est ça, parce qu'on a gustativement, en termes de terroir, que ce soit pour les viandes, que
00:04:44ce soit pour les fruits, que ce soit pour les légumes,
00:04:47que ce soit pour les céréales, que ce soit pour les alcools, que ce soit pour tout, nous sommes top
00:04:51niveau à tous les niveaux.
00:04:53Le seul problème, c'est que nos pouvoirs publics enquiquinent nos agriculteurs, et que je suis certain qu'on pourrait
00:04:59faire dix fois mieux.
00:05:00Attends, Philippe, on ne fait qu'importe, excusez-moi, je...
00:05:04Mais on y porte aussi beaucoup.
00:05:05On va en parler dans quelques intérêts.
00:05:08Mathieu Coos, vous êtes président de la race Aubrague.
00:05:10Déjà, petit état des lieux de cette race, est-ce qu'elle le concerne ?
00:05:15Est-ce que c'est une filière, en tout cas, ou est-ce que c'est une filière qui, aujourd
00:05:19'hui, a besoin d'être soutenue ?
00:05:21Alors, la race Aubrague a connu des moments difficiles, fin des années 70, plan de sauvegarde, début des années 80,
00:05:30plan de relance.
00:05:31Aujourd'hui, par des choix stratégiques, on a su répondre à ses attentes sociétales.
00:05:36Donc, on est une race allaitante rustique, donc issue du sud du marché central, qui se développe bien.
00:05:44Il faut dire, pour essayer de repositionner les choses dans un contexte à l'instant T,
00:05:50la conjoncture économique nous est plutôt favorable, en mauvais allaitant,
00:05:54mais elle résulte d'un manque d'accompagnement, comme vous le disiez, des pouvoirs publics,
00:06:00et qui, par un manque peut-être de vision à très long terme pour notre filière bovin allaitant,
00:06:07a réduit drastiquement le nombre d'agriculteurs, et on arrive à une situation de manque,
00:06:12c'est-à-dire qu'on n'est plus quasiment autosuffisant,
00:06:14et donc on parle beaucoup de souveraineté alimentaire.
00:06:17Voilà, c'est assez catastrophique à ce niveau-là.
00:06:21Les neigmanéas, pour travailler le cuir, il faut une bonne matière première.
00:06:25La matière première, c'est en particulier les bovins.
00:06:27Nos agriculteurs, ils sont top niveau dans ce domaine ?
00:06:30Oui, le cœur français est reconnu dans le monde entier, absolument.
00:06:35Et ce sont la diversité des races.
00:06:39Le veau, notamment, en France, est quelque chose de...
00:06:43C'est une exception, d'ailleurs, dans le monde du cuir.
00:06:48Vous, qui êtes avec nous à Casimir Conquet, vous êtes boucher charcuterie de l'Aubrac,
00:06:52donc là, j'ai l'impression qu'on a toute la filière, finalement,
00:06:55c'est-à-dire qu'on a de l'élevage à la transformation jusqu'au cuir,
00:06:58c'est vraiment une filière entière.
00:07:00Tout à fait, c'est un trio, on fait vraiment cette formule de la fourchette.
00:07:05On démarre d'un agriculteur qui a bien s'occupé de ses vaches Aubrac ou d'autres races,
00:07:12et il faut que chaque intermédiaire fasse le travail à la juste valeur du produit qu'on met en place.
00:07:19Nous concernant, on est spécialisé sur la race Aubrac,
00:07:23qui est une race rustique qu'on veut dire, une race très goûteuse,
00:07:27grâce au travail de ses éleveurs.
00:07:29C'est ces éleveurs que je vais mettre en avant,
00:07:30parce qu'on n'aurait pas des produits comme ça sans un bon éleveur.
00:07:33Une bonne viande, c'est un bon éleveur, un bon abatteur, un bon boucher, un bon cuisinier, un bon consommateur.
00:07:41C'est quoi un bon éleveur, Mathieu Kos ?
00:07:44Un bon éleveur, c'est déjà un éleveur qui respecte ses animaux, la terre,
00:07:50et au final, l'humain et sa production.
00:07:53Et je reviens sur ce que vient de dire Casimir,
00:07:55l'interaction entre nos deux professions, elle est prépondérante.
00:07:59Le travail de l'éleveur, il peut être très vite réduit à néant,
00:08:02si derrière, on n'a pas des maisons comme la sienne,
00:08:04qui savent mettre en valeur tout le travail
00:08:06et l'abnégation qu'ont les paysans, à jour et nuit,
00:08:09à entretenir ces territoires.
00:08:11Et heureusement qu'ils sont là pour valoriser nos productions.
00:08:15Vous vouliez réagir, Bruno Pommard, tout à l'heure ?
00:08:18Oui, j'ai juste une question par rapport à ce que vous disiez.
00:08:21Le manque d'accompagnement de l'État, c'est quoi ? Vous voulez plus d'argent ?
00:08:24Excusez-moi d'être un peu provocateur.
00:08:25Non, non, tout le monde n'est pas comme vous, Bruno Pommard.
00:08:29Non, non, non, mais je pense que la question, elle est très bien,
00:08:32ça arrive à un point de nommer l'accompagnement.
00:08:35On a besoin d'une vision à long terme, on a abandonné l'agriculture française,
00:08:39on a donc préparé un effondrement démographique.
00:08:42Il est encore à venir, on a quasiment 100 000 exploitations
00:08:46qui ont plus de 55 ans, alors le chiffre est sûrement approximatif,
00:08:49je ne suis pas un spécialiste, mais dans les 15 ans à venir,
00:08:52ce renouvellement des générations va poser problème.
00:08:53Donc on va avoir besoin de répondre à un enjeu sociétal
00:08:58qui est comment remplacer ces gens qui vont partir à la retraite.
00:09:02Et c'est le cas aussi dans la boucherie charcuterie ou pas ?
00:09:04Oui, effectivement, il nous manque d'artisans bouchers,
00:09:08c'est un métier de savoir-faire.
00:09:09Ah oui ?
00:09:09On ne peut pas le mécaniser, il faut apprendre ce métier-là
00:09:14et on a dénigré un petit peu l'artisanat en France
00:09:17et aujourd'hui on a besoin de le remettre en avant en malheur, en exergue.
00:09:20Combien il faut de temps pour être un bon boucher ?
00:09:23Je pense qu'on peut apprendre toute une vie.
00:09:25Oui.
00:09:26Pour commencer, parce qu'on n'est jamais au top de sa capacité,
00:09:30mais il faut au moins 3-4 ans pour faire un boucher de qualité.
00:09:33Allez, vous restez avec nous, on fait une petite pause,
00:09:34on revient dans un instant avec nos invités.
00:09:36On est ensemble avec Philippe David et l'ensemble de nos invités
00:09:38ici à l'Aubrac, en partenariat avec l'Alliance France Cuir
00:09:43et on revient dans un instant, à tout de suite.
00:09:45Sud Radio.
00:09:46Sud Radio.
00:09:47Parlons vrai.
00:09:47Parlons vrai.
00:09:48Sud Radio.
00:09:49Parlons vrai.
00:09:49David, Cécile de Minibus.
00:09:52Encore des imitations foireuses de Philippe David.
00:09:55C'est incroyable.
00:09:57Vous pouvez me refaire le I1 ?
00:10:00Je ne sais pas, parce que faire l'Inde, c'est tellement naturel chez moi,
00:10:02comme vous le dites régulièrement, que...
00:10:06Une lucidité, t'arrives !
00:10:08Avec autour de cette table, Philippe Bilger, qui est avec nous.
00:10:12Notre ami Bruno Pommard est bien entendu, il nous a un invité ce soir.
00:10:17Casimir Conquet, qui est avec nous, président de la maison Conquet,
00:10:20maison Conquet, boucher, charcuterie de l'Aubrac.
00:10:23Mathieu Coos est avec nous, président de la race Aubrac.
00:10:26Et l'Enaïg Manéa, qui est avec nous, délégué général de la Fédération des cuirs et des bruts.
00:10:32Je voulais revenir avec vous, l'Enaïg, pour dire que,
00:10:36contrairement à ce que certaines personnes ont l'impression de penser,
00:10:39c'est qu'on ne tue pas les bêtes pour du cuir.
00:10:41Ça fait partie de la filière.
00:10:42Absolument.
00:10:43Merci pour la question.
00:10:44C'est aussi une des raisons pour lesquelles nous sommes présents au Salon de l'agriculture.
00:10:47C'est important pour nous de rappeler, effectivement,
00:10:49que le cuir est un coproduit de l'industrie agroalimentaire.
00:10:52On élève les bêtes, comme on le disait tout à l'heure, pour la viande, pour le lait également.
00:10:57Et nous valorisons, la filière valorise 100% d'un animal.
00:11:02Et nous, le cuir fait partie des coproduits du cinquième quartier.
00:11:05Et nous le valorisons, justement, en cuir.
00:11:07La peau, pardon, fait partie des cinquièmes quartiers, qu'on va le briser.
00:11:09Je dois avouer que pendant la pause, on nous a apporté des charcuteries de l'Aubrac.
00:11:13C'est de la charcuterie de bœuf de la maison Conquet.
00:11:17Dans l'esprit général, la charcuterie, c'est du porc.
00:11:19Alors, vous faites du chorizo de bœuf, de la saucisse sèche de bœuf.
00:11:23Comment est-ce qu'on imagine ces produits ?
00:11:26Et qu'est-ce qui explique cette qualité gustative ?
00:11:28Bon, Philippe Bilger a mangé les trois quarts, déjà.
00:11:30C'est un peu moins de moins.
00:11:32Si je n'ai pas pris 5 kilos par cuisse dans un instant, on va en voir.
00:11:35Qu'est-ce qui fait cette qualité gustative qui est géniale ?
00:11:39Cette qualité gustative est donnée, comme je disais, par l'animal lui-même.
00:11:44C'est vraiment...
00:11:45La race Sobraque est une race rustique, où on a un gras persillé très, très, très goûteux.
00:11:52En fait, toute la carrière de l'animal se retrouve dans cette viande.
00:11:56Si elle a brouté de bonnes pâtures, avec une flore très diverse,
00:12:00si l'éleveur a pris le temps de s'occuper de sa vache correctement,
00:12:03pas de mauvais traitements, une vie saine, un éco-pâturage,
00:12:08au moment de la récolter, c'est un peu comme un fruit.
00:12:11C'est quand elle a fait une carrière qu'on récupère ce fruit-là.
00:12:14Et on va essayer de le valoriser au mieux et à 100% de sa capacité.
00:12:19Quand on parlait du cuir, aujourd'hui, on a imaginé des charcuteries de bœuf
00:12:22pour arriver à cet équilibre matière.
00:12:25On part d'une masse globale, il y a des produits qui partent en fonction de la saison,
00:12:28le chaud, le froid, vous ne mangez pas les mêmes choses été que l'hiver.
00:12:31Et cette charcuterie permet de valoriser 100% de la bête toute l'année.
00:12:36Mathieu Goss, aujourd'hui, le cheptel Aubrac, c'est combien de têtes, à peu près ?
00:12:40Il y a un peu plus de 270 000 vaches sur le territoire national.
00:12:44C'est un cheptel qui a fortement progressé,
00:12:47puisqu'en 2000, on était à 100 000 vaches présentes.
00:12:50Donc, c'est pour mettre en lien l'adéquation dans l'orientation de sélection de notre race
00:12:55par rapport aux attentes sociétales.
00:12:57C'est vraiment une race qui est en face avec ce que le consommateur attend.
00:13:00Et la France est le premier exportateur mondial de bovins vivants.
00:13:03Ce qui est le cas aussi pour l'Aubrac ?
00:13:06Oui, surtout vers les...
00:13:08Notre premier client, c'est l'Italie.
00:13:11Pour l'engraissement des broutards.
00:13:15Donc, toute race confondue.
00:13:17Et notre race n'échappe pas à cela.
00:13:19Donc, beaucoup de nos broutards, donc la voie mâle, est engraissée en Italie.
00:13:24Lénaïg Manéa.
00:13:25Oui.
00:13:25Avant de donner la parole à Philippe Bilger et à Bruno Pommard.
00:13:28Le cuir d'Aubrac, il a une spécificité par rapport à un cuir, je ne sais pas moi,
00:13:32de Primolstein ou de Blonde d'Aquitaine ?
00:13:34En fait, chaque cuir aura une destination particulière.
00:13:37Donc, on a un cheptel à l'étang, on a un cheptel laitier.
00:13:41Et le cuir sera utilisé en fonction de l'usage final.
00:13:46Que ce soit une chaussure, un canapé, du cuir de voiture, un renachement pour l'équitation.
00:13:53Enfin, voilà.
00:13:54Un sac ?
00:13:55Oui.
00:13:55Alors, effectivement, j'oublie la spécificité française.
00:13:59C'est les hommes qui y pensent en général.
00:14:01Pardon.
00:14:01Effectivement, le cuir de veau sera davantage utilisé sur la maroquinerie.
00:14:04Absolument.
00:14:05Philippe Bilger.
00:14:05Je vous trouve très convaincant, mais j'entends beaucoup de gens dire qu'au fond,
00:14:12la manière dont on élève les vaches, les animaux, en quelque sorte, n'a pas beaucoup d'importance
00:14:20sur la qualité de ce qu'on mange.
00:14:22Et vous confirmez que lorsqu'on les élève, comme vous le dites, ça a une incidence directe
00:14:30sur la qualité de ce qu'on mange et sur leur...
00:14:35On imagine mal que le fait de les mettre à l'air ou de...
00:14:39Est-ce que c'est tellement fondamental ?
00:14:42Ah oui, oui, oui, c'est un impact fondamental.
