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L'actualité du jour décryptée en plateau par Thomas Bonnet avec les journalistes et les invités de #60MinutesInfo

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Transcription
00:00Très heureux de vous retrouver pour 60 minutes info. On est ensemble pendant une heure pour décrypter l'actualité, en débattre aussi.
00:08Je vous présente mes invités dans quelques instants. D'abord, il est 11h, c'est l'heure de faire le tour complet de l'information et de l'actualité avec vous.
00:15Somaïa Labidi, bonjour chère Somaïa.
00:18Bonjour Thomas et bonjour à tous. On commence ce journal par cette information qui risque de provoquer l'ire des agriculteurs.
00:25La stratégie nationale pour l'alimentation, la nutrition et le climat, un document source de controverse attendu depuis plus de deux ans,
00:33est publié mercredi, préconise une limitation de la consommation de viande et de charcuterie.
00:38Un document conjoint publié par les ministères de l'agriculture, de la transition écologique et de la santé.
00:45Circulé, il n'y a rien à voir. La porte-parole du gouvernement balaie d'un revers de main la polémique suscitée par la nomination d'Amélie de Montchalin à la Cour des comptes.
00:54Le fonctionnement est collégial. Elle sera première présidente et sera entourée de huit présidents de chambres.
01:00C'est une assemblée qui délibère et qui permet la confrontation de points de vue.
01:05Déclaration ce matin de Maude Bréjon pour défendre ce choix d'Emmanuel Macron.
01:10A la une également, le durcissement contre les installations sauvages des gens du voyage a été adopté hier par le Sénat.
01:17235 voix pour et 101 voix contre.
01:20Toutefois, la proposition de loi doit désormais être transmise à l'Assemblée nationale où son inscription à l'ordre du jour n'est pas assurée compte tenu notamment de la densité et de la longueur de ce texte dans un calendrier contraint.
01:34On poursuit ce journal avec ses deux interpellations pour violences volontaires avec une arme blanche dans un établissement scolaire.
01:40Violences commises mardi en fin de matinée quand plusieurs élèves ont eu une altercation dans les couloirs du lycée Voilhomme à Aulnay-sous-Bois.
01:48L'un d'eux a porté un coup de couteau et a poursuivi sa victime dans une salle de classe pour lui asséner d'autres coups.
01:54Le proviseur a confiné le lycée et les parents ont été prévenus.
01:58Un jeune homme de 18 ans interpellé après l'agression lundi d'un adolescent juif de 13 ans qui portait une kippa à la main et se rendait à la synagogue.
02:07Agression commise par plusieurs individus qui ont proféré des propos antisémites,
02:12qui ont aussi tenté de lui voler sa veste et de lui faire les poches avenue de la porte de la chapelle dans le 18e arrondissement de Paris.
02:19On connaît désormais les profils des trois jeunes hommes interpellés début février sur les lieux d'un co-briolage à Neuilly dans les Hauts-de-Seine en possession d'une arme à feu.
02:28Ils sont âgés de 16 à 18 ans. Le plus vieux est connu pour des affaires de stupéfiants.
02:33Les deux autres pour violences et outrage à agents et infractions. La loi sur les stupéfiants, ils étaient placés sous filature depuis plusieurs semaines avant leur arrestation par les forces de l'ordre.
02:43A la une de l'actualité internationale, une personne interpellée après l'enlèvement de la mère de la journaliste télé américaine Savannah Guthrie.
02:52Âgée de 84 ans, la victime a été enlevée dans la nuit du 31 janvier au 1er février à son domicile de Tucson, dans l'Arizona.
03:01L'affaire suscite depuis une importante couverture médiatique aux Etats-Unis et des dizaines d'équipes de télévision ont afflué dans la banlieue tranquille où réside l'octogénaire.
03:11Et puis on termine ce journal avec l'image de la poignée de main entre Benyamin Netanyahou et l'émissaire américain Steve Witkoff.
03:19Image quelques heures avant la rencontre du Premier ministre israélien avec Donald Trump à Washington.
03:24Objectif de l'État hébreu, convaincre les Etats-Unis d'exercer une pression maximale sur l'Iran et notamment sur le programme nucléaire.
03:31– Merci Somaya, on vous retrouve à midi avec Elodie Huchard aujourd'hui pour Midi News, à tout à l'heure.
03:39Je vous présente les invités qui m'accompagnent aujourd'hui.
03:40Gilles Casanova, bonjour.
03:42– Bonjour.
03:42– Franck Tapirot, bonjour, merci.
03:43– Bonjour.
03:44– Sabrina Berlin-Bouillet, bonjour.
03:46– Bonjour à tout à l'heure.
03:46– Merci également, journaliste police-justice de CNews et Pierre-Marie Sèv est avec nous.
03:49– Bonjour.
03:49– Bonjour à tous.
03:51– Vous avez entendu dans le journal de Somaya Labidi, on va y revenir dans cette émission,
03:55le gouvernement qui nous demande de moins manger de viande.
03:58Bon déjà, moi, première question, est-ce que c'est au gouvernement de dire ce qu'on doit manger
04:01ou ce qu'on ne va pas manger, donc ça on se posera la question tout à l'heure.
04:04Et puis on est quand même à quelques jours du salon de l'agriculture, il n'y aura déjà pas de vaches
04:07et de bovins au salon de l'agriculture.
04:09Et puis maintenant vous allez dire aux éleveurs, nous on va réduire un peu la consommation de viande.
04:13Alors là je pense que ça va criser un peu, qu'est-ce que vous en pensez Franck ?
04:16– En termes de communication politique, ça tient une balle dans le pied,
04:19mais surtout avec les récents épisodes et ce drame que vivent nos agriculteurs
04:25depuis des dizaines d'années, mais surtout depuis quelques mois avec le Mercosur,
04:30je pense que c'est un mauvais signe, envoyé évidemment à toute la filière,
04:34la filière bovine, mais surtout on a l'impression que c'est un foutage de gueule absolu.
04:38C'est-à-dire qu'au moment où ils ont besoin d'un peu de soutien,
04:40on vient encore une fois leur mettre une petite dose sur la tête en disant
04:44aux Français ne plus manger de viande.
04:45Et à part cela, hors contexte, je trouve que ce n'est pas du tout au gouvernement
04:50de donner aux Français des leçons.
04:54– C'est vraiment l'intrusion jusque dans nos assiettes en fait.
04:56– Bien sûr, en termes de nourriture.
04:58Alors sauf s'il y avait une problématique, comme c'est la vache folle à l'époque,
05:01comme c'est un problème alimentaire.
05:01– On le verra tout à l'heure, mais c'est le climat, c'est la santé aussi, pourquoi pas ?
05:05– C'est idéologique, et je trouve qu'être idéologique dans cette période-là
05:10où au contraire on a besoin d'amener un petit peu d'ondes positives,
05:14c'est perdant, perdant, perdant.
05:17– Puis on nous dit, il faut arrêter de manger de la viande importée,
05:19on vient de signer le Mercosur, merci en fait, on vient de le signer,
05:22donc qu'est-ce que ça veut dire ?
05:23– C'est quelque chose de très profond,
05:26qui avance depuis plus d'une vingtaine d'années.
05:29Les gouvernements considèrent qu'ils n'ont plus à légiférer
05:33sur ce qui fait vivre la société, ce qui fait le point commun d'une société,
05:43ils doivent légiférer sur ce qui est le bien et le bon en tout domaine.
05:47Regardez dans le domaine du tabac comment progressivement on interdit de plus en plus,
05:52moi qui ne suis pas fumeur, je trouve très bien qu'on interdise de fumer
05:55dans les endroits où il y a des non-fumeurs,
05:57mais maintenant on se propose d'interdire de fumer dehors.
06:01– Oui, sur les terrasses notamment, à proximité, certains lieux.
06:04– Oui, mais même dans certaines villes qui vont devenir des villes non-fumeurs.
06:07De l'autre côté, on vous dit qu'il ne faut plus prendre la voiture.
06:12Vous avez vu toutes les publicités pour les voitures sur votre chaîne,
06:15vous voyez en bas, ne pas polluer, se déplacer à pied, en vélo ou en transport en commun.
06:22– En tout cas on en parlera tout à l'heure de cette limitation de la consommation de viande,
06:27on sera notamment en direct avec un agriculteur, on essaiera de prendre le pouls.
06:30On connaît les difficultés des éleveurs, sur CNews on vous a montré la réalité du quotidien des agriculteurs.
06:35Je ne suis pas certain qu'ils accueillent d'abord en oeil cette recommandation du gouvernement,
06:39on en parlera tout à l'heure dans l'émission.
06:41Mais pour commencer, je voudrais qu'on revienne sur un sujet dont on a parlé hier,
06:44ce septuagénaire qui est en garde à vue, il a tué un cambrioleur qui était rentré chez lui par le toit.
06:51Donc toute la question étant de savoir si l'individu qui était face à lui était armé ou non,
06:55en tout cas la question de la légitime défense va évidemment se poser s'il y a un procès.
06:59Et là il y a une pétition qui a été lancée, ça s'est passé donc dans la banlieue de Lyon,
07:04et la pétition a été lancée par des habitants, des Français,
07:08qui voulaient simplement témoigner de leur soutien à ce septuagénaire,
07:12qui a donc évidemment subi d'abord un drame,
07:14qui a d'abord vu des gens arriver chez lui et qui maintenant est au cœur peut-être d'un procès.
07:17Et évidemment c'est un drame, on ne peut jamais dire que l'autodéfense est une solution.
