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Les invités débattent de l'actualité dans #120MinutesInfoWE tous les vendredis et samedis à 15h.
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00:00:01120 minutes info week-end, bonjour à tous, plaisir de vous retrouver en ce début de week-end,
00:00:062h pour décrypter l'actualité avec mes invités que je vous présenterai dans une poignée de minutes,
00:00:11tout comme nos grandes thématiques évidemment, mais à 16h, 15h pile, j'avance d'une heure moi,
00:00:15je ne suis pas encore à l'heure d'été, à 15h pile, félicité Clint Docky, bonjour à vous,
00:00:20l'essentiel de l'actualité comme tous les jours à la même heure, et on commence avec ces tons rose
00:00:25et blanc
00:00:25qui ont accompagné Loana, Loana aujourd'hui qui a rejoint sa dernière demeure.
00:00:30Absolument, et la cérémonie des obsèques était ouverte au public ce matin à la cathédrale Sainte-Réparate de Nice,
00:00:37où des personnalités du monde de la télévision étaient présentes, comme l'animateur Benjamin Castaldi
00:00:42ou encore Alexia Laroche-Joubert, productrice de l'émission Love Story, ce premier programme de télé-réalité en France,
00:00:48lors duquel Loana s'est fait connaître en participant grandement au succès immédiat et phénoménal du programme.
00:00:54Loana Petrucciani, retrouvée morte le 25 mars dernier à son domicile, a ensuite été incinérée dans la plus stricte intimité.
00:01:02Dans l'actualité par ailleurs, débat tendu à l'Assemblée nationale, le texte de loi qui autorise le travail de
00:01:06certains salariés le 1er mai divise.
00:01:08Les députés ont convoqué et approuvé une motion de rejet tactique des macronistes pour accélérer le parcours législatif.
00:01:17Dounia Tangour était sur place, on l'écoute pour le détail des discussions.
00:01:21Suspension à répétition, échange agité ici à l'Assemblée nationale.
00:01:25Le texte sur le travail le 1er mai pour certains salariés a créé beaucoup de remous,
00:01:30soutenu par le gouvernement et le groupe Ensemble pour la République de Gabriel Attal.
00:01:35La proposition de loi a fait l'objet d'une motion de rejet préalable par le même groupe Ensemble pour
00:01:41la République.
00:01:42Une situation qui peut surprendre mais qui s'explique d'abord par cette volonté de contrer l'opposition vive de
00:01:49la gauche
00:01:49et ce risque éventuel d'obstruction dans les débats.
00:01:52La Macronie souhaitait également accélérer le calendrier parlementaire et envoyer directement le texte en commission mixte paritaire.
00:02:01Un choix appuyé par la droite républicaine.
00:02:03Laurent Wauquiez parle même de victoire, de vraie satisfaction.
00:02:06Il n'a pas hésité à tacler la France Insoumise qui l'accuse d'entretenir le chaos ici dans l
00:02:12'Assemblée nationale.
00:02:13La France Insoumise et la gauche dénoncent pour leur part un passage en force sans débat et une atteinte aux
00:02:19droits des travailleurs.
00:02:21Le gouvernement qui se montre prudent sur une baisse rapide des prix des carburants à la pompe.
00:02:26Le Premier ministre prendra la parole d'ailleurs à ce sujet à 18h depuis Matignon.
00:02:29Sébastien Lecornu souhaite tirer des leçons de cette crise énergétique qui traverse la France.
00:02:35Plusieurs ministres se sont rendus à Matignon pour travailler sur le futur plan d'électrification
00:02:39qui permettrait à l'Hexagone d'être moins dépendant des hydrocarbures importés.
00:02:44Des mesures fortes de sens face à l'incertitude de la réelle réouverture du détroit d'Hormuz.
00:02:49Les campements de migrants font leur retour dans le nord de la capitale, particulièrement dans la porte de la chapelle.
00:02:54C'était pourtant l'une des grandes promesses du nouveau maire de Paris, Emmanuel Grégoire.
00:02:59Fin janvier, il affirmait, je cite, « Il n'y aura plus de tentes dans l'espace public si je
00:03:03suis élu. »
00:03:04Mais à peine quelques semaines plus tard, retour à la réalité sur le terrain.
00:03:07Les campements de migrants réapparaissent et avec eux, la colère des riverains excédés par une situation qui perdure.
00:03:13Fabrice Elsner et Inès Salikane.
00:03:15Dans le 19e arrondissement de la capitale, de nombreuses tentes se sont réinstallées.
00:03:20Sous les ponts, le long des trottoirs, les campements se multiplient,
00:03:24plusieurs mois seulement après leurs dernières évacuations.
00:03:27Une situation qui exaspère les riverains, partagée entre lassitude et incompréhension.
00:03:33On attend vraiment des solutions rapides et il ne se passe rien.
00:03:37L'espoir, c'est d'avoir un nouveau maire qui prenne le sujet à bras-le-corps,
00:03:42qui traite les sujets, autant pour les migrants, je vous dis, pour les questions humaines et sanitaires,
00:03:46mais aussi pour les riverains qui, effectivement, ont marre de vivre dans cette espèce de microcosme-là,
00:03:52en fait, de bidonville, de saleté permanente.
00:03:55Enfin, la situation devient effectivement insupportable.
00:03:57Face à ces installations, chacun tente de s'adapter comme il peut.
00:04:02On fait des détours pour éviter de passer de vent.
00:04:06C'est vrai qu'on est gêné par des odeurs désagréables, un spectacle déplorable,
00:04:14des bruits, des vociférations jour et nuit, des bagarres de manière aléatoire.
00:04:19La situation s'est fortement dégradée et on a un sentiment d'abandon.
00:04:22Le maire Emmanuel Grégoire s'est pourtant rendu sur place il y a une dizaine de jours,
00:04:28mais depuis, les riverains disent attendre des actes concrets, à la hauteur des promesses politiques qui ont été faites.
00:04:36C'est le second drame migratoire en seulement dix jours.
00:04:40Quatre migrants sont morts noyés lors d'une tentative de traversée clandestine de la Manche.
00:04:44Les corps de deux hommes et de deux femmes ont été retrouvés hier matin dans le secteur d'Equilimplage,
00:04:49dans le nord Pas-de-Calais.
00:04:50Ils essayaient de rejoindre l'Angleterre à bord d'un taxi-boat avant d'être emportés par les courants.
00:04:55Un autre migrant, victime d'hypothermie, a été secouru en urgence relative
00:04:58et deux enfants ont également été pris en charge par les secours.
00:05:01Le bateau a ensuite continué son chemin avec une trentaine de personnes à bord.
00:05:06Direction Israël.
00:05:06Maintenant l'actualité internationale.
00:05:08Les habitants se sont réveillés sous les sirènes d'alerte
00:05:10après une attaque d'ampleur du Hezbollah en provenance du Liban.
00:05:13Très tôt ce matin, l'alarme a retenti à travers l'ensemble du pays,
00:05:18y compris à Tel Aviv et dans la ville côtière d'Ashdod.
00:05:20C'est ainsi que l'armée israélienne a averti la population de plusieurs frappes différentes
00:05:25de roquettes et de drones émises depuis le Liban.
00:05:27Une attaque revendiquée hier soir par le mouvement idéologique sur Telegram.
00:05:31On retrouve d'ailleurs tout de suite nos envoyés spéciaux à Tel Aviv,
00:05:34Régine Delfour et Charles Bagé.
00:05:35Régine, quelle est la situation maintenant sur place ?
00:05:42Oui, bonjour, félicité.
00:05:43En fait, avec Charles Bagé, nous sommes dans le nord d'Israël.
00:05:46On est à à peine 5 km de la frontière.
00:05:48On entend, je ne sais pas si vous l'entendez, mais on entend les tirs d'artillerie.
00:05:52Et c'est vrai qu'ici, dans le nord d'Israël, il y a beaucoup, beaucoup d'alertes
00:05:56puisqu'il y a de nombreuses roquettes qui sont lancées depuis le Liban par le Hezbollah.
00:06:02Il y a aussi énormément de drones.
00:06:04Alors, je peux vous dire qu'ici, les habitants sont extrêmement fatigués
00:06:08puisque l'école n'a pas repris, les activités non plus.
00:06:12Il y a toujours ces nuits qui sont entrecoupées avec, vous savez, ici, on a très peu de secondes
00:06:17pour se mettre à l'abri puisque le Liban, c'est juste à côté.
00:06:20Et donc, pour détecter le tir, ça nous laisse très peu de secondes pour nous mettre à l'abri.
00:06:24Donc, la situation ici, elle est très, très compliquée.
00:06:27Beaucoup moins qu'à Tel Aviv où, vous l'avez dit, on a été réveillés aux alentours d'une heure
00:06:3115,
00:06:32mais c'était une fausse alarme, en fait.
00:06:34Et dans le centre du pays et dans le sud du pays, en Israël,
00:06:38depuis le cessez-le-feu, l'annonce de l'accord du cessez-le-feu avec l'Iran,
00:06:41c'est beaucoup plus calme par rapport à ici.
00:06:43Merci beaucoup, Régine Delfour, avec Charles Baget, sur place en Israël.
00:06:46D'ailleurs, dès la fin de ce journal, on abordera notre première thématique
00:06:49autour de ces pourparlers qui s'organisent au Pakistan, entre les États-Unis et l'Iran.
00:06:54Ce sera notre premier sujet de discussion.
00:06:57Emmanuel Macron, d'ici là, et son épouse Brigitte sont arrivées ce matin au Vatican
00:07:00pour rencontrer le pape Léon XIV.
00:07:02Le président s'entretient avec le souverain Pontife pour la première fois
00:07:07près d'un an après l'élection du pape américain.
00:07:09L'un des sujets abordés au palais apostolitique sera la résolution de la crise au Moyen-Orient,
00:07:14mais aussi la situation du Liban.
00:07:16Léon XIV pourrait après interroger Emmanuel Macron sur des sujets bioéthiques
00:07:21et notamment sur l'aide active à mourir, dont le projet de loi est en cours et discussion.
00:07:26Quelques images de sport à présent.
00:07:41Et on ouvre ensemble une page de golf aujourd'hui avec le Master 2026 d'Augusta
00:07:47qui a commencé hier en Georgie.
00:07:49Le vainqueur en titre, l'Irlandais Rory McIlroy est parti très fort en se positionnant en tête
00:07:55à égalité avec Sam Burns, numéro 1 mondial.
00:07:58Le récit de cette première journée par Nicolas Niklusiak.
00:08:03Conserver son titre et sa veste verte, seules trois légendes l'ont réussi à Augusta.
00:08:08Niklos, Faldo et Woods, c'est le défi de Rory McIlroy,
00:08:13un tenant si bien dans son golf.
00:08:16Ça va tourner fort à droite, ça va tourner bien à droite et ça va rentrer !
00:08:22Quelle ligne ! Et quel pote de Rory McIlroy, le tenant du titre et co-leader du Masters !
00:08:27Carte de 67, bien meilleur départ que l'an dernier, démarche conquérante.
00:08:33En tête à moins 5, il est accompagné par l'américain Sam Burns.
00:08:41Derrière, les premiers poursuivants sont à moins 3.
00:08:44Il faut aller deux coups sous le pare pour retrouver le numéro 1 mondial, Scotty Scheffler.
00:08:49Solide dans le grand jeu.
00:08:55Moins en réussite sur les greens.
00:09:04Augusta peut offrir des moments magiques.
00:09:12Oh ! Le coup d'éclat de Shane Lurie !
00:09:16Trou numéro 13, Liguel pour l'Irlandais !
00:09:19Mais à la moindre petite erreur, cet endroit idyllique devient un enfer.
00:09:24A gauche du drapeau, c'est pas bon sur ce trou numéro 15 et ça sera dans l'eau, j
00:09:29'ai l'impression.
00:09:31Et oui, elle est là.
00:09:32La balle de McIntyre y retourne quelques instants plus tard.
00:09:41L'Écossais le regarde dans le vide, comme d'autres.
00:09:45Seuls 16 joueurs du champ ont battu le parcours sur ce premier tour.
00:09:58Vous avez regardé votre programme avec le parfum Mont-Blanc Explorer Extrême.
00:10:04Et merci à Félicité Kindoky, qu'on retrouvera dans une vingtaine de minutes pour le journal de 15h30.
00:10:09Judith Veintraub est parmi nous cet après-midi.
00:10:11Merci beaucoup Judith, grand reporter.
00:10:13Pierre-Marie Sèvres, directeur de l'Institut pour la justice.
00:10:15Bonjour.
00:10:15Bonjour à vous.
00:10:16Bonjour au général Bruno Dari, ancien commandant de la Légion étrangère.
00:10:20Merci d'être présent, tout comme Olivier Pardot, avocat notamment de Benjamin Netanyahouf.
00:10:24Faut-il le rappeler ?
00:10:25Merci à tous les quatre de m'accompagner pour évoquer d'abord le Pakistan.
00:10:28Le Pakistan qui s'apprête à accueillir des pourparlers, trois jours après ce fragile cessez-le-feu entre l'Iran
00:10:34et les Etats-Unis.
00:10:35Difficile de dire aujourd'hui si les négociations supposées mettre fin à la guerre contre l'Iran donneront un résultat.
00:10:40Tant les dissensions sont encore fortes, présentes.
00:10:43L'Iran, bien qu'à genoux, reste sur ses positions.
00:10:46La partie américaine reste aussi imprévisible que son président.
00:10:50L'état des lieux d'abord autour de ces négociations qui vont démarrer à Islamabad avec Quarantin Alonso.
00:10:55Avant même le début des négociations, cet homme, Khawaja Hassif, ministre de la Défense pakistanais, a affirmé qu'Israël était
00:11:04un état cancéreux dans la région.
00:11:06J'espère et je prie pour que les personnes qui ont créé cet état cancéreux sur la terre palestinienne et
00:11:11qu'on se débarrasse des Juifs européens, qu'ils brûlent en enfer.
00:11:15Une déclaration inacceptable pour Israël.
00:11:17Ce n'est pas une déclaration qui peut être tolérée de la part d'un quelconque gouvernement et encore moins
00:11:23de la part d'un gouvernement qui prétend être un arbitre neutre pour la paix.
00:11:26Une crise diplomatique alors que le Pakistan est le pays médiateur dans les pourparlers de cesser le feu entre Washington
00:11:33et Téhéran.
00:11:34Des négociations qui impliquent directement Israël et le Liban.
00:11:38L'Iran est en effet l'allié du Hezbollah, les Etats-Unis celui d'Israël.
00:11:44La semaine prochaine, cette frontière, la Blue Line, sera au cœur des négociations directes entre le Liban et Israël à
00:11:52Washington.
00:11:53Tracée par l'ONU en 2000, c'est ici que se concentre la majorité des combats liés à la présence
00:11:59du Hezbollah.
00:12:00Si Israël exige le retrait de cette organisation terroriste de la zone frontalière,
00:12:05l'armée israélienne vise plus largement à neutraliser le Hezbollah dans son ensemble,
00:12:11tant sur le plan militaire que politique, notamment à Beyrouth.
00:12:16On se rend compte que ce n'est pas gagné ces négociations générales d'Ari.
00:12:19D'abord peut-être un petit mot sur ce pays hôte des négociations,
00:12:23parce que c'est une première en tout cas dans cette guerre pour le Pakistan,
00:12:26qui réalise je trouve quand même un sacré tour de force en étant cet intermédiaire,
00:12:30un peu devenu ces dernières années les pestiférés de la région.
00:12:33Je le mets entre guillemets, bien sûr, ils ont un peu l'occasion de se refaire une virginité,
00:12:37même si on parle d'un pays qui considère Israël comme un cancer,
00:12:41mais qui est ami avec les États-Unis, la Chine notamment.
00:12:45C'est quand même une bonne chose.
