- il y a 2 jours
Tous les soirs, les informés débattent de l'actualité, cette semaine autour de Renaud Blanc.
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00:01Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans les informés à la radio et à la télévision sur le canal
00:04CES de la TNT.
00:06A la une ce soir, ce chiffre, 5 milliards d'euros, bénéfice record de Total Energy au premier trimestre 2026,
00:12dopé par la flambée des prix des carburants, un chiffre qui passe mal.
00:16Sébastien Lecornu demande à Total de redistribuer une partie de ses profits.
00:21Et dans le même temps, les Français commencent à réduire leur consommation d'essence.
00:25Et puis aux Etats-Unis, Pilexet s'explique sur la conduite de la guerre en Iran.
00:30Le ministre de la Défense devant le Congrès aujourd'hui, audition sous haute tension.
00:34Donald Trump, lui, s'impatiente, il exhorte les Iraniens, je le cite, à devenir intelligents et vite.
00:40Le président américain évoque également un blocage naval de plusieurs mois.
00:44Et puis l'Europe, le continent qui se réchauffe le plus vite au monde,
00:48entre fondes des neiges qui s'accélèrent, risque d'incendie y compris au nord.
00:52Et Forte-Sécheresse, le dernier rapport de l'Institut Copernicus, est tout simplement terrifiant.
00:56Énième signal d'alarme.
00:58On en parle avec nos informés ce soir qui ont pour nom Elisabeth Pinault.
01:02Bonsoir Elisabeth.
01:03Bonsoir Renaud.
01:04Grand reporter de l'agence Reuters, correspondante pour Matignon et l'Elysée.
01:08Isabelle Moreuille, face à vous.
01:09Bonsoir Isabelle, directrice de la rédaction d'AEF Info.
01:13A côté de vous, François Rénard, journaliste et chroniqueur Nouvelle Obs.
01:16Bonsoir François.
01:17Bonsoir Renaud.
01:17Auteur de l'histoire du monde, passe par Paris, via destin des exilés dans la capitale.
01:22C'est l'édition Flammarion.
01:23Face à vous, Lou Bémond de Seneville, rédacteur en chef.
01:26Bonsoir Lou, rédacteur en chef, adjoint de La Croix.
01:29Et puis nous accueillons Anne Désine, qui est spécialiste des Etats-Unis, spécialiste des questions juridiques,
01:35outre-Atlantique et de politique.
01:37Professeur émérite à Paris-Nanterre, auteur du livre Les Etats-Unis et la démocratie.
01:41Paris et bien aux éditions L'Armatan.
01:44Merci à tous les cinq d'être dans le studio de France Info.
01:49Total affiche un record bénéfice pour ce premier trimestre 2026 de 5 milliards d'euros, 5,8 milliards de dollars.
01:57Isabelle Mouraud, première question toute simple.
01:59Avec la crise au Moyen-Orient, est-ce que c'est vraiment une surprise ?
02:01Non, pas vraiment. Parce qu'en fait, d'ailleurs, Total Energy n'est pas la seule entreprise à tirer profit,
02:07entre guillemets, de ce qui se passe là-bas.
02:10British Petroleum, lui, annonce 3,8 milliards de dollars.
02:15Et lui, c'est cinq fois plus, en fait.
02:17Donc c'est énorme.
02:18Et il faut se rappeler que si on met en fait, rapporté à une année, au moment de la guerre
02:22en Russie, de l'invasion de l'Ukraine en Russie, c'était autour de 20 milliards.
02:29Donc c'est vrai que ce n'est pas très, très surprenant.
02:31Alors c'est vrai que dans le contexte, avec les Français qui rament pour payer leur essence, et dont on...
02:35Voilà, même s'ils consomment un petit peu moins, vous l'avez dit, en ouverture, c'est vrai que ça
02:40fait désordre, on peut dire.
02:42Alors ces bénéfices de Total suscitent beaucoup de réactions politiques.
02:45La gauche estime qu'il faut s'attaquer aux super profits.
02:48Quant au gouvernement, eh bien Sébastien Lecornu appelle le groupe pétrolier à redistribuer d'une manière ou d'une autre.
02:54S'il y a des résultats exceptionnels, ça pose la question d'une redistribution qui pourrait être à due proportion
03:01ou pas exceptionnelle.
03:02Ça, c'est un débat politique qui est, me semble-t-il, assez noble.
03:06Donc il faut bien que Total Energy se positionne d'une manière ou d'une autre sur une manière de
03:10redistribuer,
03:10et potentiellement de la manière la plus efficace qu'il soit, et de la manière la plus rapide, en tout
03:15cas dans sa politique commerciale.
03:16Je mets ça là, mais la porte-parole du gouvernement, ministre délégué à l'énergie, il l'a dit tout
03:20à l'heure, nous ne fermons aucune porte.
03:22Et le Premier ministre a d'ailleurs indiqué qu'il n'y avait pas de total bashing de son côté,
03:28Premier ministre, devant les sénateurs, cet après-midi.
03:31Réponse quasi immédiate d'ailleurs du groupe Total par un communiqué.
03:34Nous redistribuons nos profits via le plafonnement des carburants.
03:38Donc finalement, Isabelle, le gouvernement a les moyens de faire pression sur Total.
03:44Je pense, alors il a les moyens, il y a toujours ce débat de savoir est-ce qu'il faut
03:48taxer ces super profits.
03:50Alors c'est vrai qu'ils ont répondu très très vite, donc ils sont en cellule de crise chez Total
03:54Energy.
03:55Mais donc est-ce qu'ils vont poursuivre, et je pense qu'aujourd'hui ils ne peuvent pas faire autrement
03:59le plafonnement qu'ils ont fait,
04:00donc normalement c'est jusqu'à demain, puisque c'était donc le 30 avril, je pense qu'ils vont poursuivre
04:04là-dessus.
04:05Mais après, il va se poser la question, est-ce qu'on taxe ou pas ?
04:08Ça, les socialistes le demandent, le RN aussi.
04:11Donc après, il faudra voir comment on peut récupérer effectivement un peu d'argent là-dessus.
04:15Quand je vous ai parlé de pression, vous m'avez dit, oui, je pense que le gouvernement peut faire pression.
04:18Et François a fait, non, pas du tout.
04:20Non, mais il me semble qu'il y a deux questions qui se posent dans cette histoire-là.
04:24Il y a premièrement, est-ce que ces profits sont justes ou non ?
04:26Dans une économie libérale, qu'une entreprise qui prenne des risques et des profits, ça c'est tout à fait
04:31normal.
04:31Mais les profits totales, là, il n'y a aucune prise de risque de quoi que ce soit.
04:36J'ai regardé pourquoi il y avait ces bénéfices-report.
04:38Il y a grosso modo trois raisons.
04:39Il y a premièrement, alors qu'elles s'approvisionnent pas seulement du côté des pays du Moyen-Orient.
04:45Il y a aussi la Libye, le Brésil, etc.
04:47Donc ça, ça permet d'avoir du pétrole, ok.
04:49Mais il y a deux autres raisons qui sont très immorales.
04:52La première qui est une spéculation, en quelque sorte.
04:54C'est-à-dire qu'il y a du pétrole qui a été acheté avant et qu'elle a acheté
04:57à moindre prix,
04:58et que Total revend plus cher.
05:00Et l'autre chose, c'est le prix mécaniquement sur le pétrole qui est raffiné.
05:04Puisque le pétrole, il est plus cher, le raffinement, c'est un pourcentage, donc c'est plus cher.
05:08Donc ces profits sont immoraux parce qu'ils sont liés à une guerre.
05:11Ils pénalisent les consommateurs.
05:12C'est tout à fait normal de les taxer.
05:14Et là, quand M. Lecornu dit qu'on va demander à Total de bien vouloir le faire,
05:19mais ça marche jamais.
05:20Ça marche jamais.
05:20Je vais dire quelque chose qui parlera à tous les gens qui nous écoutent.
05:24Vous vous souvenez de l'histoire de la baisse de la TVA sur la restauration.
05:26Vous vous souvenez, ça c'est une vieille histoire, c'était une dizaine d'années.
05:29Tout le monde, c'était formidable, on a baissé la TVA sur la restauration,
05:32et les restaurateurs allaient baisser les prix.
05:33Quelqu'un qui était au restaurant, il n'a jamais vu qu'un prix qui a baissé ?
05:37Bon, c'est-à-dire que là, on dit à Total, s'il vous plaît, faites un effort.
05:39Ils ne feront jamais un effort.
05:40Alors qu'on peut tout à fait mettre une...
05:43Il y a des grands pays européens, il y a cinq grands pays européens,
05:45dont l'Allemagne qui n'est pas gouvernée par des gauchistes,
05:47qui demandent à ce qu'il y ait cette taxe qui demande à Bruxelles d'instaurer une taxe particulière.
05:50Mais après, ils peuvent tout à fait décider de taxer.
05:53Donc ça, la balle est dans le camp du gouvernement quand même.
05:56Oui, tout à fait.
05:56On est sur une question, Elisabeth, qui devient très politique.
06:01Bien entendu.
06:02Moi, j'étais à l'Assemblée nationale hier, on en parlait déjà.
06:05La France Insoumise était déjà devant, debout.
06:06Elle s'attendait à ce que Total annonce des profits importants.
06:10C'est évidemment le cas.
06:11Et puis aujourd'hui, ils avaient à peine annoncé ces profits
06:14que le Parti Socialiste annonçait le dépôt d'une proposition de loi
06:18pour taxer les super-profits sur tous les bénéfices en temps de crise,
06:22plus général que seulement sur l'énergie.
06:24Et c'est un texte qui propose une taxation qui peut aller de 20 à 40%.
06:28Dans le même temps, on a vu Emmanuel Macron qui a demandé,
06:31pendant le Conseil des ministres, à ce qu'on trouve de nouvelles solutions
06:34pour faire face à cette crise qui dure,
06:36et qui pénalise bien sûr les Français qui ont une voiture et tous les autres.
06:38Et qui va durer, dixit Sébastien Lecornu.
06:41Et qui va durer sans aucun doute.
06:42Et Sébastien Lecornu qui a demandé, en effet, à Total de faire un effort.
06:46Et paradoxalement, alors, Total, comme ils ont plafonné leurs prix,
06:49ils ont vendu beaucoup d'essence.
06:52Ils ont évidemment été privilégiés.
06:53Il y a même eu beaucoup de pompes qui étaient à sec.
06:57Et les autres compagnies ont, eux, vu leur vente baisser entre 15 et 19%.
07:04C'est quand même considérable.
07:05Lou Bémond de Sainteville, c'est vrai que c'est un chiffre qui tombe mal
07:07pour le gouvernement, en quelque sorte.
07:09Parce qu'il essaie de trouver des aides ciblées.
07:11Et poum, il y a ce chiffre qui, effectivement, pour les Français, interroge.