07:22Malgré tout, c'est ça aussi la question qu'on se pose Pierre-Marie Sèvres,
07:24c'est-à-dire de ces Français qui sont en proie à une hyper-violence.
07:28Et effectivement là aujourd'hui c'est lui qui est dans le viseur de la justice.
07:31On verra s'il y a un procès, mais ça dit quelque chose aussi de l'état de la société.
07:34Oui, on verra s'il y a un procès, mais une garde à vue pour un septuagénaire
07:38qui s'est bien comporté toute sa vie, qui paye ses impôts,
07:40qui n'a probablement pas de casier judiciaire,
07:42c'est déjà une sanction en soi.
07:44Et c'est ça qu'il faut bien comprendre dans les affaires de légitime défense,
07:47c'est qu'une garde à vue pour un criminel ou un délinquant multirécidiviste,
07:51un cambrioleur qui cambriole toutes les semaines, c'est à peu près rien.
07:54Il voit ça comme une absence de sanction.
07:56En revanche, un septuagénaire qui lui a toujours respecté la loi
07:59et qui n'a rien demandé, parce que la légitime défense c'est ça le principe de base,
08:05c'est que ce sont des gens qui n'ont rien demandé.
08:07Et qui malheureusement les juges aujourd'hui, parce que le code pénal l'exige,
08:11ont un examen très minutieux, très tatillon,
08:13ça dépend évidemment des juges, il y a des procureurs qui sont plus tatillons que d'autres.
08:18Ils vont donc mettre en cause des gens qui n'ont rien à se reprocher,
08:22qui n'ont rien demandé, qui ont été obligés de se défendre.
08:24Et c'était déjà une expérience traumatisante pour beaucoup d'entre eux.
08:28Oui, c'est jamais anodin de prendre une arme, de tirer sur quelqu'un,
08:31et en l'occurrence de le tuer.
08:32Mais le septuagénaire, il ne serait pas en garde à vue,
08:34il serait chez lui tranquillement, il serait déjà effondré.
08:36Donc si là en plus il est dans un commissariat entre quatre murs,
08:40parce qu'en garde à vue c'est ça, il est entre quatre murs,
08:42peut-être des vitres, mais enfin ça reste,
08:44il est entravé dans sa liberté, le temps de l'enquête.
08:47Donc les conditions de la légitime défense aujourd'hui en France sont très restrictives,
08:50elles peuvent être appréciées de manière très restrictive,
08:53et le début de procédure, avant même un procès,
08:56s'est déjà vécu comme une sanction pour des gens.
08:57Franck Tabereau, ça vous choque qu'il soit en garde à vue,
09:00cet individu septuagénaire qui a tué quelqu'un qui est rentré chez lui ?
09:03Ce qui me choque, c'est que je reprendrai une phrase du célèbre Roger Jickel,
09:07« Aujourd'hui la France a peur, les Français ont peur ».
09:10Et ça c'est vraiment un exemple de cette peur,
09:14parce que par rapport à la peur, il y a deux options,
09:16ou vous êtes paralysé, ou vous essayez d'agir, vous essayez d'anticiper.
09:19Et donc c'est vrai que cette personne peut-être,
09:21parce qu'elle avait peur, comme des millions de Français,
09:24s'est armée, donc elle a sûrement un permis de détention d'armes,
09:27avec une détention particulière, parce que la détention c'est l'arme d'un côté,
09:30des munitions de l'autre, il n'y avait sûrement pas évidemment de préméditation,
09:33puisque quand on se fait agresser, ou quand on se fait cambrioler,
09:36on n'a pas prémédité, et après, c'est vrai que malheureusement,
09:40on se dit en légitime défense, parce que c'est humainement
09:44qu'on est en légitime défense, alors juridiquement,
09:46on est vraiment très loin de cette sensation,
09:49parce que vous savez très bien qu'il faut que ce soit proportionnel à l'attaque,
09:52il faut qu'il y ait, en termes de timing, que ce soit d'abord l'agresseur
09:55qui vous agresse pour que vous puissiez riposter,
09:57les casques bleus, d'ailleurs, sur le terrain, vivent la même absurdité
10:00avec des mouvements terroristes,
10:02et donc, c'est très compliqué aujourd'hui.
10:04Vous devez démontrer que la personne qui rentre chez vous
10:05avait telle ou telle intention, comment vous voulez le faire ?
10:08C'est impossible.
10:08Vous ne savez pas ce qu'il vient faire chez vous, le stress,
10:10c'est la nuit en plus.
10:10Le stress, les émotions, l'âge de la personne,
10:13l'environnement, le contexte, et ça, malheureusement,
10:15la justice est ultra froide là-dessus,
10:17il y a très très peu de circonstances, malheureusement,
10:19atténuantes, quand il y a ce qu'on appelle un excès
10:21de légitime défense.
10:23C'est terrible, parce qu'on a l'impression
10:24qu'il y a une double injustice.
10:25Donc, on est chez soi, tranquille, on se fait agresser,
10:28il réagit comme il peut, je peux vous dire,
10:29ceux qui lui donnent des leçons,
10:31j'aimerais bien les voir à sa place, à lui.
10:33Donc, il réagit de cette façon-là.
10:35Je pense qu'il doit recruter, d'ailleurs.
10:36Bien sûr, et d'ailleurs, il dit qu'il n'a pas voulu le diser.
10:39Donc, c'est très compliqué, c'est très complexe,
10:40mais ça en dit l'eau sur la société.
10:42Les dossiers de police-justice au quotidien,
10:44malheureusement, on voit aussi ces faits-là
10:46se produire de plus en plus fréquemment ces derniers temps.
10:48Alors, déjà, je voulais revenir sur la garde à vue.
10:50Évidemment que la garde à vue, elle est indispensable
10:52dans ce cas-là.
10:52C'est la loi, parce qu'un homme a été tué,
10:54malgré tout, que ce soit le camp de la rue ou non,
10:56qu'il y a une enquête importante qui va être ouverte
10:58et qu'il faut absolument qu'il y ait des éléments de réponse
11:01et lui en apportera aussi pour sa défense.
11:04Et puis, aujourd'hui, il faut savoir que les gardes à vue,
11:05elles sont très encadrées par la loi.
11:08Bien sûr, il y a la présence de l'avocat,
11:09mais surtout, les policiers auront bien sûr
11:12une attention particulière par rapport à l'âge
11:14et au choc qu'a subi,
11:15parce qu'il y a eu un état de choc, sans doute,
11:18ce monsieur.
11:19Donc, voilà, il y a quand même un encadrement qui est fait,
11:21même si la situation reste traumatisante aussi
11:23pour ce monsieur, évidemment.
11:25Après, c'est important de voir qu'il y a...
11:28En effet, vous parlez de cette pétition
11:30qu'on voit que la population,
11:31qui est un des mois populaires,
11:33qui se met sans doute de son côté à lui,
11:35parce qu'aujourd'hui, il y a un sentiment d'identification.
11:37Tout le monde, aujourd'hui, peut se retrouver
11:39dans un cas similaire.
11:41Il n'y a plus de quartiers visés,
11:42il n'y a plus de commerçants particulièrement visés.
11:44C'est tout le monde qui peut se retrouver dans une situation
11:46où il doit potentiellement se défendre,
11:49ou en tout cas,
11:49essayer de se défendre comme il peut
11:52face à une situation où il se sent en danger.
11:54En tout cas, faire face à cette hyper-violence,
11:56et vous disiez, il y a une identification.
11:58On lit dans le progrès, dans le journal local,
12:00des gens qui dérivent, qui disent
12:02« C'est monsieur tout le monde,
12:03ce n'est pas un violent, ce n'est pas un méchant,
12:04il habite ici depuis 35 ans. »
12:06Ah oui, mais aujourd'hui, il est en garde à vue.
12:07Et évidemment, vous avez raison,
12:08il a tué un homme, c'est normal,
12:10on peut dire qu'il aille en garde à vue.
12:11La question qu'on va se poser après,
12:12s'il y a un procès, c'est
12:13« Est-ce qu'il doit être condamné ? »
12:15C'est normal qu'il soit entendu,
12:18mais la justice pourrait tout à fait faire
12:20qu'il soit entendu chez lui par des policiers.
12:23Ce n'est pas exactement la même chose
12:25quand vous êtes entendu chez vous,
12:26sur le lieu de l'événement,
12:28par des policiers,
12:29et lorsque vous vous trouvez en garde à vue
12:31comme un malfaiteur.
12:35Déjà, ça, c'est quelque chose
12:36qui peut être envisagé
12:39d'une façon plus simple.
12:41D'autre part, ça nous dit quelque chose.
12:43Quand la justice fonctionne mal,
12:46les gens sont tentés
12:47de se faire justice eux-mêmes.
12:48Ce qu'on ne doit évidemment pas recommander.
12:50C'est notre rôle ici de dire
12:52que ce n'est jamais la bonne chose.
12:53Bien sûr, mais quand on a l'impression,
12:55parce que dans le flux d'informations
12:57qu'on reçoit,
12:58que la justice met beaucoup plus
13:00de force et d'entrain
13:02à condamner un ancien président
13:03de la République
13:04ou une future ex-présidente
13:06de la République
13:07On va en parler dans un instant, d'ailleurs.
13:08qu'on a essayé de faire reculer
13:10le narcotrafic,
13:11évidemment, ça donne ce sentiment-là.
13:14Et aussi, ils ont peur pour leur vie.
13:15Aujourd'hui, il n'y a pas
13:16que le regard de la justice.
13:17Il n'y a qu'aujourd'hui,
13:18pour une somme dérisoire,
13:20pour un cambriolage,
13:22alors qu'on est dans un logement
13:24des plus simples,
13:25on risque sa vie.
