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  • il y a 6 heures
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 05 juin 2026.

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00:0312h30, 14h, RTL Midi, les auditeurs ont la parole, avec Amandine Bégaud.
00:09Et à la une, bien sûr, toujours cette affaire autour de la disparition de l'IANA, et clairement ces dernières
00:15heures l'affaire a pris un tour politique.
00:18Emmanuel Macron dénonce ce matin un dysfonctionnement inacceptable, réunion de crise à Matignon autour du Premier ministre Sébastien Lecornu.
00:25Arthur Bélier, vous êtes sur place en direct avec nous depuis Matignon pour RTL.
00:31Cette réunion, elle s'est achevée, il y a eu une petite demi-heure, et clairement on a l'impression,
00:35en tout cas c'est ce qu'il veut montrer, que le gouvernement est passé à l'étape supérieure.
00:41Exactement, deux heures de réunion ici à Matignon, à la sortie pas de prise de parole, un communiqué de presse
00:46de Matignon,
00:46où le Premier ministre exprime ses condoléances à la famille évidemment, et se dit particulièrement choqué par cette affaire.
00:52Pendant deux heures, avec les ministres de l'Intérieur et de la Justice, ils ont fait un point complet, et
00:58font état d'éléments, je cite, accablants dans la procédure à tous les niveaux,
01:01qui rendent, je cite, évidemment, incompréhensible que le mis en cause n'ait pas été entendu dans le cadre des
01:07précédentes plaintes.
01:08L'enquête judiciaire, prévient le Premier ministre, devra établir les responsabilités pénales évidemment,
01:12mais le gouvernement examinera aussi tout ce qui concerne les dysfonctionnements au sein des procédures de l'État,
01:19la question des signaux d'alerte, ont-ils été tous pris en compte ? Est-ce que toutes les procédures
01:24ont fonctionné ?
01:25Une mission d'inspection a été lancée, annonce Matignon, par les ministres présents aujourd'hui,
01:31qui devra aboutir dans les 15 jours, demande le Premier ministre,
01:35et le garde des Sos Gérald Darmanin s'exprimera plus en longueur ce soir, aux 20h.
01:40Arthur Bélier, en direct de Matignon pour RTL, il y a quelques minutes sur RTL,
01:45Arnaud Gallet, qui est le président de l'association Move Enfants,
01:48qui lutte depuis des années contre les violences faites aux enfants,
01:51demandait la création d'un fichier, fichier qui regrouperait systématiquement tous les individus
01:57ayant fait l'objet de signalements ou de plaintes pour violences sexuelles sur des mineurs,
02:01un peu comme cela existe déjà pour le terrorisme,
02:05vous savez qu'on peut être fiché S, ils souhaitent que ce soit la même chose.
02:09Est-ce que c'est la solution ? Qu'en pensez-vous ?
02:11Vous nous appelez au 3210 et on va en débattre dans quelques petits instants.
02:14Avant cela, détour par Roland-Garros.
02:15Donc aujourd'hui, et ça va commencer par ce choc entre Mensik et Zverev,
02:21pour l'Allemand d'ailleurs, Thibaut Chabosch, bonjour.
02:23Bonjour.
02:24C'est une occasion en or d'aller enfin chercher un premier titre en grand chlème.
02:28Et il se dit certainement qu'il ne peut pas passer à côté, pas cette année après l'élimination de
02:33Sineur,
02:33de Djokovic et le forfait d'Alcaraz.
02:35Alexander Zverev est le mieux classé à l'ATP parmi les quatre demi-finalistes du jour.
02:40Une occasion rêvée d'aller enfin décrocher le Graal, un premier grand chlème.
02:44Zverev a l'expérience des grands rendez-vous et son parcours dans ce Roland-Garros doit lui donner confiance.
02:49En ne perdant qu'un seul set depuis le début du tournoi, il s'est montré inhabituellement clinique et efficace.
02:55Mais voilà, face à lui se dresse l'une des grandes surprises de ce tableau.
02:59Jakub Menzik, 27e mondial, qui a notamment sorti demi-nord,
03:03Roublef, avant une performance de haut de volée contre la révélation brésilienne Fonseca.
03:07Malgré des matchs à rallonge, le tchèque est toujours là et il est dans la forme de sa vie.
03:11Pour autant, les cotes Winamax penchent largement en faveur de l'Allemand.
03:141,28 contre 3,80 pour la victoire de Menzik.
03:17Mais dans ce Roland-Garros, on n'est plus à une surprise près.
03:20Et c'est peut-être ça qui rend cette demi-finale passionnante.
03:23Rendez-vous dès 14h30.
03:25Merci beaucoup Thibaut.
03:28La météo avec vous Valérie Quintin.
03:30Gris, humide encore par endroit aujourd'hui et bien frais.
03:33Et alors vous me parlez de cette petite perturbation qui arrive pour demain.
03:35Elle est bien, ce n'est pas une petite ?
03:36Non, ce n'est pas une petite, elle est copieuse celle-ci avec des pluies assez soutenues,
03:39des vents forts aussi sur le nord-ouest dès le matin.
03:41A l'avance, ça restera quand même assez lumineux dans l'est.
03:44Mais c'est vrai que cette dégradation avancera, pardon, je perds ma voix.
03:47Alors attendez, reprenez vos esprits.
03:49Donc on a cette perturbation qui va arriver demain par l'ouest.
03:52On va vous apporter un petit verre d'eau aussi Valérie.
03:56et donc qui va, j'imagine, traverser petit à petit une partie de la France.
04:01Ça va ou pas ?
04:02Oui, sinon on le refait après.
04:03On va le refaire après.
04:04On va le refaire après.
04:05A tout à l'heure Valérie, il est 13h05.
04:0912h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole.
04:13Je suis allé hanty et c'est la nausée.
04:16C'est une affaire de plus.
04:18Alors moi je voudrais savoir comment travaillent les gens,
04:20combien d'heures par semaine,
04:22combien de dossiers par semaine, par mois,
04:24ils traitent, pas par an, pas des gros chiffres.
04:28Donc combien ils reçoivent de dossiers,
04:30combien ils traitent par mois,
04:31tout ça je voudrais qu'on me l'explique clairement.
04:34Et ensuite, comment ils priorisent la protection des enfants,
04:38la protection des femmes,
04:39parce qu'il n'y a rien qui va, il n'y a rien.
04:42Et comme Sylvie qui vient nous laisser ce message au 3210,
04:46vous êtes très très nombreux à réagir,
04:49à la fois émus après la disparition de l'INA,
04:54en colère aussi.
04:55Ça fait plusieurs jours qu'on en parle,
04:57mais clairement on le disait,
04:59l'État semble vouloir en tout cas se mobiliser.
05:02Alors qu'est-ce qu'il faut faire ?
05:02Est-ce qu'il faut ou pas changer la loi ?
05:04Est-ce qu'il faut créer un fichier par exemple
05:07pour tous ceux contre qui des signalements
05:10ou des plaintes pour violences sur mineurs sont effectuées ?
05:15On va en débattre avec vous les auditeurs.
05:18Christine Serrada, bonjour.
05:20Maître, vous êtes avocate et avocate référente,
05:23notamment de l'association de protection de l'enfance,
05:25l'enfance au cœur,
05:26qui accompagne les parents, c'est ça ?
05:28Oui, tout à fait.
05:29Dans leur combat judiciaire.
05:31Avant d'entendre les auditeurs,
05:33vous, vous en pensez quoi en quelques mots de cette proposition ?
05:36Faire un fichier dans lequel on mettrait tous les individus
05:40qui sont signalés ou contre qui on porte plainte.
05:42C'est une bonne idée ça ?
05:43Ça peut être une bonne idée,
05:44sachant qu'il existe déjà le fiche Aïs,
05:46qui est un autre type de fichier sur les condamnations
05:49et les enquêtes qui sont vraiment en cours et avérées.
05:51Ce fiche Aïs, il n'est pas d'un accès extrêmement direct.
05:54Mais ça, il faut être condamné,
05:55on est d'accord en plus pour y figurer.
05:57Tout à fait, ou bien une enquête en cours
05:58qui est extrêmement avancée.
06:00Donc évidemment, ça a limité un petit peu son utilité.
06:02Donc, est-ce qu'on pourrait repartir sur une idée de fichier ?
06:05Je pense que face à des événements aussi tragiques,
06:07on est tous d'accord pour dire que
06:09les libertés individuelles, c'est une valeur,
06:11mais qui est peut-être un peu inférieure
06:13à la sécurité des enfants
06:16et le fait que des drames aussi épouvantables
06:18ne se reproduisent pas.
06:19Alors pourquoi pas un fichier ?
06:20Alors évidemment, il faudrait l'encadrer
06:21parce qu'on est dans un pays qui a tout le temps
06:23peur de tomber dans une surveillance à la chinoise.
