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  • il y a 9 heures
Mettez vous d'accord avec Kevin Bossuet, Noémie Halioua et Benoît Perrin

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##METTEZ_VOUS_D_ACCORD-2026-04-29##

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News
Transcription
00:00Ensemble avec vous pour commenter l'actualité après cette heure consacrée à Patrick Sébastien.
00:06On va suivre évidemment avec attention la suite judiciaire à ce que Delphine Ernotte va réellement porter plainte.
00:13On va parler dans cette heure des carburants.
00:16Les pétroliers doivent-ils payer ?
00:18Puisqu'on a appris ce matin que Total annonçait 51% de profit supplémentaire.
00:25Et puis le désespoir quand même de certaines catégories de français qui ont de plus en plus de mal.
00:320,826, 300, 300.
00:33Et puis le gouvernement qui dit qu'il n'y a pas de pénurie, il n'y a pas de
00:35pénurie.
00:36Sauf qu'il y a beaucoup de stations qui aujourd'hui n'ont plus d'essence.
00:40Jiber, en redressement judiciaire, la célèbre et mythique librairie.
00:45Alors la lecture c'est fini.
00:46C'est ce qu'on nous a dit l'année dernière, ce que nous a dit le Centre National du
00:50Livre.
00:51Mais c'est vrai que les librairies sont à la peine en ce moment, tout comme l'édition.
00:54Et on va en parler avec Kevin Bossuet, diplômé en histoire contemporaine.
00:58Noémie Allioua, journaliste, essayiste.
01:00Vous êtes également chroniqueuse sur Sud Radio, éditorialiste.
01:04Et puis Benoît Perrin, directeur de Contribuables Associés.
01:08Le prix du carburant, effectivement, on a un petit peu de mal, on y revient.
01:11Parce que c'est quand même au cœur des préoccupations des Français.
01:16Et qu'un certain nombre de Français ont beaucoup, beaucoup de mal.
01:21Aujourd'hui, on pense aux infirmières, on pense à ceux qui ont besoin de leur véhicule.
01:26Et puis on parlait des vacances hier, ça va être compliqué pour beaucoup de Français.
01:31Total Energy, bénéfice trimestriel en très forte hausse, dopée par l'envolée des prix des hydrocarbures.
01:37Alors Total a fait beaucoup d'efforts en bloquant le prix.
01:40Néanmoins, qu'est-ce qu'on peut faire Benoît Perrin ?
01:44Alors déjà, il faut expliquer pourquoi Total a pu bloquer les prix.
01:48Total, ils sont en fait actifs sur l'ensemble de la chaîne.
01:50C'est-à-dire qu'ils produisent du pétrole, ils s'occupent en partie du transport, du raffinage et ensuite
01:56de la distribution.
01:57Donc comme ils gagnent beaucoup d'argent sur la première partie, c'est-à-dire la partie exploitation,
02:02entre guillemets, ils peuvent se permettre de limiter leurs marges sur la partie distribution.
02:06Donc ça, c'est le premier point.
02:06Le deuxième point, il faut quand même rappeler que sur un plein d'essence, il y a 50% qu
02:11'on paye le produit à 50%
02:13et 50% sur lesquels on paye des taxes.
02:16Et je suis un peu gêné que ce soit encore une fois le privé qui fasse des efforts, en l
02:19'occurrence Total,
02:20et que l'État ne fasse absolument aucun effort.
02:23Il faut quand même rappeler un truc tout bête.
02:25Vous avez deux grosses taxes et une petite taxe.
02:29La petite taxe, c'est les certificats d'économie d'énergie.
02:31C'est une quasi-taxe, en quelque sorte.
02:32Ensuite, vous avez un assise sur le carburant.
02:35Et ensuite, vous avez la TVA.
02:36La TVA, ce qui est absolument incroyable, c'est que cette TVA, elle est basée aussi sur la fameuse taxe
02:42sur le pétrole.
02:43Donc vous voyez, c'est une espèce de TVA sur une taxe, ce qui est quand même absolument incroyable.
02:46Et donc, il me semble tout à fait logique que l'État fasse des efforts,
02:50c'est-à-dire très concrètement baisse les taxes pour tout le monde,
02:52d'autant qu'il faut bien comprendre qu'on ne prend pas sa voiture par plaisir.
02:55On ne fait pas le tour de son quartier pour faire le tour de son quartier pour cramer du pétrole.
02:59On prend sa voiture pour aller bosser, pour aller voir des proches,
03:02pour aller chez le médecin quand on habite à la campagne,
03:03pour accompagner ses enfants quand on est en zone rurale.
03:06Bref, ce n'est pas un plaisir de prendre sa voiture, c'est quasiment un besoin primaire.
03:10Et donc, il faut, me semble-t-il, que l'État fasse des efforts considérables d'économie
03:14pour pouvoir justement permettre cette baisse de la fiscalité.
03:17Parce que baisser la fiscalité sans faire en face des économies,
03:20c'est encore une fois creuser notre déficit et notre dette.
03:22Donc, j'aimerais simplement que le gouvernement français fasse ce qui a été fait partout à l'étranger,
03:26c'est-à-dire qu'on fait des économies et on baisse les taxes.
03:290-826-300-300, appelez-nous pour nous dire ce qui change pour vous
03:34avec ce prix des carburants qui explose.
03:37On a Loïc en ligne avec nous.
03:39Bonjour Loïc.
03:40Oui, bonjour.
03:41On vous écoute.
03:42Qu'est-ce qui a changé pour vous ?
03:44Écoutez, moi, je n'ai pas trop le choix.
03:47J'habite la campagne.
03:49Je travaille sur Toulouse.
03:50Donc, je fais 40 kilomètres le matin, 40 kilomètres le soir.
03:53Oui.
03:54Donc, ça veut dire qu'un plein, aujourd'hui, me tient la semaine.
03:59Et donc, du coup, le changement est assez brutal en deux mois
04:03parce que je passe grosso modo d'un budget de 250 euros
04:07à pratiquement 80 à 100 euros de plus.
04:11Ah oui.
04:12Et donc, vous me doutez bien que cette différence-là,
04:16moi, j'ai besoin de ma voiture pour aller travailler.
04:18Mais j'en suis au point, aujourd'hui, où je mets de l'essence dans la voiture
04:21pour aller travailler, pour mettre de l'essence dans la voiture.
04:25C'est fou, hein ?
04:27C'est donc forcément le choix qu'a fait l'État de ne pas bouger aujourd'hui
04:34est désastreux parce que, moi, je vais être très franc avec vous,
04:36c'est 100 euros par mois, c'est 100 euros de consommation
04:39sur plein d'autres produits que je ne fais plus.
04:42Donc, j'en suis au stade où je fais des choix.
04:45Et parce que l'État ne veut pas l'acheter, notamment sur ses 60% de taxes
04:49et de taxes sur les taxes, parce qu'il ne veut pas faire ce geste-là,
04:53parce que ça l'obligerait à commencer à réfléchir, à faire des économies.
04:57Et on voit bien que faire des économies avec 10 ans de macronisme
05:01et 5 ans de socialisme et 7 ans de gouvernement de droite
05:07qui a toujours eu des politiques un peu sociales.
05:09malheureusement, on n'a fait qu'augmenter les dépenses, augmenter les dépenses, augmenter les dépenses,
05:13en se disant, c'est pas grave, les impôts vont suivre.
05:16Là, on en arrive au stade où les impôts ne peuvent plus suivre,
05:19les Français ne peuvent plus suivre.
05:21Et il y a un moment ou un autre, l'État va réellement devoir se réformer.
05:24Comme ça a été fait en Grèce, comme ça a été fait en Italie, comme ça a été fait ailleurs.
05:28Et si on n'y va pas de manière volontaire, il y a un moment, il va falloir être très
05:32clair.
05:33Et c'est la réalité qui va s'imposer au gouvernement.
05:35Comme ça a été violent en Grèce, comme ça a pu l'être dans d'autres pays européens,
05:40et on n'aura pas le choix.
05:42Vous, vous êtes prêts à descendre dans la rue ?
05:44Il y a une manif qui a été organisée le 2 mai, samedi prochain, tous à Paris.
05:51Je serai dans le 20, il y en a un sur place, très clairement.
05:53Là, franchement, ça suffit.
05:55Parce que ce sont les pêcheurs, les routiers, les artisans qui appellent à cette grande manifestation.
06:01Donc vous évoquez une mobilisation possible.
06:03Et effectivement, on voit toutes ces professions.
06:06Je pense aussi aux infirmières qui sont, aux assistantes à domicile,
06:12qui sont aujourd'hui, comme vous le dites, comme vous, quasiment empêchées de travailler.
06:17Merci de votre témoignage, Kevin.
