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  • il y a 1 jour
Pendant longtemps les épargnants ont été fâchés avec les marchés actions. Mais c'est peut-être en train de changer avec un nombre record d'investisseurs particuliers en 2025. 35 % des Français disent même envisager d'investir dans des placements en actions au cours des prochains mois. Comment expliquer ce phénomène ? La Bourse est-elle un casino ? Les placements verts en faveur de la transition énergétique sont-ils vraiment écologiques ? Réponses avec Marie-Anne Barbat-Layani, la présidente de l'Autorité des marchés financiers. Et puis l'engouement des jeunes pour la Bourse ne se dément pas. Comment les aider à se lancer ? Reportage à l'occasion du Next chalenge chez Euronext Enfin peut-on parler de démocratisation des actions ? Quels sont les placements préférés des Français ? Réponses avec Benoit Grisoni, directeur général de BoursoBank. Année de Production :

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Transcription
00:06Générique
00:28Bonjour, nouveau numéro de Pourvu que ça dure, l'émission qui rend l'éco-responsable sur Public Sénat.
00:32Aujourd'hui, on vous parle des Français de la Bourse, car si pendant longtemps les épargnants ont été fâchés avec
00:38les marchés actions,
00:39les choses semblent avoir évolué, car la Bourse a séduit un nombre record d'investisseurs particuliers en 2025,
00:45et 35% des Français disent même envisager d'investir dans des placements en actions au cours des prochains mois.
00:51Alors peut-on parler pour autant de démocratisation de l'investissement en actions ?
00:55Pourquoi la Bourse séduit-elle de plus en plus, notamment les jeunes ? La Bourse est-elle un casino ?
01:00Les placements verts en faveur de la transition énergétique sont-ils vraiment écolo ?
01:04Réponse à toutes ces questions, maintenant, dans Pourvu que ça dure.
01:10La Bourse séduit donc un nombre croissant et record d'investisseurs particuliers.
01:15Alors comment expliquer ce phénomène ? Réponse avec vous, Marianne Barbal Ayani. Bonjour.
01:19Bonjour David Jaco.
01:20Vous êtes la présidente de l'Autorité des marchés financiers.
01:22Oui.
01:22Merci pour cet entretien sur Public Sénat. On a souvent dit que les Français étaient peu présents sur le marché
01:29des actions.
01:29Est-ce que c'est vraiment en train de changer, notamment avec l'arrivée d'une nouvelle génération d'investisseurs
01:34? C'est vrai ?
01:35Oui, c'est vrai que c'est en train de changer. Il se passe quelque chose.
01:38Donc l'Autorité des marchés financiers que je préside s'occupe de réguler la finance,
01:43mais aussi et presque surtout, je dirais, de protéger les investisseurs.
01:46Et donc nous regardons beaucoup ces investisseurs pour voir comment ils évoluent dans leurs souhaits, dans leurs attitudes,
01:54mais aussi pour adapter notre action.
01:56Et donc effectivement, ce qu'on voit, c'est qu'il y a un engouement pour la Bourse qui s
02:00'est notamment développé pendant le Covid.
02:03Donc on a beaucoup de ce qu'on appelle les nouveaux investisseurs,
02:05c'est-à-dire des gens qui n'avaient jamais investis jusque-là et qui sont venus vers la Bourse.
02:10Et en trois ans, on a des chiffres, vous avez des chiffres,
02:131,6 million de nouveaux investisseurs se sont lancés en Bourse.
02:17On peut dire que c'est une vraie dynamique ?
02:19C'est une vraie dynamique et tous nos chiffres le montrent.
02:23Donc on a effectivement ce suivi des nouveaux investisseurs,
02:26donc c'est 1,6 million de nouveaux investisseurs.
02:29On a aussi 35% des Français qui ont l'intention d'investir en Bourse.
02:34Donc ça, c'est le chiffre le plus élevé depuis qu'on le suit, c'est-à-dire depuis 2017.
02:38Reste à savoir s'ils vont passer à l'action après.
02:41Alors, je vais vous répondre.
02:42Nous avons aussi un suivi de ce qu'on appelle les investisseurs actifs,
02:47c'est-à-dire ceux qui font des opérations en Bourse.
02:50Et là aussi, les derniers chiffres sont les plus élevés de l'histoire de ces stats,
02:55de ces statistiques, puisqu'on a 2,5 millions de Français
02:59qui ont été actifs en Bourse l'année dernière.
03:02Donc c'est très important.
03:03Mais quel est leur profil ?
03:04Ils sont hommes, femmes, jeunes, moins jeunes ?
03:07Alors, malheureusement, c'est très peu des femmes.
03:11J'y reviendrai, c'est un drame.
03:13C'est un des sujets sur lesquels j'alerte en tant que présidente de l'Autorité des marchés financiers
03:17depuis un certain temps.
03:18Les femmes n'investissent pas assez.
03:21Alors d'abord parce qu'elles ont moins d'argent,
03:23mais aussi pour tout un tas de raisons,
03:26beaucoup moins de confiance,
03:27beaucoup moins de confiance dans leurs compétences financières.
03:30Alors que quand on mesure les compétences d'un côté
03:32et la confiance dans ses compétences,
03:34il n'y a pas tellement de différence entre les hommes et les hommes.
03:37Mais alors en revanche, sur le sentiment de compétence,
03:39c'est tragique.
03:40C'est tragique.
03:41Les femmes se sentent beaucoup moins compétentes.
03:43Alors qu'en réalité, elles le sont tout autant que les hommes.
03:45Alors qu'en réalité, elles le sont tout autant.
03:47Donc manque d'argent.
03:49Elles gagnent moins.
03:50C'est tout à fait connu.
03:51C'est documenté.
