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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:0119h, face à l'info, ravi de vous retrouver ce soir au sommaire Carl Zero et l'invité de face
00:06à l'info après l'affaire Liana
00:08qui révèle de graves défaillances dans le traitement des signalements de violences sexuelles sur mineurs.
00:13Nous l'interrogerons sur les responsabilités de la justice, des forces de l'ordre.
00:17Quelles solutions concrètes propose-t-il, lui qui se penche sur ces questions depuis de nombreuses années ?
00:22Nous reviendrons également sur l'affaire Einstein alors que plusieurs ouvrages paraissent sur le sujet.
00:26Carl Zero a été l'un des premiers en France à s'exprimer sur ce dossier.
00:30Il vient de publier dans la peau d'Hebstein chez Télémac, un ouvrage qui questionne sur les réseaux de prédation
00:36sexuelle et les failles de notre société.
00:39A la lumière de l'affaire Liana et en pleine polémique autour des structures de périscolaires,
00:44une question se pose, quelle valeur accordons-nous réellement à la protection de nos enfants ?
00:49Carl Zero est l'invité de face à l'info ce soir.
00:51Un État qui identifie un criminel dangereux mais le laisse frapper ?
00:56Dysfonctionnement total d'une justice idéologique qui cherche des excuses au mal plutôt que de le réprimer ?
01:02Priorité donnée aux dépenses sociales, à la bureaucratie, à la chasse au délit d'opinion plutôt qu'à la sécurité
01:08des citoyens ?
01:09Est-ce que l'État protège encore le peuple ou se protège-t-il lui-même ?
01:13Édito de Mathieu Bocoté
01:15Hier, ce qui était facho est devenu un ralliement des insoumis, le grand remplacement.
01:21Hier, ce qui était facho est devenu un cri de ralliement des insoumis.
01:25On est chez nous.
01:26Ce que Jean-Luc Mélenchon décrivait comme un slogan, je cite, d'extrême droite,
01:30exclusionnaire et raciste, a été scandé lors du meeting du leader LFI à Saint-Denis,
01:35devant la basilique tombeau des rois de France.
01:38On crache sur l'ancienne France pour mieux introniser la nouvelle.
01:42L'analyse de Gabriel Cluzel.
01:45Sophia Chiquir, proche de Jean-Luc Mélenchon, est relaxée pour tentative d'escroquerie et usurpation de qualité,
01:52mais condamnée pour le vol de chèques du média jamais utilisé.
01:578 000 euros d'amende, 4 000 euros, dont 4 000 euros avec sursis.
02:00Beaucoup s'interrogent sur une éventuelle justice qui sévit mollement sur les délits internes à la sphère militante de LFI,
02:07alors qu'elle se montre souvent impitoyable ailleurs avec d'autres partis politiques.
02:13Encore cette question qui revient ce soir.
02:14Sommes-nous tous égaux devant la justice ? Le regard de Marc Menon.
02:19Gérald Darmanin, Laurent Nunez seront auditionnés demain au Sénat sur l'affaire Liana.
02:24Des enquêtes administratives sont également lancées.
02:27Comment un suspect déjà identifié et dangereux a-t-il pu passer à l'acte grâce à une succession allurecente
02:33de failles,
02:33le frère de Jérôme Barrella, et serait lui aussi mis en cause dans une affaire de viol ?
02:38Les enquêtes administratives doivent éclaircir comment un État qui surveille tant a pu être aussi impuissant
02:44face à un mal qu'il avait repéré, le décrépistage de Charlotte Dornelas.
02:50Charles Aloncle se serait donc fait espionner jusque dans sa vie privée par Xavier Niel et le fait savoir.
02:56Un parlementaire gênant pour les puissants est faillé, photographié, exposé.
03:01Charles Aloncle, président de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public, dénonce les méthodes de Xavier Niel.
03:07Dignes d'un thriller, un milliardaire utiliserait en effet ses moyens financiers,
03:12ses contacts dans les médias pour intimider un élu qui ose enquêter sur lui.
03:17La vie privée des contradicteurs deviendrait-elle une arme ?
03:20L'édito de Mathieu Bocoté ce soir.
03:22Une heure pour tout se dire avec nos mousquetaires et centaines.
04:14Voilà un extrait qui a été publié hier sur Instagram par CarZéro.
04:20L'appel véridique d'une maman à la brigade des mineurs.
04:24Elle a enregistré la conversation, ça fait froid dans le dos.
04:27On reviendra justement sur le traitement des mamans qui appellent la brigade des mineurs
04:32sur le traitement de la parole des enfants.
04:34On en parlera ce soir.
04:36A l'heure qu'il est, au lendemain de la marche blanche qui a réuni 6500 personnes,
04:40nous allons à Ousse, puisque ce soir, plusieurs rassemblements ont eu lieu devant les tribunaux.
04:46Ponyl, vous êtes sur place, qu'en est-il ?
04:52Oui, tout à fait, Christine.
04:54Nous sommes devant le tribunal judiciaire d'Auche avec Noémie Hardy,
04:57où vous voyez ces centaines de personnes rassemblées ici pour montrer leur colère contre la justice.
05:04Alors, le tribunal d'Auche est le tribunal judiciaire le plus proche de Florence,
05:09là où la petite Liana a été enlevée il y a dix jours par le suspect principal, Jérôme B.
05:16C'est ce que l'enquête pourra confirmer.
05:19Alors, vous voyez sur les images de Noémie Hardy,
05:21c'est vraiment toutes les communes alentours qui se sont déplacées,
05:25des enfants, des familles et également des personnes âgées.
05:28Nous avons parlé avec certains habitants qui nous disent qu'ils n'ont pas l'habitude de venir manifester,
05:34mais aujourd'hui, pour eux, c'était nécessaire.
05:36Ils voulaient montrer leur soutien à la famille de la petite Liana
05:40et surtout exprimer leur colère.
05:42Leur colère, car ils ne comprennent pas comment ce pédocriminel présumé,
05:47comment Jérôme Barrella pouvait-il être encore en liberté
05:50après les multiples plaintes qui ont été déposées à son encontre.
05:55Merci beaucoup, Pauline Trevzet, qui est en direct d'Auche.
05:59Évidemment, plusieurs appels à manifester devant les tribunaux ce soir dans toute la France.
06:06On restera évidemment connecté avec le terrain pendant toute cette émission.
06:10Une question domine la vie publique depuis jeudi, celle du dysfonctionnement de l'État.
06:16L'État avait depuis longtemps identifié le suspect.
06:19Elle le savait dangereux.
06:21Pourtant, l'État n'a pas été capable de l'arrêter,
06:24de l'empêcher de commettre le pire des crimes.
06:26Alors, Mathieu, tout le monde se demande pourquoi, comment est-ce possible ?
06:31Dans cette histoire, en fait, rien ne va
06:34et on doit la traiter comme une histoire politique pour comprendre toutes ses dimensions.
06:39Le point de départ, et ce sera une forme de lucidité,
06:43soyons conscients d'une chose, quelle que soit la société,
06:46quelle que soit l'époque, il y aura toujours des crimes.
06:48Il y aura toujours des violeurs, il y aura toujours des tueurs, il y aura toujours des voleurs.
06:53Quelle que soit la société, ces phénomènes sont inévitables.
06:57Par ailleurs, ce qui distingue une société d'une autre,
06:59c'est que ces phénomènes sont soit marginaux,
07:02refoulés véritablement à la marge, contenus, accidentels, épisodiques,
07:07ou s'ils deviennent de plus en plus fréquents,
07:09comme si la société n'était plus capable de réguler,
07:13symboliquement, juridiquement, politiquement, socialement,
07:15la violence consubstantielle à l'être humain.
07:18Et là, quel est le problème dans la présente histoire?
07:21C'est qu'on n'est pas dans un cas, on pourrait dire,
07:24où le mal sortirait de nulle part.
07:27C'est-à-dire, on peut penser, moi, je ferais la comparaison,
07:29parce que j'ai entendu des gens la faire, avec l'histoire de la petite Lola.
07:32La petite Lola, il y avait un cas d'OQTF.
07:33Mais pour le reste, rien n'était prévisible dans cette histoire.
07:38Dans le cas de Lola, il y avait le cas d'OQTF.
07:39Mais au-delà de ça, qui aurait pu prévoir le carnage absolu dont on a été témoin?
07:43Dans les circonstances actuelles, les institutions protectrices
07:48qui cherchent à contenir le mal, contenir les crimes,
07:52identifier ceux qui, demain, pourraient frapper,
07:54ou qui ont déjà frappé, on avait repéré.
07:57Le job avait été fait, si vous me permettez l'image.
08:00L'État, dans ses institutions nombreuses, avait identifié le danger.
08:05Et c'est ici que l'esprit, le sentiment de scandale apparaît.
08:09Parce que quand ça sort de nulle part,
08:11on peut à la rigueur se réfugier dans une forme de fatalisme.
08:14Quand on se dit, on avait pu voir, on aurait pu, il était possible.
08:18L'essentiel du travail avait été fait.
08:20Et pourtant, au dernier moment, l'exigence sécuritaire n'est pas respectée.
08:25Et la promesse, la première promesse que fait l'État
08:28à ceux qui vivent sous son autorité,
08:29c'est vous ne subirez pas la mort violente.
08:32La première promesse de l'État, c'est vos biens
08:34et vos corps seront protégés.
08:37Eh bien, cette première promesse, l'État aurait pu la faire
08:39avec toutes les informations,
08:41et pourtant n'a pas été capable d'aller jusqu'au bout.
08:44Alors, c'est pour ça que je dis qu'on touche ici,
08:46et là, vous me direz que je suis un peu obsessif avec ce terme,
08:48mais avec la question du régime.
08:49Voilà un régime qui n'est plus capable de protéger.
08:51Alors, la question, c'est pourquoi n'est-il pas capable de se protéger?
08:54On peut développer l'hypothèse
08:56que différentes philosophies contradictoires
08:59s'opposent à l'intérieur de l'appareil d'État.
09:01Il y a la justice, il y a la police,
09:03il y a le politique directement.
09:05Donc, on va essayer de distinguer un peu les choses.
09:07Du point de vue de la police,
09:08la police au sens large, c'est-à-dire les forces de l'ordre,
09:12on pourrait dire que c'est une connaissance
09:13intime et quotidienne du mal.
09:15Les rares fois, plus que les rares fois
09:17où j'ai pu parler avec des policiers de manière ou de l'autre,
09:19et ceux qui connaissent ça encore plus que moi sont sidérés,
09:22les histoires qu'ils se font raconter
09:24et qui les traumatisent à jamais,
09:25ils sont au contact de la bête humaine
09:28dans ce qu'elle a de plus atroce.
09:30Dès lors, il y a souvent,
09:32chez les policiers, plus largement,
09:34dans cette branche de l'État,
09:35la branche répressive,
09:37il y a justement un appel
09:39à la légitime et nécessaire répression.
09:40Nous avons vu le mal dans les yeux
09:42et nous ne devons pas lui faire de cadeaux.
09:45Nous faisons le travail pour repérer les criminels,
09:47nous faisons le travail pour les coffrer,
09:49nous faisons le travail pour les identifier.
09:51Permettez-nous ensuite de protéger la société de ces gens,
09:55de mettre la société à l'abri
09:56de ceux qui peuvent faire tant de mal.
