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Nicolas Dupont Aignan, candidat à l'élection présidentielle et président de Debout la France, était l’invité de #LaGrandeInterview de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.
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00:00Et notre invité ce matin dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Nicolas Dupont-Aignan.
00:04Bonjour à vous.
00:05Bonjour Laurence Ferrari.
00:06La réaction présidentielle, présidente de Boula France.
00:08La mort de Liana, vous le savez, provoque la colère des Français.
00:11Ils ont manifesté en nombre lundi soir contre un système judiciaire dont ils estiment, à juste titre, qu'il est
00:17débordé et qu'il ne rend plus la justice correctement.
00:20Qu'est-ce que vous, vous proposez concrètement pour que les choses se passent moins mal, on ne peut pas
00:25dire pour qu'elles se passent mieux ?
00:26D'abord, comme papa et comme tous les Français, on est indigné parce que ce n'est pas la première
00:34fois.
00:35Et s'il y a cette protestation populaire, c'est à juste raison parce que ce n'est pas un
00:41dysfonctionnement.
00:42Moi, j'ai été très choqué par ces mots des ministres dysfonctionnement.
00:49Je ne sais pas si vous imaginez comment ça peut résonner pour tous les parents, les grands-parents.
00:54C'est une faillite.
00:55C'est beaucoup plus grave.
00:56Et c'est une faillite qui est liée au désintérêt permanent depuis 20 ans de la plupart des dirigeants politiques
01:06qui ont gouverné le pays pour la justice,
01:08qui n'ont pas mis une priorité sur la justice.
01:13Et donc, il n'y a pas un facteur.
01:16Et c'est pourquoi je propose, mais ce n'est pas nouveau.
01:19Je me souviens, en 2012, devant l'Institut pour la justice, avoir proposé des mesures.
01:24En 2017, avoir proposé, par exemple, 40 000 places de prison.
01:27On m'a traité de fou.
01:28En Angleterre, aujourd'hui, il y a ces 40 000 places.
01:31Donc, ce que je veux dire, c'est qu'il y a plusieurs phénomènes.
01:33Il y en a quatre.
01:34Si je vais très vite.
01:35Bien sûr.
01:35Il y a les priorités.
01:36Quand vous dites faillite, c'est tout le système judiciaire que vous mettez à la poubelle ?
01:39Tout le système judiciaire.
01:40Tous les magistrats ne feront pas leur métier correctement ?
01:42Non, bien évidemment que non.
01:43Il y a d'abord le sens des priorités.
01:45Quand vous pensez que la gendarmerie du Gers et le procureur de la République, sans doute,
01:50condamnaient des ordres, se sont davantage occupés des agriculteurs qui manifestaient
01:55que du détraqué sexuel qui rôdait.
01:57Donc, il y a un problème de priorité.
01:59Il y a un problème de responsabilité des magistrats.
02:02Le conseil supérieur de la magistrature ne joue pas son rôle.
02:05C'est insupportable.
02:07Il y a un problème de moyens et c'est un problème central.
02:12et je réclame depuis des années de mettre l'argent qu'il faut.
02:15Et ce sont des sommes dérisoires qui permettraient de régler le problème par rapport au gaspillage du pays.
02:20Et puis, il y a un problème d'échelle des peines.
02:22Et je le dis aujourd'hui, Laurence Ferrari, je pense qu'il faut rouvrir le débat par un référendum sur
02:30la peine de mort dans notre pays.
02:32Vous êtes favorable au rétablissement de la peine de mort dans notre pays ?
02:34Je le dis solennellement.
02:35Pour les crimes qui touchent les enfants.
02:39La perpétuité réelle que nous propose le Premier ministre est à l'heure.
02:44Elle n'arrivera jamais.
02:45Elle n'est jamais mise en place.
02:47Et que la seule solution, c'est qu'il y a un débat.
02:49Et que les Français tranchent par référendum sur le rétablissement de la peine de mort.
02:53Mais bien évidemment, cette mesure très forte, tout à fait symbolique.
02:59Symboliquement, vous reconnaissez la conséquence.
03:01Quand on ne touche pas à un enfant, mais cet exprès que je le propose, et par référendum, ne suffit
03:07pas, bien sûr.
