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Le 4 juin, la délégation aux collectivités territoriales du Sénat auditionnait Edouard Geffray, ministre de l’Education nationale. Ce dernier est revenu sur les particularités du système scolaire français et les conséquences prochaines de la baisse de la natalité. Face aux sénateurs, il a réaffirmé sa volonté de construire des politiques d’aménagement du territoire en lien étroit avec les politiques éducatives. Interrogé sur sa circulaire de mars 2026 visant à un durcissement de la notation au brevet et au baccalauréat sur le sujet de l’expression écrite, le ministre a souhaité clarifier ses attentes. Ainsi, il ne souhaite pas qu’un élève au niveau d’orthographe et de syntaxe “déplorable” puisse obtenir son diplôme. Année de Production : 2025
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00:00:00Générique
00:00:10Bonjour à tous et bienvenue dans cette nouvelle édition 100% Sénat.
00:00:14Pour suivre cet après-midi l'audition d'Edouard Geffray, le ministre de l'éducation nationale,
00:00:18il était reçu jeudi matin pour évoquer la carte scolaire,
00:00:21l'occasion de parler d'une expérimentation en cours dans 18 départements
00:00:25et que le ministre entend généraliser à partir de 2028.
00:00:29L'idée est de se baser sur des données démographiques,
00:00:32mais aussi des projets de logement ou d'aménagement des communes
00:00:35pour construire des prévisions d'effectifs sur 5 ans,
00:00:38puis une véritable carte scolaire.
00:00:41Direction la salle de la délégation aux collectivités territoriales.
00:00:45La méthode de carte scolaire, de méthode de mise en oeuvre de la carte scolaire
00:00:49est une méthode annuelle et qui est vécue comme chaque année un coup près
00:00:53qui tombe de façon brutale et qui finalement est subie à tous les échelons.
00:00:58Je le dis souvent à l'échelon académique, à l'échelon départemental
00:01:03et puis ensuite à l'échelon de chacune des communes par les élus,
00:01:07par les enseignants et par les parents d'élèves sans aucune visibilité.
00:01:13Et on voit même parfois des écoles qui ne connaissent pas de baisse d'effectifs
00:01:15et qui se voient retirer un poste parce qu'il y a un retrait de poste annoncé dans un département.
00:01:21Tout ceci génère beaucoup d'incompréhension, de colère, de manifestation au printemps
00:01:27quand évidemment les communes apprennent les fermetures de postes
00:01:31et c'est vécu, je le dis parce que je pense que je n'exagère pas le terme,
00:01:36c'est vécu comme des drames locaux et notamment dans les petites écoles, donc les petites communes.
00:01:42Cette situation et cette méthode n'est plus tenable pour nous.
00:01:45Bien sûr, et personne ne le conteste, il y a des baisses d'effectifs importantes,
00:01:52je crois que vous nous le direz, mais je crois qu'on prévoit moins d'un million d'élèves
00:01:56dans les dix prochaines années, dans le premier degré seulement, dans le premier degré.
00:02:00Et donc on comprend bien que des baisses d'effectifs, ça peut évidemment générer des mesures de cartes scolaires
00:02:07et pour ce qui nous concerne, nous ne sommes pas favorables à un moratoire
00:02:11qui vient figer la situation et puis lorsque le moratoire est terminé,
00:02:16que se passe-t-il ? On rattrape le temps perdu sur les suppressions de postes.
00:02:19Ça ne nous paraît pas être la bonne solution de figer, d'ailleurs les fermetures comme les ouvertures,
00:02:24sur quelques années parce qu'on repousse le problème et même, je pense, on l'aggrave.
00:02:29En tous les cas, cette chute des effectifs rend pour nous encore plus urgent
00:02:33la nécessité d'un changement radical de méthode et d'une prise en compte de nouveaux critères
00:02:39avec comme fil conducteur une logique d'aménagement du territoire.
00:02:43Je pense que la politique en matière d'offres éducatives, de maillage du tissu scolaire
00:02:48doit être placée au cœur des politiques d'aménagement du territoire.
00:02:51Je pourrais dire l'inverse d'ailleurs.
00:02:53Je pense que la prise en compte de l'aménagement du territoire doit servir de base
00:02:57aux politiques en matière d'offres éducatives et de maillage du tissu scolaire,
00:03:01particulièrement, on le comprend évidemment, dans les secteurs ruraux.
00:03:04C'est la raison pour laquelle, parce qu'on pense que les choses doivent changer,
00:03:07c'est la raison pour laquelle, voilà, notre collègue Rémi Printreau,
00:03:10le premier vice-président de la délégation,
00:03:12tu peux venir devant, Rémi, si tu veux, je commence tout juste,
00:03:16en charge de la simplification.
00:03:17C'est notre premier vice-président délégué à la simplification.
00:03:21Voilà, donc, c'est la raison pour laquelle la délégation a voulu s'emparer de ce sujet,
00:03:27de la carte scolaire, et nous avons conduit un travail,
00:03:30alors, nous nous sommes mis à quatre, monsieur le ministre,
00:03:33avec mon collègue Bernard Buys, qui peut être là aujourd'hui,
00:03:36et deux collègues qui sont excusés,
00:03:38Corinne Ferré et Laurent Saumont.
00:03:40Nous avons travaillé pendant plusieurs mois sur le sujet.
00:03:42Nous avons conduit de nombreuses auditions,
00:03:45auprès de votre cabinet, auprès des instances d'éducation nationale,
00:03:49avec les associations d'élus, les fédérations de parents d'élèves
00:03:52ou les syndicats enseignants.
00:03:53Et puis, nous avons fait un déplacement dans le Cantal,
00:03:56le 19 juin 2025, à la rencontre, évidemment,
00:04:01de madame la rectrice de l'académie de Clermont-Ferrand,
00:04:04de la DAZN du Cantal, madame Amie,
00:04:06mais aussi une réunion avec les élus.
00:04:09Et franchement, tout ce qu'on a pu entendre
00:04:12converger vers la nécessité d'un changement de méthode.
00:04:16Merci, Bernard.
00:04:18Mes chers collègues, monsieur le ministre,
00:04:20mesdames et messieurs les auditeurs,
00:04:21notre mission a effectivement mis en évidence
00:04:24une concertation qui était jusqu'à maintenant
00:04:26encore très insuffisante avec les élus locaux
00:04:28dans l'élaboration de la carte scolaire,
00:04:30comme l'avait d'ailleurs souligné la Cour des comptes
00:04:32dans son rapport thématique de l'enseignement primaire
00:04:35publié en 2025.
00:04:37Cette situation est d'autant plus regrettable
00:04:39que les élus disposent souvent, et Bernard l'a rappelé,
00:04:42d'informations essentielles pour anticiper l'évolution des effectifs,
00:04:46les projets de logement, les arrivées de nouvelles familles,
00:04:48les regroupements pédagogiques envisagés
00:04:50ou encore certains investissements structurants,
00:04:52avec notamment l'agrandissement
00:04:54ou la création de nouvelles écoles.
00:04:56Pour redonner toute place à leur collectivité,
00:04:59à y restructurer un dialogue, je dirais, équilibré,
00:05:02nous préconisons que les conventions triennales
00:05:05soient suivies par une instance dédiée
00:05:06au sein du Conseil départemental de l'éducation nationale
00:05:09qui ne doit pas constituer une simple chambre d'enregistrement,
00:05:13mais doit être investie d'un rôle de suivi régulier
00:05:16de l'évaluation des engagements réciproques.
00:05:18Le plan « Notre école dans les territoires ruraux »
00:05:21présenté en 2023 dans le cadre du programme France Ruralité
00:05:25avait suscité de forts espoirs et de fortes attentes.
00:05:28Force est toutefois de constater
00:05:30que ces espoirs ont été largement déçus.
00:05:32Ainsi, des observatoires de dynamique rurale
00:05:35qui ont souvent été le théâtre d'échange descendant
00:05:37consistant à présenter les décisions déjà arrêtées
00:05:40dans plusieurs départements,
00:05:41et même dans plusieurs départements,
00:05:43ces instances n'ont jamais été installées.
00:05:45Vos récentes orientations rejoignent les observations
00:05:48que nous avons formulées.
00:05:49L'instruction ministérielle du 15 janvier 2026,
00:05:52qui transforme les observatoires des dynamiques rurales
00:05:55en observatoires des dynamiques rurales et territoriales,
00:05:59leur assigne explicitement une mission de dialogue renforcé
00:06:02avec les collectivités afin d'anticiper les conséquences
00:06:05de la transition démographique.
00:06:07Nous souhaiterions donc naturellement savoir comment vous entendez
00:06:10donner corps à cette ambition, M. le ministre.
00:06:13Toujours dans cette logique de confiance accordée au territoire,
00:06:16nous avions recommandé dans notre rapport,
00:06:18et nous relayons ici une demande récurrente des élus ruraux,
00:06:21que les regroupements pédagogiques intercommunaux,
00:06:24les célèbres RPI, se constituaient sous forme d'entente communale
00:06:28et qu'ils puissent bénéficier du même régime
00:06:30que les RPI adossés à une coopération communale,
00:06:34à une EPCI, en matière de contribution financière
00:06:36à la scolarisation des élèves non résidents.
00:06:39Là, il reste un problème.
00:06:40Je souhaite enfin ici revenir sur le protocole d'accord
00:06:44signé le 8 avril 2025 avec votre prédécesseur,
00:06:48Mme Borne, et l'Association des maires de France.
00:06:51Ce texte visant à mieux associer les élus
00:06:53à la construction de la carte scolaire
00:06:55peut être vu comme une avancée.
00:06:56Il reste toutefois, comme nous l'avons souligné dans notre rapport,
00:06:59un instrument de droit souple.
00:07:01En d'autres termes, il traduit une intention
00:07:03et une méthode louables,
00:07:05mais nous nous interrogeons donc sur sa pérennité
00:07:07et sur les suites que vous entendez lui donner.
00:07:10Nous avons largement évoqué les questions de méthode.
00:07:13Je vous propose aussi d'aborder plusieurs des critères qualitatifs
00:07:16qui devraient être davantage pris en compte
00:07:18dans l'élaboration de la carte scolaire.
00:07:20Ces critères figurent de manière détaillée dans notre rapport.
00:07:23Ils se retrouvent directement dans le cadre de l'expérimentation
00:07:26que vous avez annoncée.
00:07:27Parmi les critères qualitatifs,
00:07:29aujourd'hui insuffisamment pris en compte,
00:07:31figurent en particulier la proportion des classes multiniveaux.
00:07:34On a beaucoup d'écoles rurales.
00:07:37J'ai un exemple, l'école de Boulle dans mon territoire,
00:07:39où on va de la classe maternelle jusqu'à la classe de CP.
00:07:44Aujourd'hui, on a 8 niveaux dans cette classe
00:07:46et il y a 20 enfants.
00:07:48C'est très compliqué.
00:07:49Dans certains territoires ruraux,
00:07:51elles représentent plus de 50 % des structures pédagogiques
00:07:54du premier degré.
00:07:55Elles peuvent regrouper 4, voire 5 niveaux différents,
00:07:58voire 8, comme dans certaines écoles rurales.
00:08:00Cette organisation exige des compétences pédagogiques particulières
00:08:03et une charge de travail spécifique
00:08:06qui mérite d'être davantage reconnue.
00:08:08Enfin, la stabilité des équipes pédagogiques
00:08:10doit également être prise en compte.
00:08:12Les territoires ruraux les plus au lieu annuée
00:08:14s'ouvrent souvent d'un déficit d'attractivité
00:08:16pour les enseignants expérimentés.
00:08:18Il en résulte une rotation plus importante des personnels.
00:08:21Or, la réussite des élèves dépend aussi
00:08:23de la stabilité des équipes
00:08:24et de leur capacité à s'inscrire dans le temps long.
00:08:27Cela permet de monter des projets sur plusieurs années.
00:08:30Cette réalité devrait être davantage prise en compte
00:08:32dans les décisions relatives à la carte scolaire.
00:08:35Nous voulons vraiment éviter le stop and go
00:08:37où une année en supprimant poste,
00:08:38deux ans après, on le recrée.
00:08:40Cette continuité éducative trouve également
00:08:42une traduction concrète dans les projets pédagogiques
00:08:45consacrées par la loi 2005.
00:08:47C'est ce que je disais.
00:08:48Ces projets s'inscrivent dans la temporalité
00:08:49et dans le temps long.
00:08:51Il est difficile de conduire sereinement
00:08:53un projet d'école lorsque les ressources humaines
00:08:55évoluent brutalement d'une année sur l'autre.
00:08:58Je souhaite enfin évoquer toujours au titre des critères
00:09:01dont il convient de mieux tenir en compte
00:09:02les projets d'aménagement du territoire
00:09:04que les collectivités territoriales connaissent
00:09:06plus finement que les services centraux et académiques.
00:09:09Afin d'éviter les suppressions de postes prématurées,
00:09:13la carte scolaire doit intégrer ses projets,
00:09:15ce qui suppose un dialogue nourri
00:09:17entre l'État et les élus locaux.
00:09:20Au fond, nous nous sommes efforcés de montrer
00:09:22que l'équité ne pouvait résulter
00:09:23d'une approche exclusivement quantitative.
00:09:25La carte scolaire doit mieux refléter
00:09:28les besoins réels des élèves,
00:09:29la charge effective d'enseignement,
00:09:31les enjeux de stabilité des équipes
00:09:33et les projets portés par les territoires.
00:09:36C'est un sujet sensible puisqu'il touche
00:09:38à l'égalité républicaine,
00:09:39à l'aménagement du territoire,
00:09:41à la vitalité de nos communes.
00:09:43L'école mérite une gouvernance
00:09:44à la hauteur de ses enjeux
00:09:46et tel est le sens des propositions
00:09:48que nous avons formulées dans notre rapport.
00:09:50Monsieur le ministre, nous sommes en quelque sorte
00:09:52impatients de pouvoir discuter,
00:09:54échanger avec vous et vous écouter sur ces sujets.
00:09:58Merci, merci Bernard.
00:10:01Écoutez, monsieur le ministre, c'est à vous.
00:10:03Nous vous écoutons avec la plus grande attention.
00:10:06Merci beaucoup.
00:10:07Je suis très content de pouvoir m'exprimer
00:10:09de manière un peu plus longue
00:10:10que vos questions au gouvernement,
00:10:12qui ont toujours ce côté frustrant
00:10:13qu'il faut parler en deux minutes
00:10:14sur des questions qui sont aussi essentielles que celles-ci.
00:10:17D'abord, merci à votre délégation
00:10:20pour le travail qui a été mené,
00:10:22qui a été une des sources d'inspiration importantes
00:10:26de l'expérimentation qu'on lance.
00:10:27Et donc, je me permets avant de le dire en ouverture,
00:10:29parce que pour moi, ça a compté.
00:10:34Alors, on est sur un sujet,
00:10:36très clairement,
00:10:37qui est un sujet pour moi d'importance vitale.
00:10:42Un double titre.
00:10:43D'abord, notre contrat social scolaire,
00:10:46historiquement, s'est construit
00:10:48sur la proximité de l'école.
00:10:50Il y a une dimension derrière tout ça
00:10:52de contrat social collectif.
00:10:53C'est des choses qui n'ont pas forcément
00:10:55été explicitées,
00:10:57enfin, assez peu explicitées, dans le fond,
00:10:59pour monter à Guizot
00:11:00pour trouver le premier acte fondateur,
00:11:04en 1832 et des Bouettes.
00:11:07Mais, en réalité,
00:11:10l'école s'est inscrite dans le territoire
00:11:12de proximité,
00:11:14et ça fait partie de notre contrat social.
00:11:16Et c'est ce qui fait,
00:11:17je l'ai déjà dit,
00:11:18mais je me permets de le dire,
00:11:19parce que c'est important,
00:11:19que nous avons aujourd'hui
00:11:20autant d'écoles publiques en France
00:11:22que l'Allemagne, la Grande-Bretagne
00:11:24et l'Italie réunies.
00:11:27Donc, on a une identité scolaire
00:11:28qui est très particulière.
00:11:32et qui, d'ailleurs, au passage,
00:11:35rend toute comparaison
00:11:36avec nos homologues,
00:11:38non pas relative,
00:11:39mais enfin,
00:11:40apprendre avec prudence.
00:11:41C'est-à-dire que sur d'autres sujets
00:11:42qu'il y en a à voir,
00:11:43quand on parle de l'école inclusive,
00:11:45etc., en me disant,
00:11:45en Italie, ceci,
00:11:46en Allemagne, cela,
00:11:48il faut toujours rapporter ça au fait
00:11:49qu'en Italie,
00:11:50j'ai 10 000 établissements,
00:11:51en France, j'en ai 60 000.
00:11:53Parce qu'en Italie,
00:11:54quand je rentre dans un établissement,
00:11:55j'y vais de la maternelle au lycée,
00:11:57là où, en France,
00:11:57je vais passer par 3 ou 4 structures
00:11:59différentes.
00:12:00Donc, c'est un point important
00:12:02parce que dans notre paysage,
00:12:02il est très particulier.
00:12:03Et puis, l'autre dimension,
00:12:04évidemment,
00:12:04c'est que c'est un élément
00:12:06de vitalité du territoire
00:12:09que vous avez rappelé
00:12:10et donc sur lequel je ne m'étends pas,
00:12:11mais qui est évidemment essentiel.
00:12:14Deuxième élément,
00:12:17nous sommes collectivement pris
00:12:20dans une double annualité continue.
00:12:23La première annuité,
00:12:25c'est l'annualité de l'année scolaire,
00:12:27septembre-septembre.
00:12:28Et la deuxième annualité,
00:12:30qui ne correspond pas
00:12:30à l'année scolaire,
00:12:31ce qui complique un peu les choses,
00:12:34c'est l'annualité budgétaire,
00:12:35janvier-janvier,
00:12:36enfin janvier-décembre.
00:12:38Et en réalité,
00:12:40tout notre horizon
00:12:40se construit là-dessus.
00:12:43Il faut bien se rendre compte,
00:12:44je parle notamment
00:12:44pour nos amis auditeurs,
00:12:47que la rentrée 2026
00:12:49se prépare depuis octobre 2025,
00:12:51c'est-à-dire depuis
00:12:52qu'on a fait la rentrée précédente.
00:12:54Et que la rentrée 2027
00:12:56va se préparer
00:12:56dès début octobre 2026.
00:12:58Donc on va se donner un mois
00:12:59pour bien faire la rentrée,
00:13:00et après ça,
00:13:01on va se remettre dans la moulinette.
00:13:03Et le budget,
00:13:05cette année,
00:13:05comme vous le savez,
00:13:06il a été voté un peu tard
00:13:07pour des raisons indépendantes
00:13:08de ma volonté.
00:13:10Enfin, grosso modo,
00:13:11si vous voulez,
00:13:1231 décembre,
00:13:13vous avez un budget,
00:13:14au mois de janvier,
00:13:14vous répartissez,
00:13:15etc.
00:13:16Au mois de février,
00:13:17vous commencez déjà
00:13:18à penser au suivant.
00:13:19Donc notre rythme
00:13:20de fonctionnement
00:13:21est un rythme annuel.
00:13:23Alors ça,
00:13:24ça peut aller
00:13:24quand on est sur un paysage
00:13:25relativement stable.