06:26Mais à un moment donné, il faut se rendre compte
06:27que ce sont des événements, des meurtres,
06:29des épouvantables situations
06:31qui se reproduisent régulièrement.
06:33Et je voudrais rappeler les chiffres.
06:34160 000 enfants victimes de violences sexuelles
06:38aujourd'hui en France.
06:39Oui.
06:39Au moins, ce sont des estimations.
06:42Ça fait quand même un enfant victime
06:43toutes les trois minutes.
06:44Moi, quand on ramène ce chiffre à la minute,
06:46je trouve ça fou.
06:47Tout à fait.
06:48Alors évidemment, on a également là
06:50les violences intrafamiliales
06:51qui prennent une place quand même très importante.
06:54Mais effectivement, quand on met une chose
06:55plus une chose, on a vraiment l'impression
06:57que l'enfant peut être en danger très facilement
06:58et que la protection de l'enfance
07:00est tout à fait déficitaire dans son fonctionnement
07:02et dans finalement ses ambitions.
07:04Maître, restez avec nous.
07:05On va échanger avec les auditeurs.
07:06Alain, bonjour.
07:08Oui.
07:09Bonjour.
07:10Non, je vous en prie.
07:12Qu'est-ce que vous en pensez, vous, de tout ça ?
07:14Qu'est-ce qu'il faut faire, d'après vous ?
07:16Écoutez, il y a des années que ce problème existe.
07:22À chaque fois, tout le monde y va de sa petite idée.
07:25Je pense qu'à mon sens, la présomption d'innocence,
07:30dès lors qu'on dépasse un signalement,
07:35on devrait mettre à l'abri immédiatement les auteurs.
07:40Là, ce monsieur, si tout le monde...
07:43Alors, je ne vais pas accabler ni la justice,
07:45ni les procureurs, ce serait trop facile,
07:47parce que la famille, je pense à eux,
07:50je ne vais pas les accabler.
07:52On est avec mon épouse hier soir,
07:54on avait des larmes aux yeux quand on a appris
07:56qu'on avait retrouvé un petit corps habillé
07:59avec des vêtements similaires.
08:00Bon, ça voulait tout dire.
08:01Mais il faut les mettre à l'écart.
08:04On ne doit pas laisser le temps immédiatement.
08:09Dès le premier signalement,
08:11on va chercher l'individu
08:13et on éclaircit immédiatement.
08:16Un enfant a besoin d'aide.
08:18Il y a la présomption d'innocence pour les adultes.
08:21Je considère qu'elle doit exister,
08:23bien qu'elle ait foulé du pied régulièrement.
08:25Mais pour un enfant, il y a des professionnels
08:28qui sont aptes à définir si, oui ou non,
08:32l'enfant invente ou pas.
08:35Dès lors que l'on a conscience
08:37que l'enfant emploie des termes,
08:41explique certains faits qu'il ne peut avoir inventés
08:45de par son âge, de par son vécu,
08:48on doit immédiatement, mais dans l'heure,
08:51dans l'heure, on doit aller chercher l'individu
08:53et le mettre devant.
08:56À nouveau...
08:57Sauf que, et là, Alain, je vais me faire,
08:58j'allais dire l'avocat du diable, entre guillemets,
09:00mais je vais vous opposer ce que nous disent
09:02certains enquêteurs et certains magistrats.
09:04C'est qu'avant de placer quelqu'un, par exemple,
09:07en garde à vue, il faut un certain nombre d'éléments.
09:10Cette garde à vue, elle ne peut pas aller
09:11au-delà de 48 heures.
09:12Et donc, s'ils n'ont pas un certain nombre d'éléments
09:15de preuves autres que la parole d'un enfant,
09:20c'est du temps perdu.
09:21Oui, mais il y a de la médecine légale.
09:24Il y a des pédopsychiatres aptes à définir
09:28ce qui a bien pu se passer.
09:30Je trouve qu'en 48 heures, Amandine,
09:32on peut en faire des choses.
09:34On peut en faire des choses.
09:35Et je suis convaincu que la mort de cette petite
09:38pouvait être évitée.
09:40Ce type, il est ravagé.
09:43C'est un diable sur pattes.
09:45Et beaucoup de gens...
09:47Et je ne veux pas accabler non plus
09:48ceux qui ont dit, nous avions bien remarqué
09:51que quelque chose n'allait pas.
09:52Il avait un comportement curieux.
09:54Il allait jusqu'à organiser des soirées pyjamas
09:58en utilisant ses enfants pour en attirer d'autres.
10:02C'est dramatique.
10:03En 48 heures, on aurait pu faire quelque chose.
10:07Alors, c'est bien sûr...
10:08Juste Alain, et je vais vous laisser échanger,
10:10mais Maître Serrana,
10:13on comprend bien sûr l'émotion de chacun.
10:16Et après, il y a aussi ce qu'il est possible de faire,
10:18ce qu'il est possible ou pas de changer.
10:20On est d'accord à peu près tous pour dire
10:22qu'effectivement, si dès la première plainte,
10:25ou au moins la plainte d'août 2025 contre cet homme,
10:28les choses étaient allées un peu plus vite,
10:30Liana serait sans doute encore là.
10:32Oui, bien entendu.
10:32Les délais de traitement des plaintes pénales
10:34dans des affaires similaires sont absolument incroyables.
10:38Je n'en reviens pas.
10:39De la célérité de certaines procédures
10:42pour des faits qui sont bien moins importants
10:44et des délits bien moins importants.
10:46Et par rapport...
10:48Je vais vous donner un exemple.
10:49Par exemple, les non-représentations d'enfants par les mamans
10:51s'est traitées immédiatement.
10:52Moi, j'ai des mamans régulièrement
10:53qui sont mises en garde à vue
10:55parce qu'elles n'ont pas présenté un enfant un week-end.
10:58Alors que justement, elles avaient d'ailleurs des soupçons
10:59d'atteinte sexuelle ou pire, sur l'enfant.
11:02Elles sont mises en garde à vue.
11:04Tout de suite.
11:04Tout de suite.
11:04Alors que quand elles essayent de porter plainte contre le père...
11:07Et quand on porte plainte, on va nous dire
11:09« Ah, présomption d'innocence,
11:10on ne pouvait absolument pas faire une garde à vue
11:12si on n'avait pas assez d'indices. »
11:13Alors je viens de dire qu'il y avait une autre possibilité.
11:15C'était ne serait-ce qu'une audition de témoins,
11:17avec certaines garanties,
11:18qui aurait donné un signal à cet homme
11:21qu'il était regardé, il était observé.
11:23Et déjà, le seuil d'impunité aurait été plus bas.
11:26Tandis que là, en voyant qu'il n'y a pas
11:27de réactivité des services pénales, etc., de police,
11:31eh bien lui, il pense qu'il est dans une impunité totale.
11:34Et on va voir le passage à l'acte qui va être de plus en plus grave.
11:37Et on dit souvent que ces individus-là vont de plus en plus loin
11:42de ces crescendos.
11:43Et ça se retourne sur beaucoup de...
11:45Tout à fait.
11:46Et il y a ça.
11:47Et non seulement cela,
11:48mais non seulement on n'a pas fait grand-chose au niveau de la plainte,
11:51mais en plus de ça, le profil de ce monsieur,
11:53c'était d'être lui aussi père de famille.
11:55Est-ce qu'on est allé s'intéresser pour voir auprès de ses enfants
11:58s'il était un père normal ou pas ?
12:00Ce dont je doute, d'ailleurs, permettez-moi de le dire.
12:02Est-ce que les services sociaux sont allés voir ?
12:04Donc, s'il vous plaît, il y a vraiment une dichotomie
12:05entre l'empressement qu'on a contre des mamans
12:07dans le cas typique de la non-présentation d'enfants
12:10et puis finalement, ce côté mou qu'on a
12:14lorsqu'il y a des suspicions très graves.
12:16Alain, restez avec nous.
12:17On va poursuivre nos discussions.
12:19Accueillir Gilles, notamment,
12:20qui est à peu près sur votre ligne aussi
12:22dans un tout petit instant.
12:23Si vous voulez vous aussi réagir,
12:24vous nous appelez.
12:253210, à tout de suite.
12:38Et on continue de s'interroger
12:41après cette affaire, l'INA
12:42et ses multiples dysfonctionnements.
12:45Dysfonctionnements inacceptables,
12:47a dit ce matin Emmanuel Macron,
12:48accablant ce qu'a dit Gérald Darmanin.
12:52Et on s'interroge,
12:53que faire pour éviter ça ?
12:56On était tout à l'heure avec Arnaud Gallet,
12:59le président de l'association Mouve Enfant,
13:01qui lui propose la création d'un fichier
13:04un peu sur le modèle de ce qui se fait
13:06dans la lutte contre le terrorisme.
13:07Écoutez.
