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  • il y a 9 heures

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00:02Mon gaillard, cette fois nous te tenons, et tu vas t'expliquer, monsieur Blas de Moguerre.
00:07Vous croyez que l'on peut de la sorte se moquer impunément du droit de France ?
00:10Traître, pour qui travailles-tu ? D'où viens-tu ? Que sais-tu ? Où est le contrat ?
00:15Pourquoi t'es-tu passé pour moi ? Dis-le aussi, cela m'intéresse prodigieusement.
00:19Sire, monsieur d'Artagnan, laissez-moi respirer, je répondrai à vos questions, si je peux.
00:23Si tu tiens à la vie, Mordius.
00:25Je vous conseille même de tout dire, mon ami.
00:26Oui, le capitaine d'Artagnan a des réflexes rapides et une patience aussi limitée que la mienne, si vous ne
00:32le savez pas encore.
00:33Sire, je connais monsieur d'Artagnan. Lui ne se souvient sans doute pas de moi. Las Floridas.
00:41Las Floridas ?
00:42Oui, Las Floridas. C'était mon nom autrefois.
00:45Un des capitaines désormistes, au temps du soulèvement de Bordeaux, cela ne vous rappelle rien ?
00:50Vous êtes arrivé dans notre camp un jour, déguisé en ermite, et j'étais assez stupide pour vous faire confiance
00:55et vous donner mon amitié.
00:57Un mois plus tard, vous nous faisiez tomber dans une belle embuscade et désormiste, il n'a plus été question.
01:01Je me souviens de cette affaire.
01:03Oui, le cardinal m'avait même obligé à porter la barbe pour faire plus authentique.
01:07Depuis ce jour, j'ai juré de me venger dès que je pourrais.
01:10Et c'est pour cela que vous vous faites passer pour d'Artagnan ces derniers temps ?
01:13Oui, sire.
01:15Depuis mon retour d'Espagne, j'ai appris que M. d'Artagnan avait une place en vue à la cour.
01:20J'ai voulu ternir un peu sa réputation.
01:22Il avait bien trahi mon amitié, lui.
01:24Tu paieras cher tes outrages et tu m'en rendras raison !
01:27Attendez, d'Artagnan.
01:29Cet homme ne vous a pas encore tout avoué.
01:31Tu reviens d'Espagne, dis-tu.
01:33Que faisais-tu là-bas ?
01:34Qu'as-tu fait du contrat ?
01:35Comment l'as-tu pris ?
01:36Qui t'en a donné l'ordre ?
01:38Sire, je ne peux pas tout dire, mais je vais vous avouer la vérité.
01:41C'est vrai, j'ai tenté de m'emparer du document.
01:44Et quand Mademoiselle de Beauvilliers m'a fait forcer le tiroir, le document avait déjà disparu.
01:48N'est-ce pas exact, M. d'Artagnan ?
01:49Exact.
01:50Pourquoi alors t'aurais-t-elle fait venir ? Car c'est bien elle qui t'a appelé.
01:53Tu ne peux pas le nier. N'est-ce pas exact, d'Artagnan ?
01:55Exact.
01:56Oui, c'est elle qui m'a convoqué.
01:58Elle avait dû préparer son coup avant.
02:00Appris s'enfuir elle-même.
02:02Mais votre retour a tout gâché car j'ai réussi à m'enfuir.
02:04Moi aussi.
02:05C'est trop facile d'accuser les autres.
02:08Et j'ai l'impression que vous vous moquez de nous, M. Blas.
02:11Mademoiselle de Beauvilliers nous a avoué elle-même qu'elle était votre complice
02:15et qu'elle vous avait rencontré chez l'ambassadeur d'Espagne, votre maître à tous les deux.
02:18N'est-ce pas exact, d'Artagnan ?
02:19Exact.
02:21Sire, Mademoiselle de Beauvilliers n'est pas ma complice.
02:23C'est elle qui travaille pour l'Espagne.
