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- #120minutesinfowe
Les invités de Julien Pasquet débattent de l'actualité dans #120minutesInfoWE tous les vendredis et samedis à 15h
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00:00:0115h, merci Christian Flech pour cette remarque. En effet, il y a un petit décalage capillaire entre l'image que
00:00:06vous venez de voir et votre serviteur ici même en direct.
00:00:08Bonjour à tous, bienvenue dans 120 minutes info week-end. Christian Flech, de nombreux invités qui vous présenterait pour décrypter
00:00:15l'actualité dans une poignée de secondes.
00:00:16Mais d'abord, notre rendez-vous qui commence avec Noémie Hardy. Noémie, l'essentiel de l'actualité, bonjour à vous.
00:00:20Bonjour Julien, bonjour à tous. A la une de l'actualité, la Maison Blanche a dévoilé son projet de budget
00:00:26pour 2027.
00:00:27Les Etats-Unis veulent augmenter leur budget de défense de 42%. Il s'agirait d'un record dans l'histoire
00:00:33récente de la première puissance mondiale.
00:00:36L'augmentation serait précisément de 445 milliards de dollars par rapport au budget de défense fixé pour 2026.
00:00:43La Russie continue de frapper l'Ukraine. Hier, plusieurs villes ont connu des frappes meurtrières de Boucha, près de Kiev,
00:00:50à la région de Soumy jusqu'à Zaporizhia.
00:00:53Le bureau du procureur général d'Ukraine évoque un nouveau crime de guerre commis par la Russie.
00:00:59Ce matin, une frappe de drone russe a fait 5 morts, dont 3 femmes et 2 hommes dans la ville
00:01:03de Nikopol, dans le centre-est de l'Ukraine.
00:01:0619 personnes ont été blessées.
00:01:09Et puis, 3 ex-ruthbimans de Grenoble jugés en appel pour le viol d'une jeune femme lors d'un
00:01:15après-match en 2017
00:01:16ont été condamnés à des peines allant jusqu'à 14 ans de réclusion criminelle.
00:01:20Les peines sont les mêmes qu'en première instance.
00:01:23Les faits de viol en réunion pour lesquels ils étaient poursuivis sont passibles de 20 ans de réclusion.
00:01:28Les avocats des trois mises en cause ont aussitôt annoncé des pourvois en cassation.
00:01:32Merci beaucoup Noémie.
00:01:33On vous retrouve dans une trentaine de minutes pour un nouveau point sur l'actualité.
00:01:36Vous l'aurez compris, Christian Flecher parmi nous.
00:01:38Merci beaucoup.
00:01:39Ex-directeur de la PJ de Paris, Karima Brick, comme tous les week-ends de la rédaction de CNews.
00:01:43Bonjour Karima, bonjour Mathieu Haug, secrétaire général du Millénaire de l'autre côté de la table, Michel Fayad.
00:01:48Merci Michel d'être là, analyste politique, Elodie Huchard du service politique de CNews également.
00:01:53Beaucoup de thèmes à évoquer ensemble.
00:01:55Je voudrais d'abord vous rappeler ce rendez-vous, si vous l'avez manqué, ce document décryptage à 17h30 que
00:02:01vous pouvez retrouver autour de cette polémique,
00:02:03cette polémique d'ampleur nationale désormais, partie d'un simple tweet.
00:02:07Depuis plusieurs jours, vous le savez, CNews fait l'objet d'accusations très graves.
00:02:11Des propos tenus à l'antenne sont qualifiés à tort de racistes par une partie de la classe médiatique et
00:02:16politique.
00:02:17Décryptage de cet emballement médiatique de la fabrique de l'intox dans ce document que vous retrouverez à 17h30.
00:02:22Regardez ce petit extrait.
00:02:25C'est l'histoire d'une polémique d'ampleur nationale, partie d'un simple tweet.
00:02:29Depuis quelques jours, CNews fait l'objet d'accusations extrêmement graves.
00:02:33Des propos tenus à l'antenne sont qualifiés à tort de racistes par une partie de la classe médiatique et
00:02:38politique.
00:02:39Alors comment en est-on arrivé là ?
00:02:41Décryptage d'un emballement médiatique et de la fabrique de l'intox.
00:02:48La cabale médiatique lancée contre CNews repose sur des procédés de manipulation et de désinformation avec un seul but, décrédibiliser
00:02:57la chaîne en l'accusant de racisme.
00:02:59Ce qu'il faut comprendre, c'est comment fonctionnent les mécanismes de la désinformation.
00:03:03Alors la méthode est toujours la même.
00:03:05Il s'agit d'abord de prendre un bout de phrase hors contexte pour changer le sens de ce qui
00:03:09a été dit.
00:03:10Une fois que c'était fait, il faut recontextualiser le propos dans un nouveau contexte.
00:03:14Et quel est le contexte ici ?
00:03:15C'est le préjugé qui existe à gauche, comme quoi CNews serait une chaîne raciste, xénophobe, tout le tralala, toutes
00:03:20les insultes qu'on connaît.
00:03:22Dès lors qu'on prend ce propos décontextualisé, quand on le lance à tous, on dit « voilà un propos
00:03:27raciste, voici la preuve »,
00:03:29sachez que c'est un propos raciste, la machine est lancée, il y a un effet viral presque inévitablement,
00:03:34parce qu'il y a un besoin de s'agréger à la communauté des indignés du moment.
00:03:40C'est intéressant et je donne donc le rendez-vous à 17h30, ce qui s'est passé cette semaine, Mathieu
00:03:44Hock.
00:03:45Donc oui, c'est intéressant ce qui se passe contre notre chaîne, parce que cette victimisation sur la base d
00:03:50'expressions
00:03:51qui sont totalement sorties de leur contexte est un peu la marque de fabrique de la gauche et de l
00:03:55'extrême-gauche ces derniers temps.
00:03:56En effet, et puis surtout ce qui est intéressant à noter, c'est que la séquence pour une partie de
00:03:59la gauche et pour la France insoumise principalement
00:04:01est une séquence qui est désastreuse. Depuis le 7 octobre 2023 notamment, on a eu un certain nombre de propos
00:04:07qui ont été tenus
00:04:08par les responsables de la France insoumise, parfois par les personnes qui sont des militants de la France insoumise,
00:04:13militant des partis de gauche, notamment les Verts, etc., qualifiables d'antisémitisme notamment et même parfois de racisme.
00:04:21Et donc, dans une logique où la gauche, une partie de la gauche est de plus en plus attaquée sur
00:04:26des valeurs
00:04:27qui sont supposées être des valeurs de gauche, c'est-à-dire l'antiracisme et la lutte contre l'antisémitisme,
00:04:31alors s'opère une véritable cabale pour justement disqualifier ceux qui justement mettent le doigt là où ça fait mal,
00:04:38ceux qui mettent en lumière, notamment la chaîne CNews mais pas seulement,
00:04:41qui mettent en lumière justement ces propos et ces positionnements d'une partie des responsables politiques.
00:04:46Et donc, vous avez une sorte de contre-feu qui est allumé par une partie de la gauche
00:04:50pour justement éviter qu'on puisse le faire, le reproche qui est un reproche légitime.
00:04:53Et c'est intéressant si on s'intéresse à ces méthodes parce qu'en fait, ce que l'on remarque,
00:04:57si on recherche un petit peu dans le passé de la gauche et de cette façon de manipuler
00:05:04et de décontextualiser certains événements, on se dit que Jean-Luc Mélenchon n'a rien inventé.
00:05:09On vous a ressorti une photo, une photo qui date de 1922, qui était parue à la une de l
00:05:16'Humanité à l'époque.
00:05:17C'était le président du Conseil, Raymond Poincaré, qui se rendait avec l'ambassadeur des États-Unis,
00:05:23venu à Verdun pour honorer bien sûr les soldats morts lors de la Grande Guerre.
00:05:27Il se trouve qu'à un moment donné, pendant cette cérémonie, il y a eu un rayon de soleil
00:05:31qui est venu un petit peu éblouir le président du Conseil,
00:05:35qui a esquissé donc naturellement une sorte de rictus.
00:05:38Et l'Humanité avait saisi cet instant pour le titrer « L'homme qui rit ».
00:05:42Comme l'assassin retourne toujours au lieu de son crime, disait l'Humanité ce jour-là,
00:05:49Poincaré la guerre dès qu'il peut, gagne les régions mortes
00:05:52où reponsent les victimes de sa criminelle ambition.
00:05:54Au milieu des croix, il dresse sa taille de nabo
00:05:57et comme on le voit, à contempler ce champ de désastre,
00:06:00il sent soudain la joie monter de son cœur et à sa bouche
00:06:04et l'homme qui ne rit jamais se met à rire.
00:06:08104 ans plus tard, Michel Fayad, on voit que le processus est le même.
00:06:12La différence peut-être, c'est qu'au jour des réseaux sociaux,
00:06:16le processus dévastateur et l'accélération, l'hystérisation du phénomène
00:06:20est d'une autre ampleur en 2026.
00:06:22Mais on voit que ce sont des méthodes qui datent de très longtemps.
00:06:25Oui, absolument. Entrefois, c'est donc un peu les photos.
00:06:27Aujourd'hui, c'est plus les vidéos.
00:06:29Et donc, les vidéos, je pense, ça impacte encore plus que les vidéos.
00:06:34Et en plus, maintenant, il y a toute l'intelligence artificielle
00:06:37où les vidéos qu'on reçoit chaque jour, on doit en faire le tri.
00:06:41Est-ce que ce qu'on reçoit est vrai ? Est-ce que c'est faux ?
00:06:44Et là aussi, ça crée encore plus de polémiques parce que souvent, maintenant...
00:06:47C'est l'effet meute surtout qui se développe à travers les réseaux sociaux aussi.
00:06:50Et parfois même, il y a des comptes qui sont soi-disant sérieux,
00:06:54même si on est peut-être opposé à eux,
00:06:56qui commencent à diffuser des vidéos qui ont été faites par l'intelligence artificielle.
00:06:59Et donc, on croit plus ou moins comme étant valable.
00:07:03Et là, ça crée pas mal de polémiques aussi.
00:07:05Et le problème, c'est que ça va s'accentuer de plus en plus
00:07:08parce que l'intelligence artificielle est en train de s'améliorer de jour en jour.
00:07:11Évidemment.
00:07:12Qu'aurait fait l'humanité à l'époque de Raymond Poincaré
00:07:15si l'intelligence artificielle avait été lancée ?
00:07:18Et aujourd'hui, l'humanité survit grâce à nos subventions.
00:07:21Bon, voilà ce qu'on pouvait dire.
00:07:22On ne va pas s'attarder longtemps sur ce sujet.
00:07:25Il y a probablement plus de diversité sur CNews que sur l'humanité.
00:07:28Alors, rapidement, Karima, un petit commentaire ?
00:07:29Non, moi, je pense qu'on est déjà en mode, j'allais dire, 2027,
00:07:33une sorte de guerre symbolique pour 2027.
00:07:36Donc, on est dans un raz-de-marée, on est dans des associations.
00:07:41C'est-à-dire, on va associer des gens, des mots qui n'ont rien à voir entre eux.
00:07:46Et surtout, on va faire le procès.
00:07:47Vous savez, le racisme, l'antisémitisme, la discrimination, on le dénonce.
00:07:52Évidemment qu'on le dénonce.
00:07:53Mais ensuite, les faux procès en racisme, les faux procès de ce type,
00:07:58on voit que ça se multiplie.
00:08:00Et l'objectif, c'est quoi aussi ?
00:08:01C'est de museler la parole.
00:08:02En fait, les gens ont tellement peur de dire quoi que ce soit,
00:08:05d'avoir justement un procès en racisme ou quoi que ce soit.
00:08:08Donc, on se tait.
00:08:09Donc, c'est une forme aussi de terreur, si vous voulez, idéologique,
00:08:13de terreur symbolique et en même temps de créer des amalgames.
00:08:17On est dans cette ère d'amalgames.
00:08:19Et ça permet surtout une très belle diversion parce qu'il y a des vraies questions de fond,
00:08:22notamment à poser au maire de Saint-Denis fraîchement élu sur ses premières mesures
00:08:26et plus globalement à différents sujets dans lesquels est impliqué le parti de la France insoumise.
00:08:31Justement, Rima Hassan dénonce, elle, de son côté, un harcèlement judiciaire.
00:08:35Après avoir été entendue deux fois par la police pour des soupçons d'apologie du terrorisme,
00:08:40l'eurodéputé LFI a tenu une conférence de presse hier avec son avocat.
00:08:45Face à elle, il y a le parquet qui évoque plusieurs procédures en cours
00:08:47et surtout qui, lui, conteste bien sûr vivement toute idée d'acharnement.
00:08:51L'essentiel à retenir de cette conférence de presse, d'abord avec François Tiskevitch.
00:08:55Ce vendredi, Rima Hassan s'est exprimée lors d'une conférence de presse à Paris.
00:09:00L'eurodéputée dénonce une pression judiciaire qu'elle juge politique.
00:09:05Je fais l'objet d'un véritable harcèlement judiciaire, politique,
00:09:11en raison, et excusez-moi, en raison de mes opinions politiques
00:09:14et j'en veux pour cause la temporalité de cette dynamique de harcèlement
00:09:18qui a commencé dès mon entrée en politique.
00:09:20Puisqu'il se trouve que je suis convoquée pour apologie du terrorisme
00:09:24avant même qu'il y ait élection, avant même qu'on arrive à l'échéance des élections des européennes.
00:09:29La veille, elle avait été placée en garde à vue pour apologie du terrorisme
00:09:34après un message publié sur X.
00:09:36Et ce vendredi, elle a de nouveau été entendue dans deux enquêtes distinctes
00:09:40liées à plusieurs plaintes d'association.
00:09:41A ses côtés, son avocat conteste fermement la procédure.
00:09:46Il dénonce notamment un contournement de l'immunité parlementaire.
