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  • il y a 2 semaines
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00— Bonsoir à tous. 53e jour de guerre. Le cessez-le-feu repoussé de 24 heures expire dans la nuit
00:09de mercredi à jeudi.
00:11Va-t-on vers la paix ou la reprise de la guerre, la reprise du conflit ? En tout cas,
00:16Donald Trump menace de reprendre les frappes.
00:19Voilà ce qu'il écrit sur son réseau social. Et il l'a dit également dans cette interview.
00:23Je pense que nous allons bombarder parce que c'est la meilleure attitude à adopter. Nous sommes prêts à y
00:29aller.
00:30Donc toujours le chaud et le froid chez le président américain.
00:33On va revenir sur cette déclaration. On va retrouver bien sûr tous nos envoyés spéciaux comme chaque soir.
00:39Ils sont à Abu Dhabi, à Washington. Ils sont également au Pakistan qui doit accueillir si, pour parler, reprennent ces
00:48négociations.
00:48Aïstam Abad. Nous retrouverons David Unal un peu plus tard. Mais je vous propose tout de suite de rejoindre Igor
00:53Saïri, qui est à Abu Dhabi, aux Émirats Arabes Unis.
00:57Bonsoir, Igor. Donald Trump qui également accuse la Chine d'aider l'Iran à se remilitariser.
01:09Oui, c'est cela Olivier. Et en fait, ces accusations proviennent de la prise de contrôle, vous vous souvenez, des
01:15Marines américains dimanche, du Tuska.
01:17Cette immense cargo porte-conteneur de plus de 300 mètres. Eh bien, ce porte-conteneur, en réalité, au mois de
01:24mars, a fait deux allers-retours.
01:25A deux allers-retours au port de Zouai. C'est un port chinois qui est un port de cargaison de
01:31produits chimiques.
01:31C'est en tout cas comme ça qu'il est connu. Et donc, le Tuska y est allé deux fois
01:35au mois de mars.
01:37Et ce que l'on sait aussi, d'après les informations du Wall Street Journal, c'est qu'en 2025,
01:42la filiale qui exploite le Tuska a ramené sur les terres iraniennes
01:471000 tonnes d'un produit en particulier. Un produit qui est très connu, qui permet de fabriquer le système de
01:54propulsion de missiles balistiques.
01:57Eh bien, ce produit-là pose forcément problème pour les États-Unis et pour Donald Trump.
02:03Encore faut-il qu'on sache si, à l'intérieur du Tuska dimanche, il y avait bien cette matière chimique.
02:09Pour l'instant, on ne le sait pas. Car le 12 avril dernier, le Tuska a été parti de Malaisie
02:14et non pas de Chine.
02:15– Merci Igor Saheri avec Morgane Dumont.
02:19Michel Polacco, bonsoir. C'est crédible, ce cargo Tuska qui a été intercepté par la marine américaine,
02:25qui finalement transporterait de quoi permettre à l'Iran de fabriquer de nouveau des armes ?
02:32– Alors, il en faut beaucoup pour faire fonctionner des missiles, que ce soit des carburants.
02:37C'est des carburants, des carburants liquides ou des carburants solides.
02:40C'est des poudres ou bien ce sont des carburants généralement mélangés, c'est-à-dire qu'il y a
02:46deux carburants.
02:47Ça prend des gros volumes.
02:48Alors, la forme de ce bateau ne correspond pas tout à fait au transport, je dirais, de gros volumes de
02:55liquide.
02:55Alors maintenant, peut-être des poudres ou des choses comme ça.
02:57Ça n'est pas impossible, mais de toute façon, ça ne serait pas grand-chose.
03:02Parce qu'il faut quand même l'amener jusqu'à un port iranien,
03:05puis ensuite, il faut quand même le trimballer jusqu'aux endroits où se trouvent probablement les missiles et les systèmes
03:10érecteurs.
03:11Et tout ça n'est pas discret.
03:13Donc voilà, possible, mais pas sûr.
03:16– En tout cas, on le constate, Ulysse Gosset, il y a toujours cette fermeté dans le ton employé par
03:21Donald Trump
03:22qui dit « je pense que nous allons bombarder » tout en espérant que les négociations redémarrent enfin au Pakistan.
03:31Et puis dans un instant, on verra d'ailleurs ce que dit l'Iran de son côté,
03:34qui est prêt à abattre de nouvelles cartes sur le champ de bataille.
03:37Donc une fois de plus, à la veille peut-être de négociations, le ton monte de chaque côté.
03:43– Oui, et on attend toujours une décision américaine qui soit publique.
03:47Est-ce qu'on envoie, oui ou non, une délégation conduite, oui ou non, par le vice-président des États
03:53-Unis ?
03:53– Gilles Evans est toujours sur le tarmac.
03:55– Voilà, il doit trouver le ton long.
03:58On a le sentiment que Trump navigue à vue et qu'il ne maîtrise pas la situation en réalité.
04:03Lui, il est prêt à partir, il est prêt à décoller, en tout cas à faire décoller son équipe de
04:07négociateurs,
04:07mais il n'a pas de garantie suffisante de la part des Iraniens.