06:20Oui, on peut penser à d'autres catégories.
06:21Par exemple, à ces enseignants qui sont sur plusieurs établissements,
06:24qui sont obligés de prendre la voiture pour rejoindre leurs établissements respectifs.
06:28Là aussi, c'est compliqué.
06:29Il y a 74% des Français qui prennent la voiture pour aller travailler.
06:32Donc forcément, ça a un impact concret.
06:34Vous avez des gens, par exemple, qui essayent aujourd'hui de faire des heures supplémentaires,
06:38non pas pour économiser, pour partir en vacances, mais pour payer l'essence.
06:41Vous avez notamment dans nos campagnes des gens qui ralentissent,
06:44qui sont à 60 km heure sur la route, tout simplement pour faire des économies.
06:50Et outre l'aspect lié au travail, il y a aussi tout l'aspect lié au loisir.
06:53Quand vous êtes dans une campagne et que pour pouvoir aller faire vos courses,
06:57pour pouvoir aller au cinéma, pour pouvoir avoir une activité culturelle,
07:00vous êtes obligés de prendre la voiture.
07:03Parfois, vous y renoncez.
07:04Je pense également à toute cette jeunesse qui, parfois, aimerait bien aller au bar
07:08à 7 ou 8 km du petit village dans lequel ils sont.
07:11Ils ne peuvent plus aujourd'hui.
07:13Et moi, ce qui m'a frappé dans le débat public, c'est la déconnexion,
07:16notamment d'une partie de nos élites et notamment des bobos écolos
07:19qui nous racontent que ces gens doivent absolument se moderniser,
07:22prendre la voiture électrique, prendre le vélo.
07:25Mais quand vous vivez au fin fond des Arnets,
07:26je peux vous dire que la voiture électrique, ce n'est pas possible.
07:28Et le vélo, ce n'est évidemment pas possible.
07:30Donc il y a en train de se passer dans notre territoire un drame qui est véritablement total.
07:35Et je pense que beaucoup se sentent mis de côté.
07:38C'est le grand effacement.
07:39Ils n'ont même plus cette dignité.
07:41Ils ont l'impression, finalement, qu'on les écrase à travers le prix de l'essence
07:45et on les écrase à travers un discours qui est complètement déconnecté
07:47et qui est profondément méprisant.
07:49Oui, c'est Paris.
07:51Malheureusement, c'est Paris qui dicte la loi pour le reste de la France
07:54et qui n'écoute pas aussi les différentes préoccupations des Français
07:59qui ne vivent pas, effectivement, proches des métros,
08:01qui n'ont pas de possibilité de se balader en vélo, comme à Paris.
08:05Et en fait, ce que j'aimerais dire, c'est que cette situation-là, elle va peut-être durer.
08:12Cette guerre-là qui a lieu en ce moment entre l'Iran et les Etats-Unis,
08:16il y a beaucoup d'incertitudes.
08:17Le détroit d'Ormose, il pourrait être bloqué encore un certain temps.
08:20Et donc, il va falloir prendre des décisions rapides.
08:23Parce que là, on écoutait l'auditeur juste avant qui nous disait
08:26qu'il était déjà dans une situation très difficile,
08:28qu'il devait, pour pouvoir payer l'essence,
08:32restreindre certaines économies sur d'autres ressources.
08:36Il faut bien comprendre que cette situation va peut-être durer.
08:39Là, cette guerre, elle est très compliquée.
08:41Il y a beaucoup d'incertitudes.
08:42Personne ne sait comment les choses vont évoluer.
08:44Parce que Donald Trump, avec sa personnalité, il dit tout.
08:48Et son contraire, toutes les minutes.
08:50Il ne va pas céder.
08:51Les Iraniens ne vont pas céder.
08:53Cette question du 2-3-Ormose, elle est au cœur.
08:55Aujourd'hui, elle est prise en otage par ce régime.
08:58Et la situation va être amenée à durer.
09:00Donc, effectivement, il va falloir prendre des décisions.
09:03Et je rejoins complètement ce que disait Benoît Perrin.
09:06Il y a un moment donné aussi où ce ne sont pas seulement
09:08les sociétés privées qui vont être appelées à faire des efforts.
09:11Peut-être que l'État, lui-même, qui prend des taxes,
09:14qui va très largement bénéficier de cette situation,
09:19pourrait faire des efforts.
09:19Parce que ce n'est pas au plus fragile de devoir payer.
09:22Oui, vous pensez qu'une mobilisation...
09:25On va y revenir dans un instant.
09:27Mais dites-nous, tiens, si vous, vous êtes prêts à descendre dans la rue
09:30pour protester contre ces prix de l'essence beaucoup, beaucoup trop élevés.
09:370826 300 300.
09:38A tout de suite.
09:39On est ensemble avec vous sur Sud Radio.
09:42Manif, le 2 mai, pour protester contre la flambée des prix du carburant.
09:46Est-ce que vous irez manifester ?
09:48Alors, Benjamin Cochy, l'ami Benjamin Cochy, nous écoute.
09:51Et il nous dit, oui, si Manif à Toulouse, des actifs qui galèrent, j'y serai.
09:57Alors, c'est à Paris.
09:58Mais effectivement, on n'est pas à l'abri qu'il y ait des manifestations ailleurs.
10:00Alors, on annonce déjà sur certains ronds-points des mobilisations.
10:05Plusieurs associations veulent aller sur les ronds-points.
10:09Et puis, il y a surtout les marins-pêcheurs.
10:11C'est rare que les marins-pêcheurs viennent faire grève et manifestent.
10:14C'est vraiment qu'ils sont à bout pour venir à Paris
10:17et qu'ils ne peuvent plus travailler
10:20parce qu'ils ne peuvent plus alimenter leur bateau avec de l'essence.
10:23Et donc, il y a aussi plein de professions qui ne sont pas habituées à manifester
10:27qu'on va voir lors de cette manifestation.
10:29Il faut bien se dire que ces professions, c'est vraiment important.
10:32Effectivement, que ce soit les transporteurs, que ce soit les pêcheurs,
10:35que ce soit les agriculteurs, ce sont des professions
10:37qui sont très tributaires, justement, évidemment, du prix du carburant.
10:42Et surtout, qui font structurellement très peu de marge.
10:45Donc, quand vous faites dans votre métier très peu de marge
10:47et qu'en plus vous voyez vos coûts de production exploser,
10:51par définition, vous êtes pris à la gorge.
10:53Ils en ont ras-le-bol des quotas.
10:54Je vois le témoignage d'un pêcheur ce matin qui dit
10:57« Quand j'ai acheté mon bateau pour la sol ou le lieu jaune,
10:59j'avais des quotas annuels de 18 tonnes en 2026.
11:02Je ne peux plus pêcher aujourd'hui que la moitié.
11:04On est constamment obligé de ne pas trop pêcher. »
11:07Donc, il y a déjà toutes ces normes qui les enquiquinent.
11:10Et puis, là, ils expliquent qu'à cause du gasoil,
11:12je n'avais pas pensé à ça.
11:14Ils disent « Là, ça va être la saison du turbo,
11:15mais avec l'augmentation du prix du gasoil,
11:17on reste sur les côtes, on ne peut pas aller aussi loin que d'habitude.
11:20Et non, ce n'est pas bon pour les forts de pêche.
11:22On est tous au même endroit au lieu de se répartir au large.
11:25C'est des conséquences très, très importantes. »
11:28Non, mais les normes sont en train de tuer ce pays.
11:30Là, vous le dites, en effet, pour les marins-pêcheurs,
11:32on pourrait mettre en avant les agriculteurs,
11:34mais même dans la vie quotidienne des gens.
11:36Regardez les fameuses ZFE qu'on a voulu mettre en place.
11:39Mais c'est une criminalisation, notamment des catégories les plus populaires.
11:43Les catégories populaires qui ont une voiture qui pollue.
11:45Moi, il y a quelque chose qui me marque quand je reviens dans mes Ardennes profondes.
11:48C'est la peur du contrôle technique.
11:50C'est la peur que la vieille bagnole, finalement, ne passe pas au contrôle technique
11:53et qu'on ne puisse plus l'utiliser et qu'on ne puisse plus en racheter une.
11:57Regardez ce qui se passe également à Paris avec toutes ces normes liées au logement,
12:00sur les passoires thermiques.
12:01On se retrouve dans une situation où vous avez une gauche écolo
12:04qui préfère que les gens dorment dans leur bagnole
12:07plutôt que dans un appartement classé F.
12:10Mais voilà où on en est.
12:11Et quand vous allez sur le terrain, vous voyez des gens qui sont désespérés,
12:14qui n'y croient même plus, qui ne croient plus aux politiques,
12:16qui ne croient plus en la démocratie,
12:17qui ont l'impression de ne plus exister.
