- il y a 11 heures
Avec Elisabeth Lévy et Eric Revel
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NewsTranscription
00:02Le Grand Matin Sud Radio, 7h10h, Patrick Roger.
00:07Il est 8h35, vous avez la parole au 0826 300 300.
00:11Quel souvenir vous avez de Lionel Jospin ?
00:13On peut y revenir en fait tout à l'heure.
00:15Pour vous, qu'est-ce qu'il représentait Lionel Jospin ?
00:19Est-ce que c'était l'homme de gauche assez rigoureux ?
00:24C'est l'image en fait, austère évidemment qu'il dégageait.
00:28Est-ce que c'est l'homme qui était derrière les 35h ?
00:32Même si c'est Martine Aubry, bien sûr, DSK aussi derrière.
00:36Éric Heuvel peut en dire un mot.
00:38L'homme aussi qui était au moment ministre de l'Éducation nationale,
00:42au moment de l'affaire du voile à Creil.
00:45On l'a évoqué tout à l'heure avec Elisabeth Lévy.
00:48Creil où la mairie est passée d'ailleurs sous pavillon LFI, si je puis dire, ce week-end.
00:53Avec des images à Creil, comme à Saint-Denis, à Vaud-en-Velin, au Blanc-Ménil.
01:03Au Blanc-Ménil, oui, ça a été assez violent évidemment.
01:06Des maires ou des élus qui ont dû quitter sous escorte policière municipale ces lieux
01:13parce qu'ils étaient insultés, etc.
01:15Enfin, voire quasiment menacés, bien sûr.
01:19Sur qu'il y ait la rivalité ou des sifflets en politique, ça arrive en fait toujours.
01:24Mais là, c'est allé...
01:25Oui, oui, des élus socialistes aussi, des élus LR et des élus socialistes.
01:29Tiens, Didier Denim est avec nous pour réagir en fait à ce sujet.
01:33Bon, au 0826 300 300.
01:35J'attends vos appels.
01:36Didier, bonjour Didier.
01:38Oui, bonjour à tous.
01:39Bonjour.
01:41Vous avez vu, vous avez entendu parler de ces images, de ces vidéos qui circulent, Didier.
01:47Oui, oui, tout à fait.
01:48Alors, c'est quand même un peu gênant.
01:50Je me demande où est la démocratie dans ce pays.
01:53On peut avoir...
01:55Enfin, a priori, on ne peut plus avoir de débat d'idées.
01:57C'est-à-dire, quoi qu'on dise, si on n'est pas de la bonne couleur, si on n
02:00'est pas de la bonne religion, ça ne passe pas.
02:02Et je pense que tout ça, c'est aussi activé par des extrêmes qui essayent d'appuyer sur le fait
02:09de diviser un peu la France.
02:11Après, quand on regarde ce qui s'est passé à la télévision, c'est des villes qui, a priori, ont
02:16été prises par l'extrême gauche.
02:18Alors, d'après ce que j'ai entendu, pour l'extrême droite, ça a été à peu près pareil.
02:22Il y a des gens aussi qui se sont fait huer.
02:25Je ne comprends pas ça.
02:26Surtout pour des communales.
02:28Quand on vote pour son maire, généralement, le maire, une fois qu'il a été élu, il est obligé de
02:33travailler pour tout le monde.
02:35Donc, je ne vois pas l'aspect qu'il peut y avoir par rapport à ça, étant donné qu'au
02:42niveau financier, c'est quand même un peu léger.
02:44Je vois que pour certains maires de petites communes, c'est compliqué.
02:48Mais je souhaite... Enfin, je tiens à féliciter le petit jeune homme de 24 ans qui a été élu le
02:54plus jeune maire de France.
02:55Oui, c'est l'un des plus jeunes.
02:56Il y en a eu plusieurs. Il y en a un de 19 ans, il y a une jeune fille
03:00de 21 ans, je crois que c'est dans le Tarn-et-Garonne, et puis l'autre de 24, vous
03:06avez raison.