00:13:26Ce qui a quand même été
00:13:28longtemps le cas,
00:13:28en tout cas au niveau global.
00:13:30Le territoire bouge tout le temps,
00:13:31mais au niveau global,
00:13:33l'un dans l'autre,
00:13:33tout ça s'équilibrer.
00:13:35La difficulté qu'on a,
00:13:36que vous avez rappelé,
00:13:37M. le Président,
00:13:38c'est que nous avons
00:13:39un choc démographique majeur
00:13:42qui rend absolument impossible
00:13:44pour moi,
00:13:46à court et moyen terme,
00:13:48le maintien
00:13:50de ce canevas exclusif.
00:13:53Nous allons perdre
00:13:541,7 million d'élèves
00:13:56dans le système éducatif français
00:13:57au cours des 10 prochaines années.
00:14:01Donc rentrée 25,
00:14:03rentrée 35.
00:14:05Et un élève
00:14:06qui est né cette année
00:14:08et qui passera
00:14:08le baccalauréat
00:14:09dans 18 ans,
00:14:12le passera
00:14:13avec des congénères
00:14:15qui seront
00:14:1725% moins nombreux.
00:14:20Ce qui, au passage,
00:14:21interroge bien au-delà de l'école.
00:14:23Dans 18 ans,
00:14:24l'arrivée dans le supérieur,
00:14:26c'est 25%
00:14:27d'étudiants en moins.
00:14:29Je le dis régulièrement
00:14:30parce que quand on a
00:14:31des universités,
00:14:31des grands travaux,
00:14:32des machins, etc.,
00:14:34assez vite.
00:14:35Et d'ici là,
00:14:35ça ne va quasiment pas
00:14:36cesser de baisser.
00:14:38C'est-à-dire que si on prend
00:14:39deux photos finies,
00:14:40ça fait 25%,
00:14:40mais en réalité,
00:14:41c'est moins 1,
00:14:42moins 2,
00:14:42moins 3,
00:14:42moins 6,
00:14:43moins 10, etc.
00:14:45Donc, moi,
00:14:46par rapport à ça,
00:14:47effectivement,
00:14:47et à la lumière
00:14:49à la fois d'une conviction
00:14:50profonde et de vos travaux,
00:14:51entre autres,
00:14:52mais notamment de vos travaux,
00:14:55je vous partage un petit peu
00:14:56la vision
00:14:56que je propose
00:14:59et qui, évidemment,
00:15:00a vocation
00:15:00à être nourri
00:15:01au fur et à mesure.
00:15:02D'abord,
00:15:02nous avons besoin
00:15:03d'y voir clair
00:15:05à long terme.
00:15:07Donc, quand je suis arrivé,
00:15:07la première chose
00:15:08que j'ai fait de faire,
00:15:09qui n'existait pas chez nous,
00:15:10nous, le maximum
00:15:11qu'on avait,
00:15:11c'était trois ans
00:15:11de visibilité
00:15:12sur la démographie
00:15:16et généralement,
00:15:16on regardait surtout
00:15:17ce qui se passait
00:15:17l'année suivante.
00:15:19J'ai demandé chez nous
00:15:20à ce qu'on appelle
00:15:21l'ADEP,
00:15:21c'est-à-dire
00:15:21la direction
00:15:22de la statistique,
00:15:23l'équivalent de l'INSEE
00:15:24et de l'éducation nationale,
00:15:25de nous faire des projections
00:15:26à 10 ans
00:15:27et de se mettre
00:15:28en ordre de marche
00:15:28pour que ces projections
00:15:29soient à 10 ans glissants.
00:15:31Parce que ma petite personne,
00:15:32je n'en ai pas grand-chose à faire,
00:15:33mais ce que je sais,
00:15:34c'est qu'il faut que mes successeurs,
00:15:35quels qu'ils soient,
00:15:37aient une mécanique
00:15:38à leur disposition
00:15:39qui leur permettent
00:15:39de penser différemment
00:15:40les choses.
00:15:41Et donc,
00:15:42un,
00:15:42on a désormais une mécanique
00:15:43qui fait que chaque année,
00:15:45les ministres successifs
00:15:47verront à 10 ans
00:15:48à démographie,
00:15:48publieront à 10 ans
00:15:49à démographie,
00:15:50à l'échelle départementale,
00:15:52pour ce qui est
00:15:53du niveau national
00:15:54et en réalité,
00:15:54au niveau territorial,
00:15:56on travaille sur des projections
00:15:57qui soient à la maille,
00:15:58soit de la commune,
00:15:59soit de l'EPCI,
00:16:01selon qui a la compétence.
00:16:03Bon.
00:16:03Donc, première chose,
00:16:04voir à 10 ans.
00:16:05Ça, c'est ce qu'on a publié
00:16:06au mois de mars.
00:16:07Il a fait à peu près 5 mois
00:16:08pour établir toutes ces données.
00:16:10Mais maintenant,
00:16:10on y voit très clair.
00:16:12Il y a une petite part d'aléa
00:16:14qui tient au taux de fécondité.
00:16:15Donc, c'est une bande passante.
00:16:17Mais la réalité,
00:16:18c'est que la démographie,
00:16:19un phénomène,
00:16:20en réalité,
00:16:21extraordinairement,
00:16:23je vais dire stable,
00:16:24enfin, en l'occurrence,
00:16:24pas stable,
00:16:25mais, comment dire,
00:16:27très...
00:16:28Enfin,
00:16:28qui connaît peu
00:16:29de mouvements brutaux.
00:16:31Vous voyez ?
00:16:31C'est des courants de fond,
00:16:32d'abord.
00:16:33Et ensuite,
00:16:34qu'elle est très déterminante
00:16:36sur les effectifs scolaires
00:16:38à plus de 90%,
00:16:3995%
00:16:40a été,
00:16:40c'est la démographie
00:16:41qui nous sert de socle.
00:16:42Donc, en réalité,
00:16:42on sait très bien
00:16:43où on va.
00:16:45En plus, un peu moins,
00:16:45mais enfin,
00:16:46on sait quand même
00:16:47globalement
00:16:47où on va.
00:16:50Et,
00:16:51extrêmement,
00:16:51d'où on vient,
00:16:52puisqu'on a déjà perdu
00:16:52600 000 élèves
00:16:53dans le premier degré
00:16:54depuis 2017.
00:16:56Donc, le million
00:16:56qui va s'ajouter,
00:16:58il s'ajoute
00:16:58à moins 600 000
00:16:59depuis 2017.
00:17:02Autrement dit,
00:17:03on va passer
00:17:03de 6 700 000 élèves
00:17:09à à peine
00:17:10plus de 5 millions
00:17:11d'ici 2035.
00:17:12Juste pour le premier degré.
00:17:13Oui, pour vous donner
00:17:14l'ampleur du truc.
00:17:17Ce qui, d'ailleurs,
00:17:18au passage,
00:17:19doit nous inviter
00:17:20collectivement
00:17:20pour tous ceux
00:17:21qui en veulent
00:17:21à avoir des enfants,
00:17:22mais ça,
00:17:22c'est encore autre chose.
00:17:24Parce que quand même,
00:17:25tout ça se produit
00:17:25parce qu'au départ,
00:17:26il n'y a pas une baisse.
00:17:27Donc, première chose,
00:17:28vision à 10 ans.
00:17:29Deuxième chose,
00:17:31généralisation
00:17:31des observatoires
00:17:32de dynamique rurale
00:17:32et territoriale
00:17:33que j'ai décidé
00:17:34au mois de décembre dernier
00:17:36pour faire en sorte
00:17:37que là aussi,
00:17:37désormais,
00:17:38parce que tout le territoire
00:17:38est concerné,
00:17:39mais que sur tout le territoire,
00:17:40on ait une vision
00:17:41à la fois rurale
00:17:42et urbaine
00:17:44des dynamiques
00:17:45avec, pour le coup,
00:17:46à la maille territoriale,
00:17:48à partir de la vision
00:17:49à 10 ans
00:17:49que j'ai donné,
00:17:50une vision un peu plus fine
00:17:51à 5 ans,
00:17:53j'allais dire
00:17:53au niveau un peu plus fin
00:17:55du territoire,
00:17:55pour là aussi,
00:17:56qui est une base de travail.
00:17:57Mais au-delà de ça,
00:17:59moi, ma conviction profonde
00:18:00et qui, je crois,
00:18:01rejoint celle
00:18:01que vous avez exprimée,
00:18:03c'est qu'il faut
00:18:04qu'on renoue
00:18:04avec une politique
00:18:05d'aménagement
00:18:06du territoire
00:18:08par et autour
00:18:09de l'école.
00:18:10Nous avons renoncé.
00:18:13Implicitement, d'ailleurs,
00:18:14comme toujours,
00:18:14ça s'est fait lentement.
00:18:16Une fois que le territoire
00:18:17a été couvert d'écoles,
00:18:18on s'est dit,
00:18:19c'est bon, c'est fait.
00:18:20On crée un nouveau quartier,
00:18:22on ouvre une école,
00:18:23on a un village qui se vide,
00:18:25on ferme une école.
00:18:26Voilà.
00:18:28Et puis,
00:18:29s'il y a une grosse école,
00:18:30les trois petites autour
00:18:31et qu'il y a une grosse baisse démographique,
00:18:32on va essayer
00:18:33de tout construire
00:18:33dans la grosse école.
00:18:34Elle est grosse,
00:18:35ça permettra
00:18:36de résoudre les problèmes.
00:18:37Nous n'avons pas pensé
00:18:38les choses collectivement
00:18:39comme une logique
00:18:40d'aménagement du territoire.
00:18:42Or, ma conviction profonde,
00:18:43c'est qu'il faut renouer avec ça
00:18:44et qu'il faut se dire
00:18:45où est-ce que je...
00:18:46Où décidais-je,
00:18:49décidons-nous plutôt,
00:18:50d'implanter,
00:18:52de maintenir
00:18:53ou de fermer des écoles
00:18:54pour que précisément
00:18:56se maintienne
00:18:56une dynamique territoriale.
00:18:59Le coup de dire
00:18:59que c'est systématiquement
00:19:00à la grosse école du Grosbourg
00:19:02qu'on va tout réunir,
00:19:04ça ne me semble pas
00:19:06s'imposer théoriquement
00:19:07avec la force de l'évidence
00:19:08parce qu'il peut y avoir
00:19:09des dynamiques locales
00:19:10qui conduisent au contraire
00:19:11à faire l'inverse.
00:19:13Si j'oblige la moitié des gamins
00:19:14à faire trois quarts de route
00:19:15pour que l'autre moitié
00:19:16soit à deux minutes de l'école,
00:19:18peut-être qu'on peut se dire
00:19:19que c'est mieux
00:19:19si chacun fait
00:19:20dix minutes de route
00:19:23et qu'il y en a seulement
00:19:2410% qui vont à deux minutes.
00:19:25Bref.
00:19:25Donc,
00:19:26logique de management du territoire.
00:19:28Et à partir d'ailleurs,
00:19:30moi,
00:19:30j'ai identifié,
00:19:31enfin,
00:19:31on a identifié
00:19:32dix-huit départements
00:19:33sur lesquels
00:19:33on expérimente les choses
00:19:35dès maintenant
00:19:35pour le projet de loi de finances
00:19:37avec en fait
00:19:38une double perspective.
00:19:39Un,
00:19:40comment dans ces dix-huit départements
00:19:41on construit
00:19:42une véritable politique
00:19:43d'aménagement
00:19:43du territoire scolaire.
00:19:47Deux,
00:19:48comment est-ce qu'on tire
00:19:49les conséquences
00:19:49de cette vision politique
00:19:51que j'essaye
00:19:52et que j'espère partager
00:19:54avec les élus
00:19:56sur le projet de loi de finances.
00:19:59Autrement dit,
00:19:59là où aujourd'hui,
00:20:01pour faire simple,
00:20:01je caricature un peu,
00:20:03mais c'est à peu près l'idée.
00:20:04On fait un calcul global
00:20:06sur la base
00:20:06de remontes académiques,
00:20:07mais on fait un calcul
00:20:08grosso modo,
00:20:08c'est l'académie nationale globale.
00:20:11On se met d'accord
00:20:12entre guillemets
00:20:13avec Bercy,
00:20:13etc.
00:20:14pour dire
00:20:15que ce soit plus ou moins,
00:20:16d'ailleurs,
00:20:16peu importe,
00:20:17la logique est la même.
00:20:18On dit plus 4 000,
00:20:19moins 4 000,
00:20:19plus 1 000,
00:20:20moins 1 000,
00:20:20etc.
00:20:21On revient à les académies
00:20:22en fonction de leurs caractéristiques
00:20:24qui ne sont pas que démographiques.
00:20:25On tient compte
00:20:25des questions prioritaires,
00:20:26de l'éloignement.
00:20:27Donc,
00:20:27ce n'est pas si frustre que ça.
00:20:29En tout cas,
00:20:29à la fin,
00:20:30comme vous disiez tout à l'heure,
00:20:31c'est un peu vertical
00:20:31et un peu descendant.
00:20:33Et puis après,
00:20:34au bout d'un moment,
00:20:34ça va chez le Dazen
00:20:35et on lui dit
00:20:35moins 20,
00:20:37moins 40.
00:20:38Et là,
00:20:38le Dazen se dit
00:20:39bon,
00:20:39il va falloir que je trouve
00:20:40moins 20 ou moins 40.
00:20:42Il va voir le maire
00:20:43et il dit
00:20:43cher monsieur,
00:20:44je suis désolé
00:20:44et le maire découvre
00:20:45au mois de février ou de mars
00:20:46qu'on ferme une école
00:20:47à la rentrée.
00:20:48Ça,
00:20:49ce n'est plus possible.
00:20:51Donc,
00:20:52très clairement,
00:20:53dans ces 18 départements,
00:20:54l'idée,
00:20:55c'est qu'on a une politique
00:20:56d'aménagement du territoire
00:20:58et donc,
00:20:59et pardon parce que
00:21:00je vais insister là-dessus,
00:21:01mais c'est important.
00:21:02En termes de réflexion,
00:21:04enfin plusieurs points.
00:21:04En termes de réflexion,
00:21:05donc pour construire
00:21:06cette politique,
00:21:07il faut convoquer
00:21:08différents critères
00:21:10qui ne soient pas
00:21:11d'ailleurs que des critères
00:21:12matériels,
00:21:12mais que ce soit aussi
00:21:12des critères pédagogiques.
00:21:15Le point de départ,
00:21:16c'est quand même
00:21:16l'offre scolaire
00:21:17et pas seulement
00:21:18la carte scolaire.
00:21:19Qu'est-ce que j'offre
00:21:19aux élèves ?
00:21:22Est-ce que j'ai une offre scolaire
00:21:23enrichie ?
00:21:23Est-ce que j'offre,
00:21:25par exemple,
00:21:26un apprentissage
00:21:27en langue renforcée,
00:21:28etc., etc.
00:21:28Un,
00:21:30la qualité,
00:21:31si je puis dire,
00:21:31pédagogique
00:21:32de mon offre scolaire.
00:21:34Deux,
00:21:35évidemment,
00:21:36le paysage,
00:21:37si je puis dire,
00:21:38l'équilibre,
00:21:38l'équité
00:21:39de mes implantations.
00:21:41Trois,
00:21:42ce qui suppose
00:21:43travailler avec les régions
00:21:44et les départements,
00:21:45la question du transport scolaire.
00:21:48C'est quand même essentiel.
00:21:50C'est-à-dire que
00:21:50si le circuit de transport scolaire
00:21:52conduit à faire 45 minutes
00:21:55de cartes tous les matins
00:21:56pour un gamin,
00:21:57pour un petit bonhomme
00:21:58ou une petite fille,
00:21:59on a quand même un problème.
00:22:02Quatre,
00:22:02effectivement,
00:22:03le paramètre multiniveau.
00:22:06Alors,
00:22:06sachant que le paramètre
00:22:07multiniveau,
00:22:08il faut être très honnête,
00:22:09c'est quand même
00:22:09le corollaire de la dispersion.
00:22:13Moi,
00:22:13aujourd'hui,
00:22:14il faut savoir
00:22:14que sur les 45,
00:22:1644 000 écoles
00:22:17dont je vous parlais tout à l'heure
00:22:17en France,
00:22:188 %
00:22:19sont des écoles
00:22:20à une classe.
00:22:23Et que parfois,
00:22:24des maires,
00:22:25des eus locaux,
00:22:26pour des raisons
00:22:26que je respecte profondément,
00:22:29et vraiment profondément,
00:22:30et que je comprends,
00:22:30j'allais dire presque
00:22:32charnellement,
00:22:33tiennent à tout prix
00:22:34à garder leur classe multiniveau.
00:22:36J'en ai une en tête,
00:22:388 enfants
00:22:39de la petite section
00:22:40au CM2.
00:22:43Alors,
00:22:43on pourrait se dire
00:22:43que c'est épouvantable,
00:22:44il faudrait diviser par 2
00:22:45parce que 8 niveaux,
00:22:46c'est ingérable,
00:22:46ça ferait 4 enfants,
00:22:47mais évidemment,
00:22:47on voit bien
00:22:47que ça ne tient plus.
00:22:50Et d'où la question
00:22:51de l'offre scolaire
00:22:52et de la qualité pédagogique.
00:22:53Mais donc,
00:22:54il y a cette dimension,
00:22:55évidemment,
00:22:56multiniveau.
00:22:58Et puis,
00:22:58il y a le lien,
00:22:59évidemment,
00:22:59entre le niveau école
00:23:00et le niveau collège.
00:23:03Nous avons aujourd'hui,
00:23:04en France,
00:23:04plus de 200 collèges
00:23:05qui sont à moins de 100 élèves.
00:23:08Et j'ai de plus
00:23:09en plus de collèges,
00:23:10c'est plus anecdotique
00:23:10qui sont à 45,
00:23:1250,
00:23:1355 élèves.
00:23:16Avec ce à quoi,
00:23:17pour le coup,
00:23:18les collectivités locales
00:23:19pensent moins,
00:23:19c'est normal,
00:23:19mais c'est à quoi moi,
00:23:20je suis obligé de penser
00:23:21sur le second degré,
00:23:22même si ce n'est pas
00:23:23le cœur du directeur,
00:23:24mais parce que c'est
00:23:24la suite logique.
00:23:26La question RH,
00:23:28en réalité,
00:23:30si vous avez 4 classes
00:23:31au collège,
00:23:32vous avez un professeur
00:23:33de français,
00:23:33un professeur de mathématiques,
00:23:34ça rentre à peu près.
00:23:36Mais votre professeur d'anglais,
00:23:37votre professeur de physique,
00:23:39il faut qu'il soit
00:23:39sur 3 collèges différents.
00:23:41Et donc,
00:23:43qu'il fasse des kilomètres
00:23:44toute la journée.
00:23:46Vous voyez,
00:23:47le système n'est pas évident.
00:23:48Les critères,
00:23:49pour moi,
00:23:49c'est ceux-là.
00:23:50La méthode
00:23:54et la production attendue.
00:23:56En termes de méthode,
00:23:59d'abord,
00:23:59on a fait un travail
00:24:02au niveau central.
00:24:06Un, d'abord,
00:24:07on a donc identifié
00:24:08les 18 départements.