12:19Plus rien ne fonctionne.
12:20Vous allez dans les Ardennes, vous êtes mal soigné.
12:22L'école ne fonctionne plus.
12:24On vous crache, je suis désolée pour l'expression,
12:26mais on vous crache à la gueule dans les médias publics
12:28en disant que vous ne comprenez rien,
12:29il faut vous mettre à l'écologie,
12:31ce que vous vivez, ce n'est pas si grave, etc.
12:33Et à la fin, vous avez un sentiment de ne plus exister,
12:35un sentiment de dépossession.
12:36Et encore une fois, la dernière présidentielle,
12:38c'était le grand remplacement.
12:41On a eu le grand déclassement.
12:45Maintenant, on va avoir le grand effacement,
12:46parce qu'on a l'impression, finalement,
12:48de ne plus exister pour nos élites,
12:49et de ne plus exister dans ce pays.
12:51Et je peux vous dire que les gens,
12:52ils souffrent énormément.
12:53Je vais parler aux financiers.
12:55Alors, juste sur les passoires thermiques,
12:57on peut les relouer.
12:58Donc là aussi, il y a une marche arrière,
13:00c'est dû en même temps.
13:02Et puis l'écologie, maintenant, on s'en fout, finalement.
13:05Et on voit aussi, quand Macron parlait de ses projets
13:07de Notre-Dame de Paris,
13:08où il y aura moins de normes,
13:10c'est-à-dire qu'on sera un peu plus souple
13:11sur les recours écologiques.
13:14Vous savez, quand il y avait des petites fleurs
13:15qui poussaient, ça retardait d'autant.
13:16Maintenant, on s'en fout,
13:17on passe les passoires thermiques,
13:19allez, il faut les louer.
13:20Comment vous expliquez que l'État
13:21ne cède pas sur les taxes ?
13:23Pourquoi ?
13:24Alors, c'est une très bonne question.
13:25Ils veulent électrifier.
13:26C'est une très bonne question.
13:27La réponse, en fait,
13:28il faut regarder la vie politique française
13:29depuis 50 ans.
13:30Depuis 50 ans,
13:31vous avez des responsables politiques
13:32qui refusent, effectivement,
13:33de toucher à la dépense publique.
13:35C'est-à-dire qu'ils refusent, en fait,
13:36de se dire,
13:37eh bien, il faut absolument
13:38qu'on arrive à baisser
13:38tel ou tel budget.
13:40Donc, ça, c'est le premier point.
13:41Et comme on est dans une situation
13:43financière catastrophique,
13:44eh bien, ils ne peuvent pas se permettre,
13:45en quelque sorte, sinon,
13:46le déficit va considérablement s'aggraver,
13:48de baisser les taxes.
13:49Et durant le Covid,
13:50on s'est permis, toutes les dépenses.
13:51Alors, oui,
13:52on donne de l'argent à l'Ukraine.
13:53Voilà, c'est le fameux argument.
13:54Je dis juste que pour donner de l'argent,
13:56on est toujours très fort.
13:57Mais pour faire des économies,
13:59l'État en est incapable.
14:00Et pourquoi l'État en est incapable ?
14:01C'est parce que l'argent public,
14:03c'est toujours de l'argent
14:04qui va dans la poche
14:05d'une entreprise
14:05ou d'un particulier.
14:06C'est ça, l'argent public.
14:07L'argent public, ça ne vole pas.
14:08Au bout d'un moment,
14:09ça va dans la poche de quelqu'un.
14:10Et comme nos responsables politiques
14:11n'ont qu'une obsession logique,
14:13c'est d'être réélus,
14:14eh bien, ils n'ont du coup
14:15qu'une obsession,
14:16c'est de ne se fâcher
14:19avec personne.
14:19Mais elle se fâche avec tout le monde.
14:21Mais je suis d'accord.
14:22J'ai dépassé ce que je pense.
14:24Je dis juste qu'au final,
14:25nos responsables politiques se disent
14:26voilà, si je baisse la dépense publique,
14:27je vais faire des mécontents.
14:28Et je ne veux pas faire de mécontents
14:29parce que c'est un risque
14:30pour ma prochaine élection.
14:31Mais le problème,
14:32c'est qu'effectivement,
14:33là, on est quasiment au bout du bout
14:34de ce système-là
14:35où on voit bien
14:35qu'on ne peut plus,
14:38comment dire,
14:38il faut absolument rétablir nos comptes
14:40parce que,
14:41pour des questions de souveraineté,
14:43pour des questions
14:46de contraintes extérieures
14:47ou que sais-je.
14:48Donc, comme il faut
14:49qu'on rétablisse nos comptes,
14:50on ne peut pas se permettre
14:52d'avoir moins de recettes.
14:53Et comme on ne veut pas
14:53toucher la dépense publique,
14:55on ne touche pas aux recettes,
14:55on ne touche pas à la dépense publique.
14:56Vous pensez qu'Emmanuel Macron
14:57n'a pas retenu la leçon
14:58des gilets jaunes ?
14:59C'est-à-dire qu'il n'a pas vu venir ?
15:01Mais comment ça s'est terminé ?
15:02Comment ça s'est terminé ?
15:04Vous avez raison.
15:05Comment s'est terminé les gilets jaunes ?
15:06C'est pour ça que je vous dis toujours
15:07que nos responsables politiques
15:07sont très forts pour dépenser.
15:09Ils sont incapables d'économiser.
15:10Le gilet jaune,
15:10qu'est-ce qui s'est passé ?
15:11Chèque de 14 milliards
15:12sur un certain nombre de mesures,
15:14évidemment,
15:14à 1 dollar.
15:15Je suis d'accord avec vous.
15:16C'est pas seulement les chefs,
15:17il y a aussi les cahiers d'oléances,
15:18c'est-à-dire le fait de faire croire
15:19aussi aux gens
15:20qu'on va à un moment donné
15:21les écouter.
15:22C'est-à-dire qu'on a dit,
15:23moi je me souviens,
15:24parce que j'avais fait des reportages
15:25dans des toutes petites mairies,
15:26dans des villes,
15:26vous savez,
15:27de quelques centaines d'habitants,
15:28et les gens vraiment,
15:29ils ont pris ça au sérieux.
15:30Ils se sont rendus à la mairie,
15:31ils ont dit,
15:31voilà, c'est quoi nos problèmes ?
15:33Sur quoi est-ce que l'État peut agir
15:34pour qu'on ait une vie de demain meilleure ?
15:36Et ils ont tout écrit,
15:37ils ont tout fait remonter à Paris.
15:39Qu'est-ce qu'on a fait
15:40de ces gilets jaunes ?
15:40Eh bien, rien du tout.
15:41Mais on a gagné du temps entre-temps.
15:43Et il y a la question également
15:44de l'assistanat qui est central,
15:46notamment au sein des classes moyennes,
15:47qui sont fatigués par cet assistanat.
15:49Vous avez 10% des Français
15:50qui payent 77% de l'impôt sur le revenu.
15:53Quand vous prenez les aides sociales,
15:55un couple qui ne travaille pas
15:56et qui a deux enfants en bas âge
15:58touche environ par mois
15:591200 euros d'aides sociales.
16:00Un couple qui ne travaille pas
16:02et qui a quatre enfants en bas âge
16:03touche environ
16:042000 euros par mois d'aides sociales.
16:05Comment voulez-vous
16:06que le travail soit valorisé ?
16:08Comment voulez-vous
16:09que celui qui se lève
16:10tous les matins à 5h30
16:12alors que le voisin
16:13vit dans l'assistanat
16:14ait encore foi en ce pays ?
16:15C'est ça aussi qu'il faut régler,
16:16cette culture de l'assistanat
16:17qui est insupportable.
16:18Pour revenir juste sur la question
16:19des marins-pêcheurs,
16:20sur cette manifestation
16:21qui a lieu ce samedi à Paris,
16:22j'y serai d'ailleurs
16:23avec Alexandre Jardin,
16:24l'écrivain qui a créé
16:25le mouvement Les Gueux
16:26qui se soucie beaucoup
16:28des catégories populaires
16:30qui seraient évidemment là
16:30auprès des marins-pêcheurs,
16:32auprès de certains commerçants,
16:33auprès de tous ceux
16:34qui souffrent
16:34et qui ont besoin
16:35d'être entendus.
16:36Sur la question des normes
16:37qui fait beaucoup souffrir
16:38les marins-pêcheurs,
16:39il faut comprendre
16:40que ce ne sont pas uniquement
16:41les normes françaises.
16:43Pour avoir passé aussi
16:43beaucoup de temps
16:44avec les agriculteurs
16:45sur le terrain,
16:46eux, ils vous disent aussi
16:47et ils ont en ligne de mire
16:49souvent l'Europe.
