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  • il y a 1 jour
Ce lundi 4 mai, les points à retenir sur les publications des GAFAM ont été abordés dans l'émission Good Morning Market sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:04Avec cette nouvelle séquence, votre argent, notre invitée c'est Karen George qui est gérante
00:08actions chez Coffey. Bonjour, merci d'être avec nous. Nicolas Bagnès le disait il y a quelques
00:12instants, on a eu ses publications de Valeurs de la Tech la semaine dernière avec Apple qui
00:16a fermé la marche. Si vous êtes un investisseur que vous avez, alors peut-être pas comme Warren
00:21Buffett avec 400 millions, il a de milliards de liquidités à investir, mais là si je veux en
00:28choisir une et investir, vous vous diriez je prends qui au vu des publications la semaine
00:33dernière ? Déontologiquement je suis obligé de rappeler que je ne peux pas faire de conseils
00:38en investissement et tout ce que je dirais ne veut pas dire que nous avons les positions
00:41en portefeuille, donc désolé de vous décevoir. J'avais oublié, désolé, vous avez raison.
00:48Voilà, j'ai pas le choix, mais en tout cas tout ce que je peux vous dire c'est que
00:51les résultats
00:51sont spectaculaires et que pour une fois elles attendent des analyses qui étaient quand même
00:56très très optimistes et on avait un peu une divergence, c'est-à-dire les attentes
01:00qui étaient remontées comme ça et la tech qui avait sous-performé le mois dernier
01:03et donc là on a eu des résultats spectaculaires de l'ensemble des GAFAM avec des réactions
01:08plutôt divergentes. Pourquoi divergentes ? Le marché est de plus en plus exigeant sur
01:13la thématique IA avec une sorte de dislocation entre ce que le marché perçoit comme les
01:19gagnants et éventuellement soit les perdants, soit ceux qui sont dans une sorte de ventre
01:23mou et c'est pour ça que par exemple Alphabet a été nettement salué, c'est parce qu'on
01:28n'a pas d'IA sans cloud et donc les résultats du cloud de Google sont spectaculaires avec
01:33même un carnet de commandes sur sa partie cloud qui a presque doublé en séquentiel
01:37et qui aurait même pu faire plus, il y a eu des contraintes de capacité mais donc c'était
01:41quand même assez spectaculaire avec là aussi des investissements prévus, donc des CAPEX
01:45comme on dit, qui sont très très élevés, donc qui frôlent les 200 milliards de dollars
01:49donc les chiffres donnent le tournis. Mais on voit, c'est un point très important, donc
01:54Alphabet a voulu rassurer qu'il n'y a pas de cannibalisation de sa partie Google Search
01:58donc qui a quand même progressé de 19% malgré l'IA, malgré Gemini. Pardon, allez-y.
02:04Nicolas, allez-y.
02:06Oui, une question effectivement, c'est vrai qu'on a vu beaucoup d'investissements en
02:09intelligence artificielle au sein de ces grandes entreprises tech, pourtant vous le rappeliez,
02:14certaines sont sanctionnées comme Meta alors que d'autres sont applaudies comme Alphabet.
02:18Ça veut dire que le simple montant de l'investissement dans la course à l'intelligence artificielle
02:22ne suffit plus à rassurer ou à engager les investisseurs, Karen ?
02:27Tout à fait, les investisseurs sont maintenant frileux sur le retour sur investissement.
02:31Et donc dans le cas de Meta, le fait que son PDG soit assez nébuleux pour donner des chiffres
02:37donc assez timides, on va dire, pour donner quelque chose de très affirmatif, c'est ça
02:41qui rend les investisseurs frileux. Et d'ailleurs c'est aussi pour ça que beaucoup de groupes
02:44de logiciels, je sais que ce n'est pas la thématique du jour, ont souffert.
