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L’Europe peut-elle encore rivaliser avec les grandes puissances technologiques ?

Dans cette conférence, cinq entrepreneurs engagés dans la tech et la défense expliquent pourquoi ils ont choisi de construire en Europe, pour l’Europe — et comment leurs technologies sont déjà déployées sur le terrain, notamment en Ukraine.

Souveraineté, innovation, guerre des talents, financement, commandes publiques : une séance de pitchs suivie d'un échange concret sur les défis et les opportunités d’une Europe de la défense en construction.

🎙️ Intervenants :
Introduction par Olivia Laplane, directrice de la filière Défense du Groupe BPCE
Pitch de Pierre Bertrand, fondateur et PDG de Skynopy
Pitch de Bruno Cruchant, directeur des affaires publiques chez Shark Robotics
Pitch de Jean-Matthieu Tilquin, vice-président Développement chez Sahar
Suivi d’un échange entre Armand Thiberge, fondateur de Stryx AI, et Florian Fournier, cofondateur et PDG d’Orasio

Modérateur : Guillaume Grallet, rédacteur en chef Tech et Sciences au Point

#Guerre #Défense #Innovation #Armée #Militaire #Géopolitique #Ukraine #Robot #IA #Futur #Tech #Performance #Start-up #Financement #LePoint

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Transcription
00:00:14L'innovation qui protégera nos armées ne vient pas seulement des institutions,
00:00:20elle bouillonne aussi grâce à l'agilité de nos entrepreneurs.
00:00:23Connectivité spatiale, robotique de pointe et IA,
00:00:26découvrez comment nos pépites arment la France de demain.
00:00:29Une séquence qui va être introduite tout de suite par Olivia Laplanne du groupe BPCE.
00:00:34Séquence qui sera suivie de trois pitches et d'un débat.
00:00:37Olivia, bonjour.
00:00:39Bonjour.
00:00:40Vous êtes directrice de la filière défense du groupe BPCE,
00:00:42qui est un groupe avec les banques populaires et les caisses d'épargne bien ancrées dans les territoires.
00:00:47Concrètement, comment ces structures accompagnent-elles les entreprises innovantes de la défense et de la sécurité ?
00:00:53Les banques populaires et les caisses d'épargne sont des financeurs privés.
00:00:59Et aujourd'hui, une entreprise sur trois de la BITD leur font confiance.
00:01:05Elles contribuent à hauteur de 20% du financement du secteur industriel de la défense en France.
00:01:12Il y a deux ans, dans notre plan stratégique, dans notre nouveau plan stratégique,
00:01:16nous avons inscrit la souveraineté industrielle parmi nos axes prioritaires.
00:01:21Et parmi l'industrie de la défense, il y a effectivement l'industrie de la défense.
00:01:26Et ce choix, en fait, résulte d'une conviction.
00:01:29C'est que la défense de demain se construit avec les grands groupes industriels,
00:01:35on en a entendu aujourd'hui,
00:01:37mais également avec le tissu de PME, d'ETI et de start-up technologiques
00:01:42qui sont répartis sur l'ensemble du territoire en France.
00:01:47Et c'est là qu'intervient la particularité du groupe BPCE,
00:01:50c'est son maillage territorial avec des banques populaires et des caisses d'épargne
00:01:54qui sont présentes dans tous les territoires,
00:01:57avec des équipes qui connaissent les entrepreneurs,
00:01:59qui connaissent l'écosystème local et puis les dynamiques industrielles.
00:02:06Et en fait, fort de notre maillage territorial,
00:02:09ces équipes font grandir les entreprises
00:02:11en mobilisant les expertises et les ressources du groupe
00:02:15et s'agissant de l'innovation, avec des dispositifs qui sont dédiés.
00:02:20Next Innove pour les banques populaires
00:02:22et Neo Business pour les caisses d'épargne.
00:02:26Justement, pour illustrer cet engagement auprès des entreprises de la BITD,
00:02:30vous avez choisi de mettre en lumière trois entreprises
00:02:32qui évoluent dans des domaines assez pointus.
00:02:34La connectivité satellite avec Skynope,
00:02:36la robotique avec Shark Robotics,
00:02:37l'intelligence artificielle avec SAR.
00:02:40Pourquoi avoir choisi ces trois pépites ?
00:02:42C'est des remontées terrain, visiblement.
00:02:44Tout à fait, c'est des remontées terrain.
00:02:46Ce sont trois entreprises qui sont au cœur des transformations
00:02:49de notre système de défense.
00:02:52On aurait pu en choisir d'autres, parce qu'il y en a d'autres.
00:02:55C'est sympa pour eux, pour la tête déjà.
00:02:57Mais non, mais on est ravis de les avoir là.
00:03:00Et donc, on aurait pu en choisir d'autres,
00:03:02notamment parmi les entreprises qui sont duales
00:03:05et qui caractérisent cette BITD.
00:03:08Alors, ce que je peux dire sur ces trois-là,
00:03:10Skynope, Shark Robotics et SAR,
00:03:13c'est que ce sont des entreprises jeunes
00:03:16qui incarnent parfaitement ce que nous soutenons en matière d'innovation.
00:03:18des entreprises ambitieuses,
00:03:21des entreprises qui sont dynamiques
00:03:24et qui apportent une vraie valeur stratégique.
00:03:28Et puis, également,
00:03:30elles ont su convaincre des beaux acteurs.
00:03:34Elles ont signé des contrats solides.
00:03:36Elles ont montré qu'elles pouvaient rapidement pénétrer
00:03:38l'écosystème de la défense.
00:03:40Alors, bravo.
00:03:40Et puis, je dirais, enfin,
00:03:42c'est des entreprises qui, en fait,
00:03:45interviennent sur des secteurs critiques
00:03:47pour notre souveraineté industrielle,
00:03:50le spatial, le terrestre
00:03:52et puis le développement de l'IA.
00:03:55Dernière question.
00:03:56Quel rôle jouent les banques du groupe BPCE
00:03:58pour aider les startups à passer
00:03:59de l'innovation laboratoire
00:04:00à la véritable industrialisation ?
00:04:02On sait que c'est un gap difficile à franchir.
00:04:05Oui.
00:04:05Alors, l'innovation de laboratoire
00:04:07vers l'industrialisation,
00:04:09c'est une étape très critique.
00:04:12Une fois qu'on a trouvé son concept,
00:04:14eh bien, il faut arriver à trouver
00:04:16les moyens de grandir rapidement.
00:04:19Et s'agissant des startups de la défense,
00:04:22la particularité, c'est qu'elles commencent
00:04:24avec quelques clients.
00:04:25Elles sont exposées à des cycles longs
00:04:27et puis elles ont des besoins en fonds de roulement
00:04:29qui sont assez importants.
00:04:31Et c'est là qu'interviennent, en fait,
00:04:32les banques populaires et les caisses d'épargne
00:04:34avec des solutions de financement sur mesure.
00:04:37Alors, la palette est longue.
00:04:38Je vais citer quelques exemples.
00:04:40Les lignes de crédit,
00:04:41les financements structurés,
00:04:43la facturage, le crédit bail.
00:04:46Et puis, je finançais également l'ARED
00:04:48avec la BPI France ou le FEI.
00:04:51Puis enfin, on a des...
00:04:52Je parlais tout à l'heure de ressources
00:04:53et d'expertise en groupe.
00:04:55On a deux filiales
00:04:56qui sont particulièrement intéressantes.
00:04:58BPCE Financier Territoire
00:05:00qui, en fait, accompagne les entreprises
00:05:03dans la recherche de subventions
00:05:05et l'obtention de subventions.
00:05:07Alors, il y en a des régionales,
00:05:08il y en a des nationales,
00:05:09il y en a des européennes.
00:05:11Et BPCE Financier Territoire est là pour elles.
00:05:14La deuxième, c'est plus pour destiner
00:05:16à des entreprises qui sont un peu plus costauds,
00:05:19je dirais, que les startups.
00:05:21En tout cas, elles sont là
00:05:22pour faire de l'accompagnement stratégique.
00:05:24C'est BPCE Partenaires Conseil
00:05:25avec une vraie expertise
00:05:27sur le secteur de la défense.
00:05:29Et en fait, ils sont là pour analyser avec vous
00:05:33le positionnement de votre entreprise
00:05:35et puis vous aider à changer d'échelle.
00:05:40Alors, la dernière chose,
00:05:41j'en ai parlé, Next Innove,
00:05:43New Business,
00:05:44c'est des dispositifs qui sont dédiés
00:05:46à l'innovation.
00:05:47Pourquoi ?
00:05:47Parce qu'en fait,
00:05:48c'est des dispositifs
00:05:49qui apportent des offres spécifiques,
00:05:51mais surtout qui permettent
00:05:52la mise en réseau.
00:05:52Et on voit bien que la force
00:05:55de notre ancrage territorial
00:05:56permet de connaître l'écosystème,
00:05:58de connaître les entrepreneurs.
00:05:59Et pour pouvoir vous aider à grandir,
00:06:02on peut vous mettre en relation
00:06:03avec des entrepreneurs
00:06:06du nos territoires.
00:06:07Merci beaucoup, Madame Laplanne.
00:06:09Je vous laisse regarder votre place
00:06:11sous les applaudissements.
00:06:13On va donc découvrir ces trois pépites.
00:06:16Le premier à se lancer,
00:06:18c'est Pierre Bertrand.
00:06:18Merci, Pierre, de me rejoindre.
00:06:19Vous êtes CEO cofondateur de Skynope,
00:06:21une startup qui a été
00:06:22créée en 2023,
00:06:24qui fournit un service d'antenne
00:06:25sol pour les satellites.
00:06:26Vous êtes spécialisé dans le spatial
00:06:27en tant qu'ingénieur au MIT
00:06:29et vous évoluez depuis dix ans
00:06:31dans l'industrie des satellites
00:06:32en Europe et aux Etats-Unis.
00:06:33Vous avez sept minutes
00:06:34pour nous présenter votre structure
00:06:35et nous convaincre.
00:06:37Super, merci.
00:06:38Ravi d'être là.
00:06:39Merci beaucoup pour l'invitation.
00:06:40Donc, Pierre Bertrand.
00:06:42Alors, moi,
00:06:42je vais vous parler de spatial.
00:06:44Le spatial, historiquement,
00:06:45c'est quelque chose d'inspirant.
00:06:46L'exploration spatial,
00:06:47les astronautes.
00:06:48Ce soir, ne manquez pas,
00:06:49il y a le lancement d'Artemis,
00:06:50une des plus grosses fusées
00:06:52qui va vers la Lune
00:06:52avec des astronautes américains.
00:06:55Mais aujourd'hui,
00:06:56c'est un peu nouveau
00:06:56comme exercice pour moi
00:06:57parce que moi,
00:06:58je me suis lancé dans le spatial
00:07:00parce que j'aimais justement
00:07:01ce côté inspiration astronautes.
00:07:03Et en fait,
00:07:04au cours des 15 dernières années,
00:07:05on voit que le spatial d'abord
00:07:07est devenu un terrain économique.
00:07:10Notamment parce que
00:07:12depuis l'arrivée de SpaceX,
00:07:13les coûts des lancements,
00:07:15donc des fusées,
00:07:16ont été divisés par 10.
00:07:17Les coûts des satellites
00:07:18ont eu ce même fonctionnement.
00:07:22Donc, en gros, maintenant,
00:07:22on produit des satellites à la chaîne.
00:07:25Alors, pourquoi on envoie
00:07:26des satellites en orbite ?
00:07:28Un, pour prendre des photos
00:07:30et deux,
00:07:30pour avoir des services
00:07:32de communication
00:07:32comme Starlink,
00:07:34si vous connaissez.
00:07:35Et donc,
00:07:36si on pense que le spatial,
00:07:37c'est trois piliers,
00:07:38le premier pilier,
00:07:38c'est les lanceurs,
00:07:39le deuxième,
00:07:40c'est les satellites.
00:07:40En fait,
00:07:41le troisième pilier,
00:07:42c'est un pilier un peu moins connu,
00:07:43c'est les stations-sol.
00:07:45Quand je dis stations-sol,
00:07:46on parle d'antennes
00:07:47que vous voyez à l'écran.
00:07:48C'est des antennes paraboliques
00:07:49qui font en général
00:07:495 mètres de diamètre
00:07:51et dont on a besoin
00:07:52un peu partout sur Terre
00:07:53pour un,
00:07:55télécharger les photos
00:07:56que les satellites ont prises
00:07:57et pour deux,
00:07:57pouvoir parler aux satellites
00:07:59ou envoyer Internet
00:08:00aux satellites
00:08:01qui, eux,
00:08:02renverront Internet
00:08:02sur la Terre.
00:08:04Et ce dernier pilier
00:08:05des antennes au sol,
00:08:07c'est quelque chose
00:08:07qui était moins sexy
00:08:09qu'une fusée,
00:08:10moins sexy qu'un satellite
00:08:10et donc qui a été
00:08:11un peu moins regardé
00:08:13par les aspects économiques.
00:08:15Donc,
00:08:15il n'y a pas eu
00:08:15la division de coûts
00:08:17qu'il y a eu
00:08:18dans les deux premiers piliers.
00:08:20Ça,
00:08:20c'est la partie économique.
00:08:21Mais depuis,
00:08:22on va dire,
00:08:23quatre ans,
00:08:24le spatial,
00:08:25c'est aussi devenu
00:08:26un terrain clé
00:08:28pour le début
00:08:29de conflit.
00:08:30À chaque fois
00:08:30qu'il y a eu
00:08:31un début de conflit,
00:08:31que ce soit la guerre
00:08:32en Ukraine
00:08:33ou que ce soit
00:08:33plus récemment
00:08:34le conflit en Iran,
00:08:36les téléports,
00:08:37donc là,
00:08:37on met nos antennes,
00:08:39c'est toujours
00:08:40la cible d'une attaque,
00:08:41qu'elle soit
00:08:41une attaque cyber,
00:08:43comme ce qui s'est passé
00:08:44en Ukraine,
00:08:45ou plus récemment,
00:08:46là,
00:08:46vous voyez
00:08:48un téléport
00:08:49en Israël
00:08:50et plusieurs téléports
00:08:51au Koweït
00:08:52et en Arabie Saoudite.
00:08:53c'est les premières cibles
00:08:56notamment de missiles
00:08:57pour neutraliser,
00:08:58en fait,
00:08:58ce lien
00:08:59qui nous donne accès
00:09:00aux satellites
00:09:00pour le satellite,
00:09:02encore une fois,
00:09:03prendre des photos
00:09:03ou avoir un service
00:09:04de télécommunication.
00:09:06Donc nous,
00:09:07Skynope,
00:09:08qu'est-ce qu'on fait ?
00:09:09On a voulu apporter
00:09:10cette innovation
00:09:11au monde du satellite
00:09:12mais surtout
00:09:12sur la partie antenne.
00:09:14Donc ce qu'on fait,
00:09:15c'est qu'on déploie
00:09:16un service mondial
00:09:17d'antennes
00:09:19et avec un modèle
00:09:20économique différent,
00:09:21on fait des antennes
00:09:22à the service.
00:09:23Au lieu que les défenses
00:09:24du monde entier,
00:09:25les agences spatiales
00:09:26ou même les acteurs privés
00:09:27qui ont des satellites
00:09:28aient acheté des antennes
00:09:29et les déployer
00:09:30pour les utiliser
00:09:31que 10% de leur temps,
00:09:33c'est nous qui faisons
00:09:34ce travail
00:09:34et on vend
00:09:35du temps d'antenne.
00:09:37Donc quand un satellite
00:09:37passe au-dessus
00:09:38d'une antenne,
00:09:39ça dure à peu près
00:09:4010 minutes,
00:09:41il utilise cette antenne
00:09:42et il paye à la minute
00:09:43plutôt que d'avoir
00:09:44acheté l'antenne.
00:09:45Ça,
00:09:46ça nous permet
00:09:47d'avoir passé
00:09:48à l'échelle
00:09:49un réseau
00:09:49en seulement deux ans
00:09:51qui fait cette taille.
00:09:52Donc à chaque fois
00:09:53que vous voyez
00:09:53un cercle,
00:09:55c'est un de nos sites
00:09:56où on a deux
00:09:56ou trois antennes.
00:09:58Ça,
00:09:58on l'a fait
00:09:58en seulement deux ans
00:09:59avec moins de 15 millions
00:10:01de capex levés.