03:07Donc, je trouve ça bien. Je trouve que c'est la jeunesse qui s'intéresse.
03:12Et d'après ce que j'ai pu en voir, il n'y avait pas une virulence qui était aussi
03:16extrême que ça.
03:20Ce qui veut dire que quand on fait, quand on est dans un pays démocrate, a priori, si nos idées
03:27ne sont pas mises en avant, on a le droit d'essayer de manifester, de protester pour essayer de revenir
03:35en arrière.
03:36Et ça, je ne comprends pas. Sinon, on n'est plus dans une démocratie.
03:40Oui, ce sont les valeurs de la démocratie qui vacillent dans ces conditions et qui sont mises en cause.
03:46Didier, restez avec nous, Elisabeth Lévy et Éric Revelle.
03:48C'est plus que les valeurs de la démocratie, c'est l'esprit démocratique.
03:53Et ça, ce n'est pas l'affaire du pouvoir, c'est l'affaire de chacun d'entre nous.
03:58C'est-à-dire qu'effectivement, Didier a mis le doigt sur, à mon avis, ce qui montre réellement qu
04:03'il y a une crise politique au sens profond,
04:07une crise de notre lien d'appartenance, c'est que l'autre n'est plus un adversaire avec qui on
04:15peut s'engueuler de façon civilisée
04:17comme on le fait chaque matin ici, dans la joie et la même humeur.
04:20A commencer pas, Elisabeth.
04:21C'est un ennemi. Et ça, c'est vraiment un problème.
04:24Donc là où Didier a raison, c'est qu'il faut quand même, dans ce climat, et vu ce qu
04:29'ils prennent comme crachat symbolique ou réel d'ailleurs,
04:32il faut quand même féliciter les gens qui continuent à faire de la politique et arrêter de dire que c
04:39'est pour la...
04:39Moi, je déteste entendre dire qu'ils font ça pour l'argent, quand on sait combien ils sont payés, franchement.
04:44Oui, oui, c'est vrai. Alors, maire d'une grande ville, vous pouvez avoir une bonne rémunération, les villes moyennes,
04:51etc.
04:51Ça ne va pas très très loin, en fait. En tout cas, au regard du temps consacré, bien sûr...
04:57Des responsabilités.
04:58Des responsabilités.
04:59Éric Revelle.
05:00Bah, écoutez, moi, ces scènes hallucinantes où on moleste un candidat battu, qu'il soit socialiste ou LR,
05:10pour moi, ces scènes ont du bon...
05:11Alors, on ne les moleste pas, on les insulte.
05:12Ah oui, parce qu'il y a des policiers municipaux.
05:14Oui, oui, oui.
05:15On les insulte.
05:16C'est pas partout, on les insulte.
05:18Bah, moi, je trouve ça du bon. Je vais vous dire pourquoi.
05:20Bah oui, parce que ça révèle la conception que la gauche extrême a de la démocratie, vous voyez.
05:26C'est-à-dire que c'est surtout...
05:27Non, mais dans les exemples cités, dans les exemples cités, ça veut dire que ces gens considèrent
05:31qu'il n'y a pas d'autres électeurs, que la ville leur appartient,
05:36et qu'ils vont en faire ce qu'ils ont envie d'en faire.
05:38Bah, moi, je vais vous dire, je trouve ça extrêmement dommageable,
05:40et ça donne peut-être à réfléchir à ceux, alors pas aux communautaires, aux communautarisés visés,
05:49mais ça donne à réfléchir, je pense, à beaucoup de gens, y compris aux électeurs du Parti Socialiste,
05:53qui ont donc dénoncé cet accord largement dans le pays avec LFI.
05:57Voilà.
05:57C'est la conception qu'a une partie de l'extrême-gauche, dans certaines villes, de la démocratie,
06:02c'est-à-dire la violence des nations.