13:08Il y a combien d'hommes,
13:09parce que très souvent ce sont des hommes,
13:11ou de femmes, peu importe,
13:12mais très souvent des hommes,
13:13qui sont en liberté comme ça, en fait ?
13:15Est-ce qu'aujourd'hui,
13:16au regard de ce qu'on met en place
13:17par rapport au terrorisme, par exemple,
13:19vous savez, le terrorisme,
13:20il y a des personnes qui sont suspectées,
13:22qui sont présumées innocentes,
13:23et pourtant qui sont fichées S.
13:25Est-ce qu'on ne peut pas aujourd'hui
13:26demander au procureur de la République, justement ?
13:29Mais ça veut dire un fichage
13:30à chaque signalement,
13:32avant même toute condamnation,
13:33chaque plainte.
13:33Mais on ferait quoi pour le terrorisme ?
13:34Est-ce qu'on est en guerre contre le terrorisme ?
13:36Aujourd'hui, il y a 160 000 enfants
13:37victimes chaque année de violences sexuelles.
13:39Il serait peut-être temps d'être en guerre
13:40contre les violences prêtes aux enfants,
13:41et si on est en guerre,
13:43fichons les personnes qui sont suspectées,
13:46surveillons-les,
13:47et croyez-moi,
13:47ça peut sauver des vies,
13:48parce que cette petite serait encore là aujourd'hui.
13:50Voilà, c'est ça le message qu'on doit passer.
13:52Il est très clair.
13:53Et on est toujours avec vous,
13:55maître Christine Serrada,
13:58avocate, pardon,
13:58référente de l'association de protection de l'enfance,
14:01l'enfance au cœur.
14:02Gilles, bonjour.
14:03Bonjour, maître Serrada.
14:04Bonjour, Amandine.
14:06Alors, je vais vous dire,
14:07j'ai à l'entendre le président de l'association,
14:10là, je suis, allez,
14:11150% d'accord avec lui sur un principe.
14:14Il faut identifier ces gens-là.
14:16Le problème est qu'un individu
14:20qui est primo-délinquant,
14:21celui-là, il va passer à travers les maladies
14:23au moins la première fois,
14:24mais qu'il ne puisse pas récidiver.
14:26Ça, c'est la première chose.
14:27Deuxièmement, on a un problème en France,
14:29c'est pas un problème de police,
14:30c'est un problème de justice.
14:31C'est la justice,
14:32ça va des magistrats jusqu'aux prisons.
14:34Il n'y a pas assez de places de prison,
14:36donc les magistrats ne mènent pas les gens en prison.
14:38Même s'il y a présomption,
14:40plus que présomption même,
14:42de délit.
14:43Et bien sûr,
14:44s'attaquer à des enfants,
14:45c'est plus qu'un délit pour moi.
14:46Alors donc, première étape pour moi,
14:49c'est ficher les gens.
14:50Deuxième étape,
14:51créer entre 20 et 30 000 places de prison,
14:54mais tout de suite,
14:55pas attendre 10 ans comme Macron,
14:57parce que ça fait 10 ans qu'il est là Macron.
14:59Qu'est-ce qu'il a fait en places de prison ?
15:00Rien, quasiment rien.
15:02Il n'a pas réhabilité certaines prisons,
15:04c'est tout.
15:05Mais la prison, c'est une fois qu'ils sont jugés,
15:07ou à part comme dans le cas de l'affaire de Liana,
15:11où là, il est en détention provisoire,
15:13mais les fichés,
15:14vous ne pouvez pas les mettre en prison.
15:15On est d'accord ?
15:16Oui, attendez,
15:18le problème, c'est que s'il est fiché,
15:20c'est qu'il y a vraiment plus que présomption de délit.
15:23Non, là, ça ne peut pas marcher, Gilles.
15:24Maître ?
15:25Non, non, c'est sûr que ça ne peut pas marcher comme ça.
15:27Mais ça ne peut pas marcher,
15:27n'empêche qu'il faut éradiquer ces gens-là,
15:29la société, le temps d'eux.
15:30Juste, monsieur, vous avez bien raison.
15:31Maître Serrana, allez-y.
15:33Là-dessus, monsieur, vous avez bien raison.
15:34Je rebondis sur ce que vous disiez au tout début,
15:36à savoir, ces gens-là,
15:37il faut faire quelque chose pour les écarter.
15:39Mais je crois justement qu'il y a un problème également
15:41d'exemplarité des peines.
15:43Les peines ne sont pas assez exemplaires,
15:46on peut aller jusqu'à 20 ans de prison pour un viol d'enfant,
15:48on ne le voit quasiment jamais donné, cette peine.
15:51Donc je pense que si les peines ne sont pas dissuasives,
15:54s'il n'y a pas la peur de la sanction,
15:56eh bien les pervers qui ont déjà évidemment du mal
15:58à contrôler leurs pulsions,
15:59qui ne sont pas non plus identifiées
16:01et qui ne sont pas soignées,
16:02s'ils n'ont pas non plus peur de la loi,
16:04plus rien ne les retient en réalité.
16:06Et si les enquêtes sont quasiment inexistantes,
16:09mal faites ou bâclées,
16:10on y reviendra peut-être,
16:11eh bien véritablement, ce sont les rois du monde.
16:14Gilles ?
16:14En vitesse, je roulerai tout le temps
16:17au-dessus de la limitation autorisée.
16:18C'est évident.
16:19Oui, ben voilà, c'est exactement pareil.
16:20C'est une très bonne image, Gilles.
16:23S'il n'y a pas de radar, effectivement,
16:25pas de vitesse limitée.
16:26Bon, il y a quand même une loi,
16:27on ne touche pas aux enfants normalement.
16:28Donc déjà, ça devrait en arrêter.
16:29En plus, c'est normal.
16:30On a arrêté certains.
16:31Mais c'est vrai que la sanction peut,
16:33dans certains cas, peut-être,
16:36être dissuasive.
16:37Marie-Joëlle, bonjour.
16:39Oui, bonjour.
16:40Vous nous appelez d'où, Marie-Joëlle ?
16:42Je vous appelle d'Aix-en-Provence.
16:44Bon, qu'est-ce que vous en pensez, vous, de tout ça ?
16:48C'est très compliqué.
16:50Je n'avais pas très envie de vous en parler.
16:51Mais bon, on m'a dit qu'il fallait que je parle.
16:54Ben, vous n'étiez pas obligée de parler, Marie-Joëlle.
16:55Ben, si, je parle.
16:57Donc, je pense que c'est toujours pareil.
17:00Tout le monde s'excite dès qu'il y a quelque chose.
17:03Il va y avoir du remue-ménage au niveau des médias.
17:06Tout le monde va s'exciter des quatre fers.
17:09Et puis, ben, dans six mois, on n'en parlera plus.
17:11Et c'est ça qui m'énerve et qui m'agace et qui me met en colère.
17:17Voilà.
17:17Je pense qu'il faudrait d'abord avoir beaucoup de psychiatres,
17:21de psychologues à qui les enfants puissent parler.
17:24Parce qu'un enfant, pas un enfant petit, mais un enfant de 12-13 ans peut quelquefois mentir
17:31ou vouloir, comment expliquer, vouloir se mettre en avant et vouloir faire du mal à un adulte.
17:39Ça peut exister.
17:40Parce que l'être humain est quelque chose de complexe.
17:43Donc, il faudrait qu'il y ait en face des gens qui puissent comprendre,
17:48qui puissent d'abord écouter, écouter.
17:51Deuxièmement, que les parents soient présents.
17:53Parce qu'on parle toujours des mères, mais il y a aussi des pères.
17:56Que les enfants puissent parler au sein de la maison sans qu'on se mette d'accord.
18:00Moi, je sais que si ça m'était arrivé,
18:03mon Dieu, mon Dieu,
18:05j'aurais été vouée au gémonique.
18:07Voilà.
18:07Bon, Marie-Joëlle, vous dites que les enfants mentent.
18:12Et vous n'êtes pas la seule.
18:13Non, parfois.
18:13Ils peuvent mentir.
18:14Ils peuvent mentir.
18:15Et vous n'êtes pas la seule à évoquer cette question-là.
18:19Maître, qu'est-ce que vous répondez à ça ?
18:20Sur cette question, quand on est professionnel de terrain,
18:23la réponse, c'est que les fausses allégations sont extrêmement infimes.
18:28On le sait, statistiquement.
18:30Et en outre, il n'y a pas que la parole de l'enfant,
18:32qui est très mal recueillie en France.
18:33Ça, c'est un autre problème.
18:34Il y a également la symptomatologie que présente l'enfant.
18:37Et puis, également, les signes qu'on peut repérer
18:39quand il y a une allégation de violence.