03:52Mais aussi manque de confiance.
03:55Manque de confiance dans sa compétence en tant qu'investisseur.
03:58Donc les femmes se privent d'opportunités importantes.
04:01Et donc j'ai un message vis-à-vis du monde financier.
04:04Occupez-vous un peu plus des femmes.
04:06Elles ont besoin de préparer leur avenir financier,
04:08comme tout le monde.
04:10Elles ont besoin d'argent, comme tout le monde.
04:12Il faut casser ce tabou.
04:13Et il faut aussi s'adresser aux femmes
04:15pour qu'elles investissent davantage,
04:17puisque l'économie en a besoin aussi.
04:19Donc globalement, de nouveaux investisseurs
04:22qui sont plus jeunes, masculins et plus jeunes.
04:24On peut le quantifier d'ailleurs, ça ?
04:25Oui, tout à fait.
04:26On voit baisser l'âge moyen d'investissement en bourse.
04:29On est passé en dessous de 50 ans.
04:31Je crois qu'on est à 48 ans maintenant,
04:33alors qu'on était très au-dessus,
04:35sur l'âge moyen des investisseurs.
04:37Et c'est particulièrement vrai sur un type d'investissement
04:40dont on aura peut-être l'occasion de reparler,
04:42qui est devenu très populaire,
04:43qui est ce qu'on appelle les ETF.
04:45Mais en tout cas, c'est vrai qu'il y a un rajeunissement
04:47des investisseurs.
04:49On voit aussi des comportements différents.
04:51Ils s'informent de manière différente.
04:53Ils vont plus sur les réseaux sociaux.
04:54Une partie d'entre eux recourt à l'intelligence artificielle
04:57pour s'informer.
04:58Pour s'informer ou pour choisir quel type d'action
05:02ou quel type d'investissement boursier fait ?
05:04Alors, à ce stade, ce qu'on constate dans nos enquêtes,
05:07c'est que les gens vont s'informer
05:09sur l'intelligence artificielle.
05:10C'est un peu comme quand on va chez le médecin.
05:12C'est-à-dire, avant d'aller chez le médecin,
05:14vous allez quand même regarder un petit peu,
05:16voir si ce que vous avez, ça pourrait être ceci ou cela,
05:18essayer de voir un peu quels sont les traitements.
05:20Quand même, derrière, et c'est d'ailleurs souhaitable aussi
05:23en matière financière, vous allez voir un médecin
05:25et vous allez plutôt suivre l'avis de votre médecin.
05:28Donc, les conseillers financiers, les conseillers bancaires,
05:31ça reste quand même le cœur du conseil en investissement.
05:35Et heureusement, parce que l'IA n'est pas un conseiller en investissement.
05:37En revanche, effectivement, il y a beaucoup d'informations
05:39et les gens utilisent les sources d'informations
05:42assez naturellement comme l'IA.
05:431,6 million, on l'a dit, de nouveaux investisseurs
05:46qui sont lancés en bourse en trois ans.
05:48Mais au global, quand même, j'ai le sentiment,
05:50peu d'épargnants investissent directement sur les actions.
05:53Le nombre d'actionnaires individuels se situe autour de 3 millions.
05:56Je parle sur votre contrôle.
05:57Après avoir été à 8 millions,
05:59c'était juste avant la crise financière de 2008.
06:01Donc, ça veut dire que le nombre d'actionnaires individuels
06:03a été divisé par plus de 2 en 20 ans.
06:06Puis 3 millions, on se dit qu'au final,
06:08ces 5% des Français, ça reste ultra minoritaire.
06:10Oui, mais d'ailleurs, l'investissement en bourse
06:12n'est pas le seul investissement.
06:14Moi, je ne vais pas vous dire,
06:15en tant que président de l'autorité des marchés financiers,
06:18mettez tout votre argent en bourse.
06:20Bien sûr que non.
06:21Au contraire, il faut diversifier.
06:23Mais c'est vrai qu'on voit un frémissement
06:25sur l'investissement en bourse
06:27qui est quand même assez sensible.
06:28On a le nombre de personnes
06:31qui ont l'intention d'investir en bourse
06:33qui est le plus élevé depuis 2017.
06:35On a un certain nombre d'indicateurs.
06:37Mais par ailleurs, il y a aussi des évolutions très fortes
06:40sur le paysage de l'épargne d'une manière générale
06:43ou de l'investissement.
06:44Si bien qu'on voit aujourd'hui de l'investissement
06:47qui n'est pas forcément de l'actionnariat direct,
06:50mais qui est de l'actionnariat via les fameuses ETF
06:53qui sont des paniers un peu diversifiés,
06:55mais qui sont investis souvent en actions indirectement
07:00via les indices boursiers.
07:01Et via les contrats d'assurance-vie aussi.
07:03Et aussi, évidemment,
07:04via les fonds d'investissement en actions,
07:07via les contrats d'assurance-vie.
07:08Donc, il y a l'investissement direct d'un côté
07:11qui est quand même réservé à des gens
07:13qui s'y connaissent un peu.
07:14Et puis, il y a tout un tas d'autres possibilités
07:17d'investir en bourse.
07:19Et ces possibilités se sont étendues.
07:22Donc, les Français, si je résume,
07:24Marielle Barbalayani,
07:25ont toujours financièrement peur du risque
07:28ou est-ce que c'est en train de changer ?
07:30Alors, il y a des choses qui changent.
07:32C'est-à-dire que les nouveaux investisseurs,
07:35encore une fois, qui sont plus jeunes,
07:37sont un peu moins adverses au risque.
07:40C'est-à-dire qu'ils vont prendre un peu plus de risques.
07:42Parfois, un peu trop.