03:08Je ne vais pas vous dire que le rétablissement de la peine de mort est la seule solution.
03:11Ce serait idiot.
03:11Dans la Constitution.
03:13Je pense qu'il faut ce débat.
03:14Et puis, il faut ensuite mettre les moyens.
03:18J'insiste, Laurence Ferrari, sur cette question des moyens.
03:21Ce n'est pas pour disculper les magistrats, parce qu'il y a eu des fautes.
03:25Mais s'attaquer, comme le fait de Gérald Darmanin, aux magistrats,
03:28pour se défausser de ses responsabilités,
03:31comme ministre Emmanuel Macron depuis dix ans, est assez pitoyant.
03:35Alors là, vous faites de la politique.
03:37Gérald Darmanin a présenté ses excuses à plusieurs reprises.
03:39Il a reconnu ce qui ne fonctionnait pas.
03:42Il va proposer des mesures.
03:43Et vous dites, non, en fait...
03:45Il aurait dû présenter sa démission.
03:47Et qu'est-ce que ça aurait changé ?
03:48Mais dans tous les pays du monde...
03:51On est responsable.
03:53À quoi sert d'être ministre si on n'est jamais responsable de rien ?
03:56Quel est ce pays qu'est la France,
03:57où personne n'est jamais responsable de rien ?
03:59Si t'étais injuste, peut-être.
04:01Parce qu'il aurait payé pour ses prédécesseurs,
04:04pour Emmanuel Macron et les autres.
04:06Mais mettez-vous à la place des Français.
04:07Si vous êtes caissière dans un supermarché,
04:10et que vous n'avez pas votre fond de caisse à la fin de la journée,
04:12vous êtes viré.
04:13Si vous êtes cheminot,
04:15et que vous ne conduisez pas correctement un train,
04:18vous êtes viré.
04:20Il n'y a qu'en politique,
04:21il n'y a qu'en politique.
04:22Dans notre pays, on n'est jamais responsable de rien.
04:24J'entends sur le dire responsabilité.
04:25Mais est-ce que c'est de la faute de Gérald Darmanin,
04:27si le dossier a mis neuf mois à transiter entre Toulouse et Hauche,
04:32si la gendarmerie n'a pas convoqué le principal suspect,
04:35Jérôme Barrella ?
04:36Est-ce que c'est de la faute de Gérald Darmanin ?
04:37Personnel ?
04:38Il est ministre.
04:39Il est responsable de son administration.
04:42Cette déresponsabilisation de tous les ministres depuis des années est insupportable pour moi.
04:47Donc il faut de coup tout ce qui démissionne.
04:49Quand on regarde le déficit de la France, l'état de la police.
04:53Mais ils sont responsables de la situation.
04:56Pourquoi les Français sont dans la rue ?
04:58Pourquoi, si on continue comme ça,
04:59les parents vont se faire justice eux-mêmes ?
05:03Parce que nous sommes dans un système politique d'impuissance publique,
05:07de légèreté, de cynisme et de naïveté.
05:11Et ce que je demande juste, c'est qu'on reprenne les choses.
05:13J'ai proposé 18 mesures depuis des années, toujours les mêmes.
05:16Je veux revenir sur les moyens,
05:18parce que quand Emmanuel Macron ose dire que ce n'est pas un problème de moyens,
05:22peut-être que c'est un problème de bon sens.
05:25Dans cette affaire-là.
05:26Aussi, et de morale, et de morale.
05:28On ne parle pas de morale.
05:29Vous avez raison, Laurence Ferreira.
05:31C'est le problème de faute.
05:32En fait, il n'y a pas une raison.
05:33Chacun se renvoie à la balle.
05:34C'est un problème global.
05:36Je l'ai dit, priorité, faute,
05:38donc responsabilité des magistrats,
05:40échelle des peines,
05:42situation de l'enfance dans notre pays.
05:44Il y a énormément de causes.
05:45Mais je veux quand même dire, pour que les Français le sachent,
05:48vous avez, la France dépense pour sa justice,
05:52le fonctionnement de sa justice,
05:54deux fois moins par habitant que l'Allemagne
05:56et trois fois moins que la Suisse.