00:12:47Oui, le conflit, ça l'a gelé à un moment, ça n'a pas arrêté, ça l'a gelé,
00:12:53et puis ils vont commencer à discuter.
00:12:55Donc si vous voulez, il faut voir l'aspect positif.
00:12:58Alors, ce n'est pas gagné, c'est évident.
00:12:59Si ça avait été si facile, on aurait trouvé quelqu'un d'autre,
00:13:01on l'aurait fait très bien plus tôt.
00:13:03Donc ce n'est pas évident, ça va durer longtemps.
00:13:06La seule chose qu'il faut espérer, c'est que l'affrontement sur le terrain
00:13:14s'arrête aussi longtemps que les pourparlers du rond.
00:13:18Voilà, donc, il ne va pas doubler par la réalité du terrain.
00:13:24Mais je fais confiance au président Trump, qui m'a dit bien le verbe,
00:13:30toute chose est son contraire, pour faire du rail et pour parler le plus longtemps possible.
00:13:34C'est Jay Divens qui va aller négocier directement avec Jared Kushner et M. Witkoff également.
00:13:42C'est ce trio qui se rendra sur place.
00:13:45Jay Divens qui va participer à ces négociations,
00:13:47qui s'est exprimé tout à l'heure, juste avant de s'envoler pour Islamabad.
00:13:50Nous attendons avec impatience les négociations.
00:13:53Je pense qu'elles seront constructives.
00:13:54Nous verrons bien.
00:13:55Comme le président américain l'a déclaré,
00:13:57les Iraniens sont disposés à négocier de bonne foi.
00:14:00Nous sommes tout à fait prêts à leur tendre la main.
00:14:02Mais s'ils tentent de se moquer de nous,
00:14:04ils constateront que notre équipe de négociations ne sera pas très réceptive.
00:14:08Nous allons donc essayer de mener des négociations constructives.
00:14:12Jay Divens qu'on l'en sait mettre par dos.
00:14:15Je ne sais pas si on m'a entendu.
00:14:16Jay Divens qu'on l'en sait être plutôt du versant des non-guerriers,
00:14:20des partisans de la paix.
00:14:23Qu'est-ce qu'on peut attendre de ces négociations ?
00:14:24Vous y croyez ?
00:14:25Ça fait 47 ans qu'il y a des négociations entre l'Iran et l'Occident en général.
00:14:31L'Iran manie à la perfection l'art de balader les Occidentaux.
00:14:36Et je pense qu'ils vont les balader.
00:14:39Ce dont il faut tirer comme enseignement, c'est deux enseignements.
00:14:43D'abord, il va falloir faire l'état des lieux de ce qui a été vraiment touché en Iran.
00:14:47Parce qu'au fond, on connaît le nombre de frappes.
00:14:50On ne sait pas les effets des frappes.
00:14:51Et souvenez-vous, après la guerre des 12 jours, tout devait être terminé.
00:14:54Et tout a repris.
00:14:56Israël ne se sent pas engagé sur le Liban pour une raison très simple.
00:15:01D'abord, ils ont une frontière avec le Liban.
00:15:04Le Hezbollah a déclaré la guerre à Israël au lendemain de l'attaque contre l'Iran.
00:15:09Alors qu'en principe, ça aurait été deux guerres différentes.
00:15:13Et je veux juste vous donner un chiffre.
00:15:15Vous vous rappelez qu'après 2024, le Hezbollah devait être désarmé.
00:15:19C'était la mission faite par le président libanais.
00:15:23Ce que les autorités libanaises ne sont pas parvenues à faire.
00:15:25Non seulement ils ne sont pas parvenues à faire, mais on se rend compte, de par les frappes, et notamment
00:15:30les frappes d'hier, que le Hezbollah est encore plus armé qu'avant.
00:15:35C'est-à-dire que, par exemple, les missiles, je parle bien des missiles et pas des drones, arrivent à
00:15:40atteindre jusqu'à Tel Aviv, c'est-à-dire le centre d'Israël, voire le sud d'Israël.
00:15:45Vous comprenez qu'il s'agit pour Israël d'une guerre existentielle.
00:15:50Parce que là, c'est son voisin, et c'est son voisin qui a déclaré la guerre et qui veut
00:15:53sa destruction.
00:15:54Maître Pardo, il y a deux terrains de négociation.
00:15:56Il y a celui imminent au Pakistan, entre l'Iran et les États-Unis, notamment autour du détroit d'Hormuz.
00:16:01Et on va en parler avec l'éclairage de Michael Dos Santos dans un instant.
00:16:03Et en effet, à Washington, dans quelques jours, Israéliens et Libanais, qui doivent se rencontrer également, là encore, pour un
00:16:11cessez-le-feu.
00:16:12Mais d'abord, la principale préoccupation, c'est le détroit d'Hormuz.
00:16:16Pour ce qui concerne Islamabad et les négociations irano-américaines, plusieurs centaines de navires sont toujours bloqués.
00:16:22Le régime annonce vouloir instaurer un système de péage.
00:16:24Michael Dos Santos, bonjour, qui vient nous éclairer sur la situation.
00:16:28La situation dans ce passage pour le commerce mondial est toujours figée.
00:16:31C'est 20% du pétrole brut mondial qui y transite, faut-il le rappeler.
00:16:35Oui, situation figée, trafic très perturbé, Julien.
00:16:39Seulement, neuf navires auraient franchi le détroit d'Hormuz depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu.
00:16:45On va voir dans le détail de quel navire il s'agit.
00:16:47Le MSG, pétrolier battant pavillon gabonais, deux pétroliers iraniens et puis six vraquiers.
00:16:54On est très loin, très loin des 120 navires qui franchissaient en moyenne chaque jour ce passage stratégique avant la
00:17:03guerre.
00:17:04Forcément, cette situation énerve qui ?
00:17:06Eh bien, Donald Trump, l'Iran fait un très mauvais travail, certains diraient déshonorant, en permettant au pétrole de passer
00:17:13par le détroit d'Hormuz.
00:17:15Ce n'est pas l'accord que nous avons.
00:17:17Voilà ce qu'a dit Donald Trump sur son réseau social.
00:17:20Comment on explique cette réouverture au compte-gouttes ?
00:17:22Eh bien, la voie maritime, vous allez le voir, s'est considérablement rétrécie.
00:17:27Les gardiens de la Révolution disent avoir miné cette zone en orange que vous voyez sur l'image, zone de
00:17:33danger.
00:17:35Résultat, eh bien, seules deux voies permettent de naviguer en toute sécurité.
00:17:39L'entrée, donc c'est cette voie verte qui permet d'entrer dans le détroit d'Hormuz.
00:17:43Et puis, la sortie qui est ici illustrée en bleu.
00:17:47Habituellement, ils transitent forcément par ce couloir que vous voyez ici, le couloir traditionnel en rouge.
00:17:53Selon les services de renseignement américains, la zone qui est donc en orange sur cette carte, eh bien, aurait été
00:17:59minée.
00:18:003 000 à 6 000 mines dispose l'Iran pour tapisser le détroit d'Hormuz, l'île de l'Arak,
00:18:07que l'on surnomme et que vous avez vu sur cette carte, le péage de Téhéran.
00:18:11Oui, parce que le régime souhaite faire payer le droit d'entrée dans ce détroit.
00:18:14Oui, et puis voici les conditions iraniennes pour faire entrer effectivement les navires dans ce détroit d'Hormuz.
00:18:20Environ 1 euro le baril, paiement en yuan, monnaie chinoise ou encore en crypto-monnaie.
00:18:27Tout ça pour éviter, bien sûr, les sanctions internationales.
00:18:31Une idée qui est loin de convaincre les Européens.
00:18:33Les Français qui rappellent que cela est contraire à la Convention de l'ONU sur le droit de la mer.
00:18:38La Convention de Montego Bay, signée en 1982, et qui dit ceci.
00:18:44Dans les détroits, tous les navires et aéronnefs jouissent du droit de passage en transit qui ne doit pas être
00:18:51entravé.
00:18:52Du côté des États-Unis, eh bien, là, encore une fois, la position a varié.
00:18:56Donald Trump n'avait pas exclu au tout départ une co-entreprise avec l'Iran pour récolter les fonds de
00:19:01ce péage.
00:19:02L'argent de ce péage, désormais, le président américain, eh bien, y est opposé.
00:19:05Ils n'ont pas intérêt à le faire, à lâcher le président américain.
00:19:08– Merci beaucoup, Mickaël.
00:19:10On peut peut-être voir, d'ailleurs, le tweet, enfin, le message sur son réseau social de Donald Trump,
00:19:16en effet, que vous venez d'évoquer, Olivier Pardot.
00:19:18Il y a un autre nom pour ce péage, ça s'appelle le racket.
00:19:22Je crois que c'est assez évident.
00:19:25– L'Iran est un État voyou, et nous, nous sommes particulièrement au courant que c'est un État voyou
00:19:30en France,
00:19:31puisque nombre d'attentats ont été avec la main de l'Iran.
00:19:36L'Iran a du sang français sur les mains, du sang français sur les mains.
00:19:40Et je suis interloqué par la position française.
00:19:44La position française qui tend la main, je le comprends pour libérer nos deux otages, et tant mieux,
00:19:50mais qui tend la main au Mola, qui condamne avec une force incroyable Israël, enfin, à un moment donné…
00:19:57– Alors vous avez quand même Jean-Noël Barraud qui est sorti de sa réserve en disant que ce projet
00:20:00de péage était illégal.
00:20:01On l'entendra sur le temps dans un instant, mais…
00:20:03– Pardon, sur le droit international, qui est quand même la grande victime de cela.
00:20:08Mais pourquoi ? Parce qu'il est totalement inefficace.
00:20:10Il n'a jamais protégé quiconque, le droit international.
00:20:13Et le droit international, aujourd'hui, démontre sa vacuité.
00:20:16– Et je suis encore une fois interloqué, je vous donne un seul exemple.
00:20:21La France a un rôle majeur, avait un rôle majeur, et je parle à côté de vous, mon général.
00:20:26C'est d'épauler l'armée libanaise pour qu'elle puisse faire le ménage sur le Hezbollah.
00:20:32Qu'est-ce qui a été fait ? Rien.
00:20:34Quand le président Macron est venu après l'explosion du port de Beyrouth, il n'a même pas cité le
00:20:39nom du Hezbollah.
00:20:40Voyez-vous la distance qui est faite ?
00:20:43Alors, pour taper sur Israël, ils sont les premiers.
00:20:46Mais quand il s'agit d'être face à des vrais ennemis, que sont les islamistes,
00:20:50que ce soit le Hezbollah, l'Iran ou le Hamas, il n'y a plus personne.
00:20:54– On va en parler, mais restons un instant sur cette taxe sur le détroit d'Hormuz,
00:20:58parce que ça peut nous étonner, nous surprendre,
00:21:01puisqu'on va rappeler quand même en général qu'avant le début de la guerre,
00:21:04le détroit était ouvert et que les passages étaient évidemment gratuits,
00:21:08puisque c'est illégal de faire payer le passage dans les détroits,
00:21:13et que ça pourrait finir avec un péage.
00:21:16C'est une drôle de victoire pour le président américain quand même.
00:21:20– Oui, d'abord, ce n'est pas fait.
00:21:22Vous critiquez beaucoup le droit international,
00:21:24mais n'empêche que c'est ce qui a fait vivre et a fait fonctionner le détroit d'Hormuz
00:21:28depuis 40, 50, un siècle.
00:21:32Donc le droit international, il a quand même sa force quand tout le monde coopère.
00:21:37Alors c'est vrai que dès qu'il n'y a qu'un voyou qui rentre dans le système,
00:21:43et puis est-ce que vous connaissez beaucoup de pays qui sont prêts à sacrifier des vies humaines
00:21:49ou des bateaux, etc., pour assurer l'habitat de circulation aux droits d'Hormuz.
00:21:53C'est ça le problème.
00:21:55– Sauf que là, c'est quand même assez contre-productif ce qui s'est passé,
00:21:58puisqu'après 40 jours de guerre, finalement, ça se transforme en un contrat juteux pour l'Iran.
00:22:04200 millions d'euros par jour, ça fait 90 milliards par an.
00:22:07Tout ça, évidemment, dans la poche des mots-là.
00:22:09– Oui, on pourrait ajouter que le régime n'a pas été renversé.
00:22:16Des responsables, des dignitaires ont été supprimés, d'autres ont pris la relève.
00:22:22Donc de ce point de vue aussi, ce n'est pas ce qu'avait dit vouloir,
00:22:26en tout cas à un moment, Donald Trump, puisqu'évidemment,
00:22:29les variations de ces déclarations seront telles qu'on est bien obligé de les dater.
00:22:33À un moment, il nous expliquait que le régime des mots-là allait être renversé,
00:22:37avec même l'aide du peuple iranien.
00:22:39– Le décalage entre les déclarations jusque-boutistes et ce pas vers la diplomatie sont…
00:22:46– Donc l'Ebola, l'Iran a réussi, en plus de la menace d'un péage sur le détroit d
00:22:53'Hormuz.
00:22:53Ça fait quand même trois points noirs, trois échecs pour le moment.
00:22:58– On va continuer les discussions, on va revenir également sur cette séquence qui se joue au Liban,
00:23:05et cette volonté américaine de voir la situation s'apaiser,
00:23:09ce qui est un décalage également peut-être avec les mots de Benyamin Netanyahou
00:23:13qu'on entendra dans une poignée de secondes.
00:23:15La pause, on se retrouve pour le JT de Félicité, Kindoki,
00:23:18et la suite de nos discussions, à tout de suite.
00:23:24– Il est quasiment 15h30, merci de nous rejoindre en direct sur CNews,
00:23:28la suite de 120 minutes infos week-end, on vous accompagne jusqu'à 17h15h30,
00:23:32c'est l'heure du JT de Félicité, Kindoki, rebonjour, félicité.
00:23:35Le gouvernement qui se montre prudent sur une baisse rapide des prix des carburants à la pompe,
00:23:40on va en parler longuement à partir de 16h.
00:23:42Le Premier ministre qui va prendre la parole d'ailleurs à ce sujet,
00:23:44des annonces peut-être à attendre à 18h depuis Matignon.
00:23:47– Et Sébastien Lecornu souhaite tirer des leçons de cette crise énergétique que traverse la France.
00:23:53Plusieurs ministres se sont rendus à Matignon pour travailler sur le futur plan d'électrification
00:23:57qui permettrait à l'Hexagone d'être moins dépendant des hydrocarbures importés.
00:24:01Des mesures fortes de sens face à l'incertitude de la réelle ou réouverture du détroit d'Hormuz.
00:24:06– Et on va venir à ce thème que vous lisiez en bas de l'écran,
00:24:10ce texte de loi qui autorise le travail de certains salariés le 1er mai qui divise.
00:24:13– Les députés ont approuvé une motion de rejet tactique des Macronistes
00:24:18pour accélérer son parcours législatif.
00:24:21Un vote ayant pour effet d'envoyer directement le texte devant une commission mixte députés-sénateurs
00:24:27afin qu'ils puissent s'appliquer d'ici au 1er mai.
00:24:30La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a dénoncé un passage en force
00:24:35qui se paiera très cher, dit-elle.
00:24:37Et le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, s'emploie à rassurer les syndicats.
00:24:42– Dans l'actualité également, l'Observatoire juif de France
00:24:46qui dépose plainte après la lecture à l'Assemblée nationale par le garde des Sceaux
00:24:50d'une série de messages antisémites visant Sacha Strauss-Kahn, porte-parole du ministère de la Justice.
00:24:55– Des messages diffusés sur les réseaux sociaux, publiés sous un poste du compte X de Thomas Porte,
00:25:00restés sans condamnation ni suppression selon le ministre.
