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Les invités de Julien Pasquet débattent de l'actualité dans #120MinutesInfo du lundi au vendredi.
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00:00:00120 minutes info, bonjour à tous, très heureux de vous accompagner en cette nouvelle après-midi sur CNews.
00:00:06Deux heures pour décrypter évidemment les grands dossiers que l'on traitera avec Johan Uzaï,
00:00:11Johan Uzaï de service politique, évidemment, de CNews.
00:00:13Judith Veintraub est avec nous cet après-midi, plaisir de vous retrouver, chère Judith.
00:00:17Maître Olivier Pardot également, qui sera avec nous.
00:00:21Et Mathieu Oque, secrétaire général le millénaire.
00:00:23Je vous présente le sommaire dans une poignée de secondes.
00:00:25Le temps, bien sûr, de saluer Audrey Berthaud, Audrey Berthaud que l'on retrouve, il est 15h pile, moins 9
00:00:31secondes.
00:00:31C'est l'heure de votre journal, chère Audrey, à la une.
00:00:34Les 70 sites d'infrastructures terroristes du Hezbollah qui ont été démantelés en seulement une minute.
00:00:39Oui, de ça, Alain, continuent ces opérations ciblées au sud du Liban.
00:00:44Dans le même temps, le Premier ministre, Benyamin Netanyahou, devrait parler pour la première fois avec le président libanais, Joseph
00:00:51Aoun.
00:00:51C'est en tout cas ce qu'il a annoncé.
00:00:52Un processus historique qui est en train de se produire, a déclaré une ministre israélienne.
00:00:57Pauline Trevzer, bonjour.
00:00:59Vous êtes notre correspondante en Israël.
00:01:00Vous vous trouvez, Pauline, au nord, près de la frontière.
00:01:04Quelle est la situation sur place ?
00:01:06De nouvelles discussions pourraient avoir lieu ?
00:01:11Oui, alors dans certaines zones du nord d'Israël, les combats semblent être atténués,
00:01:17puisqu'Israël est bien aujourd'hui rentré beaucoup plus dans les terres.
00:01:21Mais il faut bien comprendre que cette frontière israélo-libanaise que vous voyez juste derrière moi s'étend sur plusieurs
00:01:27dizaines de kilomètres.
00:01:29A l'instant, il y avait encore des explosions juste derrière nous, au sud du Liban.
00:01:34Ces villages visés par l'armée israélienne, là où se trouve encore le Hezbollah.
00:01:39Preuve que les combats ne sont pas encore terminés ici à Dovev.
00:01:43Nous entendons vraiment en continu avec Fabrice Elsner ces tirs d'artillerie israéliens avec des drones qui nous survolent.
00:01:50On sait également que plus à l'ouest encore ce matin, il y a eu des combats au sol.
00:01:54La guerre ne semble pas terminée.
00:01:56L'armée israélienne a encore hier démantelé, saisi une cage de 130 armes du Hezbollah dans une école à Bint
00:02:04Shbeil.
00:02:05Le vrai problème de ces discussions, c'est que le groupe terroriste du Hezbollah est implanté dans toute la société
00:02:13libanaise.
00:02:14Merci beaucoup Pauline Trevzer sur place en Israël avec Fabrice Elsner et les équipes CNews.
00:02:20Retour en France avec cette fusillade à Neuilly-sur-Seine, un homme tué par balle en pleine rue ce jeudi
00:02:26matin.
00:02:26L'homme d'une cinquantaine d'années était un homme d'affaires défavorablement connu de la police pour escroquerie
00:02:32et également pour avoir tué en voiture une jeune israélienne à Tel Aviv.
00:02:36C'était en 2011.
00:02:37Il a été visé ce matin par 3 à 4 balles, notamment au niveau de la tête par deux hommes
00:02:43casqués qui circulaient à moto.
00:02:45On en parlera tout à l'heure avec un syndicaliste policier du département qui nous donnera des informations.
00:02:51Les images de sport tout de suite.
00:02:57Vous regardez votre programme avec le parfum Mont-Blanc Explorer Extrême.
00:03:03Et ce match fou hier soir à l'Alliance Arena de Munich en demi-finale retour de la Ligue des
00:03:09champions.
00:03:09Le Bayern Munich valide face au Real Madrid au bout du suspense.
00:03:13Son billet pour les demi-finales de la compétition.
00:03:16Un scénario spectaculaire et une pluie de buts vous allez le voir.
00:03:18On joue la 89ème minute.
00:03:21Le Bayern est mené 3 buts à 2 et donc éliminé.
00:03:24La suite en images avec les commentaires de Canal+.
00:03:29Il ne faut pas qu'il garde le ballon.
00:03:30Édouard Camavinga a déjà un carton.
00:03:32Aïe, aïe, aïe, aïe.
00:03:34Carton et rouge pour Camavinga.
00:03:38C'est pas possible, incroyable.
00:03:40Coup de théâtre à la 86ème minute.
00:03:44Édouardo Camavinga qui est exclu par M. Vincic.
00:03:48Deuxième carton jaune.
00:03:54Pavlovitch avec Luis Dias.
00:03:56Luis Dias, Moussiala qui talonne.
00:03:59Luis Dias frappe.
00:04:00Luis Dias.
00:04:03Luis Dias qui réinvente.
00:04:05Le but au nord.
00:04:07Au terme de ce match.
00:04:10Énorme.
00:04:11Hors normes.
00:04:133 partout.
00:04:13C'est le Bayern qui tient sa place en demi-finale.
00:04:18Et qui est en train de faire tomber le Real.
00:04:23Extraordinaire scénario.
00:04:26Michael Olysee va y aller.
00:04:28Michael Olysee sur le pied gauche.
00:04:30Michael Olysee !
00:04:31Une dernière folie absolue.
00:04:35Le coup de grâce de Michael Olysee.
00:04:39Pour ce Bayern tout puissant.
00:04:41Le Bayern est en demi-finale.
00:04:44Mais quel match.
00:04:45Quel match nous avons vécu.
00:04:474 buts à 3.
00:04:49Le Bayern va gagner ce match qui restera dans l'histoire.
00:05:02Vous avez regardé votre programme.
00:05:04Avec le parfum Mont-Blanc Explorer Extrême.
00:05:08Voilà pour ces images de sport.
00:05:10Ce match fou hier vécu sur les antennes de Canal.
00:05:13Merci Audrey.
00:05:14Rendez-vous dans une demi-heure.
00:05:15Yoann Usage, je le disais.
00:05:16Judith Veintraub, Olivier Pardot et Mathieu Ock.
00:05:18Pour entamer nos discussions.
00:05:20Cette question faut-il faire de l'antisionisme.
00:05:22ou de l'appel à détruire un État.
00:05:25En l'occurrence l'État d'Israël.
00:05:26Un délit.
00:05:27Sujet sensible.
00:05:28Débat houleux.
00:05:29En perspective à l'Assemblée nationale.
00:05:30Les députés qui examinent normalement aujourd'hui.
00:05:33Parce qu'on va aller voir à l'Assemblée.
00:05:34Que ce n'est pas forcément aujourd'hui que ça va avoir lieu.
00:05:36La proposition de loi déposée par la députée Renaissance Caroline Yadant.
00:05:39Pour lutter contre les formes renouvelées de l'antisémitisme.
00:05:43Le Modem annonce qu'il votera contre.
00:05:45Les centristes et le groupe Liot réclament le retrait.
00:05:47La droite est favorable.
00:05:48La gauche en majorité est contre.
00:05:49L'opinion publique elle-même est divisée.
00:05:51Il y a eu cette pétition non à la loi Yadant.
00:05:54Déposée sur le site de l'Assemblée.
00:05:55Qui a recueilli près de 710 000 signatures.
00:05:58Et Maxime Leguerre.
00:05:59Depuis l'Assemblée nationale.
00:06:01En direct pour CNews.
00:06:02Bonjour à vous.
00:06:03Atmosphère très tendue autour de ce projet de loi.
00:06:05Donc expliquez-nous.
00:06:10Oui tout à fait Julien.
00:06:12Bonjour.
00:06:12Atmosphère tendue.
00:06:13Et la question qui se pose désormais.
00:06:15Ce n'est plus tant le côté clivant de ce texte.
00:06:17entre la gauche et la droite.
00:06:19Mais c'est savoir s'il va être examiné.
00:06:21Parce que depuis ce matin.
00:06:23On assiste à une obstruction parlementaire méthodique.
00:06:26De la France insoumise.
00:06:28Pour empêcher les amins du texte.
00:06:31Avec une stratégie claire.
00:06:32Qui est sur les textes qui précèdent.
00:06:34Celui de Caroline Yadant à l'ordre du jour.
00:06:37Multiplier.
00:06:38A l'image d'Antoine Léomand.
00:06:39Député de la France insoumise.
00:06:41Les rappels au règlement.
00:06:42Les demandes de suspension de séance.
00:06:44Les dépôts d'amendements.
00:06:45De sous-amendements.
00:06:46Jouer avec toutes les limites du droit parlementaire.
00:06:49Pour retirer le plus possible les discussions.
00:06:52Écoutez justement.
00:06:53Florian Boudier.
00:06:54Député.
00:06:54Ensemble pour la République.
00:06:55Ce matin.
00:06:56Manifestement agacé.
00:06:58Lassé.
00:06:58Par cette obstruction parlementaire.
00:07:00De la France insoumise.
00:07:01Le talent.
00:07:02Monsieur Léomand.
00:07:03Le talent n'exclut pas l'égarement.
00:07:05Et nous avons atteint.
00:07:07Avec vos interventions.
00:07:08Et d'autres.
00:07:09De plusieurs de vos collègues.
00:07:10Me semble-t-il.
00:07:11Depuis hier.
00:07:12Le degré ultime.
00:07:14D'égarement parlementaire.
00:07:16Et pour des raisons.
00:07:17Qui sont totalement étrangères.
00:07:18Au texte.
00:07:19Que nous étudions.
00:07:20Que nous examinons.
00:07:21Chacun a compris.
00:07:22Que ce que vous souhaitez.
00:07:24Surtout.
00:07:25C'est de ne pas discuter.
00:07:26Du prochain texte.
00:07:29Une obstruction.
00:07:30De la France insoumise.
00:07:31Qui devrait se prolonger.
00:07:32Tout au long de l'après-midi.
00:07:33Tant et si bien.
00:07:34Qu'au moment où je vous parle.
00:07:35Julien.
00:07:35Le plus probable.
00:07:35C'est que le texte.
00:07:36De Caroline Yadon.
00:07:37Ne soit pas examiné.
00:07:38Aujourd'hui.
00:07:39Dans l'hémicycle.
00:07:39Merci beaucoup.
00:07:40Maxime Leguay.
00:07:41Pour ces précisions.
00:07:41On sera attentif.
00:07:42En effet.
00:07:42A l'avancée des débats.
00:07:44A l'Assemblée.
00:07:44Pour être très clair.
00:07:45Yoann Uzaï.
00:07:46En clair.
00:07:47Je vais prendre un exemple.
00:07:48Aujourd'hui.
00:07:48Si vous dites.
00:07:49La Palestine.
00:07:50De la rivière à la mer.
00:07:51Vous n'êtes pas.
00:07:52Pénalement.
00:07:53Juridiquement.
00:07:54Condamné.
00:07:55Or.
00:07:55Ça veut dire.
00:07:56Évidemment.
00:07:56L'effacement d'Israël.
00:07:58De la carte du monde.
00:07:59Il y a un vide juridique.
00:08:00Auquel il faut répondre.
00:08:01C'est ce que.
00:08:02En tout cas.
00:08:02Prescrit Caroline Yadant.
00:08:04Oui.
00:08:04Naturellement.
00:08:05Puisque la France insoumise.
00:08:06S'est engouffrée.
00:08:07Dans ce vide juridique.
00:08:08Pour cracher son venin antisémite.
00:08:10Au visage de nos compatriotes.
00:08:11De confession juive.
00:08:12Et c'est ce que fait.
00:08:13Très habilement.
00:08:14D'ailleurs.
00:08:14On est obligé de le reconnaître.
00:08:15C'est ce qu'a fait.
00:08:16Depuis le 7 octobre 2023.
00:08:18Très habilement.
00:08:18Une personnalité.
00:08:20Comme Rima Hassan.
00:08:21Qui a l'antisémitisme.
00:08:22Chevillé au corps.
00:08:23Qui appelle.
00:08:24A l'éradication.
00:08:24Du peuple juif.
00:08:26A travers.
00:08:26La disparition.
00:08:27De l'état d'Israël.
00:08:28Mais compte tenu.
00:08:29De la loi actuelle.
00:08:30Elle n'a jamais été condamnée.
00:08:31Donc naturellement.
00:08:32Naturellement.
00:08:33La France insoumise.
00:08:33Fait de l'obstruction.
00:08:34Ne veut absolument pas.
00:08:35Que ce texte.
00:08:36Puisse être étudié.
00:08:37Encore moins voté.
00:08:38Pourquoi ?
00:08:39Parce que sinon.
00:08:40Rima Hassan.
00:08:41Monsieur Mélenchon.
00:08:42Tout un tas de personnalités.
00:08:43Monsieur Porte.
00:08:44Ne pourront plus cracher.
00:08:45Leur venin antisémite.
00:08:46Donc de la même manière.
00:08:47En tout cas.
00:08:48Ils devront prendre.
00:08:49Encore plus de précautions.
00:08:50Donc la France insoumise.
00:08:51Naturellement.
00:08:52A tout intérêt.
00:08:52A ce que ce texte.
00:08:53Ne passe pas.
00:08:54Caroline.
00:08:55Yadé en direct.
00:08:55Chez Pierre de Villeneuve.
00:08:56Tout à l'heure.
00:08:56Dans Midi News.
00:08:57Écoutez.
00:08:59Ce que je sais.
00:09:00C'est que LFI.