16:50Je les ai accompagnés d'ailleurs
16:51souvent au Parlement européen.
16:53Ils font des manifestations
16:54aussi là-bas
16:54parce qu'ils ne souffrent
16:55pas seulement
16:56des normes françaises
16:57mais aussi des normes européennes
16:59qui sont imposées
17:00encore plus
17:01par une suprématie
17:04supranationale politique
17:06qui n'est en plus
17:06pas directement élue
17:07par le peuple français.
17:09Donc ça crée aussi
17:09beaucoup de ressentiment
17:10et il y a une colère immense
17:11chez les agriculteurs,
17:13chez les marins-pêcheurs
17:13vis-à-vis de l'Europe
17:15parce qu'on leur impose
17:16des normes
17:16qui ensuite sont très difficiles
17:18à tenir sur le long terme
17:19et qui les empêchent
17:20ensuite de se développer.
17:21Donc c'est toutes ces questions
17:22qui vont être posées,
17:23qui vont être mises
17:24sur la table ce samedi
17:25et il faudra vraiment
17:26tendre l'oreille
17:27parce que les agriculteurs,
17:29les marins-pêcheurs,
17:30etc.
17:30ça a beaucoup été dit
17:32au moment de la crise
17:33des agriculteurs
17:33mais c'est un métier
17:35à la fois noble
17:36et dont on a besoin.
17:38C'est un métier nécessaire
17:39et il faudra les écouter
17:41et les aider
17:41d'une façon ou d'une autre.
17:43Marie nous dit
17:44on va tous se retrouver
17:45à genoux.
17:45Augmentation du gaz prévue
17:47jusqu'à 53% de plus.
17:50Toutes les petites entreprises
17:51vont mettre la clé
17:51sous la porte.
17:53Stéphane nous dit
17:53avant on bossait
17:54pour gagner de l'argent
17:55maintenant on paye
17:56uniquement pour bosser.
17:57El Foufou nous dit
17:59il faut arrêter
17:59c'est pas la faute
18:00à Total
18:01si on se ruine
18:02à la pompe
18:03c'est de la faute
18:03de l'Etat
18:03qui se gaffe
18:04pour financer
18:05la gabegie
18:06d'argent public
18:07de France TV
18:08et pour envoyer
18:09des milliards
18:10en Ukraine.
18:10Ben oui
18:11mais c'est ce qui revient.
18:13Etc.
18:14Ils veulent nous endetter
18:15ils veulent que l'on vive
18:16en leasing
18:17etc.
18:18Il y a une forme
18:19quand même
18:20de grande désespérance
18:21chez les Français
18:22quand on les écoute
18:23quand on va
18:24vous le dites
18:24dans les Ardennes
18:25dans le centre de la France
18:26dans toutes ces régions
18:28c'est terrible.
18:30Ça fait partie
18:31de ce qu'on appelle
18:31des dépenses contraintes.
18:32Vous avez le logement
18:34parce qu'il faut bien
18:34avoir un toit
18:36et puis il y a l'énergie
18:37évidemment
18:37vous ne pouvez pas
18:38vous passer d'énergie
18:39c'est quelque chose
18:39c'est vraiment
18:40dans le poids
18:42du panier moyen
18:43en quelque sorte
18:43de la ménagère
18:44c'est un montant
18:45je crois que c'est
18:45entre 15 et 20%
18:46par mois
18:47de coûts dédiés
18:48à l'énergie.
18:49Donc je veux dire
18:50si l'Etat
18:51ne fait pas d'efforts
18:52pour justement soulager
18:54les Français
18:55et bien on va se retrouver
18:56avec des Français
18:56qui sont complètement étranglés
18:58et je pense vraiment
18:59qu'on est presque
18:59à la veille
19:00d'une révolte sociale
19:01parce que les gens
19:02en ont marre
19:03d'effectivement
19:04passer leur temps
19:04à payer
19:04de ne pas avoir
19:05d'un retour
19:06sur investissement
19:06en termes de services publics
19:08et surtout
19:08ils ont bien compris
19:09quelque chose
19:09c'est-à-dire que
19:10là il y a eu un débat
19:11la semaine dernière
19:12sur le salaire
19:13il faut vraiment rappeler
19:14un truc
19:14vraiment tout bête
19:15quand vous coûtez
19:16100 à votre employeur
19:17le salarié
19:18n'en touche que 50
19:19donc c'est-à-dire
19:19vous avez 50%
19:21de votre salaire
19:21en quelque sorte
19:22qui part en cotisation
19:24en cotisation
19:25en charge sociale
19:25en charge salariale
19:26en charge patronale
19:26donc ce que je veux dire
19:27par là c'est que
19:28vous coûtez cher
19:28à votre employeur
19:29et en plus
19:30à la fin du mois
19:30vous avez finalement
19:31très peu dans votre poche
19:32c'est sûr qu'il y a
19:33de quoi exaspérer les gens
19:34parce que ça veut dire quoi ?
19:35ça veut dire que
19:35même si vous travaillez
19:36en fait on continue
19:38à vous ponctionner
19:38de manière massive
19:40et tant qu'on n'aura pas
19:41réglé ce sujet
19:42qui me semble être
19:42le sujet numéro un
19:43des Français
19:43qui est le sujet
19:44du pouvoir d'achat
19:44et bien on risque
19:47d'avoir effectivement
19:48des journées qui vont être
19:49de plus en plus chaudes
19:50parce que les gens
19:50encore une fois
19:51les gens n'en peuvent plus
19:52et vous pouvez ajouter à ça
19:54un sentiment de trahison
19:56l'impression que finalement
19:57on nous a menti
19:59vous avez des gens
20:00qui ont cotisé
20:00toute leur vie
20:01qui à un moment donné
20:02ont besoin de l'hôpital public
20:03ils vont à l'hôpital public
20:05on ne les soigne pas
20:06vraiment
20:06ou les soigne très mal
20:07ou parfois vous avez même
20:08des services des urgences
20:09qui sont fermés
20:10dans les campagnes
20:11à certains moments
20:12notamment de la semaine
20:14ou par exemple le week-end
20:15on a dit
20:16faites en sorte
20:17que vos enfants fassent des études
20:18faites en sorte
20:19misez tout là-dessus
20:20sauf qu'aujourd'hui
20:20l'ascenseur social
20:21est complètement bloqué
20:22vous avez des gamins
20:23qui bossent
20:24qui jouent le jeu
20:24qui se retrouvent
20:25avec des diplômes
20:26et ça ne dépouche
20:27sur aucun travail
20:29donc finalement
20:30cette promesse
20:30d'ascension sociale
20:31n'existe plus
20:32sur le terrain
20:33et vous voyez des gens
20:34qui
20:34je me souviens
20:35dans mon enfance
20:36il y avait une forme
20:37de convivialité
20:38de jovialité
20:39les gens se souriaient
20:40maintenant quand je revais
20:41dans mon village
20:42les gens sont recroquevillés
20:43sur eux-mêmes
20:44on a l'impression
20:44de ne plus exister
20:46un village qui est mort
20:47et un grand écœurement
20:49qui est ici
20:49et il y a quelque chose
20:50qui est quand même
20:51assez symptomatique
20:52et ça rejoint
20:52le fait que Patrick Sébastien
20:54soit venu
20:54c'est-à-dire que
20:55les français n'ont plus
20:56confiance aux politiques
20:58et ont confiance
20:59par exemple
20:59à des Saint-Tabon
21:00comme Patrick Sébastien
21:01ou même le rôle
21:02du chroniqueur
21:03à la télévision
21:04vous avez plein de gens
21:04qui ont confiance
21:05aux chroniqueurs télé
21:06bravo bravo
21:07et quand ils croisent
21:07un politique
21:08il y a une perte
21:09de confiance qui est totale
21:10donc la démocratie
21:11va très mal
21:12allez on se retrouve
21:13dans un instant avec vous
21:14vous pouvez évidemment
21:15comment réagir
21:150826 300 300
21:17on va parler de Donald Trump
21:18et de Charles III
21:19avec vous Noémie
21:20quelques mots
21:21sur le procès
21:22de Nicolas Sarkozy
21:23également à tout de suite
21:23de retour avec vous
21:25sur Sud Radio
