Passer au playerPasser au contenu principal
L’actualité décryptée, tous les dimanches de 15h à 16h, dans #60MinutesInfo

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Bonjour à tous, ravie de vous retrouver pour ce 60 minutes info.
00:05Évidemment, on commence nos débats dans un instant, mais d'abord l'actualité avec Sandra Tchombo.
00:09Bonjour Sandra.
00:10Bonjour Elodie, bonjour à tous.
00:11Donald Trump a annoncé l'envoi d'une délégation américaine demain soir au Pakistan
00:16pour relancer les négociations avec l'Iran.
00:20Dans un message sur le réseau True Social, le président des Etats-Unis a également accusé Téhéran
00:24d'avoir violé le cessez-le-feu en lançant des attaques hier dans le détroit d'Hormuz.
00:29Il a de nouveau menacé de détruire les infrastructures de ce pays en cas d'échec des pourparlers.
00:34L'Iran, de son côté, réitère que le blocus naval américain constitue une violation de la trêve.
00:40La dépouille du sergent-chef Montorio sera rapatriée aujourd'hui.
00:45Les modalités concernant un hommage national ne sont pas encore définies.
00:49Le militaire français a été pris dans une embuscade contre des casques bleus dans la finule hier dans le sud
00:54du Liban.
00:55Trois de ses camarades sont blessés et soignés à Beyrouth.
00:57Emmanuel Macron a dénoncé la responsabilité du Hezbollah, ce que le groupe islamiste chiite allié de l'Iran a nié.
01:05Le président recevra mardi le premier ministre libanais, Nawaf Salam.
01:10Selon l'Elysée, cette visite sera l'occasion pour le chef de l'État de rappeler son attachement au respect
01:15du cessez-le-feu au Liban
01:16ou encore le soutien de la France à l'intégrité territoriale du pays.
01:21Volontaire pour les troupes aéroportées, Florian Montorio avait rejoint le 17e régiment du génie parachutiste de Montauban en 2021.
01:30Sur place, l'émotion est vive.
01:32Vous allez le voir, certains habitants se sont confiés à d'autres micros.
01:35Il faut écouter.
01:37Moi qui suis un fonctionnaire de police, je suis totalement éprouvé par cette perte
01:43parce que c'est quand même des soldats qui défendent notre pays et c'est malheureux.
01:49Pour moi, c'est malheureux.
01:50C'est triste pour la ville de Montauban et le département, surtout quand on voit que ce soldat est originaire
01:57du Tarn-et-Garonne,
01:58né dans le Tarn-et-Garonne, vit dans le Tarn-et-Garonne.
02:00C'est vrai que c'est triste pour le département et la ville de Montauban.
02:03C'est un choc pour toute la population.
02:05Tout le monde se sent concerné, bien obligatoirement.
02:09On pense bien évidemment à ce militaire, on pense à sa famille qui va se retrouver endeuillée
02:15sur une émission en plus de casques bleus de l'ONU.
02:20Donc c'est d'autant plus surprenant et triste, triste, triste.
02:24L'extraction du détonateur d'une bombe de la Seconde Guerre mondiale a échoué à la mi-journée à Colombes,
02:30dans les Hauts-de-Seine.
02:31Les démineurs vont donc enfouir l'engin découvert le 10 avril dernier, rue des Champs-Paron, pour le faire exploser.
02:38Une fosse de 2 mètres de profondeur a été spécialement creusée pour neutraliser la munition,
02:44ce qui prolonge l'attente d'au moins 15 000 riverains évacués dès l'aube dans un rayon de 450
02:50mètres.
02:55Il est 8h à Colombes, les derniers habitants sont appelés à évacuer.
03:0315 000 personnes sont concernées dans un rayon de 450 mètres autour de la bombe.
03:08Une heure avant, un message d'alerte leur est envoyé sur leur téléphone portable.
03:12L'ordre est d'évacuer la zone avant l'opération de déminage.
03:15Alors les habitants quittent ce périmètre à pied ou en voiture, avec pour certains une pointe d'inquiétude.
03:21Moi j'avais la peur, je ne te mens pas, mais j'avais la peur.
03:25Je me suis dit peut-être que ça va exploser ou quelque chose comme ça.
03:28Moi dans ma tête je suis comme ça, je me suis dit il faut que je prends mes avais et
03:31je pars.
03:33Je m'étais dit au début que non, ce n'est pas si important que ça, je vais rester à
03:36la maison.
03:37Mais au vu des événements, j'ai vu la police partout barricadée, je me suis dit il faudrait quand même
03:41que je m'en aille.
03:42Le but de l'opération est d'enfouir l'obus de 225 kg à 2 mètres de profondeur et le
03:47faire exploser.
03:48Durant ce temps, les habitants peuvent être accueillis dans différents centres.
03:52Les centres ont été ouverts depuis 7h du matin, avec un accueil petit déjeuner pour les habitants.
03:58C'est une journée avec une inconnue, puisque finalement on ne sait pas si ça dure 4h ou 8h, ça
04:04va se dérouler.
04:05Dès la fin de l'opération, les habitants seront prévenus sur leur téléphone portable.
04:09Ils pourront alors regagner leur domicile.
04:12Le pape Léon XIV a appelé à l'espérance devant quelques cent mille fidèles qui ont assisté à une messe
04:18géante ce matin près de Luanda, la capitale angolaise.
04:23Après un bain de foule en papamobile, le souverain pontife a invité dans son homélie à regarder vers l'avenir
04:29avec foi.
04:30Au deuxième jour de sa visite dans ce pays lousophone, il est attendu au sanctuaire marial de Mouchima au lieu
04:37du catholicisme en Afrique australe.
04:39Et puis on termine avec les images de ce concert géant sous le thème François Ville dans la rencontre, organisé
04:45à Buenos Aires en Argentine en hommage au pape François décédé il y a près d'un an.
04:50Des dizaines de milliers de personnes étaient réunies hier sur l'emblématique place de mai au son électro du curé
04:56DJ portugais Guilherme Pechoto.
