- il y a 7 mois
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00Deuxième partie de l'émission qui va être consacrée là tout de suite à ce qui se passe entre la France, les Etats-Unis et l'Europe.
00:07On a l'impression d'assister à une nouvelle mouture de la guerre froide.
00:11Cette fois-ci, on ne pensait pas qu'elle se déclencherait ou qu'elle aurait lieu avec les Etats-Unis,
00:14mais il a suffi d'écouter Donald Trump ces dernières heures.
00:16Il y a le dossier du Groenland, et puis comme Emmanuel Macron, le président de la République française,
00:20a refusé de rejoindre son Conseil de la paix,
00:22mais Donald Trump y va d'une nouvelle diatribe et de menaces économiques contre les Français,
00:28sur ce à quoi le président a répondu aujourd'hui depuis le forum économique de Davos en Suisse.
00:33Ah bon, il a dit ça ? Qu'il ne viendrait pas au Conseil pour la paix ?
00:38De toute façon, ce n'est pas grave puisque personne ne veut de lui.
00:41Ce que je vais faire, c'est que je vais mettre 200% de taxes sur les vins et champagne, vous verrez qu'il viendra.
00:49Et même s'il ne vient pas, de toute façon, son mandat prend fin dans quelques mois.
00:52Il ne sera plus au pouvoir.
00:53Il ne faut pas se laisser impressionner.
01:00Et je crois que c'est aussi ça ce qui est important, c'est qu'on doit défendre nos principes,
01:04on doit défendre nos intérêts.
01:06C'est lui de apporter la réponse.
01:08Ce ne sont pas tout à fait les comportements qui vont avec...
01:10...traité de brut, tout à l'heure, le président de la République française, Emmanuel Macron,
01:14il a traité de brut, Donald Trump.
01:15Nous voilà en pleine guerre froide avec les Américains maintenant, Alain Duhamel.
01:18Moi, je dirais, plutôt que brut, je dirais Ubu roi.
01:22Et Ubu est un grand méchant.
01:25C'est-à-dire qu'il met, parce qu'il dispose d'un pouvoir gigantesque,
01:30une pagaille incroyable partout où il passe.
01:34Et on en fait les frais.
01:36On diront les Français, bien sûr, mais les Européens,
01:39mais les pays auxquels il inflige souverainement n'importe quel droit de douane,
01:45en variant, en disant, vous, ça sera 30.
01:48Et puis, non, bon, finalement, d'accord, ça sera 5.
01:52Et puis, c'est sans arrêt comme ça.
01:54C'est désarticulé.
01:57Et en même temps, c'est omnipotent.
01:59Il a tout le pouvoir et il l'utilise comme s'il était bien au-delà d'un agité,
02:08comme s'il ne parvenait pas à se contrôler lui-même.
02:13Et c'est évidemment un facteur d'instabilité incroyable.
02:17Il a la première puissance militaire, il a la première puissance économique,
02:21il a la première puissance médiatique.
02:23En plus, il est très bon dans le genre médiatique hubuesque.
02:28On n'a jamais connu quelqu'un comme ça.
02:30C'est-à-dire qu'il a une façon de s'exprimer.
02:33Bon, je pensais, j'imagine,
02:35une rencontre entre le général de Gaulle et Donald Trump.
02:40Et là, franchement, ça peuple mes rêves.
02:44– Marc Toiti, néanmoins, c'est une nouvelle menace de droit de douane.
02:47200% sur les vins et champagnes français.
02:50Ça représente le marché américain.
02:51C'est 25% des exportations pour le vin et le champagnes français.
02:55Il va y avoir déjà ces 10% promis à partir du 1er février
03:00parce qu'on s'oppose au projet du président américain
03:02d'une élection du Grand-Yen-Land.
03:03Tout ça a des conséquences économiques.
03:05– Bien sûr, bien sûr.
03:05N'oublions pas qu'on avait déjà 15% l'été dernier.
03:08– L'été dernier.
03:08– Donc là, on ajoute 10%.
03:09On menosse encore jusqu'à 40, voire 50% au mois de juin
03:12si on n'a pas trouvé de solution.
03:13Maintenant, effectivement, les vins et spiritueux.
03:15Le problème, c'est que, c'est triste à dire,
03:17mais ceux qui ont le plus à perdre à ces droits de douane,
03:18ce sont les Européens, c'est l'Europe et également la France
03:21parce que l'Europe a aujourd'hui un excédent extérieur commercial
03:25vis-à-vis des États-Unis.
03:26Donc c'est tout le drame.
03:27D'ailleurs, pourquoi les Allemands ont du mal
03:28à se mettre d'accord avec les Français ?
03:30Parce qu'évidemment, ils exportent beaucoup.
03:32Ils ont même des usines.
03:33– C'est ce qu'a d'ailleurs rappelé le chancelier allemand.
03:35– Exactement, tout à fait.
03:35– Il a rappelé que l'économie allemande
03:38dépendait quand même beaucoup plus que l'économie française
03:40de ce que les Allemands vendent aux Américains.
03:43– D'une part.
