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Dans Mediterranéo cette semaine : cap sur l'Albanie à la découverte des chants traditionnels du pays. Nous irons à Rome ou le Stornello témoigne d'une tradition populaire très amusante. Et nous terminerons à Tanger où l'on célèbre la culture arabo andalouse. Année de Production :

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00:06Cette semaine, pour commencer, cap sur l'Albanie, à la découverte des chants traditionnels du pays.
00:11Nous irons à Rome, où le Stornello témoigne d'une tradition populaire très amusante.
00:16Et nous terminerons à Tangier, où l'on célèbre la culture arabo-andalouse.
00:46A les écouter, on pourrait se croire dans les montagnes corses.
00:51Les chants traditionnels albanais racontent l'histoire de ce peuple des Balkans.
00:55Inscrit au patrimoine culturel immatériel de l'humanité, il se perpétue de génération en génération, à l'instar des danses
01:02traditionnelles.
01:03Nous partons à la rencontre des gardiens de ces traditions ancestrales.
01:14Si les montagnes d'Albanie pouvaient parler, elles raconteraient leur histoire à travers la voix des hommes.
01:51Ces voix font résonner l'âme de tout un peuple.
01:56Les chants isopolyphoniques albanais, appelés ainsi en raison de l'iso, qui est un bourdon continu qui suit la mélodie,
02:04sont inscrits au patrimoine culturel immatériel de l'humanité.
02:12Tout ce qu'on voit autour de nous et tout ce qui est sous nos pieds a une histoire.
02:16Et nous, nous chantons tout cela.
02:19C'est né avec les bergers qui chantaient seuls dans les montagnes.
02:22Et petit à petit, on s'est mis à chanter en groupe.
02:26On a de grandes maisons et des jardins en Albanie.
02:30On chante partout, en toute occasion.
02:34Les chanteurs de la famille Tchenko ont fondé un groupe de musique traditionnel dans la ville de Djirokastor.
02:41Cette ville du sud de l'Albanie est située à une trentaine de kilomètres de la frontière grecque.
02:47Classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, l'architecture ottomane de la vieille ville est l'une des mieux préservées
02:53des Balkans.
02:54Avec ses camailleux de gris, on la surnomme depuis l'époque byzantine la cité argentée.
03:02Au pied de la mosquée du bazar datant du XVIIIe siècle, le café-librairie tenu par Olsa rend hommage aux
03:10musiques traditionnelles
03:11et accueille régulièrement les chanteurs de la famille Tchenko.
03:15Plusieurs générations perpétuent une tradition isopolyphonique ancestrale, un trésor culturel.
03:22C'est quelque chose qui se transmet de génération en génération.
03:26Moi, je travaille avec les écoles pour partager mon savoir aux jeunes.
03:29On essaye de perpétuer cette tradition le plus longtemps possible.
03:37Pour moi, c'est un héritage culturel qui vient de ma famille, de mon quartier, de ma ville,
03:41et j'ai la chance d'avoir l'occasion de le faire vivre.
03:45On me l'a donné en cadeau, et c'est à moi désormais de faire vivre cette histoire.
03:53Quand mon fils avait un an, je le prenais dans mes bras ou sur mes genoux avec moi quand je
03:58chantais.
03:58Et il a intégré l'âme des chants isopolyphoniques.
04:02Il chante depuis toujours.
04:03Et il a intégré l'âme des chants.
04:39A chaque fois que je vous entends, que ce soit des chanteristes ou joyeux, vos voix sont toujours parfaitement en
04:44harmonie.
04:47C'est une tradition, et c'est pour ça que ça vient de manière si naturelle.
04:51Ils se retrouvent ensemble dans les cafés et les ruelles de la ville.
04:53Quand ils chantent, on sent que ça vient du plus profond d'eux-mêmes.
04:58C'est si beau, c'est si émouvant.
05:00Même si vous ne comprenez pas les paroles, vous pouvez tout comprendre à travers la façon dont ils chantent.
05:05C'est ce qu'il y a de plus beau.
05:09Merci, merci beaucoup.
05:10A bientôt.
05:13Dans son café, Olsa a installé un petit musée sur l'histoire des chants de Girocaster
05:19et expose des tenues traditionnelles qui sont fabriquées à quelques rues de là,
05:25dans le bazar, dans l'atelier d'Elida Joulatti.
