- il y a 2 semaines
A la une de cette édition, le conflit au Proche-Orient se poursuit, cette fois-ci essentiellement dans une dimension économique, avec un risque d’asphyxie planétaire.
Et la guerre américaine au Proche Orient ouvre la voie d’une crise autour du prix de l’essence… qui pourrait devenir le tube de l’été en France.
Et enfin en Afrique du sud, mobilisation générale contre l’immigration !
Et la guerre américaine au Proche Orient ouvre la voie d’une crise autour du prix de l’essence… qui pourrait devenir le tube de l’été en France.
Et enfin en Afrique du sud, mobilisation générale contre l’immigration !
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00:11Générique
00:14Madame, Monsieur, bonsoir. À la une de cette édition, le conflit au Proche-Orient se poursuit,
00:18cette fois-ci essentiellement dans une dimension économique avec un risque d'asphyxie planétaire.
00:24Et la guerre américaine au Proche-Orient justement ouvre la voie d'une crise autour du prix de l'essence
00:28qui pourrait devenir le tube de l'été en France.
00:32Et enfin en Afrique du Sud, mobilisation générale contre l'immigration.
00:40Qui finira étouffé en premier ?
00:42Telle est la question qui semble détenir la clé de l'évolution du conflit en Iran et au Proche-Orient.
00:47Le contre-blocage du détroit d'Hormuz par les forces navales américaines
00:51aggrave l'asphyxie économique de l'Iran, mais aussi d'une partie du monde.
00:55Nicolas de Lamberterie.
00:56La guerre économique, mère de toutes les guerres.
01:00Après son échec militaire relatif en Iran,
01:04Donald Trump semble avoir tiré les mêmes leçons que Vladimir Poutine en Ukraine.
01:08Faire céder son adversaire en l'asphyxiant économiquement.
01:12Et si l'on regarde la façon dont s'est conclue la première guerre mondiale du XXe siècle,
01:18c'est exactement de la même manière que les empires russes puis allemands
01:21ont fini par céder en 1917 et 1918.
01:25Sauf que dans le cas iranien, il y a une différence qui consiste en la capacité de Téhéran à asphyxier
01:33l'économie mondiale.
01:34Si tout le monde a, à juste titre, les yeux rivés sur le cours du pétrole,
01:39qui a pris 60% en deux mois,
01:41le monde commence aussi à se rendre compte de l'impact qu'aura le conflit sur d'autres productions,
01:47en particulier des engrais alimentaires,
01:50et donc de la capacité à nourrir l'humanité.
01:52On s'attend, en particulier dans une partie de l'Afrique et de l'Asie,
01:56à ce que quelques 50 millions de personnes dans le monde
02:00connaissent une situation de disette, voire de famine, d'ici la fin de l'année 2026.
02:05En clair, le blocus et le contre-blocus du détroit d'Hormuz
02:09est en train d'entraîner une partie significative de l'humanité vers une catastrophe sans précédent,
02:15avec tout ce que cela pourrait avoir de conséquences en termes d'instabilité politique,
02:20de violences et de tsunamis migratoires.
02:23Dès lors, les différentes parties du conflit ouvert par l'agression américano-israélienne du 28 février
02:28se demandent bien qui pourra tenir, jusqu'à quand et comment.
02:33Et il leur arrive aussi de se demander comment sortir de ce bourbier.
02:36D'ailleurs, en dépit de leur rodo-montade,
02:39les Américains semblent continuer de chercher à discrètement trouver des partenaires
02:44pour essayer de rouvrir le détroit d'Hormuz,
02:46même si Trump affirme régulièrement avoir tout le temps devant lui.
02:50En effet, l'inflation frappe les ménages américains,
02:53notamment à la pompe à essence,
02:55dans un pays où les citoyens sont hyper dépendants de leur automobile individuelle.
03:01Selon le Wall Street Journal,
03:02l'administration Trump recherche des partenaires internationaux
03:05pour une nouvelle coalition,
03:07baptisée la Maritime Freedom Construct,
03:09visant à rétablir la navigation dans le détroit d'Hormuz.