04:11Il n'est pas question que le vice-président des États-Unis aille à Islamabad
04:15s'il n'a pas la certitude que les Iraniens y seront pour le voir.
04:18Vous imaginez le camouflet s'il se retrouvait là-bas et qu'il n'y ait personne pour discuter.
04:22Donc on est dans une attente qui devient un petit peu, comment dire, inquiétante,
04:28parce que si effectivement le cessez-le-feu arrive à son terme…
04:32– Il ne sera pas prolongé, Donald Trump dit je ne prolongerai pas le cessez-le-feu
04:35qui s'arrête dans les nuits de mercredi à jeudi lors de Washington.
04:38– Oui, mais il a quand même prolongé un peu, puisqu'à l'origine c'était prévu pour cette nuit,
04:42à 5h du matin de Paris, 5-6h du matin de Paris, 20h de Washington.
04:47Donc si vous voulez, il l'a prolongé de facto de 24h, mais il dit il n'est pas question
04:51d'aller plus loin.
04:53En réalité, donc c'est le bras de fer qui continue, la pression qui continue.
04:56Vous savez, il y avait cette phrase dans un des messages de Donald Trump il y a deux jours
05:00qui disaient « Monsieur gentil, c'est fini ».
05:03Et effectivement, Trump est dans une position où il veut imposer un accord aux Iraniens,
05:08mais ça ne marche pas tout seul.
05:09Il se retrouve à nouveau confronté à des interlocuteurs qui sont extrêmement difficiles à manier,
05:14qui ont l'habitude de la négociation et qui, eux, essayent de gagner du temps.
05:17Donc on est dans une sorte de face-à-face qui n'est pas bon pour l'image de Trump,
05:22parce que finalement, il n'est pas aussi fort que cela,
05:25même s'il brandit la menace d'une nouvelle guerre, d'une reprise de la guerre
05:28qui pourrait avoir lieu dans la journée de guerre.
05:30Alors, va-t-on vers une nouvelle guerre, en tout cas la reprise de la guerre,
05:34plutôt, en tout cas du côté iranien, on ne veut pas cesser de faire,
05:37l'Iran qui se dit prêt à abattre de nouvelles cartes sur le champ de bataille.
05:42Alors ça veut dire quoi précisément ?
05:44Explication de Nargis Hadji.
05:46Bonsoir Nargis.
05:47Bonsoir Olivier.
05:47C'est l'homme fort du régime qui a employé ces termes,
05:50c'est-à-dire le président du Parlement.
05:51Il affirme donc que son pays a d'autres cartes militaires,
05:54qu'il n'a pas encore dévoilées.
05:56Quelles sont ses potentielles cartes ?
05:58Eh bien, selon une évaluation récente des renseignements américains,
06:01la République islamique d'Iran disposerait toujours de 40% de son arsenal de drones d'avant-guerre,
06:08des engins qui peuvent être facilement détruits par les navires de guerre américains.
06:12Mais voilà, il reste une puissance forte de dissuasion et de nuisance dans le détroit d'Hormuz,
06:17notamment parce que les pétroliers ont du mal à s'en protéger.
06:20Ensuite, les lances-missiles.
06:22Les Américains estiment que Téhéran disposerait encore de 60% de ses lances-missiles d'avant-guerre.
06:28Et enfin, avec les lances-missiles, eh bien, les missiles.
06:31Le rapport indique que les Iraniens récupèrent activement des missiles
06:34qui seraient enfouis dans des endroits différents,
06:37dans des installations souterraines,
06:38mais aussi dans des dépôts endommagés par des frappes américaines.
06:42Une fois les opérations de récupération terminées,
06:44l'Iran pourrait retrouver 70% de son arsenal missiles d'avant-guerre.
06:49Enfin, la flotte moustique iranienne.
06:52Des centaines, voire des milliers, selon les spécialistes,
06:55de bateaux rapides, trop petits pour les radars,
06:57trop rapides pour les missiles,
06:58capables d'atteindre jusqu'à 180 km heure.
07:01Ils permettent d'encercler, par exemple, une cible en quelques minutes.
07:05Et toutes ces armes mises bout à bout
07:07restent une menace jugée significative par Washington.
07:12Merci Nargis.
07:13Olivier Lassmol est avec nous.
07:14Bonsoir.
07:14Vous êtes officier de réserve opérationnelle de la Marine nationale.
07:17Ça veut dire que, contrairement à ce que disent les Américains,
07:20on a détruit tout l'arsenal militaire des Iraniens.
07:23Ils en ont encore sous le pied, si j'ose dire, les Iraniens ?
07:27Oui, ils en ont sous le pied.
07:30On sait très bien qu'il y a des caches un peu dans tout le pays,
07:34de façon extrêmement profonde.
07:36Donc, voilà, les attaques.
07:38Je ne suis pas un officier d'actif,
07:39donc les officiers d'actif répondront mieux que moi.
07:42Mais on le sait très bien, ils ont des stocks.