05:32Les gestes de cette couturière sont les mêmes qu'autrefois.
05:37Elida a appris à coudre à l'âge de 7 ans et tient son savoir-faire de sa maman.
05:43Elle est spécialisée dans la confection à la main de costumes traditionnels,
05:47comme cette fustanelle, une jupe plissée portée par les hommes des Balkans
05:52qui demandent près de 5 jours de travail.
06:00Celle-ci compte 500 plis, il a fallu 110 mètres de tissu.
06:05Cela montre que la personne qui la porte appartient à une classe sociale aisée.
06:10Certaines sont plus modestes, elles ont de 150 à 350 plis.
06:14Celle qu'on voit ici est donc celle qui est la plus prestigieuse.
06:22Moi, j'essaye de respecter la technique de couture traditionnelle,
06:26comme on le faisait il y a au moins 100 ans.
06:32Elida confectionne des vêtements traditionnels depuis qu'elle a 26 ans.
06:37Elle continue ainsi à faire vivre une histoire,
06:40le patrimoine de tout un territoire.
06:45Autour de Girocastr, il y a 8 localités qui ont toutes des costumes spécifiques.
06:52Il y a quelques similitudes, mais aussi beaucoup de différences.
06:55Par exemple, ça c'est un voile de mariés de la région de Drupoul.
07:00Et ici, on voit que les mariés de la région de Lungéria portaient ce chapeau.
07:06Là, derrière, il y a 12 villes qui représentent les 12 mois de l'année.
07:14Elida loue et vend ses costumes aux habitants, aux touristes
07:18et aux chanteurs et danseurs de la région.
07:22Elle a rendez-vous à l'autre bout de la ville,
07:25dans une école de danse,
07:27où des danseurs vont faire des essayages avec ses costumes.
07:33Bonjour tout le monde, comment ça va ?
07:36Bonjour !
07:44Dans cette école de danse,
07:45deux fois par semaine,
07:47il y a des cours de danse traditionnels.
07:51Des danses aussi variées que les costumes,
07:54qui diffèrent selon les régions et les villes d'Albanie.
08:06Je me sens très spéciale avec ce costume.
08:09Je suis fière de le porter.
08:14Ici, on a des éléments du costume des jeunes mariés de Djirocaster.
08:19Par exemple, cette chemise a des manches larges et brodées
08:21avec des plantes médicinales et aromatiques
08:23qu'on pouvait trouver dans toutes les maisons.
08:25L'huile, aromatiques, qui sont toutes les vues de la ville.
08:29C'est un peu de l'albanisme.
08:41A la croisée des influences grecques, italiennes et orientales,
08:47les danses traditionnelles albanaises
08:49peuvent accompagner les voix féminines et masculines
08:51des chants isopolyphoniques.
08:56Toutes les danses traditionnelles sont uniques.
08:58Et ce qui les différencie entre elles,
08:59ce sont les costumes et les chants isopolyphoniques spécifiques.
09:07Je fais de la danse classique, de la danse contemporaine,
09:10je fais du hip-hop,
09:10mais les danses traditionnelles sont celles que je pratique le plus
09:13parce qu'elles viennent de mon pays, de ma ville,
09:16et elles me rendent très fière.
09:18En plus, le fait de porter cette tenue aujourd'hui
09:20me rend encore plus fière.
09:21Je me sens vraiment moi-même.
09:26L'identité de tout un peuple
09:28se raconte dans les gestes,
09:30dans le dévouement de ces passionnés
09:32unis par un rêve,
09:34celui de relier les générations
09:36par une histoire ancestrale
09:38pour construire ensemble
09:40l'avenir d'un pays
09:42dont ils portent la voix
09:43et dont ils révèlent les secrets.
09:54L'Italie et ses chansons d'amour napolitaine,
09:57on connaît,
09:57mais le stornello,
09:58on connaît beaucoup moins.
10:00Des ritournelles proches de la tradition des chansonniers,
10:03au registre satirique et volontiers grivois.
10:05Une tradition toujours très présente
10:07dans une large partie méridionale de la péninsule.
10:10un exemple à Rome
10:12où nous avons suivi un couple haut en couleur
10:14qui, chaque soir, assure l'animation autour de belles tablées.