00:09:02Va tout faire.
00:09:04Pour obstruer.
00:09:04L'examen de ce texte.
00:09:05Pour que ce texte.
00:09:06Ne soit pas examiné.
00:09:07Parce que c'est un texte.
00:09:09Qui vise juste.
00:09:10Et parce que.
00:09:12Ils vont.
00:09:12Et l'ont annoncé.
00:09:13D'ailleurs.
00:09:14Dans tous les médias.
00:09:15Qu'ils useront.
00:09:17De toutes les manœuvres.
00:09:19Tous les stratagèmes.
00:09:21Pour que cette loi.
00:09:22Ce texte.
00:09:22Ne puisse pas passer.
00:09:25L'examen.
00:09:26En séance.
00:09:26Et le contexte.
00:09:27Est très tendu.
00:09:28On peut s'imaginer.
00:09:29Cher Judith.
00:09:30Des débats.
00:09:31Particulièrement.
00:09:32Ouleux.
00:09:32Des dérapages.
00:09:33Pourquoi pas.
00:09:33Des débordements.
00:09:34A l'Assemblée nationale.
00:09:35Si le débat allait aujourd'hui.
00:09:36Ou demain.
00:09:37Et puis.
00:09:38Il y a ces images.
00:09:38Ces images.
00:09:39Aujourd'hui.
00:09:39Devant l'Assemblée nationale.
00:09:40Avec des dizaines.
00:09:41Peut-être des centaines de personnes.
00:09:43Qui sont venues manifester.
00:09:44Donc contre cette loi.
00:09:45Yadant.
00:09:45Évidemment.
00:09:45Les drapeaux palestiniens.
00:09:47Et les slogans pour Gaza.
00:09:48Étaient de sortie.
00:09:49Et cette impression.
00:09:50Judith.
00:09:51Qu'à la seconde.
00:09:52Où on touche aux juifs.
00:09:54L'extrême gauche.
00:09:55A une capacité de mobilisation.
00:09:57Qui est assez effrayante.
00:09:59Ça.
00:09:59On le savait.
00:10:00On le savait.
00:10:00C'est vrai.
00:10:01Ce que je crains.
00:10:02C'est que ce texte.
00:10:05Qui évidemment.
00:10:06Est le produit.
00:10:07De plein de bonnes intentions.
00:10:10Soit.
00:10:11Au final.
00:10:11Complètement.
00:10:12Contre productif.
00:10:13Pourquoi ?
00:10:13En accréditant la thèse.
00:10:15Qu'on ne peut pas.
00:10:16Critiquer Israël.
00:10:18Dans ce pays.
00:10:19Que les juifs.
00:10:20Tiennent.
00:10:21Le système.
00:10:22Les médias.
00:10:23La politique.
00:10:24En général.
00:10:26Je suis.
00:10:27Contre.
00:10:28La criminalisation.
00:10:29De la pensée.
00:10:31Y compris.
00:10:32Contre les lois.
00:10:32Guesso.
00:10:33Et les lois.
00:10:34Pleven.
00:10:34Je trouve que la loi.
00:10:35Devrait.
00:10:36Se contenter.
00:10:37De réprimer.
00:10:38Les incitations.
00:10:39A la violence.
00:10:39Les appels à la violence.
00:10:40Les appels au meurtre.
00:10:42A fortiori.
00:10:42Mais tout ce qui consiste.
00:10:46A dire.
00:10:47Par exemple.
00:10:48Que.
00:10:49Quand on prétend.
00:10:50Que les chambres à gaz.
00:10:51N'ont pas existé.
00:10:52Il faut aller en prison.
00:10:54N'a pas pour moi.
00:10:55D'efficacité.
00:10:56Au contraire.
00:10:57Et contre productif.
00:10:58Alors on se fait plaisir.
00:10:59Attention.
00:11:00Je précise quand même.
00:11:01A nos téléspectateurs.
00:11:02Pas à vous.
00:11:02Je sais que vous.
00:11:03Vous avez compris.
00:11:12Les chambres à gaz.
00:11:12Caroline Yadon.
00:11:13Ce n'est pas du tout le sujet.
00:11:15L'antichiotisme.
00:11:15Ce n'est pas la critique du gouvernement israélien.
00:11:18Regardez la disposition qui consiste à ne pas vouloir qu'on souhaite la disparition d'un État.
00:11:27Prenons un exemple passé pour apaiser les esprits.
00:11:31Moi je souhaitais de tout mon cœur la disparition de l'Union soviétique.
00:11:34Pas de la Russie.
00:11:36De ce pays qui s'appelait l'Union soviétique.
00:11:39J'aurais été pénalement punie.
00:11:44Si la loi Yadon eût été en vigueur.
00:11:46Ben voilà.
00:11:46On l'entend.
00:11:47On l'entend.
00:11:48Et c'est vrai que ce texte.
00:11:48Peut-être qu'il est mal rédigé en fait le texte.
00:11:50L'Union soviétique c'est un pays avec des limites géographiques.
00:11:52C'est pour ça que...
00:11:53C'est surtout le régime au-delà du pays.
00:11:54Ah non.
00:11:55Quelques régimes que ce soit.
00:11:56L'Union soviétique c'était non.
00:11:58Écoutez et je vais donner la parole de ce côté de la table.
00:12:00Je voudrais juste qu'on entendre Mathilde Panot qu'on a aperçue.
00:12:03Qui était au cœur de cette manifestation contre la loi Yadon.
00:12:05La présidente du groupe LFI à l'Assemblée bien sûr.
00:12:08Une loi qui fait quelque chose d'extrêmement grave.
00:12:10Puisqu'elle assimile nos concitoyens et concitoyennes juifs.
00:12:14A la politique génocidaire de Netanyahou.
00:12:16Et nous nous refusons absolument.
00:12:18Qu'on assimile ainsi les juifs et juifs de France.
00:12:21A une politique génocidaire.
00:12:23Que nombre d'entre eux combattent.
00:12:26Enfin c'est une loi qui aura des conséquences très fortes.
00:12:31Puisque par exemple si vous dites de la mer au Jourdain.
00:12:35Vous pourrez ainsi être criminalisé et devenir un délit.
00:12:38Cela veut dire que par exemple si vous vous battez pour un état binational.
00:12:41Avec égalité des droits entre citoyens israéliens et citoyens palestiniens.
00:12:45Vous tomberiez sous le coup de cette loi.
00:12:47Si par exemple vous critiquez les colonies illégales d'Israël.
00:12:51Qui pourraient être considérées comme un appel à la destruction d'Israël.
00:12:54Là aussi vous pourriez tomber sous les coups de cette loi.
00:12:57Bref cette loi n'est ni faite ni affaire.
00:12:59Et c'est la première fois.
00:13:00Alerte notamment l'ancien juge antiterroriste Marc Trevidic.
00:13:03Qu'on ferait rentrer dans le code pénal la notion d'implicitement.
00:13:07Faire une apologie du terroriste implicitement.
00:13:10Ce qui ouvre évidemment la voie à l'arbitraire le plus total.
00:13:13J'ai l'impression qu'elle mélange tout dans cette déclaration Mathilde Panot.
00:13:17Elle mélange par exemple la critique de la mère Jourdain.
00:13:21Qui ça me semble-t-il n'est rien d'autre que l'éradication de l'état d'Israël.
00:13:25A en effet une politique gouvernementale sur les colonies en cisjordanique.
00:13:29Vous pouvez discuter, commenter, critiquer.
00:13:31Et ce n'est pas du tout dans le cadre de la loi Yadant.
00:13:33Elle mélange tout et elle fait un peu de démagogie j'ai l'impression Madame Panot.
00:13:36C'est un tissu de mensonge, c'est un tissu d'affirmation fausse, génocidaire, lancé à tout berzingle.
00:13:44Vous savez c'est la vieille formule, calomniez, calomniez, il en restera tout quelque chose.
00:13:47Mais je trouve que je voudrais répondre un instant à l'argumentation très fine de Judith Vintrop.
00:13:55Qui est une avocate d'ailleurs redoutable.
00:13:58Parce qu'elle pose le débat.
00:14:01Évidemment ce que vous dites est juste.
00:14:03Évidemment qu'il faut faire attention.
00:14:05D'abord c'est la destruction d'un état dont il s'agit.
00:14:08Aujourd'hui en 2026, le seul état dont on demande la destruction c'est l'état d'Israël.
00:14:16Ça c'est le premier point.
00:14:17Le deuxième point.
00:14:17Le seul état juif sur la planète.
00:14:18Le seul état juif sur la planète qui est contesté dans son existence même.
00:14:23Et je vois Madame Zemmour qui vient d'être condamnée d'ailleurs pour apologie du terrorisme récemment.
00:14:29Ces gens-là ont une haine farouche des juifs, d'Israël, de tout ce que ça représente.
00:14:36J'en viens maintenant.
00:14:36Donc vous avez ce fait absolu que l'antisionisme ce sont les habits neufs de l'antisémitisme.
00:14:44Ça on peut être tout le monde d'accord.
00:14:46Et si vous voulez vous en convaincre, écoutez ce que dit le ministre de la Défense pakistanaise.
00:14:50qui a dit qu'Israël est un conseil, qu'il fallait détruire tous les juifs d'Europe, on en parlait.
00:14:55Et donc...
00:14:55Il y a cette formule, Maître Pardo, pardon de vous interroger une seconde.
00:14:58Il y a cette formule qui dit tout, je trouve.
00:15:00L'antisionisme, aujourd'hui c'est l'antisémitisme des lâches.
00:15:03Oui c'est ça.
00:15:04C'est exactement ça.
00:15:04Et c'est peut-être pour ça qu'en effet la loi Yadant est peut-être nécessaire.
00:15:07Voilà.
00:15:08Et j'en viens à cela.
00:15:09C'est-à-dire qu'on est confronté à un système.
00:15:13Donc face à ce système, moi j'ai toujours été pour que la loi vienne mettre un arrêt.
00:15:18Et là où je ne vous rejoins pas, c'est que je sais que défendant Éric Zemmour,
00:15:25j'avais un client qui contestait toutes les lois Guesso et toutes les autres lois.
00:15:30Simplement, il y a un point très simple, enlevez la loi Guesso.
00:15:33Déjà, vous avez un internet qui est une sorte de porcherie de l'antisémitisme le plus crase,
00:15:40de l'homophobie la plus crase, du racisme exacerbé.
00:15:43Et à ce moment-là, si vous lâchez encore plus, vous allez voir un déferlement.
00:15:49Non, c'est pas bien.
00:15:49C'est un sophisme.
00:15:51Ah, c'est pas un sophisme.
00:15:52Ah, si, si.
00:15:52En tout cas, Mathieu, je vais vous donner la parole.
00:15:54Je voudrais juste parce qu'on vient de m'avertir qu'il y a une séquence de cette manifestation
00:15:57qui vient de nous parvenir.
00:16:00Apparemment, derrière Mathilde Panot, vous avez un groupe dénervé.
00:16:03On va les appeler comme ça.
00:16:04qui crie « Yadant antisémite ».
00:16:06Alors là, c'est formidable.
00:16:07Écoutez, regardez.
00:16:11Yadant antisémite !
00:16:12Yadant antisémite !
00:16:14Yadant antisémite !
00:16:18Yadant antisémite !
00:16:20Yadant antisémite !
00:16:21Je ne crois pas trahir de secret en rappelant que Madame Yadant est juive.
00:16:25Donc une juive antisémite, je ne suis pas certain que ce soit envisageable.
00:16:29Et pour répondre à Maître Pardo, vous savez bien sûr qu'il y a actuellement et de toute éternité
00:16:34depuis la création d'Israël, des ultra-orthodoxes qui vivent en Israël,
00:16:39qui prient chaque jour pour la disparition, la destruction d'Israël.
00:16:44Jusqu'à envoyer des lettres.
00:16:46Moi j'en ai vu, Yasser Arafat m'en avait montré aux palestiniens, aux dirigeants palestiniens
00:16:52pour que surtout, ils intensifient leurs attaques et qu'ils éradiquent cette monstruosité.
00:16:58Je vous rassure tout de suite, le fait d'être juif ne vous immunise pas contre la connerie.
00:17:04Oui, on est d'accord.
00:17:05On le savait tous.
00:17:06Un dernier mot Mathieu Ocq sur ce projet de loi hautement infamable,
00:17:11mais qui peut paraître juste de bon sens pour d'autres.
00:17:13En fait, nous on avait publié un texte dans Valeurs Actuelles avec mon collègue Denis Bouvier
00:17:17sur ce sujet-là, où on expliquait justement que depuis le 7 octobre, à notre sens,
00:17:21il fallait une loi pour créer un délit d'antisionisme, et je vais l'expliquer très simplement,
00:17:26et je suis plutôt d'accord avec ce qu'avait dit Maître Pardo,
00:17:28c'est en fait une question de politique publique.
00:17:29Vous avez depuis le 7 octobre une corrélation systémique en termes d'actes antisémites
00:17:35et de l'évolution du conflit au Proche-Orient.
00:17:38Je prends un des chiffres du ministère de l'Intérieur,
00:17:40il y a plus de 3300 actes antisémites depuis le 7 octobre, le 7 octobre 2023.
00:17:45Ça fait une augmentation de 300%.
00:17:48Or, quand vous regardez les chiffres et le détail de ce que donne le ministère de l'Intérieur,
00:17:52il y a plus de 50% des actes antisémites qui sont directement corrélés
00:17:58au conflit entre Israël et la Palestine.
00:18:00Et dans 33% des cas, Israël est clairement et explicitement mentionné.
00:18:04Donc ça démontre bien qu'aujourd'hui, par les chiffres,
00:18:07l'antisionisme est devenu le nouvel antisémitisme.
00:18:10Et donc, comme toute politique publique,
00:18:12quand vous voyez des indicateurs qui augmentent,
00:18:14il faut combler cela par une réponse, notamment judiciaire.