21:25jusqu'à midi
21:26pour commenter l'actualité
21:28quelques mots
21:28sur le dernier jour
21:29du procès
21:30de Nicolas Sarkozy
21:32procès en appel
21:33du financement libyen
21:35ce matin
21:35il est de retour
21:36à la barre
21:38pour répondre
21:38aux affirmations
21:39de Claude Guéant
21:40Claude Guéant
21:41parce que vous avez vu
21:42que Nicolas Sarkozy
21:43il a chargé
21:44Claude Guéant
21:44de façon assez peu élégante
21:46Claude Guéant
21:47lui a réagi
21:48et ce matin
21:49Nicolas Sarkozy
21:50je trouve ça assez moche
21:51je ne dis pas qu'il ment
21:53à propos de Claude Guéant
21:54je dis que sa mémoire
21:55a évolué
21:57c'est assez minable
21:59je trouve comme défense
22:00ça sous-entend
22:01qu'il est gâteux
22:04si on dit les choses
22:06comme ça
22:07je ne sais pas
22:08ce que j'écoutais
22:10alors il y a très peu
22:10de journalistes aussi
22:11c'est Laurent Valdigué
22:13qui suit le procès
22:15pour Marianne
22:17qui est vraiment
22:18celui qui fait peut-être
22:20le plus gros boulot
22:21sur ce procès
22:22et ce matin
22:22il n'y a que 4 journalistes
22:24donc on se demande
22:25où sont les journalistes
22:26vous êtes toujours
22:27sur le terrain
22:28Noémie
22:28sur les sujets
22:30qui vous préoccupent
22:31mais moi je m'interroge
22:32un petit peu
22:32sur ça
22:33sur le fait que ce procès
22:34n'intéresse pas grand monde
22:35alors que
22:36beaucoup se sont indignés
22:38quand il a été condamné
22:39beaucoup vont commenter
22:41quand il sera rejugé
22:42et qu'il y aura un verdict
22:43qui lui sera peut-être
22:44défavorable
22:45je ne sais pas
22:45Kevin Bossuet
22:46parce que ce procès
22:47a quand même été
22:48d'une violence inouïe
22:50oui c'était une violence
22:52inouïe
22:52après vous interrogez
22:53quelqu'un
22:54qui aime beaucoup
22:54Nicolas Sarkozy
22:55qui n'est pas très objectif
22:56sur le sujet
22:57mais vous n'avez pas été déçu
22:57quand même
22:58par son comportement
22:59c'est-à-dire
23:00de charger
23:02un de ses plus fidèles
23:04que les collaborateurs
23:04disons je trouve
23:04que ce n'est pas réglo
23:05je trouve que ça le discrédite
23:07énormément
23:07et je trouve qu'il perd
23:09en effet beaucoup de capital
23:10mais de manière générale
23:11je trouve quand même
23:12que tous les procès
23:13à l'encontre de Nicolas Sarkozy
23:14ça reste évidemment
23:15des procès politiques
23:16j'ai été extrêmement choqué
23:17qu'on puisse notamment
23:18mettre en prison
23:19un ancien chef de l'Etat
23:21et je trouve
23:21qu'il a été condamné
23:22notamment autour
23:23de faisceaux d'indices
23:24donc c'est pour ça
23:25que je continue
23:25à le soutenir
23:27donc après qu'il se soit discrédité
23:28je suis d'accord avec vous Valérie
23:29mais moi
23:30je le dis clairement
23:31je ne suis pas objectif
23:32j'aime beaucoup Nicolas Sarkozy
23:33et je n'arriverai jamais à l'être
23:35au moins je suis honnête
23:36Benoît Perrin
23:37parce que c'est corruption
23:38c'est de l'argent
23:40financement
23:40et il y a des preuves
23:41qui ont été
23:42en tout cas des témoignages
23:44qui l'ont mis en difficulté
23:45dans ce procès en appel
23:46Exactement
23:46d'abord les sommes sont considérables
23:48les sommes en jeu
23:48sont considérables
23:49deuxièmement
23:49il s'agit quand même d'un sujet
23:51extrêmement important
23:52puisqu'il s'agit
23:54de financement potentiel
23:56d'une campagne
23:57avec de l'argent étranger
23:58donc ce sont des sujets sérieux
24:00et comme ce sont des sujets sérieux
24:01et qu'il y a quand même
24:02des éléments
24:03en tout cas dans le dossier
24:04et bien chacun
24:06chacun se défend
24:07et comment chacun se défend ?
24:09en fait
24:10effectivement
24:10en accusant
24:11ses collaborateurs
24:12en accusant
24:13les uns les autres
24:14en tout cas chacun se défaut
24:15c'est parce que chacun est traqué
24:16et il faut quand même rappeler
24:17qu'effectivement
24:18il y a des lourdes sanctions en jeu
24:20donc là on est arrivé
24:21à un moment où
24:22j'ai l'impression
24:23en tout cas
24:23les charges sont tellement
24:24accablantes
24:24pour les uns ou pour les autres
24:26évidemment je ne sais pas
24:26qui est responsable
24:27que et bien
24:29maintenant on est au temps
24:30du...
24:31c'est le moment
24:31où les gens se défautent
24:32en disant
24:32en gros je ne veux pas trinquer
24:34donc du coup je dis
24:34que c'est mon voisin
24:36mon collaborateur
24:36mon M plus 1
24:37qui est responsable
24:38parce qu'encore une fois
24:39le dossier n'est pas quand même vide
24:41oui
24:41oui alors pour ce que
24:42pour ce que vous disiez
24:43c'est-à-dire le fait
24:43qu'il y a quand même
24:44beaucoup moins de journalistes
24:45qui couvrent ces récents événements
24:48au fond je crois
24:49que l'actualité est tellement
24:50importante en ce moment
24:52que ça passe complètement
24:53au second plan
24:54c'est-à-dire que
24:55entre la crise sociale
24:57à venir
24:58entre la crise géopolitique
25:00qui inquiète beaucoup
25:00les français
25:00ce qui est en train
25:01de se passer
25:02la guerre entre
25:03l'Iran et les Etats-Unis
25:04c'est quelque chose
25:05qui crée beaucoup
25:06d'inquiétude
25:07chez les français
25:08la preuve
25:09ils suivent avec grande attention
25:10ce qui est en train de se passer
25:11même si c'est à l'autre bout du monde
25:12alors que d'ordinaire
25:13les questions internationales
25:14sont plutôt reléguées
25:16au second plan
25:16là je pense qu'il y a
25:17quand même
25:18une crispation
25:19sur ces questions
25:20l'actualité est tellement
25:22importante
25:22que c'est vrai que
25:24les batailles judiciaires
25:26pour ou contre
25:26autour de Nicolas Sarkozy
25:28je pense
25:29intéressent moins
25:30oui c'est possible
25:32parlons
25:32en première instance
25:33il n'y avait pas grand monde non plus
25:34il y avait effectivement
25:35Marianne
25:36il y avait Mediapart
25:37il y avait parfois
25:38la journée du Figaro
25:38parfois la journée du Monde
25:40mais les journalistes
25:41qui étaient là
25:42à temps plein
25:42se plaignaient
25:43de se sentir déjà
25:44un peu seuls
25:44lors de la première instance
25:45alors on va parler
25:47de cette actualité
25:50américaine
25:50le roi Charles
25:51est en visite
25:52et la reine Camilla
25:53en visite officielle
25:54ça c'est de l'info
25:56ça c'est de l'info
25:57qui intéresse
25:58en visite officielle
25:59aux Etats-Unis
26:01avec
26:02son lot
26:02de surprises
26:04évidemment
26:05comme on y est habitué
26:07par Donald Trump
26:07voilà c'est ça
26:08c'est les surprises
26:11sans cesse
26:11de Donald Trump
26:12renouvelées
26:12donc vous avez dit
26:13c'est Charles III
26:14et Camilla
26:14qui ont été reçus
26:15par Donald Trump
26:16à la Maison Blanche
26:17l'objectif c'était
26:18de célébrer
26:18les liens
26:19entre les Etats-Unis
26:20et le Royaume Britannique
26:21250 ans
26:22après l'indépendance
26:23des Etats-Unis