00:25:03La plainte de l'OJF vise donc les auteurs de ces messages antisémites
00:25:07ainsi que toute responsabilité qui pourrait apparaître dans leur diffusion, leur maintien ou leur délai.
00:25:11– Direction Toulouse à présent, une série de fusillades a éclaté ces derniers jours.
00:25:14– Plusieurs tirs ont été entendus au Mirail, mais aussi à Ampalo.
00:25:19Ces quartiers sont connus pour plusieurs points de deal.
00:25:22Alors, est-ce que ces deux affaires sont liées ?
00:25:25L'enquête devrait pouvoir rapidement le déterminer.
00:25:27Pour le parquet de Toulouse, tout est encore flou.
00:25:29À ce stade, le procureur ne souhaite pas communiquer plus sur ces différentes affaires.
00:25:34Jean-Luc Thomas.
00:25:35– Hier au petit matin, les habitants du Grand Mirail se réveillent en sursaut.
00:25:40Ils entendent plusieurs coups de feu dans plusieurs secteurs.
00:25:43Tout commence ici, vers 6h.
00:25:45Une voiture noire est visée par deux hommes à moto.
00:25:48À 200 mètres de là, peu de temps après, dans cette rue, une autre fusillade se fait entendre.
00:25:54Les policiers trouvent 15 douilles sur la chaussée.
00:25:57Une série qui surprend la police.
00:26:00– C'est la première fois qu'autant de points sont touchés à une même nuit.
00:26:04C'est la guerre des stupes qui fait qu'on veut prendre des points de deal
00:26:08et s'asseoir sur un point de deal qui est assez lucratif.
00:26:13– Est-ce que c'était un message qu'on voulait faire passer
00:26:16ou est-ce que vraiment on voulait directement prendre tous les points qui étaient en place ?
00:26:20– Deux personnes sont blessées par balles, dont une grièvement.
00:26:24Les policiers estiment à 6 le nombre de fusillades.
00:26:27Mercredi soir, dans un autre quartier, près d'un point de deal,
00:26:30un homme est lui aussi blessé sérieusement aux jambes par un tireur circulant en trottinette.
00:26:36– C'est inquiétant, c'est inquiétant pour la population, c'est inquiétant pour nos collègues sur le terrain,
00:26:40c'est compliqué, on est en sous-effectif et il y a une recrudescence de violence
00:26:46et il peut se dire que Toulouse est en train de devenir, dans certains quartiers, le petit Marseille.
00:26:51– La police judiciaire est saisie, il pourrait s'agir de règlements de comptes liés au trafic de drogue.
00:26:58Pour l'instant, aucune piste n'est écartée.
00:27:01– Actualité internationale, le Pakistan s'apprête à accueillir les Iraniens et les Américains
00:27:06pour des pourparlers, mais la participation des Iraniens est encore incertaine.
00:27:09– Au troisième jour de cesser le feu, les deux pays doivent négocier à présent
00:27:14sur les termes du plan de paix à Islamabad, mais l'arrivée de la délégation iranienne,
00:27:19vous l'avez dit Julien, n'est toujours pas confirmée,
00:27:21tandis que le vice-président américain, Julie Vannes, se dit optimiste
00:27:24en souhaitant des négociations positives avec l'Iran.
00:27:28Une trêve déjà compromise par les affrontements entre Israël et le Hezbollah pro-iranien au Liban.
00:27:32– Et on parle de ces négociations et du contexte après trois jours de cesser le feu.
00:27:36Dans un instant avec les invités, le reste de l'actualité internationale,
00:27:38les élections législatives en Hongrie, prévues dimanche, s'annoncent compliquées.
00:27:43– Le Premier ministre nationaliste, Victor Orban, accuse l'opposition de complot.
00:27:48Selon lui, ses adversaires se livreraient à une tentative organisée,
00:27:51d'utiliser le chaos pour remettre en cause les résultats.
00:27:54Le chef du parti adverse lui a démenti les accusations.
00:27:58Victor Orban, au pouvoir depuis 2010, vise un cinquième mandat,
00:28:01mais son rival conservateur et pro-européen, Peter Maguiar,
00:28:04est largement en tête des sondages indépendants.
00:28:06– Merci beaucoup, félicité.
00:28:08On part pour Hawaï, pour une dernière image,
00:28:10avec des images impressionnantes du volcan Kilauea en éruption ?
00:28:14– C'est ainsi qu'on le prononce.
00:28:15– D'accord, merci.
00:28:16– Cette vidéo, vous allez le voir, a été prise hier au crépuscule
00:28:20par le United States Geolocal Survey.
00:28:22L'agence géologique a estimé que les fontaines de l'Ave observées
00:28:25atteignent les 190 mètres de haut.
00:28:28Le Kilauea, comme vous le dites si bien,
00:28:30est l'un des volcans les plus actifs au monde,
00:28:32est en éruption de manière intermittente depuis le 23 décembre 2024.
00:28:37Et ce dernier épisode correspond au 44e épisode de Fontaine de l'Ave
00:28:40durant cette période.
00:28:41– La nature est formidable, elle nous offre un spectacle grandiose.
00:28:46Et on la remercie.
00:28:47– Merci beaucoup, félicité pour cette belle image et pour toutes ces informations.
00:28:51Évidemment, on est toujours avec Pierre-Marie Serge, Judith Veintrop,
00:28:54le général Bruno Dari, Olivier Pardeau.
00:28:56Continuons un instant de discuter ces négociations qui doivent commencer.
00:29:00La délégation iranienne est attendue, elle joue un petit peu le théâtre.
00:29:04On l'a compris aussi ces derniers temps sur la façon de communiquer des Iraniens.
00:29:08A priori, si Jade Evans est présent, je ne suis pas sûr qu'il fasse Washington et Islamabad
00:29:12pour se retrouver tout seul dans une chambre d'hôtel.
00:29:14Donc les Iraniens sont attendus sur place, on se pose beaucoup de questions
00:29:18sur cet Iran qui se présente en position de force,
00:29:22alors que dans les faits, il semblerait que ce soit l'inverse.
00:29:25Écoutez d'abord, tiens, ce message, on ne l'a toujours pas vu,
00:29:27Mosh Taba Khamenaï, le nouveau guide suprême,
00:29:30qui a pris la place du précédent guide suprême tué, éliminé au début de cette guerre.
00:29:37Les messages sont lus par une présentatrice, on ne l'a toujours ni vu, ni entendu.
00:29:40Écoutez.
00:29:46Nous exigerons une réparation pour chaque blessure subie,
00:29:49ainsi que pour les familles des martyrs et des combattants de cette guerre,
00:29:53et la gestion du détroit d'Hormuz sera entièrement repensée.
00:29:58Nous n'avons pas cherché la guerre, et nous ne la voulons pas,
00:30:01mais nous ne renoncerons en aucun cas à nos droits légitimes,
00:30:04et à cet égard, nous considérons l'ensemble du front de la résistance comme un tout.
00:30:10Gérald Dari, ça vous surprend, vous, que cet Iran se présente toujours dans cette position de force,
00:30:15alors que je le disais, militairement exsangue, économiquement très affaibli,
00:30:18je crois qu'on a 50% d'inflation le mois dernier en Iran.
00:30:22Sur le plan politique, on ne sait même pas si le leader est mort ou vif.
00:30:26Il y a quand même beaucoup de théâtre dans les déclarations du régime
00:30:29qui fait monter les enchères, et ça, on a compris que le régime était très fort à ce petit jeu
00:30:33-là.
00:30:35Moi, je pense que le régime des Mollas a été renversé, a été supprimé, donc le 28...
00:30:41L'ayatollah a été supprimé, le régime des Mollas est bien en place en Iran.
00:30:44C'est les gardiens de la révolution qui ont pris le pouvoir.
00:30:49Ils n'ont rien derrière eux, le jour où ils perdent, ils perdent tout, la vie, etc.
00:30:54Donc je pense que pour eux, pour leur régime, c'est un combat de survie.
00:30:58On a vu comment ils ont traité leur population à Téhéran début janvier,
00:31:03c'est-à-dire que, je ne sais pas s'il y a eu 20 000, 30 000, 40 000
00:31:06morts.
00:31:07Peut-être même plus.
00:31:08Peut-être plus.
00:31:09Donc ils méprisent profondément la population.
00:31:11Ils sont installés au pouvoir depuis presque 48 ans, là.
00:31:18Et donc ils cramponnent au pouvoir.
00:31:21Et je pense qu'ils sont conscients que personne n'osera débarquer à Téhéran pour les renverser.
00:31:29Et trouvent peut-être aussi une porte de sortie...
00:31:32Tiens, Pierre Maricef qui voulait s'exprimer.
00:31:34Trouve une porte de sortie à travers ces négociations au Pakistan et ce levier de pression sur le droit d
00:31:38'Hormuz.
00:31:38On met toujours la barre auto-départ.
00:31:41Moi, ce que je trouve étonnant, effectivement, dans le fait que l'Iran se présente encore en position de force,
00:31:46alors qu'objectivement, ils ont certainement reçu des dégâts très importants.
00:31:50Ils ont perdu leur chef.
00:31:50Ne serait-ce que ça, il n'y a pas si longtemps, au Moyen-Âge, perdre son chef, c'était
00:31:54perdre la guerre.
00:31:56À mon avis, ça tient à la différence des régimes.
00:31:59C'est-à-dire que les Occidentaux, les États-Unis en premier chef, sont une démocratie.
00:32:04Donc, les dirigeants américains doivent répondre, quelque part, à l'opinion publique américaine.
00:32:10Idem pour Israël, ils ont une opinion publique à gérer.
00:32:13Dans un régime comme le régime iranien, il n'y a pas d'opinion publique.
00:32:17Parce que l'opinion publique est muselée et quand elle parle, on sait qu'à coup de baïonnette, on peut
00:32:22la faire rentrer dans le rang.
00:32:23Donc, ça crée effectivement une asymétrie.
00:32:25C'est-à-dire que les Américains ont à gérer dans leurs négociations le fait de ne pas froisser leur
00:32:30opinion publique, des élections, etc.
00:32:32Est-ce que les Iraniens n'ont pas ce problème-là ?
00:32:34À mon avis, c'est une des raisons qui explique le mieux, effectivement, cette asymétrie, pratiquement, entre les deux parties.
00:32:41Et puis, cette grande différence dans l'approche des négociations.
00:32:44Et ce qui est terrible avec ces négociations qui s'engagent, qui sont quand même une bonne chose, évidemment,
00:32:49si elles peuvent mener vers une paix et un accord.
00:32:52Mais la conséquence, Judith, c'est qu'aujourd'hui, le changement de régime en Iran n'est plus du tout
00:32:58d'actualité.
00:32:59Il me semble.
00:33:00Et ça, c'est la pire nouvelle pour le peuple iranien.
00:33:03Il me semble. Alors, c'est vrai que, comme ça n'est pas une démocratie,
00:33:08on a quelques difficultés à appréhender la réalité du pouvoir qu'a encore le régime des Mola,
00:33:17qui pour moi n'est pas du tout décapité, mais il est toujours debout,
00:33:21puisque, de toute façon, depuis le départ, originellement, c'est les gardiens de la Révolution qui l'avaient installé,
00:33:27et ils marchaient, la mettent dans la main.
00:33:28Donc, que ce soit ces blancs-bonnets, bonnet blanc, pour moi, vraiment, ce sont les mêmes.
00:33:34Et d'ailleurs, les gens sont assez interchangeables.
00:33:37Le fils Ramenei, à la place de Ramenei, même si on ne sait pas s'il est blessé ou mort,
00:33:43fait office d'eux.
00:33:46Donc, ça tient. Qu'est-ce qui se passe à l'intérieur ?
00:33:48Dans quelle mesure la population est contrainte de s'incliner ou adhère ?
00:33:57Parce qu'on sait aussi qu'en cas d'attaque extérieure, ça a un élément fédérateur sur un peuple,
00:34:04quel qu'il soit, que ce soit les griefs, la détestation même qu'on peut avoir contre son régime.
00:34:08Il y a un effet, on se regroupe face à l'ennemi commun.
00:34:13Donc, il y a des tas d'inconnus, avec quand même quelques éléments factuels, j'en parlais tout à l
00:34:18'heure.
00:34:19Est-ce que l'Iran accepte de donner ses stocks d'uranium enrichis ?
00:34:27Pour l'instant, la réponse est non.
00:34:29C'est non à tout, si on écoute le régime.
00:34:31La réponse à toute prétention de rendre les détroits d'Hormuz payants, de se faire une rente grâce aux détroits
00:34:38d'Hormuz,
00:34:38pour l'instant, c'est non.
00:34:40Quant à l'attitude vis-à-vis d'Israël, les déclarations du ministre de la Défense du Pakistan,
00:34:50qui parlent d'Israël comme d'un cancer et qui souhaitent la mort de tous les juifs européens,
00:34:56aucun mal des dispositions de l'Iran.
00:34:59C'est pour ça que ces négociations sont plus qu'incertaines.
00:35:02Je me permets d'avancer, Olivier Pardo, et je vous donne la parole,
00:35:05parce que tournons-nous justement vers le regard israélien.
00:35:08Le Premier ministre, Benyamin Netanyahou, qui a ordonné de son côté l'ouverture de négociations directes avec le Liban,
00:35:13puisqu'on sait que les bombardements, eux, sont toujours très intenses entre le nord d'Israël et le sud de
00:35:17l'Iban.
00:35:17Il y a une négociation sur le désarmement du Hezbollah, sur la paix entre les deux pays.
00:35:21Des pourparlers sont prévus la semaine prochaine à Washington.
00:35:23Écoutez Benyamin Netanyahou ces dernières heures.
00:35:28Je tiens à vous dire qu'il n'y a pas de cessez-le-feu au Liban.
00:35:31Nous continuons de frapper le Hezbollah avec force,
00:35:33et nous ne nous arrêterons pas tant que votre sécurité ne sera pas rétablie.
00:35:39Suite aux appels répétés du gouvernement libanais en faveur de négociations de paix avec nous,
00:35:45j'ai donné instruction hier soir au cabinet d'ouvrir des négociations directes avec le Liban afin d'atteindre deux
00:35:50objectifs.
00:35:51Premièrement, le désarmement du Hezbollah.
00:35:54Et deuxièmement, un accord de paix historique et durable entre Israël et le Liban.
00:35:59C'est vrai que la situation est critique au Liban, Olivier Pardo.
00:36:02Les frappes israéliennes se multiplient, c'est la réalité.
00:36:06Elles causent des centaines de morts.
00:36:08Mais l'autre réalité, c'est qu'en face, il y a le Hezbollah,
00:36:11dont la seule raison d'exister est l'éradication de l'État d'Israël.
00:36:15Oui, si on reprenait les déclarations du Hezbollah,
00:36:18elles seraient extraordinairement proches de celles du ministre de la Défense pakistanais.
00:36:22On va dire brûler tous les juifs d'Europe.
00:36:25On a envie de lui dire, mon ami, ça a déjà été fait.
00:36:30Et c'est un jour où vous vous posez la question de savoir
00:36:32s'il y a une identité entre l'antisémitisme et l'antisionisme.
00:36:37Reprenez ces déclarations-là et vous aurez la preuve par trois.
00:36:42Le décalage, c'est que pour Israël, on est dans une guerre existentielle.
00:36:45Et que pour les États-Unis, les objectifs sont mouvants, sont différents.
00:36:49Et ce décalage nous déstabilise également.
00:36:51en conservateur de ce conflit.
00:36:54Mais au fond, si la guerre s'arrêtait, je ne pense pas qu'elle s'arrêtera.
00:36:58Si la guerre s'arrêtait, qui aurait comme perdant ?
00:37:02D'abord le peuple iranien.
00:37:04Parce que, au fond, c'est le grand perdant.
00:37:07Le deuxième perdant, ce sont les États du Golfe.
00:37:09Parce que les États du Golfe, ils ont un modèle.