03:43Et puis surtout, le problème, c'est que comment on peut rétorquer à cela
03:46parce qu'on dit oui, on va taxer les GAFAM, etc.
03:47Et là, on paye les erreurs du passé.
03:49C'est-à-dire que les GAFAM, il y a que des Américaines.
03:52Donc si effectivement demain, on arrête tout ça
03:55ou on les taxe davantage…
03:56– On est trop dépendant des produits américains.
03:57– Surtout, on est trop dépendant de ces services
03:59parce qu'on n'a pas suffisamment investi, innové.
04:02– On ne pourrait plus se passer de Google, d'Apple…
04:06– Ce qui est prévu, ce qui pourrait être le cas,
04:08ce serait d'augmenter des taxes.
04:10Sauf que qui va payer ?
04:11Comme il n'y a pas de concurrent en face,
04:13c'est le consommateur qui va payer.
04:14Donc c'est comme l'inflation aujourd'hui est toujours très élevée.
04:16Pour beaucoup de Français, c'est compliqué.
04:17Donc c'est ça qui est dramatique,
04:18c'est qu'on n'a pas les moyens justement de répondre à cela.
04:21D'un point de vue économique, j'entends,
04:23mais nous payons malheureusement, encore une fois,
04:25nos erreurs, on est devenu trop dépendant vis-à-vis des États-Unis.
04:29Et puis là aussi, n'oublions pas que…
04:30Alors bon, la France, heureusement qu'on a le nucléaire,
04:32mais pour beaucoup de pays européens,
04:33ils n'ont pas d'énergie.
04:34Donc ils ont besoin également de l'énergie américaine, là aussi.
04:37Comme on n'achète plus le pétrole russe, etc.
04:38Ou le gaz russe, on se tourne,
04:40on achète beaucoup d'énergie du côté des États-Unis.
04:42Donc c'est ce deux poids, deux mesures qui fait que
04:44le jeu est déjà faussé.
04:45Malheureusement, on a déjà perdu depuis des années.
04:48Et même sur le front de la croissance,
04:50juste dernier point, imaginez,
04:51depuis 1995, le PIB américain,
04:54la richesse qu'on crée, donc hors inflation,
04:56a augmenté de à peu près 113%.
04:58Dans la zone euro en France,
05:00ça a augmenté de à peu près 58%.
05:03Vous vous rendez compte ?
05:03Donc il y a un écart aujourd'hui.
05:04Oui, donc c'est ça qui est dramatique,
05:06c'est qu'on a perdu ce terrain
05:07parce qu'on a mal investi,
05:09parce qu'on n'a pas été suffisamment pragmatique.
05:11Alors il y en a un autour de la table
05:12qui se dit, donnons aux Américains le Groenland,
05:16comme ça on s'ébarrasse du problème,
05:17c'est Arnaud Klarsfeld.
05:18Vous dites finalement,
05:20peut-être qu'il a raison Donald Trump,
05:22laissons-lui prendre la main sur le Groenland, c'est ça ?
05:25Je propose une solution par le haut,
05:29c'est-à-dire de céder sous une forme de concession
05:33de 99 ans qui pourrait être renouvelable,
05:37le Groenland qui est effectivement nécessaire
05:40à la sécurité nationale des Etats-Unis,
05:43et pas simplement à la sécurité nationale des Etats-Unis,
05:45mais à la sécurité nationale de l'Occident.
05:48Il y a trois grands blocs qui apparaissent aujourd'hui,
05:51le bloc russe, le bloc chinois et le bloc américain.
05:55Donc il faut faire un choix.
05:57Aux Etats-Unis, nous devons de nous avoir épargné le nazisme,
06:03de nous avoir épargné le communisme,
06:05et de nous défendre contre l'islamisme radical.
06:14Nous leur devons notre liberté
06:18et une grande partie de notre prospérité,
06:21puisque pendant des décennies,
06:22nous n'avons pas investi dans la sécurité,
06:25et ce sont les Etats-Unis qui nous ont protégés.
06:29Maintenant, Trump, je ne suis pas d'accord
06:31avec ce que vous avez dit, il n'est pas une source...
06:33Vous me faites plaisir.
06:34Le contraire m'aurait terriblement inquiété.
06:37Ne vous inquiétez pas et ne soyez pas trop chagrinés.
06:40La guerre en Ukraine n'a pas commencé sous Donald Trump,
06:44elle a commencé sous Biden.
06:46Elle risquait de continuer en troisième guerre mondiale.
06:52Aujourd'hui, Trump parle avec Poutine.
06:55Qu'est-ce qui est important ?
06:56Que les Etats-Unis se dressent contre la Russie,
07:01ce qui pourrait générer une troisième guerre mondiale.
07:04Le continent européen a déjà subi deux guerres mondiales.
07:08Vous m'avez parlé la dernière fois de votre réaction
07:11lors du déclenchement de la deuxième guerre mondiale.
07:15Les deux premières guerres mondiales ont fait perdre à l'Europe
07:18toute sa puissance, sans compter les dizaines de millions de morts.
07:22Il y a un siècle, le soleil ne se baissait jamais
07:29ni sur l'Empire anglais, ni sur l'Empire français.
