00:00Ferme ta gueule, Darmanin, Chez, mange tes morts, j'emmerde les non-vaccinés.
00:04Oui, je me suis demandé qu'à l'impact, vous pouvez avoir tous ces mots qui sont prononcés par nos
00:08responsables politiques.
00:09Et de tous bords, je dois le préciser, une dialectique qui a été particulièrement développée à l'Assemblée nationale,
00:15et ça depuis la dissolution.
00:16Alors l'insulte, elle n'est pas nouvelle en politique, mais on a l'impression que maintenant,
00:20cette rhétorique, elle est presque devenue une généralité.
00:23Elle est stimulée par les réseaux sociaux dont on va parler,
00:25alors qu'elle était pourtant jusque-là réservée aux outsiders.
00:28On se souvient des déclarations fracassantes d'un Jean-Marie Le Pen qui utilisait beaucoup ça
00:33et qui avait besoin de se faire entendre.
00:35Maintenant, président du Sénat, ministre, président de la République,
00:38tout le monde s'y met avec des objectifs précis.
00:42Il ne s'agit plus de sorties de gonds mal gérées.
00:44On a ici un Darmanin qui cherche à se rapprocher des classes populaires
00:48en utilisant un langage outrancier, la drogue c'est de la merde.
00:52Ou alors on a un Jean-Luc Mélenchon qui traite de manipulatrice, de fanatique,
00:56une journaliste pour se venger pour un collaborateur.
00:58Ou encore un Jean-Philippe Tanguy qui traite de fossile ou de stupide un Premier ministre.
01:03Tout ça en passant par notre président qui avait très envie d'emmerder les non-vaccinés
01:07durant la crise Covid pour séduire une droite qui était en quête d'autorité.
01:12Et le même président qui, encore hier, lors d'un déplacement en Ariège,
01:15traitait de maboule ceux qui veulent se fâcher avec l'Algérie.
01:19Quel objectif derrière ce langage ? Quel impact potentiel ?
01:22Stratégie de séduction, stratégie de provocation, voire même seulement un moyen pour émerger dans la sphère médiatique.
01:29Ce champ lexical est largement utilisé à dessein.
01:32Mais le risque, c'est d'hystériser les débats, de polariser les opinions, d'exciter les foules.
01:37Il y a un autre impact aussi sûrement, et Sarkozy en a fait les frais avec son casse-toit pauvre
01:41con,
01:42vous vous souvenez, au Salon de l'Agriculture en 2008.
01:44C'est un effet déplorable sur l'autorité et une désacralisation des fonctions politiques les plus hautes.
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