10:28Chanteuse et comédienne,
10:30Rossella se prépare
10:31pour un spectacle de stornello,
10:33une tradition encore très vivante
10:36dans certaines régions d'Italie.
10:38Sandro, son guitariste,
10:40l'accompagne dans cet exercice.
10:42C'est dans un restaurant
10:43de gastronomie romaine
10:45de la petite ville de Lissone,
10:46en Lombardie,
10:47que le duo se produit ce soir.
10:50Car le stornello se déguste à table,
10:53entre amis ou en famille,
10:55dans le brouhaha général.
10:57L'artiste sollicite la participation du public
11:00et lui rappelle les règles de base
11:03de ce chant construit
11:05autour de la répétition de rimes très courtes.
11:17La stornello doit capter l'attention
11:21et donner le ton léger
11:23qui fait le sel de ce type de spectacle.
11:25L'enjeu est de provoquer le rire
11:28dès le premier instant.
11:38de la répétition de la répétition de la répétition.
12:21Les relations hommes-femmes,
12:23les histoires d'amour,
12:24mais aussi et beaucoup le sexe.
12:26Car le stornello est très porté sur la chose,
12:30qui est abordé à travers des métaphores
12:32dont le public n'a aucun mal à saisir le sens.
12:36Le stornello est basé sur le double sens.
12:41Quoi que ce soit s'exprimant au masculin,
12:45ou par exemple l'oiseau, le pistolet,
12:51bref,
12:54toute chose masculine se rapporte toujours,
12:58sans le moindre équivoque,
13:00au membre masculin.
13:02N'importe quoi, n'importe quel fruit,
13:05n'importe quel légume de genre féminin
13:08signifie le sexe féminin.
13:10Toujours.
13:14Et donc de cette façon,
13:16le public est incité à rire
13:18à peine à t'en prononcer par exemple
13:20le mot oiseau.
13:22Questa canzone est dédicata à toutes les signores.
13:26Per curare l'ugello malato,
13:30non vola plus su.
13:32Grazie, maestro.
13:35Grazie a tutti.
13:36Ciao.
13:38Grazie.
13:44Le clou du spectacle réside dans le stornello
13:47que l'on dit adispecto,
13:50c'est-à-dire au dépendreux.
13:52Rossella entame cette autre partie du programme,
13:55non sans une forme de mise en garde.
14:15On peut par exemple
14:18le sans prendre caractéristiques physiques.
14:22L'homme qui a un gros ventre,
14:25le chauve.
14:49C'est un mode d'expression artistique
14:54qui est très répandible
14:55et fait partie de la tradition populaire.
14:58C'est très mobilisateur pour le public.
15:02Parce que tout le monde
15:04se sent appelé à réagir.
15:07Y compris la personne
15:08dont on se moque.
15:09se sent appelé à réagir.
15:11Guardate sto regazzo
15:12me pare un seminarista.
15:16Guardate sto regazzo
15:18me pare un seminarista.
15:21A forza de bugnette
15:23s'est perso un po' la vista.
15:26Da yeap
15:27a riogesigi viepe.
15:29La chose importante
15:32ce n'est pas de rire de,
15:35c'est de rire avec.
15:38Rossella porte aussi un combat.
15:40Continuer à faire vivre cette tradition,
15:43en expliquer les origines et évolutions
15:46et perpétuer ainsi
15:47la transmission orale
15:49de ces ritournelles
15:51entonnées dans toute l'Italie
15:52depuis des siècles.
15:54Cette posteggio
15:55est l'un des modèles
15:55plus antiques
15:56de faire l'art.
15:58Elle fait partie
15:59de la tradition romana.
16:01Avec le passé du temps,
16:03sur le nord,
16:04dans le septembre,
16:05cette tradition,
16:06cette tradition
16:07s'est perdue dans le temps.
16:09Mais de Rome au sud,
16:11cette tradition
16:11est encore vivissima.
16:14Cette tradition populaire
16:16s'est peu à peu perdue au nord,
16:18mais elle est en effet
16:19demeurée bien présente à Rome.
16:21En particulier
16:23dans les ruelles
16:24du quartier du Trasté-Everé.
16:26Ici,
16:27le Stornello est roi
16:28et ses refrains
16:29sont connus de tous.