07:33Aujourd'hui, on n'a même pas le droit à un strapontin
07:35quelque part pour faire les négociations.
07:38Et ça, la cause, c'était les deux guerres mondiales.
07:40Parce que des dirigeants...
07:41Vous ne faites pas une plaidoire.
07:44Vous terminez Arnaud et puis après Alain Duhamel répond.
07:46Est-ce que des dirigeants, avec des bonnes manières,
07:49comme lors de la Première Guerre mondiale
07:51ou lors de la Seconde Guerre mondiale,
07:54n'ont pas trouvé les solutions appropriées
07:56pour nous éviter les conflits ?
07:58Aujourd'hui, on a quelqu'un avec des mauvaises manières
08:01qui veut imposer la paix.
08:03Il le fait de manière autoritaire, avec des mauvaises manières,
08:06mais il vaut mieux cela qu'une guerre mondiale.
08:09En tout cas, je ne sais pas s'il impose la paix,
08:11mais il n'impose pas la paix dans l'économie mondiale.
08:14C'est exactement le contraire.
08:16Ce qu'il fait en matière commerciale, par exemple,
08:19c'est le contraire d'instaurer la paix.
08:21Mais c'est pas son objectif.
08:22À chaque fois, il revient en arrière quand même.
08:23C'est-à-dire que n'oubliez pas qu'il tape du poing sur la table,
08:25il revient en arrière.
08:25C'est très intéressant de voir ce qui s'est passé avec la Chine.
08:28Parce qu'il a augmenté effectivement les tarifs douaniers sur la Chine.
08:31Les exportations chinoises vers les États-Unis
08:33ont baissé de 30%.
08:35A l'inverse, c'est incroyable,
08:36parce que les exportations chinoises ont continué de croître.
08:38Même la Chine a battu un record historique
08:40d'excédents commerciaux.
08:43Elle arrivait où ? En Europe.
08:44Et au Canada aussi.
08:45Vous avez vu, il y a eu un deal entre le Canada et la Chine.
08:47Les exportations chinoises vers l'Europe ont augmenté de 15%.
08:50Donc on est encore une fois le dindon de la farce.
08:52C'est ça qui est dramatique.
08:53Alors qu'est-ce qu'on fait face à Trump ?
08:54On emploie le même ton que lui ?
08:56On crée le rapport de force si on en a les moyens ou pas ?
08:58Plusieurs choses par rapport à ce qui a été dit auparavant.
09:00Il y a la question du rapport de force
09:01qui fait qu'aujourd'hui, on est largement
09:04dans un rapport défavorable.
09:06On est dans la diplomatie,
09:07on est dans le langage européen tout à fait classique
09:09du respect du droit international, de la souveraineté.
09:12Ce qu'on doit faire et continuer à défendre,
09:14mais c'est toute la difficulté évidemment,
09:15quand on est dans un rapport de force
09:17avec un pays comme les Etats-Unis
09:18qui considère que son objectif n'est pas la prospérité mondiale.
09:22Son objectif n'est pas que l'économie mondiale a le bien.
09:24Son objectif, il n'est pas caché depuis le début.
09:27Donald Trump veut la prospérité pour les Etats-Unis,
09:30veut que les Etats-Unis redeviennent...
09:31Tous les présidents américains ont voulu ça.
09:32Oui, mais la manière dont il le fait,
09:35on sait très bien que ça se fait forcément
09:36au détriment d'un certain nombre de ses ennemis,
09:38mais également au détriment d'un certain nombre de ses alliés.
09:41Le commerce aujourd'hui américain,
09:43de toute évidence, se porte plutôt bien.
09:45Donc il y a des éléments factuels
09:47d'un point de vue macro...
09:48Peut-être que l'Europe ne défend pas suffisamment
09:50ses propres intérêts.
09:51On peut donner des leçons...
09:52Mais l'Europe n'a pas les moyens,
09:53n'a pas souveraineté énergétique.
09:53On veut apporter un message universel
09:55à nous peut-être d'être plus forts
09:56au sein de l'Europe.
09:57Non, je voudrais finir.
09:58C'est d'ailleurs ce qu'Emmanuel Macron a souhaité tout à l'heure.
10:01Il veut renforcer le marché unique européen.
10:02Il le souhaite, il souhaite beaucoup de choses.
10:04La question de la souveraineté énergétique,
10:05la question de la souveraineté industrielle,
10:07on est dans une situation aujourd'hui
10:08où les Européens sont contre la Russie
10:10et contre la Chine
10:11pour les raisons qu'on connaît
10:12et qui sont légitimes
10:12et sont contre les Américains aujourd'hui.
10:14Donc on se retrouve dans une situation...
10:15Oui, mais les Danois achètent des avions américains,
10:16vous voyez.
10:17Tout le paradoxe de cette histoire, évidemment.
10:18Il y a des discours et puis la réalité.
10:19Oui, mais dans une guerre économique,
10:20c'est pour ça que si Trump achète le Groenland,
10:23les Danois finiront probablement par se plier
10:25parce que dans un rapport économique,
10:27ils ne tiendront pas.
