- il y a 10 heures
Avec Elisabeth Lévy et Eric Revel
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NewsTranscription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Patrick Roger.
00:06Il est 8h36, nous sommes ensemble jusqu'à 9h avant La Vérité en Face de Jean-François Akili tout à l'heure, bien sûr,
00:12et l'ensemble évidemment de nos animatrices et de nos animateurs.
00:16Alors, avec Elisabeth Lévy, Éric Crevel, et puis vous, surtout, vous, 0826 300 300, n'oubliez pas que c'est vous qui faites la radio,
00:24ce sont vos interventions, on a besoin de vos témoignages, vous êtes nos correspondants, en quelque sorte, sur le terrain, bien sûr,
00:32pour nous dire ce que vous pensez de l'actualité.
00:34Alors, ce matin, dans l'actualité, il y a beaucoup de choses, il y a la France qui s'enfonce dans l'insincurité, selon les policiers,
00:40pendant que la criminalité s'organise, nous, on recule, disent les policiers,
00:46c'est la raison pour laquelle ils appellent à une marche citoyenne ce week-end dans plusieurs villes.
00:51Est-ce que vous êtes prêts à descendre dans la rue, en tout cas, à les manifester pour les soutenir ?
00:57J'aimerais vous entendre, en fait, tout à l'heure.
00:59Et puis, il y a ce débat qui nous touche tous aussi, bien sûr, c'est la fin de vie.
01:04On a entendu l'édito d'Elisabeth, qui est avec nous tout à l'heure,
01:07qui dit, attention, sur l'aide à mourir, bien sûr, qui a été d'ailleurs retirée du projet,
01:15parce que c'est extrêmement délicat, à partir de quel moment on va débrancher ou pas.
01:19Ginette est avec nous, au 0826 300 300, de Corseul, c'est dans les Côtes d'Armor, près de Dinan.
01:28Bonjour, Ginette.
01:30Oui, bonjour, Patrick.
01:31Bonjour, Elisabeth.
01:32Bonjour, Éric.
01:33Vous vouliez témoigner, ma chère Elisabeth.
01:36Oui, j'ai entendu l'édito d'Elisabeth tout à l'heure, oui.
01:40Oui, et alors racontez-nous.
01:41Alors oui, j'ai eu envie d'écrire ce message, parce que je viens de vivre la fin de vie de mon mari.
01:52Je l'ai accompagné pendant 4 ans et demi.
01:54Il était atteint d'une maladie neurodégénérative, sans aucun traitement, autre que des séances de kiné et d'orthophonie.
02:01Maladie apparentée à Alzheimer d'un côté et à Parkinson de l'autre.
02:04Et cette dernière année, notamment, a été particulièrement difficile, puisque cette maladie, sa santé descendait par palier.
02:16Et il y a un an, presque un an, on ne pouvait plus marcher, on ne pouvait plus faire le tour du pâté de maison, avec mon aide, avec des bâtons.
02:24Et là, ça a été catastrophique pour lui, moralement, parce que physiquement, il n'a jamais eu aucune souffrance.
02:31Aucune souffrance.
02:32Donc, après, ça a été la période fauteuil roulant.
02:37Et je devais l'assister pour tout.
02:39On se dit pour tout, comme un bébé.
02:41Comme un bébé, je suis tout à fait.
02:42Jusqu'à un mois de son départ, puisqu'il a fait, premièrement, le Covid, 15 jours d'hospitalisation, 15 jours après, en EHPAD, parce que je ne pouvais plus m'en occuper du tout.
02:54Et c'était ma santé qui allait, j'allais laisser ma santé.
02:58Et ensuite, il a fait des fausses routes et il a fait une infection pulmonaire.
03:04Donc, on a réessayé de l'alimenter.
03:07On m'a proposé de lui mettre une sonde gastrique pour l'alimenter.
03:12Mais j'ai refusé, parce que j'ai dit, pourquoi le maintenir en vie alors qu'il ne peut plus bouger de petits doigts ?
03:18Donc, au bout de quelques jours, on a mis en soin ce qu'on appelle un soin confort.
03:23C'est-à-dire qu'au bout de...
03:25On cesse de l'hydrater.
03:27Il était juste sous morphine et sous calmant.
03:30Ça a duré cinq jours.