13:27Alors qu'il y a encore quelques années,
13:29ça n'allait pas aussi loin.
13:30Il pouvait y avoir des actes de violence,
13:31mais il y avait moins de homejacking,
13:32par exemple.
13:33Il y avait des cambriolages
13:34qui étaient faits
13:34lorsque les individus
13:35n'étaient pas présents.
13:36Hormis ces derniers temps,
13:38ce qu'on observe,
13:38c'est que les homejacking
13:39sont beaucoup plus importants
13:41que, justement,
13:42il y a la présence
13:43des habitants à l'intérieur.
13:44Donc, il y a une dérive
13:46vers la violence
13:47et des actes meurtris
13:49beaucoup plus impressionnants,
13:50beaucoup plus forts,
13:51beaucoup plus fréquents
13:52qu'auparavant.
13:53Nous importons le chaos du monde
13:55et cela se manifeste
13:57dans tous les actes
13:58de la vie et de la société.
13:59C'est-à-dire que tout le chaos
14:00ne vient pas forcément d'ailleurs.
14:01Parfois, il vient aussi d'ici.
14:03Le chaos du monde,
14:04il vient aussi par le système médiatique
14:06qui nous dit, heure par heure,
14:07ce qui se passe de terrible
14:08dans le monde.
14:09Oui, après, il y a une réalité aussi
14:10qui est vécue,
14:11parfois dans leur chair,
14:12malheureusement,
14:13par les Français.
14:14Pierre-Marie Sèvres,
14:14c'est aussi une défaite
14:15pour la justice,
14:16ce genre de cas,
14:17parce que ça veut dire
14:17que là, en effet,
14:18il y a un moment
14:18où la justice va devoir juger,
14:20mais c'est très compliqué
14:21dans cette situation.
14:22Alors oui,
14:22sauf si finalement
14:23les poursuites sont abandonnées
14:24parce que je rappelle
14:25qu'il y a,
14:26quand on est attaqué
14:27de nuit chez soi,
14:29on a le droit de repousser,
14:30il y a une présomption
14:31de légitime défense,
14:32donc on a le droit
14:32de repousser par la force
14:33un intrus qui viendrait
14:35de nuit chez soi,
14:35c'est dans le code pénal,
14:36c'est une présomption.
14:38Mais je voudrais dire
14:39que c'est tout de même
14:40assez classique,
14:41ce genre de cas
14:43dans lesquels la justice,
14:46je ne vais pas dire sa charme,
14:47mais en tout cas,
14:48se montre assez sévère
14:49avec des personnes
14:50qui se défendent chez elle,
14:51des personnes innocentes
14:52et que par ailleurs,
14:53ces personnes-là
14:53sont très largement soutenues
14:55par leur communauté locale,
14:56ça date des années 70.
14:58Vous savez,
14:58quand la justice,
14:59dans les années 70,
14:59a commencé à devenir
15:00une justice révolutionnaire,
15:02à l'époque où le syndicat
15:02de la magistrature
15:03prend son envol
15:04et il commence à gagner
15:05aux élections
15:0620-30% des voix,
15:08il y a eu un changement
15:09et ce premier changement,
15:10c'est une affaire
15:11qui date des années 70,
15:12c'était à côté de Troyes,
15:13un garagiste
15:14qui s'était fait cambrioler
15:15chez lui,
15:15qui avait piégé un transistor
15:17après avoir été cambriolé
15:19des dizaines de fois,
15:20il avait noté
15:21sur le devant
15:22de sa maison,
15:23attention,
15:24piège à feu
15:25dans cette maison,
15:26maison piégée,
15:26n'entrez pas
15:27à l'adresse des cambrioleurs,
15:28deux cambrioleurs rentrent,
15:30ils prennent le transistor,
15:31il leur éclate à la figure,
15:32il y en a un qui meurt,
15:33et bien ce monsieur
15:34a été poursuivi,
15:36il a été mis en garde à vue,
15:37il a fait certainement
15:38la détention provisoire,
15:39il a été jugé
15:40en cour d'assises
15:40et au final,
15:42parce que la cour d'assises,
15:43il y a des jurés
15:44et donc c'est la population
15:45générale qui juge,
15:46comme la population générale,
15:47comme dans ce cas-là,
15:48on le voit bien,
15:49les Français sont unanimement
15:50en soutien,
15:51parce que c'est du bon sens,
15:52et bien donc
15:53il a été acquitté,
15:54mais il y a beaucoup
15:54d'affaires comme ça
15:55et je veux juste rappeler
15:56une autre qui est
15:57très importante,
15:58qui moi me paraît
15:58très importante,
15:59l'affaire Jean-Louis Leroux,
16:00c'était un agriculteur
16:01dans la Marne
16:02qui s'est fait poursuivre
16:03pour avoir tiré
16:04et grièvement blessé
16:06un mineur
16:07qui le cambriolait
16:08après 80 cambriolages
16:09dont on n'avait jamais
16:10retrouvé les cambrioleurs,
16:11il a fait deux semaines
16:12de détention provisoire
16:13et encore aujourd'hui,
16:14alors c'est une affaire
16:14qui a 4 ou 5 ans,
16:15moi selon les dernières
16:16informations que j'ai,
16:17encore aujourd'hui
16:18il a interdiction
16:18de vivre dans la Marne,
16:20il habite chez son frère
16:22à l'autre bout
16:22dans le département voisin.
16:24Il faut aussi rappeler
16:25que les commerces
16:25subissent exactement
16:26la même pression
16:27et la même violence,
16:28il y a même aujourd'hui
16:28des commerciants
16:29qui communiquent,
16:30pas pour dire
16:30entrez dans mon magasin
16:31vous allez voir
16:32je vais vous vendre
16:32des bons produits
16:32mais inutile de cambrioler,
16:34il y a 0€ dans la caisse
16:35et vous pouvez le voir,
16:36récemment il y a eu
16:37un gang de jeunes,
16:38gamins,
16:39ils n'avaient même pas
16:3913-14 ans,
16:44ça va fonctionner
16:44pour 50€, 100€
16:46on pète une vitre
16:47et imaginez
16:48quelqu'un soit à l'intérieur
16:49tout peut arriver.
16:50Bien sûr
16:50et on suivra évidemment
16:51l'affaire autour
16:52de ce septuagénaire
16:54à Genas
16:54dans la banlieue de Lyon.
16:56Vous en avez un peu parlé
16:57on va maintenant
16:57continuer à parler de justice
16:59mais du sort de Marine Le Pen
17:00avec cette question
17:01est-ce qu'elle va pouvoir
17:02se présenter
17:02à l'élection présidentielle
17:04de 2027
17:04journée décisive
17:05aujourd'hui
17:06au tribunal de Paris
17:08puisque c'est la parole
17:09à la défense
17:09défense de Marine Le Pen
17:11on va retrouver sur place
17:12Célia Barotte
17:12notre journaliste police-justice
17:14à CNews
17:15Célia
17:16vous suivez ce procès
17:17depuis le début
17:18journée ô combien importante
17:21pour Marine Le Pen
17:21aujourd'hui
17:22racontez-nous
17:22Oui Thomas
17:24il va falloir faire preuve
17:25un petit peu de patience
17:26puisque les avocats
17:28de Marine Le Pen
17:28vont prendre la parole
17:30à la barre
17:31cet après-midi
17:32pour leurs plaidoiries
17:33des plaidoiries
17:33qui vont durer
17:34entre 4 et 5 heures
17:36presque autant de temps
17:37que les réquisitions
17:39prononcées par le parquet général
17:40il y a quelques jours
17:41actuellement c'est l'avocat
17:43du rassemblement national
17:44qui a la parole
17:45maître David Dassa
17:46le d'Est
17:47il a commencé sa plaidoirie
17:48avec ses mots
17:49il a déclaré
17:50j'ai entendu
17:51beaucoup de choses injustes
17:53il a démenti
17:54l'idée d'un système
17:55d'une caporalisation
17:56où tout serait
17:57sous les ordres
17:59de Jean-Marie Le Pen
17:59puis de Marine Le Pen
18:01comme ses confrères
18:02de la défense
18:03il plaide actuellement
18:05la bonne foi
18:07selon lui
18:07les prévenus
18:08pouvaient légitimement
18:10penser
18:10que tout ce qui était fait
18:12depuis tant d'années
18:13n'était pas contraire
18:14au règlement européen
18:15il a nié également
18:17l'idée
18:17de toute conscience
18:18ou volonté
18:19de commettre
18:20une infraction
18:20alors que les prévenus
18:21pensaient
18:22poursuivre
18:23je cite
18:23une pratique
18:24ancienne
18:25et bien ancrée
18:25au sein du Parlement
18:27enfin
18:27il a refusé
18:28l'idée de détournement
18:29de fonds publics
18:30parce que selon lui
18:31cette idée
18:32est très infamante
18:33et assure
18:33qu'il y a eu
18:34des échanges
18:34constants
18:35et transparents
18:36avec le Parlement européen
18:37vous voyez une plaidoirie
18:38qui est sur la même lignée
18:40que l'audition de Marine Le Pen
18:41que l'audition
18:42des autres prévenus
18:43en tout cas
18:44il y a une même ligne
18:45de défense
18:46de la part des avocats
18:47des prévenus
18:48du Rassemblement national
18:50Marine Le Pen
18:51qui bien évidemment
18:51est présente
18:52ce matin
18:52il y a également
18:53Valerande Saint-Just
18:54Julien Audoul
18:55tous sont très attentifs
18:56à cette plaidoirie
18:57les dernières plaidoiries
18:58de cette affaire
18:59de ce procès
19:00en appel
19:01et ensuite
19:01il faudra attendre
19:02cet été
19:03on parle même
19:03du printemps
19:04de mai ou de juin
19:05pour connaître
19:06la décision
19:06de la cour d'appel
19:07c'est un calendrier