03:12Selon un télégramme interne du département d'État
03:14transmis mardi aux ambassades états-uniennes,
03:16l'initiative menée par Washington se concentrera sur le partage d'informations,
03:21la coordination diplomatique et l'application des sanctions.
03:23Les diplomates ont reçu pour instruction d'encourager les gouvernements étrangers
03:27à y adhérer en tant que partenaires diplomatiques ou militaires.
03:30Ce plan prévoit une action conjointe du département d'État états-unien
03:33qui servirait de centre névralgique pour les opérations diplomatiques
03:37et du CENTCOM, le commandement central états-unien,
03:40qui assurerait la connaissance du domaine maritime
03:42et la coordination avec les forces armées partenaires.
03:45Du côté des Iraniens,
03:46le contre-blocage du détroit d'Hormuz par les Américains
03:50semble particulièrement efficace et dangereux,
03:53puisque cela pourrait mettre le pays dans une difficulté encore plus grande
03:57qu'il ne l'est depuis des décennies avec les sanctions occidentales,
04:00mais aussi détruire sa capacité d'extraction de pétrole.
04:04Raison pour laquelle les Iraniens semblent désireux
04:07de revenir à la table des négociations
04:09avec un plan en plusieurs étapes.
04:11En premier lieu, une cessation durable du conflit,
04:14y compris au Liban.
04:15Dans un second temps, une réouverture complète du détroit d'Hormuz.
04:19Et ensuite, une négociation sur le nucléaire.
04:23Mais les Américains ont plutôt l'air de vouloir tout tout de suite.
04:26Mais ce qu'il faut bien garder à l'esprit,
04:28c'est que les points de négociation
04:30sur lesquels les partis ont vocation à se mettre d'accord
04:33sont une chose.
04:34Les modalités de contrôle des points en question en sont une autre.
04:38C'est ainsi que le précédent accord sur le nucléaire iranien,
04:42qui datait de 2015,
04:44et dont les États-Unis sont sortis unilatéralement en 2018,
04:48durant le premier mandat de Trump,
04:50a été le fruit de près d'une année de négociations.
04:53En effet, il s'agissait pour les négociateurs
04:55de discuter point par point l'élément le plus difficile,
04:59c'est-à-dire la façon dont le respect des accords sur le nucléaire
05:02serait contrôlé par les Occidentaux sur le territoire même de l'Iran.
05:06Dès lors, face à cette incertitude,
05:10les Iraniens continuent de montrer leur détermination
05:13et l'évolution de leur capacité offensive
05:16en cas de reprise du conflit.
05:18L'Iran a présenté, pour la première fois hier soir,
05:21lors d'un rassemblement nocturne en soutien aux forces armées
05:24sur la place Enkhela, à Batéhéran,
05:26une nouvelle génération de drones suicides baptisés Arash,
05:29du nom d'un archer légendaire iranien.
05:32De même, l'Iran a également annoncé lancer une production
05:35d'un avion intercepteur de quatrième génération,
05:37entièrement national, le Kousar,
05:40qui franchissant ainsi une étape majeure
05:42dans la modernisation de son armée de l'air.
05:44Peut-être que cela peut sembler en retard,
05:47mais cela démontre également la capacité de résilience de l'Iran
05:51qui est peut-être beaucoup plus grande
05:52que ce qu'avaient prévu les observateurs.
05:55En effet, l'Iran est capable de poursuivre son développement
05:58en matière d'armement, tout en assurant sa défense
06:01face à l'attaque israélo-états-unienne.
06:03Quoi qu'il en soit, ces derniers développements
06:06nous démontrent bien que le conflit entre l'Iran
06:09et la coalition israélo-états-unienne n'est pas fini
06:12et que chacun des acteurs poursuit son développement militaire
06:17et ses dispositions de troupes.