03:32Et je peux vous garantir qu'on dit que le malade est en commun.
03:35Je veux bien.
03:37Il ne régissait plus du tout.
03:38Mais pour l'entourage, c'est horrible.
03:41C'est horrible.
03:42Je l'ai...
03:43J'ai dormi auprès de lui pendant deux semaines, au pied du lit, sur un matelas.
03:48Et je l'ai entendu pousser son dernier souffle.
03:51Et je vais vous dire une chose, Patrick.
03:53J'ai été soulagée.
03:55Oui.
03:56J'ai été soulagée.
03:57Oui.
03:58On comprend, effectivement.
04:00Et vous l'avez accompagnée, bien sûr.
04:04Et c'est la raison pour laquelle, Ginette, que vous, vous êtes...
04:08Vous seriez favorable pour une forme d'aide à mourir, quand même, quoi.
04:13Que ce soit autorisé, en fait, pour les familles.
04:15C'est ça.
04:16Oui.
04:17C'est des cinq derniers jours qui ont été vraiment épouvantables.
04:20Oui, puisqu'il n'y avait plus rien à faire du tout.
04:23Donc, pourquoi laisser les gens mourir à petit feu, s'éteindre comme ça ?
04:27On parle de maltraitance animale.
04:29Si votre chat, j'ai un chat, s'il n'en peut plus,
04:33si on me dit, ben non, il n'y a plus rien à faire.
04:35Mais je ne vais pas le laisser comme ça.
04:37Donc, je trouve, et je ne suis contre un référendum,
04:41c'est ce que j'ai dit à Emmanuel tout à l'heure,
04:42et ce que j'ai écrit dans mon message,
04:44parce que je ne suis pas d'accord qu'une partie de la population décide pour une autre.
04:48Ça doit être, pour moi, au cas par cas.
04:50Oui, oui.
04:51En concertation avec les clients, les médecins traitants...
04:54Oui.
04:54C'est intéressant, effectivement, votre témoignage.
04:56Restez avec nous, Ginette.
04:58Oui.
04:58On va dialoguer.
04:59D'autres auditeurs peuvent nous appeler, bien sûr, pour réagir.
05:02Alors, en fait, à la fois sur votre témoignage,
05:04et puis, bien sûr, sur ce sujet, Elisabeth Lévy.
05:07Alors, je rappelle, pour les auditeurs qui n'ont pas écouté,
05:09que dans votre édito tout à l'heure,
05:11qui est disponible, bien sûr, sur les réseaux sociaux,
05:14mais notamment,
05:15vous n'êtes pas favorable à l'aide à mourir.
05:18Et vous avez expliqué pourquoi, Elisabeth.
05:20Je plaide pour la prudence anthropologique,
05:23pour le principe de...
05:24On ne touche pas à la vie et à la mort,
05:26avec la loi, si vous voulez,
05:28si facilement.
05:29Maintenant, d'abord, je voulais remercier Ginette
05:31pour son témoignage, qui est évidemment bouleversant.
05:34Et pardonnez-moi de soulever un point, peut-être, technique.
05:39Il me semble, en fait, que la loi existante,
05:42la loi Claes-Léonetti,
05:44qui permet une sédation...
05:46Je ne sais plus quels sont les termes,
05:48enfin, vous les connaissez.
05:49Sédation, franchement.
05:49Si vous voulez, qui permet au stade que vous nous décrivez,
05:54d'endormir doucement les gens, en quelque sorte.
05:57Il me semble que, déjà,
05:59elle ouvre beaucoup de possibilités.
06:00Pour le reste, je suis absolument d'accord
06:02avec ce que vous avez dit.
06:04Si vous voulez, c'est-à-dire,
06:05je n'ai pas eu le temps de le dire,
06:06mais moi, je plaide aussi pour qu'on soit
06:07intelligent dans l'appréciation de la loi,
06:10c'est-à-dire que ce qui se fait...
06:12Tout ne peut pas relever de l'État.
06:14Ce qui se fait dans les familles,
06:16parfois dans les hôpitaux...
06:18Bon, voilà.
06:20Mais inscrire dans la loi, si vous voulez, ce droit,
06:23en fait, on voit les dérives.
06:24Moi, c'est ça qui me fait peur.
06:25Oui, vous avez peur des dérives, quoi.
