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  • il y a 2 jours
Ce mercredi 10 juin, Sophie Chauvellier, gérante, recherche économique et allocation d'actifs chez Dorval Asset Management, et Alain Bokobza, responsable de la stratégie d'allocation d'actifs de Société Générale CIB, se sont penchés sur SpaceX qui prévoit de fixer le prix à 135 dollars par action pour son introduction en Bourse ce vendredi 12 juin, la tendance des marchés qui semblent se diriger vers une forte correction, les valeurs tech qui connaissent une semaine historique, ainsi que les marchés boursiers en Europe et aux États-Unis, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:00BFM Bourse, le club de la bourse.
00:03Nos experts du club, ils viennent de nous rejoindre.
00:06Alain Bocobzard, responsable de la stratégie d'allocation d'actifs de Société Générale CIB.
00:09Bonsoir Alain.
00:10Bonsoir Guillaume.
00:11Ravie de vous retrouver.
00:12Sophie Chauvelier aussi est avec nous, gérante pour Dorval Asset Management.
00:16Bonsoir Sophie.
00:17Bonsoir.
00:17Ravie de vous retrouver l'un et l'autre.
00:19On va parler de la Banque Centrale Européenne demain qui devrait relever ses taux.
00:22Seras-ce ou ne seras-ce pas une erreur de politique monétaire ?
00:25Alain, vous devrez répondre.
00:26D'abord, un mot de SpaceX quand même.
00:28Parce que c'est dans deux jours que SpaceX fera ses premiers pas sur le marché américain.
00:33Vous irez Sophie ?
00:35Il faudra y aller, même en se bouchant le nez, c'est pas grave.
00:37Est-ce qu'il faudra y aller et investir dans SpaceX ?
00:39Non, pas nécessairement.
00:40Il ne faudra pas nécessairement y aller.
00:44On va voir effectivement.
00:45Je pense que pour moi, c'est une introduction qui est très très emblématique.
00:49Ce n'est pas une simple introduction en bourse.
00:51C'est la plus grosse introduction en bourse de tous les temps.
00:55Alors qu'il soulève beaucoup de questions, et notamment du côté des gestions passives.
00:59Puisqu'on sait que d'ores et déjà, SpaceX n'entrera pas au S&P 500 avant un certain temps.
01:07Peut-être au Nasdaq.
01:09Comment est-ce que tout ça va être traité ?
01:10Nasdaq y sera dans 15 jours.
01:12Aujourd'hui, j'ai regardé un petit peu les métriques qui sont annoncées pour le moment,
01:17avec une fiabilité qui n'est pas parfaite,
01:21mais l'émission serait 3,5 fois sursouscrite,
01:27ce qui ne me paraît pas énorme, au fond.
01:29L'appétit ne paraît pas si incroyable.
01:33Je me serais attendue, au regard notamment du battage qui a été fait,
01:37du rôle de gourou, d'Hélène Mosque, etc.
01:40Je me serais attendue, peut-être à un appétit un peu plus prononcé.
01:43D'autant que le montant annoncé, 75 milliards, n'est pas si gigantesque que ça en plus.
01:48In fine, c'est assez petit.
01:49Ça veut dire qu'il y a 20 milliards d'intérêts sur le marché,
01:51grosso modo, un peu plus de 20 milliards d'intérêts.
01:53Ce n'est pas spectaculaire, entre guillemets, je trouve.
01:56On parle de montant très substantiel.
01:59Mais rapporté à la capitalisation des grandes boîtes,
02:02des grandes entreprises du S&P 500, des NVIDIA, des machins,
02:05ce n'est pas spectaculaire.
02:09Pour moi, c'est un petit peu le reflet d'une forme d'exubérance du moment.
02:16Les valorisations qui sont annoncées sont des valorisations
02:20qui intègrent beaucoup d'espoir,
02:24qui se matérialiseront ou pas.
02:27Vous les comprenez, ces espoirs ou pas ?
02:30Parce que c'est vrai, SpaceX, c'est beaucoup de métiers différents.
02:33Il y a les fusées qui partent, il y a Starlink, il y a plein de choses dans SpaceX.
02:37Il y a des choses qui sont très tangibles, des métiers qui existent, qui fonctionnent,
02:41qui pourraient effectivement continuer à se développer,
02:43notamment sur toute la partie réseau téléphonique, etc.
02:47Donc là, il y a des choses très très tangibles, très concrètes,
02:49avec des parts de marché à gagner aux Etats-Unis, etc.
02:51Et ces différentes activités peuvent interagir entre elles ?
02:53Voilà, mais ça ne justifie pas la valorisation qui est aujourd'hui proposée.
02:58Mais bon, c'est un saut dans le futur.
03:00Je dirais qu'entre guillemets, c'est bien dans l'esprit des marchés aujourd'hui
03:03de faire un saut dans le futur.
03:05On fait tous les jours un saut dans le futur de l'IA,
03:07en imaginant ce que pourrait être...
03:09Donc c'est vraiment, c'est ce que je veux dire,
03:12par refléter l'esprit du moment, entre guillemets.
03:15Avec une certaine exubérance.
03:16Avec une certaine exubérance.
03:18Alors rationnelle ou pas, entre guillemets, c'est la grande question,
03:21mais une certaine exubérance qu'on peut observer
03:24sur tous ces thèmes technologiques qui portent pour le marché.