09:59Donc, c'est la logique répressive
10:00généralement associée aux forces de l'ordre.
10:03De l'autre côté, la justice semble animée
10:05par une autre philosophie,
10:07qui est une philosophie, je ne dirais pas de l'excuse,
10:09la formule est trop facile,
10:10mais une forme de philosophie
10:11qui cherche toujours, en dernière instance,
10:13à neutraliser la part du mal.
10:15D'une certaine manière, on dit
10:16la réintégration est possible.
10:18D'une certaine manière,
10:18est-ce que c'est vraiment la faute du criminel?
10:21Est-ce qu'il n'y a pas de manière
10:22de lui tendre la main?
10:23Est-ce qu'il n'y a pas de manière
10:24de se placer du point de vue du criminel,
10:27du voyou, de l'assassin, du violeur,
10:29mais en le voyant comme victime
10:30d'une société qui l'aurait ainsi transformée?
10:33J'entends, certains me diront,
10:35oui, mais c'est la faute du syndicat de la magistrature.
10:36C'est l'explication généralement de mise
10:38et elle n'est pas complètement fausse.
10:40Il faut simplement savoir
10:41que même sans le syndicat de la magistrature,
10:43une telle philosophie est présente
10:45partout en Occident aujourd'hui.
10:47Partout, on a des juges, des magistrats
10:49qui cherchent toujours des excuses
10:51pour relativiser la responsabilité individuelle
10:54de ceux qui savaient qu'ils commettaient le mal
10:56et l'ont commis néanmoins.
10:58Donc, vous avez des excuses.
10:59Selon les sociétés, une excuse sociale,
11:02il est dans un milieu difficile,
11:04l'excuse raciale,
11:05il est membre d'un groupe racial discriminé,
11:07donc il ne pouvait que frapper.
11:08Il y a plein d'excuses qui sont mises de l'avant,
11:11mais ce n'est pas une spécificité française,
11:15ce laxisme judiciaire que nous connaissons.
11:17Et le politique là-dedans,
11:18mais que fait le politique?
11:19Il décrit toujours que selon l'urgence du jour,
11:21tout est prioritaire.
11:22Ah là, les mineurs sont prioritaires.
11:24Ah, le cancer sera prioritaire.
11:25En fait, peu importe ce qui frappe l'actualité
11:27de l'esprit des gens,
11:28ça devient prioritaire pour l'État,
11:30mais comme je dirais,
11:31quand vous avez 50 priorités,
11:32vous n'en avez aucune.
11:34Le politique, par ailleurs,
11:35a de moins en moins de contrôle sur l'État.
11:36C'est le paradoxe.
11:37L'État est une espèce de monstre
11:39qui s'est déployée par lui-même,
11:41une forme de Frankenstein
11:43qui s'est déployée,
11:44sur laquelle les politiques ont des effets d'annonce,
11:46des formules toujours plus fermes,
11:48toujours plus dures,
11:49toujours plus résolues,
11:49mais leur capacité à peser sur la réalité des choses,
11:52au-delà du communiqué de presse,
11:53est assez limitée.
11:54Je rappelle que les images que vous voyez en ce moment,
11:56ce sont des images en direct,
11:59des appels à se rassembler devant les tribunaux
12:01un peu partout en France,
12:03appels des collectifs,
12:04des associations,
12:05de personnalités
12:06pour crier face à ce dysfonctionnement
12:09de la justice.
12:10Mathieu, on dit que l'État manque de moyens.
12:13Est-ce vraiment le cas ?
12:14Franchement, je trouve que c'est l'excuse des excuses,
12:16elle est la moins sérieuse qui soit.
12:17C'est-à-dire l'État,
12:19à l'échelle de l'histoire de France,
12:21et on pourrait dire le même de l'Occident,
12:23l'État n'a jamais eu autant de moyens,
12:25l'État n'a jamais eu autant d'argent,
12:27l'État n'a jamais eu accès à autant de ressources,
12:29l'État n'a jamais eu autant d'employés,
12:31l'État n'a jamais eu autant de fonctionnaires,
12:32l'État n'a jamais financé autant d'associations,
12:35l'emprise de l'État sur la société
12:36n'a jamais été aussi développée.
12:38Donc, ce n'est pas vrai que c'est une question de ressources,
12:41dans l'absolu.
12:42C'est une question d'allocation des ressources
12:44selon les priorités qui sont les vôtres,
12:46qui sont les nôtres.
12:47Donc, quand on voit, l'État décide,
12:49l'État alloue ses ressources quelquefois
12:51sans trop savoir ce qu'il fait,
12:53mais quand on regarde le portrait d'ensemble,
12:54comme dirait les anglo-saxons, le big picture,
12:56quand on regarde ça, qu'est-ce qu'on voit?
12:58Les dépenses bureaucratiques absolument folles,
13:00qui se déploient sans qu'il y ait véritablement
13:02d'emprise là-dessus.
13:03On ne sait pas comment, ça ne fait que croître,
13:04mais ça ne fait que croître.
13:06Les dépenses pour les autorités XYZ,
13:08les dépenses sociales pour l'immigration,
13:09le logement social, santé, éducation,
13:11différentes allocations,
13:12les dépenses liées à l'explosion de l'insécurité,
13:15des dépenses liées à l'audiovisuel public,
13:16je pourrais multiplier les exemples.
13:18L'argent est là, mais il n'est plus alloué
13:20aux fonctions régaliennes fondamentales.
13:22Ensuite, est-ce que notre société,
13:24est-ce que le droit est adapté aux mœurs dans notre société?
13:26Ça, c'est l'autre question, je pense, qui est fondamentale.
13:28Le droit ne flotte pas dans le ciel.
13:30Il est connecté à une psychologie collective,
13:32une manière de vivre, des mœurs,
13:34une manière de fonctionner en société.
13:36Si la société s'éloigne trop du droit,
13:38si on produit, par exemple, des jeunes de plus en plus violents,
13:40des mineurs de plus en plus violents,
13:42si les perversions les plus atroces sont normalisées,
13:44comme on le voit sur Internet et aller au-delà,
13:46le droit et la justice seront complètement désaccordés
13:49et c'est là que la société devient explosive.
13:52Je le rappelle, sous le signe de l'enfance,
13:54je suis né en 1980,
13:55quand je sortais de chez moi enfant pour me rendre à l'école,
13:57je traversais deux boisés,
13:58jamais à aucun moment, sauf me dire,
14:00fais attention Mathieu, mes parents n'ont eu peur
14:02que je ne sois agressé en permanence.
14:04J'imagine mal aujourd'hui un enfant marcher 20 minutes
14:06dans sa ville de naissance sans aucune crainte
14:07de se faire agresser.
14:08Nous avons changé le monde.
14:10L'État se montre pourtant, Mathieu, très efficace
14:13quand vient le temps de réprimer les délits d'opinion.
14:16Comment comprendre ce que certains verraient
14:18comme un sens très étrange à des priorités ?
14:21Peut-être que l'État nous confie par là
14:23quel est son véritable sens des priorités.
14:25Si, par exemple, vous avez des agriculteurs
14:26qui contestaient symboliquement le gouvernement
14:29lors d'une crise,
14:30là, on ne vous manquera pas.
14:32Là, les procédures judiciaires seront engagées immédiatement.
14:34Si vous êtes Jean-Eude Gana, quoi qu'on pense du détail de l'histoire,
14:37et qui illustrez les bonheurs de la diversité heureuse
14:40dans votre environnement,
14:41eh bien là, l'État immédiatement mobilisera les moyens nécessaires
14:45pour vous traîner devant les tribunaux.
14:47Si vous êtes Éric Zemmour ou Renaud Camus,
14:50si vous faites un délit d'opinion,
14:51et les délits d'opinion sont nombreux,
14:53eh bien l'État ne vous oubliera jamais.
14:55Et je terminerai avec une référence à l'actualité la plus immédiate.
14:58Aurore Berger, qui a un sens du timing exceptionnel,
15:01si je peux me permettre,
15:03va proposer une nouvelle loi
15:05pour lutter contre le racisme
15:07et les discours haineux.
15:09Dans cette loi, et je terminerai avec cela,
15:11elle entend judiciariser
15:13un nombre croissant de propos
15:15sous le signe du délit d'opinion.
15:16Donc elle veut judiciariser encore plus,
15:18donner encore plus de moyens
15:19aux associations militantes de gauche radicale
15:22pour traîner les gens devant les tribunaux
15:23lorsqu'ils entendent des propos, des discours
15:25qu'ils voient comme des propos hérétiques.
15:28Donc l'idée, c'est d'encombrer encore plus les tribunaux
15:31pour les discours qui déplaisent à l'idéologie dominante.
15:34C'est de judiciariser encore plus la vie publique.
15:37C'est l'idée de Mme Berger.
15:39Donc devant cela, je me demande,
15:40est-ce que l'État a encore la volonté
15:42de défendre la société
15:43ou est-ce que l'État finalement
15:45ne veut plus se défendre contre la société
15:47lorsqu'il se sent menacé par elle?
15:50Peut-être pour aller dans le prolongement
15:52de ce que vous soulignez sur le délit d'opinion,
15:54peut-être un lien.
15:55Si catholiques ont été placés en garde à vue
15:57après avoir prié silencieusement
16:00devant l'Église Saint-Laurent à Paris,
16:02je dis bien placés en garde à vue,
16:04ils protestaient contre la mise en avant
16:06à l'intérieur de l'édifice
16:07de la militante LGBT Barbara Butch,
16:10des croyants qui publiquement priaient
16:13devant leur Église.
16:14Réponse de l'État, la garde à vue
16:16quand prier devant une Église
16:18devient un motif de garde à vue
16:20tandis que d'autres profanations
16:21ou violences restent impunies.
16:23Où est passée la liberté de culte,
16:25la neutralité de l'État?
16:27On marque une pause,
16:28on revient dans Face à l'Info.
16:32Retour sur le plateau de Face à l'Info
16:34avec Marc Menand, peut-être.
16:36On va parler de Sofia Chiquirou.
16:37Qu'est-ce que vous en pensez?
16:38Ah, beaucoup de vouloir.
16:38On va parler de Sofia Chiquirou avec vous,
16:40avec Gabriel Cluzel,
16:41on parlera de Jean-Luc Mélenchon,
16:43avec Charlotte Dornelas,
16:44s'en reviendra sur l'enquête administrative
16:46sur l'affaire Liana.
16:47Rappelons qu'en ce moment même,
16:48vous l'avez vu tout à l'heure,
16:49plusieurs appels à se rassembler
16:51devant les tribunaux un peu partout
16:53en France,
16:54notamment la manifestation
16:57à Place Vendôme
16:58a été interdite
17:00et décalée plutôt
17:01dans le quatrième arrondissement de Paris,
17:03autant le signaler.
17:04Sofia Chiquirou,
17:05proche de Jean-Luc Mélenchon,
17:07a été relaxée
17:08pour tentative d'escroquerie
17:10et usurpation,
17:11mais elle a été condamnée
17:12pour le vol de chèques du Média
17:14jamais utilisé,
17:158 000 euros d'amende,
17:164 000 euros avec Sofia.
17:18Alors beaucoup s'interrogent
17:19peut-être sur ce deux poids,
17:20deux mesures.