00:10:04La bonne nouvelle,
00:10:05c'est que ce modèle économique,
00:10:07là vous voyez
00:10:07quelques photos,
00:10:08notamment des photos
00:10:09que ce soit en Australie,
00:10:10en Alaska,
00:10:12en Patagonie.
00:10:13La bonne nouvelle,
00:10:14c'est qu'il y a
00:10:15d'autres acteurs
00:10:16qui ont des antennes
00:10:16déjà existantes
00:10:17et qui les sous-utilisent.
00:10:19Et là,
00:10:20on a une approche
00:10:21où on vient les voir
00:10:22et on leur dit
00:10:22pourquoi pas faire
00:10:24du Airbnb de l'antenne.
00:10:25Ça nous permet
00:10:26d'utiliser ces antennes,
00:10:28de ne pas dépenser
00:10:29nous de l'investissement.
00:10:30Et le cas d'usage clé
00:10:33aujourd'hui
00:10:33sur la partie défense,
00:10:35on se rend compte
00:10:36que la souveraineté
00:10:38de satellites
00:10:39s'est égale
00:10:40exactement
00:10:41à la somme
00:10:43de la distribution
00:10:45du réseau,
00:10:45c'est-à-dire
00:10:46avoir le plus gros
00:10:47réseau possible.
00:10:47Donc c'est ça.
00:10:48Ce n'est pas avoir
00:10:49une antenne en propre
00:10:50qu'on maîtrise exactement
00:10:51sur la France hexagonale
00:10:53ou sur l'île de la Réunion.
00:10:54Non,
00:10:54c'est d'avoir
00:10:55en gros
00:10:55de la duplicité,
00:10:57de la versatilité
00:10:58entre plusieurs antennes
00:11:00surtout
00:11:00et d'avoir
00:11:01de la réactivité,
00:11:02c'est-à-dire
00:11:03pouvoir installer
00:11:04une nouvelle antenne
00:11:05rapidement.
00:11:06C'est exactement
00:11:07ce qu'on a fait
00:11:08pour Airbus
00:11:08qui fait des avions
00:11:09bien entendu
00:11:10mais qui fait aussi
00:11:11des satellites.
00:11:12Airbus,
00:11:13c'est presque 30%
00:11:14de la valeur
00:11:16du marché
00:11:17de l'observation
00:11:19de la Terre
00:11:19donc en haut
00:11:20quand des satellites
00:11:20prennent des images
00:11:21de la Terre
00:11:23et qu'ils monétisent
00:11:24parce qu'ils sont
00:11:24des satellites
00:11:25très résolus
00:11:26qui font 30 cm
00:11:27de résolution
00:11:29sur les photos.
00:11:30Nous,
00:11:30on leur permet
00:11:31avec notre réseau
00:11:32d'antenne
00:11:33entre le moment
00:11:34où ils prennent
00:11:34une photo
00:11:35en Ukraine,
00:11:36en Moyen-Orient,
00:11:37en mer de Chine,
00:11:38on leur permet
00:11:38de descendre
00:11:39la latence
00:11:40de la donnée
00:11:40donc entre ce moment
00:11:41et le moment
00:11:42où ils l'analysent,
00:11:44on leur fait passer
00:11:45de 80 minutes
00:11:46à 20 minutes.
00:11:47C'est encore énorme
00:11:4820 minutes,
00:11:48c'est trop.
00:11:49On va voir
00:11:50comment on résout ça
00:11:50mais en tout cas,
00:11:52c'est bien mieux
00:11:53que 80 minutes.
00:11:54Imaginez la colonne
00:11:55de chars
00:11:56qui rentre en Ukraine
00:11:57mais en fait,
00:11:58cette photo
00:11:59et c'est la vraie vie,
00:12:00on a réussi
00:12:01à la voir
00:12:02deux heures
00:12:03en gros
00:12:04après les événements.
00:12:05Donc on voit
00:12:06que c'est trop tard
00:12:06et que le but
00:12:08c'est d'avoir
00:12:08plus d'antennes,
00:12:09d'être plus réactif
00:12:10pour pouvoir télécharger
00:12:11plus rapidement
00:12:12les données.
00:12:13C'est un petit schéma
00:12:15qui explique ça.
00:12:16Et enfin,
00:12:17on est très excité
00:12:19parce qu'on a
00:12:20un partenariat
00:12:20avec Eutelsat
00:12:22qui est un acteur
00:12:23majeur français
00:12:24et européen
00:12:24de satellites.
00:12:25Ils ont bientôt
00:12:27900 satellites en orbite
00:12:28concurrents
00:12:29de Starlink.
00:12:30Nous,
00:12:30on est venu les voir
00:12:31pas pour leurs satellites
00:12:32mais pour leurs antennes.
00:12:33Vous voyez ici,
00:12:35vous avez plein
00:12:35de téléports
00:12:37avec une vingtaine
00:12:39d'antennes
00:12:39à chaque fois
00:12:40et sur la carte,
00:12:41on ne voit pas bien
00:12:41mais c'est la carte du monde
00:12:42avec que des tâches.
00:12:44Ça,
00:12:45ça veut dire,
00:12:46c'est un vrai game changer
00:12:47pour le marché
00:12:48parce que ça veut dire
00:12:48qu'on passe
00:12:50de 20 minutes
00:12:51de latence
00:12:52de la donnée
00:12:52qu'on arrive à faire
00:12:53aujourd'hui
00:12:54à une donnée
00:12:56en gros
00:12:56temps réel.
00:12:57Donc moins de 2 minutes
00:12:58parce qu'on n'arrive
00:12:58jamais à faire
00:12:59exactement du temps réel.
00:13:00Et donc ça,
00:13:01pour des usages défense
00:13:02mais pour plein d'autres usages,
00:13:04on pense que ça va
00:13:05révolutionner
00:13:06le marché en orbite,
00:13:08notamment en orbite basse.
00:13:09Voilà,
00:13:10Scanopy
00:13:10et pour finir,
00:13:12ah non,
00:13:12je n'ai pas cette photo
00:13:13mais en tout cas,
00:13:16on adore ce qu'on fait.
00:13:18Je pense qu'on a la chance
00:13:19d'être dans un domaine
00:13:22qui garde en gros
00:13:23ce côté fascinant.
00:13:24Lundi dernier,
00:13:25depuis nos bureaux
00:13:26qui sont 33 rue du Louvre
00:13:27donc à 200 mètres,
00:13:29on a opéré
00:13:29un premier satellite
00:13:30qui était largué
00:13:32sur une fusée SpaceX.
00:13:33Donc si vous voulez passer
00:13:34et vous assister
00:13:35à ce genre d'événement,
00:13:36vous êtes les bienvenus.
00:13:37Merci beaucoup Pierre.
00:13:41Je vous laisse rejoindre
00:13:42votre place.
00:13:43Nous vous allez confier
00:13:44la zapette
00:13:45à Bruno Cruchan,
00:13:46le directeur des affaires publiques
00:13:48chez Shark Robotics.
00:13:49Shark Robotics
00:13:50est une PME
00:13:51déjà bien ancrée
00:13:52qui conçoit
00:13:52et construit intégralement
00:13:54à la Rochelle
00:13:54des robots pompiers.
00:13:55C'est le fameux robot,
00:13:56on va en parler
00:13:56dans quelques instants,
00:13:57qui est entré dans Notre-Dame
00:13:58durant l'incendie.
00:13:59Aujourd'hui,
00:14:00c'est aussi le robot
00:14:01des pompiers ukrainiens
00:14:02avec 40 engins là-bas
00:14:03qui contribuent directement
00:14:04à la résilience de l'Ukraine.
00:14:06Shark s'étend à la défense,
00:14:08fort de son expérience
00:14:08sur les petites plateformes
00:14:09intervenant en conditions extrêmes.
00:14:11Vous avez vous aussi
00:14:127 minutes.
00:14:13Il n'est pas interdit
00:14:14de l'applaudir.
00:14:18Merci beaucoup.
00:14:19Bonsoir à tous.
00:14:19C'est un grand honneur,
00:14:21un grand plaisir
00:14:22d'intervenir devant vous.
00:14:24A titre personnel,
00:14:25je suis aussi le signe
00:14:27peut-être de l'excitation
00:14:29que mentionnait Pierre
00:14:32autour de tout ce secteur
00:14:33en pleine ébullition
00:14:34des nouvelles startups
00:14:37de la défense.
00:14:38J'ai rejoint cette startup
00:14:39il y a quelques mois
00:14:40venant de l'administration
00:14:41en me disant
00:14:42c'est là qu'est l'aventure,
00:14:43c'est là qu'est la création
00:14:44de valeur,
00:14:45il y a quelque chose à faire.
00:14:46Donc Shark Robotics,
00:14:48cette photo,
00:14:49elle est emblématique
00:14:50mais il faut qu'on aille au-delà.
00:14:51C'est notre robot
00:14:52qui est dans la nef
00:14:53de Notre-Dame
00:14:53et qui contribue
00:14:54à éteindre le feu
00:14:55à l'intérieur.
00:14:57Mais moi je vais vous parler
00:14:59un peu plus à l'est
00:15:00de ce qui se passe en Ukraine.
00:15:01Plusieurs d'entre vous
00:15:02l'ont sans doute déjà entendu
00:15:03au fil des conférences
00:15:04de la journée.
00:15:06Je voulais juste insister
00:15:07un tout petit peu dessus.
00:15:09D'abord,
00:15:10une conviction
00:15:11qui est je pense
00:15:13de l'ordre du fait,
00:15:14plus qu'une conviction,
00:15:15c'est que la robotisation
00:15:17du champ de bataille
00:15:17elle est inéluctable.
00:15:19Il faut vraiment
00:15:19se mettre ça en tête.
00:15:20Il y a au moins
00:15:22trois facteurs structurants
00:15:23qui l'amènent.
00:15:24D'abord,
00:15:25la menace des drones.
00:15:27En Ukraine,
00:15:288 millions de drones
00:15:29sont produits chaque année.
00:15:30C'est considérable.
00:15:33Et plus des deux tiers
00:15:34des pertes russes
00:15:36sont causées
00:15:37par des drones.
00:15:38Là,
00:15:38c'est juste une photo
00:15:39d'un tank
00:15:40qui va se faire
00:15:42détruire
00:15:42ou incapacité
00:15:43par un drone
00:15:44qui coûte
00:15:44quelques centaines d'euros.
00:15:46donc plus rien
00:15:47de ce qui se passe
00:15:48dans les 20 kilomètres
00:15:49du front
00:15:50n'est à l'abri
00:15:50de cette menace
00:15:51qui est très difficilement
00:15:54parable.
00:15:55Par ailleurs,
00:15:56sur le beaucoup plus long terme,
00:15:58si on revient
00:15:58au niveau très macro,
00:16:00il y a évidemment
00:16:00une contrainte
00:16:02sur la main-d'oeuvre militaire
00:16:04comme dans tous les secteurs,
00:16:06peut-être un peu plus
00:16:06parce que ce n'est pas
00:16:07un métier qui est très facile,
00:16:08forcément très attractif,
00:16:09etc.
00:16:10Et donc,
00:16:10sur le long terme,
00:16:11le nombre de soldats
00:16:12par rapport à la population,
00:16:14il est divisé par deux.
00:16:15Donc évidemment,
00:16:16il faut prendre soin
00:16:17de ces militaires.
00:16:18C'est ce que disait
00:16:19le colonel Goya ce matin,
00:16:21il manque sans doute
00:16:2280 000 fantassins
00:16:23aux Ukrainiens.
00:16:25Et un autre facteur,
00:16:27plus du côté économique
00:16:28et industriel,
00:16:29le coût des batteries
00:16:29a été divisé par 10
00:16:31en 15 ans.
00:16:32Donc évidemment,
00:16:33à partir de là,
00:16:33et quand les composantes
00:16:34aussi diminuent de prix,
00:16:36vous pouvez faire des choses
00:16:37que vous ne pouvez pas faire avant.
00:16:39En Ukraine,
00:16:40du coup,
00:16:40la robotisation,
00:16:41elle est là
00:16:42et bien là.
00:16:42En 2025,
00:16:44la quasi-intégralité
00:16:45de la logistique
00:16:46sur le front
00:16:46a été faite
00:16:47par des robots
00:16:49télécommandés.
00:16:5070 000 tonnes
00:16:51de fret
00:16:51ont été transportées
00:16:52par ces engins-là.
00:16:54Vous remarquez
00:16:54que ce n'est que
00:16:55des petites plateformes,
00:16:57ce n'est pas des tanks,
00:16:58des camions télécommandés.
00:17:00Ce sont des petites plateformes,
00:17:01pourquoi ?
00:17:01Parce que c'est moins repérable
00:17:02et parce que c'est moins cher.
00:17:03Si on en perd un,
00:17:04c'est moins grave.
00:17:0580 % de leur mission,
00:17:07c'est de la logistique.
00:17:08on évolue
00:17:09pour commencer
00:17:10à faire
00:17:1010 %
00:17:14d'évacuation médicale.
00:17:16Ils commencent
00:17:17à essayer
00:17:18de faire
00:17:19de l'appui-feu
00:17:19en intégrant
00:17:20par exemple
00:17:21une mitrailleuse,
00:17:22mais c'est toujours
00:17:23télécommandé.
00:17:24Et ils commencent
00:17:26à espérer,
00:17:27mais là,
00:17:27c'était plus une pub,
00:17:28en fait,
00:17:29ils les pilotaient,
00:17:30à faire
00:17:31de la manœuvre collective
00:17:32où les petits robots
00:17:34protègent un char,
00:17:35etc.
00:17:35Mais ça,
00:17:36c'est encore
00:17:36de la prospective.
00:17:38Donc,
00:17:39on n'est pas sur
00:17:39du très sophistiqué.
00:17:41C'est très important.
00:17:42Mais vous comprenez,
00:17:44la valeur du robot
00:17:45n'est pas dans son degré
00:17:46de sophistication.
00:17:47Elle est juste
00:17:48dans le fait
00:17:48qu'il fonctionne
00:17:49et qu'il évite
00:17:51aux fantassins
00:17:52de prendre des risques
00:17:53et juste à la force humaine
00:17:54de se faire détruire
00:17:56en quelques minutes
00:17:56par les drones.
00:17:58Il suffit
00:17:58que le robot
00:17:59ait quelques heures
00:18:00d'autonomie de batterie
00:18:01et qu'il soit
00:18:02efficacement télécommandé
00:18:03et c'est bien.
00:18:07Maintenant,
00:18:07nous,
00:18:08qu'est-ce qu'on vient faire
00:18:11dans ce paysage ?
00:18:12À la base,
00:18:13on est les inventeurs
00:18:14et les leaders mondiaux
00:18:16de la niche intéressante
00:18:17mais néanmoins niche
00:18:18des robots pompiers.
00:18:19Donc,
00:18:20le principe,
00:18:20c'est le robot
00:18:21qui va là où c'est
00:18:22trop dangereux
00:18:23pour le pompier d'aller,
00:18:24que ce soit
00:18:25dans une cathédrale
00:18:26qui risque de s'effondrer,
00:18:28que ce soit
00:18:28dans un parking souterrain.
00:18:30Par exemple,
00:18:31dès qu'il y a un feu
00:18:31de parking souterrain
00:18:32à Paris
00:18:33et en banlieue parisienne,
00:18:34notre robot est là.
00:18:35Et c'est le cas aussi
00:18:36à Marseille,
00:18:37à Lyon.
00:18:37C'est le cas
00:18:38dans plus de 20 pays.
00:18:40200 robots,
00:18:40comme celui qui était
00:18:41dans la cour,
00:18:42sont actifs de par le monde.
00:18:43Celui-là,
00:18:44par exemple,
00:18:44il est à Hyderabad,
00:18:45en Inde.
00:18:46Il y a un gros robot,
00:18:47un petit robot.
00:18:49Et on en a livré 40.
00:18:51C'est un don de la France,
00:18:53une belle opération
00:18:54de l'État
00:18:54qui a acheté
00:18:56des matériels
00:18:57et des services
00:18:58à des start-up,
00:18:59à des PME françaises
00:19:00qui voulaient soutenir
00:19:01la résilience de l'Ukraine.
00:19:03Comme ça,
00:19:03ces entreprises,
00:19:04comme nous,
00:19:05ont pris pied en Ukraine
00:19:06et récupèrent
00:19:07un retour d'expérience
00:19:08et une réputation,
00:19:09tout ce qu'on voudra,
00:19:10inestimable.