18:41Et là aussi, il y a un dysfonctionnement,
18:42puisque, par exemple, les UMJ,
18:44qui sont des unités médico-judiciaires
18:46qui doivent, en cas de plainte,
18:48examiner l'enfant,
18:49que ce soit sur le plan psychologique ou physique,
18:50eh bien, les rendez-vous sont quelquefois à trois semaines.
18:52Inutile de vous dire...
18:53Ce qui s'est passé, je reviens sur cette petite,
18:55dont la maman a déposé plainte en août 2025 dans le Gers,
19:00contre cet homme qui, aujourd'hui,
19:02est mis en examen dans l'affaire de la disparition de l'INA.
19:05Elle est auditionnée, sa plainte est recueillie.
19:07La petite va être interrogée quelques jours plus tard.
19:09Mais les examens médicaux légaux,
19:12ils sont faits des semaines plus tard.
19:13Voilà.
19:13Donc, les examens sont faits plus tard.
19:15Et le recueil de la parole de l'enfant
19:17n'est pas fait par de véritables spécialistes
19:19en traumas de l'enfant,
19:20en pédopsychiatrie,
19:21mais spécialistes des victimologies.
19:23C'est fait par un peu du tout-venant.
19:25Et souvent, les enfants sont interrogés
19:27hors de la présence du parent protecteur.
19:29Donc, en plus de ça,
19:29non seulement la parole est difficile à recueillir,
19:31mais en plus de ça,
19:32elle n'est pas recueillie dans les temps.
19:33L'enfant n'est pas examiné dans les temps.
19:35Le parent est souvent écarté.
19:37Et après, quand on vient nous dire
19:38qu'il y a des fausses allégations
19:39alors que le chiffre est très bas,
19:41je dis que ce n'est absolument pas un argument.
19:42Au contraire, on a prouvé depuis longtemps
19:44qu'il est très rare que l'enfant soit menteur.
19:46Oui.
19:46Et ce matin, effectivement,
19:47le papa d'Estelle Mouzin sur RTL
19:49disait,
19:49c'est quand même fou
19:50qu'on mette parfois
19:51des semaines à entendre des enfants.
19:54Et qui, quel enfant à 10 ans
19:57peut, des semaines après,
19:58effectivement, restituer correctement
20:00le témoignage qui plus est
20:01quand il souffre,
20:03qu'il a été victime ?
20:05Cameron, bonjour.
20:07Oui, bonjour.
20:08Vous nous appelez d'où, Cameron ?
20:10De Caen, dans le Calvados.
20:11Vous êtes juriste, vous ?
20:13Oui.
20:13Oui.
20:14Quel regard vous portez sur tout ça ?
20:16Écoutez, c'est très particulier
20:18parce que d'abord,
20:19de prime abord,
20:20je suis très ému,
20:21très touché par ce fait-là
20:22dramatique là-dessus.
20:24Il n'y a aucun doute possible,
20:26aucun débat.
20:27Par contre,
20:27ce qui m'agace un petit peu,
20:29c'est tout ce remue-ménage
20:31qu'on voit depuis quelques jours
20:32d'un point de vue politique.
20:35Là, le président de la République
20:36vient de s'exprimer.
20:38Mais en fait, la question,
20:39on a la réponse depuis des dizaines d'années.
20:42C'est que ça fait des dizaines d'années
20:43que l'on pointe du doigt
20:44le manque de personnel,
20:46que ce soit dans la police,
20:48que ce soit dans la magistrature.
20:49Et aujourd'hui,
20:50on en paye les pots cassés.
20:51Aujourd'hui,
20:52on attend des semaines et des semaines
20:53pour trouver
20:53quelqu'un qui peut faire une audition,
20:55quelqu'un qui peut faire des prélèvements,
20:57comme vous venez de le dire.
20:58Ce n'est juste pas acceptable.
21:00Et donc,
21:01j'ai cru comprendre
21:02qu'il y avait peut-être une question
21:04de faire des nouveaux fichiers
21:05pour ceux qui ont un signalement
21:06ou des choses comme ça.
21:07C'est ce que demandent
21:08certaines associations.
21:09Moi, je ne trouve pas ça
21:10du tout satisfaisant.
21:11Parce que,
21:12imaginez dans quel monde,
21:13déjà,
21:13nous vivons actuellement.
21:15Mais il y a bien des fichiers,
21:16c'est ce que disait Arnaud Gallet,
21:17pardon,
21:17il y a des fichiers de lutte,
21:18enfin,
21:19pour lutter contre le terrorisme,
21:21les fichiers S,
21:22parce qu'ils mettent en danger
21:24potentiellement,
21:25et c'est pour ça qu'ils sont fichés,
21:27la vie,
21:28enfin,
21:29ils mettent en danger la France,
21:30la vie des Français,
21:32pardon,
21:32mais ces potentiels prédateurs sexuels,
21:35ils mettent en danger
21:36la vie des enfants.
21:37Tout à fait.
21:38Alors,
21:39sur le principe,
21:39je ne suis pas contre.
21:40Vous m'avez cité l'exemple
21:41du fichier S.
21:42Un fichier S,
21:43aujourd'hui,
21:43il peut travailler,
21:44il peut vivre librement.
21:46Demain,
21:46vous faites un fichier,
21:47justement,
21:47avec des personnes
21:48pour lesquelles il y a
21:48un signalement d'attouchement
21:50d'enfant ou autre,
21:51des violences sexuelles
21:53ou des choses comme ça.
21:54J'ai peur,
21:55en fait,
21:55que ça devienne un peu
21:57la course à l'échalote,
21:58si je puis dire,
21:58et qu'on se mette
21:59à signaler tout le monde
22:01avec toutes les conséquences
22:02que cela peut avoir.
22:04Maître Serrada vous écoute
22:05et elle voulait réagir
22:06et on continue.
22:07Je voudrais réagir
22:08sur ce point
22:08parce que vous avez raison
22:09mais vous avez tort
22:10également dans la mesure
22:11où un fichier de cette nature
22:12pourrait empêcher
22:13une employabilité.
22:15C'est-à-dire que l'accès
22:16à l'emploi dans des emplois
22:17auprès d'enfants,
22:18auprès de jeunes,
22:19parce que les pédocriminels
22:20cherchent des emplois
22:21dans ce domaine-là,
22:22eh bien,
22:22serait empêché ou contrôlé.
22:24Regardez la trajectoire
22:25de cet homme
22:26qui a tué cet enfant,
22:28enfin, vraisemblablement,
22:29il a tué cet enfant.
22:30Eh bien,
22:30il a été employé
22:31dans un établissement scolaire
22:32et justement,
22:33il a été mis à la porte
22:36et visiblement,
22:36il n'y a pas eu de signalement
22:38et là aussi,
22:38c'est une défaillance.
22:40Donc, on a la preuve
22:41par A plus B
22:41que s'il y avait eu
22:42un fichage à ce moment-là,
22:44peut-être que ce monsieur
22:45n'aurait pas été
22:46comme un poisson dans l'eau,
22:47comme vous avez l'air de dire,
22:48totalement libre.
22:49S'il avait été signalé
22:50par le chef d'établissement
22:51et encore une fois,
22:51je ne vais pas accuser
22:52qui que ce soit,
22:53mais s'il avait été signalé,
22:54c'est l'article 40,
22:55c'est ça ?
22:55Oui, tout à fait.
22:56Tout fonctionnaire
22:58doit signaler systématiquement
23:00des agissements
23:00qui lui paraissent pas normaux.
23:01Je pense que ça aurait été
23:02un élément pour que l'enquête
23:04ait un petit peu de consistance
23:05dès le début.
23:06Tandis que là,
23:07non seulement,
23:07elle a été d'abord très lente,
23:09ensuite bâclée,
23:10mais si elle avait été nourrie
23:11par quelque chose en amont,
23:12il y a peut-être des possibilités
23:15qu'elle ait eu lieu
23:15et qu'elle se soit passée
23:16un peu plus correctement.
23:17Donc, à un moment donné,
23:18il faut quand même trouver
23:19quel est le chénon manquant
23:20pour ne pas être uniquement
23:22dans la critique
23:22quand c'est trop tard
23:23et trouver véritablement
23:24des solutions
23:25et qu'on ne se livre pas
23:26effectivement un concours
23:27les pines de la bonne idée.
23:30Je suis en partie d'accord
23:31avec ce que l'avocat
23:32vient de dire.
23:33Après, je ne dis pas
23:35qu'il faut trouver
23:36qu'il y ait des bonnes
23:37ou de mauvaises idées.
23:38Ce dont je suis absolument sûr,
23:40c'est que si aujourd'hui
23:41en France,
23:42vous augmentez considérablement
23:44et je dis bien considérablement
23:45le nombre de magistrats,
23:47le nombre de personnels de police
23:48pour recueillir les plaintes
23:49et écouter les enfants
23:50comme il se doit
23:51ainsi que des éducateurs
23:53et tout ça,
23:53vous n'aurez plus
23:54de faits divers comme ça.