07:16Oui, ça tombe mal.
07:17Alors, même si, à partir du 1er mai, il y a un certain nombre de nouvelles aides
07:21qui vont entrer en vigueur, notamment pour ce qu'on appelle les grands rouleurs.
07:24C'est-à-dire les Français qui ont besoin de prendre leur voiture et de rouler beaucoup.
07:29Je pense aux infirmiers, à certains artisans, pour pouvoir travailler.
07:32Effectivement, c'est un chiffre qui tombe mal.
07:35Moi, je ne vois pas très bien le gouvernement, ou même la majorité,
07:40ou en tout cas ce qu'on peut appeler la majorité,
07:42contraindre aujourd'hui Total à payer des taxes sur les super profits.
07:49Je ne vois pas très bien la majorité politique.
07:51Et je ne vois pas très bien non plus l'opportunité politique
07:54de la part du gouvernement, étant donné que Total, ça reste quand même,
07:59pour la France, un acteur majeur, dont l'action notamment de plafonnement des prix
08:05a quand même eu un grand impact et un grand rôle ces dernières semaines.
08:11Il y a cette phrase quand même du PDG du groupe, Patrick Pouyanné,
08:14qui a vanté une capacité, je le cite, à capturer la hausse des prix.
08:18Je n'ai pas tout saisi. Est-ce que vous pouvez essayer de faire le décryptage ?
08:22Je ne suis pas sûre de parler le Pouyanné pareil.
08:26Non, effectivement, lui, il défend le fait qu'il ait récupéré quand même pas mal d'argent.
08:32Et surtout, moi, ce que je trouve intéressant dans ce qu'il a dit aussi,
08:35c'est qu'il dit qu'on risque d'être empénuré au moment de l'été.
08:40Je ne sais pas si vous l'avez vu, effectivement, le président de la République,
08:43lui, via la porte-parole, a indiqué que pour l'instant, on n'en était pas là.
08:47Il met en avant, lui, ses actions pour essayer que le conflit ne dure pas.
08:52Pas trop longtemps.
08:53Mais Pouyanné, enfin, pardon, Patrick Pouyanné, ainsi qu'un certain nombre d'experts,
08:57disent, attention, on pourra se retrouver en risque de pénurie au moment de l'été.
09:02Et on voit déjà aujourd'hui des compagnies aériennes qui sont touchées.
09:06Et là, je pense que le fait qu'il en parle, il faut faire attention un petit peu
09:09à ce qui va se passer par ricochet, en fait.
09:12Au passage, François Reynard, que l'État aussi bénéficie de ce qui se passe au prix à la pompe, je
09:16ne parle pas.
09:17Mais bien sûr, mais pour moi, c'est tout à fait différent, parce que l'argent qui est...
09:20Bien sûr que l'État bénéficie, puisque les taxes, elles sont sur le prix...
09:26Eh bien, tant mieux pour nous tous, parce que la différence, c'est que ça, c'est de l'argent
09:30qui appartient à tous.
09:31C'est l'argent des Français, c'est le nôtre.
09:32Tandis que l'argent de Total, c'est la Total.
09:34Monsieur Pouyanné, quand il dit ça, il fait un cladeur à ses actionnaires, aux gens qui ont des actions totales,
09:39ce qui est normal pour un chef d'entreprise, c'est tout à fait normal.
09:41Mais ce n'est pas normal que les actions totales, on leur serve un bénéfice plus grand,
09:46alors que c'est uniquement sur une guerre et sur quelque chose qui se passe
09:50et qui fait du mal au reste de la population, ce n'est pas moral.
09:53Alors que le fait que l'État ait un peu plus d'argent et que ça lui permette en particulier
09:58d'aider les grands rouleurs,
10:00comme disait Lou de Benville tout à l'heure, c'est tout à fait normal, c'est tout à fait
10:04bien.
10:06Elisabeth, pardonnez-moi, Pinault, la marge de manœuvre de Sébastien Lecornu, elle est quand même extrêmement réduite.
10:12Bien entendu, pour l'instant, il fait sa part.
10:14C'est-à-dire, il tient sa ligne, c'est-à-dire l'État a gagné 170 millions d'euros,
10:21il a rappelé le chiffre aujourd'hui à l'Assemblée, il va consacrer tout cet argent à des aides,
10:25et notamment au taxi, il y a des négociations qui ont commencé,
10:29ça pourrait être la nouvelle catégorie de personnes qui pourraient être aidées,
10:32il y a des négociations qui ont commencé avec M. Tabarro,
10:35et puis il essaye de tenir sa ligne tout en refusant la proposition,
10:41notamment du Rassemblement national, de baisser les taxes.
10:44C'est quelque chose qui avait été fait en 2022 sous nos 10 ans,
10:48et ça avait coûté 9 milliards à l'État.
10:49Donc il considère que c'est complètement démagogique.
10:52Néanmoins, si la crise dure, la question politique est peut-être sociale,
10:57parce qu'on sait très bien que ce genre de problème peut provoquer des mouvements sociaux à court ou moyen
11:05terme.
11:05Lou, quand il dit la crise, on est parti pour durer, on sait que pour l'instant, on ne peut
11:09pas faire grand-chose,
11:10ça se joue entre les États-Unis et l'Iran principalement,
11:13c'est-à-dire qu'il est en train de préparer l'opinion publique à des jours qui s'annoncent
11:16difficiles.
11:17Oui, en fait, le paramètre compliqué, c'est l'incertitude.
11:21C'est-à-dire que quand Donald Trump dit tout à l'heure que le blocus pourrait encore durer des
11:25mois,
11:26on sait très bien que demain, Donald Trump pourrait dire que le blocus sera levé trois jours après.
11:32Donc on est dans une phase d'incertitude majeure,
11:35et Sébastien Lecornu, il faut quand même se souvenir pourquoi il est là.
11:38Il est venu pour assurer un budget à la France,
11:41donc évidemment, il ne va pas ouvrir les vannes dans son éthos.
11:45Lecornu, il ne sait pas faire ça, il ne sait pas ouvrir le guichet,
11:48et donc il doit dealer en quelque sorte avec cette incertitude
11:51et effectivement préparer les esprits.
11:53D'ailleurs, on voit que les comportements de certains Français commencent à évoluer.
11:58On a vu les études sur les vacances, par exemple,
12:00où les gens ont déjà prévu de ne pas partir à l'étranger,
12:04de faire du camping, je crois.
12:06Les gens prévoient déjà, les Français prévoient déjà
12:09qu'il faut réduire leur budget pour les vacances,
12:13pour autre chose aussi, pour le comportement du voyage aussi.
12:16On peut annuler son voyage, annuler des voyages en avion,
12:19faire du covoiturage, choisir le train, même si c'est souvent très cher.
12:21Vous parliez justement des changements de comportement.
12:23En tout cas, des changements de comportement.
12:24D'ailleurs, sur le carburant, qui reste très élevé,
12:26les Français utilisent moins la voiture.
12:28Sur les 15 derniers jours d'avril, la consommation de carburant,
12:31c'est moins 18,5% pour le gasoil,
12:34moins 14,5% pour l'essence.
12:36Et pour Francis Pouce, on est dans une tendance de fond.
12:39Francis Pouce, président national de la branche distributeur carburant
12:42et énergie nouvelle du syndicat Mobiliance.
12:46C'est une chute d'ailleurs impressionnante que l'on prévoyait,
12:49puisqu'on sait qu'à chaque période de crise,
12:50et surtout quand ça tient sur le prix,
12:52les gens essaient de trouver d'autres solutions,
12:54mais là, c'est particulièrement flagrant.
12:55Ça pose des problèmes de stockage,
12:57parce que si vous vendez moins que prévu,
12:59vous ne pouvez pas accepter votre livraison.
13:01Bien évidemment, il est hors de question que ça déborde.
13:03Donc ça veut dire qu'il faut décaler des livraisons,
13:05au risque parfois d'ailleurs que la prochaine soit plus chère
13:09que ce que vous espériez à la base.
13:11Je pense que c'est un mouvement de fond.
13:13Forcément, si malheureusement,
13:15on est durablement au-dessus des 2 euros,
13:17les consommateurs essaient de trouver d'autres solutions,
13:19et on les comprend.
13:20Isabelle Moreau, c'est vrai qu'il y a cette question du stockage,
13:22finalement, qui est annoncée,
13:24qui est démontrée par Francis Pouce.
13:26C'est-à-dire qu'effectivement, on a anticipé,
13:29et puis maintenant, il faut s'occuper des stocks.
13:31Exactement. Alors effectivement, si les Français ne viennent pas à la pompe,
13:34que faire des stocks ?
13:36Après, c'est ce que disaient aussi certains,
13:38ils disaient qu'il y a un mouvement de fond,
13:41c'est entre, j'ai noté, entre le 11 et le 20 avril que ça a baissé.
13:44Alors est-ce qu'entre le 20 et le 30,
13:46donc demain, ça va baisser aussi ?
13:47On va voir.
13:48Parce qu'on disait aussi que les Français ont pris conscience
13:50du coût quand même de l'essence
13:52et qu'ils allaient modifier leur comportement.
13:53Vont-ils vraiment le faire ?
13:55Ça, c'est encore des choses où, pour l'instant,
13:57tout le monde ne sait pas exactement comment ils vont bouger.
13:59Et puis, il y a une grande inégalité devant l'essence.
14:01Il y a des gens qui ont besoin de leur voiture tous les jours.
14:03Il y a des gens, effectivement, comme en ville,
14:04où on peut s'en passer.
14:06Il y a des grosses différences, François.
14:08Ce chiffre, effectivement, il ne reflète peut-être pas la réalité tout à fait.
14:11Et puis là, probablement, la baisse de la consommation.
14:13Alors il y a beaucoup de gens qui prennent moins la voiture
14:15parce qu'ils ne peuvent plus payer.
14:16Il y a plein de gens qui nous écoutent.
14:19Ils abandonnent ça parce qu'ils n'y arrivent plus.
14:21Mais aussi, effectivement, comme vous le disiez,
14:22il y a beaucoup de gens qui sont obligés de prendre la voiture.
14:24Mais là, je pense qu'avril, c'est peut-être un effet qui est dû aux vacances scolaires.
14:26Parce que comme il y avait des vacances scolaires,
14:29il y a beaucoup de gens qui étaient eux-mêmes en vacances
14:31et donc qui ont décidé de ne plus aller voir Belle-Maman à l'autre bout de la France
14:35parce que ça coûte trop cher, qu'ils ne peuvent pas payer.
14:36Et qu'ils sont restés chez eux.
14:37Il y a beaucoup de gens qui sont comme ça, ça c'est sûr.
14:39Question collective, est-ce que finalement ces crises,
14:41alors on va en parler justement quand on parlera du rapport Copernicus,
14:44mais est-ce que ces crises, finalement,
14:46elles ne nous obligent pas à changer nos habitudes,
14:49à devenir, entre guillemets, plus vertueux,
14:51même si, encore une fois, il y a des gens qui n'ont pas le choix ?