07:43Attention, en bourse, on investit l'argent
07:46dont on n'a pas forcément besoin immédiatement.
07:50Et il ne faut pas croire non plus
07:51que les placements, c'est mirifique
07:53et que si on vous propose des choses extraordinaires
07:56via WhatsApp, via les réseaux sociaux,
07:59il faut tout de suite y aller.
08:01Bien au contraire.
08:01Ça peut être une arnaque.
08:03Ça peut être une arnaque.
08:04Les arnaques, c'est quand même
08:05un des très gros sujets
08:07qu'on identifie
08:09et sur lesquels on essaye d'alerter,
08:11là aussi, pour que les gens
08:13prennent du recul
08:13et n'y aillent pas tout de suite, entre guillemets.
08:16Et on dit quoi ?
08:17C'est ceux qui pensent que la bourse,
08:18c'est comme le casino, c'est du casino ?
08:20Alors non, la bourse, ce n'est pas du casino
08:22parce qu'il faut bien distinguer,
08:25je l'ai dit tout à l'heure,
08:26le jeu, l'univers du jeu d'un côté
08:28et l'univers de l'investissement de l'autre.
08:30Mais c'est vrai aussi sur ce à quoi ça sert.
08:33La bourse, ça sert avant tout
08:35à financer les entreprises.
08:36Les entreprises vont en bourse
08:38pour lever des capitaux,
08:39pour pouvoir investir,
08:41pour pouvoir développer l'économie,
08:43pour pouvoir développer l'emploi.
08:44Donc c'est un mécanisme
08:45de financement de l'économie.
08:46Il se trouve que par ailleurs,
08:49ça permet aux investisseurs,
08:50sur le long terme,
08:52de gagner de l'argent,
08:54d'augmenter leurs propres capitaux.
08:56Donc c'est un mécanisme
08:57qui est plutôt vertueux,
08:59avec des fluctuations importantes.
09:01C'est très volatile la bourse.
09:02Donc encore une fois,
09:03il ne faut pas mettre tout son argent en bourse,
09:04surtout l'argent dont on peut avoir besoin
09:06à court terme.
09:07Donc quand on investit sur des actions,
09:09on aide quelque part à construire
09:10la croissance française,
09:12européenne ou mondiale.
09:13Mais tout à fait.
09:14C'est un des mécanismes majeurs,
09:16la bourse,
09:16de financement de l'économie.
09:18Donc les entreprises vont en bourse
09:19pour lever des capitaux.
09:21D'abord quand elles s'introduisent en bourse,
09:23elles peuvent le faire,
09:23mais ensuite, au fil du temps,
09:25elles peuvent lever de nouveaux capitaux,
09:27faire de nouveaux investissements
09:29grâce à ces capitaux.
09:30Et donc c'est un mécanisme
09:32très important
09:32de financement de l'économie,
09:34de financement du développement
09:36de nos entreprises
09:36et donc de l'emploi.
09:3816% des personnes interrogées
09:39par l'AMF
09:40déclarent avoir été victimes
09:41d'arnaques.
09:42C'est trois fois plus
09:43qu'en 2021.
09:43Et ce chiffre, il double,
09:44il monte à 32%
09:45chez les moins de 35 ans.
09:47C'est devenu un...
09:49C'est un fléau ces arnaques aujourd'hui.
09:50C'est un fléau.
09:51Arnaques financières.
09:52Tout à fait.
09:53Arnaques financières.
09:54Donc c'est un phénomène de société.
09:55Avec des promesses alléchantes
09:56de rémunération.
09:57Avec effectivement...
09:58Sans effort, rapidement.
10:00Voilà.
10:00Tout ce qui est...
10:02Enrichissez-vous tout de suite,
10:04très vite,
10:05sans risque.
10:05Et puis surtout,
10:06allez-y tout de suite
10:07parce qu'il faut investir très vite.
10:09Alors là,
10:11drapeau rouge,
10:13feu rouge,
10:13tout ce que vous voulez.
10:14Vous prenez le temps
10:15de réfléchir
10:16et vous n'y allez pas.
10:17D'abord parce que c'est très rare
10:18que les produits financiers
10:19soient en situation de rareté.
10:22Donc si on vous dit
10:24attention,
10:24il en reste très peu,
10:26il faut y aller tout de suite.
10:27Là, c'est un signal
10:31assez inquiétant
10:31et il vaut mieux
10:32ne pas se laisser avoir.
10:34Un tiers des moins de 35 ans
10:35qui sont victimes
10:36d'arnaques financières.
10:37Pardon,
10:37c'est colossal.
10:39C'est catastrophique.
10:40Et on dit que
10:40les promesses d'enrichissement
10:42rapide,
10:42ça fonctionne toujours,
10:44notamment chez les plus jeunes.
10:45Enfin, sur les plus jeunes.
10:46Ça fonctionne toujours.
10:47Alors malheureusement,
10:48depuis que le monde est monde,
10:49on a dans l'histoire financière
10:51une histoire des arnaques
10:53qui n'a jamais cessé
10:54et qui malheureusement
10:55aujourd'hui
10:56utilise
10:58à son profit
10:59la digitalisation,
11:01les réseaux sociaux,
11:02les codes du jeu.
11:04On va vous inciter
11:06pour tout un tas
11:07de procédés
11:09à investir
11:10trop et davantage.
11:11Nous,
11:12on est très inquiets
11:13à l'autorité
11:13des marchés financiers
11:14parce qu'on voit
11:15effectivement exploser
11:17le nombre de Français
11:18et notamment
11:19le nombre de jeunes investisseurs
11:20qui disent avoir été victimes
11:22d'une arnaque financière.