23:55Oui, alors il y en aura
23:56sans doute beaucoup moins,
23:57mais il y a aussi
23:58le problème
23:59de circulation
24:01des informations
24:02quand une enquête
24:02est ouverte
24:03avec pas de recoupement
24:04entre les différents services.
24:06Avec l'IA maintenant,
24:07ça devrait peut-être s'améliorer.
24:09Oui, mais enfin bon,
24:09pardon,
24:09quand on voit que les plaintes
24:10sont envoyées par la poste,
24:11on en est loin de l'IA.
24:13Si vous me permettez,
24:14Amandine,
24:14c'est quand même
24:15assez révélateur.
24:17Effectivement,
24:17on vient de découvrir
24:18qu'entre les tribunaux,
24:18il y avait des échanges
24:19par courrier.
24:20Bon, soit,
24:21c'est un fait.
24:22Il y a quelques mois,
24:23il y a eu un triste
24:24fait divers,
24:24un évadé qui a fait tuer,
24:26dans le cadre de son évasion,
24:28des gardes pénitenciers.
24:29Ça a ému toute la France.
24:31Et à l'époque,
24:31on s'était dit,
24:32dis donc,
24:32on est obligé
24:33de sortir avec des tenus de prison,
24:34on ne peut pas faire ça
24:35par visioconférence
24:35ou des choses comme ça.
24:37Quand vous allez
24:37dans la vraie vie,
24:39si je puis dire,
24:39il y a beaucoup de tribunaux,
24:41les caméras,
24:42la visioconférence,
24:43ce n'est pas possible
24:43parce que ça ne marche pas,
24:44parce qu'il n'y a pas de moyens,
24:46parce que c'est en panne.
24:47Et donc,
24:47tout ça,
24:48ça me fait tristement rire
24:50parce que je me dis,
24:51oui, en fait,
24:52c'est la vraie vie.
24:52Évidemment que les choses
24:53sont envoyées par collier,
24:54ce n'est pas satisfaisant,
24:55mais est-ce que la voie
24:57dématérialisée,
24:57on est assurée à 100%
24:58que tout fonctionne correctement ?
25:00Bien sûr.
25:00Et ça,
25:01des témoignages
25:01justement de professionnels
25:02de magistrats d'avocat,
25:04ils vont être d'accord
25:05avec ce que j'avance.
25:06Donc,
25:06c'est triste
25:07parce qu'on en est en train
25:08de se dire
25:08qu'il y a des faits divers
25:09dramatiques et abominables
25:11et on est juste en train
25:12de découvrir
25:13qu'on manque simplement
25:14de moyens,
25:15tout simplement.
25:15Cameron,
25:16restez avec nous,
25:17maître également.
25:18On va poursuivre
25:19nos échanges
25:20dans un tout petit instant.
25:21On retrouvera aussi
25:21Jean-Alphonse Richard.
25:22Bonjour Jean-Alphonse.
25:23Bonjour Amandine.
25:23L'heure du crime
25:24à 14h comme chaque jour
25:25et le programme
25:25c'est dans un instant.
25:26A tout de suite sur RTL.
25:31Retrouvez toutes vos émissions
25:32en podcast
25:33sur rtl.fr
25:34ou sur l'application RTL.
25:39Jusqu'à 14h,
25:42les auditeurs ont la parole.
25:43Amandine Bégaud sur RTL.
25:46On est ensemble
25:47jusqu'à 14h bien sûr
25:48comme chaque jour
25:49et on va continuer
25:49à évoquer ces dysfonctionnements
25:51autour de l'affaire Liana
25:53et surtout les façons
25:55ce qu'il faudrait faire
25:56pour que ça n'arrive plus.
25:58Et puis à 14h comme chaque jour
25:59l'heure du crime
26:00avec vous Jean-Alphonse
26:01et aujourd'hui
26:02le pyroman de la rue Mira.
26:03Oui, l'incendie de la rue Mira
26:05vous en souvenez peut-être
26:0618e arrondissement à Paris.
26:07C'est l'un des pires de la capitale.
26:098 morts dont 2 enfants
26:10septembre 2015
26:11au petit matin
26:12un incendie évidemment criminel.
26:14Un suspect,
26:15un SDF
26:15va être tout de suite arrêté
26:17mais alors là
26:17tout le monde doute.
26:18Il n'a pas vraiment
26:19le profil d'un pyroman
26:20mais il va rester quand même
26:21un an en prison.
26:22Un an après,
26:23le locataire du deuxième étage
26:24il a 19 ans
26:25il est interpellé
26:26et là lui
26:27il va raconter vraiment
26:28un terrifiant scénario
26:30sans jamais d'ailleurs
26:32montrer ni d'empathie
26:33ni de regret.
26:34Alors on va se demander
26:35qui est ce garçon
26:37cet incendiaire meurtrier
26:38pourquoi a-t-il commis
26:40un tel massacre ?
26:41Aujourd'hui encore
26:42beaucoup de mystères
26:43demeurent.
26:44Je vous raconte
26:44cette histoire.
26:45C'est l'affaire
26:46Thibaut Garagnon
26:47l'incendiaire
26:48de la rue Mira
26:5014h à tout à l'heure.
26:51A tout à l'heure
26:51Jean-Alphonse
26:52merci.
27:01Je pense que
27:02dès le moment
27:03où un enfant
27:03est mis en danger
27:05et un individu
27:06est soupçonné
27:07le temps de l'enquête
27:08il devrait être mis
27:09sous brasser à l'électronique
27:10au moins
27:10on sait où il est
27:12et on peut surveiller
27:13il n'y aurait pas de doute
27:14en cas de problème.
27:15Le message de Daniel
27:17au 3210
27:18on continue à évoquer
27:19ces dysfonctionnements
27:20et surtout
27:21quel pourrait être
27:22les façons
27:23d'éviter ça
27:24après la disparition
27:25de Liana.
27:26Maître Serrada
27:26vous êtes toujours
27:27avec nous
27:28avocate référente
27:29de l'association
27:30de l'enfance
27:31au coeur
27:32de la procédation
27:33de l'enfance
27:34pardon
27:34l'enfance au coeur
27:35c'est le nom
27:35de l'association
27:37Maître on entendait
27:38Daniel à l'instant
27:38qui disait
27:39il faudrait
27:39un bracelet électronique
27:41sur toute personne
27:42contre qui on met
27:42une plainte
27:43ça c'est infaisable
27:44et même
27:44d'un point de vue droit
27:45c'est compliqué.
27:46C'est infaisable
27:46déjà dans les violences conjugales
27:48on n'arrive pas
27:48à avoir ce type
27:49de système
27:50qui soit suffisamment
27:51généralisé
27:52pour être protecteur
27:53on ne va pas non plus
27:53se mettre à rêver
27:54je crois qu'il y a des choses
27:55à faire qui vont être possibles
27:56et d'autres qui vont relever
27:57véritablement du vœu pieux.
27:59Et il faut être condamné
28:00pour porter un bracelet électronique ?
28:01Bien sûr
28:01et puis en plus de ça
28:02il y a un manque de moyens
28:02à tous les niveaux
28:03la police, la gendarmerie
28:04les magistrats
28:05il manque de gens
28:05pour contrôler
28:06pour voir si les conditions
28:07sont remplies
28:08on ne peut pas mettre
28:09la barre trop
28:09il faut être vraiment réaliste
28:11et malheureusement
28:12quand on est épouvanté
28:13par un drame
28:14de cette nature
28:15on est tous dans
28:16il faudrait
28:16il n'y a que
28:17il n'y a pas que
28:18on devrait faire ceci
28:19cela
28:19mais il faut être réaliste
28:20si on n'est pas réaliste
28:21on n'arrivera à rien certain.