03:27On passe sur la demande, vous le disiez,
03:29les chiffres qui circulent actuellement,
03:30c'est une demande 3 fois et demi supérieure à l'offre,
03:33ce qui est bien, mais ce qui n'est pas non plus gigantesque.
03:34Mais pour une émission de 75, voilà.
03:36Oui, mais sachant qu'il y a d'autres appels à capitaux sur le marché,
03:38il va y avoir Anthropie qui doit arriver,
03:39l'introduction en bourse d'Open AI,
03:41Alphabet qui veut lever, qui lève 85 milliards de dollars en action aussi.
03:45Les investisseurs sont très sollicités là,
03:47donc peut-être qu'on en garde de côté pour les autres.
03:49C'est possible, c'est possible, tout à fait.
03:51Bon, c'est très intéressant, on suivra ça à l'émission,
03:54journée spéciale vendredi sur BFM, bien évidemment.
03:57Ça va faire beaucoup de nouvelles actions sur le marché.
03:59On sort d'une vingtaine d'années où, au contraire,
04:01le nombre d'actions s'était raréfié.
04:02Il y a eu beaucoup de rachats d'actions tout au long des dernières années,
04:04ce qui a mécaniquement, quasiment mécaniquement,
04:06contribué à faire monter le marché.
04:07Là, s'il y a au contraire beaucoup plus d'actions d'un coup,
04:09est-ce que mécaniquement, ça va être plus dur pour le marché de monter ?
04:15Non, pas nécessairement.
04:17Peut-être que le marché attirera davantage d'épargne.
04:19Ça dépend de la proposition de valeur.
04:21Encore une fois, c'est vraiment une question de proposition de valeur,
04:24de valorisation, d'attractivité,
04:29des supports d'investissement qui sont proposés.
04:32Et alors, hier, François Monnier était ici et nous disait
04:34« Cette introduction en bourse de SpaceX,
04:36elle nous envoie un reflet à nous, Européens et Français particulièrement,
04:39particulièrement cruels. »
04:40Pourquoi ?
04:41Parce que SpaceX, c'est une gigantesque pompe à attirer des capitaux internationaux.
04:45L'IPO est ouverte aux particuliers du monde entier.
04:49Tandis qu'ici en Europe et particulièrement en France,
04:51déjà, il y a très peu d'IPO.
04:52Et quand il y en a, on restreint l'accès des particuliers au début.
04:55Et donc, voilà, on se plaint tout le temps de la fuite des capitaux,
04:57sauf que quand nos entreprises veulent ce côté,
04:59on restreint l'accès des particuliers.
05:01SpaceX, au contraire, appelle les particuliers du monde entier.
05:04Oui, alors ça, c'est…
05:05Ça nous renvoie un reflet de nous-mêmes assez cruel quand même.
05:08SpaceX est plus opportuniste.
05:09et va attirer logiquement les capitaux, nos capitaux.
05:11Et on se plaindra de la fuite des capitaux à nouveau,
05:13alors qu'on ne fait rien pour les garder sur notre territoire.
05:15En tout cas, quand il y a des IPOs ici,
05:16on ne fait rien pour faciliter l'accès des particuliers.
05:19On parle d'une…
05:21Effectivement, mais on parle d'une société emblématique,
05:24d'un personnage emblématique.
05:27À ma connaissance, on n'a pas d'équivalent européen.
05:33Ah, on devrait chercher, tiens.
05:35On ne l'a pas trouvé.
05:36Il y en a beaucoup qui cherchent, mais qui ne trouvent pas.
05:40Bon, bref, je ne vais pas m'emmêler les pinceaux trop longtemps là-dessus.
05:42Et qu'est-ce que ça dit de l'état de la tech ?
05:43Parce qu'on va élargir, bien sûr, SpaceX dans deux jours,
05:46dans un marché, dans un secteur de la tech en ébullition.
05:49C'est vraiment le sujet.
05:51C'est-à-dire qu'aujourd'hui, le sujet…
05:53SpaceX s'introduit au plus haut.
05:54Oui, potentiellement.
05:56Le plus haut, on ne sait pas.
05:57En tout cas, potentiellement le plus haut récent.
06:00La question est, bulle ou pas bulle,
06:02quelque part, où est-ce qu'on en est sur cette trajectoire des marchés ?
06:04Si on regarde quelque chose, un critère juste très objectif,
06:07qui est l'indicateur Bloomberg de l'intelligence artificielle,
06:11puisque l'exubérance qu'on observe effectivement dans le secteur de la technologie,
06:14c'est le déploiement de l'intelligence artificielle
06:17et la construction des infrastructures.
06:20Ce secteur se payait,
06:22donc cet indicateur se payait,
06:24qui est un groupe d'entreprises qui sont la chaîne de valeur,
06:28se payait 28 fois l'année dernière.
06:31On a eu une correction en début d'année.
06:32On est tombé, on parle de prix sur les résultats.
06:35On est tombé à 18 fois,
06:37et aujourd'hui, on se paye 22 fois.
06:39Donc, du point de vue stricto sensu,
06:41de la valorisation instantanée,
06:43instantanée, je dis ça parce que je vais dire autre chose après,
06:46instantanée,
06:47on ne peut pas parler d'exubérance en termes de valorisation.