14:53Et puis c'est évident que c'est les deux choses qu'il faut toujours gérer.
14:57C'est comme les histoires fin du monde et fin du mois, etc.
14:59C'est les deux temporalités, c'est toujours la même chose.
15:01C'est-à-dire qu'il faut absolument mettre dans la tête des gens
15:03qu'il est très important qu'on sorte de la dépendance
15:07aux énergies qui sont lointaines.
15:09Parce qu'on est dans un monde de plus en plus incertain
15:11avec les cinglés comme Poutine et Trump, etc.
15:14Et donc qui font ce monde incertain.
15:16Il faut qu'on arrive à sortir de ça
15:17et donc avoir d'autres comportements.
15:19La voiture électrique, essayer de passer en général
15:22aux énergies renouvelables, etc.
15:23Mais bien sûr, pour la plupart des gens qui m'écoutent là,
15:26ils disent, oui, il est bien gentil, lui,
15:27mais il a quand même donné les 20 000 euros pour acheter
15:31une voiture électrique.
15:32C'est certain.
15:34Il y a ce boom, d'ailleurs, des voitures électriques,
15:35même des voitures électriques d'occasion.
15:37Alors, boom, j'exagère peut-être un petit peu,
15:38mais disons que ça repart, Elisabeth.
15:41C'est l'occasion d'une accélération sur tous les points
15:43que vous avez évoqués.
15:44Oui, les énergies renouvelables, la voiture électrique
15:46et un comportement plus vertueux.
15:48On apprend des crises et on accélère grâce aux crises
15:51ou à cause d'elles.
15:52C'est un phénomène connu.
15:55Et là, en effet, cette crise risque, en effet, de durer.
15:59On peut aller plus loin et dire que ça va être
16:01un des sujets, évidemment, de l'élection présidentielle,
16:04que chacun des candidats, et ça a commencé déjà,
16:06va avoir des propositions à faire sur ce thème.
16:09Et vous pensez vraiment, parce que si la crise s'arrête,
16:11si la guerre s'arrête dans quelques semaines,
16:13est-ce que vous pensez que les politiques
16:14vont remettre en cause un certain nombre de choses,
16:17notamment sur cette question énergétique ?
16:19Même si on parle d'électrification de la France,
16:22on en a parlé il y a quelques jours
16:23avec Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu.
16:25Au-delà du pétrole, ce qui est sûr,
16:27c'est qu'on va quand même vers une décennie
16:28où les prix vont être à la hausse,
16:30notamment le gaz.
16:31Et donc, cette crise, c'est un révélateur
16:33de notre pétrodépendance, si je puis dire.
16:36C'est-à-dire que 70% de la consommation aujourd'hui,
16:38des besoins des ménages et des entreprises,
16:40c'est encore des combustibles fossiles.
16:43Et donc, évidemment, ça pose la question de la transition,
16:45ça pose des questions plus profondes,
16:46mais peut-être qu'on en parlera tout à l'heure,
16:47de la consommation, d'une forme de sobriété.
16:51Et évidemment, tout ça, ça va être des thèmes
16:53qui vont s'imposer pendant la campagne présidentielle,
16:57précisément parce que ce seront des thèmes
16:59qui seront liés à l'inflation.
17:00Et on voit bien que l'inflation,
17:02la hausse des prix,
17:03c'est une préoccupation majeure des Français.
17:07François ?
17:08Oui, et il faut voir que les gens,
17:10actuellement, ont les yeux fixés sur le prix à la pompe,
17:12mais il y a aussi plein d'autres choses
17:13qui vont être impactées.
17:15Toute la pétrochimie, c'est tous les plastiques, etc.
17:17Donc, tout ce qui est en plastique,
17:18ça va coûter plus cher.
17:18Et puis, je crois aussi qu'il y a la question des engrais.
17:21Alors, on pense toujours que les engrais,
17:23c'est surtout les phosphates qui nous viennent du Maroc,
17:24mais il y a aussi des engrais azotés
17:27qui sont liés justement au monde gazier, etc.
17:30Donc, ceux-là, ils vont augmenter aussi.
17:32Ça veut dire que les prix de ce qu'on mange,
17:34ça va augmenter aussi.
17:34Donc, l'inflation, elle va être partout, ça, c'est sûr.
17:36Merci, M. Trump.
17:38Et Isabelle Moreau ?
17:39Alors, moi, je suis d'accord avec vous,
17:40mais je trouve quand même qu'il y a un discours climato-sceptique,
17:43on en parlera tout à l'heure,
17:45qui est assez important,
17:46où il y a un backlash, quand même, sur ces questions-là.
17:48Et donc, oui, je pense qu'on en prend conscience
17:50parce que, comme vous le dites,
17:52le prix de l'essence augmente,
17:54l'inflation va être importante.
17:56Mais est-ce que, vraiment,
17:59la question climatique sera au cœur
18:01de l'élection présidentielle l'année prochaine ?
18:03J'en sais rien.
18:04Enfin, j'espère, moi.
18:04Vraiment, j'espère,
18:05parce que là, quand même,
18:06on voit que les prix augmentent
18:07et pour des raisons qu'on connaît bien.
18:09Et pourtant, il n'y a pas beaucoup de débat.
18:11Mais on en parlera peut-être tout à l'heure
18:12quand on parlera du rapport Copernic.
18:14Absolument.
18:15À la crise énergétique conséquence,
18:16en tout cas, de la guerre.
18:17Situation figée.
18:18Aujourd'hui, aucune avancée.
18:20Aux Etats-Unis, la journée a d'ailleurs été marquée
18:22par l'audition devant la Chambre des représentants
18:25du ministre de la Défense,
18:26Pete Exets,
18:27et Dan Cain,
18:27le chef d'État-major devant le Congrès.
18:30Anne Désine, je rappelle que vous êtes juriste,
18:32spécialiste des questions politiques
18:33et juridiques outre-Atlantique,
18:34professeur émérite à Paris-Lantère.
18:36Est-ce qu'il y a...
18:37Il y avait une audition sous haute tension,
18:39mais est-ce qu'il y a une image,
18:40un mot, un chiffre
18:41que vous retenez particulièrement
18:43de cette audition ?
18:44C'était la première fois
18:45que le Pentagone s'expliquait
18:47sur cette guerre contre l'Iran.
18:48Oui, c'est la première fois qu'il venait.
18:51Il n'était pas venu au Congrès
18:53depuis près d'un an.
18:54Peut-être deux mots,
18:55flagornerie et agressivité.
18:57Flagornerie parce que,
18:58que ce soit Ex-7 ou Les Républicains,
19:02ils commençaient chacune de leurs phrases
19:03en disant quand même
19:04nous avons le meilleur président,
19:06c'est fantastique,
19:07on a fait tellement de choses.
19:08Voilà, ça, une chose.
19:09Et l'autre, agressivité.
19:11Ils ont retiré leur gant.
19:12C'est-à-dire qu'Ex-7
19:13a vraiment attaqué les démocrates
19:15quand les démocrates ont attaqué.
19:16Et j'ai pu regarder l'échange
19:19entre la représentante de San Diego,
19:22donc en Californie,
19:23grande base de la Navy,
19:24qui expliquait qu'elle avait
19:2620 000 de ses marins
19:27qui étaient là-bas.
19:28Et elle lui a dit,
19:29j'aimerais savoir
19:30que vous me donniez la réponse.
19:32Quand on a vu les truth social,
19:34les tweets, etc.,
19:35en particulier le jour de Pâques,
19:37pleine de grossièreté,
19:38disant, je vais effacer
19:39l'Iran de la carte,
19:41est-ce que vous pouvez,
19:41a-t-elle dit,
19:43à Ex-7,
19:43me certifier
19:44que le président,
19:46vous qui le voyez régulièrement,
19:48est normal
19:48qu'il est en mesure
19:49d'être président ?
19:50Et là, Ex-7 a dit,
19:51je ne vais certainement pas
19:52m'abesser à répondre.
19:53Et est-ce que vous,
19:54vous avez fait ça
19:55avec Biden, etc.
19:56C'est-à-dire qu'à chaque fois
19:57qu'il était en danger,
19:58il a remis les choses
19:59sur le passé,
20:00sur Biden.
20:01Donc, c'est assez houleux,
20:02disons.
20:03Il y a cette question,
20:03effectivement,
20:04posée par un certain nombre
20:05d'élus sur,
20:06est-ce que Trump a un plan ?
20:08Qu'est-ce qu'il répond
20:08à notre ami Pitex-Seth ?
20:10Bien sûr qu'il a un plan,
20:11et il est stratégique,
20:13et c'est génial, etc.
20:14Et quand les démocrates
20:15lui disent,
20:15alors attendez,
20:16vous nous expliquez
20:17que vous avez tout détruit,
20:18l'arme nucléaire,
20:19mais pourtant,
20:20juste avant la guerre,
20:21vous nous avez expliqué
20:22qu'il fallait absolument
20:23entrer,
20:24on ne dit pas guerre,
20:25puisque la guerre
20:25n'a pas été déclarée
20:26par le Congrès,
20:27entrer dans ce qui devait
20:28être une excursion,
20:29je vous rappelle.
20:31C'était parce qu'il y avait
20:32un danger imminent.
20:33Et là,
20:34à chaque fois,
20:35il pirouette,
20:36il ne répond pas.
20:37C'est-à-dire qu'on se doutait
20:38qu'il n'y aurait pas
20:39beaucoup de réponses,
20:39il n'y a effectivement
20:40pas de réponse,
20:40et quand par hasard
20:41il répond par un chiffre,
20:42par exemple,
20:43sur le coût de la guerre,
20:44quand il annonce 25 milliards,
20:45ce ne sont pas du tout
20:49évaluer.
20:5025 milliards,
20:50c'est depuis le début
20:51de la guerre,
20:51alors qu'au départ,
20:52on disait que c'était
20:52un milliard par jour.
20:53Exactement.
20:54Donc là,
20:54ça nous ferait 50.
20:55Et puis,
20:56alors,
20:56l'audition se continue.
20:58Il faut savoir que
20:59dans deux jours,
21:00c'est la fin des 60 jours.
21:03C'est-à-dire que
21:03dans le système constitutionnel
21:06et législatif américain,
21:08un président,
21:09s'il y a une menace imminente,
21:11peut déclencher des opérations
21:12et les maintenir
21:14pendant 60 jours.
21:15Mais il faut qu'avant
21:16la fin des 60 jours,
21:17le Congrès
21:18ait soit accepté,
21:20soit voté une déclaration
21:21de guerre.
21:22Et donc,
21:23je pense qu'à un moment,
21:25le problème...