19:08politico-judiciaire
19:09qui tient en haleine
19:10tout le monde ici
19:11au palais de justice
19:12de Paris
19:12Merci beaucoup
19:14Célia Barotte
19:15depuis le tribunal
19:16du palais de justice
19:17de Paris
19:17ce serait un scandale
19:19si Marine Le Pen
19:19ne peut pas être candidate
19:20à l'élection présidentielle
19:21Gilles Casanova
19:22Oui
19:22pour trois raisons
19:24première
19:25c'est que le fond de l'affaire
19:26c'est qu'en Europe du Sud
19:27on considère
19:28qu'un assistant parlementaire
19:30est un assistant
19:31du parlementaire
19:33donc le parlementaire
19:34étant un homme
19:35ou une femme politique
19:36il fait de la politique
19:37comme lui
19:38dans son parti
19:39en Europe du Nord
19:40on considère
19:41que l'assistant parlementaire
19:42est l'assistant du parlement
19:44et il doit donc
19:45se comporter
19:45comme un fonctionnaire
19:46du parlement
19:47c'est évidemment
19:48très différent
19:48mais ici
19:49nous sommes en Europe du Sud
19:50traditionnellement
19:51ça a toujours été comme ça
19:53alors vous avez vu
19:54que
19:54on menace
19:55de mettre
19:56Jean-Luc Mélenchon
19:58et ses amis
19:58en procès
19:59pour la même chose
20:00on attend d'ailleurs
20:01ça fait un moment
20:02que ça dure
20:02on voit que ça va
20:03beaucoup moins vite
20:04on a mis François Bayrou
20:06antérieurement
20:07en procès
20:08pour la même chose
20:09ça c'est la première partie
20:10il a été relaxé
20:11la deuxième partie
20:12c'est les attendus
20:13du jugement
20:14dans les attendus
20:15du jugement
20:16de Marine Le Pen
20:17en première instance
20:18on dit
20:19ce qui est insupportable
20:20c'est qu'il faisait
20:22de la politique
20:22et une politique
20:23contraire
20:24à la commission européenne
20:25donc elle est condamnée
20:27monsieur Bayrou
20:28est un ami
20:28de la commission européenne
20:29donc il n'est pas condamné
20:31donc c'est une criminalisation
20:33en termes d'opinion
20:34et le troisième sujet
20:35encore plus scandaleux
20:37c'est la fin
20:37du jugement
20:38de Marine Le Pen
20:39en première instance
20:40si elle est candidate
20:41disent les juges
20:42on a toute chance
20:44de penser
20:45toute raison de penser
20:46qu'elle va être élue
20:47donc nous devons
20:49nous juges
20:50empêcher les français
20:51de la choisir
20:52comme présidente
20:53donc nous la rendons
20:54inéligible
20:55immédiatement
20:56donc ça veut dire
20:57que les juges
20:57considèrent qu'ils ne sont pas
20:59juges au nom du peuple français
21:00mais au-dessus
21:01du peuple français
21:02c'est une justice politique
21:03Pierre-Maricev
21:04dans le cas
21:04de l'affaire Marine Le Pen
21:05alors c'est compliqué
21:07parce que
21:08depuis les années 90
21:09il y a un combat
21:09entre les juges
21:10et les politiques
21:11et le peuple français
21:12parce qu'il est mécontent
21:13de son personnel politique
21:14moi le premier
21:15parce que son personnel politique
21:17est impuissant
21:18par des décisions
21:20sont prises à la commission
21:21à Bruxelles
21:21ou à Luxembourg
21:22à la cour de justice
21:23de l'Union Européenne
21:23ou au conseil constitutionnel
21:24donc le personnel politique
21:26ne prend plus de décisions
21:27donc les français
21:28depuis 30 ans
21:29sont mécontents
21:30et donc
21:31ils ont accompagné
21:32un mouvement
21:32de transmission
21:35du pouvoir
21:36d'une partie
21:37du pouvoir démocratique
21:38des politiques
21:39vers les juges
21:40c'est-à-dire qu'aujourd'hui
21:41et c'est ça le scandale
21:42moi c'est ça
21:43qui me scandalise
21:43je ne connais pas
21:44le fond du dossier
21:44mais ce qui me scandalise
21:46c'est que les juges
21:47ont la possibilité
21:47de choisir
21:48si une candidate
21:50ou non
21:51peut se présenter
21:51à l'élection présidentielle
21:52rappelons quand même
21:53que c'est les députés
21:53qui leur ont donné
21:55la possibilité
21:55exactement
21:56c'était une grave erreur
21:57et il faut revenir
21:58sur cette grave erreur
21:58bien sûr
21:59mais aujourd'hui
22:00on ne peut pas
22:01les français
22:03ont tout le droit
22:04ce sont les juges suprêmes
22:05les français
22:06sont les juges suprêmes
22:07savoir qui sera président
22:08de la république
22:09l'élection la plus importante
22:10ils n'ont pas
22:10à avoir un magistrat
22:12ou un collège de magistrats
22:13comme là la cour d'appel
22:14de Paris
22:15qui leur dit
22:15oui ou non
22:16vous avez le droit
22:17de voter pour tel ou tel candidat
22:19sur un plan judiciaire
22:20Sabrina Birlin-Bouillet
22:21les réquisitions
22:22c'était 5 ans
22:23de peine d'inéligibilité
22:24pour Marine Le Pen
22:25pour qu'elle puisse se présenter
22:27il faudrait qu'elle ait
22:282 ans maximum
22:29est-ce que c'est possible
22:30envisageable
22:31que la justice
22:32à la fin
22:33prononce une décision
22:34radicalement différente
22:36de moitié moins
22:36par rapport aux réquisitions
22:37ça arrive régulièrement ?
22:39rien
22:40tout est possible
22:41et rien n'est ordinaire
22:43en même temps
22:43dans cette affaire
22:44donc c'est difficile
22:44de pouvoir se prononcer là-dessus
22:46en effet
22:46le parquet requiert
22:485 ans d'inéligibilité
22:50à voir si la cour
22:51va suivre ou non
22:52ses réquisitions
22:53si toutefois
22:54elle la suit
22:54les 5 ans
22:55ne permettent pas
22:56à Marine Le Pen
22:57de se présenter
22:58pour les présidentielles
22:59toutefois
23:00elle pourra faire appel
23:01à la cour de cassation
23:02à ce moment-là
23:03qui s'est déjà engagée
23:05à se prononcer
23:06à ce moment-là
23:07fin 2026
23:08ou début 2027
23:09donc il y a tout de même
23:10un dernier recours
23:12disons
23:13qui est possible
23:14mais
23:15Marine Le Pen a dit
23:16qu'elle n'attendrait
23:16pas cette décision
23:17en cassation
23:18pour se prononcer
23:19la décision
23:19elle la prendra
23:20politique j'entends
23:21elle la prendra
23:21après la décision
23:22de la cour d'appel
23:23ce serait scandaleux
23:24vous aussi vous partagez
23:25cet avis
23:25Franck Tapirot
23:26alors je ne peux plus
23:27nuancer
23:27je pense que
23:28d'un point de vue général
23:28non seulement les politiques
23:30sont légiticiables
23:30comme les autres
23:31et d'ailleurs voilà
23:32pourquoi il y a
23:32certains blocages
23:34parfois vous savez
23:35avec certains statuts
23:37qui évitent
23:38malheureusement
23:39à certains politiques
23:40d'aller vers la justice
23:41ça je suis vraiment
23:42contre cela
23:42pour moi
23:43ce sont les citoyens
23:44comme les autres
23:44et pire que ça
23:45je pense qu'il doit être
23:46encore plus exemplaire
23:47qu'un citoyen lambda
23:48parce qu'ils ont
23:49cette exemplarité
23:50du fait de leur statut
23:51donc ça c'est
23:52pour moi la règle
23:52maintenant
23:53tout justice doit être
23:54équitable
23:55donc c'est pas le temps
23:56Marine Le Pen
23:57c'est pourquoi est-ce que
23:59monsieur Bérou
24:00a été
24:01gracié
24:02on va dire
24:03et pourquoi Marine Le Pen
24:04ne le serait pas
24:05moi c'est là-dessus
24:05que c'est un point de droit
24:07il y a une jurisprudence
24:08il faut qu'on m'explique
24:09à ce moment-là
24:10et que ce soit Marine Le Pen
24:10ou n'importe quel autre candidat
24:12j'aurais dit
24:12exactement la même chose
24:13même monsieur Mélenchon
24:15j'aurais osé le dire
24:16parce qu'à un moment
24:17s'il n'y a pas
24:17justement le côté équitable
24:19il n'y a pas justice
24:20et le peuple français
24:22parce que je vous rappelle
24:22quand même qu'on juge
24:24en notre nom
24:24on ne comprendra pas
24:25et si nous ne comprenons pas
24:27les décisions de justice
24:27comment voulez-vous
24:28qu'elles soient
24:29non seulement appliquées
24:30qu'elles servent
24:31j'irais d'exemple
24:32de leçon
24:32et qu'elles enseignent
24:33quelque chose
24:34sur notre démocratie
24:35vous savez
24:35qui a explosé
24:37il faut le dire
24:38depuis des années
24:38depuis le traité de Rome
24:39moi qui étais pour
24:40la constitution européenne
24:41je vous rappelle juste
24:42qu'en France
24:43on a voté non
24:44et que quelques temps plus tard
24:45le traité de Rome
24:46l'a fait
24:46de Lisbonne
24:49excusez-moi
24:49le traité de Rome
24:50c'était avant
24:50mais donc ce jour-là
24:51on a dit
24:51que la démocratie en Europe
24:53c'était fini
24:53donc le traité de Lisbonne
24:55aurait dû nous alerter
24:56on aurait dû nous
24:57crier un petit peu
