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  • il y a 14 heures
Avec Arlette Chabot et Franck Dedieu

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##LE_GRAND_DEBRIEF-2026-06-12##

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News
Transcription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Maxime Liedot.
00:05Il est 8h39 sur Sud Radio, le grand débrief de la matinale avec Arlette Chabot, Franck Dedieu.
00:10On va revenir bien sûr sur l'interview de la porte-parole du gouvernement qui était à l'instant au
00:14micro de Sud Radio.
00:15Et plus largement on va se poser cette question avec vous, amis auditeurs.
00:18Est-ce que depuis le début de ce drame et plus précisément depuis qu'on apprend, il faut le dire,
00:22quasiment chaque jour, une nouvelle défaillance ?
00:24D'abord les policiers qui ont menacé une maman dont l'enfant avait été victime de viols, de harcèlement.
00:29Ensuite, visiblement la justice qui n'avait pas fait son travail dans la priorisation du dossier, dans l'envoi au
00:35tribunal compétent de la famille,
00:36visiblement du principal suspect dans cette affaire qui est encore Jérôme Barrella, dont on apprend encore il y a quelques
00:44heures.
00:44C'est-à-dire qu'on a appris dans la nuit qu'un fichier de référence anti-pédocriminalité aux Etats
00:49-Unis avait signalé son profil qui naviguait sur Internet en France
00:52et que les autorités françaises ne l'avaient pas écouté.
00:54Quand on voit le ministre de la Justice qui ne démissionne pas, quand on voit Emmanuel Macron qui a certes
00:59parlé de dysfonctionnement,
01:01mais surtout de responsabilité humaine, est-ce que les politiques sont à la hauteur ?
01:05Est-ce qu'aujourd'hui quand elles écoutent suffisamment les associations, est-ce qu'elles sont en pointe sur ce
01:10sujet ?
01:10Venez en dialoguer avec nous au 0826 300 300.
01:14Arlette Chabot, c'est vous que je me tourne en premier.
01:17Dans votre édito tout à l'heure, vous parliez de la démission de Gérald Darmanin.
01:19Est-ce que globalement, le gouvernement, les politiques sur ce sujet sont à la hauteur ?
01:25Moi je pense que la démission d'un ministre, quand il n'y a pas de faute directe, d'erreur
01:30manifeste,
01:31je pense que peut-être qu'après les incidents au Stade de France, on se souvient,
01:35Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur, aurait dû démissionner.
01:39Là ce n'est pas tout à fait évidemment la même chose quand il n'y a pas de responsabilité
01:42directe.
01:43Et qu'est-ce que ça changerait s'il y avait un autre ministre de la Justice ?
01:46Ce qu'il faut c'est une feuille de route, ce qu'il faut c'est des moyens,
01:49ce qu'il faut c'est une réflexion sur le fonctionnement de la justice.
01:54C'est ça qui est nécessaire aujourd'hui.
01:56Quant aux autres politiques, il y a une campagne présidentielle qui a commencé,
02:02il y a une campagne tout court qui vise...
02:05Par exemple, Arlette, quand je pose la question,
02:07beaucoup regrettent qu'un Laurent Nunes, par exemple,
02:10ne soit pas plus monté au front que ça pour ou défendre,
02:14ou assumer que dans son institution aussi, il y avait eu des dérapages.
02:17Est-ce que c'est des critiques justifiées selon vous ?
02:19On va dire que ce n'est pas un politique.
02:21Et certains trouvent justement, alors c'est le paradoxe,
02:23de dire, oui, c'est un haut fonctionnaire, ce n'est pas un politique,
02:26il n'a pas les mêmes réflexes ou les mêmes réactions
02:29que peut avoir un Gérald Darmanin,
02:32qui lui, effectivement, est un poids lourd politique.
02:35Il n'y en a pas beaucoup dans cette équipe
02:38autour de Sébastien Lecornu.
02:41Moi, je pense surtout qu'on a vu chacun,
02:44les uns et les autres, arriver avec leurs mesures,
02:46c'est-à-dire des mesures de droite à droite.
02:48On dit qu'il faut de la répression,
02:50il faut des peines plus sévères.
02:52Et puis à gauche, on dit qu'il faut surtout de la formation,
02:55il faut l'écoute.
02:57C'est vrai pour l'aide et le soutien aux enfants.