00:14:44Pardon, je te laisserai parler un peu quasiment, mais je pense que oui, la façon dont on les
00:14:49élève a un impact sur la qualité organoleptique après de la viande en elle-même, mais au travers
00:14:53aussi de ses conditions de développement.
00:14:57Un animal qui va, par son alimentation, avoir accès à une alimentation de qualité, une
00:15:01herbe variée, ça va se ressentir bien sûr dans sa production et dans son équilibre,
00:15:05dans son développement en général.
00:15:07Donc c'est un lien direct qui est fondé et prouvé.
00:15:11Une forme de bonheur pour l'animal aussi.
00:15:13Oui, oui, oui, alors c'est un peu le paradoxe du monde de l'élevage, c'est qu'on s
00:15:17'efforce
00:15:18de faire naître aux animaux, on connaît leur destination, mais on met toute notre énergie
00:15:23et notre volonté pour leur donner une vie la plus saine et la plus conforme à leurs
00:15:29attentes possibles.
00:15:30Et ça, il faut le marteler, on ne le souligne pas assez, mais c'est une vérité.
00:15:34Et pour ça, l'agriculture française en est un exemple exceptionnel au niveau mondial
00:15:39et notre race tout particulièrement, bien sûr.
00:15:42Un petit mot sur la filière, sur le nombre d'entreprises qui sont liées en tout cas
00:15:46à cette filière, le nombre d'emplois aussi, parce que c'est une valeur qui n'est pas
00:15:51à négliger quand même.
00:15:53Oui, tout à fait, surtout que dans notre région, je parle pour nos régions dans le
00:15:57berceau de race où on a beaucoup de zones qui sont inconversibles.
00:15:59C'est-à-dire l'Aveyron, la Lozère, une partie de l'Aveyron, une partie de Lozère
00:16:02et une partie du Cantal.
00:16:03C'est ça.
00:16:04C'est ça.
00:16:04Berceau de race de la race Aubrac.
00:16:06Dans cette région, il y a beaucoup de zones qui sont inconvertibles.
00:16:10C'est-à-dire que la seule destination des protéines végétales, c'est la transformation
00:16:14par l'animal, pour après être consommé par l'homme, puisqu'on n'est pas biologiquement
00:16:18fait pour pouvoir consommer ses productions végétales.
00:16:21Donc, c'est une nécessité.
00:16:22Bruno Comard.
00:16:24Je voulais revenir au...
00:16:25Il est en train de manger, c'est pour ça.
00:16:26Et comme c'est très bon...
00:16:27Mais c'est une tuerie.
00:16:28Il ne peut pas faire les deux.
00:16:30C'est une tuerie.
00:16:32Il manque à boire, mais c'est une tuerie.
00:16:33Juste une question concernant ce qui s'est passé il y a quelque temps sur les abattages
00:16:37et la vaccination.
00:16:38Est-ce que vous avez été beaucoup impacté ?
00:16:40Et deuxième question, ça je le sais de gens de chambre d'agriculture
00:16:44qui m'ont dit, ça ne plaît peut-être pas, ça ne va pas vous plaire, mais
00:16:48qui a eu quand même, qui a du trafic d'élevage qui vient des trajets en France et qui
00:16:52ne respecte pas les règles.
00:16:53Est-ce que vous pourriez me répondre à cette question ? Parce que je l'ai entendu.
00:16:56Je ne l'invente pas, je l'ai entendu.
00:16:58Alors là, je n'ai pas de réponse.
00:17:00Je ne vais pas surtout semer le doute.
00:17:02Les comportements humains tendancieux doivent être sûrement pareils à tous les niveaux.
00:17:09Peut-être que c'est un âge des agriculteurs.
00:17:10Après, bon, je n'en ai pas connaissance, donc je ne vais pas détailler là-dessus.
00:17:12Et après, bon, si on enchaîne sur la problématique sanitaire, nous, la région
00:17:17Occitanie a été sévèrement touchée, on croise les doigts pour que l'épisode
00:17:23soit définitivement terminé.
00:17:25Clos, oui.
00:17:26Voilà.
00:17:26Et on passe à autre chose.
00:17:27Et on passe à autre chose.
00:17:28Exactement.
00:17:29Justement, on va passer à autre chose parce que c'est la pub dans un instant.
00:17:31On va revenir sur la sixième zone réglementée mise en place pour lutter contre la dermatose
00:17:36nodulaire contagieuse qui a été levée.
00:17:39Mais on va voir les enjeux et en tout cas ce que ça a pu générer sur la filière.
00:17:42On en parle dans un instant.
00:17:43A tout de suite.
00:17:44Sud Radio.
00:17:45Sud Radio.
00:17:45Parlons vrai.
00:17:46Parlons vrai.
00:17:47Sud Radio.
00:17:47Parlons vrai.
00:17:48On dirait du salon de l'agriculture.
00:17:50On est toujours sur le stand de l'Aubrac en partenariat avec l'alliance France Cuir.
00:17:55Et je crois que notre réalisateur s'amuse beaucoup avec des messages.
00:17:59Maxime, vous vous amusez beaucoup quand même.
00:18:01Ah bien sûr, toujours.
00:18:03Toujours.
00:18:04Vos vaches cochons, est-ce que vous êtes là ?
00:18:06Ah oui, on est là.
00:18:06Il y a une chanson d'Alida qui s'appelait Laissez-moi chanter.
00:18:09Là, je pense que les vrais voix, c'est plutôt Laissez-nous manger.
00:18:12C'est ça.
00:18:12Parce qu'il y a un plat de chez Conquet devant nous.
00:18:14Et je peux vous dire que le pâté en croûte, le chorizo, la saucisse sèche de bœuf,
00:18:19parce que c'est de la charcuterie de bœuf, vraiment première classe.
00:18:22Voilà, en tout cas.
00:18:23Très dangereux, ça nous détourne de la chose intellectuelle.
00:18:26Eh bien, vous inquiétez pas, moi je vais vous remettre dedans.
00:18:28Philippe Bilger est avec nous, avec Bruno Pommard aussi.
00:18:31Excusez-moi, mais mettre Bilger dans l'intellectualisme, vous avez de l'espoir.
00:18:34Ancien membre du RAID et autour de cette table, Lénaï Manéa, qui est délégué général de la Fédération des cuirs
00:18:39et peaux brutes.
00:18:40Et puis Mathieu Causs, président de la race Aubrac Casimir Conquet, président de la maison Conquet.
00:18:46Et on est en train de déguster en tout cas les produits de cette maison magnifique bouchée charcutier de l
00:18:53'Aubrac.
00:18:54Avec une chose importante, c'est le secteur agricole qui désigne finalement une réduction aujourd'hui, Mathieu Causs, du chaptel.
00:19:03Et comment aujourd'hui on explique ça ?
00:19:05Oui, alors effectivement, on a perdu énormément de chaptels à l'étang en France, mais aussi en Europe.
00:19:11On est quasiment sur un peu plus de 1,5 million de vaches en moins.
00:19:16Comment on l'explique ça ?
00:19:17Alors en fait, c'était par rapport d'agriculture, l'élevage à l'étang.
00:19:21Il y avait très peu de rémunération avec, comme l'a dit tout à l'heure Casimir, une implication forte
00:19:26en termes de temps de présence, temps de travail.
00:19:28Et donc peut-être on n'a pas su envisager un avenir plus heureux pour cette filière.
00:19:34Et on n'a pas su l'accompagner, ce n'est pas que par des subventions ou des aides, mais
00:19:38maintenir les gens sur nos territoires,
00:19:41ça passe aussi bien évidemment par la rémunération, par son travail, donc par le produit.
00:19:47Mais ça veut dire que ça peut revenir ou pas ? On peut imaginer qu'on rééquilibre ?
00:19:52Oui, là très récemment, notre filière connaît une grosse bouffée d'oxygène, liée principalement au problème d'offres et de
00:20:00demandes.
00:20:00Il y a tellement eu une baisse drastique des effectifs que les prix se sont envolés,
00:20:07mais trop rapidement, ça devrait être dû préparer puis construire pour maintenir les gens sur les territoires,
00:20:14parce qu'on a quand même perdu beaucoup, beaucoup d'éleveurs.
00:20:16L'Enaïg Manéa, la baisse du cheptel, ça ne pose pas de problème pour les approvisionnements en cuir ?
00:20:21Oui, ça pose un problème.
00:20:22Parce que s'il y a moins de matières premières, c'est plus compliqué.
00:20:24Vous êtes obligé d'importer du cuir ou alors on arrive encore à s'en tirer avec la production française
00:20:29?
00:20:29Comment ça fonctionne ?
00:20:30La décapitalisation, effectivement, ça a un impact surtout sur le gisement cuir et sur nos collecteurs de peau.
00:20:37Le collecteur de peau, en fait, c'est le maillon de la chaîne entre l'abattoir et le tanneur.
00:20:42Donc ils ont une expertise, un savoir-faire qui permet de déterminer en fait qu'elle peau ira à tel
00:20:47tanneur
00:20:47en respectant des exigences techniques et qualitatives.
00:20:51Et qualitatives, absolument.
00:20:52Et sur le moment où effectivement vous récupérez la peau et le moment où elle est « manufacturable »,
00:20:59il se passe combien de temps ?
00:21:01Oui, ça va jusqu'à plusieurs mois pour un tannage.
00:21:07On va rentrer dans des détails techniques.
00:21:09Je ne suis pas la spécialiste de ce qui est tannage.
00:21:12Donc suivant la technique de tannage utilisée, on peut aller à plusieurs mois de tannage
00:21:17avant d'obtenir un cuir fini.
00:21:19Et vous travaillez pour des grandes marques ?
00:21:22Des grandes marques de voitures comme de luxe ?
00:21:25Alors j'ai une collègue tout à l'heure qui travaille justement pour la fédération communeuse de la tannerie
00:21:29et je pense qu'elle soit...
00:21:29Je tiens à l'avance, excusez-moi.
00:21:31Non, non, mais...
00:21:32Je vais me faire un gueulé par rapport.
00:21:32Le problème, c'est que vous êtes toujours ou en avance ou en retard, mais jamais quand il faut.
00:21:36C'est ce qu'on vous reproche.
00:21:38Excusez-moi, il y a de la police.
00:21:41Est-ce que je peux me permettre de...
00:21:43Je suis frappé de voir le gouffre qui existe entre la dilection, l'affection des Français pour les agriculteurs,
00:21:53quel que soit le registre, et le fait que l'État a du mal à tenir ses promesses.
00:21:59Comment expliquez-vous ce hiatus entre les deux ?
00:22:02Casimir peut-être, non ?
00:22:04Non.
00:22:05Oui, mais je pense que ce delta, il est...
00:22:08Bien proche du micro.
00:22:10Ce delta, il doit être au niveau de l'économie mondiale,
00:22:13parce qu'en fait, ce que vous parlez des éleveurs de la France,
00:22:17on est sur le micro-marché,
00:22:19et malgré tout, on est vraiment détenus par le marché mondial,
00:22:23c'est-à-dire qu'on est presque sur une agriculture en bourse,
00:22:27et cette agriculture-là, en fait, elle est menée par la loi du marché.
00:22:32Il y a une question qui se pose, notamment pour les éleveurs bovins.
00:22:35On a parlé de la signature du Mercosur, il y a un peu moins de deux mois,
00:22:38c'était début janvier.
00:22:40Est-ce que ça a un impact, y compris sur la viande de très haute qualité,
00:22:44comme la race au braque ?
00:22:45Parce que, si je ne m'abuse, le braque est considéré parmi les cinq meilleures races à viande du monde.
00:22:50Est-ce que, pour vous, ça a un impact,
00:22:52ou est-ce que c'est juste un impact,
00:22:54ça va juste avoir un impact sur les viandes qui ont moins de qualité,
00:22:59moins de valeur ajoutée, on va dire ?
00:23:00Je pense que ça aura un impact sur tout type de viande,
00:23:04mais l'impact le plus important, c'est, je trouve,
00:23:08c'est pour rebondir ce que vous disiez,
00:23:10c'est le manque d'accompagnement de nos politiques.
00:23:13Il a fallu que la profession et tous les éleveurs se dressent vent debout
00:23:19pour arriver à être entendus
00:23:20et qu'on commence à imaginer que ce n'était pas un accord favorable à l'agriculture.
00:23:25Alors que c'est un accord qui a eu 30 ans de gestation,
00:23:28et là, on a l'impression qu'on le découvre il y a deux mois.
00:23:30Alors qu'il y a eu 30 ans de préparation, je veux dire, c'est...
00:23:33Mais c'est une responsabilité collective, en fait.
00:23:35Depuis 30 ans, et tout à coup, on découvre que...
00:23:38Et pourtant, les agriculteurs se battent depuis des années et des années.
00:23:41Oui, oui, je trouve que c'est quand même un désaveu
00:23:43pour l'élevage français en général
00:23:46de non-accompagnement des pouvoirs publics
00:23:49par rapport à une vision d'avenir et une pérennité de...
00:23:52Mais comment on se relève de ça ?
00:23:55C'est quoi l'avenir, en fait ?
00:23:56Même si je sais que vous êtes plutôt très positif sur l'avenir,
00:24:00que ce soit vous, Mathieu ou Casimir,
00:24:02en tout cas l'ensemble des agriculteurs,
00:24:03de dire de toute façon, j'ai l'impression que vous vous relevez à chaque fois.
00:24:06Comment on imagine l'avenir ?
00:24:09Je pense que ça tient par la passion.
00:24:11Alors, c'était un peu 18 comme message.
00:24:13La passion et l'amour de notre métier et de nos territoires.