00:37:11Le modèle, c'était le modèle de la sécurité.
00:37:13On vient chez eux, on est tranquille, on n'a pas d'impôts,
00:37:17on a une sécurité massive, on peut mettre tous ces milliards
00:37:20ou toutes ces influenceuses ou influenceurs à l'abri.
00:37:24Ce modèle s'est effondré.
00:37:25S'il y rend maintien.
00:37:26Et vous avez un retournement extraordinaire de ces États
00:37:30qui, au départ, disent à Trump, surtout, n'allez pas à la guerre.
00:37:34Et qui, maintenant, ont compris que les États-Unis n'étaient en rien un protecteur.
00:37:39Mais ça, le monde entier le sait, c'est-à-dire qu'ils interviennent d'un coup
00:37:42et puis ils se retirent et c'est la catastrophe.
00:37:45Et ils ont un seul protecteur qui est Israël.
00:37:48Parce que la seule puissance qui fait le pendant de l'Iran, c'est Israël.
00:37:53Et donc là, vous avez vu que Bahreïn, l'Arabie Saoudite ou des grands pays
00:37:58vont, à mon sens, accélérer ce point de vue.
00:38:01Les pays du Golfe qui dénoncent, d'ailleurs, l'initiative de taxes de péage
00:38:04dans le détroit d'Hormuz.
00:38:06On parlait tout à l'heure du droit international.
00:38:08Vous voyez que quand on met une situation de fait,
00:38:11je ne vois pas l'ONU, les instances internationales...
00:38:15La question, c'est celle de l'efficacité.
00:38:17La question, c'est celle... Pardon de vous interrompre,
00:38:18mais la question pour Israël, même si on comprend bien,
00:38:21si on a un regard vraiment distancié sur la situation,
00:38:25pour que les négociations aboutissent, la clé, elle est à Tel Aviv.
00:38:28Ça paraît assez évident.
00:38:31La question, c'est toujours pareil, c'est celle de l'efficacité.
00:38:33Israël bombarde, pilonne le Hezbollah, tente de l'affaiblir.
00:38:38Ça ne fonctionne pas.
00:38:40Ça ne fonctionne pas et on se dit que, peut-être qu'en effet,
00:38:42ça doit passer par des négociations politiques.
00:38:45Mais ça ne fonctionne pas.
00:38:46Ça ne fonctionne en partie, ça l'affaiblit.
00:38:48Et général ensuite.
00:38:49Allez-y, Judith, et le général reprendra.
00:38:52Ça l'affaiblit quand même beaucoup.
00:38:57On a beaucoup parlé...
00:38:58Oui, mais chaque bombardement sur le Liban nous montre des images de dommages collatéraux
00:39:05et fait craindre pour Israël une perte de soutien international.
00:39:07Et on a l'impression qu'on est en train de répéter le schéma de la guerre de Gaza.
00:39:10Mais pardon, c'est fichu, le soutien international à Israël.
00:39:14Vous avez quand même les États-Unis qui sont derrière.
00:39:17Quand vous avez...
00:39:17Pour le moment, ce qu'on peut remarquer justement, c'est que malgré ces allers-retours,
00:39:23Donald Trump a confirmé que le Liban ne faisait pas partie des négociations
00:39:29qui vont avoir lieu au Pakistan.
00:39:31Donc ça, c'était la condition sine qua non posée par Israël pour, de son côté,
00:39:40entamé des pourparlers directs avec le Liban.
00:39:44Et Trump continue de menacer de répercussions terribles l'Iran
00:39:52si jamais pendant ces négociations, l'Iran continuait ses offensives.
00:39:58Donc il y a quand même des points qui ne bougent pas, des points de solidité.
00:40:01Moi, je lis beaucoup de commentaires sur les États-Unis vont lâcher Israël.
00:40:07Mais pas aujourd'hui, Judith, mais dans 10, 20, 30 ans.
00:40:10Quand vous voyez l'évolution de la...
00:40:11Mais non, mais c'est important.
00:40:13Quand vous voyez l'évolution de la société américaine...
00:40:15Mais non, mais il faut se poser cette question.
00:40:17Parce que quand vous voyez l'évolution de la société américaine,
00:40:19cette jeunesse étudiante, cette jeunesse plus globalement,
00:40:22qui ne soutient plus trop Israël,
00:40:24il ne faudrait pas que dans 10, 20, 30 ans, Israël se retrouve seul dans la région.
00:40:29Parce que, en effet, c'est une vision long-termiste, je vous l'accorde,
00:40:34mais qui doit se poser aujourd'hui.
00:40:35Vous avez parfaitement raison.
00:40:37Simplement, quand vous avez quelqu'un qui rentre chez vous avec un revolver
00:40:42et qui dit « je vais vous tuer » et qui en tue quelques-uns,
00:40:45la première idée que vous avez, c'est de vous défendre avant de se dire
00:40:49« est-ce que ça va être bien pris par la presse internationale ? »
00:40:50Est-ce que je vais avoir l'œuvre sympathique ? Non.
00:40:52Voilà, ça c'est le premier point.
00:40:53Vous savez, il y a une vieille formule qui est ancrée en Israël,
00:40:57qui est une formule de Godadmer, qui dit
00:40:59« nous préférons vos reproches à vos condoléances ».
00:41:02Et ça, c'est ancré.
00:41:04Si vous voulez comprendre Israël, vous êtes obligés de faire le lien avec la Shoah.
00:41:07Vous êtes obligés de se dire « cette fois, ils ne nous auront pas ».
00:41:10Et pardon, la SDN de l'époque, qui était l'ONU, n'a rien fait.
00:41:15Les pays européens ont mis du temps avant de faire cela.
00:41:19Donc, à un moment donné, vous vous dites « bon, ils nous crachent au visage, très bien, mais au moins
00:41:24on est vivants ».
00:41:24Et puis de l'autre côté, vous avez le Hezbollah, on va l'afficher, qui déclare ces dernières heures n
00:41:28'être prêt à faire aucune concession envers l'État hébreu.
00:41:32Mon général, c'est toujours pareil.
00:41:34Comment on discute avec un adversaire qui veut votre disparition ?
00:41:39Le problème, c'est l'identification du Hezbollah.
00:41:42Quelle différence y a-t-il entre un combattant du Hezbollah et un citoyen chiite ?
00:41:47Il range sa calache dans le placard et puis vous ne pouvez rien lui faire.
00:41:51Il sort sa calache et puis il vous tue deux personnes, etc.
00:41:54Donc, si vous voyez, dans ces zones urbaines modernes, c'est très compliqué.
00:41:59Et pourtant, Israël a un système de renseignements et d'informations exceptionnel.
00:42:03On l'a vu avec les frappes du 28 février, ils ont eu un système de renseignements.
00:42:10Ils ont tapé fort, juste et très précisément.
00:42:14Mais dans le Hezbollah, le pire qui peut arriver à un pays, c'est une guerre civile.
00:42:20Parce que dans une guerre entre deux pays, il y a quand même la frontière qui sert de référence.
00:42:25Dès que vous êtes dans le cadre d'une guerre civile, la frontière, elle passe dans chaque village, dans chaque
00:42:30maison, dans chaque famille.
00:42:32Et là, c'est sans fin.
00:42:34Pour retrouver une vraie paix dans une guerre civile, c'est des années qu'il faut.
00:42:40Olivier Pardo.
00:42:40Ce que dit le général Dari est très juste.
00:42:43C'est-à-dire que la difficulté, vous posiez la question, la difficulté c'est que vous ne négociez pas
00:42:50avec un adversaire qui fonctionne comme vous.
00:42:54C'est-à-dire, au fond, si on veut faire l'avocat de Donald Trump aujourd'hui, on lui reproche
00:43:01tout.
00:43:01Ce que vous faites officiellement, je le rappelle.
00:43:04Si vous faites cela, vous vous dites une chose très simple.
00:43:08Il annonce le soir, je vais les massacrer.
00:43:11C'est-à-dire, je vais taper les centrales électriques, les centrales de dessalement, tout ce que l'on peut.
00:43:19Moi, je comprends qu'avant d'en arriver à ces extrémités-là, vous laissiez toutes ces chances à la diplomatie.
00:43:27La diplomatie, évidemment.
00:43:29Sinon, là, pour le coup, on pourrait le considérer comme un fou.
00:43:33Maintenant, les autres, il ne me semble pas qu'ils tendent la main.
00:43:37C'est-à-dire qu'ils prennent la main quand leur tend.
00:43:39Ce n'est pas compliqué.
00:43:40À un moment donné, l'Iran est un grand pays.
00:43:42Il n'a pas besoin d'avoir...
00:43:43Mais quand vous voyez les mots du Hezbollah ces dernières heures, vous avez tout compris, en fait.
00:43:46Tant que le Hezbollah est capable d'attaquer l'État hébreu, il n'y a rien à discuter, en fait.
00:43:50Mais vous ne discutez pas.
00:43:51Comment vous voulez discuter avec quelqu'un qui veut votre extermination ?
00:43:55Quand on voit le langage de Trump de deux jours avant le début des pourparlers...
00:44:00Oui, mais Trump, il est dans sa stratégie.
00:44:02J'avance, je recule, je menace et je caresse dans le sens du poids.
00:44:05L'Iran a besoin de ses proxys parce que, comme toute forme de dictature, c'est un échelle totale du
00:44:15point de vue de la gestion économique.
00:44:17L'Iran, qui est un pays richissime et ruiné par le régime des Mollahs et des gardiens de la Révolution
00:44:24depuis qu'ils sont installés là.
00:44:26Comment vous faites pour tenir la population ? Vous projetez de la guerre à l'extérieur.
00:44:31C'est un classicisme absolu.
00:44:33On va continuer nos discussions tout à l'heure, se rapprocher peut-être un peu plus de chez nous
00:44:37pour constater que les effets de ce cessez-le-feu au Moyen-Orient ne sont pas forcément visibles pour vous
00:44:42qui êtes peut-être allé faire le plein à la station service ces dernières heures ou ces derniers jours.
00:44:47On a du mal à comprendre si les prix du carburant vont stagner, vont augmenter, vont baisser
00:44:51malgré une réouverture ou pas du détroit d'Hormuz.
00:44:54On essaie de tout comprendre et de tout vous dire dans une poignée de secondes.
00:44:56A tout de suite.
00:44:59La suite de 120 minutes, info week-end.
00:45:01Bonjour à tous.
00:45:02Si vous nous rejoignez en direct sur CNews, on poursuit nos discussions autour des grands thèmes d'actualité.
00:45:07Mais d'abord, 16h pile, le retour de Félicité Kindoki pour l'essentiel.
00:45:10Bonjour.
00:45:11Bonjour Julien.
00:45:12Bonjour à tous.
00:45:13C'est dans les tons de rose et de blanc que Loana a rejoint sa dernière demeure ce matin.
00:45:18La cérémonie des obsèques, ouverte au public à la cathédrale Sainte-Réparate du Vieux-Nice.
00:45:23Ça a également vu des personnalités du monde de la télévision, dont l'animateur Benjamin Castaldi,
00:45:27ou encore Alexia Laroche-Joubert, productrice de Loft Story, la première émission de télé-réalité en France
00:45:33dans laquelle Loana s'était fait connaître.
00:45:35Retrouvée morte le 25 mars dernier à son domicile, Loana Petrucciani a ensuite été incinérée dans l'intimité.
00:45:42Emmanuel Macron et son épouse Brigitte sont arrivées ce matin au Vatican pour rencontrer le pape Léon XIV
00:45:48pour la première fois près d'un an après son élection.
00:45:51L'un des sujets abordés au palais apostolique avec le souverain pontife sera la résolution de la crise au Moyen
00:45:57-Orient,
00:45:57mais aussi la situation du Liban.
00:45:59Le pape Léon XIV pourrait aussi interroger Emmanuel Macron sur des sujets bioéthiques
00:46:04et notamment sur l'aide active à mourir dont le projet de loi est en cours et discussion au Parlement.
00:46:09Et dans le reste de l'actualité internationale, les élections législatives en Hongrie prévues dimanche
00:46:14annoncent compliquées. Le Premier ministre nationaliste Victor Orban accuse l'opposition de complot
00:46:19pour remettre en cause les résultats. Le chef du parti adverse, lui, a démenti les accusations.
00:46:24Victor Orban, au pouvoir depuis 2010, vise un cinquième mandat, mais son rival conservateur et pré-européen
00:46:30Peter Maguiar est largement en tête des sondages indépendants.
00:46:33Merci beaucoup, félicité. J'entendais les invités se poser la question autour du plateau.
00:46:37C'est le maillot de l'équipe de France de basket dédicacé qu'Emmanuel Macron...
00:46:40Ah, c'est pas ça dont vous parliez ? Si, c'est ça dont il parlait de ce côté du
00:46:43plateau.
00:46:44En tout cas, je vous donne l'info. C'était le maillot dédicacé de l'équipe de France de basket
00:46:48pour ceux que ça intéresse.
00:46:49Arnaud Benetti nous a rejoint, vous l'aurez remarqué.
00:46:52Bonjour cher Arnaud, et toujours avec Judith Ventreau, Pierre-Marie Sèvres,
00:46:54le général Bruno Dari, Maxime Leguet du service politique nous a rejoint.
00:46:58Et Benoît Perrin prendra la place de félicité dans un instant,
00:47:01le directeur général de Contribuables Associés.
00:47:04Puisqu'on parle de ces effets visibles ou pas, du cessez-le-fait au Moyen-Orient,
00:47:10on a du mal à comprendre si les prix du carburant vont vraiment baisser ces prochains jours.
00:47:14Après une réunion à Bercy hier avec les distributeurs,
00:47:16le gouvernement nous dit oui, peut-être en fin de semaine pour les grandes enseignes,
00:47:19en début de semaine prochaine pour les indépendants.
00:47:22On tâchera peut-être d'y voir plus clair, et bonjour à Benoît Perrin qui nous rejoint,
00:47:26d'y voir plus clair avec les déclarations et pourquoi pas les annonces.
00:47:28Dunia Tengour depuis l'hôtel de Matignon, les annonces de Sébastien Lecornu,
00:47:33attendu pour s'exprimer en direct depuis l'hôtel de Matignon, donc à 18h.
00:47:37Le gouvernement Dunia espère une baisse des prix du carburant grâce au cessez-le-feu annoncé,
00:47:42planche également sur un plan d'électrification pour moins dépendre du pétrole.
00:47:46Est-ce qu'il faut s'attendre à des annonces coup de poing du gouvernement ?
00:47:53Alors Julien, coup de poing, je ne sais pas.
00:47:55En tout cas, le message envoyé par Matignon, il faut tirer les leçons de cette crise énergétique.
00:48:01Voilà ce qu'on nous dit.
00:48:02Alors vous l'avez dit, le Premier ministre doit s'exprimer à 18h pour une durée d'environ 17 minutes.
00:48:08Une allocution officielle dans un contexte, vous l'avez dit, très instable et très tendu,
00:48:12avec ses incertitudes sur les prix de l'énergie, les inquiétudes autour du pouvoir d'achat des Français.
00:48:18L'objectif affiché s'est accéléré, vous l'avez dit, ce plan d'électrification du pays
00:48:22pour plus de souveraineté et ne plus dépendre des autres pays.
00:48:27Le gouvernement compte également aussi, c'est peut-être le point important à noter,
00:48:31de renforcer le dialogue avec les distributeurs pour s'assurer qu'il y aura bien cette baisse des prix
00:48:38qui va se répercuter et ce, dès ce week-end, Julien, à la pompe.
00:48:42Donc une prise de parole très attendue avec des annonces, nous dit-on, depuis Matignon.
00:48:46– Merci beaucoup, Dounia Tengour, depuis Matignon, donc en tout cas depuis la façade de l'hôtel de Matignon.