00:19:11Donc,
00:19:12on a 40 robots
00:19:13chez les pompiers ukrainiens.
00:19:15Ce n'est pas des robots militaires,
00:19:16c'est des robots pompiers,
00:19:17c'est des robots civils
00:19:18qui,
00:19:19on leur branche
00:19:20une lance à incendie,
00:19:21on pilote,
00:19:22ce n'est pas autonome,
00:19:23c'est télécommandé,
00:19:24mais ça suffit,
00:19:24et ils envoient de l'eau,
00:19:26et voilà.
00:19:26On peut aussi mettre
00:19:27un brancard,
00:19:28on peut mettre
00:19:29un bras articulé,
00:19:30on peut mettre quelque chose,
00:19:31mais voilà.
00:19:32Le principe de base,
00:19:33c'est le robot pompier.
00:19:34Ils ont divisé,
00:19:35nous a dit le chef
00:19:36des pompiers ukrainiens,
00:19:37ils ont divisé
00:19:38les pertes
00:19:38parmi les pompiers
00:19:39par trois.
00:19:40A la fois parce que
00:19:41c'est moins dangereux,
00:19:42du coup,
00:19:43d'aller dans un environnement
00:19:44tel que celui-là,
00:19:45mais aussi parce que
00:19:45les Russes ont une tactique
00:19:46qui s'appelle
00:19:47la double frappe,
00:19:48vous tapez une première fois,
00:19:49vous attendez une heure
00:19:50et vous retapez.
00:19:51Comme ça,
00:19:52vous faites mal
00:19:54aux services de secours
00:19:56et vous réduisez
00:19:56sur le long terme
00:19:57la capacité de résilience
00:19:59de la société
00:20:00et vous mettez la panique
00:20:01dans la population.
00:20:02Donc les robots
00:20:02servent à ça aussi.
00:20:05Dernière slide,
00:20:07c'est qu'à partir de là,
00:20:08évidemment,
00:20:09nous commençons
00:20:10à vouloir faire
00:20:10la même chose
00:20:11que nos partenaires ukrainiens.
00:20:13Pour faire ça,
00:20:14on est en train
00:20:16de faire
00:20:16une jeune venture
00:20:17et même deux.
00:20:18Une en Ukraine
00:20:20pour faire
00:20:21la maintenance,
00:20:22réparer,
00:20:22nos nombreux robots
00:20:24là-bas
00:20:24et on va en envoyer plus.
00:20:26Et une en France
00:20:27pour faire
00:20:28des robots
00:20:29de défense
00:20:29comme eux.
00:20:31A la fois
00:20:32pour eux
00:20:33parce que
00:20:34c'est notre intérêt
00:20:35en tant que pays
00:20:36qui soutient l'Ukraine
00:20:37quand on le soutient,
00:20:39quand on lui achète
00:20:39des matériels militaires
00:20:40que ces matériels
00:20:41soient fabriqués
00:20:42en France
00:20:43et c'est aussi
00:20:44notre intérêt
00:20:45de faire ça
00:20:45parce que comme ça,
00:20:46petit à petit,
00:20:47on se muscle,
00:20:47on apprend à les faire,
00:20:49on a des idées
00:20:49dites d'innovation
00:20:50qui permettent
00:20:51de faire encore mieux
00:20:52et de faire
00:20:54le mélange
00:20:55de l'innovation
00:20:55à l'ukrainienne
00:20:57et de l'innovation
00:20:57à la française
00:20:59et puis
00:21:01surtout,
00:21:02on se prépare
00:21:02parce que
00:21:03ça a peut-être
00:21:04été dit ce matin
00:21:04et à d'autres occasions,
00:21:07la doctrine de l'OTAN
00:21:08c'est de se préparer
00:21:09à un possible choc
00:21:10avec les Russes
00:21:11dans les Pays-Baltes
00:21:11par exemple
00:21:12d'ici 2 à 3 ans.
00:21:13Pour ça,
00:21:14il faut commencer
00:21:14à produire maintenant
00:21:15et nous faisons partie
00:21:17des entreprises
00:21:18qui espérons
00:21:19que la loi de programmation
00:21:20militaire
00:21:22proposera des crédits
00:21:23notamment
00:21:23pour ces nouveaux matériels
00:21:25qui ne coûtent pas cher
00:21:27et qui demain
00:21:27protégeront
00:21:28nos fantassins
00:21:29et pour ça,
00:21:30on a besoin
00:21:31qu'on arrête
00:21:31de considérer le robot
00:21:32seulement comme un bel outil
00:21:33d'innovation
00:21:34de prospective du futur,
00:21:35le robot c'est maintenant,
00:21:37s'il y a une attaque russe
00:21:38dans 2 ans,
00:21:39il n'y aura pas 1500 chars
00:21:40qui franchiront la frontienne,
00:21:41il y aura d'abord
00:21:42150 000 drones
00:21:43qui nettoieront le terrain.
00:21:44Pour ça,
00:21:45il faut qu'il y ait des robots
00:21:46à la place des fantassins,
00:21:47des robots simples,
00:21:48télécommandés.
00:21:49Donc,
00:21:50on développe,
00:21:51on teste,
00:21:52ça c'est des photos
00:21:52prises en situation
00:21:53avec l'ADGA
00:21:54et ses différentes composantes
00:21:56et notre proposition,
00:21:58notre aspiration
00:21:58pour caricaturer,
00:21:59c'est qu'on sorte
00:22:00de l'espèce de cycle infini,
00:22:02je teste,
00:22:03je redéveloppe,
00:22:04etc.
00:22:04et qu'on passe tout de suite
00:22:06à l'échelle
00:22:06en apprenant sur le terrain.
00:22:08Je vous remercie.
00:22:09Merci Bruno.
00:22:16Et pour clôturer
00:22:17cette série d'innovations
00:22:18qui transforme concrètement
00:22:19notre outil militaire,
00:22:20place à l'intelligence artificielle
00:22:22appliquée à l'analyse
00:22:23de données stratégiques.
00:22:25C'est Sahar,
00:22:25une pépite française
00:22:26de la Deep Tech
00:22:27qui a été fondée en 2019.
00:22:28Elle s'est imposée
00:22:28comme un partenaire de choix
00:22:30pour la défense
00:22:31et la cybersécurité.
00:22:32Leur spécialité,
00:22:33traquer les signaux faibles,
00:22:35cartographier les réseaux,
00:22:36anticiper les menaces
00:22:37dans un océan
00:22:38d'informations complexes
00:22:40pour garantir
00:22:41notre fameuse
00:22:41souveraineté numérique.
00:22:43Pour nous expliquer
00:22:44comment leurs algorithmes
00:22:45sécurisent nos organisations,
00:22:47voici Jean-Mathieu Tilquin,
00:22:48vice-président développement
00:22:48chez Sahar.
00:22:49Et vous aussi,
00:22:50vous connaissez le jeu,
00:22:51vous avez 7 minutes,
00:22:52on peut l'applaudir.
00:22:57Merci beaucoup.
00:22:58Alors,
00:22:58je ne suis pas venu
00:22:59avec des slides,
00:23:00mais je suis venu
00:23:00avec une question
00:23:01pour commencer cette session.
00:23:03pendant les 7 minutes
00:23:04qui vont s'écouler,
00:23:05savez-vous combien d'heures
00:23:06de nouvelles vidéos
00:23:07vont être postées
00:23:08sur YouTube ?
00:23:11Beaucoup,
00:23:12vraiment beaucoup,
00:23:133500 heures.
00:23:14On estime que toutes les minutes,
00:23:16500 heures de nouvelles vidéos
00:23:17sont postées
00:23:18sur le réseau social YouTube.
00:23:20c'est une masse absolument considérable
00:23:24et c'est pour vous donner
00:23:25une idée de l'océan informationnel
00:23:28qui existe aujourd'hui
00:23:30sur les réseaux sociaux notamment
00:23:31et dans le cyberespace
00:23:33plus globalement.
00:23:34Alors,
00:23:35quand on a préparé un petit peu
00:23:36et discuté en préambule
00:23:38de cette présentation,
00:23:39on se demandait pourquoi
00:23:40Guerre épée,
00:23:41c'était assez original
00:23:42comme titre.
00:23:43et en fait,
00:23:45le mot Guerre,
00:23:47il est assez intéressant
00:23:47parce que la guerre informationnelle,
00:23:49elle est là,
00:23:50elle est installée depuis longtemps.
00:23:52Des ennemis de l'Europe,
00:23:54de la France,
00:23:55se sont saisis
00:23:56de ces espaces
00:23:57déjà il y a longtemps
00:23:59et le cyberespace
00:24:00et cet espace informationnel
00:24:02et le théâtre
00:24:03d'un affrontement
00:24:04aujourd'hui
00:24:05qui est sur un plan
00:24:07totalement nouveau
00:24:08et sur un plan
00:24:09au même titre
00:24:10que l'air,
00:24:11que l'espace
00:24:11ou que le maritime.
00:24:13Alors,
00:24:14qu'est-ce qu'on fait
00:24:14chez Sars ?
00:24:15On est un éditeur logiciel
00:24:17souverain
00:24:17qui permet à nos clients
00:24:20de recueillir
00:24:21de la donnée ouverte,
00:24:22donc de la donnée OSINT,
00:24:23Open Source Intelligence,
00:24:25sur les réseaux sociaux,
00:24:27sur le web
00:24:27et ce sont des outils
00:24:30aujourd'hui
00:24:31qui sont extrêmement,
00:24:33enfin qui sont indispensables
00:24:34pour comprendre
00:24:36comment évolue
00:24:37le cyberespace
00:24:38et comment se positionner
00:24:40et se défendre
00:24:40sur le cyberespace.
00:24:42Alors,
00:24:42j'ai parlé de cyberespace,
00:24:44j'ai parlé d'OSINT
00:24:45et bien entendu,
00:24:46l'intelligence artificielle
00:24:47est une composante
00:24:48à part entière
00:24:49des solutions
00:24:51puisque vous l'avez compris,
00:24:52vu la masse de données
00:24:53qui est aujourd'hui à traiter,
00:24:56il est nécessaire
00:24:57d'avoir recours
00:24:57à des technologies
00:24:58d'intelligence artificielle
00:25:00pour les traiter.
00:25:01Alors,
00:25:01la société a été fondée
00:25:03en 2016
00:25:04par deux data scientists
00:25:06qui,
00:25:07à l'occasion
00:25:07du conflit
00:25:08des Gilets jaunes,
00:25:09ont concouru
00:25:10au hackathon
00:25:11organisé
00:25:11par l'Assemblée nationale
00:25:12pour pouvoir
00:25:14mettre en place
00:25:15un outil
00:25:16de traitement
00:25:17de l'information ouverte
00:25:18et notamment
00:25:19de l'expression
00:25:20des Français
00:25:20sur le conflit
00:25:21des Gilets jaunes
00:25:21et pour pouvoir
00:25:22comprendre
00:25:23ce qui se cachait
00:25:25et quelles étaient
00:25:25les idées
00:25:25dans ces millions
00:25:26de conversations
00:25:27ouvertes.
00:25:28De là
00:25:29est née
00:25:30la société
00:25:31qui a ensuite
00:25:31été incubée
00:25:32par le campus
00:25:33cyber
00:25:33du ministère
00:25:34des Armées
00:25:35et puis
00:25:35Sahar a connu
00:25:36un développement
00:25:37qui aujourd'hui
00:25:38nous amène
00:25:38à 100 personnes.
00:25:39Nous sommes basés
00:25:40à Paris,
00:25:42principalement
00:25:42des ingénieurs
00:25:43et comme je vous le disais,
00:25:46on est très engagés
00:25:47dans l'IA
00:25:48notamment.
00:25:49Je parlais
00:25:50de la souveraineté,
00:25:54c'est un concept
00:25:54extrêmement important
00:25:56aujourd'hui
00:25:56pour les donneurs
00:25:57d'ordre,
00:25:58nos donneurs
00:25:58d'ordre
00:25:58que sont
00:25:59notamment
00:26:00des entités
00:26:01gouvernementales,
00:26:02donc on va
00:26:02travailler beaucoup
00:26:03avec le ministère
00:26:04des Armées,
00:26:05les ministères
00:26:05de l'Intérieur,
00:26:06des organismes
00:26:07qui luttent
00:26:08contre la désinformation
00:26:09et la manipulation
00:26:09d'opinion.
00:26:10En France,
00:26:11il y a Viginum
00:26:12dont c'est la tâche.
00:26:13En Suède,
00:26:14il y a le
00:26:15Psychological Institute
00:26:16of Defense
00:26:17où j'ai peut-être
00:26:18inversé les mots
00:26:19et ils font des émules
00:26:21notamment en Asie
00:26:23et notamment à Singapour,
00:26:25il y a le MDDI,
00:26:27le Ministry of Digital
00:26:28Development and Information.
00:26:30Donc tout ça,
00:26:31ce sont des organismes
00:26:34publics
00:26:35qui vont s'équiper
00:26:35avec ce type de solution.
00:26:37Nous avons aussi
00:26:37des organismes privés,
00:26:39des sociétés privées
00:26:40qui aujourd'hui,
00:26:42les pratiques
00:26:43d'Ozint
00:26:44et de compréhension
00:26:45de ce qui se cache
00:26:46dans cette grande
00:26:47masse de données
00:26:48sont absolument fondamentales
00:26:49pour les entreprises
00:26:50qui vont essayer
00:26:52de comprendre
00:26:53leur environnement
00:26:55concurrentiel
00:26:55avec lequel
00:26:57ils vont aussi
00:26:57prévenir
00:26:58des attaques
00:26:59sur des assets,
00:27:01enfin des actifs
00:27:02tangibles
00:27:02ou intangibles.
00:27:04Ça peut être
00:27:04des attaques
00:27:05réputationnelles
00:27:05et des attaques
00:27:07sur la marque
00:27:07et des entreprises
00:27:08qui peuvent avoir
00:27:09des conséquences économiques
00:27:10absolument dramatiques
00:27:12pour les entreprises
00:27:13qui ne pourraient pas
00:27:14se défendre.
00:27:15Donc aujourd'hui,
00:27:16des solutions
00:27:16comme les nôtres
00:27:17sont répandues
00:27:18en Europe,
00:27:19enfin en France,
00:27:20en Europe
00:27:20et en Asie du Sud-Est
00:27:22et notre CEO
00:27:24Antoine France
00:27:25accompagne le président Macron
00:27:27et a signé aujourd'hui
00:27:27un accord de distribution
00:27:28au Japon.
00:27:29Donc le Japon
00:27:30est aussi friand
00:27:31de s'équiper
00:27:32de solutions
00:27:33souveraines européennes.
00:27:35C'est extrêmement important
00:27:36pour les clients institutionnels
00:27:37de pouvoir se reposer
00:27:38sur des solutions
00:27:39dans lesquelles
00:27:39ils peuvent avoir confiance.
00:27:41Donc qu'est-ce qui va être
00:27:42important dans des solutions
00:27:42comme les nôtres ?
00:27:43Ça va être la capacité
00:27:44d'accéder à de la donnée
00:27:46de manière importante.
00:27:48Il faut pouvoir regarder,
00:27:50nous on est capable
00:27:51aujourd'hui
00:27:52de regarder 25 réseaux sociaux,
00:27:54je parle de données
00:27:55ouvertes uniquement,
00:27:56le web,
00:27:57que ce soit le web clair
00:27:58ou le deep
00:28:00et le dark web
00:28:01comme ils existent,
00:28:02pour pouvoir y détecter
00:28:03les signaux faibles
00:28:04les plus significatifs.
00:28:06Cette donnée,
00:28:07une fois qu'elle est recueillie,
00:28:09il y a un gros enjeu,
00:28:10c'est de pouvoir comprendre
00:28:12ce qui se cache à l'intérieur,
00:28:13trouver un peu l'aiguille
00:28:14dans la botte de foin,
00:28:14détecter les signaux faibles
00:28:16et ça,
00:28:17c'est là où intervient l'IA
00:28:18pour permettre d'analyser
00:28:20la composition d'une image,
00:28:22ce qui est dit
00:28:22dans une vidéo,
00:28:24quels sont les mots
00:28:25qui sont prononcés,
00:28:26traduire 200 langues
00:28:28et au final,
00:28:30arriver à analyser
00:28:31ces masses de données
00:28:32absolument considérables.