17:21On voit à la fois
17:22Marine Le Pen,
17:23on voit Nicolas Sarkozy,
17:24on se dit peut-être
17:25deux poids, deux mesures
17:26par rapport à LFI.
17:27Elle fait quand même appel.
17:29Elle fait appel.
17:30Vous voulez que je rappelle
17:31un peu la situation ?
17:32Volontiers.
17:32On considère que tout le monde
17:34est à peu près...
17:35En gros,
17:36on crée,
17:37il crée en 2018,
17:41la TV web,
17:43le...
17:43Le Média avec Gérard Miller.
17:46Avec Gérard Miller.
17:48Et l'association,
17:49très rapidement,
17:51elle dysfonctionne
17:52et le Média ne prend pas du tout,
17:54ce qui fait qu'au bout de six mois,
17:56on est pratiquement en faillite.
17:58Et il y a une contestation également
17:59de la rédaction
18:00parce qu'ils estiment
18:02que Sophia Shikiru
18:05est d'un autoritarisme insupportable.
18:10Alors, on est là,
18:12c'est quand même amusant
18:13de voir que dans un Média de gauche,
18:15d'extrême gauche,
18:17là où théoriquement,
18:18on devrait être
18:19dans cette relation de l'écoute,
18:22là, tu fais ci, tu fais ça.
18:24Et le peuple de la rédaction,
18:27si je puis dire,
18:27pour prendre une image
18:29digne des propos de Mélenchon,
18:31eh bien, le peuple se lève
18:33contre Mme Shikiru,
18:34tant et si bien
18:35qu'elle décide,
18:36le 4 juillet,
18:38de démissionner de sa fonction
18:40avant que ça devienne
18:41véritablement la grande crise.
18:44Mais alors,
18:44c'est là où les choses sont compliquées
18:45parce qu'elle démissionne
18:48de la direction
18:50de la chaîne de télé
18:51qui, elle-même,
18:53a un organisme de contrôle
18:55dont elle est la présidente.
18:57et elle reste la présidente.
19:00Et par ailleurs,
19:01elle a une société personnelle.
19:04Cette société s'est occupée
19:05de la com'
19:06de cette web TV.
19:09Et alors,
19:10elle dit,
19:10eh bien,
19:11maintenant,
19:11il est temps,
19:12comme elle voit que les affaires
19:13sont quand même menacées
19:15sur le plan financier,
19:17il est temps
19:17que vous me remboursiez
19:2167 700 et quelques euros.
19:23Et elle présente la facture,
19:25elle présente la facture.
19:26À qui ?
19:27À elle qui est encore présidente.
19:29C'est quand même extraordinaire.
19:31Mais,
19:32sur les entrefaites,
19:33elle finit par être démissionnée
19:35de sa position de présidente.
19:38Alors là,
19:38elle se dit,
19:39mais je vais me faire avoir
19:39dans l'histoire.
19:40Donc,
19:41elle envoie un virement
19:43à la banque
19:43qui refuse
19:44et là,
19:45elle se déplace
19:46directement au guichet
19:47en disant,
19:47il me faut payer.
19:50Et le guichetier dit,
19:51non, non, non,
19:52je ne vous paie pas.
19:53D'où la plainte ensuite
19:55pour tentative
19:57d'escroquerie.
19:58Et on pourrait également
20:00dire qu'il y a
20:01une usurpation d'identité
20:02d'une certaine façon.
20:04Parce qu'elle n'est plus présidente.
20:06Sauf que son successeur
20:07n'est pas encore nommé.
20:09Par conséquent,
20:10il y a une sorte
20:10de période d'intérim
20:12et cette charge-là
20:13tombera.
20:14Et puis,
20:15quand on est entre
20:17bons camarades,
20:19il n'est pas question
20:20de laisser la justice
20:22patauger dans nos affaires.
20:23Tant et si bien
20:24qu'en 2021,
20:25tout est réglé.
20:26Il y a un protocole d'accord.
20:27Il n'y a plus de plainte.
20:29Le parquet s'obstine un peu
20:31en disant,
20:32oui, mais bon,
20:33d'abord,
20:33il faut essayer de voir
20:34sur le côté
20:35de cette escroquerie.
20:37Et puis,
20:38il y a eu deux chèques.
20:39Parce que
20:40Mme Chikirou
20:41s'était précipitée
20:42à la Web TV
20:44pour...
20:45Elle avait eu deux chèques
20:46qu'elle a récupérés
20:47et c'était
20:48une intention
20:50de vol
20:51pour toucher
20:52la somme
20:52qu'elle espérait
20:54récupérer.
20:55Elle ne les a jamais
20:57utilisées.
20:58Et c'est pour ces deux chèques,
20:59pour ces vols-là,
21:00que le tribunal
21:02a fini par la condamner,
21:04mais surtout
21:04les autres,
21:05toutes les autres charges.
21:06Elle a été
21:07relaxée.
21:08On demandait
21:0950 000 euros,
21:10donc 40 000 euros
21:11avec sursis.
21:13Et c'est 8 000,
21:14donc 4 000
21:15avec sursis.
21:16Ce qui est extraordinaire,
21:17vous avez raison,
21:18c'est la question initiale.
21:19Ça montre quoi ?
21:20C'est la suspicion légitime.
21:22Déjà,
21:22les procès politiques
21:23ne cessent
21:24de se multiplier.
21:25Ce qui entache
21:26quand même
21:27l'image du monde politique
21:28dans sa globalité.
21:30Mais les sanctions,
21:31à chaque fois,
21:32selon les partis,
21:34ne sont pas
21:34tout à fait
21:35les mêmes.
21:36Alors,
21:36le public,
21:37il est là,
21:38dans son petit crâne.
21:39Il se dit,
21:40il y en a qui bénéficient
21:41de je ne sais trop
21:42quelle sensibilité.
21:45Mais comment sonder
21:46la sensibilité
21:47d'un juge ?
21:48Donc,
21:49dans tout cela,
21:49c'est la justice
21:50qui perd
21:52de son crédit
21:52et c'est le monde
21:54politique également
21:55qui,
21:55de plus en plus,
21:57voit le public
21:58le regarder
21:59d'une façon louche.
22:01Merci,
22:02Marc Menand,
22:04pour cette analyse.
22:05Hier,
22:05ceux qui étaient fachos,
22:06est devenu un cri
22:07de ralliement
22:08des insoumis.
22:09On est chez nous !
22:10On va s'interroger,
22:11Gabrielle Cluzel,
22:13puisque ce cri
22:14a été longuement
22:14scandé par la foule
22:15lors du meeting
22:16de Jean-Luc Mélenchon
22:17à Saint-Denis.
22:18Pourquoi ce slogan,
22:19désormais revendiqué
22:20par l'extrême-gauche
22:21est très révélateur
22:22du chemin parcouru
22:23en quelques années ?
22:25Oui,
22:25vous avez raison.
22:26Alors,
22:26on peut déjà peut-être
22:27replacer dans le contexte
22:28parce que tout était
22:29significatif hier
22:30dans ce meeting
22:31de Jean-Luc Mélenchon
22:32à Saint-Denis.
22:33Alors,
22:33tout d'abord,
22:33c'était devant
22:34la basilique.
22:36Le lieu n'est pas neutre.
22:37Alors,
22:38Antoine Léomon
22:39a écrit sur X
22:41« Nous serons devant
22:42les tombeaux des rois
22:43avec nos drapeaux
22:44de la Révolution française.
22:46C'est le moment
22:46d'écrire une nouvelle page
22:48de l'Histoire de France. »
22:49Il faut savoir
22:49qu'Antoine Léomon,
22:50c'est un grand admirateur
22:51de Robespierre,
22:52de la Révolution française
22:52dans son ensemble
22:53et sans le moins de bémol.
22:54Je ne sais pas,
22:54il pourrait dire
22:55« Ah, les colonnes infernales
22:57ou la guillotine à tout vaste,
22:58c'est un peu excessif. »
22:59Voilà,
23:00pas du tout,
23:00vous voyez.
23:01Pourtant,
23:01alors qu'on dénonce
23:02les violences faites
23:03aux enfants actuellement
23:04et le petit Louis XVII
23:06abandonné à un soudard
23:07qui lui racontait
23:07les pires grossièretés,
23:08je ne sais pas
23:08ce qu'il lui a fait
23:09vivre dans l'intimité,
23:10qui est mort tout seul,
23:12abandonné,
23:13bon,
23:13ça pourrait quand même
23:14émouvoir.
23:15Je pense à Marie-Antoinette,
23:17femme étrangère,
23:17normalement ça parle
23:18à la gauche,
23:19pas du tout,
23:20rien,
23:21il prend tout,
23:22il assume tout.
23:24Alors,
23:25vous voyez,
23:25c'est quand même
23:25très clair,
23:26sa phrase,
23:27il s'agit d'aller cracher
23:29sur les tombes,
23:30mais c'est une pratique
23:31habituelle,
23:31à l'extrême gauche,
23:32c'est le symbole même
23:33de la décivilisation,
23:34on va faire un bras d'honneur
23:36à l'histoire de France
23:37et enterrer officiellement
23:39en grande pompe
23:40l'ancienne France
23:41pour mieux célébrer
23:42l'avènement
23:43de la nouvelle.
23:45Les rois ont fait la France,
23:46à commencer par Clovis,
23:48prendre leur place,
23:49c'est dire
23:49la France est morte,
23:50vive la France.
23:51Alors,
23:53on notera du reste,
23:54moi ça m'a beaucoup choquée,
23:55peut-être un détail pour vous,
23:56comme dirait la chanteuse,
23:57mais moi j'ai trouvé ça
23:58vraiment triste,
24:00au cours du discours
24:01de Bali Bagayoko,
24:03les rois de France
24:03ont été hués,
24:04il a prononcé le mot
24:05roi de France,
24:05la foule a hué,
24:07sans que le maire
24:08ne recadre la foule,
24:10il peut y avoir des moments
24:11des mouvements de foule,
24:12mais celui qui est sur le podium
24:15peut recadrer,
24:16il ne s'est rien passé de tout ça.
24:18Donc moi j'ai constaté
24:18que les maires de Saint-Denis
24:19l'ont laissé insulter
24:20ceux qui reposent
24:21dans la basilique.
24:22Alors je rappelle quand même,
24:23au-delà de toute autre considération,
24:25que sans eux,
24:25les revenus touristiques
24:28de la ville,
24:28c'est nul,
24:29nada, double zéro,
24:30vous voyez,
24:31donc ils pourraient au moins
24:32avoir une petite reconnaissance
24:34patrimoniale minimale.
24:35Donc tout cela
24:36est évidemment très symbolique
24:39et vient alors
24:40le discours
24:41de Jean-Luc Mélenchon
24:42qui parle de la Nouvelle-France
24:44et là il dit
24:44nous sommes tellement heureux,
24:47il dit nous sommes tellement heureux,
24:48un Français sur trois,
24:50selon la formule de Bali,
24:52parce que Bali,
24:52Bagayoko avait dit
24:53que la Nouvelle-France
24:54c'était les héritiers
24:56de l'immigration,
24:57et bien un Français sur trois
24:58est un héritier
24:59de l'immigration.
25:02C'est un constat,
25:03mais pourquoi ce constat
25:05rend-il Jean-Luc Mélenchon
25:07heureux ?