00:24:16Ces valeurs véhiculées par la France,
00:24:18cette meilleure agriculture au monde,
00:24:20elle tient surtout par les hommes.
00:24:22Et les éleveurs notamment, aussi.
00:24:24Mais l'ensemble de mes co-frères agriculteurs,
00:24:26je pense que c'est par la passion.
00:24:28Et tant qu'on donnera...
00:24:30Les hommes avec un grand H, bien évidemment.
00:24:37En tout cas, je l'avais compris comme ça.
00:24:39Vous l'aviez bien compris.
00:24:40Vous parlez de la passion qui amène parfois à des suicides, malheureusement.
00:24:44Oui, oui, oui.
00:24:45Quand vous parlez de passion, c'est bien,
00:24:47mais pour en arriver au suicide,
00:24:49on se demande parfois, est-ce que ça vaut le coup de continuer ?
00:24:52Oui, tout à fait.
00:24:53Surtout quand on voit dans la brutalité,
00:24:55l'absence de communication,
00:24:56la maladresse dans la communication,
00:24:58et dans les prises de position,
00:24:59on arrive à des catastrophes.
00:25:02Alors on passe surtout à tous nos confrères
00:25:04touchés par les crises sanitaires récentes,
00:25:07et tous ceux qui ont été malheureusement deuillés.
00:25:09Mais je pense qu'il faut quand même porter un message positif.
00:25:12On a tous les atouts en main,
00:25:14tous les atouts en main pour relever les défis de demain, justement.
00:25:17On pense, on est évidemment au Salon de l'agriculture à Paris,
00:25:21les produits finis comme les produits conquets,
00:25:23on arrive à les exporter,
00:25:24on commence à les exporter aussi un peu vers des pays
00:25:26où on aime bien la bonne bouffe, comme on dit,
00:25:29l'Italie, l'Espagne, le Portugal, etc.
00:25:31Désolé, je vois un peu plus le sud de l'Europe que le nord.
00:25:35C'est les voyages qui m'ont appris ça.
00:25:38Oui, c'est des produits totalement exportables.
00:25:42Ils sont...
00:25:42Voilà, on est un peu cocorico,
00:25:45on est là pour mettre en avant le savoir-faire français
00:25:48qui a le droit de s'exporter,
00:25:50et qu'il faut qu'il s'exporte,
00:25:52à nos originalités.
00:25:54Il faut en être fiers et les promouvoir au maximum.
00:25:57Et vos concurrents, au niveau européen, c'est qui ?
00:26:01On n'en a pas.
00:26:03On n'en a pas du tout ?
00:26:04Dans le même registre, non.
00:26:07La qualité ?
00:26:08Oui, oui.
00:26:09Je parle de l'élevage de façon générale.
00:26:11On est tous concurrents, si on va par là.
00:26:13Mais là, c'est comme...
00:26:15Est-ce qu'il y a la concurrence avec les vrais voies ?
00:26:18Ben non, il n'y en a pas.
00:26:18C'est une question de qualité.
00:26:20Et sur le cuir, la problématique est la même,
00:26:22parce que le cuir, c'est quand même un matériau
00:26:24on ne peut plus noble.
00:26:25D'ailleurs, on a même des petites vaches en cuir
00:26:27que vous nous avez apportées.
00:26:28La vachette.
00:26:29La vachette.
00:26:30Ce n'est pas celle d'Interville.
00:26:31C'est la vachette du soir.
00:26:32Elle est un peu plus petite.
00:26:34Est-ce que vous, parce que le savoir-faire français,
00:26:37on pense évidemment aux marques de luxe,
00:26:38qui sont quand même très excédentaires
00:26:40au niveau des exportations,
00:26:41c'est quand même aussi une valeur cardinale,
00:26:43la qualité de la matière première
00:26:45du cuir français pour les marques de luxe ?
00:26:47Absolument.
00:26:48Et on a deux axes de travail,
00:26:50notamment avec les éleveurs,
00:26:52qu'on accompagne sur certains points.
00:26:54La filière française du cuir a longuement accompagné
00:26:57sur la vaccination contre la teigne,
00:26:58notamment, où on finançait une partie du vaccin.
00:27:01C'est rentré désormais dans les pratiques courantes.
00:27:04Ça a laissé des traces, en fait, sur les peaux.
00:27:07Et donc voilà, on est très contents,
00:27:09très heureux du résultat.
00:27:10Et on a un autre travail qui se fait.
00:27:12Donc j'ai deux collègues que vous aurez tout à l'heure également,
00:27:14et qui travaille à l'accompagnement dans les abattoirs,
00:27:19parce que la peau passe aussi par là,
00:27:20donc l'accueil des animaux au sein des abattoirs,
00:27:24la façon dont ils sont abreuvés, accueillis, etc.
00:27:27Et ensuite, la préservation, la manipulation de la peau,
00:27:30ce qu'on appelle le travail de dépouille,
00:27:31et ensuite la conservation.
00:27:32Ils vous en diront plus tout à l'heure.
00:27:33Mais on est très bien placés sur les marchés mondiaux aujourd'hui.
00:27:36Oui, alors le marché mondial est quand même difficile.
00:27:38Merci, mais nous sommes les troisièmes exportateurs de cuirs et peaux au monde.
00:27:43C'est lâchement bien.
00:27:43C'est énorme.
00:27:44Derrière quel pays ?
00:27:45Vous avez...
00:27:46On a le Brésil et les Etats-Unis.
00:27:49Et l'Argentine ou les Etats-Unis,
00:27:50mais qui ont un cheptel beaucoup plus grand que nous.
00:27:52Absolument.
00:27:53Donc ça n'est pas comparable.
00:27:54Mais on n'a pas la même qualité.
00:27:55Mais dans notre cœur, vous êtes les premiers.
00:27:57Dans notre cœur, vous êtes les premiers.
00:27:58Philippe Bilger.
00:27:59Est-ce que les citoyens que vous êtes,
00:28:04est-ce qu'au fond, il ne pourrait pas y avoir une unité du monde agricole
00:28:08pour s'accorder sur les mots qu'ils menacent ?
00:28:13Parfois, je me dis que l'agriculture devrait échapper à l'esprit partisan.
00:28:18Quand je vous écoute, j'ai l'impression que tous les gens de bonne foi
00:28:23pourraient comprendre ce qui ne va pas.
00:28:26Est-ce que c'est concevable ?
00:28:27Dans notre vie politique, un petit peu effervescente.
00:28:33Sûrement, malgré que l'on soit animé des meilleures intentions,
00:28:37je pense qu'on n'a pas échappé, nous les agriculteurs,
00:28:40à cette radicalisation, à cette polarisation.
00:28:43Et on a du mal à avoir conservé ce qui faisait notre force,
00:28:48notre bon sens paysan,
00:28:49où on était capable d'outrepasser des divergences de territoire,
00:28:53de politique, de conception,
00:28:55pour défendre une cause commune, de bon sens.
00:28:58Et je pense que, bien que tardivement, l'agriculture n'y échappe pas.
00:29:03Je le regrette profondément.
00:29:05Mais sachez que tous les acteurs et tous les éleveurs et tous les agriculteurs
00:29:09sont motivés à recréer cette union pour pouvoir être entendus
00:29:15et continuer à promouvoir cette magnifique agriculture française.
00:29:18Vous croyez y arriver avec la FNSEA, la Confédération rurale, etc. ?
00:29:22Parce que visiblement...
00:29:23Coordination.
00:29:24Coordination rurale.
00:29:25Il y a l'autre aussi.
00:29:26Visiblement, ce n'est pas le grand amour.
00:29:28Enfin, je ne sais pas.
00:29:29Il y a des divergences.
00:29:31Alors, personnellement, mon mandat, moi,
00:29:33il vient des éleveurs de race au braque.
00:29:35Donc, on est apolitique et non syndiqué.
00:29:38Effectivement, l'opposition est regrettable.
00:29:42C'est vrai, cette radicalisation.
00:29:44Alors, après, charge à nous de remettre du bon sens là-dedans.
00:29:49Ce n'est pas évident.
00:29:50Mais peut-être, c'est le moment, là, après ces crises sanitaires destructrices,
00:29:56de resserrer les liens.
00:29:58C'est ça.
00:29:58Un dernier mot avec vous, Casimir Conquet.
00:30:01sur ce métier formidable de boucher, charcutier, en tout cas.
00:30:07Donnez-nous encore envie, en tout cas, de ces jeunes,
00:30:10aujourd'hui, qui se posent la question, disons, vers quoi je vais aller,
00:30:13de se dire que ces métiers, effectivement, du commerce,
00:30:16de l'alimentation, de la souveraineté française,
00:30:18est finalement un miracle.
00:30:20Oui, bien sûr.
00:30:21C'est des métiers qui ont beaucoup de sens.
00:30:23On a parlé d'un peu de politique, pour ceux qui ne suivent pas.
00:30:27Mais aujourd'hui aussi, je pense qu'il y a l'éducation,
00:30:30qui est à mettre en avant.
00:30:32Parce que nos consommateurs ont changé leur mode de fonctionner.
00:30:37On consomme de plus en plus de produits transformés
00:30:39et de moins en moins de produits bruts.
00:30:41C'est vrai.
00:30:42Et je pense que c'est tout aussi important que ce qu'on vient de dire.
00:30:46C'est-à-dire qu'aujourd'hui, rééduquons nos consommateurs
00:30:48à aller vers une viande saine,
00:30:51rééduquons nos consommateurs et la consommatrice à cuisiner.
00:30:54S'ils cuisinent, ils iront chercher forcément une viande plus triée,
00:30:57plus de qualité, ils comprendront ce qu'ils mangent aussi.
00:30:59Et en matière de santé publique, on est bien.
00:31:01Et on sera beaucoup mieux.
00:31:03Absolument.
00:31:03Merci en tout cas à l'Enaïg Manéa d'avoir été avec nous,
00:31:06un délégué général de la Fédération des cuirs et peaux.
00:31:09Merci beaucoup, Casimir Conquet.
00:31:11Merci beaucoup pour cette dégustation incroyable.
00:31:13Président de la maison Conquet, Mathieu Causs.
00:31:15On vous garde et on revient dans un instant.
00:31:17A tout de suite.
00:31:18Bienvenue.
00:31:18On est en direct de l'Aubrac et en partenariat avec l'Alliance France Cuir.
00:31:23A tout de suite.
00:31:23Merci.
00:31:24Sud Radio.
00:31:25Sud Radio.
00:31:25Parlons vrai.
00:31:26Parlons vrai.
00:31:27Sud Radio.
00:31:27Parlons vrai.
00:31:28De ce salon de l'agriculture, on est ravis en tout cas avec Philippe David
00:31:32et l'ensemble des vrais voix d'être présents ici sur le stand de l'Aubrac
00:31:37en partenariat et en alliance avec l'Alliance France Cuir.
00:31:41Avec autour de cette table Philippe Bilger.
00:31:45Ça va mon Philippe ?
00:31:46Philippe Bilger, ça va ?
00:31:48Très bien.
00:31:49Très bien.
00:31:50Là, il mange.
00:31:52Bruno Pommard qui est avec nous.
00:31:54On a gardé Mathieu Causs.
00:31:56Ça va Mathieu ?
00:31:57Super.
00:31:58Allez, tout de suite.
00:31:59C'est l'info du jour.
00:32:02Les vrais voix Sud Radio.
00:32:05Et depuis le 20 février, la sixième zone réglementée mise en place pour lutter
00:32:10contre la dermatose nodulaire contagieuse a été levée.
00:32:14On voulait en parler avec vous, Mathieu Causs.
00:32:16Une maladie virale qui a, bien entendu, eu un impact terrible sur les cheptels aujourd'hui.
00:32:24On en est où ?
00:32:25Et quel a été finalement l'impact ?
00:32:29Alors, on en est où ?
00:32:30Apparemment, la situation a l'air maîtrisée.
00:32:32On s'en réjouit.
00:32:33On passe sans nos collègues touchés.
00:32:34Et voilà.
00:32:35En espérant que ça soit définitivement terminé.
00:32:40Après, l'avenir reste...
00:32:42Tout reste à construire.
00:32:43Parce que quand même, la politique sanitaire doit maintenant que la crise est maîtrisée,
00:32:48on l'espère, je le dis, de façon durable,
00:32:50doit être repensée pour prévoir et prévenir l'arrivée de nouvelles maladies.
00:32:56Maladies tropicales ou vectorielles, appelées comme thème.
00:32:58Oui, avec les flux internationaux.
00:32:59Les flux, voilà, internationaux, de marchandises, de populations, d'animaux.
00:33:04Et tout ça aidé par le changement climatique qui permet aux vecteurs,
00:33:07donc principalement les insectes, de transmettre ces maladies.
00:33:11Donc, il faut que l'État prenne en considération les différentes crises que l'on a traversées.
00:33:18Donc, il y a eu bien avant...
00:33:20En matière d'indemnisation, peut-être, aussi ?
00:33:22Indemnisation, sûrement, aussi.
00:33:24Mais bon, il faut surtout, en termes de prévision, adapter la gestion
00:33:28pour éviter de mettre notre agriculture à feu et à sang,
00:33:32de dresser les populations les unes contre les autres.
00:33:33Mathieu, quand je vous écoute, j'ai l'impression que c'est encore assez flou.
00:33:37C'est-à-dire que les lignes ne sont pas très claires.
00:33:40Alors, nous, en tant que race, on n'est pas décisionnaire en termes de politique sanitaire.
00:33:46On est juste consulté.
00:33:48Après, par contre, nous, nous sommes les acteurs du territoire.
00:33:51Nous sommes les passionnés qui font jour et nuit le travail auprès de nos animaux.