06:19Quant à l'Europe, rappelons qu'au début de la crise iranienne,
06:22la seule suggestion brillantissime de Bruxelles
06:25était d'agir sur la hausse des prix
06:28en conseillant aux pays européens
06:30de ne pas faire de stocks excessifs de produits énergétiques,
06:33agissant ainsi sur la demande et donc sur le prix.
06:36Et du côté de la France,
06:37en dépit de l'absence du regretté et génialissime
06:40Bruno Le Maire au gouvernement français,
06:43les autorités à Paris sont toujours au rendez-vous de l'histoire
06:46puisque l'actuel ministre de l'énergie,
06:49une certaine Maud Bréjon,
06:51explique aux Français qu'il n'y a pas de risque de pénurie.
06:54Mieux encore, ce matin même,
06:56Michel-Édouard Leclerc expliquait
06:58que l'absence de croissance de l'économie française
07:01avait pour cause le fait que les Français épargnent beaucoup trop.
07:06Cette inconscience du vieux continent,
07:09totalement sortie de l'histoire,
07:10serait presque amusante
07:12si les citoyens européens
07:14n'avaient pas la certitude diffuse qu'ils seront,
07:17quoiqu'en disent leurs dirigeants,
07:19rattrapés par la dimension tragique
07:22des événements historiques.
07:27Le prix du carburant explose,
07:29l'exécutif hésite toujours sur la marche à suivre
07:32et les perspectives géopolitiques apparaissent illisibles.
07:34Un quinquennat qui se finit avec le coup de la panne.
07:38Le fameux surplus,
07:40que d'aucuns qualifieraient de cagnotte,
07:42je mets des guillemets sur cette affaire,
07:44du début de cette guerre,
07:46fin février, début mars,
07:48au 20 avril,
07:49il y a quelques jours,
07:50le surplus est de 170 millions d'euros de fiscalité.
07:54Et donc ce que je vous propose,
07:56non pas pour protéger le gouvernement,
07:58nous sommes de passage,
07:59mais l'État,
08:00parce que pour le coup,
08:00vous l'avez incarné comme ministre,
08:01d'autres après nous l'incarneront,
08:03ayant aussi quand même cette humilité,
08:05ce que je vais faire,
08:06c'est que chaque euro de fiscalité,
08:09de surplus de fiscalité,
08:11prélevé pour les Français à la pompe,
08:13vont être affectés
08:15au mécanisme d'aide direct
08:17que nous mettons en place.
08:18Comme ça, on met derrière nous
08:19l'idée délétère pour la République
08:22que l'État serait en train de profiter de la crise.
08:25C'est une très mauvaise chose
08:26pour le pacte social.
08:27Une mauvaise chose pour le pacte social
08:30et en effet, la question du carburant
08:31et de son coût
08:32pourraient bien pourrir un peu plus
08:34la fin de règne macroniste.
08:35Avec cet exemple grandeur nature
08:37de l'effet papillon,
08:38le détroit d'Ormuz qui vacille
08:39et c'est toute la France qui bascule,
08:42Sébastien Lecornu se trouve
08:43face à un problème
08:44dont il se serait bien passé.
08:46Ce choc économique
08:47qui intervient en pleine crise budgétaire
08:49caractérisé par une hausse rapide
08:51des prix du pétrole et du gaz
08:52s'est immédiatement répercuté
08:54pour les consommateurs français.
08:57Face à cette situation,
08:58l'exécutif tente de maintenir
09:00une ligne d'équilibre.
09:01Le président Emmanuel Macron
09:02a ainsi demandé mercredi
09:03au gouvernement de préparer
09:05de nouvelles réponses
09:06adaptées à un contexte géopolitique
09:08hautement incertain
09:09tout en privilégiant
09:10des mesures ciblées.
09:12Dans un cadre budgétaire contraint,
09:14l'État a jusqu'ici opté
09:15pour des aides directes,
09:16notamment en faveur
09:17des professionnels
09:18les plus exposés
09:19et des grands rouleurs
09:20avec une réduction
09:21d'environ 20 centimes
09:23par litre.
09:24Mais le débat se cristallise
09:26surtout autour du rôle
09:27des entreprises énergétiques
09:28à commencer par TotalEnergie.