00:28:33Aujourd'hui,
00:28:34des techniques d'IA
00:28:36sont nécessaires
00:28:37pour analyser
00:28:37ces masses de données,
00:28:38détecter des signaux faibles
00:28:39et on travaille notamment
00:28:40avec des sociétés
00:28:41comme Mistral,
00:28:43on mobilise un écosystème
00:28:44souverain
00:28:45pour pouvoir implanter
00:28:47les technologies
00:28:47qui vont permettre
00:28:48à nos clients
00:28:49d'être dans une hypervélocité,
00:28:52c'est le terme
00:28:53qui est repris
00:28:53aujourd'hui
00:28:55au sein du ministère
00:28:56des Armées,
00:28:56notamment quand on est
00:28:57sur des problématiques
00:28:59de lutte opérationnelle.
00:29:00On a sécurisé,
00:29:02on a participé
00:29:03à la sécurisation
00:29:03des Jeux Olympiques 2024
00:29:04de Paris,
00:29:05des solutions comme les nôtres
00:29:07permettent de détecter,
00:29:08d'anticiper des menaces
00:29:09lorsqu'elles surgissent
00:29:11et notamment lorsqu'elles surgissent
00:29:12sur les réseaux sociaux.
00:29:14Et puis,
00:29:15dernière chose
00:29:16que je voulais mentionner,
00:29:17les technologies d'IA
00:29:18et notamment l'IA agentique
00:29:20aujourd'hui offrent
00:29:21des capacités absolument
00:29:23phénoménales,
00:29:24pas seulement pour se défendre
00:29:26mais aussi pour attaquer
00:29:27et quand on est du bon côté
00:29:29et quand on arme
00:29:31les gens qui sont du bon côté,
00:29:34c'est des missions
00:29:35de sociétés comme les nôtres
00:29:36de pouvoir déployer
00:29:37ces solutions d'IA agentiques
00:29:39et d'aider les sociétés
00:29:42et les Etats
00:29:44et les gouvernements
00:29:44à s'armer
00:29:45avec ces armes
00:29:46de nouvelle génération
00:29:47dans ces nouveaux espaces.
00:29:48Le mot de la fin,
00:29:49je voudrais remercier
00:29:50le groupe BPCE
00:29:51qui,
00:29:52Madame Laplanne,
00:29:53qui,
00:29:55sans les financements
00:29:56pour aider
00:29:57des sociétés comme les nôtres
00:29:58à démarrer
00:29:59et à se développer,
00:30:00ne nous aurait pas permis
00:30:02d'être ici aujourd'hui
00:30:03et de parler devant vous.
00:30:05Donc,
00:30:05merci beaucoup
00:30:06et je serai ravi
00:30:06de répondre à vos questions
00:30:07si vous en avez.
00:30:09C'est la prochaine séquence,
00:30:10je crois.
00:30:11C'est ça.
00:30:11Merci à vous.
00:30:12On vous applaudit.
00:30:13Je vais demander.
00:30:16Pierre et Bruno,
00:30:18rejoignez-nous,
00:30:18et c'est à vous de jouer.
00:30:19Vous pouvez leur poser
00:30:20vos questions,
00:30:21évidemment,
00:30:22qui sont en rapport
00:30:22avec leur startup.
00:30:24Si vous avez tout bien retenu,
00:30:25on va faire une interrogation.
00:30:26Allez,
00:30:26qui se lance ?
00:30:27Est-ce que vous avez des questions ?
00:30:28Oui, monsieur,
00:30:28on vous donne tout de suite.
00:30:30On vous apporte un micro
00:30:32et on vous écoute
00:30:33poser la première question.
00:30:34Allez-y.
00:30:36Merci.
00:30:37Oui,
00:30:37ma question va être
00:30:38relativement brève
00:30:39et s'adresse à tous les trois,
00:30:41en fait.
00:30:43Qui sont vos concurrents
00:30:44et quel est votre positionnement
00:30:45concurrentiel
00:30:46pour avoir une idée
00:30:47un peu de l'écosystème
00:30:48et français,
00:30:49et européen
00:30:50et international ?
00:30:52Merci.
00:30:53Pierre.
00:30:55Alors,
00:30:56nous,
00:30:56on a des concurrents
00:30:58beaucoup aux Etats-Unis
00:30:59et des concurrents
00:31:01en Europe.
00:31:02Le leader du marché
00:31:03est norvégien.
00:31:05Pourquoi ?
00:31:05Parce que les satellites
00:31:06font une orbite
00:31:07nord-sud,
00:31:08nord-sud,
00:31:08ils passent tout le temps
00:31:09au pôle nord
00:31:10et les norvégiens
00:31:11ont une île incroyable
00:31:12qui s'appelle
00:31:13l'île Svalbard
00:31:14où ils ont plein d'antennes
00:31:15dessus
00:31:16et qui est câblée.
00:31:17Ce n'est pas juste
00:31:18d'avoir des antennes,
00:31:18il faut aussi le câble
00:31:19sous main
00:31:19pour rappeler
00:31:20ce qu'il a donné.
00:31:21Nous,
00:31:21c'est nos concurrents.
00:31:22Mais en fait,
00:31:24dans le fond,
00:31:24nous,
00:31:24on se bat surtout
00:31:25pour installer
00:31:27un nouveau modèle économique
00:31:28qui est du service
00:31:29plutôt que de l'achat d'antenne.
00:31:33Alors,
00:31:33en me concentrant
00:31:34sur le robot de défense,
00:31:36je dirais d'abord
00:31:37que le marché
00:31:38n'a pas encore
00:31:39vraiment déterminé
00:31:39les différentes catégories,
00:31:41les différents segments.
00:31:42Par exemple,
00:31:43est-ce que c'est la taille
00:31:44qui différencie ?
00:31:45Est-ce que c'est le moteur ?
00:31:46Est-ce que c'est l'autonomie ?
00:31:47Etc.
00:31:48Mais je suis tendance
00:31:49à dire que les meilleurs,
00:31:50c'est les ukrainiens.
00:31:52Certains en Amérique
00:31:54ou en France
00:31:55ou ailleurs
00:31:55ou en Allemagne
00:31:56pourraient faire des robots
00:31:57qui vont plus loin,
00:31:58qui sont plus lourds,
00:31:58qui mettent un canon,
00:31:59etc.
00:32:00Les ukrainiens,
00:32:00ils ne font pas ça.
00:32:01Mais en fait,
00:32:01sur le terrain,
00:32:03ce qui,
00:32:03à l'heure actuelle,
00:32:05est utilisé
00:32:05parce que c'est ce qui,
00:32:06apparemment,
00:32:07est utile,
00:32:08c'est les robots
00:32:09que les ukrainiens font.
00:32:10Donc,
00:32:10c'est aussi pour ça
00:32:11qu'on veut s'allier
00:32:11avec un ukrainien.
00:32:13Il vaut mieux être partenaire
00:32:14que concurrent.
00:32:16Merci.
00:32:16Sur le domaine
00:32:18de la cybersécurité
00:32:19et de la lutte informationnelle,
00:32:20ça va être très clairement
00:32:21les Américains
00:32:22et les Israéliens
00:32:24qui se sont implantés
00:32:25dans beaucoup de pays d'Europe
00:32:28et ailleurs.
00:32:29D'ailleurs,
00:32:29je parlais du Japon tout à l'heure.
00:32:31Il y a une grosse dépendance
00:32:32du Japon
00:32:32vis-à-vis
00:32:33de la technologie américaine
00:32:34et israélienne.
00:32:35Ils se sont implémentés
00:32:36et notamment
00:32:37à la faveur
00:32:38de politiques commerciales
00:32:39extrêmement agressives.
00:32:40Aujourd'hui,
00:32:41quand on parle
00:32:41à des interlocuteurs étatiques,
00:32:44ils nous expliquent
00:32:45que l'ambassadeur américain
00:32:48dans le pays
00:32:49est un représentant commercial
00:32:51donc vient vendre
00:32:52de la technologie américaine.
00:32:54Alors,
00:32:54pourquoi c'est en train
00:32:55de changer aujourd'hui ?
00:32:55Je parlais de souveraineté,
00:32:56c'est extrêmement important
00:32:57et je vais vous donner
00:32:58l'exemple
00:32:59de l'intelligence artificielle.
00:33:01DeepSic,
00:33:02qui est l'équivalent
00:33:03d'OpenEI chinois,
00:33:04avait été entraîné
00:33:05avec des jeux de données
00:33:07qui,
00:33:07dans un premier temps,
00:33:08lui interdisaient
00:33:09d'expliquer
00:33:09ce qui s'était passé,
00:33:10qui masquaient
00:33:11une partie de l'histoire,
00:33:12qui revisitaient
00:33:13une partie de l'histoire,
00:33:13notamment les manifestations
00:33:15sur la place
00:33:17Tiananmen.
00:33:17Qu'est-ce qui se cache
00:33:18derrière ça ?
00:33:19C'est la capacité
00:33:20d'un État
00:33:20à entraîner
00:33:21des technologies
00:33:22avec des jeux de données
00:33:23qui vont pouvoir
00:33:25agir en leur faveur,
00:33:26qui vont pouvoir répandre
00:33:27des idées
00:33:27qui vont être en leur faveur,
00:33:29voire de fausses informations.
00:33:31Donc aujourd'hui,
00:33:31il y a une défiance
00:33:32de plus en plus grande
00:33:33quand on voit aujourd'hui
00:33:34la manière
00:33:34dont les États-Unis
00:33:37agissent
00:33:37en tant qu'alliés européens.
00:33:40Alliés,
00:33:40ça peut faire rire
00:33:41quand on voit
00:33:42certaines de leurs réactions.
00:33:44Il y a une prise
00:33:45de conscience
00:33:46extrêmement forte
00:33:46au niveau européen
00:33:47et ailleurs
00:33:47de dire
00:33:48qu'on ne peut plus
00:33:49se reposer
00:33:50sur des solutions
00:33:51qui sont alimentées
00:33:52par des partenaires
00:33:54dont la fiabilité
00:33:56devient
00:33:59tangente
00:33:59ou faible
00:34:01en fonction
00:34:02de la situation géopolitique.
00:34:04Et donc,
00:34:04c'est là où nous,
00:34:05quand on est capable
00:34:06d'arriver
00:34:06avec une solution
00:34:07européenne souveraine,
00:34:08de démontrer
00:34:11explicabilité,
00:34:12transparence
00:34:14des mécanismes
00:34:15d'IA
00:34:15qui sont mis en place,
00:34:16on a aujourd'hui
00:34:18une fenêtre
00:34:18d'opportunité
00:34:20extraordinaire
00:34:21qui s'ouvre à nous.
00:34:23On va prendre
00:34:24une autre question.
00:34:25Un courageux,
00:34:26une courageuse.
00:34:28Ils ont été suffisamment
00:34:30clairs dans leurs explications,
00:34:31vraiment ?
00:34:31Pas de questions ?
00:34:33Eh bien,
00:34:33on vous applaudit à nouveau.
00:34:35Ah,
00:34:35il y a une dernière question.
00:34:36Pardon.
00:34:36Oh là là !
00:34:37On a anticipé
00:34:38les applaudissements.
00:34:39Qu'est-ce qui s'est passé ?
00:34:41Allez-y,
00:34:41monsieur.
00:34:43Bonjour,
00:34:44merci pour vos interventions.
00:34:45Une question assez simple.
00:34:47Dans quelles mesures
00:34:48vos outils sont souverains ?
00:34:50Par exemple,
00:34:50produire des robots
00:34:51exclusivement en Europe,
00:34:52en France,
00:34:53c'est un enjeu massif.
00:34:54Et le traitement
00:34:55de la donnée aussi,
00:34:56on peut se questionner
00:34:56sur l'hébergement.
00:34:58Donc,
00:34:58c'est différentes questions
00:34:59et j'imagine que le spatial
00:35:00également.
00:35:01Merci à vous.
00:35:03Je peux commencer.
00:35:03Et en fait,
00:35:05une chose
00:35:05que je voulais rajouter
00:35:06sur la question précédente,
00:35:08là où la Norvège,
00:35:09par exemple,
00:35:09a un atout géographique,
00:35:10en fait,
00:35:11la France a un énorme
00:35:12atout géographique
00:35:12et c'est les Outre-mer.
00:35:14Donc,
00:35:14on n'est pas forcément
00:35:15très au nord
00:35:16ou très au sud.
00:35:17Saint-Pierre-et-Miquelon
00:35:18ou même Carguelen,
00:35:18en fait,
00:35:19c'est presque
00:35:19la latitude de Paris,
00:35:21donc ce n'est pas incroyable.
00:35:22Par contre,
00:35:22on a plein de ces territoires.
00:35:24Et donc,
00:35:24nous,
00:35:25un enjeu de souveraineté,
00:35:27c'est contrôler le territoire.
00:35:28Quand on contrôle le territoire,
00:35:29en général,
00:35:30on contrôle aussi les fréquences.
00:35:32Il y a des choses,
00:35:32par exemple,
00:35:33qui, commercialement,
00:35:34sont très intéressantes pour nous,
00:35:35c'est de mettre une antenne
00:35:36à Saint-Pierre-et-Miquelon
00:35:37et de fournir
00:35:39toutes les constellations
00:35:40de satellites américains
00:35:41qui, eux,
00:35:42n'ont pas le droit
00:35:43de télécharger
00:35:44en une certaine bande de fréquences
00:35:46sur le territoire américain.
00:35:47Donc,
00:35:47en fait,
00:35:47Saint-Pierre-et-Miquelon,
00:35:48si vous voulez,
00:35:49c'est un avantage compétitif
00:35:50chez les Américains.
00:35:51Enfin,
00:35:52nous,
00:35:52on fournit aux Américains.
00:35:53Enfin,
00:35:54qu'on essaye,
00:35:54on ne veut pas être trop prétentieux.
00:35:56Mais,
00:35:56donc,
00:35:57la géographie
00:35:57est un axe de souveraineté.
00:36:00Alors,
00:36:00bien entendu,
00:36:01après,
00:36:01on va dépendre
00:36:02des câbles sous-marins.
00:36:04Donc là,
00:36:04on a des partenaires aussi clés
00:36:05qui sont quand même installés
00:36:06dans le paysage
00:36:07comme Orange.
00:36:09Et enfin,
00:36:09en effet,
00:36:10le cloud.
00:36:10Alors,
00:36:11nous,
00:36:11la donnée transite par le cloud,
00:36:13mais on ne la stocke pas.
00:36:14Mais,
00:36:15on ne peut pas s'affranchir
00:36:16des menaces
00:36:18comme le US Cloud Act.
00:36:20Et donc,
00:36:20c'est là où,
00:36:21en fait,
00:36:21nous,
00:36:21tout l'enjeu,
00:36:22c'est d'avoir
00:36:22une infrastructure hybride
00:36:24où,
00:36:25quand un acteur commercial
00:36:27vient nous voir
00:36:27et veut télécharger
00:36:28plein de ces données
00:36:29et qu'il s'en fiche
00:36:30la nationalité du cloud,
00:36:32on a notre service
00:36:33qui est prêt,
00:36:34résilient
00:36:35et très opérationnel.
00:36:36Quand c'est côté
00:36:38plus minarme,
00:36:39bon,
00:36:39là,
00:36:39en fait,
00:36:40on est obligé
00:36:40d'avoir des ajouts sécuritaires,
00:36:43notamment sur la partie cloud.
00:36:47Nous,
00:36:48d'abord,
00:36:48notre capital
00:36:49est 100% français.
00:36:50Et si on est temps,
00:36:52on restera européen.
00:36:55C'est très important
00:36:56parce que,
00:36:56par exemple,
00:36:57on a une boîte
00:36:58qu'on pourrait considérer
00:36:59comme concurrente
00:37:00en Allemagne,
00:37:01mais dedans,
00:37:01il y a Peter Thiel.
00:37:03Et d'ailleurs,
00:37:03ça a coincé
00:37:04au niveau
00:37:05du Bundestag
00:37:07au moment de leur
00:37:07octroyer un marché
00:37:08d'ampleur.
00:37:10Ensuite,
00:37:10sur les composantes,
00:37:11on a encore
00:37:14des composantes asiatiques.
00:37:15C'est très difficile
00:37:16de faire sans,
00:37:16mais par exemple,
00:37:17on préfère avoir
00:37:17du taïwanais
00:37:18que du chinois.