06:26C'est-à-dire qu'on débranche en fait,
06:27on se dit qu'il devait trop vite, quoi.
06:28Oui, on les a vus partout.
06:30Et Ginette, vous comprenez ça, aussi, en même temps ?
06:33Oui, oui, mais je suis contre une loi, justement.
06:35Ah oui, oui, on est d'accord, en fait.
06:37Avec le médecin traitant, le médecin de l'hôpital,
06:41le staff de l'hôpital,
06:43et la famille, évidemment,
06:45et les souhaits qui ont été proférés
06:48par mon mari auparavant.
06:51Oui, oui.
06:51Non, non, bien sûr.
06:52Éric Revelle, un mot.
06:53Oui, Ginette, d'abord, je voulais vous dire
06:55toute l'émotion qu'on a ressentie
06:57avec votre témoignage.
06:59Et je pense, évidemment,
07:00à votre mari et à sa souffrance, aussi.
07:04Et votre souffrance.
07:05Et votre souffrance.
07:06Oui, psychologique.
07:08Bien sûr.
07:09Je pense que,
07:11et vous l'avez très bien dit à la fin,
07:13vous avez dit au cas par cas,
07:14oui, je pense que
07:16pour moi, c'est compliqué
07:18d'imaginer, de légiférer
07:19sur un sujet
07:21qui est différent
07:22suivant la personne
07:25à laquelle on s'adresse
07:26et qui est différent
07:27pour cette personne
07:28au moment où on s'adresse à elle.
07:30Moi, avec les données
07:31qui sont les miennes aujourd'hui,
07:33j'imagine ma fin de vie.
07:34Mais quelles seront mes données personnelles
07:35en termes de santé
07:36au moment où je devrais,
07:38où on devrait statuer ?
07:39Donc, moi, surtout,
07:40je voudrais
07:41qu'on développe
07:42les soins palliatifs
07:43dans ce pays.
07:44Vous savez,
07:44dans les années 95,
07:47Marie de Henzel,
07:48je vous conseille ce livre
07:49formidable
07:49qui s'appelle
07:50La mort intime,
07:51préfacé par François Mitterrand
07:52qui était déjà
07:53malade,
07:55parce que si ma mémoire est bonne,
07:56il meurt d'un cancer
07:57de la prostate en 96.
08:00Le développement
08:01des soins palliatifs
08:02au-delà
08:03de la loi
08:03Clès-Léonetti,
08:06je pense que ce serait
08:06la meilleure façon
08:07d'accompagner
08:08les souffrances
08:09qui seront les nôtres,
08:10parce qu'un jour ou l'autre,
08:11on tombera sans doute malade,
08:13voilà,
08:13les soins palliatifs,
08:14ça me semblait être
08:15beaucoup,
08:16ça semblait être préférable
08:18à une loi
08:19sur la fin de vie
08:20avec aussi
08:21tous les excès
08:22qu'on peut imaginer,
08:23je n'ai pas su d'accord avec moi.
08:24Sur la fin de vie,
08:25sur l'aide à mourir.
08:26Oui, c'est vrai.
08:27C'est vrai.
08:27Alors après,
08:28c'est le cadre, quoi.
08:29Moi,
08:29je suis partagé,
08:31en fait,
08:31là-dessus,
08:32parce que ce que je me dis,
08:33c'est qu'il faut qu'il y ait
08:34un cadre
08:35et que les médecins,
08:36derrière,
08:37ils ne soient pas susceptibles
08:39aussi de poursuites.
08:40Parfois,
08:41on en est famille,
08:41quand on se déchire derrière.
08:42Ah oui,
08:43mais pourquoi ?
08:44Ce qui est un peu complexe.
08:46Merci, en tout cas,
08:47de votre témoignage,
08:48Ginette.
08:49Vous êtes à Corseul,
08:50c'est ça ?
08:51C'est en Bretagne ?
08:51Oui, Corseul,
08:52c'est un petit village
08:53près de Dinan
08:54qui est une très jolie
08:55cité médiévale.
08:56Oui, bien sûr.
08:57Donc,
08:57pas loin de Saint-Malo.
08:58Et alors,
08:58évidemment,
08:59vous nous écoutez comment
09:00par là-bas ?
09:02Sur mon portable.