00:18:17Donc c'est pour ça que je ne mettrai pas la loi Yadant sur le même plan que la loi
00:18:20Guesso, par exemple.
00:18:21Là, c'est vraiment, et elle s'intitule comme ça,
00:18:23pour lutter contre toutes les formes renouvelées d'antisémitisme.
00:18:26Un tout dernier mot sur ce sujet.
00:18:28Johan, je vous donne la parole parce que je découvre cette dépêche
00:18:30qui nous parvient il y a une toute petite trentaine de minutes.
00:18:32Le gouvernement envisage de présenter un projet de loi contre l'antisémitisme
00:18:36qui sera élaboré dans une logique transpartisane
00:18:39si la proposition de loi Yadant, qui suscite beaucoup de controverses,
00:18:42ne peut être examinée dans les temps.
00:18:43Ça, c'est long terme.
00:18:44Bon, je voudrais quand même résumer rapidement les choses.
00:18:49Moi, je trouve, par exemple, qu'Israël a mené une action très utile dans la bande de Gaza.
00:18:54Ils ont éliminé dizaines de millions de terroristes,
00:18:56avec des morts civiles, malheureusement, bien sûr, mais c'est la guerre.
00:18:59Donc je trouve que leur action a été très utile.
00:19:00Mais je veux que ceux qui pensent le contraire puissent le dire.
00:19:04C'est d'ailleurs ce qui me différencie de l'extrême gauche,
00:19:05qui, eux, veulent tout censurer.
00:19:07Moi, je veux que ceux qui ne pensent pas comme moi puissent s'exprimer.
00:19:10Et la loi Yadant permettra de continuer à s'exprimer sur ce sujet-là.
00:19:14Donc Mathilde Panot ment.
00:19:16En revanche, la loi Yadant ne permettra plus de dire la Palestine de la mer au Jourdain.
00:19:21Pourquoi ? Parce que ça revient à dire qu'il faut qu'Israël disparaisse
00:19:24et donc qu'il faut éradiquer le peuple juif.
00:19:26C'est ce que fait Rima Hassan depuis plus de trois ans maintenant.
00:19:29Ça, ça ne sera plus possible.
00:19:31C'est heureux parce que ça revient à protéger nos compatriotes de confession juive
00:19:35qui souffrent énormément depuis trois ans.
00:19:38Donc cette loi, elle est utile.
00:19:39Et c'est pourquoi j'espère que cette loi sera votée.
00:19:42Autre sujet que je voulais évoquer avant de marquer la pause.
00:19:45Et merci à Maître Pardo d'être avec nous aujourd'hui puisque vous êtes, et on le répète régulièrement,
00:19:50l'avocat de Benyamin Netanyahou et vous êtes également l'avocat de la famille de Sarah Halimi.
00:19:55Et l'actualité autour de l'affaire Sarah Halimi, puisqu'on sait qu'elle est décédée,
00:20:01tuée par Kobili Traoré, jugée.
00:20:03Le mis en cause avait été pénalement jugé irresponsable.
00:20:06Le plus tôt, il n'avait pas été jugé pénalement.
00:20:08Vous avez envoyé une requête, une requête pour que cette affaire soit de nouveau étudiée.
00:20:14Elle qui était tue en 2017.
00:20:16Vous déposez une requête devant la cour d'appel afin de rouvrir l'instruction.
00:20:19Pourquoi cette requête et quelle chance le dossier a-t-il d'être rouvert prochainement ?
00:20:24Alors parce que j'ai des éléments nouveaux, ce qu'on appelle en droit des charges nouvelles.
00:20:28C'est-à-dire que la famille de Madame Halimi a travaillé sans cesse depuis 9 ans
00:20:37où Sarah Halimi a été torturée, assassinée, défenestrée parce que juive.
00:20:44Et que son assassin est à l'heure actuelle de nouveau en prison,
00:20:49mais il était à l'hôpital psychiatrique récemment et il a continué à commettre des délices.
00:20:54Fin février 2026, arrêté pour avoir passé à tabac un homme dans un appartement
00:20:58du 16e arrondissement de la capitale lors d'un homejacking.
00:21:01Mais ce qui apparaît, c'est que nous avons travaillé notamment sur un enregistrement
00:21:08qui avait été fait par l'un des voisins, qui était dans le dossier d'instruction
00:21:15mais qui n'avait pas été exploité.
00:21:16Or, dans cet enregistrement, vous avez une parole qui est une parole politique,
00:21:22pas uniquement antisémite, politique.
00:21:24Défendant la cause palestinienne, soutenant Abou Mazen
00:21:29et pour connaître Abou Mazen qui est le nom de guerre de Mahmoud Abbas,
00:21:33le patron de l'OLP, il faut quand même avoir une conscience politique assez vive.
00:21:37Et donc cette conscience politique me paraît totalement incompatible
00:21:40avec une abolition totale du discernement.
00:21:43Ça c'est le premier point.
00:21:44D'ailleurs, l'abolition du discernement n'a pas été retenue
00:21:46pour la nouvelle infraction de M. Traoré en 2026,
00:21:51alors que cette abolition a été retenue en 2017
00:21:54pour le meurtre ignoble de Sarah Halimi que vous nous avez relaté.
00:21:57Et vous faites bien de le rappeler.
00:21:59Le deuxième élément, c'est qu'il y a eu une commission d'enquête parlementaire
00:22:04au cours duquel une policière a été entendue.
00:22:07Cette policière a été entendue parce que c'était l'une des voisines
00:22:11de Mme Halimi et de M. Traoré qui habitait côte à côte.
00:22:15Et cette policière a fait des révélations
00:22:17qu'elle a ensuite confirmées de manière beaucoup plus explicite
00:22:21auprès du frère de Mme Halimi en lui disant,
00:22:24voilà ce qui s'est passé.
00:22:25Le frère de Mme Traoré, de Mme Kadda,
00:22:30le frère de Mme Kadda, un policière,
00:22:33était ami avec Traoré.
00:22:37Et ce soir-là, le soir du meurtre,
00:22:40il a demandé à sa sœur, ou sa sœur lui a dit,
00:22:43de ne pas dormir chez lui, c'est-à-dire au voisinage de Mme Halimi.
00:22:48Ça faisait six ans qu'il n'avait jamais découché de chez ses parents
00:22:52et qu'il est allé dormir chez sa sœur.
00:22:54Alors on se dit, pourquoi ? Qu'est-ce que ça veut dire ?
00:22:57Et la policière l'avait dit,
00:23:00M. Traoré, c'est devant la commission.
00:23:02Elle était beaucoup plus explicite dans son propos
00:23:04vis-à-vis du frère de Mme Halimi
00:23:08en lui disant, il savait que Traoré allait passer à l'acte
00:23:12contre Mme Halimi.
00:23:14Et donc pour ne pas se trouver dans...
00:23:17Donc là, ça ajouterait une forme de préméditation.
00:23:19Voilà. Dans une situation de complicité vis-à-vis de Traoré,
00:23:22il a voulu s'éloigner de son domicile,
00:23:26ce qui voudrait dire une préméditation.
00:23:28Et la préméditation et l'abolition du discernement est incompatible.
00:23:31J'en termine très vite avec un troisième élément.
00:23:34Les experts ont dit, bah oui, il a pris du hachiche.
00:23:38Et quand on prend du hachiche,
00:23:40on ne sait pas que ça peut entraîner des faits délectueux.
00:23:43En revanche, la jurisprudence vous dit que quand vous prenez du crack,
00:23:46vous devez savoir que ça peut entraîner des éléments délectueux.
00:23:50Et toujours, par l'intermédiaire de cette policière
00:23:53qui connaissait tout l'entourage de Traoré,
00:23:55celui-ci était consommateur de crack.
00:23:57Ce qui donne des éléments nouveaux,
00:23:59moi je ne demande pas qu'il soit immédiatement condamné.
00:24:02Je demande simplement que l'instruction examine ses points.
00:24:04En deux mots, évidemment qu'on ne va pas dévoiler,
00:24:07vous réservez à la justice l'entièreté des éléments
00:24:09qui sont à votre disposition.
00:24:11A quel point estimez-vous vos chances de voir ce cas rouvert
00:24:15et M. Traoré juger pénalement ?
00:24:17Écoutez Julien, vous vous rappelez de l'affaire Epstein ?
00:24:20Dans l'affaire Epstein, ça avait été clôturé,
00:24:22le volet français avait été clôturé.
00:24:24Il a été rouvert pour charges nouvelles
00:24:26après les révélations sur la situation de Jack Long et de sa fille.
00:24:30J'espère que cela se produira de la même façon.
00:24:32Merci M. Pardot et on suivra avec vous ce dossier.
00:24:35Je l'espère que c'est la prochaine semaine.
00:24:37La pause, vous restez avec nous
00:24:39et on poursuit nos discussions sur nos grands thèmes d'actualité.
00:24:41A tout de suite.
00:24:4616h30, merci de m'en joindre au cœur de l'après-midi
00:24:48dans la bonne humeur, malgré les informations
00:24:50pas forcément réjouissantes,
00:24:52les discussions qui reprennent dans une poignée de secondes.
00:24:5416h30, c'est l'heure du journal d'Audrey Berthaud.
00:24:56Rebonjour Audrey, à la une, la conférence de presse du Pentagone
00:24:59qui a eu lieu il y a une heure.
00:25:01Que faut-il en retenir ?
00:25:02Le secrétaire à la guerre des Etats-Unis,
00:25:04Pete Exet, a pris la parole.
00:25:06Il s'est exprimé notamment concernant le détroit d'Ormuz.
00:25:09La marine américaine contrôle tout le trafic, a-t-il dit.
00:25:12Écoutez-le.
00:25:15Vous aimez dire publiquement, vous l'Iran, que vous contrôlez le détroit d'Ormuz.
00:25:19Mais vous n'avez pas de marine, vous n'êtes pas en mesure de contrôler quoi que ce soit.
00:25:27Pour être clair, vous menacez de tirer des missiles, des drones, sur des navires commerciaux qui sont en train de
00:25:35transiter de façon légalement exacte, enfin juste.
00:25:40Ce n'est pas de la politique, c'est du terrorisme.
00:25:43La marine américaine contrôle tout le trafic qui rentre et qui sort du détroit.
00:25:48Parce que nous avons de réelles capacités et de réels moyens.
00:25:52Et nous mettons en œuvre ce blocus avec moins de 10% de la capacité maritime américaine.
00:26:00Toujours du côté de la guerre contre l'Iran, après le détroit d'Ormuz, c'est désormais le détroit Bab
00:26:04el-Mandeb qui inquiète autour de la mer Rouge.
00:26:07Oui, c'est un passage clé pour le commerce mondial menacé par l'Iran.
00:26:11Un point de blocage potentiel aux conséquences économiques majeures forcément.
00:26:15Sarah Fenzari pour toutes les explications.
00:26:19C'est un nouveau passage clé du commerce mondial menacé.
00:26:23Le détroit de Bab el-Mandeb se situe ici, entre l'Afrique et le Moyen-Orient.
00:26:28Un passage étroit, d'à peine 30 kilomètres de large, mais un point stratégique majeur.
00:26:34Il relie la mer Rouge à l'océan Indien.
00:26:36Et tous les navires venant d'Asie et se dirigeant vers l'Europe via le canal de Suez passent obligatoirement
00:26:43par ici.
00:26:44Chaque jour, jusqu'à 9,3 millions de barils de pétrole y transitent.
00:26:48Alors l'Iran peut-il bloquer ce passage ?
00:26:52Pas directement, mais Téhéran agit par alliés interposés avec les rebelles outils au Yémen,
00:26:57qui ont déjà mené plusieurs attaques contre des navires perturbant le trafic ces derniers mois.
00:27:03Certaines compagnies maritimes ont même suspendu leurs traversées.
00:27:07Les conséquences d'un blocage seraient immédiates.
00:27:10D'abord pour l'Europe, très dépendante de cette route,
00:27:13mais aussi pour les pays du Golfe comme l'Arabie Saoudite qui exportent son pétrole.
00:27:18En cas de blocage, une seule alternative, contourner l'Afrique par le cap de Bonne Espérance.
00:27:24Des trajets plus longs, plus coûteux et des délais fortement rallongés.
00:27:29Résultat, un risque de flambée des prix de l'énergie, une perturbation du commerce mondial
00:27:34et une nouvelle pression sur l'inflation.
00:27:37Le détroit de Babel-Mandeb est plus que jamais au cœur des tensions géopolitiques.
00:27:44Retour en France. Le Premier ministre Sébastien Lecornu promet une solution
00:27:48pour que les artisans boulangers puissent travailler le 1er mai.
00:27:51Le chef du gouvernement devait recevoir cet après-midi
00:27:54des représentants de la Confédération Nationale des Boulangers.
00:27:57Finalement, pour des raisons d'agenda, cette réunion a été reportée à deux mains.
00:28:01Je rappelle que selon la loi, seul le 1er mai est un jour férié,
00:28:05obligatoirement chômé et payé.
00:28:06Autre événement reporté, le procès de quatre personnes liées à la violente Rix
00:28:10survenue au Salon de l'Agriculture. On avait vu les images il y a plusieurs semaines.
00:28:13Il devait être jugé ce jeudi pour des violences devant un stand de nougat.
00:28:18Cette violente Rix survenue le 22 février opposait une quinzaine d'individus.
00:28:22Le procès est renvoyé au 8 décembre car les avocats de certains prévenus étaient absents.
00:28:27Et puis la campagne de vaccination Covid-19 reprend ce lundi pour les plus de 80 ans
00:28:32et les personnes à risque.
00:28:33Cela concerne plus de 4 millions de personnes.
00:28:35Une vaccination prise en charge à 100% par l'assurance maladie
00:28:39et qui doit se faire deux fois par an.
00:28:41Reportage de Noémie Hardy et Laurence Ellaré.