06:04En plus, il y a une dimension supplémentaire qui est la Nouvelle-France,
06:08qui est dans certains endroits, la Nouvelle-France, qui dit à l'ancienne France
06:12qu'elle n'existe plus et qu'elle doit dégager.
06:15C'est une honte.
06:16C'est une honte, ça.
06:17Je ne comprends pas qu'on puisse parler de la sorte,
06:21à savoir que nos anciens se sont battus pour notre liberté,
06:24et qu'on vienne comme ça, du revers de la main,
06:27balayer tout ce qui a été construit pour une couleur de peau et pour une religion.
06:31Je trouve ça abominable.
06:33Oui, mais quand Jean-Luc Mélenchon, dans un discours,
06:36dit tout blanc, tout moche, si vous voulez,
06:39ça redonne du carburant à ces gens qui insultent, par définition,
06:44alors qu'ils ne sont pas tous de couleurs différentes de la nôtre.
06:47Mais quand vous dites tout blanc, tout moche,
06:48qu'est-ce que vous voulez que les gens comprennent ?
06:50Ça incite à la violence.
06:51Il y a surtout beaucoup d'enfants d'immigrés,
06:53et beaucoup de descendants d'immigrés qui sont tout aussi...
06:56Choqués, bien sûr.
06:57Il ne faut pas oublier que dans ces villes,
06:59les gens sont très mal élus,
07:01parce qu'il y a très peu de gens qui vont voter,
07:02donc ils sont élus par une très faible partie de la population,
07:06la plus militante,
07:08et la plus subventionnée très souvent.
07:11Vous savez, à Paris,
07:12il faudrait voir le nombre de fonctionnaires municipaux
07:15qui habitent à Paris, dans des logements sociaux,
07:17qui sont donc une clientèle...
07:19Ce que j'essaye de vous dire,
07:21c'est qu'il y a des clientèles naturelles.
07:22L'argent public crée des liens naturels.
07:25Vous n'avez pas besoin d'aller voler,
07:27vous voyez ce que je veux dire ?
07:29La responsabilité des abstentionnistes,
07:31si vous voulez,
07:32elle est quand même très engagée.
07:33Ça c'est vrai.
07:34Bravo Eric.
07:34Oui, mais il y a des endroits
07:36où les gens ont complètement coupé de la politique.
07:39Ils ne s'en occupent plus, bien sûr.
07:42Et ce que dit un élu,
07:45c'est au Blanc-Ménil,
07:48ce matin j'étais avec un autre maire,
07:50un élu au pavillon sous bois,
07:52c'est que les villes,
07:54certaines villes en fait maintenant,
07:56elles sont divisées d'un côté racaille,
07:59et de l'autre côté,
08:00ceux qui ont peur.
08:01Et du coup, on se fuit,
08:03on parle effectivement.
08:05Didier, vous vouliez continuer de réagir ?
08:07Oui, oui, ça laisse prévoir pour les élections nationales
08:11quelque chose de dramatique.
08:13Déjà quand j'entends un certain parti de gauche
08:16qui dit, même si l'élection elle est faite,
08:20nous on les battra pour qu'elle ne se réalise pas.
08:24Ça m'inquiète pour mes petits-enfants,
08:26pour mes enfants.
08:27Et je me dis que si on se retrouve dans ce cas de figure,
08:31c'est vraiment dommageable.
08:33La France est quand même un pays d'accueil,
08:35on a beaucoup accueilli.
08:36Et j'ai du mal à comprendre que tous ces gens
08:39qui sont venus chez nous pour justement mieux vivre,
08:41essaient maintenant de retourner ce qui a été créé
08:45pour créer autre chose.
08:46Je ne comprends pas.
08:48Oui, alors en plus, ce n'est pas tous.
08:50Comme souvent, évidemment,
08:52ce qu'a dit Elisabeth, bien sûr,
08:55c'est probablement une minorité.