09:30Le groupe a annoncé
09:31un bénéfice de 5,8 milliards d'euros
09:33au premier trimestre
09:34en hausse de 50% sur un an,
09:36relançant les accusations
09:37récurrentes de, je cite,
09:39super profit.
09:40Le Premier ministre,
09:41Sébastien Lecornu,
09:42a appelé l'entreprise
09:43à redistribuer
09:44d'une manière
09:45ou d'une autre.
09:45Pour autant,
09:46il y a un débat
09:47qu'il faut objectiver.
09:48S'il y a des résultats
09:50exceptionnels,
09:51ça pose la question
09:51d'une redistribution
09:53qui pourrait être
09:54à due proportion
09:55ou pas exceptionnelle.
09:57Ça, c'est un débat politique
09:58qui est, me semble-t-il,
09:59assez noble.
10:00Il y a deux manières
10:01de le prendre.
10:02Réflexe français
10:03un peu pavlovien,
10:04fiscalité.
10:06Il y a des cadres
10:06de référence.
10:07Le gouvernement Fillon
10:08l'avait fait en 2008.
10:10Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault
10:11l'avait fait,
10:12gauche, droite.
10:12Donc il y a des cadres
10:13de référence dans le passé
10:15qui permettent de le faire.
10:16Après, si on est pragmatique,
10:18quand on voit ce que
10:18Total Energy a fait
10:19sur le plafonnement
10:20des prix à la pompe
10:21pendant quelques jours,
10:22on le voit bien
10:23que ça, pour le coup,
10:24c'est immédiat
10:25pour les Françaises
10:25et les Français.
10:26Donc il faut bien
10:27que Total Energy
10:28se positionne
10:29d'une manière
10:29ou d'une autre
10:30sur une manière
10:30de redistribuer
10:31et potentiellement
10:32de la manière
10:33la plus efficace qu'il soit
10:34et de la manière
10:34la plus rapide,
10:35en tout cas
10:36dans sa politique commerciale.
10:37Le Premier ministre
10:38pousse ainsi
10:39le fleuron de l'énergie
10:40à faire un effort.
10:41L'image,
10:42pas très réaliste,
10:43libérale pro-business
10:44du macronisme,
10:45semble encore s'effriter
10:46quelques années seulement
10:47après le suicidaire
10:48quoi qu'il en coûte.
10:49Le patron de Total,
10:51Patrick Pouyanné,
10:52lui,
10:52est pragmatique
10:53et met en garde
10:54face au risque
10:55de pénurie d'essence
10:56pour l'été
10:56après s'être prononcé
10:58pour un arrangement
10:59avec l'Iran
10:59envisageant même
11:00d'admettre l'idée
11:01d'un péage avec Téhéran.
11:02Prévoyant,
11:03le chef d'entreprise
11:04suggère pour le long terme
11:05la construction
11:06de nouveaux pipelines.
11:08Alors que certains
11:09plaident en France
11:10et en Europe
11:10pour une contribution accrue
11:11des énergéticiens
11:12afin de financer
11:14les mesures de soutien
11:14aux consommateurs.
11:15L'efficacité
11:16de ces dispositifs
11:17reste discutée
11:18et le ministre
11:19Roland Lescure
11:20s'oppose ainsi
11:21à la baisse de la TVA.
11:22Mais baisser la TVA,
11:23vous l'avez dit,
11:24ça coûte une fortune
11:25et ça ne répond
11:26que très impartialement
11:28au problème
11:29puisque vous aidez
11:30avec ce type de mesures
11:31des gens
11:31qui n'en ont aucun besoin
11:33et vous ne concentrez
11:35insuffisamment vos aides
11:36sur ceux
11:37qui sont en première ligne.
11:39Je passe sur le fait
11:40qu'évidemment
11:41la baisse de la TVA,
11:42vous le savez,
11:43ça suscite des pertes
11:44en ligne
11:44qui font que
11:45quand ça baisse
11:46un certain nombre
11:47de marges augmente
11:47et quand ça remonte
11:48les marges augmentent
11:49également.