00:33:58Donc, c'est nous qui allons mettre en œuvre ces politiques sanitaires
00:34:01au travers de la vaccination ou de toute autre solution.
00:34:03Moi, il y a une question que je me pose.
00:34:05C'est la première année, on vient tous les ans avec Sud Radio au Salon de l'agriculture.
00:34:09Il n'y a pas de bovins cette année.
00:34:11Est-ce qu'on ne va pas un peu loin dans le principe de précaution ?
00:34:15Moi, je me pose cette question.
00:34:17Sûrement, sûrement.
00:34:18Alors, là, je ne suis pas armé en termes scientifiques.
00:34:22Par contre, on a semé la terreur et le doute auprès des éleveurs.
00:34:28Et je pense que la décision...
00:34:3030 ans après la vache folle, c'était 96.
00:34:32Oui, oui.
00:34:32La décision de ne pas participer, elle résulte en plus d'un contexte sanitaire tendu.
00:34:39D'un contexte politique et social extrêmement tendu.
00:34:42Et là, je pense que, par contre, le problème n'est pas résolu.
00:34:45Loin s'en fout.
00:34:45Mais est-ce que ça va faire bouger le marché de se dire que le fait aujourd'hui de vacciner
00:34:55ces bêtes, est-ce que ça va changer quelque chose ?
00:35:00Oui, oui.
00:35:00La vaccination a un impact immédiat puisque le fait que ces animaux soient vaccinés, ils rentrent dans ces zones appelées
00:35:08vaccinales.
00:35:08Et ça modifie complètement les possibilités de vendre les mouvements d'animaux.
00:35:14Ça les restreint fortement et ça amène avec des conséquences de mouvements d'exportation très complexes.
00:35:21Ça dévalue un peu la valeur de la bête ?
00:35:24De fait, dès qu'on rajoute des contraintes, c'est toujours utilisé quoi qu'il en soit pour tirer le
00:35:29prix vers le bas.
00:35:30Non, mais moi, ce que je voudrais revenir sur ce cas-là, Philippe David, je pense que le principe de
00:35:34précaution,
00:35:34Dieu sait si le gouvernement, à toutes les sources, nous le met.
00:35:37Là, quand même, on a affaire à un événement international.
00:35:41Prendre le risque, très sincèrement, je trouve que c'était un peu touch de dire, on fait venir les bovins,
00:35:48effectivement,
00:35:48et au risque qu'il y ait une épidémie qui se déclenche ici, c'est un terme d'image, ça
00:35:52serait catastrophique.
00:35:53Donc, effectivement, c'est pas avantageux pour nos amis éleveurs, évidemment, mais je pense que le principe de précaution se
00:36:00justifie.
00:36:01Je sais pas ce que vous en pensez, mais moi, c'est bon.
00:36:03Oui, oui, les risques, si on le raisonne comme ça, les risques étaient incommensurables.
00:36:08C'était catastrophique, ça, je l'entends.
00:36:11Après, il y a du pour et du contre, c'est toujours la même chose.
00:36:13Oui, voilà, c'est sûr, il n'y a pas de ligne, c'est clair.
00:36:17Je me demande, et pour une fois, je rejoins Philippe David, et je me demande si je n'ai pas
00:36:23tort,
00:36:24c'est en fait, on a peut-être abusé du principe de précaution au détriment de ce qu'on pourrait
00:36:32appeler le principe de responsabilité.
00:36:35Est-ce que vous ne trouvez pas que la manière française de constater que tout un troupeau doit être abattu
00:36:42alors qu'on pourrait distinguer, parfois, entre les malades et les bêtes ?
00:36:47Est-ce qu'on n'aurait pas pu imaginer un système comparable ?
00:36:52Alors moi, oui, je ne vais pas amener le débat vers un domaine scientifique,
00:36:57mais par contre, je partage la solution que vous laissez entendre,
00:37:00c'est-à-dire que j'invite les scientifiques et les pouvoirs publics à mettre en œuvre des expertises
00:37:06pour amener des protocoles sanitaires en phase et adaptées aux conditions actuelles,
00:37:13parce qu'on a souvent oublié que la science, elle a peut-être mis trop de côté le facteur humain
00:37:19et l'individu là-dedans,
00:37:21et donc sûrement, on doit faire des expertises in situ pour arriver à trouver des solutions moins radicales.
00:37:31Et on a pu estimer le chagrin des éleveurs devant la perte de leur mère.
00:37:36C'est au-delà du chagrin, à ce stade-là, c'est au-delà du chagrin, je vous l'assure.
00:37:39C'est un traumatisme, surtout que, voilà, c'est le paradoxe de l'élevage,
00:37:44mais on n'imagine pas à quel point c'est un travail qui se fait, c'est un travail au
00:37:48long terme.
00:37:50De longue haleine.
00:37:51Nos parents avant nous, nos grands-parents, sûrement chaque paysan a plusieurs générations derrière lui,
00:37:56qui a travaillé, voilà, avec la transmission de ces valeurs qui sont sous-évaluées.
00:38:03Comment on faisait avant ?
00:38:05Par rapport à quoi ?
00:38:06Par rapport à ça, est-ce qu'avant, on a l'impression qu'il y a des nouvelles maladies qui
00:38:11naissent forcément,
00:38:12mais comment on faisait ? Est-ce qu'on avait déjà cette vaccination ?
00:38:16Ou est-ce que ça passait quand même entre les gouttes ?
00:38:18Parce qu'entre ce que faisaient nos aïeux et aujourd'hui,
00:38:20on a l'impression que le cordon sanitaire s'est vraiment rétréci, rétréci.
00:38:25A l'époque, il y avait déjà la fièvre afteuse, par exemple, pour les moutons.
00:38:28Oui, oui, oui.
00:38:29Il y a ça, il y a un siècle.
00:38:30Même pour les bovins, où ça a été catastrophique.
00:38:31Donc, d'une solution, de quelque chose d'excessivement vertueux,
00:38:34on a pu l'amener à quelque chose de catastrophique, par un problème de gestion.
00:38:39Après, moi, je ne suis pas scientifique, mais la vaccination a aidé grandement le milieu de l'élevage.
00:38:45Nos vétérinaires qui nous accompagnent nous ont aidés à adapter nos pratiques,
00:38:48en adéquation avec les maladies que nous rencontrions, bien sûr,
00:38:52mais aussi avec les solutions qu'ils pouvaient nous proposer.
00:38:56Donc, la vaccination est quelque chose d'inévitable et ça a été un bienfait pour l'élevage.
00:38:59Moi, je ne remets absolument pas ça en question.
00:39:03Après, c'est plus la problématique de l'approche du sanitaire
00:39:08qui fait passer avant les obligations économiques.
00:39:13Donc, tout ça, c'est pour conserver des statuts et arriver à vendre les animaux sur tel ou tel marché
00:39:18où on a obligation d'être M.D.N. ou de telle ou telle maladie.
00:39:22Est-ce qu'il y a une méconnaissance, finalement, du terrain des éleveurs ?
00:39:26Est-ce qu'au plus haut sommet de l'État, on ne comprend pas toujours, en tout cas,
00:39:32toutes les données indispensables d'un éleveur et comment les traiter ?
00:39:36Je pense, j'en suis même convaincu.
00:39:38Après, nous, éleveurs, on a aussi à se remettre en question sur la façon dont on fait remonter les informations.
00:39:43Et comme je l'ai dit tout à l'heure, nous, en tant que race,
00:39:46on n'est pas organisme chargé de la politique sanitaire.
00:39:50Toutefois, je le dis, c'est nous qui occupons l'espace, c'est nous qui sommes sur le terrain.
00:39:53Donc, on est les plus à même à expliquer nos problèmes et à faire remonter ces infos.
00:39:58Ça veut dire quoi ? Que vous êtes trop taiseux, peut-être, de dire qu'il faut communiquer beaucoup plus
00:40:01?
00:40:02Alors, trop taiseux, non, je ne pense pas.
00:40:05Mais disons que peut-être, ça fait partie des réformes à faire dans nos systèmes de communication.
00:40:12Pardon, il y a une petite fête à côté.
00:40:14Mais bon, on a quand même le sentiment, en tant qu'éleveur, de ne pas être écouté.
00:40:21Mais est-ce qu'on n'est pas un peu dans la quadrature du cercle ?
00:40:25Où il faut vacciner, mais les viandes, les bêtes ne sont plus exportables vaccinées,
00:40:29mais elles ne sont pas exportables avant.
00:40:31Est-ce qu'on n'est pas vraiment dans Uburois ?
00:40:33Ah si, complètement, puisqu'on a une solution qui fonctionnerait scientifiquement.
00:40:37Je ne parle pas du protocole, je parle de la solution, de la vaccination.
00:40:41Mais les implications et les conséquences économiques empêchent de mettre cette vaccination en œuvre.
00:40:51Donc, effectivement, on doit repenser le système sanitaire.
00:40:53Le système sanitaire doit prendre en considération les impacts économiques d'une vaccination et comment alléger tous ces...
00:41:01Mathieu Causse, vous me répondez oui ou non.
00:41:04Un éleveur à la place du ministre de l'Agriculteur, ce serait une bonne idée ?
00:41:12La réponse, dans un instant.
00:41:13Non, non, non, désolé, non.
00:41:16Pas forcément, non.
00:41:17Pas forcément.
00:41:18Sauf si c'est vous.
00:41:21Allez, vous restez avec nous, on fait une petite pause.
00:41:24On revient dans un instant avec le coup de gueule de Philippe David.
00:41:26Pour défendre nos agriculteurs, ne comptez surtout pas sur les technocrates ou les écologistes.
00:41:31On vient de le dire.
00:41:32Allez, soyez les bienvenus.
00:41:33Mais là, je vais remettre une grosse tartinée.
00:41:34Dans un instant, soyez les bienvenus en direct du salon et sur le stand de l'Aubrac avec nos amis
00:41:39de l'Alliance France Cuir.
00:41:40A tout de suite.
00:41:42Sud Radio, ici on ne coupe pas la parole.
00:41:46Les vrais voix Sud Radio, 17h20, Philippe David, Cécile de Ménibus.
00:41:52Ils sont contents, ces animaux.
00:41:54En tout cas, ils sont extrêmement bien traités ici au Salon de l'Agriculture.
00:41:57Nous sommes en direct avec les vrais voix jusqu'à 20h avec Philippe David qui sera en direct avec François
00:42:04-Louis Bourneau de 19h à 20h.
00:42:05Vous pourrez bien entendu les accompagner.
00:42:09Ce sera un plaisir en tout cas pour eux.
00:42:10Autour de cette table, Philippe Bilger est avec nous.
00:42:13Bruno Pommard, un ancien du RAID.
00:42:16Et nos invités qu'on accueille tout de suite, Marc Brunel est avec nous.
00:42:19Alliance France Cuir, vous êtes le directeur général.
00:42:22Bonsoir, merci d'être avec nous.
00:42:25Et nous accueillons Sophie Hivert qui est avec nous.
00:42:27Bonjour, merci d'être avec nous.
00:42:29Alliance France Cuir aussi, déléguée générale de la Fédération Française de la Tannerie-Mégistrie.
00:42:35Le métier du cuir est un métier classé d'art.
00:42:37On va en parler dans quelques instants.
00:42:39En attendant, il y a toujours quelqu'un qui veut râler dans cette émission.
00:42:42C'est toujours le même, c'est Philippe David.
00:42:45Les vrais voix Sud Radio.
00:42:48Le coup de gueule de Philippe David.
00:42:51Comme d'habitude, je vais remettre le clocher au milieu du village et même de plusieurs milliers de villages,
00:42:56puisque ce sont désormais une soixantaine de départements qui sont touchés par ce fléau.
00:43:01Mais quel fléau touche donc désormais une soixantaine de départements ?
00:43:05Ce fléau est un fléau naturel qui avait quasi disparu, mais qui nous est revenu d'Italie, le loup.
00:43:11Et les chiffres pour nos éleveurs sont terrifiants.
00:43:14Selon les estimations du ministère de l'Agriculture, 4441 attaques de loups ont eu lieu l'an dernier,
00:43:20causant environ 14 000 victimes au sein du cheptel au vin.
00:43:24Une plaie pour nos éleveurs qui perdent instantanément une partie de leurs troupeaux
00:43:28et qui, bureaucratie française oblige, doivent se lancer dans une longue procédure
00:43:33pour être indemnisées, indemnisées avec des guillemets, puisque le montant perçu est en moyenne de 200 euros par bête tuée.
00:43:41Face à cette problématique, des mesures d'abattage ont été prises pour protéger nos éleveurs.
00:43:46Les pouvoirs publics ont augmenté le quota pour passer de 19% à 21% du nombre de loups estimé
00:43:52en France,
00:43:53qui est entre 920 et 1125 bêtes.
00:43:55Mais avec une hausse si faible, ce sont 246 loups qui seront abattables cette année, contre 190 l'an passé.
00:44:03Pas de quoi faire baisser le nombre de bêtes victimes d'attaques de loups, qui a augmenté de 10%
00:44:08l'an passé.
00:44:09Nos agriculteurs sont donc abandonnés face aux loups comme face aux sangliers qui ravagent leurs champs,
00:44:14ramenant parfois à zéro une récolte de blé.
00:44:16Des sangliers si invasifs qu'ils ont commencé à coloniser les îles d'Hierre dans le Var,
00:44:21en traversant à la nage le bras de mer qui sépare ces îles paradisiaques du continent.
00:44:26Des sangliers dont les prélèvements ont augmenté, mais comme pour les loups, pas suffisamment.