02:25Elle, pas moi.
02:26Tout à l'heure, au risque de ma vie, je n'ai pas hésité à tenter d'entrer dans le
02:29bureau du cardinal.
02:30N'est-ce pas exact, M. d'Artagnan ?
02:31Exact.
02:32C'était pour la questionner, justement, et savoir la vérité.
02:36Vous dites que Mademoiselle de Beauvilliers travaille pour l'Espagne et pas vous.
02:40Pourquoi voulez-vous qu'on vous croie ?
02:41Où l'avez-vous rencontré, Mademoiselle de Beauvilliers, M. Blas de Moguerre ?
02:45Chez l'ambassadeur d'Espagne, sire.
02:47Il y a longtemps ?
02:48Quelques semaines.
02:50Qui faisiez-vous vous-même ?
02:53J'y cherchais des renseignements, sire.
02:55Vous avouez donc que vous vous occupiez de politique ?
02:57Oui, sire.
02:58Et même que vous êtes un espion ?
03:00Oui, sire, mais pas un espion espagnol.
03:03Venant de la cour d'Espagne, ayant vous entré chez l'ambassadeur espagnol, vous ne pouvez être qu'un espion
03:08français, assurément.
03:10Pas exactement, sire.
03:11Anglais, peut-être ?
03:12Non, sire.
03:13Allemand, alors ?
03:14Non plus, sire.
03:15Hollandais, sans doute.
03:16Non, sire.
03:18Un espion du pape ? Pourquoi pas ?
03:19Oh, non, sire.
03:21Vous travaillez pour vous, quoi. Votre compte, c'est tellement mieux.
03:24Non, sire.
03:25Mais pour qui, alors ?
03:26Dieu me dinde, j'enrage, et tu commences à m'échauffer les seins.
03:29Non, attends.
03:33Ne travaillerais-tu pas pour le cardinal, par hasard ?
03:35Cela expliquerait bien tes scrupules.
03:37Le cardinal ne badine pas avec ses gens.
03:39Allons à vous, cela va te coûter cher.
03:44Sire, je vous donne ma parole d'honneur que je ne suis pas un espion du cardinal, que je n
03:47'ai pas le document, et que mademoiselle de Beauvilliers travaille pour l'Espagne et pour moi.
03:51Épargnez-moi d'en dire davantage, je vous en supplie, sire.
03:53Oh, non, que quand tu diras tout, tu vas avouer, quelles que soient tes craintes.
03:57Je vous en conjure, sire, je ne peux plus rien dire.
03:59Tu parleras, chien, ou sur ma foi, j'ordonne à D'Artagnan de te couper la gorge immédiatement.
04:03Sire, de grâce.
04:04Il le fera, D'Artagnan exact.
04:05Exact, sire.
04:06Quel est ton complice au Louvre ? Avons à vous, où tu es mort.
04:11Sire, c'est vous qui l'aurez voulu.
04:13Mais par pitié, soyez seul à m'entendre.
04:15Éloignez-vous, capitaine.
04:23Sire, c'est pour la reine, votre mère, que je travaille, et que j'ai tenté vainement de m'emparer
04:28du document.
04:29La reine ? Ma mère ?
04:32Oui, c'est.
04:37Aramis, sur ordre du roi, a remplacé Portos avec vision de protéger le cardinal.
04:45Le cardinal a cru bon d'augmenter sa protection.
04:50Blas de Moguer médite au cachot des inconvénients qu'il y a à trahir.
04:57Anne d'Autriche, la reine, commence à entendre les violents reproches de son fils le roi.
05:02D'Artagnan a reçu pour ordre de s'assurer, coûte que coûte, de la personne de Mademoiselle de Beauvilliers.
05:11Et pendant ce temps-là, Aramis fait toujours les 100 pas devant la porte du bureau de Mazarin.
05:29Vous êtes encore là, monsieur Aramis ?