07:44Ils le savaient, ils savaient qu'un jour ou l'autre,
07:46il y aurait un retour de bâton.
07:48Et donc, ils ont prévu cela en enfouissant,
07:51tout comme leurs armes atomiques,
07:53pareil, ils ont enfoui leurs armes conventionnelles.
07:56Parce qu'avant le cessez-le-feu,
07:58on avait plutôt quand même l'impression
08:00que les Iraniens n'étaient plus en capacité de faire du mal,
08:05de lancer des missiles, d'atteindre des cibles,
08:07notamment sur les pays du Golfe.
08:09Et on s'interrogeait, peut-être qu'ils n'avaient plus grand-chose,
08:12finalement, utilisée.
08:13C'est toute la difficulté.
08:14En fait, c'est plutôt une stratégie,
08:16on en garde parce qu'on ne sait pas comment ça va...
08:18Bien sûr, ça me fait penser à la stratégie du Vietnam,
08:21où on s'est rendu compte que bombarder avec du napalm,
08:24tout Vietnam n'avait pas servi,
08:25parce que les Vietcongs étaient enfouis.
08:28C'est un peu le même principe avec les armes de l'Iran.
08:32Voilà, donc, et sans parler de leurs marines
08:35qui avaient quand même une certaine puissance.
08:38Jérôme Pelliseron dit, la guerre peut reprendre ?
08:40Ah oui, la guerre, elle peut reprendre.
08:42On va voir dans la nuit de mercredi à jeudi,
08:44sachant qu'il faut bien comprendre que le rapport de force
08:47est quand même très largement en faveur des États-Unis.
08:49Bon, la seule chose, c'est qu'une campagne aérienne,
08:54et ça, l'histoire l'a démontré,
08:55ne suffit pas à faire capituler ou à faire plier un adversaire.
09:00C'est ça la difficulté,
09:02puisque les Américains ont décidé, à juste titre,
09:05de ne pas mettre de troupes au sol.
09:07Donc c'est ça la difficulté de l'exercice pour Donald Trump,
09:12c'est comment obliger les Iraniens à venir à la table de négociation
09:16avec une très forte pression militaire.
09:19Ces dernières heures,
09:21mais pour qu'il vienne en ayant la volonté réellement de négocier.
09:25Et c'est ça tout le défi,
09:26d'où la puissance militaire qui est actuellement accumulée
09:29et qui est prête à frapper,
09:31donc peut-être dans la nuit de mercredi à jeudi.
09:34Benjamin Pétrovert.
09:35On voit bien que dans ce conflit,
09:36chacun veut montrer qu'il a le dessus et qu'il est prêt.
09:39Concernant le l'engagement de Donald Trump,
09:41je voudrais vous citer un diplomate aguerri,
09:43à savoir l'ancien ambassadeur de France en Israël,
09:45Eric Danon,
09:46qui dit la chose suivante, en fait,
09:47quand Donald Trump sème le doute en disant
09:49« blanc le lundi » et « noir le mardi »,
09:51c'est en fait une technique pour que ses ennemis
09:54ne comprennent rien de ses intentions.
09:56Et je trouve ça assez intéressant,
09:57parce que c'est vrai qu'à longueur de guerre sur les plateaux,
10:00on commente une phrase et son contraire,
10:02mais si ça s'ouvre,
10:03tout cela n'est pas du tout dû à la panique de Donald Trump
10:05ou à une manque de gestion des événements,
10:07mais au contraire,
10:08une volonté délibérée du président américain
10:10de totalement brouiller les pistes.
10:12Parce qu'on voit bien qu'à chaque fois qu'il nous dit
10:14« je veux prolonger le cessez-le-feu,
10:16je veux une accalmie »,
10:17le lendemain, il y a une frappe.
10:18Ou alors, quand il dit « je vais faire la guerre »,
10:20le lendemain, on apprend qu'en fait,
10:21il y a eu un demi-raume de négociation
10:23ou une tentative de discussion
10:25qui a été faite par Pakistan interposée.
10:27Donc, c'est peut-être ce qui est en train de se préparer.
10:29Parce qu'en fait, le temps,
10:30Donald Trump, là,
10:31à chaque fois, on a l'impression qu'il est pressé.
10:34Il montre aussi qu'il est pressé.
10:35Il dit « allez, je donne 48 heures,
10:37je donne trois jours ».
10:38Mais au final, à chaque fois,
10:39il repousse l'échéance.
10:40Il a le temps, Donald Trump.
10:42Il a, en fait, jusqu'à l'automne prochain.
10:43En revanche, les molas,
10:44qui, eux, font croire qu'ils ont le temps,
10:46sont en fait très pressés.
10:48Parce que chaque jour où l'Iran est cerné
10:50est un jour de plus,
10:51où l'économie est totalement étouffée,
10:53où le peuple est de plus en plus en colère,
10:55et où les molas vont avoir de plus en plus de mal
10:57à faire tenir un régime
10:59qui a été tout de même très mis à mal
11:01par le mois de guerre.
11:02Nous partons à Washington
11:03retrouver notre correspondant Axel Meunier.