21:25Moi,
21:25ce qui m'a frappée,
21:26c'est que dans les 15 jours
21:29qui se sont écoulés,
21:30il commençait à y avoir
21:30des critiques des républicains
21:32parce qu'ils n'avaient pas
21:33d'informations,
21:34parce qu'il n'y avait pas
21:34de stratégie,
21:35ils ne savaient rien sur le coup.
21:36En plus,
21:37on leur avait balancé,
21:38il n'y a pas d'autre terme,
21:39cette augmentation du budget
21:40qui passait à 1500 milliards
21:43de dollars,
21:43sans vraiment expliquer
21:44à quoi servirait tout
21:45cet argent.
21:46même le leader du Sénat,
21:48McConnell,
21:48qui est vraiment
21:49un fan de Trump,
21:52qui l'a bien rejoint
21:53après l'avoir critiqué,
21:54a fait un édito
21:55dans le Washington Post
21:57mardi,
21:58expliquant,
21:59mais attendez,
21:59nous,
21:59le Congrès,
22:00on a voté 400 millions
22:01de dollars pour l'Ukraine
22:02et cet argent
22:03est toujours bloqué.
22:04On aimerait bien
22:05qu'il soit débloqué.
22:06Donc,
22:06il y avait des critiques.
22:07Et là,
22:08durant cette audition,
22:09franchement,
22:10il n'y a pas eu
22:10beaucoup de critiques
22:11ni de questions difficiles
22:12des Républicains.
22:13Mais tout de même,
22:14ça signifie que ça se fissure
22:15du côté des Républicains
22:17sur cette question
22:17de la guerre.
22:18Un petit peu,
22:19mais je répète,
22:20le morceau que j'ai vu
22:21des auditions,
22:22ce n'était pas très,
22:23très sensible.
22:23Alors,
22:24de temps en temps,
22:24il y avait donc
22:25le paquet flagornerie,
22:27l'élu républicain
22:28commençait à dire
22:29« Ah ! »
22:30etc.,
22:30le président.
22:31Et puis,
22:31il y avait quand même
22:32une petite question,
22:33mais généralement
22:34pas de réponse.
22:35Anne Désine,
22:35du côté de la population
22:36américaine,
22:37est-ce qu'on commence
22:38à parler de bourbiers ?
22:39Est-ce qu'on commence
22:40à s'énerver de la situation ?
22:42On rappelle qu'il y a eu
22:4213 soldats tués
22:43depuis le début du conflit.
22:45Est-ce que ça bouge
22:46un petit peu
22:46de ce côté-là ?
22:47J'ai le sentiment
22:48que,
22:50alors que les morts
22:51et les blessés
22:52sont d'habitude
22:52un sujet très,
22:53très sensible,
22:54pour le moment,
22:54ça ne l'est pas vraiment.
22:56Ce qui met en rage
22:57les Américains
22:58et tous,
22:59les démocrates
22:59comme les Républicains,
23:00c'est le fait que
23:01l'essence qui était
23:02à 2,5 dollars,
23:04le gallon,
23:05donc voilà,
23:06est passée
23:06à 4,20
23:07et le diesel
23:08a dépassé
23:09la barre des 5,20 dollars.
23:11Donc,
23:11ce que vous expliquez
23:13pour la France,
23:14c'est vrai,
23:14et les Américains,
23:15il n'y a pas de transport
23:16en commun,
23:16donc ils sont obligés
23:17de prendre leur voiture
23:18et cela grève vraiment
23:20leur budget.
23:20La nourriture a augmenté,
23:22les fermiers sont en colère,
23:24donc cela gronde,
23:26mais plus sur les conséquences
23:28de la guerre,
23:29pour le moment,
23:29que sur la guerre elle-même.
23:31C'est l'économie
23:31qui peut faire basculer,
23:34qui peut être
23:34un vrai danger,
23:35enfin l'économie
23:36au ralenti
23:37du côté américain,
23:38qui peut être un vrai danger
23:38pour Donald Trump,
23:39plus que le conflit
23:41et qui pourrait durer ?
23:43Même si les deux sont liés.
23:44Oui,
23:44les deux sont liés.
23:45Alors,
23:46ce que chacun des démocrates
23:48a réussi à caser,
23:49c'est le fait
23:50qu'on se battait
23:51pour réouvrir
23:52le détroit d'Ormuz
23:53et chacun en dit
23:54ce détroit
23:54qui était ouvert
23:55avant la guerre,
23:56pour bien quand même
23:57essayer de faire passer.
23:58Mais bon,
23:58dans le système
23:59de bulle cognitive
24:00où les Américains,
24:02ceux qui votent Trump
24:03et les Magas en particulier,
24:05ne lisent pas
24:06les vraies nouvelles.
24:07Je ne suis pas sûre
24:07que ces auditions
24:08qui sont importantes
24:09auront un impact.
24:10Un,
24:10parce qu'on n'aura pas
24:11trop de réponses
24:12et que les petits mots
24:13que les démocrates
24:14réussissent à passer,
24:15je ne suis pas sûre
24:16que ça va circuler
24:17dans toute l'opinion.
24:18Je vais vous poser la question,
24:19mais je me tourne
24:20vers Isabelle Moreau.
24:21Lorsque Trump parle
24:23d'un blocage
24:23qui pourrait navale,
24:24qui pourrait durer
24:25plusieurs mois,
24:26ça,
24:27c'est un très,
24:27très mauvais signal,
24:28j'imagine,
24:28pour l'économie américaine
24:30et pour un certain nombre
24:31de chefs d'entreprise.
24:32Alors tout à fait,
24:33l'économie américaine,
24:34un chef d'entreprise américain,
24:36mais également français.
24:37Et c'est bien le débat
24:38qu'on a aujourd'hui en France,
24:39on ne sait pas du tout
24:40combien de temps
24:40ça va durer.
24:41Et c'est vrai que lui
24:42se félicite à chaque fois
24:43de la fin de la guerre,
24:43mais comme vous le disiez,
24:44de toute façon,
24:45dès qu'il parle,
24:45on ne sait pas très bien
24:46ce qu'il va dire
24:46et on ne sait pas
24:47si ce qu'il va annoncer
24:51aura des effets.
24:52Donc c'est vrai
24:52que c'est très,
24:53très compliqué,
24:53je pense,
24:53pour les entreprises
24:54aujourd'hui.
24:55Vous le disiez,
24:56les Américains,
24:56eux,
24:58peut-être que
24:58l'opinion publique
24:59bougera parce que
25:00ça a un impact
25:00sur leurs finances
25:01et comme eux
25:02n'ont pas de service public
25:02à la différence de la France,
25:04mais c'est vrai
25:04qu'aujourd'hui,
25:05il y a quand même
25:05un vrai,
25:06vrai sujet là-dessus
25:07et on va bien voir
25:08s'il va se passer.
25:08C'est l'incertitude en fait.
25:09C'est ça.
25:10Et c'est le pire ennemi
25:11des entreprises.
25:12Et plus ça durera longtemps,
25:13plus ce sera catastrophique.
25:15Il me semble qu'il y a un élément
25:16qu'il ne faut pas oublier,
25:17c'est que M. Exet,
25:18il nous avait promis
25:19avec Trump
25:19une guerre courte
25:21qui devait annihiler
25:22les capacités nucléaires
25:23de l'Iran
25:23et troisièmement,
25:25et surtout sauver
25:27le peuple iranien
25:28des tyrans qui est machin,
25:29les tyrans,
25:30les capacités nucléaires
25:31de l'Iran sont intactes,
25:32les tyrans sont toujours
25:33au pouvoir
25:34et le peuple iranien
25:35souffre encore
25:36beaucoup plus qu'avant
25:37à cause de ce blocus.
25:38Il ne faut pas oublier
25:39qu'on parle des conséquences
25:40du blocus sur nous,
25:41mais il y a les conséquences
25:41sur le peuple iranien,
25:42c'est-à-dire que
25:43le peuple iranien
25:43va être affamé par le blocus.
25:45Un blocus,
25:46là, bloquer toute une société,
25:48c'est un crime de guerre,
25:49c'est interdit
25:50puisqu'on s'en prend
25:50à des civils.
25:51Donc là,
25:53les victimes,
25:54les victimesissimes,
25:55si je puis dire,
25:56de cette affaire,
25:57ce sont les Iraniens,
25:57c'est épouvantable.
25:58On va continuer.
25:59On va continuer.
26:00Allez-y.
26:00Non, je disais juste aussi,
26:01c'est qu'il y a pas mal
26:02d'observateurs qui remarquent
26:03qu'ils avaient dit
26:05c'est au peuple
26:05de se libérer
26:06et finalement,
26:06en fait,
26:07le peuple fait face
26:08finalement à ce qui se passe
26:09à l'extérieur.
26:10Donc en fait,
26:11plutôt que de se tirer
26:12les pattes entre eux,
26:13ils se réunissent ensemble.
26:14On continue à parler
26:15évidemment de cette guerre
26:16au Moyen-Orient
26:25L'actualité,
26:26c'est avec Emmanuel Langlois.
26:27Au 61e jour
26:29de cette guerre
26:29au Moyen-Orient,
26:30les discussions
26:31entre les Etats-Unis
26:32et l'Iran
26:32sont au point mort.
26:33Désormais,
26:34Donald Trump
26:35hausse le ton
26:35sur son réseau social.
26:37Monsieur Jean
26:37qui s'est fini
26:38a lancé
26:39le président américain
26:40tout à l'heure
26:41alors que la circulation
26:42est toujours bloquée
26:43dans le détroit d'Hormuz
26:44à cause à la fois
26:46du blocus iranien
26:47et de celui imposé
26:48par les Etats-Unis.
26:49Conséquence,
26:49le cours du pétrole
26:51atteint de nouveaux sommets
26:52avec la perspective
26:53d'un blocus prolongé
26:54contre l'Iran.
26:55Coup de froid également
26:56sur les bourses internationales.
26:58Le président
26:59du Parlement iranien
27:00lui appelle à l'unité
27:01face au blocus américain.
27:04Depuis les Etats-Unis
27:05où il est en visite officielle,
27:07le roi Charles III
27:08lui s'est dit profondément
27:09préoccupé
27:10après l'attaque
27:11contre deux hommes juifs
27:12à Londres.
27:13Aujourd'hui,
27:13Israël appelle le Royaume-Uni
27:14à prendre des mesures d'urgence
27:16après cette agression
27:17au couteau
27:18dans le nord de Londres.
27:19Les deux victimes
27:20ont été hospitalisées
27:21et sont ce soir
27:22dans un état stable.
27:23Un suspect a été arrêté.
27:25La police britannique
27:26considère désormais
27:26cette attaque
27:27comme terroriste.
27:29Vladimir Poutine
27:30lui propose
27:30un cessez-le-feu
27:31la semaine prochaine
27:32en Ukraine,
27:33le 9 mai,
27:34Jurour,
27:35où la Russie célèbre
27:36la victoire soviétique
27:37sur l'Allemagne nazie
27:38en 1945.