04:58Sur scène, on pouvait voir des images entrecoupées de messages audio du souverain pontife.
05:04Merci beaucoup Sandra pour ce journal et pour m'accompagner pendant cette heure de 60 minutes.
05:10Info, Olivier Vial, bonjour.
05:11Bonjour.
05:12Directeur du CERU, à vos côtés Zouer Vazouz, bonjour.
05:15Bonjour.
05:15Politologue et spécialiste du Moyen-Orient et Mehdi Raich, bonjour.
05:18Bonjour.
05:19Analyste politique.
05:20On sera avec le colonel Rafovitch dans un instant, mais on l'a appris il y a quelques minutes.
05:25Le chef de l'État, Emmanuel Macron, va donc recevoir le Premier ministre libanais.
05:29La réunion aura lieu mardi.
05:31L'Elysée nous en dit un peu plus sur les buts de cette rencontre.
05:35Regardez d'abord, face aux tensions persistantes aux Proches et au Moyen-Orient,
05:39cette visite sera l'occasion pour le chef de l'État de rappeler son attachement au respect plein et entier
05:44du cessez-le-feu au Liban,
05:46le soutien de la France à l'intégrité territoriale du pays et aux actions entreprises par l'État libanais
05:52pour assurer la souveraineté pleine et entière du pays et le monopole des armes.
05:56C'est la seule voie pour un Liban durablement stable et en paix avec ses voisins, dit l'Élysée,
06:01qui ajoute que les deux dirigeants vont évoquer en outre le soutien humanitaire aux populations déplacées
06:07et la poursuite des réformes économiques et financières indispensables à la consolidation de la souveraineté du Liban,
06:13à sa reconstruction et au rétablissement de sa prospérité dans une période de défis exacerbée.
06:19Et puis, bien évidemment, il sera question de cette attaque inacceptable perpétrée
06:23contre quatre de nos soldats engagés au sein de la Finule et ayant conduit à la mort du sergent-chef
06:28Florian Montorio.
06:29Le président de la République appellera les autorités libanaises à faire toute la lumière sur celle-ci,
06:34à identifier et poursuivre sans délai les responsables,
06:37les soldats de la Finule qui exercent leur mission dans des conditions difficiles
06:41et appuient l'acheminement de l'aide humanitaire au sud-Liban,
06:44ne doivent en aucun cas être pris pour cible.
06:47Voilà pour les citations.
06:48On va évidemment en parler avec mes invités.
06:51Mais j'accueille d'abord le colonel Olivier Raffovitch.
06:53Bonjour et merci d'être avec nous.
06:55Vous êtes le porte-parole de Tsaal.
06:57On voit un certain nombre de communications ces dernières minutes.
07:00D'un côté, on a donc le président Emmanuel Macron qui annonce recevoir le Premier ministre libanais.
07:05On voit aussi que Donald Trump annonce que des négociations vont reprendre dès demain.
07:10Comment vous voyez ces annonces ?
07:12Est-ce que vous vous dites qu'une négociation est enfin proche ?
07:17Bonjour et merci de m'avoir dans votre émission aujourd'hui.
07:20Tout d'abord, je voudrais transmettre nos condoléances à la famille du soldat français de la Finule
07:27qui a été tuée par les terroristes du Khizbala
07:30et souhaiter pour un établissement aux autres soldats de la Finule français
07:34qui ont été blessés dans cette embuscade du Khizbala.
07:39Aujourd'hui, notre renseignement confirme le fait que le Khizbala soit le responsable de cette attaque
07:48et dans la zone de Randouria au sud-Liban.
07:52Il est clair qu'il s'agit ici d'une attaque préméditée, préparée
07:56et qui malheureusement a coûté la vie à un homme, à un soldat du régiment français de la Finule
08:02et d'autres soldats qui ont été blessés.
08:04On a fait réciter une situation où le Khizbala en fait fait tout et continuera à tout faire
08:08pour empêcher un retour à un Liban normal, à une normalité du Liban
08:14et également à tout faire pour empêcher des contacts et des négociations à venir
08:21entre l'État libanais et l'État d'Israël.
08:24Et donc nous, du côté israélien, on va tout faire pour protéger la frontière évidemment
08:30et tout faire également pour empêcher le Khizbala d'être une menace pour Israël
08:35dans la région que nous continuons à contrôler
08:39et également en espérant que les choses s'amélioreront grâce à ces contacts, grâce à ces négociations.
08:46Ce n'est pas la première fois qu'il y a des tentatives de négociations.
08:50Elles n'avaient pas abouti les dernières qui étaient en cours.
08:54Est-ce qu'il y a un peu d'optimisme ?
08:56On entend beaucoup aussi de communication du côté américain, du côté iranien.
09:00Est-ce que vous vous dites que vraiment des négociations premièrement peuvent aboutir
09:04et qu'elles puissent garantir une stabilité et une paix durable dans la région ?
09:10Pour des raisons que vous pourrez comprendre, je n'ai plus en aucun cas commenté
09:14ce qui se passe actuellement au niveau des contacts ou des négociations
09:18ou des déclarations des uns et des autres.
09:21Et donc je m'en tiendrai, si vous me permettez, à la situation actuellement dans le sud-Liban.
09:27Également rappeler à vos téléspectateurs que deux combattants de Tzal ont été tués
09:34entre avant-hier soir et hier par des bombes et des charges explosives
09:42que le Hezbollah a laissé sur place et qu'il est clair que nous faisons face toujours
09:47à un danger parce que le Hezbollah écoute Téhéran et en aucun cas n'écoute Beyrouth.
09:53Et l'intérêt du Hezbollah, c'est de faire la politique des Mola et pas la politique du peuple libanais.
10:00Évidemment. Et merci beaucoup en tout cas d'avoir été avec nous, colonel Olivier Rafovitch.
10:04C'est vrai que, Zouer Basbous, on a donc appris que des représentants américains
10:09iraient de nouveau tenter des négociations.