28:22L'une des propositions
28:24en tout cas
28:24que formulent
28:25certaines associations
28:26et notamment
28:27l'association
28:28Mouve Enfant
28:28qui défend elle aussi
28:30et qui lutte depuis des années
28:31contre les violences sexuelles
28:32faites aux enfants
28:33Arnaud Gallet
28:34son président
28:35demande la création
28:35d'un fichier
28:36les individus
28:37qui feraient l'objet
28:38de signalements
28:38ou de plaintes
28:39devraient être fichés
28:40de façon systématique
28:42Marius, bonjour
28:44Mandine, bonjour maître
28:45vous êtes éducateur
28:48alors moi je suis éducateur
28:49en MEX
28:50en maison d'enfants
28:52à caractère social
28:54et bon
28:55c'est mon quotidien
28:56c'est mon quotidien
28:58malheureusement
28:58et moi
29:01ça fait 35 ans
29:02que vous travaillez
29:02auprès des enfants
29:0335 ans
29:0335 ans
29:04et ce fichier
29:06moi je le demande
29:08depuis
29:10depuis toujours
29:11depuis toujours
29:13mais le dissonctionnement
29:15il existe depuis toujours
29:17vous en avez
29:18vous constatez
29:19des dysfonctionnements
29:20vous
29:20dans votre quotidien
29:21je vais vous donner
29:22un très bel
29:23et très mauvais exemple
29:24j'accueille deux sœurs
29:27depuis
29:27quelques années
29:29qui se sont fait abuser
29:30par le papa
29:31elles avaient
29:323 et 4 ans
29:333 et 4 ans
29:34le papa sort de prison
29:36la juge décide
29:38de travailler
29:39le rapprochement familial
29:41tous les samedis
29:43après-midi
29:45le papa venait
29:46chercher les gamines
29:48il était en promenade
29:51ça se passe à Digne-les-Bains
29:52exactement
29:52le papa était seul
29:55avec les deux gamines
29:57alors quand il venait
29:58les chercher au foyer
30:00qui me serrait la main
30:01j'avais le poil des bras
30:05mais ça mérissait
30:07c'est-à-dire qu'elle ne voulait pas y aller
30:08ah si mais
30:10le problème de ses enfants
30:12c'est qu'elle pardonne tout
30:15ça reste le papa
30:17et je voulais dire
30:19et c'est là que j'ai appelé
30:21j'ai fait des bons
30:22l'auditrice qui parlait
30:24de mensonges
30:25et le mensonge
30:27il n'existe pas
30:28le mensonge
30:29il est présent
30:30quand les enfants
30:31sont interrogés
30:33devant les parents
30:36dans le cas d'un inceste
30:37vous parlez
30:38c'est ça ?
30:38oui
30:39les enfants protègent
30:40leurs parents
30:42et s'ils sont interrogés
30:43seuls
30:44ils ne mentent pas
30:44d'après vous ?
30:46mais non
30:46ils ne mentent pas
30:47non non
30:48bien sûr que non
30:49non non
30:50ça je suis
30:51moi je peux vous dire
30:52en 35 ans de carrière
30:53là on vient d'accueillir
30:55un petit de 3 ans
30:56abusé par le grand-père
31:00il ne dort pas des nuits
31:02ça ne ment pas
31:05le problème
31:06c'est que
31:06moi je ne comprends
31:08même pas
31:08qu'il n'y ait pas eu
31:10de signalement
31:11de fait plus près
31:12la petite lianale
31:13serait peut-être là encore
31:14sans doute
31:15il y a eu
31:16il y a eu
31:17des signalements
31:18c'est que derrière
31:19ça n'a pas suivi
31:20oui c'est plus que
31:21des signalements
31:21il y a eu des dépôts de plantes
31:22et des plantes pour viol
31:23sur mineurs
31:24c'est pas des petits faits
31:25Amandine
31:26quand j'ai des enfants
31:27qui repartent le week-end
31:28chez le papa
31:29ou chez la maman
31:30parce que j'ai le cas
31:31où une maman
31:31a abusé des enfants
31:34où on travaille
31:35encore une fois
31:36le rapprochement familial
31:37moi ça me fait bondir
31:40après Marius
31:41j'ai envie
31:41je ne sais pas
31:43mais quand vous évoquiez
31:44ce papa
31:45avec les petites filles
31:46il sortait de prison
31:48on peut se dire
31:49qu'une fois qu'il a purgé
31:50sa peine
31:52peut-être qu'il ne touchera plus
31:53à ses petites filles
31:54c'est peut-être très naïf
31:55de ma part
31:56j'en sais rien
31:56oui je pense que
31:57Amandine je vous adore
31:58mais c'est très naïf
32:00maître vous êtes d'accord
32:01avec ce que dit Marius
32:03je pense que
32:04on s'est penché là-dessus
32:05la loi s'est penchée là-dessus
32:06puisque maintenant
32:07il y a un retrait total
32:08d'autorité parentale
32:09il peut même y avoir
32:10par le procureur
32:10et par le juge pénal
32:11une défense
32:12d'avoir des droits
32:13de visite et d'hébergement
32:14donc ce problème
32:15a été pris quand même
32:16en main
32:16et on a effectivement
32:17des interditions maintenant
32:18de contact
32:19par retrait des droits
32:20d'un père
32:21qui aurait purgé
32:21une peine de prison
32:22et qui aurait fait
32:23des délits aussi graves
32:24donc monsieur évidemment
32:25il a cette expérience
32:27et il y a des tas de cas
32:28qui ressemblent à celui
32:29qu'il cite
32:30il y a encore des affaires
32:31dans ce genre-là
32:32mais on a essayé
32:33de mettre vraiment
32:34un frein à ça
32:35parce que c'était
32:36tout à fait scandaleux
32:37alors purger sa peine
32:38et après être
32:39quelqu'un de bien
32:39dans ce type de délit
32:41le pédocriminel
32:42il est récidiviste
32:43par essence
32:44par essence
32:45tout à fait
32:46tous les criminologues
32:47le savent
32:48donc je pense
32:48que penser que les gens
32:49vont s'amender aussi facilement
32:51quand ils ont ce type
32:51de perversité
32:52ça ça relève vraiment
32:53d'une grande naïveté
32:55Marius restez avec nous
32:56restez avec nous
32:57parce qu'on va accueillir
32:58Laurent
32:58bonjour Laurent
33:00Laurent
33:00oui bonjour
33:02et bonjour
33:03à votre avocate
33:07créez un fichier
33:08créez un fichier
33:09vous savez quoi Laurent
33:09je vous donne la parole
33:10dans une seconde
33:11mais je crois que vous n'êtes
33:11pas tout à fait d'accord
33:12avec Marius
33:12c'est ça ?
33:13à tout de suite
33:17contactez-nous gratuitement
33:18via l'appli RTL
33:19ou au 30 de 10
33:2050 centimes la minute
33:22Carrefour
33:22en commun
33:23jusqu'à 14h
33:26les auditeurs ont la parole
33:27Amandine Bégaud
33:28sur RTL
33:30et on continue
33:31à évoquer
33:31ces dysfonctionnements
33:33dans l'affaire Liana
33:34et surtout
33:35les moyens
33:36pour éviter
33:37que cela ne se reproduise
33:38une nouvelle fois
33:40on a eu
33:40beaucoup d'appels
33:41et beaucoup de témoignages
33:43Victor
33:43bonjour
33:44beaucoup de messages
33:45sur les réseaux sociaux
33:46et sur la page Facebook
33:47de l'émission
33:48je souris parce que
33:49non pas parce que
33:50c'est très sérieux
33:50ce dont on parle
33:51mais parce que j'ai failli
33:52vous couper
33:53c'est pour ça
33:53non pas du tout
33:54bonjour Amandine
33:55bonjour à tous
33:56des messages
33:56sur l'application RTL
33:57et sur nos réseaux sociaux
33:58on commence avec Myriam
34:00pour la présomption
34:01de véracité
34:02comment un enfant
34:03peut-il inventer
34:04être victime
34:05de viol
34:06je rappelle
34:06qu'on parle
34:07d'un enfant
34:07Stéphane
34:08plus partagé
34:08sur la question
34:09il faut maintenir
34:10le principe
34:11de présomption
34:11d'innocence
34:12mais lui
34:12se déclare
34:13pour la création
34:14d'un fichier
34:15et puis
34:16on termine
34:16avec Yves
34:17une nouvelle fois
34:18il y aura
34:18des indignations
34:19sans rien changer
34:20combien d'affaires
34:21semblables
34:21depuis 20 ans
34:22Merci beaucoup Victor
34:23pour ces messages
34:24Maître Christine Serrana
34:25est toujours avec nous
34:26avocate référente
34:27de l'association
34:28L'enfance au coeur
34:30Laurent bonjour
34:32Oui
34:32re bonjour
34:33mais on ne s'entendait pas bien
34:35c'est pour ça
34:35Oui mais non
34:36il y avait une mauvaise liaison
34:37non mais
34:39moi je ne sais pas
34:40que je ne suis pas d'accord
34:41avec M. Marius
34:42que vous avez eu précédemment
34:44ma compagne
34:45travaille en centre hospitalier