00:48:54On va entendre vos réactions et notamment, Maxime, vous nous direz ce qu'on peut attendre des mots du Premier
00:48:59ministre tout à l'heure.
00:49:00Mais je voudrais qu'on entendre Michel-Edouard Leclerc, le patron des enseignes Leclerc,
00:49:03qui nous disait ce matin que les prix des carburants devraient baisser ces prochains jours,
00:49:06mais qu'ils ne seront jamais aussi bas qu'avant la guerre entre l'Iran, les États-Unis et Israël.
00:49:13Écoutez Michel-Edouard Leclerc chez nos confrères de BFM.
00:49:15– Les deux dernières années, 25% du marché du gasoil en France, c'était des gasoils russes
00:49:20qui descendaient en barge depuis l'Europe du Nord jusqu'à Paris.
00:49:23Aujourd'hui, avec les sanctions, on n'a plus de gasoil russe.
00:49:26Donc il faut aller chercher sur le marché international et jusqu'au golfe du Mexique
00:49:29des bateaux de 100 000 tonnes de gasoil qu'on se partage à plusieurs.
00:49:33Il faut mettre des assurances, il faut acheter du dollar qui va bouger pendant que ça vient.
00:49:36Donc je vous dis tout de suite, ce n'est pas pour vous emmêler le cerveau.
00:49:40– Maintenant, on a tous en tête le chemin, il y avait la route de la soie,
00:49:44maintenant il y a la route de l'essence.
00:49:45– La route de l'essence, elle va jusqu'aux États-Unis, ça arrange bien Trump.
00:49:49Et donc, en fait, dans la réalité aujourd'hui, il y a tous les jours, c'est volatile.
00:49:54Je n'ai jamais connu ça de ma vie.
00:49:56Aujourd'hui, à pétrole brut constant, je pense qu'il y aura des baisses pendant la semaine
00:50:02et j'espère qu'ils ne vont pas se castagner quelque part
00:50:05ou que Trump ne va pas déblatérer quelque part pour que ça ne reparte pas à la hausse.
00:50:10– Alors, Benoît Perrin, volatile, c'est le mot de la semaine.
00:50:13Utilisé par tous ceux qui nous décryptent de près ou de loin cette crise des carburants, de l'énergie,
00:50:18les prix ne reviendront pas au niveau d'avant pour le patron de Leclerc.
00:50:21En fait, la fin de la crise sur le détroit d'Hormuz n'est pas la fin des problèmes
00:50:26et le baril de pétrole, on le comprend, va rester durablement autour des 100 dollars
00:50:30pendant, pourquoi pas, un long moment encore.
00:50:32– Oui, alors c'est effectivement la mauvaise nouvelle, c'est qu'il y a priori,
00:50:35même si le baril baisse un peu, ça risque d'être compliqué, pour ne pas dire impossible,
00:50:39qu'on revienne à des tarifs qu'on avait connus avant-guerre.
00:50:43Sachant qu'il faut bien rappeler que dans le prix du pétrole, vous avez 50% qui concernent le produit
00:50:48et 50% qui sont en fait des taxes.
00:50:50Et ce qui a considérablement augmenté, c'est la partie produit.
00:50:53La partie produit, c'est quoi ? C'est tout simplement la production, le raffinage, le transport et la distribution.
00:50:59Et ce qui a le plus augmenté, c'est bien sûr le prix du pétrole brut,
00:51:02qui effectivement a de forts impacts sur l'augmentation des prix.
00:51:05– Le fameux baril de Brent.
00:51:06– Le fameux baril de Brent, exactement.
00:51:08– Et tu as 97 dollars aujourd'hui ?
00:51:09– Alors 97 exactement, avant la guerre on était à peu près entre 70 et 80.
00:51:14Et puis ce qu'il faut bien préciser, c'est que c'est surtout en fait le gasoil qui est
00:51:18impacté.
00:51:18Pourquoi ? Parce qu'en France, on raffine 100% de notre consommation d'essence.
00:51:24Donc la partie raffinerie, on la maîtrise puisque justement on en profite déjà.
00:51:28En revanche, sur la partie gasoil, on importe 70% de notre consommation qui est raffinée en fait à l
00:51:34'extérieur.
00:51:34Et à l'extérieur c'est où ? C'est principalement justement au Moyen-Orient.
00:51:37Donc en fait sur la partie gasoil, on est très embêté parce qu'on ne raffine pas assez,
00:51:40on ne raffine donc que 30% de ce qu'on consomme aujourd'hui.
00:51:43– Et on va le voir avec cette petite orthographie, le prix moyen aujourd'hui du carburant,
00:51:47que ce soit le gasoil et l'essence sans plomb, pour le moment on va l'afficher,
00:51:52ça n'évolue pas vraiment positivement.
00:51:54Les prix font le yo-yo depuis des jours, on a du mal vraiment à s'y retrouver.
00:51:59Maxime, sur les mots du Premier ministre tout à l'heure, d'abord le message du gouvernement,
00:52:05on a compris qu'il y a deux volets, il y a sortir de cette dépendance aux hydrocarbures,
00:52:10mais d'abord s'adresser aux distributeurs.
00:52:12Si vous ne jouez pas le jeu, on plafonnera vos marges ?
00:52:16– Exactement, et une bataille de communication qui est en train de s'installer entre le gouvernement
00:52:20et les distributeurs, c'est un serpent de mer.
00:52:22Le Matignon et Sébastien Lecornu qui devraient continuer à mettre la pression
00:52:27pour que les distributeurs répercutent et baissent directement le prix à la pompe.
00:52:32Sébastien Lecornu qui devrait aussi préciser la temporalité.
00:52:36Mercredi, il nous a dit, d'ici la fin de ce week-end, début de semaine prochaine,
00:52:40il devrait aussi revenir sur l'ordre de grandeur, parce qu'effectivement,
00:52:43il y a une très forte volatilité des prix du baril de pétrole.
00:52:45Il nous a dit au moins 10 centimes, voire 15 centimes.
00:52:48Il semblerait que finalement, du côté de Matignon, on nous dise,
00:52:51ce ne sera peut-être pas aussi élevé.
00:52:53Et puis, effectivement, de l'autre côté, il y a les mesures plus structurelles,
00:52:57structurantes sur l'électrification.
00:52:59Et puis, il ne faut pas oublier aussi, Julien, qu'il y a un enjeu de communication
00:53:04de la part de Sébastien Lecornu.
00:53:05La communication du gouvernement a été erratique, pour ne pas dire chaotique,
00:53:09ces derniers jours sur le sujet et ces dernières semaines.
00:53:12Il y a une manière de montrer aussi que Sébastien Lecornu reprend la main
00:53:14et qu'il contrôle, qu'il est à la tâche, qu'il contrôle une crise
00:53:17qui semble de plus en plus lui échapper les jours qui passent.
00:53:20Sauf qu'on sait d'ores et déjà, Arnaud Benetti,
00:53:22qu'il n'y aura pas d'aide supplémentaire pour les gros rouleurs à ce stade.
00:53:25On pense aux infirmières, aux infirmiers, aux différents artisans
00:53:29qui ont besoin de leur véhicule au quotidien.
00:53:32Vous croyez franchement qu'on va avoir des annonces fortes
00:53:34de la part du Premier ministre tout à l'heure ?
00:53:36De toute façon, il a des marges à manœuvre qui sont extrêmement contraintes,
00:53:39notamment en raison de la situation budgétaire de la France.
00:53:42Mais il pilote un peu à vue.
00:53:44Le problème, c'est que d'abord, le premier point,
00:53:46c'est qu'on est loin d'être sorti de la crise sur le plan géopolitique,
00:53:49pour l'instant.
00:53:50Donc, ça ne donne pas lieu à de grands espoirs
00:53:53sur une baisse rapide du prix à la pompe.
00:53:58Deuxièmement, il sait très bien, par expérience politique,
00:54:02que la question du carburant est une question,
00:54:05vous me pardonnez la métaphore,
00:54:08mais particulièrement explosive sur le plan social.
00:54:10Il y a quand même huit ans, il y a eu une crise
00:54:12qui s'est appelée la crise des gilets jaunes,
00:54:14qui est partie d'une hausse de l'attaque carbone.
00:54:16Vous la voyez prouver, cette crise des gilets jaunes ?
00:54:18Non, peut-être pas, parce qu'on est dans une période pré-présidentielle,
00:54:22si vous voulez.
00:54:24Les 100, c'était moins cher au moment de la crise des gilets jaunes, je crois.
00:54:27On est d'accord.
00:54:28Honnêtement moins cher, oui.
00:54:28Mais le fait est que ça a été l'élément déclencheur de cette crise,
00:54:33qui a eu d'autres revendications.
00:54:36Donc, c'est un sujet, ils ont tous le souvenir et la mémoire de cette crise.
00:54:40Après, j'allais dire, ce qui peut en effet, quelque part, atténuer,
00:54:44c'est le fait que, in fine, on va rentrer dans un moment de campagne présidentielle.
00:54:51C'est-à-dire que, finalement, les grands sujets vont se débattre là.
00:54:56Est-ce que c'est un moment porteur pour une crise sociale ?
00:54:59J'ai beaucoup plus de doutes, compte tenu en effet de ce calendrier politique.
00:55:02Mais enfin, l'histoire est pleine de surprises.
00:55:04En tout cas, Benoît Perrin, c'est un peu cynique, mais en même temps, ça s'appelle la politique.
00:55:10Le gouvernement veut attendre et c'est bon pour les finances publiques ?
00:55:14Alors, en fait, c'est vrai que le gouvernement a fait le choix, effectivement, de ne pas être acteur.
00:55:17Parce qu'il aurait très bien pu baisser des taxes et trouver des économies ailleurs.
00:55:21Il n'a pas fait ce choix-là, il a choisi d'être spectateur.
00:55:23Et du coup, il alterne, en fait, heure après heure, entre la prière et le commentaire.
00:55:26La prière, pour espérer qu'effectivement, le baril de pétrole brut baisse.
00:55:31Et le commentaire, parce qu'en fait, il ne fait que commenter la guerre,
00:55:34puisque ce n'est pas avec ses petits bras qu'il va l'arrêter.
00:55:35Le quoi qu'il en coûte de 2022 à 2023, ce serait un suicide économique aujourd'hui.
00:55:39Alors, c'est vrai, vous avez raison, sur les finances publiques, en fait, c'est plutôt une mauvaise nouvelle.
00:55:43C'est-à-dire que c'est une bonne nouvelle à court terme, puisqu'on l'a vu,
00:55:45vous avez un surplus de TVA et de taxes sur l'essence qui est rentré ces dernières semaines,
00:55:50plus 270 millions.
00:55:52Mais la mauvaise nouvelle, c'est à moyen et à long terme.
00:55:55C'est qu'en fait, comme vous allez avoir de l'inflation, vous allez avoir une baisse de la consommation.
00:55:59Et puis, comme la croissance repose à 50% sur la consommation,
00:56:04eh bien, vous allez avoir effectivement de l'argent qui ne va moins rentrer,
00:56:07puisque les gens vont moins consommer.
00:56:08Les gens vont moins consommer, donc du coup, les entreprises, par définition, vont baisser leur production.
00:56:13Le cas échéant, vont licencier.
00:56:15Vous allez avoir du coup une augmentation du chômage,
00:56:17donc une augmentation du nombre de personnes fragilisées qui vont, par définition, pas consommer.
00:56:21Donc, vous voyez, c'est une espèce de cercle vicieux dans lequel on est malheureusement rentré.
00:56:25Et en fait, malheureusement, à ce stade, on voit d'ailleurs que l'inflation repart.
00:56:29On est à 1,7%, alors qu'on était plutôt habitués ces dernières années à 1%.
00:56:33Donc, vous voyez...
00:56:34Non, mais il est urgent d'attendre pour le gouvernement.
00:56:36Il est urgent d'attendre, effectivement.
00:56:37Je vous dis, c'est le choix vraiment de la position de spectateur,
00:56:42plutôt que de la position d'acteur.
00:56:43Et je pense qu'aujourd'hui, le gouvernement n'espère qu'une chose, effectivement,
00:56:47c'est que la guerre s'arrête au plus vite pour ne rien avoir à faire.
00:56:50Oui, mon général, vous voulez intervenir ?
00:56:52Oui, je vais prendre votre rôle.
00:56:54Je vais poser une question.
00:56:55C'est tout à l'heure français qui va poser la question.
00:56:57D'abord, vous m'avez appris quelque chose la dernière fois.
00:56:59C'est que le prix du pétrole, ça monte comme une fusée, ça descend comme une feuille morte.
00:57:03Exactement.
00:57:04C'est ce qu'on en dit.
00:57:04Sur le pétrole, ça monte comme des fusées et ça descend comme des plumes.
00:57:07Oui, j'ai retenu la leçon.
00:57:10Le prix a monté dès le début de la crise, alors que c'était du pétrole,
00:57:13qui avait été acheté 2-3 mois avant, donc à bas prix.
00:57:16Non, la question que je pose, c'est que 20% du pétrole
00:57:20provient des Trois-Dormous, pas de Trois-Dormous.
00:57:22Or, l'OPEP, l'Organisation des produits et des pays exportateurs de pétrole,
00:57:27dont on n'en a pas parlé, qui gère 35% ou 40% de la production mondiale.
00:57:33Depuis 40 ans qu'on voit l'OPEP, ils ne font qu'une chose, c'est serrer les vis
00:57:36pour ne pas que la production dépasse la demande et que les prix s'effondrent.
00:57:40Là, on n'entend pas du tout l'OPEP.
00:57:42Donc, j'ai dit, alors que les 20% qui manquent, il n'y a qu'à demander
00:57:45aux Venezuela, à la Norvège, aux Etats-Unis, au Kazakhstan...
00:57:48Ou à la Russie, hein ?
00:57:49Ou à la Russie.
00:57:51C'est un peu l'idée du moment.
00:57:52Non, mais ça ne se fait pas.
00:57:55Alors, moi, je suis citoyen français, je paye mon essence à la pompe,
00:58:00mais comme on dit, ça m'interpelle un peu quand même.
00:58:02Bien sûr.
00:58:02Oui, mais ils n'ont pas intérêt, en fait, à débloquer la production,
00:58:04parce qu'en fait, plus ils débloqueront la production, plus les prix baissent.
00:58:07Donc, eux, en fait, les grands gagnants de cette affaire-là,
00:58:10ce sont justement à la fois les productions, exactement,
00:58:13les producteurs de pétrole et effectivement...
00:58:15On parle des fameux profiteurs de guerre ?
00:58:17Les pays qui les hébergent, puisque une partie, effectivement,
00:58:19de l'argent qu'ils encaissent, ces fameux producteurs de pétrole,
00:58:22effectivement, le reverse aux Etats en question.
00:58:24Donc, effectivement, vous avez une situation
00:58:26où il y a un certain nombre de pays qui n'ont pas intérêt
00:58:28à ce que le prix du pétrole baisse.
00:58:30Et ils n'ont pas non plus intérêt à recevoir des bombes iraniennes.
00:58:33Donc, on a quand même quelques arguments à leur opposer.
00:58:38On est quand même...
00:58:39La question du général est excellente.
00:58:40Ce que l'on remarque depuis 40 jours,
00:58:44c'est que, enfin, on le sait depuis longtemps,
00:58:46mais là, ça nous saute aux yeux et c'est prégnant
00:58:48avec cette augmentation fulgurante,
00:58:51c'est qu'on est tellement dépendant des hydrocarbures.
00:58:54Alors, ce sera aussi l'objet de cette prise de parole.
00:58:56Maxime pourra nous en dire un mot également.
00:58:58Mais c'est quoi l'objectif ?
00:59:01C'est du court, long terme, cette histoire de sortie des hydrocarbures
00:59:05que veut mettre en avant Sébastien Lecornu ?
00:59:07Parce qu'il y a un premier raté.