03:00Donc chacun est arrivé avec ses propositions.
03:02Et comme d'hab dans son créneau.
03:05Absolument, dans son créneau.
03:06Je trouve que la seule chose qui serait intéressante,
03:09c'est que sur ce sujet,
03:11tout le monde se met autour d'une table.
03:14Il y a effectivement cette proposition de loi intégrale,
03:17comme on dit, parce qu'elle couvre tous les sujets
03:20qui sont liés concernant à la fois les enfants,
03:22les violences, les agressions, les enfants et les femmes.
03:25Il y a une proposition de loi qui est sur la table.
03:28Si tout le monde travaille sur cette proposition de loi,
03:31ce ne serait pas idiot.
03:33Franck Daudieu, est-ce que pour vous,
03:34les politiques sont à la hauteur ?
03:35On vient de parler de Charles Darmanin, de Laurent Nunez.
03:37On a aussi vu Emmanuel Macron qui a pour l'habitude,
03:40ou alors de balayer d'un revers de main,
03:42les faits divers, les drames.
03:43Là, il a pris la parole plusieurs fois.
03:45Hier, dans un déplacement, il a même assumé
03:47que ce qui était, on va dire,
03:49le cœur de son deuxième quinquennat,
03:50l'enfance, n'avait peut-être pas été considéré
03:52à sa juste valeur.
03:53Pour vous, est-ce que le personnel politique
03:55est à la hauteur du drame qui a eu lieu à Florence ?
03:57Moi, je suis totalement d'accord,
03:59même si c'est un débat, je suis désolé, Arlette,
04:01je suis totalement d'accord avec Arlette,
04:02c'est-à-dire qu'il ne s'agit pas de fautes personnelles
04:05les uns et les autres.
04:08Il y a une mission d'inspection,
04:10il y a quand même, on est dans un état de droit,
04:12où le ministre peut diligenter des missions d'inspection,
04:17il l'a fait.
04:18Il faudra distinguer, la porte-parole l'a dit,
04:21les responsabilités individuelles,
04:22et là, bien sûr, il faudra être vigilant et ferme,
04:28et puis des responsabilités institutionnelles.
04:30Et là, se pose la question de budget.
04:32J'en reviens à votre question.
04:33Beaucoup en Europe,
04:35beaucoup de nos voisins européens,
04:36beaucoup de ministres démissionnent
04:37pour beaucoup moins de ça,
04:38beaucoup de commentateurs,
04:39beaucoup de spécialistes de la vie politique
04:40disent que la politique, c'est aussi,
04:42au bout d'un moment, certes, chefé,
04:44mais être à un moment responsable d'une institution.
04:47Hier, ça a été posé la question à Gérald Darmanin,
04:49lui non plus n'a pas finalement fait, on va dire,
04:53attention aux directives qu'il avait lui-même données.
04:55Il n'y a pas eu de suivi.
04:56Il pourrait en partie être responsable.
04:58Alors, ça, c'est un aspect finalement assez technique, Maxime.
05:03Moi, je pense que la responsabilité des politiques,
05:06elle est en amont.
05:08C'est-à-dire que vous êtes contraints budgétairement
05:12à tous les égards,
05:14par les marchés financiers,
05:15par l'Union européenne,
05:16par le déficit public.
05:17Et donc, ces politiques sont sous la pression,
05:22une pression budgétaire.
05:23D'ailleurs, la première remarque d'Emmanuel Macron,
05:25c'est de dire, à tort, me semble-t-il,
05:27vous n'allez pas nous faire le coup du budget,
05:29parce qu'il y en a assez.
05:30Non, je suis désolé,
05:31il y a un problème budgétaire.
05:33C'est-à-dire que quand vous remontez
05:35dans le maillon des défaillances,
05:38dans la chaîne des défaillances,
05:39vous apercevez qu'il y a souvent,
05:41comme dans des catastrophes industrielles finalement,
05:44une multitude de maillons qui ne vont pas.
05:46Et ces maillons, elles ont peut-être
05:48un caractère très individuel,
05:49mais elles ont aussi un caractère systémique.
05:51Donc, il y a un problème de budget.
05:53La responsabilité des politiques,
05:54me semble-t-il, elle est dans le fait
05:56qu'on ne gèle pas des budgets alloués à la justice,
06:00compte tenu du fait que la justice
06:03a beaucoup moins de moyens,
06:04si on le compare au pays européen.