34:46pour des obligations de soins
34:48et les gens sont capables
34:49de vous dire
34:50je ne prends plus mon traitement
34:51je ne peux pas en venir
34:52parce que je n'ai plus défense
34:53ces gens-là
34:54sont en liberté
34:56bon
34:56mais
34:57on va créer un fichier
34:58comme l'avait dit
34:59l'avocate
34:59au départ
35:00de votre
35:01de votre conversation
35:02au tout début
35:03on va créer un fichier
35:05mais
35:05qu'est-ce qu'on en fait
35:07quelles sont les conditions
35:08d'accessibilité
35:09par les services
35:10c'est-à-dire
35:10par la gendarmerie
35:11et police
35:13reprenez
35:14les derniers attentats
35:15l'individu
35:16était fiché S
35:17ça n'a pas empêché
35:19et qu'est-ce qu'on en a fait
35:21il était fichier S
35:23après il y a un certain nombre
35:24par qui
35:25par quoi
35:26si on ne met pas de personnel
35:28en face
35:28de personnel adéquat
35:30moi je vais vous raconter
35:31une anecdote
35:32j'étais dans une autre vie
35:34dans une grande banque parisienne
35:37j'avais un collègue
35:38qui entraînait
35:38un club de foot
35:39il y a eu 5 plaintes
35:41contre lui
35:41de gamins
35:42de 14-15 ans
35:43il était entraîneur
35:45il entraînait
35:46des poussins
35:47des gamins
35:47et il a perdu sa maison
35:49il a perdu sa femme
35:51il a divorcé
35:51alors il y a peut-être
35:52d'autres choses
35:53je suis désolé
35:54j'ai l'esprit sournois
35:55mais il a tout perdu
35:56son fils ne lui a plus
35:58jamais adressé la parole
35:59il a fait 3 mois
35:59de préventive
36:00et en fin de compte
36:014 ans après
36:02les gamins ont dit
36:03non on avait inventé
36:04parce qu'on n'était pas
36:05il nous disait
36:05qu'on n'était ni
36:06ni Zidane
36:07ni Mbappé
36:09et il a tout perdu
36:11et des dernières nouvelles
36:13que j'ai eues
36:13par une collègue
36:14parce que moi
36:14j'avais quitté
36:17ce système
36:19il s'est pendu
36:22il faut mettre
36:23des gens compétents
36:25en face de gamins
36:26et justement
36:27maître Serrada
36:29c'est exactement
36:30ce que vous me disiez
36:31en fait on a un problème
36:32aujourd'hui en France
36:33pour recueillir
36:33la parole des enfants
36:34oui tout à fait
36:35ce que dit Laurent
36:36est extrêmement intéressant
36:37et ce qu'il dit également
36:38c'est qu'il y a
36:40une victime
36:40quelqu'un qui se pend
36:41parce qu'il a été accusé
36:42à tort
36:43moi je dis
36:44il y a un problème d'enquête
36:44c'est évident
36:45qu'il y a un problème d'enquête
36:46si l'enquête était bien faite
36:47on aurait débusqué
36:48la vérité
36:50ou en tout cas
36:50on aurait débusqué
36:51le mensonge de ces enfants
36:52il n'est pas possible
36:53que des pédopsychiatres
36:55spécialisés
36:56observant les enfants
36:57formés pour le faire
36:58ne puissent pas se rendre compte
37:00que les gosses
37:00disaient n'importe quoi
37:01je n'y crois pas
37:02je pense une fois de plus
37:04que l'enquête
37:04était ratée
37:05les enquêtes bâclées
37:06c'est une spécialité
37:07française
37:08on a d'ailleurs déjà été condamné
37:09par la Cour Européenne
37:10et on le saura à nouveau
37:11parce que les enquêtes
37:12en matière de violence
37:14sexuelle sur mineurs
37:15ou violence physique sur mineurs
37:16sont mal faites
37:17on n'a pas le personnel
37:18on n'a quelquefois
37:19pas les compétences
37:20on a des gens débordés
37:21de partout
37:22on ne regarde pas
37:23et pourtant maître
37:23on nous disait que
37:24maintenant les policiers
37:25et les gendarmes
37:25étaient formés
37:26on parle de ces salles
37:28Mélanie
37:28pour recueillir la parole
37:29de l'enfant
37:30où l'enfant est filmé
37:31etc.
37:31ça ne marche pas ça ?
37:32Alors les salles Mélanie
37:33il n'y en a pas assez
37:34les policiers spécialisés
37:35il n'y en a pas assez
37:36le temps d'une enquête
37:37pour un policier
37:38c'est des heures et des heures
37:40les commissariats ne peuvent pas
37:41se permettre de mettre
37:41une personne sur des heures
37:43des heures d'enquête
37:43avec tout le travail
37:44qu'il y a dans un commissariat
37:45donc les enquêtes
37:46se sont bâclées
37:47vraiment le problème
37:48de l'enquête bâclée
37:48je pense qu'il est au centre
37:49de tout
37:50il est au centre de tout
37:51puisque c'est la plainte
37:52qui est le coup d'envoi
37:53de l'enquête
37:54quand l'enquête
37:54un an après
37:55elle n'a pas abouti
37:55c'est quoi ?
37:56c'est la plainte qui n'allait pas ?
37:57non c'est l'enquête
37:58qui n'était pas faite sérieusement
37:59on ne regarde pas
38:00la personnalité
38:01on n'enquête pas
38:02dans le voisinage
38:03on ne fait pas
38:03ce qu'il faut faire
38:04la personne
38:05elle n'est pas mise
38:06en garde à vue
38:06même pas en audition
38:08de témoins
38:08comment voulez-vous
38:09que ce suspect
38:10enfin cette personne
38:11se sente observée
38:13et fasse un tout petit peu
38:14attention
38:15et ne se dise pas
38:17le passage à l'acte
38:19sera possible
38:20j'écoute mes pulsions
38:21il ne se passera rien
38:23c'est la porte ouverte
38:25à toute l'impunité
38:26les enquêtes ratées
38:26et je trouve vraiment
38:27que c'est une spécialité
38:28française
38:28dans toutes les affaires
38:29l'enquête est bâclée
38:31ratée
38:31pas faite
38:32ou faite trop lentement
38:33donc qu'on voit
38:34les choses en face
38:35Dominique bonjour
38:36bonjour à vous
38:37avocat dans la région
38:39de Mâcon
38:39vous intervenez régulièrement
38:41et on était d'ailleurs
38:42ensemble hier
38:43ou avant-hier
38:44je ne sais plus
38:45mais toujours autour
38:46de ces questions-là
38:48vous êtes d'accord
38:49avec ce que dit
38:49Maître Serrada
38:50les enquêtes chez nous
38:51sont trop souvent mal faites
38:53oui malheureusement
38:54alors dans l'affaire
38:57de cette jeune
38:58c'est terrible
38:59vous imaginez quand même
39:01qu'on a envoyé par courrier
39:02la transmission
39:03d'un parquet à l'autre
39:04toute une enquête
39:05enfin c'est n'importe quoi
39:06c'est-à-dire que concrètement
39:08on en est pratiquement
39:09autant des moines copistes
39:10on en est là
39:11dans les enquêtes
39:12alors même qu'on utilise
39:13chat-dépité pour plein d'autres trucs
39:15quoi par exemple
39:17oui
39:17et puis on a aussi
39:18un souci
39:19c'est que même
39:20les renseignements
39:22sont mal pris
39:23par exemple
39:23on prenait l'exemple
39:25des fichiers S
39:26figurez-vous
39:27que j'ai découvert un jour
39:27que j'étais fichier S
39:28ah bon
39:29et en fait c'était une erreur
39:30c'est vrai
39:31j'avais dans ma jeunesse
39:32milité pour une association
39:33franco-libanaise
39:34on s'était trompé
39:35d'association
39:36les renseignements
39:37m'as émis dans une autre
39:39vous imaginez
39:40et ça m'a créé
39:43des problèmes
39:43parce qu'à un moment
39:44en tant qu'avocat
39:44j'ai voulu m'associer
39:45avec une consoeur
39:48qui avait pu avoir
39:49ce renseignement
39:49qui m'a dit
39:50je ne m'assurerai pas avec toi
39:51parce que tu comprends
39:51t'es sulfureux
39:52et c'est là où j'ai appris
39:53qu'il y avait eu cette erreur
39:55vous vous rendez compte
39:56donc vous voyez
39:57d'accord les fichiers
39:57on dit effectivement
39:59ça peut prévenir
40:00etc
40:00mais il faut voir
40:02qui alimente les fichiers
40:04dans quelles conditions
40:06parce que ça peut être monstrueux
40:07oui mais après
40:08ce que disait maître Serrana
40:09tout à l'heure
40:09et j'étais plutôt d'accord
40:12en tout cas
40:12c'était intéressant
40:13aussi comme argument
40:14c'est de se dire
40:15alors je ne sais pas
40:15si les fichiers S
40:16d'ailleurs sont prévenus
40:17qu'ils sont fichiers S
40:17non je ne crois pas
40:18pas forcément
40:18mais effectivement
40:20c'était peut-être aussi
40:21un moyen