00:59:08Il veut remettre un petit peu d'importance sur ce sujet-là.
00:59:13Alors, c'est évidemment sur des changements,
00:59:15en tout cas de consommation aussi importante,
00:59:18c'est sûr que c'est du moyen terme.
00:59:19Et qu'est-ce qui fera changer ?
00:59:20Qu'est-ce qui nous feront changer de comportement ?
00:59:22C'est évidemment le prix.
00:59:23On ne va pas forcer les gens à basculer vers l'électricité
00:59:26si l'électricité est aussi chère.
00:59:28Donc, je veux dire, l'élément prix, il est l'élément déterminant.
00:59:31Même s'il faut rappeler quand même qu'on est un peu moins tributaire,
00:59:34un peu moins impacté que les autres pays.
00:59:36Pourquoi ?
00:59:37Parce que sur la consommation mondiale d'énergie,
00:59:39vous avez 80% qui sont d'origine fossile,
00:59:41c'est-à-dire pétrole, gaz et charbon.
00:59:44Nous, en France, on n'est qu'à 60%.
00:59:46Pourquoi on n'est qu'à 60% dépendant de ces énergies fossiles ?
00:59:49Précisément parce qu'on a eu des hommes d'État qui ont eu la bonne intuition,
00:59:52il y a des dizaines d'années, d'engager le pays vers le développement du nucléaire.
00:59:57Et donc, du coup, grâce à ça, on est…
00:59:59Et il y a eu d'autres hommes d'État qui nous ont désengagés également…
01:00:03On devrait remercier nos aînés.
01:00:04Pendant cette période.
01:00:06Effectivement, un certain nombre de responsables qui ont cassé cette dîner.
01:00:09Et oui.
01:00:10Maxime ?
01:00:12Pas encore cassé, mais en carréé la machine.
01:00:14Et l'objectif de Matignon, très clairement,
01:00:16c'est de passer cette dépendance à l'hydrocarbure importée
01:00:20de 60 à 40% d'ici 2030.
01:00:23Donc, pour répondre à la question de Julien,
01:00:24on est sur du pour moyen terme,
01:00:26avec plusieurs mesures, nous dit-on,
01:00:28favoriser l'électrification du parc automobile français
01:00:31et puis la généralisation de bâtiments équipés de pompes à chaleur.
01:00:34Voilà ce que devrait…
01:00:35Non, mais c'est pas comme ça.
01:00:37J'entends.
01:00:37Pardon, je sais bien que ce ne sont pas vos propositions à vous.
01:00:40Mais ce qu'on a vu le gouvernement faire avec la PPE 3,
01:00:45le PPE 3, le plan de programmation pluriannuel.
01:00:49Pluriannuel, oui.
01:00:50On y est, oui.
01:00:52L'énergie est totalement catastrophique.
01:00:55Le non-choix, oui, on développe le nucléaire,
01:00:59encore que…
01:00:59Mais de toute façon, on ne laisse pas tomber les énergies renouvelables,
01:01:03bien que ça coûte extrêmement cher,
01:01:06que ça ne constitue pas une solution pratique,
01:01:09puisque pas stockable.
01:01:11Enfin bon, on connaît tous les défauts…
01:01:17des énergies renouvelables.
01:01:19Oui, oui.
01:01:19Mais ce n'est pas grave, on le fait quand même.
01:01:21Et bien sûr, on ne passe pas par le Parlement,
01:01:23parce qu'il y a une idéologie qui tue complètement…
01:01:26On a dit que d'un éclair de lucidité aurait voté contre la PPE 3.
01:01:30Arnaud, il y a une question de temporalité.
01:01:32Si vous voulez annoncer un plan d'électrification,
01:01:34Benoît Perret l'a justement dit, c'est quelque chose à moyen et long terme.
01:01:38Mais surtout, pourquoi faire les deux en même temps aujourd'hui ?
01:01:40Il y a un moment, concentrez-vous sur les choses…
01:01:43Les demandes des professions qui sont le plus touchées aujourd'hui
01:01:46par la hausse du carburant, ce sont des demandes immédiates.
01:01:51Évidemment.
01:01:51Quel est l'enjeu du Premier ministre ?
01:01:53L'enjeu du Premier ministre, il est très simple,
01:01:55il est bassement politique, c'est d'éviter une crise sociale
01:01:57dans les semaines qui viennent.
01:01:59Et ce n'est pas avec un plan d'électrification, vous imaginez,
01:02:02qu'on annonce qu'on va calmer les revendications
01:02:04de ceux qui souhaitent une baisse du coût du carburant.
01:02:07En fait, ce soir, on va avoir droit à une diversion du Premier ministre,
01:02:11Benoît Perrin, parce qu'il va essayer de rassurer les Français
01:02:14avec les moyens du bord sur les prix des carburants.
01:02:18Et puis, il va opérer cette diversion sur les changements,
01:02:20sur la souveraineté, sur les grandes valeurs françaises
01:02:22qu'Emmanuel Macron souhaite mettre en avant
01:02:25pour dissimuler cette impuissance,
01:02:29puisque toutes les hausses de carburant sont perçues par les Français
01:02:32pour une impuissance de l'État.
01:02:34Comme une impuissance de l'État.
01:02:35Il y a vraiment de France.
01:02:36Vous avez la France qui a fait le choix d'habiter dans des métropoles
01:02:39et du coup, il n'est pas tant gêné que ça,
01:02:42parce qu'effectivement, il y a des métros, il y a des tramways,
01:02:44et vous pouvez vous déplacer.
01:02:46Il y a quand même un maximum de professionnels qui sont,
01:02:48quelle que soit la ville où ils vivent, sont impactés.
01:02:52Et j'y viens.
01:02:52Et vous avez ensuite les gens qui ont absolument besoin de leur voiture.
01:02:55Les gens qui ont absolument besoin de leur voiture,
01:02:56c'est ceux qui doivent accompagner leurs enfants à l'école,
01:02:58ceux qui doivent aller se faire soigner,
01:03:00parce qu'avec le désert médicaux qui est venu en France,
01:03:02malheureusement, beaucoup sont obligés de prendre la voiture
01:03:04pour aller se faire soigner.
01:03:04des gens qui exercent des professions libérales,
01:03:07qui ont effectivement besoin de leur voiture
01:03:08pour aller rendre service à leurs clients.
01:03:12Donc, je veux dire, il y a tout un pan de la population
01:03:13qui est complètement micoté,
01:03:16qui n'est malheureusement pas dans le scope
01:03:17des mesures que va prendre le gouvernement.
01:03:19Aujourd'hui, vous avez les pêcheurs,
01:03:21les transporteurs routiers, les agriculteurs,
01:03:23qui effectivement sont un peu protégés,
01:03:25avec un plan d'à peu près entre 70 et 90 millions.
01:03:27Mais vous avez des millions de Français
01:03:29qui ont besoin de leur voiture au quotidien,
01:03:32je pense notamment aux infirmières libérales,
01:03:33les infirmières libérales,
01:03:34elles ne peuvent pas répercuter l'augmentation
01:03:37du prix du carburant sur les services qu'ils produisent.
01:03:39Pourquoi ? Parce que les prix sont encadrés.
01:03:41Et de l'autre côté, vous avez plein d'artisans
01:03:42qui ne peuvent pas non plus augmenter leur prix,
01:03:44parce que s'ils augmentent leur prix,
01:03:45ils perdent des clients.
01:03:46Donc, vous voyez, la difficulté de l'énergie,
01:03:48c'est que ça concerne des millions de Français.
01:03:50Et ça concerne, pour le coup,
01:03:52c'est une espèce de bien commun
01:03:53qui est vraiment structurant pour la vie des gens.
01:03:56Arnaud, elle est terrible l'équation pour le gouvernement,
01:03:59parce que d'un côté, c'est intervenir
01:04:00et mettre en péril les finances publiques.
01:04:02De l'autre, c'est rester passif
01:04:03et subir le courroux, la colère des Français.
01:04:05– Ce n'est pas un choix.
01:04:07– Il y a de faire des économies.
01:04:08– Il y a de faire des économies.
01:04:10– Oui, mais même, j'ai dit de faire des économies,
01:04:12dans l'immédiat, ça ne va pas forcément résoudre
01:04:14le problème auquel ils sont confrontés tout de suite.
01:04:16En l'occurrence, mais c'est très intéressant,
01:04:18parce qu'en fait, le rapport à la voiture,
01:04:19il est tout à fait, j'allais dire,
01:04:22emblématique des fractures françaises.
01:04:23Et on retrouve encore une fois
01:04:25l'ensemble, j'allais dire,
01:04:26de ce que l'on a connu avec la crise des gilets jaunes.
01:04:28Les professions que vous citez,
01:04:30ce sont des professions qui sont,
01:04:31d'une certaine manière, captives,
01:04:33parce qu'elles ne peuvent pas faire autrement de la voiture.
01:04:35Vous êtes dans une zone rurale, également.
01:04:37Vous êtes dans une zone rurale,
01:04:38vous devez amener vos enfants à l'école,
01:04:39vous devez aller chercher votre pain,
01:04:41vous devez prendre votre voiture pour aller travailler.
01:04:44Donc, vous ne pouvez pas vous passer de la voiture.
01:04:46Et ceux qui peuvent se passer de la voiture,
01:04:47en effet, ce sont des catégories qui, je veux dire,
01:04:52bénéficient d'abord très souvent de revenus
01:04:54qui sont nettement plus confortables que les catégories.
01:04:56Et puis, ce sont les premiers à donner des leçons, également.
01:04:57Et qui n'ont pas forcément besoin d'avoir une voiture
01:05:01pour pouvoir accéder à la mobilité.
01:05:03Donc, on est vraiment dans un sujet
01:05:05qui est un sujet au cœur des crises françaises
01:05:07et qui est, à mon avis, assez révélateur
01:05:09de ce que nous vivons aujourd'hui,
01:05:11à la fois politique et socialement.
01:05:12C'est la France des campagnes.
01:05:13C'est ce qu'on appelle la France périphérique, entre autres.
01:05:15Oui, périphérique.
01:05:15Bon, à priori, il n'y a que le train
01:05:17qui n'a pas augmenté pour l'instant.
01:05:19Oui, mais en même temps, le train est tellement cher aujourd'hui
01:05:21que quand vous avez des familles...
01:05:23Non, parce que je crois que les prix du kérosène
01:05:25et les prix des billets d'avion
01:05:26vont augmenter également ces prochaines semaines.
01:05:28Donc, je me dis, où est-ce que les Français
01:05:29peuvent se retrouver ?
01:05:30Et même pas dans le train ?
01:05:32Même pas dans le train.
01:05:32Il y a beaucoup de familles qui ne prennent plus le train
01:05:34parce que dès lors que vous avez plusieurs enfants,
01:05:36ça coûte très, très cher.
01:05:37Donc, les familles choisissent encore la voiture.
01:05:40Et malheureusement, vont devoir,
01:05:41pour une partie d'entre elles, effectivement,
01:05:42faire une croix sur des vacances
01:05:43parce que l'essence est trop chère.
01:05:44Rendez-vous à 18h et on écoutera attentivement,
01:05:47on débriefera les annonces, pourquoi pas,
01:05:49du Premier ministre Sébastien Lecornu.
01:05:51On marque la dernière pause de ce 120 minutes.
01:05:53On va se retrouver, tiens, avec des images chocs
01:05:54que vous allez commenter,
01:05:55qui nous viennent de Grande-Bretagne,
01:05:57qui pourraient traverser la Manche, pourquoi pas,
01:06:00avec des centaines d'adolescents
01:06:02qui saccagent, qui pillent des magasins.
01:06:05Le phénomène de rassemblement de ces jeunes
01:06:07s'appelle Linkup.
01:06:08Les images sont assez dingues
01:06:10et vous les comprendrez dans un instant.
01:06:11Restez avec nous.
01:06:16Il est presque 16h30,
01:06:18la suite et la dernière partie
01:06:19de 120 minutes infos week-end
01:06:21qui démarre, bien sûr,
01:06:22avec l'essentiel de l'actu
01:06:23proposé par Félicité Kindoki.
01:06:25Merci Julien.
01:06:26Rebonjour à tous.
01:06:27Le gouvernement se montre prudent
01:06:29sur une baisse rapide
01:06:30des prix du carburant à la pompe.
01:06:32Sébastien Lecornu prendra la parole
01:06:34à ce sujet à 18h depuis Matignon.
01:06:36Le Premier ministre souhaite tirer
01:06:38des leçons de cette crise énergétique
01:06:40que traverse la France.
01:06:41Plusieurs ministres travaillent actuellement
01:06:43sur un futur plan d'électrification
01:06:45qui permettrait à l'Hexagone
01:06:46d'être moins dépendant
01:06:48des hydrocarbures importés.
01:06:49Des mesures fortes de sens
01:06:51face à l'incertitude
01:06:52de la réelle réouverture
01:06:53du détroit d'Hormuz.
01:06:54En ce troisième jour du cessez-le-feu,
01:06:56le Pakistan s'apprête à accueillir
01:06:57les Iraniens et les Américains
01:06:59pour des pourparlers.
01:07:00Mais l'arrivée de la délégation iranienne
01:07:01est encore incertaine.
01:07:03Les deux pays devraient négocier
01:07:04les termes d'un plan de paix
01:07:06à Islamabad.
01:07:06Gilly Vence, le vice-président américain,
01:07:09se dit optimiste
01:07:10en souhaitant des négociations positives
01:07:12avec l'Iran.
01:07:12Une trêve déjà compromise
01:07:14par les affrontements
01:07:15entre Israël et le Hezbollah
01:07:16pro-iranien au Liban.
01:07:17Enfin, retour sur la terre ferme
01:07:19pour l'équipage d'Artemis 2.
01:07:21Ce soir, les quatre astronautes
01:07:23de la mission lunaire
01:07:24amériront au large de la Californie.
01:07:27Dernière ligne droite pour la NASA
01:07:28après le survol inédit autour de la Lune.
01:07:30Après s'être aventuré
01:07:32à plus de 406 000 kilomètres de nous
01:07:35soit plus loin que quiconque,
01:07:37la capsule Orion doit se poser
01:07:39au large de San Diego
01:07:40vers 17h07 heure locale
01:07:42soit minuit 07 heure française.
01:07:44Je ne sais pas si vous avez vu
01:07:45les photos que la NASA
01:07:46nous a proposées ces derniers jours
01:07:47mais c'est vrai que c'est...
01:07:47Extraordinaire.
01:07:48Ça donne envie d'y retourner.
01:07:50D'aller poser le pied.
01:07:51Pourquoi pas Thomas Pesquet ?
01:07:52Croisons les doigts.
01:07:53On verra ça.
01:07:53C'est donc combien de temps
01:07:54l'éventuel retour sur la Lune ?
01:07:56Il y en a pour quelques années
01:07:57quand même encore là.
01:07:58Oui, ce n'était pas le débat prévu
01:08:00cet après-midi
01:08:01avec Judith Veintrault,
01:08:03Pierre Marissette.
01:08:03Merci beaucoup.
01:08:04Félicité pour l'essentiel de l'actu.
01:08:06Le général Dari toujours avec nous
01:08:07et Arnaud Benedetti.
01:08:09Retournons à des choses
01:08:10beaucoup plus terre-à-terre.
01:08:11Malheureusement,
01:08:11ces images chocs
01:08:12en Grande-Bretagne,
01:08:13ces centaines d'adolescents,
01:08:14c'est un nouveau phénomène.
01:08:15Ça s'appelle Link Up.
01:08:16Nous le découvrons ensemble.
01:08:18Des centaines d'adolescents
01:08:19qui se retrouvent,
01:08:20qui saccagent,
01:08:21qui pillent des magasins,
01:08:21des fast-foods,
01:08:22qui s'en prennent également
01:08:23aux forces de l'ordre.