10:28Pour acheter, il faut qu'il y ait un vendeur aussi.
10:30Pour le moment, le Danemark n'est pas vendeur.
10:31Ils n'auront pas le choix.
10:32Pour l'instant, il n'est pas vendeur.
10:33Mais on verra.
10:33La Louisiane, la France a fini par le vendre
10:35et l'Alaska, la Russie aussi.
10:37Ce qu'il fait, c'est très exactement de l'impérialisme.
10:40Alors c'est un impérialisme...
10:41Oui, mais c'est comme...
10:42Mais attendez, je croyais qu'on n'interrompait pas.
10:45Je suivais votre précepte.
10:48C'est exactement de l'impérialisme.
10:51C'est un impérialisme qui est très largement économique,
10:54qui est complètement commercial,
10:56qui en plus peut s'appuyer sur le rôle que joue le dollar.
10:59Pourquoi l'Europe ne serait pas un impérialisme aussi ?
11:01Elle l'a été, elle ne l'est plus.
11:04Non, l'Europe n'a jamais été impérialiste.
11:06En revanche, les principaux pays européens ont été des empires.
11:11Ça, bien entendu.
11:12Mais ce n'était pas l'Europe.
11:13Mais on est bien nostalgiques et bien prêts à ce que ce ne soit plus le cas.
11:15C'était même les empires des pays européens,
11:20de la France, mais de la Hollande,
11:23de la Grande-Bretagne qu'on appelait l'Angleterre à l'époque,
11:26etc., de l'Autriche, tout ce qu'on veut.
11:28C'était des empires, mais c'était des empires en plus totalement conflictuels.
11:33Là, la puissance de Trump,
11:36c'est que c'est un empire quasi universel.
11:39Il le fait au nom de son intérêt personnel.
11:43On ne peut pas lui reprocher ça.
11:45Il est élu pour ça.
11:46C'est un empire autoritaire,
11:48mais démocratique,
11:50et qui défend nos valeurs.
11:51Enfin, relativement démocratique.
11:53Relativement, quand même démocratique.
11:55Et qui défend nos valeurs,
11:57et qui nous laisse avoir nos identités nationales,
12:00et qui, d'ailleurs, nous incite à défendre nos identités nationales.
12:03Je suis assez vieux pour quand même faire part de certaines réflexions que j'ai pu avoir.
12:09J'aime bien le premier siècle après Jésus-Christ.
12:11Il y avait l'Empire romain,
12:13et il y avait la Judée,
12:14qui était sous une forme de protectorat romain.
12:18Et les Romains laissaient aux Juifs,
12:20qui étaient en Palestine,
12:22enfin la Judée à l'époque,
12:24avoir conservé leur identité.
12:26Et ils ont voulu se rebeller.
12:29Et ils sont rebellés,
12:30et la Judée a disparu pendant deux millénaires.
12:34On s'oppose quand on a une chance de gagner.
12:37De Gaulle s'est opposé.
12:38Mais il a dit,
12:39j'ai l'Empire américain derrière moi,
12:42et par une force mécanique supérieure,
12:44on vaincra.
12:45On ne peut pas avoir comme ennemi
12:47à la fois la Russie et les États-Unis.
12:50Ce n'est pas possible.
12:52Surtout qu'on n'est pas unis.
12:53C'est ça le problème de l'Europe.
12:54C'est que malheureusement,
12:55l'Europe, on n'est pas unis.
12:56Moi, je me sens profondément européen.
12:57Notamment les Amants.
12:58Je voudrais même une Europe politique.
13:00Mais les Européens n'ont pas voulu d'Europe politique.
13:02Sauf que là, attendez,
13:03c'est Trump qui décrète que d'un coup,
13:05c'est nous qui ne lui convenons plus.
13:06Mais pendant 50 ans,
13:07on a été dépend...
13:08Non, mais pendant 50 ans...
13:09C'est lui qui dit,
13:11les Européens,
13:12vous ne faites pas ce que je veux.
13:14C'est lui qui décrète les nouvelles règles.
13:16C'est lui qui dit au Danemark,
13:17filez-moi le Groenland,
13:18sinon j'arrive.
13:19Oui, mais enfin,
13:19les Américains voulaient le...
13:22Depuis Lincoln, déjà,
13:24depuis Lincoln, déjà,
13:26les Américains voulaient le Groenland.
13:29Alors, attendez, attendez,
13:30parce qu'il y a un homme qui boule,
13:31qui nous écoute depuis tout à l'heure,
13:32et on voudrait lui donner la parole.
13:34Il est général.
13:34C'est l'ancien chef d'état-major des armées
13:36de l'armée de l'air,
13:37Jean-Paul Paloméros.
13:38Mon général,
13:39je vois réagir, là.
13:41En fait,
13:42Trump,
13:42c'est notre nouvel ennemi ?
13:44Non, mais je ne vois pas bien.
13:46Le débat est animé
13:47et très intéressant.
13:49Je vois bien.
13:50On est en pleine contradiction.
13:52C'est sûr qu'on a compté
13:54sur les États-Unis
13:54pour créer cette sécurité en Europe.