24:58autour d'une démocratie
24:59on est au coeur du sujet
25:00justement suivant
25:00qu'on va aborder
25:01c'est la nomination
25:02d'Amélie de Montchalin
25:03pourquoi je vous dis ça
25:03parce qu'on a l'impression
25:04certains en tout cas
25:05ont l'impression
25:06qu'il y a une forme
25:06de verrouillage du système
25:08avant le départ
25:09du président de la république
25:10ça passe donc
25:11par ce que vous venez
25:12d'expliquer
25:12ça passe aussi
25:13par un certain nombre
25:14de nominations
25:14en tout cas là aussi
25:15selon certains
25:16dans des institutions clés
25:18donc Amélie de Montchalin
25:19on le rappelle
25:19elle est actuellement
25:20ministre des comptes publics
25:21ministre du budget
25:22elle devrait être nommée
25:23dans le conseil des ministres
25:24qui se déroule aujourd'hui
25:25à la tête de la cour des comptes
25:26potentiellement
25:27elle peut y rester 28 ans
25:28parce que
25:29c'est irrévocable
25:30comme mandage
25:31il ne faut juste pas
25:32dépasser la limite d'âge
25:33donc effectivement
25:34ça pose un certain nombre
25:34de questions
25:35et Marine Le Pen
25:36justement dont on parlait
25:36pour son procès
25:37continue la bataille politique
25:39et elle a publié
25:40ce tweet ce matin
25:40en demandant solennellement
25:42à Emmanuel Macron
25:42d'abandonner la nomination
25:44d'Amélie de Montchalin
25:45à la tête de la cour des comptes
25:46une telle nomination
25:47serait une énième preuve
25:48de la dérive illibérale
25:50d'un régime agonisant
25:51prêt à toutes les transgressions
25:53éthiques
25:54pour placer ses fidèles
25:55et perturber
25:56la future alternance démocratique
25:58donc on est au coeur
25:59justement de cette notion
26:00de verrouillage
26:01d'un pouvoir
26:01qui sait qu'il va quitter
26:02le pouvoir justement
26:04l'an prochain
26:05en tout cas pour le président
26:05de la République
26:06et qui d'une certaine manière
26:07essaye de verrouiller
26:08un peu la porte
26:09avant de partir
26:10écoutez à ce sujet
26:11parce que
26:12Mathieu Bocoté
26:12est toujours très pertinent
26:14toujours excellent
26:15hier rapportait
26:16une anecdote
26:16une discussion qu'il avait eue
26:17et je pense que ça vaut le coup
26:19de la réécouter ce matin
26:20Si l'extrême-sancre
26:22perd le gouvernement
26:23l'extrême-sancre veut conserver
26:25le contrôle de l'État
26:25et ça c'est véritablement
26:26la formule qui encapsule
26:28la situation présente
26:29on peut perdre les élections
26:30mais on ne perdra pas
26:31le pouvoir pour autant
26:32donc comment on fait ça ?
26:34bien en s'assurant
26:34que la clique
26:35en fait la clique
26:36la mouvance dominante
26:37s'empare de l'ensemble
26:38des institutions
26:39quelles qu'elles soient
26:40et je me permets de vous raconter
26:41une conversation récente
26:42avec un intellectuel
26:43je ne le nommerai pas
26:44un intellectuel
26:45on pourrait dire
26:46gauche
26:46un macroniste
26:47un temps plus maintenant
26:48il m'expliquait
26:49je sais le RN
26:51veut faire son référendum
26:52sur l'immigration
26:53mais vu le pouvoir
26:54que s'est donné
26:55le conseil constitutionnel
26:56maintenant
26:57il ne pourra pas le tenir
26:58on décrypera
26:59que c'est illégal
27:00et s'il cherche
27:01à le faire néanmoins
27:02et bien il se mettra
27:03dans l'illégalité
27:04nous avons
27:04dit-il globalement
27:06pas lui spécialement
27:06modifier les institutions
27:08pour rendre illégale
27:09toute volonté référendaire
27:10s'appuyant sur le peuple
27:12et il disait cela
27:13avec une grande satisfaction
27:14il racontait à la manière
27:15d'une forme de vertu
27:17le verrouillage
27:17des institutions
27:18le verrouillage
27:19des institutions
27:20très intéressant
27:21comme toujours
27:21d'écouter Mathieu Bocoté
27:23est-ce que vous êtes d'accord
27:23est-ce que le pouvoir
27:24essaye de verrouiller tout
27:25avant de partir
27:26en disant
27:26même si le RN arrive au pouvoir
27:28ils ne pourront de toute façon
27:29rien faire
27:29on a tout verrouillé avant
27:30voilà
27:30c'est cette idée
27:31avec en plus
27:33le côté provocateur
27:35Amélie de Montchalin
27:37a fait le budget
27:38et comme présidente
27:40de la Cour des Comptes
27:40elle va juger
27:41en tant que magistrate
27:43car la Cour des Comptes
27:44ce sont des magistrats
27:45elle va en tant que magistrate
27:47avec
27:48l'indépendance
27:50de la magistrature
27:52juger le budget
27:53qu'elle a elle-même
27:54participé à
27:55qu'elle a elle-même
27:56dirigé
27:57en tant que politique
27:58on voit bien là
28:00qu'il y a un court-circuit
28:01on est d'accord
28:02on va marquer une courte pause
28:04dans quelques instants
28:04on parlera de
28:05cette commission d'enquête
28:06sur l'audiovisuel public
28:07qui rend fou tout le monde
28:08alors je ne sais pas si vous avez vu
28:09cette tribune
28:10qui est parue dans Le Monde
28:11vous avez tout le gratin
28:12qui va attaquer Charles Aloncle
28:14en disant que c'est
28:15le retour des pires heures
28:17de l'histoire
28:17on est quasiment à ce niveau-là
28:18donc on reviendra là-dessus
28:20puis on écoutera
28:20Élise Lucet
28:21là aussi
28:22fascinant d'écouter
28:23Élise Lucet
28:23qui était un peu gênée hier
28:25quand même
28:25un peu dans les cordes
28:25sur certaines questions
28:26vous le verrez
28:27et puis on reviendra aussi
28:28sur cette agression
28:29d'un jeune de 13 ans
28:31agressé parce que juif
28:32à Paris
28:33on en parlera
28:34dès la reprise de cette émission
28:35on revient dans moins d'une minute
28:36à tout de suite
28:37De retour dans 60 minutes info
28:42je vous le disais
28:43on va s'intéresser
28:44à cette commission d'enquête
28:44sur l'audiovisuel public
28:46parce que c'est fascinant
28:47fascinant d'abord
28:48d'écouter les auditions
28:49d'entendre par exemple
28:50ce qu'avait à nous dire
28:51Élise Lucet
28:51vous allez l'entendre
28:52dans un instant
28:52fascinant aussi
28:53de voir les réactions
28:54de la bulle médiatique
28:56la bulle culturelle
28:57de l'intelligence
28:59autour de cette commission
29:01donc il y a dans le monde
29:02une tribune
29:03qui a été signée
29:04par plus de 300 personnes
29:05on ne parle pas
29:05d'une petite tribune
29:06il y a
29:07je vous cite en quelques noms
29:08Michel Azanévicius
29:09Costa Gavras
29:10vous avez également
29:11Laura Adler
29:12Eva Jolie
29:12voilà bon
29:13la bien-pensance
29:14dans sa quintessence
29:16alors qu'est-ce qu'ils disent
29:17le rapporteur
29:18ne devrait pas transformer
29:18une commission d'enquête
29:19en tribunal
29:20et ça c'est fascinant
29:21parce que
29:22vous allez voir un extrait
29:23qu'on a choisi
29:23de cette tribune
29:25où justement
29:26voilà ce qu'ils disent
29:27en parlant de Charles Aloncle
29:28qui est le rapporteur
29:29de la commission
29:29ces interventions
29:31caractérisées par une posture
29:32de procureur
29:33et des mises en cause appuyées
29:34ont donné le sentiment
29:35d'un glissement préoccupant
29:37du pouvoir législatif
29:38vers une attitude
29:39relevant du pouvoir judiciaire
29:41c'est le principe même
29:42de la séparation des pouvoirs
29:43qui se trouve fragilisé
29:44mais c'est juste
29:45si on ne nous dit pas
29:45qu'on est dans la dictature
29:46mais on est
29:47depuis quelques années
29:48dans l'inversion accusatoire
29:50tout le temps
29:50en fait en gros
29:52c'est l'accusé
29:53qui est l'accusateur
29:54tout est pris à l'envers
29:56donc en gros
29:57on a l'impression que
29:57alors que Charles Aloncle
29:59fait un boulot extraordinaire
30:00qui a été d'ailleurs
30:01élevé par tout le monde
30:02il a été salué par tout le monde
30:03et d'ailleurs
30:04alors pas par tout le monde
30:04pas par ce petit milieu-là
30:05qui réagit très vivement
30:06c'est pour ça que je dis
30:07par tout le monde
30:08parce que si vous pensez
30:08que ce petit milieu
30:10représente tous les français
30:11je pense qu'il ne représente
30:12qu'eux
30:13c'est déjà pas mal
30:14et c'est bien
30:14de toute façon
30:15moi je trouve ça excellent
30:16qu'il y ait une petite
30:17voilà une petite tribune
30:19comme celle-ci
30:20pour montrer à quel point
30:21on ne vit pas
30:22sur la même planète
30:23et donc c'est normal
30:24qu'il pense ça
30:24parce que quand vous êtes
30:25dans ce milieu-là
30:26vous pensez que finalement
30:27vous avez tous les droits
30:28vous pensez que