00:28:46C'est devenu une habitude pour certains.
00:28:48D'autres sont plus réticents.
00:28:50La campagne de vaccination contre le Covid-19 reprend ce lundi.
00:28:54Les pharmaciens rappellent pourquoi c'est important.
00:28:57C'est toujours un virus.
00:28:58Qu'un virus, on n'a pas d'autre arme que de se faire vacciner
00:29:01parce qu'on est impuissant devant un virus.
00:29:04Mais alors, qui est concerné par cette campagne ?
00:29:06Les personnes de plus de 80 ans, les résidents d'EHPAD,
00:29:10les personnes immunodéprimées et les personnes les plus à risque.
00:29:14Leur immunité face à cette maladie dure moins longtemps.
00:29:17La vaccination qu'ils ont pu avoir ne sera plus efficace au bout de 6 mois,
00:29:23voire 3 mois des fois.
00:29:24C'est pour ça qu'il faut refaire la vaccination de façon régulière,
00:29:27surtout pour cette population à risque qui est très exposée.
00:29:30Pourtant, 6 ans après l'arrivée du Covid-19,
00:29:33les avis autour de sa vaccination divergent toujours.
00:29:36Je trouve que c'est très bien.
00:29:38J'ai été vaccinée jusqu'à présent et je vais continuer à le faire.
00:29:41Je ne me sens pas concernée du tout.
00:29:43Je n'ai jamais été vaccinée et je ne le serai jamais.
00:29:45Près de 4 millions de personnes sont appelées à se faire vacciner.
00:29:49Il est possible de le faire en pharmacie,
00:29:51chez le médecin, par une infirmière ou une sage-femme.
00:29:56Voilà pour l'essentiel.
00:29:57Merci beaucoup, Audrey Berthoud.
00:29:58Rendez-vous à 16h pour un nouveau point sur l'actu.
00:30:00Je vous rappelle qu'on est en compagnie de Yohann Uzaï,
00:30:02Judith Ventrault, Maître Olivier Pardo et Mathieu Hauck.
00:30:06Entrons dans ce nouveau sujet ensemble.
00:30:07On vous en parle depuis quelques jours.
00:30:08L'Espagne qui a lancé, c'était mardi,
00:30:11ce vaste plan de régularisation des sans-papiers.
00:30:13Une entrée en Espagne et donc dans l'espace Schengen.
00:30:16Le Premier ministre Pedro Sanchez est qui estime qu'il s'agit d'une nécessité,
00:30:21cette régularisation de 500 000 migrants précisément
00:30:24par rapport au vieillissement de la population
00:30:26et pour soutenir l'économie espagnole.
00:30:28Écoutez François-Xavier Bellamy, l'eurodéputé LR,
00:30:30qui sonne l'alerte après cette décision espagnole.
00:30:34Il constitue un appel d'air monumental
00:30:37en décidant de régulariser publiquement
00:30:40au moins un demi-million d'immigrés illégaux en Espagne.
00:30:44Peut-être 800 000, qui le sait ?
00:30:46Qui pourra savoir qui sont ces personnes ?
00:30:49Les vérifications de sécurité ne seront pas faites.
00:30:51Nous ne saurons pas s'ils sont auteurs de crimes ou proches du terrorisme
00:30:55et s'ils sont les vecteurs de l'islam politique qui menacent nos pays demain.
00:30:59Ce n'est pas un danger seulement pour l'Espagne.
00:31:01C'est un danger pour toute l'Europe.
00:31:03Car ces personnes, entrées illégalement sur le sol espagnol,
00:31:07pourront demain voyager dans tous nos pays.
00:31:10Tant que Pedro Sanchez sera Premier ministre en Espagne,
00:31:12toute l'Europe sera en danger face à l'immigration illégale.
00:31:16Et puis avant d'en discuter en plateau,
00:31:17je voudrais qu'on parte pour l'Espagne,
00:31:19rejoindre notre correspondant Frédéric Traini,
00:31:20parce que c'est vrai que cette mesure,
00:31:22elle divise également beaucoup les politiques espagnoles.
00:31:26Effectivement, depuis ce matin,
00:31:27500 000 sans-papiers peuvent déposer leur dossier en Espagne
00:31:30en vue d'une régularisation prochaine,
00:31:32une mesure officialisée ce mardi
00:31:34via un décret royal qui a permis de contourner le Parlement.
00:31:37La droite espagnole est vent debout,
00:31:39comme par exemple Santiago Abascal,
00:31:40le leader du parti d'extrême droite Vox,
00:31:42qui estime que le peuple espagnol n'approuve pas
00:31:45et ne pardonnera pas.
00:31:46Ce sont ses mots.
00:31:47De son côté, Alberto Nunes Ferro,
00:31:48leader du Parti Populaire accuse Pedro Sanchez
00:31:51d'enfreindre la loi de l'Union Européenne
00:31:53et surtout d'exporter vers les pays de l'UE.
00:31:56Eh bien, un problème migratoire grave.
00:31:58Même interprétation dans la presse conservatrice,
00:32:01avec ce matin,
00:32:01l'espagnol,
00:32:02le quotidien numérique,
00:32:04qui titrait sur le fait que
00:32:06Bruxelles redoute que certains États
00:32:07ferment leurs frontières avec l'Espagne
00:32:09et ce, dès le mois de juillet prochain.
00:32:11Une hypothèse émise par Eric Schutti en France,
00:32:13mais également une crainte émise
00:32:15par le commissaire européen aux migrations,
00:32:17qui craint un appel d'air sur l'espace Schengen.
00:32:20Enfin, de leur côté,
00:32:21les quotidiens La Razor n'y a baissé,
00:32:23accusent Pedro Sanchez d'avoir simplement émis
00:32:26un écran de fumée pour faire oublier
00:32:28les affaires de corruption,
00:32:30qui éclaboussent à la fois son ex-bras droit,
00:32:31mais aussi son épouse,
00:32:33qui est mise en examen
00:32:35pour possible corruption et trafic d'influence.
00:32:38L'appel d'air dans l'espace Schengen,
00:32:40ce que nous disait François-Xavier Bellamy
00:32:42avant qu'on parte pour l'Espagne,
00:32:44Yohann Huzah, il est assez évident
00:32:45et cette question qui nous saute aux yeux,
00:32:47est-ce que l'Europe est vraiment
00:32:49dans une volonté de maîtriser l'immigration ?
00:32:52Quand on voit à quel point
00:32:53les différents exemples sont diamétralement opposés,
00:32:56je pense bien sûr à l'exemple danois
00:32:58qui renforce les expulsions d'étrangers,
00:33:00puis de l'autre côté, un Pedro Sanchez
00:33:01qui annonce l'accueil des 500 000 migrants,
00:33:04comment gérer l'afflux au niveau continental
00:33:07dans de telles conditions ?
00:33:09Ce qui se passe est gravissime, naturellement.
00:33:12La contradiction est énorme en tout cas.
00:33:13Nous sommes dans une situation
00:33:15où en France, nous accueillons déjà,
00:33:17notamment depuis 2017,
00:33:18mais nous accueillons massivement
00:33:19depuis des décennies
00:33:21et nous accueillons depuis 2017,
00:33:23depuis qu'Emmanuel Macron est président de la République,
00:33:25500 000 personnes légalement chaque année.
00:33:29Ça ne prend pas en compte,
00:33:29ce chiffre ne tient pas compte des clandestins.
00:33:31Donc nous avons déjà suffisamment à faire
00:33:33avec l'immigration qui est la nôtre
00:33:34et que nous devons gérer naturellement
00:33:36et nous n'y arrivons pas.
00:33:38Nous ne sommes plus en capacité d'intégrer,
00:33:39d'assimiler.
00:33:41Les populations qui arrivent ne s'intègrent pas,
00:33:43ça crée de l'insécurité,
00:33:45ça nous coûte d'ailleurs extrêmement cher.
00:33:46Et nous devons maintenant en plus gérer
00:33:48l'immigration des autres,
00:33:49décidée par des gouvernements
00:33:51qui ne sont pas les nôtres.
00:33:52Donc nous sommes confrontés
00:33:53à un double problème.
00:33:54La réalité...
00:33:55Gérer l'immigration des autres,
00:33:56on n'en sait rien si ces 500 000 sans-papiers
00:33:58auront la volonté d'aller en France.
00:34:00Mais c'est vrai que l'appel d'air est réel.
00:34:01Il n'y a pas de...
00:34:02Pardon, les 500 000 ne viendront
00:34:04certainement pas en France.
00:34:05Mais nous savons qu'une partie non négligeable
00:34:07viendra en France.
00:34:07C'est une certitude.
00:34:08D'ailleurs, des médias ont déjà commencé
00:34:10à les interroger.
00:34:11J'entendais Eric Tegner qui disait...
00:34:13L'attractivité française...
00:34:15Mais naturellement, naturellement.
00:34:16Mais plus à démontrer.
00:34:17L'attractivité française,
00:34:19les conditions d'accueil en France
00:34:21sont extrêmement avantageuses.
00:34:22Et donc, une partie non négligeable de ces migrants,
00:34:24nous le savons, viendra en France.
00:34:27Donc, double problème.
00:34:28Naturellement, nous ne pourrons pas
00:34:31maîtriser la sécurité.
00:34:32On en parle beaucoup, la sécurité.
00:34:34Pour maîtriser la sécurité,
00:34:35il faut maîtriser ses frontières.
00:34:36Nous ne les maîtrisons pas aujourd'hui.
00:34:38Nous sommes donc soumis
00:34:40aux problèmes qui nous arrivent du monde entier.
00:34:42Et par-dessus le marché, Mathieu Hock,
00:34:43un mot avant de s'intéresser aux routes migratoires.
00:34:46Par-dessus le marché,
00:34:47ces contradictions européennes.
00:34:49Il y a un moment où il va falloir choisir.
00:34:51Parce que ce sont quasiment des choix de civilisation
00:34:54qui s'imposent à nous.
00:34:55Et Pierre dit Blanc, Paul dit Noir.
00:34:58Il y a un moment,
00:34:59l'Europe ne peut pas avancer dans ces conditions.
00:35:01En effet, ce qui est le plus insupportable
00:35:03au niveau européen,
00:35:04c'est que ceux qui sont pour plus d'immigration
00:35:05ne sont rarement ceux qui en subissent les conséquences.
00:35:08Prenez des exemples longtemps.
00:35:10Jusqu'aux années 2022-2023,
00:35:13les pays qui voulaient plus d'immigration en Europe
00:35:15étaient les pays d'Europe du Nord
00:35:16pour combler notamment des défauts
00:35:18en termes de natalité,
00:35:19de modèles sociaux, de modèles économiques.
00:35:21On se souvient évidemment d'Angela Merkel
00:35:22qui a accueilli 1,5 million de migrants
00:35:26lors de la crise migratoire de 2015.
00:35:29Et cela a créé forcément un appel d'air.
00:35:31Là, aujourd'hui, on a un autre pays, l'Espagne,
00:35:33pour des raisons idéologiques,
00:35:35même s'il y a aussi des raisons liées
00:35:36à leur marché du travail,
00:35:37mais des raisons qui sont idéologiques,
00:35:39qui sont liées à un gouvernement socialiste
00:35:40de Pedro Sanchez,
00:35:41qui veut annoncer et régulariser 500 000 sans papiers.
00:35:44Or, le véritable sujet,
00:35:46c'est que lorsque les migrants arrivent
00:35:47au niveau européen
00:35:48et arrivent dans les pays d'Europe du Sud,
00:35:50que ce soit en Grèce, en Italie, en Espagne,
00:35:52les pays qui ciblent comme étant
00:35:53les pays dans lesquels ils veulent habiter,
00:35:55c'est toujours la France, l'Allemagne,
00:35:57les pays d'Europe du Nord
00:35:58et le Royaume-Uni qui n'est pas dans l'Union Européenne.
00:36:01Et le fait d'avoir un gouvernement
00:36:03comme l'Espagne,
00:36:04qui doit normalement...
00:36:05Parce que quand on fait Schengen,
00:36:06ça veut dire qu'on délègue
00:36:07la gestion des frontières
00:36:09aux pays qui sont en contact
00:36:11des pays extérieurs,
00:36:13en l'occurrence avec la Méditerranée,
00:36:15aux pays notamment d'Afrique du Nord
00:36:17ou aux pays aux Balkans.
00:36:19Or, là, on délègue la gestion de la frontière
00:36:21à un pays comme l'Espagne ou comme l'Italie.
00:36:23Or, l'Espagne, justement,
00:36:24crée de fait un appel d'air
00:36:25et donc, nécessairement,
00:36:26ce qui va arriver en Espagne
00:36:28va arriver, va se retrouver,
00:36:30inévitablement, en France
00:36:31et dans les pays européens.
00:36:32Ça fait longtemps que la question de Schengen
00:36:34se pose
00:36:35et c'est de plus en plus prégnant.
00:36:37Miquel Dos Santos, on s'arrête
00:36:38pour un focus avec vous.
00:36:40Merci d'être sur le plateau.
00:36:42L'Espagne qui, donc,
00:36:43offre cette possibilité
00:36:43à 500 000 étrangers clandestins
00:36:45d'obtenir cette régularisation.
00:36:47Quelles sont les routes migratoires
00:36:49qui permettent, justement,
00:36:50de rejoindre l'Espagne ?
00:36:51Alors, il y a deux grandes routes.
00:36:53La première, c'est celle
00:36:55de l'Afrique de l'Ouest.
00:36:56Elle permet de rejoindre
00:36:57les îles espagnoles des Canaries.
00:36:59Énormément de bateaux sont partis
00:37:00du Maroc, de la Mauritanie
00:37:02ou encore du Mali
00:37:03ces dernières années.
00:37:04Mais des partenariats
00:37:05avec ces différents pays africains
00:37:08ont permis de réduire les flux.