13:58On a bâti l'OTAN.
14:00On n'a pas voulu donner à l'Europe,
14:02ça a été dit,
14:03son autonomie,
14:04parce que l'Europe se cherchait une voie.
14:08Est-ce qu'elle devait rester
14:09un marché commun ?
14:10Et on a découvert
14:12les besoins d'autonomie
14:13au fur et à mesure
14:14qu'on était devant le mur.
14:16Mais le problème,
14:17c'est maintenant,
14:18on est au pied du mur.
14:20Et là,
14:21on ne peut pas défaire,
14:23on ne peut pas détricoter
14:24les dépendances
14:25qui ont été construites
14:27depuis 1949.
14:28Quand vous voyez
14:29la dépendance
14:30des Anglais
14:32vis-à-vis des Américains
14:34en termes,
14:35dans bien des domaines,
14:36mais en particulier
14:37dans celui du nucléaire,
14:38la dépendance
14:39d'un certain nombre
14:40de pays européens
14:41sur la composante nucléaire
14:43de l'OTAN,
14:43vous voyez quand même
14:44que ça,
14:45c'est du lourd,
14:46si vous m'excusez
14:46l'expression,
14:47et qu'on ne peut pas inverser
14:49l'équation stratégique.
14:50Donc,
14:51soit il y a une voie
14:51de négociation,
14:52effectivement,
14:53mais j'ai peur
14:55que quand ces enjeux-là
14:57vont bien remonter
14:58à la surface
14:59et ça ne saurait tarder,
15:01il y a un certain nombre
15:02de pays européens
15:03qui vont se dire
15:04non,
15:05on ne peut pas laisser tomber
15:06tout cet acquis.
15:08Je ne parle même pas
15:09des équipements militaires américains,
15:11bien sûr,
15:11on le sait tous,
15:12parce que la France
15:14est quand même
15:15assez isolée
15:15dans la démarche
15:16qu'elle a entretenue.
15:17Il dit à peu près
15:18la même chose que moi.
15:20On est trop isolés en fait.
15:22Ce qui est quand même fou,
15:23c'est que pendant 50 ans,
15:24on s'est reposé
15:25sur le parapluie américain
15:26et là,
15:26on rend responsable
15:27Trump de tout.
15:27Je comprends
15:27qu'il soit insupportable,
15:28qu'il soit excessif,
15:29qu'il soit tout ce qu'on veut.
15:30Mais c'est la chance
15:31pour une fois
15:32que l'Union européenne
15:32puisse enfin
15:33prendre son destin en main,
15:35avoir cette fameuse
15:35défense commune
15:36qu'on fantasme
15:37et dont on parle
15:37de plateau en plateau
15:38depuis 30 à 40 ans.
15:40Et on est dans une situation
15:41aujourd'hui
15:41où tout serait la faute
15:42de Donald Trump
15:43alors qu'il se désengage.
15:45On a reproché aux Américains
15:46d'avoir passé leur temps
15:47à s'engager partout,
15:49à faire preuve
15:49d'un impérialisme
15:50colonialiste,
15:51d'aller faire du regime change,
15:53de faire sauter des régimes,
15:54de foutre le bazar
15:55absolument partout
15:56dans le monde.
15:56Et maintenant qu'en fait
15:57il est dans une logique
15:58où il considère
15:59que sa priorité
16:00c'est les Américains
16:01et c'est l'Amérique,
16:01on lui reproche maintenant
16:02qu'il se désengage
16:03et qu'il nous laisse
16:04nous débrouiller.
16:05Il y a un moment,
16:06il faut quand même
16:08c'est la responsabilité
16:09des Européens.
16:10Macron prend pour tous les autres
16:11évidemment
16:12parce qu'on n'entend pas
16:13beaucoup les autres
16:14et c'est courageux
16:15de la part de Macron
16:15de quelque part
16:17de s'incarner en chef
16:17de l'Europe
16:18et de l'Union Européenne.
16:18Oui on fait les chefs
16:19et derrière on suit.
16:21Je vous donne la parole
16:22dans un instant
16:23à l'individu,
16:23on va aller au Groenland.
16:24On va aller retrouver.
16:25À un moment
16:25ça serait sympathique.
16:26Vous allez la voir,
16:27ne vous inquiétez pas.
16:28On va retrouver
16:29Elie Suisse en direct
16:30pour les FMTV
16:32mais il fait moins 20,
16:33entre moins 17 et moins 20.
16:34Donc elle est prioritaire.
16:35Donc est-ce que du côté
16:38du Groenland,
16:38on s'attend vraiment
16:39à une prise du pays
16:40par la force ?
16:44C'est une option
16:45qui clairement
16:46est envisagée
16:47par certains habitants
16:48de Nouc
16:48et il faut savoir
16:49qu'au Groenland
16:50il y a quelques Français,
16:52quelques dizaines de personnes
16:53qui font partie
16:53de la communauté francophone
16:54et on est justement
16:55avec Anne-Sophie
16:56qui vit depuis 3 ans et demi
16:58au Groenland.