11:05Bonsoir, Axel.
11:06Donald Trump, qui également accuse l'Iran
11:09d'avoir violé la trêve.
11:12Pourquoi dit-il ça ?
11:17Parce qu'il estime que depuis plusieurs heures,
11:19et notamment avec les tirs
11:20qui ont été visés plusieurs bateaux,
11:23l'Iran a violé le cessez-le-feu.
11:25Mais encore une fois,
11:26c'est évidemment une tactique du président américain
11:29pour essayer de montrer que c'est lui
11:30qui a les cartes en main
11:31et que ce sont les Américains
11:33qui peuvent décider de ce qui va se passer
11:34dans ces négociations,
11:35puisqu'il menace encore une fois
11:37de frapper si les négociations
11:40ne vont pas dans le bon sens.
11:42Il rappelle que c'est désormais les États-Unis
11:44qui, selon lui, ont le total contrôle,
11:46ce sont ces mots du détroit d'Ormuz,
11:48puisque d'après lui,
11:49le blocus naval a été un immense succès.
11:51Il dit qu'ils n'ont pas le choix,
11:53ils doivent négocier.
11:54C'est nous qui sommes en position de force.
11:56Et quant au cessez-le-feu,
11:58eh bien il dit qu'il ne veut pas le prolonger,
12:00mais parce qu'il n'a pas de temps, dit-il.
12:04Donc clairement, Donald Trump joue quand même l'urgence.
12:06Il veut un accord à tout prix.
12:09Et ce qui est intéressant de voir aussi,
12:11c'est qu'il a parlé ce matin encore une fois à CNBC.
12:14CNBC, c'est une chaîne du milieu économique,
12:17plutôt tendance démocrate.
12:18La semaine dernière,
12:19le seul entretien qu'il ait accordé en direct
12:22comme ça à une autre chaîne,
12:23c'était Fox Business.
12:25Donc pareil, une chaîne économique,
12:26mais plutôt tendance républicaine cette fois.
12:28Donc on voit aussi que quand il met la pression sur l'Iran,
12:32c'est aussi un message qui s'adresse au marché
12:34pour dire que c'est lui qui a la main.
12:36Il sait très bien ce qu'il fait.
12:37Tout est sous contrôle.
12:38Et que cet accord, il semble être en bonne voie,
12:41malgré tout.
12:43Merci Axel Monnier.
12:44Donald Trump qui se félicite
12:46de la réussite du blocus du détroit d'Hormuz.
12:50Oumayoun Fadak Chahi, bonsoir.
12:52Vous êtes responsable de l'analyse pétrolière chez Claire.
12:56Effectivement, plus rien ne passe dans le détroit d'Hormuz,
12:58notamment le pétrole, le gaz iranien.
13:01Oui, c'est ça.
13:02Depuis la mise en place du blocus,
13:04on a eu des chargements sur l'île de Karg.
13:07Les bateaux peuvent passer le détroit,
13:09le point situé vraiment le plus étroit,
13:12là où est situé le détroit.
13:14Mais les bateaux ne passent pas à travers le blocus américain,
13:17qui est situé un peu plus loin,
13:18en fait entre le golfe d'Omane et la mer d'Hormuz.
13:21Mais ensuite, ça ne va pas plus loin, en fait.
13:23Voilà, ensuite, ils vont en général vers le port iranien de Chobarol,
13:26qui est situé proche de la frontière pakistanaise.
13:28En fait, ils se stoppent là-bas, ils attendent...
13:32Donc c'est un manque qui a gagné considérable pour l'Iran ?
13:34Oui, l'Iran exporte 1,8 million de barils par jour de pétrole brut.
13:38En plus de ça, il faut ajouter quelques types de produits raffinés.
13:42Donc au total, rien que les exportations de produits de pétrole brut
13:45et de produits raffinés,
13:47c'est autour de 200-250 millions de dollars par jour.
13:50Alors évidemment, l'Iran ne touche pas l'argent lorsqu'ils exportent,
13:53lorsque le bateau quitte le port iranien.
13:55En général, il faut 2-3 mois avant qu'il arrive dans les ports d'importation,
13:59qui sont en général en Chine.
14:01Et une fois le produit déchargé en Chine,
14:04il faut ensuite 1 à 2 mois pour que les Chinois payent les Iraniens.
14:08Donc en fait, les exportations sont impactées aujourd'hui,
14:12mais les revenus du gouvernement iranien seront impactés d'ici 4 à 5 mois.
14:16D'accord. Mais la Chine a-t-elle des réserves,
14:19parce qu'elle dépend beaucoup de ce pétrole iranien,
14:21a-t-elle quand même prévu le coup, si j'ose dire ?
14:24Totalement. La Chine, l'an dernier, a fortement augmenté ses réserves,
14:28donc ses stocks stratégiques.
14:30les a augmenté d'à peu près 100 millions de barils,
14:33ce qui correspond, alors c'est à peu près seulement 10 jours,
14:35même pas 7-8 jours de consommation en Chine,
14:40mais ça représente à peu près une dizaine de jours d'importation,
14:44du point de vue chinois.