09:03Sur portable,
09:04ah oui,
09:04comme de plus en plus
09:05d'auditeurs
09:05qui nous écoutent comme ça
09:07parce qu'il n'y a pas
09:07de fréquence FM là-bas.
09:09Il y a la fréquence en DAB+,
09:11en DAB+,
09:12dans les nouvelles,
09:13dans les voitures,
09:13maintenant.
09:14Vous pouvez nous écouter.
09:16Même vous dire
09:16que je vous ai découvert
09:17parce qu'on a habité
09:1822 ans d'Assan,
09:19j'avais été mutée
09:19dans le cadre de mon travail
09:20et c'est là
09:22que je vous ai découvert
09:22et je vous ai même capté
09:24à Malte
09:24en novembre 2023.
09:26Alors là,
09:26j'étais vraiment étonnée.
09:28Ah bah là,
09:29très bien.
09:29Oui.
09:30Très bien.
09:30Bon,
09:31bah écoutez,
09:32prêchez la bonne parole
09:33autour de vous
09:34dans la campagne d'Inanès
09:35pour écouter Sud Radio
09:37et bien sûr,
09:38la radio où on parle vrai,
09:39où on dit les choses
09:40et où vous avez
09:41une parole libre,
09:43bien sûr.
09:45Merci en fait Ginette.
09:46Dans un instant,
09:47on va parler
09:48de l'appel des policiers
09:50à une mobilisation
09:51et une marche citoyenne
09:52ce week-end.
09:53Là aussi,
09:530826 300 300,
09:55vous avez la parole,
09:55vous êtes les bienvenus.
09:58Le Grand Matin Sud Radio,
10:007h10,
10:02Patrick Roger.
10:03Il est 9h moins 10,
10:04je le disais,
10:05on l'a évoqué tout à l'heure
10:06avec Eric Revelle,
10:08il y a un appel
10:08de syndicats de policiers.
10:10C'est surtout lancé
10:11par Alliance
10:12ce week-end
10:13pour manifester
10:15une marche citoyenne
10:16parce qu'ils veulent
10:17dénoncer en fait
10:18leur situation.
10:20Ils estiment
10:20qu'ils n'ont pas assez
10:21de moyens,
10:22que la criminalité,
10:24elle est hyper structurée,
10:25les policiers sont
10:26de plus en plus déstructurés.
10:27Je caricature un peu,
10:28mais c'est un peu ça.
10:29Xavier est au 0826 300 300
10:31avec nous
10:32pour témoigner.
10:33Bonjour Xavier.
10:35Bonjour tout le monde.
10:36Bonjour.
10:36Xavier,
10:38vous,
10:39est-ce que vous allez
10:40répondre
10:41à cette marche citoyenne ?
10:43Vous êtes à Perpignan.
10:45Oui,
10:46alors écoutez,
10:46je ne sais pas
10:47s'il y en a une
10:48qui s'organise dans ma ville,
10:50mais s'il y en a une,
10:51pourquoi pas,
10:52samedi,
10:52bon,
10:53à part si on a du mauvais temps
10:54comme c'était
10:55ces derniers jours,
10:56mais là,
10:57aujourd'hui,
10:57c'est beau,
10:58donc...
10:58A priori,
10:59a priori,
11:00oui,
11:00il y a 24 villes
11:01et Perpignan,
11:03je crois,
11:03est concerné
11:04effectivement par ça.
11:05J'ai la liste,
11:06en fait,
11:07sous les yeux,
11:08Bordeaux,
11:08Clermont,
11:09Lyon,
11:10Perpignan,
11:10en fait aussi,
11:11Nîmes,
11:11dans la région,
11:12Toulouse aussi,
11:13oui.