00:09:50Nous ne pensons pas que ces différentes violations du secret de l'enquête,
00:09:55parce qu'elles en sont, seraient des violations qui seraient fortuites.
00:10:00Nous pensons qu'elles ont été planifiées, nous pensons qu'elles ont été organisées
00:10:04depuis le début pour porter atteinte à l'image, à la réputation de Rima Hassan.
00:10:10Autre point de tension, la découverte de drogues de synthèse lors de sa garde à vue.
00:10:14Rima Hassan affirme qu'il s'agit de CBD à usage médical et conteste toute infraction.
00:10:20Des analyses complémentaires sont en cours à Surle-Parquet.
00:10:24Le premier procès est attendu le 7 juillet prochain.
00:10:28Regardez avec moi ce que disait Rima Hassan ces dernières heures.
00:10:30Elodie, avant de vous donner la parole, dans cette victimisation, elle persiste.
00:10:35Je suis prête depuis ma naissance pour cette lutte.
00:10:38Eux ne le sont pas.
00:10:39Alors eux, je n'ai pas bien compris de qui exactement il s'agissait.
00:10:43Jean-Luc Mélenchon, évidemment, qui fait bloc comme tout est les filles derrière l'eurodéputé.
00:10:47On peut voir les derniers mots également du leader de la France insoumise, s'il s'affiche.
00:10:53Le temps qu'il s'affiche, les voici.
00:10:55Jean-Luc Mélenchon qui nous dit donc ni motif de garde à vue,
00:10:58mais la dénonciation d'un député renne ni drogue en débit d'une fuite organisée de la police.
00:11:04Et la deuxième page qui s'affiche également pour Jean-Luc Mélenchon
00:11:09qui précise que la boucle française habituelle, à savoir justice, police, médias,
00:11:13pour persécuter les militants de la défense des Palestiniens, est minable.
00:11:18Ce schéma se répète à l'envie.
00:11:20Elodie, on l'a vu avec Raphaël Arnaud, on l'a vu avec Andy Kerbrat, avec Adrien Quatennens.
00:11:24Jean-Luc Mélenchon l'a plus ou moins théorisé, ne jamais reconnaître la moindre faute,
00:11:28ne jamais reculer d'un centimètre, contre-attaquer sans détour.
00:11:31C'est la doctrine, ils sont en plein dedans.
00:11:33Ils sont en plein dedans.
00:11:34Et alors, pour tout autre élu qui n'est pas de la France insoumise,
00:11:37évidemment que la présomption d'innocence ne doit pas exister.
00:11:40Évidemment que la France insoumise fonce à chaque fois pour dénoncer des affaires
00:11:44qui ne sont pas encore jugées.
00:11:46En revanche, quand ça tombe sur eux, c'est catastrophique.
00:11:49Quand elle parle de harcèlement judiciaire, Rima Assam, je voudrais quand même rappeler,
00:11:52que entre les procédures qui ont donné lieu à un classement sans suite
00:11:55et celles encore en cours, on parle quand même de 19 affaires.
00:11:58Ce n'est quand même pas rien sur le nombre et ce n'est pas rien sur ce qu'on
00:12:01lui reproche.
00:12:02On voit ce qu'elle dit, c'est avant même mon entrée en politique,
00:12:04je n'étais pas encore eurodéputée, qu'on m'accusait déjà d'apologie du terrorisme.
00:12:09Oui, ça n'a rien à voir avec son mandat, effectivement.
00:12:11Et peut-être que ça l'embête puisque tout ce qu'elle a tenu avant son mandat,
00:12:14d'ailleurs, est plus facile à juger.
00:12:16En réalité, on voit qu'il y a un bon nombre d'affaires qui concernent la France insoumise.
00:12:20À chaque fois, on entend que des procédures sont engagées, ça ne va jamais très loin.
00:12:25Ils se victimisent, ils sont les premiers à mettre des cibles dans le dos des gens,
00:12:28ils sont les premiers à profiter des fuites.
00:12:31Et bien aujourd'hui, ce sont eux qui se retrouvent au cœur du système.
00:12:34Évidemment, pour ne pas qu'on parle du fond, on explique que des policiers
00:12:36auraient eux-mêmes mis la drogue, etc., beaucoup de bruit pour faire oublier le fond du dossier.
00:12:39Mais on est un peu dans le même schéma que les accusations en racisme, Mathieu Haugues, cette diversion.
00:12:45Moi, j'ai cette impression que la France insoumise ne subit pas du tout cette polémique.
00:12:49Ces polémiques, au pluriel, elles les entretiennent, elles les cultivent.
00:12:53Elles sont utiles. Elles sont utiles pour la France insoumise.
00:12:55Exactement. Parce qu'en fait, la France insoumise se proclame comme un parti anti-système.
00:13:00Jean-Luc Mélenchon en a fait sa stratégie, le dégagisme,
00:13:05contester même le fondement de certaines institutions, etc.
00:13:07Le problème, c'est là où ça devient complètement paradoxal,
00:13:10c'est qu'ils se prétendent anti-système, mais la stratégie de défense est nulle
00:13:14puisqu'ils disent que parce que Rima Hassan est eurodéputée,
00:13:19alors elle devrait bénéficier d'immunité parlementaire.
00:13:21Mais du coup, on ne comprend pas. Est-ce que vous êtes anti-système ?
00:13:24Et pour autant, vous vous cachez, entre guillemets, derrière le système.
00:13:27C'est ça que les gens en ont un peu marre.
00:13:29Parce qu'en fait, on en a assez que des élus de la République
00:13:33fassent la leçon en se disant qu'on est anti-système,
00:13:36on est contre les institutions, on est contre tout ce qui est immunité parlementaire,
00:13:39comme l'a dit Elodie, quand ça touche d'autres politiques
00:13:41qui ne sont pas de leur bord politique.
00:13:43D'ailleurs, même des députés, des parlementaires qui soient socialistes,
00:13:46de droite ou du Rassemblement national.
00:13:48Alors là, effectivement, il faut absolument lever les immunités parlementaires.
00:13:52Il ne faut pas utiliser la présomption d'innocence, etc.
00:13:56On ne la respecte pas.
00:13:58En revanche, quand c'est sur eux, ça leur pose problème.
00:14:00C'est pour ça que je trouve que c'est la pire stratégie de défense possible.
00:14:04Parce que même à essayer de se victimiser,
00:14:06ça ne leur permettra pas de gagner des voix ou de gagner des parts électorales.
00:14:10À la limite, ça va renforcer leur base.
00:14:11Mais uniquement cela.
00:14:12Christian Flech, un commentaire ?
00:14:14Oui, il y a un commentaire d'abord sur la décision de placement garde à vue.
00:14:16Ça, c'est une décision que la police met en œuvre,
00:14:19mais qui a été évidemment vue par le parquet.
00:14:21Il y a une immunité qui s'applique aux parlementaires.
00:14:24C'est prévu dans la Constitution.
00:14:25C'est un parlementaire européen.
00:14:27C'est repris aussi dans les rapports avec l'Union européenne.
00:14:31C'est prévu dans les cas de flagrant délit.
00:14:35L'apologie de terrorisme a été traitée comme une situation de flagrant délit.
00:14:38Il y a aussi une découverte de stupes.
00:14:40Ce n'est évidemment pas les policiers qui l'ont mis.
00:14:45On va le voir après la pause,
00:14:47parce qu'on a un sujet sur les réactions un peu outrancières de LFI.
00:14:50Ça va jusqu'à Antoine Léoman,
00:14:52qui laisse entendre que les policiers auraient même mis la drogue dans son sac.
00:14:55On en est là.
00:14:56Je lui conseille de changer de défense.
00:14:57D'ailleurs, ce n'est pas la défense...
00:14:58Ce n'est pas sa défense.
00:14:59C'est ce que dit Antoine Léoman, qui la soutient.
00:15:00Ce n'est pas sa défense officielle.
00:15:02Elle doit rester sur cette défense.
00:15:03Elle a un sujet.
00:15:04Elle dit qu'elle prend du CBD et que dedans, il y aurait des traces d'un autre produit.
00:15:10Elle a donné manifestement le nom de son fournisseur.
00:15:12Il y aura une enquête et des analyses.
00:15:14Et puis, il y a un jugement.
00:15:16Et elle pourra, parce que c'est aussi un des avantages de la garde à vue.
00:15:19Elle a un avocat.
00:15:20Elle a pu s'exprimer.
00:15:21Elle a pu se défendre.
00:15:22Et puis, la justice passera.
00:15:24On reviendra sur cette conférence de presse sur les réactions.
00:15:26Je vous le disais, qui sont parfois très limites de la part de LFI ces dernières heures.
00:15:31Très courte pause.
00:15:32On se retrouve tout de suite.
00:15:32Restez avec nous.
00:15:366.
00:15:37Karim Abrik, Elodie Huchard, Michel Fayad, Christian Flech, Mathieu Hock, toujours présents autour de la table.
00:15:43On continue, si vous n'étiez pas avec nous, lors de la première partie d'évoquer le harcèlement judiciaire.
00:15:48C'est-à-dire que dénonce Rima Hassan, qui sera jugée pour apologie du terrorisme le 7 juillet prochain.
00:15:53On l'a appris ces dernières 24 heures.
00:15:54La stratégie politique de LFI, on la connaît.
00:15:57On la décrypte là encore ensemble depuis une vingtaine de minutes.
00:16:00Niée, niée, encore niée.
00:16:02Le parti qui fait bloc derrière Rima Hassan en évoquant ce fameux acharnement judiciaire.
00:16:07Et parfois, les réactions vont très très loin.
00:16:08Un petit condensé de ce qui s'est dit ces dernières heures du côté de la France insoumise.
00:16:12Regardez.
00:16:13Jean-Luc Mélenchon au secours de Rima Hassan.
00:16:16La députée LFI, entendue deux fois en quelques heures,
00:16:20fait l'objet d'une enquête pour des soupçons d'apologie du terrorisme.
00:16:23Son chef de file y voit une manœuvre de la police politique.
00:16:27La police politique a convoqué une fois de plus Rima Hassan en garde à vue à propos d'un retweet
00:16:31du mois de mars.
00:16:32Il n'y a donc plus d'immunité parlementaire en France, insupportable.
00:16:36Selon le parquet, des traces de drogue de synthèse ont été retrouvées dans les affaires de Rima Hassan.
00:16:41Une information contestée par les insoumis, dont le député Paul Vannier,
00:16:45qui met en cause les magistrats et les policiers.
00:16:48Les informations probablement transmises contre rémunération par des magistrats et policiers d'extrême droite
00:16:54en violation du secret de l'instruction sont contredites par le procureur.
00:16:58Le député LFI Antoine Léaumant va encore plus loin.
00:17:01Devant les spectateurs de sa chaîne Twitch,
00:17:03il suggère que les policiers sont à l'origine des traces de drogue retrouvées.
00:17:07J'ai parlé de cette chose que font parfois les policiers et dont m'ont témoigné un certain nombre de
00:17:14personnes.
00:17:14Et donc j'expliquais des trucs que m'ont raconté les jeunes, des jeunes avec lesquels j'ai discuté.
00:17:19Les contrôles, tu n'as rien fait, les policiers n'ont rien à te reprocher,
00:17:22mais ils sortent un petit sachet de drogue ou pire encore une arme et ils disent
00:17:25regarde ce qu'on a trouvé dans ta poche, dans ta voiture.
00:17:27Ça c'est des témoignages qui m'ont été faits.
00:17:30Rima Hassan a reconnu utiliser du CBD à des fins médicales.
00:17:34Selon elle, les traces de drogue ont été ajoutées au CBD.
00:17:37Des analyses complémentaires ont été ordonnées.
00:17:40C'est éternisé sur la question de la drogue, Christian Flèche,
00:17:43parce qu'on va dire que c'est une affaire dans l'affaire.
00:17:46Ce qui est fondé pour l'instant, en tout cas ce qui intéresse principalement la justice,
00:17:49c'est cette accusation d'apologie du terrorisme.
00:17:52Il va loin quand même Antoine Léaumant,
00:17:53à suggérer que la police aurait mis cette drogue dans le sac de Rima Hassan.
00:17:58Moi ce que je remarque, c'est que Rima Hassan n'a pas du tout cette défense-là.
00:18:01Et tant mieux.
00:18:03Et que les autres, sans doute dans un souci de la soutenir, vont vraiment très loin.
00:18:09Et c'est dommage.
00:18:10C'est dommage parce que c'est des responsables politiques
00:18:12et que l'image qu'il donne n'est pas bonne.
00:18:15On va quand même rappeler les faits, Elodie.
00:18:17Rima Hassan qui a publié la citation d'un terroriste japonais,
00:18:20membre de ce commando en 1972 qui a tué 26 personnes dans un aéroport israélien,
00:18:25qui avait fait 80 blessés également.
00:18:27Elle avait repris ses mots en estimant, je cite,
00:18:29que la résistance palestinienne est non seulement un droit mais un devoir.
00:18:33Message clair, il n'y a pas de souci.
00:18:36Mais pour Elodie Fille, il n'y a qu'une seule lecture.
00:18:37Encore une fois, si Rima Hassan est dans le viseur,
00:18:39c'est parce qu'elle défend la Palestine et l'antiracisme.
00:18:42Oui, évidemment.
00:18:43Et elle l'a dit d'ailleurs lors de cette même conférence de presse
00:18:45dont on voit les images.
00:18:47Elle estime que, comme elle dénonce, je la cite,
00:18:49le génocide à Gaza,
00:18:51eh bien elle en arrive à être entendue en garde à vue.
00:18:54Alors évidemment, nous, on ne voit pas bien le lien.
00:18:57Elle fait tout simplement de l'apologie du terrorisme.
00:18:59Elle a vanté quelqu'un qui, vous le rappeliez, a fait plus de 26 morts.
00:19:04Et on parle précisément de ce tweet,
00:19:06mais ce n'est pas la seule publication sur ces réseaux qui posent problème.