00:24:09Deux,
00:24:09au sein des 18 départements,
00:24:11le travail côté État,
00:24:12il repose sur le couple
00:24:13d'azen-préfet.
00:24:15Mais il repose sur le couple.
00:24:17Je ne peux pas avoir
00:24:17un dazen qui parle d'un côté
00:24:19et un préfet
00:24:19qui éventuellement
00:24:20subventionne les travaux
00:24:20dans les collectivités locales
00:24:22de l'autre,
00:24:22un soutien,
00:24:23et que les deux matchent pas.
00:24:24Donc,
00:24:24coupe d'azen-préfet.
00:24:26Trois,
00:24:27le principe de base
00:24:28que j'ai répété
00:24:29parce que je vois régulièrement
00:24:30les 18 dazen en question,
00:24:31le principe de base
00:24:32qui pour moi est un absolu,
00:24:34c'est le travail
00:24:35de coopération
00:24:36extrêmement étroit
00:24:37qu'il faut
00:24:37avec les élus locaux.
00:24:40Parce qu'on ne peut pas
00:24:40se permettre
00:24:42de,
00:24:43comment dire,
00:24:44de se priver
00:24:44de cette coopération.
00:24:47Les élus locaux
00:24:48sont le partenaire
00:24:49absolu de l'école.
00:24:51Il faut qu'on essaie
00:24:52de trouver
00:24:52un chemin consensuel
00:24:53avec eux
00:24:54à tous égards.
00:24:56Et donc,
00:24:57très concrètement,
00:24:58on a documenté,
00:25:00évidemment,
00:25:01parce que tout ça
00:25:02nécessitait quand même
00:25:02un peu de documentation,
00:25:03qu'on a documenté
00:25:04les choses
00:25:04pour que les dazen
00:25:08et les préfets
00:25:09puissent avoir
00:25:10des discussions
00:25:10extrêmement fournies
00:25:11avec les élus locaux.
00:25:12On a mis en place,
00:25:14pour votre information,
00:25:14une équipe d'appui
00:25:15au niveau national,
00:25:17pilotée par un inspecteur général
00:25:18qui avait lu un ancien dazen,
00:25:19Blanchis ou Leharnais,
00:25:21un excellent dazen,
00:25:22qui connaît très bien
00:25:24ces problématiques-là.
00:25:25Il s'appelle
00:25:25Jean-François Coup.
00:25:28On a mis
00:25:34pour objectif
00:25:35que le travail
00:25:36se déroule,
00:25:37comme vous l'avez dit tout à l'heure,
00:25:38sur cinq années glissantes.
00:25:40De même que j'ai mes projections
00:25:41démographiques
00:25:42à dix années glissantes,
00:25:43il faut que j'ai une projection
00:25:44d'offres scolaires
00:25:45à cinq années glissantes.
00:25:48Ça, sinon,
00:25:48on n'y revient pas autrement.
00:25:50En termes de livrable,
00:25:52si je puis dire,
00:25:53moi, ce que j'attends,
00:25:54c'est qu'on n'ait pas seulement
00:25:55une carte des implantations scolaires,
00:25:56mais qu'on ait une carte
00:25:57de l'offre scolaire.
00:25:58J'insiste là-dessus.
00:26:00Ce n'est pas seulement
00:26:00de savoir où on a des classes,
00:26:01c'est de savoir
00:26:01ce qu'on propose où.
00:26:04Vous voyez, typiquement,
00:26:05je vous donne un exemple,
00:26:06mais je pense qu'il faut
00:26:07qu'on ait une réflexion
00:26:08de cette nature.
00:26:11lorsque j'ai un tissu rural
00:26:14un peu dispersé
00:26:15avec un tissu de collège
00:26:16un peu dispersé
00:26:19et avec éventuellement
00:26:20des professeurs
00:26:20qui sont intentes là-dessus,
00:26:23plutôt que d'avoir
00:26:24un professeur d'anglais
00:26:25qui est à cheval
00:26:25sur trois collèges,
00:26:26c'est peut-être utile
00:26:27d'avoir un professeur d'anglais
00:26:28qui est à cheval
00:26:28sur deux collèges,
00:26:29mais qui, par contre,
00:26:30vient faire de l'anglais
00:26:31à l'école
00:26:32et permet aux gamins
00:26:33du secteur du coup
00:26:34d'arriver au sixième
00:26:35en ayant déjà
00:26:36un niveau d'anglais
00:26:37beaucoup plus solide
00:26:39parce que, justement,
00:26:41le fait qu'il soit
00:26:41pas en milieu urbain,
00:26:42le fait qu'il puisse
00:26:42plus difficilement voyager,
00:26:44etc.,
00:26:44il suppose peut-être
00:26:44moins à l'an.
00:26:45Quand je parle
00:26:47d'offre scolaire,
00:26:47il faut, un,
00:26:48une carte de l'offre scolaire,
00:26:50ça, c'est la première chose.
00:26:52Deux,
00:26:53que cette carte,
00:26:54elle soit à cinq ans
00:26:56avec ce qu'on ne touchera pas,
00:26:58ce qu'on touchera,
00:26:58ce qui a vocation
00:26:59à être modifié.
00:27:01Trois,
00:27:02qu'elle soit remontée,
00:27:06évidemment,
00:27:07enfin,
00:27:07partagée à la fois,
00:27:08évidemment,
00:27:09territorialement,
00:27:10co-construite avec les élus,
00:27:11partagée avec le national.
00:27:13Quatre,
00:27:13ce que j'aimerais
00:27:14dans mes rêves
00:27:15les plus fous,
00:27:16c'est que,
00:27:17sur cette base-là,
00:27:18on arrive
00:27:18à déterminer
00:27:20une forme de durée
00:27:21limite standard
00:27:23d'éloignement
00:27:23de mon école.
00:27:24C'est-à-dire se dire
00:27:25qu'il ne faut pas
00:27:25qu'un élève soit
00:27:26à plus de X minutes
00:27:27de son école maternelle,
00:27:28de son école primaire.
00:27:29Ça,
00:27:29si on arrivait à faire ça,
00:27:30honnêtement,
00:27:30on aurait tout gagné.
00:27:32C'est quand même
00:27:33une grosse révolution culturelle.
00:27:36Donc,
00:27:37c'est pour ça
00:27:37que je n'ai fait
00:27:37que 18 départements.
00:27:40Mais c'est une révolution culturelle.
00:27:42Et comme j'ai voulu
00:27:42l'enclencher assez vite
00:27:43parce que je trouvais
00:27:44que ça a des effets
00:27:44dès le PLF 2027,
00:27:46la première année
00:27:47ne sera pas parfaite.
00:27:49Puisque l'idée,
00:27:49c'est que j'ai un premier retour
00:27:50au mois de juillet,
00:27:53en gros,
00:27:54à mi-juillet
00:27:54pour pouvoir en tenir compte
00:27:55dans le PLF
00:27:59et qu'on puisse s'engager
00:28:00sur les 18 départements
00:28:02dès le mois de septembre
00:28:04pour que,
00:28:04contrairement à l'habitude
00:28:05où je fais du mars-septembre,
00:28:06là, déjà,
00:28:06on est du septembre-septembre
00:28:07pour y voir clair.
00:28:08Mais qu'en réalité,
00:28:09ça se fait du septembre-septembre
00:28:10et qu'ensuite,
00:28:11comme je vous le disais,
00:28:12soit glissant.
00:28:13Mais la première année,
00:28:14j'ai bien conscience
00:28:14que vu les délais,
00:28:15ce ne sera pas parfait.
00:28:17Mais ce n'est pas grave.
00:28:18C'est déjà ça.
00:28:18C'est glissant.
00:28:20Dernière chose importante,
00:28:21enfin,
00:28:21deux dernières choses importantes
00:28:23auxquelles je tiens.
00:28:24La première,
00:28:25évidemment,
00:28:25c'est que ça suppose
00:28:26une forme de responsabilité collective.
00:28:28C'est-à-dire que
00:28:29ce travail-là,
00:28:30il doit avoir pour corollaire
00:28:31la lucidité partagée.
00:28:35Chacun rêve,
00:28:36objectivement,
00:28:37au niveau local,
00:28:38que son projet de chantier,
00:28:41les trois pavillons
00:28:42qu'il fait construire,
00:28:44ça fasse trois familles
00:28:44qui auraient au moins
00:28:45quatre enfants chacun,
00:28:46trois fois quatre, douze,
00:28:47douze,
00:28:47ça fait douze enfants.
00:28:47Vous voyez bien que c'est possible.
00:28:49On en rêve tous.
00:28:50Il y a une forme
00:28:51d'atavisme démographique
00:28:52qui fait qu'on ne pourra
00:28:53pas rêver de ça partout.
00:28:55Et donc,
00:28:56il faut qu'on ait une forme
00:28:56de lucidité raisonnable.
00:28:59Première chose.
00:29:00Deuxième chose,
00:29:01et je termine là-dessus,
00:29:04toujours de ma rêve
00:29:04les plus fous,
00:29:05mais je n'excuse pas
00:29:06que ça marche.
00:29:07Je pense qu'il faut aussi
00:29:08qu'on ait une forme
00:29:08de réflexion sur
00:29:09comment est-ce que j'enrichis
00:29:11cette réflexion
00:29:11sur l'offre scolaire,
00:29:12et je termine là-dessus,
00:29:16enfin,
00:29:16d'une autre réflexion
00:29:17sur comment j'utilise
00:29:19le bâti
00:29:19qui se trouve libéré.
00:29:22Parce que malgré tout,
00:29:23pour une commune,
00:29:25qui perd son école
00:29:26ou qu'il y a une école
00:29:26qui est déjà fermée
00:29:27depuis quelques années,
00:29:28perdre une école,
00:29:29c'est d'abord extrêmement douloureux,
00:29:30ou perdre des classes,
00:29:31c'est extrêmement douloureux,
00:29:33mais en plus,
00:29:34ça libère du bâti.
00:29:36Moi,
00:29:36je me permets de mettre
00:29:36sur la table
00:29:37quelque chose que j'ai commencé
00:29:37à suggérer
00:29:38dans les 18 départements
00:29:39et qui, à mon avis,
00:29:40a vocation à être regardé localement.
00:29:43c'est que quand vous avez
00:29:44une belle école
00:29:47avec une communauté éducative
00:29:49et que vous avez éventuellement
00:29:50une école à côté
00:29:52qui a dû être fermée
00:29:53pour des raisons démographiques,
00:29:55comme ça arrive chaque année,
00:29:58plutôt que d'avoir des professeurs
00:30:00qui font l'air-retour
00:30:01avec la ville
00:30:03un peu plus importante du secteur,
00:30:06qui peut éventuellement
00:30:07avoir 20 ou 30 minutes de voiture,
00:30:10si on se disait que,
00:30:12si je puis dire,
00:30:13l'ex-bâti scolaire reconverti
00:30:16servait à les loger,
00:30:19et bien ça veut dire
00:30:19que la commune
00:30:20qui a perdu son école,
00:30:21elle gagne des professeurs,
00:30:23donc elle gagne des habitants,
00:30:26et en fait,
00:30:26on implante des gens,
00:30:29on implante au sens propre,
00:30:30on installe les gens en rural.
00:30:31Et vous savez,
00:30:32il y a un truc tout bête
00:30:33de ce point de vue-là,
00:30:34que j'ai demandé à mes services
00:30:35de fer pour l'année prochaine,
00:30:35parce que ça prend un peu de temps,
00:30:37j'ai demandé à ce que
00:30:37dans les outils RH de mutation,
00:30:39on ajoute une case à cocher
00:30:41pour le professeur
00:30:42qui demande sa mutation,
00:30:44acceptez-vous
00:30:44que la collectivité territoriale
00:30:46soit informée de votre mutation,
00:30:48pour pouvoir dire au maire,
00:30:49voilà,
00:30:50dès le mois de juin,
00:30:52à la rentrée scolaire,
00:30:53il y a M. Eddard-Geffray,
00:30:54professeur des écoles,
00:30:55qui va venir chez vous,
00:30:56et vous pouvez le contacter
00:30:58à tel numéro de téléphone
00:30:59et à telle adresse,
00:31:00pour créer ce lien.
00:31:01Ce n'est pas normal non plus
00:31:02qu'un maire,
00:31:02si vous voulez,
00:31:02arrive à la rentrée
00:31:03et vous dise,
00:31:03en fait,
00:31:04il y a un nouveau qui est arrivé.
00:31:05Ah non,
00:31:05c'est un nouvel habitant,
00:31:06il travaille dans son école,
00:31:08ça peut être utile,
00:31:09alors ça se fait à la mano,
00:31:10mais en réalité,
00:31:11on a besoin de l'institutionnalité.
00:31:13Donc voilà,
00:31:13je termine là-dessus,
00:31:14pardon d'avoir été un petit peu long,
00:31:15mais pour dire que
00:31:16je suis complètement en face,
00:31:17d'abord,
00:31:17avec vos conclusions,
00:31:18que j'attends beaucoup
00:31:19de l'expérimentation qu'on lance,
00:31:20que si les travaux sont conclés
00:31:22en fin juillet,
00:31:23l'idée,
00:31:24c'est de généraliser,
00:31:24en réalité,
00:31:25mais ça va être si plus tôt,
00:31:26c'est-à-dire dès le mois
00:31:26de septembre-octobre,
00:31:28au centre des départements
00:31:28pour construire la suite.
00:31:32Merci monsieur le ministre,
00:31:34et très franchement,
00:31:36on est parfaitement en phase,
00:31:38et on sera,
00:31:39soyez sûr,
00:31:39à vos côtés
00:31:40pour réussir cette expérimentation,
00:31:42et je partage complètement
00:31:43votre point de vue,
00:31:44vous avez bien fait d'insister là-dessus,
00:31:46on part d'abord
00:31:47d'une carte de l'offre éducative,
00:31:50et de cela,
00:31:51on va déduire des mesures
00:31:52de carte scolaire,
00:31:53et puis surtout,
00:31:53on a parlé d'inverser la méthode,
00:31:55de passer d'une méthode,
00:31:56on va dire descendante,
00:31:57pour simplifier,
00:31:57à une méthode plutôt concertée,
00:31:59partagée et ascendante,
00:32:01mais vous avez eu raison
00:32:02de rappeler,
00:32:02je le partage complètement,
00:32:03c'est qu'aujourd'hui,
00:32:04en réalité,
00:32:04tel que ça se pratique,
00:32:05la loi de finances
00:32:06s'impose à la carte scolaire,
00:32:08alors qu'il faut,
00:32:09à l'inverse,
00:32:09que ce soit les projets
00:32:11d'offres éducatives
00:32:11et donc de cartes scolaires,
00:32:13qui s'intègrent
00:32:14dans la loi de finances,
00:32:15il faut qu'on arrive
00:32:16à inverser cette donnée,
00:32:18mais avec cette nouvelle méthode,
00:32:19vous aurez les cartes
00:32:19en main pour le faire,
00:32:20si je peux dire.
00:32:21Voilà,
00:32:21en tous les cas,
00:32:22merci,
00:32:23merci beaucoup.
00:32:24Juste sur les classes multiniveaux,
00:32:26alors évidemment,
00:32:26quand on a des petites sections
00:32:27jusqu'au CM2,
00:32:28ça devient un peu compliqué,
00:32:29mais les classes multiniveaux,
00:32:31en général,
00:32:32pas dans une situation extrême,
00:32:34mais en tous les cas,
00:32:34en général,
00:32:35ne sont pas forcément
00:32:35des inconvénients,
00:32:36il n'y a pas trop de niveaux,
00:32:38et s'il y a surtout
00:32:39des effectifs
00:32:40qui tiennent compte
00:32:41de ces classes multiniveaux,
00:32:43il y a des classes multiniveaux
00:32:44qui fonctionnent très bien
00:32:44avec de bons résultats,
00:32:46parce qu'il y a
00:32:46des effectifs réduits.
00:32:48Voilà,
00:32:49je ne peux pas être plus long,
00:32:49alors on a quelques collègues
00:32:50qui se sont inscrits,
00:32:52alors comme certains
00:32:53doivent nous quitter,
00:32:54je vous propose rapidement,
00:32:55je vous propose qu'on suive l'ordre,
00:32:57qu'on comprenne en premier
00:32:57ceux qui doivent nous quitter
00:32:58pour aller,
00:32:59j'ai entendu,
00:32:59à une CMP
00:33:00ou je ne sais plus trop,
00:33:01non,
00:33:02Nadia,
00:33:02tu as du temps,
00:33:03Rémi,
00:33:04tu as un peu de temps,
00:33:05Bernard,
00:33:05il en a,
00:33:06parce qu'il est là,
00:33:07bon,
00:33:07alors je les prends dans l'ordre,
00:33:09Rémi.
00:33:11Oui,
00:33:11merci,
00:33:12M. le Président,
00:33:13merci,
00:33:13M. le Ministre,
00:33:15de votre compréhension,
00:33:18mais aussi de vos souhaits
00:33:21de changer un certain nombre
00:33:22de critères,
00:33:23malgré tout,
00:33:25on est bien sûr conscient
00:33:27de la baisse de la démographie
00:33:29au niveau national,
00:33:30on a plus de décès
00:33:31que de naissances
00:33:32pour la première année,
00:33:35par contre,
00:33:36au niveau national,
00:33:37dans certains départements,
00:33:39cette démographie
00:33:40est en baisse
00:33:41déjà depuis très longtemps.
00:33:44Moi,
00:33:44je pense qu'on ne peut plus
00:33:45non plus travailler
00:33:47sur la carte scolaire
00:33:49de la même façon
00:33:50en milieu urbain
00:33:51qu'en milieu rural,
00:33:52parce que sinon,
00:33:53on est dans une spirale infernale.
00:33:56Moins de classe,
00:33:57ça veut dire
00:33:57moins d'attractivité,
00:33:59donc moins d'habitants
00:34:01qui vont venir
00:34:01dans nos petites communes.
00:34:04Donc,
00:34:04il faut qu'on essaye
00:34:05de gérer ça
00:34:06de façon plus pragmatique,
00:34:08moins mathématique,
00:34:09parce qu'on est souvent
00:34:10avec une calculatrice
00:34:13dans vos directions d'académie.
00:34:17Et je vous avais posé,
00:34:18d'ailleurs,
00:34:18une question d'actualité
00:34:22au mois d'avril
00:34:24sur ce sujet,
00:34:25où finalement,
00:34:26on nous a un petit peu...
00:34:28On a orchestré
00:34:30beaucoup de réunions
00:34:31sur l'Observatoire
00:34:33des dynamiques rurales
00:34:34en nous faisant
00:34:35miroiter un certain nombre
00:34:36de choses.
00:34:38Beaucoup ont fait
00:34:39des efforts
00:34:40dans leurs écoles
00:34:42avec des PER,
00:34:44des pôles
00:34:44d'éducatifs ruraux,
00:34:46pour essayer,
00:34:47en leur disant
00:34:47que vous inquiétez pas,
00:34:49si vous faites des pôles,
00:34:50vous êtes assuré
00:34:51que votre classe
00:34:52va rester au moins 3 ans,
00:34:55avec beaucoup de promesses.