00:44:31Si on ajoute les ours qu'on a embarqués Manu Militari de Slovénie pour les remettre dans les Pyrénées,
00:44:36histoire de faire plaisir aux bobos des centres-villes, sans penser aux conséquences pour les éleveurs,
00:44:41c'est tiers séperdant pour nos agriculteurs.
00:44:43Et si pour une fois en France, on laissait les agriculteurs,
00:44:46plutôt que les technocrates et les idéologues de l'écologie gérer ces dossiers sur lesquels ils ont la plus grande
00:44:52compétence,
00:44:53voilà qu'ils seraient révolutionnaires, non ?
00:44:57Ben oui, mais remarquable, comme d'habitude, le principe de précaution fait que je tombe dans le dithyrambe
00:45:05et j'ajouterai un loup.
00:45:07Un grand chauffeur politique a dit que l'homme était un loup pour l'homme.
00:45:11J'en rajoute un.
00:45:14Non, mais encore une fois, je pense aux éleveurs, évidemment, c'est les premiers impactés.
00:45:18Alors si on continue comme ça, on finira par faire importer de l'étranger encore plus d'animaux
00:45:24parce qu'on ne va pas être capable de produire.
00:45:26C'est une catastrophe, oui, effectivement.
00:45:27Mais c'est encore une fois pour faire plaisir à toute une casse de bobos, c'est clair et net.
00:45:31Moi, je le vois dans les Pyrénées, c'est pas loin de chez moi.
00:45:33Ben, les ours ?
00:45:33C'est une catastrophe avec les ours, effectivement.
00:45:35Et on a fait oublier les ours de Slovénie.
00:45:37On les met dans de bonnes conditions, dans des eaux qui sont très bien aménagées pour les montrer aux gens.
00:45:42Ben, pourquoi pas ?
00:45:43Mais quand même, c'est interdit, ça va l'être.
00:45:45Oui, mais il faudrait continuer, justement, et éviter de laisser toutes ces bestioles errer partout
00:45:49et rentrer même dans les agglomérations, dans les villages, etc.
00:45:52Ben, les sangliers ?
00:45:53Les sangliers, c'est le vrai problème.
00:45:54On en a tué il y a quelques temps, le long du canal du Midi, à la gare Matabio, à
00:46:00Toulouse.
00:46:00Alors, monsieur, vous allez vous opposer aux écolos et aux amoureux des animaux.
00:46:04Est-ce qu'il ne faudrait pas plutôt se dire qu'on les stérilise et qu'on les change d
00:46:10'endroit ?
00:46:11Est-ce que ce ne serait pas une solution, plutôt que de les abattre ?
00:46:14Si vous disiez les loups ?
00:46:15Ben oui, les femelles.
00:46:18C'est une vraie bobo, madame de Médic.
00:46:20Non, c'est une alternative.
00:46:22Oh, merde.
00:46:23Ben, c'est une alternative.
00:46:24Tu me fous tout ça dans ce zoo et terminé.
00:46:26Et on arrête, parce que moi, je pense aux éleveurs, aux petits éleveurs.
00:46:31J'en connais pas mal, moi, qui est là-bas.
00:46:33Ben, les mecs, ils vivent de ça.
00:46:34Donc, ils ont besoin de ça, qu'on arrête de les emmerder.
00:46:36Pôle final.
00:46:39On sent le raid.
00:46:41On sent le raid.
00:46:41Ouais, mais non, mais ça me fout hors de moi.
00:46:43Mais oui, j'en connais plein, en plus, d'éleveurs.
00:46:45Ah non, mais c'est un traumatisme.
00:46:46Vous avez beaucoup de choses à dire.
00:46:47Non, non.
00:46:48Pas sur ce sujet-là, mais c'est un traumatisme, en tout cas, pour les agriculteurs qu'on a rencontrés
00:46:54et qui explique que lorsque vous montez, en tout cas, dans les alpages avec vos bêtes
00:46:59et que vous les retrouvez à moitié mortes, à moitié des balades,
00:47:02et qu'il faut les abattre parce que certaines sont blessées à mort et on ne peut pas les sauver,
00:47:06c'est extrêmement violent, en tout cas, pour les agriculteurs.
00:47:09Et pour les sangliers, c'est pareil.
00:47:10Il faut savoir que les fédérations agricoles, etc., financent tous les ans,
00:47:13je ne me rappelle plus, dans mon village, on me l'a dit,
00:47:15c'est des millions d'euros, des millions d'euros pour refaire les cultures, etc.
00:47:19Je rappelle quand même qu'en fonction de la brebis, si elle a des agneaux, pas d'agneaux,
00:47:25enfin voilà, ça vaut à peu près aux alentours de 200 euros et c'est le contribuable qui paye.
00:47:30Je rappelle aussi, c'est important.
00:47:31Et c'est une usine à gaz parce que, comme vous le disiez, Cécile,
00:47:34elle a eu des agneaux, pas d'agneaux, elle a tel âge, pas tel âge.
00:47:37Alors, le choc de simplification, il est où ?
00:47:39Oui, et vous savez que le loup est très, visiblement, très intelligent
00:47:44parce qu'il arrive à détourner, ce que disent certains agriculteurs, les patous,
00:47:48c'est-à-dire qu'ils s'en font des copains.
00:47:50Et pendant qu'ils jouent avec le patou, d'autres loups arrivent pour attacher.
00:47:57Voilà, c'est ce que les agriculteurs nous ont dit.
00:48:00En tout cas, voilà, ce coup de gueule a retrouvé, bien entendu, en podcast sur Sud Radio.
00:48:05Et tout de suite, c'est l'info en plus.
00:48:07Sud Radio.
00:48:08Sud Radio.
00:48:09Parlons vrai.
00:48:09Parlons vrai.
00:48:10Sud Radio.
00:48:11Parlons vrai.
00:48:12Ça fait bien, hein ?
00:48:13Oui, très bien.
00:48:13Ça fait bien.
00:48:14Oui, ça va, oui.
00:48:16Voilà, très bien.
00:48:18Merci.
00:48:19Allez, nous sommes toujours en direct du Salon de l'agriculture et c'est un vrai plaisir.
00:48:23J'en profite pour vous dire que demain, à 12h45, la directrice du Salon de l'agriculture
00:48:30fera un premier bilan de la semaine dans la France, dans tous ses états de Perico-Légas,
00:48:35en direct sur Sud Radio.
00:48:36Et vendredi matin, dans la matinale avec Maxime Liédo,
00:48:39ce sera sur le stand de la coopération agricole avec la ministre de l'Agriculture, Annie Gennevard.
00:48:46En attendant, nos invités ce soir pour cette seconde info en plus, nous sommes avec Marc Brunel qui est avec
00:48:54nous.
00:48:55Bonsoir.
00:48:55Bonsoir.
00:48:56Bonsoir.
00:48:56Vous êtes directeur général d'Alliance France Cuir et Sophie Hiver est avec nous.
00:49:00Bonsoir, re-bonsoir, déléguée générale de la Fédération Française de la Tannerie.
00:49:05Avec une question plutôt intéressante de se dire, finalement, cette filière, ça représente combien de personnes,
00:49:15combien d'entreprises ?
00:49:17Mais ça semble énormissible, en fait.
00:49:20C'est une très grande filière, assez méconnue, en fait, qui regroupe aujourd'hui en France 12 000 entreprises et
00:49:26170 000 salariés.
00:49:28C'est une filière, en fait, très étendue.
00:49:30Oui, oui, c'est une filière très étendue qui commence notamment à la collecte des peaux,
00:49:35puis ensuite avec des transformateurs que sont les tanner qui vont transformer les peaux brutes sorties d'abattoirs en cuir,
00:49:42qu'on utilise aujourd'hui au quotidien dans nos articles, les chaussures, la maroquinerie, les bracelets de montre, enfin.
00:49:48Et donc, nous avons dans notre Confédération également tous les manufacturiers, chaussures, ganteries, maroquineries qui sont présents,
00:49:56la distribution, le magasin spécialisé près de chez vous, qui vend un sac ou qui vend une chaussure,
00:50:02fait partie de notre belle filière, et nos amis les cordonniers qui réparent et donnent une seconde vie au cuir,
00:50:08finalement, au produit.
00:50:08Donc, en fait, on est très intégrés et très alignés, et c'est une filière assez riche, assez riche en
00:50:16métiers et, finalement, en profils différents.
00:50:19Et bien, justement, Sophie, Hiver, combien de métiers aujourd'hui dans cette filière ?
00:50:23Donc, au niveau de la tannerie-mégistrie, on représente, en fait, 42 entreprises industrielles.
00:50:31Et juste une petite précision, donc, en fait, les tanneurs, ce sont les tanneurs de grande peau, donc les bovins,
00:50:36et les mégiciers,
00:50:37puisque c'est une appellation où on se pose souvent un peu la question.
00:50:41Et en fait, les mégiciers, ce sont les tanneurs de petites peaux, donc, en fait, c'est-à-dire l
00:50:46'agneau, la chèvre et les poissons.
00:50:49Ah oui ?
00:50:49Eh oui.
00:50:50Ah bon ?
00:50:50On fait quoi avec la peau de poisson, pardon ?
00:50:52Eh bien, en fait, on tanne la peau de poisson, parce que c'est un coproduit de l'industrie agroalimentaire,
00:50:57comme les autres animaux que...
00:50:58On vous fera des sous-vêtements, Philippe.
00:51:02Ça vous ira comme une moufle.
00:51:04Donc, vous ne traitez pas de morue, ça ira.
00:51:06Moi, je peux, je peux.
00:51:07Je tiens à préciser, c'est pas très grand.
00:51:09Ça lui ira très bien.
00:51:13Et donc, on peut les utiliser pour faire des bracelets-montres, des éléments sur des ceintures, des éléments sur des
00:51:19chaussures.
00:51:20Même, on peut aussi...
00:51:21Toutes sortes de poissons ?
00:51:22Oui, toutes sortes de poissons.
00:51:24Là, on a possibilité de tanner, donc, en fait, tous les poissons qui sont au niveau de l'élevage.
00:51:30On a du loup de mer, on a de la truite, on a du saumon.
00:51:33On peut faire aussi avec de la salle.
00:51:36Il y a du requin aussi.
00:51:36Il y a du requin aussi, tout à fait.
00:51:38Mais là, comme on est sur de l'élevage...
00:51:39Crocodile.
00:51:40Et c'est la même façon que pour la peau animale ?
00:51:44Oui, on est vraiment sur le même type de procédé.
00:51:47C'est-à-dire, vraiment, on récupère un coproduit en sortie...
00:51:51Donc, vous avez compris, Philippe Bilger, quand vous irez manger une seule, vous récupérez la peau et on vous prend
00:51:55un bracelet.
00:51:57Exactement.
00:51:58Et en fait, c'est au niveau des sushis.
00:52:00La plupart du temps, en fait, ils récupèrent ça au niveau des sushis shop.
00:52:04Et ils peuvent récupérer les peaux directement congelées et après, ils peuvent les travailler.
00:52:09Génial.
00:52:10Philippe Bilger, vous avez une question ?
00:52:11Non, j'ai craint votre calombour habituel sur l'élevage.
00:52:16Moi, j'en ai une.
00:52:17Où se situe la France au niveau mondial, aujourd'hui ?
00:52:20On est le quatrième exportateur.
00:52:23Globalement, la filière est le quatrième exportateur mondial.
00:52:26Donc, on est juste derrière la Chine, le plus gros pays, évidemment.
00:52:31Le Vietnam.
00:52:31Le Vietnam et ensuite l'Italie.
00:52:34Et nous, on exporte vers qui ?
00:52:36Eh bien, on exporte vers la Chine.
00:52:40C'est œil pour œil, dent pour dent.
00:52:42Vers la Chine, le Vietnam, l'Italie.
00:52:44Et qu'est-ce qu'ils viennent chercher chez nous, alors, s'ils le font eux-mêmes ?
00:52:46Alors, nous, on a une spécificité.
00:52:48Un savoir-faire particulier ?
00:52:49Alors, d'abord, effectivement, c'est une filière élargie, comme je vous l'ai expliqué.
00:52:52Mais c'est surtout des savoir-faire qui sont uniques.
00:52:54Que ce soit dans la tannerie, un savoir-faire, une reconnaissance de produits absolument sublimes.
00:52:59Ou bien, les produits façonnés qu'on connaît, français, qui voyagent à travers le monde pour le plaisir des acheteurs.
00:53:06Et vous fabriquez pour les grandes marques de voitures ?
00:53:09Rolls, Benkley, etc. ?
00:53:11Non ? On ne fait pas tout ça ?
00:53:12En France, on n'a plus de...
00:53:13Les sièges en poisson, c'est bien, c'est bien.
00:53:15Il y a beaucoup de couture.
00:53:17Ah, d'accord.
00:53:18Non, non, non.
00:53:19En fait, on ne fabrique plus en France de cuir pour l'industrie automobile.
00:53:23Et le luxe ?
00:53:24Mais par contre, on a une spécificité, c'est-à-dire qu'on a développé de nouveau une possibilité d
00:53:31'avoir des cuirs pour la restauration de voitures anciennes.
00:53:34D'accord.
00:53:34Donc en fait, tout ce qui est restauration de voitures anciennes, ou aussi la fabrication du sur-mesure pour faire
00:53:39des habillages de voitures, d'avions, d'hélicoptères...
00:53:43D'accord. Donc c'est du cas de luxe, c'est ça ?
00:53:45Voilà. Et la filière luxe, bien sûr, est une des filières importantes.
00:53:48Mais c'est une filière où il y a tout type d'emplois, manuel et intellectuel ?
00:53:53Alors effectivement, on a à la fois dans nos ateliers, effectivement, des gens qui travaillent avec leurs mains.