00:37:19D'ailleurs,
00:37:20les Taïwanais
00:37:21nous disaient
00:37:22qu'on était bons
00:37:23par rapport
00:37:23à la provenance
00:37:25chinoise
00:37:25qui reste irréductible
00:37:27encore sur certains points.
00:37:28On travaille
00:37:29notamment
00:37:29sur les cellules
00:37:30de batterie.
00:37:31On essaie
00:37:31d'identifier
00:37:31des fournisseurs
00:37:33et je sais
00:37:34que l'Europe
00:37:34va beaucoup stimuler
00:37:36la fabrication
00:37:36de cellules
00:37:37de batterie
00:37:38en Europe.
00:37:38C'est une très bonne chose.
00:37:39Par exemple,
00:37:40nos batteries
00:37:41à partir des cellules
00:37:42importées,
00:37:42nos batteries
00:37:43sont made in France.
00:37:44D'ailleurs,
00:37:44pour le moment,
00:37:44c'est nous
00:37:44qui les faisons même.
00:37:47et sinon,
00:37:48la majeure partie
00:37:50des composants
00:37:50sont français,
00:37:51même de l'ouest
00:37:53de la France.
00:37:54Et sur les nouvelles
00:37:55générations de robots,
00:37:56on a un moteur suisse,
00:37:57etc.
00:37:57Et bien sûr,
00:37:59l'intelligence artificielle
00:38:00qu'on mettra demain
00:38:01ne sera pas dans le cloud,
00:38:03elle sera sur le robot
00:38:04parce que c'est
00:38:05beaucoup plus efficace.
00:38:07On va retrouver
00:38:09en ce qui nous concerne
00:38:10des éléments communs.
00:38:12Le premier,
00:38:12c'est la dimension
00:38:14capitalistique.
00:38:16Pouvoir être
00:38:17une société rentable
00:38:18et autonome
00:38:19fait qu'on ne dépend pas
00:38:20de capitaux
00:38:21et encore moins
00:38:22de capitaux étrangers.
00:38:23Il y a beaucoup
00:38:23de donneurs d'ordre
00:38:24qui sont extrêmement sensibles
00:38:26à la composition
00:38:27capitalistique de la société
00:38:28aujourd'hui
00:38:28qui est détenue
00:38:29très majoritairement
00:38:30par les fondateurs.
00:38:32Deuxième,
00:38:33ça va être la capacité
00:38:34de maîtriser
00:38:35sa chaîne technologique.
00:38:37On le fait
00:38:39parce qu'on développe
00:38:40énormément de choses
00:38:40par nous-mêmes.
00:38:41Dans les développements
00:38:42qui sont faits,
00:38:43on va essayer
00:38:44de réduire
00:38:44notre dépendance
00:38:45au GPU.
00:38:47Les GPU,
00:38:48c'est un élément
00:38:49de dépendance technologique
00:38:51vis-à-vis des Etats-Unis
00:38:52notamment.
00:38:53Et donc,
00:38:54plutôt que de mettre
00:38:55en place
00:38:55des traitements
00:38:56d'algorithmes
00:38:56d'IA extrêmement lourds
00:38:58et d'aller sur
00:38:59des gros modèles
00:39:00de LLM,
00:39:01on va essayer
00:39:02sur des traitements
00:39:03d'images plus simples
00:39:04comme du computer vision
00:39:05par exemple,
00:39:05d'aller sur des algorithmes
00:39:06de deep learning
00:39:08spécialisés
00:39:08et donc qui vont
00:39:10être basés quasiment
00:39:11sur du CPU.
00:39:13Donc,
00:39:15nos plus gros serveurs
00:39:16n'ont besoin
00:39:17que de quelques GPU
00:39:18pour fonctionner
00:39:19sur des traitements
00:39:20de LLM spécialisés.
00:39:22Et puis,
00:39:23on va choisir évidemment
00:39:24des composantes
00:39:26souveraines
00:39:26ou développées
00:39:27en France
00:39:28ou en Europe.
00:39:28Et puis,
00:39:28troisième point,
00:39:30ça va être au niveau
00:39:30de la mise en oeuvre
00:39:31de ces solutions
00:39:32et sur les hébergements.
00:39:34Vous l'avez dit
00:39:34vous-même,
00:39:36je ne vais pas vous parler
00:39:37de souveraineté ici
00:39:38si c'est pour vous expliquer
00:39:39qu'on est chez Amazon
00:39:40ou chez Microsoft à la fin
00:39:41et que les données
00:39:42de nos clients
00:39:42transitent par ces serveurs.
00:39:44Nous nous reposons
00:39:45exclusivement
00:39:46sur des data centers
00:39:47fournis par des acteurs
00:39:48français ou européens
00:39:50et soumis
00:39:51aux droits européens
00:39:52à minima.
00:39:54Et ça,
00:39:54ça permet d'éviter
00:39:55la,
00:39:57comment dire,
00:39:58d'être soumis
00:39:58à des lois extraterritoriales.
00:40:00On a parlé du cloud
00:40:00du Patriot Act notamment.
00:40:03Plein d'autres choses
00:40:04peuvent être actionnées
00:40:05par les Etats-Unis,
00:40:06notamment les lois
00:40:07anticorruption.
00:40:08À partir du moment
00:40:08où il y a des paiements
00:40:09en dollars,
00:40:10et des soupçons
00:40:10de corruption
00:40:11liés à des paiements
00:40:12en dollars.
00:40:13Et donc,
00:40:13tout ça,
00:40:14on va exclure
00:40:14tout ça
00:40:15de la chaîne opérationnelle
00:40:17des solutions
00:40:18qu'on met en place.
00:40:19Et tout ça,
00:40:20on est capable
00:40:20de l'expliquer
00:40:21à nos donneurs d'ordre
00:40:22et d'être extrêmement transparent.
00:40:23Je parlais de confiance
00:40:24tout à l'heure.
00:40:25La confiance,
00:40:26elle se crée
00:40:27sur la transparence
00:40:29et c'est ce qu'on explique
00:40:30à nos clients.
00:40:32Merci encore
00:40:32à tous les trois.
00:40:33Je vous laisse regagner
00:40:34vos places.
00:40:35Merci beaucoup.
00:40:38Et on vous propose
00:40:40pour conclure
00:40:40sur ces thèmes
00:40:41un échange de haut vol.
00:40:42Venez vous installer,
00:40:43messieurs,
00:40:43entre Armand Thiberge,
00:40:45fondateur de Strix AI,
00:40:48Florian Fournier,
00:40:49cofondateur et PDG
00:40:50d'Orasio,
00:40:51avec à la baguette
00:40:52Guillaume Gralet,
00:40:53toujours rédacteur en chef
00:40:54tech et sciences au point.
00:40:55On peut les applaudir.
00:40:57C'est la dernière
00:40:57de la journée.
00:40:59Mais ils sont très affûtés.
00:41:02Vous allez voir,
00:41:02ça va très vite
00:41:03dans leur tête.
00:41:04Merci beaucoup, Boris.
00:41:06Écoutez,
00:41:06on est super contents
00:41:07de vous retrouver.
00:41:09D'abord,
00:41:10c'était vachement intéressant.
00:41:11Bravo à vous.
00:41:13Très belles aventures.
00:41:14Et puis, effectivement,
00:41:15avec Armand et Florian,
00:41:16vous allez voir,
00:41:16vous allez encore,
00:41:17je pense,
00:41:18être étonnés,
00:41:19apprendre plein de choses.
00:41:20Et je pense qu'ils vont
00:41:21vous transmettre énormément
00:41:24leur dynamisme,
00:41:25leurs idées.
00:41:26Alors,
00:41:26il y a deux points communs
00:41:27chez ces deux super entrepreneurs.
00:41:31Trois points communs.
00:41:32Le premier,
00:41:32c'est entre autres
00:41:34que pour vous,
00:41:36dans votre tête,
00:41:37l'Europe n'a pas dit
00:41:38son dernier mot.
00:41:39Europe make great again,
00:41:41comme on l'a vu hier
00:41:42avec André Losgo-Pietry.
00:41:45Et on va voir
00:41:47que ça s'illustre
00:41:48à travers vos actions,
00:41:49vos engagements.
00:41:50La deuxième,
00:41:51c'est que effectivement,
00:41:52vous avez déjà plusieurs vies.
00:41:53Vous avez tous les deux
00:41:54créé plusieurs entreprises.
00:41:56Vous gérez plusieurs entreprises
00:41:58en même temps.
00:41:59C'est assez impressionnant.
00:42:00Et puis,
00:42:01ce que je trouve intéressant aussi,
00:42:02c'est que vous n'êtes pas du tout
00:42:03indifférent à ce qui se passe
00:42:04dans le monde parce que,
00:42:05en dehors,
00:42:06comme s'il vous restait encore
00:42:07un peu de temps,
00:42:08eh bien,
00:42:09vous déployez des technologies
00:42:11pour aider très concrètement
00:42:13en Ukraine,
00:42:14notamment les combattants
00:42:16sur le terrain.
00:42:17La première question
00:42:18que je voulais vous poser,
00:42:22c'est sur l'enjeu,
00:42:24effectivement,
00:42:24de la souveraineté
00:42:25et pourquoi vous croyez
00:42:26encore à l'Europe,
00:42:28tous les deux.
00:42:28Alors,
00:42:29je vais faire très vite
00:42:30pour présenter Armand.
00:42:32vous êtes,
00:42:33entre autres,
00:42:34dirigeant de Brevo,
00:42:35donc une plateforme
00:42:36de gestion de la relation client,
00:42:38leader en Europe,
00:42:40une très belle entreprise.
00:42:42En même temps,
00:42:43vous êtes à la tête
00:42:44de Solar & Blue
00:42:45dans les panneaux photovoltaïques,
00:42:50dans Iron Flow,
00:42:51dans le stockage de l'énergie
00:42:52et puis encore dans Strix,
00:42:54on en a parlé tout à l'heure,
00:42:55qui va aider,
00:42:56en fait,
00:42:56très concrètement les...
00:42:57Pardon.
00:42:59Voilà.
00:43:00Qui va aider très concrètement,
00:43:01c'est ma fille,
00:43:02tout va bien.
00:43:03Qui va aider très concrètement
00:43:07à intercepter les drones
00:43:09et les...
00:43:11Voilà,
00:43:11défendre les Ukrainiens.
00:43:13Et Florian,
00:43:14très rapidement,
00:43:15comme ça,
00:43:15on aura terminé les présentations.
00:43:16Vous avez co-créé Payfit.
00:43:19Payfit,
00:43:19ça a été...
00:43:20C'est plusieurs centaines
00:43:21de salariés aujourd'hui encore.
00:43:23Un des leaders.
00:43:24Et puis,
00:43:25encore une fois,
00:43:26vous n'avez...
00:43:26Vous auriez pu travailler
00:43:27pour les Américains.
00:43:28Vous auriez pu revendre
00:43:29cette entreprise.
00:43:30Vous êtes toujours au board
00:43:31de Payfit,
00:43:32mais vous avez créé
00:43:34Horacio.
00:43:35Donc,
00:43:35c'est l'IA appliquée
00:43:37à la vidéo.
00:43:40Alors,
00:43:40c'est pour les forces
00:43:40de sécurité extérieures,
00:43:42les collectivités territoriales,
00:43:44les infrastructures critiques
00:43:46et aussi les armées européennes.
00:43:48Voilà,
00:43:49c'était pour les présentations,
00:43:50mais ils ont tellement de vie
00:43:51chacun que c'était,
00:43:52je pense,
00:43:53de resituer un petit peu
00:43:55tout ça.
00:43:56Armand,
00:43:56je vous laisse la parole
00:43:57sur votre engagement européen.
00:43:59On fera pas mal
00:44:00de petites questions,
00:44:00mais on fera aussi,
00:44:01avec Boris,
00:44:02des questions de la salle
00:44:03pour comprendre
00:44:04votre engagement
00:44:05et là où vous voulez aller.
00:44:09Moi,
00:44:09je pense que l'Europe
00:44:10est loin d'être morte
00:44:11et loin d'avoir
00:44:1210 cent derniers mots.
00:44:15On a aussi une prise
00:44:16de conscience européenne.
00:44:17Je pense qu'en France,
00:44:17on a toujours eu à cœur
00:44:19d'avoir la souveraineté
00:44:19et d'être souverains.
00:44:20C'était moins le cas
00:44:21de nos partenaires européens.
00:44:23Ils ont compris
00:44:23avec Donald Trump
00:44:26qu'il fallait aussi
00:44:26qu'on soit souverains
00:44:27tous ensemble.
00:44:29Donc,
00:44:29je suis très optimiste
00:44:31sur la création
00:44:32d'une Europe
00:44:32qui ne soit pas seulement
00:44:33une Europe économique,
00:44:35mais qui soit aussi
00:44:36une Europe politique
00:44:38et aussi créer
00:44:39une Europe de la défense.
00:44:42Les Français étaient
00:44:43en avance là-dessus
00:44:43sur cet engagement.
00:44:46Vous êtes tous les deux
00:44:46polytechniciens.
00:44:47Ça rajoute encore
00:44:48un point commun.
00:44:49Oui,
00:44:50je pense qu'en particulier,
00:44:52c'est une vision
00:44:53que porte la DGA
00:44:54depuis très longtemps,
00:44:56d'être souverains,
00:44:57de ne pas dépendre
00:44:58de la texture américaine.
00:44:59Et aujourd'hui,
00:45:01il y a aussi les Anglais
00:45:02qui ont un être
00:45:04sur la défense
00:45:04qui est quand même
00:45:04assez développé.
00:45:06qui ont beaucoup
00:45:08été de concert,
00:45:09opéré de concert
00:45:10avec les Etats-Unis.
00:45:11Et il y a une opportunité
00:45:12historique,
00:45:13grâce à ce président
00:45:15des Etats-Unis,
00:45:16de créer une Europe
00:45:17de la défense.
00:45:18Ça agit comme un réveil.
00:45:19Comme un réveil.
00:45:20Et donc,
00:45:21c'est d'une part,
00:45:21évidemment,
00:45:22Donald Trump.
00:45:22Et puis,
00:45:23de l'autre part,
00:45:24évidemment,
00:45:24la Russie
00:45:25qui nous taquine
00:45:28depuis quelques années déjà,
00:45:29enfin,
00:45:29des dizaines d'années déjà.
00:45:30Et là,
00:45:31qui est devenue
00:45:32très menaçante.
00:45:35On ne peut pas rester indifférents
00:45:36face à ça.
00:45:37Je pense qu'il faut
00:45:38sérieusement se réveiller.
00:45:39Et on se réveille tous
00:45:40collectivement,
00:45:41très sérieusement.
00:45:41Et je suis
00:45:44ravi,
00:45:44impressionné
00:45:45de voir toutes ces startups
00:45:47en Allemagne,
00:45:48dans les Pays-Baltes,
00:45:49en France,
00:45:50de startups de la défense
00:45:50qui veulent changer
00:45:52le game
00:45:52parce que les industriels,
00:45:54et je pense qu'ils
00:45:54vont faire aussi
00:45:56une part du chemin.
00:45:58La guerre a changé,
00:46:00la manière de faire la guerre
00:46:01a changé
00:46:02et les startups
00:46:03ont une part aussi importante
00:46:05de chemin à faire
00:46:06et on va le faire tous ensemble
00:46:07et on va construire
00:46:08l'Europe de la défense
00:46:08demain.
00:46:09On a une opportunité.
00:46:11Parmi vos inspirations,
00:46:14lorsqu'on s'est parlé,
00:46:15vous m'avez dit
00:46:15qu'Elon Musk,
00:46:18ce qu'il a réussi à faire
00:46:19au niveau entrepreneurial,
00:46:20là,
00:46:20je ne parle pas du côté politique,
00:46:22franchement,
00:46:23on a beaucoup de mal
00:46:24à le suivre.
00:46:24Mais au niveau entrepreneurial,
00:46:26tout ce qu'il a créé
00:46:27from scratch,
00:46:28on pouvait le faire en Europe.
00:46:32Alors,
00:46:33question d'Elon Musk,
00:46:35oui,
00:46:36je t'en avais parlé
00:46:36parce que,
00:46:37je vous en avais parlé,
00:46:37Guillaume,
00:46:38parce que,
00:46:39c'est vrai que moi,
00:46:40il m'a inspiré,
00:46:40je pense qu'il a inspiré
00:46:42des millions d'entrepreneurs,
00:46:44c'est ça ?