00:34:56et puis au final,
00:34:59c'est à peu près
00:35:00une vingtaine de classes
00:35:02qui ont fermé
00:35:02dans mon département du Cher
00:35:04et au détriment
00:35:06de quelques classes
00:35:07qui ont été ouvertes
00:35:09en milieu urbain.
00:35:11Donc je pense que,
00:35:13sur ce plan-là,
00:35:13il faut vraiment
00:35:14qu'on ait une vision
00:35:17totalement différente
00:35:19pour essayer
00:35:20de faire en sorte
00:35:21qu'on ne tombe pas
00:35:22dans cette spirale infernale
00:35:25de démobilisation
00:35:27de nos écoles
00:35:29et on voit bien
00:35:30que les mères sont attachées,
00:35:31comme vous le dites,
00:35:32aux écoles.
00:35:33Et le logement
00:35:34que vous évoquiez tout à l'heure,
00:35:35c'est pas un problème.
00:35:36On a tous des logements
00:35:39disponibles
00:35:39pour accueillir
00:35:40les professeurs
00:35:41des écoles.
00:35:42Nous, on a un logement
00:35:43au-dessus de notre école
00:35:45qui est disponible,
00:35:47mais ils sont pas toujours
00:35:49d'accord
00:35:49pour y habiter,
00:35:50les professeurs.
00:35:51Ils préfèrent aller
00:35:51à Bittorville.
00:35:53Donc, comment faire
00:35:54pour essayer
00:35:55de les inciter ?
00:35:57Le deuxième point
00:35:58que je voulais évoquer
00:35:59avec vous,
00:36:00et d'ailleurs,
00:36:00je vous ai envoyé
00:36:01un courrier
00:36:01il y a quelques jours,
00:36:04c'est l'accès
00:36:05aux toutes petites sections.
00:36:08On a,
00:36:08dans nos petites communes,
00:36:12le seuil d'admission,
00:36:13c'est trois ans.
00:36:14Bon.
00:36:15Parfois,
00:36:16on a des enfants
00:36:17qui ont deux ans,
00:36:18huit mois,
00:36:19neuf mois,
00:36:20et il y a un refus
00:36:21catégorique
00:36:22de l'inspection
00:36:23de l'académie
00:36:24pour les faire
00:36:25rentrer,
00:36:26et je pense
00:36:26qu'il faudrait peut-être
00:36:27voir,
00:36:28à partir du moment
00:36:28où ils sont propres,
00:36:29ils sont capables
00:36:31d'accéder
00:36:33à cette toute petite section,
00:36:35je pense qu'il faudrait
00:36:36peut-être plus de souplesse
00:36:37pour pouvoir faire en sorte,
00:36:39justement,
00:36:40qu'il y a des petites communes
00:36:42de 500 habitants
00:36:43qui sont capables
00:36:44d'accueillir
00:36:45ces toutes petites sections.
00:36:47donc pourquoi ne pas
00:36:49essayer de mettre
00:36:51de la souplesse
00:36:52pour justement
00:36:53que ces enfants
00:36:54puissent continuer
00:36:55ensuite
00:36:55à remplir
00:36:57nos écoles.
00:36:58Et puis,
00:36:59il y a un troisième point
00:37:00qui est aussi
00:37:00un vrai problème
00:37:02aussi dans nos communes,
00:37:04c'est qu'on a
00:37:06souvent des enfants
00:37:07de nos communes
00:37:10dont les parents
00:37:11préfèrent les mettre
00:37:12ailleurs,
00:37:13ils vont travailler
00:37:15pas loin d'une ville
00:37:16donc ils vont les mettre
00:37:18dans une commune
00:37:19près de leur lieu
00:37:21de travail.
00:37:22Et le maire refuse
00:37:25le départ de l'enfant
00:37:26mais le maire d'accueil
00:37:28est bien content
00:37:29de l'accueillir
00:37:30parce que ça lui fait
00:37:32des enfants de plus
00:37:32pour l'école
00:37:33et il est même
00:37:36parfois très généreux
00:37:38puisqu'il ne demande
00:37:38même pas
00:37:40de rétribution
00:37:42de ses enfants
00:37:44dans son école.
00:37:45Donc comment on peut faire
00:37:46pour faire en sorte
00:37:47qu'il y ait un peu plus
00:37:50de rigueur
00:37:50on va dire
00:37:51pour que les enfants
00:37:53de ces communes
00:37:54puissent rester
00:37:55dans leurs communes
00:37:56parce que souvent
00:37:56il y a des classes
00:37:57qui ferment
00:37:57tout simplement
00:37:58parce que les enfants
00:38:00de la commune
00:38:01sont partis
00:38:01dans d'autres communes
00:38:03et ça c'est quand même
00:38:03dramatique
00:38:04parce que le maire
00:38:06il fait tout ce qu'il peut
00:38:06pour son école
00:38:07vous savez
00:38:08je suis dans un RPI
00:38:10on a créé ça
00:38:11en 1992
00:38:12et on a tous les éléments
00:38:14le numérique
00:38:15enfin toute la modernité
00:38:18pour l'éducation
00:38:20de nos enfants
00:38:21qui sont adaptés
00:38:22et je trouve
00:38:23que c'est malheureux
00:38:24que parfois
00:38:25ces enfants
00:38:26partent
00:38:26dans d'autres communes
00:38:28donc je voulais savoir
00:38:29comment on peut
00:38:30avoir plus de rigueur
00:38:31sur ce point là
00:38:32merci
00:38:32Merci Rémi
00:38:33on va prendre plusieurs questions
00:38:35si vous êtes d'accord
00:38:36alors je vais
00:38:38inverser un peu
00:38:38je vais donner la parole à Sonia
00:38:40parce qu'après
00:38:40tu dois nous quitter
00:38:41Sonia
00:38:41qui va exprimer
00:38:42la voix du Calvados
00:38:43après que Rémi
00:38:44ait exprimé
00:38:45la voix du Cher
00:38:45je dis ça
00:38:46pour les auditeurs
00:38:47qui sont présents
00:38:48vous pourriez situer
00:38:48un peu
00:38:49les sénatrices
00:38:49et sénateurs
00:38:50qui interviennent
00:38:51Oui
00:38:52merci monsieur le président
00:38:53monsieur le ministre
00:38:54en complément
00:38:55de ce qui vient d'être dit
00:38:56d'abord
00:38:57effectivement
00:38:57se féliciter
00:38:58de cette expérimentation
00:39:00qui s'intitulerait
00:39:02presque retour vers le futur
00:39:03puisqu'on y parle
00:39:04du logement
00:39:05des enseignants
00:39:06donc on recrée
00:39:06des logements
00:39:07de fonction
00:39:08en quelque sorte
00:39:09on y reparle
00:39:11des classes
00:39:11à multiples niveaux
00:39:12et finalement
00:39:13en considérant
00:39:13que peut-être
00:39:15que la classe unique
00:39:17c'est pas forcément
00:39:18si mal que ça
00:39:19et donc finalement
00:39:21l'éducation
00:39:22est un perpétuel
00:39:24recommencement
00:39:24et on se pose
00:39:25les mêmes questions
00:39:25par cycle
00:39:27qui varient
00:39:27de 10 à 20 ans
00:39:28mais c'est plutôt positif
00:39:30ça montre
00:39:30qu'on regarde les choses
00:39:32moi j'ai plusieurs questions
00:39:34et remarques
00:39:35d'abord
00:39:35la place
00:39:36de l'éducation artistique
00:39:37et culturelle
00:39:37et du périscolaire
00:39:39dans cette affaire
00:39:40d'aménagement
00:39:41du territoire
00:39:41tout le monde le sait
00:39:43tout est lié
00:39:44il n'y a pas
00:39:45un enfant de l'école
00:39:46et un enfant
00:39:46d'après l'école
00:39:47ou les jours
00:39:49où il n'y a pas d'école
00:39:50et les temps
00:39:51où il n'y a pas d'école
00:39:52et que pour le coup
00:39:53à partir du moment
00:39:54où on renforce
00:39:55le dialogue
00:39:56avec les églos locaux
00:39:58ça a été l'objet
00:39:59d'un débat
00:40:00que nous avons eu
00:40:00très récemment
00:40:01en séance
00:40:04il me semble
00:40:05et il nous semble
00:40:05pour un certain nombre
00:40:06et moi c'est une demande
00:40:07de pas mal de maires
00:40:08que finalement
00:40:09ces affaires là
00:40:10doivent être travaillées
00:40:11ensemble aussi
00:40:12et certes
00:40:13le périscolaire
00:40:14n'est pas de la responsabilité
00:40:15de l'éducation nationale
00:40:16et du ministre
00:40:16que vous êtes
00:40:17mais pour autant
00:40:19avoir de la continuité
00:40:21dans la contribution
00:40:23pédagogique
00:40:23de l'ensemble
00:40:24est essentiel
00:40:25puisque ça conditionne
00:40:26aussi la qualité
00:40:27d'appropriation
00:40:29sur le temps scolaire
00:40:30de ce que
00:40:32les enseignements
00:40:33apportent
00:40:34à l'enfant
00:40:35et à l'élève
00:40:36donc
00:40:36est-ce que cette réflexion
00:40:38là fait partie aussi
00:40:39des territoires
00:40:40d'expérimentation
00:40:42parce que c'est vrai
00:40:43que si l'activité
00:40:44périscolaire
00:40:44est à 15 kilomètres
00:40:45de l'école
00:40:46et que
00:40:47voilà
00:40:47c'est le temps de trajet
00:40:48à ce moment là
00:40:50devient à nouveau
00:40:51un sujet
00:40:52mon deuxième sujet
00:40:53c'est
00:40:53la question
00:40:55de
00:40:56de l'IPS
00:40:57et
00:40:59des caractéristiques
00:41:00sociales
00:41:00de l'école
00:41:01on a des territoires
00:41:02ruraux
00:41:03on sait que les écoles
00:41:04sont particulièrement
00:41:05les enfants sont dans
00:41:07des situations
00:41:07particulièrement défavorisées
00:41:08socialement
00:41:09ce qu'on appelait
00:41:11alors à une époque
00:41:11un peu techno
00:41:12qu'un-t-il
00:41:12un
00:41:13je ne sais pas
00:41:13si c'est encore
00:41:14la terminologie
00:41:15utilisée
00:41:16au ministère
00:41:18pour autant
00:41:18je pense que
00:41:22ce critère là
00:41:23n'a pas été évoqué
00:41:23dans
00:41:25les échanges
00:41:26que nous avons
00:41:27depuis le début
00:41:27est-ce que vous en tenez
00:41:28compte
00:41:29parce qu'il y a déjà
00:41:30un accompagnement
00:41:31renforcé
00:41:32est-il maintenu
00:41:33et avez-vous prévu
00:41:34quand même
00:41:34d'avoir un regard
00:41:35particulier
00:41:36à l'instar
00:41:37de ce qu'on fait
00:41:37en éducation
00:41:39prioritaire
00:41:41et
00:41:41ma troisième
00:41:44question
00:41:44porte sur
00:41:45les temps de trajet
00:41:46mais aussi les regroupements
00:41:47de plusieurs établissements
00:41:49scolaires
00:41:49parce que
00:41:50entre la crèche
00:41:52l'élémentaire
00:41:53la maternelle
00:41:54le collège
00:41:55bon j'oublierai le lycée
00:41:57parce qu'en général
00:41:57au lycée
00:41:58on commence à un peu
00:41:59s'exfiltrer
00:42:00du système familial
00:42:01mais les transports
00:42:03scolaires
00:42:03peuvent être
00:42:04compliqués à gérer
00:42:06par les parents
00:42:07et aussi
00:42:08par les transports
00:42:09collectifs
00:42:10quand il y a
00:42:10plusieurs niveaux
00:42:11dans une même fratrie
00:42:12et pour le coup
00:42:13c'est le nœud gordien
00:42:15quand il faut organiser
00:42:16ça le matin
00:42:16et le soir
00:42:17et puis
00:42:19dernier sujet
00:42:19c'est prendre en compte
00:42:20le temps de trajet
00:42:21le matin
00:42:21mais le soir aussi
00:42:22parce qu'il y a des retours
00:42:23de collèges
00:42:23qui sont à 20h
00:42:24chez soi
00:42:24et pour faire
00:42:26les devoirs
00:42:27c'est compliqué
00:42:28merci beaucoup
00:42:30merci Sonia
00:42:32Nadia Sologou
00:42:33pour la Nièvre
00:42:35merci
00:42:36département rural
00:42:36s'il en est
00:42:38merci monsieur le président
00:42:40alors plusieurs remarques
00:42:42ce sera un petit peu
00:42:42décousu
00:42:43excusez-moi
00:42:44en ce qui concerne
00:42:45la démographie
00:42:46en fait on ne parle
00:42:46que du solde naturel
00:42:48on n'évoque jamais
00:42:49le solde migratoire
00:42:50or on est dans un contexte
00:42:52alors c'est peut-être
00:42:52parce que c'est un sujet
00:42:53qui fâche
00:42:54mais enfin mettons
00:42:54les pieds dans le plat
00:42:55on est dans un contexte
00:42:56géopolitique
00:42:57on a vu arriver
00:42:57des petits ukrainiens
00:42:58qui n'étaient pas prévus
00:42:59dans nos effectifs scolaires
00:43:01et dans des contextes
00:43:02aussi climatiques
00:43:05d'évolution
00:43:05qui peuvent nous amener
00:43:07à accueillir
00:43:08des populations nouvelles
00:43:09donc peut-être qu'il faut
00:43:10quand même ne pas écarter
00:43:11même si on rêve
00:43:13tous un peu à tort
00:43:14de voir une démographie
00:43:15qui redevient
00:43:15plus positive
00:43:17mais ce phénomène là
00:43:19n'est pas à exclure
00:43:21ensuite
00:43:21bon réflexion
00:43:22complètement idéaliste
00:43:24mais peu importe
00:43:25je continue à le dire
00:43:26en fait
00:43:27sur la baisse
00:43:29des effectifs
00:43:30pourquoi est-ce
00:43:31qu'on s'interdit
00:43:31alors j'ai compris
00:43:32on nous met toujours
00:43:33en avant la qualité
00:43:34de la pédagogie
00:43:35s'il y avait moins
00:43:37de professeurs
00:43:37on serait obligé
00:43:38de fermer des classes
00:43:39mais là
00:43:39il y a moins d'élèves
00:43:40donc on peut peut-être
00:43:41ne pas s'interdire
00:43:42d'avoir des classes
00:43:43avec moins d'élèves
00:43:45voilà
00:43:46excusez-moi
00:43:47je reviens
00:43:47à la base du problème
00:43:48j'ai compris
00:43:49qu'on est au-delà
00:43:50mais je ne peux pas
00:43:51m'empêcher
00:43:51de le redire
00:43:53après
00:43:53sur la qualité
00:43:54de l'enseignement
00:43:56je vous rejoins
00:43:57complètement
00:43:57parce qu'il y a
00:43:58une chose
00:43:59qu'on ne peut pas nier
00:43:59non plus
00:44:00on est tous
00:44:00dans des territoires
00:44:01on voit
00:44:02comment se passent
00:44:02les choses
00:44:03les effectifs
00:44:04s'écroulent quand même
00:44:05moins dans le privé
00:44:05on a des parents
00:44:07qui aussi enlèvent
00:44:08leurs enfants
00:44:08pour les mettre
00:44:09dans le privé
00:44:09où les effectifs
00:44:10baissent
00:44:10mais moins
00:44:11que dans le public
00:44:12donc vous avez
00:44:14vraiment raison
00:44:14d'ouvrir ce chantier
00:44:16pour que l'offre
00:44:18soit vraiment
00:44:19prise en compte
00:44:20la qualité de l'offre
00:44:22et d'ailleurs
00:44:22sur ce sujet
00:44:23je reviens
00:44:24à une PPL
00:44:25dont on a débattu
00:44:26récemment
00:44:26sur le zonage
00:44:28d'éducation prioritaire
00:44:29qui est très ancien
00:44:30et qui par endroits
00:44:31est mal vécu
00:44:32puisqu'on a finalement
00:44:34une typologie
00:44:36sociale
00:44:36parfois complètement
00:44:37comparable
00:44:38entre deux communes
00:44:39l'une est dans
00:44:40un zonage
00:44:40l'autre est dans
00:44:41l'autre zonage
00:44:41et du coup
00:44:42on n'applique pas
00:44:42les mêmes critères
00:44:43c'est difficile
00:44:44à comprendre
00:44:44pour les élus
00:44:45et pour les parents
00:44:45et puis un sujet
00:44:46qui n'a pas été évoqué
00:44:47c'est celui des enfants
00:44:48à besoin pédagogique
00:44:49particulier
00:44:50on a de plus en plus
00:44:51d'enfants
00:44:5210 TND
00:44:53TDA
00:44:54TDAH
00:44:54qui conditionnent
00:44:57aussi
00:44:58la qualité
00:44:59de l'enseignement
00:44:59parce que
00:44:59ces enfants
00:45:00ne sont pas toujours
00:45:01bien accompagnés
00:45:02parfois les enseignants
00:45:03sont en grande
00:45:04difficulté
00:45:04parce qu'ils peuvent
00:45:05avoir une classe
00:45:06à petit niveau
00:45:06mais avec plusieurs
00:45:07enfants en difficulté
00:45:08et puis les autres
00:45:09enfants peinent aussi
00:45:11et parfois
00:45:11c'est dans ces classes
00:45:12là qu'on voit
00:45:12les parents
00:45:13reprendre les gosses
00:45:14et les emmener
00:45:14dans l'eau privée
00:45:16et dernier focus
00:45:18sur les sujets
00:45:19périphériques
00:45:20un petit peu
00:45:20je suis contente
00:45:20qu'on ait vraiment
00:45:21parlé des transports
00:45:22scolaires
00:45:22moi je suis dans
00:45:23un département
00:45:24où les transports
00:45:25sont gérés
00:45:26au niveau régional
00:45:27en plus du drame
00:45:28de la dramaturgie
00:45:30des fermetures
00:45:30de classes
00:45:31en début d'année
00:45:32on a la dramaturgie
00:45:33des transports scolaires
00:45:34des arrêts
00:45:35qu'on n'ouvre pas
00:45:35des arrêts qu'on ferme
00:45:36donc les gamins
00:45:37tu as raison de le dire
00:45:38Bernard
00:45:40c'est vraiment
00:45:40le temps réel
00:45:41c'est la complication
00:45:42parce que l'arrêt de bus
00:45:43le bus passe devant
00:45:45la maison
00:45:45mais il n'a pas le droit
00:45:46de s'arrêter
00:45:46on est vraiment
00:45:48dans des aberrations
00:45:49parce que si c'était
00:45:50fluide au niveau
00:45:51du transport
00:45:52je pense que ce serait
00:45:54plus compréhensible
00:45:55pour les parents
00:45:55qui ont eu vraiment
00:45:56raison Sonia
00:45:57d'insister là-dessus
00:45:57si ça s'arrangeait
00:45:59de façon fluide
00:46:00je pense que ce serait
00:46:01moins compliqué
00:46:01mais alors cette histoire
00:46:02de transport scolaire
00:46:03c'est extrêmement compliqué
00:46:04et puis sur le bâti
00:46:07sur les frais
00:46:08l'impact des regroupements
00:46:10sur les finances communales
00:46:12il ne faut quand même
00:46:12pas l'écarter
00:46:13parce que même
00:46:14si l'école ferme
00:46:15les mères se retrouvent
00:46:17certes avec des frais en moins
00:46:18mais avec un bâtiment
00:46:19en plus sur les bras
00:46:20donc il ne sait pas
00:46:20toujours comment
00:46:21le reconvertir
00:46:22et puis le fait
00:46:24de scolariser les enfants
00:46:25dans une école d'accueil
00:46:26ça a un coût
00:46:27qui est non négligeable
00:46:28par enfant
00:46:29et qui est parfois
00:46:30avec des écarts considérables
00:46:32moi dans mon département
00:46:33il y en a un
00:46:34qui a cassé les prix
00:46:34moyennant quoi
00:46:35son école est bien remplie
00:46:37mais puis après
00:46:38il y a des écarts
00:46:39complètement dingues
00:46:40et qui explosent
00:46:41et moi j'ai un maire
00:46:42qui m'a dit
00:46:43qu'une fois
00:46:43il était tout content
00:46:44de voir arriver