16:58Anne-Sophie,
16:59comment est-ce que vous vivez
17:00la situation vous
17:00depuis quelques semaines ?
17:02Pour l'instant
17:02c'est au jour le jour
17:04comme je l'ai dit.
17:04C'est très calme pour moi
17:06mais on le sent quand même bien
17:07avec les soldats
17:08qui ont débarqué
17:09depuis quelques jours
17:10que la tension
17:12commence un petit peu
17:13à monter
17:13mais pour moi personnellement
17:15je continue au jour
17:16le jour
17:17de vivre comme on fait
17:18comme d'habitude.
17:19Est-ce que vous envisagez
17:20que Donald Trump
17:21puisse passer
17:22à l'étape supérieure
17:23et éventuellement
17:25envahir le Groenland ?
17:25Est-ce que c'est quelque chose
17:26auquel vous pensez ?
17:27Non, je ne pense pas
17:28que ça se passera
17:28mais en effet
17:30si jamais un jour
17:30ça doit se faire
17:31je pense que
17:32ça devrait
17:35s'arranger normalement
17:37je l'espère en tout cas
17:38et que
17:40tout ce que j'espère
17:41c'est de ne pas avoir
17:43à partir
17:43Alors justement
17:44on en parlait tout à l'heure
17:45une des options
17:45concrètement
17:46c'est peut-être
17:47de partir
17:47de quitter le pays
17:48si jamais c'est trop compliqué
17:49Oui en effet
17:50si jamais ça devient
17:51vraiment compliqué
17:52je partirai
17:53avec les enfants
17:54vers le Danemark
17:55mais je ne pense vraiment
17:56pas que ça sera l'occasion
17:57il faudrait vraiment
17:58qu'il y ait la force militaire
17:59qui arrive sur place
18:00donc les américains
18:02pour me faire partir
18:02Oui
18:03Parce que vous
18:03ce serait inconcevable
18:04de rester au Groenland
18:06si jamais
18:07Donald Trump
18:08décide de passer
18:08à l'étape supérieure
18:09Oui pour moi
18:10c'est surtout le fait
18:11que si jamais on reste
18:12ça veut dire
18:12qu'on cautionne la chose
18:13et c'est quelque chose
18:14que je ne veux vraiment pas
18:15faire partie
18:16je ne veux pas faire partie
18:17des Etats-Unis
18:19Et vos enfants
18:20ils comprennent
18:21la situation aussi
18:22vous leur en avez parlé ?
18:24On va se pousser un petit peu
18:25il y a un taxi qui arrive
18:25Vous leur en avez parlé ?
18:27Oui et non
18:28alors ils ont compris
18:29vis-à-vis
18:30on a fait la démonstration
18:31qui s'est passée samedi
18:33mais je ne pense pas
18:34qu'ils comprennent vraiment
18:35la situation
18:36ce qui se passe
18:36en ce moment
18:38je ne pense pas
18:38qu'ils ont conscience
18:40de ce qui se passe vraiment
18:41Merci beaucoup
18:42Anne-Sophie
18:42effectivement
18:43on comprend à quel point
18:44ça peut être compliqué
18:45pour les habitants
18:46du Groenland
18:47et qui nous disent tous
18:48et bien effectivement
18:49craindre cette situation
18:50craindre une escalade
18:51parce que c'est vrai
18:52que toutes les déclarations
18:53de Donald Trump
18:54laissent penser pour l'instant
18:55que la situation
18:56n'est pas prête de se calmer
18:57au moins dans les prochains jours
18:58Merci Élise Phillips
19:00en direct du Groenland
19:01pour BFM TV
19:02de nous qu'avec Sonia Reynaud
19:03et pas facile
19:04pour les enfants
19:05de furent du vileux sous la neige
19:06Alain Duhamel
19:06D'abord il faut quand même
19:08rappeler que les Etats-Unis
19:09ils sont déjà militairement
19:11ils ont une base
19:12ils en avaient plusieurs
19:14et bien sûr
19:15et donc
19:16ils n'ont rien à craindre
19:19sur la sécurité
19:20de leurs approvisionnements
19:22de ce point de vue
19:22c'est une fois de plus
19:24une volonté
19:25d'acheter
19:26ce qu'il a envie d'acheter
19:28comme il est
19:28comme
19:28c'est exactement
19:30la manière
19:30dont il se comporte
19:31avec
19:32le commerce international
19:34c'est-à-dire
19:35la plus grande
19:37anarchie organisée
19:40pour organiser
19:42dans l'intérêt
19:43des Etats-Unis
19:44ou dans l'intérêt
19:45de ce qu'ils croient
19:47être ceux des Etats-Unis
19:48mais
19:49c'est son objectif
19:50les Etats-Unis
19:51se sont bâtis
19:52comme ça
19:53ils ont pris
19:54ils ont pris
19:55une eneimite seconde
19:56mais attendez
19:56vous permettez
19:57ils n'ont pas terminé
19:58si vous avez envie
20:00qu'on devienne
20:01les caniches
20:01des Etats-Unis
20:02on peut
20:03on n'est pas
20:03on n'est pas
20:04c'est le cas
20:05c'est le cas
20:07de la plupart
20:08des pays européens