00:37:10Selon l'agence Frontex,
00:37:11les détections de passages irréguliers
00:37:13ont diminué dans cette zone
00:37:15de 65% en 2025.
00:37:18A l'inverse,
00:37:19la route dite de Méditerranée occidentale,
00:37:22elle, attire de plus en plus.
00:37:23En 2025,
00:37:25elle a enregistré une augmentation,
00:37:26la seule d'ailleurs en Europe,
00:37:28de plus 14%.
00:37:30Une tendance qui est à la hausse
00:37:32et qui s'est confirmée,
00:37:34voire même accentuée
00:37:35en ce début d'année.
00:37:37Plus 56% pour le seul
00:37:40mois de janvier 2026.
00:37:42Sur cette route,
00:37:43les Algériens représentent
00:37:4554% des migrants.
00:37:47Pour autant,
00:37:48cette route n'est pas la plus empruntée.
00:37:50La route de Méditerranée centrale
00:37:52arrive en tête avec 66 328 détections
00:37:55de passages irréguliers.
00:37:56En 2025,
00:37:58la Libye reste d'ailleurs
00:37:59le premier pays de départ
00:38:01vers l'Europe.
00:38:03Ce qu'on devrait savoir,
00:38:04c'est qu'une fois régularisé,
00:38:05Michael,
00:38:06est-ce que ces personnes
00:38:07qui sont souvent francophones
00:38:09vont pouvoir s'installer
00:38:10librement en France ?
00:38:11Alors non,
00:38:11et le gouvernement espagnol
00:38:13est assez clair sur ce point.
00:38:14Cette autorisation ne concerne
00:38:16que et uniquement que
00:38:17son territoire.
00:38:18Le permis de résidence
00:38:19et de travail
00:38:20ne permet pas de s'établir
00:38:21ou de travailler
00:38:22dans le reste de l'Union Européenne.
00:38:23Voilà ce que dit
00:38:24le décret royal
00:38:25qui a lancé
00:38:26cette régularisation massive.
00:38:28L'Union Européenne,
00:38:29de son côté,
00:38:30a elle aussi rappelé
00:38:31que cette mesure
00:38:32se limite à l'Espagne.
00:38:33Magnus Brunner,
00:38:34commissaire européen
00:38:35aux affaires intérieures
00:38:36et à la migration,
00:38:37l'a rappelé
00:38:38et a même précisé
00:38:39dans les colonnes
00:38:39du journal espagnol
00:38:40El Mundo
00:38:41si un immigré régularisé
00:38:43en Espagne
00:38:43tente de s'installer
00:38:45dans un autre pays
00:38:45de l'Union Européenne,
00:38:46il sera renvoyé
00:38:47sur le territoire espagnol.
00:38:49Transferre d'ailleurs
00:38:50aux frais du gouvernement
00:38:51de Pedro Sanchez.
00:38:53Alors, pour conclure,
00:38:54vous l'avez compris,
00:38:54effectivement,
00:38:55les personnes régularisées
00:38:56en Espagne
00:38:56qui veulent s'installer
00:38:57en France
00:38:57ou un autre pays
00:38:58vont devoir faire
00:38:59une nouvelle demande
00:39:00dans cet état-là
00:39:01et puis,
00:39:02elles pourront en revanche
00:39:03voyager dans l'espace Schengen
00:39:04comme tout autre
00:39:05ressortissant européen.
00:39:06Merci beaucoup
00:39:07pour les détails,
00:39:08Miquel Dos Santos.
00:39:09Tour de table,
00:39:10Pedro Sanchez
00:39:10fait-il courir
00:39:11un risque à l'Europe ?
00:39:12Bien sûr,
00:39:13et Magnus Bruner
00:39:14prend vraiment
00:39:14les Européens
00:39:15pour des imbéciles.
00:39:16On n'arrive déjà pas
00:39:18à renvoyer
00:39:19des clandestins,
00:39:20100% clandestins.
00:39:22Comment va-t-on renvoyer
00:39:23des clandestins
00:39:25qui sont légaux
00:39:26dans un des pays européens ?
00:39:27Vous avez vu
00:39:28la proposition
00:39:28d'Éric Ciotti ?
00:39:30Éric Ciotti
00:39:32qui demande à Emmanuel Macron
00:39:33de rétablir
00:39:34les frontières
00:39:35avec l'Espagne
00:39:35à l'aune de ces déclats.
00:39:37Il fait de la politique,
00:39:38Éric Ciotti.
00:39:39C'est ce que disait Mathieu
00:39:39tout à l'heure,
00:39:40on délègue la surveillance
00:39:41des frontières
00:39:41à un pays
00:39:42qui ne l'assume pas.
00:39:43Donc on reprend
00:39:44le contrôle
00:39:45de nos frontières.
00:39:45Allez,
00:39:46rapide réaction
00:39:46sur cette question
00:39:48de danger pour l'Europe
00:39:49ou pas
00:39:50et cette fermeture
00:39:51de frontières
00:39:51réclamée par Éric Ciotti.
00:39:52Non mais simplement,
00:39:53d'abord,
00:39:53je n'ai pas entendu
00:39:54le président de la République
00:39:54s'exprimer sur cette question
00:39:56puisque je croyais
00:39:56qu'il était censé gérer
00:39:57les problèmes migratoires français.
00:39:58Manifestement,
00:39:59ça ne le préoccupe pas
00:40:00tant que ça.
00:40:01Mais vous imaginez
00:40:02le signal dramatique
00:40:03qui est envoyé.
00:40:04Le signal consiste à dire
00:40:06venez illégalement
00:40:07en Europe
00:40:07et vous serez régularisé.
00:40:09Alors qu'il faudrait
00:40:10envoyer le message inverse.
00:40:11Il y a eu des scènes
00:40:12de liesse,
00:40:12de clandestins
00:40:13dans les rues espagnoles
00:40:14qu'on a vues
00:40:14ces derniers jours.
00:40:15Parce qu'encore une fois,
00:40:16nous n'arrivons plus
00:40:17à intégrer,
00:40:17nous n'arrivons plus
00:40:18à assimiler.
00:40:19Donc le message
00:40:20qu'il faudrait envoyer,
00:40:20c'est si jamais
00:40:21vous prenez le risque
00:40:22de venir illégalement
00:40:23en Europe
00:40:24et plus particulièrement
00:40:25en France,
00:40:25jamais,
00:40:26absolument jamais
00:40:27vous ne serez régularisé.
00:40:28Ça couperait l'envie
00:40:29à certains sans doute.
00:40:31Eh bien le message
00:40:31aujourd'hui,
00:40:32c'est l'inverse.
00:40:33Donc il faut s'attendre
00:40:33naturellement
00:40:34à des flux toujours plus grands.
00:40:36Juste d'un mot,
00:40:37le ministre espagnol ment,
00:40:39l'Union européenne ment
00:40:40parce que je vous donne
00:40:41mon ticket
00:40:41que je trouverai
00:40:4315 avocats
00:40:44et même des collaborateurs
00:40:45de mon cabinet
00:40:45qui seront capables
00:40:46de dire que le fait
00:40:47de ne pas pouvoir
00:40:48aller dans l'espace
00:40:50Schengen
00:40:51est illégal
00:40:52par rapport
00:40:52à la décision
00:40:55espagnole.
00:40:56Vous voyez
00:40:56comment on vous raconte
00:40:57des fadaises
00:40:58et des billes buzzées.
00:40:59Et puis surtout,
00:41:00et je rebondis sur ce
00:41:01qu'a dit Johan
00:41:02très justement,
00:41:02c'est que tous les autres
00:41:03pays du monde occidental
00:41:05font ce principe
00:41:06justement de ne pas,
00:41:07quand vous arrivez
00:41:08illégalement,
00:41:09du séjour irrégulier.
00:41:09Vous n'aurez aucune chance
00:41:10d'être régularisé
00:41:11ou d'être encore
00:41:12moins naturalisé.
00:41:14C'est le cas des Etats-Unis,
00:41:15c'est le cas de l'Australie,
00:41:16c'est le cas du Japon,
00:41:17c'est le cas aussi
00:41:17de beaucoup de pays
00:41:18est-asiatiques
00:41:19comme la Corée du Sud,
00:41:20etc.
00:41:20Il n'y a qu'en Europe
00:41:21où justement encore
00:41:22on se refuse à cela
00:41:24par dogmatisme
00:41:25et c'est pour cela
00:41:25qu'il y a une désapprobation
00:41:27de la part des Européens
00:41:29de leurs crédits
00:41:30au niveau européen.
00:41:32Et on a vu
00:41:32dans quel contexte
00:41:33Pedro Sanchez
00:41:33prend cette mesure.
00:41:36Sans constituer son parlement.
00:41:36Oui, et puis il fait un cadeau
00:41:38à l'extrême-gauche.
00:41:40Il en fait beaucoup
00:41:40de cadeaux à l'extrême-gauche.
00:41:41Oui, il en fait.
00:41:42Et on voit bien
00:41:43que la nécessité
00:41:44démocratique et économique,
00:41:47c'est idéologique,
00:41:48c'est de la pure idéologie.
00:41:50Je rappelle qu'en Espagne,
00:41:51il y a un ministre
00:41:52de l'inclusion,
00:41:53Judith Ventrop.
00:41:54Donc ça dit tout
00:41:54de la façon
00:41:55dont est formaté
00:41:56ce gouvernement également.
00:41:58Oui, bien sûr.
00:41:58On le voit par exemple
00:42:00dans les positions espagnoles
00:42:02sur le conflit
00:42:03entre Israël et Gaza
00:42:05et entre Israël et l'Iran.
00:42:07Alors lui, pour le coup,
00:42:09et ça c'est aucune loi
00:42:10ne permettra de le condamner.
00:42:12Que ce soit les Espagnols
00:42:13eux-mêmes qui jugent
00:42:15quand il y aura des élections
00:42:16s'ils veulent garder
00:42:17à leur tête,
00:42:19le dirigeant
00:42:19le plus anti-israélien
00:42:21de l'Europe.
00:42:22Et l'ambassadeur
00:42:23d'Israël en France
00:42:24est allé un peu plus loin
00:42:25que vous, ma chère Judith,
00:42:26puisqu'il a dit
00:42:27que c'était un antisémite.
00:42:30La libre circulation
00:42:31dans l'espace Schengen
00:42:32n'est plus adaptée
00:42:33à l'évolution
00:42:33de nos sociétés.
00:42:342027 pourrait se jouer
00:42:36sur ces questions également ?
00:42:37Manifestement pas.
00:42:38Et l'est fait
00:42:39une nouvelle fois.
00:42:40Ce n'est pas le premier exemple.
00:42:41Je vous rappelle quand même
00:42:42qu'Angela Merkel
00:42:42avait décidé d'accueillir
00:42:43plus d'un million de Syriens.
00:42:45Nous en avons,
00:42:46nous aussi,
00:42:46les Allemands,
00:42:47bien sûr,
00:42:47l'ont amèrement regretté,
00:42:49mais nous en avons,
00:42:49nous aussi,
00:42:50subi de lourdes conséquences.
00:42:52Donc bien sûr,
00:42:52Schengen n'est plus adaptée.
00:42:53Je vois d'ailleurs
00:42:53que le Rassemblement national
00:42:55a dit qu'il fallait revoir
00:42:57Schengen à nouveau
00:42:58après cette volonté
00:42:59de M. Sanchez
00:43:00de régulariser
00:43:01ses 500 000 migrants.
00:43:02Mais naturellement,
00:43:03encore une fois,
00:43:03la maîtrise des frontières
00:43:04c'est déjà un enjeu majeur.
00:43:05Aujourd'hui,
00:43:06le président de la République
00:43:07ne s'en est absolument pas soucié.
00:43:09Ça restera comme l'un
00:43:09de ses nombreux échecs
00:43:10durant ces deux mandats.
00:43:12Mais la maîtrise des frontières
00:43:14sera un enjeu encore plus grand
00:43:15demain
00:43:15parce que beaucoup le disent
00:43:17et j'entends notamment
00:43:18Nicolas Sarkozy
00:43:19qui le répète à l'envie,
00:43:20la crise migratoire
00:43:21elle est devant nous.
00:43:22Donc si la crise migratoire
00:43:23est devant nous
00:43:23et que nous continuons
00:43:24à laisser nos frontières
00:43:26ouvertes à qui le veut
00:43:27et bien naturellement
00:43:29cela conduira la France
00:43:30à sa perte.
00:43:3140 secondes pour finir.
00:43:32Et surtout,
00:43:32c'est que l'Europe,
00:43:33les pays de l'Union Européenne
00:43:34ne savent pas expulser
00:43:36les ressortissants
00:43:37des autres pays.
00:43:38Aujourd'hui,
00:43:39c'est ça le vrai sujet.
00:43:39Quand vous comparez...
00:43:40Mais vous pouvez faire
00:43:40les lois les plus dures.
00:43:41Vous êtes tenu
00:43:43par les accords internationaux.
00:43:44Il y a une directive
00:43:45justement européenne
00:43:46pour faciliter la directive
00:43:47retour pour faciliter
00:43:48justement les expulsions
00:43:49mais les pays européens
00:43:50n'arrivent pas à expulser.
00:43:51Aux Etats-Unis,
00:43:52on est à peu près en moyenne
00:43:53sur les années
00:43:53à 30% d'exécution
00:43:56des équivalents des OQTF.
00:43:57Dans les pays de l'Union Européenne,
00:43:58on est entre 15 et 20%.
00:44:00Et dans les pays
00:44:00comme l'Australie
00:44:01ou comme le Japon,
00:44:03on peut arriver
00:44:03à des taux comme 60-70%.
00:44:05Donc l'Europe,
00:44:06aujourd'hui,
00:44:06les pays européens
00:44:07n'arrivent pas à expulser
00:44:08parce que justement,
00:44:09ils n'ont pas le bon logiciel
00:44:10pour pouvoir répondre
00:44:11à une attente majeure.