00:19:10On rappelle aussi que, selon elle,
00:19:11elle fait partie de ceux qui estiment que le Hamas est un mouvement de résistance,
00:19:15évidemment pas un mouvement terroriste.
00:19:17Et à un moment donné, elle a joué.
00:19:18Voilà, cela fait depuis au moins le 7 octobre
00:19:20que la France Insoumise ne fait qu'être dans cette propagande-là
00:19:24sur les réseaux sociaux.
00:19:25Ils ont joué.
00:19:26Aujourd'hui, ils trouvent face à eux une justice.
00:19:29Et tant mieux, parce que finalement,
00:19:30depuis qu'il y a eu tous ces tweets, ces retweets,
00:19:32on pouvait s'interroger sur la réponse judiciaire.
00:19:35Ils ont joué.
00:19:35Ils ont perdu.
00:19:36Alors ça, je ne suis pas sûr.
00:19:37On verra le 7 juillet si elle a perdu ou ils ont perdu.
00:19:41Déjà, très bien.
00:19:42En attendant, j'ai l'impression qu'elle sort renforcée,
00:19:45en tout cas au sein de son parti, de ses partisans,
00:19:47et qu'elle se sert de cela.
00:19:48Donc, perdue, je me dis qu'on verra au mois de juillet
00:19:52pour cette réponse-là.
00:19:53Parce que quand on voit le flègme, l'aplomb
00:19:55avec lequel elle se comporte hier dans cette conférence de presse,
00:19:58on n'a pas l'impression de quelqu'un qui est complètement acculé.
00:20:00Mais on va voir d'ailleurs une séquence d'échange
00:20:02avec un journaliste dans un instant.
00:20:03Mais il est 15h30.
00:20:04Le point sur l'actu, Noémie Hardy.
00:20:06Bonjour Julien.
00:20:07Bonjour à tous.
00:20:08À la une de l'actualité,
00:20:09la Maison Blanche a dévoilé son projet de défense
00:20:12Pour 2027, les Etats-Unis veulent augmenter
00:20:15leur budget de défense de 42%.
00:20:17Il s'agirait d'un record dans l'histoire récente
00:20:20de la première puissance mondiale.
00:20:22L'augmentation serait précisément de 445 milliards de dollars
00:20:26par rapport au budget de défense fixé pour 2026.
00:20:29Au Proche-Orient, une explosion en Israël.
00:20:32Un projectile a touché la ville de Kiryat Shmuna
00:20:35dans le nord d'Israël ce samedi matin
00:20:37sans déclenchement des sirènes.
00:20:39L'impact a endommagé une route.
00:20:41Aucune personne n'a été blessée.
00:20:43L'armée israélienne a indiqué avoir ouvert une enquête
00:20:45pour déterminer les circonstances de l'incident.
00:20:48Israël a par ailleurs été visé par un missile à fragmentation.
00:20:51Des dégâts sont à déplorer à Ratmagan.
00:20:54On rejoint sur place notre envoyée spéciale, Régine Delfour.
00:20:59Le jour de midi, heure israélienne,
00:21:00quand les sirènes ont retenti dans Tel Aviv et dans le Grand Tel Aviv
00:21:05puisqu'un tir d'un missile à fragmentation en provenance d'Iran
00:21:09sur le territoire d'Israël est arrivé.
00:21:12Vous le voyez sur les images de Charles Bagé,
00:21:14l'impact d'une sous-munition sur cet immeuble d'habitation.
00:21:18On nous a dit qu'il n'y avait personne dans l'immeuble à ce moment-là.
00:21:23Fort heureusement, puisque vous voyez, il n'y a strictement plus rien.
00:21:27On ne peut pas s'approcher à cause d'un risque d'effondrement.
00:21:31Alors, il y a des bonbonnes de gaz.
00:21:33C'est assez fréquent, les bonbonnes de gaz
00:21:35qui sont vraiment à côté des habitations.
00:21:38Et fort heureusement, elles n'ont pas explosé.
00:21:39On voit les pierres qui ont été projetées aussi sur les véhicules.
00:21:43La façade en face aussi de l'immeuble qui a été détruit.
00:21:47Alors, beaucoup évidemment d'appréhension.
00:21:51Je vous rappelle quand même que nous sommes au 36e jour de guerre
00:21:55et que ça commence à être extrêmement fatigant et stressant pour tous les Israéliens
00:22:00puisqu'il y a toujours ces missiles à fragmentation
00:22:02qui tombent sur le territoire israélien.
00:22:04Et vous le voyez, vous le voyez donc les dégâts que cela occasionne.
00:22:08Et puis, les frappes au Liban continuent.
00:22:10L'armée israélienne a de nouveau visé Beyrouth.
00:22:13Tsaal annonce viser les infrastructures du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth.
00:22:17L'État hébreu a appelé cet après-midi les habitants à évacuer la ville de Tyr dans le sud du
00:22:22Liban,
00:22:22avertissant qu'elle s'apprêtait à agir contre le mouvement islamiste Hezbollah.
00:22:27Un second navire a traversé le détroit d'Hormuz.
00:22:30Il appartenait à un armateur turc.
00:22:32Le premier navire appartenant à un armateur turc
00:22:34avait traversé le détroit d'Hormuz avec l'autorisation de l'Iran le 13 mars.
00:22:39L'Iran a quasiment fermé le détroit d'Hormuz
00:22:41depuis les frappes américano-israéliennes du 28 février.
00:22:44Une fermeture qui a provoqué une envolée des prix mondiaux du pétrole et du gaz.
00:22:49Et face à ces augmentations, Bercy annonce un pré-flash carburant.
00:22:53L'objectif, soutenir rapidement la trésorerie des petites entreprises.
00:22:57Avec la flambée des prix du carburant, les TPE et PME sont les premières à être touchées.
00:23:01Les sommes prêtées peuvent aller de 5 000 à 50 000 euros.
00:23:05Les secteurs éligibles sont le transport, l'agriculture et la pêche.
00:23:08Des secteurs dont les dépenses de carburant présentent au minimum 5% du chiffre d'affaires.
00:23:13Et justement, face à cette flambée des prix, le bus serait-il la solution pour pallier la hausse des prix
00:23:19du carburant ?
00:23:20De plus en plus d'automobilistes se tournent vers les transports collectifs pour partir en week-end.
00:23:24Une solution avantageuse pour leur pouvoir d'achat.
00:23:27Reportage à la gare routière de Bercy avec Charles Pousseau et Félix Pérolas.
00:23:33A l'intérieur de ces bus, des automobilistes, désormais contraints de prendre les transports collectifs.
00:23:40Avec la flambée des prix du carburant, ils se tournent désormais vers le bus.
00:23:44Une solution moins rapide, mais qui soulage leur pouvoir d'achat.
00:23:49J'utilise le bus plus que la voiture.
00:23:51Déjà, l'essence est intouchable.
00:23:55Et la différence de prix est remarquable pour les longs trajets.
00:24:02Cet usager doit se rendre à Francfort, en Allemagne.
00:24:04J'ai payé 44 euros.
00:24:06Allez, le retour c'est pareil, presque.
00:24:10Pour la voiture, pour la voiture, il faut au moins 300 euros.
00:24:14Cette compagnie a donc vu son nombre d'usagers augmenter.
00:24:17Ce qui compense les charges dues au prix du carburant.
00:24:20En 2022, lors du début de la guerre en Ukraine, le prix des carburants avait explosé.
00:24:28Et du coup, à chaque fois, ça génère pour nous plus de demandes.
00:24:31On en est d'une certaine manière contents.
00:24:33Et si on devait demander quelque chose au gouvernement,
00:24:37ce serait de promouvoir les transports collectifs encore plus.
00:24:40Selon le porte-parole, une hausse du prix des billets n'est pas prévue.
00:24:43Mais si le conflit au Moyen-Orient se poursuit,
00:24:46la situation pourrait changer dans les semaines à venir.
00:24:50Dans le reste de l'actualité, une importante saisie de 1,2 tonne de cocaïne
00:24:55dans un camion en direction de la Belgique.
00:24:58Le poids lourd a été intercepté au péage de Vienne, en Isère.
00:25:01La drogue était dissimulée sous des tonnes de terreau.
00:25:04C'est l'une des plus grosses saisies jamais opérées sur la route en France.
00:25:07La valeur de la marchandise est évaluée au minima à 75 millions d'euros.
00:25:11D'origine turque, les deux chauffeurs qui avaient transité par le Portugal
00:25:15avaient des papiers belges.
00:25:16L'un d'eux était recherché par la Turquie pour trafic de drogue.
00:25:20Et puis les quatre astronautes de la mission Artemis II de la NASA
00:25:24ont fait plus de la moitié du chemin entre la Terre et la Lune.
00:25:27Ils continuent de se rapprocher de la Lune.
00:25:29Ils en feront le tour en début de semaine.
00:25:31C'est une première depuis 1972.
00:25:34Une odyssée retransmise en direct par la NASA
00:25:37est immortalisée par les quatre astronautes américains
00:25:39qui ont embarqué avec eux smartphone et appareil photo.
00:25:42Voilà pour l'essentiel de l'actualité.
00:25:44Objectif Lune.
00:25:44Merci beaucoup Noémie Hardy.
00:25:46On vous retrouve à 16h pour un nouveau point sur l'actu.
00:25:49On va terminer notre séquence autour de cette mise en accusation
00:25:51de Rima Hassan et de cette conférence de presse qui se tenait hier.
00:25:55On parlait du péché originel dans cette affaire,
00:25:57à savoir ce tweet où elle cite
00:26:00Kozo Okamoto, terroriste.
00:26:03En 1972, il est membre du commando qui tue 26 personnes en Israël.
00:26:08Question dans la conférence de presse.
00:26:10A priori, quand on convoque une conférence de presse,
00:26:11c'est peut-être pour répondre à des questions de journalistes.
00:26:14A priori, si j'en crois la définition d'une conférence de presse.
00:26:17Un des journalistes est présent, pose la question peut-être la plus simple
00:26:19qui a été posée dans cette conférence de presse.
00:26:23Kozo Okamoto était-il un terroriste ?
00:26:26Regardez la réponse et la séquence.
00:26:29Madame l'eurodéputée, votre avocat assure que c'est une citation.
00:26:32J'ai votre tweet sous les yeux.
00:26:33Il n'y a aucun guillemet.
00:26:34Et comme des tweetés, j'ai consacré ma jeunesse à la cause palestinienne
00:26:37parce qu'il y aura oppression.
00:26:38La résistance ne sera pas seulement un droit, mais un devoir.
00:26:40Donc c'est une citation, ça, donc sans guillemet.
00:26:42Votre avocat dit également qu'en 1972,
00:26:44un tout le monde ne se souvient pas de 1972, effectivement,
00:26:45mais dans le tweet, on en parle aussi,
00:26:47donc question extrêmement simple.
00:26:48Est-ce que pour vous, Kozo Okamoto,
00:26:50vous êtes un terroriste ?
00:26:51Vous viendrez au procès du 7 juillet
00:26:53et vous pourrez assister à toutes les observations qu'on pourra produire.
00:26:56Alors on est là pour commenter ce qui s'est passé hier.
00:26:59On est là pour parler de l'appaule du terrorisme.
00:27:01Est-ce que c'est un terroriste ?
00:27:02Un peu de décence.
00:27:04Je vous invite au procès,
00:27:05parce que vous avez vu l'information qu'il va y avoir renvoi.
00:27:07Pourquoi vous ne répondez pas ?
00:27:08Vous avez...
00:27:10Je suis en garde à vue, là, encore ?
00:27:12Je ne suis pas en garde à vue.
00:27:14Vous êtes invité à une conférence de presse
00:27:19qui porte sur ma garde à vue
00:27:21et sur ce qui s'est rendu.
00:27:23Eh bien, je vous invite à venir le 7 juillet au procès.
00:27:27Mais c'est l'objet du procès du 7 juillet.
00:27:29Vous viendrez le 7...
00:27:30Est-ce que c'est de la résistance ?
00:27:32On a déjà répondu sur le fait que c'était l'empreinte philosophique.
00:27:37Vous viendrez au procès du 7.
00:27:38Il y a un procès.
00:27:39Vous aurez l'occasion de venir en tant que journaliste
00:27:42et vous pourrez entendre nos observations
00:27:44et ce qu'on a à présenter.
00:27:45D'accord ?
00:27:46Très bien.
00:27:47C'est compliqué de poser des questions simples, Mathieu Hock.
00:27:51Oui, en effet, c'est compliqué
00:27:53parce que je vois bien que Rima Hassan est en difficulté,
00:27:56en tout cas sur le terrain du fond,
00:27:57parce que là encore,
00:27:59quand on regarde dans le détail
00:28:00de ce que recouvre la loi
00:28:02qui justement punit l'apologie du terrorisme
00:28:04qui a été faite après 2015,
00:28:06il faut rappeler pourquoi.
00:28:07Parce qu'on a assisté à un terrorisme d'atmosphère
00:28:12qui se structurait
00:28:13avec l'idée que des acteurs isolés
00:28:15pouvaient intervenir,
00:28:18enfin, pouvaient passer à l'acte
00:28:19parce que justement,
00:28:20des personnes dans le débat public,
00:28:22dans la sphère politique,
00:28:23au niveau de l'action militante, etc.,
00:28:26pouvaient faire l'apologie,
00:28:28c'est-à-dire encourager indirectement
00:28:29la reproduction d'idées à caractère terroriste.
00:28:32Et pour cela,
00:28:33la question de l'apologie contre le terrorisme
00:28:36a été mis dans la loi
00:28:37pour éditer justement cela,
00:28:39parce qu'on a assisté à un terrorisme
00:28:40avec des gens qui se radicalisent tout seuls
00:28:42et qui peuvent utiliser une citation,
00:28:44un tweet, etc.,
00:28:45comme motif, comme prétexte
00:28:46pour passer à l'acte.