27:39Le Kremlin assure
27:40que Donald Trump
27:41approuve cette initiative.
27:43Les deux dirigeants
27:44se sont parlé
27:45au téléphone
27:46aujourd'hui.
27:47Retour en France
27:48où un enfant
27:48est entre la vie et la mort
27:49après avoir été
27:50gravement mordu
27:51par des chiens.
27:52Ça s'est passé
27:53à Russie-Bémont,
27:54un petit village de l'Oise.
27:55D'après la préfecture,
27:56quatre enfants
27:57jouaient dans la forêt
27:58lorsqu'ils ont croisé
27:59deux chiens
28:00appartenant
28:00à des riverains.
28:02L'un d'eux,
28:02âgé de 10 ans,
28:03a été attaqué
28:03et présente
28:04cinq morsures.
28:05Il a été transporté
28:06en urgence absolue
28:07au centre hospitalier
28:09de Compiègne
28:10son pronostic vital
28:11ce soir est engagé.
28:13Et puis au lendemain
28:14de l'étourdissant
28:15PSG Bayern
28:16qui a souri
28:17aux Parisiens,
28:18la seconde demi-finale
28:19allée de la Ligue
28:20des champions de football
28:20oppose ce soir
28:22l'Atletico Madrid
28:22à Arsenal.
28:23En Espagne,
28:24la rencontre oppose
28:25donc deux équipes
28:26encore jamais titrées
28:28dans la compétition.
28:28Le coup d'envoi
28:29à 21h.
28:30blessé à la cuisse droite,
28:33Ashraf Hakimi
28:33lui sera indisponible
28:35ces prochaines semaines.
28:37Le défenseur marocain
28:38du PSG
28:39sera forfait
28:40donc mercredi prochain
28:41lors de la demi-finale
28:43retour
28:43des Parisiens
28:44contre le Bayern Munich
28:46en Bavière.
28:47C'est ce qu'annonce
28:47le club ce soir.
28:50France Info
28:5120h-21h
28:53Les informés
28:54Renaud Blanc
28:56Les informés
28:57seconde partie
28:57avec toujours
28:58dans notre studio
28:59Elisabeth Pinault
29:00grand reporter
29:01de l'agence Reuters
29:02Isabelle Moreau
29:02directrice
29:03de la rédaction
29:03d'AF Info
29:04François Reinhardt
29:05journaliste et chroniqueur
29:07au Nouvel Obs
29:08Lou Bémont
29:08de Seineville
29:09rédacteur en chef
29:10adjoint de la Croix
29:11et puis Anne Désigne
29:12spécialiste des Etats-Unis
29:13est toujours avec nous.
29:15Anne justement
29:16tiens question
29:16sur
29:17on parlait de Donald Trump
29:18évidemment ce montage
29:20Donald Trump
29:20genre Man in Black
29:21en disant
29:22Monsieur Gentil
29:23c'est fini.
29:25Voilà
29:25bon on est habitué
29:27à ce genre
29:27malheureusement
29:28on commence à être habitué
29:28à ce genre de communication
29:30mais ça s'adresse à qui ?
29:33On ne sait pas très bien
29:34c'est pour ça
29:35que la panique
29:36gagne non seulement
29:37les démocrates
29:37mais les républicains
29:38parce que c'est difficile
29:40cette guerre est mal engagée
29:42non seulement
29:42il n'y avait pas de stratégie
29:43tout est un échec
29:45il n'y a aucun succès
29:46à part avoir bombardé
29:47et d'ailleurs
29:48l'armée est très inquiète
29:49parce que
29:51les stocks de munitions
29:52les stocks de patriotes
29:54les stocks d'intercepteurs
29:55sont très très bas
29:56et donc
29:57s'il y avait un conflit
29:58avec la Chine
29:59il y a aussi au sein de l'armée
30:01alors l'armée n'a pas le droit
30:02de se rebeller dans l'armée
30:04on prête serment à la constitution
30:05mais on obéit
30:06sauf si l'ordre est illégal
30:08il y a vraiment
30:09tout ce malaise
30:11et quand il y a
30:12ces tweets
30:12où un jour
30:13c'est Mr Nice Guy
30:14c'est fini
30:15il est avec un énorme fusil
30:17etc
30:17puis le lendemain
30:18il va dire
30:19bon non finalement
30:20on prolonge
30:21on prolonge
30:22le cessez-le-feu
30:23il est un petit peu embêté
30:24aussi parce que
30:25les Iraniens réussissent
30:26à faire passer certains bateaux
30:27en longeant les côtes
30:30alors autour de lui
30:32il y a par exemple
30:33ceux qui l'incitent
30:35à poursuivre le cessez-le-feu
30:37à accepter
30:38de lever le blocus
30:40de façon à ce que
30:41les Iraniens
30:42et les Américains
30:43s'assoient à la table
30:43des négociations
30:44car il est impossible
30:45de négocier quoi que ce soit
30:46s'ils ne sont pas assis
30:48à la même table
30:48mais
30:49c'est pas du tout
30:50l'opinion majoritaire
30:52et Trump
30:52n'a pas envie de céder
30:54on a bien vu sa personnalité
30:55il est quand même
30:56extrêmement immature
30:57mégalo etc
30:58et le fait
30:59d'accepter
31:00de lever son blocus
31:01pour lui
31:02c'est un échec
31:03il y a d'autres échecs
31:04en particulier
31:04le blocage
31:05du détroit
31:06par les Iraniens
31:07mais c'est pas du tout sûr
31:08qu'il va accepter
31:10ce seul geste
31:11que demandent
31:12des Iraniens
31:12pour qu'on puisse avancer
31:13dans le processus
31:14de négociation
31:14vous avez parlé
31:15des officiers
31:16et des amiraux
31:17qui ont été mis
31:17sur la touche
31:18comment c'est vécu
31:18justement aux Etats-Unis
31:20parce qu'il y a une trentaine
31:20apparemment de noms
31:22d'officiers supérieurs
31:23qui ont été mis
31:23complètement sur la touche
31:24très très mal
31:25et ce qui est intéressant
31:26c'est que là aussi
31:27ils se forment
31:27un mouvement de résistance
31:28c'est haut gradé
31:29on constitue une sorte
31:31de groupe
31:31de résistance
31:32et ils rédigent
31:33des mémorandats
31:34à la fois
31:36pour ceux qui restent
31:38pour les élus
31:39du Congrès
31:40pour l'opinion publique
31:41parce qu'il faut savoir
31:42que Excet et Trump
31:43ont limogé
31:43non seulement
31:44ces hauts gradés
31:45mais ce qu'on appelle
31:45les JAG
31:46c'est-à-dire les juristes
31:47au sein de l'armée
31:49qui sont chargés
31:50d'analyser
31:51la situation
31:52de façon à donner
31:54une analyse
31:55à un commandant
31:56en lui disant
31:56oui par exemple
31:57vous pouvez tirer
31:58sur ce petit bateau
31:59et ils n'ont pas dit non
32:00parce qu'ils ont été
32:01remplacés par des loyaux
32:02qui autorisent
32:03y compris des actes
32:04de guerre
32:05et des actes non justifiés
32:06et donc en fait
32:07c'est très intéressant
32:08que tous ces gens
32:09limogés
32:09rédivent ces notes
32:11pour continuer
32:12à faire passer
32:13l'information
32:14des actes
32:16qui seraient autorisés
32:17qui seraient constitutionnels
32:18que peuvent prendre l'armée
32:19Louis il y a un personnage
32:21qu'on entend très peu
32:22depuis quelques jours
32:23c'est G.D. Evans
32:23parce qu'il était
32:24contre la guerre
32:25on a l'impression
32:25qu'il est en ce moment
32:26mis de côté
32:27est-ce que justement
32:28à l'intérieur du camp républicain
32:30on a compris
32:31qu'il y avait des fissures
32:31mais est-ce que lui
32:32il est légèrement mis de côté
32:33parce que plutôt hostile
32:35à cette guerre
32:36depuis qu'elle a commencé
32:37en tout cas
32:37tout le monde sait
32:38qu'il est hostile
32:39effectivement
32:39ça a été largement révélé
32:41commenté
32:42et c'est un vrai sujet
32:43aujourd'hui
32:43sur la scène américaine
32:44ce qui est intéressant
32:45et ce à quoi on assiste
32:46c'est qu'il y a une sorte
32:47de renversement
32:48de la pression
32:48c'est-à-dire que
32:49la pression aujourd'hui
32:50elle est plus côté américain
32:52côté iranien
32:53en réalité
32:54les iraniens
32:54ils arrivent à faire passer
32:56alors un certain nombre
32:57de bateaux
32:57mais aussi un certain nombre
32:58de camions
33:00aussi de pétrole
33:01par la route
33:01en passant par le Pakistan
33:02donc les iraniens
33:04ils arrivent à tenir
33:05la pression
33:06aujourd'hui
33:07elle est en train
33:07de s'exercer
33:10sur Donald Trump
33:11et aux Etats-Unis
33:12et ça c'est quand même
33:13un mouvement
33:14qui n'était absolument
33:15pas prévu
33:15par le président américain
33:16qui allait imaginer
33:18qu'en quelques jours
33:18il allait renverser la table
33:20et aujourd'hui
33:21il est un peu pris
33:21à son propre piège
33:22une dernière question
33:23oui cela étant
33:24il semblerait
33:24d'après les derniers chiffres
33:25que l'Iran
33:26puisse tenir encore 15 jours
33:28ensuite il aura
33:29des problèmes de stockage
33:30il sera obligé d'arrêter
33:31donc quelque part
33:32c'est qui va lâcher
33:33le premier
33:34mais pour le moment
33:35Trump est considérablement
33:36en difficulté
33:38parce que la pression monte
33:40l'opposition etc
33:41et puis les midterms
33:42s'approchent
33:43c'était justement
33:43ma dernière question
33:44est-ce que vous pensez
33:45qu'on est sur un point
33:46de bascule ?