20:09on n'est pas les caniches
20:10mais on est
20:13redevables
20:14parce qu'on n'a pas
20:15voulu faire l'Europe
20:16une grande Europe
20:17politique
20:17et où on aurait
20:19mis sous en commun
20:20c'est complètement faux
20:21si
20:21si
20:22parce qu'on aurait
20:23s'il y a un pays
20:24on aurait existé
20:25on aurait existé
20:26on aurait
20:27une seconde
20:28on aurait
20:28une seconde
20:29on aurait existé
20:30vous avez des secondes
20:31qui durent des heures
20:32non non c'est pas vrai
20:32on aurait existé
20:34comme puissance
20:35alors que là
20:35on n'existe pas
20:36comme puissance
20:37et on a le choix
20:38entre la Chine
20:39la Russie
20:40ou les Etats-Unis
20:41et les Etats-Unis
20:42défendent nos valeurs
20:43défendent la liberté
20:45voilà
20:45c'est ce que c'est
20:46c'est simple
20:46alors d'abord
20:48ils défendent peut-être
20:49vos valeurs
20:49mais ils ne défendent pas
20:50mes valeurs
20:51ils défendent des valeurs occidentales
20:54ils défendent des valeurs
20:55qui ne sont pas les valeurs
20:56de tout le monde
20:57ils défendent des valeurs occidentales
20:58bon premièrement
20:58et deuxièmement
20:59s'il y a un pays
21:00qui a fait
21:01et essayé de faire
21:02mais avec constance
21:04quelle que soit
21:05la couleur politique
21:07de ceux qui sont au pouvoir
21:08le contraire
21:09de ce que vous dites
21:10c'est la France
21:10s'il y a un pays
21:11qui a cherché
21:12à être autonome
21:13pas à être hostile
21:14à être autonome
21:16à être autodéterminé
21:18c'est la constance
21:19de la diplomatie française
21:21depuis la guerre
21:21Marc Touati
21:22vous vouliez ajouter un coup
21:23l'enjeu économique
21:24qui est là
21:25c'est-à-dire que
21:25Trump
21:25je ne pense pas
21:26qu'il va faire la guerre
21:26c'est un pays de l'OTAN
21:27le Danemark
21:28il y a des accords
21:29on a vu hier
21:29dans les organisations militaires
21:33il y avait effectivement
21:34le Danemark avec les Etats-Unis
21:35donc il n'y aura pas une guerre
21:36par contre
21:36ce qui compte pour les Etats-Unis
21:37on l'est dit depuis le début
21:38c'est effectivement
21:39les terres rares
21:40et surtout les minerais
21:41que nous avons effectivement
21:42au Groenland
21:43avec aujourd'hui
21:44une grande partie
21:45qui ne sont pas de tout exploitées
21:47alors que
21:48les Chinois
21:50ont justement commencé
21:50à lornier un petit peu
21:52en se demandant
21:53est-ce qu'on pourrait y accéder
21:54donc c'était ça
21:55à la base
21:55la volonté
21:56aujourd'hui
21:56il faut savoir que
21:57par exemple
21:57quand on prend les terres rares
21:58la Chine
21:59à peu près 40%
22:00dans le monde
22:01s'ils prennent les réserves
22:02du Groenland
22:02ils peuvent monter à 70%
22:04donc là aussi
22:05je pense qu'il ne faut pas
22:06se tromper d'ennemis
22:06notre ennemi aujourd'hui
22:07je ne pense pas
22:08que ce soit les Etats-Unis
22:08même si effectivement
22:09je suis d'accord
22:09c'est un peu cavalier ce qu'ils font
22:10par contre le vrai danger
22:12c'est aujourd'hui
22:12la suprématie de la Chine
22:13et le seul pays
22:14qui a osé s'opposer
22:15aujourd'hui à la Chine
22:16au travers des droits de douane
22:17ce sont les Etats-Unis
22:18et ça les a calmés
22:18par contre nous
22:19on continue d'accueillir
22:20ils se sont mutuellement calmés
22:22certes
22:22mais nous on continue
22:23d'accueillir les produits chinois
22:25nous on continue
22:25d'accueillir les produits chinois
22:26on veut taxer les petits colis
22:27qui parfois ne respectent pas
22:29les normes qu'on impose
22:30à nos producteurs
22:30on veut taxer les petits colis
22:32on s'en prend à la Chine
22:32mais c'est pas ça
22:33qui va changer grand chose
22:33parce que si la Chine
22:34elle s'implante
22:35dans le métro sûr
22:36et qu'ensuite
22:37il y a une reconstitution
22:42des zones d'influence
22:43avec cet effondrement
22:44du multilatéralisme
22:44qui fait qu'aujourd'hui
22:45les Etats-Unis
22:46dans le fort intérieur de Trump
22:47considèrent qu'il doit être souverain
22:49et qu'il doit reconstituer
22:50sa zone d'influence
22:51du nord jusqu'au sud
22:52ce qui est très intéressant
22:53avec le Canada
22:54c'est qu'il a déjà switché
22:56le Premier ministre
22:56en allant effectivement
22:57signer son accord
22:58avec la Chine