00:46:45à une famille
00:46:45avec des gosses
00:46:46il est en RPI
00:46:47il m'a dit
00:46:48plus jamais ça
00:46:48la famille nombreuse
00:46:49parce que ça lui bouffe
00:46:50ses finances communales
00:46:51donc ça c'est vraiment
00:46:52un sujet
00:46:53et voilà
00:46:54donc je voulais terminer
00:46:55là-dessus
00:46:55et juste sur les très
00:46:56petites sections
00:46:57je crois que par endroits
00:46:58on les accueille
00:46:58mais on ne les compte pas
00:46:59dans les effectifs scolaires
00:47:02moi j'ai eu ce cas
00:47:03ils sont accueillis
00:47:04ils sont là
00:47:04mais on ne les compte pas
00:47:06ce qui pose un vrai problème
00:47:08voilà
00:47:08je vous remercie
00:47:08et pardon pour ma liste de courses
00:47:12merci Nadia
00:47:13alors Grégory Blanc
00:47:14qui est sénateur
00:47:15du Maine-et-Loire
00:47:18merci monsieur le président
00:47:19monsieur le ministre
00:47:21dans la continuité
00:47:23effectivement
00:47:23dans la continuité
00:47:25effectivement
00:47:25des propos
00:47:26de mes collègues
00:47:28sur la question
00:47:30de l'aménagement
00:47:32du territoire
00:47:32de la continuité éducative
00:47:33etc
00:47:35en vous écoutant
00:47:36et notamment
00:47:37quand vous avez parlé
00:47:37de la nécessité
00:47:39de renforcer
00:47:39de la commande
00:47:41que vous aviez passée
00:47:42pour renforcer
00:47:43le couple d'Azen préfet
00:47:46j'avais envie de vous dire
00:47:48la question de l'aménagement
00:47:50du territoire
00:47:50elle se pose
00:47:51parce que quand on ferme
00:47:52une école
00:47:52évidemment c'est un drame
00:47:53etc
00:47:54mais peut-être qu'il faut aussi
00:47:55qu'on soit capable
00:47:56de la mettre en perspective
00:47:57par rapport aux enjeux
00:47:57auxquels
00:47:58sur les territoires
00:47:59on est confronté
00:48:01il y a cette réorganisation
00:48:02des territoires
00:48:03bien évidemment
00:48:03mais il y a d'un côté
00:48:04un enjeu financier
00:48:05avec le mur d'investissement
00:48:07qui s'impose
00:48:08à l'ensemble
00:48:09des collectivités
00:48:10on pense bien évidemment
00:48:11à la transition écologique
00:48:12d'abord à l'isolation thermique
00:48:15évidemment
00:48:16à la question
00:48:17des inondations
00:48:18on parlait hier
00:48:20aussi en commission des finances
00:48:21la question du ZAN
00:48:22et de la nécessité
00:48:24pour maintenir
00:48:25en vie
00:48:26des logements
00:48:26que dans les communes rurales
00:48:28on soit capable
00:48:29de remettre de l'argent
00:48:30sur la table
00:48:31il y a dans le mur
00:48:32d'investissement aussi
00:48:33le vieillissement
00:48:34l'entretien des routes
00:48:35parce que quand on va avoir
00:48:36des écarts de température
00:48:37évidemment
00:48:39ne serait-ce que les routes
00:48:40il va falloir
00:48:41qu'on soit capable
00:48:41de les repenser
00:48:42les fossés
00:48:43enfin bon bref
00:48:43je vous passe l'ensemble
00:48:45des détails
00:48:45le mur d'investissement
00:48:47face au vieillissement
00:48:48donc il y a un enjeu
00:48:50financier considérable
00:48:51on a un autre enjeu
00:48:52qui est celui
00:48:52de la parentalité
00:48:55dont vous avez peu
00:48:56parlé
00:48:56mais quand on voit
00:48:57au niveau des départements
00:48:58l'explosion
00:48:59de la protection de l'enfance
00:49:00les enjeux en matière
00:49:01de santé mentale
00:49:02on voit bien que
00:49:03d'un côté
00:49:04le fait que
00:49:05l'ensemble des parents
00:49:06travaillent
00:49:06et travaillent de plus en plus loin
00:49:07fait qu'on a un enjeu
00:49:09sur la parentalité
00:49:10qui se pose
00:49:10de manière différente
00:49:13pour les endroits
00:49:14où il y a
00:49:14des cohabitations
00:49:15des séparations
00:49:16on voit bien que
00:49:17là on a un sujet
00:49:19qui est posé
00:49:20qui n'est jamais abordé
00:49:21de manière
00:49:23décilotée
00:49:23je ne sais pas si le terme est bon
00:49:24mais en tout cas
00:49:25de manière partagée
00:49:26tout le monde l'aborde
00:49:28en couloir
00:49:29or en matière
00:49:30d'aménagement du territoire
00:49:31le maire quand il est
00:49:31confronté à des problèmes
00:49:33il doit bien
00:49:34conjuguer tout cela
00:49:35je vous dis ça
00:49:36pourquoi
00:49:36parce que
00:49:37ma conviction
00:49:38c'est que
00:49:39le couple d'Azen préfet
00:49:40c'est bien
00:49:41mais en vrai
00:49:41ce n'est pas du tout
00:49:42à la hauteur
00:49:42on parle beaucoup
00:49:43de la place des préfets
00:49:44ici
00:49:44dans cette délégation
00:49:46à mon avis
00:49:47sur cette question là
00:49:47ce n'est pas du tout
00:49:48à la hauteur
00:49:49je vais vous dire pourquoi
00:49:50oui sans doute
00:49:52que
00:49:52et je prends deux minutes
00:49:54vous m'excusez
00:49:54mais je veux vraiment
00:49:55aller au bout de l'idée
00:49:56oui sans doute
00:49:56que
00:49:57quand on met de l'argent
00:49:58dans une classe
00:49:59pour rénover une classe
00:49:59et puis que deux ans après
00:50:01on supprime
00:50:03le poste
00:50:03et qu'on ferme
00:50:04la classe
00:50:05on se dit
00:50:05c'est de l'argent public
00:50:06qui a été gaspillé
00:50:07évidemment
00:50:08mais
00:50:10si
00:50:10on remet en perspective
00:50:11on s'aperçoit
00:50:12qu'il y a
00:50:12pendant 150 ans
00:50:13dans ce pays
00:50:14l'état arrivait
00:50:15disait
00:50:16voilà ce qu'il faut faire
00:50:17voilà ce qu'est
00:50:18l'aménagement du territoire
00:50:19et demandait aux élus locaux
00:50:20de mettre en place
00:50:21c'est globalement
00:50:22à peu près comme ça
00:50:22que ça se passe
00:50:23depuis le new management
00:50:24depuis 20 ans
00:50:25depuis 30 ans
00:50:26avec la décentralisation
00:50:27et c'est bien fait aussi
00:50:28en fait
00:50:29on a un retrait
00:50:30de l'ingénierie
00:50:31de l'état
00:50:32c'est particulièrement vrai
00:50:33avec les ATZ
00:50:34sur l'équipement
00:50:36qui est sorti
00:50:36mais c'est pas vrai
00:50:37uniquement
00:50:37sur l'équipement
00:50:39c'est vrai aussi
00:50:39pour l'ensemble
00:50:40des politiques publiques
00:50:41y compris sur les politiques
00:50:42de fonctionnement
00:50:43et notamment
00:50:43pour l'éducation nationale
00:50:46je vous dis ça
00:50:47pour simplement dire
00:50:48qu'en fait
00:50:49ce qu'on a plus
00:50:50sur le terrain
00:50:50c'est de l'ingénierie
00:50:52sur l'éducation nationale
00:50:53c'est la capacité
00:50:54à accompagner les maires
00:50:55sur
00:50:57voilà comment nous
00:50:58en tant qu'administration
00:51:00on envisage
00:51:01les choses
00:51:01pour les prochaines années
00:51:03pas uniquement
00:51:04en matière de bâtimentaire
00:51:05mais aussi en matière
00:51:06de fonctionnement
00:51:06c'est ce que disait
00:51:07Sonia de la Provoté
00:51:08en parlant
00:51:09de la continuité éducative
00:51:11en définitive
00:51:12comment on le pense
00:51:13moi j'ai la chance
00:51:15c'est pas toujours une chance
00:51:16mais de vivre
00:51:17et d'habiter
00:51:18dans une commune
00:51:19où il y a la politique
00:51:20de la ville
00:51:20on a des petits dispositifs
00:51:21c'est jamais permanent
00:51:23il faut toujours les reconstruire
00:51:24parce qu'un coup
00:51:24on a des financements
00:51:25un coup on n'a pas
00:51:26des financements
00:51:26j'ai un médiateur
00:51:28au niveau du collège
00:51:29qui est chargé
00:51:30de mettre en lien
00:51:31ça marche à peu près
00:51:32les clubs coups de pouce
00:51:33au début
00:51:34quand ils ont été créés
00:51:35etc
00:51:35ça marche à peu près
00:51:36c'est toujours ficelé
00:51:37c'est toujours bricolé
00:51:38mais ça marche
00:51:39on voit qu'en milieu rural
00:51:40il n'y a pas ça
00:51:42et je le dis
00:51:43les IEN
00:51:43c'est très bien
00:51:45ils accompagnent
00:51:46les enseignants
00:51:47mais à un moment donné
00:51:48vous comprenez bien
00:51:49que le maire d'une commune
00:51:50de 50, 200, 250 habitants
00:51:51ce n'est pas le préfet
00:51:52qui va venir le voir
00:51:53pour dire
00:51:53comment on aménage
00:51:55votre territoire
00:51:57même à l'échelle intercommunale
00:51:58il n'y a pas ce travail là
00:51:59qui est fait
00:51:59et je pense qu'à l'intérieur
00:52:01du ministère de l'éducation nationale
00:52:04votre administration
00:52:04elle doit aussi
00:52:05se renouveler
00:52:06de ce point de vue là
00:52:07et se dire
00:52:07comment j'interviens
00:52:08à la fois
00:52:10pour répondre
00:52:10aux défis
00:52:11des 2, 3, 4 années
00:52:12mais aussi
00:52:13dans un temps
00:52:14un peu plus long
00:52:14pour aider
00:52:15les acteurs du territoire
00:52:16à se projeter
00:52:17c'est moi d'avoir été
00:52:18un peu long
00:52:18mais je pense que
00:52:19là il y a un sujet
00:52:20parce que la parentalité
00:52:21ça ne se réfléchit pas
00:52:22uniquement au niveau
00:52:23de la commune
00:52:23surtout quand il y a
00:52:24200 habitants
00:52:24dans une commune
00:52:27Merci Grégory
00:52:27alors
00:52:28c'est le tour
00:52:29de Gérard Laélec
00:52:31qui va nous parler
00:52:32un peu
00:52:33de ce qui se passe
00:52:33dans la Côte d'Or
00:52:34dans les Côtes d'Armor
00:52:35dans les Côtes d'Armor
00:52:36dans les Côtes d'Armor
00:52:48la Bretagne
00:52:49la Bretagne
00:52:49est une région
00:52:50attachée
00:52:51à la réussite
00:52:52éducative
00:52:53de tous ses enfants
00:52:55Bretagne
00:52:56qui constitue
00:52:57aussi une singularité
00:52:58dans le paysage
00:52:59éducatif
00:53:01puisque
00:53:03oui mais la particularité
00:53:05c'est que
00:53:0645%
00:53:07de l'offre
00:53:08éducative
00:53:09chez nous
00:53:09est assurée
00:53:11par l'enseignement
00:53:12confessionnel
00:53:13privé
00:53:13sous contrat
00:53:16c'est une réalité
00:53:17objective
00:53:18particulière
00:53:19et qui a
00:53:20quelques incidences
00:53:21sur le sujet
00:53:22que nous sommes
00:53:23en train
00:53:23d'évoquer
00:53:25sachez aussi
00:53:26monsieur le ministre
00:53:27que votre serviteur
00:53:28doit tout
00:53:29à l'enseignement
00:53:30public
00:53:31c'est grâce à lui
00:53:32que je suis devenu
00:53:34ce que modestement
00:53:35je suis
00:53:35y compris
00:53:37je dois à l'enseignement
00:53:38public
00:53:38sûrement une partie
00:53:39de mes défauts
00:53:41donc une partie
00:53:42seulement
00:53:43mais une partie
00:53:44de mes défauts
00:53:45et j'ai le privilège
00:53:47d'avoir connu
00:53:47la période
00:53:48d'avant
00:53:49le collège unique
00:53:51c'est le privilège
00:53:52de l'âge
00:53:52c'est-à-dire
00:53:54le cours complémentaire
00:53:56à l'enseignement
00:53:57élémentaire
00:53:58le CEG
00:53:58etc
00:53:59et donc
00:54:00je ne suis pas
00:54:01pour le retour
00:54:02à ce temps-là
00:54:03parce que
00:54:04l'offre éducative
00:54:05n'était pas
00:54:05très égalitaire
00:54:07et j'ai dû
00:54:08attendre
00:54:09la seconde
00:54:10et l'intégration
00:54:11dans l'enseignement
00:54:12long
00:54:12pour pouvoir
00:54:13apprendre
00:54:14la deuxième langue
00:54:15ce qui
00:54:16quand même
00:54:17constituait
00:54:17un obstacle
00:54:18pour aller
00:54:19jusqu'au baccalauréat
00:54:22sachez enfin
00:54:22que je viens
00:54:23d'un territoire
00:54:26qui a fêté
00:54:27il y a peu
00:54:27le cinquantième
00:54:29anniversaire
00:54:30de notre premier
00:54:32RPI
00:54:3250 ans
00:54:35alors ce RPI
00:54:36qui nous permet
00:54:37d'assurer
00:54:38le fonctionnement
00:54:38d'une classe
00:54:40maternelle
00:54:41on a une
00:54:42labellisation
00:54:43de la restauration
00:54:45scolaire
00:54:45dortoir
00:54:46salle de motricité
00:54:48et adossé
00:54:49à ce RPI
00:54:51une bibliothèque
00:54:53c'est la preuve
00:54:54s'il en était besoin
00:54:55que les collectivités
00:54:56ont su quand même
00:54:57quelque peu
00:54:58s'adapter
00:54:59alors c'était
00:55:00la réponse
00:55:00d'alors
00:55:02elle est pérennisée
00:55:03jusqu'à aujourd'hui
00:55:04donc
00:55:05nous étions peut-être
00:55:07un peu dans le coup
00:55:08quand même
00:55:08bref
00:55:09les collectivités
00:55:10ne sont donc pas
00:55:11un obstacle
00:55:12pour les approches
00:55:13éducatives
00:55:13mais je pense
00:55:15qu'il faut les considérer
00:55:16comme un véritable atout
00:55:17pour réussir
00:55:18l'exercice
00:55:19auquel vous nous invitez
00:55:21et le fait
00:55:22d'aborder le sujet
00:55:24d'une autre manière
00:55:25constitue à mes yeux
00:55:26aussi
00:55:27une avancée
00:55:28parce que chaque année
00:55:29c'était le rame
00:55:30et sincèrement
00:55:32en nos qualités
00:55:33de parlementaires
00:55:34nous étions chaque année
00:55:36sollicités
00:55:37de la même manière
00:55:38pour défendre
00:55:39bref
00:55:40on abordait
00:55:40finalement
00:55:41la carte scolaire
00:55:42qu'en termes
00:55:43de ratio
00:55:43et de coupe sombre
00:55:44donc ce qui est
00:55:46toujours désagréable
00:55:48alors je me dis
00:55:49que dans l'exercice
00:55:50à conduire
00:55:53il faut
00:55:54monsieur le ministre
00:55:54mais c'est pas désagréable
00:55:56que de le vivre
00:55:57sûrement
00:55:57il faut admettre
00:55:59que les populations
00:56:00attendent beaucoup
00:56:00de l'école
00:56:02et c'est un atout
00:56:04et là aussi
00:56:05je suis très attentif
00:56:07comme ma collègue
00:56:08l'a fait remarquer
00:56:09à l'instant
00:56:10à l'évolution
00:56:11des IPS
00:56:13moi je constate
00:56:14aujourd'hui
00:56:15au niveau
00:56:15des IPS
00:56:16que les catégories
00:56:18sociales
00:56:18moyennes
00:56:19supérieures
00:56:21scolarisent
00:56:21de moins en moins
00:56:22leurs enfants
00:56:24dans l'enseignement
00:56:25public
00:56:26ce qui d'ailleurs
00:56:27a un effet
00:56:28par cascade
00:56:29y compris
00:56:30sur l'enseignement
00:56:31privé
00:56:32confessionnel
00:56:33sous contrat
00:56:34ce qui crée
00:56:35une nouvelle
00:56:36forme de déstabilisation
00:56:39c'est pourquoi
00:56:40il me semble
00:56:40que le débat
00:56:42autour des restructurations
00:56:44ne peut se faire
00:56:46qu'autour
00:56:47de la question
00:56:47de la qualité
00:56:48de l'offre éducative
00:56:49ça ne peut être
00:56:51que ça
00:56:52le sujet
00:56:52quelle qualité
00:56:54d'offre éducative
00:56:55et monsieur le ministre
00:56:58vous-même
00:56:58vos services
00:56:59vous êtes les seuls
00:57:00à pouvoir
00:57:03nous en instruire
00:57:04si je puis dire
00:57:06vous êtes les mieux placés
00:57:07pour me dire
00:57:08voilà le type
00:57:09d'offre éducative
00:57:10auquel
00:57:12il faut absolument
00:57:13s'astreindre
00:57:14si on veut
00:57:14la réussite
00:57:15de tous les enfants
00:57:17je dis ça
00:57:18parce que
00:57:20c'est la seule
00:57:21manière
00:57:23d'assurer
00:57:24le principe
00:57:24d'égalité
00:57:26qualitatif
00:57:26qui est dû
00:57:26à chaque gamin
00:57:27et je pense
00:57:28que
00:57:28l'objectif
00:57:29de la réussite
00:57:31il ne faut pas
00:57:32y renoncer
00:57:33c'est même
00:57:34la condition
00:57:35de la réussite
00:57:36des adaptations
00:57:36à mon sens
00:57:38auxquelles
00:57:38on essaie
00:57:39de s'astreindre
00:57:39pour faire en sorte
00:57:40que
00:57:42les choix
00:57:42qu'on nous sera
00:57:43amené à faire
00:57:43ne laissent
00:57:44aucun gamin
00:57:45sur le bord
00:57:46de la route
00:57:46et donc
00:57:47j'insiste
00:57:48beaucoup
00:57:48sur le fait
00:57:49qu'on attend
00:57:50beaucoup de vous
00:57:51pour apporter
00:57:52ces éclairages
00:57:54merci
00:57:55merci beaucoup
00:57:56Gérard
00:57:57et puis
00:57:57pour conclure
00:57:58les prises de parole
00:58:00mon collègue rapporteur
00:58:01Bernard
00:58:02merci
00:58:03par rapport à tout ce qui vient d'être dit
00:58:05je n'ai pas grand chose à rajouter
00:58:06si ce n'est
00:58:07pour vous faire part
00:58:08d'un témoignage
00:58:09moi je suis conseiller départemental
00:58:11de la Drôme
00:58:13dans un canton du Dioua
00:58:14où on a
00:58:15six classes uniques
00:58:16et les niveaux
00:58:17vont effectivement
00:58:18de la petite section
00:58:19jusqu'au CM2
00:58:20avec des effectifs
00:58:22qui oscillent
00:58:22entre 12
00:58:23et 20 élèves
00:58:25je pense que
00:58:26lorsqu'on fait
00:58:27un tableau
00:58:28en fonction des effectifs
00:58:29et on dit
00:58:30on ouvre une classe
00:58:31en dessus 22
00:58:32je pense qu'il faudrait tenir compte
00:58:34aussi
00:58:34de la typologie des classes
00:58:36parce que
00:58:36lorsqu'on a 12 élèves
00:58:38en classe unique
00:58:39qui font à peu près
00:58:40tous les niveaux
00:58:40avec une ADSEM
00:58:42les instituteurs
00:58:42arrivent à s'en sortir
00:58:43après c'est quand même
00:58:45nettement plus difficile
00:58:45et j'ai aujourd'hui
00:58:46le cas d'une commune
00:58:47comme Boulk
00:58:48qui a 20 élèves
00:58:50ça fait deux ans
00:58:51qu'ils ont 20 élèves
00:58:51qu'est-ce qu'ils constatent ?