14:45Aujourd'hui, la Chine a plus de stockage de pétrole que les États-Unis,
14:51et en fait, c'est le seul pays qui a vraiment fortement augmenté ses réserves stratégiques l'an dernier.
14:56Comme quoi, je pense qu'ils étaient peut-être au courant de quelque chose,
14:58parce qu'entre le Venezuela et l'Iran, c'est deux de leurs principaux fournisseurs
15:01qui sont impactés depuis le début de l'année.
15:03Si je comprends bien, finalement, les Américains peuvent tenir ce blocus,
15:07ils ont la capacité militaire très nettement supérieure à leurs ennemis.
15:11On a quand même l'impression que c'est l'Iran qui tergiverse
15:14et qui hésite à retourner au Pakistan négocier,
15:18alors que l'Iran aurait quand même plutôt intérêt à trouver une solution.
15:21Enfin, le régime iranien, s'il peut-être lui-même veut se sauver
15:24et faire en sorte que la paix soit signée.
15:27C'est là qu'on a du mal à comprendre le jus iranien, Michel Polacco.
15:31Est-ce que c'est parce qu'il y a peut-être des dissensions, ça même, du pouvoir iranien ?
15:34Ça peut l'expliquer ?
15:35Je ne suis pas sûr.
15:36Moi, j'essaye de lire le Trump dans le texte.
15:38Ce n'est pas obligatoirement extrêmement simple.
15:40Mais si vous voulez, je pense que les Américains tergiversent volontairement
15:45pour essayer de traîner jusqu'à ce qu'en face, ça s'épuise.
15:52Parce que la guerre épuise, bien sûr, mais il n'y a pas que la guerre.
15:55Il y a tout ce dont vous avez parlé.
15:57Il y a les effets de vie intérieure, l'approvisionnement en denrées.
16:05Il y a la vie quotidienne.
16:07Il faut arriver à faire la police dans tout ce système.
16:09Je pense que c'est compliqué.
16:11Je pense que Trump, justement, il prend son temps.
16:14Il donne l'impression qu'il est pressé.
16:15Mais il prend son temps à chaque fois parce qu'il se dit, bon, peut-être qu'on va arriver
16:20à un moment
16:21où ils vont commencer à faiblir et tout.
16:23Ça n'est pas le cas.
16:24C'est vrai.
16:24Ça n'est pas le cas.
16:26Il y a quand même eu une amorce puisqu'ils ont quand même été d'accord pour venir discuter.
16:30Ce qui était déjà un début.
16:32Bon, pour l'instant, les bases de discussion sont totalement incompatibles avec les exigences
16:37que peuvent avoir les Américains ou les Israéliens.
16:39Donc, il est peu probable que ces discussions, si elles se déroulent, arrivent rapidement à un effet positif.
16:48À l'instant, on apprend que le Pakistan dit toujours attendre une réponse officielle de l'Iran
16:53sur sa présence à des négociations avec les États-Unis.
16:56Donc, on est toujours au même point, en fait.
16:58On attend que les Iraniens disent, finalement, on reprend les discussions.
17:02On traîne, on tergiverse.
17:03À mon avis, Trump n'est pas extrêmement pressé de retaper sur l'Iran, je pense.
17:07Je pense qu'il a plutôt envie.
17:09Malgré ce qu'il dit, en fait.
17:10Malgré ce qu'il dit, à mon avis, il n'a pas envie de retaper tout de suite.
17:13D'ailleurs, à mon avis, vous verrez, l'ultimatum va se terminer à 5h du matin.
17:18Il ne va pas taper à 6h.
17:19Ça m'étonnerait beaucoup, beaucoup.
17:21En plus, les cibles qui vont frapper maintenant, ce ne sont plus les bonnes cibles d'avant.
17:26C'est-à-dire les politiques, les mollats, les centres de commandement, etc.
17:31Maintenant, il va quand même être obligé d'attaquer des infrastructures qui sont gênantes.
17:36Donc, c'est aussi un problème d'opinion publique dans le monde et d'opinion publique en Iran.
17:41Il n'a pas intérêt à donner le sentiment aux Iraniens qu'il veut leur rendre la vie encore plus
17:46dure.
17:47Donc, je pense qu'il va quand même traîner un peu.
17:49Bon, puis à un moment donné, on va arriver au seuil de la douleur.
17:52Et là, il va décider qu'il se refâche.
17:55Et c'est très intéressant parce que c'est là qu'on va voir quelle est la capacité des Iraniens
17:59à tirer à nouveau des missiles balistiques, à tirer à nouveau des drones,
18:05à forcer le jeu dans le Golfe et dans le détroit d'Hormuz.
18:10Pour l'instant, on a l'impression qu'ils sont quand même fortement amoindris.
18:14Jérôme Pellisrandi.
18:16Encore, je me pose toujours la question pourquoi les Iraniens attendent d'entrer dans une nouvelle phase de négociation.
18:23Ils ont tout à perdre avec de nouvelles frappes ?
18:25Oui, ils ont tout à perdre.