02:47C'est parce qu'ils donnent relativement peu de chiffres pour rassurer sur l'IA,
02:51sur par exemple le fait que ce ne soit pas déflationniste et sur le fait que ce soit
02:55vraiment un moteur de performance durable pour eux. Et c'est la raison pour laquelle
03:00vous avez eu cette dislocation. On peut quand même citer Apple qui est un des rares
03:04à ne pas être entré dans cette course folle de capex sur l'IA et qui est rassuré
03:09de manière assez classique sur ses produits, notamment l'iPhone. Il faut quand même rappeler
03:14que les smartphones, c'est un marché relativement mature et l'iPhone, les chiffres d'affaires
03:18abondissent de 22%.
03:20Ce qui est quand même compliqué, Karen George, c'est que là, ceux qui n'avaient pas trop
03:26investi dans la tech finalement, ça s'est bien passé en bourse. Dans l'IA, pardon,
03:30ceux qui ont trop investi, ça se passe moins bien. On avait des raisonnements inverses
03:34du côté de la bourse il y a quelques mois. On ne sait pas s'il faut trop investir ou
03:38pas assez.
03:38C'est quand même une question de jauge un peu compliquée à estimer.
03:43Alors la tech, c'est devenu presque une forme de classe d'actifs à part entière.
03:47C'est-à-dire qu'il semble indispensable sur une vision long terme d'investir dans la technologie.
03:51Et en plus, il faut rappeler, parce qu'en préambule, vous avez rappelé la situation
03:54dans le Trois d'Ormousse, que la tech est justement peu sensible, voire pas du tout sensible
03:59aux problématiques énergétiques. Et même si on a une remontée des taux, il faut rappeler
04:03que la plupart des groupes ne sont pas endettés ou peu endettés, on va dire.
04:07Donc la situation aussi, sur le point de vue taux d'intérêt, c'est quand même moins
04:12un problème pour la tech. Là où il faut être très attentif, comme toujours,
04:15c'est un peu le métier de la gestion d'actifs, c'est les valorisations.
04:19Donc si vous avez des valorisations qui sont extrêmement élevées et que derrière,
04:22les bénéfices ne suivent pas, c'est là où vous avez une forme de bulle.
04:25C'est pour ça qu'on ne peut pas parler de bulle IA, au sens large, mais vous avez
04:29des poches de bulle où là, en effet, c'est-à-dire un peu trop vite trop haut.
04:32Mais investir dans la tech, et aujourd'hui, en tout cas, que ce soit en Europe ou aux
04:36Etats-Unis, me semble indispensable.
04:38Est-ce que c'est la même chose du côté des semi-conducteurs ? On sort un peu des
04:43grandes entreprises tech, mais quand on voit que l'indice stocks des semi-conducteurs
04:49gagne près de 50% sur un mois, est-ce que là aussi, le consensus veut que ça continue
04:56à évoluer, porté par les CAPEX, des GAFAM notamment ?
05:01– Alors, c'est vrai que le fameux indice SOX, S-O-X, qui regroupe les grands groupes
05:06d'équipementiers semi-conducteurs, et donc il y a aussi quelques groupes de semi-conducteurs
05:09en direct, est à un niveau, on va dire, quasi record, avec un niveau de surachat,
05:14c'est-à-dire qu'il y a une embellie qui est quand même assez élevée.
05:17Donc en effet, on peut avoir mouvement de respiration sur les semi-conducteurs à court terme,
05:22mais aujourd'hui, les investissements qui sont prévus donnent une visibilité
05:26qui est extrêmement longue, ASML en a parlé, avec une amélioration de cette visibilité.
05:31Par contre, il faut faire attention parce qu'il y a une concurrence plus forte qui vient
05:34d'Asie, notamment d'acteurs chinois, donc il y a quelques sous-segments dans les semi-conducteurs
05:39qui peuvent être à risque, une concurrence chinoise, mais globalement, les contraintes
05:42de capacité, notamment dans la mémoire, font qu'aujourd'hui, il y a encore des perspectives
05:46très positives pour l'industrie des semi-conducteurs.
05:49Tout à fait.
05:50Merci beaucoup Karen George d'avoir été avec nous ce matin dans la matinale de l'économie
05:54Viergeur Ant Action chez ECOFIT.
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