11:23Ce qui veut dire
11:24que leur premier contact
11:25pour les jeunes investisseurs
11:27ou parmi leurs premiers contacts
11:28avec le monde financier,
11:29il peut y avoir
11:31une désillusion très forte,
11:33un sentiment
11:33de cette fait avoir.
11:35Et donc,
11:35ça,
11:35c'est pas bon.
11:36Et quels sont vos moyens
11:37justement ?
11:37Quels sont les moyens
11:38dont vous disposez pour...
11:40Alors,
11:41la première chose
11:41que nous pouvons faire,
11:42c'est effectivement
11:43alerter,
11:44faire ce que je fais aujourd'hui,
11:45c'est-à-dire dire
11:46attention à ce que vous faites
11:47d'ailleurs,
11:47tout cet aspect de pédagogie.
11:49Non,
11:50les arbres ne montent pas
11:51jusqu'au ciel.
11:52Si on vous propose
11:53un rendement mirifique
11:54sans risque,
11:55il faut sans doute
11:56y réfléchir à deux fois
11:58avant de mettre son argent.
12:00Il faut vérifier
12:01que les prestataires
12:02qui vous contactent
12:04notamment via
12:05les réseaux sociaux
12:06ne sont pas
12:08sur nos listes noires
12:09de prestataires interdits,
12:10sont sur nos listes blanches
12:11de prestataires autorisés.
12:12C'est un premier rideau
12:14de vérification,
12:15sachant que nos listes
12:16ne sont pas toujours
12:17totalement à jour.
12:18Mais enfin,
12:18quand même,
12:19en tout cas,
12:19si un prestataire
12:20s'adresse à vous
12:21et qu'il est sur la liste noire
12:22de l'AMF,
12:23c'est le niet absolu.
12:25Voilà.
12:25Un mot sur les placements verts,
12:27les placements durables
12:28qui sont commercialisés
12:30et qui surfent
12:31sur les vertus
12:32et les bienfaits
12:33de la transition énergétique.
12:34Comment s'assurer
12:35que tout ça
12:36n'est pas du greenwashing,
12:37de l'éco-blanchiment ?
12:38Il y a toute une réglementation,
12:40notamment en Europe,
12:41qui vise précisément
12:42à s'assurer
12:43que ce qui est présenté
12:45comme vert
12:45est vraiment vert
12:47et nous,
12:47on peut intervenir
12:49lorsqu'on identifie
12:50qu'il y a des prestataires
12:51de services financiers
12:53qui proposent
12:53des produits
12:54dits durables
12:56et qu'on se rend compte
12:57qu'ils ne le sont pas
12:59réellement.
13:00Il y a un label,
13:00notamment en France,
13:01qui s'appelle
13:01le label ISR,
13:03qui est un label
13:05d'investissement
13:06socialement responsable,
13:08qui est défini
13:09par le ministère
13:10des Finances,
13:11qui vise justement
13:12à catégoriser
13:14les produits durables.
13:16Donc,
13:16il y a un certain nombre
13:17de choses
13:18auxquelles on peut
13:19se référer.
13:19Et puis,
13:20c'est vrai qu'en Europe,
13:21on a une attention
13:23particulière
13:24sur la finance durable
13:25que nous continuons
13:26à défendre,
13:27même dans un univers
13:28où c'est un peu
13:29moins populaire,
13:30notamment dans
13:31certaines autres
13:31parties du monde.
13:33Et effectivement,
13:34on voit que
13:34l'investissement durable
13:36qui va financer
13:37la transition énergétique,
13:38il est populaire
13:40et il sert vraiment
13:41à cette transition énergétique
13:43qui est essentielle
13:43pour nos économies.
13:44Merci à vous,
13:46Marianne Barbalayani,
13:47la présidente
13:47de l'Autorité
13:48des marchés financiers.
13:49Merci pour cet entretien
13:50sur Public Seta.
13:51Merci à vous.
13:52Merci.
13:53Allez, on vient de le voir,
13:54l'engouement des jeunes
13:54pour la bourse
13:55ne se dément pas.
13:56Comment les aider
13:57à se lancer ?
13:58Reportage signé
13:59Manuel Aigre.
14:01Longtemps réservé
14:02à une élite,
14:03la bourse est aujourd'hui
14:04à portée de tous.
14:05En quelques clics,
14:06sur un simple téléphone,
14:07chacun peut acheter
14:08des actions
14:09et espérer gagner gros
14:10ou tout perdre.
14:12Résultat,
14:12une nouvelle génération
14:14se lance.
14:15Depuis la période Covid,
14:16on a vu quasiment
14:17un doublement
14:18des jeunes investisseurs
14:19et vraiment une envie
14:20des jeunes générations
14:21de prendre en main
14:22leur épargne
14:22et donc d'investir tôt.
14:25Et parmi les produits
14:26qui séduisent le plus
14:27les débutants,
14:28les ETF.
14:29Les ETF,
14:30qui sont un panier d'actions
14:31et qui permettent
14:32de répliquer un indice,
14:33par exemple,
14:33comme le CAC 40.
14:35Et donc,
14:36ce sont des produits
14:36assez simples,
14:39diversifiés
14:39et accessibles.
14:40Ces produits permettent
14:42d'investir en une seule fois
14:43sur des dizaines,
14:44voire des centaines
14:45d'entreprises.
14:46Une façon de se lancer
14:47en limitant les risques.
14:49Mais très vite,
14:51certains jeunes
14:51veulent aller plus loin.
14:53Pour apprendre,
14:54beaucoup se tournent
14:54vers les réseaux sociaux.
14:56Les conseils s'enchaînent,
14:57les méthodes se partagent.
14:59Promesses de gains rapides,
15:00stratégies miracles,
15:01tout semble accessible.