18:26Mais il faut bien comprendre qu'il y a...
18:27Alors, d'abord, il y a des contradictions au sein du pouvoir iranien.
18:31Entre les tenants d'une ligne très dure, prêts à reprendre le combat,
18:37et des tenants d'une ligne un petit peu plus pragmatique.
18:42Et donc, il y a une dimension idéologique qui est forte.
18:45Maintenant, il y a...
18:47Moi, je...
18:48Non, je pense qu'il y a urgence des deux côtés.
18:50Parce qu'il ne faut pas oublier que, pour l'Iran...
18:53Vous n'êtes pas d'accord entre vous ?
18:54Non, ils sont étrangers.
18:56Michel pense que des deux côtés, on peut attendre.
18:58Non.
18:58Là, au contraire, des deux côtés, il faut l'éviter.
19:00Alors, pourquoi les Iraniens ne disent pas au Pakistan...
19:02On arrive ?
19:03Bien sûr, mais parce qu'il y a ces luttes de pouvoir.
19:06Ils veulent arriver en position de force.
19:07Mais Trump, il n'a pas non plus le temps.
19:09Parce que, il a...
19:12Si...
19:13S'il n'y a pas de...
19:14D'abord, le temps est très court, maintenant, pour négocier.
19:17Le temps que les délégations arrivent à Islamabad,
19:20il faut rappeler que c'est entre 15 et 16 heures de vol.
19:23Ça, c'est des données techniques.
19:24Depuis les États-Unis ?
19:24Depuis les États-Unis.
19:26Donc, ça veut dire que s'ils partent maintenant,
19:27même avec le décalage horaire,
19:29ils vont arriver pour 3 à 4 heures de discussion.
19:31Ce qui est totalement incompatible...
19:33Oui, mais ça repousse l'ultimatum.
19:37Et Trump...
19:37C'est quoi ?
19:39C'est Trump taco ?
19:41Une fois de plus.
19:42Donc, ça aussi, c'est un élément qui est à prendre en compte.
19:44Donc, avec son opinion publique.
19:47L'augmentation...
19:48Là aussi, le prix du baril, son consommateur américain,
19:53il pose des questions.
19:55Et n'oublions pas, il a accusé la Chine.
19:57Or, normalement, dans 3 semaines,
20:00il est censé arriver à Pékin.
20:02Donc, le temps joue contre lui.
20:04Et il ne faut pas oublier qu'il a une séquence très lourde.
20:06Ce n'est pas le mois d'octobre qu'il doit attendre pour les métermes.
20:09Il a, donc, le voyage en Chine qui est majeur.
20:14Le principal compétiteur, c'est Pékin.
20:16Ensuite, il a...
20:18Je suis désolé, mais c'est important.
20:19Il y a le mondial de foot.
20:20C'est bête à dire, mais...
20:21Il faut qu'il ait terminé sa guerre.
20:24Organisé.
20:24Et il y a le 4 juillet.
20:25Donc, le temps joue contre Trump.
20:27Et c'est bien ça, c'est le problème à lui.
20:29Oui, mais il est obligé d'obtenir une victoire.
20:31Ah bah, c'est ça le...
20:32Donc, il faut qu'il y ait quand même du sonant et tributant.
20:35Mais, il faut bien comprendre que, certes, la campagne aérienne a été très efficace,
20:40a réduit le potentiel militaire iranien.
20:43Mais, dire Trump, contrairement à ce qu'il dit, il ne peut pas dire qu'il a gagné par chaos.
20:47Et c'est ça, toute cette difficulté.
20:48On n'a toujours pas récupéré l'uranium, notamment.
20:51Je suis entièrement d'accord avec vous.
20:52Il est pressé parce que son blocus, sur le plan du droit international humanitaire, est illégal.
20:58Un blocus, c'est un temps de guerre.
20:59Là, on avait un cessez-le-feu.
21:00Comment se fait-il qu'il y ait eu un blocus ?
21:03Il y a eu le...
21:04Enfin, un double blocus, j'ai envie de dire, parce que les Iraniens bloquent aussi.
21:06Oui, alors, on va dire que l'erreur de l'un n'ennuie pas l'erreur de l'autre.
21:09Ça, ça n'ennuie pas.
21:10Ça serait trop facile.
21:11Et donc, Trump, même si les Américains se sont toujours assis sur le...
21:17Excusez-moi, par exemple, sur le droit international, la Convention Montégobé,
21:21ils ne l'ont pas ratifié, ils s'en fichent.
21:22Mais ils savent que ce blocus n'est pas bon pour eux.
21:25Et qu'ils vont avoir la communauté internationale sur le dos,
21:27parce qu'ils bloquent, vous l'avez très bien dit,
21:29ils bloquent le transit.
21:31À un moment donné, ça ne va plus pouvoir tenir.
21:33Et donc, il va y avoir la coalition des pays de l'Union européenne,
21:36alors pas l'Union européenne, des pays européens,
21:38qui vont escorter leur navire.
21:41Et là, ça va être les frégates françaises,
21:43les frégates multimissions françaises qui vont arriver.