00:58:53que les enfants
00:58:53partent dans les écoles privées
00:58:55dans des structures parallèles
00:58:56on a neuf élèves
00:58:57de cette commune
00:58:58qui sont partis
00:58:59dans une structure parallèle
00:59:00et là je me pose aussi
00:59:01une question
00:59:01quel est le contrôle
00:59:03qu'applique l'éducation nationale
00:59:05sur ces écoles privées
00:59:07hors contrat
00:59:08puisque là
00:59:09c'est du hors contrat
00:59:09et donc ça pose problème
00:59:11et là sur notre territoire
00:59:12on a aujourd'hui
00:59:13une classe hors contrat
00:59:14qui ferme
00:59:15donc ça se trouve bien
00:59:17c'est sur la commune de Dix
00:59:18où on a quand même
00:59:195000 habitants
00:59:20et on a quand même
00:59:20un certain nombre de classes
00:59:21on a 20 élèves
00:59:23qui ont appris
00:59:24enfin la commune a appris
00:59:25la semaine passée
00:59:26qu'elle avait 20 élèves
00:59:27à récupérer
00:59:27en plus de ses effectifs
00:59:29donc là
00:59:29la commune
00:59:31heureusement
00:59:31est une grande commune
00:59:32elle va y faire face
00:59:34vraisemblablement
00:59:34on va recréer
00:59:35un poste d'enseignant
00:59:36en plus
00:59:36il y a des locaux
00:59:37qui sont disponibles
00:59:38ça va le faire
00:59:38mais on est confronté
00:59:39à ce type de questions
00:59:41et je pense qu'en termes
00:59:42d'offres
00:59:43les parents regardent
00:59:44ce qui se passe
00:59:45et lorsqu'ils ont
00:59:4620 enfants en classe unique
00:59:47ils se disent
00:59:48on ne va pas mettre
00:59:48notre fils là
00:59:49on va aller le mettre
00:59:50dans la petite structure
00:59:51qui fait miroiter
00:59:52un enseignement parallèle
00:59:53qui est fortement différent
00:59:54et donc je pense
00:59:55que pour ces classes
00:59:56multiniveaux
00:59:56il faudrait vraiment
00:59:57qu'on ait un seuil
00:59:58de réouverture de classe
00:59:59qui ne soit pas celui
01:00:00qui est standard
01:00:01et on ne peut pas dire
01:00:02systématiquement
01:00:03il faut 22 élèves
01:00:04pour réouvrir une classe
01:00:05je pense que là
01:00:05on a une problématique
01:00:06et puis dans ces classes
01:00:07multiniveaux
01:00:08peut-être avec
01:00:10des enseignants disponibles
01:00:12on pourrait avoir
01:00:13des enseignants
01:00:13qui iraient
01:00:14un jour par semaine
01:00:16faire une offre complémentaire
01:00:18pour pouvoir être attractif
01:00:19pour faire autre chose
01:00:20que de l'enseignement classique
01:00:21et pouvoir maintenir
01:00:23ces élèves
01:00:23dans nos communes
01:00:24voilà c'était une proposition
01:00:25que je voulais faire
01:00:25sinon je partage tout ce qui a été dit
01:00:27par les collègues
01:00:29merci Bernard
01:00:30juste rebondir
01:00:31monsieur le ministre
01:00:32sur deux points
01:00:33qui ont été évoqués
01:00:35évidemment vous répondrez
01:00:36à toutes les questions
01:00:37le premier c'est sur les enfants
01:00:39qui n'ont pas 3 ans
01:00:40à la rentrée
01:00:41en fait aujourd'hui
01:00:41il y a une loi
01:00:42qui est très précise là-dessus
01:00:43c'est l'article L113.1
01:00:45du code de l'éducation
01:00:46qui dit que dans
01:00:47un certain nombre de territoires
01:00:49notamment les territoires
01:00:49de montagne
01:00:50mais pas seulement
01:00:51les enfants qui auront 3 ans
01:00:53en cours d'année
01:00:55qu'ils soient présents
01:00:55en septembre ou pas
01:00:57doivent être intégrés
01:00:58dans les prévisions
01:00:59d'effectifs de l'école
01:01:00voilà
01:01:00et je pense que
01:01:01c'est important
01:01:03de l'appliquer
01:01:04et puis
01:01:05sur ce qu'a dit aussi
01:01:06Bernard
01:01:07sur les seuils d'ouverture
01:01:08et de fermeture
01:01:09ça fait partie
01:01:10c'est une des propositions
01:01:11que l'on fait
01:01:12pour rapprocher
01:01:12les seuils d'ouverture
01:01:13et de fermeture
01:01:14parce qu'on s'aperçoit
01:01:14que parfois
01:01:15il y a une fermeture
01:01:16de classe
01:01:16et lorsque les effectifs
01:01:18remontent à ce niveau-là
01:01:19voire au-dessus
01:01:20on ne réouvre pas
01:01:21donc il y a un sujet
01:01:21sur les écarts
01:01:22entre les seuils d'ouverture
01:01:23et de fermeture
01:01:24mais ça fait partie
01:01:24des propositions
01:01:25j'en ai pas parlé tout à l'heure
01:01:26pour pas rallonger
01:01:27mais ça fait partie
01:01:28des propositions
01:01:28que l'on fait
01:01:29monsieur le ministre
01:01:29vous avez beaucoup
01:01:30de questions
01:01:32d'observations
01:01:32et donc vos réponses
01:01:34sont attendues
01:01:34avec impatience
01:01:36que d'impatience
01:01:37pour
01:01:39alors
01:01:41donc
01:01:41si je les reprends
01:01:42dans l'ordre
01:01:44les toutes petites sections
01:01:46et de manière générale
01:01:47le seuil d'admission
01:01:48à 3 ans
01:01:50alors
01:01:51moi il se trouve
01:01:52je peux pas vous dire
01:01:52encore le point d'intéressage
01:01:53mais il se trouve que
01:01:54sur la partie
01:01:55notamment
01:01:57intégration des enfants
01:01:57en cours d'année
01:01:58parce qu'ils ont
01:01:593 ans en cours d'année
01:02:00donc d'abord
01:02:01prise en compte
01:02:01dans les effectifs
01:02:02mais aussi possibilité
01:02:04d'intégrer
01:02:04parce que
01:02:05c'est une réflexion
01:02:06que j'ai demandé
01:02:06à mes équipes
01:02:07à mes services
01:02:08de mener
01:02:09parce qu'aujourd'hui
01:02:10il est clair
01:02:11que globalement
01:02:13enfin la pratique
01:02:14c'est quand même
01:02:15que
01:02:16si vous avez 3 ans
01:02:17au mois de janvier
01:02:17vous attendez
01:02:18septembre suivant
01:02:19et je suis pas sûr
01:02:21que ça soit tout justifié
01:02:21notamment en réalité
01:02:23donc j'ai demandé
01:02:24à ce qu'on regarde ça
01:02:26sans brutaliser personne
01:02:27mais pour voir un peu
01:02:28comment ça fonctionne
01:02:29sur les toutes petites sections
01:02:32vous savez que
01:02:32la trajectoire globale
01:02:33en fait
01:02:33avant on en avait beaucoup
01:02:35et beaucoup d'enfants
01:02:36paradoxalement
01:02:37en fait
01:02:37l'instruction
01:02:38était obligatoire
01:02:39à 6 ans
01:02:40mais on avait
01:02:40beaucoup d'enfants
01:02:41qui arrivaient à 2
01:02:42et en fait
01:02:44globalement
01:02:44sur les 20-30 dernières années
01:02:46quasiment
01:02:46mer continue
01:02:46ça a chuté
01:02:48et ça fait 2-3 ans
01:02:49qu'on rouvre
01:02:50des petites sections
01:02:50on en voit
01:02:51une centaine par an
01:02:53les deux sujets
01:02:54ont vocation
01:02:54à se compléter
01:02:55si j'ai 2 enfants
01:02:56de 2 ans
01:02:58à faire entrer
01:02:59enfin de 2 ans et demi
01:02:59à faire entrer
01:03:00à l'école
01:03:01versus si j'en ai 25
01:03:02dans un cas
01:03:03je vais
01:03:03ou 15
01:03:04plutôt
01:03:04dans un cas
01:03:05je vais créer
01:03:06une toute petite section
01:03:06dans l'autre cas
01:03:07je vais les intégrer
01:03:07à leur classe
01:03:09bon
01:03:10mais en tout cas
01:03:11très clairement
01:03:11il y a un sujet là-dessus
01:03:12que je partage
01:03:13sur lequel je suis assez
01:03:14face avec vous
01:03:15et finalement
01:03:16pour lequel aussi
01:03:17la démographie
01:03:18d'une certaine manière
01:03:18nous rend service
01:03:19parce qu'en fait
01:03:19elle rend possible
01:03:20l'accueil d'enfants
01:03:21pour lequel parfois
01:03:22c'était en fait
01:03:23une question aussi
01:03:23de saturation
01:03:25des effectifs
01:03:26deuxième élément
01:03:27pardon
01:03:27je me permets
01:03:28de rebondir
01:03:28sur ce que disait
01:03:30madame Sologou
01:03:30tout à l'heure
01:03:31en lien avec ça
01:03:33moi je n'ai absolument
01:03:34qu'un doute
01:03:34et objectivement
01:03:35c'est le cas quand même
01:03:37pour dire qu'il faut
01:03:38profiter de la démographie
01:03:39pour faire baisser
01:03:40le nombre d'élèves par classe
01:03:42j'ai pas de doute là-dessus
01:03:43je l'ai dit depuis le début
01:03:46et objectivement
01:03:47ces dernières années
01:03:47le nombre
01:03:49c'est toujours en moyenne
01:03:50parce que par définition
01:03:51au bout d'un moment
01:03:52moi j'ai une moyenne
01:03:52au niveau national
01:03:53mais le nombre
01:03:54moyen d'élèves par classe
01:03:55dans le premier degré
01:03:57a considérablement chuté
01:03:58et pas que sous l'effet
01:03:59des dédoublements
01:04:00on a perdu 600 000 élèves
01:04:01dans le premier degré
01:04:02on a créé 15 000 ETP
01:04:04en espace de 8 ans
01:04:06donc il y a un moment
01:04:06où les groupes se croisent
01:04:10et donc on est passé
01:04:11pardon
01:04:11c'est des moyennes nationales
01:04:13ça ne dit pas
01:04:13la réalité locale
01:04:14etc
01:04:14mais enfin au niveau national
01:04:15en moyenne
01:04:15on est passé de 23,5 élèves par classe
01:04:17ou 23,2 je ne sais plus
01:04:18à 21 à la rentrée prochaine
01:04:21et moi ma position
01:04:23c'est de continuer
01:04:25par contre ce que j'ai toujours dit
01:04:27c'est que
01:04:29on pouvait continuer
01:04:30de manière relativement brutale
01:04:31vu la démographie
01:04:32en maintenant
01:04:32le nombre de professeurs
01:04:33à zéro
01:04:36la chose que je dis
01:04:36c'est que si on fait ça
01:04:38dans 7 ou 8 ans
01:04:39je crée une crise de recrutement
01:04:40pour mes successeurs
01:04:41parce qu'une fois
01:04:42qu'on sera à 19,2 élèves par classe
01:04:459,5
01:04:45ce qui amène de l'ECDE
01:04:47peut-être qu'on voudra
01:04:48peut-être qu'on continuera
01:04:48encore à faire un peu des formes
01:04:49enfin
01:04:49on aura des professeurs
01:04:51recrutés pour 40 ans
01:04:54avec des élèves
01:04:55qui seront pour 15
01:04:57et donc il y a un moment
01:04:58votre pyramide des âges
01:05:00mes successeurs
01:05:00quels qu'ils soient
01:05:02constateront
01:05:02qu'il y a moins
01:05:03de besoin de recrutement
01:05:04à l'entrée
01:05:04et cisailleront d'un coup
01:05:06les recrutements
01:05:06c'est quasiment inévitable
01:05:07alors si on les cisaille
01:05:08on crée une crise
01:05:10et donc ce que j'essaye de faire
01:05:13c'est de
01:05:15préconiser
01:05:16ce que j'appelle
01:05:17un attaillissage en douceur
01:05:18c'est-à-dire de capitaliser
01:05:19sur la démographie
01:05:20pour avoir de moins en moins
01:05:21d'élèves par classe
01:05:22mais d'en tenir compte
01:05:23quand même un peu
01:05:24parce que sinon
01:05:25à un moment
01:05:25en réalité
01:05:26on va se prendre
01:05:26en fait
01:05:26on voit le mur démographique
01:05:27élève
01:05:28mais on va se prendre
01:05:29le mur démographique professeur
01:05:30et dans 18 ans
01:05:31j'aurai
01:05:31ou même pas
01:05:32dans 10 ou 15 ans
01:05:34j'aurai mécaniquement
01:05:35moins de postes
01:05:36au concours
01:05:36si je vais trop vite
01:05:38voilà
01:05:39donc
01:05:40très clairement
01:05:40et donc
01:05:41c'est pour ça
01:05:41que c'est très lié
01:05:42aussi aux toutes petites sections
01:05:43c'est-à-dire que
01:05:45dans les deux sens
01:05:46vous voyez
01:05:46moi je suis assez d'avis
01:05:47de faire rentrer
01:05:48un peu plus tôt
01:05:49y compris parfois
01:05:50parce que ça peut être
01:05:51sauver des classes
01:05:51et des écoles
01:05:51c'est bien clair
01:05:53et en vis-à-vis
01:05:54de limiter
01:05:55l'on neve par classe
01:05:56mais en tenant compte
01:05:56une démographie
01:05:57qui est compliquée
01:05:57donc c'est un
01:05:58c'est un équilibre
01:06:00qui n'est pas évident
01:06:01troisième élément
01:06:02quelle est la rigueur
01:06:03monsieur Pointreau
01:06:04monsieur le sénateur Pointreau
01:06:05vis-à-vis de ceux
01:06:06qui partent dans
01:06:07d'autres écoles
01:06:08à côté
01:06:08parce que ça les arrange
01:06:09alors ça c'est un vrai sujet
01:06:10c'est-à-dire qu'effectivement
01:06:12le
01:06:13comment dire
01:06:15la rurbanisation
01:06:17qui fait qu'on a des urbains
01:06:18qui s'installent
01:06:18à 10 ou 15 km de la vie
01:06:20pour avoir une qualité de vie
01:06:21mais que ça arrange
01:06:22de déposer tous les matins
01:06:23parce que vous comprenez
01:06:23je fais mon trajet en voiture
01:06:24c'est juste devant
01:06:26et puis l'école est plus grosse
01:06:27l'école ici
01:06:28l'école et ça
01:06:28c'est un problème
01:06:29j'ai vu ça récemment
01:06:30dans la Vienne
01:06:30où je suis allé
01:06:31avec la sénatrice Bellamy
01:06:33c'est un énorme sujet
01:06:36moi en été
01:06:37je pense que
01:06:37alors je ne suis pas sûr
01:06:38qu'on puisse être
01:06:39d'une rigueur absolue
01:06:40en mode
01:06:41puisque vous habitez là
01:06:42vous n'avez qu'un
01:06:43scolarisé là
01:06:44parce que sinon
01:06:44les gens
01:06:45ils iront vus ailleurs
01:06:45enfin je veux dire
01:06:46vu le
01:06:47bon
01:06:48donc malheureusement
01:06:49ça ne pourra pas
01:06:50marcher comme ça
01:06:50en revanche
01:06:51il y a une vraie question
01:06:52sur
01:06:53et ça rejoint
01:06:54ce que vous posiez
01:06:55ce que je disais tout à l'heure
01:06:56sur la qualité
01:06:57c'est l'offre pédagogique
01:06:58et rentrer par la qualité
01:06:59pédagogique du service public
01:07:02c'est à dire
01:07:02pour être clair
01:07:03faire en sorte
01:07:04qu'il soit suffisamment
01:07:05attractif
01:07:05pour que
01:07:06la personne
01:07:07qui aurait fait
01:07:08se déposer son gamin
01:07:09tous les matins
01:07:09à 10 km de là
01:07:10parce que c'est à la range
01:07:11se dise
01:07:12finalement
01:07:13ce n'est pas bête
01:07:13de le laisser là
01:07:16voire c'est plus intelligent
01:07:17et de ce point de vue là
01:07:19je pense qu'un jour
01:07:20je me permets de vous dire
01:07:21à titre prospectif
01:07:22d'abord parce que c'est compliqué
01:07:23ensuite parce que
01:07:23je n'ai pas les moyens
01:07:24pour l'instant
01:07:25mais puisque tout le monde
01:07:26a des idées sur l'école
01:07:28voilà
01:07:29je pense qu'un jour
01:07:31il faudra qu'on intègre
01:07:32dans nos bourses
01:07:33le paramètre
01:07:34de l'éloignement
01:07:36aujourd'hui
01:07:37ça n'existe pas
01:07:38dans la partie scolaire
01:07:39ça existe dans la partie sub
01:07:40quand vous allez à l'université
01:07:41à plus de 500 km de chez vous
01:07:43moi
01:07:45ça ne coûte pas
01:07:45tout à fait la même chose
01:07:47d'être dans le rural
01:07:48et d'accéder à la culture
01:07:49etc etc
01:07:50et d'avoir une école
01:07:51au pied de chez soi
01:07:53à Paris 7ème arrondissement
01:07:55donc je pense
01:07:56qu'un moins d'autres
01:07:57il faut en tenir compte
01:07:57et ça ça pourrait être
01:07:58un élément
01:07:58qui précisément
01:07:59permet de fixer
01:08:00les populations
01:08:00mais bon pour l'instant
01:08:01c'est une vision
01:08:02un peu prospective
01:08:04sur les sujets
01:08:06articulation scolaire
01:08:07Paris scolaire
01:08:08d'ailleurs au passage
01:08:14vous avez dit tout à l'heure
01:08:15retour vers le futur
01:08:15il y a 10 ou 20 ans
01:08:16en l'occurrence
01:08:17sur le management du territoire
01:08:18je pensais plutôt
01:08:18retour vers le futur
01:08:19il y a 100 ou 150 ans
01:08:21mais pour la partie école
01:08:23et pour la partie collège
01:08:24c'est plutôt
01:08:24il y a 60 ans
01:08:26on va dire
01:08:26parce que c'est à la fin
01:08:27des années 60
01:08:27qu'on a arrêté
01:08:27de faire du management
01:08:28du territoire
01:08:28avec le collège
01:08:29et qu'on a suivi après
01:08:31mais donc voilà
01:08:33ça c'est juste
01:08:33pour le clin d'œil
01:08:34mais donc sur le lien
01:08:36scolaire
01:08:36c'est un énorme sujet
01:08:39notamment en réalité
01:08:40parce que
01:08:41d'abord parce que
01:08:41le périscolaire
01:08:42n'est pas forcément
01:08:42facile à organiser
01:08:43pour des raisons
01:08:44là aussi démographiques
01:08:44c'est à dire que moi
01:08:45j'ai quand même
01:08:45beaucoup de mères ruraux
01:08:46qui me disent
01:08:46moi tout simplement