33:47ça fait un moment
33:47à chaque fois
33:48qu'il y a des problèmes
33:48on se dit
33:49ça peut basculer
33:51ça peut basculer
33:52et puis en fait
33:54il s'accroche
33:55mais là il est très très bas
33:56dans les sondages
33:57et il faut voir que
33:58oui l'opposition
33:59la résistance
34:00gagne
34:01mais si on pense
34:02à tous les républicains
34:02qui critiquent la guerre
34:03les majority
34:04Taylor Greene etc
34:05ils n'ont pas nécessairement
34:07une audience considérable
34:08donc c'est difficile
34:09d'évaluer
34:09il y a de la pression
34:11il y a de la résistance
34:12il y a de l'opposition
34:13il y a du mécontentement
34:14mais que représente-t-il
34:15et puis il faut bien voir
34:16que pour les élections
34:17les républicains
34:18sont en train de tricher
34:19donc est-ce que
34:21le mouvement d'opposition
34:23ils sont en train de changer
34:24les règles électorales
34:25le découpage électoral
34:27donc d'après les derniers chiffres
34:29on dit que
34:29pour que les démocrates
34:30aient une majorité
34:32un peu conséquente
34:32à la chambre
34:33il faudrait qu'ils aient
34:34une sorte de victoire
34:35de plus de 8%
34:37pour compenser
34:38les tricheries
34:38le fait qu'on va
34:39le découpage
34:40et puis empêcher
34:41les minorités
34:42il y a des fermetures
34:43de bureaux de vote
34:43dans les quartiers
34:44habités par les minorités
34:45il y a l'exigence
34:46d'une carte spéciale
34:47difficile à obtenir
34:48que des tas de gens
34:50qui ont été naturalisés
34:51non pas nécessairement
34:52donc il y a vraiment
34:53des obstacles aux droits de vote
34:54qui sont ajoutés
34:55jour après jour
34:56Elisabeth Pinot
34:56Vous voyez au début de la semaine
34:58on se demandait
34:58si le tir
35:00qui avait visé
35:03l'incident qui s'est passé
35:04durant la rencontre
35:06avec la presse américaine
35:07on se disait
35:08bon est-ce que ça va lui profiter
35:09à Donald Trump
35:10on parlait de ça lundi
35:10on voyait que la guerre
35:12a repris le dessus
35:13et que voilà
35:13on revient aux fondamentaux
35:15et que ça n'a pas changé
35:16grand chose bien entendu
35:17et que bon c'est bien sûr
35:18sous d'autres sujets
35:20cet attentat
35:21n'a rien changé
35:22Il en a profité pendant deux jours
35:23il en a aussi pu en profiter
35:24pour dire
35:25il faut absolument
35:25que je construise
35:26ma salle de balle
35:27et le juge
35:28qui interdit ça
35:29nuit à la sécurité nationale
35:30alors que le juge
35:31a bien dit
35:31qu'on pouvait construire
35:33les aspects sécurité nationale
35:34et c'était simplement
35:35la surface qui était interdite
35:36donc pendant deux jours
35:37il a eu la paix
35:38il n'avait ni l'Iran
35:39ni Epstein
35:39etc
35:40et puis là
35:41en fait
35:41entre le roi
35:42et l'Iran
35:46en plus
35:47il faut quand même bien voir
35:48qu'on a beaucoup parlé
35:49de cette attaque
35:49il n'y a jamais eu aucun risque
35:52le méchant
35:53il est resté au deuxième sous-sol
35:54il aurait fallu
35:54qu'il descende au troisième sous-sol
35:56qu'il rentre dans la salle
35:57et la porte était là
35:58et Trump était à l'autre bout
35:59de la salle
36:00et il lui aurait fallu
36:01deux, trois petits copains
36:03et des AK-47
36:04pour faire effectivement
36:05beaucoup de dégâts
36:06comme les tueries habituelles
36:07et fort heureusement
36:08ça n'a pas eu lieu
36:09mais honnêtement
36:10il n'y a jamais eu aucun risque
36:11alors j'ai dit sur une chaîne
36:12que Trump avait fait preuve
36:14de sang-froid
36:15oui parce que lui
36:16savait qu'il n'y avait aucun risque
36:18franchement
36:19par contre
36:20ce qui est intéressant
36:20ce qui pourra peut-être changer
36:22l'attitude vis-à-vis
36:23de la réforme
36:24du port d'armes
36:25etc
36:25c'est que dans cette salle
36:26il y avait 2500 personnes
36:28des journalistes
36:29des politiques
36:30qui n'ont pas l'habitude
36:30d'être à plat-vente
36:31sous la table
36:32comme les gamins
36:33dans les écoles
36:34à qui on fait faire
36:35des exercices
36:36s'il y a un force-d
36:37vous faites ci
36:38vous faites ça
36:39et ces gens-là
36:40vont peut-être considérer
36:41autrement
36:42la question du deuxième amendement
36:44et de la possibilité
36:45de légiférer
36:46sur les contrôles
36:47et surtout
36:48sur l'interdiction
36:48des armes d'assaut
36:49merci beaucoup
36:50Anne Désine
36:51d'avoir été
36:51dans les informés
36:52je rappelle que vous êtes
36:53juriste spécialiste
36:54des questions politiques
36:55et juridiques
36:56outre-Atlantique
36:57professeur
36:57Emerita
36:58par une entière
36:59auteur du livre
36:59Les Etats-Unis
37:00et la démocratie
37:02c'est aux éditions
37:03l'armatant
37:04on va passer
37:04à un nouveau thème
37:08pardonnez-moi
37:09je cherche
37:09mon mot
37:10mais je vais le trouver
37:10voilà
37:10ce rapport
37:11de l'institut Copernicus
37:13sur l'Europe
37:14de la mer Méditerranée
37:16jusqu'à l'article
37:16le réchauffement climatique
37:17bouscule véritablement
37:19l'Europe
37:19notre continent
37:20est celui qui se réchauffe
37:21le plus vite au monde
37:23deux fois plus vite
37:24que la moyenne mondiale
37:25quelques données
37:26pour bien comprendre
37:27l'ampleur
37:28de la catastrophe
37:29en 2025
37:30eh bien
37:30on a observé
37:31en Norvège
37:32des températures
37:32de pratiquement
37:3335 degrés
37:341 300 000 km
37:36de neige en moins
37:371 million d'hectares
37:38en fumée
37:3852 départements français
37:40sont désormais
37:41classés à risque
37:42d'incendie
37:43y compris
37:43dans la moitié nord
37:45petit tour de table
37:45c'est un rapport
37:47qui plombe quand même
37:48François
37:48alors il y a
37:49une bonne chose
37:50c'est qu'il faut savoir
37:51qu'il y a ce rapport
37:51parce qu'en Europe
37:52on a cet institut Copernicus
37:54qui est une agence européenne
37:57qui permet d'avoir
37:58des chiffres extrêmement précis
38:00etc
38:00donc c'est une bonne chose
38:02c'est qu'au moins
38:02nous on a un thermomètre
38:04qui fonctionne
38:04si vous voulez
38:04et ce thermomètre
38:06pour parler du réchauffement climatique
38:07et ce thermomètre
38:08effectivement
38:08il indique
38:09ces moyennes très élevées
38:11pour l'Europe
38:11ces moyennes
38:12beaucoup plus élevées
38:13mais ça s'explique aussi
38:15pour des raisons géographiques
38:16parce qu'il y a
38:17la grande façade océanique
38:20qui fait que
38:21ce réchauffement
38:21est plus important
38:22il y a des montagnes
38:23qui font que etc
38:24donc voilà
38:25mais en tout cas
38:26ça n'empêche que tout le monde
38:27doit bien avoir
38:28conscience
38:29du risque terrible
38:30qui se joue
38:31et comme vous le disiez
38:32avec des catastrophes
38:33les feux de forêt
38:34etc
38:34vous disiez 35 degrés
38:36en Suède ou en Norvège
38:37ils sont peut-être contents
38:39de les avoir
38:39mais 50 degrés
38:41en Turquie
38:41ça c'est juste invivable
38:43c'est-à-dire
38:44qu'il y a des endroits
38:44d'Europe
38:45qui deviennent invivables
38:46donc il faut que les gens
38:47aient conscience
38:47de cette terreur
38:48qui nous arrive
38:49qui est une fin du monde
38:50qui nous arrive là
38:51bonsoir David et Faranda
38:54bonsoir
38:54merci pour l'invitation
38:55merci je vous en prie
38:56directeur de recherche
38:57en climatologie
38:58au CNRS
38:58auteur du septième
39:00rapport du GIEC
39:00j'imagine que
39:01ce n'est pas vraiment
39:02une surprise
39:03ce rapport de l'institut
39:04Copernicus
39:05il ne vous étonne pas
39:05mais est-ce qu'il y a
39:06tout de même un chiffre
39:08que vous retenez
39:09plus particulièrement
39:11je pense que
39:12les chiffres importants
39:13à retenir
39:14c'est
39:14l'impact
39:15que ces 2,4 degrés
39:18de réchauffement
39:19en Europe
39:19par rapport
39:20à les 1,4 degrés
39:22de réchauffement
39:22global
39:23causent
39:23sur les populations
39:25on part
39:26des milliards
39:26d'euros
39:27qui sont dépensés
39:29chaque année
39:30dans chaque pays
39:31de l'Europe
39:32pour faire face
39:34aux catastrophes climatiques
39:35donc c'est de l'ordre
39:36comparable
39:37aux dégâts
39:38de la guerre
39:39causée en ce moment
39:40par
39:42certains partis politiques
39:44et certains pays
39:45dans le monde entier
39:46donc on parle
39:48des catastrophes
39:49qui ne sont plus naturelles
39:50mais qui sont
39:52attribuables
39:53à l'activité humaine
39:55Justement
39:56David et Faranda
39:57vous parliez
39:58de l'Europe
39:59de ce que l'on fait
40:00on est l'un des continents
40:01qui
40:01faisons le plus
40:03on va dire
40:03face à ce réchauffement
40:04c'est certainement pas assez
40:05il y a un petit côté
40:06désespérant
40:07finalement à se dire
40:08que l'Europe
40:09ça se réchauffe
40:11deux fois plus vite
40:11qu'ailleurs
40:12Alors déjà
40:14il faut comprendre
40:14pourquoi
40:15c'était déjà évoqué
40:17mais c'est surtout
40:17la proximité
40:18avec les bassins
40:20méditerranéens
40:21qui est un bassin
40:21fermé
40:22et qui est très proche
40:24du désert
40:25du Sahara
40:25qui avec le réchauffement
40:27climatique
40:27remonte
40:28plus vers le nord
40:29et donc
40:30ces bassins
40:31se réchauffent
40:31davantage
40:32et réchauffent
40:33les terres
40:34autour de la mer
40:35méditerranée
40:36donc l'Europe
40:37ça c'est le phénomène
40:38physique
40:39et ça vient pas
40:41du fait
40:41qu'on fait pas assez
40:43en tant qu'Européen
40:45pour réduire
40:45les émissions
40:46de gaz à effet de serre
40:47déjà il faut dire
40:48déjà il faut dire
40:48que l'Europe
40:49a été
40:51leader
40:51dans la transition
40:53écologique
40:53avec l'accord
40:54de Paris
40:55et que pendant
40:56plusieurs années
40:57depuis l'accord
40:58de Paris
40:58et même avant
40:59on a réduit
41:00les émissions
41:01de gaz
41:01à effet de serre
41:03comme il fallait
41:04pour atteindre
41:05les objectifs
41:06là on a ralenti
41:07dans les dernières années
41:09donc on pourrait
41:10bien sûr
41:10faire plus
41:11mais on s'éloigne
41:13de la trajectoire
41:14la pire
41:15du réchauffement
41:16climatique
41:16et il faut
41:18qu'on continue
41:19à réduire
41:19les émissions
41:20de gaz à effet de serre
41:21pour pouvoir réduire
41:23les impacts
41:24qu'on a vu
41:25dans le rapport
41:25de Copernic
41:26ça veut dire
41:27très concrètement
41:27que les objectifs
41:28de Paris
41:29c'est fini
41:29que la neutralité carbone
41:32en 2050
41:33ça semble cuit
41:34également pour vous
41:36il faut accélérer
41:37il faut revenir
41:38sur les engagements
41:39qu'on avait pris
41:40dans l'accord de Paris
41:41et on voit très bien
41:42que c'est un enjeu
41:43à la fois
41:45sur l'environnement
41:46mais c'est surtout
41:47un enjeu aussi
41:48sur l'indépendance
41:50énergétique
41:50sur la stabilité
41:52des prix
41:52on a vu
41:53aujourd'hui
41:54on voit
41:54ces dernières semaines
41:57qu'à cause
41:58des énergies fossiles
42:00on n'est pas
42:01résiliente
42:01ou crise géopolitique
42:02on n'est pas non plus
42:04à l'abri
42:04d'une augmentation
42:05des prix
42:06et faire la transition
42:08écologique
42:08ça nous permet
42:09déjà d'être indépendants
42:11d'être libres
42:12dans nos choix
42:12et aussi
42:13d'avoir
42:14une Europe
42:15qui est à l'abri
42:16de ce phénomène
42:17extrême climatique
42:18pourquoi on ne l'a pas fait
42:19et bien on voit
42:20aujourd'hui
42:21qu'il y a des intérêts
42:22à garder les énergies fossiles
42:24au total
42:25aujourd'hui
42:25à réaliser
42:265 milliards
42:27de bénéfices
42:28grâce à la crise
42:30qu'on a
42:31au niveau géopolitique
42:32et donc
42:33on voit très bien
42:33que même si
42:34pour les citoyens
42:35c'est plus intéressant
42:36de faire la transition
42:37écologique
42:38il y a
42:38des enjeux
42:40qui ne sont pas
42:41juste
42:44des santé
42:45ou d'environnement
42:46mais qui sont
42:47des enjeux
42:47plus complexes
42:48pour lesquels
42:49on ne fait pas
42:50la transition
42:51de façon assez rapide
42:52Isabelle Moreau
42:53justement
42:53est-ce qu'on peut
42:54chiffrer
42:54le coût
42:55d'une transition
42:57écologique
42:57pour la France
42:58ça reprendrait
42:59combien de milliards
43:00est-ce que c'est un chiffre
43:01qu'on connaît
43:02ou pas ?