05:58Il y a quatre fois moins de procureurs en France
06:00que la moyenne européenne.
06:01Il y a deux fois moins de juges.
06:03Il manque 40 000 places de prison.
06:05Donc, il y a un moment,
06:06c'est tellement facile pour un pouvoir politique
06:08qui n'a rien fait, ou très peu,
06:11depuis tant d'années.
06:12Et il n'y a pas que la présidence Macron.
06:13D'accord.
06:14Vous remontez à 20 ans, peut-être ?
06:1620 ans, oui.
06:1620 ans.
06:17Parce qu'en fait,
06:19est-ce qu'on réalise les sommes en jeu ?
06:215 milliards, il manque.
06:225 milliards.
06:23On a donné 17 milliards à l'Ukraine.
06:25On donne 15 milliards par an à l'Union européenne nette.
06:28À chaque fois qu'Emmanuel Macron se balade dans le monde,
06:30il déverse des milliards.
06:32Il y a 10 milliards de fausses cartes vitales.
06:34Et il n'y a pas 5 milliards pour faire fonctionner la justice
06:38qui assure la protection des Français et de nos enfants.
06:42Il y a un moment,
06:44moi, vous savez, je me bats en politique pour ça,
06:46c'est qu'il y a un moment, il y a un sens des priorités.
06:48Mais gouverner, c'est choisir, disait Mendes France.
06:51Voilà.
06:51Donc, il faut choisir les Français et la justice française.
06:54Il faut...
06:55On ne peut pas fonctionner avec un système où les plaintes...
06:58L'affaire des 70 000 plaintes...
07:01Qu'il faudrait étudier le 7e 14 juillet.
07:03Vous savez...
07:04Donc, vous dites qu'il est courageux.
07:05Mais il est courageux de dire les choses.
07:06Mais la logique de la responsabilité politique,
07:10c'est qu'un ministre est responsable de son administration.
07:13Mais il n'y aurait plus personne au gouvernement,
07:14M. Nibon Aignan, vous le savez.
07:15Il n'y aurait plus personne de ce gouvernement.
07:18Mais il y aurait peut-être une autre façon de gouverner.
07:21Parce que, si vous réfléchissez,
07:23pourquoi les Français ne supportent plus la politique ?
07:26C'est parce que c'est une caste à part
07:28qui a le privilège de rester au pouvoir,
07:30quels que soient ses résultats.
07:32Ça, c'est fini.
07:33C'est plus possible.
07:34Mais il y a la démocratie, quand même.
07:35Il y a des élections.
07:36On est libre de voter.
07:37Mais je veux vous dire que si le ministre avait peur...
07:39Si on vote pour les mêmes, c'est notre faute.
07:40Si le ministre avait peur d'être viré,
07:41s'il ne faisait pas son travail,
07:42peut-être qu'il vérifierait si ses instructions sont suivies.
07:45Peut-être que lui-même et son cabinet
07:47auraient une action un peu plus dynamique.
07:50Mais on a les élites qu'on mérite.
07:51Et peut-être...
07:52Oui, bien sûr, on va en parler.
07:53Mais peut-être aussi que M. Darmanin
07:55se serait opposé à la mesure de gel budgétaire
07:57de 414 millions d'euros
07:59qui a été décidée par M. Lecornu.
08:00Parce que M. Macron a été capable,
08:03encore une fois, de déverser des milliards partout.
08:06Mais qui va faire la...
08:07Il gèle 400 millions.
08:09Et les plaintes ne sont pas traitées dans notre pays.
08:11Je peux vous le dire en Essonne.
08:13Je sais de quoi je parle.
08:14Je suis maire d'une ville.
08:15Les plaintes ne sont pas traitées.
08:17La justice n'arrive pas à traiter.
08:19Mais parce qu'il n'y a pas les greffiers.
08:21Il n'y a pas le système informatique.
08:21Elles sont classées sans suite ?
08:22Classées sans suite.
08:23Poubelle.
08:23Poubelle ?
08:24Poubelle.
08:25Des dizaines de milliers de plaintes.
08:27Poubelle.
08:28Qu'est-ce que vous faites alors concrètement
08:29pour aider la justice ?
08:30Je propose.
08:31C'est pour ça que je me bats politiquement.