08:57Et puis les autres qui voudraient vivre,
08:59en fait, normalement,
09:00mais il y en a qui attisent.
09:02Qui attisent évidemment cette haine
09:04qui est extrêmement de bonne domaine.
09:06Théoriquement, c'est toujours une minorité, Patrick.
09:07Et surtout, dans certains endroits,
09:09c'est une grosse minorité.
09:10Il faut être honnête.
09:11Le communautarisme,
09:12ça ne touche pas quelques individus isolés.
09:15Cette fracture sur le mode eux et nous,
09:19les gens qui parlent de leurs concitoyens
09:21en disant les Français,
09:23c'est une minorité, bien sûr,
09:25mais ce n'est pas une micro-minorité.
09:27Mais que faire face à ça ?
09:30Tout ça, ça a commencé déjà
09:32par des gens comme nous.
09:35Plus de 50 ans et blancs
09:37qui aiment bien la viande.
09:39Ça y est, on commence par ça.
09:41Comment vous savez ?
09:44Et après, on rajoute,
09:45et après, on rajoute,
09:46et on rajoute,
09:47et puis on donne la couleur,
09:48et puis on donne la religion,
09:49et puis on donne...
09:51Je n'arrive pas à comprendre
09:54ce principe-là de destruction.
09:56Vous vous êtes à Nîmes, Didier.
09:59Vous avez senti pendant cette campagne électorale
10:02aussi que c'était justement tendu,
10:04divisé, en fait, comme ça.
10:06Tout à l'heure, j'étais avec le nouveau maire d'Avignon.
10:08Il le disait sur le terrain,
10:10ça a été par moments extrêmement violent.
10:13Je vais vous dire, honnêtement,
10:15j'ai été surpris
10:19par le calme qui a été employé.
10:22C'est vrai ?
10:23À part certaines personnes communistes,
10:27je ne parle pas de M. Bouget,
10:29qui était plus que parfait,
10:31mais il n'y avait pas de haine.
10:33Il n'y avait pas de choses comme ça.
10:35C'est une question sur lui.
10:37J'ai été voir un peu les différents partis,
10:40j'ai assisté à leur réunion,
10:42et la seule chose que j'ai entendue,
10:45c'est d'un communiste qui disait
10:46les autres sont racistes.
10:48Mais sinon, que ce soit du côté
10:50de la droite ou de la gauche,
10:53ça a été plus pour défendre
10:57leurs opinions
10:58et pas essayer de critiquer.
11:01C'est ce qui m'a beaucoup plu
11:02dans ces élections.
11:04Alors, Elisabeth Lévy va vous poser une question.
11:07Dans un instant, sur Nîmes,
11:08vous allez poser, en fait, une question.
11:10Et puis, évidemment, d'autres auditeurs
11:12et auditrices qui peuvent réagir.
11:140-826-300-300
11:15à notre discussion, bien sûr.
11:18Est-ce que vous avez été choqué par ça ?
11:20Est-ce qu'au contraire,
11:21vous avez trouvé que c'était assez apaisé
11:23aussi dans votre ville ?
11:25Qu'est-ce que vous voyez pour l'avenir ?
11:27Est-ce que vous êtes inquiet
11:28pour vous-même
11:29et pour vos enfants
11:31ou vos petits-enfants ?
11:320-826-300-300.
11:35Le Grand Matin Sud Radio,
11:377h-10h, Patrick Roger.
11:40Il est 8h49.
11:42Bon, Didier ne pouvait pas rester
11:44parce que vous vouliez lui poser une question
11:45autour de la Corrida
11:46pour savoir, évidemment,
11:47s'il y allait toujours avoir à Nîmes.
11:48Ben oui, les férias
11:50qui commencent bientôt.
11:51Oui, c'est vrai.
11:52La férias de Pentecôte.
11:53Oui, absolument.
11:55Bien sûr.