00:46:44Des millions d'entrepreneurs,
00:46:45se dire,
00:46:46finalement,
00:46:46on peut challenger
00:46:47ce statu quo,
00:46:48finalement,
00:46:49il y a des car makers
00:46:50qui vendent
00:46:51des millions
00:46:52de voitures
00:46:53dans le monde,
00:46:53non,
00:46:53moi,
00:46:54je vais recréer
00:46:54un truc
00:46:55from scratch.
00:46:57Il a une énergie folle,
00:47:00il a une manière
00:47:01de travailler,
00:47:02évidemment,
00:47:02je ne suis pas d'accord
00:47:03avec grand chose
00:47:04de ce qu'il dit,
00:47:05mais en tout cas,
00:47:05cette capacité
00:47:06à renverser la table
00:47:07tout le temps
00:47:08est très inspirante
00:47:09et donne beaucoup
00:47:10d'énergie
00:47:11et je ne suis pas sûr
00:47:12que sans cette inspiration,
00:47:14je serais ici,
00:47:15là,
00:47:15à vous parler.
00:47:16D'accord,
00:47:16donc ça a vraiment
00:47:17joué un rôle,
00:47:17c'est très intéressant.
00:47:18Florian,
00:47:19sur le côté engagement européen,
00:47:21sur la partie européenne,
00:47:23nous,
00:47:23dans notre domaine,
00:47:23ce qui est marquant,
00:47:24donc l'intelligence artificielle
00:47:25appliquée à la vidéo,
00:47:26on voit bien qu'aujourd'hui,
00:47:27les leaders,
00:47:28d'un point de vue technologique
00:47:29et commercial,
00:47:29ce sont des solutions
00:47:31israéliennes,
00:47:31américaines et chinoises
00:47:33et que nos interlocuteurs,
00:47:34moi,
00:47:35j'ai été marqué
00:47:35sur les premiers échanges
00:47:36en commençant le projet
00:47:37il y a un peu plus d'un an,
00:47:38en se déplaçant
00:47:39dans des pays européens,
00:47:40notamment dans les pays baltes,
00:47:42notamment en Danemark,
00:47:43de rencontrer
00:47:44des anciens ministres
00:47:45de l'intérieur
00:47:46ou des profils politiques
00:47:48engagés sur les choix
00:47:49des technologies cœur
00:47:50pour les services de renseignement,
00:47:52les services enquêteurs
00:47:53de police nationale,
00:47:54qu'on sert aujourd'hui
00:47:55de les entendre parler
00:47:56avec des mots
00:47:57qui allaient jusqu'à
00:47:58on a honte
00:47:59de certains choix
00:47:59qu'on a faits.
00:48:01Et moi,
00:48:01j'ai peu d'expérience,
00:48:02j'ai 33 ans,
00:48:03donc je ne peux pas me rendre compte
00:48:03de quelle est la différence
00:48:04entre l'Europe d'il y a 10 ans
00:48:05et l'Europe d'aujourd'hui,
00:48:06mais d'entendre des personnes
00:48:07comme ça
00:48:08qui nous parlent
00:48:09des choix qu'ils ont faits
00:48:10de dépendance technologique
00:48:12sur des technologies clés.
00:48:14Donc,
00:48:14technologie clé pour nous,
00:48:16c'est des technologies de défense
00:48:17ou des technologies
00:48:18de sécurité intérieure.
00:48:19Donc,
00:48:19on peut penser
00:48:20aux services enquêteurs,
00:48:21aux services de renseignement.
00:48:22Nous,
00:48:23c'est sur la vidéo.
00:48:24J'imagine qu'il y a
00:48:25d'autres données hyper intéressantes
00:48:26pour ces acteurs
00:48:27où ils ont fait des choix aussi
00:48:29de se tourner
00:48:30vers des solutions non européennes.
00:48:31Aujourd'hui,
00:48:32ils s'en mordent de les doigts.
00:48:33Du coup,
00:48:33il y a une envie commune
00:48:36sur des technologies
00:48:37qui sont critiques
00:48:39de se tourner
00:48:40vers des acteurs européens.
00:48:41Par contre,
00:48:41ce n'est pas suffisant.
00:48:42Ça veut dire que là,
00:48:43ce qui manque aujourd'hui,
00:48:44c'est que,
00:48:44OK,
00:48:45il y a une envie,
00:48:45mais sur la plupart
00:48:46de ces technologies,
00:48:47on n'est pas encore au niveau
00:48:49des leaders mondiaux,
00:48:50soit d'un point de vue technologique,
00:48:51soit d'un point de vue commercial.
00:48:52Du coup,
00:48:53sur chacune de ces technologies,
00:48:54il y a des entreprises
00:48:55qui se créent.
00:48:55On en fait partie
00:48:56sur la partie vidéo,
00:48:57il y en a sur la partie audio,
00:48:59il y en a sur plein d'autres technologies,
00:49:01notamment cyber.
00:49:02L'enjeu des prochaines années,
00:49:03ça va être de,
00:49:03est-ce qu'on voit
00:49:05des acteurs européens
00:49:06émerger
00:49:07et qui gagnent des contrats,
00:49:09pas simplement
00:49:09parce qu'ils sont européens,
00:49:10mais parce qu'ils sont compétitifs
00:49:12à la fois technologiquement
00:49:13et commercialement
00:49:14avec les leaders mondiaux.
00:49:15Je pense que c'est trop tôt
00:49:16pour dire aujourd'hui
00:49:16qu'est-ce qui va se passer
00:49:17ces prochaines années,
00:49:18parce qu'entre le réveil
00:49:20qui se passe là
00:49:20ces derniers semestres
00:49:21et ce qui va se passer,
00:49:22c'est une aventure au long cours
00:49:24d'être compétitif
00:49:25dans ces domaines
00:49:27avec les leaders mondiaux,
00:49:28mais c'est extrêmement positif.
00:49:30En tout cas,
00:49:30le terreau,
00:49:30il est là.
00:49:31Et ce qui est bien
00:49:31pour nous entrepreneurs,
00:49:32c'est qu'on sait
00:49:33que la balle est dans notre camp.
00:49:34Maintenant,
00:49:34on sait qu'on peut faire
00:49:34quelque chose d'énorme
00:49:35en Europe
00:49:36si on exécute bien.
00:49:38Donc maintenant,
00:49:38à nous de bien travailler
00:49:39pour être au niveau
00:49:40des leaders mondiaux.
00:49:41À nous de jouer.
00:49:41C'est un peu ce que disait
00:49:42Bertrand Rondepierre
00:49:44en début d'après-midi,
00:49:46c'est-à-dire qu'on a
00:49:46toutes les...
00:49:47Donc, il dirige l'AMIAD,
00:49:48donc l'agence d'innovation
00:49:49de l'armée.
00:49:51On a toutes les cartes en main.
00:49:52Ce n'est pas une question
00:49:52uniquement de moyens,
00:49:53mais on peut exécuter.
00:49:55Il n'y a pas de fatalité.
00:49:57Est-ce que vous pouvez
00:49:57nous expliquer, Florian,
00:49:58avant qu'on aille plus loin,
00:49:59ce que c'est qu'il y a
00:50:00appliqué à la vidéo
00:50:00de manière très concrète ?
00:50:02On a vu que les champs
00:50:03d'application sont très vastes.
00:50:04On a parlé de forces
00:50:05de sécurité extérieure,
00:50:06d'armées européennes.
00:50:09Est-ce que vous pouvez
00:50:10donner deux,
00:50:10trois exemples d'application ?
00:50:12Vous parlez de Bertrand
00:50:13de l'AMIAD.
00:50:14Donc l'AMIAD,
00:50:14qui est l'agence d'IA
00:50:15qui a pour responsabilité
00:50:18d'équiper les armées françaises
00:50:19des meilleures solutions
00:50:20d'intelligence artificielle.
00:50:22Bertrand,
00:50:22on échange beaucoup
00:50:22parce qu'ils ont acheté
00:50:23nos solutions.
00:50:24Donc des cas d'usage
00:50:25typiquement qui vont être
00:50:25intéressants pour eux,
00:50:26il y en a plusieurs.
00:50:28Premièrement,
00:50:29les armées françaises,
00:50:32elles vont s'équiper
00:50:33de plus en plus
00:50:34de drones terrestres,
00:50:35de drones aériens.
00:50:36Ces drones,
00:50:37ils ont des flux vidéo,
00:50:39ils ont des capteurs vidéo,
00:50:40que ce soit des capteurs jour
00:50:41ou des capteurs thermiques.
00:50:42Nos solutions,
00:50:43elles permettent en live
00:50:44de détecter,
00:50:45pas simplement un soldat,
00:50:48pas simplement un tank,
00:50:49mais sur un drone
00:50:51qui vole.
00:50:51Attention, il y a une tranchée,
00:50:53attention, il y a un poste radio.
00:50:55Et ça, du coup,
00:50:55on va pouvoir équiper
00:50:56et informer en live
00:50:58les pilotes de drones
00:50:59sur l'environnement.
00:51:00Des choses qu'ils pourraient voir
00:51:02avec un peu de chance,
00:51:03mais grâce à notre technologie,
00:51:05ils vont être beaucoup plus vigilants.
00:51:07C'est un premier cas d'usage.
00:51:08Un deuxième cas d'usage,
00:51:09c'est pour des opérations,
00:51:11notamment d'unités spéciales,
00:51:15qui jusqu'à présent
00:51:16devaient aller s'infiltrer,
00:51:18s'enterrer,
00:51:19observer une ou deux semaines.
00:51:20Ils peuvent utiliser
00:51:21nos solutions,
00:51:22les abandonner
00:51:23et être informés
00:51:24en live
00:51:25sans avoir besoin d'humains
00:51:27sur qu'est-ce qui se passe
00:51:28à tel endroit.
00:51:30Ça, c'est un deuxième type
00:51:30de cas d'usage.
00:51:32Un troisième type
00:51:33de cas d'usage,
00:51:34ça va être de protéger
00:51:35des infrastructures critiques,
00:51:36militaires,
00:51:37être capable d'informer,
00:51:38attention,
00:51:39proche de cette infrastructure,
00:51:40il y a ce véhicule inconnu
00:51:42qui a été repéré plusieurs fois
00:51:44au cours des derniers jours,
00:51:46proche de cet endroit.
00:51:46Est-ce normal ?
00:51:47Est-ce qu'il faut prendre
00:51:48une action en lien avec ça ?
00:51:50Voici différents types d'exemples
00:51:51de qu'est-ce que l'intelligence artificielle
00:51:54peut faire pour les forces armées
00:51:55et en parallèle,
00:51:56on a les verticales
00:51:57sur la partie enquêteurs.
00:51:58Pour les enquêteurs,
00:51:59on est capable d'informer
00:52:00en live
00:52:01sur des événements
00:52:02qui se passent
00:52:03ou d'aider les enquêteurs
00:52:04lors d'une enquête
00:52:04ou de retrouver a posteriori
00:52:06le passage d'un véhicule,
00:52:07le passage d'un individu
00:52:08sans qu'ils aient à visionner
00:52:09des heures ou des jours
00:52:10de vidéo.
00:52:12Super clair,
00:52:13super intéressant,
00:52:13merci beaucoup.
00:52:14Armand,
00:52:15j'ai la même question pour vous
00:52:16sur Strix.
00:52:18comment ça marche au quotidien
00:52:19et quelles sont vos ambitions ?
00:52:21Je vais commencer
00:52:22par un chiffre.
00:52:24En Ukraine,
00:52:26on a presque
00:52:27un demi-million de morts
00:52:29jusqu'à aujourd'hui.
00:52:31Ce qui est vraiment nouveau,
00:52:32on en a parlé
00:52:33toute cette journée,
00:52:34la robotisation
00:52:35du champ de bataille.
00:52:37Ce qui est nouveau,
00:52:38c'est que ces morts
00:52:39et ces dégâts matériels
00:52:41sont massivement faits
00:52:42par les drones.
00:52:43Les gens se meurent encore.
00:52:46où les dégâts sont encore
00:52:47faits par des obus,
00:52:48par des balles.
00:52:49Mais la grande majorité,
00:52:5170%,
00:52:51c'est fait par des drones.
00:52:53Des drones qu'on appelle
00:52:54les drones FPV,
00:52:55des drones kamikazes.
00:52:56Des drones qui sont pilotés
00:52:57par des opérateurs.
00:52:58En effet,
00:52:59il y a un opérateur
00:53:01qui a un flux vidéo,
00:53:02qui va diriger le drone
00:53:03depuis son abri
00:53:04et qui va foncer
00:53:07dans un char.
00:53:08Petit moyen,
00:53:08entre guillemets,
00:53:09et gros dégâts.
00:53:10Petit moyen.
00:53:1170%,
00:53:12c'est colossal.
00:53:1470%.
00:53:16Il y a évidemment
00:53:17ces drones FPV
00:53:18et aussi les drones d'observation.
00:53:19Un autre élément,
00:53:21il y a les drones d'observation
00:53:21qui vont observer
00:53:22les champs de bataille
00:53:23et qui vont justement
00:53:25permettre aux pilotes
00:53:27du drone FPV
00:53:28de pouvoir aller
00:53:29au bon endroit.
00:53:31Et nous,
00:53:32notre idée,
00:53:33Asterix,
00:53:34c'est de permettre
00:53:35d'intercepter
00:53:36tous ces drones,
00:53:37de sauver
00:53:38des centaines
00:53:39de milliers de vies.
00:53:43C'est un challenge
00:53:45technologique important
00:53:46puisqu'on a un drone
00:53:47qui va à 150-200 km heure
00:53:50qui est tout petit.
00:53:53Les drones Kamikia
00:53:54sont tout petits
00:53:56qui survolent
00:53:58à basse altitude.
00:54:00Et donc nous,
00:54:01on a fabriqué
00:54:02à la fois un radar
00:54:03qui va détecter
00:54:05le drone FPV
00:54:06ou d'observation
00:54:07qui arrive sur la zone
00:54:08et aussi ce qu'on appelle
00:54:10un effecteur.
00:54:11Un effecteur,
00:54:11c'est un drone
00:54:13qui va décoller
00:54:14et tout ça est automatique.
00:54:16Tout ça est automatique
00:54:17et donc il y a juste
00:54:18le déclenchement
00:54:20quand le drone ennemi apparaît.
00:54:23Il y a un opérateur
00:54:24qui va dire
00:54:24OK, je veux aller
00:54:26sur ce drone
00:54:27et le détruire
00:54:28mais ensuite tout est automatique.
00:54:30Et donc le drone,
00:54:31l'effecteur décolle
00:54:32et il va rejoindre
00:54:33le drone ennemi
00:54:34et exploser
00:54:35à proximité
00:54:36à moins d'un mètre.
00:54:38Donc on a un drone
00:54:39avec une charge explosive
00:54:40qui expose à la proximité.
00:54:42Et l'avantage qu'on a
00:54:45de lutter
00:54:46contre des drones,
00:54:47c'est qu'on a moins
00:54:48ces enjeux éthiques
00:54:50qui sont des enjeux
00:54:51majeurs
00:54:52pour la réputation
00:54:53du champ de bataille
00:54:54de main.
00:54:54Comment est-ce que
00:54:55je fais la guerre
00:54:56tout en laissant
00:54:57le contrôle aux humains ?
00:54:57Bon là,
00:54:58on a des drones
00:54:58contre des drones
00:55:00donc on peut
00:55:01complètement automatiser
00:55:03l'interception
00:55:04end-to-end.
00:55:05On se pose moins de questions.
00:55:06De toute façon,
00:55:07on sait que c'est
00:55:07une course de vitesse
00:55:08et comme vous dites,
00:55:09si on ne les arrête pas,
00:55:09c'est des vies
00:55:10qui sont en jeu.
00:55:12Juste avant d'aller
00:55:13revenir sur l'Europe
00:55:14parce que ça me passionne
00:55:15et je trouve que c'est
00:55:16très bien de montrer
00:55:17qu'il n'y a pas de fatalité.
00:55:18Je trouve que c'est un beau
00:55:18message d'espoir
00:55:19pour terminer cette journée.
00:55:21Florian,
00:55:23les solutions
00:55:24que vous nous avez bien détaillées
00:55:26sur le front ukrainien,
00:55:27comment ça se concrétise ?