30:29tout est possible pour vous
30:30alors que le service public
30:32devrait au contraire
30:33intéresser le plus grand nombre
30:35et ne jamais se trouver
30:36dans cette question-là
30:37vous savez
30:37mais même l'idée
30:38de faire une enquête
30:40une enquête
30:41sur le service public
30:41ça montre bien que
30:42la problématique est énorme
30:44est immense
30:44on n'aurait jamais pu imaginer cela
30:46on aurait pu imaginer
30:47des enquêtes
30:47sur plein d'autres sujets
30:49mais le fait même
30:50qu'on ait imaginé
30:51cette commission
30:51montre à quel point
30:52on est dans l'absurdie total
30:54moi je trouve que
30:55cette phrase-là
30:56d'un glissement
30:57du pouvoir législatif
30:58vers une attitude
30:59relevant du pouvoir judiciaire
31:00on se moque de nous
31:02on se moque de nous
31:03on est à une époque
31:04ces jours-ci
31:05on a la chef de l'opposition
31:06depuis dix ans
31:07qui est en train
31:08de se faire interdire
31:09d'élections
31:09par un tribunal
31:10on a des députés
31:12qui votent
31:13depuis des décennies
31:14des lois
31:15pour restreindre l'immigration
31:16qui se font à chaque fois
31:17retoquer par le conseil constitutionnel
31:18et on est en train
31:19de nous dire
31:20que c'est le pouvoir législatif
31:22avec sa petite
31:23merveilleuse
31:25très belle
31:25moi je la trouve magnifique
31:26cette commission
31:27avec une simple
31:28petite commission d'enquête
31:29qui sont en train
31:30de prendre le pouvoir
31:31genre le pays
31:31on se moque de nous
31:33et justement
31:33c'est l'inverse qu'il faut
31:34il faut que le pouvoir législatif
31:35reprenne les droits
31:37parce qu'eux sont élus
31:38par le peuple
31:38mais rappelons que Charles Aloncle
31:39ne fait que de vrai
31:40dans les prérogatives
31:41qui sont prévues
31:43par l'Assemblée nationale
31:44alors juste
31:44on va regarder un extrait
31:45parce que je trouve ça
31:46fascinant de voir
31:47la manière avec laquelle
31:49il est pertinent
31:50pugnace
31:51Charles Aloncle
31:52donc je le disais
31:53Élise Lucet
31:53a été interrogée hier
31:55alors Élise Lucet
31:56un jour a dit
31:57nous on va pas devant
31:58chez les gens
31:58pour les harceler
32:00et tenter d'obtenir
32:00une interview
32:01c'est pas nos méthodes
32:02c'est pas nos méthodes
32:03voilà ce que dit
32:04Élise Lucet
32:04bon bah il se trouve
32:05que Charles Aloncle
32:06il bosse un peu les dossiers
32:08donc il a pu lui rappeler
32:09que bah si
32:10par le passé
32:10c'est arrivé
32:11et ça donne ce résultat
32:13où bien Élise Lucet
32:14est visiblement
32:14un peu gênée
32:15un peu embarrassée
32:16d'être comme ça
32:17mis un peu à défaut
32:18écoutez
32:18il ne s'agit pas
32:20de son domicile principal
32:21en l'occurrence
32:23il s'agit d'un de ses domiciles
32:24et je crois que
32:25monsieur Pech
32:26en a plusieurs
32:27je ne sais pas si tu as
32:28des précisions là-dessus
32:29Sophie
32:30donc
32:32quand
32:34vous avez quelqu'un
32:36qui n'a pas
32:36de bureau officiel
32:39pour le coup
32:40monsieur Pech
32:41on lui a fait aussi
32:42toutes les demandes
32:42possibles et imaginables
32:43il a même été question
32:46à un moment
32:46qu'on puisse réaliser
32:47une interview de lui
32:49puis par la suite
32:50malheureusement
32:50ça n'a pas été suivi
32:52d'effet
32:52à aucun moment
32:53nous
32:54dans la volonté
32:55qu'on peut avoir
32:56de recueil
32:57du contradictoire
32:58quand on a épuisé
32:59tout ce qu'on pouvait épuiser
33:01on ne se rend
33:02devant le domicile
33:03de quelqu'un
33:04on ne va pas
33:06devant le domicile
33:06en fait parfois
33:07on peut y aller
33:08parce qu'on a demandé avant
33:09tout ça a quand même
33:10assez peu de sens
33:11on se dépasse d'une raison
33:12j'ai été moi témoin
33:13de voir Élise et sa bande
33:15courir après un ami
33:16qui est un grand patron
33:17d'un grand réseau social
33:19qui refusait juste
33:20qui avait juste dit non
33:21donc on n'a pas le droit
33:22de dire non
33:22à une interview
33:23c'est-à-dire que
33:24comme vous avez dit non
33:25on va vous harceler
33:26pour mettre en scène
33:28votre refus
33:29donc si vous
33:30on vous met en scène
33:30en train de refuser
33:31ça veut dire que vous avez
33:32des choses à cacher
33:33c'est là la bonne honnêteté absolue
33:35et Élise si elle m'entend
33:36j'ai 2-3 dossiers
33:37avec elle moi
33:38depuis quelques années
33:39où elle a essayé
33:39de m'interviewer
33:40sur DDF
33:41vous savez que j'ai monté
33:42au lendemain du 7 octobre
33:43mais comme ça n'allait pas
33:44dans son sens
33:45je les ai invités
33:46à nos soirées
33:47ils ne sont jamais venus
33:48donc ils voulaient
33:49nous coincer
33:49pourquoi ?
33:50parce que
33:51c'est du spectacle
33:52quand elle filme
33:53quelqu'un en train de
33:54refuser une interview
33:55qui a dit non
33:56poliment pendant
33:57une semaine ou un mois
33:58je suis désolé
33:59quand on le harcèle
34:00il continue à dire non
34:00et ça montre que
34:01oulala
34:02s'il dit non
34:03s'il refuse de parler
34:04c'est qu'il a quelque chose
34:05à cacher
34:05voilà pour qu'on met en scène
34:07non pas une vérité
34:08mais une sensation
34:11de vérité
34:11pour créer justement
34:13le trouble
34:14le doute
34:14sur la personne interrogée
34:15et ça c'est malhonnête
34:16on va continuer à suivre
34:17évidemment ces auditions
34:18Tristan Valex
34:18de complément d'enquête
34:19va être entendu aujourd'hui
34:20là aussi ça va être
34:21très intéressant
34:21sur les méthodes
34:22on a entendu par exemple
34:23Élise Lucey nous parler
34:24des caméras cachées
34:25bon bah si ça vaut le coup
34:26oui on a le droit de le faire
34:27parfois non
34:28parfois oui
34:28mais pour Patrick Cohen
34:30Thomas Legrand
34:30c'est pas sûr
34:31c'est toujours un peu
34:32la même idée
34:33c'est un peu le deux poids
34:34deux mesures
34:34bon on va continuer
34:35donc évidemment
34:36à suivre
34:37et à vous faire vivre
34:37et à vous faire écouter
34:38justement les moments
34:40les plus marquants
34:40de cette commission d'enquête
34:41on en vient maintenant
34:42à cette actualité
34:43à Paris
34:44Porte de la Chapelle
34:45nouvelle agression antisémite
34:46un adolescent de 13 ans
34:48et de confession juive
34:49a été pris à partie
34:50par 5 personnes
34:51qui l'ont dépouillée
34:51frappée
34:52volée
34:52pendant son agression
34:53le collégien était
34:54en conversation vidéo
34:55avec un interlocuteur
34:56qui a identifié
34:58l'un des agresseurs
34:59une plainte a été déposée
35:00et un homme est en garde à vue
35:01on voit le détail
35:02avec Thibaut Marcheteau
35:03Il est aux alentours
35:06de 19h dans cette rue
35:07du 18ème arrondissement
35:09de Paris
35:09un collégien âgé de 13 ans
35:12se rend à la synagogue
35:13il tient sa kippa
35:15dans la main
35:155 personnes s'en prennent
35:17à lui
35:17essaient de voler sa veste
35:20et lui demandent
35:21de vider ses poches
35:22l'adolescent
35:24est violemment pris à partie
35:26il reçoit une balayette
35:28plusieurs coups de poing
35:29au visage
35:30puis ses agresseurs
35:31lui portent un couteau
35:33à la gorge
35:34ses écouteurs de valeurs
35:36sont dérobés
35:37mais au-delà du vol
35:39l'attaque s'accompagne
35:40d'insultes antisémites
35:42une agression
35:43qui a suscité
35:45l'indignation
35:45du président du CRIF
35:47Comment trouver les mots
35:48pour expliquer
35:49à un enfant de 13 ans
35:50qu'il est agressé
35:51parce que juif
35:51qui pourra demain
35:52lui redonner confiance
35:53en l'avenir
35:54la haine des juifs
35:55n'est jamais acceptable
35:56mais elle l'est encore moins
35:57quand elle vise des enfants
35:59Un jeune homme de 18 ans
36:00a été placé en garde à vue
36:02une enquête est désormais
36:04ouverte pour vol avec arme
36:05violence en réunion
36:07avec arme
36:08aggravée par la circonstance
36:10de discrimination
36:11Et pour en parler
36:12on est en direct
36:13avec Aude Veil-Renal
36:14avocate de l'Organisation juive européenne
36:16et d'Avocats sans frontières
36:18Bonjour
36:18Merci d'avoir accepté
36:19notre invitation en direct
36:20sur l'antenne de CNews
36:21On voit ce drame
36:22J'allais dire
36:23ces drames se répétaient
36:24malheureusement trop souvent
36:26Quel regard vous portez
36:27sur cet antisémitisme galopant
36:29dans les rues de Paris
36:30qui là en l'occurrence
36:32a touché un adolescent
36:33un adolescent de 13 ans ?
