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  • il y a 31 minutes
Ane Aanesland, cofondatrice et directrice générale de ThrustMe, était l'invitée de Sandra Gandoin dans French Tech, ce jeudi 23 avril. Elle a notamment expliqué les particularités de leurs technologies destinées aux petits satellites très proches de la Terre et leur développement à l'international, dans Good Morning Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00La French Tech, nous recevons avec Anthony Morel, Anne Anneslande, cofondatrice et PDG de Trust Me.
00:06Vous avez raison parce que j'ai mal prononcé tout à l'heure, Anthony, vous m'avez corrigé.
00:09C'est ça, c'est pas du tout la même chose. Bonjour Anne, ravi de vous recevoir sur ce plateau.
00:14Alors oui, Trust Me, c'est de la propulsion de satellites, on est dans le spatial aujourd'hui.
00:20Expliquez-nous ce que vous faites concrètement.
00:22Oui, donc Trust Me est une start-up ou plutôt un scale-up dans l'industrie spatiale.
00:26On est expert sur le système de propulsion pour les satellites de petite taille qui est autour de la Terre,
00:34très proche de la Terre, pour des constellations qui font l'observation de la Terre ou les communications.
00:42Et alors la particularité de votre technologie, c'est que vous propulsez ces satellites, mais en n'utilisant pas les
00:48gaz qui sont habituellement utilisés.
00:50Donc je crois que c'est le xénon et le krypton, c'est ça ?
00:53Oui, c'est ça.
00:53Et donc vous utilisez de l'iode. Vous nous expliquez, parce que moi je connaissais l'iode dans l'eau
00:58de mer, mais je ne savais pas qu'on pouvait propulser des satellites avec ça.
01:01Et l'iode dans le sel qu'on peut manger.
01:02Et dans le sel, bien sûr.
01:04Oui, donc l'iode, c'est en fait un substance qui est très très intéressant parce que c'est le
01:08cristal de sel, mais qui, quand on chauffe, sublime directement le gaz.
01:13Donc on passe à un état solide à un état gazeux sans passer par le liquide.
01:20Donc ça veut dire que dans l'espace, on peut utiliser les technologies qui, avant, utilisent le gaz, comme xénon,
01:26qui est très cher et très rare, avec l'iode.
01:30Et il est stocké comme solide. Donc sur Terre, il n'y a pas de pression et donc pas de
01:37risque d'explosion.
01:39Ah oui, c'est le gros avantage, c'est qu'il n'y a plus de risque d'explosion.
01:41Parce qu'il y a eu des cas de satellites qui explosaient et c'était en fait à cause de
01:45ces gaz et de leur inflammabilité, j'imagine.
01:49C'est ça, c'est la pression qui fait que ça risque d'exploser. Donc c'est beaucoup plus cher,
01:56moins cher, et aussi stocké très dense.
02:01Donc les volumes aussi prennent beaucoup moins de place par rapport à les gaz.
02:07Thrust Miss a été créé en 2017. Où sont fabriqués vos propulsions ? Vous en avez fabriqué combien jusqu'ici
02:14?
02:14Jusqu'à ici, on a fabriqué plus de 300 systèmes. On livre aujourd'hui à 70 satellites qui sont autour
02:25de la Terre aujourd'hui.
02:27Et dans 18 mois, on a plutôt 350 satellites qui ont fourni le système de propulsion, qui sont tous les
02:37différents acteurs du monde entier.
02:40Donc c'est tout petit, ça fait quoi comme taille, en fait, que vous disiez, ça prend beaucoup moins de
02:44place qu'un moteur classique ?
02:44En fait, nos systèmes font 10 par 10 par 10, c'est un petit cube.
02:49De 10 cm par 10 cm ? Ah oui, incroyable. Alors que c'est plus petit, ça coûte moins cher.
02:54Mais alors là, pour le coup, si on vous écoute, c'est une révolution pour...
02:57Et en plus, c'est meilleur.