11:14Dans ce cas-là,
11:15c'est très possible
11:16que j'y aille,
11:17surtout que si vous voulez,
11:18bon,
11:19j'ai été journaliste,
11:20je crois que vous avez
11:21déjà dit à l'antenne
11:22et que donc,
11:24j'ai beaucoup travaillé
11:25avec des policiers,
11:26bien évidemment,
11:28donc,
11:29je soutiens totalement
11:30ce qui se passe actuellement
11:32est scandaleux,
11:33je veux dire,
11:34quand je vois
11:35qu'il s'arrête des gens
11:38et puis ils sont remis
11:39en liberté
11:39et on les retrouve
11:40dans les rues
11:41à vendre de la drogue
11:424-5 jours après,
11:44il y a des tas de choses,
11:45aussi les refus
11:46d'obtempérer,
11:47moi,
11:48j'ai toujours,
11:48quand j'ai été arrêté
11:49dans la rue
11:51pour des problèmes
11:52de voiture,
11:53j'ai toujours
11:54d'obtempérer,
11:55je n'ai jamais
11:57tenté de fuir
11:58comme ce fond
12:00bonnant,
12:01comme c'est devenu
12:01un peu la mode,
12:02on dirait,
12:03de ne pas vouloir
12:05obtempérer.
12:07Oui,
12:07oui,
12:08Eric Revelle,
12:09vous avez tout à l'heure
12:11énoncé,
12:11en fait,
12:12les raisons
12:12de cette colère.
12:13c'est un cumul
12:15en quelque sorte.
12:15Oui,
12:15c'est un cumul
12:16à la fois
12:16de raisons
12:18que j'ai appelées
12:19conjoncturelles,
12:20c'est-à-dire manque
12:20de moyens,
12:21d'effectifs,
12:22des logiciels
12:23pour enquêter
12:24sur les crimes
12:25et les délits
12:25qui sont dépassés,
12:27disent les policiers,
12:28et il y a cette phrase
12:28du syndicat Alliance
12:29qui est majoritaire
12:30chez les policiers
12:31et chez les gradés,
12:32elle est très simple,
12:33elle dit
12:33la délinquance
12:34progresse
12:34et l'État recule.
12:36Et vous savez,
12:36quand la police
12:37commence à manifester,
12:40à demander
12:40ce qui est le cas
12:41pour samedi,
12:43appeler les citoyens
12:45à être à leur côté,
12:47c'est que la République
12:48est en train
12:48de trembler,
12:50en fait,
12:50parce que si les forces
12:51de l'ordre
12:51commencent à douter
12:52de leur propre rôle,
12:54il y a un vrai sujet.
12:55Et puis l'autre
12:55raison profonde
12:56qui est plus structurelle,
12:58c'est ce que
12:58vous venez de nous dire,
12:59c'est,
13:00oui,
13:01il y a un refus
13:01d'obtempérer
13:02toutes les 20 minutes.
13:03Donc ça veut dire
13:04que des gens
13:05sont prêts à écraser
13:06des policiers
13:07ou à les renverser.
13:08Et c'est cet effondrement
13:09de leur autorité aussi
13:10qu'on constate
13:11à tous les niveaux
13:12qui est l'une des raisons,
13:14j'allais dire,
13:14structurelles
13:15de leur colère sourde.
13:18Elisabeth Névy,
13:19un mot ?
13:20Oui,
13:21ce qu'il faut,
13:22enfin,
13:22comment dire,
13:23il y a des manifestations
13:24où on scande
13:25la police tue,
13:26on scande
13:26des slogans anti-police.
13:28La question que je me pose
13:29et je pense que
13:30une majorité de Français,
13:32en fait,
13:32comprennent très bien
13:33à quel point
13:34c'est difficile
13:35d'être policier,
13:36à quel point
13:36en plus on est la cible
13:37tout le temps
13:38d'agressions,
13:38d'insultes,
13:39etc.,
13:39c'est devenu vraiment
13:40la norme.
13:43Reste à savoir
13:44s'ils vont descendre
13:44dans la rue,
13:45je ne sais pas,
13:46mais évidemment,
13:47ce serait bien
13:48que la police
13:49se sente soutenue.
13:51Et en même temps,
13:52ça m'attriste un peu,
13:53si vous voulez,
13:54une société
13:54où on parle
13:57si souvent
13:58des questions
13:58de la police
13:59où on en a tellement besoin,
14:01c'est quand même
14:01assez triste.
14:02souvent,
14:05en fait,
14:06on manifeste
14:07ou on descend
14:08dans la rue
14:08pour des marches citoyennes
14:09quand on est sous le coup
14:11un peu de l'émotion,
14:12quand il y a eu,
14:14malheureusement,
14:14un drame,
14:15un acte,
14:15etc.