16:33Rossella et Leonardo
16:35sont dits touristiques.
16:36Mais l'âme
16:37et la magie de leur ville,
16:38ils la transmettent aussi
16:40grâce au Stornello,
16:41apparu ici même,
16:43mais nul ne sait plus
16:44quand ni comment.
16:56Le Stornello est né à Rome,
16:57mais personne ne sait
16:58qui l'a écrit,
16:59qui l'a inventé.
17:00En réalité,
17:01déjà à l'antiquité,
17:02cette habitude existait
17:03de se moquer des gens,
17:04de rire des puissants
17:05et de tout un chacun
17:06sur un mode,
17:06disons,
17:07sarcastique.
17:14Le Stornello
17:15est à la fête
17:16à Rome
17:16chaque 24 juin
17:18pour la nuit
17:19de la Saint-Jean.
17:21Autour de grands banquets
17:23dressés en extérieur
17:24ou aux terrasses
17:25des austérias
17:26résonnent toujours
17:27ces vieux refrains.
17:29Accompagnés
17:30de quelques breuvages
17:30rituels,
17:31ils n'en sont que meilleurs.
17:34Les ingrédients
17:35indispensables
17:36pour un moment convivial
17:37pour un repas
17:38auquel on va chanter
17:40les Stornelli,
17:41c'est d'abord,
17:41bien sûr,
17:42un bon vin de Frascati.
17:43Un bon vin
17:44des Castelli Romani.
17:46Soit le Frascati,
17:47soit le Grotta Ferrat,
17:48au choix.
17:49Et puis,
17:50une guitare
17:51et enfin,
17:51un Stornellatore
17:52et plusieurs personnes
17:54prêtes à l'accompagner
17:55au chant.
17:55Le vin aide beaucoup.
18:18Pour terminer,
18:19des tours par le Maroc
18:20où la culture arabo-andalouse
18:22est très prégnante.
18:24Direction Casablanca,
18:25la ville abrite
18:27une maison de la musique
18:28arabo-andalouse
18:29où se côtoient
18:30un musée,
18:31un conservatoire
18:32et une salle de concert.
18:34Visite guidée
18:35au son d'instruments
18:36traditionnels.
18:40Musique
19:08Au cœur du quartier Habous,
19:10à Casablanca,
19:10résonne des mélodies
19:12qui ont traversé
19:13la Méditerranée
19:14de l'Andalousie
19:15vers le Maroc.
19:22Ses étudiants
19:23sont membres
19:24de la chorale
19:25de Dar al-Ala,
19:26la maison de la musique
19:27arabo-andalouse
19:28à Casablanca.
19:34Musique
19:40Je viens ici pour me connecter
19:41surtout avec mes racines
19:42culturelles.
19:43C'est une musique qu'on utilise
19:46dans les festivités,
19:47les célébrations,
19:48dans les mariages
19:48et les festivités religieuses,
19:51quand le ramadan approche.
19:53C'est des moments
19:53qu'on partage avec nos proches,
19:55des moments inoubliables.
19:58Musique
20:00Quand je suis entendant
20:01la musique andalouse,
20:03j'ai des palpitations,
20:06la chair de poule,
20:07tout ce que vous pouvez imaginer.
20:09C'est comme une sorte
20:11de prière,
20:11si vous voulez.
20:28Musique
20:30Tout le monde est musicien,
20:40tout le monde joue de la musique
20:41dans cet espace.
20:43On sent que ça a sa vie.
20:44C'est un plat qui mijote
20:45de manière très acharnée.
20:48Les Nubas
20:49sont des suites
20:50de pièces instrumentales
20:51et vocales
20:52réalisées autour de poèmes.
20:54Des poèmes
20:55qui parlent d'amour,
20:57de contemplation
20:57de la nature,
20:59ils sont aussi
21:00des odos divins.
21:04J'aime beaucoup
21:05la poésie arabe
21:05et la poésie marocaine.
21:07Il y a une très belle harmonie
21:08entre les paroles
21:09et les mélodies
21:11de la musique andalouse.
21:24Musique
21:29La musique arabo-andalouse
21:32repose sur plusieurs instruments
21:34emblématiques.
21:35Le luth arabe
21:36appelé Aoud,
21:38joué ici par Amid Louri,
21:40qui est aussi un membre
21:41de l'association.