10:12Est-ce que les choses sont différentes ou est-ce que, comme la dernière fois,
10:15on peut assister à une vingtaine d'heures de négociations
10:17et puis chacun qui se replie, qui rentre chez lui ?
10:22Je pense que du moment où l'Iran a émis une liste de dix articles pour la négociation,
10:29les dix conditions iraniennes face aux quinze conditions américaines,
10:34là il y a un blocage, un blocage total.
10:36Et il faut savoir que quand l'Iran va exécuter les conditions américaines,
10:43le régime iranien tombera immédiatement.
10:46Et donc, le régime iranien, il s'est constitué depuis 1979
10:52avec une ADN basée sur l'éloignement de la ligne de front.
10:58Et donc, c'est pour ça qu'il a créé le Hezbollah au Liban,
11:01le Hajde-Shabi en Irak, il avait ses entrées en Syrie,
11:05il avait les Houssi au Yémen et beaucoup d'autres cellules terroristes
11:09disséminées à travers le monde.
11:11Et donc, on l'a vu à Paris récemment avec une tentative d'attentat
11:14contre la banque américaine.
11:16Et donc, tous ces proxys, c'était pour occuper le terrain
11:21et empêcher le feu d'arriver sur le territoire iranien.
11:25Aujourd'hui, le feu, il est en Iran.
11:27Et donc, aujourd'hui, s'il se débarrasse de ces proxys,
11:32il risque de tomber.
11:33En plus, il cherchait à se sanctuariser avec le nucléaire,
11:38avec le balistique.
11:39Et aujourd'hui, il prend en otage l'ensemble du monde
11:43avec le détroit d'Hormuz et bientôt, sans doute,
11:47avec le détroit de Bab el-Mandab.
11:49En plus, le maintien du régime, même s'il est affaibli,
11:53il va sans doute déstabiliser les monarchies du Golfe
11:59là où il y a une communauté chiite.
12:01Le Bahrain, notamment, récemment, la semaine dernière,
12:04il y a eu un imam bahraini, chiite,
12:08qui a été tué sur le front au sud du Liban.
12:10Mais qu'est-ce qu'il fait au sud du Liban ?
12:12C'est vraiment un maillage de toutes les communautés chiites,
12:18que ce soit en Arabie Saoudite, à Joubaïl,
12:20dans la province Est, qui est pétrolifère.
12:23Et donc, tout ce système de déstabilisation mené par l'Iran
12:31va rester intact.
12:32Et c'est ça le danger d'un arrêt forcé de la guerre
12:38avant d'avoir terminé la mission.
12:40Oui, parce que c'est la question, Médhi Raïch, depuis le début,
12:42c'est le but ultime, entre guillemets, de cette guerre.
12:45C'est-à-dire que Donald Trump estime, par exemple,
12:48qu'il le disait hier, le régime iranien était décapité.
12:51Mais la question est de savoir s'il veut un simple, entre guillemets,
12:55arrêt des combats, ou s'il veut aller dans un travail
12:58beaucoup plus long et d'exterminer tous ses proxys,
13:01notamment, où là, on sait que, pour le coup,
13:02il y a un risque d'enlisement et qu'on n'est pas du tout
13:04sur la même durée estimée de conflit.
13:07Non, pas du tout.
13:07Et puis, d'ailleurs, on voit qu'il y a une dissension
13:09entre ce que veut Israël, pour le coup, pour Israël,
13:12c'est une question de légitime défense et d'existence de l'État,
13:15et des intérêts américains.
13:16On voit bien que la guerre devient trop coûteuse,
13:18peut-être nettement trop coûteuse pour l'État américain.
13:20Et il ne faut pas oublier qu'il y aura les élections du mid-terme,
13:23ce qui va arriver un peu plus tard dans l'année.
13:24Donc, il y a une question de politique intérieure américaine.
13:27Donc, ces enjeux-là, ce ne sont pas forcément des enjeux
13:29que nous, Français, on comprend,
13:30mais c'est aussi une question de politique intérieure américaine.
13:33Sur la situation, et je suis d'accord avec ce que vous venez de dire,
13:36il ne faut pas oublier que ce qu'on appelle le croissance chiite,
13:38c'est Iran, Irak, en partie la Syrie, et aujourd'hui le Liban.
13:42Le Liban, c'est un peu un théâtre secondaire.
13:44Mais ça devient aussi, et c'est un peu paradoxal,
13:48l'enjeu de tout ce qui se passe entre les deux, c'est c'est le feu.
13:52Le Hezbollah, c'est l'assurance-vie quelque part de l'Iran.
13:55Donc, si le Hezbollah tombe, le Liban quelque part tombe,
13:58et le régime disparaît.
14:00Donc, aujourd'hui, et on peut se penser aussi
14:01de ce qui s'est passé en 99 et en 2003,
14:04lorsque Saddam Hussein a été tué,
14:06l'Irak était sunnite.
14:08Aujourd'hui, il y a le spectre Iran avec les chiites,
14:11et le sunnite derrière.
14:13Donc, il y a à la fois une politique régionale des États arabes
14:17avec les pays sunnites.
14:18Il y a une politique des États chiites.
14:20Alors, l'Irak est maintenant devenu massivement chiite.
14:23Donc, il y a à la fois tous ces spectres royales,
14:24le spectre américain derrière avec sa politique intérieure.
14:26La guerre devient beaucoup trop coûteuse.
14:28Donc, il faut absolument trouver une issue.
14:29L'issue, ça peut être quelque part de maintenir le régime.
14:32Par contre, la grosse difficulté pour le régime iranien,
14:35de se dire, si effectivement on accepte les 15 conditions
14:38qui sont mises par les États-Unis,
14:39ils disparaissent totalement de la carte.
14:40Donc, c'est quelque part un peu paradoxal
14:42la situation à laquelle on fait face.
14:44Tout le monde est en train de jouer son va-tout et ses cartes,
14:46mais aujourd'hui, l'issue est un petit peu compliquée à déterminer.
14:49Donc là, les jours qui vont arriver vont être particulièrement déterminants.