43:02Alors là
43:03je suis incapable
43:04de vous donner
43:04un chiffre
43:05sur ce sujet
43:05là
43:05c'est absolument énorme
43:07et c'est vrai
43:07qu'on parle
43:08de la transition
43:09écologique
43:09en France
43:10mais on a parlé
43:10aussi de l'Europe
43:11et là c'est vrai
43:11que le sujet
43:12concerne l'Europe
43:13et j'ajoute
43:14par rapport
43:14à ce que vous avez
43:14dit tout à l'heure
43:15alors effectivement
43:16les 50 degrés
43:17en Turquie
43:18les sécheresses
43:18et tout ça
43:19il y a aussi
43:19des personnes
43:20qui se disent
43:20on va peut-être
43:21aussi avoir
43:21un ninho
43:22qui va arriver
43:23en 2026
43:23je ne sais pas
43:24si vous vous souvenez
43:25en 2022-23
43:26ça avait été
43:26assez catastrophique
43:27donc si on a ça
43:28en plus
43:28ça va être dramatique
43:29mais je reviens
43:29sur ce que je disais
43:30tout à l'heure
43:30sur le backlash
43:32plus on a de rapports
43:33qui sont sur ces sujets
43:34là
43:34on nous alerte
43:35sur l'impact
43:36aussi sur la santé
43:37il y a un nouveau rapport
43:37qui a dit
43:38qu'il va y avoir
43:38énormément de morts
43:39qui sont liées
43:40à la chaleur
43:41et tout ça
43:41on a l'impression
43:42que ça ne bouge pas
43:43alors oui
43:43ça va remettre en cause
43:44un certain nombre
43:45de pratiques
43:46et de choses établies
43:47notamment pour
43:48des entreprises
43:49comme Total
43:51mais il y a un moment
43:52aussi
43:52on voit aux Etats-Unis
43:53que le climato-sceptique
43:55qui est Donald Trump
43:56ça influence
43:57beaucoup de gens
43:58que ce côté
43:59un peu identitaire
43:59ça commence à prendre
44:00un petit peu en Europe
44:01le backlash
44:02c'est les écolos
44:03nous embêtent
44:04voilà
44:05et je trouve
44:06que c'est assez grave
44:07parce que
44:07ces rapports
44:08nous on les a
44:09il n'y en a pas
44:09vous disiez heureusement
44:10on a ce système
44:11en Europe
44:12on ne voit pas
44:13la même chose
44:13dans les autres pays
44:14et les Etats-Unis
44:15sont énormément
44:16à la traîne
44:16alors que de l'autre côté
44:17c'est la Chine
44:18qui commence à arriver
44:19beaucoup plus
44:20sur ce terrain là
44:21donc c'est assez grave
44:22moi je trouve
44:23ce qui se passe aujourd'hui
44:23François
44:24je trouve que
44:25tout ce qu'on entend là
44:26va dans le même sens
44:27il faut faire de la pédagogie
44:28et la période est bonne
44:29pour faire de la pédagogie
44:30parce qu'il y a d'une part
44:31le fait qu'il faut lutter
44:32contre le réchauffement climatique
44:33mais d'autre part
44:34cette histoire
44:34d'indépendance énergétique
44:35qui est très importante
44:36et bien il se trouve
44:36que les deux vont ensemble
44:41au pétrole etc
44:42et là
44:44comme disait Isabelle
44:45il y a un pays
44:45qu'on doit avoir
44:46en ligne de mire
44:46c'est la Chine
44:47il y a la Chine
44:48qui est en train
44:48de réussir sa transition écologique
44:50de manière extrêmement
44:51gouvernementale
44:52c'est une dictature
44:52de manière extrêmement
44:53ce que je voulais vous dire
44:54c'est que les règles du jeu
44:55ne sont pas tout à fait les mêmes
44:56c'est sûr
44:57mais en tout cas
44:59on peut s'inspirer
45:00pas des méthodes
45:01je ne souhaite pas
45:02qu'on ait un Xi Jinping
45:02en Europe
45:03mais en tout cas
45:03l'idée
45:04la Chine réussit quelque chose
45:06qui est
45:07une transition écologique
45:08et par ailleurs
45:09ça fait un développement
45:10industriel en même temps
45:11c'est-à-dire que ça fait des boulots
45:12c'est-à-dire que le fait
45:13de faire les panneaux solaires
45:15etc
45:15je ne comprends pas
45:16pourquoi en Europe
45:17on veut réindustrialiser l'Europe
45:19on veut avoir une Europe
45:20indépendante sur le plan énergétique
45:21et bien qu'on n'arrive pas
45:22à faire ça
45:22avec cette transition écologique
45:24Elisabeth
45:24il y a la question
45:25de la volonté politique
45:27qui se pose toujours
45:28quels que soient
45:29les gouvernements
45:30quels que soient d'ailleurs
45:31les candidats
45:31il y a beaucoup de promesses
45:32au moment des élections présidentielles
45:33et puis elles sont rarement tenues
45:35c'est parce que finalement
45:36c'est un investissement
45:38à très long terme
45:38on ne va pas en toucher
45:39les dividendes tout de suite
45:40du côté des politiques
45:41c'est le calcul
45:41c'est un des problèmes
45:43c'est forcément du long terme
45:45tout ce qui concerne
45:46la transition écologique
45:47néanmoins
45:48moi je vois des raisons espérées
45:49parce que pour avoir
45:50les ébauches
45:51des programmes
45:54des différents candidats
45:55pour la présidentielle
45:56je pense qu'il en sera question
45:58de toute façon
45:59et je pense que
46:00les politiques vont tirer
46:02les leçons
46:02de ce qui s'est passé
46:03ces dernières années
46:04par exemple du recul
46:05des verts
46:05des écologistes
46:06aux dernières municipales
46:08souvent c'est parce que
46:09les municipalités
46:11ont voulu aller trop vite
46:12trop fort
46:12et ça a braqué
46:13les populations
46:14ce qui s'est aussi
46:16vu avec les taxes carbone
46:18les choses comme ça
46:19qui ont été vraiment rejetées
46:20et je pense que les politiques
46:21maintenant
46:22ils comprennent
46:23qu'il faut faire
46:24de l'écologie heureuse
46:25de l'écologie positive
46:26de l'écologie
46:27qui rapporte
46:28et qui ne va pas forcément
46:29trop vite
46:30on voit déjà
46:31avec le recul
46:32sur les passoires thermiques
46:34on recule la date
46:35parce que c'est trop difficile
46:37et ça pose des problèmes
46:38pour les propriétaires
46:39et aussi pour les locataires
46:40et je pense qu'il va y avoir
46:42de nouvelles idées
46:43enfin je veux l'espérer
46:44dans les différents
46:46programmes de chacun
46:47bon alors
46:47chez le Rassemblement National
46:48ils mettent tout
46:49sur le nucléaire
46:50ils veulent un moratoire
46:51sur l'éolien
46:52et le solaire
46:55chez Édouard Philippe
46:56il y aura sans doute
46:57des propositions
46:58pour la décarbonation
46:59des entreprises
47:00et le frais de ferroviaire
47:01par exemple
47:02et évidemment à gauche
47:03les écologistes
47:04vont porter leurs pierres
47:06donc je pense que ce sera
47:07un des sujets
47:07Lou vous partagez
47:09je vais dire
47:10l'optimisme mesuré
47:11tout de même d'Elisabeth
47:13je partage son optimisme
47:14parce que je pense
47:15qu'il y a
47:15un obstacle majeur
47:17dans le défi
47:18qui nous attend aujourd'hui
47:20et qui est révélé
47:20enfin qui est révélé
47:21qui est encore mis en lumière
47:22par ce rapport
47:23ce serait le sentiment
47:24que c'est perdu
47:25que c'est trop tard
47:26que c'est inéluctable
47:27et au fond
47:28à quoi bon
47:28et je pense que ça
47:30avec le backlash écologique
47:31que vous mentionniez
47:32ce sont les deux obstacles
47:34majeurs à la transition
47:35et les deux obstacles majeurs
47:36à la réponse
47:37à ces défis
47:38évidemment c'est une question
47:40éminemment politique
47:41parce que tout ne peut pas
47:42dépendre du niveau individuel
47:44mais au niveau individuel
47:45au-delà de la transition
47:47on doit aussi se poser
47:49la question
47:49de nos modes de consommation
47:51et de ce que je disais
47:52tout à l'heure
47:53d'une forme de sobriété
47:54ça c'est un questionnement général
47:56mais c'est aussi
47:56un questionnement individuel
47:57dans ce rapport Copernicus
47:59il y a aussi la question
48:00des incendies
48:01il y en aura de plus en plus
48:03y compris dans le nord
48:05de l'Europe
48:06David Anotel
48:07est le lieutenant-colonel
48:08à la Fédération Nationale
48:09des Sapeurs-Pompiers
48:10et il précise justement
48:11cette généralisation
48:13des feux
48:13partout en France désormais
48:15dernièrement
48:16de par la situation météo
48:17et la sécheresse
48:18prononcée depuis deux mois
48:19au-dessus de la Loire
48:21on a effectivement
48:22des feux
48:22dans des régions
48:23qu'on ne connaissait pas
48:23on a parlé de l'Île-de-France
48:25vous avez évoqué
48:25la cinémarne d'Essonne
48:26on a eu des feux
48:27dans les Ardennes
48:28on a eu pendant
48:29certains étés
48:29des feux en Bretagne
48:30donc c'est la généralisation
48:31sur l'ensemble du territoire
48:32et non plus
48:33au sud-ouest
48:34et au bassin méditerranéen
48:35comme vous pouvez le connaître
48:36jusqu'à il y a encore
48:376-7 ans
48:39David et Farandès
48:40est-ce que vous pouvez essayer
48:41de nous donner
48:42quand même
48:42une petite note d'espoir ?