06:50En revanche,
06:51et bon, là c'est un peu triché aussi,
06:54mais si on devait corriger du cycle,
06:56c'est-à-dire que là, quand on fait ça,
06:59on se dit, bon, ben voilà, on tire un fil,
07:00quelque part, on tire un trait.
07:01Si on devait corriger du cycle,
07:03alors les valorisations ne sont plus du tout les mêmes,
07:05et avec le fameux PE de Chiller,
07:07si ça pouvait s'appliquer,
07:08on serait plutôt à 100 fois.
07:09Donc, on ne parle pas de la même chose.
07:11Mais donc, ce que traduit cette exubérance,
07:13cette exubérance appuie sur quelque chose de tangible,
07:16c'est-à-dire l'accélération de la demande
07:17et l'explosion des résultats.
07:19Et donc, effectivement,
07:21il n'y a pas de bulle de valor à proprement parler.
07:23Il y a juste un boom industriel
07:27lié à une accélération de la demande,
07:30de data center et d'infrastructures
07:32et d'électrification, etc.
07:33Donc, dans cette chaîne de valeur.
07:35Est-ce que cette construction-là
07:37produira de la valeur dans la durée ?
07:39Parce qu'est-ce qu'il y aura la demande ?
07:41Oui.
07:41Ça, c'est un autre sujet.
07:43Et quand est-ce qu'on le saura, Alain ?
07:44Voilà, la tech est-elle en bulle
07:46ou juste en boom, quoi, pour vous ?
07:48Et quand saura-t-on ?
07:49Quand saura-t-on si ces montagnes d'investissement
07:51sont véritablement rentables
07:53et apportent la valeur attendue ?
07:54Quand aura-t-on un début de réponse
07:55qui permettra au marché de monter
07:58ou baisser, on verra,
07:59mais avec un peu moins d'excès de spéculation
08:01et surtout en se reposant un peu moins
08:02sur l'imaginaire ?
08:05Il y a deux façons de répondre à la question.
08:07La première, puisque BFM Bourse,
08:10on s'adresse à un auditoire
08:12qui s'intéresse à la bourse,
08:13à la gestion du patrimoine.
08:16Il ne faut pas mettre tous ses œufs
08:17dans le même panier.
08:19Et donc, on a un effet de concentration
08:21qu'on a rarement vu ou jamais vu
08:23dans l'histoire économique.
08:25D'avoir un contenant de tech,
08:27c'est indispensable,
08:27compte tenu du cycle extraordinaire
08:30et du gap de technologie
08:31qu'on a avec l'AI,
08:32avec l'intelligence artificielle.
08:34Il y a plein d'autres secteurs
08:35qui sont passionnants.
08:36J'ai entendu parler de plein
08:37de domaines d'infrastructures.
08:39On n'a pas connu d'investissement massif
08:41de rénovation des infrastructures
08:43depuis les années Reagan et Thatcher,
08:46où on a baissé les impôts,
08:47l'État est moins intervenu,
08:49et on a des infrastructures,
08:50pas nécessairement en France,
08:52mais aux États-Unis certainement,
08:54dans une grande partie de l'Europe.
08:55On a connu des infrastructures vieillissantes
08:57qui sont en cours de rénovation.
08:59Ça, c'est un cycle pluriannuel.
09:01Dans la diversification des investissements,
09:03il y a plein de sous-compartiments
09:05à côté de la tech ou à côté de l'AIPUR
09:07qui sont passionnants,
09:09qui ont des perspectives de croissance long terme,
09:11sur lesquelles j'irai adosser
09:12des choix de valeurs
09:13qui vont constituer mon patrimoine.
09:15C'est mon premier élément de réponse.
09:16Donc des acteurs des infrastructures,
09:18du BTP ?
09:19Il va y avoir du BTP,
09:21il va y avoir ceux qui construisent
09:23les centrales électriques,
09:25ceux qui vendent l'électricité,
09:26ceux qui construisent des centrales nucléaires.
09:29Pour construire des data centers,
09:31il faut du BTP,
09:32il faut des semi-conducteurs pour un brevet.
09:35À votre avis,
09:35Caterpillar est un des gagnants
09:36des data centers,
09:38ils y sont très présents.
09:38Mais oui.
09:40Donc c'est ça l'idée,
09:41d'aller être un peu curieux
09:43sur la multitude de cycles d'infrastructures
09:46que nous vivons,
09:47qui sont des cycles longs.
09:49Ce n'est pas des cycles spéculatifs
09:51sur trois ou six mois,
09:52ça peut prendre cinq ou dix ans.
09:54Et donc c'est ces cycles longs-là
09:55sur lesquels j'adosserai
09:56ma diversification de portefeuille.
09:58Le deuxième élément
09:59consiste à dire que
10:02les résultats,
10:03là je réponds directement à la question,
10:06les résultats sont exceptionnels,
10:08les révisions sur les attentes de résultats
10:10qui n'étaient pas petites
10:11sont haussières.
10:12Dans la tech ?
10:12Dans la tech.
10:14Et donc facialement,
10:16les prix sur les profits
10:20n'ont pas l'impression
10:20d'être très élevés.
10:22Là où il y a un élément exceptionnel,
10:23il va falloir jauger
10:24combien de temps ça peut durer,
10:26c'est le fait que
10:27comme il y a plus de demandes
10:28que d'offres,
10:29les prix de vente
10:31ont beaucoup bougé,
10:32les marges des entreprises,
10:34par exemple sur les semi-conducteurs,
10:35sont à un niveau
10:36qu'on n'a jamais vu
10:37dans l'histoire économique.