05:32À votre service, éminence.
05:35Vous savez, cher monsieur Aramis, c'est très aimable au roi, et à vous-même d'assurer aussi ma protection,
05:40mais il ne faut pas vous tracasser, voyez.
05:43J'ai mes gardes personnelles. Si vous avez autre chose à faire, vous pouvez disposer.
05:47Votre éminence est trop aimable.
05:50Ou que je ne vous ai peut-être pas assez remercié tout à l'heure pour le vaillant esprit d
05:55'initiative que vous avez montré en empêchant ce Blas de Moguer d'entrer ici.
06:00Mais maintenant, il n'y a plus rien à craindre, Diogradia.
06:02J'en suis fort heureux, éminence.
06:05Fort heureux, fort heureux.
06:09Savez-vous, cher monsieur Aramis, que cette mademoiselle de Beauvilliers m'en apprend de belles sur le réseau d'espionnage
06:19espagnol en France ?
06:21Il y a tellement de noms et de noms célèbres que j'en suis tout avasourdi.
06:26J'interromps de temps en temps l'interrogatoire, au moins pour la laisser se reposer que pour m'en remettre
06:31moi-même.
06:32C'est stupéfiant.
06:34En vérité, monsieur le cardinal.
06:39Venez ça.
06:44Vous n'êtes pas lié à la famille d'Aramis de Mortagne, au moins.
06:47En aucun cas, monsieur le cardinal. Ma famille meurt avec moi.
06:50Non, je n'ai pas de parents, hormis quelques cousines confites en dévotion au fond de leur couvent.
06:55Tant mieux, parce que ces Aramis-là sont bien compromis et ils ne sont pas les seuls, mon ami.
07:01Quel scandale ! Quand je vais faire arrêter tout ce beau monde, hein ?
07:05Mais c'est la fronde qui recommence.
07:06Oui, on a voulu reconstituer la fronde.
07:08Oh, pauvre Odi, mais toujours me battre, toujours louter, là.
07:13Votre éminence est habile, elle vaincra, cela est sûr.
07:16Mais pourquoi, à votre avis, monsieur Aramis, ce sont donc toujours les femmes qui m'attaquent le plou et conspirent
07:22à me nuire ?
07:23Mais que l'air ai-je fait ? Cette Beauvilliers, la Duchesse d'Humaine, la Comtesse de Chinon, Madame de
07:32Val d'Or, hein ?
07:34Un diable, hein ?
07:36La Marquise de Mont-Désir, Mademoiselle de Gentiane, Madame de Cahousac, hein ?
07:45Diable, diable !
07:47Madame de La Force, Madame des Essars, Madame du Bosque, Madame de l'Églodière, hein ?
07:55Diable, diable, diable !
07:56Anne de Saint-Laurent, Isabelle de la Grève !
08:01Isabelle de la Grève, dites-vous, mais comment, est-ce possible ?
08:04Comment c'est possible ? Mais demandez-le vous-même à Mademoiselle de Beauvilliers.
08:08Isabelle de la Grève, oui, oui, oui, monsieur Aramis.
08:12Pourtant, cette petite, on lui aurait donné le bon Dieu sans confession, non ?
08:15Oh, alors, tout ça, c'est bien triste.
08:17Et ce n'est pas fini, il faut que j'y retourne, excusez-moi.
08:21Oh !
08:23Monsieur Aramis, je vais vous demander encore un petit service.
08:27D'ici une heure, voudriez-vous bien, sous bonne escorte, conduire Mademoiselle de Beauvilliers au Châtelet ?
08:33Hein ?
08:34Je vous ferai délivrer un ordre de crou, le roi en sera prévenu.
08:37Oui, votre éminence.
08:38C'est cela même, votre éminence.
08:49Une heure.
08:54Je devrais avoir le temps
08:56de la mettre en lieu sûr.
09:00Oui.
09:06Je pensais bien que ces mousquetaires, ils ont tous une amoureuse au Louvre.