06:06Moi, la responsabilité des politiques,
06:08elle est sur le fait de, quelque part,
06:11d'avoir abandonné sa souveraineté budgétaire
06:15et de l'avoir confié à d'autres
06:16et de ne plus être maître
06:17du destin budgétaire de la France.
06:19Donc, c'est une responsabilité en amont.
06:220826 300 300,
06:23est-ce que les politiques sont à la hauteur
06:25depuis ce drame
06:26et depuis les différents dysfonctionnements
06:29dont on est informé quasiment quotidiennement
06:32avec ces rebondissements ?
06:33Je vous propose,
06:34alors qu'ont lieu les obsèques
06:35de la petite Liana dans l'après-midi,
06:37à Florence, je le rappelle,
06:38je vous propose qu'on y parte, justement,
06:40à Florence, avec vous, Sandrine.
06:42Bonjour.
06:45Sandrine, est-ce que vous êtes avec nous ce matin ?
06:46Bonjour, Sandrine.
06:49Du côté de Florence,
06:50peut-être qu'il y a un dysfonctionnement de réseau.
06:53On va vous rappeler, Sandrine,
06:54qui est à Florence,
06:55elle va pouvoir nous raconter un peu
06:56l'ambiance qui règne.
06:57On rappelle qu'il n'y a pas eu, d'ailleurs,
06:59de visite de ministre ou de coup de fil.
07:01C'est d'ailleurs ce que regrette, par exemple,
07:03la maman de la jeune Rosa,
07:04qui, on le rappelle, la maman,
07:05quand elle a porté plainte au commissariat
07:08après plusieurs appels pour savoir
07:09où est-ce qu'en était l'enquête.
07:11En réalité, elle a été menacée
07:12d'une main courante pour harcèlement.
07:14Donc, en effet, ce n'est peut-être pas
07:15la meilleure façon de prendre à bas le corps
07:17cette situation.
07:18On retournera récupérer Sandrine dans un instant.
07:210826 300 300.
07:22Est-ce que les politiques ont été
07:23à la hauteur du drame ?
07:24Franck Dedieu, rédacteur en chef à Marianne.
07:26Arlette Chabot, a-t-on besoin de la présenter ?
07:27Arlette Chabot, non ?
07:28Mais figurez-vous qu'elle est dans ce studio.
07:29On reste ensemble
07:30et on partira au standard.
07:31Amis auditeurs, vous avez la parole.
07:330826 300 300.
07:34Les politiques sont-ils à la hauteur depuis
07:37qu'on apprend ces nombreux dysfonctionnements ?
07:39Et on se posera également la question
07:40dans l'heure suivante, entre 9h et 10h,
07:43de savoir si, en réalité,
07:45ce drame n'a pas lancé la campagne présidentielle.
07:47Quand on voit les propositions,
07:48quand on voit l'ambiance,
07:49et Bruno Rotaillot qui propose
07:51une nouvelle cour, on va dire,
07:53de la magistrature,
07:54en mettant des citoyens sur l'exception
07:56contre les juges,
07:57quand on voit un général Darmanin
07:58qui prend ce sujet à bras-le-corps,
07:59et puis, l'écoute des enfants,
08:01les moyens de la justice,
08:02les forces de l'ordre,
08:03les formations,
08:03est-ce que tout ça,
08:04ce n'est pas tout simplement
08:05le lancement d'une campagne présidentielle ?
08:07Est-ce que l'affaire Liana
08:08ne va pas être un marqueur important ?
08:10Toutes les défaillances qu'on voit là,
08:12est-ce que ce n'est pas
08:13ce qui va animer la campagne présidentielle ?
08:14Je vous propose d'en parler.
08:160826 300 300.
08:17Jusqu'à 10h.
08:18A tout de suite, amis auditeurs.
08:19Le Grand Matin Sud Radio,
08:217h-10h.
08:23Maxime Liedot.
08:23Il est 8h50 sur Sud Radio,
08:25amis auditeurs,
08:26vous avez la parole.
08:270826 300 300.
08:28On va s'interroger à partir de 9h sur ce drame,
08:31certes,
08:31mais quand un drame commence à être repris par les politiques,
08:35cela devient une affaire politique,
08:36et donc un thème politique.