25:08Donc Jean-Luc Mélenchon
25:09a fait sienne
25:10cette définition
25:12de la Nouvelle-France
25:13par Bali,
25:14Bagayoko
25:14et il est heureux
25:16de cet état de fait,
25:16donc on comprend
25:17qu'il préfère
25:18la Nouvelle-France
25:19à l'ancienne.
25:20Alors on ne sait pas,
25:21peut-être parce qu'il compte
25:22bien sur ce réservoir électoral,
25:23ça c'est sûr,
25:24et puis parce que peut-être
25:25il trouve l'ancienne France
25:27toute blanche,
25:28toute moche,
25:28donc il préfère la Nouvelle.
25:29Mais dans le même discours,
25:31il accuse le RN
25:32de suprémacisme
25:33sans aucun argument,
25:34enfin j'en ai pas vu en tout cas,
25:35mais trouver plus belle
25:37la Nouvelle-France,
25:38l'estimer supérieur,
25:39c'est du suprémacisme
25:40au stricto sensu.
25:41Alors,
25:42quoi qu'il en soit,
25:44dire
25:44qu'un Français sur trois
25:47est issu de l'immigration
25:48et sans réjouir,
25:49c'est,
25:50ce qui est dingue,
25:50c'est que c'est
25:51se réjouir,
25:52glorifier ce grand remplacement
25:54qu'il a toujours nié
25:55quand il était au Parti Socialiste.
25:56C'est pour ça que je vous parle
25:57de glissement,
25:58il faut quand même se souvenir
25:59que Jean-Luc Mélenchon
26:00était au Parti Socialiste.
26:02Et il fait aplondir longuement
26:05cette Nouvelle-France,
26:05vous voyez,
26:06donc c'est un séparatisme assumé,
26:08c'est une sécession
26:08à raison des origines,
26:10on applaudit
26:11les Français issus
26:12de l'immigration,
26:13tous ceux qui sont issus
26:14de l'immigration
26:15et pas les autres
26:16parce qu'ils ne le méritent pas.
26:18Et puis,
26:18c'est là que la foule
26:19se met à scander
26:20« on est chez nous ».
26:21Qu'il replant également,
26:23alors là aussi,
26:23c'est un détail,
26:24mais pas vraiment,
26:25il reprend ce « nous »
26:27dans un « nous » inclusif,
26:28vous voyez,
26:28il se met dedans,
26:29il s'intègre,
26:29c'est assez grotesque quand même
26:30parce que ça consiste vraiment
26:32à prendre les autres
26:33pour des bonnets,
26:33pour des imbéciles
26:34parce qu'il n'en fait pas partie,
26:36c'est de l'appropriation culturelle,
26:37ses grands-parents
26:38étaient des colons,
26:39donc il se fait passer
26:40pour ce qu'il n'est pas
26:42et on se demande
26:42jusqu'à quand cette femme
26:43va tenir d'ailleurs.
26:44Alors je pense jusqu'en 2027
26:46parce qu'elle est fine
26:47à personne à mettre
26:48vraiment en échange,
26:50il n'y aurait trop à perdre
26:51mais en tout cas,
26:53cette fracturation de la France
26:54est très dangereuse
26:55et évidemment symboliquement
26:56très triste
26:57et précisément devant le tombeau
26:59de ceux qui ont tout fait
27:00pour faire l'unité
27:02de la France,
27:03c'est les rois de France.
27:04Et puis surtout,
27:05on se souvient que ce cri,
27:06enfin ce slogan,
27:08on est chez nous
27:08quand il était entendu
27:10dans les meetings du RN
27:11mais il y a eu
27:11toute une littérature
27:13dans la presse de gauche
27:14pour expliquer
27:15à quel point
27:15c'était affreux,
27:16c'était exécutif.
27:16Le RN est reconquête,
27:17on l'entendait partout.
27:18Ah oui, oui,
27:19il y a même eu un film
27:20qui a dû être en avait
27:21mais qui a dû être subventionné
27:22sûrement,
27:22qui s'appelait
27:23Chez nous, du reste,
27:25pour dénoncer
27:26ces affreux fachos
27:27qui scandaient cela.
27:29Alors donc,
27:30vous voyez,
27:30la France historique,
27:31je ne sais pas moi,
27:31native dessous,
27:33je vais vous rappeler
27:33là comme vous voulez,
27:33elle n'avait pas le droit
27:34de dire on est chez nous
27:35mais la Nouvelle-France,
27:37elle,
27:37elle en a parfaitement le droit.
27:39Alors après,
27:40la Nouvelle-France,
27:41c'est le deuxième élément
27:42de langage pour la campagne
27:43LFI,
27:44on est chez nous,
27:44c'est ça ?
27:44Oui, voilà,
27:45et ça fonctionne ensemble,
27:46la Nouvelle-France
27:46et chez elle.
27:48Et ce qui est frappant,
27:49c'est la violence
27:50qui accompagne ses propos,
27:51la violence sous-tendue.
27:52Vous savez,
27:53Antoine Léaumont,
27:53il a écrit sur son compte X,
27:55après,
27:56on est chez nous,
27:57on va gagner
27:58et ici est la force.
28:00Pourquoi la force ?
28:02Que veut-il dire exactement ?
28:03De quelle force s'agit-il ?
28:04Qui va l'exercer ?
28:06Et sur fond d'une musique
28:08dont les paroles sont
28:09sortez les armes à feu,
28:10sortez les armes,
28:11sortez les armes.
28:12Dans cette chanson,
28:13il y a ensuite
28:13les mots chargés
28:14avec un bruit de mitraillette.
28:16Alors sur X,
28:17certains m'expliquent
28:17laborieusement
28:18qu'il faudrait voir là
28:19du second degré,
28:20que c'est un air de rap
28:21qui était très à la mode
28:22l'été dernier,
28:23qu'il ne faut pas prendre
28:24ça au pied de la lettre.
28:25Vous voyez ce que je veux dire ?
28:26Mais bien sûr,
28:26donc Léaumont,
28:27il a mis ça au pif,
28:28il n'a même pas écouté
28:28les paroles de la chanson,
28:29mais pour qui nous prend-on ?
28:31Il avait le choix
28:31entre mille titres.
28:33Je rappelle aussi quand même
28:34que ce groupe,
28:35en 2023,
28:36enfin les chanteurs de ce groupe,
28:38avaient sorti un titre
28:39qui s'appelle
28:39« Il y a une meuf ».
28:41Alors je vous dis les paroles,
28:42« Elle ne voulait pas
28:43donner son hume,
28:44c'est une grosse pute,
28:45c'est une salope ».
28:46Ça c'est rigoureusement
28:47ce qu'entendent
28:47des jeunes filles
28:48quand elles se font harceler
28:48dans la rue.
28:49Mais ce n'est pas grave,
28:50j'imagine qu'il ne faut pas
28:51le prendre non plus
28:52au pied de la lettre.
28:52Vous voyez,
28:53c'est bref.
28:54Donc le féminisme à gauche,
28:56c'est la géométrie variable.
28:57C'est un peu comme
28:57lorsque Rima Hassan
28:59et Manon Aubry
28:59se montrent,
29:00ce qui est le cas aujourd'hui,
29:01en compagnie de Médine,
29:03vous savez,
29:03pour un concert
29:04au Parlement européen.
29:06Financé par le Parlement européen.
29:07Financé par le Parlement européen,
29:09de toute évidence.
29:10Le 17 juin,
29:12donc Médine,
29:12entre autres,
29:13joyeusté,
29:13je vous rappelle
29:13qu'il avait fait
29:14des pinatas
29:18à l'effigie
29:19de Julie Rechagneux
29:20et de Edwige Gass,
29:21deux députés du RN
29:22qu'il avait envoyés
29:23dans la foule
29:24pour qu'elles soient
29:25détruites par le public.
29:27Mais ça non plus,
29:28ce n'est pas grave.
29:29Donc il y a quand même
29:30un climat violent,
29:32insurrectionnel
29:32qui est en train
29:32de s'installer dans ce pays.
29:33Mais personne ne réagit.
29:35On se demande quand même
29:35quel niveau
29:36de lobotimialisation
29:37nous sommes,
29:39collectivement.
29:39Alors reste quand même
29:40une interrogation.
29:42la LFI joue son va-tout.
29:43Est-ce que cette flagornerie
29:44lourde,
29:45ces appels du pied
29:48là aussi voyants,
29:50ces battements de cils,
29:51ces clins d'œil,
29:52tout ce que vous voulez
29:52à l'endroit
29:54de l'électorat
29:55issu de l'immigration
29:56fonctionne ?
29:57Est-ce que ça va marcher ?
29:59Cette flagornerie
30:00outrancière ?
30:01Eh bien le monde
30:02a constaté
30:03que le public dimanche
30:04restait,
30:05je cite,
30:05majoritairement blanc.
30:07Et ils disent
30:07la difficulté
30:09de faire venir
30:09les populations
30:10des quartiers
30:10à des rendez-vous politiques
30:11même à Saint-Denis.
30:13Bref,
30:13ce sont des antifas,
30:15fils à papa
30:15du 6e arrondissement
30:16qui avaient pris
30:17le RER.
30:18Donc ce n'est pas
30:18complètement gagné.
30:20Ce n'est pas
30:20complètement gagné.
30:21Merci Gabriel Kuzel.
30:24Michel Fayad
30:25sera avec nous
30:26demain
30:26en exclusivité
30:27pour son livre
30:28qui sort
30:29après demain
30:30chez Fayad
30:31après la guerre
30:32la menace
30:33à nos portes.
30:34On recevra
30:35Michel Fayad
30:36en exclusivité
30:37demain.
30:38On parlera
30:39des fémens
30:40qui sont
30:40quand même
30:41à la place
30:41Vendôme
30:41pour manifester
30:42seins nus
30:44pour dénoncer
30:45les dysfonctionnements
30:46de la justice.
30:47On va vous montrer
30:47l'image dans un instant
30:48mais d'abord
30:49Charlotte Dornelas
30:49depuis ce matin
30:50les enquêtes
30:51administratives
30:52ont donc été
30:53lancées
30:53pour comprendre
30:54ce qu'il s'est passé
30:55pour qu'un homme
30:57déjà identifié
30:58et on voit
30:59comment toute la France
31:00est en ébullition
31:01ce soir.
31:02Comment un homme
31:02comme ça
31:03se retrouve désormais
31:03impliqué dans une affaire
31:04aussi dramatique
31:05dans l'affaire Liana
31:06alors comment
31:07ces enquêteurs
31:08vont-ils procéder
31:09concrètement
31:09Charlotte ?