40:22de dire à ces gens-là
40:24en gros vous êtes
40:25un peu sous surveillance
40:28si c'était
40:29quand vous êtes un malade
40:32qui sache ou pas
40:33qu'ils sont sous surveillance
40:34vous voyez par exemple
40:35ceux qui sont condamnés
40:36qui sont au figé
40:37on leur dit
40:38à chaque fois que vous déménagez
40:39et bien vous allez
40:40prévenir la gendarmerie
40:42ou le commissariat
40:42près de chez vous
40:43de votre nouvelle adresse
40:44mais si ce sont
40:45des vrais prédateurs
40:46ils vont aller
40:47dans une autre région
40:47ou un peu plus loin
40:48ils le font quand même
40:50donc fichiers ou pas fichiers
40:52bon Dominique restez avec nous
40:53on se retrouve dans un tout petit instant
40:55sur RTL
40:56à tout de suite
41:08on continue toujours à débattre
41:11à échanger sur les moyens
41:13de réformer notre système judiciaire
41:16si tant est qu'il faille
41:17si tant est qu'il faille d'ailleurs
41:17des réformes
41:18ou en tout cas pour les moyens
41:20d'éviter une nouvelle affaire
41:22Liana
41:23Maître Serrada
41:24avocate de référence
41:26pour l'association
41:27L'enfance au coeur
41:28est toujours avec nous
41:30Dominique
41:30également
41:31Dominique vous disiez
41:32les fichiers ça ne sert à rien
41:33en tout cas
41:34ce ne sera pas forcément efficace
41:35qu'est-ce qu'il faudrait faire
41:36concrètement d'après vous
41:36je rappelle que vous aussi
41:37vous êtes avocat
41:38ce n'est pas de solution
41:40miracle en tout cas
41:41mais effectivement
41:43le problème
41:44c'est de ficher en amont
41:46ce n'est pas évident
41:47il faudrait surtout
41:49assurer un suivi très serré
41:50des personnes qui ont été condamnées
41:52déjà
41:53qu'on sache à chaque moment
41:54où savoir
41:55mais encore faut-il
41:56qu'ils soient condamnés
41:56dans le cas qui nous intéresse
41:58c'est bien ça le problème
41:59oui
41:59le problème aussi
42:01c'est qu'on ne traite pas
42:03les affaires
42:04avec suffisamment de stévérité
42:05suffisamment de sérieux
42:06dans ce cas-là
42:07j'allais dire
42:08il y avait déjà
42:09deux antécédents
42:10cette personne
42:11elle devait vraiment
42:12être surveillée
42:13plus que surveillée
42:15au moins auditionnée une fois
42:17oui
42:18elle n'a même pas été
42:18auditionnée une seule fois
42:19mais c'est ce que je vous indiquais
42:21la dernière fois
42:21que je vous ai eu
42:23au téléphone
42:24c'est qu'effectivement
42:25avant d'auditionner quelqu'un
42:27on essaye d'avoir
42:29une enquête relativement touchée
42:30oui oui
42:31ce qu'on disait tout à l'heure
42:31et d'avoir des éléments
42:32parce que
42:33vous n'avez que 48 heures
42:34en tout
42:35de garde à vue
42:36donc il faut les maximiser
42:37avec des éléments
42:39pour faire avouer la personne
42:40pour la faire craquer
42:41etc
42:42donc
42:43si vous n'avez rien
42:44si vous dites simplement
42:45ces paroles contre paroles
42:46ça ne va pas aller bien loin
42:47donc effectivement
42:48donc on
42:49mais le problème
42:50dans cette affaire-là
42:52c'est que c'était quelqu'un
42:53qui effectivement
42:54avait déjà eu
42:56deux ou trois affaires
42:58ou trois
42:59deux ou trois
42:59signalements
43:00en tout cas
43:00Jean-Luc
43:03bonjour
43:03Jean-Luc
43:04est-ce qu'on peut ouvrir
43:05le micro de Jean-Luc
43:06s'il vous plaît
43:07merci
43:08bonjour Jean-Luc
43:09oui bonjour
43:09bonjour à tous
43:11on a aussi
43:12comme avec Dominique
43:13échangé avec vous
43:14hier
43:15vous avez été
43:16je le rappelle
43:18directement
43:19confronté
43:19à toutes ces questions
43:20en tout cas
43:21de ces dysfonctionnements
43:23de la justice
43:23puisque malgré
43:24plusieurs plaintes
43:25que vous aviez déposées
43:27contre un homme
43:28multi-récidiviste
43:29votre femme a été
43:31assassinée
43:31c'est ça
43:33comment vous réagissez
43:34
43:35quand vous voyez
43:35les ministres
43:37réunis pour une réunion
43:38de crise
43:39quand vous voyez
43:39Emmanuel Macron
43:41annoncer qu'il y a eu
43:42un dysfonctionnement
43:43inacceptable
43:44ça me met en colère
43:46pourquoi
43:47ça me met en colère
43:47parce que moi
43:48ça fait
43:49ça va faire
43:50quatre ans
43:51que j'échange
43:52avec eux
43:55le seul
43:56qui a pris conscience
43:58de ces faits
43:59c'est
43:59monsieur Darmanin
44:00alors je ne suis pas
44:01pour monsieur Darmanin
44:02je ne suis pas de son parti
44:03donc je ne lui fais pas
44:04de publicité
44:05mais c'est le seul
44:06qui a réalisé
44:08qu'il y avait vraiment
44:09un problème
44:10qui essaye de faire
44:11des choses
44:14mais bon
44:14il est vraiment bloqué
44:15par sa hiérarchie
44:18monsieur Macron
44:19j'ai échangé
44:20avec l'Elysée
44:20donc ils sont très bien
44:21au courant
44:22depuis des années
44:23monsieur Attal
44:24j'ai échangé
44:25avec monsieur Attal
44:25madame Borne
44:26je veux dire
44:26j'ai échangé
44:27avec tous ces gens-là
44:28qu'est-ce qu'il faut faire
44:29d'après vous Jean-Luc ?
44:31moi déjà
44:31la parole d'un enfant
44:33un enfant
44:34il ne ment pas
44:34je veux dire
44:35un enfant ne peut pas inventer
44:36des atrocités pareilles
44:37ça c'est clair
44:40donc moi
44:41déjà
44:42dès les premiers faits
44:43les gardes à vue
44:44de 48 heures
44:45pour moi
44:45c'est inadmissible
44:46pour un trafiquant de drogue
44:47c'est 96 heures
44:48donc pourquoi
44:48pour un pédophile
44:50ou un violeur
44:51ou autre
44:51on n'est pas
44:5296 heures
44:53et même renouvelable
44:54je veux dire
44:54déjà
44:54pour approfondir
44:56l'enquête
44:56et puis pour les maintenir
44:59voilà
45:00il faut prendre
45:01dès les premières plaintes
45:02dès les premières condamnations
45:05la castration chimique
45:07parce qu'un violeur
45:08un pédophile
45:08restera toute sa vie
45:10un violeur
45:10un pédophile
45:11on sait très bien
45:12on sait très bien
45:12qu'un violeur
45:13beaucoup finissent par tuer
45:18et le fichier
45:19mais bien sûr
45:20moi j'ai appris
45:21dans une campagne
45:23un bailleur
45:24a donné un logement
45:25à une personne
45:26qui avait été agressée
45:28un agresseur sexuel
45:29qui a été condamné
45:30on lui a donné un logement
45:31à côté d'une école
45:32je veux dire
45:33donc à un moment
45:34je disais
45:35il faut arrêter
45:35il faut arrêter
45:37c'est une question de volonté
45:38Jean-Luc
45:39je vous coupe
45:39parce qu'on arrive
45:40au bout de l'émission
45:41mais merci beaucoup
45:42pour votre témoignage
45:43maître
45:44juste un mot
45:45on entend
45:45la justice
45:46il n'y a pas de moyens
45:47les juges disent
45:48qu'ils n'ont pas
45:48les moyens de travailler
45:49et c'est assez vrai
45:50vous aviez une solution
45:51assez concrète
45:52juste en 10 secondes
45:53j'ai deux solutions
45:54d'abord il faudrait plus de magistrats
45:55il y a beaucoup d'avocats
45:56qui voudraient faire la passerelle
45:57pour devenir magistrats
45:58et deuxième chose
45:59lorsqu'il y a des dysfonctionnements
46:01judiciaires du service public
46:02de la justice
46:03il faut assigner l'état
46:04pour faute lourde
46:05et j'appelle toutes les victimes
46:07qui sont victimes
46:08justement
46:08de dysfonctionnements
46:09au niveau du service public
46:11de la justice
46:11et toutes ces gens là
46:12le sont
46:13attaquer l'état au portefeuille
46:14je suis désolée de le dire
46:15mais c'est la seule chose
46:16qui fait bouger
46:16en général les situations
46:18merci beaucoup
46:18maître Serra
46:19d'avoir accompagné
46:20d'avoir échangé
46:21avec les auditeurs
46:21merci à tous
46:22je m'excuse auprès d'Evelyne
46:24dans un tout petit instant
46:25l'heure du crime
46:26merci à tous
46:26merci à tous
46:26merci à tous
46:26merci à tous
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