48:45Comme vous l'avez dit
48:46aussi
48:46en fait
48:47le réchauffement climatique
48:49continue
48:49mais déjà
48:50on n'est pas
48:50sur la pire des trajectoires
48:52on a engagé
48:53la transition écologique
48:54et il faut continuer
48:56et surtout
48:57il faut
48:57que cette transition
48:59soit supportée
49:00par la politique
49:01la politique au niveau national
49:03mais aussi
49:03la politique européenne
49:04ce que je veux dire
49:05c'est que ça ne peut pas
49:06reposer sur les individus
49:08il ne faut pas
49:09non plus être
49:10sur le catastrophisme
49:11et se dire
49:12que tout est perdu
49:13mais il faut continuer
49:15dans la route
49:16de transformer
49:18les marchés énergétiques
49:20avec les énergies
49:21renouvelables
49:21créer les infrastructures
49:23vertes
49:24qui nous permettent
49:24d'aller à l'autre bout
49:25de l'Europe
49:26avec des trains
49:27à grande vitesse
49:28ça aussi
49:29moi je me demande
49:30pourquoi ça n'a pas été fait
49:31avant
49:32et d'autres pays
49:33comme la Chine
49:34l'ont fait
49:35donc il y a des projets
49:36qui sont des projets
49:37beaux
49:37qui peuvent
49:38importer
49:39les citoyennes
49:40et les citoyens
49:40qui ne mettent pas
49:42la responsabilité
49:43sur l'individu
49:44mais qui sont des projets
49:45collectifs
49:45qui rendent nos villes
49:47plus jolies
49:47plus vivables
49:49plus respirables
49:50avec plus de santé
49:51on a qu'à y aller
49:53ça coûte moins cher
49:54que continuer
49:55à rester sur le pétrole
49:57et subir les crises
49:58que les autres
49:59nous infligent
50:00de l'autre côté
50:01de l'Atlantique
50:02donc c'est des beaux projets
50:04il faut juste y aller
50:05sans tarder
50:06pardonnez-moi
50:07en quelques secondes
50:07vous rencontrez des politiques
50:09qu'est-ce qu'ils vous disent
50:10ces politiques
50:10quand vous leur parlez
50:11quand vous leur montrez
50:12qu'effectivement
50:12il faut agir
50:14bah en fait
50:15ils sont intéressés
50:16à ce qu'on fait
50:17par contre
50:18après ce qui arrive
50:19normalement
50:20c'est qu'ils sont perdus
50:21dans les
50:22effectivement
50:23dans des choses
50:24qui arrivent
50:25avec des échéances
50:26plus rapides
50:28donc il y a
50:29ce manque
50:29de se projeter
50:30à long terme
50:31et
50:32que c'est vraiment
50:34l'échelle
50:35qu'il faut
50:35la bonne échelle
50:36pour réfléchir
50:37au changement
50:38climatique
50:39donc ça
50:40on le fait
50:41davantage
50:41avec les régions
50:42avec les maires
50:43qui habitent
50:45dans les territoires
50:45avec les associations
50:47aussi
50:47et qui donc
50:48tiennent à voir
50:49leur ville
50:50leur région
50:52tenir
50:53au réchauffement
50:54climatique
50:55et même
50:55être résilients
50:57dans tous les secteurs
50:58le réchauffement
50:59climatique
50:59ne concerne pas
51:00que nous
51:01en tant qu'individu
51:02mais ça concerne
51:03les paysages
51:04la culture
51:06l'agriculture
51:07et le tourisme
51:08bien sûr
51:08alors la question
51:09que je vais poser
51:09aux informés
51:10finalement
51:10c'est une question
51:11à la fois
51:11qui est économique
51:11qui est politique
51:12qui est presque
51:13philosophique
51:13est-ce qu'on peut
51:14réussir cette transition
51:15sans changer
51:16notre modèle économique
51:19il faut changer
51:19notre modèle économique
51:20et ce sera très bien
51:21c'est ce que je disais
51:22tout à l'heure
51:22sur la Chine
51:23la Chine
51:23elle est en train
51:24de réussir
51:24à changer
51:24son modèle économique
51:25en en faisant
51:26un atout économique
51:27pour les panneaux solaires
51:29pour tout ce qui est fait
51:30du côté des énergies renouvelables
51:31ils font toute la chaîne
51:33de valeur
51:33par exemple
51:34ils achètent
51:34eux-mêmes
51:35ils contrôlent
51:35les terres rares
51:36qui servent
51:37à la technologie
51:37ils font les usines
51:39etc
51:39et comme le disait
51:40très justement
51:40votre intervenant
51:41cet avenir vert
51:44on doit changer
51:45notre modèle économique
51:46pour aller vers le mieux
51:47pour aller vers quelque chose
51:49de plus vivable
51:50des villes plus agréables
51:51aujourd'hui franchement
51:52toutes les villes
51:53dans lesquelles
51:53toutes les grandes villes
51:54dans lesquelles il y a des vélos
51:54c'est quand même mieux
51:55que les villes qui étaient
51:56que moi j'ai connu Paris
51:57il y a des voitures partout
51:58on ne pouvait pas marcher
51:59sur les trottoirs
52:00et bien c'est quand même
52:01plus agréable
52:02d'aller à pied et à vélo
52:04Isabelle
52:04moi je partage ce point de vue
52:06effectivement il faut
52:07qu'on change de modèle
52:08après c'est vrai
52:09que les entreprises
52:09elles sont assez réticentes
52:10celles qui ont des rentes
52:11de situation sur
52:12on voit Total
52:13on ne va pas demander à Total
52:14même si maintenant
52:15c'est Total Énergie
52:16pour montrer un petit peu
52:17qu'il y a des changements
52:18au sein de l'entreprise
52:19mais c'est vrai qu'aujourd'hui
52:20il faut qu'on repense
52:21complètement notre manière
52:22de faire et de vivre
52:23parce que sinon
52:25je suis un petit peu plus critique
52:26que vous sur l'avenir
52:27mais j'espère vraiment
52:28que ça va bouger quand même
52:29Elisabeth et Lou
52:31d'ailleurs c'est intéressant
52:31sur l'électrification
52:32c'est-à-dire qu'on a mis en avant
52:33des arguments économiques
52:35on n'a pas mis en avant
52:36l'argument écologique
52:37en fait en quelques secondes
52:39tout de même
52:40on est le pays du nucléaire
52:41c'est notre grande force
52:43pour tout ce qui est
52:45décarbonation
52:45et ça quand même
52:46maintenant
52:48nos 56 réacteurs
52:49fonctionnent à plein régime
52:50donc ça fonctionne
52:52on a une vallée de la batterie
52:53qui a été créée
52:55sous l'impulsion
52:57d'Emmanuel Macron
52:57dans le nord de la France
52:59et puis moi je crois
53:00beaucoup au local
53:00pour répondre à votre question
53:02sur ce qu'on peut faire
53:03je pense que voilà
53:03des nouveaux maires
53:04ont été élus récemment
53:06c'est leurs concitoyens
53:07qui veulent
53:10de l'eau propre
53:11une agriculture vertueuse
53:12des oiseaux
53:15et un environnement
53:16vivable
53:17je pense que c'est
53:18aux citoyens
53:19de dire à leur maire
53:20ce qu'ils veulent
53:20et puis la distribution
53:22de subventions
53:22bien entendu
53:24c'est ça qui peut aussi
53:26orienter les différentes politiques
53:27mais comment on est
53:27à l'ordre des économies
53:28c'est compliqué
53:29Lou le mot de la fin
53:29précisément
53:30le plan d'électrification
53:31qu'évoquait Elisabeth
53:32c'est typiquement
53:33une des politiques publiques
53:36qui peut être mise en oeuvre
53:38assez rapidement
53:39dès aujourd'hui
53:39et je pense avec une assez grande
53:42une assez grande adhésion
53:44de la population
53:45Lou justement
53:45je reste avec vous
53:46la une de la croix demain
53:48pétrole vers la fin de l'OPEP
53:50tous les enjeux
53:51du coup de tonnerre
53:52qu'a représenté
53:53le retrait des émirats arabes unis
53:55de l'organisation
53:56des pays exportateurs
53:57de pétrole
53:57merci Lou Bémond de Sainteville
53:59je me tourne vers vous
54:00François la une de l'Une
54:01c'est sur la dérive d'Israël
54:03ce pays
54:03le rêve de Ben Gurion
54:04de faire la démocratie vertueuse
54:06et bien malheureusement
54:07c'est un pays
54:07qui dérive vers l'extrême droite
54:09la brutalité de la colonisation
54:10les guerres barbares
54:11etc
54:11tout ça est raconté
54:12en nouvel oeuvre
54:13François Reynard
54:13journaliste et chroniqueur
54:14en nouvel oeuvre
54:15je remercie Elisabeth Pinault
54:16grand reporter
54:17de l'agence Reverse
54:18et Isabelle Moreau
54:19directrice de la rédaction
54:20d'AEF Info
54:21merci également à vous
54:22David Efferranda
54:23je rappelle que vous êtes
54:24directeur de recherche
54:24en climatologie
54:25au CNRS
54:26merci à vous les informés
54:28je vous souhaite
54:28une excellente soirée
54:29sur France Info
54:30bien sûr
54:31merci à vous
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