31:10Ils vont chercher
31:11déjà le but
31:11évidemment
31:12de ces enquêtes
31:13administratives
31:13c'est chercher
31:14à savoir
31:15s'il y a des sanctions
31:16individuelles
31:16qui sont nécessaires
31:18et je me permets
31:19une question
31:20selon quels critères
31:21puisque les sanctions
31:23qui visent la magistrature
31:24sont extrêmement vagues
31:25il n'y a pas de critères
31:26précis
31:26donc un manque de diligence
31:27par exemple
31:28je ne sais pas très bien
31:29à partir de quoi
31:29on le fait
31:31donc c'est une question
31:31qui va inévitablement
31:33se poser
31:33qui s'est déjà posée
31:34ces dernières années
31:35et qui va se poser
31:36et au-delà de la question
31:37des sanctions
31:38individuelles
31:39si oui ou non
31:40si elles sont nécessaires
31:41ou pas
31:41ce qui doit être amélioré
31:43pour que cela
31:44n'arrive plus
31:45on le voit aussi bien
31:46dans les manifestations
31:48populaires
31:48cette fois-ci
31:49que dans la réaction
31:50que cette affaire génère
31:52et dans les commentaires
31:54que tout l'échec
31:55et politique
31:55se permet
31:56dans la foulée
31:57du drame
31:58cette fois-ci
31:59qu'il y a en effet
32:00une volonté de changement
32:01et c'est ce que j'appellerais
32:02la volonté
32:03de tourner la page
32:03ou trop
32:04parce que dans la magistrature
32:05le traumatisme
32:06ou trop
32:07a été extrêmement lourd
32:08il y a une procédure
32:10par exemple
32:10d'accueil
32:11de la parole
32:11de l'enfant
32:12qui a été mis en place
32:13tout ça demeure
32:14très vif aussi
32:15dans la justice
32:16et je me permets
32:18une autre question
32:18pourquoi est-ce que
32:19ces enquêtes
32:20quand il y a
32:20un dysfonctionnement
32:21absolument évident
32:23qui aboutit
32:23à un drame
32:24de la sorte
32:25pourquoi est-ce que
32:26ces enquêtes
32:26ne sont pas systématiques
32:27excusez-moi Charlotte
32:28juste pendant que vous parlez
32:29pour illustrer un peu
32:31ce que vous dites
32:32face à face
32:33entre les forces
32:33de l'ordre
32:34et les manifestants
32:34ou même à Paris
32:36place Vendôme
32:36devant le ministère
32:38de la justice
32:39une manifestation
32:40qui était interdite
32:41sur place
32:41autorisée
32:43devant d'autres tribunaux
32:44mais pas là
32:45et on voit
32:45effectivement comment
32:46Charlotte ça illustre
32:47une certaine soif
32:49une certaine soif
32:50de compréhension
32:50de ces dysfonctionnements
32:52on continue peut-être
32:52à regarder ces images
32:53pendant qu'on vous écoute
32:54et en effet
32:55et pourtant
32:55il y a des questions
32:56à adresser évidemment
32:57aux politiques
32:58je répète ma question
32:59pourquoi est-ce que
33:00ces enquêtes
33:00ne sont pas systématiques
33:02à chaque fois
33:04qu'un problème
33:06dans l'organisation
33:07de la justice
33:07on va le dire
33:08comme ça aujourd'hui
33:09aboutit à un tel drame
33:10les enquêteurs
33:11pour répondre plus directement
33:12à votre question
33:13vont se pencher
33:13d'abord sur l'organisation
33:15du bureau d'ordre
33:16ce qu'on appelle
33:16le bureau d'ordre
33:17dans le parquet
33:17c'est le bureau au sein
33:18du parquet
33:19qui reçoit
33:19toutes les procédures
33:21donc reste à savoir
33:22à Hoche
33:23comment est-ce qu'elles sont classées
33:24comment est-ce qu'elles sont transmises
33:26selon quel processus établi
33:28est-ce qu'il y a un dispositif
33:29mis en place
33:30pour leur traçabilité
33:31il y a plusieurs parquetiers
33:32qui m'ont expliqué
33:33aujourd'hui
33:33qu'un parquet
33:34en deux heures
33:35comme ça
33:35il n'est pas capable
33:35de vous dire
33:36combien il y a de procédures
33:37par exemple
33:37il y a un aveuglement
33:40organisationnel
33:41on va dire
33:41sur les procédures
33:43qui sont en cours
33:44sur celles qui sont suivies
33:45ou non
33:45un parquet
33:46pour le dire rapidement
33:47une fois qu'il lance
33:48l'enquête
33:48entre les mains
33:49des enquêteurs
33:50sur le terrain
33:50gendarmes ou policiers
33:51ce sont les enquêteurs
33:53qui reviennent vers le parquet
33:54donc il n'y a pas un suivi
33:55nous on s'imagine
33:56de loin
33:57la justice
33:57on a du mal
33:58à comprendre
33:58à quel point c'est lourd
33:59et comment est-ce qu'elle fonctionne
34:01donc c'est tout ça
34:02évidemment que les enquêteurs
34:03vont regarder
34:04l'étude des process
34:05qui sont mis en place
34:06dans ce parquet
34:07en particulier
34:08dans le traitement
34:09des dossiers
34:09l'état des stocks
34:10l'état des stocks
34:11de procédures
34:12c'est extrêmement important
34:13pourquoi ?
34:13pour discriminer
34:14si nous avons affaire
34:15à des magistrats
34:16absolument submergés
34:17à un parquet
34:18absolument submergé
34:19ou à un manque objectif
34:21de discernement
34:21ou de diligence
34:22qui serait là
34:22une faute professionnelle
34:23absolument évidente
34:24le stock du cabinet
34:25du substitut
34:26qui a eu en charge
34:27ce dossier en particulier
34:28va évidemment
34:29être examiné également
34:31et la question se pose
34:32dès le classement
34:33sans suite
34:34en 2024
34:35dans la première procédure
34:36puisqu'on le sait
34:37désormais
34:37le mise en cause
34:38n'avait pas été entendu
34:39or dans un dossier
34:41de viol sur mineur
34:42même si le parquetier
34:43sait qu'il y a
34:44un manque d'éléments
34:45qui va probablement
34:46le pousser à classer
34:47il peut entendre la personne
34:48parce qu'on ne sait jamais
34:49il pourrait par exemple
34:50avouer les faits
34:51qui lui sont reprochés
34:52auquel cas ça changerait
34:53tout le dossier
34:53donc la question est légitime
34:55et évidemment
34:55elle va être posée
34:56par les enquêteurs
34:57ensuite
34:58se demander
34:58s'il y a une procédure
34:59sur la consultation
35:00d'antécédents
35:01est-ce que le parquetier
35:03qui a le dossier en main
35:04est-ce qu'il vérifie
35:06systématiquement
35:06s'il y a des antécédents
35:07ou pas
35:07et quand est-ce que cela
35:09est pris en compte
35:09il y a là des classements
35:11sans suite
35:11est-ce que dans ce parquet
35:12on considère
35:12que les antécédents
35:14sont pris en compte
35:15s'il y a condamnation
35:16mais pas classement
35:16qu'est-ce qui pèse
35:17dans la balance
35:18on va dire
35:18de la gravité d'un dossier
35:20les enquêteurs
35:21vont se pencher dessus
35:22la question sera aussi
35:24posée au parquet de Toulouse
35:25vous savez que c'est eux
35:25qui ont eu le dossier
35:26entre les mains en premier
35:27le dossier a été transmis
35:29par la poste
35:29alors on est tous étonnés
35:30par exemple
35:30que le dossier soit transmis
35:31par la poste
35:32c'est automatique
35:33et dans tous les cas
35:34même quand il y a
35:35une alerte numérique
35:36le dossier est aussi
35:36transmis par la poste
35:37notamment en affaires criminelles
35:39pourquoi ?
35:39parce qu'il est aujourd'hui
35:41obligatoire
35:41de transmettre
35:42les originaux
35:42signés de la main
35:43des enquêteurs
35:44de la main du magistrat
35:45parce que la procédure
35:47de manière générale
35:47à l'échelle nationale
35:48n'est pas encore numérisée
35:49aujourd'hui en France
35:51il se trouve que là
35:52le parquet n'a pas doublé
35:53d'une alerte particulière
35:54sur la gravité
35:55et bien même chose
35:56les enquêteurs
35:57vont se poser la question
35:57de l'état
35:58du parquet de Toulouse
36:00de son stock
36:01et du rythme
36:01avec lequel sont traités
36:03ces affaires-là
36:04et quand est-ce
36:05qu'une urgence
36:05est déclarée ou non
36:07et se posera enfin
36:08la question du suivi
36:09des actes d'enquête
36:10là encore une fois
36:11est-ce qu'il y a
36:12un processus établi
36:13dans le suivi
36:14des actes d'enquête
36:14puisqu'on le sait aussi
36:15le placement en garde à vue
36:17de cet homme
36:17avait été réclamé
36:18mais aucun acte d'enquête
36:20n'a été posé
36:20par les gendarmes
36:21depuis février
36:22ça n'a jamais été fait
36:23c'est évidemment
36:24une question
36:24que se poseront aussi
36:26les enquêteurs
36:26les français veulent
36:28des réponses
36:28on le voit à l'image
36:29ici en direct
36:30à place Vendôme
36:32devant le ministère
36:33de la justice
36:34où les français
36:35se rassemblent
36:35comme dans 200 rassemblements
36:37devant les tribunaux
36:38en France
36:39pour dénoncer
36:40justement ces ratés
36:42de la justice
36:42Charlotte
36:43il y a également
36:43une enquête
36:44du ministère
36:45de l'intérieur
36:46concernant les gendarmes
36:47impliqués
36:48dans ce dossier
36:49justement
36:49pour quelles raisons
36:50et bien pour la raison
36:51que j'énonçais là
36:53depuis février
36:54on le sait
36:54les gendarmes
36:55qui ont été saisis de l'affaire
36:56n'ont posé aucun acte
36:57d'enquête
36:58alors que le procureur
36:58leur avait demandé
37:00le placement
37:00en garde à vue
37:01donc qu'est-ce qui s'est passé
37:02là encore une fois
37:03et conjointement
37:04se posera également
37:05la question
37:05de la saisine
37:07de cette brigade
37:08territoriale de gendarmerie
37:09j'ai beaucoup entendu
37:10parler de ce sujet
37:11ces derniers jours
37:12jusqu'à Vendôme
37:13le ministre de la justice
37:15qui posait la question
37:16de la pertinence
37:17de la saisine
37:18d'une brigade territoriale
37:19de gendarmerie
37:20donc là
37:21la question première
37:21qui va se poser
37:22c'est quel était
37:23l'état de cette brigade
37:24encore une fois
37:24la connaissance du parquet
37:25sur l'état de ces brigades
37:27le suivi des dossiers
37:28toujours cette question
37:29des process
37:29est-ce qu'ils étaient
37:30mis en place
37:31pour s'assurer
37:31du suivi de la procédure
37:32et pourquoi est-ce que
37:33les gendarmes
37:34n'ont pas fait cet acte-là
37:35est-ce qu'ils étaient
37:35submergés
37:36par d'autres choses à faire
37:38potentiellement jugées
37:39plus urgentes
37:40même avec un problème
37:40de discernement
37:42évident à posteriori
37:43mais qui n'est pas forcément
37:44qui peut être discerné
37:46on va dire
37:46par les enquêteurs