21:46Ça ne sera plus tout à fait la même chose.
21:50Ulysse Gosset, on a donc un Donald Trump.
21:52Alors, on voit que sur le plateau, tout le monde n'est pas d'accord.
21:54Certains pensent que les deux peuvent attendre,
21:56d'autres qu'il y a urgence à se mettre autour de la table.
21:59En tout cas, pour l'instant, le Pakistan n'a toujours pas
22:00la réponse officielle de l'Iran.
22:03Donc, l'horloge tourne.
22:05Vous voulez mon point de vue ?
22:06Oui, l'ultimatum.
22:07Alors, justement, vous tranchez, Ulysse,
22:09entre ceux qui pensent que tout ça peut attendre.
22:12Au contraire, il y a urgence à trouver un chemin
22:14pour de nouveau se parler d'ici la fin de l'ultimatum.
22:18Trump est très pressé, plus que les Iraniens,
22:21mais il peut aussi attendre quelques jours.
22:22Et s'il le voulait, il pourrait repousser le cessez-le-feu de quelques jours
22:24parce qu'après tout, son blocus, il fonctionne.
22:27Alors certes, il y a une trentaine de bateaux.
22:29Là, le commandement américain vient de dire qu'il y avait 27 bateaux,
22:32qu'il y avait navires qui avaient traversé le Détroit.
22:36Mais c'est très peu par rapport aux 145 qui habituellement passaient.
22:40Mais il peut attendre quelques jours.
22:42C'est une question surtout de crédibilité, de la menace.
22:46Or là, on voit que Trump, il est erratique
22:49et qu'il a ce qu'on peut appeler des impulsions contradictoires.
22:53Et pourquoi j'en parle ?
22:54Parce que son propre staff, son équipe à la Maison-Blanche,
22:58est préoccupée.
22:59Elle se demande même, selon un article passionnant du Wall Street Journal,
23:03si Trump, finalement, à force d'improviser,
23:06de manquer finalement de vision et de rigueur,
23:08n'a pas compromis, d'une certaine manière,
23:12la possibilité de trouver un accord avec les Iraniens.
23:14Vous vous souvenez de ce festival de tweets
23:17qui a commencé par l'annonce qu'il pourrait détruire la civilisation perse ?
23:21Ensuite, il y a eu plusieurs injonctions en disant
23:23« Mais vous allez le déminer, ce fameux Détroit ? »
23:27Et je suis poli.
23:29Donc, il a eu des injonctions très fortes à l'égard des Iraniens
23:31qui ont déstabilisé visiblement la partie iranienne
23:34et qui, en tout cas, ont semé l'inquiétude
23:36dans son propre équipe à la Maison-Blanche.
23:37Donc, côté Trump, je pense qu'il peut quand même attendre,
23:41mais s'il attend trop, perte de crédibilité.
23:43Par contre, côté iranien, oui, je suis d'accord, ils ont le temps.
23:46Ils ont le temps.
23:47C'est vrai que leur économie va très mal,
23:49c'est vrai que le régime est à bout de souffle,
23:50c'est vrai qu'ils ont subi le blocus eux aussi
23:54et ils perdent à peu près 400 à 500 millions de dollars par jour.
23:57mais l'Iran est habitué à souffrir, entre guillemets,
24:01des sanctions et de la crise économique qu'il traverse depuis une quinzaine d'années.
24:06Donc, une semaine de plus, voilà.
24:07– Et les autorités, finalement, se soucient assez peu de leur opinion publique,
24:09il faut toujours le rappeler aussi, en Iran.
24:11– Il n'y a pas vraiment à se soucier de leur opinion, ça c'est sûr.
24:14– Oui, mais c'est aussi la différence.
24:15– Donc, mais par contre, alors, ils ont le temps,
24:18mais ce qui nous apparaît, c'est qu'il y a vraiment
24:21plus que des contradictions au sein du régime,
24:22il y a vraiment deux lignes qui s'opposent.
24:24D'un côté, ceux qui sont pour la négociation,
24:26à commencer par le président du Parlement et son ministre des Affaires étrangères,
24:29et puis il y a des guerriers de révolution qu'ils accusent de traîtrise
24:32et de vouloir, finalement, trahir l'Iran.
24:35Alors que eux, les négociateurs iraniens, disent
24:37nous sommes là pour sauver l'Iran d'une déroute militaire
24:40et d'une crise encore plus grave qu'elle ne l'est déjà.
24:42Donc, ces contradictions-là font que c'est difficile d'obtenir un accord
24:47et comme on est, si vous voulez, pour la communication,
24:50on est dans une situation très difficile
24:51parce que les Iraniens ne peuvent pas parler directement
24:53à la Maison-Blanche et réciproquement, donc c'est difficile.
24:56Et le médiateur, c'est le Pakistan qui s'arrache les cheveux.
24:59– On va y aller dans un instant d'ailleurs.
25:00– Le Pakistan qui supplie presque les Iraniens et les Américains
25:03de se mettre d'accord.