08:37Est-ce que vous pensez que tout ce qui est en train d'être soulevé
08:40par l'affaire Liana
08:41va marquer la campagne présidentielle,
08:43va marquer les candidats,
08:44les propositions de mettre les citoyens au cœur des décisions de la justice,
08:47le fait d'être finalement,
08:49de mieux appréhender la parole des enfants,
08:51de mettre les moyens sur la justice,
08:53bien sûr,
08:54de façon beaucoup plus forte,
08:55et puis de se poser la question de l'efficacité de la justice,
08:58d'enfermer ceux qui méritent réellement d'être enfermés.
09:00Quand cela, bien sûr, est prévu dans le cadre de la loi,
09:03appelez-nous au 0826 300 300.
09:05On aura le dialogue, d'ailleurs,
09:06avec un dialogue avec le ténor d'un barreau
09:08qui arrivera dans ce studio d'ici une petite demi-heure.
09:110826 300 300.
09:13On se pose d'abord la question,
09:14puisque la porte-parole du gouvernement était à ce micro
09:16il y a encore quelques minutes,
09:17et qui parlait de la responsabilité politique.
09:20Est-ce qu'ils sont à la hauteur, nos politiques,
09:22depuis les révélations des dysfonctionnements,
09:24depuis ce drame ?
09:25On en parle avec vous.
09:270826 300 300.
09:28Bonjour Sandrine.
09:29Oui, bonjour Mathieu.
09:30Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
09:32Vous, vous avez la particularité d'habiter à Florence, Sandrine, c'est ça ?
09:35Oui, c'est ça.
09:36Comment est l'ambiance ?
09:38Ça peut paraître être une question un peu bateau,
09:39mais depuis plusieurs jours,
09:41depuis plusieurs heures maintenant,
09:43surtout aujourd'hui,
09:43les obsèques de la Pignana auront lieu dans quelques heures.
09:46J'imagine que le bruit politique est très lointain, non ?
09:51Alors, pas tant finalement.
09:53Les gens s'interrogent vraiment sur la prise en charge des enfants
09:57et de la pédocriminalité en France aujourd'hui.
10:00Alors, évidemment, on est au cœur du cyclone, là.
10:05En France, vraiment, on est au centre du truc.
10:09C'est lunaire, en fait.
10:10Parce que ça fait tellement d'années qu'on en parle,
10:12ça fait tellement d'années qu'on dit,
10:13à un moment donné, il va falloir vraiment faire quelque chose
10:16et taper fort, et ça ne se passe pas.
10:17Et là, aujourd'hui, on a un drame,
10:19mais quelque chose d'absoluement...
10:23Je ne sais pas, j'en perds mes mots tellement...
10:26Mais voilà, cet enfant devrait être là, quoi.
10:27Mais ce qui est intéressant, Sandrine, ce que vous dites,
10:30c'est que même traversé, bien sûr, par l'émotion, par l'effroi,
10:34c'est une évidence.
10:35Vous, Sandrine, vous dites, mais la colère,
10:37c'est le mot qu'on emploie quand même depuis plusieurs jours,
10:39la colère, elle est là, elle est quand même dans chaque citoyen,
10:41parce que, comme vous le disiez, le drame aurait pu être évité.
10:44Mais largement.
10:45Largement, la colère est là.
10:46La colère, la tristesse, c'est terrible.
10:49Les parents s'inquiètent,
10:50les parents commencent à mettre des trackers
10:53sur les téléphones de leur monde,
10:54ils leur interdisent des choses.
10:56C'est fou.
10:56Enfin, on est dans le Gers,
10:58on est censé être préservés, nous, ici.
11:00Eh bien, on est préservés de rien du tout.
11:02On est comme les copains ailleurs, quoi.
11:04Et quand vous regardez...
11:06Pardon, Maxime,
11:06mais moi, avec mon expérience professionnelle, par exemple...
11:09Qu'est-ce que vous faites, Sandrine ?
11:10Qu'est-ce que vous faites ?
11:10Je suis éducatrice.
11:11Les jeux pour enfants,
11:12on les appelle les bisous d'ours.
11:15Quand un gamin nous casse la figure,
11:17le juge dit,
11:17il fallait la mettre dans sa chambre.
11:18Ah ben oui, bien sûr.
11:19Tu viens de prendre un marron,
11:20t'as pris un uppercut,
11:21tu dois l'amener par la main dans sa chambre.