11:56Lionel Jospin,
11:58qu'est-ce que...
11:58Voilà, nous l'avons évoqué
11:59déjà un peu hier
12:00puisque nous l'avons appris
12:01à peu près à cette heure-ci,
12:03vers 9h, 9h15 hier matin.
12:06Éric Revelle,
12:07qu'est-ce que vous gardez,
12:09vous, de Lionel Jospin ?
12:10Alors, écoutez,
12:11c'est l'homme de la gauche plurielle.
12:13C'est l'homme
12:15d'une certaine honnêteté intellectuelle.
12:17Mais, pour le pays,
12:18c'est l'homme des 35 heures.
12:20Moi, je conserve ça
12:20parce que les 35 heures
12:22ont été, globalement,
12:23et d'ailleurs,
12:24on en subit encore les conséquences,
12:26globalement,
12:27une catastrophe
12:28pour l'économie française.
12:29Les 35 heures,
12:30l'idée, je vous rappelle,
12:32c'était,
12:32vous travaillez 35 heures
12:34et vous serez payé 39.
12:37Ça a désorganisé
12:38une partie du secteur public,
12:40ça a amoindri la compétitivité,
12:42et ça n'a pas fait diminuer
12:44le chômage réellement.
12:45À l'époque,
12:46c'est vrai qu'il y avait
12:46un taux de croissance assez fort
12:47sous Jospin
12:48qui était de 4%,
12:49ça, c'est vrai.
12:50Mais sur les enquêtes
12:52de création d'emplois,
12:53par exemple,
12:53les 35 heures...
12:54C'est forcément un moment donné
12:56pour...
12:56Oui, mais si vous voulez,
12:57on attendait...
13:00Les socialistes parlaient
13:01de 750 000,
13:031 million de création d'emplois,
13:05allez, suivant que vous êtes
13:06d'un instinct de droite
13:07ou de gauche,
13:08allez, si ça en a créé 300 000,
13:10c'est le bout du monde.
13:11Mais derrière,
13:12ça a créé en cascade
13:13des problèmes
13:14pour l'économie française.
13:15Puis, au bout de la chaîne...
13:16Compétitivité, oui.
13:17Au bout de la chaîne,
13:18et d'ailleurs,
13:18les nouvelles générations
13:19en portent les stigmates aujourd'hui,
13:21c'est qu'au bout de la chaîne,
13:23on a dévalorisé le travail.
13:25On ne crée pas des emplois
13:27en diminuant les heures travaillées,
13:28on crée des emplois
13:29en augmentant le travail
13:31et donc la croissance.
13:32C'est ça, la réalité.
13:33Mais ce n'était pas très audible
13:34à l'époque.
13:36Mais on voit bien,
13:37aujourd'hui,
13:37que les nouvelles générations
13:38vous expliquent
13:39qu'on préfère le loisir au travail.
13:41Alors, très contents.
13:42Mais les gains de pouvoir d'achat
13:44avec le passage aux 35 heures,
13:46ils n'ont pas été phénoménaux.
13:48C'est d'ailleurs pourquoi,
13:49d'ailleurs,
13:49Sarko s'est fait lire
13:50sur l'idée
13:51de défiscaliser
13:53les heures supplémentaires.
13:54Parce que c'est bien de dire
13:55que vous allez avoir
13:56plus de loisirs
13:57étant libre pour vous.
13:58Mais si vous n'avez pas
13:59les moyens
13:59en termes de revenus
14:01de financer le loisir,
14:03vous vous rendez compte
14:04que c'est...
14:04Elisabeth,
14:05avant de prendre...
14:06Je vous raconterai
14:07si j'ai le temps
14:07une anecdote à Jospin.
14:10C'est vraiment une période,
14:11si vous voulez,
14:12on a l'impression
14:12d'avoir des magiciens au pouvoir
14:14qui disent n'importe quoi
14:15et les Français gobbent.