25:04On est dans une situation où, je crois qu'effectivement,
25:07puisqu'on est en navigation, on navigue à vue,
25:09mais avec un Iran qui sait quand même où il va
25:12et qui, d'une certaine manière, a tendance à pousser l'Américain
25:15jusqu'au bout de sa résistance.
25:17– Vous vouliez rajouter quelque chose avant qu'on aille voir
25:18notre correspondante au Pakistan ?
25:20– Oui, je veux rajouter sur la question du pétrole,
25:22je pense que la question du temps est clé
25:25et en fait, elle donne vraiment la position des deux côtés.
25:28Et en fait, les deux côtés ont un peu de temps,
25:30mais pas énormément de temps.
25:31Et la question, c'est de savoir quel côté va tenir le plus longtemps.
25:34Du côté iranien, ils exportent beaucoup moins,
25:37ce qui fait que leurs revenus vont être impactés,
25:39mais je pense que ça va prendre deux, trois mois
25:40avant que leurs revenus soient impactés.
25:42Mais évidemment, en termes de denrées alimentaires,
25:44par exemple, les importations de riz,
25:45qui sont très importantes en Iran, ou de maïs,
25:48ça a impacté d'ores et déjà.
25:49L'Internet est coupé à 99%,
25:51ça a un impact très fort sur l'économie iranienne.
25:55Le président iranien disait il y a deux semaines,
25:57deux, trois semaines,
25:57que l'économie ne pourra pas tenir plus d'un mois, deux mois.
25:59Alors, de l'autre côté, on a déjà perdu,
26:02parce qu'il y a eu beaucoup de baisse de production
26:03dans le Golfe Persique, dans le Moyen-Orient,
26:06on a déjà perdu l'équivalent de quasiment 600 millions de barils
26:11de production depuis le début de la guerre.
26:13Donc, si on reste, si on attend encore trois, quatre semaines
26:15avec le détroit fermé, on va atteindre un milliard de barils.
26:18Donc, avec des gros problèmes de pénurie, ensuite ?
26:20Avec des problèmes de pénurie.
26:21Et de l'autre côté, on a l'Agence internationale de l'énergie
26:23qui a déstocké 400 millions de barils.
26:26Donc, on a déjà, en fait, perdu davantage que ces 400 millions.
26:28L'Agence internationale de l'énergie peut déstocker davantage
26:31au cours des jours suivants et des semaines suivantes.
26:34Mais il y a, en fait, un point clé qu'on va atteindre,
26:37qu'on a déjà atteint,
26:38et à savoir quel côté va donner le plus longtemps.
26:41Et je dirais, juste un dernier point, sur le prix du pétrole.
26:43Le président Trump a réussi à faire en sorte que les prix baissent
26:48et, de l'autre côté, que les marchés mondiaux des actions montent.
26:51Il a été très fort pour manipuler les cours au cours des dernières semaines,
26:54alors que sur le marché physique, rien n'a changé.
26:56On va retrouver Ondine de Gaulle, notre correspondante,
26:59qui est à Islamabad, capitale du Pakistan,
27:02qui attend, j'imagine qu'il y a une certaine impatience,
27:05l'arrivée des délégations des deux parties.
27:09Mais pour l'instant, Ondine, personne n'est là.
27:13Alors, oui, effectivement, la situation s'annonce très compliquée.
27:16Et d'ailleurs, le ministère pakistanais de l'information vient tout juste de communiquer,
27:21alors que jusqu'à présent, les autorités restaient extrêmement discrètes
27:24depuis le début de cette séquence.
27:25Le ministre indique qu'Islamabad a fait tout son possible
27:28pour tenter de convaincre Téhéran, de participer au pourparler,
27:30avant l'expiration du cessez-le-feu, qui, comme on le sait, est dans quelques heures,
27:34mais que jusqu'à présent, il n'y avait toujours aucune confirmation
27:36de la venue de la délégation iranienne.
27:38On sait qu'il y a des contacts discrets qui se poursuivent
27:40entre responsables iraniens et pakistanais,
27:43mais pour l'instant, ça ne semble pas suffisant pour débloquer la situation.
27:46Et cette communication des autorités pakistanaises montre que,
27:49malgré les contacts en coulisses, la situation reste très incertaine,
27:52malgré un certain optimisme qu'affichaient les autorités pakistanaises jusqu'à présent.
27:57Le ministre pakistanais des Affaires étrangères a également publiquement
27:59appelé à l'extension du cessez-le-feu.
28:01Et on sait aussi qu'il y a des contacts permanents avec les partenaires de la région.
28:06La délégation américaine est toujours attendue demain matin.
28:09Un de mes contacts, qui se trouve actuellement dans l'hôtel Serena,
28:11qui doit accueillir les délégations, vient de me dire que le staff
28:14se tenait toujours prêt à recevoir les différentes délégations.
28:18Et le dispositif sécuritaire reste maximal.
28:21Alors oui, la situation s'annonce très compliquée,
28:23mais ici, les autorités continuent à se tenir prêtes
28:26et de tout faire pour amener les deux rivaux à la table des négociations.
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