11:23Mais le gosse,
11:23il a juste qu'une amie,
11:25c'est nous tuer.
11:26Vous voyez ?
11:27En fait, il y a un décalage.
11:28Il n'y a aucun travail en amour.
11:29Voilà.
11:30Il y a un vrai décalage.
11:31Ces juges sont...
11:32Ben, ils sortent de l'école, en fait.
11:34Ils sortent de l'école
11:35et ils n'ont rien fait de leur vie professionnelle
11:38en dehors d'étudier.
11:40On les balance à juger des cas terribles,
11:45des gamins qui ont subi des insètes,
11:46qui ont subi des violences parentales.
11:48Et on oblige ces mômes à continuer
11:51à aller chez leurs géniteurs.
11:54On leur dit,
11:55on leur dit,
11:56il faut y aller,
11:56il faut immédiatiser,
11:57patati, patata.
11:58Mais c'est lunaire.
12:00On choisit ses amis,
12:01on ne choisit pas sa famille.
12:02Et on oblige...
12:02Vous, Sandrine,
12:03quand vous regardez le...
12:04Je vais appeler ça le spectacle,
12:05mais on va dire
12:06les déclarations politiques
12:07qui se succèdent,
12:08c'est la question qu'on se pose ce matin.
12:09Et est-ce que vous trouvez quand même
12:10que le monde politique
12:11est à la hauteur de ce drame
12:13où vous dites que...
12:14Non, ils sont déconnectés.
12:15Pour moi, ils sont déconnectés.
12:16Ils sont déconnectés de la réalité,
12:18ces gens.
12:18Oui, complètement.
12:19Ils vivent dans une bulle.
12:21Ils vivent dans une bulle,
12:22ils ne se rendent pas compte.
12:23En fait, vous savez,
12:24pour moi,
12:25je crois que tous ces gens
12:25qui sont aux responsabilités,
12:27on devrait les obliger
12:28pendant six mois de leur vie,
12:29pas six jours,
12:30six mois de leur vie,
12:31à travailler à la base.
12:33À travailler dans les hôpitaux,
12:34à faire le ménage,
12:35ou à faire fonction d'aide-soignants,
12:37ou dans un EHPAD,
12:38à travailler auprès de jeunes
12:39justement en difficulté comme ça,
12:41ou d'aller bosser à l'usine,
12:43d'aller travailler,
12:43ne serait-ce que qu'elles servent
12:44dans le supermarché du coin.
12:46Pour prendre connaissance,
12:47oui, de la réalité.
12:49Voilà, pour réaliser
12:50à quel point
12:50la vie de la base,
12:53et c'est la base
12:53qui tient la société.
12:54Non, vous avez raison,
12:55mais vous avez raison
12:56de le rappeler, Sandrine.
12:58Et donc,
12:59vous nous avez appelé
13:00depuis Florence
13:01ou dans quelques heures
13:01se tiendront les obsèques
13:03de la petite Liana.
13:04Merci beaucoup
13:04de nous avoir appelé, Sandrine.
13:05On entend non seulement
13:06votre agacement,
13:07mais aussi votre colère
13:08qui traverse.
13:09vous dites,
13:10cette commune de Florence,
13:12les politiques sont-ils
13:13à la hauteur ?
13:13C'est la question qu'on se pose.
13:140 826 300 300.
13:16Bonjour Liliana.
13:18Bonjour.
13:19Merci beaucoup
13:19d'être avec nous ce matin.
13:20La réponse,
13:21elle est cash,
13:21elle est sans détour.
13:22Est-ce que les politiques
13:23sont à la hauteur
13:24depuis qu'on apprend
13:25cette série de dysfonctionnements
13:26dans le drame
13:27de l'affaire Liliana ?
13:28Non.
13:29Non.
13:29Puisque je m'attendais,
13:32parce qu'on est face
13:33à des manquements,
13:35à des dysfonctionnements
13:36tellement,
13:37à tous les niveaux,
13:39qu'on aurait pu faire
13:41le constat des dégâts
13:43et se réunir
13:45autour d'une table,
13:48comme un interlocuteur
13:49l'a dit tout à l'heure.
13:51J'attendais
13:52que les partis politiques
13:53mettent,
13:54et les hommes politiques
13:55mettent de côté
13:56et faire une cause nationale
13:58de l'enfant.