36:35Le regard que nous portons
36:37c'est l'ensemble des plaintes
36:40que nous déposons
36:41en permanence
36:42sur un passage
36:45une libération de la parole
36:47qui autorise
36:47tous les passages à l'acte
36:48Il y a une recrudescence
36:50de ces agressions
36:52Ce sont des enfants juifs
36:53ce sont des personnes âgées
36:55qui passent par les fenêtres
36:57ce sont des rabbins
36:58qui se font agresser
36:59et tout cela s'est permis
37:01par une libération
37:02de la parole insensée
37:04développée et cultivée
37:06par un parti politique
37:07que vos auditeurs
37:08connaissent suffisamment
37:10et si des poursuites
37:12heureusement
37:13et nous en sommes
37:15conscients
37:16et satisfaits
37:18si les poursuites
37:21sont bien diligentées
37:22lorsqu'il y a
37:23des agressions physiques
37:24malheureusement
37:25malheureusement
37:26on ne prend pas
37:27assez au sérieux
37:28et je me tourne
37:29vers les parquets
37:31vers les procureurs
37:32toutes ces plaintes
37:33que nous avons
37:34en souffrance
37:35pour apologie du terrorisme
37:37pour provocation à la haine
37:38la libération
37:39de la parole
37:41entraîne un passage
37:42à l'acte
37:43qui vise
37:45les plus vulnérables
37:46Madame
37:47Aude Vellerinal
37:47pour être concret
37:48vous parlez là
37:49notamment de responsables
37:50politiques
37:50qui par leurs propos
37:51participent selon vous
37:53à instaurer ce climat
37:54d'antisémitisme
37:54qui diabolisent
37:57l'état d'Israël
37:58qui font de l'état juif
38:01l'état le plus nocif
38:03et qui mêlent constamment
38:06dans leur discours
38:07les juifs
38:07les sionistes
38:08ce qui fait que
38:09les esprits les plus faibles
38:10les plus vulnérables
38:11et les plus agressifs
38:13se retournent
38:14vers les proies
38:14les plus faciles
38:15que sont
38:16encore une fois
38:17les enfants
38:18les personnes âgées
38:19les rabbins
38:20cette jeune fille
38:21qui s'est fait violer
38:22à Courbevoie
38:23parce qu'elle était
38:24juive ou suppositionniste
38:26et nous n'obtenons pas
38:28bien sûr
38:29les tribunaux
38:30lorsqu'ils sont saisis
38:31de ces agressions
38:32sanctionnent avec sévérité
38:33mais nous n'obtenons pas
38:35les poursuites
38:36contre les véritables
38:37propagateurs
38:38de cette henne
38:39Merci beaucoup
38:40Merci beaucoup
38:41Madame Aude Vellerinal
38:42d'avoir été en direct
38:43avec nous
38:44on va évidemment suivre
38:44le dossier
38:45autour de ce jeune homme
38:48de cette adolescente
38:49de 13 ans
38:49on a l'impression
38:50Franck Tapirot
38:51qu'on franchit
38:51des capes
38:52à chaque fois
38:52et j'allais dire
38:53quasiment dans l'indifférence
38:54alors non
38:55nous on en parle
38:56ça nous semble important
38:57justement d'en parler
38:58de ne pas s'habituer à ça
38:59mais j'allais dire
39:00maintenant
39:00c'est presque habituel
39:02aujourd'hui
39:02dans les rues
39:03que les Français
39:04de confession juive
39:05puissent craindre
39:06pour leur sécurité
39:07En fait
39:08ce genre d'agression
39:09vraiment dictée
39:11par la haine des juifs
39:11se sont banalisées
39:13c'est ça qui est terrible
39:14on en parle depuis
39:15des mois
39:16pour ne pas dire des années
39:17Merci
39:18encore une fois
39:19à CNews
39:20de pouvoir nous permettre
39:21d'en parler
39:21et de faire du bruit
39:22mais moi j'ai toujours
39:23un appel
39:23ça fait des semaines
39:24et des mois
39:25vous le savez
39:25je l'ai fait ici
39:26sur ce plateau
39:27que fait le parquet
39:29de Paris
39:30je le dis devant la caméra
39:31où êtes-vous
39:32que faites-vous
39:33il y a des dizaines
39:34et des dizaines
39:35de plaintes
39:35depuis au moins
39:36deux ans
39:37pour apologie du terrorisme
39:38pour antisémitisme
39:41pour apologie de haine
39:42des juifs
39:42que faites-vous
39:43il y a des dossiers
39:44et des dossiers
39:44qui s'accumulent
39:45on n'a pas de retour
39:46il n'y a pas d'instruction
39:47c'est classé sans suite
39:48congelé
39:49mis sous le bureau
39:51donc on aimerait
39:52que le parquet de Paris
39:53soit exemplaire
39:54dans ce traitement
39:55puisque évidemment
39:56au bout
39:56il y a des élus
39:57il y a des élus
39:57la plupart insoumis
39:58ou dans le 18ème
39:59j'aime bien voir
40:00la réaction
40:01d'Emerick Caron
40:02dans le 18ème
40:03d'Emerick Caron
40:03j'attends sa réaction
40:05il va faire une réaction
40:06sûrement
40:07vous savez
40:07émouvante
40:08avec son effet de mèche
40:09et en train de pleurer
40:11sur cette agression
40:11il ne peut pas être partout
40:12parce qu'à mon avis
40:12il va se féliciter
40:13des recommandations
40:14du gouvernement
40:14de manger moins de viande
40:15d'ailleurs on va en parler
40:16dans un instant
40:17mais il ne peut pas être
40:17sur tous les sujets
40:18il a des indignations
40:19alors qu'il a vraiment
40:20une réaction à faire là-dessus
40:21puisque c'est dans le 18ème
40:22que ça s'est passé
40:23à un enfant de 13 ans
40:24qui a eu beaucoup de chance
40:25parce qu'il y a eu un couteau
40:31c'est un collégien
40:32c'est un collégien
40:33c'est pour qu'on s'imagine
40:34que c'est un tout jeune garçon
40:3613 ans
40:3719h20
40:38on est à Paris
40:40on est intra-muros
40:41du côté de la porte
40:42de la chapelle
40:43quand il va se diriger
40:44vers la synagogue
40:45sa kippa
40:45elle est discrète
40:46il la tient dans la main
40:47il ne l'a pas sur sa tête
40:48et il est pris
40:49pour cible
40:50par 5 individus
40:525 contre 1
40:53a priori
40:54il serait majeur
40:55ces 5 individus
40:56selon nos informations
40:56le premier qui a été interpellé
40:58a 18 ans
40:58et ils vont le menacer
41:00lui mettre un couteau
41:01sous la gorge
41:02le frapper
41:03violemment au visage
41:04pourquoi ?