26:23et là ça a été
26:24un festival de blagues
26:26d'abord
26:27Donald Trump
26:27bon
26:28on sait qu'il ne respecte
26:29pas forcément
26:30toujours les protocoles
26:32lorsque le roi Charles III
26:33est arrivé
26:34l'un des premiers cadeaux
26:35qu'il lui a offert
26:35c'est la déclaration
26:36d'indépendance
26:37des Etats-Unis
26:38voilà
26:38certains ont considéré
26:39que c'était plutôt
26:40de mauvais goût
26:41et on peut comprendre
26:42ensuite au cours
26:43de son discours
26:44donc hier soir
26:44en France
26:45Donald Trump
26:46a expliqué
26:47il a parlé de sa mère
26:49et il a dit
26:50que sa mère
26:51était folle amoureuse
26:52de Charles III
26:53il a parlé d'un crush
26:54donc là aussi
26:55c'est pas
26:56disons que
26:57Donald Trump
26:58nous offre
26:58des situations diplomatiques
26:59auxquelles on n'est
27:00pas forcément habitué
27:01et de son côté
27:03Charles III
27:04qui est aussi
27:04assez taquin
27:05qui a multiplié
27:06aussi les blagues
27:07il a aussi
27:09lui aussi
27:09un petit peu
27:10taclé
27:10Donald Trump
27:11et il lui a dit
27:12sans nous
27:13vous parleriez
27:14sans doute
27:15une autre langue
27:17oui parce qu'en fait
27:18vous avez récemment
27:19commenté monsieur le président
27:20que si ce n'était pas
27:21pour les Etats-Unis
27:22les pays européens
27:24parleraient allemand
27:25oserais-je dire
27:26que si ce n'était pas
27:26pour nous
27:27vous parleriez français
27:28voilà
27:29je ne sais pas si
27:30Donald Trump a compris
27:30mais il y avait
27:32de l'humour
27:33voilà il y avait
27:33de l'humour
27:33il y a eu de l'humour
27:34échangé entre ces deux hommes
27:35et c'est intéressant
27:37voilà
27:37Donald Trump
27:38c'est un personnage
27:39qui nous offre
27:39des scènes
27:40qu'on ne peut même pas
27:42imaginer d'un point de vue
27:43diplomatique
27:44parce que le roi Charles III
27:45bon
27:46c'est vrai que
27:47ses images aussi
27:48étaient intéressantes
27:49parce que ce sont
27:50des êtres
27:52éminemment antagonistes
27:52d'un point de vue politique
27:53Charles III
27:54c'est l'homme consensuel
27:56c'est l'homme
27:56qui parle d'écologie
27:58c'est l'homme humaniste
27:59qui ne veut surtout pas froisser
28:00qui incarne
28:01la couronne britannique
28:02évidemment
28:03et de l'autre côté
28:04Donald Trump
28:05comment dire
28:06il est disons
28:07brut de décoffrage
28:08c'est un homme
28:09qui affirme complètement
28:11c'est ça exactement
28:13et qui lui
28:13on va dire
28:14affirme ses convictions
28:15et qui s'en fiche
28:16plus ou moins de froisser
28:17donc voir ces hommes
28:18côte à côte
28:19c'était assez drôle
28:20c'est le king
28:21qui rencontre le knocking
28:22il y a une photo
28:23il y a une photo
28:23de l'intérieur
28:24de la maison blanche
28:26qui un internaute
28:28a tweeté
28:28mon dieu
28:29la maison blanche
28:30ressemble à un moulin
28:31à pute russe
28:31des années 80
28:32bon marché
28:33c'est plein d'horrures
28:35c'est plein de clinquants
28:37c'est effectivement
28:38il l'a aménagé
28:39comme il
28:41et pour une anecdote
28:42supplémentaire
28:43parce qu'il y en a beaucoup
28:44mais il y a
28:45la maison blanche
28:46qui a tweeté
28:47une photo
28:47donc de Donald Trump
28:48avec le roi Charles III
28:49avec un commentaire
28:50two kings
28:51two kings
28:52deux rois
28:53vous avez une anecdote
28:55oui
28:55je vous conseille de lire
28:57Vanity Fair
28:58qui a fait tout un article
28:59sur toutes les rencontres
29:00entre les rois
29:02Elisabeth
29:03et les reines anglais
29:04depuis la création
29:06de la maison blanche
29:07et l'article
29:08est assez incroyable
29:09il est long à lire
29:10mais il est assez incroyable
29:11et il raconte
29:12deux anecdotes
29:12une première anecdote
29:13où Elisabeth
29:15s'est retrouvée
29:15dans le ranch
29:16de Ronald Reagan
29:17et puis à un moment
29:18il devait
29:19il y avait du brouillard
29:21il ne pouvait plus circuler
29:22alors Ronald Reagan
29:23lui a fait un barbecue
29:25et des enchiladas
29:26aux haricots rouges
29:28et elle a découvert ça
29:30et elle a adoré
29:31des haricots rouges
29:32et il y a une autre anecdote
29:33ou un scandale
29:35à l'Elysée
29:37j'allais dire
29:37à la maison blanche
29:38parce que
29:39évidemment
29:39comme là
29:40il y a eu un tea time
29:41entre le prince
29:42et Donald Trump
29:43là il y a eu un tea time
29:45entre Ronald Reagan
29:46et Elisabeth
29:48et elle ne touche pas
29:49à son thé
29:50alors on se pose
29:51beaucoup de questions
29:51et puis elle dira
29:53qu'elle ne pouvait pas
29:54avoir son thé
29:55parce qu'ils lui ont servi
29:55un thé avec un sachet
29:57alors évidemment
29:58pour les spécialistes du thé
30:00scandale
30:02alors est-ce que vous êtes fan
30:03du roi Charles
30:05de Donald Trump
30:06Kevin Bossuet
30:07comme de Nicolas Sarkozy
30:08non j'aime beaucoup
30:09Donald Trump
30:10c'est un personnage
30:11je trouve qu'il incarne
30:12magnifiquement bien
30:13les Etats-Unis
30:14il a un sang-froid
30:15extraordinaire
30:16il se fiche
30:16complètement des convenances
30:17ah non mais vraiment
30:18il se fiche des convenances
30:20et je trouve ça
30:21extraordinaire
30:21et cette capacité
30:22à dire tout
30:23et son contraire
30:24il n'en a rien à faire
30:25et son sang-froid
30:25regardez ce qui s'est passé
30:26il a quand même
30:27ce qui s'est passé
30:28il y a quelques jours
30:29avec la tentative
30:30d'attentat
30:32où aussitôt
30:33il est revenu
30:33pour nous raconter
30:35en effet
30:36que de toute manière
30:37ce dîner sera réorganisé
30:39pour nous raconter
30:40qu'il ne changerait rien
30:41en Iran
30:42et pour montrer finalement
30:43que l'Amérique
30:44est tout à fait paisible
30:45que de toute façon
30:46l'Amérique ne changera pas
30:47de direction
30:48et c'est ça
30:49la puissance américaine
30:50c'est quelqu'un
30:50qui n'hésite pas
30:51alors évidemment
30:51il y a des travers
30:52avec le Groenland
30:53qu'il a fait au Venezuela
30:54etc
30:54mais c'est quelqu'un
30:55qui incarne cette puissance-là
30:57et qu'est-ce qu'on se marre
30:58et franchement
30:58dans le monde
30:59dans lequel on est
31:00mais tant mieux
31:01et dernière chose aussi
31:02bravo quand même
31:03à Donald Trump
31:04pour son soutien
31:06à Israël
31:07c'est au moins
31:07un dirigeant occidental
31:08qui a compris
31:09qu'Israël défendait
31:10sa survie
31:11qu'Israël défendait
31:13son existence
31:13qu'Israël défendait
31:14la démocratie
31:15qu'Israël défendait
31:17notre modèle
31:17civilisationnel
31:18et c'est un soutien
31:19fervent
31:20et j'aimerais aussi
31:20le saluer
31:21parce qu'à côté
31:22vous avez des gens
31:22comme Emmanuel Macron
31:23par exemple
31:24qui ne sont pas
31:24à la hauteur
31:25sur cette question
31:25mais vous ne pouvez pas dire
31:26je vis très mal
31:28je regarde ce qui se passe
31:29au fin fond de mes Ardennes
31:30et de la difficulté
31:31des gens à vivre