14:52Je suis tout à fait d'accord.
14:54Par contre, quand on prend le côté coûteux de l'opération,
15:01si les États-Unis arrêtent aujourd'hui
15:03et trouvent un accord avec l'Iran,
15:05ça sera un accord sur 5 ans ou sur 10 ans.
15:07Donc, le coût sera beaucoup plus important
15:11quand on va recommencer de zéro.
15:16Israël a vécu la même épreuve.
15:19Parce que 2006, 2024, 2026,
15:24c'est trois guerres pour rien.
15:27Donc, c'est un investissement à fonds perdus.
15:29Et à chaque fois, le Hezbollah, il se renforce
15:32avec la volonté de prendre la revanche.
15:35Sans arrêt à la situation précédente.
15:38C'est pour ça que quand on a une gangrène, il faut amputer.
15:40Je suis d'accord là-dessus.
15:41Parce qu'effectivement, Olivier Vielle, c'est ce qu'on disait avec Mehdi,
15:44c'est le but finalement.
15:46Et on voit toute la communication que fait Donald Trump
15:49en expliquant que l'Iran ne peut pas faire de chantage,
15:51qu'il a décapité le régime.
15:53Il disait que cette guerre devait aller vite.
15:55Et on voit aussi que Donald Trump, finalement,
15:57comme vous le disiez, est pris en interne
15:59par des élections de mi-mandat.
16:01Et qu'aujourd'hui, on a du mal à voir
16:02comment il peut sortir par le haut et rapidement.
16:05C'est-à-dire que toutes les options qu'on met sous la table
16:07sont plutôt des options au long, voire très long cours, en réalité.
16:10En fait, le défi de Donald Trump, c'est d'apparaître victorieux.
16:14Dans le terme, c'est vraiment apparaître.
16:17Donc, aujourd'hui, il est d'ailleurs dans certaines de ses déclarations,
16:20on sent bien que c'est des déclarations
16:22qui sont simplement de politique interne.
16:24quand il fait d'ailleurs sa déclaration sur le nucléaire iranien.
16:28Il le fait dans un meeting de Turning Point.
16:31Donc, c'est vraiment au sein de sa base.
16:33Et sans doute qu'il aurait fait une déclaration
16:35à destination du public international.
16:38Il n'aurait pas utilisé les mêmes mots
16:40parce qu'ils n'étaient clairement pas destinés
16:42justement à faciliter le travail des diplomates.
16:44Là, c'était de rassurer et de montrer qu'on est très fort.
16:47Et cette logique de l'Amérique est la plus puissante.
16:51Donc, l'Amérique est la seule qui a les capacités là, etc.
16:55C'est le narratif qu'il essaye d'imposer.
16:58Malgré tout, effectivement,
17:00et là, je rejoins tout à fait ce qui a été dit,
17:02c'est que la différence majeure entre l'Iran et les Etats-Unis,
17:06c'est le temps.
17:07Donald Trump, il est pris par le temps,
17:09même s'il essaye de dire qu'il a toujours le contrôle.
17:13Il y a les mid-term, c'est en novembre,
17:14mais il y a le problème des marchés
17:16qui, là, touche son électorat de façon très importante.
17:19Et on sent bien qu'effectivement, lui,
17:24dans son esprit, il fallait que tout soit terminé
17:26au pire au 15 mai
17:27parce qu'il y avait une nouvelle séquence
17:29qui s'ouvrait avec la Chine.
17:31Sauf que si on s'enlise,
17:33et c'est le petit bémol,
17:35je suis d'accord avec vous,
17:36si en gros on s'arrête en cours de route,
17:39ça coûtera plus cher dans 5 ou 10 ans.
17:41Sauf que dans 5 ou 10 ans,
17:42ça ne sera pas la même équation politique.
17:44Et donc, effectivement,
17:46malheureusement, les dirigeants
17:47ne se projettent pas à 5 ou 10 ans.
17:49Là, la question qui va être,
17:50c'est comment,
17:51est-ce qu'il y a une porte de sortie victorieuse
17:53ou qui apparaît victorieuse ?
17:54Ça, ça va être compliqué
17:55parce qu'en face,
17:56je pense qu'en plus,
17:57en face, ce qu'on est en train de voir,
17:58c'est que le régime iranien,
18:00il y a sans doute,
18:01même s'il est assez monolithique dans son idéologie,
18:04il y a sans doute des clans qui sont apparus
18:07et que, on l'a vu,
18:09ceux qui avaient négocié
18:10le premier accord au Pakistan
18:12ont été démentis
18:15par le reste du régime après.
18:18Donc, il y a un risque, quand même,
18:19effectivement,
18:19que quand on négocie,
18:21finalement,
18:21la parole des négociateurs
18:23ne tienne pas très longtemps derrière.
18:24Donc,
18:25ce qui me fait dire
18:27que, même en Iran,
18:28on a aussi une aile politique,
18:30une aile militaire,
18:31malheureusement.
18:32Donc,
18:33non, mais c'est ironique,
18:35ce que je veux dire.
18:36Je pense que ce sont...
18:36Par contre,
18:37je suis tout à fait d'accord
18:38avec ce qui vient d'être dit
18:40et je rajouterai
18:41qu'il y a le facteur temps
18:42pour les Etats-Unis,
18:44mais il y a le facteur humain
18:45que les Etats-Unis,
18:47ils tiennent à leurs soldats
18:48alors que l'Iran
18:49est prêt à les sacrifier
18:51juste pour...
19:02Ce petit village
19:03des Alpes-Maritimes,
19:04c'est un maire communiste
19:05qui a décidé,
19:06qui a proposé
19:07d'accueillir
19:07des mineurs isolés.
19:09On est allés
19:10à la rencontre
19:10des habitants.
19:11Vous entendrez
19:12leurs témoignages
19:13juste après la pause.
19:14Ristez avec nous.
19:18De retour
19:18pour la seconde partie
19:19de 60 minutes info
19:21et on commence
19:22avec le journal
19:22de Sandra Tchombo.