41:04pour récupérer
41:05sa veste
41:06ses chaussures
41:07et les écouteurs
41:08tout à fait
41:09et il continue
41:10en l'insultant
41:11en le traitant
41:12notamment de sale juif
41:13évidemment
41:13qu'en plus
41:15de la violence physique
41:16il y a une violence
41:17symbolique
41:18morale
41:18évidemment
41:19que cet enfant
41:20il est traumatisé
41:21et qu'il y a un avant
41:22et un après
41:22pour ce garçon
41:23et tous les autres enfants
41:24justement juifs
41:26et non juifs aussi
41:27parce qu'aujourd'hui
41:27je l'ai dit tout à l'heure
41:28la France a peur
41:29il y a une société de violence
41:30dans laquelle nous sommes montrés
41:31il y a une dizaine d'années
41:32mais qui a explosé
41:33ces deux dernières années
41:34et notamment malheureusement
41:35à l'encontre des français
41:36de confession juive
41:37mais vous imaginez aujourd'hui
41:38tous les enfants
41:39de 13 ans
41:40de moins de 13 ans
41:41juifs
41:42qui vont sortir de l'école
41:43tout à l'heure
41:43c'est un signal
41:44et on parlait du climat
41:46c'est dans ce climat-là
41:47aussi que les fameuses
41:47étoiles jaunes
41:48qui sont en vente libre
41:49en ligne
41:50et ça aussi
41:50je trouve ça sidérant
41:52c'est-à-dire que
41:53encore aujourd'hui
41:54si vous le voulez
41:55ça a été rapporté
41:57notamment par nos confrères
41:57du Parisien
41:58des étoiles jaunes
41:58en vente sur le site
41:59de commerce en ligne
42:00de la même manière
42:01il faut agir
42:02il faut une loi
42:03alors il y a un député
42:05UDR du parti d'Éric Ciotti
42:06qui prévoit justement
42:07de légiférer là-dessus
42:08c'est au gouvernement
42:10à mon avis
42:10de s'emparer de cette question-là
42:11et de dire peut-être
42:12je ne suis pas sûr
42:12qu'il faille une loi
42:13je pense qu'il y a déjà
42:14tellement de lois
42:15vous savez contre l'apologie
42:16du nazisme
42:17l'apologie
42:18en tout cas
42:18je ne sais pas
42:19mais il faut un dispositif
42:20pour empêcher
42:20que ces étoiles jaunes
42:21se retrouvent demain
42:22dans les poches
42:22de certains en France
42:23allons plus vite
42:24la loi ça va mettre du temps
42:25il y a des textes de loi
42:26je suis absolument convaincu
42:28contre l'apologie du nazisme
42:29depuis des années
42:30il y a tout ce qu'il faut
42:30il y a tout ce qu'il faut
42:31bien sûr il y a tout
42:32il nous reste moins de 5 minutes
42:33on va refermer cette émission
42:34comme on l'a commencé
42:35avec cet appel du gouvernement
42:37à limiter la consommation
42:39de viande
42:39c'est la stratégie nationale
42:40pour l'alimentation
42:41la nutrition
42:42et le climat
42:43et le climat
42:44et donc
42:44il nous est recommandé
42:45de manger moins de viande
42:46alors je ne sais pas
42:46si vous êtes végétarien ici
42:48si déjà vous faites un peu
42:49attention à votre consommation
42:50de viande
42:51oui vous faites attention
42:52bon c'est très bien
42:53attention mais j'adore la viande
42:53je mangeais des sushis à midi
42:55mais j'adore la viande
42:55la question qu'on se pose
42:56c'est est-ce que c'est pertinent
42:58à quelques mois
42:58du salon de l'agriculture
42:59est-ce que c'est pertinent
43:00pour la santé
43:00on va être en direct
43:02dans quelques instants
43:03avec Jean-Michel Cohen
43:05nutritionniste
43:06que vous connaissez bien
43:06et Christian Converse
43:07ancien secrétaire général
43:09de la coordination rurale
43:10pour avoir un peu
43:10leur avis à chacun respectivement
43:12est-ce qu'ils sont déjà
43:13branchés avec nous
43:14ils sont branchés
43:15donc voilà
43:16je vois Christian Converse
43:17je commence avec vous
43:18Christian Converse
43:18bonjour
43:19merci d'avoir accédé
43:19à notre invitation
43:20comment vous voyez
43:21cet appel du gouvernement
43:22à limiter la consommation
43:24de viande
43:24cet appel c'est pas nouveau
43:27disons cette discussion
43:28entre la consommation
43:30de viande à la santé
43:31bon
43:32moi ce que j'en pense
43:34c'est que la consommation
43:35de viande
43:35si elle est raisonnable
43:37elle n'est pas nuisible
43:38à la santé
43:38bien évidemment
43:40après c'est peut-être
43:41une question de coût aussi
43:42donc il faut savoir
43:43l'agriculture
43:44qu'on veut développer
43:45aussi par rapport
43:46à la consommation
43:47qu'on veut faire
43:48on est bien sûr
43:50pour une viande de qualité
43:51il ne faudrait pas
43:52que cette viande-là
43:52qu'on produise
43:53soit réservée
43:54certainement
43:55à une classe de population
43:56voilà il ne faudrait pas
43:57que cette viande de qualité
43:58soit réservée à cette élite
43:59et puis que la grande majorité
44:01des citoyens
44:02doivent se contenter
44:02de la viande d'apportation
44:03je crois que le débat
44:04il se situe quand même
44:05comme ça
44:06c'est derrière ça
44:07un modèle d'agriculture
44:08qu'on veut garder
44:09bien évidemment
44:10alors le modèle
44:10d'agriculture français
44:11je pense que les gens
44:12le connaissent
44:12il est basé sur
44:13des signes de qualité
44:15sur une viande
44:16qui est faite
44:17selon des qualités
44:17des charges
44:18très précises
44:18bien sûr
44:21ça n'a rien à voir
44:21avec la viande
44:22qu'on importe
44:23aujourd'hui
44:23on va vers
44:24de plus en plus
44:24d'importations
44:25mais est-ce que
44:26Christian Converse
44:27c'est un bon signal
44:28à quelques mois
44:28du salon de l'agriculture
44:29il n'y aura déjà pas
44:30de bovins au salon de l'agriculture
44:31et là on est en train
44:32de dire aux éleveurs
44:32on va limiter
44:33la consommation de viande
44:35il y a quand même
44:35un mauvais signal
44:36vous m'accordez ce point
44:37alors le signal
44:38je ne sais pas
44:39je viens d'entendre ça
44:41en vous écoutant
44:43je ne sais pas
44:43quel ministre
44:44qui lance ça
44:45bon
44:46c'est la stratégie nationale
44:48de l'alimentation
44:48oui
44:50bon
44:51je pense que
44:52parfois c'est aux gens
44:53de faire leur choix
44:54je pense que
44:55oui on est d'accord
44:56les plats à base d'insectes
44:57à base d'insectes
44:58ce n'est pas vraiment
44:59que les gens
45:00viennent rechercher
45:00au salon de l'agriculture
45:01on est d'accord
45:02on ne va pas vraiment
45:03au salon pour manger
45:03des bestioles
45:04il y a une idéologie
45:07sans doute derrière ça
45:08voilà
45:09nous bien sûr
45:10quand on est producteur
45:11de lait
45:12producteur de viande
45:13de produits de qualité
45:14on défend quand même
45:15nos productions
45:16c'est sûr qu'on ne va pas
45:17manger de la viande
45:17trois fois par jour
45:18mais si on peut s'en payer
45:19deux ou trois fois
45:20dans la semaine
45:21et de qualité
45:22je pense que c'est
45:22consommer moins
45:23mais consommer mieux
45:23c'est ça le message
45:24que vous nous avez délivré
45:25merci beaucoup
45:26Christian Converse
45:27merci beaucoup
45:27d'avoir accepté
45:28notre invitation
45:29au pied levé
45:29sur cette nouvelle information
45:31on va finir avec
45:32Jean-Michel Cohen
45:33nutritionniste
45:33pour savoir si ça
45:35a des intérêts
45:36si ça a un intérêt
45:37de réduire sa consommation
45:38de viande
45:39est-ce que Jean-Michel Cohen
45:39est connecté avec nous
45:40oui il est là
45:41avec le soleil derrière
45:43bonjour
45:44merci
45:44bonjour merci
45:46d'avoir accepté
45:46notre invitation
45:47est-ce que c'est une bonne idée
45:48de réduire la consommation
45:50de viande
45:50que dit le nutritionniste
45:51en fait ça parle
45:53d'un constat
45:56qui a été fait à la fois
45:56par l'organisation mondiale
45:58de la santé
45:58et par les instituts
45:59de recherche sur le cancer
46:00qui situait
46:02la limite
46:03à 500 grammes
46:03de viande rouge
46:04par semaine
46:05au-delà duquel
46:06on avait un risque
46:07d'avoir
46:08un plus grand risque
46:09d'avoir un cancer
46:10coloré de fane
46:11c'était surtout ça
46:12on va revenir
46:14sur le plateau
46:15je suis désolé
46:15Jean-Michel Cohen
46:16ça ne fonctionne pas
46:16le réseau ne passe pas bien
46:17donc ce que je vous propose
46:19c'est qu'on refasse ça
46:20tranquillement
46:21au calme
46:21quand on aura rétabli
46:23la connexion avec vous
46:25pour nous expliquer
46:25les bienfaits
46:26peut-être de la réduction
46:28de la consommation
46:28de la viande
46:29merci en tout cas
46:29et désolé
46:30on a un cotable
46:30de 500 grammes
46:31par semaine
46:32à peu près
46:32en termes de consommation
46:33il y a beaucoup de nutritionnistes
46:35qui se mettent un peu d'accord
46:36là-dessus
46:36d'alterner aussi
46:38viande rouge
46:38viande blanche
46:39je ne veux pas me faire
46:40le Jean-Michel Cohen
46:40du plateau
46:41vous l'avez vu quand même
46:42et c'était plutôt pertinent
46:44Gilles Casanova
46:45allez-y
46:45à partir du moment
46:46où le gouvernement
46:46vous dit quoi manger
46:48il y aura aussi un jour
46:49une sanction
46:49si vous ne faites pas
46:50ce qu'on vous dit
46:51avec l'euro numérique
46:53on pourra aisément
46:54dire
46:55vous avez acheté
46:56votre quota de viande
46:57pour le mois
46:57maintenant
46:58vous ne pouvez plus acheter
46:59de viande
46:59je vais devoir vous dire
47:00que pour l'instant
47:01ce n'est pas du tout
47:01prévu comme ça
47:02que vous êtes un peu complotiste
47:04Gilles Casanova
47:05mais évidemment
47:06que l'avenir peut-être
47:07vous donnera raison
47:08ces dernières années
47:09la plupart des complotistes
47:10ont eu 6 à 12 mois d'avance
47:12pas sur tous les sujets
47:14quand même
47:14en tout cas
47:14merci à tous les 4
47:15de m'avoir accompagné
47:16merci
47:16c'est passé très vite
47:17encore une fois
47:17pour cette émission
47:19merci aux équipes
47:19qui m'ont aidé
47:20à préparer cette émission
47:22dans quelques instants
47:22c'est Midi News
47:23avec Elodie Huchard
47:24il sera notamment
47:25question évidemment
47:26du procès de Marine Le Pen
47:27et cette journée
47:28de plaidoirie pour la défense
47:30à très vite
47:30sur l'antenne de CNews
47:31à très vite
47:33sur l'antenne de CNews
47:34sur l'antenne de CNews
47:34sur l'antenne de CNews
47:35sur l'antenne de CNews
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