00:44:12Or, si vous avez des problèmes
00:44:14d'OQTF dans notre pays,
00:44:15c'est un des enjeux
00:44:16des OQTF,
00:44:17c'est que beaucoup de gens
00:44:18qui sont régularisés
00:44:19perdent leur...
00:44:20Enfin, à la fin
00:44:21de leur permis de séjour,
00:44:23notamment,
00:44:23ils ne le renouvellent pas
00:44:24ou alors l'administration
00:44:26leur refuse un renouvellement.
00:44:27Et donc,
00:44:27ils rentrent dans la clandestinité
00:44:30et ils ne veulent jamais partir.
00:44:31C'est ça aussi,
00:44:32aujourd'hui.
00:44:32Donc, si vous arrivez
00:44:33à amener des gens
00:44:34à chaque fois,
00:44:34à chaque fois,
00:44:35forcément,
00:44:35vous n'arrirez plus à expulser.
00:44:36On va parler de 2027
00:44:37dans un instant.
00:44:38Les candidatures
00:44:39qui s'enchaînent,
00:44:41on en parle juste après la pause.
00:44:42A tout de suite.
00:44:46120 minutes,
00:44:47il faut la suite,
00:44:48la poursuite de nos débats
00:44:49dans quelques instants.
00:44:50Mais d'abord,
00:44:50bien sûr,
00:44:51en une minute,
00:44:51l'essentiel avec Audrey Berthaud.
00:44:52Rebonjour.
00:44:53Rebonjour.
00:44:54La conférence de presse
00:44:55hebdomadaire du Pentagona
00:44:56a eu lieu il y a maintenant
00:44:57une heure.
00:44:58Washington maintiendra
00:44:59son blocus
00:44:59des ports iraniens
00:45:00en vigueur depuis lundi.
00:45:02Aussi longtemps qu'il faudra,
00:45:03nous maintiendrons
00:45:04ce blocus.
00:45:04Ce blocus qui fonctionne,
00:45:06a déclaré le secrétaire
00:45:07à la guerre des Etats-Unis.
00:45:09Il a également assuré
00:45:10que la marine américaine
00:45:11contrôle tout le trafic.
00:45:13L'arc de triomphe
00:45:14des Etats-Unis,
00:45:15c'est le nouveau nom
00:45:16du futur monument
00:45:17voulu par Donald Trump.
00:45:18La Maison-Blanche
00:45:19a révélé le nom officiel
00:45:21de ce projet d'archier.
00:45:22La structure devrait mesurer
00:45:2376 mètres,
00:45:25soit 16 mètres de plus
00:45:26que le monument parisien.
00:45:27Elle sera construite
00:45:28pour le 250e anniversaire
00:45:30de la déclaration
00:45:31d'indépendance
00:45:32des Etats-Unis.
00:45:33Ce sera le 4 juillet prochain.
00:45:35Et puis,
00:45:35au moins 16 morts
00:45:36en Ukraine
00:45:36après des frappes russes
00:45:37massives cette nuit,
00:45:38des frappes qui ont visé Kiev
00:45:40et la ville portuaire
00:45:41d'Odessa.
00:45:41107 personnes
00:45:42ont également été blessées.
00:45:44La Russie avait annoncé
00:45:45avoir lancé 659 drones
00:45:46et 44 missiles
00:45:47sur l'Ukraine
00:45:48en seulement 24 heures.
00:45:51Merci Audrey.
00:45:51L'arc de triomphe
00:45:52des Etats-Unis.
00:45:53Il trouve l'inspiration
00:45:54là où elle se trouve
00:45:55M. Trump.
00:45:56Qu'est-ce que vous voulez
00:45:57que je vous dise ?
00:45:57On est de retour
00:45:58avec Johan Usa
00:45:58et Judith Ventrop,
00:45:59Olivier Pardot
00:46:00et Mathieu Hoc.
00:46:01Merci beaucoup Audrey.
00:46:01On se retrouve dans 30 minutes.
00:46:04Avant d'évoquer 2027
00:46:05et ses candidatures
00:46:06qui continuent
00:46:07de se déclarer,
00:46:09ses candidats
00:46:10qui continuent
00:46:10de se déclarer,
00:46:11on parlera
00:46:12de Gabriel Attal
00:46:13de François Hollande,
00:46:14on dira un mot
00:46:14de Jordan Bardella
00:46:15également dans un instant.
00:46:16Je veux juste
00:46:16qu'on revienne
00:46:17sur cette info rapidement
00:46:19à cet homme d'affaires
00:46:20connu pour escroquerie
00:46:21qui a été abattu
00:46:22ce matin par balle
00:46:23en pleine rue
00:46:24à Négui-sur-Seine
00:46:25dans les Hauts-de-Seine
00:46:26par deux individus
00:46:27de type africain
00:46:28qui circulaient
00:46:29à moto
00:46:30et qui sont
00:46:31pour l'heure
00:46:31en fuite.
00:46:33La piste
00:46:34d'un règlement de compte
00:46:36est privilégiée.
00:46:37Je voudrais saluer
00:46:38notre ami syndicaliste
00:46:40policier Alliance.
00:46:41Pardonnez-moi monsieur,
00:46:42j'ai plus votre nom
00:46:43sur ma fiche,
00:46:44j'en suis monsieur Laurent Lefebvre.
00:46:45Pardonnez-moi Laurent Lefebvre
00:46:47du syndicat Alliance
00:46:48pour le 92
00:46:49qui est avec nous.
00:46:50Merci beaucoup.
00:46:51Avez-vous plus de détails
00:46:52sur ce qui s'est passé
00:46:53à un règlement de compte
00:46:54en pleine rue
00:46:55dans une municipalité
00:46:57plutôt connue
00:46:58pour son calme,
00:47:00on va dire,
00:47:00municipalité
00:47:02qui abrite
00:47:03des résidents
00:47:04plutôt aisés,
00:47:05va-t-on dire,
00:47:05où on n'est pas habitué
00:47:06à voir ce genre de scène.
00:47:08Que s'est-il passé ce matin ?
00:47:10Bonjour.
00:47:12Écoutez,
00:47:12vous l'avez très bien résumé.
00:47:14Nous avons été appelés
00:47:15pour un blessé par balle
00:47:17ce matin à 9h30
00:47:18sur la commune
00:47:19de Neuilly-sur-Seine.
00:47:20Donc,
00:47:20les effectifs
00:47:21se sont rapprochés
00:47:22massivement
00:47:23sur place.
00:47:25Ils ont pu constater
00:47:26un homme à terre
00:47:27avec une plaie
00:47:29au niveau
00:47:29de la tête.
00:47:30Donc,
00:47:31un périmètre de sécurité
00:47:32s'est de suite mis en place.
00:47:33Les services spécialisés
00:47:34ont de suite été avisés.
00:47:35Les officiers de police judiciaire
00:47:37en charge de l'enquête
00:47:39ont très vite
00:47:40fait diligence sur place.
00:47:44Pour le moment,
00:47:45l'enquête est toujours en cours.
00:47:46Donc,
00:47:47nous n'avons pas plus
00:47:48d'éléments
00:47:48à communiquer
00:47:50pour le moment,
00:47:51si ce n'est
00:47:51ceux que vous avez déjà
00:47:52et que vous avez évoqués.
00:47:55Vous avez été condamné
00:47:56à 5 ans de prison ferme
00:47:57pour un missile involontaire
00:47:59d'un homme qui est connu
00:48:00pour une escroquerie internationale
00:48:02qui portait sur l'achat
00:48:04de voitures de société.
00:48:05par des sociétés écrans.
00:48:07De mémoire,
00:48:09de policiers,
00:48:11Neuilly-sur-Seine,
00:48:13vous êtes surpris
00:48:14qu'un tel acte
00:48:16puisse être commis
00:48:16dans une ville
00:48:17comme Neuilly ?
00:48:19Surpris,
00:48:19non.
00:48:20Il y a de cela,
00:48:22alors de mémoire,
00:48:23un an et demi,
00:48:23deux ans en arrière,
00:48:24un homme avait été victime
00:48:26alors qu'il circulait
00:48:27à bord de son véhicule
00:48:28de deux balles
00:48:29dans la tête
00:48:29sur Neuilly-sur-Seine également.
00:48:31Donc,
00:48:32comme quoi,
00:48:33ce n'est pas parce que
00:48:33c'est Neuilly
00:48:34que la délinquance
00:48:36s'arrête malheureusement
00:48:38et j'irais même jusqu'à dire
00:48:40qu'en qualité de policier,
00:48:41et c'est ma façon de penser,
00:48:43là où l'action publique s'arrête,
00:48:44les crimes et délits
00:48:45prennent place
00:48:46et on le constate
00:48:47encore aujourd'hui.
00:48:48Laurent Lefebvre,
00:48:49délégué Alliance
00:48:49pour les Hauts-de-Seine,
00:48:51merci beaucoup
00:48:51d'avoir répondu
00:48:52à nos questions
00:48:52en direct
00:48:53sur CNews.
00:48:55Autre sujet
00:48:56et on ouvre
00:48:57une thématique politique.
00:48:59Dans une interview
00:49:00au point,
00:49:01Gabriel Attal
00:49:02qui officialise
00:49:03sa candidature
00:49:03pour 2027,
00:49:05lisez avec moi,
00:49:05je suis prêt
00:49:06à présider le pays,
00:49:08je pense que je suis prêt
00:49:09à présider le pays,
00:49:11nous dit Gabriel Attal
00:49:12à cette question,
00:49:12êtes-vous prêt à être président ?
00:49:13Ce n'est pas une petite affaire
00:49:14que de se présenter,
00:49:16je ne serai jamais
00:49:16dans une candidature
00:49:17de manœuvre
00:49:18ou du quart d'heure de gloire,
00:49:19il y a deux ans,
00:49:19je n'aurais sans doute
00:49:21pas pu répondre
00:49:22à cette question,
00:49:23depuis j'y réfléchis.
00:49:24J'ai eu l'expérience
00:49:24de gouverner le pays,
00:49:25je pense aujourd'hui
00:49:26savoir comment il faut
00:49:27le présider,
00:49:28j'ai les idées claires
00:49:29pour la France.
00:49:30Et il dit plus loin,
00:49:32nous avons beaucoup agi
00:49:33ces dix dernières années.
00:49:35C'est important
00:49:35de rappeler ces propos
00:49:37de Gabriel Attal.
00:49:39Il revendique
00:49:39une capacité à diriger
00:49:40le pays
00:49:41comme Montaire-Yohan Uzaï.
00:49:43Écoutez,
00:49:45ça commence bien.
00:49:46Non mais ils ont
00:49:46beaucoup agi
00:49:47ces dix dernières années.
00:49:48Oui,
00:49:49ils ont agi
00:49:50en mal.
00:49:51Le bilan du président
00:49:52de la République
00:49:53soutenu par Gabriel Attal
00:49:54est un bilan calamiteux.
00:49:56Emmanuel Macron
00:49:57va laisser
00:49:59comme héritage
00:50:00à la France
00:50:00un champ de ruines
00:50:01que ce soit
00:50:02sur le plan intérieur,
00:50:03sur le plan international,
00:50:06sur le plan diplomatique.
00:50:07Donc la politique
00:50:08d'Emmanuel Macron
00:50:09a été un échec
00:50:11du début à la fin.
00:50:12En réalité,
00:50:12on aborde
00:50:12les questions
00:50:13d'immigration,
00:50:14les questions
00:50:14de sécurité,
00:50:15les questions
00:50:15de pouvoir d'achat.
00:50:16L'hôpital va moins bien
00:50:17qu'en 2017,
00:50:18l'école va moins bien
00:50:19qu'en 2017,
00:50:20la justice.
00:50:21Il s'est un peu amélioré.
00:50:22C'est le point
00:50:23peut-être qu'on pourrait
00:50:24lui donner crédit.
00:50:25Il a mis des moyens
00:50:25sur la justice.
00:50:26Donc allez,
00:50:27donnons-lui effectivement
00:50:28un satisfait site
00:50:29sur ce plan-là.
00:50:30Mais c'est quand même
00:50:30bien mince comme bilan.
00:50:31Donc que Gabriel Attal
00:50:33parte du principe
00:50:34qu'il est prêt
00:50:35à présider le pays
00:50:37parce que les macronistes
00:50:38auraient un bon bilan,
00:50:39pardon,
00:50:39moi je trouve ça
00:50:40un peu effrayant
00:50:40comme propos
00:50:41de la part
00:50:41de Gabriel Attal
00:50:42qui dit pourtant
00:50:43aujourd'hui
00:50:44qu'il est un homme libre.
00:50:45Donc il veut quand même
00:50:46se démarquer
00:50:47à un prix du président
00:50:47de la République.
00:50:48Il publie un livre
00:50:50dont le point
00:50:51diffuse quelques bonnes pages.
00:50:53Il ne fait pas un bilan
00:50:54glorieux de la Macronie.
00:50:55Il se démarque clairement
00:50:55d'Emmanuel Macron
00:50:56en même temps.
00:50:56Il dit
00:50:58nous avons beaucoup agi
00:50:58depuis 10 ans.
00:50:59J'ai plutôt le sentiment
00:51:00qu'il est satisfait du bilan.
00:51:01Bon, écoutez,
00:51:02les Français jugeront.
00:51:03Mais la question
00:51:04qui sera posée
00:51:05à Gabriel Attal
00:51:05et qui sera posée
00:51:06à Edouard Philippe
00:51:07d'ailleurs c'est la même chose
00:51:08puisqu'ils ont soutenu
00:51:10Emmanuel Macron
00:51:10durant des années.
00:51:12La question
00:51:12qui leur sera posée
00:51:13est la suivante.
00:51:14Les macronistes
00:51:15peuvent-ils régler
00:51:17les problèmes
00:51:17créés par les macronistes
00:51:18depuis 2017 ?