11:50C'est une mesure
11:51inopérante, monsieur.
11:52Inopérant,
11:52mais quelle alternative ?
11:54Difficile pour l'heure
11:55de savoir
11:55où va l'exécutif.
11:57Peu probable aussi
11:58que le gouvernement
11:59sache lui-même
11:59où il va.
12:00Au-delà des débats fiscaux,
12:02la crise actuelle
12:02met en lumière
12:03une fragilité structurelle,
12:04la dépendance persistante
12:06de la France
12:06aux hydrocarbures
12:07importés
12:08tant que cette dépendance
12:10perdurera
12:10et faute de nouveaux pipelines,
12:12les prix à la pompe
12:13resteront étroitement liés
12:14aux tensions internationales
12:16limitant la capacité
12:17d'action
12:18des pouvoirs publics.
12:23Les Africains disent non
12:24à l'immigration.
12:25Chez eux,
12:26en Afrique du Sud,
12:27les manifestations
12:28contre l'arrivée massive
12:29de clandestins
12:30sont de plus en plus vives
12:31alors que le gouvernement
12:32tente de contrôler
12:33ses frontières.
12:34Renaud de Bourleuf.
12:35La nation arc-en-ciel
12:36lance un avis de tempête.
12:38Depuis plusieurs semaines,
12:39les Sud-Africains
12:40descendent dans les rues
12:41pour dire non
12:41à l'immigration.
12:43L'Afrique du Sud
12:43est le principal pays
12:44de destination
12:45de l'immigration
12:45en Afrique australe
12:46et compte,
12:47selon certaines estimations,
12:48plus de 3 millions
12:49de clandestins.
12:50Lundi,
12:51à l'occasion
12:51de la journée
12:51de la liberté
12:52qui commémore
12:53les élections de 1994
12:54après la fin de l'apartheid,
12:55le président Cyril Ramaphosa
12:57rappelait une dette
12:58vis-à-vis des autres
12:59nations africaines
13:00qui ont soutenu
13:00la lutte contre la ségrégation.
13:02La population
13:03ne l'entendait pas ainsi.
13:04Le lendemain,
13:04mardi,
13:05des centaines de personnes
13:05sont descendues
13:06dans les rues de Pretoria
13:07se dirigeant vers
13:08les Union Building,
13:09le siège officiel
13:09du gouvernement,
13:11dénonçant l'afflux
13:12d'immigrants clandestins.
13:13De nombreuses échauffourées
13:14ont eu lieu
13:14au cours des semaines précédentes.
13:16Fin mars,
13:16à Kungon-Po City,
13:17les manifestants
13:18ont laissé derrière eux
13:19une dizaine de véhicules en feu,
13:20des magasins vandalisés
13:21et une puie de balle
13:22en caoutchouc.
13:23Quelques jours plus tôt,
13:23une manifestation
13:24agitait les rues
13:24de Durban sur la côte Est
13:26afin de plaider,
13:26notamment pour un renforcement
13:27des contrôles aux frontières.
13:29Alors que l'Afrique du Sud
13:30est relativement développée
13:31par rapport à la région,
13:32le taux de chômage
13:33est particulièrement élevé,
13:34autour de 30%,
13:35et les infrastructures
13:36sont de plus en plus dégradées.
13:37Une grande partie
13:38de la population
13:39vit sous le seuil de pauvreté.
13:41Des organisations spontanées
13:42bloquent l'accès
13:43à des hôpitaux
13:44ou à des écoles
13:44et demandent
13:45des pièces d'identité,
13:46distinguant ainsi
13:47les résidents légaux
13:48des clandestins.
13:49Nous en avons assez
13:50d'assister aux déplacements
13:51de migrants africains
13:52partout,
13:53refusant de réparer
13:54vos propres pays.
13:55En décembre 2025,
13:57le gouvernement
13:57a publié une loi
13:58dite sur la citoyenneté,
13:59l'immigration
14:00et la protection des réfugiés.