00:55:30On a deux solutions différentes.
00:55:32Il y en a une qui est utilisée
00:55:33par des brigades
00:55:34sur le champ de bataille
00:55:35comme un capteur abandonné
00:55:36avec une caméra thermique
00:55:37ou une caméra jour
00:55:38pour informer
00:55:39sans avoir un humain sur place
00:55:41sur des événements particuliers
00:55:44que ce soit
00:55:44une vague de drones
00:55:46qui arrive,
00:55:46que ce soit
00:55:47sur un individu détecté,
00:55:49que ce soit
00:55:49sur un véhicule détecté.
00:55:50C'est un premier cas d'usage.
00:55:52Un deuxième cas d'usage
00:55:53qui va être pour protéger
00:55:53des sites sensibles
00:55:55que ce soit
00:55:56sur le front
00:55:57ou plus en arrière du front
00:55:59que ce soit
00:56:00sur détecté
00:56:00des survols de drones
00:56:01encore une fois
00:56:02ou des individus
00:56:03ou des véhicules inconnus
00:56:04qui viendraient faire
00:56:05du repérage
00:56:05proche du site.
00:56:06Et après,
00:56:07il y a un troisième type
00:56:07de cas d'usage
00:56:08qui est plus là
00:56:09pour le coup
00:56:12un produit de surveillance
00:56:13qui est très proche
00:56:14de celui qu'on utilise
00:56:15dans des villes
00:56:16qui est un produit
00:56:17qui se connecte
00:56:18à toutes les caméras
00:56:18d'une ville
00:56:19et qui permet
00:56:21de détecter
00:56:23en live
00:56:25des individus
00:56:25ou des véhicules particuliers.
00:56:27Donc eux,
00:56:27ils ont un cadre
00:56:27légal qui est bien particulier
00:56:28et qu'on n'a pas en France.
00:56:31C'est quoi la différence ?
00:56:32Typiquement,
00:56:33en France,
00:56:33on n'a pas le droit
00:56:34de faire de la reconnaissance faciale.
00:56:35Ce qui est très bien,
00:56:36eux,
00:56:37en Ukraine,
00:56:38ils ont le droit
00:56:38de faire de la reconnaissance faciale.
00:56:40Ils font de la reconnaissance faciale
00:56:42pour retrouver notamment
00:56:43des Russes
00:56:44sur le territoire
00:56:45qui font des opérations
00:56:45de sabotage.
00:56:47Du coup,
00:56:47ils ont une liste
00:56:47de personnes recherchées
00:56:49et on a des briques
00:56:51sur ce produit
00:56:52pour les Ukrainiens
00:56:53qui les aident
00:56:54dans ces missions-là.
00:56:55D'accord.
00:56:55Et rapidement,
00:56:56alors qu'une partie grandissante
00:56:57de la planète
00:56:58est en guerre
00:56:59en ce moment,
00:57:00est-ce que vous avez été tenté
00:57:01de déployer ces solutions
00:57:03en dehors de l'Ukraine,
00:57:04en dehors de l'Europe ?
00:57:06C'est une très bonne question
00:57:07qu'on se pose.
00:57:08La société,
00:57:09elle est encore toute jeune.
00:57:09On a commencé la société
00:57:10début 2025
00:57:12et on veut se concentrer
00:57:14ces trois prochaines années
00:57:15sur créer
00:57:16la meilleure solution
00:57:17pour les Européens,
00:57:18par les Européens.
00:57:18On pense que c'est important
00:57:19de se concentrer
00:57:21sur les Européens,
00:57:22notamment vu les services
00:57:23qu'on sert,
00:57:24aussi bien des unités
00:57:25de force spéciale,
00:57:26des services d'intervention,
00:57:28de renseignement.
00:57:29C'est extrêmement sensible.
00:57:30Oui,
00:57:30on déploie nos solutions
00:57:31on-premise,
00:57:32ça veut dire
00:57:32dans l'infrastructure
00:57:33de nos clients,
00:57:33on ne dépend pas du cloud
00:57:36et du coup,
00:57:36c'est très sécure.
00:57:37Mais pour eux,
00:57:38c'est important
00:57:38qu'on n'aille pas en dehors
00:57:40de l'Union européenne
00:57:41sur le court terme.
00:57:42Après,
00:57:42à moyen terme,
00:57:44l'objectif pour l'Europe,
00:57:45c'est clairement
00:57:45d'avoir des champions
00:57:46qui vont vendre
00:57:48en dehors de l'Europe
00:57:48des solutions
00:57:49pour faire rentrer
00:57:49de l'argent en Europe.
00:57:50Mais on va dire
00:57:51pour nous,
00:57:51il y a deux phases.
00:57:52Il y a une phase déjà
00:57:53de devenir le leader européen
00:57:55et de faire la solution
00:57:56par les Européens
00:57:57pour les Européens.
00:57:58Et ensuite,
00:57:59ce sera un avantage
00:58:00pour l'Europe
00:58:00de voir des solutions
00:58:01comme la nôtre
00:58:02vendues à d'autres pays
00:58:03et faire rentrer
00:58:04indirectement de l'argent
00:58:05en Europe.
00:58:05Merci beaucoup.
00:58:06Alors,
00:58:06on a parlé tout à l'heure
00:58:07de Bertrand Rompier
00:58:08qui a quitté Google DeepMind
00:58:09pour rejoindre la Miade.
00:58:10On voit de plus en plus
00:58:11de profils
00:58:13de personnalités,
00:58:14de chercheurs
00:58:15qui quittent les big tech
00:58:16pour rejoindre
00:58:17des aventures européennes.
00:58:18On a parlé
00:58:19il y a quelques instants
00:58:21avec Antoine Borde
00:58:23qui a quitté Meta,
00:58:24notamment le laboratoire
00:58:25FAIR,
00:58:26donc le laboratoire parisien
00:58:27en intelligence artificielle
00:58:28pour rejoindre Helsing,
00:58:30donc une entreprise
00:58:31franco-allemande,
00:58:32même si elle est plutôt
00:58:33basée en Allemagne,
00:58:34mais avec beaucoup
00:58:34de chercheurs
00:58:35ici en France.
00:58:37Est-ce que vous,
00:58:38c'est un mouvement
00:58:39que vous voyez
00:58:40chez de plus en plus
00:58:41d'entrepreneurs
00:58:42et comment on pourrait
00:58:43faciliter la tâche
00:58:44à ces entrepreneurs ?
00:58:48Nous, on embauche
00:58:50chez Strix,
00:58:50on est plus d'une dizaine
00:58:51de personnes
00:58:52et on embauche
00:58:53beaucoup d'ingénieurs,
00:58:55de jeunes ingénieurs
00:58:55qui sortent d'école
00:58:56et qui sont passionnés
00:58:59par ce challenge,
00:59:00qui sont passionnés
00:59:01par le fait
00:59:02de construire justement
00:59:03cette souveraineté
00:59:04de demain.
00:59:07Je pense qu'on a
00:59:08encore une fois,
00:59:09on a toutes les armes
00:59:10en Europe,
00:59:12les armes aussi
00:59:13scientifiques
00:59:14des écoles
00:59:16d'ingénierie
00:59:17qui sont
00:59:19très fortes
00:59:20et on a vu
00:59:21le cas évidemment
00:59:22de Mistral aussi.
00:59:23Bien sûr.
00:59:23Mistral,
00:59:23c'est des gens
00:59:24qui travaillaient
00:59:25chez Google.
00:59:26Arthur Mensch
00:59:26de chez Google,
00:59:27Guillaume Lampe
00:59:28et Timothée Lacroix
00:59:28de Meta.
00:59:29Exactement,
00:59:29voilà,
00:59:30qui sont tous
00:59:30venus des Etats-Unis.
00:59:31On a vu Stanislas Pollu
00:59:32quitter OpenAI,
00:59:34créer Dust à Paris.
00:59:35Quand il a quitté OpenAI,
00:59:36il a eu un email
00:59:37de Sam Altman
00:59:37lui disant
00:59:38tu devrais rester chez nous.
00:59:39Il a créé Dust à Paris,
00:59:41donc ça c'est cool.
00:59:43Pendant longtemps,
00:59:43on a dit
00:59:44on a les cerveaux,
00:59:46on a cette recherche,
00:59:47on a l'Institut
00:59:48des hautes études scientifiques
00:59:49en mathématiques,
00:59:50on a Polytechnique,
00:59:52on a le plateau de Saclay,
00:59:53on a énormément de chercheurs
00:59:54partout en France.
00:59:56Et j'étais frappé
00:59:57en parlant ces dernières années,
00:59:59par exemple,
00:59:59avec Aravine Srinivas,
01:00:00le co-créateur de Perplexity.
01:00:01Il connaissait mieux
01:00:02les scientifiques français
01:00:03que moi.
01:00:03Il disait
01:00:04vous avez une chance inouïe.
01:00:05Or,
01:00:06à un moment,
01:00:07on a dit
01:00:07il nous manque des commandes,
01:00:09il nous manque des investissements.
01:00:10Est-ce que ça,
01:00:11c'est de moins en moins le cas ?
01:00:13Ou au niveau des investissements,
01:00:14vous qui grossissez,
01:00:15qui avez monté plusieurs boîtes,
01:00:17ça peut être quelque chose
01:00:18à améliorer ?
01:00:19Oui,
01:00:19c'est vrai qu'on a beaucoup dit
01:00:21oui,
01:00:21on a les gens,
01:00:22on n'a pas l'argent.
01:00:23Mais maintenant,
01:00:24on a le sens.
01:00:24Et avant,
01:00:25on n'avait pas le sens.
01:00:25Ça,
01:00:26je pense que ça change
01:00:26beaucoup de choses.
01:00:27C'est qu'on sait
01:00:27où il faut aller.
01:00:28Le sens,
01:00:29c'est-à-dire
01:00:30des gens qui rejoignent
01:00:31une entreprise
01:00:33pour un but,
01:00:34dans un sens,
01:00:34pour faire quelque chose,
01:00:35pour avoir de l'impact.
01:00:36Ils ne rejoignent pas
01:00:37une entreprise
01:00:37uniquement pour un salaire.
01:00:40Et le sens,
01:00:43chez les jeunes
01:00:44qui sortent d'école,
01:00:45c'est encore plus important
01:00:46qu'avant.
01:00:47Ils cherchent
01:00:48à avoir un impact positif
01:00:50sur le monde
01:00:51dans lequel on vit.
01:00:52Ils sont conscients
01:00:53de tous les challenges
01:00:54qui nous attendent
01:00:55pour le 21e siècle.
01:00:57Et là,
01:00:58il y a un nouveau sens
01:00:59qui est né
01:01:00et qui permet aussi
01:01:02d'attirer
01:01:03plus d'ingénieurs
01:01:05qu'hier.
01:01:07Et je pense
01:01:07qu'on est au niveau financement.
01:01:09Évidemment,
01:01:10je pense qu'on lève
01:01:11beaucoup plus d'argent
01:01:12aux Etats-Unis,
01:01:13accès à beaucoup plus
01:01:13de réseaux,
01:01:16de ventures,
01:01:17de VC.
01:01:18Donc ça,
01:01:19ce n'est pas un problème
01:01:19encore résolu.
01:01:21Mais on a quand même
01:01:23des gens
01:01:23qui sont motivés
01:01:24pour rejoindre
01:01:25nos entreprises.
01:01:25Et c'est déjà super.
01:01:27L'argent va venir.
01:01:29Et puis,
01:01:30on a l'accompagnement
01:01:30de BPCE,
01:01:32les banques.
01:01:33Mais on parlait aussi
01:01:34des commandes.
01:01:35C'est-à-dire qu'il y avait
01:01:36les talents,
01:01:38le financement
01:01:38et puis les commandes publiques.
01:01:40Oui,
01:01:40c'est toujours un vrai sujet.
01:01:41Je pense qu'il ne faut pas
01:01:42se leurrer.
01:01:43C'est toujours un vrai sujet.
01:01:44La DGA,
01:01:45évidemment,
01:01:45fait des progrès.
01:01:46On sent que ça bouge,
01:01:48mais pas au rythme
01:01:49d'une startup,
01:01:49c'est sûr.
01:01:50Donc,
01:01:51il y a évidemment,
01:01:52mais je pense qu'ils en sont
01:01:52tous conscients.
01:01:55Il y a des histoires
01:01:56dans les startups
01:01:58de commandes
01:01:58qui sont payées
01:01:59deux ans après.
01:01:59Évidemment,
01:02:00une startup,
01:02:00ce n'est pas possible.
01:02:02Il faut être capable
01:02:04de prendre des risques,
01:02:05de payer des choses
01:02:06qui ne vont pas marcher
01:02:08et d'aller très vite
01:02:09dans l'expérimentation
01:02:10et dans le test
01:02:12de nouvelles choses.
01:02:15Évidemment,
01:02:15le problème,
01:02:16c'est que le donneur d'ordre,
01:02:17il n'y en a pas 36 000.
01:02:18C'est les forces armées.
01:02:19Il y a plusieurs pays
01:02:20en Europe.
01:02:20C'est super.
01:02:22Il n'y a pas
01:02:23qu'un seul client,
01:02:24mais il y a quand même
01:02:25assez peu de clients.
01:02:25et on attend évidemment
01:02:27que la DGA
01:02:28prenne aussi des risques
01:02:29avec les startups
01:02:30et elle le fait
01:02:31via l'idée.
01:02:32C'est super,
01:02:32mais un peu plus,
01:02:33ce serait encore mieux.
01:02:34Le message est envoyé.
01:02:35Votre retour d'expérience,
01:02:37Florian,
01:02:37sur ces problématiques ?
01:02:40Déjà,
01:02:40sur la partie recrutement,
01:02:41je suis marqué
01:02:41entre,
01:02:42quand je compare
01:02:42début de Payfit
01:02:43dans les années 2015,
01:02:442020 et aujourd'hui,
01:02:46à quel point
01:02:46un projet
01:02:48comme le nôtre
01:02:49qui a vocation
01:02:49à avoir un impact
01:02:50sur des problématiques
01:02:51de sécurité intérieure,
01:02:52de défense
01:02:52et de souveraineté,
01:02:53il attire des profils,
01:02:55des plus belles entreprises
01:02:56d'IA européennes
01:02:57ou non européennes.
01:02:58C'est-à-dire qu'on a
01:02:59des candidatures
01:02:59où on est même étonné
01:03:01en interne
01:03:02d'avoir ces profils.
01:03:02Donc on a des anciens
01:03:03de DeepMind
01:03:04ou d'autres boîtes d'IA
01:03:05qui viennent
01:03:06parce que dans le contexte actuel,
01:03:08la quête de sens,
01:03:09je pense qu'elle est importante
01:03:09pour une génération.
01:03:11Et en plus de ça,
01:03:13l'électrochoc,
01:03:13c'est-à-dire presque
01:03:14la honte de travailler,
01:03:15enfin,
01:03:16je caricature en disant ça,
01:03:17mais presque la honte
01:03:17pour certains
01:03:18de travailler
01:03:18et de mettre
01:03:18tous leurs talents,
01:03:20alors qu'ils ont été formés
01:03:21en France,
01:03:21en Europe,
01:03:27le changement,
01:03:28ça les motive énormément.
01:03:29Mon associé,
01:03:30par exemple,
01:03:30Arnaud CTO
01:03:31qui dirigeait
01:03:32une équipe
01:03:32de machine learning
01:03:33à San Francisco,
01:03:35les principales motivations
01:03:36en lançant Eurasio,
01:03:37c'est de dire
01:03:37OK, c'est génial,
01:03:38ma boîte,
01:03:39elle est super aux Etats-Unis,
01:03:40j'ai une super équipe,
01:03:41mais pouvoir faire ça
01:03:42pour une société européenne
01:03:44basée à Paris,
01:03:46ça donne encore plus de sens.
01:03:47Donc ça,
01:03:47c'est un premier élément
01:03:48et je pense qu'il y a
01:03:49toute une génération
01:03:49qui est hyper motivée
01:03:51par cette envie d'impact
01:03:53et la sécurité intérieure
01:03:54la défense.
01:03:55Actuellement,
01:03:56il y a beaucoup de monde
01:03:56qui s'y retrouve
01:03:57et ça fait peur
01:03:58pour les futures générations.
01:03:59Donc mettre son énergie
01:04:01et son talent
01:04:01pour ces sujets,
01:04:02ça intéresse beaucoup de monde.