15:03Résultat,
15:04près de trois jeunes investisseurs
15:05sur quatre
15:06veulent gagner vite
15:07et beaucoup.
15:08Mais derrière cette ambition,
15:09le décalage est réel.
15:11Beaucoup pensent maîtriser
15:13sans en avoir les bases.
15:15Pour accompagner
15:16cette nouvelle vague,
15:17une formation a vu le jour.
15:19Et ça se passe
15:20à la Bourse de Paris,
15:21chez Euronext.
15:23Vous avez vu les nouvelles d'hier ?
15:25Ce que j'ai vu, du coup,
15:25c'est que les Etats-Unis,
15:27ils ont attaqué l'Iran.
15:29Et ça, c'est quelque chose
15:31qui est très mauvais
15:31pour notre portefeuille.
15:33Pendant sept mois,
15:34des étudiants venus
15:36de toute la France
15:36se forment.
15:39Objectif,
15:40investir comme de vrais professionnels
15:42et faire fructifier
15:43au maximum leur portefeuille.
15:45C'est des secteurs
15:46qu'il faut éviter.
15:47L'industrie,
15:48le transport,
15:50tout ce qui est
15:50les biens de consommation
15:51non essentiels
15:52est plutôt rebasculé
15:54vers le secteur énergétique.
15:57Analyse,
15:57stratégie,
15:58prise de risque.
15:59Dans cet exercice,
16:00tout est réel.
16:01Sauf une chose,
16:02l'argent.
16:03Il permet à des étudiants
16:04de pouvoir vivre
16:06la vraie vie
16:06d'un investisseur.
16:07C'est-à-dire qu'ils sont
16:08immergés dans la vraie vie
16:09d'un investisseur.
16:10Ils ont uniquement
16:11leur portefeuille
16:12qui est virtuel.
16:13Ils peuvent soit concourir
16:15à titre individuel
16:16avec un portefeuille virtuel
16:17de 50 000 euros,
16:18soit de manière collective
16:20un portefeuille virtuel
16:22de 200 000 euros.
16:23Roxane peut avoir le sourire
16:25car pour cette 5e édition,
16:276 000 étudiants ont participé.
16:29Aujourd'hui,
16:30certains repartent
16:31avec un prix,
16:32mais demain en bourse,
16:33ce ne sera plus un jeu.
16:35Les gains ne seront plus virtuels
16:36et les pertes,
16:37elles,
16:38seront bien réelles.
16:45Un nombre record de Français
16:47ont investi en bourse
16:48en 2025.
16:48Potons pour autant parler
16:49de démocratisation des actions.
16:51Réponse avec vous,
16:52Bonne-Marie Grisoni,
16:53bonjour.
16:53Bonjour, David.
16:54Directeur général
16:54de Bourse aux banques.
16:56On vient de voir
16:56dans le reportage
16:57l'engouement,
16:58l'enthousiasme des jeunes
17:00pour la bourse.
17:01Comment vous expliquez
17:01que ça ne leur fasse pas peur
17:03alors qu'on sait
17:04que leurs parents
17:05sont plutôt méfiants
17:06à l'égard de la bourse ?
17:07Je pense que nous,
17:08ce qu'on voit,
17:09c'est qu'il y a un changement
17:09total culturel
17:11de la part des jeunes
17:11vis-à-vis de l'investissement.
17:13Nous, on le voit
17:14à travers l'explosion
17:15du nombre d'ouvertures
17:16de comptes titres
17:16qu'on a pu avoir
17:17ces dernières années.
17:18Les 3-4 dernières années
17:19ont changé radicalement
17:21la nature des investisseurs
17:22que nous, nous voyons.
17:24Les jeunes,
17:24c'est à peu près
17:25plus de 50%
17:26des ouvertures de comptes titres
17:27chez nous.
17:28Donc, c'est 18-30.
17:30Alors que c'était 15%
17:31il y a 5 ans.
17:33Donc, c'est un changement radical.
17:35Et je pense que c'est lié
17:35à plein de phénomènes.
17:36Il y a le fait que,
17:37bon, d'abord,
17:38les fines influenceurs
17:38ont eu un impact important
17:40dans la démocratisation
17:41des contenus,
17:42dans l'accessibilité
17:43des contenus.
17:44Il y a le fait
17:44que les jeunes, je pense,
17:45se posent des questions
17:46sur tout un tas de sujets
17:47comme la retraite
17:48où ils voient
17:49qu'ils ont besoin
17:49probablement de se prendre en main.
17:51Il y a un côté
17:52un peu aussi produit.
17:53Je pense qu'il y a des produits
17:53qui sont plus simples d'accès
17:55aussi aujourd'hui
17:55pour accéder finalement
17:56à la bourse.
17:57Et puis, il y a un contexte
17:59aussi plus général,
18:00un peu pro,
18:01on va dire,
18:01entreprise
18:02qui, quelque part,
18:03est porté à travers
18:04la loi PAC depuis 2019.
18:05Donc, beaucoup de choses
18:06en même temps
18:07qui ont fait que les jeunes
18:08se sont intéressés
18:08beaucoup plus
18:09que leurs parents
18:10à la bourse.
18:11Après, c'est à cause
18:12d'aujourd'hui,
18:12investir en bourse,
18:13c'est plus facile
18:14et moins coûteux
18:15qu'il y a 10, 20 ans
18:16et 30 ans.
18:17Ça n'a plus rien à voir.
18:18Aujourd'hui,
18:19tu accèdes à un compte-titre
18:20ou un PEA
18:21sans frais de droit de garde,
18:22sans frais de courtage.
18:24Voilà, il y a plein de choses
18:25qui ont évolué,
18:25des produits qui sont accessibles
18:26dès 10 euros.