01:08:46j'ai pas les éliminateurs
01:08:49et ensuite
01:08:50parce qu'en réalité
01:08:51on a un enjeu
01:08:52qui est que
01:08:52et pour moi
01:08:53c'est très lié
01:08:53à l'éloignement
01:08:56pardon de traverser ça
01:08:57comme ça
01:08:58mais dans mon esprit
01:09:00il faut qu'il y ait
01:09:00une espèce de
01:09:05il faut qu'il y ait
01:09:05une espèce de compensation
01:09:06à l'éloignement
01:09:07d'une certaine manière
01:09:08c'est à dire que
01:09:08ok je vais un peu plus loin
01:09:10d'accord
01:09:10mon village est tout petit
01:09:13il n'y a pas assez d'enfants
01:09:13pour qu'il y ait une école
01:09:15primaire
01:09:15machin etc
01:09:16dans mon village
01:09:17mais
01:09:18par une manière comme ça
01:09:18mais qu'est-ce qu'on me donne
01:09:19en échange
01:09:21et ma conviction profonde
01:09:24c'est qu'il faut
01:09:24qu'on travaille
01:09:26sur
01:09:28le périscolaire
01:09:29comme temps d'apprentissage
01:09:30pas comme temps d'enseignement
01:09:31mais comme temps utile
01:09:33ou
01:09:35l'extension du scolaire
01:09:36comme temps d'apprentissage
01:09:40vous savez qu'aujourd'hui
01:09:41on fait pas mal
01:09:41d'accompagnement personnalisé
01:09:42et s'il ne faut pas se dire
01:09:43qu'au bout d'un an
01:09:44effectivement
01:09:45il y a peut-être
01:09:45une classe de moins
01:09:46etc
01:09:47mais que le professeur
01:09:47avec sa question
01:09:48le supprimait
01:09:49je le remets dans l'école
01:09:51pour qu'il fasse
01:09:52je ne sais pas quoi
01:09:52du demi-groupe le matin
01:09:53en lecture et en mathématiques
01:09:54et puis que par contre
01:09:55il revienne faire
01:09:5616h30-17h30
01:09:57en accompagnement au devoir
01:10:00ou en accompagnement personnalisé
01:10:01ça se regarde
01:10:03alors on est en train
01:10:03de faire ça
01:10:04pendant vous cacher
01:10:05d'autant plus que c'est public
01:10:07donc je ne sais pas
01:10:07pourquoi je vous cacherais
01:10:08mais on est en train
01:10:09d'avoir cette réflexion
01:10:10très spécifique
01:10:11dans la Vienne
01:10:12notamment l'initiative
01:10:13de votre collègue
01:10:14madame Bellamy
01:10:15pour justement
01:10:15essayer de travailler là-dessus
01:10:16et donc je vous dirai
01:10:17évidemment ce que ça donne
01:10:18sur les IPS
01:10:19et sur les critères
01:10:20alors on tient compte
01:10:22aujourd'hui
01:10:22je l'ai payé tout à l'heure
01:10:23pardon parce que
01:10:23comme j'avais déjà parlé
01:10:2415 minutes au lieu de 10
01:10:25je me sentais grossier
01:10:26mais on tient compte
01:10:28évidemment
01:10:28la situation sociale
01:10:29du niveau scolaire
01:10:30donc l'IPS est pris en compte
01:10:32l'IPS c'est un critère
01:10:33sur lequel je me permets
01:10:34simplement
01:10:34à titre personnel
01:10:36et parce que
01:10:37c'est mon côté techno
01:10:39mais
01:10:40d'avoir un tout petit peu
01:10:41de prudence
01:10:43voilà
01:10:44je rappelle qu'au sommet
01:10:45de l'IPS
01:10:45on trouve le professeur
01:10:46des écoles
01:10:48il est évidemment
01:10:49au sommet
01:10:49en termes de
01:10:50niveau de connaissance sociale
01:10:51culturelle et tout ça
01:10:52en termes de revenus
01:10:53vous avez remarqué
01:10:54qu'il n'est pas exactement
01:10:54au sommet
01:10:56donc l'IPS
01:10:57ne dit pas tout
01:10:58loin de là
01:10:59et c'est un critère
01:11:00sur lequel moi je dis
01:11:00de personnel
01:11:00je suis un peu prudent
01:11:01quand je vois la façon
01:11:02dont il est classifié
01:11:03parce qu'en fait
01:11:03il n'a pas bougé depuis
01:11:05comme il s'agit de faire
01:11:06des séries statistiques
01:11:06il n'a pas bougé
01:11:07depuis des décennies
01:11:09alors que les professions
01:11:10à l'intérieur
01:11:11ne renvoient plus
01:11:12aujourd'hui forcément
01:11:12en même réalité
01:11:13et à fortiori financière
01:11:15sociale c'est différent
01:11:16mais financière
01:11:17ça c'est sûr
01:11:18nous on raisonne de plus en plus
01:11:19pour vous dire les choses
01:11:21sur ce qu'on appelle
01:11:22un indice de difficulté sociale
01:11:24qui est plus nourri
01:11:26et qui tient compte
01:11:26à la fois de la sociologie
01:11:28des parents etc
01:11:28mais qui tient compte
01:11:29justement aussi
01:11:30de l'éloignement
01:11:30par exemple
01:11:31par rapport à l'offre culturelle
01:11:33l'offre sportive
01:11:34les grands centres urbains
01:11:36etc
01:11:36donc on intègre
01:11:37l'éloignement
01:11:38comme étant un paramètre
01:11:39qui peut jouer
01:11:40dans la difficulté sociale globale
01:11:42en parlant de la sociologie
01:11:43ce qui au passage
01:11:43permet de compenser
01:11:44un peu l'effet
01:11:46éducation prioritaire urbaine
01:11:47versus en réalité
01:11:48tout se passerait bien
01:11:50c'est un peu plus fin que ça
01:11:53et donc on intègre
01:11:53justement ce paramètre là
01:11:56vous m'avez aussi interrogé
01:11:57sur le groupement
01:11:58sur les relations
01:11:59entre aussi plusieurs
01:12:00établissements scolaires
01:12:00donc l'école maternelle
01:12:01ou primaire
01:12:03le collège
01:12:04le lycée etc
01:12:06aujourd'hui on a un sujet
01:12:07c'est que très clairement
01:12:08on va avoir un bâti
01:12:09enfin on a déjà d'ailleurs
01:12:10un bâti qui est en train
01:12:11de se libérer à toute vitesse
01:12:12qui se ménage dans un collège
01:12:13prévu pour 800 places
01:12:14ils étaient 400 dedans
01:12:16bon
01:12:16alors
01:12:18enfin tout ça
01:12:19c'est quand même des gens
01:12:19qui payent quoi
01:12:20c'est des collectivités
01:12:20qui payent des locaux
01:12:21qui entretiennent
01:12:22qui chauffent
01:12:22parce qu'évidemment
01:12:23on ne s'est pas coupé
01:12:23le chauffage du dernier étage
01:12:25et que donc on trouve
01:12:25tout le bâti mort
01:12:26qu'il n'y a plus personne
01:12:26ni au deuxième
01:12:27ni au troisième
01:12:28etc
01:12:29et de l'autre côté
01:12:29on a des écoles
01:12:30qui peuvent être
01:12:31en difficulté
01:12:33et on a en plus
01:12:34les risques d'évaporation
01:12:36vers le privé
01:12:36et vous parliez
01:12:37d'ailleurs du privé hors contrat
01:12:38ce que je dirais un mot
01:12:39enfin entre autres
01:12:40désormais vers le privé hors contrat
01:12:41qui n'est pas du tout
01:12:42du même ordre
01:12:43que le privé sous contrat
01:12:43mais pas du tout
01:12:47il y a aujourd'hui
01:12:47tout un tas de choses
01:12:48qui se font localement
01:12:49mais que moi
01:12:50j'ai plutôt tendance
01:12:50à encourager
01:12:51de type implantation
01:12:52de l'école
01:12:53dans les murs du collège
01:12:54notamment en RPI
01:12:56parce qu'en réalité
01:12:56quand mon CM2 du RPI
01:12:58est implanté dans le collège
01:12:59alors d'abord
01:13:00au lieu d'avoir 50 élèves
01:13:00dans le collège
01:13:01j'en ai 65
01:13:02un peu mieux quand même
01:13:04mais surtout
01:13:06le réflexe est pris
01:13:07par les élèves de CM2
01:13:09et par les familles
01:13:10de poursuivre au collège
01:13:12ils y sont déjà
01:13:13et donc vous luttez
01:13:14contre l'évaporation
01:13:16et le deuxième paramètre
01:13:17c'est que
01:13:17ce que vous disiez tout à l'heure
01:13:18lorsque les professeurs
01:13:19sont d'accord
01:13:20que c'est possible etc
01:13:22le côté un peu
01:13:22service partagé
01:13:23c'est à dire
01:13:23mon professeur d'anglais
01:13:24qui vient faire cours
01:13:25avec les OCM2
01:13:25qui est au bout du couloir
01:13:28je dis professeur d'anglais
01:13:28parce que c'est une hypothèse
01:13:30qui est en train
01:13:31de se banaliser
01:13:32mais c'est intéressant
01:13:33parce qu'en termes RH
01:13:34vous avez une vraie continuité
01:13:35aussi
01:13:37de ce point de vue là
01:13:38et donc très clairement
01:13:39on a un enjeu
01:13:40là-dessus
01:13:40donc moi je suis
01:13:42clairement pour
01:13:44ça est partie des choses
01:13:44qu'on documente
01:13:45puisque comme vous le savez
01:13:45j'ai lancé
01:13:46des travaux assez lourds
01:13:47avec les organisations
01:13:48au rapport de vue personnel
01:13:50sur la démographie
01:13:51ça est partie des choses
01:13:51qu'on documente actuellement
01:13:52pour voir comment
01:13:53on pourrait les étendre
01:13:55pardon j'ai oublié
01:13:56de vous répondre
01:13:56madame Sologou
01:13:57sur le solde migratoire
01:13:58il est bien intégré
01:13:59dans nos projections
01:14:00c'est-à-dire que la DEP
01:14:02quand on est à
01:14:02moins 1,7 million
01:14:03d'élèves
01:14:04on intègre
01:14:05alors évidemment
01:14:06par ricochet
01:14:07de ce qui s'est passé
01:14:07ces dernières années
01:14:08mais on a un flux
01:14:09en fait migratoire
01:14:10qui est conséquent
01:14:14mais on intègre
01:14:15les artefacts
01:14:16type conflit ukrainien
01:14:17etc
01:14:17conflit ukrainien
01:14:18c'était 20 000 élèves
01:14:19qui sont arrivés
01:14:20quand vous perdez
01:14:21150 000 élèves
01:14:22ça vous fait un changement
01:14:23à la rentrée
01:14:24parce qu'on perd
01:14:24150 000 élèves
01:14:25à la rentrée
01:14:25l'année où il y a
01:14:2620 000 ukrainiens
01:14:26qui sont arrivés
01:14:28ça a fait un artefact
01:14:29évidemment sur la rentrée
01:14:30qu'on a immédiatement compensé
01:14:30d'ailleurs
01:14:32ça ne change pas
01:14:32la trajectoire de long terme
01:14:33c'est pour cette terre
01:14:34que je vous disais
01:14:34que ça comptait
01:14:35pour 90%
01:14:36le reste en fait
01:14:37c'est évidemment
01:14:38enfin je dis 90
01:14:39je ne sais plus
01:14:40le chiffre exact
01:14:40mais en tout cas
01:14:41massivement
01:14:41c'est le bloc démographique
01:14:42si je puis dire
01:14:43mais le bloc migratoire
01:14:44est évidemment intégré
01:14:45et puis sur
01:14:48et je termine là dessus
01:14:50alors donc
01:14:51typologie des classes
01:14:52monsieur blanc
01:14:53pardon
01:14:58alors pardon
01:14:59oui
01:15:00donc il y avait
01:15:02vous avez évoqué
01:15:03vous avez été plusieurs
01:15:03évoqués
01:15:04ah oui pardon
01:15:04c'est là
01:15:05excusez-moi
01:15:06j'avais pas retourné
01:15:06ma carte
01:15:07on a combien de temps
01:15:08pardon
01:15:09alors
01:15:10pardon
01:15:11excusez-moi je peux parler
01:15:11longtemps mais c'est pour vous
01:15:12oui alors nous
01:15:13nous avons du temps
01:15:14c'est plutôt vous
01:15:14nous avons du temps
01:15:16et puis
01:15:17et puis
01:15:18je rappelle qu'il y a
01:15:19une ou deux questions
01:15:20des auditeurs
01:15:23il y a une ou deux questions
01:15:24des auditeurs après
01:15:25j'aimerais qu'on puisse
01:15:25les prendre
01:15:27ok
01:15:27bon
01:15:29donc c'est vous
01:15:30qui met
01:15:30non c'est avant
01:15:31c'est bon
01:15:32ok
01:15:33je me donne encore
01:15:33un petit peu de temps
01:15:35ça va rendre chèvre
01:15:36mon cabinet
01:15:36mais je me donne encore
01:15:37un petit peu de temps
01:15:39donc
01:15:41sur la partie
01:15:43pardon
01:15:44monsieur blanc
01:15:46alors
01:15:46si je me concentre
01:15:47sur le coeur de votre propos
01:15:48c'est à dire notamment
01:15:49la parentalité
01:15:51on a très clairement
01:15:52un sujet parentalité
01:15:53j'en ai pas parlé ce matin
01:15:54parce que
01:15:55sinon il faut qu'on se prenne
01:15:56deux heures de plus
01:15:58mais très clairement
01:15:59c'est intégré
01:16:01tout à fait d'accord
01:16:01avec vous pour dire
01:16:02qu'il faut sortir du silo
01:16:04et tout à fait d'accord
01:16:05aussi avec vous
01:16:07sur la dimension
01:16:08ingénierie
01:16:10c'est une chose
01:16:11qu'on a progressivement
01:16:13enfin
01:16:13on a
01:16:14on a dévitalisé
01:16:15une capacité d'ingénierie
01:16:17en matière d'aménagement
01:16:17du territoire
01:16:18et singulièrement scolaire
01:16:20et le premier ministre
01:16:21d'ailleurs
01:16:21comme vous le savez
01:16:22on est parfaitement conscient
01:16:23puisqu'il cherche précisément
01:16:26à ce qu'on se
01:16:28reconstitue
01:16:29une ingénierie
01:16:30en termes d'aménagement
01:16:31du territoire
01:16:31et donc moi
01:16:32même au niveau
01:16:32de l'éducation nationale
01:16:33actuellement
01:16:33je suis en train de regarder
01:16:34comment on peut
01:16:36reconstituer cette capacité
01:16:37vous voyez je vous donne
01:16:37juste un exemple
01:16:39ça peut paraître tout bête
01:16:40mais moi dans toute
01:16:41l'administration centrale
01:16:42à part donc dans mon service
01:16:43statistique ministère
01:16:44qui est l'ADEP
01:16:45j'ai pas un géographe
01:16:46j'ai pas un démographe
01:16:49voilà
01:16:50donc j'ai dit à mes équipes
01:16:51bah écoutez
01:16:52il va falloir me recruter
01:16:53un géographe
01:16:53il va falloir me recruter
01:16:54un démographe
01:16:55au minimum
01:16:56mais il faut retrouver
01:16:57une capacité de
01:16:57si on veut reprendre en main
01:16:59notre destinée collective
01:17:00en matière scolaire
01:17:01mais pas que
01:17:02et donc aussi un peu
01:17:03redonner de l'espérance
01:17:03parce que je veux dire
01:17:04il n'y a rien de pire
01:17:05que c'est désespérant
01:17:06de voir des classes fermées
01:17:06avec une vision
01:17:07qui s'arrête au bout du nez
01:17:09en termes temporels
01:17:11il faut qu'on fasse
01:17:12qu'on réintègre
01:17:13cette ingénierie là
01:17:14chez nous
01:17:15et donc je souscris
01:17:16je souscris absolument
01:17:18à la démarche
01:17:19que vous avez
01:17:20enfin à la nécessité
01:17:21que vous avez évoquée
01:17:24sur le volet
01:17:26j'allais dire
01:17:27privé
01:17:28notamment hors contrat
01:17:29et fuite vers
01:17:30privé hors contrat
01:17:31bon
01:17:32on est en train
01:17:33d'assister
01:17:34le nombre d'ouvertures
01:17:35du hors contrat
01:17:35est en train
01:17:36de se calmer un peu
01:17:36c'est à dire
01:17:37qu'on a de moins en moins
01:17:38de nouvelles ouvertures
01:17:39ça a été divisé par deux
01:17:40en cinq ans
01:17:42depuis les logataires
01:17:43et puis avec les contrôles
01:17:44qu'on a renforcés
01:17:44etc
01:17:46il y a très clairement
01:17:47aujourd'hui
01:17:48la tentation du mirage
01:17:49du hors contrat
01:17:50c'est à dire
01:17:50qu'il y a des gens
01:17:51qui très clairement
01:17:52tout en disant
01:17:53que c'est un scandale
01:17:53qu'on ferme des écoles publiques
01:17:54dans le rural
01:17:55c'est les mêmes
01:17:57j'ai mis le temps
01:17:57à comprendre
01:17:58qu'en fait
01:17:58les gens qui disaient ça
01:17:59étaient ceux qui en réalité
01:18:01je pense notamment
01:18:02à Excellence Ruralité
01:18:04parce qu'un jour
01:18:05j'ai découvert ce truc là
01:18:07sous la forme du
01:18:08c'est scandaleux
01:18:09vous fermez des écoles
01:18:09dans le rural
01:18:10vous affaiblissez
01:18:11à l'horarité
01:18:12je me dis tiens
01:18:12c'est bien des gens
01:18:13qui se battent
01:18:14pour l'horarité
01:18:14tout ça
01:18:14donc je suis allé voir
01:18:15et puis j'ai perçu
01:18:15qu'en fait
01:18:17ils ouvraient des écoles
01:18:17hors contrat
01:18:19donc il y a une espèce
01:18:20de double discours
01:18:20mais très clairement
01:18:22et je ne juge pas ici
01:18:23Excellence Ruralité
01:18:24on ne peut pas
01:18:25dans un truc là
01:18:25mais en tout cas
01:18:26très clairement
01:18:27on a un enjeu
01:18:28qui est
01:18:29il y a une forme
01:18:30de mirage du hors contrat
01:18:32qui est en train
01:18:33de se produire
01:18:33c'est en grande partie
01:18:34un mirage
01:18:36et donc d'ailleurs
01:18:37vous avez parfois
01:18:37comme vous l'avez signé
01:18:38des fermetures
01:18:39très peu de temps après
01:18:39parce que les modèles économiques
01:18:40ne sont pas forcément viables
01:18:41et tout ça
01:18:42mais qui ont un impact
01:18:43sur effectivement
01:18:45nos écoles
01:18:46la vraie difficulté
01:18:47qu'on a
01:18:48et que vous avez tous
01:18:49évoqué d'une manière
01:18:49ou d'une autre
01:18:50entre les communes
01:18:51etc.