01:08:24Le phénomène a commencé
01:08:25il y a deux semaines
01:08:26en Grande-Bretagne,
01:08:31à Londres.
01:08:32Regardez une séquence
01:08:32et des images
01:08:33qui nous parviennent de Londres.
01:08:40Oh, gente.
01:08:42Ça m'a l'air,
01:08:43mais ici,
01:08:44c'est de payer,
01:08:45c'est de payer.
01:08:46C'est de payer.
01:08:48Une payer bien grande.
01:08:50Oh, la police.
01:09:05Voilà.
01:09:07On m'entend ?
01:09:12Sur ces vidéos...
01:09:14...vahissent les rues
01:09:15et sèment le chaos.
01:09:17A l'origine de ces rassemblements,
01:09:19des appels lancés
01:09:20sur les réseaux sociaux,
01:09:21les Link Up,
01:09:22notamment via l'application Snapchat.
01:09:25Le phénomène débute le 27 mars,
01:09:27au début des vacances de Pâques,
01:09:29à Birmingham.
01:09:30Très vite,
01:09:31des groupes d'adolescents
01:09:32convergent vers le centre-ville,
01:09:34mais la situation dégénère.
01:09:36Commerce contraint de fermer.
01:09:38Tensions avec les forces de l'ordre.
01:09:40Des scènes qui se répètent.
01:09:42Ici,
01:09:42dans un quartier du sud de Londres,
01:09:44des groupes qui s'opposent
01:09:45des magasins pillés
01:09:46et des habitants pris de cour.
01:09:48Finalement,
01:09:49six adolescents sont interpellés.
01:09:51Des mouvements
01:09:51sans revendications particulières
01:09:53qui,
01:09:54selon ce pédopsychiatre,
01:09:56dépeignent une jeunesse
01:09:57en perte de repère.
01:09:58Derrière ça,
01:09:59il n'y a pas
01:09:59des difficultés psychologiques
01:10:01chez les individus.
01:10:03Derrière ça,
01:10:04si on veut rechercher des choses,
01:10:06il y a un défaut d'encadrement
01:10:08de la jeunesse.
01:10:09C'est une jeunesse
01:10:10qui a envie de s'amuser,
01:10:13qui s'ennuie,
01:10:14qui n'est pas encadrée
01:10:15et qui s'adapte
01:10:17au nouvel environnement,
01:10:18qui rend possible
01:10:20des mouvements de masse.
01:10:21Le maire de Londres
01:10:22dénonce sur X
01:10:23des scènes inacceptables.
01:10:25De son côté,
01:10:26la police appelle
01:10:27les plateformes numériques
01:10:28à prendre leurs responsabilités
01:10:30face à des contenus
01:10:31accusés d'encourager
01:10:32ces débordements.
01:10:34Des scènes incroyables.
01:10:35J'ai donné une troupe
01:10:35dont on se demande
01:10:36évidemment
01:10:36si elle pourrait arriver
01:10:37en France.
01:10:39Tout cela se passe
01:10:39sur les réseaux sociaux.
01:10:40Il y a des phénomènes
01:10:41de contagion
01:10:42qu'on peut évidemment craindre.
01:10:43On a l'impression
01:10:44à travers ces images,
01:10:45donc des gamins,
01:10:45des adolescents
01:10:46qui se donnent rendez-vous
01:10:47sur les réseaux sociaux,
01:10:48ils se retrouvent à des milliers
01:10:49et puis ça part dans tous les sens
01:10:50jusqu'à des affrontements
01:10:52avec les forces de l'ordre.
01:10:53Les failles de l'autorité
01:10:55ont porté leurs fruits.
01:10:56Oui.
01:10:57C'est vraiment
01:10:58le commentaire à faire,
01:10:59je pense.
01:11:00C'est votre commentaire.
01:11:01Pardon.
01:11:01Et j'ajoute que
01:11:03les failles
01:11:04en matière de lutte
01:11:06contre l'insécurité
01:11:08portent leurs fruits aussi.
01:11:10J'ai regardé
01:11:11les chiffres
01:11:12de la délinquance
01:11:13à Londres
01:11:13depuis le début
01:11:14du premier mandat
01:11:15du maire Sadiq Khan
01:11:16qui a été élu
01:11:17en 2016.
01:11:18c'est très très édifiant.
01:11:20Les attaques au couteau
01:11:21ont augmenté
01:11:22de 52%.
01:11:25Les vols avec violence
01:11:26de 64%.
01:11:29Il n'y a qu'un truc
01:11:30qui a diminué
01:11:30heureusement
01:11:31ce sont les homicides
01:11:32mais évidemment
01:11:33le nombre
01:11:34est global.
01:11:35Il faudrait voir
01:11:35les tentatives
01:11:35d'homicide aussi.
01:11:36Voilà.
01:11:37Ça je ne les ai pas.
01:11:39Mes sources
01:11:40c'est les chiffres
01:11:41de la police londonienne.
01:11:43Je n'ai pas
01:11:44les tentatives d'homicide.
01:11:45le bilan
01:11:47de Sadiq Khan
01:11:48en matière de lutte
01:11:49contre la délinquance
01:11:50est absolument
01:11:51désastreux.
01:11:52En plus
01:11:52il y a évidemment
01:11:55un lien
01:11:55avec
01:11:56une immigration
01:11:59non contrôlée.
01:12:00La vitrine
01:12:01multiculturelle
01:12:02est sur Londres.
01:12:03Et qui s'en vante.
01:12:04Et qui s'en vante.
01:12:04Puisque pour Sadiq Khan
01:12:05l'objectif était
01:12:06de faire de Londres
01:12:07une ville multiculturelle.
01:12:09Et l'un des moyens
01:12:10qu'il a utilisé
01:12:11c'est par exemple
01:12:12de réserver
01:12:14une partie
01:12:15des logements sociaux
01:12:17à ce qu'on appelle
01:12:18là-bas
01:12:19les minorités.
01:12:21Et les minorités
01:12:22ça représente
01:12:23actuellement
01:12:24plus de 50%
01:12:26de la population
01:12:27londonienne.
01:12:29Après on n'a pas
01:12:30la carte d'identité
01:12:31de ces milliers
01:12:32d'adolescents
01:12:33qui viennent semer
01:12:34la zizanie.
01:12:35Mais en effet
01:12:36après les premières
01:12:37interpellations
01:12:38il y a des profils
01:12:39qui se sont illustrés.
01:12:41Est-ce qu'on peut dire
01:12:43que la crise de civilisation
01:12:45s'écrit en direct ?
01:12:46Mais vous savez
01:12:47on assiste
01:12:48dans l'ensemble
01:12:48de l'Occident
01:12:49et donc
01:12:50notamment au Royaume-Uni
01:12:51et particulièrement
01:12:52en France
01:12:52à une faillite
01:12:54de la justice
01:12:55de l'autorité
01:12:56au sens général
01:12:57et l'autorité
01:12:58notamment en termes
01:12:59de sécurité
01:13:00et d'insécurité
01:13:01elle s'exerce
01:13:01par le biais
01:13:02de la police
01:13:02et de la justice.
01:13:04Et donc le Royaume-Uni
01:13:05est évidemment victime
01:13:06de ce phénomène-là.
01:13:07La France nous en sommes
01:13:07même les
01:13:08le démarrage
01:13:09puisque Michel Foucault
01:13:11Marc Ancel
01:13:12tout ça
01:13:12qui ont inventé
01:13:13la doctrine judiciaire
01:13:16laxiste
01:13:16on peut l'appeler comme ça
01:13:17ils appelaient ça
01:13:18la défense sociale nouvelle
01:13:19c'est français.
01:13:20Donc en France
01:13:21on est au centre
01:13:21de ce phénomène-là
01:13:23et c'est le cas aussi
01:13:24au Royaume-Uni
01:13:24et pour moi
01:13:25c'est ça la question
01:13:26que ça pose
01:13:26c'est que
01:13:27tous ces jeunes-là
01:13:28en France par exemple
01:13:29je ne connais pas
01:13:29le code pénal britannique
01:13:31mais en France
01:13:32on a des vols
01:13:33en bande organisée
01:13:33on a 15 ans de prison
01:13:35qui sont annoncés.
01:13:36Et justement
01:13:37avec Judith Weintraub
01:13:38il y a un an
01:13:39nous avons sorti
01:13:40dans le Figaro Magazine
01:13:41une étude de l'Institut
01:13:42pour la justice
01:13:43qui disait
01:13:43qu'en France
01:13:44en moyenne
01:13:45et à mon avis
01:13:45c'est la même chose
01:13:46au Royaume-Uni
01:13:47et dans tout l'Occident
01:13:49les peines prononcées
01:13:50par la justice
01:13:52représentent 19% seulement
01:13:54de la peine prévue
01:13:55par le code pénal
01:13:55donc vous pouvez diviser
01:13:56par 5 toutes les peines
01:13:57prévues par le code pénal
01:13:58donc c'est non pas 15 ans
01:14:00Et en plus
01:14:00vous avez l'excuse de minorité
01:14:03qui divise par deux les peines
01:14:04donc les 7 ans et demi
01:14:05en couru
01:14:06les 15 ans deviennent
01:14:077 ans et demi
01:14:08et vous les divisez par 5
01:14:09ça devient à peine
01:14:09un an réellement prononcé
01:14:10et l'exécuter
01:14:11on va être sur
01:14:12à peu près les 2 tiers
01:14:13de cette peine
01:14:13donc c'est ça au final
01:14:14Quand on parle de la délinquance
01:14:15des mineurs
01:14:16on a souvent pour référence
01:14:19l'un des plus grands
01:14:20pédopsychiatres français
01:14:21ce sera le docteur
01:14:21Maurice Berger
01:14:23une citation de Maurice Berger
01:14:25La sanction fait partie
01:14:27de l'éducation
01:14:28son but est de civiliser
01:14:30les pulsions destructrices
01:14:31beaucoup de mineurs violents
01:14:33ne commencent à penser
01:14:34que lorsqu'on les empêche
01:14:36d'agir
01:14:37Un commentaire général d'Ary
01:14:38Oui, je ne vais pas raconter
01:14:41mes campagnes
01:14:42mais j'ai fini ma carrière
01:14:43comme gouverneur militaire de Paris
01:14:44dire que mon intérêt égo
01:14:47c'était le préfet de police de Paris
01:14:48Michel Godin à l'époque
01:14:49et une fois par an
01:14:50il réunissait
01:14:51à l'école militaire
01:14:52dans un grand amphi
01:14:53qui s'appelle l'amphi Foch
01:14:54tous les préfets
01:14:55à la demande du ministre de l'Intérieur
01:14:56pour faire un point de la situation
01:14:57etc
01:14:592010 à peu près
01:15:00donc oui
01:15:0015-16 ans
01:15:01et un jour
01:15:02il disait
01:15:03voilà
01:15:03il faisait un point de situation
01:15:04sur Paris
01:15:06son nom de responsabilité
01:15:07c'était Paris
01:15:08et Petite Couronne
01:15:09il disait
01:15:09mais attendez
01:15:10moi mon problème
01:15:11je vais vous poser une question
01:15:12combien pensez-vous
01:15:13qu'il y a de délinquants
01:15:15qui ont été appréhendés
01:15:16plus de 50 fois
01:15:18présentés devant un juge d'instruction
01:15:19donc pas pour un feu rouge
01:15:20etc
01:15:21et qu'ils combattent dans les rues
01:15:23un grand silence
01:15:2411 000
01:15:26il dit
01:15:26si c'est 11 000
01:15:27vous vous mettez en prison
01:15:28vous vous mettez à l'ombre
01:15:29moi je suis tranquille
01:15:30donc il dit
01:15:30le problème
01:15:30il n'est pas policier
01:15:31il est judiciaire
01:15:32mais je crois que
01:15:33les policiers
01:15:34nous disent souvent
01:15:35que 5%
01:15:37des délinquants
01:15:38récidivistes
01:15:38représentent 50%
01:15:40de la délinquance française
01:15:41et c'est vrai
01:15:42que ces chiffres
01:15:43sont absolument vertigineux
01:15:45et qu'on pense
01:15:46à une seule chose
01:15:46c'est la réponse pénale
01:15:48dans notre pays
01:15:49Arnaud
01:15:50un dernier mot
01:15:50la réponse pénale
01:15:52c'est évident
01:15:52on l'a tous dit
01:15:53la sanction
01:15:54est absolument indispensable
01:15:55parce que la sanction
01:15:55c'est un moyen de socialiser
01:15:57aussi
01:15:57d'une certaine façon
01:15:58et d'accepter
01:15:59finalement le contrat
01:16:00le contrat social
01:16:01dans lequel nous vivons tous
01:16:03mais si vous voulez
01:16:03il y a d'abord
01:16:04d'autres détaillants
01:16:04mais il n'y a pas de contrat social
01:16:05avant l'arrivée
01:16:07si on en arrive
01:16:08à la réponse judiciaire
01:16:09c'est qu'en amont
01:16:10il y a eu l'échec
01:16:11de l'autorité parentale
01:16:12il y a eu l'échec
01:16:13de l'autorité éducative
01:16:15et il y a eu l'échec
01:16:16qu'on le veuille ou non
01:16:17parce qu'on parle quand même
01:16:18d'une société
01:16:18qui est multiculturelle
01:16:19du contrôle des frontières
01:16:20aussi
01:16:21qui permet de réguler
01:16:22l'immigration
01:16:23donc si vous voulez
01:16:24la réponse pénale
01:16:24elle est évidente
01:16:25il faut qu'elle y soit
01:16:26mais si vous ne traitez pas
01:16:28en amont
01:16:28finalement les causes
01:16:30de ce phénomène de bande
01:16:31parce que là
01:16:31on est dans une régression
01:16:32de civilisation
01:16:33on est face à des bandes
01:16:34donc les bandes
01:16:35c'est un stade
01:16:36des bandes oui et non
01:16:37c'est des gamins
01:16:38qui ne se connaissent pas
01:16:39qui se donnent rendez-vous
01:16:39sur les réseaux sociaux
01:16:40il y a un phénomène
01:16:41un petit peu de masse
01:16:42ce sont des bandes
01:16:43qui se créent spontanément
01:16:44à travers les réseaux sociaux
01:16:45mais ce sont des phénomènes de bande
01:16:46vous savez
01:16:47vous relisez
01:16:47la psychologie des foules
01:16:48de Gustave Lebon
01:16:49il explique très bien
01:16:50comment ça fonctionne
01:16:51par mimétisme
01:16:52par comportement grégaire
01:16:54on est exactement
01:16:55les individus se noient dans la masse
01:16:56donc se permet plus de choses
01:16:59et c'est assez effrayant
01:17:00de voir ces comportements
01:17:02chez les plus jeunes
01:17:03parce que quand on regarde
01:17:04les images
01:17:04alors je ne fais pas
01:17:05de la morpho-analyse
01:17:06ou je ne sais pas comment on dit
01:17:07du profilage
01:17:08mais ils ont 13 ans
01:17:0915 ans
01:17:0914 ans
01:17:10c'est assez insupportable
01:17:13alors très vite
01:17:13parce qu'il faudrait
01:17:14qu'on avance sur notre dernière thématique
01:17:15moi j'étais confronté
01:17:16sur l'état d'opération extérieure
01:17:17à des enfants soldats
01:17:18c'est encore autre chose
01:17:20mais 7-8 ans
01:17:21aucun
01:17:21qui avait bien sûr
01:17:23bardé de kalachnikov
01:17:24de d'émission etc
01:17:25ils ont regardé
01:17:26un regard de tueur
01:17:27ils n'ont aucune référence morale
01:17:29parce que dès la naissance
01:17:30ils sont endoctrinés dans la haine
01:17:31leur chef dit
01:17:32tu tues
01:17:32mais c'est encore
01:17:34une autre problématique
01:17:35mais qui est terrifiante
01:17:36ou même
01:17:37les mêmes mécanismes
01:17:39les mêmes mécanismes
01:17:39psychologiques
01:17:42un dernier thème
01:17:43il nous reste 7-8 minutes
01:17:44ensemble
01:17:44et ce narcotrafic
01:17:45qui continue de gangréner
01:17:47le pays
01:17:48je rappelle que
01:17:48selon les derniers chiffres
01:17:49on est à 80%
01:17:51des communes françaises
01:17:52qui sont touchées
01:17:52par le narcotrafic
01:17:54tous les départements
01:17:54tous les départements
01:17:55de France
01:17:55même la Lozère ?