22:03autre instrument incontournable,
22:05l'urbède.
22:08C'est un instrument
22:09qui est fait
22:11en une seule pièce
22:12avec une partie
22:13qui est en pot,
22:14avec des cordes
22:15qui sont en boyau
22:16et je disais
22:17qu'il servait
22:18à la fois
22:18pour donner
22:20le la
22:20et qu'il servait
22:21de métronome.
22:23C'est un instrument
22:23qui a été joué
22:24par les plus grands maîtres.
22:25Et enfin,
22:26le violon.
22:41Wadi Mouline
22:42est un des musiciens
22:44de l'orchestre.
22:45Il joue du luth
22:46depuis son adolescence.
22:50Musique
22:51C'est la musique
22:56de nos origines
22:57et de nos ancêtres.
22:58Je suis de Rabat
22:58et donc à Rabat,
23:00comme dans beaucoup
23:01de cités marocaines
23:02et maghrébines,
23:04nous sommes imbibés
23:05de musique andalouse.
23:06Dans ma famille,
23:07tout le monde
23:07écoutait la musique andalouse.
23:14Wadi apprécie particulièrement
23:16le misen,
23:17c'est-à-dire le rythme
23:18de ce style musical.
23:20Un rythme
23:20qui commence doucement
23:22et dont l'accélération
23:24est graduelle.
23:27Nous avons effectivement
23:29une ambiance
23:29qui monte.
23:31Nous avons un petit peu
23:31la moutarde
23:33qui monte
23:33au fur et à mesure
23:34de l'évolution du misen.
23:36On pourrait dire
23:36qu'il y a un petit peu
23:37de trance.
23:38Ce style
23:39trouve ses racines
23:40à Bagdad
23:40au 9e siècle.
23:42Il est né
23:43en Andalousie
23:44après la conquête musulmane
23:46de la péninsule ibérique.
23:48Cette musique
23:49se développe ensuite
23:50au Maroc
23:51et au Maghreb
23:52grâce aux échanges
23:53entre les deux rives
23:54de la Méditerranée.
23:55Depuis,
23:56elle ne cesse
23:57de voyager.
23:58L'ambassadeur du Maroc
24:00quand il a été nommé
24:01en Autriche
24:02en 1783,
24:04il a été accompagné
24:05par une troupe
24:06de musique andalouse,
24:07de musique Al-Ala
24:08que nous on appelle
24:09musique Al-Ala
24:10et qui ont rencontré
24:12à cette époque-là
24:13Mozart en 1783.
24:16C'est une musique
24:16qui a la chance
24:17d'être confrontée
24:18à l'ensemble
24:19des musiques du monde.
24:19Au fil du temps,
24:21cette musique
24:22s'enrichit au Maghreb
24:23grâce aux musulmans
24:24et aux juifs
24:25expulsés d'Andalousie
24:26lors de la Reconquista
24:28en Espagne.
24:29Ces derniers
24:30s'installent au Maroc
24:31et en Algérie
24:31notamment.
24:32Depuis,
24:33la musique arabo-andalouse
24:35est devenue
24:35un symbole.
24:43En Andalousie
24:44et au Maroc,
24:45cette convivialité
24:46et cette tolérance
24:48entre les juifs,
24:50les chrétiens,
24:51les musulmans,
24:51etc.
24:52Ce qui fait que
24:53cette musique
24:54est jouée
24:54par les juifs du Maroc,
24:56par les juifs marocains
24:57de toute façon
24:57qui se sentent marocains
24:59et nous voyons
25:00qu'il y a des recueils
25:02de cette musique
25:03à ce niveau-là.
25:04Pendant des siècles,
25:06cette tradition
25:07s'est transmise oralement
25:08mais elle est aujourd'hui
25:10en partie sauvegardée
25:12au Maroc,
25:13transcrite
25:13dans des partitions.
25:23Méditerranéo,
25:24c'est terminé
25:25pour cette semaine.
25:26A bientôt
25:26pour de nouvelles découvertes
25:27en Méditerranée.
25:39Sous-titrage Société Radio-Canada
25:43Sous-titrage Société Radio-Canada
25:45Sous-titrage Société Radio-Canada
25:48Sous-titrage Société Radio-Canada
25:49Sous-titrage Société Radio-Canada
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