01:04:03La deuxième chose
01:04:04sur l'écosystème
01:04:05et le financement,
01:04:06en fait,
01:04:07ces profils-là,
01:04:07il faut leur garantir
01:04:08un certain niveau de vie
01:04:10en plus du sens.
01:04:11Mais aujourd'hui,
01:04:12on a quand même
01:04:12un écosystème,
01:04:13notamment en France,
01:04:15où il y a beaucoup d'argent.
01:04:16C'est-à-dire que oui,
01:04:16on peut se plaindre
01:04:17en disant
01:04:17si demain,
01:04:19on veut lever l'argent,
01:04:20on a plus d'argent
01:04:22avec des investisseurs américains
01:04:23européens,
01:04:24mais la différence,
01:04:25elle n'est pas énorme.
01:04:26Et du coup,
01:04:27on n'a pas du...
01:04:28Enfin,
01:04:28on ne peut pas,
01:04:28je trouve,
01:04:29se cacher aujourd'hui.
01:04:29Je pense que c'était
01:04:30moins le cas il y a 10 ans,
01:04:31mais on ne peut pas
01:04:32se cacher aujourd'hui
01:04:32derrière des non-investissements
01:04:34français ou européens
01:04:35pour soit lancer un projet,
01:04:37soit faire scaler un projet.
01:04:39Donc les difficultés,
01:04:40je pense qu'elles ne sont pas
01:04:40sur le financement.
01:04:41Par contre,
01:04:41elles sont sur le passage
01:04:43de plusieurs dizaines
01:04:44de millions d'euros levés
01:04:46à une boîte
01:04:46qui va être pérenne,
01:04:48qui va avoir un modèle économique
01:04:49qui ne repose pas
01:04:50sur des levées de fonds.
01:04:50Je pense qu'il y a
01:04:51beaucoup d'argent
01:04:52qui permet de lever des fonds
01:04:53et aujourd'hui,
01:04:53c'est un peu trade
01:04:54parce qu'il y a énormément
01:04:55de fonds d'investissement
01:04:56qui sont prêts à investir
01:04:57beaucoup d'argent
01:04:57dans la défense.
01:04:58Mais il ne faut pas se tromper,
01:04:59le succès d'une boîte,
01:05:00ce n'est pas de lever
01:05:01des centaines de millions d'euros,
01:05:02le succès d'une boîte,
01:05:02c'est d'avoir un modèle
01:05:03qui tourne.
01:05:03Et du coup,
01:05:04actuellement,
01:05:04il y a des sociétés
01:05:05qui sont intéressantes
01:05:07parce qu'elles lèvent de l'argent,
01:05:07mais ça ne veut pas dire
01:05:08qu'elles vont avoir
01:05:08des modèles pérennes
01:05:09et que ce sont des sociétés
01:05:10qui vont réussir
01:05:11et qui vont avoir
01:05:11un impact systémique
01:05:12ces 10-20 prochaines années.
01:05:14Donc ça,
01:05:14on va le guetter.
01:05:15Et l'autre chose,
01:05:16c'est les commandes de l'État.
01:05:18Ça, je pense,
01:05:19c'est la plus grosse problématique
01:05:20qu'on a aujourd'hui en France
01:05:21parce que des petits budgets
01:05:22d'investissement
01:05:23avec des unités
01:05:24qui sont véloces,
01:05:25il y en a,
01:05:27mais le passage à l'échelle
01:05:29avec notamment la DGA,
01:05:31c'est compliqué.
01:05:32C'est en train de bouger.
01:05:34Le général Barats
01:05:35qui était là,
01:05:35notamment avec le combat futur,
01:05:38c'est des choses qui aident,
01:05:38mais c'est vrai
01:05:39que c'est beaucoup plus facile
01:05:40aujourd'hui de passer des commandes
01:05:41ou en tout cas
01:05:42la différence entre des tests
01:05:43et des résultats
01:05:44sur le terrain
01:05:44satisfaisant une commande.
01:05:45Il y a beaucoup
01:05:46de pays européens
01:05:46où c'est plus rapide
01:05:47ce cycle qu'en France.
01:05:50C'est un beau challenge
01:05:51et j'espère qu'on abordera
01:05:52la deuxième édition
01:05:53de Guerre et Paix.
01:05:55En tout cas,
01:05:55vos cinq témoignages,
01:05:57juste avant de laisser
01:05:57la parole avec Boris
01:05:59à la salle,
01:06:00sont absolument géniaux
01:06:02et en fait,
01:06:04on fait quelque chose
01:06:05au point,
01:06:05un palmarès chaque année
01:06:06qu'on appelle
01:06:07le palmarès des inventeurs,
01:06:08on n'a pas trouvé
01:06:08les meilleurs noms,
01:06:09mais on essaye
01:06:10de récompenser,
01:06:10distinguer des scientifiques
01:06:12françaises et français
01:06:13qui s'appuient
01:06:15sur la recherche fondamentale
01:06:16pour changer le monde
01:06:16et tout ce que vous avez dit,
01:06:18c'est super rafraîchissant.
01:06:20Donc, bravo à vous cinq
01:06:20et je te laisse Boris
01:06:21pour les questions.
01:06:23Merci encore.
01:06:23Bravo à vous.
01:06:26On va prendre vos questions
01:06:27dans le public.
01:06:28Qui a des questions
01:06:29par rapport
01:06:29à ce dernier échange ?
01:06:34Monsieur,
01:06:34on va vous donner
01:06:35le micro tout de suite.
01:06:40Yves Pommier.
01:06:42Je suis, mettons,
01:06:44ministre de l'agriculture.
01:06:46Il y a une catastrophe
01:06:47agricole sur les engrais,
01:06:48sur l'eau et tout ça
01:06:49et j'ai besoin tout de suite
01:06:51d'aider tout le monde
01:06:53agricole
01:06:53pour produire
01:06:54ce qu'ils pourront.
01:06:57Avec ce qu'ils ont,
01:06:58j'ai besoin de photos,
01:06:59satellites
01:07:00et de nouvelles études
01:07:03d'images
01:07:03plutôt infrarouges
01:07:05et tout ça.
01:07:05Est-ce que vous imaginez
01:07:08facilement
01:07:08qu'on pourrait
01:07:09construire,
01:07:10vous-même
01:07:10ou d'autres
01:07:12start-upeurs,
01:07:14une nouvelle technologie
01:07:16entièrement là-dessus
01:07:17en quelques années ?
01:07:19Même pas en deux ans.
01:07:26Dans le spatial,
01:07:27en effet,
01:07:28au cours des dix dernières années,
01:07:30il y a énormément
01:07:30d'entreprises
01:07:31qui se sont lancées
01:07:32sur des cas d'usage
01:07:33très différents.
01:07:34Par exemple,
01:07:35il y a une entreprise
01:07:35en Allemagne
01:07:36qui va détecter
01:07:37un peu avant
01:07:38qu'il se produise
01:07:39les feux de forêt
01:07:39pour pouvoir
01:07:41agir rapidement dessus.
01:07:42L'avantage
01:07:43du marché
01:07:44spatial actuel,
01:07:45c'est que c'est un marché
01:07:46directement mondial.
01:07:47On envoie un satellite
01:07:49et comme je l'ai dit,
01:07:50il tourne du pôle sud
01:07:51au pôle nord
01:07:51et la terne tourne
01:07:52en dessous
01:07:53d'est en ouest.
01:07:54Donc en fait,
01:07:54on peut vendre
01:07:55son service
01:07:56par exemple
01:07:56de feux de forêt
01:07:58au Canada
01:07:58quand ils ont
01:07:59des feux de forêt
01:07:59la saison d'après
01:08:01en Californie,
01:08:02en Australie,
01:08:02en Grèce,
01:08:03etc.
01:08:03Donc ça,
01:08:04c'est la magie
01:08:04un peu de ce marché-là.
01:08:06Par contre,
01:08:07envoyer un satellite,
01:08:09globalement,
01:08:09vous levez 3 millions,
01:08:10vous arrivez
01:08:11à vous payer un satellite.
01:08:12Mais le satellite,
01:08:13il va prendre une photo
01:08:15deux fois par jour.
01:08:16Donc souvent,
01:08:17ce n'est pas assez
01:08:18pour beaucoup
01:08:18de cas d'usage.
01:08:19Défense,
01:08:20mais aussi feux de forêt.
01:08:22Pour l'agriculture,
01:08:24deux fausseaux par jour,
01:08:25c'est déjà pas mal.
01:08:27Donc oui,
01:08:27il y a de plus en plus
01:08:28de ces cas d'usage-là.
01:08:30Je dirais que le marché
01:08:31n'est pas complètement
01:08:33mûr encore.
01:08:34C'est-à-dire que
01:08:35ces boîtes-là
01:08:36dont je parle
01:08:36se sont lancées
01:08:37peut-être il y a 5 ans.
01:08:38Elles ont envoyé
01:08:39un premier satellite,
01:08:40peut-être un deuxième.
01:08:41Certaines qui sont
01:08:43successfoules,
01:08:43enfin qui ont du succès,
01:08:45relèvent la tranche
01:08:46de 50 millions
01:08:47et là peuvent envoyer
01:08:48un réseau un peu plus important.
01:08:51Par contre,
01:08:52et je ne sais pas
01:08:52si c'était le sens
01:08:52de votre question,
01:08:53mais on sent que
01:08:55la défense arrive
01:08:56avec des usages
01:08:58directs
01:08:58et imminents,
01:09:00un peu impérieux.
01:09:01Nous,
01:09:01on le voit par exemple
01:09:02avec Airbus,
01:09:03on a tout un tas de clients
01:09:04qui envoient,
01:09:05par exemple,
01:09:06pour monitorer les feux de forêt,
01:09:07pour l'agriculture,
01:09:10pour monitoring
01:09:10des océans,
01:09:11du réchauffement climatique.
01:09:13Ils vendent des données,
01:09:14ils utilisent nos antennes.
01:09:16Par contre,
01:09:16quand Airbus arrive
01:09:17et nous dit
01:09:18que nos images,
01:09:20il faut qu'elles soient
01:09:21téléchargées en 20 minutes
01:09:22et si c'est 21 minutes,
01:09:23nous,
01:09:24on paye,
01:09:24on leur rétrocede une partie
01:09:25parce qu'on n'a pas fait
01:09:26notre boulot.
01:09:28On voit que ces usages,
01:09:29en tout cas,
01:09:30avec la géopolitique du Mans,
01:09:32accélèrent
01:09:34beaucoup de choses
01:09:34par rapport
01:09:35à d'autres cas
01:09:35d'usages géographiques,
01:09:38agriculture
01:09:39ou environnement,
01:09:43Est-ce que nous avons
01:09:43une autre question ?
01:09:45Oui,
01:09:46monsieur,
01:09:46on va vous donner un micro.
01:09:52Merci,
01:09:52bonjour.
01:09:53Vous avez à peine abordé
01:09:54la question de l'Europe
01:09:55et de la reconnaissance faciale.
01:09:57On associe souvent à l'Europe
01:09:58la question des normes
01:09:59et selon vous,
01:10:00vos aventures respectives,
01:10:03l'Europe,
01:10:03les normes,
01:10:04vous protègent
01:10:05ou vous enferment
01:10:06ou les deux ?
01:10:07Et comment ça va évoluer ?
01:10:09Si ça doit évoluer.
01:10:12Sur nos technologies
01:10:15d'intelligence artificielle
01:10:16appliquée à la vidéo,
01:10:18heureusement qu'on a des normes.
01:10:20Heureusement qu'on a des normes
01:10:21parce que
01:10:22nous,
01:10:23qui développons ces technologies,
01:10:24on se rend compte
01:10:24à quel point
01:10:25elles sont puissantes
01:10:26et si elles ne sont pas
01:10:29cadrées,
01:10:30l'impact peut être
01:10:31très négatif
01:10:32pour la société.
01:10:33Nous,
01:10:33ça nous fait peur.
01:10:34C'est pour ça
01:10:35qu'on a mis un comité éthique
01:10:36en place
01:10:36avec des profils en externe
01:10:37qui vont valider
01:10:38chaque client
01:10:38à qui on vend
01:10:39ces solutions
01:10:39parce que c'est extrêmement risqué.
01:10:41La puissance de ces solutions
01:10:43est vraiment gigantesque.
01:10:44Chaque caméra,
01:10:45les modèles qui tournent derrière,
01:10:46sont plus efficaces
01:10:47qu'un humain
01:10:48qui regarderait
01:10:48toutes les caméras
01:10:49de la ville en temps réel.
01:10:50C'est extrêmement dangereux
01:10:52ces solutions
01:10:53et du coup,
01:10:53heureusement
01:10:54qu'on a un cadre légal
01:10:55en Europe
01:10:57qui permet
01:10:58peu de choses
01:10:59aujourd'hui.
01:11:00Maintenant,
01:11:00si je me fais la voix
01:11:01de nos interlocuteurs
01:11:02côté élus locaux
01:11:04et côté sécurité intérieure,
01:11:06que ce soit
01:11:06force de police municipale,
01:11:07police nationale,
01:11:08antiterroraux,
01:11:09eux,
01:11:09ils sont extrêmement frustrés
01:11:11des normes
01:11:11parce que concrètement,
01:11:13s'il y a un individu
01:11:14qui passe devant une caméra
01:11:15avec une kalachnikov
01:11:16dans la rue à Paris,
01:11:17légalement,
01:11:18on n'a pas le droit
01:11:18d'envoyer une alerte
01:11:19alors que nos modèles,
01:11:19ils peuvent le détecter.
01:11:21Donc ça,
01:11:22oui,
01:11:22légalement,
01:11:22on se dit,
01:11:22ce cadre,
01:11:23il doit permettre
01:11:23ce cas-là.
01:11:24Donc premièrement,
01:11:25il y a de la valeur
01:11:26d'avoir un cadre légal
01:11:26pour ne pas permettre
01:11:28de l'usage n'importe comment
01:11:29en Europe
01:11:30de ces solutions.
01:11:30Par contre,
01:11:31ce cadre légal,
01:11:31il doit évoluer sans doute
01:11:32un peu plus vite
01:11:32qu'est-ce qu'il évolue aujourd'hui
01:11:34pour que,
01:11:34pour des cas graves,
01:11:36un acte terroriste
01:11:37qui vient de se passer,
01:11:39un enlèvement d'enfants,
01:11:41on ait ces technologies
01:11:42qui servent nos enquêteurs
01:11:43et qui permettent
01:11:44de résoudre très rapidement
01:11:45ces choses-là
01:11:46sans pour autant
01:11:47aller sur les cas
01:11:47qu'on ne veut pas
01:11:48et quand je dis
01:11:48on ne veut pas,
01:11:49il y a des études
01:11:50qui sont faites
01:11:50qui parlent
01:11:51de ce que veut la population.
01:11:52On ne veut pas
01:11:52de ces technologies
01:11:53pour être verbalisés
01:11:54si on traverse la rue
01:11:56en dehors d'un passage piéton
01:11:57ou si on grille un feu rouge.
01:11:58Donc le cadre légal,
01:11:59il évolue trop doucement,
01:12:00c'est frustrant,
01:12:01oui,
01:12:02mais heureusement
01:12:03qu'on a un cadre légal
01:12:04parce que si on n'avait
01:12:04pas ce cadre légal-là,
01:12:05je pense qu'il y aurait
01:12:06beaucoup de sociétés
01:12:07où ces technologies,
01:12:07demain,
01:12:08elles auraient un impact négatif.
01:12:11Est-ce qu'on a
01:12:12une toute dernière question ?
01:12:15Merci en tout cas
01:12:15d'avoir assisté
01:12:16à cette première édition.
01:12:17Merci à tous les deux,
01:12:17on vous applaudit.
01:12:18ce qu'il vous fait en Ukraine.
01:12:20Voilà,
01:12:21guerre épée,
01:12:22c'est fini
01:12:23et si cet événement
01:12:24a été un véritable succès,
01:12:25c'est avant tout
01:12:26grâce à vous,
01:12:26cher public,
01:12:27merci pour votre présence,
01:12:28votre curiosité,
01:12:28la pertinence
01:12:29de vos questions
01:12:30tout au long de la journée.
01:12:31On vous donne rendez-vous
01:12:32avec plaisir
01:12:33l'année prochaine.
01:12:34Bon retour, au revoir.
01:12:44Sous-titrage Société Radio-Canada
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