19:23Bonjour Sandra.
19:24Bonjour Elodie.
19:25Bonjour à tous.
19:26Donald Trump
19:26a annoncé l'envoi
19:27d'une délégation américaine
19:29demain soir au Pakistan
19:30pour relancer
19:31les négociations
19:31avec l'Iran
19:32dans un message
19:33sur le réseau
19:34True Social.
19:34Le président des Etats-Unis
19:36a également accusé
19:37Téhéran d'avoir violé
19:38le cessez-le-feu
19:39en lançant des attaques
19:40hier dans le détroit
19:42d'Hormuz.
19:42Il a de nouveau menacé
19:43de détruire
19:44les infrastructures
19:45de ce pays
19:46en cas d'échec
19:47de pourparler.
19:49Israël usera
19:50de toute sa force
19:51au Liban
19:51malgré la trêve
19:52en cas de menace
19:53contre ses soldats.
19:54Le ministre israélien
19:55de la Défense
19:56l'a assuré ce dimanche.
19:57Il a ajouté
19:58que l'armée
19:59avait également reçu
20:00l'ordre de détruire
20:01dans les villages proches
20:03de la frontière
20:03qui servait
20:04de poste avancée
20:05aux terroristes
20:06du Hezbollah
20:06et menacé
20:07les communautés israéliennes.
20:09L'Espagne
20:10de son côté
20:11va demander mardi
20:12à l'Union européenne
20:13de rompre son accord
20:14d'association
20:15avec Israël.
20:16Il comporte une clause
20:17subordonnant
20:18la relation
20:19au respect
20:19des droits de l'homme
20:20et Pedro Sanchez
20:21le premier ministre espagnol
20:22considère que
20:23le gouvernement israélien
20:24viole le droit international.
20:27L'Irlande
20:27et la Slovénie
20:28ont également demandé
20:30que le texte
20:30soit examiné
20:31lors de la prochaine réunion
20:33du Conseil des affaires étrangères.
20:35Et pour Aurore Berger
20:36qui était l'invité
20:37du grand rendez-vous
20:38ce matin
20:39sur notre antenne
20:40Israël a besoin d'alliés.
20:42Pour la ministre chargée
20:43de la lutte
20:44contre les discriminations
20:45on ne doit pas rompre
20:46avec des pays
20:47où on a des histoires
20:48autant imbriquées.
20:49Écoutez.
20:50Je crois que Israël
20:52a besoin aussi d'alliés.
20:53Et moi qui suis très attachée
20:55à la sécurité d'Israël
20:57à la légitimité d'Israël
20:58à exister
20:58j'y étais il y a quelques semaines
21:00aussi pour le réaffirmer.
21:02Je crois qu'on n'a pas besoin
21:03de déclarations
21:04qui créeraient justement
21:05de la rupture.
21:06On a des désaccords
21:07qui peuvent exister
21:08d'un gouvernement à l'autre
21:09mais on ne doit jamais rompre
21:11avec des pays
21:11où on a des histoires
21:12autant imbriquées.
21:13Il n'y a aucune rupture
21:15avec Israël.
21:16Ça a été ressenti
21:16comme tel en Israël.
21:17Écoutez, j'y suis allée.
21:19J'y suis allée encore
21:19très récemment.
21:20Je sais à quel point d'ailleurs
21:21la voie de la France
21:22elle est attendue en Israël
21:23pas uniquement
21:24par les franco-israéliens
21:25par l'État d'Israël aussi.
21:27Et puis on termine
21:28avec la une du journal
21:29du dimanche aujourd'hui.
21:30Flambée des prix ZFE
21:31les gueux
21:32ne se laisseront pas faire.
21:34Hausse des carburants
21:34voiture électrique
21:35zone à faible émission.
21:37Le journal passe au crible
21:38plusieurs choix
21:39du gouvernement
21:40vivement critiqués.
21:41On voit cela
21:42avec Chloé Tarka.
21:44Flambée des prix ZFE
21:46inaction du gouvernement
21:48une couverture offensive
21:49du journal du dimanche.
21:51Alors que les prix du carburant
21:53s'envolent
21:53le Premier ministre
21:54Sébastien Lecornu
21:55présentait récemment
21:57les grandes lignes
21:58du plan d'électrification
21:59du pays.
22:00Parmi les annonces
22:0110 milliards d'euros
22:02investis chaque année
22:03d'ici 2030
22:05avec l'objectif
22:06que deux voitures
22:07neufs sur trois
22:07soient électriques
22:08d'ici là.
22:09Interrogé
22:10l'écrivain Alexandre Jardin
22:11dénonce une mesure
22:13déconnectée des Français.
22:14Vous n'avez pas d'argent
22:15acheter des véhicules électriques
22:17à 30 000 euros
22:18comment vous y dire cela
22:19au moment même
22:20où ils paient leur gasoil
22:212,30 euros le litre ?
22:22Une critique partagée
22:23par le Président
22:24de 40 millions
22:25d'automobilistes.
22:26On parle de véhicules
22:27à 30 000
22:28ou 40 000 euros
22:28et même quand le véhicule
22:30est envisageable
22:31les contraintes restent
22:32nombreuses
22:32absence de bornes
22:33impossibilité de recharge
22:34en habitat collectif
22:35manque d'infrastructures
22:37dans certaines zones.
22:38Pour plusieurs spécialistes
22:39interrogés
22:40le remède
22:40pourrait finalement
22:41coûter plus cher
22:42que le mal
22:43car la consommation
22:44d'électricité attendue
22:45n'a selon eux
22:46pas explosé
22:47comme prévu.
22:48Malgré les nombreuses
22:49subventions accordées
22:51depuis 10 ans
22:51l'électrification
22:53progresse à un rythme
22:54homéopathique.
22:55En effet, selon ces spécialistes
22:57la consommation
22:58d'électricité
22:59annoncée
22:59en forte hausse
23:00est revenue en 2025
23:02à son niveau
23:03de 2006.