10:38Les semi-conducteurs,
10:39c'est un secteur éminemment cyclique.
10:41En bas de cycle,
10:42ils sont tous en perte,
10:43ils se redressent
10:45et ensuite ça remonte.
10:46Mais là,
10:46le haut de cycle qu'on a,
10:48et donc la question,
10:49c'est combien de temps
10:49on va avoir un tel excès
10:51de demandes sur l'offre,
10:52sachant qu'on n'a pas connu
10:53de nouvelles capacités
10:54pendant pas mal d'années,
10:55il y a plus de demandes
10:57que d'offres,
10:57et à quel temps
10:59il va nous falloir,
11:00combien de trimestres
11:01ou d'années,
11:01on va voir,
11:02pour mettre ajusté
11:04l'offre à la demande.
11:05Et que les prix repartent
11:07à la baisse.
11:07Oui, mais ça,
11:08c'est très cyclique,
11:09il n'y a rien de nouveau.
11:10Sur le fait que la plupart
11:11des compartements technologiques
11:13sont des compartements
11:13qui ont deux caractéristiques.
11:15Un, de croissance long terme,
11:16mais éminemment cyclique
11:18à l'intérieur
11:18d'une croissance sur 30 ans.
11:20Donc là,
11:20on est dans une phase
11:21où il y a une accélération
11:22de la demande.
11:23L'offre n'a pas suivi,
11:24elle va venir à un moment donné.
11:26Et c'est au moment
11:27où on verra des dynamiques
11:28se changer,
11:29qu'il faudra réduire
11:31significativement
11:31l'exposition technologique.
11:33Pour l'instant,
11:33je pense qu'on n'y est pas.
11:34On y sera quand ?
11:35Dans un an ?
11:35Est-ce qu'on arrive
11:36à imaginer le moment
11:37dans le calendrier
11:38où on sera justement
11:39à ce carrefour-là ?
11:41On raisonnait sur...
11:43J'élargi le débat
11:44pour illustrer.
11:46Il y a...
11:47Pour électrifier l'économie,
11:48on a besoin d'électricité
11:49pour les data centers,
11:51on a besoin d'électricité
11:52pour décarboner,
11:53pour tout ce qu'on fait
11:54dans les évolutions,
11:55il y a besoin de cuivre.
11:57Il y a besoin d'électricité.
11:58L'électrification,
11:59c'est du cuivre.
12:01Ça fait 15 ans
12:02qu'on n'a pas vu d'investissement
12:03dans les nouvelles mines de cuivre.
12:05Et la demande de cuivre,
12:06elle est très très forte
12:07en ce moment.
12:07Donc les prix,
12:08on monte bien.
12:09Le prix du cuivre,
12:10même dans les à-coups
12:11des marchés
12:12depuis le début de l'année,
12:13la guerre en Iran,
12:14les prix du cuivre,
12:15ils continuent doucement
12:16à monter,
12:16mais ils sont plus historiques.
12:18Et à partir du moment
12:19où on décide
12:20d'aller ouvrir
12:22une nouvelle mine de cuivre,
12:24entre la décision d'ouvrir
12:25et la mise en production effective,
12:28il y a entre 3 et 5 ans.
12:29Mais c'est probablement
12:30plus proche
12:30de 4 ou 5 ans aujourd'hui.
12:32Il faut bien montrer
12:33que ce sont des cycles longs
12:34et que pendant longtemps,
12:36on a oublié d'investir
12:37dans les nouvelles capacités.
12:38On peut dire pareil
12:39pour les champs pétroliers.
12:41Si on se dit
12:41qu'il y a besoin
12:42de renouveler des champs
12:43qui viennent à échéance,
12:45peut-être de diversifier
12:46les sources d'approvisionnement
12:47pour se rendre moins vulnérable
12:49sur les exportations
12:50du détroit d'Ormouz,
12:51il y a besoin
12:52de nouveaux investissements.
12:54Voilà,
12:54c'est ça le cycle d'investissement.
12:56Et dans la construction
12:58d'un portefeuille,
12:58de nouveau,
12:59il faut rester
13:00sur une règle essentielle
13:01qui est de ne pas mettre
13:01tous ses œufs
13:02dans le même panier.
13:03Donc d'aller chercher
13:05entre les gagnants,
13:06on parlait tout à l'heure
13:08d'un mot
13:09à ne pas prononcer,
13:10mais moi,
13:10je vous mettrai
13:10la dispersion
13:11pour revenir sur les ions.
13:13La dispersion,
13:14dans l'AI,
13:14il y a les gagnants
13:15et les perdants
13:16et d'aller fouiller
13:18ceux qui peuvent être
13:19les gagnants de demain
13:20qui n'ont peut-être
13:20pas suffisamment bougé
13:21et d'éviter les perdants
13:23et d'aller diversifier
13:24sur d'autres thèmes.
13:25Ce soir,
13:25on suivra Oracle
13:26qui annoncera ses résultats.
13:27C'est intéressant de voir,
13:28on verra à travers
13:29ce qu'annoncera Oracle
13:31ce que l'IA peut apporter
13:32ou retirer
13:32aux acteurs un peu
13:33traditionnels de la tech
13:34dont Oracle fait partie.