00:53:59Donc c'est vraiment un métier de main-d'œuvre.
00:54:03Ce qu'on appelle les métiers de la main.
00:54:04Les métiers de la main, exactement. Les métiers de la main qui sont réputés vraiment pour être des...
00:54:10Des métiers d'excellence.
00:54:11Des métiers d'excellence, voilà, en France.
00:54:12C'est des artisans, mais artisans, ça commence comme artiste.
00:54:16Artisans d'art.
00:54:17Artisans d'art.
00:54:17Alors, chez les tanneurs, il y a aussi des métiers, effectivement, où on utilise ses mains.
00:54:22Et puis après, il y a tous les métiers, évidemment, un peu plus créatifs.
00:54:25Ou des métiers de support.
00:54:26Designer, etc.
00:54:27Exactement.
00:54:28Qu'on va retrouver plutôt là dans la filière aval.
00:54:30Et puis, je vous parlais de la distribution.
00:54:32Mais la distribution, c'est des vendeurs.
00:54:34Donc en fait, on trouve tout type.
00:54:35Il y a plus d'une centaine de métiers aujourd'hui.
00:54:37Il y a des formations, des PTS, des CAP.
00:54:39Enfin, on en trouve partout en région.
00:54:41Et donc, c'est assez riche et on trouve toujours son bonheur.
00:54:44Mais c'est...
00:54:44Et à votre avis, monsieur, pour des jeunes qui cherchent un emploi, est-ce que c'est un métier d
00:54:51'avenir ?
00:54:51Est-ce qu'on peut aisément trouver une activité ?
00:54:55Alors, c'est un métier d'avenir.
00:54:57Et surtout, on est une industrie qui est des ateliers, une manufacture qui fonctionne.
00:55:01On parlait de troisième exportateur mondial, notamment dans la maroquinerie.
00:55:05On a des performances.
00:55:07On a une balance excédentaire, en fait.
00:55:09On est dans des rares secteurs d'activité et personne ne le sait.
00:55:12En fait, on est un peu méconnus.
00:55:13On vit aussi une période où finalement, les métiers de main-d'oeuvre sont très dévalorisés.
00:55:19Les parents ont peur quand on fait des salons de l'étudiant et qu'on présente nos métiers.
00:55:22Ils ont peur de l'avenir.
00:55:23Or, aujourd'hui, ces métiers sont en croissance.
00:55:26On embauche chaque année.
00:55:27Et en fait, c'est des métiers qui sont solides, avec des entreprises derrière qui sont solides.
00:55:33D'ailleurs, on vient d'apprendre qu'Hermès a encore ouvert des maroquineries.
00:55:38à Vernon, en tout cas, en Normandie.
00:55:41Au-dessus d'Angoulême.
00:55:42Exactement.
00:55:43Aux Anglis.
00:55:44Donc, ça veut dire la création d'emplois.
00:55:46260 emplois.
00:55:47Donc, on sent quand même que les grandes maisons françaises continuent à aller dans les territoires
00:55:53et à les chercher.
00:55:54Est-ce qu'il y a une pénurie aujourd'hui de talents dans cette filière ?
00:56:00Tout à fait.
00:56:00On est...
00:56:01Les enjeux, aujourd'hui, sur l'emploi, c'est de trouver dans les régions, puisqu'en
00:56:05fait, on parle des grands noms, mais on a aussi tous les petits ateliers.
00:56:09C'est 75 à 80 % de TPE et PME dans notre secteur.
00:56:14Et en fait, c'est difficile parce qu'on se retrouve dans des zones souvent rurales, où
00:56:19finalement, ces ateliers sont un peu éclipsés par d'autres activités, peut-être plus
00:56:24commerçantes, plus commerciales.
00:56:26Et donc, c'est difficile de trouver des compétences.
00:56:28Mais comment se répartit la filière de l'agriculteur au distributeur ?
00:56:34Alors, c'est l'agriculteur, lui, il va être...
00:56:38Donc, on a dans notre confédération la viande.
00:56:40Oui, bien sûr.
00:56:41Et en fait, donc, on a l'agriculteur qui, lui, va élever l'animal.
00:56:44Et ensuite, paf, on passe à l'abattoir qui est là où, au moment, on va préserver le cuir.
00:56:49Et ensuite, toute la chaîne se détend, comme je vous l'ai expliqué, de la tannerie jusqu'à
00:56:54la distribution réparation.
00:56:55Et nous, donc, on récupère les cuirs directement en sortie d'abattoir, directement en coproduit
00:57:01de l'industrie, et donc agroalimentaire.
00:57:04Et donc, en fait, nous le récupérons directement près des abattoirs ou directement près de
00:57:07collecteurs.
00:57:08Et après, donc, en fait, vient le métier de tanner qui va transformer, en fait, cette
00:57:12peau en cuir par l'intermédiaire du tannage.
00:57:15D'accord.
00:57:16Mais est-ce que ça veut dire que toutes les peaux, aujourd'hui, à destination, en tout
00:57:19cas, qui sont traitées dans les abattoirs, sont toutes utilisées ? Ou il y a quand même
00:57:23un choix particulier avec un critère drastique ?
00:57:27Donc, elles sont toutes utilisées, mais pas toutes par la tannerie française ?
00:57:30C'est ça.
00:57:31Donc, en fait, si vous voulez, toutes les peaux, de toute façon, au niveau des abattoirs,
00:57:34sont toutes récupérées.
00:57:35Et après, c'est aussi pour ça qu'au niveau des cuirs bruts, il y a aussi également
00:57:40beaucoup d'exports, puisque tout n'est pas utilisé au niveau français, au niveau de
00:57:44la tannerie française.
00:57:45Mais nous-mêmes, on a des produits aussi que l'on récupère et qu'on a, en fait, un
00:57:50certain nombre de choix qu'on récupère directement.
00:57:52Mais on s'aperçoit vraiment de la qualité de ce qu'on a acheté, simplement après
00:57:57l'étape de tannage.
00:57:59Donc, il y a d'abord l'étape de rivière, l'étape de tannage, et après seulement...
00:58:02C'est quoi, rivière ?
00:58:03La rivière, en fait, on va nettoyer la peau, et en fait, on va dilater les pores pour
00:58:07pouvoir, en fait, évacuer les poils ou la laine, pour après tanner la peau, et la peau
00:58:13devient cuir.
00:58:14D'accord.
00:58:15Est-ce que c'est l'un des plus vieux métiers du monde ? Ça fait partie de ces vieux
00:58:19métiers,
00:58:19de la tannerie ?
00:58:21Eh bien, à l'origine, en fait, l'homme était sur terre, avait trouvé des animaux, il
00:58:26se dit, de toute façon, il faut bien les manger.
00:58:28Donc, pour les manger, il fallait donc, en fait, les dépecer.
00:58:31Et un jour, il s'est dit, il fait froid, je pourrais peut-être me mettre cette peau
00:58:34sur le dos.
00:58:35Il l'a mis auprès d'une rivière, il y a des écorces d'arbres qui sont tombées
00:58:39dessus, ou des feuilles, et c'est comme ça que le tannage est né il y a plus de 70
00:58:42millions.
00:58:44Donc, on est vraiment une industrie, une des premières industries, je pense, au monde.
00:58:47Et comme le cuir, c'est esthétique, ça joint l'utile à l'agréable, non ?
00:58:51N'est-ce pas ?
00:58:52Et moi, je suis entourée d'hommes de Cro-Magnon autour de là-bas.
00:58:57Je voudrais un peu planter l'ambiance, mais je vous écoute avec beaucoup d'attention.
00:59:01Comme ça a été fait avec la fourrure, on a la fourrure synthétique, est-ce qu'on
00:59:05peut imaginer, parce que les Chinois sont capables de tout, évidemment, de créer du cuir
00:59:10synthétique, entre guillemets, et que votre filière prenne un coup sur la tête ?
00:59:13Alors, je vais vous envoyer un recommandé, parce qu'on ne dit pas cuir synthétique,
00:59:16et qu'il y a une appellation contrôlée.
00:59:19Excusez-moi, c'est pour faire le rapprochement.
00:59:21N'est pas cuir qui veut, il y a un décret qui protège l'appellation cuir, première
00:59:25chose, et cuir, ce qui est d'origine animale.
00:59:27Oui, mais est-ce qu'on peut imaginer que...
00:59:29Pour répondre à votre question, il y a déjà des développements existants, et tous les
00:59:34matériaux qui sont sortis aujourd'hui, à date, ne rivalisent en aucun cas le cuir.
00:59:38On a fait des tests sur la flexion, l'absorption, la résistance à l'abrasion.
00:59:44Eh bien, en fait, il n'y a aucun matériau qui résiste aussi bien que le cuir.
00:59:48Il faut considérer que ce sont deux matières totalement différentes.
00:59:50Et voilà.
00:59:50Et en fait, ce sont...
00:59:51Tout à fait.
00:59:52Donc la filière est protégée ?
00:59:53La filière, en tout cas, tant qu'elle permet, en tout cas en Europe, de maintenir un certain
01:00:00niveau de qualité, elle perdurera.
01:00:02Parce que de toute façon, aujourd'hui, c'est ce qui nous rend performants à l'export,
01:00:05et c'est ce qui fait aussi un petit peu l'attractivité de l'ensemble de notre filière.
01:00:08D'accord.
01:00:09Et aujourd'hui, c'est un matériau qui est durable et réparable.
01:00:12Ce qui n'est pas le cas forcément des autres matériaux.
01:00:15Regardez les gens qui ont le cuir épais, hein !
01:00:17Oui, c'est ça.
01:00:18On en fait partie.
01:00:19On en fait partie.
01:00:21Il mériterait que vous lui tagniez le cuir.
01:00:24Voyez les paradis de mon esprit.
01:00:27Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu.
01:00:29On a un petit foulon sur le stand.
01:00:30Venez, on va s'occuper de vous.
01:00:33On va vous peindre par les pieds, vous allez voir.
01:00:35Allez, vous restez avec nous.
01:00:36On fait une petite pause en revient avec la question du soir avec l'ensemble de nos invités.
01:00:41On est ensemble jusqu'à 19h.
01:00:44Sud Radio.
01:00:45Sud Radio.
01:00:45Parlons vrai.
01:00:46Parlons vrai.
01:00:47Sud Radio.
01:00:47Parlons vrai.
01:00:49Cette semaine, réveillez-vous avec Patrick Roger dans le Grand Matin Sud Radio.
01:00:54Cécile de Ménibus.
01:00:56Et nous sommes toujours en direct avec Philippe David, bien entendu, avec Bruno Pomard, Philippe Bilger qui est avec nous.
01:01:03Et nous inviter ce soir, Marc Brunel qui est avec nous, directeur général d'Alliance France Cuir.
01:01:08Et merci en tout cas d'être avec nous aujourd'hui.
01:01:10Nous sommes en partenariat, justement, sur le stand de l'Aubrac avec vous, Alliance France Cuir.
01:01:16Et Sophie Hiver, déléguée générale de la Fédération Française de la Tannerie.
01:01:21Et ce qui nous intéresse dans cette question du soir, c'est l'artisanat du cuir français.
01:01:26Reste-t-il encore, a-t-il encore un avenir, Philippe ?
01:01:30Et pour le moment, vous dites oui à 54%.
01:01:33Vous voulez réagir le 0826 300 300.
01:01:36En 10 ans, la France a perdu 1,8 million de bovins.
01:01:40Est-ce que Marc Brunel ou Sophie Hiver, est-ce que ça a eu un impact, j'imagine, sur vous
01:01:45?
01:01:46Vous êtes au bout de la filière.
01:01:48Est-ce que vous avez senti, justement, cette diminution du produit ?
01:01:54Alors, on ne l'a pas ressenti.
01:01:55Par contre, ce qu'on entrevoit est sur des délais relativement courts.
01:02:02Notre spécialisation et notre spécialité en France, c'est le veau.
01:02:05Le tannage de cuir de veau.
01:02:08Qui sert en particulier pour quels produits ?
01:02:10Alors, pour la maroquinerie.
01:02:12Oui, c'est-à-dire les sacs à main, les portes boudets, les portefeuilles.
01:02:15Pour quelles raisons ? C'est la matière plus souple, plus facile ?
01:02:18Alors, c'est une matière extrêmement fine, extrêmement délicate, souple, effectivement,
01:02:24et qui donne un rendu très, très agréable avec une durabilité aussi qui est excellente.
01:02:30Et donc, c'est cette tension sur l'approvisionnement de matières premières.
01:02:34On regarde ça, effectivement, avec beaucoup d'attention.
01:02:37C'est pour ça qu'on est aussi ici à soutenir le monde agricole et les agriculteurs sur ce salon.
01:02:41C'est veiller à ce que l'ensemble de notre chaîne de valeur perdure.
01:02:48Et on regarde ça avec, effectivement, un peu de crainte.
01:02:51D'autant que ce sont des tendances qui deviennent vite irrémédiables.
01:02:55Donc, la perte, ça va vite.
01:02:58Recomposer et reconstituer, c'est compliqué.
01:03:00Bruno Pommard.
01:03:01Une question. Alors, ça veut dire que vous seriez capable de faire importer des ponts ?
01:03:04Écoutez, je pense que l'arbitrage, il va se faire, effectivement, sur de l'import,
01:03:09mais d'une qualité qui ne sera pas au rendez-vous, sans doute.
01:03:12Et puis, deuxième chose aussi, on peut avoir un désengagement des manufacturiers
01:03:17sur un produit trop difficile à obtenir et d'aller sur des matériaux de substitution.
01:03:21Sans doute pas des matériaux synthétiques, mais il y a d'autres matériaux qu'on peut utiliser.