23:04Conséquence redoutée
23:06une surproduction
23:07chronique
23:07d'électricité
23:08et une facture
23:10qui pourrait
23:10encore grimper.
23:12Voilà pour le journal
23:14Merci à vous
23:15Sandra Chiumbo
23:16On va redire en mots
23:17avec vous
23:18Zouer Basbouz
23:18de la visite
23:19donc annoncée
23:20par l'Elysée
23:21Emmanuel Macron
23:22va recevoir
23:23mardi
23:23le Premier ministre
23:24libanais
23:25vous me disiez
23:26pendant la pause
23:26c'est historique
23:27C'est pas la visite
23:28qui est historique
23:29c'est le communiqué
23:30de l'Elysée
23:31qui est historique
23:32les termes sont historiques
23:33puisque c'est
23:34pour la première fois
23:35la France s'engage
23:36solennellement
23:37et officiellement
23:38dans le soutien
23:40de la souveraineté
23:41libanaise
23:42et de l'exclusivité
23:45de l'armement
23:46aux mains
23:47des forces
23:50légales
23:50libanaises
23:51par contre
23:53ceci dénote
23:55avec la
23:57légendaire
23:58complaisance
23:59à l'égard
24:00de Hezbollah
24:00et avec
24:01la politique
24:02en même temps
24:03parce que
24:04jusqu'à très récemment
24:05la France continue
24:06à distinguer
24:06une prétendue
24:08aile politique
24:09de l'aile militaire
24:10de Hezbollah
24:11et là c'est handicapant
24:12pour le Liban
24:13c'est handicapant
24:14pour la souveraineté
24:15du Liban
24:15c'est handicapant
24:16pour le processus
24:17de paix
24:17si processus
24:19de paix
24:21il y aura
24:21voilà
24:22c'était juste
24:23une réflexion
24:25et je pense
24:26pour l'anecdote
24:28pour trouver
24:29une solution
24:30franchement
24:31il ne faut pas aller
24:32à Paris
24:32il faut aller à Lourdes
24:34écoutez
24:34en tout cas
24:35vous êtes
24:35je ne sais pas
24:36si j'ai optimiste
24:37ou pessimiste
24:37en tout cas
24:38et on leur conseille
24:39peut-être
24:39d'aller à Lourdes
24:40pour trouver
24:40une solution
24:41merci en tout cas
24:42pour cette précision
24:44on va revenir
24:44justement
24:45à ce sujet
24:46je vous le disais
24:47avant la pause
24:48donc c'est un maire
24:49communiste
24:49qui se dit volontaire
24:50pour accueillir
24:51des mineurs isolés
24:52il est maire
24:53d'une commune
24:53de quelques centaines
24:54d'habitants
24:55lui estime
24:56qu'il fait preuve
24:57de fraternité
24:58et de solidarité
24:59mais les habitants
25:00eux sont un peu plus
25:02partagés
25:02reportage sur place
25:03de Franck Trivio
25:04le récit de Nicolas Roger
25:08une vingtaine
25:09de mineurs isolés
25:11dans cette commune
25:12des Alpes-Maritimes
25:13ce projet
25:15c'est celui
25:16du maire communiste
25:17du village
25:17il s'est porté volontaire
25:19pour ouvrir
25:20un centre d'hébergement
25:21après une demande
25:22formulée par le département
25:25parmi les 400 habitants
25:27de la commune
25:27le scepticisme
25:29domine les mentalités
25:30je ne suis pas contre
25:32je ne suis pas pour
25:33j'attends de savoir
25:34ce qu'il en est
25:35la population
25:36avec
25:36c'est pas à leur rendre service
25:38de venir dans des petits villages
25:39comme ça
25:40parce qu'il n'y a pas
25:41les structures adaptées
25:43venir dans un village
25:44comme ça
25:45complètement perdu
25:46pour accueillir des gens
25:47dont ce n'est pas l'attente
25:48d'aller apprécier la montagne
25:51et de voir
25:51eux leur attente
25:52c'est de pouvoir
25:53un jour trouver
25:53des papiers
25:54être pouvoir
25:56vivre et travailler
25:57je ne suis pas sûr
25:58que l'idée soit bonne
26:00au sein de ce bâtiment
26:02le premier adjoint au maire
26:04évoque de son côté
26:05une opportunité
26:06pour redynamiser
26:07la vallée
26:08on voit ça
26:09dans l'esprit
26:10valéen
26:10c'est-à-dire que
26:12c'est une source
26:13d'emploi
26:15pour tout le monde
26:16et ça favorise
26:18l'évolution
26:19de la vallée
26:19le village se situe
26:21dans la vallée
26:21de la Roya
26:22parmi les communes
26:23qui composent
26:24le territoire
26:25le maire voisin
26:26a déjà fait part
26:27de son inquiétude
26:28vis-à-vis du projet
26:31et pour en parler
26:31nous sommes également
26:32avec Fernand Gontier
26:33l'enceinte directeur
26:34central de la police
26:35aux frontières
26:36bonjour et merci
26:36d'être avec nous
26:38c'est un exemple
26:39parmi tant d'autres
26:40mais on voit bien
26:41la difficile gestion
26:43des flux migratoires
26:44et on a entendu
26:44ces habitants
26:45c'est un village
26:46de quelques centaines
26:47d'habitants
26:48il n'y a aucune structure
26:49a priori très peu d'emplois
26:51la nécessité
26:52d'avoir une voiture
26:53pour se déplacer
26:54et on se dit
26:55comment pourra-t-on
26:56intégrer
26:57ou assimiler
26:58ces mineurs
27:00oui mais écoutez
27:01bonjour
27:01ce projet
27:02d'implanter
27:03ce centre d'hébergement
27:04dans une toute petite
27:05commune
27:06de 400 habitants
27:07est tout à fait
27:08inopportun
27:09parce que d'abord
27:10on se situe
27:10comme vous l'avez dit
27:11dans votre reportage
27:12sur la vallée
27:14de la Roya
27:14qui est l'un des axes
27:16majeurs
27:16d'entrée
27:17de l'immigration
27:18clandestine
27:19dans notre pays
27:20avec une forte
27:21activité
27:22des passeurs
27:22et des trafiquants
27:23de migrants
27:23donc je veux dire
27:24que c'est vraiment
27:25le dernier endroit
27:26où il faut installer
27:27un centre d'hébergement
27:28pour des mineurs
27:29qui pourraient faire
27:30l'objet
27:30de traites
27:31des êtres humains
27:32et de trafics divers
27:33et puis c'est un projet
27:35qui est totalement inadapté
27:36aux structures
27:37et je crois
27:38qu'une habitante
27:39l'a dit
27:39il faut quand même
27:41certaines installations
27:42certaines structures
27:44d'accueil
27:44notamment parce que
27:46ces mineurs
27:46ont accès
27:47à la scolarisation
27:48à l'apprentissage
27:49ils doivent avoir
27:50accès aussi
27:51à certains soins
27:52sans doute
27:53en fonction de leur provenance
27:55et de leur pathologie
27:56ils doivent aussi
27:57être accompagnés
27:58dans leur vie
27:59autonomie
28:00vers l'autonomie
28:00vers l'accès
28:02à des projets
28:03de travail
28:04et autres
28:05et donc
28:06ce projet
28:07est totalement
28:08inadapté
28:09et je pense
28:10qu'il devra
28:11être revu
28:13revu
28:14et sans doute
28:14déplacé
28:15sur d'autres lieux
28:16peut-être moins sensibles
28:17et moins isolés
28:18parce qu'effectivement
28:19il y a un problème
28:20de transport
28:21etc.