08:33Et c'est pour ça que j'ai proposé.
08:34Et de manière constante.
08:35Parce que s'il y en a un qui a été constant
08:37sur cette question depuis 2012,
08:38c'est moi.
08:39Donc je n'accepte pas.
08:40Et j'ai écrit, j'ai un programme,
08:42Debout la France, vous pouvez le consulter.
08:4318 mesures, toujours les mêmes.
08:45Combien de magistrats il faut en plus ?
08:46Là, il va y en avoir 1500 de plus d'ici 2027.
08:49Il faut le temps de les former.
08:51Combien ?
08:51Il faut deux.
08:52Fois deux, fois trois, fois quatre ?
08:53Il faut l'équipier par deux.
08:54Mais ça prendra du temps.
08:55Et surtout, il faut changer le mode de recrutement.
08:58Parce que le problème est aussi idéologique.
09:00Le problème, c'est la manière dont ça fonctionne.
09:03Et dans tous les pays du monde,
09:04il y a plusieurs voies d'accès à la magistrature.
09:06Il faut reconstruire l'État.
09:09Reconstruire l'État, c'est un travail immense.
09:11Mais c'est la priorité absolue.
09:14Et puis, il y a un problème plutôt général de mentalité.
09:18Depuis 30 ans,
09:20les droits des assassins et des criminels
09:23sont plus importants que les droits des victimes.
09:27Voilà le problème.
09:28Donc il y a une idéologie derrière ça.
09:30Donc vous le voyez, il y a tout à reconstruire.
09:32Les sanctions, il faut les revoir contre les magistrats.
09:35Il y a un conseil supérieur de la magistrature
09:37qui, comme le disait Gérald Darmanin hier sur notre antenne,
09:42donne une vingtaine de blâmes ou de révocations chaque année.
09:46On a eu quatre en 2024.
09:48Mais il ne faut que ce ne soit pas les magistrats
09:50qui jugent les magistrats.
09:51Il ne faut pas que ce soit les médecins
09:53qui jugent les médecins dans l'ordre des médecins.
09:54C'est bien le problème.
09:55Vous avez vu l'état de l'ordre des médecins
09:57qui a d'ailleurs été fermé en Ile-de-France.
09:59Il n'y a personne au-dessus des lois.
10:03Il faut un cadre différent.
10:05On sait ce qu'il faut faire.
10:06Qu'on ne me dise pas qu'on ne sait pas ce qu'il faut faire.
10:08On sait très bien ce qu'il faut faire.
10:09On ne le fait pas depuis 30 ans.
10:11Il va falloir dix ans pour reconstruire tout ça.
10:13Mais il y a du boulot.
10:14Est-ce qu'il faut passer par référendum ?
10:16Oui.
10:17Référendum sur le code de procédure pénale.
10:19Il faut le simplifier.
10:20Référendum sur la primauté du droit français
10:22sur le droit européen.
10:23Référendum sur le rôle du Conseil constitutionnel.
10:27Référendum sur les moyens
10:27et référendum sur la peine de mort.
10:29Je propose un référendum complet sur cette question
10:33puisqu'on est dans la paralysie depuis 20 ans.
10:37Voilà, c'est tout.
10:37Vous êtes le seul pour l'instant à proposer des référendums
10:39y compris sur la peine de mort.
10:41Vous comprenez que ça puisse choquer, heurter dans notre pays ?
10:44Oui, je le comprends.
10:44Je le savais, c'est un cas de conscience pour moi.
10:47Mais c'est curieux,
10:50les meurtres de petites filles après des viols
10:52qui se succèdent, qui se développent,
10:55ça, ça ne choque pas, ça ne choque personne.
10:58Et puis c'est curieux,
10:59ils sont en train de voter l'euthanasie,
11:01mais en revanche les criminels, là, c'est horrible.
11:04Mais ce qui est horrible, c'est ce qui se passe.
11:06C'est qu'aujourd'hui, tous les parents de France
11:08ont peur pour leurs enfants.
11:10Voilà la faillite.
11:11Donc maintenant, il faut changer.
11:12Est-ce qu'on ose changer ?
11:13Ou est-ce qu'on continue à baratiner ?
11:15Moi, je n'en peux plus de ces baratins.