14:01Parmi les mesures phares,
14:02la loi renforce
14:03le principe
14:04du « premier pays sûr »,
14:05c'est-à-dire
14:06que les demandeurs d'asile
14:07étant passés
14:08par un pays sûr,
14:09comme le Zimbabwe
14:10ou le Mozambique,
14:11peuvent voir
14:12leurs demandes rejetées.
14:13Le contrôle des frontières
14:14est durci,
14:15un sujet qui fait défaut
14:16alors que des milliers
14:17de passages illégaux
14:18sont interceptés régulièrement.
14:19Une volonté
14:20de reprendre le contrôle
14:21dans un pays
14:21gangréné par la criminalité
14:23qui trouve des victimes
14:24partout,
14:25comme le phénomène
14:26des attaques dans les fermes
14:27visant les africanaires
14:28d'origine européenne
14:29l'a montré récemment.
14:30La couleur blanche
14:31ne fait pas partie
14:32des couleurs
14:32de l'arc-en-ciel,
14:33mais toutes les nuances
14:34de noir
14:34ne sont pas non plus
14:35à la fête.
14:40Passons à présent à l'actualité
14:41en bref
14:41en France.
14:45Opération pantoufle
14:46pour un quart
14:47de million annuel.
14:48Olivier Dussault,
14:49ancien ministre du Travail
14:50d'Emmanuel Macron
14:51entre 2022 et 2024,
14:52a été nommé
14:53président du conseil
14:53d'administration
14:54d'Emeis,
14:55anciennement Orpea.
14:57Cette entreprise
14:57avait été au cœur
14:58d'un vaste scandale
14:59de maltraitance
15:00dans les EHPAD,
15:00révélé en 2022
15:01par l'enquête
15:02Les Fossoyeurs
15:03de Victor Castané,
15:05des problèmes
15:06de rationnement
15:06des personnes âgées
15:07en matière de couche
15:08et des cas
15:08de sous-nutrition
15:09ainsi qu'un manque
15:10cruel de personnel
15:11et de détournement
15:12de fonds publics.
15:13Cette nomination
15:13intervient alors que
15:14de nombreux soignants
15:15sont en grève
15:15pour dénoncer
15:16les conditions de travail
15:17et de prise en charge
15:18des résidents.
15:19Olivier Dussault percevra
15:20une rémunération annuelle
15:21de 260 000 euros
15:23pour ce poste.
15:24Ce passage du gouvernement
15:25à la tête d'un groupe
15:26privé emblématique
15:27des dérives du secteur
15:28des EHPAD
15:28entretient la suspicion.
15:30En défenseur de l'euthanasie,
15:31Olivier Dussault
15:31a peut-être une idée
15:32derrière la tête
15:33pour rationaliser
15:34les places dans le groupe
15:35EMEIS.
15:36La guerre des générations
15:37s'invite chez les macronistes.
15:38L'ancien ministre de l'économie
15:39Eric Lombard
15:39a lancé l'alerte
15:40sur l'état
15:41des finances publiques.
15:42Il estime que la dette
15:43aujourd'hui autour
15:43de 110% du PIB,
15:44selon les chiffres
15:45qu'il a rappelés,
15:46fait peser une charge
15:47injuste sur les jeunes générations.
15:49Sur la radio publique,
15:50il a directement mis en cause
15:51sa génération.
15:52Je cite
15:52« Nous finançons les retraites
15:54et la santé des boomers
15:55payés par leurs enfants
15:56et leurs petits-enfants.
15:56C'est une honte. »
15:58Pour lui,
15:58la trajectoire actuelle
15:59n'est pas soutenable,
16:00notamment en raison
16:00du coût croissant
16:01des intérêts de la dette.
16:02Il a aussi jugé
16:03que le programme
16:04du Parti Socialiste
16:05pour 2027
16:05manquait de chiffrage
16:06et ne serait pas
16:07financièrement tenable.