13:35Demain,
13:35c'est Adobe aussi
13:36qui nous en dira
13:37beaucoup sur cet angle-là.
13:39Qu'est-ce que l'IA
13:40peut apporter
13:40aux acteurs traditionnels
13:41de la tech ?
13:42Sophie,
13:42vous vouliez ajouter un mot
13:43à ce que nous disait Alain
13:44sur est-ce que ça va
13:46trop haut,
13:46trop vite
13:46et quand est-ce qu'on saura
13:49si ces montagnes
13:50d'investissement
13:50valaient le coup ?
13:51Sur le cycle d'investissement,
13:54effectivement,
13:55le cuivre,
13:55c'est un secteur
13:57qui met long
13:58et aussi parce que
13:59la densité,
14:00la qualité du cuivre
14:01qu'on sort de terre
14:01est de moins en moins bonne
14:02au fil du temps.
14:04Mais les semi-conducteurs,
14:05c'est des cycles
14:05qui sont quand même
14:06beaucoup plus courts
14:07et SKNX,
14:08notamment,
14:08l'acteur coréen
14:10a annoncé un doublement
14:10de ses capacités.
14:12On sait qu'on met
14:13deux ans et demi
14:13à portée de la capacité.
14:16Aujourd'hui,
14:17en termes de visibilité,
14:19c'est pour la DRAM,
14:21donc dans la mémoire,
14:21on parle de la mémoire
14:22qui est le segment
14:23sur lequel
14:24qui a été le plus explosif,
14:27les capacités,
14:28la demande devrait rejoindre
14:29l'offre
14:31fin 2027,
14:32deuxième semestre 2027
14:34et sur la mémoire flash
14:36vers 2028.
14:37Mais le marché
14:38va l'anticiper,
14:39bien entendu,
14:39bien avant.
14:40Donc là,
14:41pour que ça continue
14:42par temps de là,
14:43il faut que
14:44les hyperscalers,
14:45donc les gens
14:46qui signent les chèques,
14:47parce que c'est eux
14:48qui signent les Microsoft,
14:50les Google,
14:51les machins,
14:52les gens qui signent les chèques,
14:53il faut qu'ils disent
14:53« Ah oui,
14:54mais maintenant,
14:55je me rends compte,
14:55il m'en faut encore plus. »
14:56Et là,
14:57ça nous renvoie
14:57à une autre question
14:58qui est l'évolution
14:59du débat
15:00des spécialistes
15:01aujourd'hui,
15:02qui est de se dire
15:03« Quels sont
15:05mes cas d'utilisation ? »
15:06Moi,
15:07je suis une entreprise,
15:08j'achète
15:10des solutions,
15:11j'essaye d'utiliser
15:12l'intelligence artificielle.
15:14Combien ça me coûte ?
15:15Et visiblement,
15:16aujourd'hui,
15:16le coût du token,
15:17donc le coût
15:18en fait opérationnel
15:19d'utiliser,
15:20puisque c'est à la consommation
15:22beaucoup plus cher
15:22que ce que les gens imaginaient,
15:24avec des cas d'utilisation
15:25qui ne sont pas forcément
15:26encore aujourd'hui
15:27tout à fait évidents.
15:28Donc,
15:28il n'est pas exclu
15:29qu'avant même
15:30d'être arrivé au bout
15:31de ceci d'investissement,
15:33on ait quand même
15:33un petit trou d'air
15:34de demande,
15:35auquel cas,
15:35on peut imaginer
15:36que certains hyperscalers,
15:38donc les gens qui signent
15:38les chèques
15:39en signent un peu moins,
15:40et donc boursièrement,
15:41on peut vivre quand même.
15:42Donc ça,
15:43c'est probablement
15:44un des éléments de réponse.
15:45Et sur ce que disait Alain,
15:48je suis tout à fait d'accord,
15:49c'est le nerf de la guerre,
15:50c'est la diversification,
15:51mais attention
15:52aux fausses diversifications,
15:53parce qu'aujourd'hui,
15:54il y a une chaîne
15:55de valeurs de l'IA,
15:56d'ailleurs,
15:56il n'y a que ça
15:56qui a fonctionné en bourse,
15:58et les valeurs
15:59de l'électrification,
16:01les semi-conducteurs,
16:02les industriels d'équipement,
16:04etc.,
16:05ont tous bougé avec ça.
16:06Donc s'il y a un trou d'air,
16:08elles ne seront pas diversifiantes.
16:10Donc il faut quand même,
16:11je dirais que,
16:13moi je serais tentée
16:14d'aller chercher
16:14la diversification ailleurs.
16:16C'est-à-dire pas,
16:17la chaîne de valeurs,
16:19elle est...
16:19Pas dans l'infrastructure,
16:21alors dans quoi ?
16:22La chaîne de valeurs,
16:22on diversifie vraiment ?
16:23Alors il y a vraiment des choses,
16:25moi je trouve qu'il y a vraiment
16:25des choses qui,
16:27justement sur d'autres sujets,
16:28on sort de ce sujet-là,
16:29oubliant l'IA,
16:30et c'est le truc
16:30qui intéresse tout le monde,
16:31mais oubliant ça,
16:32il y a des secteurs
16:33qui, aujourd'hui,
16:35en bourse,
16:35on a l'impression
16:36qu'il n'y a qu'un secteur,
16:37c'est l'investissement.