28:22et la proximité
28:23de la frontière italienne
28:24en tout cas
28:24n'est pas une bonne chose
28:26par rapport
28:27au flux
28:28que je décrivais
28:28dans mon propos initial
28:30Et plus largement
28:31en prenant un peu
28:32de hauteur
28:33on a vu hier
28:35un rassemblement
28:35qui était
28:36du côté de Milan
28:37des droites patriotes
28:39qui estimait
28:40que l'Europe
28:40était parfois
28:41un frein
28:42avec ses normes
28:43absurdes
28:44disait Matteo Salvini
28:45était aussi
28:46encouragée
28:47en tout cas
28:47l'immigration
28:48et on voit
28:49ce qui se passe
28:49du côté de l'Espagne
28:50l'Espagne qui va régulariser
28:52en quelques jours
28:53500 000 personnes
28:54qui n'ont pas de papier
28:56et on voit bien
28:57l'appel d'air
28:57ces personnes
28:58ne vont pas rester
28:59en Espagne
28:59et on se demande déjà
29:00combien vont finir
29:02par passer
29:02chez nous en France
29:05Effectivement
29:05on a vu déjà
29:07que des flux
29:07s'étaient dirigés
29:09vers le territoire espagnol
29:10depuis le Maroc
29:11mais aussi
29:12depuis d'autres pays européens
29:14où il y a des clandestins
29:15parce qu'il y a des clandestins
29:16à peu près partout
29:17et le bénéfice
29:18de cette régularisation
29:19leur permettra
29:20de circuler
29:21dans l'ensemble
29:21des pays membres
29:22de l'Union européenne
29:23et puis à terme
29:24de s'installer
29:25de s'intégrer
29:26et de trouver du travail
29:27donc effectivement
29:28la pratique
29:30de la régularisation
29:31exceptionnelle espagnole
29:32n'est pas un signe
29:33de solidarité
29:34n'est pas un signe
29:36de loyauté
29:36vis-à-vis des autres partenaires
29:38parce qu'elle impose
29:39finalement son système
29:41aux autres pays membres
29:42et ce type d'événement
29:44ne devrait pas
29:45au niveau européen
29:47et d'ailleurs
29:47le futur pacte migratoire
29:48qui verra le jour
29:50en juin 2026
29:51ne prévoit pas
29:52de mettre un terme
29:54à ces régularisations
29:55exceptionnelles
29:56massives
29:57parce qu'on parle
29:58de 500 000
29:58mais sans doute plus
30:00donc c'est un véritable
30:01appel d'air
30:02qui n'est pas opportun
30:04non plus
30:05pour l'Union européenne
30:06et pour la France
30:07en particulier
30:08puisqu'il y a beaucoup
30:08de populations
30:10francophones
30:10qui vont
30:11et on sait déjà
30:12que les guichets d'accueil
30:13espagnols
30:14ont été pris
30:14d'assaut
30:15Justement, on était hier
30:16en Espagne
30:17notre correspondant
30:18racontait précisément
30:19ce que vous venez
30:20de dire
30:20à quel point
30:21effectivement
30:21ça a été la course
30:23pour récupérer
30:24le précieux Sésame
30:25Merci beaucoup
30:26Fernand Gontier
30:26ancien directeur
30:27central de la police
30:28aux frontières
30:29d'avoir été avec nous
30:31Médi Raich
30:31on entend ces habitants
30:33de ce tout petit village
30:34des Alpes-Maritimes
30:35et on comprend
30:36leurs interrogations
30:37quand ils disent
30:38on n'a pas les structures
30:39comment ils vont trouver
30:40un emploi
30:40ce maire est certes
30:42volontaire
30:42mais on dispatche
30:43comme ça
30:43des mineurs
30:44on ne sait même pas
30:45s'ils le sont vraiment
30:46un peu partout
30:47c'était la volonté
30:48d'Emmanuel Macron
30:49mais personne ne se préoccupe
30:50de savoir
30:50s'ils peuvent vraiment
30:51avoir un avenir
30:52où ils arrivent
30:54Ce sont censés être
30:55des personnes mineures
30:57isolées
30:58on va les mettre
30:58dans un village
30:59qui est lui-même isolé
31:00donc ça n'a pas de sens
31:01c'est vraiment l'idéologie
31:02qui va se fracasser au réel
31:03donc non seulement
31:04il y a peut-être
31:05des problématiques
31:05qui vont être liées
31:06à travail
31:06ils ne pourront pas
31:07trouver de travail
31:08il n'y a rien à faire
31:08dans un village
31:09comme celui-ci
31:09donc ça n'a pas vraiment
31:11de sens
31:11d'autant plus
31:11que la proximité
31:12avec la frontière italienne
31:13pose quand même question
31:14donc il y a peut-être
31:15un enjeu à ce niveau-là
31:16de manière générale
31:17on voit qu'en Europe
31:18au nord
31:19notamment en Danemark
31:20on a plutôt des gauches
31:21qui commencent à être
31:22plutôt durs
31:23sur le discours
31:23sur l'immigration
31:24mais le seul pays
31:26aujourd'hui
31:26qui fait plutôt frein à ça
31:27c'est du côté de l'Espagne
31:28donc ça n'a pas vraiment de sens