31:32et vous ne pensez pas
31:33qu'il est responsable
31:33avec ne pas avoir prévu
31:36tout ce qui allait se passer
31:38dans le détroit d'Hormuz
31:40non mais je pense
31:41que vous tirez les choses
31:42je vous pose la question
31:44non mais je pense que
31:45non mais très franchement
31:46je pense que les gens
31:47qui vivent dans les Ardennes
31:48s'en fichent complètement
31:49de Donald Trump
31:49les gens qui sont dans les Ardennes
31:50et c'est pour ça
31:51que je ne suis pas tout à fait d'accord
31:52avec les amis
31:54ils ne sont pas tout à fait d'accord
31:56ne s'en fichent complètement
31:57de ce qui se passe en Iran
31:57je pense que
31:58voilà
31:59mais je pense qu'ils aiment
32:00le personnage
32:00je peux vous dire
32:01qu'aller en Seine-Saint-Denis
32:02ou aller au fin fond des Ardennes
32:03ils sont pour beaucoup
32:05fans en effet
32:06de Donald Trump
32:06et moi il y a quelque chose
32:07que je n'aime pas
32:07dans les médias français
32:08c'était cet anti-trumpisme primaire
32:11et c'est ce qui se passe d'ailleurs
32:12aux Etats-Unis
32:13où vous avez une culture
32:14de l'assassinat
32:15notamment où cette gauche
32:16qui en appelle notamment
32:17à s'en prendre physiquement
32:18à Donald Trump
32:19et ça peut donner des choses
32:20comme on a connu
32:21en effet il y a quelques jours
32:23ou comme on a connu
32:24à l'été 2024
32:25à Butler
32:26donc attention aussi
32:27à ne pas trop sombrer
32:28dans l'anti-trumpisme primaire
32:29Donald Trump a été élu
32:30il est légitime
32:31et il faut le respecter
32:33et je pense qu'il faut le prendre
32:33vraiment en sérieux
32:34on se retrouve dans un instant
32:36avec beaucoup de coeur
32:37et vos coups de gueule
32:38à tout de suite
32:39on est ensemble avec vous
32:40jusqu'à midi
32:41pour commenter l'actualité
32:42alors Kevin
32:43vous aviez un coup de gueule
32:45forcément
32:45ah oui un coup de gueule
32:46je ne sais pas
32:47si vous avez vu
32:48le nouveau programme
32:49du parti socialiste
32:50on est dans le crypto-marxisme
32:51le plus intégral
32:54alors attendez
32:54je retrouve
32:55alors c'est la tasse
32:56que Zuckman
32:57qui évidemment
32:57ne fonctionne pas
32:58c'est le salaire minimum
32:59à 1690 euros
33:01c'est le point d'indice
33:02des fonctionnaires
33:03revalorisés
33:04c'est dans les entreprises
33:05un écart de rémunération
33:06qui ne pourra pas être supérieure
33:08de 1 à 20
33:10bref
33:10c'est en effet
33:11des dépenses
33:12des dépenses
33:13des dépenses
33:13à un moment
33:14où la France
33:15a besoin
33:15de faire des économies
33:17et tout à l'heure
33:17on parlait des catégories populaires
33:19mais il y a aussi
33:20le combat
33:20de l'électorat
33:21à reconquérir
33:22de l'électorat
33:23des catégories populaires
33:24au moment où finalement
33:26le parti socialiste
33:27nous offre un programme
33:28qui est complètement passéiste
33:29vous avez un Jordan Bardella
33:30qui est reçu
33:31par les grands patrons
33:32qui commence
33:33à un petit peu
33:34se méloniser
33:35être un peu plus ouvert
33:37en effet
33:37au libre-échange
33:38être un peu plus ouvert
33:39notamment à l'entreprise
33:40et à conquérir
33:41notamment
33:42aussi à rassurer
33:43les catégories populaires
33:44et à conquérir
33:45toute une partie
33:45de l'électorat
33:46qui était plutôt
33:47hostile
33:48au rassemblement national
33:50moi je trouve quand même
33:50que le parti socialiste
33:51c'est un parti
33:52en bout de course
33:53et outre l'aspect économique
33:55on a vu à quel point
33:56le PS avait perdu
33:57notamment toutes ses valeurs
33:58en s'associant à LFI
34:00en se soumettant
34:02à l'islamo-gauchiste
34:03et encore une fois
34:04moi je le dis
34:04en 2012
34:05j'ai voté François Hollande
34:06en 2012
34:07j'étais socialiste
34:08j'ai même pris
34:09à un moment donné
34:09ma carte au parti socialiste
34:11je me souviens
34:11c'était les primaires
34:12entre DSK
34:13Laurent Fabius
34:14et Ségolène Royal
34:15j'avais même voté
34:15pour le plus à gauche
34:16qui était Laurent Fabius
34:17sauf que ça
34:18moi j'ai quitté
34:19le parti socialiste
34:19au moment où je me suis rendu compte
34:21que ce parti socialiste
34:22se fichait de ma poire
34:23en tant que personne
34:25issue des catégories populaires
34:26était au service
34:27d'une idéologie
34:28et non pas au service
34:29de ceux
34:30qu'il prétendait défendre
34:31et je pense que j'ai eu raison
34:32parce que maintenant
34:33ce sont devenus des bobos
34:35complètement aveuglés
34:36au niveau idéologique
34:37et je trouve ça
34:38extrêmement dommage
34:39parce que moi
34:39je n'ai pas envie
34:40d'une gauche
34:41où LFI domine
34:42et où le parti socialiste
34:43est complètement effacé
34:44et pourtant c'est le cas
34:45et pourtant c'est le cas
34:46je pense qu'il faut regarder
34:47les réalités électorales
34:48au-delà de bien sûr
34:49des volontés
34:50du fait de voir
34:52la social-démocratie
34:53triompher
34:53sur l'extrême-gauche
34:55le fait est qu'actuellement
34:56la locomotive
34:57le grand moteur
34:58de la gauche
34:58ça reste la France insoumise
35:00et je vais vous dire
35:00je pense que ça va être
35:01amené à durer
35:01je pense que le parti socialiste
35:03est un parti
35:04qui de plus en plus
35:05va être dépassé
35:06souvenez-vous des résultats
35:07d'Anne Hidalgo
35:08aux dernières élections
35:09présidentielles
35:09elle a fait moins de 3%
35:111,5%
35:12c'est-à-dire qu'en fait
35:13au fond
35:14c'est un parti
35:15c'est une étoile filante
35:17c'est une étoile
35:17qui est morte depuis bien longtemps
35:18mais qui ne sait pas encore
35:19qui n'a pas encore pris conscience
35:20qu'elle était terminée
35:22aujourd'hui
35:22il y a une radicalisation
35:23des opinions politiques
35:25c'est le monde
35:26dans lequel on vit
35:26on va vers des aires
35:27de polarisation
35:28où au fond
35:29les gens qui étaient
35:30à l'époque
35:31d'une gauche bon teint
35:33d'une gauche sociale-démocrate
35:34de plus en plus
35:35se tournent
35:36vers l'extrême-gauche
35:37vers la France insoumise
35:38vers des discours
35:39qui sont beaucoup plus radicaux
35:41et il en est de même
35:42pour la droite
35:42qui aujourd'hui
35:43les républicains
35:44c'est aussi un parti
35:45qui aujourd'hui
35:46disons
35:47n'amasse pas les foules
35:48qui n'amasse pas les foules
35:50aujourd'hui
35:50vous avez
35:52une droitisation
35:52de la société
35:53avec des gens
35:54qui sont aussi
35:54de plus en plus
35:55droitisés
35:56et je pense que
35:56cette polarisation
35:58va être amenée
35:59à durer
35:59donc le parti socialiste
36:00on l'entend beaucoup
36:01il fait beaucoup de bruit
36:02il essaye d'exister
36:03quoi qu'il en soit
36:04il propose des idées
36:05avec cette histoire
36:05de marchandisation
36:06l'idée qu'il faudrait
36:07faire en sorte
36:08que certains biens essentiels
36:09comme l'hôpital public
36:10comme l'école
36:10etc.