16:38L'économie,
16:39il se passe plein d'autres trucs,
16:40il y a la consommation,
16:41il y a les services,
16:42c'est vraiment les secteurs boudés,
16:43personne n'en veut,
16:44et bon,
16:45à juste titre,
16:45la hausse du prix du pétrole
16:46a fait que le pouvoir
16:47d'achat des ménages a baissé,
16:49etc.
16:49Mais on peut imaginer
16:50que dans un contexte
16:51de réouverture,
16:52qui est quand même
16:53le consensus
16:53de la plupart des investisseurs,
16:55on puisse...
16:56Dormuz.
16:57Voilà,
16:57du détroit Dormuz,
16:59on puisse se réorienter
17:00vers d'autres thèmes
17:01d'investissement
17:02complètement délaissés,
17:04qui touchent plus
17:05à la demande
17:05des consommateurs.
17:07Donc,
17:07en fait,
17:08il y a...
17:09Est-ce que quand on fait
17:10du Schneider électrique,
17:12j'aime beaucoup
17:12Schneider électrique,
17:13je n'ai pas d'avis,
17:14ce n'est pas la question,
17:14mais on reste sur l'IA.
17:16Moi,
17:16j'ai l'impression
17:16qu'on reste sur l'IA
17:18et pour moi,
17:19c'est intéressant
17:20dans ce cycle de CAPEX.
17:22Mais dans ce cas,
17:22il faut aller sur Danone,
17:23quoi.
17:23Danone,
17:24vous n'allez pas manger
17:24un yaourt à l'IA.
17:25Donc,
17:25on va sur Danone,
17:26on va sur...
17:27Ou sur des sociétés
17:29de consommation discrétionnaire.
17:31Aller sur Danone,
17:32c'est quand même
17:32un peu dire...
17:33Alors,
17:33on dit deux choses
17:34quand on va sur Danone.
17:35On dit,
17:35j'ai peur pour la croissance économique
17:37et puis je pense
17:38que la demande
17:38dans les émergents
17:39va être bonne
17:40ou que les gens
17:40vont manger plus de yaourt
17:41parce qu'ils prennent
17:42du JLP1
17:43et qu'ils ne veulent pas grossir.
17:43Il y a tout un tas de...
17:45On raconte pas mal de choses.
17:46Mais en tout cas,
17:47on prend une posture
17:48quand même relativement défensive.
17:49Disons que sur la consommation...
17:50Je regarde les valeurs du CAC,
17:52là,
17:52et je me dis,
17:52tiens,
17:52quelle valeur a rien à voir
17:53avec l'IA
17:54et devrait n'avoir rien à voir
17:55avec l'IA ?
17:55Même si dans ces process,
17:56il y aura de l'IA.
17:57Oui, oui.
17:58D'ailleurs,
17:58ils seront peut-être bénéficiaires.
17:59Oui, tout à fait.
18:00Mais dans les produits...
18:01Par l'implémentation...
18:02Mais je regarde,
18:02il y a très peu de valeurs
18:03comme ça,
18:03en les regardant dans le CAC 40,
18:04par exemple,
18:05dont je me dis,
18:05celle-là,
18:06elle ne fera jamais des produits
18:08directement plein d'IA
18:08à l'intérieur.
18:09Il y a Danone.
18:10Alors voilà,
18:10je me dis que les yaourts
18:11ne seront pas plein d'IA.
18:12Mais voilà.
18:13Mais ça montre le potentiel de l'IA,
18:15tout ce qu'on est en train de dire quand même.
18:15C'est qu'il est compliqué
18:16de trouver des valeurs
18:17ou des secteurs
18:17qui seraient complètement décorrélés
18:19d'une chute de la thématique IA.
18:21Au moment,
18:22il y en aura une, Alain.
18:23Ça va être de moins en moins facile
18:24d'en trouver des vraies déconnexions,
18:27en fait,
18:27vis-à-vis de l'intelligence artificielle
18:28dans son portefeuille.
18:30Je pense qu'à ce stade,
18:33on est plus à chercher
18:34dans la décorrélation,
18:37dans la dispersion.
18:38J'emploie des termes en lion.
18:44On est plus à chercher
18:47les gagnants et les perdants
18:48et les valorisations
18:50des uns et des autres.
18:51Par exemple,
18:52on a connu aux Etats-Unis,
18:54en liaison avec les marchés
18:55du crédit privé,
18:56il y a quelques mois,
18:58une attaque formelle
18:59contre les valeurs de logiciels,
19:01contre les softwares,
19:02qui se sont bien redressées
19:04sur les plus bas.
19:05C'était soi-disant
19:06des perdants contre l'AI.
19:07Mais dans la réalité,
19:09on pensait que le marché
19:10avait été trop loin,
19:11en disant qu'il faudra
19:13des logiciels,
19:15tous ne sont pas perdants,
19:16certains vont réussir
19:17à adapter d'autres pas,
19:19et il faut aller chercher
19:20les gagnants et les perdants.
19:21Et ça s'applique un peu
19:21à tous les secteurs.
19:23Dans la pharmacie,
19:25un secteur où la recherche
19:26est quelque peu importante,
19:28on sait que les capacités
19:30de coding,
19:31voire le quantum computing
19:32qui va arriver,
19:33qui est puissance 10,
19:35va permettre de faire
19:36des incursions
19:38dans des domaines
19:38dans lesquels
19:39on n'y arrivait pas,
19:39on n'arrivait pas
19:40à trouver de solution
19:41à des maladies dégénératives,
19:43il y en a pas mal.