00:28:47Et donc, oui,
00:28:48on voit que Réma Hassan est en difficulté
00:28:50et il faut aussi rappeler une dernière chose.
00:28:52Justement,
00:28:52c'est ce que je disais avant la pub
00:28:54et ça, on ne le voit pas.
00:28:56Moi, je trouve qu'elle a l'air quand même
00:28:59très tranquille,
00:28:59qu'elle n'a pas du tout l'air inquiète,
00:29:01qu'elle a un aplomb assez incroyable,
00:29:02aplomb qui caractérise d'ailleurs
00:29:03beaucoup de membres de la France Insoumise
00:29:05dans ce type de situation.
00:29:08Elle n'a pas du tout l'air inquiète,
00:29:09Mme Hassan.
00:29:09Et puis, je pense qu'elle se dit
00:29:10que la judiciarisation de ses propos
00:29:13pourra lui être favorable
00:29:14parce qu'elle va s'ériger en martyr
00:29:17par rapport aux causes.
00:29:19Mais sur le fond du dossier,
00:29:22quand même,
00:29:22elle est en difficulté,
00:29:23encore une fois.
00:29:24Et l'immunité parlementaire...
00:29:25C'est sûr que quand on cite un terroriste,
00:29:26c'est difficile de ne pas...
00:29:27Et l'immunité parlementaire,
00:29:28ce n'est pas le droit à dire
00:29:29n'importe quoi non plus.
00:29:31L'apologie du terrorisme,
00:29:32c'est quelque chose
00:29:32qui est très circonscrit
00:29:33et en l'occurrence,
00:29:35encourager, soutenir publiquement
00:29:37un auteur qui a été un terroriste,
00:29:41ça rentre dans le champ
00:29:43d'application de la loi
00:29:45contre l'apologie.
00:29:46Oui, Karim Abric.
00:29:48Aujourd'hui, on fait de la politique
00:29:49de cette façon.
00:29:51C'est-à-dire qu'il y a
00:29:51le programme politique,
00:29:52il y a la communication politique
00:29:54et il y a le buzz politique.
00:29:55Et ça, c'est très important,
00:29:57notamment du côté
00:29:57de la France Insoumise,
00:29:59mais particulièrement
00:29:59pour Rima Hassan.
00:30:01Elle carbure, en fait,
00:30:02à la controverse.
00:30:04C'est une mise en scène
00:30:06perpétuelle
00:30:07d'une sorte d'héroïne
00:30:09de la cause palestinienne,
00:30:11une sorte d'héroïne
00:30:12de la jeunesse
00:30:13qui serait finalement
00:30:15cette femme
00:30:16qui finalement est un peu...
00:30:18Vous savez,
00:30:19il y a le système
00:30:19qui est contre elle,
00:30:20la police qui est contre elle,
00:30:22les médias qui seraient contre elle.
00:30:23Donc, ça serait un ensemble
00:30:25de choses
00:30:25et elle serait finalement
00:30:26l'héroïne.
00:30:26Et ça fonctionne
00:30:27auprès d'une certaine base.
00:30:28Je pense que LFI a besoin
00:30:29aussi de ça,
00:30:31c'est bon pour motiver,
00:30:33si vous voulez,
00:30:34les troupes.
00:30:35Il y a une partie
00:30:35de la jeunesse
00:30:36qui carbure beaucoup à ça.
00:30:37Et si vous la critiquez,
00:30:38tout simplement,
00:30:39vous critiquez ses façons
00:30:40de faire,
00:30:41tout de suite,
00:30:41c'est le procès à...
00:30:42Vous voyez,
00:30:43c'est parce que je représente
00:30:44la cause palestinienne,
00:30:45mais c'est contre la cause
00:30:47palestinienne,
00:30:48ce qui est complètement faux.
00:30:50En fait,
00:30:50donc, encore une fois,
00:30:50on est dans une sorte
00:30:51de fabrique
00:30:52d'une forme de mensonge
00:30:53et vous ne pouvez pas non plus,
00:30:55quand je dis
00:30:56qu'elle carbure
00:30:56à ses polémiques
00:30:58et que ça fait partie
00:30:59un peu de cette ADN,
00:31:00de cette façon de faire
00:31:02pour attirer l'attention.
00:31:04Quand vous mettez
00:31:04la lumière
00:31:05dans un tweet,
00:31:06par exemple,
00:31:06sur cette personne,
00:31:08sur Kozo Okamoto,
00:31:10quand on se rappelle
00:31:11de ce massacre
00:31:12en 1972
00:31:13qui a coûté la vie
00:31:15à plusieurs personnes,
00:31:16donc ça a été...
00:31:16Il y a quand même
00:31:17quelque chose de...
00:31:19Elle ne peut pas faire semblant
00:31:20qu'elle ne savait pas.
00:31:21Donc, on carbure à ça
00:31:23et ça fonctionne quelque part
00:31:24parce qu'on parle d'elle
00:31:25et c'est aussi ce qu'elle veut.
00:31:27On va se retrouver
00:31:27dans quelques instants
00:31:28pour d'autres thèmes d'actualité.
00:31:29Juste un mot, Élodie,
00:31:30qu'on soit bien clair
00:31:32sur ces questions.
00:31:34Elle reste,
00:31:34malgré les accusations,
00:31:35députée européenne.
00:31:36Il n'y a aucune règle
00:31:37qui fait qu'elle serait
00:31:40désormais hors de ce poste.
00:31:43En revanche,
00:31:43si les accusations
00:31:44venaient à se confirmer
00:31:45et que le procès lui est défavorable,
00:31:46elle deviendra inéligible.
00:31:47Ça, ça sera automatique.
00:31:48Ça dépend de la peine
00:31:49qui sera effectivement prononcée.
00:31:50Et pour l'apologie du terrorisme,
00:31:51à priori, c'est automatique.
00:31:52Oui, mais on verra jusqu'où ira
00:31:54comme on le disait tout à l'heure
00:31:54ce procès.
00:31:55Pour l'instant,
00:31:55elle n'a pas de raison
00:31:57d'être exclue du Parlement européen.
00:31:58Bon, voilà ce qu'on pouvait dire
00:31:59sur cette accusation.
00:32:01Rendez-vous le 7 juillet
00:32:02pour ce procès.
00:32:04Pilote recherché,
00:32:05la course contre la montre,
00:32:06c'est un feuilleton
00:32:06qui tient notamment en haleine
00:32:07tout le peuple américain
00:32:08qui est focalisé
00:32:09sur la recherche de ce pilote
00:32:11que les Américains veulent rapatrier,
00:32:13que les Iraniens veulent prendre
00:32:15évidemment comme un trophée,
00:32:16comme un otage.
00:32:17Le point après 36 jours de guerre
00:32:19à partir de 16h.
00:32:20Restez avec nous,
00:32:20à tout de suite.
00:32:24120 minutes infos week-end,
00:32:25la suite,
00:32:26toujours avec Karim Abric,
00:32:27Michel Fayette,
00:32:28Christian Flèche,
00:32:29Mathieu Ock,
00:32:29Raphaël Steinville du JDD
00:32:30nous a rejoint.
00:32:32On est en plein bouclage.
00:32:33D'ailleurs,
00:32:33on voit le col de chemise
00:32:34qui est un petit peu lâche.
00:32:37C'est l'effervescence.
00:32:39C'est au sixième étage
00:32:40de notre bâtiment.
00:32:41Le JDD qui est en plein bouclage
00:32:42et on vous proposera,
00:32:44je suis sûr,
00:32:44ce soir avec Eliott Deval,
00:32:45on aura la une du JDD de demain.
00:32:47Je vous laisse gérer ça
00:32:48avec les équipes.
00:32:49L'OMI Ardi qui est avec nous,
00:32:51l'essentiel.
00:32:51Et on continue nos thématiques.
00:32:52Bonjour Julien,
00:32:53bonjour à tous.
00:32:54À la une de l'actualité,
00:32:55l'affaire des dégradations
00:32:57à Fresnes avance.
00:32:5810 mineurs ont été mis en examen.
00:33:00Ils sont âgés de 14 à 16 ans.
00:33:02Parmi eux,
00:33:037 sont placés
00:33:03sous contrôle judiciaire
00:33:05et une mesure éducative
00:33:06a été prononcée pour 3 d'entre eux.
00:33:08Les investigations n'ayant pas permis
00:33:10de caractériser la circonstance aggravante
00:33:12de bandes organisées initialement envisagées,
00:33:14cette qualification n'a pas finalement été retenue.
00:33:183 ex-rudbymans de Grenoble
00:33:20jugés en appel pour le viol d'une jeune femme
00:33:22lors d'un après-match en 2017
00:33:24ont été condamnés à des peines
00:33:26allant jusqu'à 14 ans de réclusion criminelle.
00:33:28Les peines sont les mêmes
00:33:29qu'en premières instances.
00:33:30Les faits de viol en réunion
00:33:32pour lesquels ils étaient poursuivis
00:33:34sont passibles de 20 ans de réclusion.
00:33:36Les avocats des 3 mises en cause
00:33:38ont aussitôt annoncé
00:33:40des pourvois en cassation.
00:33:42Les Australiens sont appelés
00:33:43à ne pas se déplacer
00:33:44pendant ce week-end de Pâques.
00:33:46L'Australie fait face
00:33:47à des pénuries d'essence
00:33:48dues à la guerre au Moyen-Orient.
00:33:50Des centaines de stations-service
00:33:51sont à court de carburant
00:33:52dans les zones rurales d'Australie.
00:33:54Le ministre australien de l'énergie
00:33:55a appelé les automobilistes
00:33:57à faire leur plein
00:33:57plutôt en ville
00:33:58pour le week-end de Pâques.
00:33:59De Sydney à Paris,
00:34:01c'est la même galère,
00:34:01j'ai l'impression.
00:34:02Merci beaucoup Noemi Hardy.
00:34:04On reparlera d'ailleurs
00:34:04de ces questions de carburant
00:34:06et de cette crise énergétique
00:34:07qui couvrent dans un instant.
00:34:09Mais d'abord,
00:34:10le terme n'est pas galvaudé.
00:34:11On peut vraiment parler
00:34:12d'une course contre la montre
00:34:13engagée
00:34:14et on vous en parle
00:34:15depuis 24 heures
00:34:16pour récupérer
00:34:17ce pilote américain
00:34:18après le crash
00:34:18de son avion hier
00:34:20sur le territoire iranien.
00:34:21Les Etats-Unis
00:34:22et l'Iran
00:34:22le recherchent activement.
00:34:23Le risque, bien sûr,
00:34:24c'est de le voir
00:34:25pris en otage
00:34:26par le régime iranien.
00:34:27Les explications
00:34:28et les dernières informations
00:34:29avec Anaïs Bauché.
00:34:31Ces images montrant
00:34:33des débris
00:34:33d'un avion de combat américain
00:34:34sont diffusées
00:34:35par la télévision
00:34:36d'Etat iranienne.
00:34:37Selon les autorités,
00:34:38un avion de combat américain
00:34:40survolé hier
00:34:41le centre de l'Iran.
00:34:42Il a été abattu
00:34:43peu après
00:34:43dans le sud-ouest du pays.
00:34:45Cette vidéo,
00:34:45relayée sur les réseaux sociaux,
00:34:46montre des tirs
00:34:47de la défense
00:34:48anti-aérienne iranienne
00:34:49présentés comme visant
00:34:50cet avion.
00:34:50Des médias américains
00:34:52ont annoncé
00:34:52qu'un des deux aviateurs
00:34:53avait pu être secouru.
00:34:55Le second est actuellement
00:34:56recherché par les forces
00:34:57américaines et iraniennes.
00:34:58La télévision
00:34:59d'Etat iranienne
00:34:59a promis une récompense
00:35:01à qui lui livrerait
00:35:02le pilote.
00:35:04Selon le communiqué
00:35:05de la police provinciale,
00:35:07si vous capturez
00:35:08un ou plusieurs pilotes
00:35:09ennemis
00:35:09et que vous les remettez
00:35:11vivant aux forces armées
00:35:12et aux forces de l'ordre,
00:35:14vous recevrez
00:35:15une récompense appropriée.
00:35:18Côté américain,
00:35:20ni le commandement central
00:35:21ni la Maison-Blanche
00:35:22n'ont souhaité commenter
00:35:23le crash de l'appareil.
00:35:24Une situation délicate
00:35:25car les Etats-Unis
00:35:26sont engagés
00:35:26dans une véritable course
00:35:27contre la montre
00:35:28en territoire ennemi
00:35:29pour récupérer
00:35:30leurs pilotes disparus.
00:35:31Deux hélicoptères
00:35:32impliqués dans les opérations
00:35:33de sauvetage du premier pilote
00:35:34ont été pris pour cible hier
00:35:36par des tirs
00:35:36des forces iraniennes
00:35:37blessant plusieurs soldats
00:35:39à leur bord.
00:35:39L'armée iranienne
00:35:40qui a également revendiqué
00:35:41une deuxième attaque hier.
00:35:43Un bombardier américain
00:35:44Haddis
00:35:44se serait abîmé
00:35:45dans le golfe Persique
00:35:46après avoir été touché
00:35:47par des tirs
00:35:47de la défense aérienne
00:35:48de Téhéran.
00:35:49Cette fois,
00:35:50le pilote aurait pu s'éjecter
00:35:51et être secouru sain et sauf.
00:35:53Depuis le début du conflit,
00:35:54aucun soldat américain
00:35:55n'a été tué
00:35:56ni capturé
00:35:56sur le sol iranien.
00:35:57Mais 13 ont été tués
00:35:58au Koweït,
00:35:59en Arabie Saoudite
00:36:00et en Irak.
00:36:02Et je voudrais qu'on écoute
00:36:03avant d'en dire quelques mots
00:36:05M. Bertrand Villemey,
00:36:06ancien pilote de chasse,
00:36:07chef d'état-major,
00:36:08ancien chef d'état-major
00:36:09interarmé
00:36:10sur les opérations en cours
00:36:11pour tenter
00:36:12de retrouver ce pilote.