18:27Donc, plus du tout
18:28le problème de la barrière
18:29à l'entrée
18:30où on pensait
18:30que la bourse
18:31était faite
18:31que pour des gens
18:32qui avaient des grands moyens.
18:32En fait, ce n'est pas du tout le cas.
18:34Il suffit de trouver
18:35la bonne méthode
18:35d'investissement
18:36et le bon produit
18:37et c'est vrai que les frais
18:38n'ont plus rien à voir.
18:39Est-ce que c'est vrai
18:39que les épargnants,
18:40en général français,
18:42se détournent du livret A
18:44qui rapporte seulement 1,5%
18:45pour aller vers
18:47des investissements
18:47plus risqués,
18:48notamment la bourse ?
18:48En fait, les Français
18:49préfèrent aller maintenant
18:50vers des produits plus risqués
18:51et ça, on le voit
18:52à travers les statistiques.
18:53C'est vraiment très net.
18:54Il y a une réorientation.
18:55C'est 40% à peu près
18:56des efforts d'épargne
18:58depuis le début de l'année
18:59qui sont plutôt
19:00au profit des produits
19:01Assurance-vie et Bourse
19:02versus les livrets.
19:04Le patrimoine financier
19:05des Français,
19:06alors j'ai le chiffre,
19:06c'est 6 500 milliards d'euros.
19:08Soyez en passant,
19:09c'est le double
19:10de la dette publique française.
19:11Donc, ça laisse un peu de marge.
19:12Les Français, on le sait,
19:13sont les rois de l'épargne,
19:15Benoît Grisonni.
19:15Mais est-ce que les Français
19:17savent réellement
19:17ce que leur apporte
19:18leur épargne ?
19:19Seuls 19% des Français
19:21connaissent précisément
19:22la performance
19:23de leur placement
19:24selon l'Institut Selvitis.
19:25On se dit que c'est peu
19:26quand même.
19:27Non, c'est peu
19:28et c'est encore
19:28un travail énorme
19:29qu'on a collectivement
19:30à réaliser.
19:31C'est-à-dire qu'il y a un sujet
19:32d'éducation financière
19:33en France,
19:34notamment par les jeunes
19:35et évidemment à commencer
19:37par cette population.
19:38Mais je pense qu'il y a
19:39un intérêt qui grandit
19:40quand même.
19:40Et donc, finalement,
19:41aujourd'hui,
19:41il y a un accès à l'information
19:43autour des produits financiers,
19:45autour de l'épargne
19:46qui sont quand même
19:47beaucoup plus faciles
19:48qu'à une époque.
19:49Il y a des efforts...
19:50Mais comment expliquer
19:50cette méconnaissance
19:51de savoir combien
19:52rapportent ces placements ?
19:54C'est peut-être lié aussi
19:55au leg du passé,
19:56l'opacité des frais
19:57sur les produits
19:58pendant très longtemps ?
19:59C'est vrai que ça a pu être ça.
20:00Je pense que la profession
20:01financière veut garder
20:03une sorte d'élitisme
20:04quelque part
20:04à travers des produits
20:05qui sont parfois
20:05un peu plus compliqués
20:06à comprendre
20:07que ce qu'ils sont vraiment.
20:08Il y a aussi le fait
20:09qu'en France,
20:10on a la chance
20:10d'avoir une protection sociale
20:11aussi très importante,
20:12ce qui a fait peut-être
20:13aussi que les Français
20:14avaient moins besoin
20:14de s'intéresser
20:15à ces sujets
20:15puisqu'ils étaient
20:16protégés un peu
20:17par le système.
20:18Donc, il y a plein de phénomènes
20:19qui rentrent en ligne de compte.
20:20C'est aussi une culture
20:21assez profonde
20:21par rapport à d'autres pays aussi.
20:23Mais aujourd'hui,
20:23c'est en train de changer
20:24et je pense que ça change
20:25assez vite
20:25et c'est le fruit,
20:27encore une fois,
20:27de l'effort
20:28de pas mal d'agents économiques
20:30qui essayent d'expliquer
20:31de plus en plus
20:31que l'intérêt des Français,
20:32ce n'est pas forcément
20:33de mettre tout son argent
20:34dans le livret A.
20:35D'ailleurs,
20:36selon l'Observatoire
20:36de l'Épargne Européenne,
20:38c'est assez intéressant
20:38comme chiffre.
20:47C'est pas folichon,
20:48surtout quand on sait
20:49que l'inflation
20:50était de 2% par an.
20:51Oui, mais ça,
20:52c'est pourquoi.
20:53Ça veut dire que l'épargne
20:53n'a pas rapporté
20:54à l'Observatoire.
20:54Oui, mais les Français
20:54ont du mal à avoir de l'argent,
20:56à en mettre de côté.
20:57Et une fois qu'ils le mettent de côté,
20:58la première chose qu'ils veulent,
20:59c'est évidemment la sécurité.
21:01Ils ne veulent pas avoir
21:02mis de côté pour perdre.
21:03Et là,
21:03quand on joue la sécurité,
21:06quelque part,
21:06forcément,
21:07on a un rendement
21:08qui est très faible.
21:09Et par rapport aux actions,
21:10je pense que le rendement
21:11à peu près dans la même période,
21:12sur 10-20 ans,
21:1540 réinvestis en dividendes.
21:17Donc, c'est bien pour montrer
21:18qu'il y a un écart
21:18très significatif.
21:19Alors, il n'y a pas
21:20les mêmes risques.
21:20Il ne faut pas prendre
21:21que des risques,
21:22mais faire que du prudent,
21:23c'est évidemment détrimental
21:25pour l'épargne des Français.