00:51:19Voilà.
00:51:20Mais je constate
00:51:21qu'une partie des Français
00:51:22répond oui
00:51:23à cette question
00:51:23puisque 26%
00:51:25dans un dernier sondage
00:51:2626% des Français
00:51:27seraient satisfaits
00:51:28de voir Edouard Philippe
00:51:29à l'Elysée.
00:51:30Donc au moins
00:51:3126% des Français
00:51:32pensent que les macronistes
00:51:33peuvent résoudre
00:51:34les problèmes
00:51:34créés par les macronistes.
00:51:36Ou 26% des Français
00:51:37ce sera l'un des enjeux
00:51:40de la prochaine élection
00:51:40présidentielle.
00:51:41En fait la prochaine
00:51:42élection présidentielle
00:51:43c'est le choix
00:51:44entre la rupture
00:51:44et la continuité.
00:51:45Il parle beaucoup
00:51:46Gabriel Attal
00:51:47il parle bien
00:51:48également
00:51:49l'ancien Premier ministre
00:51:49la question c'est
00:51:50que changerait-il
00:51:52à l'état de la France
00:51:52s'il arrivait au pouvoir ?
00:51:54Oui alors pour le moment
00:51:55c'est pas très clair
00:51:58je comprends
00:51:58qu'il veuille rassurer
00:52:00sur ses capacités
00:52:01à occuper la fonction
00:52:02il est jeune
00:52:03il est très jeune
00:52:04son expérience
00:52:05de l'exercice
00:52:06du pouvoir
00:52:07quand même pas
00:52:08très très longue
00:52:09ce n'est pas
00:52:09lui faire insulte
00:52:10que de le rappeler
00:52:12comme le disait Johan
00:52:14son bilan
00:52:15n'est pas non plus
00:52:16très impressionnant
00:52:17même si
00:52:19pendant les quelques mois
00:52:21où il a été
00:52:22ministre de l'éducation
00:52:23il a plutôt pris
00:52:25les problèmes
00:52:26dont il s'est occupé
00:52:27à bras le corps
00:52:28alors il n'y avait pas
00:52:28beaucoup de problèmes
00:52:29dont il s'est occupé
00:52:31mais entre la baïa
00:52:32et la lutte
00:52:33contre le harcèlement scolaire
00:52:34moi je l'avais trouvé
00:52:36plutôt convaincant
00:52:38maintenant comme toujours
00:52:39quand on insiste
00:52:40en répondant à une question
00:52:42pour dire qu'on est cap
00:52:43je suis cap
00:52:44de tenir
00:52:45de faire le job
00:52:47ça contribue aussi
00:52:48à alimenter le doute
00:52:50sur le fait
00:52:50comment vous estimez
00:52:51ses chances ?
00:52:52alors franchement
00:52:53j'ai pas pris
00:52:55ma boule de cristal
00:52:55aujourd'hui
00:52:56ça me paraît
00:52:59compliqué
00:53:00compliqué
00:53:01Mathieu ?
00:53:02pour répondre
00:53:03à votre question
00:53:03au delà de l'avis
00:53:04que je peux avoir dessus
00:53:05sur ces chances
00:53:06je pense qu'il y a
00:53:07un petit espace
00:53:09si on peut reprendre
00:53:10un peu l'histoire
00:53:11il y a un avant
00:53:12et après des solutions
00:53:12quand même
00:53:13complètement
00:53:13mais en fait
00:53:13le point c'est que
00:53:15Gabriel Attal
00:53:16veut faire le même pari
00:53:17qu'a fait Emmanuel Macron
00:53:17en 2016
00:53:18c'est-à-dire l'idée
00:53:19que le président sortant
00:53:20ne peut pas se représenter
00:53:22au François Hollande
00:53:23en 2017
00:53:24parce qu'il était
00:53:25très impopulaire
00:53:26Emmanuel Macron
00:53:27pour des raisons
00:53:27constitutionnelles
00:53:28et que surtout
00:53:29à gauche
00:53:30la gauche se radicalise
00:53:31tellement
00:53:31et Jean-Luc Mélenchon
00:53:32a tellement mis la main
00:53:33sur la gauche
00:53:34d'un point de vue
00:53:34intellectuel
00:53:35que même si le PS
00:53:36présente un candidat
00:53:37qui sera indépendant
00:53:39de Jean-Luc Mélenchon
00:53:40le logiciel politique
00:53:41sera de toute façon
00:53:42très à gauche
00:53:43Olivier Faure
00:53:44etc.
00:53:44et que
00:53:44Luxman de toute façon
00:53:45sera empêché d'y aller
00:53:46et il fait le pari
00:53:48que Edouard Philippe
00:53:49va être englué
00:53:50dans une sorte de primaire
00:53:51ouverte sauvage
00:53:52avec Bruno Retailleau
00:53:54et qui donc
00:53:54le conduirait à prendre
00:53:55pour Edouard Philippe
00:53:56des positions
00:53:56entre guillemets
00:53:57à droite
00:53:58et donc lui se dit
00:53:59de la même façon
00:54:00que ça a été
00:54:00François Fillon
00:54:01qui a été le candidat
00:54:02qui est sorti
00:54:02de la primaire
00:54:03et non Alain Juppé
00:54:04et donc de la même façon
00:54:04que s'est ouvert un espace
00:54:05pour Emmanuel Macron
00:54:06pour on va dire
00:54:07mettre les deux bouts
00:54:08centre-gauche
00:54:09centre-droite ensemble
00:54:10Gabriel Attal
00:54:11pourrait faire ce même pari là
00:54:12le vrai problème
00:54:13qu'il a par contre
00:54:13et là je rejoins
00:54:14à ce qu'a dit
00:54:15Johan
00:54:15c'est un
00:54:16le bilan du Macronisme
00:54:17premier point
00:54:17et surtout deuxième point
00:54:18c'est que l'espace
00:54:19du centre
00:54:20ou de l'arc de la raison
00:54:21est ultra récessif
00:54:23depuis déjà
00:54:24plusieurs années
00:54:24compte tenu
00:54:25des résultats
00:54:27en termes de politique publique
00:54:28en termes de politique économique
00:54:28Un autre homme
00:54:29se place sur cette ligne
00:54:31de départ
00:54:31c'est François Hollande
00:54:32qui se prépare
00:54:33c'est d'ailleurs
00:54:34la une de Marianne
00:54:35qu'il a choisie
00:54:36pour sortir du bois
00:54:36comme on dit
00:54:37je ne sais pas
00:54:38si on peut montrer
00:54:39cette une
00:54:40et entendre
00:54:41les mots de François Hollande
00:54:42écoutez
00:54:44je supporte
00:54:45toutes les comparaisons
00:54:46comparaisons
00:54:47avec mon pédécesseur
00:54:49comparaisons
00:54:49avec mon successeur
00:54:50et quand il y a des gens
00:54:52qui me disent
00:54:52alors vous
00:54:52on a voté pour vous
00:54:54et on a été déçus
00:54:55je dis vous préfériez avant
00:54:56ils me disent non
00:54:57bah non quand même
00:54:57avant non
00:54:58vous préférez après
00:54:59non
00:55:00bon bah
00:55:02ça ne me rassure pas
00:55:03mais ça me permet
00:55:04de continuer
00:55:05on se compare
00:55:05on se console
00:55:06oui
00:55:07mais on fait mieux
00:55:09que se consoler
00:55:09on se convainc
00:55:11qu'on a encore
00:55:12quelque chose
00:55:13non pas simplement
00:55:13à défendre
00:55:14pour le passé
00:55:14ça compte
00:55:15mais à s'affirmer
00:55:17oui il faudrait
00:55:17qu'il nous les présente
00:55:18ces gens
00:55:18qui disent que c'était mieux
00:55:19avec lui avant
00:55:20après
00:55:21il n'a pas dit son dernier mot
00:55:22François Hollande
00:55:23ça vous fait rêver ?
00:55:24non ça ne fait pas rêver
00:55:25honnêtement
00:55:27est-ce qu'il a un bilan pire
00:55:28qu'Emmanuel Macron
00:55:29François Hollande ?
00:55:30non
00:55:30non il n'a pas un bilan pire
00:55:32qu'Emmanuel Macron
00:55:32non mais
00:55:33on a envie quand même
00:55:34dans ce pays
00:55:35d'adhérer à une politique
00:55:36d'adhérer à quelque chose
00:55:38d'être dans un élan
00:55:40et où est l'élan ?
00:55:41mais je ne le vois pas
00:55:42honnêtement
00:55:42c'est le trop-plein
00:55:44au centre et à droite
00:55:45il n'y a qu'une place
00:55:46et si c'est
00:55:47le centre et la droite
00:55:48la plus bête du monde
00:55:49ils seront plusieurs
00:55:50mais sauf que
00:55:50qui d'autre peut faire
00:55:51consensus à gauche ?
00:55:52non mais
00:55:52à part François Hollande
00:55:53pardon mais
00:55:54ça va dans le sens
00:55:55de ce que je disais
00:55:56Mathieu aussi
00:55:56il y a un instant
00:55:56je cite Glucksmann
00:55:58Cazeneuve
00:55:59Gage
00:55:59il y a une pléthore
00:56:01de gens
00:56:02à partir de là
00:56:02il faut qu'il y ait
00:56:03une personnalité
00:56:04moi j'appartiens
00:56:05à une génération politique
00:56:05où il y avait
00:56:06des candidats naturels
00:56:07il a fait évoluer son discours
00:56:09François Hollande
00:56:10il parle d'immigration
00:56:12il a un discours
00:56:12qui évolue
00:56:14il faut raccompagner
00:56:15ceux qui ne respectent
00:56:16pas les règles
00:56:16l'impuissance migratoire
00:56:17et délétère par exemple
00:56:18dit-il
00:56:19discours qui peut trouver
00:56:20un public
00:56:20c'est sûrement quelqu'un
00:56:21de grande qualité
00:56:22j'en doute pas
00:56:22une seconde
00:56:23tous les gens
00:56:24qui le connaissent
00:56:24disent qu'il est délicieux
00:56:26enfin
00:56:27où est l'envergure ?
00:56:28où est la force ?
00:56:29où est la puissance ?
00:56:30où est le charisme ?