01:17:57tous
01:17:57il n'y en a pas un
01:17:58qui n'a pas de point de deal
01:17:58une nouvelle séquence
01:17:59de violences armées
01:18:01je dis même la Lozère
01:18:02parce que je sais
01:18:03parce que je sais
01:18:04que c'est le département
01:18:05le moins peuplé de France
01:18:06le plus rural
01:18:07le plus préservé
01:18:08dans l'inconscient collectif
01:18:09mais je me suis trompé
01:18:11nouvelle séquence
01:18:11de violences armées
01:18:12qui a secoué Toulouse
01:18:13entre mercredi et jeudi soir
01:18:15touchant plusieurs secteurs
01:18:16de la ville
01:18:16en moins de 24 heures
01:18:18plusieurs fusillades recensées
01:18:19dans des quartiers sensibles
01:18:20faisant au moins un mort
01:18:21et plusieurs blessés
01:18:22les enquêteurs
01:18:23qui privilégient la piste
01:18:24bien sûr toujours
01:18:25des règlements de compte
01:18:26liés au narcotrafic
01:18:27les explications sur place
01:18:28du reportage
01:18:29avec le reportage
01:18:29de Jean-Luc Thomas
01:18:31hier au petit matin
01:18:32les habitants du Grand Mirail
01:18:34se réveillent en sursaut
01:18:35ils entendent
01:18:36plusieurs coups de feu
01:18:37dans plusieurs secteurs
01:18:38tout commence ici
01:18:40vers 6 heures
01:18:40une voiture noire
01:18:42est visée
01:18:42par deux hommes à moto
01:18:44à 200 mètres de là
01:18:45peu de temps après
01:18:46dans cette rue
01:18:47une autre fusillade
01:18:49se fait entendre
01:18:50les policiers
01:18:51trouvent 15 douilles
01:18:52sur la chaussée
01:18:53une série
01:18:54qui surprend
01:18:55la police
01:18:56c'est la première fois
01:18:57qu'autant de poing
01:18:58sont touchés
01:18:59à une même nuit
01:19:00c'est la guerre des stups
01:19:01qui fait qu'on veut
01:19:03prendre des points de deal
01:19:04et s'asseoir
01:19:05sur un point de deal
01:19:06qui est assez lucratif
01:19:08est-ce que c'était
01:19:09un message
01:19:11qu'on voulait faire passer
01:19:12ou est-ce que vraiment
01:19:12on voulait directement
01:19:14prendre tous les points
01:19:15qui étaient en place
01:19:16deux personnes
01:19:17sont blessées par balle
01:19:18dont une grièvement
01:19:19les policiers estiment
01:19:21à 6
01:19:21le nombre de fusillades
01:19:22mercredi soir
01:19:23dans un autre quartier
01:19:25près d'un point de deal
01:19:26un homme est lui aussi
01:19:27blessé sérieusement
01:19:29par un tireur
01:19:30circulant en trottinette
01:19:32c'est inquiétant
01:19:33c'est inquiétant
01:19:33pour la population
01:19:34c'est inquiétant
01:19:35pour nos collègues
01:19:35sur le terrain
01:19:36c'est compliqué
01:19:38on est en sous-effectif
01:19:39et il y a une recrudescence
01:19:42de violence
01:19:42et il peut se dire
01:19:43que Toulouse
01:19:44est en train de devenir
01:19:45dans certains quartiers
01:19:46le petit Marseille
01:19:47la police judiciaire
01:19:49est saisie
01:19:50il pourrait s'agir
01:19:51de règlements de comptes
01:19:52liés au trafic de drogue
01:19:53pour l'instant
01:19:54aucune piste
01:19:55n'est écartée
01:19:57qu'est-ce qu'on peut dire
01:19:58Pierre-Marie Seve
01:19:59que si ce n'est
01:20:00répéter pour la énième fois
01:20:01que l'ultra-violence
01:20:02autour du trafic de drogue
01:20:04devient très inquiétante
01:20:06oui oui oui
01:20:07il faut le répéter
01:20:08mais effectivement
01:20:09moi j'avais une réflexion
01:20:10il y a peu de temps là-dessus
01:20:10vous savez
01:20:11jusque dans les années 90
01:20:14c'était une brigade
01:20:15à Paris
01:20:15qui gérait l'ensemble
01:20:16du trafic de drogue
01:20:17en France
01:20:17c'est-à-dire que
01:20:18le niveau
01:20:19l'ampleur
01:20:20du trafic de drogue
01:20:21a explosé
01:20:22dans les 30 dernières années
01:20:23on ne l'oublie
01:20:24parce que c'est devenu
01:20:25effectivement quotidien
01:20:26c'est quelque chose
01:20:26auquel on se frotte
01:20:27mais pendant longtemps
01:20:28le trafic de drogue
01:20:29c'était vers l'étranger
01:20:30il y a eu
01:20:30les parrains marseillais
01:20:31etc
01:20:32les gangs corses
01:20:33mais la France
01:20:34était assez peu touchée
01:20:35c'était d'ailleurs
01:20:36des trafics de centre-ville
01:20:38aujourd'hui les trafics
01:20:39se font dans les banlieues
01:20:40dans lesquelles c'est impénétrable
01:20:41dans lesquelles
01:20:41les policiers
01:20:42ne peuvent pas entrer
01:20:42donc effectivement
01:20:45c'est un sujet
01:20:45qui revient
01:20:46comme une ritournelle
01:20:47tous les jours
01:20:48on a tous les jours
01:20:48des problèmes
01:20:49des règlements de comptes
01:20:50en France
01:20:50une grande partie
01:20:51des 1000 homicides par an
01:20:53qu'on a en France
01:20:54sont liés au trafic de drogue
01:20:55mais au final
01:20:56c'est pas si vieux
01:20:58c'est même plutôt récent
01:21:00et ce qui veut bien dire
01:21:01c'est une dynamique
01:21:02exponentielle
01:21:03et ultra rapide
01:21:04absolument
01:21:04mais ce qui veut bien dire
01:21:05tout de même
01:21:05qu'on pourrait s'en sortir
01:21:08le monde des années 90
01:21:09ne paraît pas si éloigné
01:21:10quand vous avez
01:21:11le procureur de Marseille
01:21:12qui vous dit quasiment
01:21:13que la guerre est perdue d'avance
01:21:15c'est quand même
01:21:16un constat
01:21:16qui est assez
01:21:19édifiant
01:21:19Judith
01:21:20et le général Denis
01:21:21Darby
01:21:22pardonnez-moi
01:21:22l'extension
01:21:24la dispersion
01:21:25de la drogue
01:21:26est un phénomène récent
01:21:27bien sûr
01:21:28mais le Mirail
01:21:29on en entend parler
01:21:31depuis 40 ans
01:21:32c'est ce quartier de Toulouse
01:21:33qui a été
01:21:34c'est la plus grande cité d'Europe
01:21:35le Mirail
01:21:35créé dans les années 60
01:21:3770
01:21:38a été
01:21:40un concentré
01:21:41de délinquance
01:21:43très très rapidement
01:21:44sauf que
01:21:45dans mon souvenir
01:21:47le Mirail
01:21:48en effet
01:21:48qui est une cité connue
01:21:49et qui fait l'actualité
01:21:52régulièrement
01:21:52ces 20, 30, 40 dernières années
01:21:54pour des fusillades
01:21:55des morts
01:21:56sur fonds de trafic de drogue
01:21:57ça je ne me souviens pas
01:21:58d'avoir beaucoup entendu
01:21:59il y a 20, 30 ans
01:21:59c'est pour ça que je faisais
01:22:00la différence
01:22:00entre le trafic de drogue
01:22:02comme on dit
01:22:02la délinquance en général
01:22:05bien sûr
01:22:07étant donné
01:22:07que le trafic de drogue
01:22:08est absolument partout
01:22:09on ne peut plus dire
01:22:11il s'est installé
01:22:12de préférence
01:22:13dans les endroits
01:22:14qui étaient déjà
01:22:16criminels
01:22:17où il y avait
01:22:19un historique criminel
01:22:20mais quand même
01:22:21ça favorise
01:22:23Arnaud
01:22:24ce n'est pas une surprise
01:22:25le Mirail
01:22:26en effet
01:22:26c'est un quartier
01:22:27qui est connu
01:22:28depuis très longtemps
01:22:29pour être une zone
01:22:30à difficulté
01:22:32mais si vous voulez
01:22:34ce qui se passe
01:22:34c'est que
01:22:35comme le trafic de drogue
01:22:36est de plus en plus juteux
01:22:37et qu'il permet
01:22:39finalement
01:22:39des chiffres d'affaires
01:22:40qui sont quasiment
01:22:41équivalents
01:22:42à ceux de boîte
01:22:43du CAC 40
01:22:45en effet
01:22:46la voracité
01:22:46et les prédateurs
01:22:47sont de plus en plus
01:22:48nombreux
01:22:48et de plus en plus
01:22:49violents
01:22:50en fait
01:22:50le profit
01:22:51le sur-profit
01:22:52entraîne aussi
01:22:53la sur-violence
01:22:55et puis alors
01:22:55le phénomène
01:22:56en effet
01:22:56qui est tout à fait
01:22:57nouveau
01:22:57là par contre
01:22:58il y a une véritable
01:22:59rupture
01:22:59par rapport aux années
01:23:0090, 2000
01:23:01même début
01:23:02des années 2010
01:23:03c'est qu'il est généralisé
01:23:04sur l'ensemble
01:23:05du territoire
01:23:05dans tous les départements
01:23:07dans des petites zones
01:23:08qui sont des zones
01:23:09rurales
01:23:09voire parfois
01:23:10des cantons ruraux
01:23:11vous avez en effet
01:23:12des points de deal
01:23:13il faut y ajouter
01:23:14le rajeunissement
01:23:15de ceux qui sont impliqués
01:23:15et alors en plus
01:23:16vous avez en effet
01:23:17les ressources humaines
01:23:18qui sont de plus en plus jeunes
01:23:19parce que forcément
01:23:19elles sont beaucoup plus
01:23:20contrôlables
01:23:21beaucoup plus manipulables
01:23:22beaucoup plus captives
01:23:23pour l'épargne de la drogue
01:23:24un kilo de cocaïne
01:23:26pour parler de la cocaïne
01:23:27un kilo de cocaïne
01:23:28acheté 1000 dollars
01:23:29en Amérique du Sud
01:23:30et vendu
01:23:3135 000 euros
01:23:32en Europe
01:23:33le bénéfice
01:23:34qui autorise
01:23:35toutes les
01:23:35toutes les corruptions
01:23:37et toutes les violences
01:23:38oui
01:23:39mon général
01:23:39vous permettez
01:23:40de mettre
01:23:40une fois de plus
01:23:41les pieds dans le plat
01:23:43le marché de la drogue
01:23:44c'est un marché
01:23:44il y a une offre
01:23:45et une demande
01:23:45alors l'offre
01:23:47on en parle toujours
01:23:49c'est le marché de la drogue
01:23:51la consommation
01:23:51et la demande
01:23:52on n'en parle jamais
01:23:53et pourtant
01:23:54je pense qu'il y a
01:23:54beaucoup de gens
01:23:56qui pourraient
01:23:57rendre des comptes
01:23:58au pays
01:23:58sur la consommation
01:24:01pour s'attaquer
01:24:03je veux bien
01:24:04qu'on s'attaque
01:24:04aux consommateurs
01:24:05puisqu'évidemment
01:24:05il y a une logique
01:24:07qui était impossible
01:24:08à contredire
01:24:09s'il n'y a pas
01:24:10de consommateurs
01:24:10il n'y a pas de dealers
01:24:12je crois qu'il y a
01:24:13plus d'un million
01:24:13de consommateurs
01:24:14dans ce pays
01:24:14si on n'est pas capable
01:24:15de s'en prendre
01:24:16aux quelques milliers
01:24:17de dealers dans ce pays
01:24:18je ne vois pas
01:24:18comment on peut
01:24:18s'en prendre
01:24:19aux millions
01:24:19de consommateurs
01:24:20donc il y a un moment
01:24:21je veux bien
01:24:21qu'on pointe
01:24:22les consommateurs
01:24:23en disant
01:24:23qu'il faut leur faire
01:24:24la guerre
01:24:25mais j'ai l'impression
01:24:27que c'est plus
01:24:27une fuite en avant
01:24:29l'ensemble maintenant
01:24:30des ressources humaines
01:24:31tout de même
01:24:31du trafic de drogue
01:24:32effectivement il y a
01:24:33quelques milliers
01:24:34qui contrôlent
01:24:34mais finalement
01:24:35on a des chiffres
01:24:36qui nous disent
01:24:36qu'on irait jusqu'à
01:24:37300 000 personnes
01:24:38qui vivraient
01:24:39directement ou indirectement
01:24:41du trafic de drogue
01:24:41ça reste moins d'un tiers
01:24:42du million de consommateurs
01:24:44de drogue en France
01:24:44on est bien d'accord
01:24:45que le sujet devrait être
01:24:46beaucoup plus facile
01:24:47dans le sens de la vente
01:24:48sur la demande
01:24:49que de taper sur l'offre
01:24:51même s'il faut évidemment
01:24:51taper sur les deux
01:24:53mais finalement
01:24:54on a des milliards
01:24:55et des milliards
01:24:55et pour finir
01:24:56juste une petite anecdote
01:24:57moi la première fois
01:24:58j'ai fait mes études
01:24:59de droit à Toulouse
01:25:00première fois de ma vie
01:25:01que j'ai vu une Lamborghini
01:25:02c'est pas à Neuilly-sur-Seine
01:25:04c'est pas dans le 16ème
01:25:05arrondissement de Paris
01:25:06c'est dans le quartier
01:25:06Empalot à Toulouse
01:25:08oui c'est moi
01:25:08j'étais au volant
01:25:09donc voilà
01:25:10général j'étais au volant
01:25:11je l'ai reconnu
01:25:13moi je suis vivais derrière
01:25:14mais donc ce ne sont pas
01:25:15des quartiers pauvres
01:25:16ce sont des quartiers
01:25:17dans lesquels il y a
01:25:17beaucoup beaucoup d'argent
01:25:18il y a des gens pauvres
01:25:19naturellement dans ces quartiers
01:25:20l'argent c'est encore une émission
01:25:21mais il y a beaucoup beaucoup d'argent
01:25:22merci à tous les quatre
01:25:23c'est la fin
01:25:24dans la demande
01:25:25il y a surtout une demande
01:25:26qui est en haut du panier
01:25:29richissime
01:25:29et oui
01:25:29aussi
01:25:30je vais remercier
01:25:31Thomas Goussard
01:25:32Tara Sauvec
01:25:32Souvec
01:25:33ont préparé cette émission
01:25:35je vous renouvelle
01:25:35mes remerciements
01:25:36la suite des programmes
01:25:37sur CNews
01:25:39c'est avec Thierry Cabane
01:25:40et Punchline 18h
01:25:41c'est le rendez-vous
01:25:42pour l'allocution du Premier ministre
01:25:44Sébastien Lecornu
01:25:45autour des prix du carburant
01:25:46très bonne fin de journée
01:25:47sur CNews
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