19:44Là, on a des espoirs
19:45qui ne sont pas petits
19:46sur les cancers et autres,
19:47ça fait apparaître
19:48un espoir de progrès.
19:49Déjà, il y a des risques
19:51autour de l'IA,
19:51bien sûr,
19:52qu'il va falloir travailler
19:53peut-être par des régulations,
19:55mais il y a des bienfaits
19:56pour la société
19:56et ceux-là,
19:57on a peut-être envie
19:58de les avoir en portefeuille.
19:59Donc, c'est la diversification
20:01entre les gagnants
20:02et les perdants
20:02et ça s'applique,
20:03comme vous l'indiquiez tout à l'heure,
20:05à tous les secteurs.
20:07Ça s'applique
20:07à tous les secteurs.
20:08Maintenant,
20:10nous, on va rester plutôt
20:11sur l'infrastructure
20:13et donc l'investissement,
20:15à savoir que
20:18l'électrification
20:18qui correspond à un bienfait
20:20dans les aspects
20:21de souveraineté,
20:22l'électrification,
20:23c'est la décarbonation,
20:25la décarbonation,
20:25c'est l'électrification.
20:27On sent que
20:28le prix du baril,
20:30là où il est,
20:31entre 90 et 100 dollars,
20:33c'est peut-être
20:33le meilleur des scénarios
20:36pour appliquer
20:37les énergies vertes.
20:38On a vu les valeurs vertes,
20:39on ne les a pas évoquées,
20:41dans des secteurs longs
20:42de croissance
20:42et d'infrastructure
20:43se redresser magnifiquement,
20:45c'est peut-être pas terminé.
20:46Parce que si on a
20:47un baril à 200 dollars,
20:49l'économie va en récession,
20:50il n'y a plus d'investissement.
20:51C'est ça.
20:51À 92 comme aujourd'hui,
20:53là, on est sur un bon point
20:53d'équilibre.
20:54C'est un merveilleux point
20:55pour le verdissement
20:57de l'économie
20:58en se disant
20:58qu'à ces prix-là,
21:00c'est coûteux
21:01pour tous ceux
21:01qui l'utilisent,
21:02que ce soit le gaz
21:03ou l'électricité
21:04ou le pétrole.
21:05Si on va trop bas,
21:07comme c'était le cas
21:08dans les scénarios précédents
21:09avant la guerre en Iran,
21:10ça rend le pétrole compétitif,
21:11ça rend extrêmement compétitif
21:13en source d'énergie.
21:14S'il va à 200,
21:15on part en récession,
21:16donc il n'y a plus d'investissement.
21:17C'est peut-être
21:17un optimal
21:18quand on se dit
21:19pourquoi ces valeurs vertes
21:20sont dans les facteurs
21:22d'infrastructures.
21:23Les systèmes de long terme
21:25réapparaissent dans le panorama
21:26et ils étaient devenus
21:27clairement pas chers.
21:28Je vais recroiser,
21:29comme Sophie,
21:30les thématiques
21:31avec la valorisation
21:33et elles ont des perspectives
21:34à long terme.
21:36Ah oui.
21:37Et à 92 dollars le baril,
21:39on est plutôt pas mal là.
21:40Bien sûr,
21:41pour la croissance,
21:42ce n'est pas le top du top,
21:43mais c'est bien
21:44pour quand même
21:45encourager l'investissement
21:46dans les énergies renouvelables
21:47qui font partie,
21:48ces thématiques-là,
21:49des grands gagnants
21:50depuis le début de l'année.
21:51Alors du coup,
21:52on choisit quoi ?
21:53Wall Street,
21:53l'Europe,
21:54quitte à choisir,
21:54est-ce qu'il faut choisir
21:55comment on investit
21:56aujourd'hui sur le marché ?
21:58Wall Street ou l'Europe ?
22:00On est en retard sur la tech,
22:01mais on a d'autres arguments.
22:02Ici en Europe,
22:03on risque une hausse de taux demain,
22:04mais elle est déjà anticipée.
22:05Alain,
22:05vous choisissez quoi ?
22:06Wall Street ou l'Europe ?
22:08Ce n'est pas 25 points de base
22:10de la Banque Centrale Européenne
22:12demain,
22:12peut-être une deuxième fois
22:1325 points de base
22:14dans les mois qui viennent,
22:15qui va changer la donne
22:16sur l'allocation,
22:18ni sur l'euro,
22:19ni sur les obligations européennes,
22:20ni sur les actions.
22:23C'est important,
22:24parce que c'est un signal
22:25que la Banque Centrale Européenne
22:27donne pour chercher
22:27à garder raisonnables
22:30les anticipations d'inflation,
22:32en montant un petit peu les taux,
22:34en disant attention,
22:34on est vigilants,
22:35c'est quelque part une menace
22:38qu'elle peut aller plus loin.
22:39Mais on sait que
22:40ce n'est pas par une hausse des taux
22:41de la BCE
22:42qu'on va faire baisser
22:43le prix du baril.
22:44Donc le choc exogène
22:45qu'on subit,
22:46il est plutôt dans les négociations
22:47internationales et sur la géopolitique,
22:49qui ne relève pas de la Banque Centrale Européenne.