00:56:31qui quand vous avez
00:56:32un Trump d'un côté
00:56:33un Poutine de l'autre
00:56:35vous avez envie
00:56:35de gens qui sont corticalisés
00:56:37qui sont forts
00:56:38vous avez besoin
00:56:38d'une France-Port
00:56:39oui
00:56:40ça fait un peu
00:56:42de testostérone
00:56:42votre affaire
00:56:44testostérone
00:56:45pardon
00:56:45Margot Thatcher
00:56:46était une femme remarquable
00:56:47Goddamer
00:56:48était une femme remarquable
00:56:49je peux vous en citer
00:56:50tout de suite
00:56:52un mot
00:56:53un mot
00:56:56on va laisser parler Judith
00:56:57si vous voulez
00:56:58je suis d'accord
00:56:59je ne fais pas
00:56:59de testostérone
00:57:00c'est le crêpe des machos
00:57:02comme dirait Elbron-Pilet
00:57:03pas chez moi
00:57:04j'ai invoqué
00:57:05la jeunesse
00:57:07et le peu d'expérience
00:57:10de Gabriel Attal
00:57:11j'aurais pu dire
00:57:11la même chose
00:57:12de Bardella
00:57:13bah oui
00:57:15quel est le
00:57:16on va en parler
00:57:17de Jordan Bardella
00:57:17l'atout de Jordan Bardella
00:57:19par rapport à Gabriel Attal
00:57:20c'est que
00:57:20lui
00:57:22il a la même
00:57:23une expérience
00:57:24encore pire
00:57:25puisqu'il n'a vraiment
00:57:25jamais exercé le pouvoir
00:57:27mais il incarne
00:57:27cette rupture
00:57:28dont parlait Johan
00:57:29ce qui est tout à fait différent
00:57:30bien sûr
00:57:31je voulais simplement
00:57:32d'abord répondre à votre question
00:57:33est-ce que François Hollande
00:57:34a un bilan qui est pire
00:57:35que celui d'Emmanuel Macron
00:57:36non
00:57:36il faudrait du temps
00:57:37pour en parler
00:57:37mais à mon sens
00:57:39pour de nombreuses raisons
00:57:40Emmanuel Macron
00:57:41a un bilan
00:57:41qui est bien pire
00:57:42que celui de François Hollande
00:57:43la différence
00:57:43c'est que c'est Emmanuel Macron
00:57:45c'est François Hollande
00:57:46qui a lancé Emmanuel Macron
00:57:46oui mais bon ça
00:57:47c'est ça le
00:57:48si vous voulez
00:57:48non mais pardon
00:57:49non mais je termine
00:57:50pardon
00:57:50les décisions sur l'univers
00:57:51c'est Hollande
00:57:52par exemple
00:57:53François Hollande
00:57:54a quand même pour lui
00:57:55et dans le contexte actuel
00:57:56c'est pas négligeable
00:57:57l'avantage d'avoir géré
00:57:58une crise immense
00:57:59qui est la crise du terrorisme
00:58:01et ça
00:58:01il l'a fait
00:58:02sans trembler
00:58:03et il l'a bien fait
00:58:04et tout le monde
00:58:05lui reconnaît cela
00:58:06donc c'est un avantage
00:58:08quand même
00:58:08et il part avec
00:58:09cet avantage là
00:58:10mais on pourrait discuter
00:58:11du bilan
00:58:13on n'a pas le temps
00:58:14parlons d'un autre
00:58:15qui est sur la ligne
00:58:16de départ
00:58:17c'est le patron du RN
00:58:18Jordan Bardella
00:58:18va-t-il faire de son couple
00:58:19une arme politique
00:58:20au service d'une candidature
00:58:22pourquoi pas
00:58:23en cas de confirmation
00:58:23en juillet bien sûr
00:58:24par la cour d'appel
00:58:25de l'inégibilité
00:58:27de Marine Le Pen
00:58:28pour la présidentielle
00:58:29une semaine
00:58:30après son escapade
00:58:31en Corse
00:58:31avec sa compagne
00:58:32Maria Carolina
00:58:33de Bourbon
00:58:34des deux Siciles
00:58:35il a fait la une
00:58:36de Paris-Match
00:58:36vous le savez
00:58:37le président du RN
00:58:37qui a officialisé
00:58:38sa relation
00:58:39dans le 20h de France 2 hier
00:58:41donc nous avons pris
00:58:42la décision
00:58:43tous les deux
00:58:43de ne plus nous cacher
00:58:45d'assumer
00:58:47d'assumer
00:58:48ce qui relève
00:58:49pour nous
00:58:49aujourd'hui
00:58:50dans notre vie intime
00:58:51de l'évidence
00:58:52donc vous saviez
00:58:53que les photographes
00:58:53étaient là
00:58:54et vous étiez d'accord
00:58:55pour cette séance de photos
00:58:57nous l'avons assumé
00:58:58bien sûr
00:58:58je savais qu'ils étaient
00:59:01ils nous ont suivis
00:59:02pendant de très nombreuses semaines
00:59:03c'était votre manière
00:59:04d'officialiser les choses
00:59:05comme l'ont fait avant vous
00:59:06Nicolas Sarkozy
00:59:07ou Carla Bruni
00:59:08par exemple
00:59:08au fond
00:59:09au Rassemblement National
00:59:10aujourd'hui
00:59:10vous faites comme les autres
00:59:12non mais madame
00:59:13moi je fais de la politique
00:59:14pour la France
00:59:14je fais de la politique
00:59:15pour les Français
00:59:16et je demande
00:59:17à être jugé
00:59:17sur les idées que je porte
00:59:19sur les idées que je défends
00:59:20et malheureusement
00:59:22au niveau où je suis
00:59:23aujourd'hui
00:59:23il m'est difficile
00:59:24de me protéger
00:59:25dans la mesure
00:59:26de ce que j'aimerais
00:59:27le faire ma vie privée
00:59:29une arme pour
00:59:31pour 2027
00:59:32cette officialisation
00:59:33cette institutionnalisation
00:59:36du RN
00:59:36qui passe notamment
00:59:37par ce genre
00:59:38de couverture
00:59:40oui il y a une forme
00:59:42naturellement
00:59:42d'institutionnalisation
00:59:44qui se poursuit
00:59:45avec cette une de Paris Match
00:59:46mais de toute façon
00:59:47il n'avait pas le choix
00:59:48puisqu'il sait bien
00:59:49que s'il doit être candidat
00:59:51à la présidentielle
00:59:52et si Marine Le Pen
00:59:53ne peut pas l'être
00:59:54son couple sera scruté
00:59:55et sa compagne
00:59:56sera l'objet
00:59:57de toutes les attaques
00:59:58il faut qu'il s'y prépare
00:59:59et il faut surtout
00:59:59qu'elle s'y prépare
01:00:01parce qu'elle va
01:00:02effectivement être
01:00:03la cible
01:00:04de toute l'extrême gauche
01:00:05la plus nauséabonde
01:00:06qui ne manquera pas
01:00:07de l'attaquer
01:00:08sur ses origines
01:00:09sur éventuellement
01:00:09l'argent de sa famille
01:00:12sur ses liens
01:00:13avec les Bourbons
01:00:14ça va être vraiment
01:00:16une campagne
01:00:17qui sera une campagne
01:00:18extrêmement dure
01:00:19sur le plan politique
01:00:20mais sur le plan personnel
01:00:21aussi où tous les coups
01:00:22seront permis
01:00:23n'en doutons pas
01:00:23la France insoumise
01:00:24nous a montré
01:00:25depuis un certain nombre
01:00:25d'années désormais
01:00:26de quoi elle est capable
01:00:28donc il est en train
01:00:29de se préparer
01:00:29il n'y a pas que la France insoumise
01:00:31pour tomber sur le RN
01:00:32non mais il est en train
01:00:33pour les insultes
01:00:34les plus dégueulasses
01:00:34il n'y a que la France insoumise
01:00:35qui soit capable de ça
01:00:36mais pardon
01:00:38mais il est en train
01:00:39de se préparer
01:00:39et de préparer sa campagne
01:00:41qui va l'accompagner
01:00:42durant cette campagne
01:00:43si c'est lui
01:00:43qui l'amène
01:00:43il est en train
01:00:44de se préparer
01:00:45et cette une de Paris Match
01:00:47en est le symbole
01:00:47il est en train
01:00:48de se préparer
01:00:49on sera le 7 juillet
01:00:50pour l'inéligibilité
01:00:52de Marine Le Pen
01:00:55il y a cette rumeur
01:00:56parisienne
01:00:57j'ai écouté Pascal Praud
01:00:57ce matin
01:00:58qui nous rappelle
01:00:59que le tout Paris
01:01:01imagine que Marine Le Pen
01:01:03sera finalement
01:01:05éligible
01:01:05parce que
01:01:06à priori
01:01:07l'audience s'est bien passée
01:01:08on verra bien
01:01:09il faut savoir
01:01:10aller dans une boule du cristal
01:01:11non mais je voudrais dire
01:01:12un mot quand même
01:01:13parce que moi
01:01:13j'ai eu l'honneur
01:01:13d'être l'avocat
01:01:15de la maman
01:01:17et de la grand-mère
01:01:18et je peux vous dire
01:01:19de madame de Bourbon
01:01:19de Sicile
01:01:20la princesse
01:01:21de Bourbon
01:01:22et de madame Crotiani
01:01:24qui était sa grand-mère
01:01:26et qui sont des femmes
01:01:27remarquables
01:01:28et je leur dis
01:01:29à ceux qui veulent
01:01:30s'attaquer
01:01:30à la petite fille
01:01:32ils vont avoir
01:01:32quelques fils
01:01:33à retordre
01:01:34parce que
01:01:35sa grand-mère
01:01:36par exemple
01:01:36a reconquis
01:01:38elle-même
01:01:39l'entreprise
01:01:40de son mari défunt
01:01:42à la force du poignet
01:01:43et ce ne sont pas
01:01:44des gens
01:01:45qui s'en laissent
01:01:46aussi facilement
01:01:47compter
01:01:47nonobstant
01:01:48leur titre de noblesse
01:01:50qui dans le pays républicain
01:01:51dans lequel nous sommes
01:01:52sont toujours
01:01:53un objet
01:01:54de raillerie
01:01:55on va boucler la boucle
01:01:56de notre émission
01:01:58ensemble
01:01:58de ces deux heures
01:01:59ensemble
01:01:59si vous étiez avec nous
01:02:00à 15h
01:02:00on ouvrait l'émission
01:02:01par cette proposition
01:02:03de loi Yadant
01:02:04qui finalement a été retirée
01:02:05ne sera pas examinée
01:02:06pour élargir le spectre
01:02:08des condamnations
01:02:09pour
01:02:09elle sera examinée
01:02:11un peu plus tard
01:02:11parce qu'elle va être reprise
01:02:12par le gouvernement
01:02:13voilà exactement
01:02:14la proposition aujourd'hui
01:02:15a été rejetée
01:02:16elle sera reprise
01:02:16et reproposée
01:02:17avant l'été
01:02:18merci de le préciser
01:02:19par le gouvernement
01:02:20ce projet de loi
01:02:21en tout cas
01:02:22une image que je voulais montrer
01:02:23alors qu'on montrait
01:02:24donc en début d'heure
01:02:24ces images dans les rues de Paris
01:02:26plutôt devant l'Assemblée nationale
01:02:28de militants
01:02:29qui venaient hurler
01:02:30leur amour de Gaza
01:02:31et s'opposer à ce projet de loi
01:02:34et bien cette nouvelle image
01:02:35c'est le maire de la Courneuve
01:02:36qui nous le propose
01:02:37Yoann Uzaï
01:02:38je ne sais pas si on a l'image entière
01:02:40du maire qui vient installer lui-même
01:02:43monsieur Ali Duwara
01:02:43fraîchement élu à la Courneuve
01:02:45qui parmi les premiers actes forts
01:02:47de sa mandature
01:02:48donc se saisit
01:02:49de ce drapeau palestinien
01:02:50pour le faire trôner
01:02:52en majesté
01:02:53sur le fronton de sa mairie
01:02:55commentaire
01:02:55bon ça montre bien
01:02:56que les dernières élections municipales
01:02:59ont été
01:03:00dans un certain nombre de villes
01:03:01non pas de simples élections
01:03:03mais des conquêtes territoriales
01:03:05là
01:03:06à la Courneuve
01:03:07en l'occurrence
01:03:08on ne sait plus vraiment
01:03:09si on est en France
01:03:09ou si on est à Gaza
01:03:10parce que c'est le drapeau palestinien
01:03:12qui flotte sur le fronton
01:03:13de la mairie
01:03:15donc ça montre
01:03:15que c'est une conquête territoriale
01:03:16conquête territoriale
01:03:17on pourrait dire la même chose
01:03:18à Saint-Denis
01:03:19puisque je vois que
01:03:19monsieur Bali Bagayoko
01:03:20désormais
01:03:21décerne des brevets
01:03:22de citoyenneté
01:03:23il considère que
01:03:24Jordan Bardella
01:03:25pourtant né à Saint-Denis
01:03:26dont la maire travaille toujours
01:03:27à Saint-Denis
01:03:28n'est pas un dionysien
01:03:29il refuse
01:03:30à Jordan Bardella
01:03:31de reconnaître
01:03:32il refuse de reconnaître
01:03:33que Jordan Bardella
01:03:34est un citoyen
01:03:35de Saint-Denis
01:03:36donc il décerne
01:03:36des brevets de citoyenneté
01:03:38des brevets de nationalité
01:03:39des brevets d'antiraciste
01:03:40ce sont encore une fois
01:03:41des conquêtes territoriales
01:03:42je vois que personne
01:03:44ne s'en soucie
01:03:44au plus haut sommet
01:03:46de l'État
01:03:47il faudra là encore
01:03:48que ça soit présent
01:03:49dans la campagne présidentielle
01:03:51qui s'annonce
01:03:51et que celui qui sortira
01:03:53des urnes en 2027
01:03:54mette fin
01:03:55à ce qui est
01:03:56un phénomène
01:03:56plus qu'inquiétant
01:03:57mais qui est
01:03:58une menace existentielle
01:04:00pour notre pays
01:04:00je me permets toutefois
01:04:01de modérer
01:04:02les propos que vous venez
01:04:03de tenir
01:04:03c'est pas parce que
01:04:04le maire de la Courneuve
01:04:05arbore ce drapeau
01:04:07palestinien
01:04:08que la Courneuve
01:04:08est synonyme
01:04:09non naturellement
01:04:10il y a une mesure
01:04:11à prendre
01:04:12dans ce que nous disons
01:04:14non mais naturellement
01:04:15bien sûr
01:04:15mais ça va de pair
01:04:17avec le fait que
01:04:17le soir du second tour
01:04:19des élections municipales
01:04:20nous avons entendu
01:04:21à Saint-Denis
01:04:21des personnes hurler
01:04:22nous sommes tous
01:04:23des enfants de Gaza
01:04:23c'est un tout
01:04:24il faut contextualiser
01:04:26naturellement
01:04:26ne jamais généraliser
01:04:27mais encore une fois
01:04:29la nouvelle France
01:04:29est en train
01:04:30dans certains quartiers
01:04:31de remplacer l'ancienne
01:04:32il me reste 30 secondes
01:04:33si vous pouvez me faire
01:04:3415 secondes chacun
01:04:35ce serait magnifique
01:04:35s'il vous plaît
01:04:36moi je comparerais ça
01:04:37aux maires en général
01:04:39communistes
01:04:39qui ont fait
01:04:40citoyen d'honneur
01:04:41de leur ville
01:04:41le terroriste
01:04:43Georges Ibrahim Abdallah
01:04:46reconnu coupable
01:04:47entre autres
01:04:47d'assassinat
01:04:48de diplomates israéliens
01:04:49et américains
01:04:51je pense notamment
01:04:51à la maire communiste
01:04:53de Grenet
01:04:53qui a été battue
01:04:54vous savez
01:04:55par le Rassemblement National
01:04:57dont le premier acte
01:04:59quand elle est arrivée
01:05:01le Rassemblement National
01:05:02c'est d'enlever la plaque
01:05:03qui était sur la façade
01:05:04de la mairie
01:05:04en l'honneur de ce terrorisme
01:05:06moi j'ai une seule question
01:05:07est-ce que le maire
01:05:07de la Courneuve
01:05:08est allé une seule fois
01:05:08de sa vie en Israël
01:05:09est-ce qu'il est allé
01:05:10une seule fois de sa vie
01:05:11dans les territoires palestiniens
01:05:13est-ce qu'il sait exactement
01:05:14ce que signifie
01:05:14le drapeau palestinien
01:05:15est-ce qu'il connait sa géographie
01:05:18est-ce qu'il sait
01:05:18quelles frontières
01:05:19il y a plein de questions
01:05:20à leur poser
01:05:21s'il voulait venir ici
01:05:22on en reparlera sûrement
01:05:24dans Punchline
01:05:24avec Laurence Ferrar
01:05:25et d'ici là
01:05:26c'est l'ultime pause
01:05:27de 120 minutes
01:05:27je remercie les invités
01:05:28puisque je vais accueillir
01:05:29Pierre Lelouch
01:05:30dans un instant
01:05:30comme chaque jeudi
01:05:31face à Pierre Lelouch
01:05:32l'expertise de l'ancien ministre
01:05:34sur la situation internationale
01:05:35et bien sûr
01:05:36la guerre contre l'Iran
01:05:37à tout de suite
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