11:17Donc toutes les lois qui vont être proposées,
11:19il y a des mesures qui seront ajoutées,
11:20un projet de loi qui sera présenté en urgence
11:23cet été au Parlement
11:24pour durcir les sanctions contre ces criminels.
11:28Donc la question majeure,
11:30c'est de remettre le fonctionnement de la justice sur la table.
11:33On peut voter des lois,
11:34il y aura peut-être des trucs positifs.
11:36Et moi, je ne vais pas critiquer pour critiquer,
11:38mais ce n'est pas l'enjeu.
11:39L'enjeu, c'est de remettre en marche la justice française,
11:42au nom du peuple français.
11:44Et c'est pourquoi, d'ailleurs,
11:45il n'y a que le référendum qui peut permettre de la remettre en marche.
11:47Il faut un électrochoc.
11:49On parlait de cette question et la question morale.
11:51Est-ce qu'il n'y a pas un problème
11:52avec la pédocriminalité dans notre pays ?
11:54Est-ce que nous sommes, je dirais, conciliants
11:58avec ces criminels et ces crimes abominables contre l'humanité ?
12:02Abominables, et je vais vous dire,
12:04c'est le tabou de notre société.
12:06Je voyais, j'ai lu, j'ai écouté,
12:08alors il faut vérifier que la France était le cinquième pays
12:10hébergeur de sites pédopornographiques.
12:14Et puis Emmanuel Macron passe sa vie
12:16à vouloir interdire les réseaux sociaux, etc.
12:19Mais moi, ça fait des années que je dis tout ça.
12:20Vous voulez réguler.
12:21Mais on a les adresses IP, on peut agir.
12:24Pourquoi on ne le fait pas ?
12:25Pourquoi il n'y a pas de commission d'enquête sur Epstein ?
12:28Pourquoi Epstein, son cœur était à Paris ?
12:31Pourquoi Mme Braun-Pivet,
12:32qui fait des moulinets avec ses bras toute la journée,
12:35refuse la commission d'enquête parlementaire
12:36sur le réseau Epstein en France ?
12:38Expliquez-moi.
12:39Vous avez des preuves qu'elle a refusé ?
12:40J'ai aucune preuve.
12:41Mais elle l'a dit.
12:42Qu'elle a refusé cette commission d'enquête ?
12:43Il n'y a pas de commission d'enquête.
12:44Elle l'a dit.
12:44Il n'y a pas besoin de commission d'enquête.
12:46On lui posera la question.
12:46Pourquoi Emmanuel Macron a dit
12:47que c'était aux Etats-Unis et pas en France,
12:49alors qu'on sait aujourd'hui que tout est à Paris ?
12:50C'est une vision complotiste ?
12:52Non.
12:52C'est une vision réaliste de ce qui se passe.
12:55Vous le disiez vous-même.
12:56Pourquoi c'est un angle mort ?
12:58L'aide sociale à l'enfance dans nos départements,
13:00l'aide sociale à l'enfance,
13:02vous savez l'abomination qu'il y a.
13:04Donc, la protection de l'enfance
13:05n'a jamais été une priorité
13:07de nos pouvoirs publics.
13:08Et la société n'en peut plus.
13:10Mais là aussi,
13:11ce n'est pas des discours,
13:12c'est des moyens derrière.
13:14Nicolas Dupont-Aignan,
13:15vous parlez de propositions,
13:16d'autres candidats de la droite en fond,
13:18je pense à Bruno Rotaillot,
13:19David Lysna,
13:21Marine Le Pen,
13:22Éric Zemmour.
13:23Est-ce qu'il ne faut pas réunifier
13:24à un moment cette droite-là
13:26pour qu'elle porte un seul projet
13:28au nom du bien des Français ?
13:30Le bien commun, bien évidemment.
13:32Maintenant, il y a des nuances.
13:35Ce qui est important,
13:36c'est déjà qu'il y ait un front commun
13:37sur ces questions-là,
13:38mais qui dépassent la droite, d'ailleurs.
13:40Oui, vous avez raison.
13:41Bloc central,
13:42gauche républicaine.
13:43Tous les Français.
13:44Il devrait y avoir immédiatement
13:46une commission d'enquête parlementaire
13:47et qu'on avance.