00:36:14Le piège se referme
00:36:16puisque tout a été fait
00:36:18depuis le début du conflit
00:36:19pour que cette guerre
00:36:20reste aérienne.
00:36:21Et elle est restée aérienne.
00:36:23Il n'y a pas eu
00:36:24un soldat américain au sol.
00:36:26Et là,
00:36:26du fait que le temps,
00:36:28une fois de plus,
00:36:28joue pour l'Iran,
00:36:30les Américains
00:36:31sont forcés
00:36:32de mettre des forces
00:36:34terrestres en Iran
00:36:35pour aller à la rencontre
00:36:38des forces iraniennes
00:36:39terrestres au même endroit
00:36:42qui serait un endroit
00:36:43où on suppose
00:36:44que le pilote
00:36:47est terré.
00:36:48C'est évidemment
00:36:49l'amour,
00:36:50le respect
00:36:51qu'ont les Américains
00:36:52pour leurs soldats.
00:36:53Michel Fayad,
00:36:54les Américains
00:36:55qui ont les yeux rivés
00:36:55sur l'Iran
00:36:56et cette opération
00:36:56de sauvetage en cours
00:36:57pour tenter de le retrouver.
00:36:58C'est une première,
00:36:59on l'a dit dans le sujet,
00:37:00depuis le début de cette guerre.
00:37:01Ça peut changer
00:37:02énormément de choses.
00:37:03Le sujet
00:37:04d'une éventuelle prise d'otage
00:37:06est extrêmement sensible
00:37:08et pourrait changer
00:37:08beaucoup de choses.
00:37:09Oui, absolument.
00:37:11Ce qu'on est en train
00:37:12d'observer,
00:37:13c'est une stratégie iranienne
00:37:15qui rappelle
00:37:16celle qui avait été
00:37:17déjà au début
00:37:18de la révolution islamique.
00:37:20Ce sont d'ailleurs
00:37:21les mêmes personnages
00:37:22qu'on retrouve aujourd'hui.
00:37:23Comme conseiller militaire
00:37:25du guide suprême,
00:37:25il y a Morsen Rezae
00:37:27qui est l'homme
00:37:28qui était en charge
00:37:29des opérations militaires
00:37:30à l'époque
00:37:31de la guerre Iran-Irak.
00:37:32Il y a également
00:37:34Zolkader
00:37:34qui a remplacé
00:37:35l'Arijani
00:37:36comme chef
00:37:36de la sécurité nationale
00:37:37du pays.
00:37:38Il était le numéro 2
00:37:40de Rezae
00:37:41et il a notamment
00:37:42travaillé
00:37:43à l'époque
00:37:43justement
00:37:44de la prise d'otage
00:37:45à l'ambassade
00:37:46des États-Unis.
00:37:48Il y a également
00:37:49Mohamed Ali Jafari
00:37:50qui est l'homme
00:37:51derrière cette défense
00:37:52mosaïque
00:37:53qui est donc
00:37:54une défense délocalisée
00:37:56indépendamment
00:37:57du pouvoir central
00:37:58qui est
00:38:00cet architecte
00:38:01de ce plan-là
00:38:02qui a été lui aussi
00:38:03un ancien chef
00:38:04des gardiens
00:38:05de la révolution
00:38:05pendant plus d'une dizaine d'années.
00:38:07Et ces gens-là
00:38:07sont en train
00:38:08d'adopter
00:38:08ceux qui savent
00:38:09faire le mieux.
00:38:11Mohamed Ali Jafari
00:38:12c'est l'homme
00:38:12qui a fait
00:38:13ce plan
00:38:14de mosaïque
00:38:14de défense.
00:38:16Rezae
00:38:16les opérations
00:38:17militaires
00:38:18et donc
00:38:18il sait
00:38:19que si on peut
00:38:20prendre un otage
00:38:21il faut le prendre.
00:38:22Si on doit frapper
00:38:22des unités
00:38:23de dessalignement
00:38:24dans les pierres
00:38:25arabes du Golfe
00:38:25il faut le faire.
00:38:26Il y a les hommes
00:38:26et il y a le matériel
00:38:27également
00:38:28parce que ça fait
00:38:2835 jours
00:38:29qu'on nous dit
00:38:29que le ciel iranien
00:38:31est maîtrisé.
00:38:32De fait
00:38:33on se rend compte
00:38:34que pas tant que ça
00:38:35vu qu'un pilote
00:38:36a été touché
00:38:38en tout cas
00:38:38un avion
00:38:38a été touché
00:38:39d'ailleurs
00:38:40on ne sait rien
00:38:40de ce pilote
00:38:42et puis des armes
00:38:42qu'on croyait
00:38:43en phase de test
00:38:44qui sont en fait
00:38:44des armes
00:38:45qui sont capables
00:38:46d'utilisation.
00:38:47On ne sait rien
00:38:47de ce pilote
00:38:48Raphaël Stainville
00:38:49je ne sais pas
00:38:49si vous voulez dire
00:38:49un mot
00:38:50les américains
00:38:50n'ont donné
00:38:51aucune information
00:38:51alors par souci
00:38:53de sécurité
00:38:53ça paraissait
00:38:55évident
00:38:56il y a une récompense
00:38:57pour le débusqué
00:38:58donc c'est une vraie
00:38:58chasse à l'homme
00:38:59et d'en faire
00:39:00donc in fine
00:39:01un otage
00:39:02un moyen de pression
00:39:03et une vraie force
00:39:03pour le régime
00:39:04C'est un vrai cauchemar
00:39:06pour l'armée américaine
00:39:07Trump en particulier
00:39:08parce que
00:39:08si depuis plusieurs jours
00:39:10voire plusieurs semaines
00:39:11il y avait un certain
00:39:12nombre de scénarios
00:39:13sur la table du président
00:39:15pour éventuellement
00:39:17envoyer des hommes au sol
00:39:18et prendre l'île de Kars
00:39:20ou d'autres objectifs
00:39:21très ciblés
00:39:22il n'était pas question
00:39:23de s'aventurer
00:39:24dans une opération
00:39:25de sauvetage
00:39:26d'un pilote
00:39:27dans un territoire
00:39:28hostile comme l'Iran
00:39:29avec ses montagnes
00:39:32ce relief extrêmement compliqué
00:39:33et surtout
00:39:34ces hommes armés
00:39:36et plus une population
00:39:39qui à l'invitation
00:39:40du régime
00:39:41désormais
00:39:42vous l'avez dit
00:39:42s'est lancé
00:39:43dans une chasse à l'homme
00:39:44pour récupérer ce trophée
00:39:46parce que
00:39:47c'est très exactement
00:39:48la portée symbolique
00:39:50de la capture
00:39:51de ce pilote
00:39:52que recherche
00:39:53le régime des volants
00:39:54ça peut virer
00:39:55à l'humiliation
00:39:55Michel
00:39:56pour le SUSA
00:39:57alors on n'en est pas là
00:39:58les heures qui viendront
00:39:59seront décisives
00:40:00un otage
00:40:01c'est très précieux
00:40:02on a en mémoire
00:40:03si on revient un petit peu
00:40:04en arrière
00:40:05les 44 otages
00:40:07qui avaient été pris
00:40:08à l'ambassade américaine
00:40:09de Téhéran
00:40:09en 1979
00:40:11et on sait
00:40:11que ça avait été
00:40:12un cauchemar
00:40:13en l'occurrence
00:40:13pour réutiliser ce terme
00:40:14pour Jimmy Carter
00:40:15à l'époque
00:40:16il ne faudrait pas
00:40:17que ça retombe
00:40:17dans cette logique
00:40:19de l'époque
00:40:19c'est vrai
00:40:19maintenant
00:40:20il y a aussi
00:40:21quelque chose
00:40:21d'assez intéressant
00:40:22c'est la carte
00:40:22que vous montrez
00:40:23justement là-haut
00:40:24parce que là
00:40:25où se trouverait
00:40:26ce pilote
00:40:27c'est donc
00:40:27le Housestan
00:40:28et le Housestan
00:40:29c'est donc
00:40:29cette région
00:40:30au sud-ouest
00:40:31de l'Iran
00:40:31dans laquelle
00:40:32il y a
00:40:32le plus grand
00:40:33champ pétrolier
00:40:33du pays
00:40:35d'ailleurs
00:40:35ces dernières heures
00:40:36les américains
00:40:37se sont concentrés
00:40:38à taper
00:40:38le plus grand
00:40:39champ pétrolier
00:40:39pour essayer
00:40:40de réduire
00:40:41sa capacité
00:40:42de production
00:40:42au maximum
00:40:43pour justement
00:40:43mettre la pression
00:40:44sur les Iraniens
00:40:45il faut également
00:40:46dire que c'est
00:40:47une région
00:40:47qui avait causé
00:40:48la guerre Iran-Irak
00:40:49parce que l'Irak
00:40:49revendiquait
00:40:50cette région-là
00:40:51qui est une région
00:40:51arabophone
00:40:52et en réalité
00:40:52donc irakienne
00:40:53historiquement
00:40:54et justement
00:40:56en fait
00:40:56ces dernières heures
00:40:57ces derniers jours
00:40:58on a vu
00:40:59des miliciens
00:41:00pro-Iranien
00:41:02donc en Irak
00:41:03donc les Hajar-Sharabi
00:41:04qui sont intervenus
00:41:05côté iranien
00:41:06par milliers
00:41:07certains parlent
00:41:07de 4000
00:41:08voire 8000 hommes
00:41:09et la plupart
00:41:10d'entre eux
00:41:10se trouvent
00:41:11dans cette région
00:41:11le Housestan
00:41:13qui est d'ailleurs
00:41:14surnommé souvent
00:41:14par les Iraniens
00:41:15comme l'Arabistan
00:41:16où ont eu lieu
00:41:18énormément de manifestations
00:41:19contre le régime
00:41:20ces dernières années
00:41:21mais qui donc
00:41:22concentrent énormément
00:41:23d'Irakiens
00:41:25venus armer
00:41:25pour se battre
00:41:26donc pour les Américains
00:41:27ça va être très compliqué
00:41:28non seulement
00:41:29en raison de la présence
00:41:30des gardiens
00:41:30de la révolution iranien
00:41:31mais aussi en raison
00:41:32de la présence
00:41:33des Hachal-Sharbi irakiens
00:41:35donc les unités
00:41:35de mobilisation populaire
00:41:38et c'est pour cela
00:41:39je pense que les Américains
00:41:40se concentrent
00:41:41à détruire
00:41:42les infrastructures
00:41:42pétrolières d'Harvaz
00:41:44donc qui est la capitale
00:41:45du Housestan
00:41:45et qui est là
00:41:46où il y a le plus grand
00:41:47champ pétrolier
00:41:48et des raffineries
00:41:48pour vraiment mettre
00:41:50la pression sur les Iraniens
00:41:51que ne jouez pas
00:41:52comme vous le disiez
00:41:53à ce que vous avez joué
00:41:54au moment
00:41:54en 79
00:41:55avec l'ambassade
00:41:56des Etats-Unis
00:41:57ici nous on peut
00:41:58vous faire très très mal
00:41:59ce n'est pas l'île de cargue
00:42:01d'où part le pétrole
00:42:02mais par contre
00:42:03c'est là où il produit
00:42:04l'essentiel du pétrole
00:42:05donc il y a quand même
00:42:06un lien
00:42:06et il y a une période
00:42:08de tension extrême
00:42:09qui s'annonce
00:42:10et je le répète
00:42:11les prochaines heures
00:42:12seront décisives
00:42:13on vous tiendra informé
00:42:14bien sûr
00:42:14des prochains développements
00:42:16dans cette crise
00:42:19désormais mondiale
00:42:20évidemment que la question
00:42:21de l'énergie
00:42:22et on l'a vu
00:42:22dans le JT
00:42:23jusqu'à Sydney
00:42:24on a des pénuries
00:42:26d'essence
00:42:26et des flambées
00:42:27de prix
00:42:27et cette annonce
00:42:29ici plus près de chez nous
00:42:30donc en France
00:42:30pour soulager
00:42:31les petites entreprises
00:42:32les plus exposées
00:42:33à la flambée des prix
00:42:33la réponse du gouvernement
00:42:35par le ministère
00:42:35de l'économie
00:42:36qui s'apprête
00:42:36à lancer
00:42:38ce pré-flash
00:42:39donc carburant
00:42:40pour soutenir
00:42:41les trésoriers
00:42:42vous voyez les chiffres
00:42:42des sommes qui iront
00:42:43de 5000
00:42:45à 50 000 euros
00:42:47qui pourront être prêtés
00:42:48à 3,8%
00:42:49sans garantie
00:42:50pour les TPE
00:42:51et PME
00:42:51ça concernerait
00:42:52des secteurs bien précis
00:42:53tels que la pêche
00:42:54les transports
00:42:54ou encore l'agriculture
00:42:56en tout cas
00:42:57bien sûr qu'il y a des français
00:42:58qui restent sur le carreau
00:42:59beaucoup de français
00:43:00qui ont besoin
00:43:01de leur véhicule
00:43:02au quotidien
00:43:03les français
00:43:04face à cette hausse
00:43:05justement
00:43:05regardez ce reportage
00:43:06de Tancret-Guillotel
00:43:07et on en dit quelques mots
00:43:11c'est un passage obligé
00:43:13mais de plus en plus douloureux
00:43:15pour le portefeuille
00:43:16des français
00:43:17face à la hausse
00:43:18des prix des carburants
00:43:19les automobilistes
00:43:20tentent de trouver
00:43:21des solutions
00:43:22pour réduire la facture
00:43:24tout ce que je peux faire
00:43:24à pied
00:43:25je le fais à pied
00:43:26et quand j'ai pas le choix
00:43:27je prends la voiture
00:43:29voilà
00:43:29on limite
00:43:30les trajets
00:43:32au maximum
00:43:32même logique
00:43:33pour cette conductrice
00:43:34qui refuse toutefois
00:43:36d'annuler son déplacement
00:43:37à l'occasion du week-end de Pâques
00:43:39on fait avec
00:43:40on n'a pas trop le choix
00:43:41donc voilà
00:43:42on fait un petit peu
00:43:43moins de déplacements
00:43:43mais on part quand même
00:43:46en week-end
00:43:46parce que voilà
00:43:47il faut voir la famille
00:43:48dans cette station-service
00:43:49où les prix sont pourtant plafonnés
00:43:51la lassitude
00:43:52se fait ressentir
00:43:54je régule mes déplacements
00:43:57mais en soi
00:43:58de toute façon
00:43:59on n'a pas le choix
00:43:59qu'est-ce que vous voulez
00:44:00qu'on vous dise
00:44:01il faudrait se rebeller
00:44:02comme on fait les gilets jaunes
00:44:03mais bon
00:44:04visiblement
00:44:04plus personne ne fait rien
00:44:05et parfois même
00:44:06la colère
00:44:07on nous annonce
00:44:08des prix qui vont continuer
00:44:09à monter
00:44:09notamment jusqu'à peut-être
00:44:113 lits
00:44:113 euros
00:44:11donc c'est inacceptable
00:44:13le gouvernement ne fait rien
00:44:14entre résignation
00:44:15et exaspération
00:44:16les automobilistes
00:44:18continuent de rouler
00:44:19au rythme
00:44:20des prix à la pompe
00:44:24la colère grande
00:44:25Raphaël Stainville
00:44:26et les annonces
00:44:27d'hier
00:44:28ne suffiront pas
00:44:29a priori