14:17Mais c'est un drame,
14:18c'est une catastrophe.
14:19Et hier,
14:19Éric nous l'a cité,
14:20disait oui,
14:21Mitterrand disait après moi
14:22il n'y aura plus
14:22que des comptables.
14:23Mais ce serait pas mal
14:24d'avoir quelques comptables.
14:25Parce qu'aujourd'hui,
14:26c'est la clé
14:27de notre indépendance.
14:28Si on est dépendant,
14:30c'est bien parce qu'on est
14:32incapable de compter
14:33et qu'il y a la moitié
14:34du pays et plus
14:35qui vit plus d'argent public
14:38que des fruits
14:39de son travail.
14:40Juste un mot
14:41sur Jospin avant l'anecdote,
14:42c'est que pour moi,
14:43c'est quand même
14:43l'homme du passage de relais
14:45entre la vieille gauche,
14:46la gauche des droits collectifs,
14:48la gauche ouvrière,
14:49la gauche à l'ancienne
14:51et la gauche des droits individuels
14:53qui va accoucher finalement
14:55de la gauche woke.
14:57Et lui,
14:57il est au milieu
14:58parce que c'est un homme
15:00plutôt qui vient de l'ancienne.
15:02À part ça,
15:02sur l'honnêteté,
15:03vous avez raison,
15:04c'est un honnête homme.
15:05Il a quand même
15:05beaucoup menti
15:06sur son parcours,
15:07mais bon.
15:07J'attends l'anecdote.
15:09Alors,
15:09juste avant l'anecdote,
15:11Dominique,
15:12qui est avec nous
15:12au 0826 300 300.
15:15Dominique,
15:15bonjour.
15:16Oui,
15:17bonjour,
15:17bonjour Sud Radio,
15:19bonjour à tous les auditeurs.
15:20Bonjour.
15:20Qu'est-ce que vous gardez,
15:21vous,
15:21de Lionel Jospin ?
15:23Pour moi,
15:24ça a été le point de bascule
15:25d'une France
15:26qui avait un avenir,
15:28un avenir économique,
15:29un avenir social,
15:29d'une France
15:30qui représentait encore
15:30quelque chose
15:32pour elle-même
15:32mais aussi à l'international,
15:34une forme de rayonnance
15:35et une forme de dynamisme,
15:36avec une France
15:37d'un seul coup
15:38qui s'est réduite
15:40au social,
15:41oubliant que le social
15:42ne se construit que sur
15:43un dynamisme économique
15:44dont tout le monde
15:45doit profiter.
15:46On doit pouvoir créer
15:47des entreprises
15:47pour que des gens
15:48puissent travailler,
15:49que des gens puissent avoir
15:50un espoir d'améliorer
15:51leur quotidien
15:52et on leur a vendu
15:53en fait un rêve
15:54en leur disant
15:56Jospin en particulier,
15:57les années Jospin
15:58en particulier
15:59avec Martine Aubry,
16:00avec Strauss-Kahn,
16:01etc.
16:02On leur a vendu
16:03un rêve social
16:05qui est sorti d'un chapeau
16:06et j'aimerais voir
16:07la tronche du chapeau,
16:08ça doit être quelque chose
16:09d'assez impressionnant
16:11et qui aujourd'hui
16:12fait qu'on est
16:13dans cette France
16:14raccordie,
16:15cette France
16:15qui n'a plus d'industrie
16:16et j'en prends pour preuve
16:17moi-même
16:18qui ai créé une entreprise
16:19il y a quelques années.
16:20Pour vous donner
16:21un ordre d'idée,
16:22les produits
16:23que je mettais
16:25sur le marché,
16:26j'avais 20%
16:27de coût matière
16:28pour 80%
16:29de coût main-d'oeuvre
16:30qui représentait
16:31le coût social.
16:33J'étais en concurrence
16:34avec la Tunisie,
16:35la Chine
16:36et le Cambodge.