14:16Là,
14:16je ne sais pas
14:17si comme ça,
14:18à fois,
14:19entre guillemets,
14:19il y aura des gens qui vont...
14:21qui provoquent notre émotion,
14:23Patrick,
14:23pardon,
14:23mais il y en a toutes les semaines,
14:24tous les jours.
14:25Il y en a toutes les semaines,
14:25bien sûr.
14:26Là, vous avez vu cette femme policière
14:27renversée et traînée
14:28par un scooter sur 100 mètres.
14:30Oui, oui,
14:30c'est vrai.
14:31Donc, en fait,
14:32l'émotion ne devient pas sélective,
14:34mais ce qu'il ne faudrait surtout pas,
14:36c'est s'habituer
14:37à des agressions
14:38contre les forces de l'ordre.
14:39Bon,
14:40je ne sais pas ce que vous en pensez,
14:41vous pouvez continuer de réagir.
14:42Merci, Xavier,
14:43pour votre témoignage.
14:45Donc,
14:46si vous voulez continuer de réagir
14:47sur ce sujet,
14:48juste après 9h,
14:49dans La Vérité en Face,
14:50évidemment,
14:50avec Jean-François,
14:51qui dit,
14:52juste avant de terminer,
14:53il y a aussi le flash de 9h,
14:55on va revenir sur la petite polémique
14:57des wagons TGV sans enfants.
15:00No kids.
15:00On aurait pu dire
15:01pas d'enfants,
15:02d'ailleurs.
15:03On est tous...
15:03Sans enfants, oui.
15:05Non, mais c'est anglicieux,
15:06ça m'énerve, ça.
15:08Bon,
15:08allez.
15:09Alors,
15:09il y a eu un coup...
15:10Voilà, c'était la chronique,
15:11c'était le coup de gueule de Patrick.
15:12Voilà.
15:13Non, mais bien sûr.
15:13Non, mais c'est...
15:14Coup de gueule de Jean Castex.
15:16Oui, le problème concerné,
15:18ancien préuni,
15:19c'est patron de la SNCF.
15:20Lui, il a poussé un coup de gueule hier
15:22parce qu'il en a marre
15:23de cette polémique.
15:24Il affirme que les enfants
15:25sont toujours les bienvenus
15:26dans les trains.
15:27Seuls quelques espaces
15:28sont réservés pour le travail.
15:29Il précise,
15:30Jean Castex,
15:31que ces wagons,
15:32baptisés Optimum,
15:32ne sont accessibles qu'en semaine,
15:34en dehors des vacances scolaires
15:35et uniquement sur les TGV Inouï,
15:36Paris-Lyon.
15:37Soit,
15:37ça correspond au total,
15:388% de l'espace de ces trains.
15:40Alors,
15:40pourquoi en faire tout un pataquès ?
15:42Il se pose la question.
15:44Il y a tellement de vrais sujets.
15:45Nous aimons beaucoup les enfants.
15:46Alors,
15:47être parti de ça
15:48pour aller dire
15:48que nous contribuons
15:49à la dénatalité de l'enfant.
15:51C'est fou.
15:52C'est complètement fou.
15:54Je vous le dis.
15:55Donc,
15:55les enfants sont bienvenus.
15:57L'espace Optimum est utile,
15:59répond à un besoin spécifique.
16:02Voilà.
16:02Donc,
16:03j'appelle tout le monde
16:04à la sagesse,
16:06à la raison.
16:07La SNCF,
16:08grande entreprise nationale.
16:11Il faut qu'il y ait de la place
16:12pour tout le monde
16:13et en particulier
16:13pour les familles
16:14et les enfants.
16:15Voilà,
16:15ça c'est la position
16:16de Jean Castex.
16:17Il y a deux camps
16:17qui s'affrontent
16:18et notamment dans l'autre camp,
16:19on a Constance de Pellichy.
16:20Elle est députée
16:21du Loiret.
16:22Elle a déposé
16:23une proposition loi
16:23pour interdire
16:24ces espaces,
16:25donc nos kids
16:26dans les trains,
16:26les hôtels
16:27ou encore les restaurants.
16:27Elle était votre invitée
16:28ce matin, Patrick.
16:29Elle s'est dite sidérée
16:30par les propos de Jean Castex.
16:32Monsieur Castex
16:33est un ancien Premier ministre.