37:48à ce moment-là
37:48mais la question
37:49de la saisie
37:50de la brigade territoriale
37:51j'ai entendu beaucoup
37:52parce que vous savez
37:52la brigade territoriale
37:53c'est la plus petite brigade
37:56on va dire
37:56dans la gendarmerie
37:57donc beaucoup de gens
37:58ont parlé
37:59et je me permets
37:59de répondre à cette question
38:00après avoir moi-même
38:01posé la question
38:02parce que Vendôme
38:03en a parlé
38:03comment est-ce que ça se passe
38:04en général
38:05le parquet
38:05il envoie sa saisie
38:06à la compagnie
38:07de gendarmerie
38:08c'est l'échelon
38:08de la sous-préfecture
38:09en gros
38:10donc il envoie le dossier
38:11et en effet
38:12la compagnie peut juger
38:14de la bonne affectation
38:15du dossier ou pas
38:16est-ce que cette brigade territoriale
38:17était la bonne brigade
38:18pour traiter le dossier
38:19oui ou non
38:20là encore une fois
38:21la question se pose
38:22selon quels critères
38:23et pourquoi est-ce que ça choque
38:24parce que vous avez
38:26trois échelons
38:26dans la gendarmerie
38:27la section de recherche
38:28donc qu'on connaît
38:29un peu plus
38:30parce que c'est
38:30l'échelon régional
38:32qui a les grosses
38:34enquêtes judiciaires
38:34vous avez la brigade de recherche
38:36qui est l'échelon
38:37de la sous-préfecture
38:37qui fait quasiment
38:39que du judiciaire
38:40et vous avez en effet
38:41la brigade territoriale
38:42la plus petite brigade
38:43qui elle fait du petit judiciaire
38:45et surtout de la voie publique
38:47donc on se dit
38:48est-ce que c'était du petit judiciaire
38:49un dossier de viol sur mineur
38:51et bien là
38:51il y a eu des réponses
38:52qui ont été intéressantes
38:53qui disent
38:53en fait c'est pas la question
38:54de la gravité de l'acte
38:56qui explique la saisine
38:59c'est pourquoi
38:59parce que
39:00un la victime était identifiée
39:01et elle était unique
39:02dans cette procédure
39:03deux l'auteur lui-même
39:05était identifié
39:05les examens correspondaient
39:07au récit de la plaignante
39:08ça n'était donc pas
39:09une enquête compliquée
39:10c'est pas la gravité de l'acte
39:12c'est est-ce que
39:13cette brigade avait la capacité
39:14de mener cette enquête
39:15qui n'était pas compliquée
39:16puisque tout le monde
39:17toute la victime
39:18et l'auteur étaient identifiés
39:20et bien la question
39:21peut se poser
39:21reste donc à savoir
39:22pourquoi aucun acte d'enquête
39:24n'a été fait depuis février
39:25c'est à cette réponse
39:26que l'enquête administrative
39:29demandée par le ministère
39:30de l'intérieur
39:31va répondre
39:32est-ce que c'était
39:33une brigade submergée
39:34est-ce que c'est une brigade
39:35qui a mal jugé
39:36de la gravité du dossier
39:36ou est-ce qu'il y a
39:37une faute évidente
39:38dans la diligence
39:39encore une fois
39:40qui leur est demandée
39:41et d'ailleurs
39:42les ministres de l'intérieur
39:44et de la justice
39:44seront auditionnés
39:46demain au Sénat
39:47on voit encore
39:48ici à l'image
39:49que les français
39:50demandent des réponses
39:51beaucoup de français
39:52d'hommes politiques
39:52avec eux d'ailleurs
39:53ne comprennent pas
39:54qu'une enquête
39:55soit même nécessaire
39:56alors que l'échec
39:57semble évident pour tous
39:59comment expliquer
40:00que le monde
40:01de la justice
40:01se retrouve seul
40:03à avoir l'air
40:04de défendre
40:04l'indéfendable
40:05c'est cette question
40:06qui devrait
40:07honnêtement
40:08nous donner le plus
40:08le vertige
40:09je pense que la question
40:10collectivement
40:11à laquelle nous voulons répondre
40:12c'est comment éviter
40:13que ça arrive encore
40:14donc il faut accepter
40:15que certaines des réponses
40:16ne soient pas
40:17les réponses
40:17qu'on attendait
40:18ou qui sont
40:18les plus faciles
40:19à imaginer
40:20donc je mets de côté
40:21un poids important
40:23qui existe
40:24c'est le corporatisme
40:25ou le refus
40:25chez certains magistrats
40:26qu'on a vu
40:27du principe même
40:28d'une sanction
40:29des magistrats
40:30étant donné la gravité
40:31des actes
40:31qu'ils ont à poser
40:32il est normal
40:32que leur responsabilité
40:33soit posée
40:34donc je mets ça de côté
40:35qu'on mette en place
40:36et c'est pour ça
40:36que je posais la question
40:37qu'on mette en place
40:37une grille claire
40:39pour sanctionner
40:40ce qui mérite de l'être
40:42et notamment
40:42en effet
40:43ce manque de diligence
40:44il reste qu'au-delà
40:45de cette question-là
40:46il y a une chaîne pénale
40:47entière
40:48qui rappelle
40:48qu'il y a deux niveaux
40:49d'analyse
40:50devant ce drame
40:51un le cas particulier
40:52et en effet
40:53les éléments
40:54donnés par le ministère
40:55de la justice
40:56s'ils sont avérés
40:57par les enquêtes
40:58administratives réclamées
41:00laissent imaginer
41:00une conclusion accablante
41:02pour le parquet d'Auch
41:03et donc des sanctions
41:04seront nécessaires
41:05et il y a la question
41:06plus générale
41:07du fonctionnement
41:08d'une justice
41:08submergée
41:09avec une accumulation
41:10de dossiers
41:11donc d'urgence
41:12des absences
41:13de process clairs
41:14des procédés
41:15absolument archaïques
41:16dans la transmission
41:17des informations
41:18entre les parquets
41:19par exemple
41:20un problème donc
41:20de fluidité
41:21dans le suivi
41:21des procédures
41:22un aveuglement
41:23des parquets
41:23sur le nombre
41:24de procédures
41:25qu'ils ont eux-mêmes
41:26bref une défaillance
41:27potentiellement systémique
41:28qui devrait nous alarmer
41:30infiniment au-delà
41:31il y a plusieurs parquetiers
41:33qui m'ont dit
41:33si on pouvait imaginer
41:34que c'était la défaillance
41:35d'une collègue
41:36on serait tous rassurés
41:37mais c'est pas ça
41:39qui nous inquiète
41:40aujourd'hui
41:40et je vous donne
41:41juste deux données
41:42actuelles
41:42pour illustrer la situation
41:44Gérald Darmanin a rappelé
41:45que les atteintes aux mineurs
41:46étaient sa priorité
41:47et que ça avait été rappelé
41:48dans sa première circulaire
41:49de politique pénale
41:50je l'ai sous les yeux
41:51la circulaire
41:52c'est vrai
41:52que Gérald Darmanin a dit
41:54que c'était une priorité
41:54avec d'autres priorités
41:56je vous donne la liste
41:57première priorité d'action
41:58je l'ai sous les yeux
41:59la lutte contre les organisations
42:00criminelles
42:01et le narcotrafic
42:02deuxième priorité d'action
42:03les violences faites aux personnes
42:05dans lesquelles vous avez
42:06les violences faites aux femmes
42:07au préjudice des enfants
42:08les actes antisémites
42:09anti-chrétiens
42:09anti-musulmans
42:10la provocation directe
42:11à des actes de terrorisme
42:12les faits dénoncés
42:13par l'éducation nationale
42:14les faits commis
42:15en raison de l'orientation sexuelle
42:16les violences commises
42:17contre les personnes dépositaires
42:19de l'autorité publique
42:20vous avez plus de la moitié
42:21des procédures
42:22actuellement en cours
42:22en France
42:23qui sont prioritaires
42:24et je ne lui reproche pas
42:25c'est évidemment prioritaire
42:27mais comprenez
42:27que cette question se pose
42:28évidemment
42:29il manque finalement
42:30les atteintes aux biens
42:31et les infractions routières
42:33qui peuvent pourtant
42:34avoir des conséquences dramatiques
42:35souvenez-vous
42:35au moment de la mort
42:36d'Antoine Alenot
42:37nous n'avons pas compris
42:38pourquoi avec un casier
42:39ça n'avait pas été jugé prioritaire
42:41donc même ça
42:42c'était jugé prioritaire
42:44et enfin Gérald Darmanin
42:45a demandé un état des lieux
42:46sur les 70 000 enquêtes
42:47en cours
42:48concernant les violences sexuelles
42:49sur mineurs
42:50je précise que ce sont
42:51simplement les enquêtes
42:52qui sont enregistrées
42:53au tribunal
42:54il y en a probablement
42:55plus du double
42:55actuellement dans les commissariats
42:57le tout pour
42:572 200 procureurs
42:59en France
42:59comprenaient que la question
43:01quand même
43:01du suivi de ces dossiers
43:03se pose au-delà
43:04du drame
43:05d'Osh
43:06en particulier
43:07merci beaucoup
43:09Charlotte Dornelas
43:10on va recevoir
43:11Carl Zerot
43:12journaliste lanceur d'alerte
43:13un des premiers
43:14à lutter contre
43:15la pédocriminalité
43:17votre dernier livre
43:18dans la peau d'Eipstein
43:19chez Télémac
43:20on en parle dans un instant
43:21installez-vous
43:22d'abord
43:23on va parler de l'affaire
43:24Liana avec vous
43:25installez-vous
43:26juste à côté
43:26de Charlotte Dornelas
43:27et à cette affaire
43:29de trop
43:30et la question
43:31qui se pose ce soir
43:32Carl Zerot
43:32pourquoi
43:33tous ces dysfonctionnements
43:35plusieurs témoignages
43:36sont remontés
43:37dans ce dossier
43:38on l'a vu
43:38avec Charlotte Dornelas
43:40des témoignages
43:41sont remontés
43:41dans ce dossier
43:42soulignant
43:42le peu d'écoute
43:43accordé aux parents
43:45aux mamans
43:46souvent qui appellent
43:47pour dénoncer
43:48des crimes sexuels
43:50vous avez publié
43:51hier
43:51sur Instagram
43:52on a entendu un extrait
43:53en tout début d'émission
43:55l'appel véridique
43:56d'une maman
43:58comme beaucoup d'autres
43:59à la brigade des mineurs
44:01cette maman
44:02elle a enregistré
44:03la conversation
44:04on a changé la voix
44:04vous allez changer
44:05elle a changé la voix
44:06pour pouvoir garder
44:07son anonymat
44:08ça fait froid dans le dos
44:09et on écoute
44:10comment on lui répond
44:13les mineurs
44:13bonjour
44:14bonjour
44:15je vous appelle
44:16parce que
44:17j'ai besoin d'aide
44:18et de conseils
44:20au sujet
44:21de ma fille
44:23oui
44:23et à quel profil
44:25elle a 4 ans et demi
44:28elle m'a parlé de
44:29elle m'a parlé de choses
44:31d'un caractère sexuel
44:31qui se passe
44:32quand on est chez son père
44:34et votre nom
44:36et donc
44:37vous aussi
44:37votre fille raconte des choses
44:39c'est ça ?
44:40voilà
44:40elle raconte des choses
44:42qui sont
44:43extrêmement choquantes
44:44et qu'elle dit ?