13:50Avec LFI aussi,
13:51qui dit la même chose ?
13:52Aujourd'hui,
13:52ce n'est pas une question
13:53de clan politique.
13:55C'est l'enfant.
13:56Mais vous savez,
13:56quand l'enfant dans une société
13:58est abandonné,
13:59c'est le signe d'une société
14:00qui se meurt.
14:01Et c'est très profond
14:03et c'est beaucoup plus profond
14:05encore que tout ce dont on vient de parler.
14:06Mais il faut une union,
14:07quand même,
14:08de ces candidats de la droite
14:09pour s'opposer à une extrême-gauche
14:12extrêmement puissante,
14:13avec un Jean-Luc Mélenchon
14:14qui monte en puissance.
14:15Vous parlez, bien évidemment,
14:16mais il y a deux tours de scrutin.
14:17Au premier tour,
14:19chaque candidat
14:19doit exprimer sa différence.
14:22Donc, vous serez candidat
14:23jusqu'au premier tour.
14:24Le candidat, pour une raison très simple,
14:26c'est que si j'avais le même programme
14:27que les autres,
14:28je ne ferais pas perdre le mieux placé.
14:30Les Français ont le droit
14:30d'avoir le choix.
14:31Je suis le seul à proposer
14:33de sortir de l'Union européenne
14:35pour pouvoir résoudre nos problèmes.
14:37Je suis d'accord
14:37avec beaucoup de ce que disent
14:39Jordan Bardella,
14:40Laurent Wauquiez,
14:40Bruno Retailleau,
14:41Éric Zemmour,
14:42parce qu'honnêtement,
14:42vous avez raison,
14:44ils disent souvent la même chose.
14:45Le problème,
14:46c'est qu'aucun d'entre eux
14:47ne veut aborder
14:49la question centrale
14:50de la liberté de la France
14:52parce que le président
14:53de la République,
14:54aujourd'hui,
14:55il est dans la voiture,
14:56mais il n'est pas derrière le volant,
14:58il est sur le siège passager.
14:59Qui est derrière le volant ?
15:01Madame Van der Leyen,
15:03des technocrates de Bruxelles
15:04qui ne sont pas élus.
15:06Et j'explique,
15:06dans mon dernier livre,
15:08pourquoi...
15:082027,
15:09la liberté ou la mort,
15:09je ne sais pas.
15:10Voilà,
15:10et j'explique pourquoi
15:11on n'a pas réussi
15:12à résoudre nos problèmes.
15:13Et je pense que les Français
15:14qui avaient voté non
15:16en 2005,
15:16qui étaient majoritaires,
15:18les millions de Français
15:19qui ont compris
15:20l'arnaque de l'Union européenne
15:21et qui veulent reconstruire
15:22une Europe qui marche,
15:24ont besoin d'un candidat.
15:25Et c'est comme ça
15:26qu'on arrivera
15:27à faire changer les choses.
15:28Parce qu'entre nous,
15:29on peut avoir
15:30une nouvelle alternance,
15:31comme Sarkozy,
15:32comme Chirac,
15:33comme les autres,
15:33et puis que ça ne mène à rien
15:34parce que c'est Bruxelles
15:35qui a le pouvoir.
15:36Ça, je ne l'accepte pas.
15:36C'est candidat maastrichtien.
15:38Les Français ont le droit
15:39d'avoir le choix au premier tour.
15:41Et puis,
15:41je pense qu'il peut y avoir
15:42une surprise.
15:43Pas si on a tous les candidats
15:44et s'il n'y en a que deux.
15:45Alors, il ne faut pas
15:46qu'il y en ait trop,
15:47mais il faut aussi
15:47qu'il y en ait quelques-uns
15:48qui disent des choses différentes.
15:49Nicolas Dupont-Aignan,
15:50vous faites la lune
15:50du JD News
15:51en compagnie d'Henri Guénaud,
15:52de Philippe de Villiers.
15:53Vous dénoncez la procédure
15:54d'adhésion accélérée
15:55en faveur de l'Ukraine.
15:57Pourquoi ne pas leur accorder
15:58une adhésion symbolique ?
15:59Mais vous voulez quoi ?