16:34Il est aujourd'hui
16:35à la tête
16:35d'un grand service public
16:36et il ne nous dit
16:37rien d'autre
16:38que les enfants
16:39sont en fait
16:40juste des parasites
16:41et qu'il faut les interdire.
16:42Mais en parallèle,
16:44la SNCF nous dit
16:44qu'elle accueille les familles.
16:46Vous êtes allé
16:46dans un espace famille
16:47d'un train ?
16:48Vous avez juste
16:49à peine plus d'espace.
16:50En fait,
16:50on vous dit
16:51on va tous vous coller là.
16:52Mais est-ce que vraiment
16:53cet espace
16:54est dédié aux enfants ?
16:55Est-ce qu'il est vraiment
16:56à hauteur d'enfant
16:57avec des espaces ludiques
16:58pour que les enfants
16:59puissent évoluer
17:00en toute liberté ?
17:01C'est absolument pas le cas.
17:02Bon,
17:03Eric Revelle,
17:04vous êtes pour les espaces
17:05sans enfants ou pas ?
17:06Écoutez,
17:06non,
17:07j'ai été choqué
17:07quand j'ai entendu
17:08j'adore entendre
17:09Jean Castex
17:09parce qu'il me réconcilie
17:10avec la politique.
17:11J'ai pas oublié non plus
17:12qu'il nous avait expliqué
17:12lorsqu'il était Premier ministre
17:13qu'on pouvait prendre son café
17:14debout mais pas assis
17:15parce qu'on allait
17:17se contaminer avec la Covid.
17:18Mais je vais vous dire
17:19quand même,
17:20ça rejoint un peu
17:21à la réflexion
17:22sur les policiers,
17:23l'effondrement de l'autorité.
17:24Le fait que des enfants
17:25fassent n'importe quoi
17:26dans des wagons,
17:27moi j'y ai assisté.
17:28J'ai même pris du jus d'orange
17:29dans le dos une fois,
17:30celui-là.
17:30Mais parce que les parents,
17:31mais parce que les parents,
17:32ils laissent tout faire aux enfants.
17:33Oui, oui, oui, c'est vrai.
17:34Mais non mais c'est pas ça,
17:36pardon.
17:36L'enfant est roi quand vous dites
17:37mais madame,
17:37il pourrait pas faire
17:38un peu moins de bruit
17:39votre enfant ?
17:39C'est parce que vous
17:40qui vous faites un bruit.
17:41Eric, je sais que l'heure tourne.
17:43Oui.
17:44Non mais on est chez les dingues.
17:46Je veux dire,
17:46pourquoi les gens,
17:47on invite les enfants au bureau,
17:49et ben non,
17:49il y a des espaces
17:50où les enfants,
17:51on les invite pas non plus
17:52dans les chambres à coucher,
17:53ils sont pas là
17:54quand on va au bureau.
17:55Je veux dire,
17:56la séparation des générations,
17:58excusez-moi,
17:59c'est aussi une loi
18:00de l'anthropologie,
18:01mais excusez-moi,
18:03cette dame est complètement,
18:04je veux dire,
18:04de quoi elle accuse ?
18:05Mais enfin,
18:06c'est incroyable,
18:08incroyable,
18:08cette polémique,
18:09la dénote à lui.
18:10Ces gens sont fous.
18:12Dès qu'on dit le mot enfant,
18:14plus personne ne réfléchit.
18:16Ça empêche de penser.
18:17Bon,
18:18je retiens ce qu'a dit
18:19Régis Maillot tout à l'heure,
18:20à quand des wagons
18:21pour les vieux ?
18:21Parce que vous voyez,
18:22au bout d'un moment,
18:23les jeunes cadres
18:23qui veulent vite aller au boulot,
18:25ils diront non,
18:25non, les vieux nous empêchent
18:26de débarquer trop vite
18:27du TGV,
18:28alors mettez les vieux
18:29dans un wagon.
18:29Non, mais puis quoi aussi ?
18:31Bien sûr,
18:31mais ça existe cette polémique
18:33quand vous allez dans les magasins.
18:35Allez,
18:35on en reparlera juste après 9h,
18:37je vous dirai ça.
18:39Ça continue.
18:40C'est mon secret,
18:49mais ça se voit...
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