36:11ne soient pas soumis
36:12au marché
36:13ils essaient de proposer
36:14des idées qui sont
36:14effectivement
36:15à la limite du marxisme
36:16à la limite
36:17de la radicade
36:18de gauche
36:19dans les idéaux profonds
36:20mais c'est un parti
36:22qui encore une fois
36:23n'amasse plus les foules
36:24non plus
36:25et qui je pense
36:26dans les années qui viennent
36:27ne comptera pas beaucoup
36:28dans l'échiquier politique
36:30quand j'ai regardé
36:32les propositions
36:33du parti socialiste
36:34c'était une espèce
36:35de bain de jouvence
36:35j'avais l'impression
36:36non pas de me retrouver
36:37en 97
36:38avec la gauche plurielle
36:40j'avais l'impression
36:40de me retrouver
36:41au programme commun
36:41de 1981
36:42et je suis un peu surpris
36:44qu'il n'y ait pas de
36:45comment dire
36:45je m'attendais quand même
36:46à ce qu'il y ait
36:47des propositions nouvelles
36:47ou des dynamiques nouvelles
36:48et en fait
36:49c'est toujours la même histoire
36:49avec le parti socialiste
36:50c'est-à-dire
36:51c'est plus de dépenses publiques
36:52et comment vous faites
36:53pour financer ces dépenses publiques
36:54vous tapez sur les régions
36:55c'est vraiment le fil conducteur
36:56de 30 ans de vie économique
36:58au sein du parti socialiste
37:01et malheureusement
37:02pour le parti socialiste
37:03la difficulté
37:04c'est qu'aujourd'hui
37:04la difficulté pour eux
37:06en tout cas
37:06c'est qu'au final
37:07les plus aisés
37:08peuvent partir
37:09encore plus facilement
37:10qu'avant
37:10et donc s'ils partent
37:11qui va payer
37:12les hausses de dépenses publiques
37:13c'est évidemment
37:14la classe moyenne
37:15et c'est malheureusement
37:16une espèce de dynamique
37:17dans laquelle on est
37:18comment dire
37:20qui s'est enclenchée
37:21il y a déjà
37:21pas mal d'années
37:22et malheureusement
37:23on voit bien
37:23qu'au final
37:24c'est nous tous
37:25qui payons
37:26pour des dépenses publiques
37:29de plus en plus importantes
37:30et qui sont surréalistes
37:31enfin effectivement
37:32quand on demande
37:33l'augmentation du SMIC
37:34enfin pardon mais
37:34l'augmentation du SMIC
37:36il faut parler
37:36à des petits entrepreneurs
37:37pour s'apercevoir
37:37que le SMIC
37:38il est déjà difficile
37:39à financer
37:40parce que
37:40entre guillemets
37:41ça coûte cher
37:42de payer quelqu'un au SMIC
37:42la taxe Zuckman
37:43elle est appliquée
37:44nulle part dans le monde
37:45vous avez la retraite
37:46évidemment à 62 ans
37:48bon c'est vrai
37:48qu'on est un peu
37:49dans le monde
37:49des bisounours
37:50et en fait
37:50dans la compétition mondiale
37:52dans laquelle on est
37:52faire croire aux français
37:53qu'en travaillant moins
37:54et en taxant davantage
37:56les riches
37:56et bien on arrivera
37:57à s'enrichir collectivement
37:59c'est un mensonge éhonté
38:00mais peut-être aussi
38:01qu'il y a un élément
38:01qu'on ne voit pas suffisamment
38:03encore
38:04lorsqu'on analyse
38:05les dynamiques
38:06du monde du travail
38:07c'est la question
38:08de la robotisation
38:09et de l'intelligence artificielle
38:10qui va détruire
38:11un certain nombre
38:12de métiers
38:13dans les années qui viennent
38:14et peut-être même
38:14de façon assez massive
38:16on voit déjà aujourd'hui
38:17ce qu'est capable
38:18de faire
38:19l'intelligence artificielle
38:20dans le journalisme
38:21on voit très bien aussi
38:23surtout dans la presse écrite
38:24le nombre de postes
38:25qui sont peu à peu rabotés
38:27et sans doute
38:27que ça va être
38:28beaucoup plus massif
38:29dans les années qui viennent
38:29dans beaucoup de métiers
38:31je suis discuté
38:32avec un ami qui est codeur
38:33qui me disait
38:33mais aujourd'hui
38:34c'était le roi du monde
38:35jusqu'à il y a 15 jours
38:35mais aujourd'hui
38:36vous connaissez tellement facilement
38:38avec l'intelligence artificielle
38:39le nombre de métiers
38:40qui vont disparaître
38:41ça va aussi opérer
38:43une grande transformation
38:44dans le monde du travail
38:44et peut-être
38:45je peux vous poser la question
38:46parce que vous êtes
38:46un expert sur cette question
38:48comment est-ce qu'on va pouvoir
38:51faire en sorte
38:52d'amoindrir
38:55ce choc
38:56sur le monde du travail
38:57demain
38:58c'est extrêmement difficile
38:59de répondre à cette question
38:59parce qu'objectivement
39:00personne n'en sait rien
39:01ce qui est certain
39:02quand même
39:02c'est qu'avec
39:03ces nouvelles technologies
39:05de l'intelligence artificielle
39:06on n'est pas certain
39:07que ça crée autant d'emplois
39:08que ce qu'on espère
39:10autrement dit
39:11avant
39:12on avait des modernisations importantes
39:14qui créent quand même
39:15de l'emploi à côté
39:15c'est les fameuses théories
39:16de Schumpeter
39:17vous savez
39:17la fameuse destruction créatrice
39:18qui s'est vérifiée
39:19c'est-à-dire que
39:20oui vous créez des robots
39:21mais d'un autre côté
39:22il fallait bien des ingénieurs
39:23pour créer les robots
39:24pour les perfectionner
39:25pour les piloter
39:27là la difficulté
39:28de l'intelligence artificielle
39:29et c'est pour ça
39:29qu'il y a une vraie rupture
39:30c'est qu'effectivement
39:31ça remplace totalement
39:34dans beaucoup de professions
39:35le rôle
39:38de certains humains
39:39et c'est ça qui est très difficile
39:40parce qu'on ne voit pas
39:41comment l'humain
39:41va pouvoir retrouver sa place
39:43une fois que l'intelligence artificielle
39:44aura pris sa place
39:45il y a le patron
39:46le directeur financier
39:47d'un grand groupe
39:48dont je dirais le nom
39:49qui me disait
39:50dans quelques années
39:51je n'aurai plus de service
39:53ce service-là
39:54n'existera plus
39:55en tant que tel
39:56tout va être fait
39:57par les algorithmes
39:59vous savez
40:00en ce moment
40:00je suis harcelé
40:01de demandes de stage
40:02au sein de Contribuables Associés
40:03et les étudiants
40:05que je rencontre
40:06me disent tous
40:07la même chose
40:07ils disent maintenant
40:07c'est très difficile
40:08de trouver un stage
40:09depuis quasiment un an
40:10parce qu'effectivement
40:11les entreprises
40:11n'ont plus besoin
40:12de plus avoir besoin
40:14de stagiaires
40:15l'insertion professionnelle
40:17qui commence souvent
40:18par un stage
40:18ou par de l'alternance
40:19ça va être très difficile
40:20regardez les cabinets de conseil
40:22qui étaient des pourvoyeurs
40:24d'emplois monstrueux
40:27j'ai fait 10 ans là-dedans
40:28donc je connais très très bien
40:29cet univers du monde du conseil
40:30il y avait beaucoup de juniors
40:32mais vraiment
40:32des palanqués de juniors
40:33et puis avec le temps
40:34vous progressiez
40:35là aujourd'hui
40:36le problème c'est que
40:37le travail des juniors
40:39les associés de conseil
40:40n'ont même plus besoin
40:41de juniors
40:41mais c'est potentiellement
40:42un chômage de masse
40:43qui est en train
40:44de se préparer
40:45mais vous voyez
40:46sur cette question
40:48l'éducation nationale
40:49n'est absolument pas
40:50à la hauteur
40:50on continue à orienter
40:52les gamins
40:52comme dans les années 80
40:53sans prendre en compte cela
40:54et même l'utilisation
40:56de tout ce qui est
40:57intelligence artificielle
40:59outils informatiques
41:00etc
41:00on n'est absolument pas
41:01à la hauteur
41:02on prépare une société
41:03au sein desquelles
41:04nos jeunes ne sont
41:05absolument pas préparés
41:07et après on va s'étonner
41:07en effet
41:08que la France s'écroule
41:09encore un peu plus
41:10rapidement
41:11juste une alerte
41:13une alerte
41:13que vous vouliez lancer
41:14un coup de gueule
41:15sur le hold up invisible
41:16alors le hold up invisible
41:17c'est quoi
41:18c'est un seul chiffre
41:19c'est le chiffre
41:19de 74 milliards d'euros
41:2274 milliards d'euros
41:22c'est ce que la France
41:24va payer
41:24alors malheureusement
41:25pas pour ses écoles
41:26pas pour ses hôpitaux
41:27pas pour sa police
41:28pas pour son armée
41:28juste pour les intérêts
41:30de la dette
41:30juste pour rémunérer
41:32ceux qui nous prêtent
41:33de l'argent
41:33que nous ne savons plus
41:34gagner
41:35alors 74 milliards d'euros
41:36c'est plus que le juillet
41:37de la défense
41:38c'est plus que le juillet
41:39de l'éducation nationale
41:39et c'est à peu près
41:401000 euros par an
41:41par français
41:42juste pour rembourser
41:43les intérêts
41:44et le pire
41:45c'est que ça va empirer
41:46la cour des comptes
41:46l'a écrit noir sur blanc
41:47d'ici 2030
41:48on devrait être
41:49aux alentours
41:49de 100 milliards d'euros
41:51simplement pour rembourser
41:52les intérêts de la dette
41:53100 milliards d'euros
41:54c'est l'éducation
41:55plus la défense
41:57donc très concrètement
41:58c'est vraiment ce qu'on appelle
41:59un budget contraint
42:00et cet argent là
42:01donc c'est 74 milliards
42:03on va devoir les payer
42:04tous les ans
42:05sans débat
42:05sans vote
42:06la vérité c'est que la France
42:07ne paie plus son présent
42:08elle paie son passé
42:0940 années de déficit
42:1140 années de lâcheté politique
42:12qu'on fait porter aujourd'hui
42:14sur les épaules des contribuables
42:15et tant qu'on n'aura pas
42:17le courage de le dire
42:17tant qu'on n'aura pas
42:18le courage de baisser
42:19la dépense publique
42:20plutôt que d'augmenter
42:21les impôts
42:22le hold-up continuera
42:23tous les jours
42:23en silence
42:2445 minutes de l'eau
42:24on s'épeint
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