14:00à tous les niveaux,
14:02aussi bien au niveau
14:04des attentes portées
14:06à l'enfant
14:06que les punitions
14:09qu'on puisse mettre à jour
14:11par rapport aux enfants
14:13de 13, 14, 15 ans
14:15qui font des dégâts
14:16dans la société.
14:17Et tout ça nous montre
14:19que l'enfant
14:20n'est pas une cause nationale,
14:25n'est pas au centre
14:26de la société.
14:28C'est un constat,
14:29c'est même pas de la colère,
14:31c'est de la peur.
14:32De la peur,
14:33c'est-à-dire qu'en réalité
14:34on continue à vivre
14:35dans un monde,
14:36dans un pays,
14:37Liliana,
14:37où les politiques
14:38ne se rendent pas compte
14:39de ce qu'est la réalité
14:40sur ces enjeux-là ?
14:41C'est ça votre crainte ?
14:42Exactement.
14:43Chacun y va
14:44de sa petite déclaration,
14:46mais on sait très bien
14:47que techniquement,
14:48qu'on a besoin
14:50d'une coalition,
14:52de se mettre d'accord
14:53sur un vrai sujet
14:54et d'agir en conséquence.
14:57Et donc c'est ça
14:57qui est la priorité pour vous.
14:59Merci beaucoup Liliana
14:59d'avoir été avec nous
15:00au 0826 300 300.
15:02Mot de la fin,
15:03Arlette Chabot,
15:04c'est vrai qu'on en discutait,
15:05c'est peut-être le sujet
15:07sur lequel tous les candidats
15:08pourraient,
15:09devraient se retrouver
15:10en 2027.
15:11Moi je trouve
15:11qu'il devrait y avoir
15:14une discussion
15:15où des spécialistes
15:16devraient se réunir
15:17et proposer un programme
15:19que chaque candidat
15:21s'engagerait à respecter.
15:22Je trouve que ça serait
15:23quand même utile
15:24de se dire,
15:26voilà,
15:26parce que sinon
15:26chacun va arriver
15:27avec sa petite proposition
15:29de droite,
15:29toute sa proposition
15:30de gauche
15:31et puis moi je flatte
15:32mon électorat comme ça
15:33et je suis content.
15:34S'il y a des spécialistes
15:35et s'il y a un accord
15:37avec une commission
15:38transpartisane
15:38de gens qui trouvent
15:40des mesures
15:41et ça rappellera
15:44ce qui s'est fait autrefois
15:45sur l'environnement
15:45de se dire,
15:47voilà,
15:47on respecte,
15:48on applique,
15:49on prendra toutes ces mesures.
15:51Engagement budgétaire,
15:51engagement sur des normes
15:54et signé
15:55et engagé par tout le monde.
15:56C'est le seul moyen
15:57de s'en sortir,
15:58sinon on va avoir
15:58une espèce de course
15:59aux propositions
16:01qui va être consternante.
16:02Merci beaucoup Arlette Chabot,
16:03merci aussi Franck de Dieu,
16:04rédacteur en chef à Marianne.
16:05Je rappelle la couverture
16:06du magazine cette semaine
16:07après Liana,
16:08combien d'enfants encore
16:09à retrouver en kiosque
16:10et sur le site internet ?
16:11Dans un instant,
16:12on poursuit la conversation.
16:13Je vous pose la question
16:14sans détour ce matin,
16:15est-ce que l'affaire Liana
16:16était déjà en train
16:17de marquer l'élection présidentielle
16:18par les propositions,
16:19par les dysfonctionnements
16:20sur le sujet de la justice,
16:23sur l'idée qu'on n'écoute
16:24pas suffisamment les enfants,
16:26sur l'idée des moyens
16:27accordés à la justice,
16:28de la sévérité de la justice,
16:30des juges ?
16:30Certains les considèrent
16:31comme étant une société
16:32finalement qui n'a pas
16:33le droit à la sanction,
16:34qui ne connaît pas la sanction.
16:36Est-ce que tout cela,
16:37ça va marquer ?
16:38En tout cas,
16:38ça va avoir une importance
16:39pour vous électeurs
16:40dans les prochains mois ?
16:41Amis auditeurs,
16:41vous avez la parole.
16:420826 300 300,
16:44on se retrouve dans deux minutes.
16:44A tout de suite.
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