16:01Vous voulez la guerre ?
16:02Moi, je ne veux rien.
16:03Non, mais vous me dites
16:04pourquoi ne leur pas accéder ?
16:06Je veux la paire en Ukraine.
16:07Si l'Ukraine adhère,
16:09la France entre en guerre
16:10contre la Russie.
16:11C'est une folie.
16:12Si l'Ukraine adhère,
16:14c'est la ruine
16:15de nos agriculteurs
16:15et c'est une folie.
16:17Si l'Ukraine adhère,
16:19on va encore dépenser
16:20des milliards,
16:21on donne 15 milliards net,
16:22c'est-à-dire qu'on donne 30,
16:23on reçoit 15
16:24pour l'Union européenne.
16:26Et on va faire entrer
16:27un pays où le président
16:28n'est pas élu,
16:29où il n'y a plus d'élections
16:30depuis deux ans
16:30et où on honore
16:31dans des funérailles nationales
16:33des anciens collaborateurs nazis.
16:35Moi, je ne veux pas de ça.
16:36Et je sais qu'on peut faire la paix.
16:38On peut faire la paix.
16:39Trump veut la paix avec Poutine.
16:41Et c'est la France...
16:41Mais Poutine la veut-il ?
16:42Mais bien évidemment
16:43qu'il a besoin de la paix
16:44comme les autres
16:45parce que c'est une impasse ce conflit.
16:47Et ce conflit,
16:48il est en train de pousser la Russie
16:49dans les bras de la Chine.
16:51Et je le dis depuis le premier jour.
16:53Et la paix est possible.
16:54Et si on veut que la France s'en sorte,
16:56il faut la paix en Ukraine
16:57parce qu'on paiera
16:58notre énergie moins chère,
17:00on évitera de gaspiller
17:01l'argent public.
17:02Et entre nous,
17:03je préfère qu'on mette l'argent
17:04aujourd'hui pour notre justice,
17:06et les charges de nos PME
17:07pour la France.
17:09On n'en peut plus de ce système.
17:10Que dites-vous aux Ukrainiens
17:11dont les enfants meurent
17:13chaque jour sur le front ?
17:14Qui ont payé un tribut terrible
17:16à cette guerre d'agression.
17:17Mais les Ukrainiens,
17:18c'est tellement facile
17:19de faire la guerre
17:20avec de la chair à canon ukrainienne
17:21et des armes américaines
17:22et de l'argent français.
17:24Et vous savez,
17:24les jeunes Ukrainiens
17:25qui se font enlever dans la rue
17:26par la police politique
17:28de M. Zelensky,
17:29corrompus jusqu'à la moelle,
17:30ils attendent la paix.
17:32Donc, je sers autant les Ukrainiens
17:35que ceux qui les précipitent
17:36dans la guerre
17:37et qui les font tuer
17:39pour uniquement,
17:39d'ailleurs,
17:40d'une manière générale,
17:41créer un État fédéral européen
17:42et pousser à la disparition
17:44de la France.
17:44Donc, il faut sortir
17:45de l'Union européenne
17:58ou pas ?
17:58Celle du général de Gaulle.
17:59Chacun avait ses frontières,
18:01ses lois, son budget
18:02et on travaillait ensemble.
18:03Donc, arrêtons de caricaturer
18:05la position.
18:06Mais en revanche,
18:07rester aujourd'hui
18:07dans l'Union européenne,
18:09c'est la fin de la France.
18:10Donc, il faut choisir
18:11et c'est maintenant
18:11qu'il faut choisir.
18:12Dernière question,
18:13Nicolas Dupont-Aignan,
18:14c'est l'actualité.
18:14L'information vient
18:15de nous parvenir.
18:16Patrick Brouel
18:17sera mis en examen,
18:18présenté à un juge
18:19pour viol.
18:21Il y a une demande
18:22d'incarcération
18:24de la part du parquet.
18:25Quelle est votre réaction ?
18:26La justice fait son travail.
18:27On verra le résultat.
18:29Merci beaucoup
18:29d'être revenu ce matin
18:30sur CNU et sur Europe 1
18:312027,
18:32la liberté ou la mort.
18:33C'est votre livre d'édition
18:34Fayard.
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