01:18:52c'est que
01:18:53et c'est ce que je cherche
01:18:54à éviter avec cette vision
01:18:54d'aménagement du territoire
01:18:56c'est que la chute démographique
01:18:57en réalité
01:18:58crée de la concurrence
01:18:59là où il n'y en avait pas
01:19:00mais crée de la concurrence
01:19:01sur tout le monde
01:19:02entre communes
01:19:03qui ont peur
01:19:03de perdre leurs trois gamins
01:19:04entre le public
01:19:05et le privé sous contrat
01:19:06parce qu'on s'imagine
01:19:06que le privé sous contrat
01:19:07va piquer les gamins du public
01:19:08le privé sous contrat
01:19:09tendant de fermer
01:19:09un peu partout aussi
01:19:10je vous rassure
01:19:11j'ai un collège
01:19:12dont on m'a annoncé
01:19:13la fermeture
01:19:13il y a un mois et demi
01:19:14500 élèves d'un coup
01:19:16bon
01:19:16donc
01:19:18il ne faut pas se leurrer
01:19:19et l'équilibre
01:19:20n'a pas changé
01:19:2180-20
01:19:21enfin pour exactement
01:19:2290-19
01:19:23l'équilibre n'a pas changé
01:19:24entre public et privé
01:19:26ces dernières années
01:19:26donc il y a une espèce
01:19:27de mirage
01:19:27chacun se dit
01:19:28à son niveau
01:19:30la famille d'à côté
01:19:31par le privé sous contrat
01:19:32c'est une catastrophe
01:19:33ils sont en train de siphonner
01:19:34non l'équipe reste le même
01:19:35et ils sont en train de fermer
01:19:37comme nous
01:19:38enfin comme le public
01:19:39mais
01:19:39ce qui est intéressant
01:19:40enfin ce qui est intéressant
01:19:41c'est ce dont il faut
01:19:42qu'on se prémunisse
01:19:43quand même un peu
01:19:43à forcer dans un moment
01:19:45où il y a déjà suffisamment
01:19:45de gens qui instrumentalisent
01:19:46toutes les fractures
01:19:47de la société
01:19:48c'est une espèce
01:19:49de mise en concurrence
01:19:50de tous contre tous
01:19:50pour essayer de capter les gamins
01:19:52c'est pas un marché quoi
01:19:54et c'est pour ça
01:19:55que si on a une politique
01:19:55d'éménagement du territoire
01:19:56rationnelle, raisonnable
01:19:57et prévisible
01:19:59moi ma conviction profonde
01:20:00c'est qu'on va
01:20:01ça restaure
01:20:02ce que je crois profondément
01:20:04c'est un peu de paix civile
01:20:05c'est notre bien commun
01:20:07l'école
01:20:08nos enfants sont
01:20:09notre avenir commun
01:20:09donc il faut qu'on s'organise
01:20:11pour ne pas se retourner
01:20:11en concurrence
01:20:12ce qui pose d'ailleurs
01:20:13la question de savoir
01:20:13comment est-ce que
01:20:15il faut qu'on s'articule
01:20:17avec le privé sous contrat
01:20:18quand on a sa réflexion
01:20:20la carte scolaire
01:20:21se fait sans eux
01:20:23il est hors de question
01:20:24de fermer du public
01:20:24en disant séparables
01:20:25il y a du privé sous contrat
01:20:27mais on voit bien aussi
01:20:27qu'on a besoin
01:20:28de les intégrer
01:20:29dans la réflexion
01:20:29et donc c'est évidemment
01:20:31il faut les articuler
01:20:32plutôt
01:20:32et donc c'est comme ça
01:20:34qu'on va travailler
01:20:37les enfants qui ont moins de 3 ans
01:20:38j'en ai parlé
01:20:40juste dernier sujet
01:20:41sur le sujet
01:20:42effet de seuil
01:20:43ouverture-fermeture
01:20:47moi je suis un tout petit peu
01:20:48prudent dans les deux sens
01:20:50c'est à dire que
01:20:52j'en ai un tout
01:20:53enfin
01:20:54j'en ai assez
01:20:54parce que
01:20:55je ne suis pas
01:20:55depuis ce fait un montant
01:20:56pour en avoir assez
01:20:57mais
01:20:58je suis
01:21:00très prudent
01:21:01dans les deux sens
01:21:01sur le raisonnement
01:21:02par effet de seuil
01:21:04je pense que
01:21:05le raisonnement par effet de seuil
01:21:05à la baisse
01:21:06c'est un piège
01:21:08parce qu'il faut d'abord
01:21:08avoir une logique
01:21:09d'offre scolaire
01:21:10et une fois encore
01:21:11de politique
01:21:11de management du territoire
01:21:12s'il y a des endroits
01:21:13il faut accéder
01:21:13de se dire
01:21:14qu'on ne fermera quasiment jamais
01:21:16si vous êtes en haute montagne
01:21:17vous ne fermez pas
01:21:17c'est tout
01:21:19comme ça
01:21:19c'est peut-être pas rentable
01:21:21mais vous ne fermez pas
01:21:22et à l'inverse
01:21:24se dire dans l'autre sens
01:21:25ah
01:21:25dès que j'ai repassé la barre
01:21:26je ne sais pas combien
01:21:2612, 13, 20
01:21:28je rouvre
01:21:29c'est pas non plus
01:21:31enfin je ne voudrais pas
01:21:32qu'il y ait d'automatisme
01:21:33et donc
01:21:34et d'ailleurs
01:21:35le fait qu'on s'autorise
01:21:36d'avoir une vision
01:21:37un peu prospective aussi
01:21:38et qu'intègre des paramètres
01:21:39très très complets
01:21:42nous préserve aussi
01:21:42cette espèce d'automatisme
01:21:46piégeux en réalité
01:21:47dans les deux sens
01:21:47donc je suis un peu prudent
01:21:49par rapport à ça
01:21:49je pense qu'il faut
01:21:50qu'on ait quand même
01:21:50des normes
01:21:50au sens
01:21:51qu'est-ce qui est bon
01:21:52pour un gamin
01:21:53on sait bien que
01:21:54si vous avez 4 enfants
01:21:55dans une classe multiniveau
01:21:56au bout d'un moment
01:21:57ça ne marche plus
01:21:57parce qu'il n'y a plus
01:21:59de dynamique
01:22:00actuellement
01:22:01dans certains cas
01:22:01vous avez vraiment intérêt
01:22:03ça c'est le présupposé
01:22:04mais vous avez intérêt
01:22:05à ce que ça se passe bien
01:22:06entre le professeur
01:22:07et l'enfant
01:22:08parce que si par hasard
01:22:09l'enfant
01:22:10n'aime pas son professeur
01:22:11ou je ne sais pas quoi
01:22:11et qu'il fait 8 ans
01:22:13d'affilée avec le même
01:22:15ça pose d'autres problèmes
01:22:16donc
01:22:17alors bien sûr
01:22:18normalement tout se passe bien
01:22:19enfin
01:22:19ça peut arriver
01:22:20qu'on ne se sente pas
01:22:21tout à fait
01:22:21ça peut ne pas matcher
01:22:22comme on dit
01:22:23donc dans ce cas
01:22:24il faut quand même
01:22:24vous fasse attention
01:22:25mais en tout cas
01:22:25ce qu'il y a de sûr
01:22:26c'est que
01:22:28il y a des
01:22:29enfin l'effet
01:22:30comment dire
01:22:31les effets de seuil
01:22:32sont un critère
01:22:34sont un repère
01:22:35plutôt
01:22:36c'est pas un critère
01:22:36c'est un repère
01:22:37c'est un repère
01:22:37parce qu'on sait
01:22:38qu'il y a des moments
01:22:39où quand c'est au-dessus de ça
01:22:40ou en-dessous de ça
01:22:40ça pose des difficultés
01:22:41ça peut pas être une espèce
01:22:42de critère mécanique
01:22:44et coup près
01:22:45voilà
01:22:45il faut éviter les effets
01:22:46coup près en fait
01:22:46voilà
01:22:47pardon d'avoir été un peu long
01:22:49merci beaucoup
01:22:50monsieur le ministre
01:22:51sur ces effets de seuil
01:22:52on partage complètement
01:22:54l'idée n'est pas d'avoir
01:22:56d'appliquer un système
01:22:57tout à fait mécanique
01:22:58et théorique
01:22:58mais plutôt
01:22:59plutôt quand même
01:23:00plutôt quand même
01:23:01au cas par cas
01:23:02quand même d'imaginer
01:23:02qu'on peut réouvrir
01:23:03quand les effectifs remontent
01:23:04je partage complètement
01:23:06votre point de vue
01:23:06sur la question
01:23:08finalement
01:23:08de la sanctuarisation
01:23:09d'un certain nombre d'écoles
01:23:11dans certaines limites
01:23:12bien entendu
01:23:13en raison de l'éloignement
01:23:14je veux vraiment vous dire
01:23:15un très très grand merci
01:23:17pour ces échanges
01:23:18alors sur des sujets
01:23:19que vous connaissez parfaitement
01:23:21mais qui nous tiennent
01:23:21vraiment à coeur
01:23:22merci aussi
01:23:23de la relation de confiance
01:23:25qu'on a établie
01:23:25depuis que vous êtes arrivé
01:23:27au ministère
01:23:28et je ne prends aucun risque
01:23:29avec mes collègues
01:23:30en disant
01:23:30qu'au nom de la délégation
01:23:32nous sommes vraiment
01:23:33très heureux
01:23:33du travail que nous menons
01:23:35en commun
01:23:35des objectifs
01:23:37que nous partageons
01:23:39complètement
01:23:39et des perspectives
01:23:40qui s'offrent à nous
01:23:43qui s'ouvrent
01:23:43pour l'école
01:23:44et pour l'offre éducative
01:23:45en général
01:23:46et vous dire aussi
01:23:48que nous serons
01:23:48à vos côtés
01:23:49encore une fois
01:23:50à la fois
01:23:50à vos côtés
01:23:51au niveau national
01:23:52vous pouvez compter
01:23:53sur la délégation
01:23:54aux collectivités territoriales
01:23:55et la décentralisation
01:23:56et nous serons aussi
01:23:57à vos côtés
01:23:58dans nos départements
01:23:59pour suivre la mise en oeuvre
01:24:00concrète
01:24:01de cette expérimentation
01:24:01on peut la réussir
01:24:02on doit la réussir
01:24:03j'ai envie de dire
01:24:04et donc vous pouvez être sûr
01:24:04que dans nos départements
01:24:05en tous les cas
01:24:06dans les départements concernés
01:24:07par cette première phase
01:24:08d'expérimentation
01:24:10nous serons sur le terrain
01:24:11pour accompagner
01:24:12notamment les DAZEN
01:24:13les recteurs
01:24:14les rectrices
01:24:15pour réussir
01:24:16cette expérimentation
01:24:17alors comme je m'étais engagé
01:24:18il y a une ou deux questions
01:24:20il ne faut pas qu'il y en ait
01:24:20plus de trois
01:24:21donc Marie-Lyne
01:24:23en avait une en premier
01:24:24donc je suis proposé
01:24:25de la poser
01:24:27question courte
01:24:28et réponse adaptée
01:24:32oui bonjour monsieur le ministre
01:24:35je voulais revenir
01:24:36avec vous monsieur le ministre
01:24:38sur la circulaire
01:24:39du 26 mars
01:24:402026
01:24:40dans laquelle vous annoncez
01:24:42les durcissements
01:24:43des règles de notation
01:24:44au brevet
01:24:45et au bac
01:24:46et avant de vous poser
01:24:47la question
01:24:48je voulais quand même
01:24:49vous affirmer
01:24:50mon soutien
01:24:51et approuver
01:24:52cette circulaire
01:24:53là
01:24:54pour autant
01:24:55si je vous pose
01:24:56cette question
01:24:56c'est parce que
01:24:57dans mes différentes missions
01:24:58j'ai été interpellée
01:24:59par justement
01:25:00la cohorte d'élèves
01:25:01qui va passer le bac
01:25:02cette année
01:25:03et pour qui
01:25:04qui ont des inquiétudes
01:25:07et du coup
01:25:08je voulais vous poser
01:25:09la question suivante
01:25:10ne pensez-vous pas
01:25:11que la mise en application
01:25:12des juin 2026
01:25:13met en difficulté
01:25:15une cohorte d'élèves
01:25:16qui compte tenu
01:25:17du délai
01:25:17entre l'annonce
01:25:18de la réforme
01:25:19et la mise en place
01:25:20n'aura pas
01:25:22pu bénéficier
01:25:23d'actions
01:25:24de remédiation
01:25:25suffisantes
01:25:26pour pallier
01:25:27leurs difficultés
01:25:29rédactionnelles
01:25:29donc certes
01:25:30celle-ci
01:25:31on peut facilement
01:25:33y remédier
01:25:34mais surtout
01:25:34les difficultés
01:25:35syntaxiques
01:25:36et orthographiques
01:25:39je réponds
01:25:40en direct
01:25:40on fait toc toc
01:25:42ça vous va comme ça
01:25:43oui
01:25:44pour se pas perdre le fil
01:25:45alors
01:25:46c'est pas une réforme
01:25:50la chose
01:25:51et ça va pas
01:25:52se traduire
01:25:52par une chute
01:25:54brutale
01:25:54de la récite
01:25:56au baccalauréat
01:25:57la seule chose
01:25:57que je dis
01:25:58c'est que
01:26:00lorsqu'une copie
01:26:01est manifestement
01:26:02écrite
01:26:02avec un niveau
01:26:03déplorable
01:26:05je ne veux pas
01:26:06de consignes internes
01:26:08qui disent
01:26:08c'est pas grave
01:26:09lisez-la à l'oral
01:26:10et si vous avez compris
01:26:11le sens
01:26:11privilégiez le sens
01:26:12à la forme
01:26:13enfin pardon
01:26:14mais parce que
01:26:15ça a existé
01:26:16je l'ai entendu moi-même
01:26:19donc je ne veux pas
01:26:20de consignes internes
01:26:21de cette nature
01:26:21parce qu'il y a un moment
01:26:22où il faut que ça soit
01:26:23conforme au niveau
01:26:23de l'examen
01:26:24ça c'est la première chose
01:26:25et la deuxième chose
01:26:25c'est que
01:26:27en réalité
01:26:28un élève qui se relie
01:26:30évacue 80%
01:26:31des fautes
01:26:32donc je ne demande pas
01:26:33des champions
01:26:33édicodores
01:26:35c'est-à-dire que moi
01:26:35je ne demande pas
01:26:35un truc
01:26:36si vous voulez
01:26:37je ne dis pas
01:26:37tout ce qui est pas nickel
01:26:38n'aura pas le bac
01:26:39c'est l'inverse
01:26:40je dis
01:26:41tout ce qui est
01:26:43objectivement
01:26:46par exemple
01:26:46comme ça
01:26:46mais enfin
01:26:47dramatique
01:26:47ou enfin très très dégradé
01:26:49ne peut pas avoir le bac
01:26:51parce qu'en réalité
01:26:51derrière
01:26:51on envoie les éveux
01:26:52au casse pipe
01:26:53donc
01:26:54un élève
01:26:54qui travaille normalement
01:26:55qui se relie
01:26:56et qui fait suffisamment
01:26:57d'efforts
01:26:58n'a aucune inquiétude
01:26:58à avoir
01:26:59pour son baccalauréat
01:27:00par contre
01:27:02s'il veut
01:27:02la mention très bien
01:27:03la mention bien
01:27:04la mention assez bien
01:27:05il faut qu'il fasse
01:27:05un effort de plus
01:27:06et puis ça veut dire
01:27:07simplement qu'il se garde
01:27:0810 minutes à la fin
01:27:09de ses épreuves
01:27:09pour se relire
01:27:10c'est un truc de base
01:27:11et par ailleurs
01:27:12ça suppose effectivement
01:27:13et pour moi
01:27:13c'est un ensemble
01:27:14qu'on travaille
01:27:15sur la maîtrise du langage
01:27:16dès la maternelle
01:27:17parce qu'en réalité
01:27:20et que nos élèves
01:27:20s'ils veulent demain
01:27:21dans un monde
01:27:23j'allais dire
01:27:26irrigué par l'IA
01:27:27garder la maîtrise
01:27:28de leur destinée
01:27:29et la maîtrise
01:27:30de l'outil
01:27:31la différence
01:27:32se fera
01:27:33sur la maîtrise du langage
01:27:35et c'est d'ailleurs pour ça
01:27:35et je remercie d'avoir rappelé
01:27:36que c'est bien une question
01:27:37de syntaxe
01:27:38de grammaire
01:27:39et d'orthographe
01:27:39pas que d'orthographe
01:27:40de grammaire et de syntaxe
01:27:42et en réalité
01:27:42de qualité d'expression
01:27:43de la pensée
01:27:44Voilà pour cette audition
01:27:45d'Edouard Geffray
01:27:46que vous avez pu suivre
01:27:47sur notre antenne
01:27:48n'hésitez pas
01:27:49à lire
01:27:49les décryptages
01:27:50et à voir les replays
01:27:51c'est sur publicsena.fr
01:27:53Très belle suite
01:27:53des programmes
01:27:54sur les chaînes parlementaires
01:27:57Sous-titrage Société Radio-Canada
01:27:57Sous-titrage Société Radio-Canada
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