21:27Donc, à ceux qui pensent
21:28que la bourse,
21:29ce sont des montagnes russes,
21:30c'est vrai à court terme,
21:31mais c'est vrai que dans la durée,
21:32sur 10-20 ans,
21:33même sur 40 ans,
21:34selon les chiffres de l'IEF,
21:36sur 40 ans,
21:36c'est 12% par an
21:37de rendement sur les actions.
21:39Donc, avec le temps,
21:41le risque change de camp.
21:42Le risque change complètement
21:45est important pour un épargnant français
21:47de comprendre
21:47qu'il y a aussi
21:48des solutions qui existent.
21:49Et finalement, investir,
21:51c'est presque plus un sujet
21:52de méthode que de sous-jacence.
21:54C'est-à-dire que si vous êtes méthodique,
21:55si vous épargnez,
21:56investissez tous les mois,
21:57par exemple,
21:58des petites sommes,
21:59les risques aussi
22:00sont beaucoup plus diffus,
22:01sont beaucoup plus lissés
22:02et permettent d'avoir
22:03un rendement qui est bon.
22:04Et bien sûr,
22:05dans une logique de diversification,
22:06l'objectif,
22:07ce n'est pas de tout mettre
22:08dans la bourse
22:08ou de tout mettre dans un livret.
22:10L'intérêt,
22:10c'est d'avoir une logique
22:11plutôt globale.
22:12Et même avec des petits montants,
22:14la principale chose,
22:15c'est de mettre
22:16des petits montants
22:16de manière très régulière
22:17pour arriver à avoir
22:18un rendement qui est bien meilleur,
22:20beaucoup plus sécurisant
22:21parce qu'on rentre
22:22à des moments
22:22très différents dans le temps.
22:24Donc, on rentre
22:24à des points bas,
22:25des points hauts.
22:25Et quelque part,
22:26ça évite les risques
22:27principaux des marchés.
22:28Le CAC 40,
22:29qui est l'indice phare
22:30de la Bourse de Paris,
22:31est proche de ses records historiques
22:34malgré le conflit
22:35au Moyen-Orient.
22:36Comment on explique ça
22:37aux Français,
22:38alors que l'économie française
22:39est un peu faible
22:40et que le contexte géopolitique
22:41est anxiogène.
22:43Et pour autant,
22:43l'indice de la Bourse de Paris,
22:44comme tous les grands indices
22:45bourses et mondiaux d'ailleurs,
22:46caracole au plus haut.
22:47C'est ce que je voulais dire.
22:48Je pense que tous les indices
22:49quelque part surperforment
22:50depuis longtemps.
22:51C'est vrai que ça peut paraître étonnant
22:52parce que toutes les dernières crises
22:53qu'on a connues finalement
22:54n'ont jamais impacté les marchés
22:55puisque même si on revient
22:56au Covid en 2020,
22:58il y a eu une baisse
22:58puis finalement une remontée
22:59pratiquement dans le mois.
23:01Donc, quelque chose
23:02de très rapide.
23:03Je pense que ça s'explique
23:04par le fait que d'abord,
23:04les performances des entreprises
23:06sont très bonnes
23:06et à la fin,
23:08on investit dans des entreprises.
23:09Donc, les performances
23:10pour l'instant en tout cas
23:11ne sont pas impactées
23:12par la crise du Moyen-Orient.
23:13Et puis aussi,
23:14il y a aussi cet effet d'épargne
23:16dont je parlais tout à l'heure
23:16un peu mécanique
23:17qui fait aussi
23:18que ça pousse quelque part
23:19pas mal de flux d'argent
23:21à la fois qui peut venir
23:22de l'étranger
23:22mais aussi des épargnants
23:24qui amènent à ce que finalement
23:25il y ait de plus en plus
23:26d'investisseurs
23:27qui ont besoin d'investir
23:28leur argent
23:29et finalement,
23:30ça porte le marché aussi
23:31de manière assez mécanique.
23:32Donc, il y a plusieurs phénomènes
23:33qui rentrent en ligne de compte
23:34et qui font que finalement,
23:35ça sert un peu de support
23:37à la valeur du CAC 40.
23:39Entreprise d'ailleurs du CAC 40,
23:41nos fleurons
23:41qui d'ailleurs servent
23:42assez généreusement
23:43leurs actionnaires
23:44via les dividendes.
23:44On est autour de 3,5%
23:46par an en moyenne.
23:47C'est confortable
23:48et on se dit
23:48que peut-être mieux
23:49que ça aille dans la poche
23:50des Français
23:51que dans la poche
23:51d'investisseurs étrangers
23:52hors de France.
23:53Oui, c'est ce que je disais.
23:54Le CAC a fait 10% par an
23:55quasiment sur les 10 dernières années,
23:58dividendes inclus.
23:58Donc, les 3,5%
23:59font partie de la performance
24:00et c'est vrai qu'on voit
24:02que c'est bien meilleur
24:04du fonds euro ou des livrets.
24:06Donc, il y a un intérêt
24:06pour les Français à y aller
24:07et si on a surperformé
24:09en France sur le CAC,
24:10c'est aussi lié au secteur
24:11du luxe principalement
24:12qui est un des domaines
24:13dans lequel la France
24:14est très forte.
24:15Ça pourrait être d'autres choses
24:16mais aujourd'hui,
24:16c'est vraiment le luxe
24:17qui a tiré nos indices
24:18à la hausse en France.
24:19Pour se constituer une épargne
24:21en vue de sa retraite,
24:22c'est un sujet
24:23plus on démarre tôt,
24:25moins c'est douloureux,
24:26j'ai envie de dire.
24:27Plus fort et progressif.
24:28C'est presque la...
24:29Finalement, le conseil
24:30le plus important
24:31qu'on peut donner,
24:34s'enveloppe finalement
24:36de long terme.