16:08Les déclarations
16:09qui ne sont pas
16:09sans rappeler
16:10celles de François Béroux
16:11qui s'en était pris
16:11une fois arrivé
16:12en bout de piste
16:13à Matignon
16:13aux retraités,
16:15soulevant un problème réel
16:16mais se plaignant
16:17d'un problème de déséquilibre
16:18que le centre-droite
16:19dénonce aujourd'hui
16:20sans l'avoir traité
16:21pendant bientôt
16:22une décennie
16:22passée au pouvoir.
16:24Retour de l'euthanasie
16:25au Sénat.
16:25Mercredi,
16:26la Commission des Affaires Sociales
16:27de la Chambre haute
16:27a repris l'étude
16:28de la proposition de loi
16:29sur le suicide assisté.
16:31Les sénateurs
16:31ont supprimé
16:32le concept d'aide à mourir
16:33et l'ont remplacé
16:34par un dispositif
16:35d'assistance médicale
16:36à mourir.
16:37De plus,
16:37la piqûre mortelle
16:38sera réservée
16:39aux patients
16:40dont le pronostic vital
16:41est engagé à court terme.
16:42Pour l'élu LR
16:43Christine Bofanti-Dossac,
16:44au rapporteur du texte,
16:45il s'agit d'un dispositif
16:46non pour ceux
16:47qui veulent mourir
16:48mais pour ceux
16:49qui vont mourir
16:49dans les jours,
16:50dans les heures qui viennent.
16:51Le détricotage
16:52par la Commission des Affaires Sociales
16:53est un scénario
16:54qui se répète
16:55avant l'examen
16:56en seconde lecture.
16:56En effet,
16:57lors du premier passage
16:58devant les sénateurs,
16:59le texte avait été vidé
17:00de sa substance
17:01et les partisans
17:02de la piqûre mortelle
17:02l'avaient rejeté.
17:03Les volontés de restriction
17:04par la Commission des Affaires Sociales
17:06devraient être
17:06un nouveau coup d'épée dans l'eau.
17:08L'examen en séance
17:09aura lieu à partir du 11 mai.
17:11À un moment donné,
17:12le restaurateur
17:13qui faisait du fait maison
17:14lâche prise.
17:15Et aujourd'hui,
17:15sur ce lâcher prise,
17:17et bien finalement
17:17s'installe une autre restauration.
17:19Ces gens lâchent la bride,
17:21lâchent l'affaire
17:21et s'installent
17:22une autre restauration.
17:23Une autre restauration
17:24très prisée
17:25par une autre population
17:26que Thierry Marx
17:27appelait pourtant de ses voeux.
17:28Mercredi,
17:29le président de l'Union
17:30des Métiers Industrie
17:31de l'Hôtellerie
17:31a critiqué les nombreuses charges
17:33qui pèsent
17:33sur les restaurateurs
17:34indépendants et artisans.
17:36Comme il le souligne,
17:37les fast-food progressent
17:38comme en témoignent
17:39les nombreuses ouvertures
17:40de Master Poulet
17:41et Tasty Croustie.
17:42Thierry Marx
17:43a plusieurs fois appelé
17:44à la régularisation
17:45des clandestins
17:45pour soutenir
17:46le secteur de la restauration.
17:48Le problème,
17:49ils ne soutiennent pas forcément
17:50la restauration fait maison,
17:51moins rentable
17:52et culturellement éloignée
17:54de leur fast-food de poulet.
17:59L'actualité internationale
18:01en bref.
18:04Agression antichrétienne
18:05à Jérusalem.
18:07Mardi,
18:07une religieuse catholique,
18:08française et âgée
18:09de 48 ans
18:10a été attaquée
18:10par derrière,
18:12jetée au sol
18:12et rouée de coups.
18:14L'agression s'est produite
18:15à proximité du Cénacle,
18:17lieu du dernier repas
18:18du Christ
18:18avec ses apôtres.
18:19Le lendemain,
18:20un suspect âgé
18:21de 36 ans
18:22a été arrêté.