02:58Voilà, il n'y a rien à dire. Ça veut dire que c'est une révolution pour l'ensemble du
03:02new space et du spatial, en fait.
03:04C'est pour ça qu'Emmanuel Macron vous a pris avec lui au Japon, en réalité.
03:07Vous avez signé, finalement, ce projet d'équiper 40 satellites japonais pour un montant supérieur à 10 millions d'euros.
03:16Oui, c'est ça.
03:17Oui, comment s'est passé ce voyage ? Ça s'est bien passé.
03:19C'était bien passé, il est déjà rentable.
03:22Donc oui, le marché japonais, c'est un marché assez important.
03:26On ne parle pas beaucoup de marchés d'autres que des États-Unis, de Chine et de Russie.
03:33Mais il y a d'autres acteurs qui sont très importants, notamment le Japon, qui a une excellence technologique très
03:41importante.
03:42Donc pour nous, rentrer dans un marché japonais et faire l'expert vers le marché japonais, on est très fiers
03:51de ça.
03:51Oui, mais est-ce qu'on pense à des acteurs comme Starlink, des acteurs qui ont des constellations aujourd'hui
03:57de satellites,
03:58de milliers, de dizaines de milliers de satellites, et il y en aura encore beaucoup plus probablement dans les années
04:02qui viennent.
04:03Ça pourrait les intéresser, j'imagine, ce genre de technologie ? Est-ce que vous êtes en discussion avec eux,
04:07potentiellement ?
04:08On est plutôt en discussion avec tous les compétiteurs.
04:12En fait, aujourd'hui, on est dans un marché avec les satellites plus petits que Starlink et des autres grosses
04:21constellations de communication.
04:23On est plutôt dans le marché observation de la Terre.
04:27Mais on est en train de développer les systèmes pour notamment ces types de satellites plus grandes.
04:33Et c'est là que le prix de iode par rapport à Xenon vient très très important.
04:39Oui, c'est là que ça va se voir effectivement dans le business model.
04:44Du coup, vous allez évidemment doubler vos effectifs avec toutes ces commandes.
04:46Ce n'est pas possible, vous allez pouvoir assurer la demande.
04:49Vous allez recruter quel type de profil ?
04:52On recrute en ce moment, on double la taille d'effectifs, on double la taille de production aussi.
05:00Donc aujourd'hui, on est en train de recruter 60 personnes qui sont tous les différents domaines de chercheurs et
05:08d'ingénieurs au niveau.
05:11Et aussi tous les techniciens qui vont fabriquer et qui vont produire nos systèmes ici près de Paris.
05:18Donc on a besoin de tous les différents acteurs.
05:23On est très divers dans le recrutement.
05:26Et votre technologie, elle est vraiment conçue pour le vide spatial ?
05:29Ou est-ce qu'elle pourrait être adaptée à des moyens de locomotion terrestre ?
05:33Ou c'est vraiment que pour l'espace ?
05:34C'est que pour l'espace, pour notre technologie.
05:37Le pouce est tellement faible que c'est vraiment un petit souffle.
05:42Mais est-ce qu'on peut imaginer, parce qu'on parle beaucoup de missions habitées sur la Lune par exemple,
05:47est-ce que ça pourrait servir par exemple aux futurs véhicules qui circuleront sur la Lune ?
05:51Ou c'est vraiment que dans le vide spatial ?
05:53Il y a certaines applications sur la surface de la Lune qui peuvent effectivement être intéressantes.
05:59Mais ce n'est pas pour décoller ou voler sur la surface de la Lune.
06:02Mais il y a d'autres applications qu'on peut envisager sur la surface de la Lune un jour.
06:10Évidemment, on en reparlera à Neslande, confondératrice et PDG de Thrustme dans la French Tech aujourd'hui.
06:16On a beaucoup recruté aujourd'hui dans la tech.
06:19Il y a beaucoup d'annonces de recrutement.
06:21On crée de l'emploi ce matin.
06:22On crée de l'emploi, exactement.
06:23Vous avez raison de le dire.
06:24Merci beaucoup d'être venu ce matin.
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