24:37C'est-à-dire,
24:38vous ouvrez un PEA,
24:39c'est 10 euros minimum.
24:40Vous pouvez faire
24:40un investissement
24:41de 10 euros par mois minimum
24:43sur des produits très simples.
24:45Vous pouvez faire pareil
24:46pour un plan d'épargne retraite
24:47où vous avez 30 ans
24:48devant vous pour investir.
24:50Pareil, vous commencez
24:51à 10 euros.
24:52Il n'y a pas besoin
24:52d'être millionnaire
24:54pour faire ça.
24:54Vous faites pareil
24:55sur un PEA, PME.
24:57Donc, le premier conseil,
24:58c'est en effet,
24:58plus tôt vous ouvrez,
24:59plus tôt vous commencez
25:00à investir,
25:01plus tôt vous pourrez avoir
25:02les bénéfices
25:03de votre investissement.
25:04Plus l'effort d'épargne
25:05est faible.
25:05Plus l'effort d'épargne
25:06est faible.
25:07Il faut casser une idée reçue
25:09et je crois que les jeunes,
25:10et ça, c'est ce qui me rassure
25:11le plus et c'est là
25:12où il y a beaucoup d'optimistes,
25:13l'ont compris,
25:13il faut commencer tôt
25:14et ce n'est pas une question
25:15de moyens.
25:16Nous, aujourd'hui,
25:17je dirais le ticket moyen
25:19pour l'épargne programmée,
25:20c'est 75 euros par mois.
25:21Et c'est des personnes
25:22qui font 25 euros,
25:2325 euros,
25:2425 euros
25:25sur trois supports différents.
25:26Donc, ils diversifient leurs risques
25:28sur des choses d'ailleurs
25:28très diversifiées.
25:29Ils vont faire un peu d'Europe,
25:31un peu d'Amérique
25:32et un peu de santé
25:33pour prendre un secteur.
25:34Et voilà,
25:35ils arrivent avec simplement
25:3675 euros
25:37à commencer à investir.
25:38Il ne faut pas avoir
25:39honte de ça
25:40ou peur de ça.
25:41Il suffit de commencer,
25:42en fait.
25:43Il faut commencer.
25:43L'enveloppe préférée
25:44des Français,
25:45c'est l'assurance-vie.
25:46Plus que jamais
25:47plébiscité par les Français.
25:4820 millions de personnes
25:49disposent d'un contrat
25:50d'assurance-vie en France
25:51avec un capital
25:52moyen de 100 000 euros
25:53par souscripteur.
25:55C'est un vrai succès, ça.
25:56C'est un vrai succès.
25:57Nous, on a la chance
25:57d'avoir 550 000 contrats
25:59d'assurance-vie.
26:01Pourquoi c'est un succès ?
26:02C'est un succès
26:03pour une raison simple.
26:04Le fonds euro est garanti
26:05et il est liquide.
26:06Donc, c'est exactement
26:07le besoin principal
26:08qu'ont les Français.
26:09Et la deuxième chose,
26:10c'est que fiscalement,
26:10ils bénéficient d'une enveloppe
26:11évidemment intéressante
26:12puisque vous avez
26:13la transmission
26:14et puis aussi un peu
26:14moins de taxation.
26:16Donc, c'est évidemment
26:16un produit qui répond
26:17à peu près
26:18à toutes les caractéristiques.
26:19Et en ce moment,
26:20le fonds euro,
26:20il est autour de 3 %
26:22net de frais.
26:23Ce qui est très, très bien
26:24par rapport même
26:24au niveau d'inflation actuel.
26:26Donc, évidemment
26:27que ça fonctionne.
26:29de démocratisation
26:30de la bourse,
26:31des marchés financiers
26:32en France
26:32ou c'est surtout les jeunes ?
26:34Moi, je pense que c'est très...
26:36Nous, ce qu'on voit
26:36à notre niveau,
26:37c'est vraiment très les jeunes.
26:38Les jeunes ont pris un...
26:39Les 18-30 ans.
26:40Ont pris un virage.
26:41Les 18-30 ans.
26:43Et je me demande même
26:44dans quelle mesure
26:44leur crainte à eux
26:45par rapport au futur.
26:47Justement, je parlais tout à l'heure
26:48de la protection sociale
26:49ne les a pas poussés aussi
26:50à prendre les devants
26:51quelque part.
26:52Et quelque part,
26:52à anticiper le fait
26:53qu'il fallait se prendre en main.
26:55Et puis, il y a un côté un peu,
26:56j'allais dire,
26:57mode de l'investissement
26:58qui, grâce aux fines influenceurs,
27:00à tout ce qui se passe
27:01dans les écosystèmes
27:02des réseaux sociaux,
27:03on fait finalement
27:04de l'investissement
27:05un thème à la mode.
27:07Et quelque part,
27:07on peut s'en plaindre,
27:09trouver parfois
27:09que ça peut amener
27:10à certaines dérives.
27:11Mais d'un autre côté,
27:12c'est aussi intéressant
27:13parce que ça permet
27:13à des jeunes
27:14de s'intéresser
27:15à ces sujets-là.
27:15Ce qui n'était pas le cas
27:16de nos générations.
27:17Allez, merci à vous
27:18pour cet entretien.
27:19Bono Grisonni,
27:20directeur général
27:20de Bourse au Banque.
27:21Merci.
27:21Merci David Jaco.
27:23Voilà, c'est la fin
27:23de Pourvu que ça dure,
27:24l'émission qui rend
27:25les co-responsables.
27:25Émission tournée depuis
27:26le bivouac de L'Oréal France.
27:28Pourvu que ça dure,
27:29c'est aussi du replay
27:30sur publicsena.fr.
27:31À très vite.
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