16:37Et bien,
16:38chez eux,
16:38c'était
16:40fois 10
16:42en moins.
16:43C'était l'inverse.
16:44C'était l'inverse.
16:46Et en fait,
16:48j'ai licencié,
16:49j'ai vendu ma boîte
16:50parce qu'au bout d'un moment,
16:51vous n'y arrivez plus.
16:52Quand vous avez
16:5380% de coût social,
16:54coût main-d'oeuvre
16:55et qu'en plus,
16:55vos salariés,
16:56vous estimez vous-même
16:57qu'ils ne sont pas
16:58suffisamment payés
16:59parce que vous aimeriez
17:00mieux les payer,
17:01il y a quelque chose
17:01qui ne va pas.
17:02Et le débit
17:03de la DASNU,
17:04ça a été vraiment là.
17:05Les années Jospin,
17:06les années Aubry,
17:08les années Strauss-Kahn
17:09qui nous ont foutus
17:10dans une paname noire
17:11et puis aujourd'hui,
17:12finalement,
17:12la suite qui a suivi,
17:13c'est-à-dire le LR,
17:14les LR ont voulu
17:16satisfaire et faire plaisir
17:17à la gauche,
17:18se donner une espèce
17:18de bonne conscience
17:19et n'ont rien changé,
17:20n'ont jamais essayé
17:21de changer quelque chose,
17:22si ce n'est,
17:22comme vous dites,
17:24la déstabilisation
17:25des lois supplémentaires
17:26qui a été tout de suite
17:26abrogée par M. Franck Hollande.
17:28On est un pays de fous.
17:31on comprend
17:32votre raisonnement.
17:33Éric Revelle,
17:34vous vouliez...
17:34Merci, Dominique,
17:35pour ce témoignage,
17:37parce qu'en même temps,
17:38ce n'est pas qu'une opinion,
17:39c'est un témoignage
17:39à partir d'un chef d'entreprise.
17:42Je n'aime pas,
17:43je vais parler de Jospin
17:45en parlant un peu de moi,
17:45mais vous allez voir,
17:46c'est assez marrant,
17:47parce qu'en fait,
17:48quand je dirigeais LCI,
17:49pendant la présidentielle
17:50qui opposait Hollande
17:51à Sarkozy,
17:52me vient une idée
17:53que je confie
17:54à Michel Field
17:55et je lui dis,
17:56en fait,
17:56on va avoir
17:57deux anciens premiers ministres,
17:59un de gauche,
18:00un de droite,
18:01qui vont commenter,
18:02l'un pour Hollande,
18:02l'autre pour Sarkozy,
18:03pendant un an,
18:04la campagne présidentielle
18:06en alternance
18:06du lundi au vendredi.
18:07Alors,
18:08je convainc assez rapidement
18:09Raffarin
18:10pour Sarkozy,
18:11et à l'époque,
18:12j'en parle à Olivier Ferrand,
18:13feu Olivier Ferrand,
18:14qui d'ailleurs
18:15était le patron de Terra Nova,
18:16qui avait publié cette note
18:18sur le menu...
18:18C'est pas Richard Ferrand ?
18:19Non, non,
18:20Olivier Ferrand,
18:22qui est décédé.
18:23Olivier,
18:24qui est décédé,
18:24et je dis à Olivier,
18:25voilà,
18:26je cherche un...
18:27Je lui dis,
18:28il n'y a que Lionel Jospin
18:29qui pourrait jouer ce rôle.
18:31Alors,
18:31il me dit,
18:31ah oui,
18:32il me dit,
18:32je joue au tennis avec lui,
18:33donc je lui propose.
18:34Donc,
18:35il me revoit 15 jours après,
18:36il me dit,
18:36bon,
18:37Jospin m'a dit qu'il a arrêté
18:39la politique,
18:40mais en revanche,
18:40il m'a demandé
18:41de donner son numéro.