01:03:27Ça serait dommage. Ça serait vraiment dommage.
01:03:29Et si on parlait d'emploi en région, parce que ça aussi, c'est une filière qui fonctionne très bien.
01:03:36Aujourd'hui, Sophie Hiver, ça correspond à combien d'emplois ?
01:03:40Aujourd'hui, en France, les tanneurs et magiciers emploient 1700 personnes.
01:03:46Mais surtout, il y a une pyramide des âges au niveau des entreprises
01:03:50qui font qu'aujourd'hui, il y a une vraie question qui se pose par rapport au renouvellement dans les
01:03:56entreprises.
01:03:56Et c'est pour ça qu'on a lancé, depuis le début de l'année, deux campagnes de recrutement sur
01:04:02les réseaux sociaux
01:04:03à destination des jeunes de 18-25 ans.
01:04:07Et puis, à partir du mois de mars, on va lancer une campagne pour les personnes en reconversion.
01:04:11Parce qu'on veut vraiment attirer ces personnes pour leur dire que le métier de la tannerie recrute,
01:04:19que c'est un métier auquel ils ne pensent pas du tout.
01:04:21Parce que quand on parle de cuir, tout le monde voit tout de suite la maroquinerie.
01:04:24Mais pas tout de suite venir travailler en tannerie, ça c'est évident.
01:04:27Donc c'est pour ça qu'on doit nous faire pédagogie et donner de l'information sur nos métiers.
01:04:33Et c'est pour ça aussi qu'on va en région, au niveau des centres de pôle emploi,
01:04:39mais également aussi au niveau des centres des agences d'intérim,
01:04:43pour aller promouvoir aussi nos métiers auprès des prescripteurs de l'emploi.
01:04:48Parce que si quelqu'un ne connaît pas nos métiers, ne connaît pas juste à côté, il y a deux
01:04:52ou trois tanneries,
01:04:53ils ne vont pas pouvoir le prescrire.
01:04:54Pourquoi la reconversion ?
01:04:56Alors il y a beaucoup de gens qui, c'est comme Notre-Dame, qui ont vu les métiers de la
01:05:00main
01:05:00et qui se sont dit, finalement on va redevenir menuisier, compagnon.
01:05:06Et voilà, on sent qu'il y a un retour en tout cas des métiers traditionnels.
01:05:11Les filières de jeunes, d'enfants, est-ce que ça veut dire que les personnes qui s'occupent de l
01:05:17'orientation des enfants,
01:05:19c'est aussi important pour vous ?
01:05:21Tout à fait, c'est ce qu'on essaie également, de faire une mobilisation, une information auprès de ces personnes.
01:05:26Mais surtout aussi, on en parlait des métiers d'art.
01:05:28C'est vrai que les métiers d'art, on pense tout de suite aux éléments que vous avez cités,
01:05:31mais aussi aux éléments de compagnonnage et d'autres éléments au niveau de la chaussure, la maroquinerie.
01:05:39Mais il y a aussi le métier de tanner, magicier, est aussi reconnu comme métier d'art.
01:05:44C'est également un métier de transformation de matière.
01:05:48On parle d'une matière brute, on le crée à un cuir fini.
01:05:53Donc c'est vrai que c'est quand même quelque chose de production.
01:05:56C'est combien de temps, pardon, pour être tanner ? C'est quoi la formation aujourd'hui ?
01:06:00Donc aujourd'hui, on n'a plus de formation initiale.
01:06:02Il n'y a plus de bac tanner, il n'y a plus de BTS tanner,
01:06:05parce qu'il n'y avait plus de demande dans cette filière et plus personne ne voulait y aller.
01:06:10Donc ça fait quoi ? Ça se fait in situ ?
01:06:12Exactement. On a de la formation directement sur site.
01:06:15Et on a créé nous-mêmes des CQP de formation...
01:06:18Certificat de qualification professionnelle.
01:06:21Tout à fait, pour les personnes des ateliers et pour aussi, après, les personnes en encadrement.
01:06:27Et donc combien de temps ?
01:06:28On a donc, en fait, je pense qu'il faut au moins 4 ou 5 ans de formation ou d
01:06:34'éléments.
01:06:35Et par contre, les CQP se font sur des périodes beaucoup plus courtes.
01:06:39Et on a donc une seule école, qui est une école d'ingénieurs, qui est basée à Lyon.
01:06:43Donc là, par contre, on a toujours des ingénieurs cuir pour pouvoir, en fait, faire cette transformation du cuir,
01:06:49qui est de la chimie, en fait, ou même de l'alchimie, en fait.
01:06:52Il faut quand même, entre guillemets, des petites... Excusez-moi le terme, des couturiers, enfin des gens qui ont fait
01:06:57savoir-faire.
01:06:58Des personnes qui soient en atelier. Et puis aussi, quand on parlait de métier d'art, on parle de métier
01:07:02d'art par rapport au tannage,
01:07:04parce que c'est une vraie science de pouvoir, en fait, chaque pot est unique, chaque tannerie va être unique.
01:07:09Parce qu'elle va le travailler aussi avec l'eau, qui est juste à côté de chez elle, pour pouvoir,
01:07:15en fait, transformer cette matière.
01:07:17Et en fait, la chimie, elle est là.
01:07:19Il y a une question. Allez-y, allez-y.
01:07:20Pardon. J'ai l'impression que vous insistez beaucoup sur le tannage.
01:07:25Est-ce que ça n'est pas une activité un peu méconnue, parce qu'elle paraissait difficile, et je n
01:07:31'en connais rien, mais odorante, peut-être ?
01:07:33Ou pénible, de pénibilité.
01:07:35Est-ce que ça n'est pas pour ça que, à juste titre, vous insistez là-dessus ?
01:07:39Oui, tout à fait, parce que c'est vrai que l'évolution, en fait, de notre métier est allée également
01:07:44au niveau de l'évolution de ce qui s'est fait aussi au niveau de l'aide, au niveau du
01:07:49poste de travail.
01:07:50Donc, c'est vrai que ce n'est plus du tout l'image qu'on peut en avoir depuis maintenant
01:07:54un certain nombre d'années.
01:07:56On essaye vraiment de répondre à toutes les idées fausses qui sont sur notre métier, et ça en fait une
01:08:01partie également.
01:08:02Il y a une question qu'on se posait tout à l'heure, on nous a dit, c'est nos
01:08:05collègues qui viennent plus tard qui répondront.
01:08:08Est-ce que, selon la race bovine, ça change la qualité du cuir ?
01:08:12Et avec certains, par exemple, je ne sais pas, l'aubrac, on fera des sacs, avec la blonde d'Aquitaine,
01:08:17on fera de la chaussure.
01:08:18Est-ce qu'il y a vraiment une caractéristique selon la race bovine ?
01:08:21Tu veux que je réponde ?
01:08:22Vas-y, vas-y.
01:08:23En fait, à chaque cuir, son usage. C'est plutôt comme ça qu'on va fonctionner. Alors évidemment, chaque animal
01:08:28a ses caractéristiques, et on va adapter suivant les besoins et l'utilisation du cuir.
01:08:34Vous aurez un cuir extrêmement souple d'agneau qu'on va mettre plutôt sur un vêtement, et dans ce cas
01:08:40-là, on va chercher une extrême finesse, une extrême souplesse.
01:08:43A contrario, sur une chaussure ville homme, on va avoir besoin de robustesse, de tenue.
01:08:48Donc on va aller chercher un cuir plutôt de bovin ou de veau, extrêmement épais, plus épais.
01:08:54On va avoir besoin peut-être d'un cuir végétal, c'est-à-dire tanné végétal, mais souvent de bovin.
01:08:59Tanné végétal.
01:09:00Tanné végétal, excusez-moi.
01:09:01Alors c'est quoi un cuir tanné végétal ?
01:09:03Il y a deux types de tannage principaux, et en fait il y en a plusieurs, mais il y en
01:09:06a deux principaux.
01:09:08Tannage minéral, c'est un tannage à base de sel de chrome 3, qui est donc en fait le tannage
01:09:14qui est le plus utilisé au monde.
01:09:1595% de nos articles en cuir sont tannés minérales, et le tannage végétal, donc les 5% restants, ce
01:09:23sont des tannages, des tannins à base d'écorces d'arbres,
01:09:26et donc de feuilles d'arbres, de différentes écorces ou essences d'arbres.
01:09:30Comme les promenions, quoi.
01:09:31Voilà, c'est exactement ça.
01:09:32On y revient.
01:09:33Et c'est pour faire un cuir beaucoup plus résistant, comme les sels d'équitation, c'est juste pour donner
01:09:37une idée, et les semelles de chaussures.
01:09:39Et c'est une spécificité française ?
01:09:42Non, c'est vraiment dans le monde entier, il y a vraiment ces deux types de tannage.
01:09:46Alors, il y a des labels aussi, c'est intéressant d'en parler, les EPV, donc les entreprises de patrimoine
01:09:53vivant,
01:09:54et le tannage en fait largement partie, elle aimait les métiers de cette filière.
01:09:59Oui, tout à fait, en fait, c'est vrai que les tanneurs et magiciers sont reconnus pour la plupart d
01:10:04'entreprises du patrimoine vivant,
01:10:05parce que ce sont beaucoup d'entreprises familiales qui sont implantées en région, pour certaines, depuis 1850, d'autres 1810,
01:10:16donc pour vraiment beaucoup d'industries, on est dans ce cadre-là.
01:10:20Ah oui ?
01:10:21Face à l'écologie, forcément, vous avez dû répondre aux écolos qui vous disaient, oui, les animaux, les déchets, la
01:10:31fabrication,
01:10:32est-ce qu'il y a une réponse à leur donner ?
01:10:36Alors, c'est vrai qu'on a beaucoup d'écoutes, mais nous, on a un observatoire économique,
01:10:40on mène des études régulièrement sur la perception du cuir par les Français d'une manière générale,
01:10:45mais aussi sur des études internationales.
01:10:47Aujourd'hui, le cuir, c'est la matière, la deuxième matière préférée des Français, après le coton.
01:10:52Déjà, il y a un affect autour du cuir, et ça, je tiens toujours à le souligner, malgré les détracteurs,
01:10:58voilà.
01:10:59Et quasi incontournable, c'est-à-dire que c'est un incontournable.
01:11:02Pour certains produits, c'est incontournable, le cuir.
01:11:04Exactement. Maintenant, il y a un sujet tarif.
01:11:07Un cuir, on en a parlé, c'est des process, c'est de la qualité, c'est aussi une gestion
01:11:12de l'eau correcte,
01:11:13c'est une gestion... Donc, tout ça, c'est des investissements.
01:11:15Beaucoup de main-d'œuvre.
01:11:16Beaucoup de main-d'œuvre, beaucoup de tâches, je crois que tu as combien de tâches ?
01:11:19Plus de 30 étapes.
01:11:20Voilà, plus de 30 étapes à la main.
01:11:23Et donc, ça veut dire un coût un peu plus élevé, effectivement, qu'un produit synthétique qui vient de l
01:11:27'autre bout de la planète.
01:11:28Donc, le produit cuir est un peu plus cher, effectivement, c'est clair.
01:11:33Maintenant, il y a le sujet de la réparabilité, de la durabilité du produit,
01:11:36que le consommateur, parfois, perd de vue.
01:11:38On regarde plutôt l'étiquette que, finalement, l'usage.
01:11:40Et nous, on est vraiment sur un ratio usage-pris qui est le plus ajusté possible.
01:11:46J'ai l'impression que vous êtes quand même inquiet,
01:11:48parce que tout à l'heure, je vous parlais encore du synthétique.
01:11:50À chaque fois, vous revenez sur le synthétique.
01:11:52Est-ce que vous avez quand même un peu peur, non ?
01:11:54Visiblement.
01:11:54On n'a pas peur, c'est juste des ratios de prix de quasiment fois 50.
01:12:02Un matériau synthétique est 50 fois moins cher qu'un matériau cuir.
01:12:06On veut de la qualité.
01:12:08Et je parle en plus de produits.
01:12:09On n'a quasiment plus de matériaux synthétiques de ce type-là fabriqués en Europe.
01:12:13On va les chercher à l'autre bout de la planète.
01:12:14Je suis frappé de ce que vous avez dit tout à l'heure, Cécile a raison.
01:12:21Après une expérience médiatique trop longue,
01:12:25c'est la première fois que je participe à une émission
01:12:28où on parle des métiers du cuir.
01:12:31C'est tout de même...
01:12:32Vous êtes un passionné du cuir, à la même temps.
01:12:33Non, mais compte tenu de l'importance de cette activité,
01:12:38c'est tout de même...
01:12:39Et pourtant, on fait des campagnes de communication sur le réseau.
01:12:42On a des stands régulièrement sur quasiment tous les salons de la place.
01:12:45On est présents, mais on ne nous entend pas.
01:12:48On parlait reconversion.
01:12:49On parle souvent des problèmes de l'emploi des seniors
01:12:52qui n'arrivent pas à retrouver d'emploi.
01:12:53Si demain, quelqu'un a 50 ans, 55 ans, perd son job
01:12:57et dit « moi, j'ai toujours rêvé de travailler dans le cuir »,
01:13:00il vient voir une de vos entreprises.
01:13:02Comme il n'y a plus d'école de formation à part une école d'ingénieurs,
01:13:04est-ce qu'il peut être embauché avec une rémunération ?
01:13:07Comment ça se passe ?
01:13:08Il y a de toute façon...
01:13:09Ce type d'emploi est recherché également.
01:13:12pour certainement l'expertise que la personne va pouvoir apporter.
01:13:16Même si elle n'avait pas un métier manuel auparavant ?