44:46elle m'a parlé
44:47de
44:48de
44:49de
44:49de
44:49de
44:49de
44:49de
44:49de
44:50de
44:50de
44:50de
44:50de
44:50de
44:51de
44:52de
44:52de
44:52de
44:52de
44:52de
44:52de
44:52de
45:08elle m'a parlé
45:11dans la bouche
45:14moi vous avez plutôt
45:15d'avoir un psychologue
45:16faire un petit point
45:16avec votre enfant
45:18mais bon
45:19parce qu'il parle de ça
45:20que c'est lié
45:21un abus sexuel
45:21il faut arrêter
45:22avec ses histoires
45:23d'accord
45:24et moi vous vous dites
45:24madame
45:25un enfant de 4 ans et demi
45:26essaye de trouver n'importe quoi
45:27c'est pas du tout
45:27aussi
45:28leur parole
45:35parce que
45:35parce que
45:36vous êtes séparés
45:36de
45:37de
45:37de
45:37de
45:37de
45:37de
45:37de
45:37de
45:38de
45:39de
45:39de
45:39de
45:40de
45:40de
45:42de
45:42de
45:49alors
45:50car
45:500
45:50ça fait
45:51froid
45:51dans
45:51le dos
45:51parce
45:51qu'il
45:52la
45:52fois
45:52effectivement
45:52ce que
45:53disait
45:53charlotte
45:53d'orne
45:53hélas
45:54la
45:55difficulté
45:55les dossiers
45:56qui
45:56s'accumulent
45:57et
45:57il y a
45:58aussi
45:58la
45:59mis en compte
45:59de la
45:59parole
46:00de
46:00l'enfant
46:01comment
46:02vous réagissez
46:03par rapport
46:03à ça
46:03on a dit
46:05que
46:05depuis
46:05outreau
46:06on avait
46:06tendance
46:07à ne plus
46:07écouter
46:08la parole
46:08des
46:08enfants
46:09et ça
46:10ça fait
46:10écho
46:11aux mêmes
46:11gendarmes
46:13qui ne sont
46:13pas
46:14allés mettre
46:14en garde à vue
46:15monsieur
46:16barella
46:18et qui
46:19précédemment
46:20quand
46:21la maman
46:22de la
46:22petite
46:22rosa
46:23téléphonait
46:24pour dire
46:24ma fille
46:24a été
46:25violée
46:25il y avait
46:26eu des
46:26examens
46:27médicaux
46:27qui montraient
46:28des
46:28lésions
46:29sur lesquelles
46:30il n'y avait
46:30aucun doute
46:31il lui répondait
46:32vous nous
46:32saoulez
46:34donc ça veut dire
46:34qu'il y a quand même
46:35deux poids deux
46:36mesures
46:36et que
46:37certaines personnes
46:38arrivent à s'en sortir
46:40incroyablement
46:41et on peut se poser des questions
46:42sur le pourquoi
46:43puisque ce monsieur
46:45barella
46:45depuis dix ans
46:47il y a des procédures
46:49autour de lui
46:49et même pas une garde à vue
46:52mais encore moins une condamnation
46:54donc on finit toujours par se poser la question des protections éventuelles
46:59des amitiés qu'il peut avoir
47:00qui fait qu'il s'en sort
47:01mais ça l'enquête va le dire
47:03j'espère
47:03on va parler de votre livre
47:06d'un instant
47:06qu'on a affiché
47:07tout à l'heure
47:08dans la peau d'Empstein
47:09mais selon vous
47:10c'est la victime de trop
47:11vous vous occupez de ces dossiers
47:13depuis très longtemps
47:14c'est la victime de trop
47:15à chaque fois
47:16c'est la victime de trop
47:17Marion Wagon
47:18Estelle Mouzin
47:18la petite Maëlie
47:20c'est toujours la victime de trop
47:21mais là ça vient après des années et des années de combat
47:25d'abord dans l'ombre
47:26et puis qui commence à avoir un peu d'écho médiatique aujourd'hui
47:30et je pense qu'effectivement après ça
47:32ça va être extrêmement difficile
47:34puisqu'il y a la présidentielle qui arrive
47:36pour les candidats de ne pas avoir un vrai programme
47:39concernant la protection de l'enfance
47:40alors évidemment ça va être
47:42on va nous promettre mon émerveille
47:44mais aussi comme les français se rendent compte
47:46de la réalité qu'on leur a cachée
47:47pendant tant d'années
47:48là je crains qu'il y ait un effet un peu marche blanche
47:52comme celle de l'affaire Dutroux
47:54quand tout le monde était descendu dans la rue à Bruxelles
47:56comme ça commence un peu ce soir
47:58mais de façon beaucoup plus large
47:59s'il n'y a pas une prise de conscience réellement sérieuse
48:04parce que même ce que nous a expliqué M. Darmanin
48:07c'est pas très convaincant
48:08il dit ok il y a des dysfonctionnements
48:11puis derrière il dit de lui-même
48:12et bien on va traiter 70 000 cas
48:15ça veut dire qu'il y avait donc 70 000 cas dysfonctionnants
48:18d'ores et déjà on l'ignorait
48:20mais c'est pas sérieux
48:22donc ça donne l'impression que
48:24finalement quelques procureurs vont pas partir en vacances
48:27et puis on va traiter
48:29et puis la coupe du monde arrive
48:30dans 8 jours on joue contre le Sénégal
48:32tout va être oublié
48:34tout va être enterré
48:35c'est comme d'habitude
48:36vous pensez que ça sera oublié ?
48:37un petit comité
48:38vous pensez que ça sera oublié ?
48:39mais ils vont tout faire comme toujours
48:41pour que ce soit oublié
48:42je veux dire moi quand je vois Macron
48:45ou Darmanin faire semblant d'être très surpris
48:47laissez-moi rire
48:48ça fait combien d'années qu'on leur envoie des missives
48:51des suppliques
48:52qu'on leur demande de se réveiller
48:53et ils ont même créé la civise pour ça
48:56souvenez-vous ?
48:57après 3 ans de boulot
48:58ils ont viré le patron de la civise
49:01le juge Durand
49:01et les 81 mesures préconisées
49:05ils n'en ont appliqué aucune
49:08lorsque le président Emmanuel Macron s'est dit choqué
49:10le gouvernement a fait état d'éléments accablants
49:13je cite dans la procédure à tous les niveaux
49:15et Gérald Darmanin a réuni ce matin les procureurs
49:17il s'est même excusé
49:18Gérald Darmanin
49:19vous pensez que ça ne sera pas suivi des faits ?
49:21à mon sens non
49:22je pense que c'est non
49:24je pense que tout le monde va en parler pendant 2 semaines
49:27et puis ça va retomber
49:28parce que les vacances arrivent
49:30et donc à la rentrée
49:31il faudra se retrouver
49:32et recommencer une fois de plus
49:35recommencer le combat
49:36pour que réellement
49:38ils fassent quelque chose la prochaine fois
49:40à ce stade
49:40on sait que les gendarmes
49:41à qui le procureur avait demandé
49:43dès février
49:43la garde à vue de Jérôme Barilla
49:45n'ont rien fait
49:45est-ce que c'est là
49:47où notre système déraille ?
49:49oui bien sûr
49:49parce qu'on ne sait pas pourquoi
49:50ils n'ont rien fait
49:51c'est ça
49:52pourquoi ils ne l'ont pas mis en garde à vue ?
49:54soit ils sont paresseux
49:55on nous dit
49:56ils sont incompétents peut-être
49:57ils ne sont pas assez nombreux
49:59pas assez formés
50:00mais ce n'est pas vrai
50:01ce n'est pas vrai
50:02ils n'ont pas fait
50:03soit parce qu'ils s'en foutaient complètement
50:05soit parce qu'ils protégeaient ce monsieur
50:08il y a plein de cas
50:09où on a vu des serial killers
50:11comme Michel Fourniret
50:13qui étaient protégés
50:14pendant de longues années
50:16il allait en prison
50:18il ressortait
50:18il recommençait
50:19il retournait en prison
50:20il recommençait
50:21et au moins il allait en prison
50:22Barilla
50:23il n'a jamais mis les pieds en prison
50:2515-0
50:26ça fait des années
50:27que vous penchez sur ces sujets
50:30parfois on ne vous entend pas
50:32parfois on a envie
50:33on l'a vu
50:34toutes ces dernières années
50:35qu'on avait envie de mettre
50:36ces problèmes de viol
50:38d'enfant de côté
50:39comment est-ce que vous en êtes venu vous
50:41à en faire une cause de votre vie
50:43quasiment
50:44est-ce que vous-même
50:45pardonnez-moi ma question
50:46vous avez peut-être été
50:47vous-même
50:49victime ?
50:50non je n'ai pas été abusé enfant
50:52et je n'ai pas eu de proche abusé
50:54je m'en suis rendu compte
50:55moi dans mon métier de journaliste
50:56je me suis rendu compte
50:58que dès qu'on essayait d'en parler
50:59ça passait difficilement
51:00jusqu'à ce qu'on me demande
51:02de ne pas en parler à la télévision
51:04ça m'a même coûté ma place
51:06sur une chaîne
51:07qui est assez proche de celle-ci
51:09il y a bien longtemps
51:09je vous rassure
51:10qui n'a rien à voir avec celle-là
51:12mais c'était
51:13il fallait le dire
51:15je me disais
51:16moi je suis là pour dire la vérité
51:17je suis journaliste
51:18je dis les choses
51:18et c'est moyennement passé
51:20ce qui fait qu'après le combat
51:21a été considéré
51:22comme un combat de complotiste
51:24ce qui n'a aucun sens
51:26vouloir protéger les enfants
51:27et dire
51:28attendez
51:29on marche sur la tête
51:30il y a un déni
51:31il y a une omerta
51:31rien ne va
51:32à aucun niveau
51:33c'est être complotiste
51:35non
51:35on vous traitait par exemple
51:36de complotiste
51:36c'est pensé à l'avenir
51:37lorsque vous parlez du dossier
51:38Jack Long
51:39dans l'affaire Epstein
51:40il y a 5 ans
51:41dans l'indifférence générale
51:42et maintenant effectivement
51:43tout ce dossier a rattrapé
51:45plusieurs informations
51:46sont sorties
51:46alors il ne faut pas avoir
51:47dans un photo peut-être
51:48mais sur Jack Long
51:49c'était cousu de fil blanc
51:51l'histoire du film
51:52que Epstein lui avait commandé
51:53qui n'a jamais vu le jour
51:54et il avait reçu une somme
51:56pour faire ce film
51:57d'ailleurs à sa gloire
51:57il n'en a rien fait
51:59et oui effectivement
52:00j'en ai parlé en 2019
52:02de même qu'en 2019
52:03avec
52:04Innocence en danger
52:05on a demandé
52:06à ce que
52:07Jean-Luc Brunel
52:08qu'on a reçu ici
52:09oui
52:09on a demandé
52:10que Jean-Luc Brunel
52:11soit entendu
52:12par la police
52:13ils ont mis 2 ans
52:14à l'entendre
52:16donc il n'y avait pas
52:17de la part des policiers
52:18une volonté
52:19d'intervenir
52:21beaucoup
52:22dans ce dossier Epstein
52:23dans ce dossier Epstein
52:24beaucoup se posent la question
52:25on a vu qu'il y a plusieurs livres
52:26qui sont sortis
52:26effectivement sur ce dossier
52:28tentaculaire
52:28vous êtes
52:28l'un des premiers
52:29vous êtes intéressé
52:30à ce sujet
52:31à cette question
52:32Carl Zero
52:32dans ce livre
52:34le livre dans la peau d'Epstein
52:36que vous publiez
52:37là chez Télémac
52:38vous l'avez fait
52:39sous forme d'un roman
52:40et vous mettez
52:41dans la peau d'Epstein
52:42pourquoi un roman ?