18:43Donc,
18:43j'appelle Jospin,
18:43je mettrais 5-6 mois
18:44à négocier,
18:46non pas aucune pige,
18:47un ancien Premier ministre
18:47n'a pas de pige,
18:48mais à le convaincre
18:49qu'il faut,
18:49voilà.
18:50Et il finit par accepter,
18:52donc,
18:52c'est fantastique,
18:53on appelle l'émission
18:54Parole de Premier,
18:55on a Raffarin et Jospin
18:56qui se succèdent,
18:57et un jour,
18:58la régie me dit,
18:59il y a Jospin qui veut te voir.
19:00Je dis,
19:00bon,
19:00mais qu'est-ce qui se passe-t-il ?
19:02Il arrive dans mon bureau,
19:03il me dit,
19:03écoutez,
19:03je suis très embêté,
19:05parce qu'on m'a dit qu'hier,
19:06Jean-Pierre Raffarin
19:07avait fait 30 secondes de plus.
19:14Je ne vous demande pas ça,
19:15je vous demande mes 30 secondes.
19:16Voilà,
19:18c'est la rigueur
19:19jusqu'à la rigueur
19:19de Jospin.
19:21Tiens,
19:21pour terminer,
19:22ce qu'a repéré
19:23Benjamin Gless
19:24sur les réseaux sociaux,
19:26ce matin,
19:27c'est un hommage
19:29d'Emmanuel Macron,
19:30non pas à Jospin,
19:32ce sera jeudi,
19:33mais à Jack Lang.
19:34Oui,
19:34un hommage plutôt surprenant,
19:36rappelons-le,
19:37l'ancien président
19:37de l'Institut du Monde Arabe
19:38avait été poussé
19:39à la sortie
19:40après avoir été
19:41acclaboussé
19:42par l'affaire Epstein,
19:43mais qu'importe,
19:44Emmanuel Macron
19:44lui a rendu
19:45un hommage appuyé
19:46hier le chef de l'État
19:46qui était venu
19:47à l'Institut du Monde Arabe
19:48pour inaugurer
19:49une exposition
19:50sur le Liban.
19:51Durant son discours,
19:52Emmanuel Macron
19:52a eu un mot
19:53pour la nouvelle présidente
19:54de l'institution,
19:54Anne-Claire Le Gendre,
19:55et c'est dans la foulée
19:56qu'il a salué
19:57le travail
19:58de son prédécesseur
19:59Jacques Lang.
19:59Et puis je veux avoir
20:00un mot pour votre prédécesseur
20:02Jacques Lang
20:04qui a beaucoup fait
20:05pour cette exposition
20:07et qui pendant
20:08toutes ces années
20:09a beaucoup fait
20:10pour l'Institut
20:11du Monde Arabe
20:12et je pense qu'il est juste
20:13ce qu'hommage lui soit rendu
20:14pour son engagement
20:16à la tête
20:16de cet institut.
20:18Voilà.
20:19Bon.
20:20Bon, après,
20:21il a mis du temps,
20:21c'est vrai,
20:23à lui dire
20:23merci,
20:24au revoir,
20:26Emmanuel Macron
20:27à Jacques Lang.
20:28C'est-à-dire que
20:29il était toujours
20:30un peu attaché,
20:31évidemment,
20:32à lui
20:32et bon,
20:33après,
20:33il a fallu tourner la page
20:34après l'affaire
20:35évidemment à Epstein.
20:36qui avait quand même
20:38poussé
20:38à la démission
20:39aussi de Jacques Lang.
20:40Non,
20:40non,
20:41mais c'est ça,
20:41mais il a fallu du temps.
20:43Il a fallu quand même
20:43un peu de temps.
20:44Merci Benjamin,
20:46dans un instant,
20:47on continue.
20:48Vous pouvez continuer
20:49de réagir
20:49sur toute l'actualité
20:500 826 300 300
20:52avec Jean-François Aquili.
20:53Merci.
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