00:44:29à apaiser cette colère
00:44:30oui puis pensez-vous
00:44:32sérieusement
00:44:33que les petits patrons
00:44:35ont le temps
00:44:36de faire des prêts
00:44:39à 3,8%
00:44:40à 3,8%
00:44:41oui voilà
00:44:42alors c'est toujours
00:44:43moins qu'un prêt
00:44:43à la consommation
00:44:44oui enfin
00:44:45mais le fait est
00:44:46que c'est encore
00:44:47des sorties d'argent
00:44:48alors même
00:44:49qu'il y a une solution
00:44:49beaucoup plus simple
00:44:50que le gouvernement
00:44:52se refuse à faire
00:44:53c'est d'en finir
00:44:55avec un certain nombre
00:44:56de taxes
00:44:56sur le gasoil
00:44:58et l'essence
00:44:59et ça malheureusement
00:45:01c'est pas seulement
00:45:01on est en moyenne
00:45:02à 60% de taxes
00:45:03sur les carburants
00:45:04en France
00:45:05c'est gigantesque
00:45:06et ce ne sont pas seulement
00:45:07les petites entreprises
00:45:07qui subissent
00:45:10la hausse des coûts
00:45:11de l'essence
00:45:12mais bien l'ensemble
00:45:13des français
00:45:13avec on l'a entendu
00:45:15dans ce reportage
00:45:15finalement des gens
00:45:16qui en viennent
00:45:17à adopter
00:45:19des réflexes
00:45:19quasiment de confinement
00:45:20énergétique
00:45:21ce qui est vrai
00:45:22en France
00:45:22on le retrouve
00:45:24pareillement
00:45:24dans d'autres pays
00:45:25du monde
00:45:25où finalement
00:45:27on coupe la clim
00:45:28pour les pays asiatiques
00:45:30c'est très exactement
00:45:30ce qui est en train
00:45:31de se passer
00:45:31donc on est progressivement
00:45:32en train d'assister
00:45:34à un nouveau confinement
00:45:36Mais ce week-end par exemple
00:45:37il y a énormément de français
00:45:38qui se privent de déplacements
00:45:39pour le week-end de Pâques
00:45:41justement
00:45:42de ce confinement énergétique
00:45:43dont vous parlez
00:45:44il est en action
00:45:46les derniers jours
00:45:46il y a quelque chose
00:45:47qui interroge
00:45:48parce que le gouvernement
00:45:50a admis
00:45:51que depuis le début
00:45:53de ce conflit
00:45:55ils avaient dégagé
00:45:57un surplus
00:45:57de 300 millions
00:45:58d'euros de taxes
00:45:59peut-être davantage
00:46:00si on en croit
00:46:01notamment Nicolas Mélan
00:46:02qui intervenait
00:46:03sur ce plateau
00:46:04ce matin
00:46:05et qui se refuse
00:46:08à consentir
00:46:09au moindre geste
00:46:10pour l'ensemble
00:46:11des français
00:46:11qui en ont cru
00:46:12de mon besoin
00:46:13Mathieu Hock
00:46:14et Karima également
00:46:15Karima Bric
00:46:16et éventuellement Michel
00:46:17parce qu'il nous reste
00:46:18trois minutes
00:46:18Très très rapidement
00:46:19mais ce que montre
00:46:20cette situation
00:46:20et c'est ce qu'a dit
00:46:21Raphaël Stainville
00:46:22et c'est ça qui est
00:46:23quand même assez paradoxal
00:46:24ce ne sont pas aux français
00:46:26de se serrer la ceinture
00:46:27mais c'est à l'État
00:46:28de se serrer la ceinture
00:46:29parce que comme vous l'avez rappelé
00:46:3060% de taxes
00:46:30Il n'a plus de ceinture l'État
00:46:31donc le pantalon
00:46:33est déjà aux chevilles
00:46:34Je veux dire
00:46:34mais à un moment donné
00:46:35ça suffit quand même
00:46:3660% de taxes
00:46:37il faut quand même découpler
00:46:38il y a la TVA
00:46:39c'est vrai
00:46:39et l'État a fait un petit geste
00:46:41pour quelques métiers précis
00:46:43donc on a 70 millions
00:46:45plus maintenant
00:46:45ce prêt flash
00:46:46même si ce n'est qu'un prêt
00:46:47évidemment
00:46:49Les pêcheurs, les transporteurs
00:46:50les agriculteurs
00:46:50Exactement
00:46:51Vous avez les producteurs d'énergie
00:46:53donc Total Energy
00:46:54qui fait un geste également
00:46:55mais par contre
00:46:56par exemple
00:46:56il y a un sujet
00:46:56dont on ne parle jamais
00:46:57c'est la TICPE
00:46:58La TICPE
00:46:59c'est prévue par l'État
00:47:01c'est une taxe qui est prête
00:47:02C'est pour ça qu'on parle
00:47:03de taxe sur la taxe
00:47:03c'est parce que la TVA
00:47:04prend en compte la TICPE
00:47:06et en fait
00:47:07personne ne veut baisser la TICPE
00:47:08alors qu'elle est par exemple
00:47:09l'État la reverse
00:47:1140% du produit de cette taxe
00:47:14aux collectivités territoriales
00:47:15et notamment aux régions
00:47:16et par exemple
00:47:16on n'entend pas
00:47:17de responsable de région
00:47:18nous expliquer
00:47:19qu'il faut baisser
00:47:20les dépenses publiques
00:47:21pour pouvoir baisser cette taxe
00:47:23Nous on a fait un calcul
00:47:24dans notre think tank
00:47:25si les régions
00:47:27lançaient un plan d'économie
00:47:29de 5%
00:47:30juste 5%
00:47:31donc c'était ce qu'avait fait
00:47:31vous vous rappelez
00:47:32Christelle Morancet
00:47:33dans la région Pays de la Loire
00:47:34elle avait été calomniée
00:47:35par la Une de Libération
00:47:37en disant
00:47:38c'était Ravier Milley
00:47:39au féminin
00:47:40avec une tronçonneuse
00:47:41si chaque région française
00:47:42fait 5% d'économie
00:47:44on est capable de générer
00:47:45quasiment 10 milliards d'euros
00:47:47d'économie
00:47:48et donc baisser la facture
00:47:49pour les Français
00:47:50qui travaillent
00:47:50et donc c'est pour ça
00:47:51que je dis
00:47:51il faut désocialiser
00:47:53notre économie
00:47:54à terme
00:47:54ça ne se fera pas
00:47:55en un mois
00:47:57mais voilà
00:47:58lancer un vaste plan
00:47:59de baisse de la dépense publique
00:48:01pour que l'État
00:48:01et les collectivités locales
00:48:03prélèvent moins
00:48:04pour rendre du pouvoir d'achat
00:48:05aux Français
00:48:05intervenir et mettre en péril
00:48:07les finances publiques
00:48:08ou rester passif
00:48:09et subir le courroux
00:48:11la colère des Français
00:48:12c'est l'équation du moment
00:48:13carrément
00:48:14Oui mais c'est l'accumulation
00:48:15au fil des années
00:48:16l'accumulation de crise
00:48:18mais aussi la saine gestion
00:48:19des finances publiques
00:48:21on a parlé des dépenses
00:48:22ça semble extrêmement compliqué
00:48:24depuis des années
00:48:25de revoir justement
00:48:26où on a tout cet argent
00:48:28je rappelle quand même
00:48:29que la France
00:48:30est un des pays
00:48:30où les citoyens
00:48:31sont le plus taxés
00:48:33où ceux qui paient de l'impôt
00:48:34paient énormément d'impôts
00:48:36il y a beaucoup de gens
00:48:36qui n'en paient pas
00:48:37mais ceux qui paient
00:48:37en paient énormément
00:48:38donc où va tout cet argent
00:48:40il y a tout cet aspect
00:48:41de la prévisibilité
00:48:42on a l'impression
00:48:43vous savez
00:48:44ça touche tout le monde
00:48:45cette crise évidemment
00:48:46c'est une crise géopolitique
00:48:48il y a des répercussions
00:48:48dans tous les pays
00:48:50mais on voit
00:48:51qu'il y a certains endroits
00:48:52notamment en Europe
00:48:54et particulièrement en France
00:48:55sur le prix de l'énergie
00:48:56c'est donc comme une mesure
00:48:58quand même
00:48:58si on compare à d'autres pays
00:49:00c'est à ce moment-là
00:49:01qu'on se dit
00:49:01on a l'impression
00:49:02que les gouvernements
00:49:03arrivent toujours
00:49:04deux parts
00:49:05il y a toujours cette idée
00:49:07de prévisibilité
00:49:08qui n'est pas là
00:49:09On nous dit
00:49:10qu'il n'y aura pas de pénurie
00:49:11mais
00:49:11vous avez dit la même chose
00:49:13pour les masques
00:49:14et peut-être en terminant
00:49:15je dirais
00:49:16évidemment
00:49:16ça va quand même
00:49:17prendre plusieurs mois
00:49:18même si la situation
00:49:19se rétablirait
00:49:20de même après
00:49:203 d'or vous est fermé
00:49:21vous êtes enfermé
00:49:22dans cette situation
00:49:23et même il peut y avoir
00:49:23des conséquences encore plus
00:49:24sur l'inflation
00:49:25sur le prix
00:49:26de toutes sortes de choses
00:49:28pour les entreprises
00:49:28qui ont peur peut-être
00:49:29d'investir
00:49:30qui sont dans un mode
00:49:31beaucoup plus prudent
00:49:32et je regardais
00:49:33dans d'autres pays
00:49:33notamment même
00:49:34au Canada
00:49:35sur le taux hypothécaire
00:49:37sur les personnes
00:49:37qui empruntent
00:49:38pour payer leur hypothèque
00:49:40donc ça a quand même
00:49:41un impact
00:49:42vous savez
00:49:42quand vous prenez
00:49:43une hypothèque
00:49:44pour plusieurs années
00:49:45et que vous prenez
00:49:46des taux par exemple
00:49:47bloqués pour 3 ans
00:49:48pour 5 ans
00:49:48ça a déjà des impacts
00:49:50maintenant
00:49:50cette situation internationale
00:49:51donc j'ai l'impression
00:49:52qu'on est quand même
00:49:52au début
00:49:53et j'espère qu'il y aura
00:49:55quand même
00:49:55quelques pistes
00:49:56de solutions
00:49:57un peu plus avancées
00:49:58que celles d'aujourd'hui
00:49:58il n'y a pas beaucoup
00:49:59d'éclaircies
00:50:00dans ce paysage
00:50:01et c'est vrai
00:50:02qu'on parle énormément
00:50:05de souveraineté
00:50:05mais de voir
00:50:06à l'aune de ces crises
00:50:07à quel point
00:50:08nous sommes dépendants
00:50:08des hydrocarbures
00:50:09est quand même
00:50:10un drôle de constat
00:50:12la seule éclaircie
00:50:12que je vois
00:50:13c'est que les prix
00:50:13des trains
00:50:13n'ont pas augmenté
00:50:14pour le moment
00:50:15prenez le train
00:50:15c'est formidable
00:50:17la pub
00:50:17et on va parler
00:50:18d'autres sujets
00:50:19avec les interpellations
00:50:21de ces jeunes
00:50:23qui seraient donc
00:50:25qui auraient été actifs
00:50:26dans ce fameux
00:50:29saccage
00:50:29merci cher ami
00:50:30cher confrère
00:50:31merci pour
00:50:33Fren
00:50:33donc la mairie de Fren
00:50:34et ses interpellations
00:50:35sachez que
00:50:36deux des jeunes
00:50:37qui ont été interpellés
00:50:38pour le saccage
00:50:38de la mairie
00:50:39ils ont tellement peur
00:50:40de la police
00:50:40et de la justice
00:50:41qu'ils ont récidivé
00:50:42en s'attaquant
00:50:43à des policiers
00:50:43ces dernières heures
00:50:44Mathieu Deves sera en plateau
00:50:45pour nous expliquer
00:50:46on décryptera ça
00:50:47avec vous notamment
00:50:47Christian Flech
00:50:48à tout de suite
00:50:5416h27
00:50:55de retour
00:50:55sur le plateau
00:50:56de 120 minutes
00:50:58infos au week-end
00:50:59Tariq Maverick
00:51:00Michel Fayette
00:51:01Christian Flech
00:51:01Mathieu Hoc
00:51:02Raphaël Stanville
00:51:03qui m'accompagne
00:51:04toujours
00:51:0410 mineurs
00:51:0510 mineurs
00:51:06âgés de 14 à 16 ans
00:51:07ont été mis en examen
00:51:08à la suite des dégradations
00:51:09de la mairie de Fren
00:51:10dans le Val-de-Marne
00:51:117 d'entre eux
00:51:11ont été placés
00:51:12sous contrôle judiciaire
00:51:13peut-être qu'on peut revoir
00:51:14les images
00:51:14avec Maxime Lavandier
00:51:16ces faits qui remontaient
00:51:17au 27 mars
00:51:17de nombreux individus
00:51:19merci beaucoup
00:51:19avaient utilisé
00:51:20des mortiers d'artifice
00:51:21pour briser la porte
00:51:22d'entrée de l'hôtel de ville
00:51:22détruire l'accueil du bâtiment
00:51:24des barres de fer
00:51:25des jets de pierre
00:51:25une auto-école
00:51:26avait également été pillée
00:51:27préjudice total estimé
00:51:28à 50 000 euros
00:51:30Mathieu Devesque
00:51:30est avec nous
00:51:31du service pour les outils
00:51:32parce que c'est quand même
00:51:33assez extraordinaire
00:51:34ce que vous allez nous raconter
00:51:35bien sûr
00:51:35qu'il y a des informations
00:51:36à apporter sur ces mineurs
00:51:37mis en examen
00:51:38sur ces mineurs
00:51:39mis en examen
00:51:39donc certains ont été placés
00:51:40sous contrôle judiciaire
00:51:41donc relâchés hier
00:51:43et vous en avez deux
00:51:44qui ont 15-16 ans
00:51:45qui sont mis en examen
00:51:47depuis moins de 24 heures
00:51:48et ce qu'ils trouvent à faire
00:51:49c'est d'aller s'attaquer
00:51:51à la police
00:51:51racontez-nous ce qui s'est passé
00:51:52exactement ça Julien
00:51:53c'est la nouvelle information
00:51:54que l'on a depuis ce matin
00:51:56deux adolescents donc
00:51:57qui venaient d'être placés
00:51:59sous contrôle judiciaire
00:52:00après avoir saccagé
00:52:01cette mairie
00:52:02on a les images
00:52:03et bien ils ont été
00:52:03à nouveau placés
00:52:04en garde à vue
00:52:06ça c'était hier soir
00:52:07ils ont 16 ans
00:52:08hier donc aux alentours
00:52:09de 22h30
00:52:10ces deux jeunes
00:52:11ils ont attaqué
00:52:12avec deux autres jeunes
00:52:14eux pas impliqués
00:52:15dans le saccage
00:52:15de la mairie de Fresnes
00:52:16ils ont attaqué
00:52:17une patrouille de police
00:52:17ils ont jeté
00:52:18des projectiles sur la voiture
00:52:19puis ils ont pris la fuite
00:52:21qu'est-ce qu'ils ont fait ?