09:10Mais pour trouver le nom de celle de celui-ci, oh là là !
09:13De monsieur Aramis ? C'est Isabelle de la Grève.
09:15Vous le saviez, vous, Père Banco ?
09:17Depuis peu, monsieur Aramis est un homme très secret.
09:19Bon, c'est bien, allez maintenant et ne bougez plus de province.
09:23Milano !
09:24Éminence, vous protégerez madame et la conduire, elle vous indiquera.
09:29Si.
09:30N'est le plus grand des secrets, Capici ?
09:32C'est...
09:33Elle est disparaissée.
09:45Oh, non, non, non, non, non, non, non, non !
09:50Qu'est-ce qu'il y a, éminence, des ennuis ?
09:52Puis-je me mettre de nouveau à votre service ?
09:54Non !
09:55Non ?
09:56Ah, bon.
09:58C'est curieux, je ne vois pas mon ami Aramis.
10:00Vous ne l'auriez pas vu par hasard.
10:04Déhors.
10:05Il est dehors.
10:07Tous les mousquetaires, ils sont dehors.
10:09Allez voir dehors !
10:11Déhors !
10:11Déhors !
10:12Déhors !
10:16Qu'est-ce que je lui ai fait ?
10:18Il est malade.
10:20Alors c'est comme ça que vous obédissez aux ordres ?
10:22Encore heureux que j'arrive à temps.
10:23Non !
10:24Le roi exige que je lui ramène la Moselle de Beauvilliers immédiatement.
10:27Même si le cardinal s'y oppose, immédiatement, vous l'entendez ?
10:29Je lui dis que le cardinal m'a chargé de la conduire moi-même au Châtelet dans une heure.
10:32Je ne veux pas le savoir, Aramis.
10:33Ça fait toute poc de moi, non ?
10:35Depuis quand crois-tu à la parole du cardinal ?
10:38Au vous, ça va, hein ?
10:39Je m'explique avec mes camarades.
10:43Compris ?
10:44Enfin, écoute, Aramis, demande à Porto si j'ai raison.
10:47Tu as sans doute raison, D'Artagnan, mais il faut comprendre.
10:49Ce n'est pas sa faute, le cardinal.
10:51Le pauvre, on m'est entouré d'incapables.
10:53Il faut bien qu'il nous ruse un peu.
10:55Ah bon, j'ai compris.
10:56Vous êtes soudainement devenu fou.
10:59Quoi qu'il en soit, je dois ramener la Moselle de Beauvilliers.
11:00Un point, c'est tout.
11:01Je la ramène, voilà.
11:04Écartez-vous, vous autres.
11:09Ici le capitaine D'Artagnan,
11:10qui prit simplement sur l'éminence de lui remettre la Moselle de Beauvilliers immédiatement.
11:13Le roi veut lui parler, de toute urgence.
11:15Oh, c'est vous, M. D'Artagnan, que je suis heureux de vous entendre.
11:20Avez-vous retrouvé ce blas de mogouère, ou bien s'est-il évaporé là, comme les autres fois ?
11:24Je l'ai retrouvé, éminence.
11:26Et il a fait des aveux complets.
11:28Parfait, parfait.
11:28Et en conséquence, le roi veut voir Moselle de Beauvilliers immédiatement.
11:31Parfait.
11:32Bon, je vous demanderai seulement un tout petit moment.
11:35Alors, deux minutes, excellence.
11:36Le roi est fort courtois, mais il le saurait attendre davantage.
11:39Le cardinal, je veux voir le cardinal.
11:42Venez vite, M. le cardinal.
11:43Alors, conseil, conseil, qu'est-ce qu'il y a à quoi ?
11:45Oh, éminence, le roi est dans une collègue épouvantable.
11:48Il est en train de faire une scène terrible à la reine, sa mère.