22:51Donc pour nous,
22:51on observe,
22:52c'est important,
22:53mais c'est plutôt sérieux
22:54ce que fait la Banque Centrale Européenne
22:57pour maintenir relativement basse
22:59les anticipations longues d'inflation.
23:01Donc ça,
23:01c'est favorable aux actifs européens.
23:03Elle coche la case,
23:04si elle relève ses taux de main,
23:05elle cochera la case crédibilité.
23:06C'est dans son mandat.
23:07Et une hausse de taux,
23:08ce n'est pas si grave.
23:09C'est ce que vous dites.
23:09À 25 points de base,
23:11la BCE avait des taux
23:12qui étaient en dessous du normatif,
23:13qui sont de 25.
23:15La BCE n'a pas des taux d'intérêt
23:17qui sont très élevés aujourd'hui.
23:18Donc tant qu'on parle
23:20de 25 ou 50 points de base,
23:21ce n'est pas,
23:21en franglais,
23:22on dirait un game changer,
23:23ce n'est pas un élément
23:24qui va changer complètement la donne.
23:26Et il faut reconnaître
23:27que si on n'avait pas l'IA
23:28à côté de nous,
23:30avec ces quantités
23:31de dizaines de milliards de profits
23:32sur quelques valeurs
23:34extrêmement concentrées
23:35aux Etats-Unis,
23:35voire en Corée,
23:36l'Europe n'a pas démérité.
23:38Sur le premier trimestre,
23:40les résultats des entreprises européennes
23:43résistent magnifiquement.
23:44Pour certains,
23:44comme les groupes pétroliers,
23:45ça monte fortement.
23:46Donc l'Europe,
23:47en tant que concept,
23:48est un concept d'e-value.
23:50C'est-à-dire qu'on a des entreprises
23:52qui sont agiles,
23:53qui continuent à générer
23:55des cash flows
23:55qui sont au plus haut historique.
23:57À partir de ces cash flows,
23:59elles font de l'investissement,
24:00elles font des dividendes,
24:01elles font des rachats d'actions.
24:02Donc elles s'intéressent
24:03à leur avenir,
24:04mais elles s'intéressent aussi
24:06à leur actionnariat.
24:07Et ça,
24:07c'est les éléments
24:08de diversification de portefeuille.
24:10Les thématiques d'investissement
24:11entre l'IA,
24:13très américain,
24:14un peu asiatique,
24:14et l'Europe sont différentes.
24:16Mais quand on regarde
24:18le dernier plan du développement,
24:20la volonté que nous proposons
24:22d'exposer des portefeuilles
24:24de près ou de loin
24:25à des matières premières,
24:26soit en direct,
24:26quand on peut,
24:28soit sur des pétrolières
24:32ou sur des groupes miniers,
24:33l'Europe est riche de ces groupes-là.
24:35Et c'est des groupes extrêmement bien gérés
24:36et qui font aussi des développements
24:38dans les énergies vertes.
24:40Donc ça, ça m'intéresse
24:40parce que c'est pas cher.
24:42Donc les concepts sont différents,
24:43ils se complètent l'un l'autre,
24:45les deux en leur place
24:45dans un portefeuille.
24:46Oui, on suivra la Fed aussi
24:48la semaine prochaine
24:48qui devrait sans doute
24:49avoir du mal à baisser ses taux
24:50puisque le chiffre de l'inflation
24:51a été publié du mois de mai
24:52aux Etats-Unis.
24:53Elle est deux fois supérieure
24:54à l'objectif de la Fed.
24:55L'inflation,
24:55les prix à la consommation
24:57en hausse de 4,2% au mois de mai.
24:59C'est la même limonade
25:01à peu près pour tout le monde.
25:02Mais demain,
25:02c'est la BCE qui va relever ses taux.
25:04La Fed ne devrait pas
25:04les relever la semaine prochaine.
25:05Ça nous met un handicap ici,
25:07en Europe,
25:07ou ce n'est pas un sujet
25:08ou pas un énorme problème
25:09comme on vient de le dire Alain
25:10à l'instant ?
25:11Oui, nous partageons
25:13le point de vue d'Alain.
25:15C'est-à-dire qu'il est tout à fait possible
25:18que la BCE fasse une hausse de taux
25:21pour crédibiliser sa politique
25:23et la rebaisse les taux
25:25dans quelques mois
25:26si la situation le nécessite.
25:30Donc, ce n'est pas un mouvement
25:32suffisamment important
25:35pour fragiliser aujourd'hui
25:39davantage la zone.
25:40Mais c'est sûr qu'en termes
25:41de perception,
25:45si ça devait aller plus loin,
25:46ça peut rappeler aussi
25:47des mauvais souvenirs.
25:48C'est-à-dire que,
25:49historiquement,
25:50il est déjà arrivé
25:50de par son mandat
25:51que la BCE contraigne
25:54davantage les marchés,
25:56alors que ça intervient
25:57à un moment
25:58où déjà les enquêtes
26:02de conditions financières,
26:03d'octroi de prêts,
26:04sont déjà en nette détérioration.
26:06Donc, il y a déjà eu
26:06un resserrement
26:07des conditions financières.
26:08Je dirais que la BCE
26:09n'aura pas besoin
26:10d'en faire beaucoup
26:10pour calmer
26:12l'incroyable dynamique européenne.
26:14de la BCE.
26:14c'est-à-dire que la BCE
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