01:13:18Aujourd'hui, les portes d'étalerie sont ouvertes au recrutement.
01:13:21Donc franchement, n'hésitez pas.
01:13:23La campagne de recrutement incite à pouvoir déposer un profil en 90 secondes.
01:13:30Sur le site...
01:13:33Allez-y, allez-y, allez-y, on peut le citer, bien sûr !
01:13:35C'est l'étaneurfrancais.fr,
01:13:37et un slash recrutement.
01:13:38Et donc, en fait, vous avez la possibilité de déposer votre profil en répondant à juste quelques petites questions.
01:13:45Et comme ça, suivant le département dans lequel vous avez sélectionné où vous habitez,
01:13:50eh bien, le message sera envoyé aux tanneries de la région.
01:13:54Et puis, vous avez les métiers...
01:13:55On parle du métier de tanner, mais il y a les métiers de cordonnerie, par exemple.
01:13:58Qui, aujourd'hui, est un métier très en vogue.
01:14:02Pareil, on a enterré cette profession, alors qu'aujourd'hui...
01:14:04Parce que les gens mettent beaucoup de baskets aussi, c'est un peu le problème.
01:14:07Mais en fait, on a toute la nouvelle génération de jeunes cordonniers qui arrivent.
01:14:11Et puis les gens réparent, maintenant.
01:14:12On en a dans le sud-ouest, on en a en région parisienne.
01:14:15Je peux vous dire que c'est des ateliers qui cartonnent,
01:14:17ils embauchent des gens.
01:14:18Et en fait, c'est des métiers qui sont tout à fait accessibles
01:14:21à des personnes de 50 ans motivées par les métiers de la main.
01:14:23Je veux dire, demain, ils y vont, ils trouvent.
01:14:25Est-ce que c'est une filière qui peut être, demain, féminine ?
01:14:30Parce que c'est vrai qu'on a souvent des métiers.
01:14:32Aujourd'hui, on parle de tanner.
01:14:33Je ne sais pas si on dit tanner aussi.
01:14:36Je ne sais pas si ça se féminise ou pas.
01:14:39C'est ça.
01:14:40Il y a des gens qui nous tannent.
01:14:42Voilà, c'est ça.
01:14:43Est-ce que la féminisation est en route ?
01:14:46Alors, c'est très amusant parce qu'en fait, au niveau des magisteries,
01:14:49comme on travaille les petites peaux,
01:14:51en fait, la population, elle est beaucoup plus féminine
01:14:53qu'au niveau des tanners.
01:14:54Parce que chez les tanners, c'est les grandes peaux.
01:14:57Donc, il faut...
01:14:57Donc, la précision de ça, c'est très féminin, c'est ça ?
01:14:59Voilà, exactement.
01:15:00Vous entendez ce que je viens de dire ?
01:15:03Il n'y a aucun mépris dans le fait de confier les petites peaux aux femmes.
01:15:09Et on a fait des petits films pour présenter les fameux métiers
01:15:13pour des personnes que l'on recrute aujourd'hui.
01:15:15On a fait des petits films.
01:15:16Et en fait, sur six petits films, on a quatre profils féminins
01:15:20et deux profils masculins, donc par rapport au métier
01:15:23et l'explication de leur métier.
01:15:24Donc, et pas seulement au niveau des fonctions support.
01:15:27En atelier, en production, au niveau de la station d'épuration,
01:15:32il y a vraiment possibilité d'avoir des métiers au niveau féminin.
01:15:35Et ça marche partout.
01:15:36Je me rappelle, dans les années 70, il y avait un tennisman américain
01:15:38qui s'appelait Roscoe Tanner et il avait des chaussures en cuir,
01:15:41ce qui veut vraiment tout dire.
01:15:42Voilà.
01:15:43Et vous avez demandé à partir, j'ai trop de fond.
01:15:47Ce qu'il y a de terrible, c'est qu'il y a tellement de chômeurs
01:15:50et quand on voit ces beaux métiers, ça me fourre de moi.
01:15:53En tout cas, on était très heureux.
01:15:55Allez-y.
01:15:55C'est pour ça qu'on veut faire une formation,
01:15:57une information aux prescripteurs d'emploi.
01:16:00Parce que s'ils ne connaissent pas notre métier,
01:16:02ils ne vont pas pouvoir les prescrire.
01:16:03Mais là, on va vous faire un entretien d'embauche dans quelques instants.
01:16:06Le qui sait qui qu'il a dit.
01:16:08Oui, d'accord.
01:16:08Spécial salon de l'agriculture.
01:16:10D'accord.
01:16:11Vous allez voir.
01:16:12On fait une petite pause et on reste ensemble jusqu'à 19h.
01:16:17Et à partir de 19h, Philippe David, bien entendu,
01:16:19et François Libourneau seront en direct toujours du salon.
01:16:22Absolument.
01:16:22Avec plein d'invités, on aura notamment le cuir,
01:16:25on aura la race au braque, on aura la maison Conquet,
01:16:28on aura les bouchées de Paris.
01:16:29Et on va parler de tous ces métiers autour de la viande et du cuir.
01:16:32On en parle dans un instant.
01:16:35Du rire dans un instant.
01:16:36A tout de suite.
01:16:37Et au Nutri...
01:16:37Sud Radio.
01:16:38Sud Radio.
01:16:39Parlons vrai.
01:16:39Parlons vrai.
01:16:40Sud Radio.
01:16:41Parlons vrai.
01:16:41PA engagée.
01:16:42PEPOL certifié.
01:16:44Présente.
01:16:46Les vraies voix Sud Radio.
01:16:4817h20.
01:16:49Philippe David.
01:16:50Cécile de Ménibus.
01:16:52Mais qu'est-ce qu'on les aime, ces animaux.
01:16:54C'est toujours un plaisir d'être ici au Salon de l'agriculture,
01:16:57comme tous les ans,
01:16:58avec des animaux un peu sauvages,
01:17:01comme Philippe Bilger.
01:17:02On a été traités comme le meilleur de l'être.
01:17:05C'est ça, c'est ça, avec Philippe David.
01:17:08Et on a gardé Marc Brunel, qui est avec nous,
01:17:09directeur général d'Alliance France Cuir,
01:17:11et Sophie Hiver, déléguée générale de la Fédération Française de la Tannerie,
01:17:15entre autres.
01:17:15Et on va les tester, Philippe.
01:17:18Oui, là, c'est l'entretien d'embauche.
01:17:19Voilà, c'est l'entretien d'embauche.
01:17:21Attention, attention, tout de suite.
01:17:22C'est le qui c'est qui qui l'a dit.
01:17:24Les vraies voix Sud Radio, le quiz de l'actu.
01:17:29Alors, on peut tricher,
01:17:30on peut être de mauvaise foi dans ce jeu,
01:17:32on peut tout, c'est l'État dans l'État.
01:17:35On vous donne une citation de quelqu'un,
01:17:37il faut trouver le nom de la personne.
01:17:38Et c'était toujours au Salon de l'agriculture.
01:17:40Écoutez-moi bien.
01:17:41Qui c'est qui qui l'a dit,
01:17:43ce ne sont pas des bovins,
01:17:44c'est des chefs-d'oeuvre.
01:17:46Gennevar, non.
01:17:47Non.
01:17:48Chirac.
01:17:49Bonne réponse de Philippe Billigère.
01:17:52Jacques Chirac, et c'était en 2005.
01:17:54Jacques Chirac, lors du Salon 2005.
01:17:56Qui c'est qui qui l'a dit au Salon de l'agriculture ?
01:17:58Ce n'est pas en tapant sur le cul des vaches
01:18:01qu'on défend l'agriculture.
01:18:02Non, Macron.
01:18:03Non.
01:18:03Alors, il a été député européen.
01:18:06Attendez, attendez, je vais vous dire.
01:18:07McDo.
01:18:09McDo.
01:18:11McDo.
01:18:11Dans l'Aveyron, en plus.
01:18:12Beauvais.
01:18:13Bonne réponse.
01:18:14Beauvais, bravo.
01:18:15Bravo.
01:18:16Qui c'est qui qui l'a dit, pour la fin,
01:18:21pas là pour flatter les croupes des vaches ?
01:18:24Comment ?
01:18:25Pas là pour flatter la croupe des vaches.
01:18:27Chirac ?
01:18:28Non.
01:18:29Merde.
01:18:29Non.
01:18:30Macron ?
01:18:30Non.
01:18:32Oh, il est mignon, l'agneau.
01:18:36C'est mon petit, mon petit, mon petit, mon petit.
01:18:38Je ne l'ai pas.
01:18:38Non.
01:18:39Alors, elle a été ministre pendant longtemps, mais pas de l'agriculture.
01:18:42Elle est encore maire de grande ville, mais plus pour longtemps.
01:18:45Ah bon ?
01:18:45Non, non, non, non.
01:18:46Il y a de gros.
01:18:47Non, non, non, non.
01:18:47Maire d'une grande ville, mais il se représente.
01:18:49Et il a été premier ministre, pardon.
01:18:51Il a été premier ministre.
01:18:52Dans le sud.
01:18:53Non, Juppé.
01:18:54Est-ce trop vie ?
01:18:55Non, dans le sud.
01:18:55Juppé.
01:18:56Dans le sud.
01:18:57Dans le Sahori 4.
01:18:59Bayrou.
01:19:00Bayrou.
01:19:01François Bayrou.
01:19:02Bravo.
01:19:03Qui c'est qui qui l'a dit ?
01:19:05Vous savez, nous, dans le nord, on commence la bière à 7h du matin.
01:19:09Xavier Bertrand.
01:19:10Non.
01:19:10Mont-Roy.
01:19:11Non.
01:19:11Chirac.
01:19:12Qui a succédé à Mont-Roy.
01:19:13Mont-Roy Delmar.
01:19:15Non.
01:19:16Aubry.
01:19:16Aubry.
01:19:17Aubry.
01:19:17Il a été un poil plus rapide.
01:19:19Martine, je suis nordiste.
01:19:21En plus, vous êtes loyale.
01:19:23Qui c'est qui qui l'a dit ?
01:19:25Le folle, tu ne veux pas partager une petite bière ?
01:19:30Le folle était ministre et c'était son supérieur hiérarchique.
01:19:34Hollande.
01:19:35Non.
01:19:36Son supérieur N plus 1.
01:19:38Hollande, c'est N plus 2.
01:19:39Le folle, il a été agriculture, lui.
01:19:41Oui.
01:19:42C'est pas...
01:19:43Vous êtes donc le premier ministre.
01:19:44Attal.
01:19:44Non.
01:19:45Mont-Roy.
01:19:46Sous Hollande.
01:19:46Mont-Roy, Hollande.
01:19:47Il a été ministre.
01:19:49Valls.
01:19:50Bonne réponse de Bruno Pommard.
01:19:54Qui c'est qui qui l'a dit ?
01:19:56On ne va pas choisir le président de la République en fonction de la taille de son tracteur.
01:20:00Sinon, moi, je crois que j'ai un tracteur plus grand que François Bayrou.
01:20:03Non.
01:20:04Non.
01:20:05Un ancien premier ministre qui a été candidat à la présidentielle.
01:20:10Ah.
01:20:11Juvin.
01:20:12Nardier.
01:20:13Non.
01:20:14Non.
01:20:14Non.
01:20:14Candidat à le premier ministre de 2007 à 2012.
01:20:17Édouard Philippe.
01:20:18Non.
01:20:18Non, ben non.
01:20:20C'est Sarkozy.
01:20:21Fillon.
01:20:22Bonne réponse de Philippe Bilger.
01:20:23Je vous signale que j'ai un agneau dans les bras qui veut absolument répondre.
01:20:29Et depuis tout à l'heure, vous ne vous rendez même pas compte qu'il donne les bonnes réponses.
01:20:33Qui c'est qui qui l'a dit ?
01:20:36Alors, qui c'est qui qui l'a dit ? Casse-toi, pauvre con.
01:20:40Oh, Sarkozy.
01:20:41Sarkozy, il s'est venu ici aussi.
01:20:44Eh bien, c'est Philippe Bilger qui a gagné.
01:20:46Il remord 5 points.
01:20:47Oui, bravo.
01:20:48Devant Bruno Pommard, 1 point.
01:20:50Sophie Vert, 1 point.
01:20:52Et là, vous vous êtes fait tannir le tuyre.
01:20:54Non, non, non, non.
01:20:56J'aimerais que Cécile prenne les chroniqueurs dans ses bras.
01:21:01Non, mais les amis, les amis, j'ai un agneau dans les bras.
01:21:05C'est une mignonnerie absolue.
01:21:08Et en tout cas, voilà, on vous remercie de nous avoir accueillis ici.
01:21:12Nous sommes toujours sur le stand de l'Aubrac avec nos amis d'Alliance France Cuir.
01:21:19Merci en tout cas d'avoir été avec nous.
01:21:21Merci Bruno Pommard.
01:21:22Merci Philippe Bilger.
01:21:25Philippe David, dans un instant.
01:21:26Eh bien, dans un instant, continuez.
01:21:28Toujours sur le stand de l'Aubrac.
01:21:29Ce n'était pas moi.
01:21:31Quand les vrais voix font parler de la France, une spéciale.
01:21:34On va recevoir les bouchers de Paris.
01:21:36On va recevoir les industries du cuir.
01:21:37On va recevoir la viande d'Aubrac.
01:21:39La charcuterie conquête.
01:21:41Et c'est de 19h à 20h.
01:21:43Oh, quel amour mec.
01:21:44Eh bien, voici.
01:21:45Pemiam, le premier partenaire français pour investir dans les cryptos en toute sécurité, présente.
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