00:52:22ils se sont cachés
00:52:22dans le hall d'un immeuble
00:52:24avant d'être interpellés
00:52:25regardez cette réaction
00:52:26assez forte
00:52:27première réaction
00:52:28du syndicat de police
00:52:29Alliance
00:52:31réaction
00:52:31ils saccagent
00:52:32une mairie
00:52:33ils sont dehors
00:52:34ils attaquent
00:52:35nos collègues
00:52:36voyez voilà ce que produit
00:52:37l'absence de sanctions
00:52:39des délinquants
00:52:39qui ne craignent plus rien
00:52:41à ce stade
00:52:41ce n'est plus de la naïveté
00:52:42c'est un renoncement
00:52:44puis vous l'avez dit
00:52:45Julien
00:52:4550 000 euros d'amende
00:52:46pour le saccage
00:52:47de la mairie de Fresnes
00:52:48en fait c'est 75 000 euros
00:52:50si l'on prend
00:52:51les dégâts totaux
00:52:52pourquoi ?
00:52:53car ils ont volé
00:52:53vous savez une moto
00:52:54lors de leur fuite
00:52:55dans une auto-école
00:52:56et donc
00:52:57une semaine après
00:52:5910 jeunes ont été mis en examen
00:53:007 d'entre eux
00:53:01sous contrôle judiciaire
00:53:02et les 3 autres
00:53:03entre une mesure éducative
00:53:05judiciaire provisoire
00:53:06qui vise à les encadrer
00:53:06merci beaucoup Mathieu
00:53:08pour les précisions
00:53:09on va faire le journal
00:53:09de 16h30 dans un instant
00:53:10mais Christian Flech
00:53:11on a 40 secondes
00:53:12avant de donner la parole
00:53:14à Noémie
00:53:14je voudrais juste
00:53:15une première réaction
00:53:16et peut-être je reprends
00:53:17les propos de ce tweet
00:53:18d'Alliance
00:53:19à ce stade là
00:53:20ce n'est plus de la naïveté
00:53:21c'est du renoncement
00:53:22ils sont mis en examen
00:53:24ils ont 16 ans
00:53:25et la première chose
00:53:26qu'ils trouvent à faire
00:53:27après cette mise en examen
00:53:28et leur placement
00:53:28sous contrôle judiciaire
00:53:29c'est d'aller s'attaquer
00:53:30à des policiers
00:53:31les bras nous en tombent
00:53:32oui mais là il y a un sujet
00:53:34sur la délinquance des mineurs
00:53:35c'est un sujet qui est récurrent
00:53:36que vous avez déjà évoqué
00:53:37on pense au jeune Elias
00:53:39on pense à Théo aussi
00:53:41c'est manifestement
00:53:43la délinquance des mineurs
00:53:44n'est pas traitée correctement
00:53:45et l'ordonnance de 45
00:53:47a été une nouvelle fois modifiée
00:53:48et dans un sujet
00:53:50où il y a une césure maintenant
00:53:51entre la reconnaissance
00:53:52de culpabilité
00:53:53et la peine
00:53:54avec entre les deux
00:53:55je crois des mesures éducatives
00:53:56donc c'est pas du tout
00:53:57adapté à la situation
00:53:58attends je voudrais juste
00:53:59dire deux remarques
00:54:01premièrement
00:54:01c'est une très belle enquête
00:54:02de la police
00:54:03dix jours après
00:54:04tout le monde est interpellé
00:54:05et deuxièmement
00:54:06il y a une vidéo surveillance
00:54:07une vidéo protection
00:54:08qui est très utile
00:54:09au moment où on est en train
00:54:10de discuter
00:54:11il y a la vidéo dans la mairie
00:54:12manifestement
00:54:13il y a une vidéo
00:54:14à l'extérieur de la mairie
00:54:15on voit bien toute l'utilité
00:54:16de ce dispositif
00:54:18on poursuit cette discussion
00:54:20autour de cette information
00:54:2116h30 d'abord
00:54:22le rappel
00:54:23Noémie Hardy
00:54:24bonjour Julien
00:54:25bonjour à tous
00:54:26à la une de l'actualité
00:54:27Donald Trump
00:54:28donne 48h à l'Iran
00:54:30pour conclure un accord
00:54:31avant de déchaîner
00:54:32les enfers sur eux
00:54:33il s'est exprimé
00:54:34sur son réseau social
00:54:35troupe sociale
00:54:36il a rappelé
00:54:37qu'il avait donné
00:54:3810 jours à l'Iran
00:54:40pour conclure un accord
00:54:41ou ouvrir le détroit d'Hormuz
00:54:4248h avant que ce soit
00:54:44le chaos
00:54:47Volodymyr Zelensky
00:54:48est arrivé aujourd'hui
00:54:49à Istanbul
00:54:50en Turquie
00:54:50il est reçu
00:54:51par le président turc
00:54:53Recep Tayyip Erdogan
00:54:54les deux chefs d'état
00:54:55doivent aborder
00:54:56la sécurité
00:54:57au Moyen-Orient
00:54:57et en Ukraine
00:54:58le président ukrainien
00:55:00a déclaré sur X
00:55:01nous travaillons
00:55:01au renforcement
00:55:03de notre partenariat
00:55:04pour assurer
00:55:05la protection réelle
00:55:07des vies humaines
00:55:07les efforts conjoints
00:55:09donnent toujours
00:55:09les meilleurs résultats
00:55:10et puis un violent incendie
00:55:13s'est déclaré
00:55:13à Moreno Valley
00:55:14dans le sud
00:55:15de la Californie
00:55:16aux Etats-Unis
00:55:16poussé par des rafales
00:55:18de vent de 80 km heure
00:55:19le phénomène
00:55:20a rapidement pris
00:55:21de l'ampleur
00:55:21les autorités
00:55:22ont dû faire évacuer
00:55:23certains quartiers
00:55:24l'incendie
00:55:25s'est étendu
00:55:26sur place
00:55:26de 1600 hectares
00:55:28cet état
00:55:29reste encore
00:55:30très marqué
00:55:30par les gigantesques
00:55:31incendies
00:55:32de Los Angeles
00:55:32en janvier 2025
00:55:34impressionnante
00:55:35merci beaucoup
00:55:36Noémie
00:55:37pour l'essentiel
00:55:37de l'actualité
00:55:39une réaction
00:55:40peut-être
00:55:40Raphaël Steinville
00:55:42j'aimerais
00:55:43et encore une fois
00:55:44on parle de ces jeunes
00:55:45qui
00:55:46par récidive
00:55:47parce que c'est pas
00:55:48le même acte
00:55:49qui est commis
00:55:50mais qui sont mis
00:55:50en examen
00:55:51sous contrôle judiciaire
00:55:52et qui se permettent
00:55:53d'aller s'attaquer
00:55:54ensuite à des policiers
00:55:55on aimerait parfois
00:55:56comprendre le schéma
00:55:57mental dans lequel
00:55:58gravite cette jeunesse
00:56:00aujourd'hui
00:56:00pour être dans une impunité
00:56:02aussi importante
00:56:03j'aimerais avoir
00:56:04des éléments de réponse
00:56:05mais effectivement
00:56:05c'est assez troublant
00:56:09de voir cette jeunesse
00:56:11la manière dont elle se comporte
00:56:13la manière dont certains
00:56:14finalement participent
00:56:16s'adonnent
00:56:17à des actes délictueux
00:56:19à répétition
00:56:21ce côté
00:56:22ce côté de bande
00:56:25qui finalement
00:56:26ne fait que
00:56:27amplifier
00:56:27des dispositions
00:56:30de certains
00:56:30à commettre
00:56:31des délits
00:56:32effectivement
00:56:33c'est absolument
00:56:35glaçant
00:56:35de noter
00:56:37qu'à leurs âges
00:56:38ce sont tous
00:56:39des mineurs
00:56:40ils peuvent s'en prendre
00:56:41comme ça
00:56:42à des mairies
00:56:43saccager gratuitement
00:56:47tout le mobilier
00:56:48de cette mairie
00:56:50honnêtement
00:56:50moi j'ai pas d'explication
00:56:51sinon qu'il y a
00:56:52un renoncement
00:56:53d'une part
00:56:54d'un certain nombre
00:56:55de parents
00:56:55qui ont renoncé
00:56:58à éduquer
00:57:00leurs enfants
00:57:00et puis
00:57:01je ne peux pas
00:57:02non plus
00:57:04m'empêcher
00:57:04de penser
00:57:05que l'école aussi
00:57:06a une part
00:57:07de responsabilité
00:57:08c'est-à-dire que
00:57:09si elle ne sait pas
00:57:11les former
00:57:12si elle ne sait pas
00:57:12les instruire
00:57:14finalement ça participe
00:57:15c'est-à-dire que
00:57:15le fait de ne pas
00:57:16être cultivé
00:57:19participe
00:57:19de cet ensauvagement
00:57:20si vous n'avez pas
00:57:21un certain nombre
00:57:22de bases
00:57:23pour pouvoir vivre
00:57:24en société
00:57:25ça donne ce genre
00:57:26de résultats
00:57:27Mathieu
00:57:27un commentaire
00:57:29sur ces deux mineurs
00:57:30impliqués
00:57:30qui récidivent
00:57:31et puis globalement
00:57:32c'est dit
00:57:33mis en examen
00:57:34sur de très jeunes gens
00:57:37dont on se dit
00:57:37qu'ils sont
00:57:38alors là
00:57:39c'est évidemment
00:57:41à mettre
00:57:41au conditionnel
00:57:42mais moi
00:57:43je n'arrive pas
00:57:44à croire
00:57:44que c'est de leur
00:57:45propre initiative
00:57:45qu'à 14 et 16 ans
00:57:46après un résultat électoral
00:57:48on va saccager une mairie
00:57:49ça sent le service commandé
00:57:50vous avez une précision
00:57:51là-dessus Mathieu
00:57:51et les deux Mathieu
00:57:53vont parler l'un après l'autre
00:57:54Oui concernant
00:57:55le mobile de l'attaque
00:57:56il est question
00:57:56de problèmes
00:57:57avec la police municipale
00:57:58dont une augmentation
00:57:59des contraventions
00:58:00et d'ailleurs
00:58:01lors des auditions
00:58:01exactement
00:58:02mais quelles contraventions
00:58:03ils prennent à 14 ans
00:58:04ils n'ont pas le permis
00:58:05peut-être qu'ils roulent
00:58:06sans permis
00:58:06oui c'est vrai
00:58:07d'ailleurs il n'y en a
00:58:09que très peu
00:58:10seulement un ou deux
00:58:11qui savaient d'ailleurs
00:58:12que la mairie
00:58:13était passée à droite
00:58:14parce que je vous rappelle
00:58:15que ces faits-là
00:58:15ont été commis
00:58:16la veille de l'installation
00:58:17du nouveau maire LR
00:58:19donc à la tête de la mairie
00:58:20après 100 ans
00:58:22donc de gauche
00:58:22à la tête de la capitale
00:58:23ils sont en plein désœuvrement
00:58:25vous comprenez
00:58:25et forcément
00:58:27l'oisiveté peut pousser
00:58:28à faire ce genre
00:58:29de méfaire
00:58:30non mais c'est le résultat
00:58:32du laxisme
00:58:33que nous avons
00:58:34dans notre pays
00:58:35sur ces questions-là
00:58:35parce qu'en fait
00:58:36on voit bien
00:58:37que l'inaction politique
00:58:38crée nécessairement
00:58:39de l'impunité
00:58:40puisqu'effectivement
00:58:41il n'y a pas
00:58:41d'initiative politique
00:58:43pour réprimer
00:58:45significativement
00:58:46ce type de fait
00:58:46donc forcément
00:58:47ça crée
00:58:48de l'impunité
00:58:50et qui dit impunité
00:58:51dit nécessairement
00:58:52récidive
00:58:53et moi je prends toujours
00:58:54cet exemple-là
00:58:55qui est marquant
00:58:56et je pense
00:58:56ces jeunes-là
00:58:57ont peut-être
00:58:59vécu
00:59:00voire été
00:59:02impliqué
00:59:02ou de près
00:59:03ou de loin
00:59:04dans les émeutes
00:59:05de l'été 2023
00:59:06et quand on prend
00:59:07le bilan
00:59:07de la réponse judiciaire
00:59:08des émeutes
00:59:09de l'été 2023
00:59:10on voit bien
00:59:11qu'il y a plus de 60%
00:59:12des personnes
00:59:13qui étaient mineures
00:59:14des émeutes
00:59:15qui étaient mineures