11:51Il l'accuse de l'avoir trompée, abusée, de s'être méfiée de lui,
11:54de l'avoir fait surveiller, espionner.
11:57Il l'accuse de se mêler de ce qui ne la regarde plus.
11:59Les affaires d'État sont les affaires du roi, crie-t-il.
12:01Mon mariage ne regarde que moi et la France.
12:04Il a donné ordre qu'on tienne près un carrosse
12:07et il menace sa mère
12:08si elle ne lui raconte tout de l'envoyer en exil sur l'heure.
12:11La reine est complètement affolée.
12:13Elle pleure et ne cesse de répéter
12:14« Mon fils, mon fils ! »
12:16Oh, venez, éminence, je vous en supplie, venez.
12:18J'arrive subito.
12:19Il faut absolument que j'empêche ce jeune fou
12:21de commettre des maladresses et qu'il reconnaîtra.
12:23Allez, madame, je vous souviens.
12:25Ah non, M. le cardinal.
12:26Puis-je disposer de mademoiselle de mobilier ?
12:27Oh, vous, vous voyez bien ce qui se passe, non ?
12:30Tout à l'heure, monsieur.
12:30Non, non, non, plus de tergiversation.
12:32Le roi a dit immédiatement...
12:33Attendez, mon retour !
12:34Je n'en ai pas pour longtemps.
12:36Mademoiselle de Beauvilliers ne va pas disparaître, non ?
12:39Milad !
12:40Monsieur le cardinal.
12:42Milad !
12:44Taille d'entre et on l'achère à rougir.
12:45Si, excellent.
12:46À tout à l'heure.
13:15Voulez-vous que je vous dise, messieurs ?
13:19Le cardinal, ce gredin de Sicile, se paye votre tête.
13:24Et quand je dis, se paye votre tête, je suis généreux.
13:27Car en fait, il se l'offre pour pas cher.
13:29Avare comme il est.
13:33Il faut dire aussi que des têtes d'abrutis pareilles,
13:35ça ne vaut pas cher sur le marché.
13:39Eh bien quoi, vous êtes complètement idiotisés,
13:41crétinisés, abassourdis ?
13:42Stupide brut-aïeulie !
14:11Lieutenant Milane, s'il vous plaît.
14:15Qu'est-ce que c'est ?
14:17C'est le lieutenant Aramis, des mousquetaires du roi.
14:20Et que désirez-vous, messieurs ?
14:22M'assommé encore une fois ?
14:24Oh, pas du tout, monsieur.
14:26Non seulement vous signalez que vos gardes ont déserté leur poste.
14:30Mes gardes ?
14:35Oh, Dieu, voilà ces coquins sont-ils passés !
14:37Je les ai renvoyés, monsieur, oui.
14:40D'ailleurs, je les ai entendus se plaindre de vous.
14:42Et dire que vous étiez un fameux couard,
14:45l'âme damnée du cardinal,
14:47qui est lui-même, soit dit en passant,
14:49un fiéfait coquin,
14:50un homme plus habile à tirer le poignard que l'épée.
14:55Ce n'est pas vrai, messieurs.
14:58Vous voulez décidément que j'aimais fâche ?
15:02Non.
15:03Non, bien sûr, ça n'est pas vrai.
15:05Eux n'ont rien dit de tout ça.
15:07C'est moi qui le dis.
15:09Là, comme ça, vous êtes contents, ça vous suffit.
15:13Mais, vous êtes subitement devenu fou, messieurs, non ?
15:17Certainement pas, monsieur.
15:20Mais, vous m'insultez, alors ?
15:22Mais, certainement, monsieur.
15:24Et c'est même, comme on dit à Milan, la verità pur.
15:28Grossi personaggi !
15:41Oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh !
16:00Oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh, oh !
16:19Allez, allez, allez, allez !
16:23Vous allez me dire, coupez à l'béricieux !
16:25Allez !
16:48Sous-titrage MFP.
17:22Sous-titrage MFP.
17:25...
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