52:43un roman
52:44parce que ça permet
52:45de ne pas être poursuivi
52:48ça permet de tout dire
52:50vous avez peur
52:51d'être poursuivi ?
52:52bien sûr
52:52d'autant plus
52:53tout dire
52:53qu'il y a 40 pages
52:55de documents
52:56du FBI
52:57à la fin
52:58qui montrent
52:59que je ne suis pas
53:00Victor Hugo
53:00oui parce que tout est sourcé
53:02tout est vérifié
53:03tout ce qu'on dit dedans
53:04il y a les justificatifs
53:05les mails etc
53:06c'est d'essayer
53:08de faire comprendre
53:08au fond
53:09ce que c'était
53:10que le système
53:10Epstein
53:11dans son intégralité
53:12et au fond
53:13en se mettant à sa place
53:14c'est plus facile
53:15qu'en essayant
53:16de faire le journaliste
53:18ça donne
53:19on a
53:21l'image exacte
53:22de ce que c'est
53:23que des gens
53:23qui pensent
53:24qu'ils peuvent
53:25tout faire
53:25sans avoir
53:26aucun problème
53:27et ça va encore
53:29bien plus loin
53:29que ce qu'on en sait
53:30aujourd'hui
53:31c'est à dire
53:32des jeunes filles
53:34pubères
53:35ou pré-pubères
53:36qui massaient
53:36Epstein
53:37et ses amis
53:38en fait
53:38c'était un système
53:39de compromate
53:40avec des services secrets
53:42et avec
53:43malheureusement
53:44des demandes
53:45des clients
53:45d'Epstein
53:46qui dépassaient largement
53:47celles de juste
53:48de jeunes filles
53:49à la David Hamilton
53:50là je vous parle
53:52d'enfants
53:52voire de bébés
53:53et c'est très intéressant
53:56par rapport
53:56à ce qu'on vit
53:57aujourd'hui
53:58c'est à dire
53:58que si
53:59un tel schéma
54:00a été toléré
54:01à un tel niveau
54:02vous imaginez bien
54:03qu'en France
54:04la même chose existe
54:05en tout cas
54:05on se pose
54:06beaucoup de questions
54:06depuis toutes
54:07ces dernières semaines
54:09sur le périscolaire
54:11on voit
54:12on sent
54:12effectivement
54:13qu'il y a eu
54:13voilà
54:14certains qui se sont tus
54:15on se pose la question
54:16de réseau
54:17donc beaucoup de questions
54:18là je ne sais pas
54:20si on peut voir
54:20les images
54:20des fémens
54:21qui se réunissent
54:23qui sont manifestées
54:24là voilà
54:24devant le ministère
54:25de la justice
54:26là ce soir
54:27alors que la manifestation
54:28a été interdite
54:29Carl Zero
54:30qu'est-ce qu'elle demande
54:31toute ?
54:31qu'est-ce que ces manifestants
54:32demandent ?
54:33la démission
54:34de Gérald Darmanin
54:35vous demandez la démission
54:36de Gérald Darmanin
54:37Carl Zero ?
54:38non pas spécialement
54:39parce qu'il sera remplacé
54:40par un autre Gérald Darmanin
54:41ils sont là
54:42pour que ça continue
54:44pour calmer les gens
54:45mais ils vont avoir du mal
54:46elle est calmée
54:47extrêmement longtemps
54:47moi je serais partisan
54:48de mesures fortes
54:50alors dernière question
54:50quelles sont les mesures
54:51fortes effectivement ?
54:52très simple
54:53alors j'en ai déjà
54:54plus de sursis
54:55dans les affaires
54:56pédocriminelles
54:57parce qu'à chaque fois
54:58c'est du sursis
54:59c'est trop facile
55:00ensuite
55:01vous parliez du périscolaire
55:03dans toutes les activités
55:05où il y a des enfants
55:06il y a des pédos
55:08je serais partisan
55:09que ces emplois
55:11soient réservés
55:12aux femmes
55:13c'est-à-dire
55:14qu'il n'y ait plus d'hommes
55:15pendant une période
55:16mettons 10 ans
55:17plus aucun homme
55:18auprès des enfants
55:20on s'éviterait
55:20un nombre d'histoires
55:21vous n'avez pas même idée
55:24je pense
55:25en cas de récidive
55:27que la castration
55:28au moins chimique
55:30obligatoire
55:31obligatoire
55:32comme dit Bruno Rotaillot
55:33et ensuite
55:35un débat
55:36si possible apaisé
55:37mais c'est difficile
55:38sur ce thème-là
55:39autour des peines
55:41je pense que
55:42pour le moins
55:44une perpétuité
55:45réelle
55:47et non pas
55:47une perpétuité
55:48incompressible
55:49c'est-à-dire bidon
55:50qui dure 22 ans
55:51ou 26
55:51dans les pires cas
55:53une perpétuité
55:54pour la vie
55:56et si vous me poussez un peu
55:58je vous parle
55:58de revenir
55:59sur Samba d'Inter
56:00et de se reposer
56:02la question
56:02dans certains cas
56:04extrêmement graves
56:05de la peine de mort
56:07merci beaucoup
56:07pour votre regard
56:08vous qui vous êtes penché
56:10sur ces questions
56:11depuis il y a bien des années
56:12donc je rappelle
56:13pas de sursis
56:14pour les pédocriminels
56:16des femmes
56:17dans le périscolaire
56:18la castration chimique
56:20comme l'a dit Bruno Rotaillot
56:21et la perpétuité réelle
56:22je vous ai bien résumé
56:24merci d'avoir été
56:25notre invité
56:26Carl Zerot
56:27sur ce dossier brûlant
56:28merci de m'avoir mis
56:29et on rappelle
56:30bien sûr
56:30et on rappelle
56:31comment en ce moment même
56:32la France est en ébullition
56:34sur ce dossier
56:35Liana
56:37Charles Aloncle
56:38Mathieu Bocoté
56:39on le sait
56:39a été au coeur
56:40d'une étonnante polémique
56:42il y a quelques semaines
56:43restez avec nous
56:43car on a bientôt terminé
56:45la dernière chronique
56:45de Mathieu Bocoté
56:46excusez-moi
56:48donc Charles Aloncle
56:49je le disais
56:50a été au coeur
56:50d'une étonnante polémique
56:52il y a quelques semaines
56:53quand Paris Match
56:53a voulu exposer
56:55sa relation
56:56avec une jeune femme
56:56qui semblait être
56:57sa compagne
56:58et qui était aussi
57:00son assistante parlementaire
57:01et maintenant
57:01nous apprenons
57:03que derrière cette traque
57:05se trouverait
57:06peut-être
57:06Xavier Niel
57:07en tout cas
57:08c'est ce que dit Charles Aloncle
57:09c'est ce que dit
57:09surtout Mediapart
57:10Mediapart nous dit
57:11donc cherche à faire
57:12l'histoire
57:12de ces photos
57:13qui ont circulé
57:14qui ont suscité
57:15une certaine polémique
57:15parce que c'était
57:16l'exposition
57:17de la vie privée
57:18d'un homme
57:19sur le mode
57:20mauvais trailer américain
57:21c'est-à-dire
57:22vous savez
57:22nous avons des photos
57:23sur vous cher monsieur
57:24taisez-vous désormais
57:24alors que se passe-t-il
57:26on a ce qu'on comprend
57:27c'est que Charles Aloncle
57:29confronte Xavier Niel
57:30qui n'apprécie pas
57:31particulièrement
57:32d'être ainsi
57:33confronté dans la commission
57:34sur l'audiovisuel public
57:36les photos
57:37donc sont
57:37arrivent à Xavier Niel
57:39avant même
57:40d'arriver dans la presse
57:41donc on comprend
57:41à ce qu'on comprend
57:42de Mediapart
57:43il n'est pas étranger
57:44à leur production
57:45et leur mise en circulation
57:46ce à quoi
57:47Charles Aloncle
57:48réagit de manière
57:49assez vive
57:49sur Twitter
57:50en disant
57:51ma traque dans Paris
57:52jusqu'à la porte
57:53de mon domicile
57:54puis la diffusion
57:55illégale de photos
57:55portant
57:56en train de ma vie privée
57:57aurait donc été organisée
57:59financée
57:59et relayée
58:00par Xavier Niel
58:01ça
58:02c'est l'interrogation
58:03de Charles Aloncle
58:05qui
58:05et là
58:06ça ouvre une question
58:07plus large
58:07est-ce qu'on doit
58:08comprendre qu'aujourd'hui
58:09certains puissants
58:10dans nos sociétés
58:11ont accès
58:12à des services
58:13quasiment de renseignements
58:14et d'espionnage privés
58:15qui pratiqueraient dès lors
58:17si vous avez des services
58:17de renseignements
58:18de cette manière
58:18c'est pour faire du chantage
58:19il ne faut pas se faire d'histoire
58:20c'est pas pour savoir exactement
58:22qui a insulté votre chien
58:23ou j'en sais rien
58:24c'est parce qu'on veut
58:25être capable
58:26d'avoir des informations
58:27pour vous
58:27pour vous faire chanter
58:29sur le mode
58:30avec qui disiez-vous
58:31hier soir exactement
58:31c'était pas votre femme
58:32c'était pas votre mari
58:33que faites-vous exactement
58:35en voyage
58:35donc si on est devant
58:37cette logique
58:38d'information
58:39sur le mode
58:40de l'intimidation morale
58:42de l'intimidation
58:42sur le mode
58:43de la vie privée
58:43la question centrale
58:44qui est posée
58:45c'est la possibilité même
58:46de l'existence
58:46de la vie privée
58:47dans le monde
58:47qui est le nôtre
58:47où tout le monde
58:48peut être espion
58:49à cause de ce portable
58:50d'une manière ou de l'autre
58:50mais quand c'est une opération
58:51clairement menée
58:52pour intimider un parlementaire
58:54de la part
58:54si on croit Mediapart
58:56d'un milliardaire
58:57qui n'a pas aimé
58:58se laisser insulte
58:59critiquer
59:01peut-être qu'on est
59:01dans une logique
59:02de ce point de vue
59:02qui fait penser
59:03aux mauvais films américains
59:04absolument
59:05merci beaucoup
59:05merci Carl Zirole
59:06d'avoir été avec nous
59:07je vous ai emmené
59:08du chocolat
59:08vous pourrez partager
59:09avec nous
59:09si vous le souhaitez
59:10de Lourdes
59:11parce que j'ai passé
59:13deux petits jours
59:13à Lourdes
59:14et c'est quand même assez
59:15comment ?
59:16du chocolat béni
59:16pourquoi c'est du chocolat
59:17qui fait des miracles ?
59:19non
59:19c'est du chocolat
59:20qui ne peut pas engraisser
59:21non mais c'était étonnant
59:22quand même de voir
59:24des processions
59:24des gens qui se réunissent
59:26dans le calme
59:26dans le silence
59:27dans le respect
59:27une petite France silencieuse
59:30franchement
59:30ça fait du bien
59:31excellente suite de programme
59:32Lourdes dépend de Pascal Praud
59:33et à déguster ensemble
59:34et à déguster ensemble
59:36et à déguster ensemble
59:37et à déguster ensemble
59:37et à déguster ensemble
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