00:59:15donc c'est vraiment
00:59:16un phénomène nouveau
00:59:17et surtout
00:59:18ce que l'on voit
00:59:19c'est que la peine
00:59:19encourue
00:59:20lorsque vous avez
00:59:21vous dégradé
00:59:22un bâtiment public
00:59:22c'est 5 ans de prison
00:59:23or le problème
00:59:24c'est que la peine
00:59:25encourue
00:59:25n'est jamais
00:59:26la peine réellement
00:59:27prononcée par un juge
00:59:28donc le laxisme
00:59:29de la justice
00:59:30puisque la peine
00:59:31prononcée moyenne
00:59:32était de 9 mois
00:59:33et surtout
00:59:34c'est que la peine
00:59:34réellement exécutée
00:59:36après les émeutes
00:59:37de 2023
00:59:37c'était moins d'un an
00:59:39donc forcément
00:59:39un bracelet électronique
00:59:41ou une alternative
00:59:41à la prison
00:59:42donc qui dit aujourd'hui
00:59:43dégradation
00:59:44de biens publics
00:59:45dit que vous n'irez
00:59:46jamais en prison
00:59:47et en plus
00:59:47on est sur des jeunes
00:59:48donc nécessairement
00:59:50vous avez
00:59:50une culture d'impunité
00:59:52CQFD
00:59:52tout est dit
00:59:54à travers ce dernier
00:59:55commentaire
00:59:56un dossier pour finir
00:59:57sur lequel on voulait
00:59:58vraiment vous apporter
00:59:58un suivi
00:59:59vous vous souvenez
01:00:00probablement
01:00:00de la violence
01:00:01de l'agression
01:00:02qui avait ému
01:00:02tout un quartier
01:00:03d'ailleurs
01:00:03deux mois après
01:00:04le passage à tabac
01:00:05de Théo
01:00:05cet étudiant
01:00:06vous revoyez
01:00:07ces images
01:00:07de vidéosurveillance
01:00:08cet étudiant lyonnais
01:00:09roué de coups
01:00:10alors qu'il rentrait
01:00:10à son domicile
01:00:11dans le 7ème arrondissement
01:00:12de Lyon
01:00:13le 30 janvier
01:00:14six nouvelles interpellations
01:00:15ont eu lieu
01:00:15là encore
01:00:16des mineurs
01:00:17de 15 à 17 ans
01:00:18suspectés
01:00:18d'appartenir
01:00:19à une bande violente
01:00:21responsable
01:00:21de cette attaque
01:00:22sa mère
01:00:23la mère de Théo
01:00:23nous donne
01:00:24de ses nouvelles
01:00:24au micro
01:00:25d'Olivier Madigny
01:00:26et Chloé Tarka
01:00:26regardez
01:00:28derrière ces murs
01:00:29un quotidien
01:00:30bouleversé
01:00:31la mère de Théo
01:00:32nous a ouvert
01:00:33les portes
01:00:34de leur logement
01:00:34le 31 janvier
01:00:36dans le hall
01:00:37de cet immeuble
01:00:37de Lyon
01:00:38Théo était prise
01:00:39à partie
01:00:39par un groupe
01:00:40coup de pied
01:00:41menace de mort
01:00:42pendant près
01:00:42de trois minutes
01:00:43le jeune homme
01:00:44vit un véritable calvaire
01:00:46depuis cette nuit là
01:00:47impossible pour lui
01:00:48de reprendre
01:00:49une vie normale
01:00:50il a perdu quand même
01:00:517 kilos
01:00:51depuis l'affaire
01:00:53donc il va
01:00:53des fois déjeuner
01:00:54des fois pas déjeuner
01:00:55qui naît
01:00:56une fois par semaine
01:00:56parce qu'il ne faut pas
01:00:57aller trop vite
01:00:57voilà
01:00:58et puis il a ses rendez-vous
01:00:59avec le psy
01:01:00et puis son quotidien
01:01:02c'est latente
01:01:03si les blessures physiques
01:01:05commencent tout juste
01:01:06à cicatriser
01:01:06les séquelles psychologiques
01:01:08elles restent profondes
01:01:10j'ai un enfant
01:01:11qui il y a quelques jours
01:01:12m'a parlé de mort
01:01:14qui ne sait pas
01:01:15pourquoi lui
01:01:15il est vivant
01:01:17pourquoi c'est tombé
01:01:18sur lui
01:01:18et qui se pose
01:01:19plein de questions
01:01:20il a 20 ans
01:01:20on a fait un anniversaire
01:01:22le 26 mars dernier
01:01:23avec des bougies
01:01:25où malheureusement
01:01:26il a soufflé des bougies
01:01:27et il se couchait
01:01:27en me disant
01:01:28maman j'ai pas envie
01:01:29dans cette affaire
01:01:30une première vague
01:01:30d'interpellations
01:01:31avait eu lieu
01:01:32début février
01:01:33depuis l'enquête
01:01:34a évolué
01:01:34selon nos informations
01:01:36le 30 mars
01:01:376 nouveaux suspects
01:01:38ont été interpellés
01:01:39et placés en garde à vue
01:01:40l'un d'eux a finalement
01:01:41été relâché
01:01:42les suspects
01:01:43devraient être
01:01:44prochainement présentés
01:01:45devant le tribunal
01:01:46pour enfants
01:01:47et ça fait mal au coeur
01:01:48d'entendre cette dame
01:01:49cette maman
01:01:50Christian Flech
01:01:51une bande de jeunes
01:01:52âgés de 14 à 16 ans
01:01:54il a été ciblé 3 fois
01:01:55par ces mêmes jeunes
01:01:56en moins de 5 mois
01:01:58il y a beaucoup de parents
01:01:59qui se reconnaissent dans ce cas
01:02:00on s'est tous posé la question
01:02:01pourquoi ces jeunes
01:02:02ne sont pas mis en examen
01:02:03pour tentative d'homicide
01:02:05c'est une première question
01:02:06qu'on s'est posée
01:02:07Christian Flech
01:02:08alors il faut connaître
01:02:08le dossier
01:02:09je ne peux pas me prononcer
01:02:10sur le dossier
01:02:11que je ne connais pas
01:02:13mais tout ce que vous venez
01:02:15d'évoquer
01:02:16c'est le quotidien
01:02:17des policiers
01:02:17quand vous êtes
01:02:18dans une petite ville
01:02:19soit une ville
01:02:20de banlieue parisienne
01:02:21soit une ville
01:02:22plus importante
01:02:23comme Lyon
01:02:23avec des jeunes
01:02:25qui sont connus
01:02:26donc qui émergent
01:02:28et à un moment donné
01:02:28ils finissent par faire
01:02:29un premier passage
01:02:30puis un deuxième passage
01:02:31et puis être extrêmement connus
01:02:34à tel point que
01:02:34quand j'étais en police judiciaire
01:02:37et qu'on arrivait
01:02:37avec un signalement
01:02:38on arrivait avec les gens
01:02:39de la BAC
01:02:40qui nous disaient
01:02:40tiens ça doit être machin
01:02:41et ils étaient capables
01:02:42de nous identifier
01:02:43assez vite
01:02:44les gens
01:02:45quand il y avait
01:02:46des affaires
01:02:46beaucoup plus graves
01:02:47qui pouvaient avoir lieu
01:02:49et parmi les affaires
01:02:50beaucoup plus graves
01:02:50j'évoquais
01:02:51hors antenne
01:02:52l'affaire
01:02:53de tentative d'attentat
01:02:55contre une banque
01:02:56Banque of America
01:02:57il y a quelques jours
01:02:58qualifiée de terroriste
01:02:59et on voit
01:03:00qu'il y avait des jeunes
01:03:01qui sont manipulés
01:03:02et qui sont largement dépassés
01:03:03ils se retrouvent
01:03:04dans une affaire
01:03:05de terrorisme
01:03:05qui doit complètement
01:03:10dépasser
01:03:10ils sont le produit
01:03:11du modèle
01:03:11dans lequel ils vivent
01:03:12d'une certaine façon
01:03:13Karim Abrik
01:03:14je me souviens
01:03:15quand on avait traité
01:03:15cette affaire
01:03:16au début
01:03:17lorsque c'était arrivé
01:03:17fin janvier
01:03:18on avait remarqué
01:03:19que parmi ces gamins
01:03:20puisque ce sont des mineurs
01:03:21ils ont entre 14 et 16 ans
01:03:23il y en avait un
01:03:24qui devait déjà répondre
01:03:25par le passé
01:03:25de 25 chefs d'accusation
01:03:27dont de la torture
01:03:29où sont les parents
01:03:30également
01:03:30pour répondre
01:03:31des actes
01:03:31de leurs enfants
01:03:32on est dans un système
01:03:34dans une spirale infernale
01:03:36en fait
01:03:36c'est grave
01:03:37mais il ne faut pas banaliser
01:03:39il faut continuer
01:03:40de le dire
01:03:41à quel point
01:03:41c'est quelque chose
01:03:42vous savez
01:03:42on regarde ça
01:03:43en France
01:03:44et on regarde ça
01:03:45même si je me mets
01:03:46on ne le banalise pas
01:03:47mais c'est devenu banal
01:03:48malheureusement
01:03:49oui mais
01:03:49ce que je veux dire
01:03:50c'est qu'on ne peut pas
01:03:50banaliser ça
01:03:51c'est extrêmement grave
01:03:52et une inversion
01:03:53totale des valeurs
01:03:54c'est-à-dire qu'on a l'impression
01:03:55que pour ces jeunes-là
01:03:58il y a une sorte
01:03:59de glorification
01:04:00de cette violence
01:04:01ils devraient avoir honte
01:04:02ce sont des images
01:04:03absolument minables
01:04:04redoutables
01:04:06terribles
01:04:06mais non
01:04:07ils en sont fiers
01:04:08on l'a vu aussi
01:04:09pour les images
01:04:09à Fresnes
01:04:10les dégradations
01:04:12c'est le carnaval
01:04:13de la violence
01:04:14donc chez certains jeunes
01:04:15il y a une sous-culture
01:04:16de violence
01:04:17qui est valorisée
01:04:18qui va être partagée
01:04:19même souvent
01:04:19par les réseaux sociaux
01:04:21on le voit
01:04:21dans d'autres affaires aussi
01:04:23et nous
01:04:24je dirais
01:04:25comme adultes
01:04:26pour la société
01:04:26qu'est-ce que c'est
01:04:27il y a je pense
01:04:28cette culture
01:04:29de l'excuse aussi
01:04:29on va trouver
01:04:30toutes sortes de raisons
01:04:31en disant
01:04:31une inversion aussi
01:04:32victimaire
01:04:33en disant
01:04:33ce sont des victimes
01:04:36ce sont des victimes
01:04:37du système
01:04:38c'est nous finalement
01:04:39qui sommes responsables
01:04:40ce n'est pas eux
01:04:40non il y a un problème
01:04:41d'éducation
01:04:42il y a un problème aussi
01:04:42de réponse judiciaire
01:04:44qui n'est pas adéquate
01:04:44on n'arrive pas
01:04:45à briser ce cycle
01:04:46de violence
01:04:47donc on ne les aide pas
01:04:48non plus
01:04:48on nous laisse un pays
01:04:50après le vent de macronisme
01:04:51monsieur Steinville
01:04:52qui est devenu
01:04:53méconnaissable
01:04:53plus endetté
01:04:54plus insécurisé
01:04:55que jamais
01:04:56je pense que sur
01:04:58dans tous les secteurs
01:05:00quel que soit
01:05:01celui qu'on prenne
01:05:02on voit une dégradation
01:05:04et une dégringolade
01:05:05de la France
01:05:06qui est plus qu'inquiétante
01:05:08bien évidemment
01:05:08merci à tous
01:05:09d'avoir participé
01:05:10à cette tranche d'info
01:05:11on va vous laisser
01:05:12en compagnie
01:05:12Thierry Cabane
01:05:13et Punchline
01:05:14ne manquez pas
01:05:14la rediffusion
01:05:16de notre document
01:05:17la fabrique de l'intox
01:05:18à 17h30
01:05:19je remercie
01:05:20Maxime Lavandier
01:05:21et Romain Gauglin
01:05:21qui ont préparé
01:05:22cette émission
01:05:23j'aurai le plaisir
01:05:24de vous retrouver
01:05:24demain dimanche
01:05:25passez un bon week-end
01:05:26sur les antennes de Céline
01:05:27Sous-titrage Société Radio-Canada
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