22:59est-ce que d'autres suivront
23:00je ne sais pas
23:00mais ça veut dire que
23:01face à cette menace
23:02le Canada considère
23:03que la priorité
23:04est aussi de se garantir
23:05de nouvelles alliances
23:06les alliances ne sont pas
23:07fondées pour des siècles
23:08elles changent
23:09c'est le cas avec les Etats-Unis
23:10peut-être demain
23:11avec d'autres pays
23:12peut-être que dans 20 ans
23:13on sera les meilleurs amis du monde
23:15avec la Russie
23:15on n'en sait strictement
23:16rien du tout
23:17mais les raisons économiques
23:18l'emporteront
23:19mon avis sur tout le reste
23:19que ça soit le Groenland
23:21ou autre chose
23:21il vaut mieux les Américains
23:22que les Chinois
23:24ou les Russes
23:24probablement
23:26la paix économique
23:26mais après on dit
23:27que la paix économique
23:28c'est de la compromission
23:28de la collaboration
23:29ou quoi qu'est-ce
23:30je ne sais pas
23:30mais en tout cas oui
23:31c'est fondamental
23:31dans tous les cas
23:32pour bien comprendre
23:34ce qui se passe en ce moment
23:35il faut aller aussi
23:35aux Etats-Unis
23:36et là nous allons
23:37écouter Antoine Ellard
23:38notre correspondant permanent
23:39parce que Antoine
23:41toute cette agitation
23:42de Donald Trump
23:43est-ce que ça lui profite
23:44de manière politique
23:46intérieure
23:47non pas du tout
23:52en fait les Américains
23:53ne comprennent pas
23:54l'obsession de Donald Trump
23:56pour le Groenland
23:57tous les sondages le montrent
23:58ils sont largement opposés
24:00à ces velléités
24:01d'annexer ce territoire
24:03opposition à 75%
24:04les Américains
24:05qui rejettent aussi massivement
24:07tout recours à l'armée
24:09pour s'emparer
24:10par la force de ce territoire
24:11et ça c'est vrai
24:12y compris
24:13chez les électeurs républicains
24:14les électeurs de Donald Trump
24:16alors au-delà
24:16ces sondages
24:17quand on discute
24:17avec les Américains
24:18notamment quand on sort
24:19de Washington
24:19qu'on va parler
24:20avec les électeurs
24:20de Donald Trump
24:21et moi c'était le cas
24:23il y a quelques semaines
24:23je suis allé en Pennsylvanie
24:25et j'ai rencontré
24:25plusieurs électeurs
24:26de Donald Trump
24:26qui se disaient déçus
24:28ils m'ont expliqué
24:30que Donald Trump
24:30s'occupe à leurs yeux
24:31trop des affaires du monde
24:33et pas assez
24:33de leurs problèmes à eux
24:34et c'est vrai que Donald Trump
24:36il n'a pas été élu
24:37pour être le gendarme du monde
24:38il a été élu
24:39pour s'occuper d'abord
24:40des Américains
24:40et les Américains
24:41leur problème numéro un
24:42c'est l'économie
24:43c'est l'inflation
24:44c'est le pouvoir d'achat
24:45c'est le coût de la vie
24:46ils espéraient que Donald Trump
24:47le businessman
24:48allait améliorer leur quotidien
24:49un an plus tard
24:50ils déchantent
24:51ces améliorations
24:52ne sont pas au rendez-vous
24:53les prix restent très élevés
24:54pire lorsque Donald Trump
24:55parle du coût de la vie
24:56et de l'inflation
24:58il dit que c'est un coût monté
25:00par les démocrates
25:01une arnaque
25:01pour dit-il
25:03nuire à sa réputation
25:04et au travail formidable
25:06qui dit-il
25:07il est en train d'accomplir
25:08ce qui donne vraiment l'impression
25:09qu'il est totalement déconnecté
25:10des problèmes quotidiens
25:12des Américains
25:13malgré ces mauvais sondages
25:15Donald Trump
25:15ne s'arrête pas
25:16il continue
25:17et persiste les signes
25:19sur le Groenland
25:20ça fait un an
25:22jour pour jour
25:22qu'il est arrivé
25:23à la Maison Blanche
25:24il sent peut-être le besoin
25:25aussi de parler aux Américains
25:26c'est pour cette raison
25:27que la Maison Blanche
25:28a annoncé tout à l'heure
25:29un point près surprise
25:30Donald Trump
25:30qui aura lieu ici
25:32même dans le bâtiment
25:32à côté de moi
25:33à la salle de presse
25:34de la Maison Blanche
25:34probablement une façon
25:36pour Trump
25:36d'aller vanter son bilan
25:38son bilan économique
25:39qui pour le coup
25:40est assez maigre
25:41et qui suscite
25:42beaucoup de colère
25:42chez les Américains
25:43et chez une bonne partie
25:44de ses électeurs
25:45en particulier
25:46on le suivra bien évidemment
25:47en direct
25:48sur BFM TV
25:49et à la salle de
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