31:29il n'y a pas d'homogénéisation
31:30et d'harmonisation
31:31au niveau européen
31:32et au fond
31:33tout le monde est en train
31:34de se dire
31:34ou plutôt d'agir
31:35de manière à
31:36comme il y a des flux migratoires
31:37qui arrivent d'Espagne
31:38qui arrivent d'Italie
31:40en fait on est contraints
31:41nous-mêmes
31:41d'agir en conséquence
31:42de les gérer
31:43donc on n'a pas vraiment
31:44on n'a pas vraiment
31:44de solution à ce sujet-là
31:46je trouve ça franchement
31:47pas très intelligent
31:48de se dire
31:48de la part de ce maire communiste
31:50de se dire
31:50il faut que j'intègre
31:51les mineurs isolés
31:52dans mon village
31:53alors que la population
31:54elle est déjà assez veille
31:55on voit bien que c'est un petit village
31:56assez rustique
31:56très joli
31:57et très éloignée du reste
31:58c'est-à-dire que
31:58s'ils sont vraiment mineurs
31:59sans voiture
32:00ils ne vont pas aller bien loin
32:01je ne vois pas l'intérêt
32:03ils sont plutôt proches
32:04des centres urbains
32:04dans ce cas-là
32:05ça aurait plutôt une cohérence
32:06mais mettre ça
32:06dans un village aussi isolé
32:08ça n'a strictement
32:09aucune cohérence intellectuelle
32:11ni même logique
32:12ou économique
32:13oui mais juste
32:13effectivement je pense que
32:14ça fait partie
32:15des fausses bonnes idées
32:16et on sent dans le discours du maire
32:18comme on a entendu
32:19pendant très longtemps
32:20certains patrons
32:21disant
32:21on a un problème de main d'oeuvre
32:23il faut venir de l'immigration
32:24là en gros
32:24on a un village
32:26qui est en train de se vider
32:27et donc on va faire venir
32:28l'immigration
32:28pour redynamiser le village
32:30en réalité
32:31c'est vraiment
32:32pas comprendre
32:33que les gens
32:35ne sont pas interchangeables
32:36et qu'effectivement
32:37quand on fait ça
32:37on amène d'autres problèmes
32:39effectivement
32:39si on n'a pas en plus
32:40les solutions
32:41pour justement
32:43les solutions
32:44les structures
32:44qui leur permettent
32:45de s'intégrer réellement
32:46de s'assimiler
32:47on est dans une situation
32:49où en fait
32:49on renforce les problèmes
32:50on sait que dans d'autres
32:52villes mieux loties
32:53on a déjà souvent
32:54des vraies difficultés
32:55avec ces centres d'accueil
32:56qui sont souvent
32:57des facteurs d'insécurité
33:00en tout cas
33:01de crise ponctuelle
33:02là effectivement
33:03on sait que ce village là
33:04n'aura pas les moyens
33:05de gérer ça
33:06et que c'est pas
33:07les bons sentiments
33:08qui permettront
33:10de régler ça
33:10donc là en fait
33:11on a vraiment l'impression
33:12qu'au nom de bons sentiments
33:14au nom effectivement
33:15parce qu'on avait déjà entendu ça
33:16il y a quelques années
33:17je me rappelle
33:19qu'au moment
33:20où il y avait eu
33:21la crise migratoire
33:23certains départements
33:23disaient qu'il y a
33:25un tel vide
33:26qu'on pourrait
33:27accueillir chez nous
33:28même Charles Aznavour
33:30avait dit ça
33:31et je pense qu'effectivement
33:32malheureusement
33:33c'est pas comprendre
33:33que derrière tout ça
33:35les personnes ne sont pas
33:36interchangeables
33:37et qu'on ne peut pas
33:38simplement faire venir
33:38les gens comme ça
33:40justement à l'époque
33:41du flux migratoire
33:43qui venait de Turquie
33:44il y a un petit village
33:46dans l'Orne
33:46qui s'appelle Pérou
33:47il a accueilli
33:4824 jeunes Syriens
33:50mais qui ne parlaient pas français
33:51et c'était que des garçons
33:52ils les ont parqués
33:53dans un centre d'hébergement
33:55et ils ne savaient pas quoi faire
33:56donc c'était tous les jours
33:57ils allaient se saouler
33:58dans le bar
34:00et ils créaient des problèmes
34:01sur problème
34:02sur problème
34:02donc ces mères là
34:05idéologiquement
34:05c'est bien beau
34:06mais il faut qu'ils tirent
34:08la conclusion d'ailleurs
34:09il faut voir le réel derrière
34:10merci beaucoup
34:11d'avoir été mes invités
34:12de nous avoir suivis
34:13dans ce 60 minutes info
34:15je vous rappelle
34:15le rendez-vous
34:16à 18h sur CNews
34:18Charles a l'oncle
34:19seul contre tous
34:20un documentaire
34:21donc que vous retrouverez
34:22à 18h sur CNews
34:23tout de suite
34:24c'est Olivier de Caranfleck
34:25et ses invités
34:26pour l'heure inter
34:27bonne fin de journée
34:28sur CNews
Commentaires

Recommandations