18:23La police israélienne
18:24a refusé
18:25de communiquer
18:26la nationalité du suspect,
18:27ce qui donne
18:28une indication
18:29à peu près certaine
18:30sur son profil.
18:32Harvard s'initie
18:33au proxénétisme en ligne.
18:35La célèbre université américaine
18:36a invité
18:37Harry Kitsia,
18:38créatrice de
18:39contenu pour adultes
18:40sur OnlyFans,
18:41à intervenir
18:42devant des étudiants
18:43de la Harvard Business School.
18:45Suivi par plusieurs millions
18:46d'abonnés
18:46sur Instagram et TikTok,
18:48la jeune femme
18:48de 25 ans
18:49s'est montrée ravie
18:50de cette promotion
18:50du trottoir numérique
18:52au banc
18:52d'une prestigieuse école.
18:53Face aux critiques
18:54sur la légitimité
18:55de sa présence
18:56dans une université
18:57aussi prestigieuse,
18:58elle affirme
18:59vouloir parler
18:59d'un secteur
19:00qu'elle dit
19:00souvent caricaturé
19:02et participer
19:03à une réflexion
19:04sur la sexualité,
19:04le travail numérique
19:05et l'économie
19:06des plateformes.
19:06Harvard n'a pas
19:08réagi publiquement.
19:10Les statistiques ethniques,
19:12un outil électoral
19:12aux Etats-Unis.
19:13Mercredi,
19:14la Cour suprême américaine
19:15a annulé
19:16la nouvelle carte électorale
19:17du Congrès de la Louisiane
19:18qui créait
19:19un deuxième district
19:20à majorité noire.
19:22Pour la Cour,
19:23on ne peut pas
19:23dessiner des circonscriptions
19:24principalement
19:25en fonction
19:25de la race des électeurs,
19:27une pratique courante
19:28aux Etats-Unis
19:28depuis de nombreuses années.
19:30Comme partout,
19:30le découpage électoral
19:31se fait au gré
19:32des intérêts
19:33de la majorité au pouvoir.
19:35Mieux vaut être seul
19:36que mal accompagné.
19:37Le 14 juin,
19:38les Suisses
19:38se prononcent
19:39par référendum
19:40sur l'initiative populaire
19:41Pas de Suisse à 10 millions.
19:43Porté par l'UDC,
19:44ce texte vise
19:45à inscrire
19:46dans la Constitution
19:46un plafond
19:47de 10 millions d'habitants
19:48pour la population
19:49résidente permanente
19:50d'ici 2050.
19:51Il prévoit
19:51des restrictions
19:53progressives
19:53en matière d'asile
19:54et de regroupement familial
19:55dès le seuil
19:56de 9,5 millions
19:57et pourra mener
19:58en cas de dépassement
20:00à la dénonciation
20:01de l'accord
20:01de libre circulation
20:02avec l'Union européenne.
20:04Cette proposition
20:05qui inquiète
20:06les milieux économiques
20:07cosmopolites
20:07et l'extrême gauche
20:08immigrationniste
20:09recueillirait aujourd'hui
20:1052%
20:11d'attention de vote
20:12pour le oui
20:13selon un dernier sondage.
20:19Ce soir, immédiat,
20:20vendredi,
20:21pas de JIT
20:21pour le 1er mai
20:22mais vous pourrez regarder
20:23une émission spéciale
20:24avec Alain Juillet,
20:25ancien directeur
20:26du renseignement
20:27à la DGSE
20:28sur l'affaire
20:28Sarkozy-Kaddafi.
20:30Pour le samedi politique,
20:31Élise Blaise recevra
20:32Jacques Sapir
20:33pour évoquer
20:33les conséquences énergétiques
20:35et géopolitiques
20:36de la guerre en Iran.
20:37Dimanche,
20:37Terre de Mission
20:38et les conversations
20:39lundi dès 7h,
20:40un Zoom
20:41avec l'historien
20:42Charles Onana.
20:43C'est la fin
20:44de cette édition.
20:45Merci de votre fidélité.
20:46À lundi.
20:47Sous-titrage Société Radio-Canada
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